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La Birmanie va ouvrir une ligne Rangoon-Phuket
Une compagnie aérienne birmane va démarrer deux vols hebdomadaires, le lundi et le vendredi, entre Rangoun et l'île de Phuket, ont rapporté dimanche les médias. Un porte-parole d'Air Bagan a annoncé sur le journal d'État Myanmar Times que les services démarreront début décembre, avec un appareil Fokker qui peut contenir environ 100 passagers.
Air Bagan, possédé par le magnat birman Tay Za – qui est suspecté d'avoir des liens très étroits avec la junte – a aussi annoncé un plan pour augmenter la fréquence des vols sur une de ses lignes existantes, de Rangoun vers Chiang Mai. Phuket essaye depuis plus d'un an de se poser en alternative régionale à Bangkok, souvent touché par des conflits intérieurs, et de nombreuses compagnies d'Asie du Sud-Est ont ouvert de nouvelles lignes sur l'île d'Andaman, dont Air Asia qui en a fait son second hub régional. Dernier projet en date : l'extension et la modernisation de l’aéroport de Phuket, afin d’augmenter sa capacité d’accueil de 6,5 millions de passagers par an à 12,5 millions, qui devrait être complété en 2013, pour un coût de 5,8 milliards de bahts (145 millions d’euros). (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mardi 21 septembre 2010
Air Bagan, possédé par le magnat birman Tay Za – qui est suspecté d'avoir des liens très étroits avec la junte – a aussi annoncé un plan pour augmenter la fréquence des vols sur une de ses lignes existantes, de Rangoun vers Chiang Mai. Phuket essaye depuis plus d'un an de se poser en alternative régionale à Bangkok, souvent touché par des conflits intérieurs, et de nombreuses compagnies d'Asie du Sud-Est ont ouvert de nouvelles lignes sur l'île d'Andaman, dont Air Asia qui en a fait son second hub régional. Dernier projet en date : l'extension et la modernisation de l’aéroport de Phuket, afin d’augmenter sa capacité d’accueil de 6,5 millions de passagers par an à 12,5 millions, qui devrait être complété en 2013, pour un coût de 5,8 milliards de bahts (145 millions d’euros). (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mardi 21 septembre 2010
Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain!
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Hôtel Club Olympien Sauipe Fun 4* à Salvador de Bahia
Bonjour,
Je suis à la recherche d'une destination pour janvier 2011 ; j'ai trouvé un séjour intéressant au BRESIL, mais je voudrais savoir si quelqu'un connait cet hotel : Club Olympien Sauipe Fun 4* à Salvador De Bahia.
Je crains qu'il ne soit trop isolé ou loin des choses à voir ; bref, cet hotel est-il bien situé géographiquement ? Est-il facile de se déplacer par nos propres moyens (location de voiture, chauffeur avec voiture, transports locaux...)
Combien de temps faut-il pour se rendre à SALVADOR depuis cet hotel ?
J'ai peur qu'on ne s'ennuie dans un club si beau soit-il.
Merci de vos infos qui pourraient m'aider à prendre une décision ! 🙂
ML
Combien de temps faut-il pour se rendre à SALVADOR depuis cet hotel ?
J'ai peur qu'on ne s'ennuie dans un club si beau soit-il.
Merci de vos infos qui pourraient m'aider à prendre une décision ! 🙂
ML
Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010)
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45

On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei

Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei

Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub

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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani

L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45
On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei
Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei
Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub
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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain
Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche
67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani
L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge
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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Croisière sur le MSC Splendida du 17 au 28 février 2011
Bonjour nous partons sur le msc splendida (2 adulte 2 enfant)
nous recherchons des personnes francaise pour organisé des escales
merci de vous faire connaitre
escales: Katakolon, Heraklion, Marmaris, Alexandrie, Le pirée-Athènes, Palerme, Civitavecchia
😄
Quelques questions sur le Msc Armonia
(D'avance je m'excuse si ces questions ont déjà été posé mais il faut dire que j'ai tenté d'avoir mes réponses en cherchant pas mal ici et sur d'autres forums et parfois c'est embrouillé)
Je suis française, ainsi que ma mère...mes renseignements sont pour la croisière "Sur les pas d Ulysse" avec "MSC Armonia" (venise, ancone, corfou, pirée, iles grecques, kotor, venise ) que je pense très sérieusement à faire l'an prochain avec ma mère en avril ou juillet 2011 :
* A partir de quelle heure peut-on embarquer à Venise le 1er jour sur le bateau si le départ est à 19h ?
* on nous dit que toutes les boissons à bord ne sont pas compris dans le prix : j'ai vu qu'il y avait un forfait avec alcool mais il y a t-il un forfait sodas et eau sur msc armonia pendant les repas (car on est pas alcools ma maman et moi-même) ? et un forfait cafés ? leur prix ? car j'ai lu que sur certaines msc croisières, ils faisaient des carnets de 14 sodas=36€...est-ce que c'est le cas sur le msc armonia ? si c'est le cas on achète ce carnet à l'avance (avec agence de voyage ou autres) ou direct sur le bateau ?
- hors forfait, c'est quoi le prix d'un café ?
* les repas qui sont compris dans la croisière pension complète : - Y-a t-il une limitation de plats pour déjeuner et diner (1 entrée, 1 plat de résistance, 1 dessert) ? est-ce qu'à partir d'un 2ème plat de résistance par exemple, ça devient à nos frais ?
- j'ai lu quelque part que sur certaines msc croisières, il y a une heure de thé/'goûter' vers 16h30...mais je n'ai pas bien compris si c'était compris dans la pension complète des repas (surtout que les boissons sont censés être hors de la pension complète). Donc est-ce le cas sur le msc armonia ? Si c'est inclus dans la pension complète, est-ce qu'ils offrent du café (au lieu du thé) ? ou est-ce que le café est payant même à ce moment là ?
* les excursions : - celles avec guide sont toutes en anglais ou ils essayent de regrouper les français avec un interprète français ? - j'ai vu qu'il y a avait une formula explorer à 109 euros (ça regroupe 3 excursions)...est-ce mieux de le commander en avance ce pack excursion ou peut-il se prendre à bord du bateau ?
* cybercafé : - la capacité de mon appareil photo n'est pas grande et je dois à chaque fois le décharger sur un ordi et copier coller le dossier sur ma clé usb.....donc la question est simple...est-ce possible ? car je suis allée dans des hôtels où l'ordi a refusé que je copie mon dossier de l'appareil photo sur le disque dur. - quel est le prix à la minute de la connexion ?
* combien coûte une séance dans le hammam ?
merci par avance et désolée de reposer des questions déjà posées j'en suis sûre.
Je suis française, ainsi que ma mère...mes renseignements sont pour la croisière "Sur les pas d Ulysse" avec "MSC Armonia" (venise, ancone, corfou, pirée, iles grecques, kotor, venise ) que je pense très sérieusement à faire l'an prochain avec ma mère en avril ou juillet 2011 :
* A partir de quelle heure peut-on embarquer à Venise le 1er jour sur le bateau si le départ est à 19h ?
* on nous dit que toutes les boissons à bord ne sont pas compris dans le prix : j'ai vu qu'il y avait un forfait avec alcool mais il y a t-il un forfait sodas et eau sur msc armonia pendant les repas (car on est pas alcools ma maman et moi-même) ? et un forfait cafés ? leur prix ? car j'ai lu que sur certaines msc croisières, ils faisaient des carnets de 14 sodas=36€...est-ce que c'est le cas sur le msc armonia ? si c'est le cas on achète ce carnet à l'avance (avec agence de voyage ou autres) ou direct sur le bateau ?
- hors forfait, c'est quoi le prix d'un café ?
* les repas qui sont compris dans la croisière pension complète : - Y-a t-il une limitation de plats pour déjeuner et diner (1 entrée, 1 plat de résistance, 1 dessert) ? est-ce qu'à partir d'un 2ème plat de résistance par exemple, ça devient à nos frais ?
- j'ai lu quelque part que sur certaines msc croisières, il y a une heure de thé/'goûter' vers 16h30...mais je n'ai pas bien compris si c'était compris dans la pension complète des repas (surtout que les boissons sont censés être hors de la pension complète). Donc est-ce le cas sur le msc armonia ? Si c'est inclus dans la pension complète, est-ce qu'ils offrent du café (au lieu du thé) ? ou est-ce que le café est payant même à ce moment là ?
* les excursions : - celles avec guide sont toutes en anglais ou ils essayent de regrouper les français avec un interprète français ? - j'ai vu qu'il y a avait une formula explorer à 109 euros (ça regroupe 3 excursions)...est-ce mieux de le commander en avance ce pack excursion ou peut-il se prendre à bord du bateau ?
* cybercafé : - la capacité de mon appareil photo n'est pas grande et je dois à chaque fois le décharger sur un ordi et copier coller le dossier sur ma clé usb.....donc la question est simple...est-ce possible ? car je suis allée dans des hôtels où l'ordi a refusé que je copie mon dossier de l'appareil photo sur le disque dur. - quel est le prix à la minute de la connexion ?
* combien coûte une séance dans le hammam ?
merci par avance et désolée de reposer des questions déjà posées j'en suis sûre.
Utah + Yellowstone en été 2011
Bonjour,
Cela me paraissait tôt, c'est donc en dilettante que je commençais à regarder pour l'an prochain, mais apparement Yellostone est un problème au niveau de l'hébergement.
J'étais dans l'Ouest cette année et cela m'a vraiment plu je souhaite donc y retourner. Au niveau des dates rien n'est figé mais apparemment ce serait du 21 Juillet au 7 Août. Mon idée était de "traîner un peu dans l'Utah (Zion les Narrows, Buksking Gulch, Torrey où je veux retourner pour faire Cathedral Valley, le secteur d'Escalante) et Yellostone. Ah! j'oubliais il faut aussi faire un crochet par Las Vegas pour contenter tout le monde. Si j'ai le temps faire une pointe à Mesa Verde et Durango.
Je pense faire une Boucle Salt Lake City - Salt Lake City (moins cher que de repartir de LV et il y a des vols directs pour Paris).
Ma question vaut-il mieux commencer par Yellostone ou par l'Utah ? Question corollaire: y-a-t-il autant de monde à Yellostone pour que les hôtels soient déjà pratiquement complet ?
J'affinerais le programme en fonction de cette réponse et des disponibilités des hôtels
Merci d'avance, cordialement
Jean-François
Cela me paraissait tôt, c'est donc en dilettante que je commençais à regarder pour l'an prochain, mais apparement Yellostone est un problème au niveau de l'hébergement.
J'étais dans l'Ouest cette année et cela m'a vraiment plu je souhaite donc y retourner. Au niveau des dates rien n'est figé mais apparemment ce serait du 21 Juillet au 7 Août. Mon idée était de "traîner un peu dans l'Utah (Zion les Narrows, Buksking Gulch, Torrey où je veux retourner pour faire Cathedral Valley, le secteur d'Escalante) et Yellostone. Ah! j'oubliais il faut aussi faire un crochet par Las Vegas pour contenter tout le monde. Si j'ai le temps faire une pointe à Mesa Verde et Durango.
Je pense faire une Boucle Salt Lake City - Salt Lake City (moins cher que de repartir de LV et il y a des vols directs pour Paris).
Ma question vaut-il mieux commencer par Yellostone ou par l'Utah ? Question corollaire: y-a-t-il autant de monde à Yellostone pour que les hôtels soient déjà pratiquement complet ?
J'affinerais le programme en fonction de cette réponse et des disponibilités des hôtels
Merci d'avance, cordialement
Jean-François
Quels atouts possède Madagascar pour développer le tourisme?
Bonjour😉
Un sujet qui va nous permettre de pouvoir débattre de tous les avantages et inconvénients que possèdent Madagascar pour son futur développement touristique qui tarde à venir, 😕 quoique que nous en connaissons un peu les raisons en ce moment en pleine crise politique🙁.......mais essayons d'anticipiter l'avenir avec un brin d'optimisme qui des fois, ne fait pas de mal.😏
J'aimerais tout particulièrement que ce post reste dans le contexe uniquement touristique.........😮
Merci
Un sujet qui va nous permettre de pouvoir débattre de tous les avantages et inconvénients que possèdent Madagascar pour son futur développement touristique qui tarde à venir, 😕 quoique que nous en connaissons un peu les raisons en ce moment en pleine crise politique🙁.......mais essayons d'anticipiter l'avenir avec un brin d'optimisme qui des fois, ne fait pas de mal.😏
J'aimerais tout particulièrement que ce post reste dans le contexe uniquement touristique.........😮
Merci
Voyage routier d'un mois dans l'Ouest américain en été 2011
Bonjour,
Je consulte depuis de nombreux mois ce site où j'ai appris beaucoup et me décide à mon tour à solliciter l'avis de ses membres.
Je projette un roadtrip pour l'été 2011 avec ma petite famille (ma femme et nos trois enfants de 7 à 13 ans). Après moultes recherches et réflexions j'en arrive à un parcours qui semble concilier pas mal de choses : intérêt personnel/intérêt des enfants, nature/ histoire, distances entre les sites à voir / durée des trajets entre étapes... même si quelques impasses ont été faites (Yosemite, Zion et Mesa Verde notamment). Mais je me demande si tout cela ne risque pas d'être trop speed... De plus, il me reste encore quelques zones d'ombre sur certaines parties de mon itinéraire (quelles routes privéligier entre les rocheuses et Yellowstone ?).
Ces quelques mots d'introduction étant posés, je me lance donc à soumettre à vos avis l'itinéraire :
J1 VOL LYON-SAN FRANCISCO + formalités J2 et 3 Visite de SAN FRANCISCO (Les maisons victoriennes, Chinatown, les otaries, le Golden Gate, Lombard Street, les cablecars...) fin J3 TRAJET SF - MONTERREY J4 MONTERREY ( Croisière baleines + Aquarium - 1 des plus beaux du monde ?-) J5 BIG SUR jusqu'à LA (les éléphants de mer de San Simeon, Hearst ...) J6 et 7 LOS ANGELES (Walf of Fame, Universal Studios, Mulholand Drive, Malibu...) J8 TRAJET LA - DEATH VALLEY pour arriver en fin d'après midi (quelques visites au soleil couchant) J9 DEATH VALLEY (quelques visites avant la chaleur) - LAS VEGAS (Strip et un peu de farniente au bord de la piscine) J10 dans l'après midi trajet jusqu'à PEACH SPRINGS (en prévision de ce qui doit être un des clous du voyage) J11 en matinée descente en hélico dans HAVASUPAI, puis ballades J12 ballades, puis remontée en hélico et trajet jusqu'à GRAND CANYON SOUTH RIM LODGE J13 Route de GC NP à MONUMENT VALLEY J14-15 PAGE (THE WAVE si on arrive à décrocher le ticket d'accès, Lake Powell si les enfants veulent se baigner, ANTELOPE CANYON à 11h...) J16 Trajet PAGE à BRYCE CANYON pour arriver à point pour Sunset J17 Trajet jusqu'à MOAB en passant par la scenic road 12 (traversées de ESCALANTE et CAPITOL REEF) J18-19 MOAB (ARCHES, survol de CANYONLANDS...) J20 Trajet jusqu'à un ranch dans le Colorado en passant par le ROCKY MOUNTAINS PARK) J21 ballades dans le ranch le matin, puis trajet jusqu' à ??? (l'idée est de se rapprocher de Pine Ridge Reservation) J22 WOUNDED KNEE - Pine Ridge - BLACK HILLS (Custer Park, MOUNT RUSHMORE, CRAZY HORSE MEMORIAL...) -> DEADWOOD J23 Trajet jusqu'à Crow Agency (CROW FAIR, LITTLE BIG HORN...) -> BILLINGS J24 à 26 YELLOWSTONE J27 RETOUR LYON
Je consulte depuis de nombreux mois ce site où j'ai appris beaucoup et me décide à mon tour à solliciter l'avis de ses membres.
Je projette un roadtrip pour l'été 2011 avec ma petite famille (ma femme et nos trois enfants de 7 à 13 ans). Après moultes recherches et réflexions j'en arrive à un parcours qui semble concilier pas mal de choses : intérêt personnel/intérêt des enfants, nature/ histoire, distances entre les sites à voir / durée des trajets entre étapes... même si quelques impasses ont été faites (Yosemite, Zion et Mesa Verde notamment). Mais je me demande si tout cela ne risque pas d'être trop speed... De plus, il me reste encore quelques zones d'ombre sur certaines parties de mon itinéraire (quelles routes privéligier entre les rocheuses et Yellowstone ?).
Ces quelques mots d'introduction étant posés, je me lance donc à soumettre à vos avis l'itinéraire :
J1 VOL LYON-SAN FRANCISCO + formalités J2 et 3 Visite de SAN FRANCISCO (Les maisons victoriennes, Chinatown, les otaries, le Golden Gate, Lombard Street, les cablecars...) fin J3 TRAJET SF - MONTERREY J4 MONTERREY ( Croisière baleines + Aquarium - 1 des plus beaux du monde ?-) J5 BIG SUR jusqu'à LA (les éléphants de mer de San Simeon, Hearst ...) J6 et 7 LOS ANGELES (Walf of Fame, Universal Studios, Mulholand Drive, Malibu...) J8 TRAJET LA - DEATH VALLEY pour arriver en fin d'après midi (quelques visites au soleil couchant) J9 DEATH VALLEY (quelques visites avant la chaleur) - LAS VEGAS (Strip et un peu de farniente au bord de la piscine) J10 dans l'après midi trajet jusqu'à PEACH SPRINGS (en prévision de ce qui doit être un des clous du voyage) J11 en matinée descente en hélico dans HAVASUPAI, puis ballades J12 ballades, puis remontée en hélico et trajet jusqu'à GRAND CANYON SOUTH RIM LODGE J13 Route de GC NP à MONUMENT VALLEY J14-15 PAGE (THE WAVE si on arrive à décrocher le ticket d'accès, Lake Powell si les enfants veulent se baigner, ANTELOPE CANYON à 11h...) J16 Trajet PAGE à BRYCE CANYON pour arriver à point pour Sunset J17 Trajet jusqu'à MOAB en passant par la scenic road 12 (traversées de ESCALANTE et CAPITOL REEF) J18-19 MOAB (ARCHES, survol de CANYONLANDS...) J20 Trajet jusqu'à un ranch dans le Colorado en passant par le ROCKY MOUNTAINS PARK) J21 ballades dans le ranch le matin, puis trajet jusqu' à ??? (l'idée est de se rapprocher de Pine Ridge Reservation) J22 WOUNDED KNEE - Pine Ridge - BLACK HILLS (Custer Park, MOUNT RUSHMORE, CRAZY HORSE MEMORIAL...) -> DEADWOOD J23 Trajet jusqu'à Crow Agency (CROW FAIR, LITTLE BIG HORN...) -> BILLINGS J24 à 26 YELLOWSTONE J27 RETOUR LYON
Croisière dans les Caraïbes à bord du Costa Atlantica le 25 février 2011
Bonjour à toutes et tous !
Nous partons pour les Caraïbes fin Février (le 25) pour faire une croisière a bord du Costa Atlantica.
Le trajet est le suivant : Miami = > Key West => Ocho Rios => Grand Caîman => Cozumel => Miami
Tout d'abord j'aimerai avoir des informations par rapport aux différentes escales : faut t-il faire a chaque endroit une excursion ? et lesquelles me conseillez vous ?
Et au niveau du bateau : le costa Atlantica , qu'en pensez vous ?
Nous sommes deja partis sur le Serena, Pacifica et Fortuna ... je sais que l'Atlantica est un peu plus petit que ces derniers mais j'aimerai aussi avoir un avis sur ce navire 🙂
Bonne journée, et si une personne fait cette croisière à la meme date , n'hésitez pas à le signaler !
Merci.
Nous partons pour les Caraïbes fin Février (le 25) pour faire une croisière a bord du Costa Atlantica.
Le trajet est le suivant : Miami = > Key West => Ocho Rios => Grand Caîman => Cozumel => Miami
Tout d'abord j'aimerai avoir des informations par rapport aux différentes escales : faut t-il faire a chaque endroit une excursion ? et lesquelles me conseillez vous ?
Et au niveau du bateau : le costa Atlantica , qu'en pensez vous ?
Nous sommes deja partis sur le Serena, Pacifica et Fortuna ... je sais que l'Atlantica est un peu plus petit que ces derniers mais j'aimerai aussi avoir un avis sur ce navire 🙂
Bonne journée, et si une personne fait cette croisière à la meme date , n'hésitez pas à le signaler !
Merci.
Nouvelle croisière du Cap vers Istanbul et la Grèce sur le Coral (suite)
Bonjour ,
Je viens de recevoir le message suivant de Voyage Forum, par conséquent, j'ai décidé d'ouvrir une suite à ce post
Bonjour,
Nous venons de nous apercevoir que votre discussion a nettement dépassé les 500 posts. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne. Merci de votre compréhension.
Cordialement,
L'équipe de VoyageForum.com
Sandrine
Bonjour,
Nous venons de nous apercevoir que votre discussion a nettement dépassé les 500 posts. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne. Merci de votre compréhension.
Cordialement,
L'équipe de VoyageForum.com
Sandrine
Retour de l'Ouest américain, merci à tous
Merci Merci à tous ceux du forum. En Février, je commençais à préparer notre premier voyage dans l'ouest américain, de 20 jours, en Aout. Nous partions deux adultes et deux ados de 14 ans😎
Suite à trois devis d'agence, j'ai demandé au forum ce qu'il en pensait et je remercie ceux qui ont pris le temps de me répondre, donc merci à Virginath, Frisoulette, ITAT, Dommm063, jpg13, PI131 et tout le forum pour les conseils que j'ai pu trouver et les infos.😊🙂😉
Au niveau langue, nous avions peur de pas pouvoir nous débrouiller, avec notre anglais scolaire qui datait, les américains sont supers supers gentils, nous n'avons pas eu de gros problèmes, les enfants ont fait des efforts pour s'exprimer et nous aussi, au final ca était.🙂 Idem conduire, aucun problème grace aux conseils de Voyage Forum.
Notre trajet : LA 3 Jours-Laughlin-Grand Canyon-Page 2 Jours-Monument Valley-Moab 2 jours-Brice Canyon-Zion-LV 3 jours-Death Valley (bishop)-Bodie et Yosémite -SF 4 jours. Au total dans les 4500 Km, nous avons rendu la voiture le lendemain de notre arrivée à SF, avec tous les transports en commum pas besoin de l'avoir dans cette ville.
Nous sommes rentrés Samedi matin et nous n'avons qu'une idée repartir.
Que de souvenirs, le survol du grand canyon, la ballade à cheval dans MV (accompagné par un petit poulain qui s'est invité)😄, la croisière sur le lac powell, balade en limousine 😎 et spectacle de Criss Angel à LV, randonnée à Zion, Alcatraz et le cable car à SF...
Nous n'avons pas pu voir Séquoias Park (grand regret) mais trop de km en sortant de la Death Valley. Las Vegas nous n'y retournerons pas, trop grand, trop de tout, à voir une fois. Los Angeles nous n'avons pas eu le temps de faire ce que nous avions prévu, idem pour SF.
Notre nouveau projet, peut être l'année prochaine, serait d'arriver à Salt Lake City, faire les environs, remonter sur Yellowstone, puis redescendre sur le sud et voir Mesa Verde, gallup, la forêt pétrifiée et les environs, pour finir sur Los Angeles (le tout sur 3 semaines). Y en a t'il qui l'ont déjà fait ? les km ?🙂 Merci d'avance pour les réponses. Dyalas
Au niveau langue, nous avions peur de pas pouvoir nous débrouiller, avec notre anglais scolaire qui datait, les américains sont supers supers gentils, nous n'avons pas eu de gros problèmes, les enfants ont fait des efforts pour s'exprimer et nous aussi, au final ca était.🙂 Idem conduire, aucun problème grace aux conseils de Voyage Forum.
Notre trajet : LA 3 Jours-Laughlin-Grand Canyon-Page 2 Jours-Monument Valley-Moab 2 jours-Brice Canyon-Zion-LV 3 jours-Death Valley (bishop)-Bodie et Yosémite -SF 4 jours. Au total dans les 4500 Km, nous avons rendu la voiture le lendemain de notre arrivée à SF, avec tous les transports en commum pas besoin de l'avoir dans cette ville.
Nous sommes rentrés Samedi matin et nous n'avons qu'une idée repartir.
Que de souvenirs, le survol du grand canyon, la ballade à cheval dans MV (accompagné par un petit poulain qui s'est invité)😄, la croisière sur le lac powell, balade en limousine 😎 et spectacle de Criss Angel à LV, randonnée à Zion, Alcatraz et le cable car à SF...
Nous n'avons pas pu voir Séquoias Park (grand regret) mais trop de km en sortant de la Death Valley. Las Vegas nous n'y retournerons pas, trop grand, trop de tout, à voir une fois. Los Angeles nous n'avons pas eu le temps de faire ce que nous avions prévu, idem pour SF.
Notre nouveau projet, peut être l'année prochaine, serait d'arriver à Salt Lake City, faire les environs, remonter sur Yellowstone, puis redescendre sur le sud et voir Mesa Verde, gallup, la forêt pétrifiée et les environs, pour finir sur Los Angeles (le tout sur 3 semaines). Y en a t'il qui l'ont déjà fait ? les km ?🙂 Merci d'avance pour les réponses. Dyalas
Croisière sur le MSC Splendida: transfert Gênes-Nice?
Je fais une croisiere au départ de marseille le 7 novembre 2010 et retour à gênes le 13 novembre, avec le msc splendiada. J'ai acheté la croisière sur le net, et les transferts ne sont pas compris. Je souhaiterais utiliser le transfert msc de gênes à nice. Est-il possible d'avoir une place dans le bus si ce n'est pas prévu à la réservation, même en payant un supplément? Sinon, en arrivant à 9h, à quelle heure est-il raisonnable de prendre un train de gênes pour nice, ou savez-vous s'il existe une navette bus régulière qui fait cette liaison? Merci de vos infos!
Excursions depuis l'hôtel Iberostar Hacienda Dominicus?
Bonjour à toutes et tous ! 😎
Quelqu'un pourrais t-il me parler des excursions proposés par l'hotel Iberostar Hacienda Dominicus, ou peut être plus facilement des excursions proposées par les tours opérateurs au départ de cet hotel ? (par exemple nous nous partirons par le biais de Jet Tours)
J'aimerais pouvoir faire des comparaisons de prix avec les agences locales que je suis en train de recenser.
Merci de votre aide ! 😉
Quelqu'un pourrais t-il me parler des excursions proposés par l'hotel Iberostar Hacienda Dominicus, ou peut être plus facilement des excursions proposées par les tours opérateurs au départ de cet hotel ? (par exemple nous nous partirons par le biais de Jet Tours)
J'aimerais pouvoir faire des comparaisons de prix avec les agences locales que je suis en train de recenser.
Merci de votre aide ! 😉
Voyage solidaire à l'île Sainte-Marie (Madagascar, du 2 au 9 septembre 2009)
~ Voyage solidaire à l’Ile Sainte-Marie ~
du 2 au 9 septembre 2009
Bilan de l’opération
Chaque année, l'association du personnel des agents de la Région prépare et organise un voyage solidaire à destination des enfants et de la population à travers diverses animations et activités sportives. Je tiens à votre disposition notre programme d'actions pour 2010 qui se déroulera du 27/08 au 8/09 pour ceux qui séjourneraient sur l'île Ste-Marie pendant cette période.
Ci-après notre bilan de l'opéation 2009 :
1. Tous mobilisés dans la préparation du voyage
Bien en amont, les candidats au voyage se sont impliqués dans la collecte de fonds et la recherche de sponsors destinés à financer une partie de l’opération. Certains partenaires ont ainsi pu renouveler leur contribution tandis que d’autres ont accepté d’y participer pour la première fois. Le personnel de la Collectivité a également été sensibilisé lors des habituelles ventes de gâteaux qui a permis de récolter près de 700 €.
Des marchandises ont aussi été rassemblées (vêtements pour enfants, casquettes, t-shirts, petit matériel scolaire, produits pharmaceutiques de première nécessité, couettes, etc). Ainsi, c’est l’équivalent d’une tonne de fret qui a pu être expédiée grâce notamment au soutien essentiel de la SPSM (Société de pêche de Ste-Marie) et de la compagnie Air Madagascar qui a gracieusement offert le transport aérien de 130 kilos.
L’énergie et le temps dévolus par les agents sont exemplaires : pas moins de 77 cartons ont été préparés durant le mois d’août !
Pour toutes les diligences et formalités administratives auprès du vice consulat pour la délivrance des visas, nous remercions également les services de la Région pour leur soutien depuis quatre ans, celui de la direction générale des services et de la direction de la coopération régionale et de son représentant basé sur Tananarive.
Les contacts pris et entretenus toute l’année avec les personnes ressources en place sur l’île Sainte-Marie par le biais du nouveau directeur de l’Alliance Française ont également contribué au succès de l’opération.
2. Le groupe Oscar attendu : témoignage de liens solidement tissés
L’accueil qui nous a été réservé par l’Alliance Française lors de notre arrivée dans leurs nouveaux locaux à Ambodifototra atteste de la qualité des relations nouées avec les autorités et relais institutionnels localement.
Le groupe OSCAR a été invité à découvrir une exposition permanente d’une riche collection de cartes postales de Madagascar à la fin du XXème siècle, et à assister à la représentation de quelques extraits de la pièce de théâtre de « La Fabuleuse Histoire de l'Île Sainte-Marie » (Tantara Nosy Boraha) interprétée par l'Alliance française de Sainte-Marie et le Théâtre du Ravinala dirigé par Jean-Claude Scant. Une fresque historique inédite qui retrace en plusieurs tableaux une période décisive de l'histoire de Sainte-Marie.
Un cocktail de bienvenue a ensuite été partagé avec les officiels à qui des cadeaux protocolaires ont été remis parmi lesquels le Consul Honoraire, la Chef de District qui nous a de nouveau honorés de sa présence et le nouveau Président de Délégation Spéciale de Sainte-Marie (fonction de « super maire »), en fonction depuis 3 mois.
La rencontre avec David Randrianarivelo, Volontaire du Progrès et directeur de l’Alliance Française depuis juin 2009 en remplacement de Laurent Bicchierrelli, et les retrouvailles avec Marc Blondel, hôtelier de la place et acteur fortement impliqué à titre personnel dans l’action d’OSCAR, se sont placés sous le signe d’une franche amitié et d’un vrai désir de s’entendre.
Les directrices du groupe (pré)scolaire La Colombe du Nord à Ambatoroa, de l’école La Frégate et de la crèche à Ambodifototra, avec qui un contact avait déjà été pris les années précédentes, ont également été rencontrées .
Enfin, les saint-mariens ont manifesté une grande joie à notre arrivée dans les villages. Des enfants courraient sur les plages rejoindre ceux déjà rassemblés à attendre l’accostage des bateaux. Certains se souvenaient même des prénoms de certains d’entre nous présents en 2008 !
La générosité des agents de la Région a permis de distribuer également plus d’une quinzaine de cartons de vêtements enfants aux orphelinats « Zazakely » dans le nord et à Agniribé au « Foyer de l’espérance » sur l’île aux Nattes.
Parmi les retrouvailles, la jeune proviseure du seul lycée de Ste-Marie nous a également accueilli à notre arrivée. Deux cartons de livres d’enseignements destinés aux professeurs lui ont été remis.
3. A la rencontre des écoliers : notre action de fond …
Comme lors des précédents déplacements, OSCAR a orienté l’essentiel de son action vers les enfants.
Quatre villages du nord, région la plus défavorisée de l’île, ont reçu notre visite : Ambatoroa, Ambodiatafana, Ifotatra et Agnafafy, village de la côte est que nous visitions pour la première fois. Le déroulé d’une journée type prévoyait le partage du repas avec les enfants suivi d’un spectacle de magie et/ou la projection d’un dessin-animé et enfin la distribution de petits matériels scolaires (cahiers et stylos essentiellement) aux enfants. En complément et comme demandé lors de notre dernier passage par les directeurs d’école, des livres de lecture ainsi que des kits de traçage (règle, équerre et rapporteur) ont été réservés pour l’usage des enseignants (30 par école).
D’une façon générale, les villageois ont largement participé à la préparation (tri et cuisson du riz, découpe de la viande, dressage des feuilles de « falaf ») et à la distribution du repas aux enfants, aux anciens et aux figures du village. Toutes les bonnes volontés de l’équipe ont pu s’associer à ces différentes phases pour le bonheur des uns et des autres.
Parfois dépassés par notre propre succès, le groupe a du composer pour que l’ensemble des villageois qui s’étaient invités à la fête puisse également partager ces repas. Ce fut le cas notamment à Ambodiatafane, dernier village situé dans la partie la plus septentrionale de l’île. Du riz et de la viande supplémentaires ont pu être achetés sur place.
Une certaine tension était palpable d’un point de vue alimentaire, les conséquences du cyclone Ivan liées à la crise actuelle ont aggravé la situation déjà difficile dans ce village ensablé perché sur les dunes et de fait plus exposé aux vents. Les cocotiers n’ont pas retrouvé de leur splendeur ni de leur rendement habituel.
Au cours de chaque journée passée dans les villages, les membres du groupe OSCAR ont eu le loisir de distribuer friandises et ballons, d’organiser jeux et animations faisant le bonheur des enfants.
L’animation phare a sans nulle doute été le spectacle de magie qui a su capter l’attention des petits (et des grands !) et fasciner l’ensemble du public par des tours participatifs toujours bien rôdés et plein d’humour !
Cette année, une attention toute particulière a été portée aux femmes qui ont pu profité d’un atelier manucure. Un moindre remerciement pour l’accueil des plus chaleureux qui nous était offert à chaque arrivée dans les villages.
Il a régné lors de ces moments passés dans les villages un véritable esprit de partage. L’échange, pas uniquement matériel, a lieu à tout niveau, tant en sourires qu’en paroles. Une énergie débordante animait les enfants, au point de nous déborder par moments !
4. … ponctuee de rendez-vous sportifs :
A l’origine de notre première idylle avec l’île Ste-Marie en 2006, le football a été l’entremetteur d’une relation durable qui noue aujourd’hui nos deux îles.
Chaque année, nous nous efforçons, sans que cette activité ne soit un critère de sélection parmi les volontaires candidats au voyage, d’organiser un mini tournoi de football dédié à la mémoire de notre regretté Daniel Kichenin, qui nous avait accompagné il y a deux ans.
Cette rencontre sportive a rassemblé trois équipes : Ifofatra, Geto et l’équipe d’OSCAR renforcée de quelques malgaches dont, pour la petite anecdote, le Président de Délégation Spéciale a l’initiative du premier but !
Celles-ci se sont respectivement classées première, troisième et seconde à l’issue de la compétition balayée par une alternance de nuages diluviens et d’éclaircies.
Les deux équipes locales ont été dotées d’une coupe, de tee-shirts, de casquettes et de ballons. Certains agents d’OSCAR ont fait don de tout ou partie de leurs équipements personnels. Un lot complet de tenues a également été offert aux joueurs d’Ifofatra, la moins équipée.
Enfin, annonce a été faite de la volonté pour OSCAR de voir une équipe de Ste-Marie, en invité d’honneur, au tournoi inter régions programmé et organisé par la Région Réunion pour mai 2010 à La Réunion. Cette perspective nécessite à présent de préciser les modalités pratiques qui permettront de les inviter. Cette nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’excitation et d’enthousiasme !
Au passage, nous avons pu constater, en comparaison avec les années précédentes, la nette amélioration du terrain (limites matérialisées) et de son accès où le « passage à gué » à travers la rizière a été remplacé par des passerelles de bois.
Les Premières Foulées de l’Ile Sainte-Marie, course pédestre d’environ 13 kilomètres, ont rassemblé plus d’une cinquantaine de concurrents (ce qui peut être considéré comme un succès à l’échelle de l’île) dont le maire de la ville (!) sur un parcours allant de l’aéroport de Sainte-Marie à l’extrême sud de l’île jusqu’aux locaux de l’Alliance Française à Ambodifototra (chef-lieu).
Nous avons pu saluer la performance des malgaches dont les temps relèvent d’un très bon niveau. Le premier à inscrire son nom au palmarès réalise un temps remarqué de 42 ‘. Les représentants d’OSCAR n’ont pas démérité, une équipe de relayeuses a même pris le départ et terminé bien au delà des espérances de chacune ! La première féminine, malgache de surcroît, se prénomme comme par évocation … Oscarine !
Des Vélos-Tout-Terrain, coupes, chemises, lecteurs MP3, tee-shirts, casquettes, médailles et lots en tous genres comptaient parmi les récompenses distribuées aux participants.
Un déjeuner en ville avec les organisateurs et les autorités locales a clôturé cette première édition des Foulées, lors duquel de nouvelles idées ont surgi pour l’organisation des deuxièmes foulées 2010...
Enfin, pour la seconde année consécutive, une vingtaine d’équipages a pris le départ de la Course des Pirogues organisée à Agnivorano, loin de la ville. Les villageois venus en nombre soutenir leurs marins ont créé une ambiance survoltée empreinte de chants, d’encouragements et d’applaudissements. La prestation de l’unique équipage d’OSCAR a été largement saluée malgré un départ incertain !
L’annonce des festivités a été diffusée au préalable sur la radio nationale et une brève a été reprise dans la presse écrite le lendemain.
La présence renouvelée de la marine à bord de son zodiac était de nature à garantir la sécurité de tous les participants et de notre équipage en particulier moins aguerri à ce type de bataille navale d’un autre genre. Deux canoës kayak, gracieusement offert par le centre nautique de St-Leu, ont également pu encadrer le départ de la course.
Des médailles, kits de plongée et imperméables ont récompensé tous les concurrents ; l’équipage vainqueur s’est quant à lui vu offrir un zébu.
5. D’autres moments forts …
Comme l’année dernière, nous avons eu l’immense privilège de croiser les baleines en route vers le sud lors de nos navettes quotidiennes en bateau vers les villages.
En chemin vers Ambodiatafana nous avons retrouvé Modestine, la directrice du centre pré-scolaire privé La Colombe du Nord, qui a insisté pour nous faire visiter son école réhabilitée en partie grâce à la contribution financière de certains membres du groupe OSCAR en 2008.
La toiture du bâtiment, entièrement refaite à neuf, attestant de l’utilisation à bon escient du don recueilli a motivé l’ensemble du groupe à se cotiser : une centaine d’euros a été remise à Modestine qui a promis, comme l’année passée, de respecter son engagement quant à l’usage de cette modeste contribution.
Modestine a par ailleurs insisté, dans un laïus inquiétant, sur le contexte actuel dans lequel évoluent les enfants du nord de l’île, rendu difficile par la conjoncture politique du pays. Elle a notamment annoncé la cessation de son service de cantine, faute de moyens. Certaines familles ne semblent plus par conséquent en capacité d’assumer la scolarisation de leurs enfants.
Notre passage à la crèche d’Ambodifototra et à l’école La Frégate plus au sud compte également parmi les temps forts du séjour. Une distribution de jouets s’est faite sous le regard ébahi des enfants qui, pour les plus grands, se sont montrés d’une politesse remarquable.
Des cartons de vêtements ont été remis à la directrice de la crèche.
La directrice de La Frégate a promis de tenir le groupe OSCAR informé du programme de parrainage scolaire en faveur des enfants qu’elle accueille.
En marge de notre action, de belles surprises sont venues égayer le séjour.
Vilon’Androy, formation musicale de Tuléar, a donné un mémorable concert de Salegy à l’hôtel La Crique, où nous étions hébergés, pour le plaisir de tout le groupe OSCAR qui s’est courageusement essayé au rythme effréné des pas de danse malgache ! Pour la petite histoire, Vilon’Androy s’était produit le mois précédent à la Réunion, sur la scène du Sakifo.
Une distribution de vêtements et de jouets ainsi qu’un spectacle de magie ont été proposés en remerciement au personnel de l’hôtel La Crique que nous avons côtoyé pendant toute une semaine.
Enfin, il a pu être ménagé quelques rares moments de repos et/ou de découverte au cours du séjour, et qui se sont révélés être bénéfiques pour tous.
Les deux parcours de randonnée pédestre ont donné l’occasion à ceux qui le souhaitaient de traverser l’île d’ouest en est et de profiter de superbes paysages (dans les denses forêts de ravenales et de gréviléas…) et points de vue (sur la baie d’Ampanihy et les piscines naturelles à l’extrême nord de l’île…).
Un périple en pirogues à travers la mangrove nous a conduit sur une plage déserte de sable fin où le bain pris en plein océan indien a revigoré le groupe.
La visite de l’école d’Agnafafy dans l’est a été une agréable surprise où la discipline tranchait avec le joyeux brouhaha de nos rencontres habituelles. Les anciens du village représentent à la fois les sages et les gardiens des bonnes valeurs. C’est dans un très bon français, académique, qu’ils exprimèrent leurs quelques desideratas parmi lesquels la reconstruction d’une classe détruite par le cyclone Ivan, disposer de livres de français niveau primaire et de ballons mousse, considérés comme démodés mais réputés increvables !
Un devis sera établi par le directeur d’école et le « fokontany » (chef du village) pour préciser le montant de la reconstruction de la classe estimée à 1500 €.
Nous avons été accueillis pour cette unique nuit sur la côte orientale de l’île au « Paradis d’Ampanihy », nom évocateur non pas pour les prestations de la structure dépourvue d’eau courante et d’électricité mais pour le cadre idyllique et enchanteur des lieux. A notre départ, plusieurs sacs d’eau chaude solaire ont été offerts à la gérante de l’hôtel.
Le séjour s’est achevé par un repas pris et une nuit passée au Baboo Village sur l’île aux Nattes. Ce très bel endroit n’a malheureusement pas eu le loisir de nous dévoiler tous ses charmes du fait de notre arrivée tardive sur le site, et de notre départ aux aurores et sous la pluie le lendemain.
6. Les perspectives de coopération
Suite aux échanges que les membres de notre groupe ont pu avoir avec certaines autorités de l’île Sainte Marie (Chef de district, PDS, directeur de l’hôpital) ainsi qu’avec les Volontaires du Progrès réunionnais (VP) affectés sur place, des actions de co-développement, pour lesquelles des réflexions ont été engagées, pourraient se mettre en place dans les mois à venir.
Il convient tout d’abord de signaler que des jouets supplémentaires seront expédiés, récupérés avec l’entreprise Ravate, comme les années précédentes, à un certain nombre de crèches et d’écoles de Sainte Marie à l’occasion des fêtes de Noël et acheminés gratuitement par la société de pêche SPSM.
Par ailleurs, par le biais d’OSCAR et grâce à la générosité de coopératives agricoles de La Réunion, des semences seront envoyées prochainement à notre VP en charge de la Maison de l’Agriculture et de l’Environnement de l’île Sainte Marie. L’impact sera d’envergure puisque ce sont près de 500 paysans sainte-mariens qui sont actifs dans le projet de développement de la filière maraîchage mené par le VP.
S’agissant de projets plus structurants, des contacts très prometteurs ont pu être pris auprès de partenaires malgaches et réunionnais.
Equipement des dispensaires en eau chaude solaire :
En partenariat avec un solariste réunionnais et le Rotary club, un programme d’équipement des dispensaires de l’île en chauffe eaux solaires est à l’étude. Cette opération serait intégrée dans les actions de coopération que mènent actuellement le Rotary Club de la Réunion et l’hôpital d’Ambodifotatra.
9 dispensaires et 1 hôpital ont été recensés sur toute l’île dont 2 ne bénéficient pas de citernes ou sont endommagées (de type béton, fissurées). Aucune de ces structures ne bénéficient de l’eau courante du réseau public. Elles sont toutes alimentées par des citernes qui récupèrent les eaux de pluie de la toiture.
Réhabilitation du petit marché :
Projet de réalisation d’une structure métallique avec les élèves de BTS du lycée technique de Bel Air à Ste-Suzanne dans le cadre de leur stage collectif de fin d’année. Plusieurs pistes ont été avancées avec les différents acteurs locaux : réhabilitation de la crèche municipale, réalisation d’un point info-santé de la Croix Rouge, prolongement ou annexe d’un dispensaire ou d’une école…
La dernière proposition qui a été soumise et qui semble recueillir l’unanimité serait la reconstruction du petit marché couvert qui est une structure métallique vieillissante et complètement rouillée. Ce projet fait le lien avec l’aide au développement de la culture maraîchère que mène actuellement un VP affecté à cette mission. Un partenariat pourrait s’envisager avec Transmad qui a été le coordonnateur de travaux pour la réalisation du nouveau bâtiment de l’Alliance Française.
Aide à la reforestation :
Dans le prolongement des actions entreprises par l’association « Planète urgence » et identifiées à la suite du colloque sur la biodiversité qui s’est tenue sur l’île de la Réunion, l’aide à la reforestation doit se poursuivre en lien avec l’ensemble des acteurs locaux.
L’office du tourisme de Ste-Marie, très actif dans ce domaine, souhaite prioriser les actions qui tendent à préserver les richesses naturelles, culturelles et historiques de l’île. Dans ce cadre, elle a signé une convention de partenariat avec l’ONG Fanamby fin 2008 afin de délimiter, protéger et reconstituer trois massifs forestiers situés au nord est de l’île.
Echanges sportifs à la Réunion :
Afin d’appliquer la coopération à double sens, deux évènements sportifs permettraient de concrétiser la venue de nos amis malgaches :
- Participation d’une équipe sainte-marienne au Tournoi inter-régional :
A l’occasion de la 9è édition du tournoi inter-régional de football en 2010 qui sera organisée par la Région Réunion et qui réunira l’ensemble des Régions françaises sur notre île en mai prochain, il est envisagé de faire venir en invité d’honneur une équipe sainte-marienne, sous le signe de la fraternité et de la solidarité.
- Participation au prochain marathon Tram Train :
Lors de la 4è édition du marathon Tram Train qui sera organisée par la Région Réunion en avril 2010, le vainqueur des 1ères foulées de l’île Ste-Marie pourrait faire partie de la dizaine de coureurs extérieurs invités chaque année.
Sur le plus long terme, il pourrait être envisagé qu’un véritable partenariat se développe entre notre Collectivité et l’île Sainte Marie et se concrétise par la signature d’une convention entre notre Collectivité et le District de Sainte Marie. Les déplacements d’OSCAR sur l’île depuis 2006 ont, en effet, permis de créer des contacts privilégiés entre les acteurs du développement local de Sainte Marie et des partenaires réunionnais. Un véritable programme d’actions pourrait s’élaborer sur la base des diagnostics réalisés par notre équipe et par les VP travaillant sur place. Une île comme Sainte Marie se prêterait d’ailleurs très bien à une opération intégrée de développement qui pourrait être portée par un Volontaire réunionnais.
En effet, du fait de son contexte géographique et de ses besoins particuliers, Sainte Marie pourrait bénéficier d’approches plus intégrées de la gestion durable du territoire et des ressources (terre, eau, forêt) et ce afin de faire face aux menaces qui pèsent sur son territoire (cyclones, inondations, déforestation…). Un tel projet faciliterait l’analyse des problèmes environnementaux et l’établissement de priorités précises concernant les modifications à apporter aux politiques et activités sectorielles de l’île.
En conclusion, il semble que la formule du tourisme solidaire ait emporté l’adhésion de tous, ce choix de voyage offrant véritablement la possibilité d’approcher, de découvrir et de vivre le pays et ses coutumes de l’intérieur.
La compilation des photos et films du séjour sera bientôt disponibles sur un blog dont l’adresse sera prochainement communiquée.
Pour finir, sur des mots empruntés à Charles BEAUDELAIRE extraits de Parfum Exotique (Les Fleurs du Mal, 1857), Sainte-Marie est un peu … :
« Une île paresseuse où la nature donne Des arbres singuliers et des fruits savoureux ; Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne »
Sans oublier les enfants saint-mariens, sans qui rien de tout cela n’aurait de sens …
Nos plus sincères remerciements aux partenaires, amis et financeurs qui ont contribué à la réussite de cette opération, tant pour leur soutien, leur participation financière, matérielle et logistique.
Spécial remerciement à Nolwenn pour avoir activement contribuer à ce récit.😉
Chaque année, l'association du personnel des agents de la Région prépare et organise un voyage solidaire à destination des enfants et de la population à travers diverses animations et activités sportives. Je tiens à votre disposition notre programme d'actions pour 2010 qui se déroulera du 27/08 au 8/09 pour ceux qui séjourneraient sur l'île Ste-Marie pendant cette période.
Ci-après notre bilan de l'opéation 2009 :
1. Tous mobilisés dans la préparation du voyage
Bien en amont, les candidats au voyage se sont impliqués dans la collecte de fonds et la recherche de sponsors destinés à financer une partie de l’opération. Certains partenaires ont ainsi pu renouveler leur contribution tandis que d’autres ont accepté d’y participer pour la première fois. Le personnel de la Collectivité a également été sensibilisé lors des habituelles ventes de gâteaux qui a permis de récolter près de 700 €.
Des marchandises ont aussi été rassemblées (vêtements pour enfants, casquettes, t-shirts, petit matériel scolaire, produits pharmaceutiques de première nécessité, couettes, etc). Ainsi, c’est l’équivalent d’une tonne de fret qui a pu être expédiée grâce notamment au soutien essentiel de la SPSM (Société de pêche de Ste-Marie) et de la compagnie Air Madagascar qui a gracieusement offert le transport aérien de 130 kilos.
L’énergie et le temps dévolus par les agents sont exemplaires : pas moins de 77 cartons ont été préparés durant le mois d’août !
Pour toutes les diligences et formalités administratives auprès du vice consulat pour la délivrance des visas, nous remercions également les services de la Région pour leur soutien depuis quatre ans, celui de la direction générale des services et de la direction de la coopération régionale et de son représentant basé sur Tananarive.
Les contacts pris et entretenus toute l’année avec les personnes ressources en place sur l’île Sainte-Marie par le biais du nouveau directeur de l’Alliance Française ont également contribué au succès de l’opération.
2. Le groupe Oscar attendu : témoignage de liens solidement tissés
L’accueil qui nous a été réservé par l’Alliance Française lors de notre arrivée dans leurs nouveaux locaux à Ambodifototra atteste de la qualité des relations nouées avec les autorités et relais institutionnels localement.
Le groupe OSCAR a été invité à découvrir une exposition permanente d’une riche collection de cartes postales de Madagascar à la fin du XXème siècle, et à assister à la représentation de quelques extraits de la pièce de théâtre de « La Fabuleuse Histoire de l'Île Sainte-Marie » (Tantara Nosy Boraha) interprétée par l'Alliance française de Sainte-Marie et le Théâtre du Ravinala dirigé par Jean-Claude Scant. Une fresque historique inédite qui retrace en plusieurs tableaux une période décisive de l'histoire de Sainte-Marie.
Un cocktail de bienvenue a ensuite été partagé avec les officiels à qui des cadeaux protocolaires ont été remis parmi lesquels le Consul Honoraire, la Chef de District qui nous a de nouveau honorés de sa présence et le nouveau Président de Délégation Spéciale de Sainte-Marie (fonction de « super maire »), en fonction depuis 3 mois.
La rencontre avec David Randrianarivelo, Volontaire du Progrès et directeur de l’Alliance Française depuis juin 2009 en remplacement de Laurent Bicchierrelli, et les retrouvailles avec Marc Blondel, hôtelier de la place et acteur fortement impliqué à titre personnel dans l’action d’OSCAR, se sont placés sous le signe d’une franche amitié et d’un vrai désir de s’entendre.
Les directrices du groupe (pré)scolaire La Colombe du Nord à Ambatoroa, de l’école La Frégate et de la crèche à Ambodifototra, avec qui un contact avait déjà été pris les années précédentes, ont également été rencontrées .
Enfin, les saint-mariens ont manifesté une grande joie à notre arrivée dans les villages. Des enfants courraient sur les plages rejoindre ceux déjà rassemblés à attendre l’accostage des bateaux. Certains se souvenaient même des prénoms de certains d’entre nous présents en 2008 !
La générosité des agents de la Région a permis de distribuer également plus d’une quinzaine de cartons de vêtements enfants aux orphelinats « Zazakely » dans le nord et à Agniribé au « Foyer de l’espérance » sur l’île aux Nattes.
Parmi les retrouvailles, la jeune proviseure du seul lycée de Ste-Marie nous a également accueilli à notre arrivée. Deux cartons de livres d’enseignements destinés aux professeurs lui ont été remis.
3. A la rencontre des écoliers : notre action de fond …
Comme lors des précédents déplacements, OSCAR a orienté l’essentiel de son action vers les enfants.
Quatre villages du nord, région la plus défavorisée de l’île, ont reçu notre visite : Ambatoroa, Ambodiatafana, Ifotatra et Agnafafy, village de la côte est que nous visitions pour la première fois. Le déroulé d’une journée type prévoyait le partage du repas avec les enfants suivi d’un spectacle de magie et/ou la projection d’un dessin-animé et enfin la distribution de petits matériels scolaires (cahiers et stylos essentiellement) aux enfants. En complément et comme demandé lors de notre dernier passage par les directeurs d’école, des livres de lecture ainsi que des kits de traçage (règle, équerre et rapporteur) ont été réservés pour l’usage des enseignants (30 par école).
D’une façon générale, les villageois ont largement participé à la préparation (tri et cuisson du riz, découpe de la viande, dressage des feuilles de « falaf ») et à la distribution du repas aux enfants, aux anciens et aux figures du village. Toutes les bonnes volontés de l’équipe ont pu s’associer à ces différentes phases pour le bonheur des uns et des autres.
Parfois dépassés par notre propre succès, le groupe a du composer pour que l’ensemble des villageois qui s’étaient invités à la fête puisse également partager ces repas. Ce fut le cas notamment à Ambodiatafane, dernier village situé dans la partie la plus septentrionale de l’île. Du riz et de la viande supplémentaires ont pu être achetés sur place.
Une certaine tension était palpable d’un point de vue alimentaire, les conséquences du cyclone Ivan liées à la crise actuelle ont aggravé la situation déjà difficile dans ce village ensablé perché sur les dunes et de fait plus exposé aux vents. Les cocotiers n’ont pas retrouvé de leur splendeur ni de leur rendement habituel.
Au cours de chaque journée passée dans les villages, les membres du groupe OSCAR ont eu le loisir de distribuer friandises et ballons, d’organiser jeux et animations faisant le bonheur des enfants.
L’animation phare a sans nulle doute été le spectacle de magie qui a su capter l’attention des petits (et des grands !) et fasciner l’ensemble du public par des tours participatifs toujours bien rôdés et plein d’humour !
Cette année, une attention toute particulière a été portée aux femmes qui ont pu profité d’un atelier manucure. Un moindre remerciement pour l’accueil des plus chaleureux qui nous était offert à chaque arrivée dans les villages.
Il a régné lors de ces moments passés dans les villages un véritable esprit de partage. L’échange, pas uniquement matériel, a lieu à tout niveau, tant en sourires qu’en paroles. Une énergie débordante animait les enfants, au point de nous déborder par moments !
4. … ponctuee de rendez-vous sportifs :
A l’origine de notre première idylle avec l’île Ste-Marie en 2006, le football a été l’entremetteur d’une relation durable qui noue aujourd’hui nos deux îles.
Chaque année, nous nous efforçons, sans que cette activité ne soit un critère de sélection parmi les volontaires candidats au voyage, d’organiser un mini tournoi de football dédié à la mémoire de notre regretté Daniel Kichenin, qui nous avait accompagné il y a deux ans.
Cette rencontre sportive a rassemblé trois équipes : Ifofatra, Geto et l’équipe d’OSCAR renforcée de quelques malgaches dont, pour la petite anecdote, le Président de Délégation Spéciale a l’initiative du premier but !
Celles-ci se sont respectivement classées première, troisième et seconde à l’issue de la compétition balayée par une alternance de nuages diluviens et d’éclaircies.
Les deux équipes locales ont été dotées d’une coupe, de tee-shirts, de casquettes et de ballons. Certains agents d’OSCAR ont fait don de tout ou partie de leurs équipements personnels. Un lot complet de tenues a également été offert aux joueurs d’Ifofatra, la moins équipée.
Enfin, annonce a été faite de la volonté pour OSCAR de voir une équipe de Ste-Marie, en invité d’honneur, au tournoi inter régions programmé et organisé par la Région Réunion pour mai 2010 à La Réunion. Cette perspective nécessite à présent de préciser les modalités pratiques qui permettront de les inviter. Cette nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’excitation et d’enthousiasme !
Au passage, nous avons pu constater, en comparaison avec les années précédentes, la nette amélioration du terrain (limites matérialisées) et de son accès où le « passage à gué » à travers la rizière a été remplacé par des passerelles de bois.
Les Premières Foulées de l’Ile Sainte-Marie, course pédestre d’environ 13 kilomètres, ont rassemblé plus d’une cinquantaine de concurrents (ce qui peut être considéré comme un succès à l’échelle de l’île) dont le maire de la ville (!) sur un parcours allant de l’aéroport de Sainte-Marie à l’extrême sud de l’île jusqu’aux locaux de l’Alliance Française à Ambodifototra (chef-lieu).
Nous avons pu saluer la performance des malgaches dont les temps relèvent d’un très bon niveau. Le premier à inscrire son nom au palmarès réalise un temps remarqué de 42 ‘. Les représentants d’OSCAR n’ont pas démérité, une équipe de relayeuses a même pris le départ et terminé bien au delà des espérances de chacune ! La première féminine, malgache de surcroît, se prénomme comme par évocation … Oscarine !
Des Vélos-Tout-Terrain, coupes, chemises, lecteurs MP3, tee-shirts, casquettes, médailles et lots en tous genres comptaient parmi les récompenses distribuées aux participants.
Un déjeuner en ville avec les organisateurs et les autorités locales a clôturé cette première édition des Foulées, lors duquel de nouvelles idées ont surgi pour l’organisation des deuxièmes foulées 2010...
Enfin, pour la seconde année consécutive, une vingtaine d’équipages a pris le départ de la Course des Pirogues organisée à Agnivorano, loin de la ville. Les villageois venus en nombre soutenir leurs marins ont créé une ambiance survoltée empreinte de chants, d’encouragements et d’applaudissements. La prestation de l’unique équipage d’OSCAR a été largement saluée malgré un départ incertain !
L’annonce des festivités a été diffusée au préalable sur la radio nationale et une brève a été reprise dans la presse écrite le lendemain.
La présence renouvelée de la marine à bord de son zodiac était de nature à garantir la sécurité de tous les participants et de notre équipage en particulier moins aguerri à ce type de bataille navale d’un autre genre. Deux canoës kayak, gracieusement offert par le centre nautique de St-Leu, ont également pu encadrer le départ de la course.
Des médailles, kits de plongée et imperméables ont récompensé tous les concurrents ; l’équipage vainqueur s’est quant à lui vu offrir un zébu.
5. D’autres moments forts …
Comme l’année dernière, nous avons eu l’immense privilège de croiser les baleines en route vers le sud lors de nos navettes quotidiennes en bateau vers les villages.
En chemin vers Ambodiatafana nous avons retrouvé Modestine, la directrice du centre pré-scolaire privé La Colombe du Nord, qui a insisté pour nous faire visiter son école réhabilitée en partie grâce à la contribution financière de certains membres du groupe OSCAR en 2008.
La toiture du bâtiment, entièrement refaite à neuf, attestant de l’utilisation à bon escient du don recueilli a motivé l’ensemble du groupe à se cotiser : une centaine d’euros a été remise à Modestine qui a promis, comme l’année passée, de respecter son engagement quant à l’usage de cette modeste contribution.
Modestine a par ailleurs insisté, dans un laïus inquiétant, sur le contexte actuel dans lequel évoluent les enfants du nord de l’île, rendu difficile par la conjoncture politique du pays. Elle a notamment annoncé la cessation de son service de cantine, faute de moyens. Certaines familles ne semblent plus par conséquent en capacité d’assumer la scolarisation de leurs enfants.
Notre passage à la crèche d’Ambodifototra et à l’école La Frégate plus au sud compte également parmi les temps forts du séjour. Une distribution de jouets s’est faite sous le regard ébahi des enfants qui, pour les plus grands, se sont montrés d’une politesse remarquable.
Des cartons de vêtements ont été remis à la directrice de la crèche.
La directrice de La Frégate a promis de tenir le groupe OSCAR informé du programme de parrainage scolaire en faveur des enfants qu’elle accueille.
En marge de notre action, de belles surprises sont venues égayer le séjour.
Vilon’Androy, formation musicale de Tuléar, a donné un mémorable concert de Salegy à l’hôtel La Crique, où nous étions hébergés, pour le plaisir de tout le groupe OSCAR qui s’est courageusement essayé au rythme effréné des pas de danse malgache ! Pour la petite histoire, Vilon’Androy s’était produit le mois précédent à la Réunion, sur la scène du Sakifo.
Une distribution de vêtements et de jouets ainsi qu’un spectacle de magie ont été proposés en remerciement au personnel de l’hôtel La Crique que nous avons côtoyé pendant toute une semaine.
Enfin, il a pu être ménagé quelques rares moments de repos et/ou de découverte au cours du séjour, et qui se sont révélés être bénéfiques pour tous.
Les deux parcours de randonnée pédestre ont donné l’occasion à ceux qui le souhaitaient de traverser l’île d’ouest en est et de profiter de superbes paysages (dans les denses forêts de ravenales et de gréviléas…) et points de vue (sur la baie d’Ampanihy et les piscines naturelles à l’extrême nord de l’île…).
Un périple en pirogues à travers la mangrove nous a conduit sur une plage déserte de sable fin où le bain pris en plein océan indien a revigoré le groupe.
La visite de l’école d’Agnafafy dans l’est a été une agréable surprise où la discipline tranchait avec le joyeux brouhaha de nos rencontres habituelles. Les anciens du village représentent à la fois les sages et les gardiens des bonnes valeurs. C’est dans un très bon français, académique, qu’ils exprimèrent leurs quelques desideratas parmi lesquels la reconstruction d’une classe détruite par le cyclone Ivan, disposer de livres de français niveau primaire et de ballons mousse, considérés comme démodés mais réputés increvables !
Un devis sera établi par le directeur d’école et le « fokontany » (chef du village) pour préciser le montant de la reconstruction de la classe estimée à 1500 €.
Nous avons été accueillis pour cette unique nuit sur la côte orientale de l’île au « Paradis d’Ampanihy », nom évocateur non pas pour les prestations de la structure dépourvue d’eau courante et d’électricité mais pour le cadre idyllique et enchanteur des lieux. A notre départ, plusieurs sacs d’eau chaude solaire ont été offerts à la gérante de l’hôtel.
Le séjour s’est achevé par un repas pris et une nuit passée au Baboo Village sur l’île aux Nattes. Ce très bel endroit n’a malheureusement pas eu le loisir de nous dévoiler tous ses charmes du fait de notre arrivée tardive sur le site, et de notre départ aux aurores et sous la pluie le lendemain.
6. Les perspectives de coopération
Suite aux échanges que les membres de notre groupe ont pu avoir avec certaines autorités de l’île Sainte Marie (Chef de district, PDS, directeur de l’hôpital) ainsi qu’avec les Volontaires du Progrès réunionnais (VP) affectés sur place, des actions de co-développement, pour lesquelles des réflexions ont été engagées, pourraient se mettre en place dans les mois à venir.
Il convient tout d’abord de signaler que des jouets supplémentaires seront expédiés, récupérés avec l’entreprise Ravate, comme les années précédentes, à un certain nombre de crèches et d’écoles de Sainte Marie à l’occasion des fêtes de Noël et acheminés gratuitement par la société de pêche SPSM.
Par ailleurs, par le biais d’OSCAR et grâce à la générosité de coopératives agricoles de La Réunion, des semences seront envoyées prochainement à notre VP en charge de la Maison de l’Agriculture et de l’Environnement de l’île Sainte Marie. L’impact sera d’envergure puisque ce sont près de 500 paysans sainte-mariens qui sont actifs dans le projet de développement de la filière maraîchage mené par le VP.
S’agissant de projets plus structurants, des contacts très prometteurs ont pu être pris auprès de partenaires malgaches et réunionnais.
Equipement des dispensaires en eau chaude solaire :
En partenariat avec un solariste réunionnais et le Rotary club, un programme d’équipement des dispensaires de l’île en chauffe eaux solaires est à l’étude. Cette opération serait intégrée dans les actions de coopération que mènent actuellement le Rotary Club de la Réunion et l’hôpital d’Ambodifotatra.
9 dispensaires et 1 hôpital ont été recensés sur toute l’île dont 2 ne bénéficient pas de citernes ou sont endommagées (de type béton, fissurées). Aucune de ces structures ne bénéficient de l’eau courante du réseau public. Elles sont toutes alimentées par des citernes qui récupèrent les eaux de pluie de la toiture.
Réhabilitation du petit marché :
Projet de réalisation d’une structure métallique avec les élèves de BTS du lycée technique de Bel Air à Ste-Suzanne dans le cadre de leur stage collectif de fin d’année. Plusieurs pistes ont été avancées avec les différents acteurs locaux : réhabilitation de la crèche municipale, réalisation d’un point info-santé de la Croix Rouge, prolongement ou annexe d’un dispensaire ou d’une école…
La dernière proposition qui a été soumise et qui semble recueillir l’unanimité serait la reconstruction du petit marché couvert qui est une structure métallique vieillissante et complètement rouillée. Ce projet fait le lien avec l’aide au développement de la culture maraîchère que mène actuellement un VP affecté à cette mission. Un partenariat pourrait s’envisager avec Transmad qui a été le coordonnateur de travaux pour la réalisation du nouveau bâtiment de l’Alliance Française.
Aide à la reforestation :
Dans le prolongement des actions entreprises par l’association « Planète urgence » et identifiées à la suite du colloque sur la biodiversité qui s’est tenue sur l’île de la Réunion, l’aide à la reforestation doit se poursuivre en lien avec l’ensemble des acteurs locaux.
L’office du tourisme de Ste-Marie, très actif dans ce domaine, souhaite prioriser les actions qui tendent à préserver les richesses naturelles, culturelles et historiques de l’île. Dans ce cadre, elle a signé une convention de partenariat avec l’ONG Fanamby fin 2008 afin de délimiter, protéger et reconstituer trois massifs forestiers situés au nord est de l’île.
Echanges sportifs à la Réunion :
Afin d’appliquer la coopération à double sens, deux évènements sportifs permettraient de concrétiser la venue de nos amis malgaches :
- Participation d’une équipe sainte-marienne au Tournoi inter-régional :
A l’occasion de la 9è édition du tournoi inter-régional de football en 2010 qui sera organisée par la Région Réunion et qui réunira l’ensemble des Régions françaises sur notre île en mai prochain, il est envisagé de faire venir en invité d’honneur une équipe sainte-marienne, sous le signe de la fraternité et de la solidarité.
- Participation au prochain marathon Tram Train :
Lors de la 4è édition du marathon Tram Train qui sera organisée par la Région Réunion en avril 2010, le vainqueur des 1ères foulées de l’île Ste-Marie pourrait faire partie de la dizaine de coureurs extérieurs invités chaque année.
Sur le plus long terme, il pourrait être envisagé qu’un véritable partenariat se développe entre notre Collectivité et l’île Sainte Marie et se concrétise par la signature d’une convention entre notre Collectivité et le District de Sainte Marie. Les déplacements d’OSCAR sur l’île depuis 2006 ont, en effet, permis de créer des contacts privilégiés entre les acteurs du développement local de Sainte Marie et des partenaires réunionnais. Un véritable programme d’actions pourrait s’élaborer sur la base des diagnostics réalisés par notre équipe et par les VP travaillant sur place. Une île comme Sainte Marie se prêterait d’ailleurs très bien à une opération intégrée de développement qui pourrait être portée par un Volontaire réunionnais.
En effet, du fait de son contexte géographique et de ses besoins particuliers, Sainte Marie pourrait bénéficier d’approches plus intégrées de la gestion durable du territoire et des ressources (terre, eau, forêt) et ce afin de faire face aux menaces qui pèsent sur son territoire (cyclones, inondations, déforestation…). Un tel projet faciliterait l’analyse des problèmes environnementaux et l’établissement de priorités précises concernant les modifications à apporter aux politiques et activités sectorielles de l’île.
En conclusion, il semble que la formule du tourisme solidaire ait emporté l’adhésion de tous, ce choix de voyage offrant véritablement la possibilité d’approcher, de découvrir et de vivre le pays et ses coutumes de l’intérieur.
La compilation des photos et films du séjour sera bientôt disponibles sur un blog dont l’adresse sera prochainement communiquée.
Pour finir, sur des mots empruntés à Charles BEAUDELAIRE extraits de Parfum Exotique (Les Fleurs du Mal, 1857), Sainte-Marie est un peu … :
« Une île paresseuse où la nature donne Des arbres singuliers et des fruits savoureux ; Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne »
Sans oublier les enfants saint-mariens, sans qui rien de tout cela n’aurait de sens …
Nos plus sincères remerciements aux partenaires, amis et financeurs qui ont contribué à la réussite de cette opération, tant pour leur soutien, leur participation financière, matérielle et logistique.
Spécial remerciement à Nolwenn pour avoir activement contribuer à ce récit.😉
Classes Affaires et Première (suite)
Hello,
Je m'autorise à copier notre ami Posseidon ci après pour ce nouveau post concernant les classes Affaires et Premiere 😎
Cordialement
Esteban
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Bonjour à tous,
La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.
Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.
Merci à tous pour vos contributions. 🙂
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Bonjour à tous,
La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.
Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.
Merci à tous pour vos contributions. 🙂
Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness"
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en Australie (30 mai au 5 juillet 2010)... de Darwin à Perth, en passant par les parcs nationaux du Top End, du Kimberley, du Pilbara et de la côte occidentale.
Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.
La version complète avec davantage de photos est ici :
sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/
Bonne lecture à tous !

Présentation
L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !
Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.
Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !
Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.
Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.
A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.
Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.
Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.
Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.
A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !
Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.
Notre parcours
Vingt-sept heures de voyage et premières impressions
J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10
C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).
C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).
Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.
Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.
Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.
Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !
Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !
J3 : Mar 01/06/10
Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.
A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.
Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !
En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.
Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.
Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !
Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.
Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.
Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !
Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.
Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !
Mistake Billabong
Kakadu Ubirr Rock
J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.
Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.
Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.
Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.
Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !
Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.
A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.
C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !
A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.
Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.
Nous découvrons une à une ces merveilles.
Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.
Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.
A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.
Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !
Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !
Ubirr Rock Art
Kakadu : Nourlangie Rock
J5 : Jeu 03/06/10
Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !
Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.
Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.
Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.
Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.
Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.
D’abord un coup d’œil aux peintures !
Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.
Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.
A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.
Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !
Balanced Rocks ?
Elephant Rock ?
A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !
Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.
Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.
Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.
Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !
Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !
D… O… D… O !
Nourlangie Rock Art
Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10
Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.
Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.
Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.
Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.
Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !
Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !
Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.
J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?
Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.
Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.
La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !
En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.
Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.
Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !
Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !
De plus près ! Bad look !
Repu sur la berge !
Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!
En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !
Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.
Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !
Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !
Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.
Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !
Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !
Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.
Yellow Water Cruise
Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10
Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.
Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?
Vues de part et d’autre du pont.
Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.
Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls
Ça y est ! On y arrive enfin !
Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.
Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !
En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.
En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.
A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.
A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !
A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.
Gunlom Pools
Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.
La version complète avec davantage de photos est ici :
sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/
Bonne lecture à tous !

Présentation
L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !
Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.
Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !
Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.
Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.
A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.
Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.
Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.
Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.
A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !
Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.
Notre parcours

Vingt-sept heures de voyage et premières impressions
J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10
C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).
C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).
Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.
Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.
Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.
Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !
Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !
J3 : Mar 01/06/10
Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.
A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.
Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !
En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.
Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.
Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !
Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.
Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.
Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !
Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.
Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !
Mistake Billabong

Kakadu Ubirr Rock
J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.
Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.
Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.
Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.
Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !
Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.
A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.
C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !
A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.
Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.
Nous découvrons une à une ces merveilles.
Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.
Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.
A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.
Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !
Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !
Ubirr Rock Art

Kakadu : Nourlangie Rock
J5 : Jeu 03/06/10
Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !
Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.
Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.
Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.
Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.
Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.
D’abord un coup d’œil aux peintures !
Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.
Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.
A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.
Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !
Balanced Rocks ?
Elephant Rock ?
A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !
Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.
Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.
Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.
Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !
Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !
D… O… D… O !
Nourlangie Rock Art

Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10
Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.
Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.
Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.
Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.
Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !
Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !
Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.
J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?
Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.
Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.
La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !
En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.
Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.
Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !
Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !
De plus près ! Bad look !
Repu sur la berge !
Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!
En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !
Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.
Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !
Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !
Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.
Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !
Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !
Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.
Yellow Water Cruise

Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10
Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.
Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?
Vues de part et d’autre du pont.
Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.
Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls
Ça y est ! On y arrive enfin !
Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.
Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !
En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.
En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.
A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.
A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !
A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.
Gunlom Pools

Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Quel est le coût de la vie aux Comores?
Je souhaite donc connaître le coût de la vie aux Comores en ce qui concerne un logement modeste ( 2 pièces ), le coût de la nourriture, des transports et des soins.
Donc, par mois, combien ça me coûterait pour vivre modestement avec ce que j'ai cité ci-dessus ? Merci.
Donc, par mois, combien ça me coûterait pour vivre modestement avec ce que j'ai cité ci-dessus ? Merci.
Déprogrammation des croisières sur le Costa Romantica vers l'Asie à partir d'avril 2011
Costa vient de déprogrammer toutes les croisières sur le Costa Romantica à compter de la Transatlantique d'Asie du 1er avril 2011 (page 196 du catalogue).
Toutes les croisières d'Asie qui suivent, sont aussi déprogrammées.
Pour quelles raisons ? Costa ne le dit pas !
Nouvelles liaisons aériennes de Beauvais vers le Maroc avec Ryanair
Après avoir annoncé le lancement de vols entre Beauvais et Barcelone El Prat, Séville et Vérone, Ryanair annonce le lancement de vols entre Beauvais et Tanger, Marrakech, Fez et Nador au Maroc. Maintenant même plus besoin d'aller à CDG ou Orly pour les franciliens, Picard ou Normand qui souhaitent aller au Maroc. Je ne sais pas ce que vous en penser mais pour du Paris Marrakech il y avait déjà EasyJet, Transavia, Jet4You, Royal Air Maroc, ça ne va pas faire un peu beaucoup ? Sinon pour ce qui concerne Tanger, Transavia avait bien essayé il y a qques mois de lancer un vol au départ de Paris, les ventes avaient même été ouvertes, mais ne l'avait finalement pas fait faute de demandes suffisantes. J'espère que pour Ryanair il en sera autrement.










