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Quel pays est le plus sûr en Afrique Centrale/Australe?
by Bouboucho · 2012-02-08 · 74 replies
Je me renseigne de façon trés générale, car j'aimerai bien découvrir l'Afrique centrale ou australe mais je ne suis pas Indiana Jones et j'aimerai autant éviter les bandes armées, les pirates, les attentats religieux, les prises d'otages, les coups d'état, tout ça.... Inutile de me dire que le risque zéro n'existe pas, inutile aussi de me dire que dans les rues de Marseille je prends aussi des risques, ce n'est pas le but de ma question. Je cherche un pays où le niveau de sécurité approcherait globalement celui de l'Europe (je sais que la sécurité n'est pas la même partout en Europe : parlons d'une moyenne approximative). ça existe ?

Si vous avez des idées, merci de m'en faire part.
Comment trouver des fonds pour l'agriculture si on dispose des terres?
by Legercarter · 2012-02-07 · 71 replies
bonjour, j'aimerai avoir des propositions dans mon projet agricole, puisque depuis là je piétine sur place depuis plus de 3 ans, je ne fais que des maigres récoltes, la foret étant encore viège.
Tous les à-côtés du concours photo VF de février 2012: "La couleur jaune"
by Herikles · 2012-01-31 · 356 replies
Bonsoir, 🙂

Le concours photos de février est ouvert.

Les blablas et autres jacasseries se font ici. 😉
Concours photo VF février 2012: "La couleur jaune"
by Herikles · 2012-01-31 · 230 replies
Forumeuses, Forumeurs... Bonsoir ! 🙂

Et de 20 ! déjà, depuis l'initiation des concours photos VF par Lahaut.

Le 20e concours photos de est donc ouvert.

La couleur bleue, proposée comme thème par ChristianG, remonte à août 2010. Je vous propose aujourd'hui

Nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner. Il est vrai que le jaune est une couleur chaleureuse et stimulante. Tout comme le soleil qui diffuse ses rassurants rayons porteurs de vie sur terre, le jaune est la couleur de la vie et du mouvement. Pourtant, derrière cet aspect joyeux, le jaune peut parfois se révéler négatif. Associé aux traîtres, à l'adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. Le jaune pâle contrairement au jaune vif s'écarte de ce chemin régénérateur pour plutôt pointer la maladie, la morosité et la tristesse. Le jaune est également associé à la puissance, au pouvoir et à l'ego (c'était la couleur de l'Empereur de Chine). On retiendra avant tout que le jaune est la couleur de l'ouverture et du contact social : on l'associe à l'amitié et la fraternité ainsi qu'au savoir. A prendre ou à laisser: 🤪 on a vu que le jaune pâle (paille) pouvait être signe de bonne santé.

Donc, jaune citron, jaune canari, jaune primaire, jaune d'or, jaune paille, jaune c..., ocre jaune, le jaune doit dominer l'image. Pas tant en surface (en cm2), mais dans l'atmosphère qui s'en dégage. Evitez les dérives trop marquées vers l'orange, qui pourra faire l'objet d'un futur concours, ou vers le rouge ou le vert. Daltoniens s'abstenir, ou se faire aider par un œil aguerri. 😄

Tout participant est le bienvenu. Forum de voyage, lieu de détente, de rencontre, de partage, de convivialité... ne vous prenez pas la tête. 😉 Bon, si la qualité y est, c'est pas plus mal. 😄 Mais le mot d'ordre (de souhait) est de laisser parler votre cœur. Si l'endroit où fût prise votre photo vous a marqué(e), si le sujet vous a ému(e)... ou s'il y a du jaune tout simplement, faites-nous en profiter. 😏 La notion de voyage est bien sûr primordiale et doit ressortir des clichés présentés.

3 photos maxi par membre VF, de préférence dans des messages séparés, en indiquant leur numéro (photo 1, photo 2 et photo 3). Si vous étiez lucide à la prise de vue, renseignez-nous sur son lieu, et n'hésitez pas à en faire tout commentaire qui vous plaira.

Février sera court (mais sera bon). Dépôt des images jusqu'au lundi 20 au soir. Votes (ouvert à tous) du 21 au 26 février à midi (5 1/2 jours, c'est bien. C'est 2 x 1 j. pour une présidentielle). 😄 Le règlement actuel est très bien comme ça et ne nécessite pas de réforme hâtive: 😏 - photo 1 = 3 pts - photo 2 = 2 pts - photo 3 = 1 pt Publication des résultats le 26 février dans l'après-midi.

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Son heureux auteur s'occupera du concours de mars. 😎 En cas d'égalité, fraternité 😄 (le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places).

Ici, que des photos, puis plus tard les votes. Les jacasseries, c'est ici. Le photorama, c'est par là.

Fini de rire (jaune ). A vos photos.

🙂🙂🙂
Mise à jour décembre 2011 Erythrée
by Lofoten · 2012-01-17 · 20 replies
Bonjour,

Apres l’Iran et Azerbaïdjan en 2005, Yemen Turkmenistan Ouzbekistan Pakistan en 2008, Cuba en 2009 j’ai décide de visiter ce pays ultra ferme qu’est l’Erythrée : accessible seulement par avion comme le Myanmar.

Vol Egyptair via Cairo arrivée de nuit a Asmara : prix du taxi pour 10 km jusqu'au centre ville 400 nafka soit 20 € 300 est le minimum qu’on ma propose car tarif de nuit !! Finalement, jai pris un bus gratuit de travailleur grâce a un jeune suédois d’origine érythréenne. Apparemment il ya un bus vers 7 heure du matin. Ces tarifs hallucinant sont qu’un début de ce qui m’attend.

Asmara : surement la plus belle ville d Afrique (hors Maghreb) avec un gout d Italie ! Plein d hébergement possible avec des pensions a 300 nafka ou hôtel 50 USD chambre simple. Ville propre avec aucun problème de sécurité. Ville surréaliste comme Achgabat et Trinidad avec peu de trafic automobile et les habitants qui ne connaissent pas le stress et qui adorent aller dans les cafés parler des heures de je ne sais quoi. Population tres vieillissante.

Autorisation a obtenir pour quitter Asmara : ca se complique plus ca va plus le pays est interdit aux étrangers seul 20 % du pays accessible en individuel ou groupe peu importe. Massawa Dhalak Keren et une autre ville sont autorises d accès. Tous les magnifiques monastères, le Danakil Assab le nord sont strictement interdit. : C’est très frustrant car ce pays est un des plus intéressant d afrique d’après moi.

Train touristique jusqu’a nefasit : uniquement le dimanche 750 nafka si au moins 15-20 personnes donc pas sur qu’il marche car les touristes retraites italiens ne viennent quasiment plus du a plusieurs facteurs. Souvenir grandiose dans des paysages incroyables. A nefasit 15 minutes de pose seulement car apparemment les autorités ne veulent pas que l’on visite les villages si accueillant mais très pauvre.

Route pour Massawa : grandisose peut être la route la plus spectaculaire d Afrique de 2400 mètres a 0 pour rejoindre cette ville mythique de la mer rouge. Jai pris le bus local pour 37 nafka aller- heures de route avec les locaux On vous déconseille d’ailleurs de prendre le bus et de louer un 4*4 a 400 USD aller retour.

Massawa : ville qui devait être magnifique avant la guerre. Je rêvais daller a Dhalak mais très mauvaise surprise on me propose 1000 USD avec un bateau pourri pour 1h de bateau : prix non négociable fixe par le gouvernement. Le propriétaire nonchalant na pas de client depuis 4 mois et ca ne le dérange pas. Si par hasard vous voulez y aller et former un groupe pour réduire les couts faites moi signe. Dun cote , cet archipel est un bijou qui a été conserve du tourisme de masse comme les iles cote de la Birmanie elles aussi hors de prix.

Concernant Green Island 10 minutes de bateau c’est 700 nafka 35 € mais pour vous attendre ils demandent 25 € de l’heure : ils ne veulent que des touristes fortunes donc il n’y a presque plus personne. Jai pu voir des poissons a Massawa tellement l‘eau est clair et non pollue.

Les habitants mangent quasiment pas de poisson assez surréaliste !! on voit des jeunes sur un matelas dans ‘eau essayer d’attraper des poissons. On peut dire que ce pays est écologique et ne participe pas au pillage des fonds marins. D’ailleurs pour info, les bouteilles de cola sont en verre et recycles.

Keren : route Magnifique ou on peut observer sur les plateaux les paysans qui travaillent sans machine bien sur. Minibus local 100 nafka. On peut apercevoir des maisons traditionnelles africaines sur la route. Keren n’est pas super intéressante a visiter a l’exception du marche.

Fulfil : pour 120 km aller retour on ma demande 250 USD c’est dingue prix non négociable. Je ne suis pas allé.

Voila content d’avoir pu « visiter » ce pays avec une population accueillante 50% chrétienne 50% musulmane qui s’entendent très bien un exemple ! Des paysages varies mais malheureusement un pays ultra ferme (embargo de l’onu) qui survit grâce a la diaspora et les investissement chinois.

Y aller seulement en groupe de 3 a 5 personnes pour ne pas se ruiner et profiter du pays.
Tous les à-côtés du concours Photo VF de janvier 2012: Insolite
by Masterpo · 2012-01-03 · 139 replies
Bonsoir,

Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Photographie et vidéo en voyage. Il s'intitule Insolite, drôle de monde et se trouve ici.

Seules les photos doivent y être postées et à compter du 22, seuls les votes. Il était donc aussi urgent qu'impératif d'ouvrir un fil associé pour recevoir toutes les remarques impromptues ou les critiques constructives que vous voudrez bien émettre.

Ce fil est donc la tribune que vous attendiez / espériez / craigniez. Il est là pour que vous vous l'appropriez !
Concours Photo VF du mois de janvier 2012: Insolite
by Masterpo · 2012-01-03 · 167 replies
Bonsoir,

Je déclare ouvert ce jour le 19e concours de photo VF. Un coup d'oeil sur les dignes prédécesseurs donne le vertige :

Transport collectif et public du monde (mai 2010) Métiers du monde (juin / juillet 2010) La couleur bleue (août / septembre 2010) Une prière (septembre / octobre 2010) Scènes de rue du monde entier (novembre 2010) On vous mène en bateau (décembre 2010) Le monde en musique (janvier 2011) Expressions et regards aux 4 coins du monde (février 2011) Femmes du monde (mars 2011) Ombres et lumières à travers le monde (avril 2011) Intempéries (mai 2011) La bouffe à travers le monde (juin 2011) Des chiffres et des lettres (juillet 2011) Jeux et jouets du monde (août 2011) Une fenêtre sur le monde (septembre 2011) L'homme et son animal (octobre 2011) Nature et paysages aux quatre coins du monde (novembre 2011) Fêtes à travers le monde (décembre 2011)

Des trésors d'imagination, non ? D'ailleurs, resterait-il un thème qui n'ait pas été abordé ici ? Je crains que non. Pourtant, j'ai égréné, infatigable, les innombrables photos de mes albums, soupirant devant des souvenirs que je pensais oubliés. Je souriais aussi devant quelques photo incongrues quand mon sourire se mue en un rire sardonique (normal, nous sommes sur VF) que je vous épargnerai ici : je venais de trouver le thème.

Le premier thème de l'année sera donc : Insolite, drôle de monde (janvier 2012).

Je vous explique comment je le vois (Maurice). Insolites, ce seront toutes les photos qui présentent des situations anormales ou exceptionnelles, suscitant chez le spectateur incompréhension, fou-rire ou étonnement. Prises bien souvent par hasard, elles ne devront pas être choquantes. Cela peut être un panneau étrange, une habitation bizarre... Tout ce qui peut être anachronique, ridicule, drôle ou rarissime est le bienvenu.

Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos, de préférence chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute anecdote ou explication sur ces photos sera la bienvenue, sauf si elles se passent de commentaire (mettez au moins la localisation). Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, ce qui manque parfois dans les images proposées. Essayez d'apporter du plaisir à ceux qui regarderont vos photos.

Vous avez jusqu'au samedi 21 janvier, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, dimanche 22 janvier, zéro heure au samedi 28 janvier, minuit. Vous voterez pour trois photos maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul.

Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, si cela ne suffit pas, j'appliquerai la méthode décrite dans le Concours des concours 2010/2011 qui est suffisamment absconse pour ne pas être décrite ici. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de février qu'il organisera.

Que dire de plus ? Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Ah oui, un autre point important. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et ensuite, que les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert. Vous pourrez l'utiliser pour toute remarque, critique, coup de coeur, coup de gueule, exaspération, question. Pour les points 4 et 5, la Nétiquette propose de laisser passer une nuit. Et elle a bien raison.

Bon concours ! Ganbatte kudasai !

Fil parallèle consacré aux discussions : ici Au passage, Concours des concours 2010/2011 : là
Assedic et voyage en Inde de plusieurs mois
by Lor2944 · 2011-12-17 · 181 replies
bonjour a tous, Je pars en inde fin février.Je me suis inscrite au pole emplois la semaine derniere, le probleme c'est que j'aurai du m'inscrire mais plus tard car le prochain rdv est ds 3 mois et je serai deja en inde...!!!, je suis quand meme retournée au pole emplois...et je suis tombée sur un conseiller vraiment sympas qui m'a expliqué qu on avait le droit a 34 jours de congé au pole emplois il m'a donc expliqué que sur mon compte je pouvais marquer que je serai absente 4 jours du 12 au 16 mars(ma date anniversaire assedic est le 14 de chaque mois ou il me fixe dc le rdv)ce qui m'a fait reporté mon rdv...ainsi mon prochain rdv est le 14 avril...et ainsi de suite...jusqu'a ce qu'ils trouvent ca bizarre jer suppose et qu'ils me radient ms j'aurai pu profiter d'au moins 2 mois d'assedics... Qu'en pensez vous? J'ai tjrs travaillé comme il se doit et payer mes impots a la france alors pour une fois j'ai envie d'en profites mais pas n importe comment nn plus je pense faire de l humanitaire sur place... avez vous des conseils??!! je vous remercie et bon week end a vous...!!!
Concours photos du 1er au 16 décembre 2011
by Yannickg · 2011-11-30 · 142 replies
Thème Les fêtes

"Fêtes à travers le monde : Qu’elles soient religieuses, culturelles ou familiales, les fêtes rythment la vie des habitants des pays du monde entier. Elles marquent les saisons, les âges de la vie, les temps forts religieux et les dieux. Elles sont hautes en couleurs, en musiques et en costumes."

Dates du concours 1er décembre au 16 décembre 2011 :

- Les photos devront être publiées jusqu’au 16 décembre 12H00.

- Les votes seront ouverts, du 16 décembre au 31 décembre.

- Les résultats seront publiés le 2 janvier 2012.

Règles du concours :

Elles ont pour but de rendre lisible le concours et de SIMPLIFIER le comptage final:

- Deux photos par candidat uniquement liées au thème ci-dessus.

- Une photo par message.

- Les deux photos devront être impérativement être mises dans deux messages successifs et non à deux moments différents du topic.

- Chaque photo doit obligatoirement être accompagnée : du nom du photographe, un numéro, d’un titre et. Merci de donner ces infos dans cet ordre précis.

ex : Yannickg - photo N°1 – Noël

- vous pouvez éventuellement rajouter un texte présentant le contexte, ou l’aspect technique de la prise de vue.

- L’image des personnes visibles sur les photos ne devra pas être dégradante pour ces dernières afin d’être en cohérence avec le droit à l’image.

Délibération du gagnant

La photo gagnante sera celle qui aura obtenue le plus de votes. En cas d’égalité entre deux photos, le photographe qui aura le plus de votes sur ses deux photos cumulées sera déclaré vainqueur.

Le système de vote reste le même :

- Chaque personne peut sélectionner 3 photos.

- Vous devrez dans votre message énoncer clairement en début de message les 3 photos de la façon suivante :

- PHOTO N°1 : Auteur – numéro de la photo – son titre

- PHOTO N°2 : Auteur – numéro de la photo – son titre

- PHOTO N°2 : Auteur – numéro de la photo – son titre

- Dans une seconde partie du message, et seulement dans une seconde partie du message ^^, vous pouvez justifier votre choix.

- La photo positionnée en 1ere position gagne 3 POINTS, la seconde 2 POINTS et la troisième 1 POINT. (il n’est pas nécessaire de rappeler le nombre de points en face de votre sélection)

- Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre.

. Manu 78 et Yannick G
Jeu des photos (épisode 64)
by Getperrier · 2011-11-30 · 991 replies
Bon voila 3 photo d'une belle ville laquelle ?
Guesthouse, chambre d'hôte ou bed and breakfast à Jerusalem?
by Sherwood · 2011-11-20 · 22 replies
bonsoir! quelqu'un pourrait-il me conseiller une guesthouse, chambre d'hote ou bed and breakfast a jerusalem?j'y vais au mois de janvier.de preference dans la vieille ville.et des petites adresses sympas de resto?enfin derniere question/est-ce qu'une fille seule peut sortir le soir a jerusalem en toute securite, dans la vieille ville?merci d'avance pour vos infos!🙂
Népal - octobre 2011
by Saint · 2011-10-25 · 24 replies
Le mois d'octobre est une saison propice pour un voyage au Népal. La mousson vient de se terminer et les récoltes de riz et de blé commencent. Les paysages sont encore verdoyants. Le soleil est toujours présent et les températures restent très agréables.

La ville de Kathmandu, point d'arrivée au Népal, est grouillante de voitures, bus et motos. Les piétons doivent faire preuve de prudence. Malgré tout il y a peu d'accidents. L'atmosphère est Indienne. On retrouve les incessants bruits de Klaxon, les embouteillages continuels, les odeurs et les couleurs. Parfois la saleté aussi...😐 Une très grande majorité de touristes logent dans un quartier appelé "THAMEL." Un endroit qui concentre tout ce que l'on peut faire de pire, à mes yeux, pour le tourisme. Les boutiques qui ne vendent que du faux, les restaurants aux prix très "touristiques", les hôtels et les agences de voyage se succèdent. Tous vendent ou proposent les mêmes produits et cela devient vite lassant.😕 Plus un gramme d'authenticité dans ce quartier où défilent des milliers de touristes chaque année. Les rues étroites du quartier sont très fréquentées et il faut parfois avoir des yeux dans le dos pour éviter les motos qui roulent trop vite sur une chaussée bien souvent en mauvais état. Le tout, je le répète, dans un brouhaha continuel qui finit par être pénible, Et il faut ajouter les chiens... En surpopulation au Népal, parfois en meute, qui prennent un malin plaisir à gâcher vos nuits par de continuels aboiements. Une calamité.!!

En résumé, cette ville devient vite fatigante et quand les principaux points touristiques sont visités, on la quitte sans trop de regret.

A propos des sites touristiques...

Quelques uns sont en ville, et les autres dans la grande périphérie de Kathmandu. Faciles d'accès en taxi ou en moto de location. ( compter 5 euros par jour pour un scooter) Ils sont tous payants. Et parfois, le prix d'entrée exigé semble exorbitant par rapport au niveau de vie du pays. Il est vrai que le touriste paye toujours plus cher. Dont acte. Mais quand même.!! Parfois la différence est énorme et peut atteindre 20 à 30 fois le prix local. Cela incite à la tricherie.
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal
by DavidDaouda · 2011-10-07 · 5 replies
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée

« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.

Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …

Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.

Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.

Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.

Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !

On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.

C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.

C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.

C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.

Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».

« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».

3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.

A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …

On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.

J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.

J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !

Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.

Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.

Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».

On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.

Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.

Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :

« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)

Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.

Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.

On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.

On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …

On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.

On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.

14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.

Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.

On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.

Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».

« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.

En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.

Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.

En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».

Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.

Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».

Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».

« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.

En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.

A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.

Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].

Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …

Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.

Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.

Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.

« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».

Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.

« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres

Par Dawud David DUPUY

[1] « Au Nom de Dieu »

[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).

[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».

[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.

[5] Moins d’1 euro.

[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.

[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
Rallier le Ghana par bateau depuis la France?
by Nefertiti02 · 2011-09-11 · 23 replies
Bonjour, J'aimerai savoir si il est possible de rallier le Ghana par bateau depuis la France, sachant que j'aurai mon bébé avec moi? La seule fois où j'ai pris l'avion j'avais 3 ans... Maintenant j'en ai 30 et j'avoue que prendre l'avion me fait peur. Merci pour vos réponses.
Retour d'une semaine en Tunisie
by Burno75 · 2011-09-09 · 85 replies
Séjour en individuel : 3 jours à Tunis (un peu court), 2 jours à Kairouan (ça suffit) et 2 jours à Sousse (un peu court) ;

Suite à des contacts Facebook, j'ai rencontré plein de monde : des jeunes diplômés (20 / 30 ans) au chômage (plutôt les garçons) et d'autres (plutôt les filles) qui ont des bons postes ; ainsi que des profs et des artistes de 35 à 55 ans ; j'ai été convié au vernissage d'une expo photo sur la révolution et dans un atelier de peintre installé dans un vieil immeuble tunisois ; on m'a emmené dans de très jolis cafés et de bons restaurants, on m'a promené dans les medinas.

Je précise que j'ai été systématiquement invité et qu'il a fallu que je ruse pour régler, une fois et en cachette, une addition... Et devinez de quoi on a causé ? Bah de la révolution, de la société tunisienne et des élections, bien sûr !

Comme il y a plus de 100 listes, que chacun faisait référence à des partis et à des personnes dont je n'ai jamais entendu parler et que si la discussion commençait calmement en français, elle se terminait généralement par une amicale engueulade en arabe, ce serait mentir de dire que j'ai tout compris...

Voici ce que j'ai entendu : "je vais voter mais je ne sais pas pour qui, car personne ne correspond exactement à ce que je veux" / "les islamistes peuvent faire un bon score, comme un symbole anti Ben Ali" / "je vais voter communiste" / "je ne m'étais jamais intéressée à la politique avant la révolution" / "on parle tous les soirs de politique en famille (couple avec 2 enfants) : aucun n'a les mêmes idées et on discute pour apporter 4 voix au parti qui nous réunit tous" / "je vais voter pour des anciens du RCD qui n'ont jamais trempé dans des magouilles" / "je ne voterai jamais pour des anciens du RCD car ils ont tous trempé dans des magouilles" / "dès que je sais pour qui je vais voter, je vais militer" / "j'ai l'espoir que la Tunisie devienne un exemple pour l'ensemble du monde arabe" / "il faut surtout que les mentalités changent" / "il ne faut pas croire que tout va changer après les élections ça va prendre 15 ans"

J'ai, par ailleurs, eu des discussions très intéressantes avec des jeunes femmes sur le poids de la religion, de la famille, de la vaginoplastie et du mariage...

J'ai aussi croisé un gardien de musée - faux guide qui ne va pas voter : "Ben Ali ou un autre, je m'en fous : tout ce que je veux c'est pouvoir nourrir ma famille et c'est pas possible avec 380 d. par mois" / Un chauffeur de taxi : "je vais voter pour la démocratie !" / Un vendeur : "c'est bon les élections, on peut dire ce qu'on veut"

On m'a souvent dit de "faire attention" (vols etc...) mais je n'ai eu aucun sentiment d'insécurité : je suis sorti à toute heure du jour et de la nuit / j'ai vu un dispositif de sécurité très important : un peu comme dans les gares françaises quand le plan vigipirate est au maximum / j'ai vu 1 ou 2 bagarres, mais les mecs règlaient leur compte entre eux et no problem / j'ai lu dans le journal que ça chauffait un peu dans certains endroits.

Je suis parti en Tunisie pour voir et écouter l'ambiance à mi-chemin entre révolution et élections : j'ai été servi et c'était passionnant !!!
Quel 4x4 choisir pour Oman?
by Kattty · 2011-08-23 · 14 replies
bonjour,

je commence à préparer mon voyage à oman pour janvier 2012. je compte me promener seule, utilisant mon 4X4 autant pour aller me promener un peu hors des sentiers battus ( et autoroutes) mis sans prétendre aller dans des coins risqués car serais seule en 4X4 et ne suis pas spécialiste de la conduite hors piste ... et en plus j'ai peur du vide, donc je sais que certaines pistes de wadi ne sont pas pour moi si je ne veux pas rester "skotchée" contre la falaise de peur dans des pentes et des virages trop vertigineux !!

je compte par contre partager mon voyage j'espère avec un compagnon de route et emmener avec moi de quoi camper pour nous permettre l'indépendance nécessaires pour profitter des lieux lointains au fond des wadi ...et meme eventuellement l'utiliser comme "chambre à coucher" si le terrain ou la météo est trop difficile !!

j'ai trouvé un loueur sur internet qui propose les 3 types de TOYOTA ; le RAV4 / le PRADO et bien sur le LAND CRUISER ...

compte tenu des pistes , des routes , de l'indépendance nécaissaire ( taille réservoir ?) mais aussi des besoins de camping et des tailles des véhicules, quel véhicule me conseilleriez vous ??

j'ai beau chercher sur internet, mais comme je ne suis pas spécialiste des voitures, et donc encore moins des 4X4 je ne vois aucune différence (ils ont tous 4 roues et un moteur ! lol )

le prix de location de ces 3 voitures va de 400 à 700 euros pour 2 semaines, et donc la différence est assez importante que pour bien prendre le temps de choisir le "bon véhicule" pour le "bon usage" que je compte en faire et ainsi arriver au meilleur rapport qualité prix .

amicalement katty
Escapade sur le plateau du Golan en bus depuis Jérusalem?
by Agathedlt · 2011-07-28 · 64 replies
Bonjour à tous, Nous partons 8 jours a Jérusalem, 1ere semaine d'aout, mais sans voiture.

J'ai vu que Massada etait tres facilement accessible en bus (apparemment il faut y dormir pour faire l'ascension au lever du jour) en revanche, qu'en est il de Golan? connaissez vous des bus? Pensez vous qu'il faille y passer la nuit ou une journée peut elle suffire? Que faut il ne pas manquer une fois sur le plateau du Golan?

On m'a également parlé de Akko et eilat? qu en pensez vous pour 8 jours, sans voiture?

Merci!!!
Sixième voyage au Burundi
by BurundiMan · 2011-07-08 · 23 replies
Bonjour à toutes et tous. Je pars en fin de ce mois et pour une quarantaine de jours au Burundi. Ceci sera mon sixième voyage vers ce petit pays d'Afrique de l'Est. A chaque fois, je découvre de nouveaux coins et fais de nouvelles connaissances. C'est vrai que les grandes villes comme Bujumbura, Gitega, Rumonge ne sont pas au plus sûr question sécuritaire mais également dans les provinces de Bujumbura Rural, Bubanza, Cibitoke, Ruyigi sont déconseillé une fois la nuit tombée jusque 7, 8 heure du matin. Je suis en contact régulièrement avec des amis burundais sur place et me tiens au courant des nouvelles bonnes ou mauvaises. je lis également les nouvelles sur arib.info et écoute les news en français de la radio Isangarino radio indépendante au Burundi. Cela me permet d'avoir des nouvelles régulières et fiables sur la situation sécuritaire et autres en temps réel. Mon premier voyage date de fin 2001, à cette époque, c'était encore la guerre civile avec ses aléas, comme couvre-feu, tirs de mortier et mitraillettes. A cette époque le couvre-feu interdisait tout déplacement en dehors de Bujumbura, y compris sur la RN3 le long du Lac entre 16h30 et 8h30 du matin. En 2004, Mon séjour fût de courte durée, neuf jours sur place, la paix semblait revenue et les exilés commencaient à rentrer au pays. En 2005, le pays recommencait à vivre et devenait d'une saleté déconcertante. En 2008, On ne voyait plus les miliciens, à peine quelques policiers de ci de là, alors que précedement, il était impossible de faire 100 mètres sans rencontrer soit des policiers ou militaires en armes. En 2010, beaucoup de nouvelles constructions (hotels) partout, pourtant le pays n'est pas spécialement touristique. Les investissements consentis par certains sont à pure perte.

Actuellement, il est toujours recommandé de ne pas se dépacer la nuit en dehors de Bujumbura. La RN5 (Cibitoke) est à déconseiller, car pas loin du Congo, ou des bandits armés font main-basse sur tous ce qu'ils peuvent y compris sur les toursites. Il est toujours fortement déconseillé de voyager entre 17h30 et 7h du matin, d'emprunter la RN10 entre Rwegura et Mabayi, d'emprunter la RN9 au nord de Bubanza (la RN9 longe alors le parc de la Kibira), de passer la nuit en dehors des chefs-lieux de province et, d'une manière générale, de se rendre dans la réserve de la Rukoko et le parc de la Kibira. La RN5 (route la plus directe pour aller de Bujumbura à Bukavu, en RDC) et la RN9 (de Bujumbura jusqu'à Bubanza) peuvent être empruntées à condition de faire preuve de la plus grande prudence et de voyager entre 7h et 17h30. Voyager en voiture doit se faire les portes verrouillées à cause des jeunes délinquants qui ne se gênent pas pour ouvrir les portes et voler ce qui est à leurs portées, lorsque vous ralentissez ou êtes à l'arret dans la circulation des villes.

Ce mois d'août sera mon sixième voyage dans ce merveilleux pays, qui pour moi reste l'un des plus beaux d'Afrique. Quelqu'un aurait-il d'autres conseils à donner ? Salutations The BurundiMan
Concours photo du mois de juillet 2011 - Thème "Des chiffres et des lettres"
by Christiang · 2011-07-01 · 174 replies
Ladies and gentlemen, je déclare ouvert le nouveau concours photo, national, international et intergalactique de VF (méfiez-vous des concours « charters », moins chers et plus attractifs, mais fréquemment soumis à de violentes perturbations de trafic !)

Le thème : « Des chiffres et des lettres »

Ce thème a été choisi de manière totalement arbitraire et sans consultation d’aucun d’entre vous car, comme disait De Gaulle, « Pour prendre une bonne décision, il faut être un nombre impair et quand on est trois, c’est déjà au moins un de trop ! »

Je rassure les VFistes analphabètes, le sujet n’a rien à voir avec l’émission télévisée préférée des maisons de retraite car ici, il n’est nul besoin de savoir lire ou compter pour participer (ce qui devrait totalement rassurer les candidats de moins de vingt-cinq ans, … Non, je rigole !😉)

Que faut-il faire pour participer ?

Poster avant le 23 juillet à minuit (heure française) deux (et seulement deux) magnifiques clichés de voyages mettant en évidence de manière non dissimulée (SVP pas de petits caractères illisibles dans l’angle de l’image !) soit des chiffres soit des lettres… soit les deux …

Si certains d’entre vous n’ont pas tout compris à mes explications nébuleuses, je poste juste en dessous deux exemples pour illustrer mon propos de manière visuelle et définitivement incontestable…

Ceci est juste un exemple pour lancer le concours, car il est clair qu’on peut trouver des caractères lettres ou chiffres (ou idéogrammes extrêmes orientaux ou caractères calligraphiques arabes, je suis prêt à étendre le thème jusque là si des VFistes le demandent gentiment) …à peu près partout dans le monde…

Pour faciliter le dépouillement et la clarté du concours (comme pour le concours précédent organisé par Ragamuffin), je demande (donc j’impose !🏴‍☠️) que ces deux photos soient :

- Postées sur deux messages différents

- Numérotées 1 et 2

Simplement, et si vous avez envie de me faire plaisir (faites un petit effort) essayez d’être un peu imaginatifs et de ne pas prendre en photo la plaque d’immatriculation de votre véhicule au fond du garage ou le panneau de limitation de vitesse placé sournoisement par la gendarmerie nationale au coin de votre rue, visiblement dans le seul but de gâcher les démarrages matinaux de votre Porsche Carrera d’occasion, ou même le dos du maillot de football de votre voisin de palier…

On poste jusqu’au 23 juillet à minuit (je l’ai déjà dit, mais ça ne coûte rien de le répéter)

On vote (tout le monde peut voter… mais une seule fois !😕) du 24 juillet inclus au 30 juillet à minuit pour deux photos : La première nommée obtiendra deux points, la deuxième un seul…

Comme d’habitude, le vainqueur ( = l'auteur de la photo gagnante, sans cumul des points des deux photos) aura le droit de se coltiner l’organisation du concours d’août (ou de septembre s’il part en vacances en août ? A débattre entre vous !)

Je disparais dans l’intervalle dans un monastère bouddhiste de la région parisienne avec cinquante packs de bière fraiche pour assurer ma survie car je n’interviendrai pas dans le débat (sauf question pertinente et appelant absolument une réponse de ma part et de personne d’autre) et ne reviendrai qu’au moment du dépouillement final des suffrages

Je rappelle enfin que mes photos "illustrations" (Nara/Japon et Istanbul/Turquie) ne sont là que pour mettre le sujet sur orbite mais sont HORS-JEU donc que les inconscients qui voteront par erreur pour elles ne verront pas leurs suffrages comptabilisés …

Pour conclure sur une touche d’imprimerie, on rappellera la citation fameuse de Gutenberg : « Si j’avais eu mauvais caractère, je n’aurais jamais pu faire une bonne impression »

BON CONCOURS😏

ATTENTION : JUSTE DES PHOTOS ET PAS DE COMMENTAIRES SUR CE POST !!!!!! Pour les commentaires il y a une discusion spéciale prévue pour cela :
http://voyageforum.com/...es_lettres_D4366815/





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