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Autorisation pour laisser son véhicule en Amérique du Sud
by Guillame · 2018-11-02 · 2 replies
Bonjour à tous,

quelqu'un peut il me dire ou il est possible de laisser en toute sécurité son véhicule 6 mois ou plus, soit au Pérou, en Bolivie, Chili en Argentine ou au Brésil.

merci pour vos réponses
Parking camping-car à Nice
by Claudie74 · 2018-10-22 · 5 replies
Bonjour, question précise et urgente : A Nice, où trouver un parking pour stationner de jour avec un camping car de 7 mètres ? Merci d'avance Cordialement Claudie
8 jours à vélo pour une magnifique balade à Chamonix
by Lucbertrand · 2018-06-09 · 16 replies
La France est le pays au monde le plus apprécié pour le voyage à vélo, ce qui ressort d'un sondage récent, d'ailleurs je crois qu'une piste cyclable française a obtenu un premier prix. Donc je ne me prive pas pour faire un petit coup de pub pour ce merveilleux terrain de jeu à deux roues, même si je déborde un tout petit peu à deux reprises sur la Suisse.

Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges

L'ALLER

Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.

Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.

J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.

Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.

J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.

En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.

J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.

Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.

Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.

Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.

Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.



Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.

Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.



Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.

A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.

La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.

Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.

Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.

Le soir Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.

Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.

Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.

Le matin

Le soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.

Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.



Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.







Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.



Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.

Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.

Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.

A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.

Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.





Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.



Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.

Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.



Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.



Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Voyage une semaine en Roumanie en juillet
by Scandinavia · 2018-05-09 · 11 replies
Bonjour,

M'étant laissé tenté par une offre Wizzair pour la Roumanie et des discussions avec des personnes originaires de ce pays au travail, j'ai donc mes billets pour Sibiu au mois de juillet pour une semaine. Atterrissant à 00h30 j'aurai 7 jours quasi pleins (le vol retour est en fin d'après-midi/début de soirée). Je connais assez peu les pays de l'Est si ce n'est une semaine à Gdansk en Pologne et Prague. Je me tourne donc vers vous. J'ai en effet plusieurs questions...

J'atterri donc la nuit à 00h30 en Roumanie je compte dormir sur Sibiu pour le peu qui nous reste de sommeil, j'imagine que c'est la meilleure solution ? Prendre un taxi en arrivant j'imagine ? Quel est le prix du taxi en Roumanie et au niveau de la sécurité/arnaque qu'en est-il ? J'imagine que c'est comme dans tous les pays, faire attention et prendre les taxis officiels. Arrivant la nuit, je me méfie un peu plus surtout dans un pays qu'on ne connaît pas (mais ça aurait pu être le cas pour un autre pays que la Roumanie). Concernant le parcours, je suis dans le flou. Les château, des ballades en forêts, flâner dans de jolies villes, bien manger, vers quoi se diriger comme itinéraire ? Ma première idée était de loger sur Brasov. J'aime bien rester au même hôtel pour éviter de bouger tous les deux jours et pour prendre mes repères. Prendre les 6 nuits à Brasov est une bonne idée ou beaucoup trop long ? Faut-il louer une voiture ou on peut se débrouiller pour se déplacer ? Bus, Trains et éventuellement taxis si ce n'est pas trop cher ? Concernant la location de voiture, une petite voiture (par exemple la dernière C3) suffit ? J'apprécie de pouvoir me déplacer à ma guise et s'arrêter là où on veut sans avoir de contraintes. Bucarest est il une étape obligatoire ? Si oui une journée depuis Brasov (3 heures de route ?) est-ce suffisant ? Il faut mieux dormir sur place une ou deux nuits ? Pas indispensable Bucarest ? Qu'en est-il au niveau de la sécurité et des arnaques en général ? On entend beaucoup de choses mais les retours des personnes roumaines que je connais et ce que je lis sur internet ne vont pas du tout dans ce sens là, ce qui est tant mieux et m'étonne guerre. Il n'y a qu'à voir pour le Mexique par exemple où j'ai été très agréablement surpris à ce niveau là. Pour les hôtels je table sur 30/35€ la nuit pour deux dans l'idéal donc si vous avez des adresses je suis preneur même si avec Booking c'est assez facile.

Bref, je suis preneur de toutes vos idées, bons plans, expériences, adresses, conseils, itinéraires. Je suis assez ouvert. Je reviendrai également vers vous si j'ai d'autres questions ! 😉
Vélo en famille: Nicaragua ou Costa Rica
by Mireqc · 2017-11-12 · 6 replies
Bonjour,

Nos souhaitons partir en voyage en velo de mi-decembre a mi-Janvier (3-4 semaines) Nous partirons avec nos enfants de 6 mois et 2 ans et demi en chariot

Nous recherchons la destination idéale avec un equilibre securite pour les enfants et paysages/rencontres: - des routes avec peu de traffic et en pas trop mauvais etat - des reliefs , mais pas au-dessus de 2000m (Nous avons pensé a la Colombie mais le pediatre nous suggere de ne pas aller au dessus de 2000m avec les enfants en bas-age) - possibilite de camper - une population sympathique.

Nous avons deja traversé l'Asie (sans les enfants) et Cuba (avec l'ainé).

Selon vos expériences, serait-il préférable d'aller au COsta RIca ou au Nicaragua? (ou autre?) Nous souhaitons prendre en compte aussi les frais, un mois de logement au COsta RIca semble prohibitif.

Merci par avance de vos commentaires et suggestions Rémi
Nouvelles de Turquie
by Dniorthe · 2017-10-08 · 38 replies
bonjour, je reviens de Turquie où j'ai "fêter" mes 27 années de voyages sur place... Je souhaite donc faire partager quelques informations qui peuvent aider ceux qui souhaitent s'y rendre. Ma vision ne peut-être objective (puisque je connais le pays depuis un certain nombre d'années) mais elle tente d'être réaliste.

Istambul : il y avait pas mal de touristes cette semaine, bien plus qu'en novembre dernier et qu'au printemps... Il reste de la place dans les restaurants mais ce n'est pas la bérézina des mois passés... pourvu que cela dure ! La sécurité est effective (police, armée, contrôles dans les lieux touristiques (portiques de sécurité...). Les tarifs sont très bas (hébergements) et les marchands de "souvenirs" attendent le client avec parfois un peu de pression sur le touriste de base. Ce mois ci, j'ai croisé quelques anglos saxons (que je n'avais pas vus en nov 2016), quelques rares français, espagnols ou italiens.... par contre beaucoup de russes ou de personnes des pays baltes et de ressortissants de pays arabes (les restaurant ont pour certain embauchés des serveurs parlant l'arabe et les menus sont traduits). Dans le grand bazar, 600 à 700 magasins sont fermés ou à vendre !

En cappadoce... Le seul village qui arrive encore a résister est Goreme. Avanos et Urgup sont quasi vides de touristes ! Utchisar et ses "boutique hotels" s'en sort (mais ce n'est peut être pas grave) la majorité des personnes étant très cadrées par différents "tours" organisés par les hotels. Les restaurants étaient pleins, les hotels simples et moyenne gamme presque pleins. Les touristes présents étaient en majorité chinois et turcs. Les chinois font de l'ATV (du quad) mais c'est un peu le bazar car ils ne savent pas conduire ce qui fait réfléchir les loueurs et donc des tours guidés sont quasi obligatoires. La montgolfière fait toujours carton mais les prix ont bien chuté depuis 3 ans (quasi divisé par 2)! Les autres touristes sont des turcs ! qui ont une vision de l'hotel un peu différente que celle ques certain d'entre nous recherchent (télévision, mini-bar...) Pour info (et un peu d'histoire) goreme en 1990 = 10 pensions chez l'habitant, aujourd'hui 220 à 240 pensions/hotels !

Les transports fonctionnent toujours aussi bien : avion : 23 euros pour ist/kayseri et 30 TL de navette pour l'hotel de votre choix. l'aéroport de Nevsehir est en travaux pour l'année (celui de Kayseri prendra la suite quand le premier sera fini). Pour le bus : tickets de 70 à 80 Tl pour Istanbul . Kamil Koç est plus chère mais il n'y a que 3 sièges de front... et ils sont bien confortables ! Pour ceux qui pratiquent le bus, je conseille de descendre coté asiatique, prendre une navette (gratuite) pour Harem ou Kadikoy et traverser le bosphore le matin... ça réveille ! plutot que de se faire le tour via le pont et d'arriver dans les embouteillages à l'Otogar d'Essenler... en plus, les navettes pour Sultanhamet ne sont pas forcément organisées (au "pire" on descend à Aksaray... mais ça fait reprendre le tram...)

La cote égéenne/méditéranéenne : Je n'y suis pas allé.... mais je sais qu'il y a peu de touristes européens présents. Les russes sont plus présents que les années passées (une histoire d'amour entre VP et RE ?) après une période difficile.

Pour finir, je conseille à tout le monde d'aller y faire un tour, vous serez bien accueillis (et on peut même considérer que nous sommes attendus !) La sécurité dans le pays est identique (voire plus importante) que ce que nous pouvons vivre en France (et à Paris).

Concernant le gouvernement... je ne ferais pas de commentaires. Les gens que vous rencontrerez ne sont pas du gouvernement ! mais monsieur et madame "tout le monde" qui tente de vivre dans un pays où la question du lendemain devient complexe.

Bon voyage Dominique
L'inhospitalité en Bretagne
by Zorba · 2017-07-27 · 632 replies
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous oubliez les horaires; vous restez un peu plus longtemps sur la plage; ou le bateau de votre excursion rentre tard..... A un moment donné Il faut se résoudre à aller diner! Vous allez recevoir la punition de votre manque de vigilance : La plupart des restaurateurs vous annonceront parfois à 21:00 ou plus surement à 21:30 "On ne sert plus" ou "On a tout éteint" Comme s'il s'agissait d'une procédure compliquée de rallumer comme pour un haut fourneau. Une fois on nous a refusé un Croque Monsieur car le cuisinier était parti!

Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!

Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.

Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.

Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.

Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
15 jours en Ouzbékistan
by Geormax · 2017-06-14 · 69 replies
Bonjour à tous,

Ce témoignage pour vous faire profiter de notre expérience de ce magnifique pays qu'est l'Ouzbekistan. 15 Jours organisés à 4 pour visiter les lieux incontournables du pays : Khiva / Boukhara et Samarcande entre le 28 avril et le 13 mai 2017. J'insiste un peux plus sur les modalités pratiques car ce sont ces détails qui vous aiderons dans votre organisation du voyage ; l'approche culturelle est bien détaillée dans les guides (Oulizane le plus complet).

Pour que le circuit soit cohérent et aille crescendo, je considère qu'il faut débuter par Khiva, puis Boukhara puis Samarcande (vous aurez toujours plus beau et plus grand devant vous). Tout d'abord, par rapport aux voyages organisés qui atterrissent à Tachkent et prennent un vol intérieur pour Khiva, sachez que de Roissy vous avez un vol direct pour Ourgentch (à 30 km de khiva) avec la compagnie Ouzbekistan airways (compagnie qui présente des caractéristiques normales de sécurité).

Concernant les modalités pratiques :

Sécurité : aucun soucis et aucun sujet , le séjour s'est passé à merveille. Nous étions 4 et avions organisé notre voyage par nous même. Le pays est tranquille et l'islam tolérant.

Voiture / déplacements : on ne peux pas conduire quand on est étranger, il faut donc louer une voiture avec son chauffeur. Ils sont organisés pour nos déplacements touristiques et vous aurez le choix entre de nombreux taxis pour vos liaisons entre les villes ou une ballade d'1 jour en étoile. Toutes nos liaisons ont été faites en taxi , sauf samarcande / tachkent que nous avons fait en train (un souvenir inoubliable par 38 degrés extérieurs , train non climatisé et 1 TV communautaire diffusant des clips locaux). Tous les véhicules roulent au gaz (c'est leur ressource naturelle abondante). Donc les voitures ont souvent leur réservoir de gaz dans le coffre arrière aussi il faut compter qu'avec des bagages "ordinaires" (1 valise + 1 sac à dos par personne) 2 touristes par taxi et la voiture est pleine ou presque.

Population : les gens sont très accueillants et curieux de nous. De nombreux locaux sont venus à notre rencontre nous questionner sur notre provenance, notre circuit, ils veulent pratiquer l'anglais (les jeunes surtout), faire des selfies avec nous .... Ceci en toute bienveillance. Sincèrement l'approche humaine a été un des point les plus plaisants du voyage, nous en conservons un souvenir touchant.

Change : je n'avais jamais vu ça ! Durant nos congés, le change officiel était entre 4000 et 4100 soums pour 1 €. Nous avions lu dans les guides que le change au noir était courant mais à ce point ! Tout le monde vous proposera de changer (hôtels / commerçants / individus dans la rue) nous n'avons jamais mis les pieds dans une banque et n'avons pas été inquiétés au retour par la douane (avions lu qu'il fallait justifier de change officiel). Les commerçants peuvent même vous rendre la monnaie en € et avec des pièces svp ! Donc il faut savoir que vous pourrez changer des € jusqu'à 2 fois leur valeur au cours légal (ce qui divise par 2 votre budget en soums). En arrivant à l'hotel de Khiva nous avons changé pour 1 € / 6000 soums et tout le reste du séjour nous avons changé à 1 € pour 7500 à 8000 soums (un truc de fou). A tachkent avons changé en sortie de métro, devant les flics, nos changeurs avaient des poches pleines de liasses de billet .... Evidemment avec cette parité, on se doute que la moindre dépense se chiffre en milliers de soums ... on apprend donc à compter des liasses de billets et les locaux ont une grande dextérité en la matière.

Achats : très peu d’hôtels prennent la CB, c'est le pays du liquide pour tout payer et je conseille de partir avec des € ( nous n'avons pas pu en retirer là bas). Aucun sujet, tout peut se payer en espèces € ou espèces soums ou espèces dollard (souvent les prix en € ou USD sont plus avantageux que le prix en soum et ce même en ayant fait une conversion au taux de change au noir). Ne pas hésiter, vous pourrez presque tout payer en devises, ils en sont friands (hôtels , souvenirs, taxis ....) A noter que nous avons pu retirer des USD à Boukhara (entre la mosquée Khalon et le marché aux bijoux il y a un distributeur de dollards) ceci est idéal par rapport à un retrait de soums car vous pourrez changer au noir et doubler ainsi votre budget en soum. Les restos par contre se payent en soums le plus souvent. Artisanat varié et de belle facture (attention les chaussons tricotés par ces dames ne se trouvent qu'à Khiva, ne pas rater 1 € la paire et grand choix de couleurs et motifs, cadeaux rigolos, vos pieds apprécieront).

Nourriture : bonne, quoi qu'un peu grasse. Sinon rien à dire. Leur pain est bon, les somsa un régal et les brochettes (shaslik) délicieuses (il existe des brochettes de gras uniquement !). Quelques recette russes comme le plov ou narin (sorte de pâte à la viande de cheval c'est excellent miam). Cartes souvent en russe et en anglais, vive l'aventure. Sur nous 4, aucun malade, RAS. Nous avons par contre pris garde à l'eau. Bière et vodka en abondance partout. Le thé est la boisson qui accompagne le repas traditionnel. En moyenne nous avons mangé entre 1,8 et 5 € par personne sans nous priver, avons testé aussi bien des restau de bon niveau que des boui boui, tout allait bien.

Le circuit : Pour se rendre de l'aeroport d'Ourgentch à Khiva vous aurez le choix entre des taxis (nous avons payé 20 € la voiture ce qui est cher mais nous avons joué la sécurité en arrivant ) ou une sorte train / tram qui a un coût dérisoire mais plus lent. Les prix d'entrée sur les sites payants sont tres raisonnables (le plus souvent 1 €) sauf à Samarcande ou les prix flambent mais ne sont rien à coté des entrées de monument ici. Souvent les billets restent valables 3 jours.

Khiva pour sa partie ancienne est une petite cité fortifiée (de beaux remparts) qui est intimiste et très belle (quoi que moins colorée que les suivantes). C'est un cocon préservé des voitures, très bien rénové, un cadre idilique. Nous y avons passé 2 jours et il y a sincèrement de quoi occuper 2 jours sans trop se presser.

Avons visité 3 forteresses du dessert : taxi à 50 € pour la journée pour nous 4 trouvé par notre hôtel. Ballade simpa, qu'il faut faire pour sortir de la ville et voir un autre aspect du pays. Les forteresses sont belles par leur situation, ont un certain charme et offrent souvent de beaux point de vus (même si ce sont des ruines).

Transfert en taxi pour Boukhara avec une sorte de mini bus climatisé de 6 places assises en plus du chauffeur. 160 € pour nous 4, on avait assez peu de choix sur le véhicule. Nous aurions pu le faire en taxi ordinaire (2 personnes + leurs bagages) à 60 € le véhicule par couple.

Boukahra : superbe, tout peut se faire à pied, même si cette fois ci vous serez en ville avec la circulation (très convenable et non gênante). La mosquée Khalom et sa place sont de toute beauté. Le chor minor est un petit bijoux (très facile d'y aller à pied) ... de nombreuses boutiques de souvenir et d'artisanat très varié. Les medrasas sont souvent devenues des centres artisanaux de toute beauté. Nous sommes allés au bain traditionnel (1 pour les hommes et 1 pour les femmes). Celui des femmes il est situé derrière la mosquée khalom : 20 € par personnes pour un bain avec 2 massages et le temps de repos nécessaire. Bain traditionnel dont les murs ont 500 ans nous a t on dit. Ouvert aux touristes et aux locaux. Les dames qui massent et lavent sont très bien, parlent un anglais moyen mais on se comprend tout de même, elles apprécient nos échantillons de parfums. Il faut essayer, on ressort détendue et propre. Avons pris le temps de sortir de la ville (sur 1/2 journée pour visiter une nécropole et 2 mausolée).

Chahrisabz : cette ville au nom imprononçable est la ville natale de Tamerlan. Il y reste la porte de son palais et quelques monuments anciens qui méritent un arrêt sur la route de samarcande. Avons pris un taxi par couple à 50 € par voiture pour faire le transfert Boukhara / samarcande avec l’arrêt à Chahrisabz.

Samarcande : une merveille. Comme nous vous serez conquis par les couleurs, la taille des monuments, leur grandeur. Quelle splendeur ... le point d'orgue du voyage. Le registan, bibi khanun , la nécropole shah i zinda, le mausolée gour emir ... tout est merveille. Nous sommes revenus 2 fois au registan tellement nous avons trouvé cet endroit superbe. Restez y à la tombée de la nuit, les éclairages sont de toute beauté, il faut absolument voir ça. Je dois vous dire qu'au sein du registan , nous avons été approché par un vigile qui nous a proposé de monter en haut d'un minaret de la medrasa d'ouloug beg et de voir le second étage (tout ceci étant inaccessible normalement). Contre 10 € par personne (pas moyen de négocier, le prix était ferme) nous y sommes allés. Laps de temps assez court là haut, mais assez pour profiter de la vue imprenable sur le site et la ville. On ne peut voir qu'à une personne à la fois et monter à plus de 2 est périlleux car le minaret est étroit et se croiser relève d'une prouesse d’équilibre). Surtout ne ratez pas la visite du mausolée de l'iman al boukhari , il est un peu à l’extérieur de la ville mais on peut y aller facilement en taxi. Le mausolée par lui même et son dôme sont de toute beauté.

Tachkent : notre journée d'avant départ ... capitale décevante sur le plan architectural après avoir vu toutes ces merveilles. Le métro est curieux (il parait que c'est un abri anti atomique) et franchement si vous êtes comme moi déçu de la capitale moderne, vous irez vous réfugier au marché Tchorsou ... un marché énorme , gigantesque (le rungis local) on y trouve de tout et c'est un but de visite sympa.

Voici le descriptif de notre périple. En synthèse je dirais qu'ils ont un patrimoine de fou ! et un peuple très attachant. J'y reviendrai avec grand plaisir. Je précise qu'un voyage entre femmes est à mon avis tout à fait envisageable et sans restriction. Ne vous privez pas d'envisager la decouverte de ce beau pays. Bonne route, j'aurais plaisir à lire vos experiences de voyage et reste à votre disposition pour de plus amples renseignements.

Bon voyage !
Prix des hébergements en Thaïlande
by Pierreyvesb · 2017-05-28 · 17 replies
Bonjour à tous,

Je vais passer 2 mois en Thaïlande avec mon épouse et mes enfants en novembre/décembre 2017.

Nous connaissons la Thaïlande: nous y avons passé + de 3 mois en 2006 puis 2008 (voyages en sac à dos). Nous en gardons un très bon souvenir et souhaitons faire découvrir ce pays fabuleux à nos enfants. Lors de nos voyages (à 2), nous n'avons jamais réservé nos logements à l'avance et avons (presque) toujours trouvé des logements sympas pour vraiment pas chers à l'arrivée.

Mon principal souci est lié aux hébergements: avec 2 enfants en bas âge (5 et 8 ans), on ne peut plus prendre le risque de ne pas trouver de chambres ou de devoir se rabattre sur un endroit trop limite en termes de sécurité ou d'hygiène. On ne peut pas non plus leur faire passer la nuit dans une chambre totalement séparée de la notre (avec entrée indépendante où on ne pourra pas les entendre s'ils nous appellent). On devra sans doute parfois (souvent?) se séparer pour chacun dormir avec l'un d'eux. Une piscine pour le 1er mois dans le nord de la Thaïlande semble très importante pour les enfants sauf s'il y a des chutes d'eau, une piscine accessible ou un point d'eau pour se baigner à proximité.

Bref, ça ne laisse pas tant que ça de logements qui pourraient nous convenir. Les prix sur internet me paraissent excessivement chers. Quelqu'un peut-il me donner une idée des vrais prix sur place?

Dans le nord: Surin, Chiang Mai, Chiang Rai, Kanchanaburi, Ayutthaya et Sukhothai.

Dans le sud: Koh Phi Phi quelques jours (à Long Beach), dans la baie de Phan Nga, à Koh Lipe et Koh Lanta. Nous ne sommes sûr que de Koh Phi Phi et Koh Lipe. Nous cherchons d'autres endroits pas trop chers avec du snorkeling facile pour les enfants sur les plages de la côte d'Adaman: n'hésitez pas à nous faire part de vos coups de coeur.

Faut-il vraiment réserver à l'avance ou est-il toujours possible de trouver de meilleurs rapports qualité/prix sur place?

Merci d'avance, Pierre-Yves.
Les Français(es) et Occidentaux en voyage
by Spacebird · 2017-05-04 · 142 replies
Que pensez vous des français et plus generalement des "occidentaux" en pays étrangers ? Qu'ils voyagent en "organisés", en individuels ou autre, je sais qu'ils ont une des pires réputations parmi les voyageurs et les autochtones; Raleurs, désagreables, se croient "chez eux" en "pays conquis", mal polis, la gueule de bois, et j'en passe; La france en tête des pires, mais aussi americains, canadiens, etc, bref tous ceux issus des "colonisateurs" européens du monde;

Je suis assez d'accord avec ce point de vue; Je suis moi même "né en france", loin d'être parfait, mais je ne me reconnais pas dans ce pays soit disant "de la liberté", mais où règne l'égoisme, l'indifference, la dureté des gens souvent, (gouvernés par des truands en plus ;)) ; Bien sur c'est une "generalisation" en partie, mais il y a des tendances, culturelles, qu'on retrouve, quoi qu'on en dise, même si chaque personne est differente et unique, quelquesoit son lieu de vie ou pays; et sans idéaliser un pays ou "un peuple", aucun n'est parfait sur terre; En voyage en europe, ou en asie entre autres, je suis souvent bien mieux "loin de la france" et des français, et moins j'en vois, mieux je me porte; Au final je prefère être parmi les gens "du pays"; Et quand je vois le comportement, y compris des femmes en france, ça ne m'etonne pas que certains hommes préfèrent finissent dans la solitude des années et preferent s'en aller et voir ailleurs si l'accueil sera "plus agreable"; Pour ma part j'ai rencontré mon amie japonaise en periple à vélo en asie; et je prevois d'essayer de m'y poser plus durablement; La france a encore certains paysages naturels sympas, mais coté "humain", c'est terminé pour moi, j'ai assez essayé; Aucun regret si je quitte ce pays, vu l'ambiance generale, la violence et le mépris de beaucoup, sans compter le climat de racisme, et des nantis qui y vivent; Je préfère aller vers des cultures où le sourire (vrai ou faux d'ailleurs) et le respect, sont plus souvent cultivés que l'indifference et la froideur; Hasta la vista
Voyage en solitaire au Burkina Faso
by Maellebf · 2017-04-16 · 15 replies
Bonjour! Je suis une jeune femme de 19 ans qui part en voyage en solitaire au Burkina Faso en septembre et octobre de cette année. Je suis tombée amoureuse de ce pays depuis toute petite et j'ai décidée d'y partir cette année par le biais d'une bourse. J'aimerais, durant ces deux mois, vivre au maximum proche de la population que j'admire tant. Je souhaite préparer au maximum mon voyage afin d'éviter les mauvaises surprises... Déjà, quelqu'un partirait-il au Burkina dans la même période? J'aimerais visiter les villes de Ouagadougou, Safané, Bobo-Dioulasso, Banfora, Ouessa, Pô, Tiébélé et Zorgho. Pour se faire, toutes informations sur ces villes seront les bienvenus... De plus, je cherche à loger à très bas prix et si vous avez des adresses, elles seront aussi les bienvenus.

De plus, j'aurais quelques questions supplémentaires. - dans les villes de brousses, es ce que le téléphone passe bien? - quel est le plus avantageux, garder un forfait français (sachant que chez free, c'est 0,30/min, ce qui me parait raisonnable) ou bien prendre une carte là bas? - c'est pas trop risqué pour une jeune fille seule? - quelles sont les précautions principales à vendre?

Tout autres conseil est le bienvenu... Merci d'avance! 😊
Voyage routard sac à dos en Haïti
by Mathouxx · 2017-04-01 · 2 replies
Actuellement en république dominicaine, je souhaite découvrir Haïti. Cependant la situation semble très compliqué, un haïtien m'a déconseillé d'y aller.puis-je avoir des infos concrètes( hébergement, sécurité, circulation, que voir, etc? Merci d'avance à toute personne susceptible de m'informer.
Retour de 2 mois au Rwanda et Ouganda à petits prix
by Marcelle22 · 2017-02-05 · 49 replies
Je reviens de ces 2 pays. A part les gorilles, j'ai voyagé sac à dos, transports en commun, petits hotels . Privilégiant les rencontres. Je recommande vraiment ces 2 pays Si vous voyagez ainsi , je peux répondre à vos questions
Visiter la Namibie, le Kenya et / ou le Botswana
by Mourad2 · 2017-01-22 · 10 replies
Je souhaite visiter la Namibie, le Kenya et ou le Botswana..( 3semaines environ) cet été. je n'aime pas trop les TO ! Est-ce que je peux envisager un voyage sans TO ? que je programmerai moi-même ? qu'en est-il de la sécurité ? quel est le pays le plus sur ? quelqu'un peut m'aider dans mon itinéraire ? nous sommes un couple avec 2 ados de 20 et 18 ans. Je compte sur votre aide. cordialement Mourad2
Voyager en autonomie en Iran
by Lolei64 · 2016-12-05 · 2 replies
Bonjour, nous envisageons de partir trois semaines en Iran en mars 2017, étant habitués à voyager en autonomie, nous nous demandons si cela est possible aussi là-bas. Y a-t+t-il des contraintes pour un couple (non mariés) de touristes qui voyage sans guide ? Doit-on déclarer notre itinéraire en arrivant? Quel est le mode de transport le plus adapté ? Peut-on trouver des guides locaux pour organiser un trek? Par ailleurs, nous avons vu que le Quai d'Orsay a relevé le niveau de sécurité en Iran? Est-il imprudent de voyager auj en Iran compte-tenu de la situation en Syrie et en Iraq? Vos réponses et vos conseils sont les bienvenus car nous sommes très attirés par cette destination mais ne savons pas vraiment à quoi nous attendre sur place pour un voyage en autonomie, sac à dos...
Premier voyage seule, 2 mois en Australie
by Thelullaby · 2016-08-17 · 7 replies
Bonjour le fofo,

J'espère que vous vous portez tous bien chers voyageurs :-)

J'ai souhaité ouvrir un topic pour avoir votre retour concernant mon futur voyage en Australie.

Ce voyage prévu de Octobre à Décembre cette année, sera mon premier voyage seule, en tant que jeune femme de 21 ans. Je ne me pose aucune question concernant la sécurité, peut-être parce que je suis assez débrouille et que je sais faire preuve de bon sens dans un pays qui est assez sûr.

Mais je serai intéressée à avoir des retours de personnes qui sont parties (surtout en solo).

Comment s'est passé votre arrivée là-bas ? Quel budget avez vous prévu et l'avez vous tenu ? (Je pensais autour des 10'000 euros) Quel itinéraire avez vous fait et vous a-t'il satisfait ? Vous êtes vous facilement fait des contacts ? Si oui, par quel moyen ? Où avez vous logez ? Est-ce facile de trouver un logement sur place ? Quel est le prix moyen d'un hôtel de gamme moyenne ou d'un airbnb? Avez-vous loué une voiture sur place ?

Je pensais atterrir à Sydney et y passer quelques temps, pour visiter la ville et peut-être me faire quelques contacts sur place. Puis voir différentes destinations : Melbourne, Alice Springs, Cairns, Kangorou Island, Adelaide, ...

Mon objectif est de réellement apprendre a connaitre le pays, le découvrir, dans le but éventuellement de m'y installer à plus long terme plus tard.

Je vous remercie de vos retours et vous souhaite une excellente journée,

À bientôt,

Lena
Location voiture en février au Lesotho
by Jarezien · 2016-08-01 · 6 replies
Bonjour,

Je pars début février 2017 au Lesotho et je sais que c'est une période humide là-bas.

J'aimerais savoir s'il faut impérativement que je loue un 4x4 ou bien est-ce qu'une 2x4 suffirait ? Sachant que je ne suis pas un casse-cou et que je ne compte pas prendre de risques sur la route.

De même, faut-il prévoir un jerrican d'essence ou bien trouve-t-on des stations régulièrement ?

Enfin, je n'arrive pas à trouver de site de location de voiture... Qui peut me conseiller ?

Merci beaucoup pour vos infos qui vont m'aider à construire mon itinéraire.

Fabrice
Voyage à Chennai
by Ariane22 · 2016-06-20 · 11 replies
Bonsoir, j'aimerais savoir si quelqu'un a déjà été au Chennai en Inde, comment a t il trouvé cette ville comment sont les gens là bas, une fille seule serait elle en sécurité?
Risque d'attentats et autres au Kenya?
by Nouni29 · 2016-06-03 · 19 replies
Bonjour mon Copin et moi partons le 19 septembre au Kenya 10jours mais vu la situation nous nous posons bcp de question 🙁 nous ne somme plus rassurer de partir la bas, pensez vous que nous devions annuler notre voyage ?

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