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Conduire au Brésil
Conduire au Brésil
Dans les années 80 nous avons vécu deux ans à Fortaleza, dans le Nordeste brésilien, et nous y retournons régulièrement depuis 1997. Cette année-là, l’ami qui nous hébergeait nous avait également laissé les clefs de son buggy Très sympa de sa part, mais je n’en menais pas large quand j’ai pris le volant. Finalement, quinze jours après, j’étais aussi à l’aise là-bas qu’en France. C’est ce qui nous a décidés à louer une voiture à chaque fois que nous retournons au Brésil. On trouve d’excellentes cartes routières, remises à jour tous les ans, dans le guide Quatro Rodas, en vente dans les kiosques. Détail amusant : elles indiquent même les routes présentant des risques de braquage (risco de assalto). Après avoir sillonné le Ceará en tous sens et parcouru le Nordeste de Natal à São Luís do Maranhão, sur des routes fédérales, « estaduais » (d’état) et même sur des pistes, je me suis dit qu’un petit article à ce sujet pourrait en intéresser d’autres. Pour commencer, je précise que nous louons uniquement des voitures de tourisme d’entrée de gamme. Les tarifs sont en effet assez élevés dans le Nordeste (je n’ai aucune expérience en la matière ailleurs au Brésil). À titre indicatif, il faut compter approximativement € 35-40 hors saison (davantage en haute saison) par jour pour une voiture de type Opel (Chevrolet) Corsa ou Volkswagen Gol (une Golf au rabais, en quelque sorte). Donc, pas de vitres électriques, de condamnation centrale des portes ni d’ABS… En Asie on a beaucoup mieux pour moins cher. Louer un 4x4 est beaucoup plus onéreux, environ € 100 par jour. C’est cependant un bon choix pour ceux qui viennent à plusieurs et peuvent partager les frais. C’est même recommandé sur certains itinéraires, sans parler des pistes. Quant au buggy, si ça peut être sympa pour une journée à la plage, il ne faut pas compter faire plus avec. C’est bruyant, gourmand en carburant, ça ne tient guère la route et c’est ouvert, donc idéal pour se faire braquer. Enfin, pour un périple, il vaut mieux prendre l’option kilométrage illimité. Les 150 km/jour proposés en standard sont très insuffisants dans un pays comme le Brésil. Au cours des deux derniers voyages, nous avons parcouru plus de 3000 km en une dizaine ou une douzaine de jours, et encore, sans rouler tous les jours. L’option 150 km/jour peut convenir si vous circulez uniquement en ville ou dans les environs immédiats, mais ici « immédiat » peut vouloir dire une centaine de kilomètres. L’essence est généralement meilleur marché qu’en Europe, mais pas beaucoup. Il est préférable de la prendre dans les stations « de marque » (Petrobras, Shell, BP…). Il existe en effet des stations « sans marque » où elle est quelques centavos moins cher mais où le taux d’essence pure est aussi moins élevé… Beaucoup de voitures ont un moteur « flex » alcool/essence. Pas très intéressant. Perso, je préfère rouler à l’essence. D’une part, le rendement énergétique est bien meilleur, l’économie que représente l’alcool étant finalement dérisoire ; d’autre part, je suis contre les nécrocarburants : il faut savoir que les gens qui travaillent dans les plantations de canne sont quasiment esclaves. Fortaleza ne pose guère de problèmes de circulation pour qui est habitué à rouler en ville. Il y a beaucoup de sens uniques, comme un peu partout, mais la configuration de la ville fait qu’on s'y retrouve assez facilement. La signalisation est acceptable, du moins sur les grandes avenues. Les noms de rue sont bien indiqués. Se garer est plus ou moins facile selon les heures et les quartiers. À Beira Mar, par exemple, des gardiens informels vous font signe pour indiquer où se trouvent les places libres. Quand vous descendez de voiture, il se peut qu’ils proposent de la laver. À vous de voir. Quand vous reprenez la voiture, vous leur donnez une cinquantaine de centavos. C’est le tarif généralement pratiqué. L’état du revêtement est variable selon les quartiers et la saison. Attention aux nids de poule en saison des pluies et aux plaques d’égout volées. Le week-end, c’est souvent le rodéo : des chauffeurs alcoolisés font la course et dans ce cas, il est préférable de se ranger sagement sur le côté… Il y a relativement peu de deux-roues dans les beaux quartiers, mais ailleurs il est préférable de rester vigilant. En fait, tout cela s’applique globalement à la plupart des villes d’une certaine importance. Les radars sont signalés 200-400 mètres avant, par un panneau et par une inscription sur la chaussée. De même, si vous grillez un feu rouge, vous risquez de vous faire flasher, sauf après dix heures du soir. À partir de cette heure, ne vous arrêtez pas : contentez-vous de regarder à gauche et à droite puis passez. Si vous vous arrêtez, vous risquez de vous faire braquer (là encore, le risque varie selon les quartiers et les heures). Ce qui précède vaut d’ailleurs pour la plupart des villes du Nordeste. Dans ce qu’on appelle ici l’ « interior », c’est-à-dire en dehors des villes, c’est un peu le Far West. D’une part, la signalisation routière est quasiment inexistante ; d’autre part, l’état des routes est très variable. Sur les grands axes, tels que les routes fédérales (appelées BR suivi d’un numéro, par exemple, BR116), ce n’est généralement pas la gloire, surtout en saison des pluies. Un tronçon tel que la trentaine de kilomètres séparant Umirim d'Itapagé (ou Itapajé), par exemple, est un véritable scandale. En plus de dix ans, je ne l’ai pas vu réparé une seule fois. La première fois, en 1998, il était déjà complètement pourri. On ne peut guère y dépasser les trente kilomètres à l’heure si on ne veut pas crever un pneu. (Ça nous est arrivé à la tombée de la nuit au milieu de nulle part et nous étions drôlement contents que des routiers nous prêtent main forte : le cric s’enfonçait dans le sol détrempé et il fallait soulever la voiture pour mettre la roue de secours.) Il y a aussi plus de circulation sur les fédérales, principalement des camions. Les routes « estaduais », c’est-à-dire gérées par les états (appelées CE au Ceará, PI au Piauí, etc., suivi d’un numéro, par exemple, CE040) sont plutôt meilleures, voire excellentes, mais là encore, ce n’est pas garanti. On peut faire cinquante kilomètres le pied au plancher sans problème puis, au détour d’un virage, se retrouver sur un tronçon avec des nids de poule tous les mètres ! Je n’exagère pas, ça m’est arrivé en décembre 2007 du côté de Tauá. Les pistes : si vous regardez une carte du Nordeste, vous constaterez qu’il y en a beaucoup. Certaines localités ne sont reliées par aucune route asphaltée. En saison sèche, passe encore, mais en saison des pluies… L’année dernière, nous avons ainsi dû nous cogner une centaine de kilomètres de piste, traversée d’une petite rivière à gué comprise, pour nous rendre à Cococí. Inutile de dire qu’en saison des pluies, ce n’aurait pas été envisageable autrement qu’avec un 4x4 et, encore, avec un chauffeur connaissant bien le coin. La signalisation ? Encore un truc de pays riche, ça ! Sur les routes fédérales et quelques estaduais, la signalisation est à peu près correcte. Les virages dangereux, notamment, sont généralement bien signalés. En revanche, dans les agglomérations, elle est pour ainsi dire inexistante. Ou alors vous voyez un panneau indiquant la direction que vous recherchez puis, au bout de quelques dizaines de kilomètres, vous vous rendez compte que vous auriez dû tourner quelque part bien avant. Pour trouver le nom du bled où on se trouve, il faut regarder sur les panneaux publicitaires ou les bâtiments administratifs… Le mieux est évidemment de s’arrêter et de demander à un passant. De toute façon, on est souvent obligé de demander son chemin. Comme la plupart des gens n’ont pas de voiture et ne sortent que rarement de leur ville, leurs indications sont souvent floues. Il vaut donc mieux demander à plusieurs personnes. Si vous trouvez une station-service, c’est encore le mieux, ils ont plus l’habitude. À l’entrée des agglomérations, il y a souvent des bandes rugueuses. Elles sont généralement signalées par un panneau évoquant les créneaux d’un château-fort. Quelques dizaines de mètres plus loin, vous trouvez une « lombada », c’est-à-dire un ralentisseur. Lui aussi est généralement signalé par un panneau mais attention : ce panneau ne se trouve pas 50 m avant comme on pourrait s’y attendre, mais immédiatement à hauteur du ralentisseur. Et ces ralentisseurs sont parfois très hauts. Pire : il y en a souvent tous les cinquante mètres, voire plus et à des emplacements dont la logique nous dépasse un peu. D’autant plus que dans la plupart des villages, le revêtement est souvent constitué de pavés plus ou moins disjoints, interdisant de circuler à plus de 15 km/h. Ces ralentisseurs ont été interdits il y a quelques années. Quelques-uns ont été supprimés, mais bien souvent le remède a été pire que le mal : on s’est contenté d’arracher le goudron ou le ciment et à la place on se retrouve avec une tranchée ! Ailleurs, on en a même rajouté. Parfois, ce sont d’ailleurs les habitants qui s’en chargent. Personnellement, je trouve ces machins vraiment dangereux et totalement inutiles. Dans le sertão, les gros 4x4 se fichent pas mal des ralentisseurs. Ils passent dessus à fond et tant pis si un gosse d’une famille pauvre traverse. Ça en fait un de moins. Ma pire expérience avec ces ralentisseurs a été en rase campagne. Nous étions sur une route parallèle au tronçon Umirim-Itapajé. Le revêtement était comme neuf, personne ne passant jamais par là. Je roulais à 120-130 pour éviter de me faire prendre par la nuit et, surtout, par un orage qui menaçait. En haut d’une côte j’ai dû piler d’un seul coup à cause d’un ralentisseur qui n’était pas signalé. J’ai laissé pas mal de gomme sur la chaussée et je suis passé dessus à 90. Quel imbécile a eu l’idée de placer un ralentisseur à cet endroit ? L’agglomération la plus proche est à une bonne quinzaine de kilomètres et il n’y a absolument aucune habitation ni aucun chemin à proximité ! Les distances sont aussi un élément à prendre en compte. C’est l’Amérique. Des amis brésiliens m’ont raconté qu’ils avaient dû faire 300 kilomètres pour retrouver la bonne route. Toujours la signalisation… Heureusement, ils venaient de refaire le plein. En effet, les stations-service sont parfois assez éloignées les unes des autres. Alors si la jauge a baissé un peu et qu’on n’est pas sûr à 100 % d’avoir assez d’essence pour parvenir à destination, il est vivement conseillé de refaire le plein à la première station qu’on trouve. Si vous tombez en panne sèche et que vous n’avez pas de jerrycan, rassurez-vous : à la station, on vous servira l’essence dans un… sac en plastique. D’ailleurs, il nous est arrivé de traverser à pied tout le quartier de Pirambu, soit près de 4 km, avec un arrosoir plein d’essence en plein midi. Nous étions tombés en panne sèche avec le buggy et nous n’avions évidemment pas de jerrycan… Toujours au chapitre des réjouissances routières sertanejas, il y a les vaches ou les ânes, voire des gens à vélo qui sortent de nulle part et traversent brusquement la route. Les camions sont souvent surchargés et poussifs. Si vous vous trouvez derrière l’un d’eux et que vous hésitez à le dépasser, faites-lui confiance : il applique la règle internationale consistant à mettre son clignotant à gauche comme pour déboîter pour vous avertir qu’il ne faut pas le doubler. Dès qu’il constate que vous pouvez enfin le doubler, il met son clignotant à droite, comme pour se ranger. Là, vous pouvez y aller. Enfin, la conduite de nuit est à éviter. Le Nordeste étant sous l’équateur, la nuit tombe très vite. Donc, tâchez d’arriver à destination à dix-sept heures au plus tard. Si vous êtes néanmoins contraint de rouler de nuit, soyez très vigilant. De nuit, on ne voit pas toujours les nids de poule ni les ralentisseurs. Les rues sont mal éclairées et on est toujours à la merci d’un poivrot qui traverse d’un seul coup, d’un cycliste distrait, d’un gamin qui traverse sans regarder, d’un chien ou d’un âne qui trouve l’autre côté de la route plus intéressant… Voilà, je suppose que tout ça donne l’impression qu’on risque sa peau tous les cinquante mètres. N’exagérons rien. Tous les cent mètres, c’est plus près de la vérité. Plus sérieusement, le Brésil en voiture, c’est quand même mieux qu’en car ou en avion. Pour commencer, on est indépendant. On n’est pas confiné dans les villes ni sur les plages que vendent les agences de voyages locales (à croire qu’il n’y a que les plages qui soient intéressantes). Rouler des heures en plein sertão, les vitres grandes ouvertes alors qu’il fait 45° à l’extérieur (et délicieusement frais – 42° – dans la voiture), ça permet de s’immerger dans l’immensité de ce pays extraordinaire. Vous traversez d’immenses forêts de carnaúbas des villages paumés, vous verrez des gamins jeter des pelletées de terre dans les nids de poule en demandant une piécette aux routiers de passage, vous dégustez une galette de tapioca pour le petit-déjeuner dans le « routier » d’une station-service, vous papotez un moment avec des femmes qui font la lessive dans une lagune, vous dégustez une galinha caipira dans un autre routier de station-service, vous apercevez un petit vieux se balançant dans son hamac à l’heure chaude, vous suivez un « pau de arara » (un pickup avec une quinzaine de personnes à l’arrière), tout ça en écoutant du forró à la radio… Pour vous donner une idée de tout ça, deux petites vidéos :
1000 kilomètres dans le sertão : http://www.aquiceara.com/...o/Icapui_Cococi.html
Du Ceará au Maranhão : http://www.aquiceara.com/...o/CearaMaranhao.html
Dans les années 80 nous avons vécu deux ans à Fortaleza, dans le Nordeste brésilien, et nous y retournons régulièrement depuis 1997. Cette année-là, l’ami qui nous hébergeait nous avait également laissé les clefs de son buggy Très sympa de sa part, mais je n’en menais pas large quand j’ai pris le volant. Finalement, quinze jours après, j’étais aussi à l’aise là-bas qu’en France. C’est ce qui nous a décidés à louer une voiture à chaque fois que nous retournons au Brésil. On trouve d’excellentes cartes routières, remises à jour tous les ans, dans le guide Quatro Rodas, en vente dans les kiosques. Détail amusant : elles indiquent même les routes présentant des risques de braquage (risco de assalto). Après avoir sillonné le Ceará en tous sens et parcouru le Nordeste de Natal à São Luís do Maranhão, sur des routes fédérales, « estaduais » (d’état) et même sur des pistes, je me suis dit qu’un petit article à ce sujet pourrait en intéresser d’autres. Pour commencer, je précise que nous louons uniquement des voitures de tourisme d’entrée de gamme. Les tarifs sont en effet assez élevés dans le Nordeste (je n’ai aucune expérience en la matière ailleurs au Brésil). À titre indicatif, il faut compter approximativement € 35-40 hors saison (davantage en haute saison) par jour pour une voiture de type Opel (Chevrolet) Corsa ou Volkswagen Gol (une Golf au rabais, en quelque sorte). Donc, pas de vitres électriques, de condamnation centrale des portes ni d’ABS… En Asie on a beaucoup mieux pour moins cher. Louer un 4x4 est beaucoup plus onéreux, environ € 100 par jour. C’est cependant un bon choix pour ceux qui viennent à plusieurs et peuvent partager les frais. C’est même recommandé sur certains itinéraires, sans parler des pistes. Quant au buggy, si ça peut être sympa pour une journée à la plage, il ne faut pas compter faire plus avec. C’est bruyant, gourmand en carburant, ça ne tient guère la route et c’est ouvert, donc idéal pour se faire braquer. Enfin, pour un périple, il vaut mieux prendre l’option kilométrage illimité. Les 150 km/jour proposés en standard sont très insuffisants dans un pays comme le Brésil. Au cours des deux derniers voyages, nous avons parcouru plus de 3000 km en une dizaine ou une douzaine de jours, et encore, sans rouler tous les jours. L’option 150 km/jour peut convenir si vous circulez uniquement en ville ou dans les environs immédiats, mais ici « immédiat » peut vouloir dire une centaine de kilomètres. L’essence est généralement meilleur marché qu’en Europe, mais pas beaucoup. Il est préférable de la prendre dans les stations « de marque » (Petrobras, Shell, BP…). Il existe en effet des stations « sans marque » où elle est quelques centavos moins cher mais où le taux d’essence pure est aussi moins élevé… Beaucoup de voitures ont un moteur « flex » alcool/essence. Pas très intéressant. Perso, je préfère rouler à l’essence. D’une part, le rendement énergétique est bien meilleur, l’économie que représente l’alcool étant finalement dérisoire ; d’autre part, je suis contre les nécrocarburants : il faut savoir que les gens qui travaillent dans les plantations de canne sont quasiment esclaves. Fortaleza ne pose guère de problèmes de circulation pour qui est habitué à rouler en ville. Il y a beaucoup de sens uniques, comme un peu partout, mais la configuration de la ville fait qu’on s'y retrouve assez facilement. La signalisation est acceptable, du moins sur les grandes avenues. Les noms de rue sont bien indiqués. Se garer est plus ou moins facile selon les heures et les quartiers. À Beira Mar, par exemple, des gardiens informels vous font signe pour indiquer où se trouvent les places libres. Quand vous descendez de voiture, il se peut qu’ils proposent de la laver. À vous de voir. Quand vous reprenez la voiture, vous leur donnez une cinquantaine de centavos. C’est le tarif généralement pratiqué. L’état du revêtement est variable selon les quartiers et la saison. Attention aux nids de poule en saison des pluies et aux plaques d’égout volées. Le week-end, c’est souvent le rodéo : des chauffeurs alcoolisés font la course et dans ce cas, il est préférable de se ranger sagement sur le côté… Il y a relativement peu de deux-roues dans les beaux quartiers, mais ailleurs il est préférable de rester vigilant. En fait, tout cela s’applique globalement à la plupart des villes d’une certaine importance. Les radars sont signalés 200-400 mètres avant, par un panneau et par une inscription sur la chaussée. De même, si vous grillez un feu rouge, vous risquez de vous faire flasher, sauf après dix heures du soir. À partir de cette heure, ne vous arrêtez pas : contentez-vous de regarder à gauche et à droite puis passez. Si vous vous arrêtez, vous risquez de vous faire braquer (là encore, le risque varie selon les quartiers et les heures). Ce qui précède vaut d’ailleurs pour la plupart des villes du Nordeste. Dans ce qu’on appelle ici l’ « interior », c’est-à-dire en dehors des villes, c’est un peu le Far West. D’une part, la signalisation routière est quasiment inexistante ; d’autre part, l’état des routes est très variable. Sur les grands axes, tels que les routes fédérales (appelées BR suivi d’un numéro, par exemple, BR116), ce n’est généralement pas la gloire, surtout en saison des pluies. Un tronçon tel que la trentaine de kilomètres séparant Umirim d'Itapagé (ou Itapajé), par exemple, est un véritable scandale. En plus de dix ans, je ne l’ai pas vu réparé une seule fois. La première fois, en 1998, il était déjà complètement pourri. On ne peut guère y dépasser les trente kilomètres à l’heure si on ne veut pas crever un pneu. (Ça nous est arrivé à la tombée de la nuit au milieu de nulle part et nous étions drôlement contents que des routiers nous prêtent main forte : le cric s’enfonçait dans le sol détrempé et il fallait soulever la voiture pour mettre la roue de secours.) Il y a aussi plus de circulation sur les fédérales, principalement des camions. Les routes « estaduais », c’est-à-dire gérées par les états (appelées CE au Ceará, PI au Piauí, etc., suivi d’un numéro, par exemple, CE040) sont plutôt meilleures, voire excellentes, mais là encore, ce n’est pas garanti. On peut faire cinquante kilomètres le pied au plancher sans problème puis, au détour d’un virage, se retrouver sur un tronçon avec des nids de poule tous les mètres ! Je n’exagère pas, ça m’est arrivé en décembre 2007 du côté de Tauá. Les pistes : si vous regardez une carte du Nordeste, vous constaterez qu’il y en a beaucoup. Certaines localités ne sont reliées par aucune route asphaltée. En saison sèche, passe encore, mais en saison des pluies… L’année dernière, nous avons ainsi dû nous cogner une centaine de kilomètres de piste, traversée d’une petite rivière à gué comprise, pour nous rendre à Cococí. Inutile de dire qu’en saison des pluies, ce n’aurait pas été envisageable autrement qu’avec un 4x4 et, encore, avec un chauffeur connaissant bien le coin. La signalisation ? Encore un truc de pays riche, ça ! Sur les routes fédérales et quelques estaduais, la signalisation est à peu près correcte. Les virages dangereux, notamment, sont généralement bien signalés. En revanche, dans les agglomérations, elle est pour ainsi dire inexistante. Ou alors vous voyez un panneau indiquant la direction que vous recherchez puis, au bout de quelques dizaines de kilomètres, vous vous rendez compte que vous auriez dû tourner quelque part bien avant. Pour trouver le nom du bled où on se trouve, il faut regarder sur les panneaux publicitaires ou les bâtiments administratifs… Le mieux est évidemment de s’arrêter et de demander à un passant. De toute façon, on est souvent obligé de demander son chemin. Comme la plupart des gens n’ont pas de voiture et ne sortent que rarement de leur ville, leurs indications sont souvent floues. Il vaut donc mieux demander à plusieurs personnes. Si vous trouvez une station-service, c’est encore le mieux, ils ont plus l’habitude. À l’entrée des agglomérations, il y a souvent des bandes rugueuses. Elles sont généralement signalées par un panneau évoquant les créneaux d’un château-fort. Quelques dizaines de mètres plus loin, vous trouvez une « lombada », c’est-à-dire un ralentisseur. Lui aussi est généralement signalé par un panneau mais attention : ce panneau ne se trouve pas 50 m avant comme on pourrait s’y attendre, mais immédiatement à hauteur du ralentisseur. Et ces ralentisseurs sont parfois très hauts. Pire : il y en a souvent tous les cinquante mètres, voire plus et à des emplacements dont la logique nous dépasse un peu. D’autant plus que dans la plupart des villages, le revêtement est souvent constitué de pavés plus ou moins disjoints, interdisant de circuler à plus de 15 km/h. Ces ralentisseurs ont été interdits il y a quelques années. Quelques-uns ont été supprimés, mais bien souvent le remède a été pire que le mal : on s’est contenté d’arracher le goudron ou le ciment et à la place on se retrouve avec une tranchée ! Ailleurs, on en a même rajouté. Parfois, ce sont d’ailleurs les habitants qui s’en chargent. Personnellement, je trouve ces machins vraiment dangereux et totalement inutiles. Dans le sertão, les gros 4x4 se fichent pas mal des ralentisseurs. Ils passent dessus à fond et tant pis si un gosse d’une famille pauvre traverse. Ça en fait un de moins. Ma pire expérience avec ces ralentisseurs a été en rase campagne. Nous étions sur une route parallèle au tronçon Umirim-Itapajé. Le revêtement était comme neuf, personne ne passant jamais par là. Je roulais à 120-130 pour éviter de me faire prendre par la nuit et, surtout, par un orage qui menaçait. En haut d’une côte j’ai dû piler d’un seul coup à cause d’un ralentisseur qui n’était pas signalé. J’ai laissé pas mal de gomme sur la chaussée et je suis passé dessus à 90. Quel imbécile a eu l’idée de placer un ralentisseur à cet endroit ? L’agglomération la plus proche est à une bonne quinzaine de kilomètres et il n’y a absolument aucune habitation ni aucun chemin à proximité ! Les distances sont aussi un élément à prendre en compte. C’est l’Amérique. Des amis brésiliens m’ont raconté qu’ils avaient dû faire 300 kilomètres pour retrouver la bonne route. Toujours la signalisation… Heureusement, ils venaient de refaire le plein. En effet, les stations-service sont parfois assez éloignées les unes des autres. Alors si la jauge a baissé un peu et qu’on n’est pas sûr à 100 % d’avoir assez d’essence pour parvenir à destination, il est vivement conseillé de refaire le plein à la première station qu’on trouve. Si vous tombez en panne sèche et que vous n’avez pas de jerrycan, rassurez-vous : à la station, on vous servira l’essence dans un… sac en plastique. D’ailleurs, il nous est arrivé de traverser à pied tout le quartier de Pirambu, soit près de 4 km, avec un arrosoir plein d’essence en plein midi. Nous étions tombés en panne sèche avec le buggy et nous n’avions évidemment pas de jerrycan… Toujours au chapitre des réjouissances routières sertanejas, il y a les vaches ou les ânes, voire des gens à vélo qui sortent de nulle part et traversent brusquement la route. Les camions sont souvent surchargés et poussifs. Si vous vous trouvez derrière l’un d’eux et que vous hésitez à le dépasser, faites-lui confiance : il applique la règle internationale consistant à mettre son clignotant à gauche comme pour déboîter pour vous avertir qu’il ne faut pas le doubler. Dès qu’il constate que vous pouvez enfin le doubler, il met son clignotant à droite, comme pour se ranger. Là, vous pouvez y aller. Enfin, la conduite de nuit est à éviter. Le Nordeste étant sous l’équateur, la nuit tombe très vite. Donc, tâchez d’arriver à destination à dix-sept heures au plus tard. Si vous êtes néanmoins contraint de rouler de nuit, soyez très vigilant. De nuit, on ne voit pas toujours les nids de poule ni les ralentisseurs. Les rues sont mal éclairées et on est toujours à la merci d’un poivrot qui traverse d’un seul coup, d’un cycliste distrait, d’un gamin qui traverse sans regarder, d’un chien ou d’un âne qui trouve l’autre côté de la route plus intéressant… Voilà, je suppose que tout ça donne l’impression qu’on risque sa peau tous les cinquante mètres. N’exagérons rien. Tous les cent mètres, c’est plus près de la vérité. Plus sérieusement, le Brésil en voiture, c’est quand même mieux qu’en car ou en avion. Pour commencer, on est indépendant. On n’est pas confiné dans les villes ni sur les plages que vendent les agences de voyages locales (à croire qu’il n’y a que les plages qui soient intéressantes). Rouler des heures en plein sertão, les vitres grandes ouvertes alors qu’il fait 45° à l’extérieur (et délicieusement frais – 42° – dans la voiture), ça permet de s’immerger dans l’immensité de ce pays extraordinaire. Vous traversez d’immenses forêts de carnaúbas des villages paumés, vous verrez des gamins jeter des pelletées de terre dans les nids de poule en demandant une piécette aux routiers de passage, vous dégustez une galette de tapioca pour le petit-déjeuner dans le « routier » d’une station-service, vous papotez un moment avec des femmes qui font la lessive dans une lagune, vous dégustez une galinha caipira dans un autre routier de station-service, vous apercevez un petit vieux se balançant dans son hamac à l’heure chaude, vous suivez un « pau de arara » (un pickup avec une quinzaine de personnes à l’arrière), tout ça en écoutant du forró à la radio… Pour vous donner une idée de tout ça, deux petites vidéos :
1000 kilomètres dans le sertão : http://www.aquiceara.com/...o/Icapui_Cococi.html
Du Ceará au Maranhão : http://www.aquiceara.com/...o/CearaMaranhao.html
Où dormir à Valparaiso? (Chili)
Salut,
Bon ... Ca y est nous commençons à étudier la première étape de notre voyage.
Nous arrivons à Santiago de Chili le dimanche 5/10/2008 au matin et nous voudrions partir directement à Valparaiso pour nous reposer 3-4 jours et profiter du bon air de la mer et de cette ville tellement appréciée visiblement.
Première question : vous me conseillez quelle Cie de bus? (savez-vous ou se situe le terminal à Santiago?).
Deuxième question : a Valparaiso où dormir ? Je parle petit budget mais pas crade (j'sais pas moi ... 20-25$ max). Pour 2 personnes et de préférence pas de dortoir. pour nos 3-4 premiers jours nous préférons nous retrouver à 2 pour plus de calme et de repos après toutes ces heures d'avion. Nous cherchons un quartier assez calme et tranquille dans lequel on ne doit pas se retourner tous les 3 mètres pour voir qui nous suit une fois passé 16h00 ... pas trop loin de la mer car on a envie de profiter un peu de la côte avant de repartir vers le nord.
Troisième question : Je suppose qu'il est utopique de penser à trouver un camping pas trop éloigné du centre à Valparaiso ? oui hein ... 🙂 On a une tente quoi... c'est pour ça 🙂
Quatrième question : Quels coins à éviter absolument dans cette ville pour éviter les ennuis (juste pour info, j'me fais pas de parano)
Cinquième question : un endroit sympa, pas honéreux mais bon pour manger le soir ?
Voilà c'est tout pour le moment ... 😛 Pour le reste je continue à parcourir les blogs que je trouve ...
Bon ... Ca y est nous commençons à étudier la première étape de notre voyage.
Nous arrivons à Santiago de Chili le dimanche 5/10/2008 au matin et nous voudrions partir directement à Valparaiso pour nous reposer 3-4 jours et profiter du bon air de la mer et de cette ville tellement appréciée visiblement.
Première question : vous me conseillez quelle Cie de bus? (savez-vous ou se situe le terminal à Santiago?).
Deuxième question : a Valparaiso où dormir ? Je parle petit budget mais pas crade (j'sais pas moi ... 20-25$ max). Pour 2 personnes et de préférence pas de dortoir. pour nos 3-4 premiers jours nous préférons nous retrouver à 2 pour plus de calme et de repos après toutes ces heures d'avion. Nous cherchons un quartier assez calme et tranquille dans lequel on ne doit pas se retourner tous les 3 mètres pour voir qui nous suit une fois passé 16h00 ... pas trop loin de la mer car on a envie de profiter un peu de la côte avant de repartir vers le nord.
Troisième question : Je suppose qu'il est utopique de penser à trouver un camping pas trop éloigné du centre à Valparaiso ? oui hein ... 🙂 On a une tente quoi... c'est pour ça 🙂
Quatrième question : Quels coins à éviter absolument dans cette ville pour éviter les ennuis (juste pour info, j'me fais pas de parano)
Cinquième question : un endroit sympa, pas honéreux mais bon pour manger le soir ?
Voilà c'est tout pour le moment ... 😛 Pour le reste je continue à parcourir les blogs que je trouve ...
Hôtels au Pérou-Bolivie
Bonjour,
J'ai déjà trouvé certaines adresses d'hôtels sur le site pour quelques villes par lesquelles nous comptons passer pendant notre séjour d'un mois au Pérou et en Bolivie. J'ai noté par exemple Le cricarlet à Puno. Merci déjà pour toutes les infos qui sont ici partagéées ! Nous avons déjà réservé un hôtel à Lima (chez Elisabeth)et celui de Cuzco (la casa campesina).
Voilà les villes pour lesquelles nous recherchons des hôtels bon marché (avec les numéros de téléphone ou mail si possible pour réserver quelques jours avant) : Copacabana La Paz Uyuni Potosi Sucre Arequipa
Merci d'avance de votre aide !!!!
Sophie
Voilà les villes pour lesquelles nous recherchons des hôtels bon marché (avec les numéros de téléphone ou mail si possible pour réserver quelques jours avant) : Copacabana La Paz Uyuni Potosi Sucre Arequipa
Merci d'avance de votre aide !!!!
Sophie
La Russie
Bonjour. J'écris un article sur l'image de la Russie à l'étranger. Je voudrais connaitre l'opinion des gens sur mon pays. Que vous connaissez de la Russie ? Que vous pensez de ce pays? Que sentez-vous par rapport à elle? Je vous remercie d'avance de vos reponses.
Nécessité de réserver à l'avance un hôtel à Las Vegas?
Bonjour,
Je me posais la question suivante: Partant à Vegas au mois d'aout 2006, je me demandais s'il etait preferable de reserver notre chambre à l'avance (par le net par exemple), ou bien s'il valait mieux voir ça sur place?
Lequel des choix est le plus avantageux d'un point de vu tarifaire?
Merci
Je me posais la question suivante: Partant à Vegas au mois d'aout 2006, je me demandais s'il etait preferable de reserver notre chambre à l'avance (par le net par exemple), ou bien s'il valait mieux voir ça sur place?
Lequel des choix est le plus avantageux d'un point de vu tarifaire?
Merci
Votre avis sur mon itinéraire en Amérique du Sud
bonjour à tous😉,
Je pars pour 6mois en amérique du sud à partir d'octobre 2005, et j'aurais voulu avoir votre avis sur l'itinéraire (un peu speed, j'en ai conscience)que g projeté.Un peu speed parceque je comptais repartir de buenos aires, mais c'est beaucoup moins cher de rio de janeiro, et rio, c'est chouette, mais du coup je me retrouve avec le tronçon buenos aires-rio en plus! C'est pas du tout fixe, mais j'aimerais bien avoir une idée pour organiser mon temps au mieux, n'hésitez pas à tronquer, à remplacer, faites-vous plaisir (ça me fera plaisir 😛).C'est parti...
EQUATEUR: 3 semaines en octobre Arrivée à quito quelques jours sur la côte pour se reposer (Esmeradas, atacames=nivo sécurité, c'est comment?on m'a dit pas top et beaucoup de racisme mais les plages ont l'air chouettes! et qu'en est-il de san lorenzo, ça vaut le coup?comment on y accède?) retour à quito (visite de quito et alentours=quoi par exemple?) descente de l'allée des volcans (cotopaxi, lagune quilotoa, chimborazo, un crochet par banos vaut-il vraiment le coup, est-ce vraiment dangereux avec le réveil du tungurahua?) descente du tronçon d'alausi avec le nariz del diablo cuenca, puis descente vers le pérou (des trucs intéressants dans le coin?) ps:l'amazonie est volontairement zappée, ce sera pour plus tard (en bolivie)
PEROU: 1 mois 1/2, de nov à mi-dec visite du nord (cajamarca, chachapoyas) cordillère blanche (parc du hascaran et huaraz) descente vers ica et nazca Cuzco, région du machu picchu arequipa, canon del colca puno/ lac titicaca
BOLIVIE 1 mois 1/2, de mi-dec a fin janv iles du lac titicaca la paz et environs (trek del choro vers coroico, puis remontée a la paz par la fameuse route! ca vaut le coup ou pas?) cochabamba, de là 15 jours de bénévolat dans le refuge de villa tunari dans le parque machia) sucre et potosi altiplano (uyuni, lagunas colorada et verde jusqu'a san pedro) et la un regret, le parc du sajama et le parc lauca coté chilien, je vois pas bien ou les caser? ça devrait remplacer l'itinéraire plus classique par uyuni?)
CHILI/ARGENTINE 1 mois 1/2, de fev à mi-mars, pour descendre la cordillère aprés san pedro (geysers, licancabur), passage du coté argentin pour visiter la région de salta du coté chilien, santiago et aconcagua région des lacs (temuco, osorno) passage coté argentin pour san carlos de bariloche patagonie argentine et chilienne (parc des glaciers, perito moreno, fitz roy, torres del paine), jusqu'a punta arenas. bus ou avion pour remontée vers buenos aires (ah oui, d'ailleurs, bonne question?)
ARGENTINE/BRESIL: 3 semaines, de mi-mars à debut avril, remontée de buenos aires a rio buenos aires iguazu et les missions passage au bresil, dans le parana remontée le long de la cote jusqu'a rio rio de janeiro!! 😎
voilou, merci de me faire part de vos impressions!
Je pars pour 6mois en amérique du sud à partir d'octobre 2005, et j'aurais voulu avoir votre avis sur l'itinéraire (un peu speed, j'en ai conscience)que g projeté.Un peu speed parceque je comptais repartir de buenos aires, mais c'est beaucoup moins cher de rio de janeiro, et rio, c'est chouette, mais du coup je me retrouve avec le tronçon buenos aires-rio en plus! C'est pas du tout fixe, mais j'aimerais bien avoir une idée pour organiser mon temps au mieux, n'hésitez pas à tronquer, à remplacer, faites-vous plaisir (ça me fera plaisir 😛).C'est parti...
EQUATEUR: 3 semaines en octobre Arrivée à quito quelques jours sur la côte pour se reposer (Esmeradas, atacames=nivo sécurité, c'est comment?on m'a dit pas top et beaucoup de racisme mais les plages ont l'air chouettes! et qu'en est-il de san lorenzo, ça vaut le coup?comment on y accède?) retour à quito (visite de quito et alentours=quoi par exemple?) descente de l'allée des volcans (cotopaxi, lagune quilotoa, chimborazo, un crochet par banos vaut-il vraiment le coup, est-ce vraiment dangereux avec le réveil du tungurahua?) descente du tronçon d'alausi avec le nariz del diablo cuenca, puis descente vers le pérou (des trucs intéressants dans le coin?) ps:l'amazonie est volontairement zappée, ce sera pour plus tard (en bolivie)
PEROU: 1 mois 1/2, de nov à mi-dec visite du nord (cajamarca, chachapoyas) cordillère blanche (parc du hascaran et huaraz) descente vers ica et nazca Cuzco, région du machu picchu arequipa, canon del colca puno/ lac titicaca
BOLIVIE 1 mois 1/2, de mi-dec a fin janv iles du lac titicaca la paz et environs (trek del choro vers coroico, puis remontée a la paz par la fameuse route! ca vaut le coup ou pas?) cochabamba, de là 15 jours de bénévolat dans le refuge de villa tunari dans le parque machia) sucre et potosi altiplano (uyuni, lagunas colorada et verde jusqu'a san pedro) et la un regret, le parc du sajama et le parc lauca coté chilien, je vois pas bien ou les caser? ça devrait remplacer l'itinéraire plus classique par uyuni?)
CHILI/ARGENTINE 1 mois 1/2, de fev à mi-mars, pour descendre la cordillère aprés san pedro (geysers, licancabur), passage du coté argentin pour visiter la région de salta du coté chilien, santiago et aconcagua région des lacs (temuco, osorno) passage coté argentin pour san carlos de bariloche patagonie argentine et chilienne (parc des glaciers, perito moreno, fitz roy, torres del paine), jusqu'a punta arenas. bus ou avion pour remontée vers buenos aires (ah oui, d'ailleurs, bonne question?)
ARGENTINE/BRESIL: 3 semaines, de mi-mars à debut avril, remontée de buenos aires a rio buenos aires iguazu et les missions passage au bresil, dans le parana remontée le long de la cote jusqu'a rio rio de janeiro!! 😎
voilou, merci de me faire part de vos impressions!
Au sujet du Paraguay
bonjour a tous
je me prepare un bon petit trip a la fin de l année en amérique du sud
je recherche un bon plan pour un billet open 1an avec une arrivée sur lima, pour le retour peu importe tant que c est possible, on me parle de 800 a 900 euros chez KLM??
qqun connait il bien le paraguay, ce pays m attire a un point mais j aimerai connaitre vos opinions, je suis persuadé q c magnifique et super posé!!
connaissez vous des plans travail benevolat ds des parcs naturels en bolivie ou paraguay????
merci d'avance!!!!!
bons trips a tous
je me prepare un bon petit trip a la fin de l année en amérique du sud
je recherche un bon plan pour un billet open 1an avec une arrivée sur lima, pour le retour peu importe tant que c est possible, on me parle de 800 a 900 euros chez KLM??
qqun connait il bien le paraguay, ce pays m attire a un point mais j aimerai connaitre vos opinions, je suis persuadé q c magnifique et super posé!!
connaissez vous des plans travail benevolat ds des parcs naturels en bolivie ou paraguay????
merci d'avance!!!!!
bons trips a tous
Quel pays en Amérique du sud?
Bonjour,
je pars faire un tour du monde à partir du mois d'Octobre 2004, et je serais en Amérique du sud à partir de janvier-février. Pour l'instant j'ai prévu dans mon itinéraire de faire le Chili puis l'Argentine et enfin le Brésil. Ce choix vous paraît il judicieux ? Si non quel itinéraire faire ? Je pensais faire du Chili en Argentine par le bus en partant vers le sud du chili et en remontant l'argentine pour prendre l'avion ensuite de Bueono Aires jusqu'à Sao paulo.
Tous vos conseils sont les bienvenus.
Merci
je pars faire un tour du monde à partir du mois d'Octobre 2004, et je serais en Amérique du sud à partir de janvier-février. Pour l'instant j'ai prévu dans mon itinéraire de faire le Chili puis l'Argentine et enfin le Brésil. Ce choix vous paraît il judicieux ? Si non quel itinéraire faire ? Je pensais faire du Chili en Argentine par le bus en partant vers le sud du chili et en remontant l'argentine pour prendre l'avion ensuite de Bueono Aires jusqu'à Sao paulo.
Tous vos conseils sont les bienvenus.
Merci
Ouverture de la route du parc américain Lassen Volcanic
Bonjour,
Si comme moi vous avez prévu de passer au Lassen dans les semaines à venir il va falloir surveiller l'évolution de l'ouverture de la route.
https://www.nps.gov/lavo/planyourvisit/winter-road-closures-and-spring-clearing-update.htm
Si comme moi vous avez prévu de passer au Lassen dans les semaines à venir il va falloir surveiller l'évolution de l'ouverture de la route.
https://www.nps.gov/lavo/planyourvisit/winter-road-closures-and-spring-clearing-update.htm
Etats-Unis: faire les réservations par e-Carte c'est possible?
Bonjour, j'ai l'habitude de régler tous mes achats sur le net par e-carte bleue.
J'ai déjà acheté plusieurs fois des billets d'avion et réglé des hôtels (pas aux USA) et jamais eu de problèmes. Mais comme je sais qu'aux USA c'est un peu spécial je voudrais avoir confirmation que ce système fonctionne pour les réservations d'hôtels et surtout pour la location de voiture pour laquelle j'ai un gros doute.
En effet d'après ce que j'ai lu il faut présenter au loueur la CB qui a servi à la réservation mais si c'est un numéro virtuel de e-carte ?
5 semaines dans le Nordeste: avion, bus et taxi
Nous rentrons de 5 semaines dans le Nordeste. Quelles vacances ! Tout bon...
Partis avec vêtements pré-imprégnés, pantalons, chemises à manches longues, ...bombes anti moustique-vêtement et peau, moustiquaire imprégnée...pas vu de moustique... Je ne dis pas qu'il n'y en a pas, non, nous n'avons pas été importunés. Il y a des millions de cas de personnes touchées par le zika et autre dingue au Bresil.
Pour nous ce sera 5 semaines en short et t-shirt.
Les premiers jours à Rio, 4 jours minimum, absolument incontournable, toutes les "cartes postales" à visiter, les plages, les monuments, les quartiers, plus la circulation, les bus extra, les taxis. Hélas une très mauvaise musique diffusée à donf, plus fort que le voisin, un mélange de reggae-techno effroyable. Dommage et c'était partout dans le pays. Puis Ilha Grande, ses plages, ses bateaux, ses centaines de pousadas à tous les prix, excursion en bateau, Paraty, bus retour et l'avion pour Bahia. A ce propos, nous n'avions pas opté pour le "pass avion". Il est plus facile sur place de passer par une agence de voyage, il y en a beaucoup, pour trouver un vol à un prix concurrentiel, souvent très matinal. Ça évite de modifier des billets. Les Brésiliens se démènent pour vous rendre service, et trouvent le meilleur prix. Pas besoin de se trimballer tablette ou ordi...
Bahia, les iles proches (Itaparica, déserte à cette période) ou plus loin (Morro de Sao Paulo) encore plus belle.
Recif, grande ville très animée, Olinda tout a côté, ville historique où l'on trouve sans problème une pousada.
Le bus pour Natal, sous la pluie, on ne sais pas qu'il y a un arrêt intermédiaire pour rejoindre rapidement Pipa, ville balnéaire.
Pipa, que du tourisme, une rue centrale toute en pavée, plutôt défoncée, des petites boutiques, des petits restos, de superbes pousadas et aussi de très abordables, de la musique toujours, des boites de nuit...et des plages extra, vagues et mer chaude, un régal. Ne pas oublier Tibau do sol, tables resto les pieds dans l'eau.
Quelques jours au calme dans une pousada confort au prix très raisonnable. D'autres, moins abordables, somptueuses.
L'avion à Joa Pessoa, grande ville discrète, un agréable au bord de mer interdit aux véhicules de 5h à 8h du matin pour laisser place aux "joggeurs", vélos, marcheurs. On croyait s'être réveillé trop tard pour l'avion !
Un ATR à hélices, nous emporte à Fortaleza. Voler bas permet de voir le paysage. Bof !
Pour rejoindre Jericoacoara, à 270 km, deux solutions : les bus avec changements et voyage interminable ou un taxi 4x4 beaucoup plus onéreux mais plus rapide.
Nous ne serons que 2 et paierons le prix ! 4 h 30 de route quand même dans un décor pas passionnant jusqu'à... un détour de village : des dunes, des dunes immenses, inattendues, c'est plus que Merzouga, le grand Erg...Les pneus en basse pression et roule. Nous croisons toutes sortes d'engins, sur le sable, de la petite moto au gros 4 x 4 qui s'en donnent a coeur joie. Ecolo pur et dur s'abstenir !
Et voici Jericoacoara, surprenante, des rues de sable, des buggys des années 65, des motos, de la musique et des dunes. Le taxi se décarcasse pour nous trouver une pousada abordable. C'est bientot le W E de Pâques et les prix sont doublés, carrément, c'est très énervant...Il nous en trouve une a un prix raisonnable où nous resterons 6 nuits. Jericoacoara, c'est des petites rues transversales, des boutiques, des resto, du sable, des buggys, une très bonne ambiance, et aussi une grande dune sur la plage, Por do sol, que chaque soir, tous gravissent pour le coucher de soleil, telle une secte pour le grand sacrifice. Jericoacoara est une des rares villes du Brésil où l'on voit le coucher de soleil sur la mer !
Des balades dans les 'lagons" sublimes en buggy ou 4 x 4 - 12 places nettement moins cher... J'ai même pris mes 2 premiers cours de Kit Surf, (à 66 ans !) en toute sécurité, trés bien expliqués en français. Ça souffle fort et pas de tout repos, heureusement dans une eau approchant les 30°...Bu la tasse jusqu'a plus soif de cette eau tiède. Juré, craché, promis, je m'y recolle en Bretagne, mais combinaison obligée !
Un autre taxi 4x4 , cette fois partagé avec un jeune couple nous trimballe vers les Lençois de Maranhenses. Encore quelques heures de voyage jusqu'au village où le chauffeur baisse la pression des pneus. On se dit que l'on doit toucher au but. Il cherche la bonne piste, certaines inondées, impraticables en grosses gadoues noires. je ne me vois pas pousser ce véhicule dans une telle mélasse !
Des traces s'entrecroisent, il finit par trouver la bonne et rejoint la plage. Nous roulerons une bonne quinzaine de km. Au loin des paillotes, un stop-salade, une barque a moteur nous attend pour Atins, sur la berge opposée.
Atins, c'est du sable, du sable et encore du sable. Et de la mangrove. Quelques pousadas diverses et le premier couac des vacances. Le gars du canot avait annoncé un prix pousada très raisonnable, mais au moment de payer, c'est par personne. Fâcherie, discussion, surtout des jeunes, la logeuse, très déçue s'aligne sur le prix dit.
Nous tentons l'accès au Lençois à pieds. Trempés et beaucoup trop loin nous renonçons.
La navette fluviale nous transporte à bonne vitesse sur le rio Preguiças jusqu'à Barreirinhas, charmante bourgade tranquille. Très belle balade, on se croit sur l'Amazone, en plus petit...
Un tour operator, pour un prix modique, nous emportera sur les fameuses dunes blanches. C'est un Toyota à 3 rangées de sièges installées sur le plateau. Nous sommes donc 14 personnes y compris la cabine. Ça va pas le faire... Et bien si. Un bac poussé par un canot à moteur traverse la rivière et une nouvelle piste devant nous. C'est notre "Dakar" ! 3 véhicules sur cette piste, et ça rebondit fort, de creux en creux, c'est inattendu et très drôle, contourner ces grosses bâches d'eau, le parcours fait partie du spectacle. A vitesse réduite, quand même.
Garés sur le haut de la première dune, nous suivons le guide à pied, c'est grand spectacle total. Ces dunes d'un sable éclatant, fin et crouté, des dômes brillant au soleil, les photos n'ont pas menti, dommage que beaucoup du cuvettes soient encore à sec, le plein c'est juin-juillet...Baignade en eau douce en attendant le coucher de soleil qui sera magnifique. Retour à la nuit tombante sur un parcours différent, bac la nuit et dépose à l'hôtel. Bravo, rien a dire, que du plaisir.
Le bus pour Sao Luis en face de la pousada, départ 8 h. Plus tard un taxi nous déposera sur la grande plage de Sao Luis, Calhao. Plusieurs grosses averses dans la journée entrecoupée de soleil. Centro Historico... calme ce samedi, et dimanche très grosse déception : balade organisée bien trop chère pour voir l'autre coté de l'ile, San José de Ribamar, sans intérêt réel. Reposa, triste et sale, village des "brodeuses" rapides, stupéfiantes. Et comme partout, des robes en broderies grossières fluorescentes importées d'on ne sait où font fureur. Quel mauvais gout ! Une balade en bateau dépose les passagers sur un haut fond sablonneux et eaux troubles, c'est le moins que l'on puisse dire ! Curieusement, les touristes locaux apprécient, se délectent, prennent la pose. C'est vrai qu'après les Lençois et Jeri, on devient difficile !
L'avion, c'est lundi 5h. du matin. Fin des vacances. Rien a dire. Que de bons souvenirs. A faire et refaire. Et la caïpirina est si bonne !
Louer un véhicule au Pérou cet été?
Bonjour à tous,
Je prépare un voyage au Pérou pour cet été et j'avais prévu de louer un véhicule. J'apprécie en effet l'autonomie que permet le fait d'avoir son propre véhicule. Néanmoins la recherche d'infos et la lecture de différents posts me laissent indécis.
Je remercie donc par avance tous ceux qui voudront bien me faire part de leur expérience de la conduite au Pérou après avoir voyagé avec leur véhicule, et je lirai avec attention également les avis de ceux qui ont choisi les bus et qui ont observé la conduite dans ce pays avec les difficultés ou pas qu'elle pourrait présenter.
Merci donc à tous ceux qui voudront bien témoigner sur ce sujet.
Cordialement.
mpec
Voyage 2 semaines Argentine (décembre 2015)
Bonjour à toutes et à tous,
Je vais voyager en Argentine du 2 au 16 décembre 2015 avec mon copain.
J'ai prévu le planning suivant : 1.Arrivée Buenos Aires, on reste quelques jours là-bas le temps de visiter la ville (3-4 jours) 2.Puis, on se dirige vers le nord (car ou avion ?) on passe 1 jour à Los Esteros del Ibera 3.On continue vers le nord où on passe 2 jours aux Chutes d’Iguazu 4.On prend l’avion pour Salta ou Quebrada de Humahuaca on passe environ 3 jours 5.Ensuite, on prend l’avion ou le car pour aller plus au sud où on passe environ 3 jours à Mendoza et Aconcagua
Est-ce que vous pensez que ce planning est faisable ?
Avez-vous des conseils, astuces pour l'Argentine ?
Merci :) En savoir plus sur http://www.beaute-test.com/forums/index.php?topic=361376#4EbjGfBPOZF3dv3x.99
Je vais voyager en Argentine du 2 au 16 décembre 2015 avec mon copain.
J'ai prévu le planning suivant : 1.Arrivée Buenos Aires, on reste quelques jours là-bas le temps de visiter la ville (3-4 jours) 2.Puis, on se dirige vers le nord (car ou avion ?) on passe 1 jour à Los Esteros del Ibera 3.On continue vers le nord où on passe 2 jours aux Chutes d’Iguazu 4.On prend l’avion pour Salta ou Quebrada de Humahuaca on passe environ 3 jours 5.Ensuite, on prend l’avion ou le car pour aller plus au sud où on passe environ 3 jours à Mendoza et Aconcagua
Est-ce que vous pensez que ce planning est faisable ?
Avez-vous des conseils, astuces pour l'Argentine ?
Merci :) En savoir plus sur http://www.beaute-test.com/forums/index.php?topic=361376#4EbjGfBPOZF3dv3x.99
Compte-rendu de 3 semaines en Colombie
Bonjour à tous,
Je rentre d'un séjour de 3 semaines en Colombie (axé sur Bogota, la région des Caraïbes et la région du café), et souhaite vous faire partager ici quelques unes de mes impressions, en espérant qu'elles seront utiles pour ceux qui entreprendraient de visiter ce superbe pays !
Pour commencer, l'extrême gentillesse des Colombiens n'est pas un mythe, ils sont dans leur très grande majorité très chaleureux, prêts à aider et à discuter, jamais je ne me suis senti aussi bien accueilli qu'en Colombie !
En ce qui concerne la sécurité (puisque le sujet revient régulièrement sur le tapis, mais je ne tiens pas à alimenter une quelconque polémique, je ne donne que mon ressenti), je ne me suis jamais senti en danger, et même encore moins que dans les autres pays d'Amérique latine que j'ai visités récemment, où je n'ai pourtant pas ressenti de danger particulier non plus (Mexique, Pérou, Bolivie, Brésil). Evidemment ce n'est pas en restant simplement 3 semaines sur place que je peux tirer des conclusions péremptoires, définitives et généralisables sur ce sujet, mais je tiens par là à répondre à ceux qui hésiteraient à se rendre en Colombie simplement en raison de cette question-là. Je pense honnêtement qu'en suivant les précautions d'usage (valables d'ailleurs pour tous les pays d'Amérique latine et bien d'autres : ne pas afficher ostensiblement sa richesse, ne pas se balader n'importe où ou à n'importe quelle heure, etc.) il y a de très faibles chances qu'il vous arrive quoi que ce soit, même si la probabilité est évidemment plus forte qu'en France. A noter d'alleurs que la police et l'armée sont extrêmement présentes, dans les villes, dans les villages et sur les routes (les effectifs doivent être impressionnants !).
Un petit descriptif rapide de l'itinéraire et de mes impressions lieu par lieu :
BOGOTA : ville immense, où la météo est souvent instable et grise, et qui rappelle curieusement l'Amérique latine bien sûr mais parfois aussi le Royaume-Uni (oui oui ! par la météo, certains immeubles en brique, l'architecture même de certaines maisons). En 2 jours pleins, on a juste eu le temps de faire les "classiques" : quartier ancien de la Candelaria et ses graffitis, Musée de l'Or (superbe), Musée Botero, vue de la ville depuis le Cerro de Monserrate. On a pu aussi, pour mieux connaître la ville et ne pas s'en tenir à la Candelaria, se balader longuement à pied dans d'autres quartiers, notamment Macarena et Chapinero. J'aurais voulu aussi me rendre au marché de Paloquemao, mais le manque de temps et la fatigue m'ont fait renoncer. Nous logions dans le quartier de Macarena, quartier très sympa (avec de très bons restaurants)et assez sûr, qui permet aussi de se rendre facilement à pied aussi bien à la Candelaria et à Monserrate qu'au centre des affaires.
CARTHAGENE : une ville qui m'avait toujours fait rêver, mais dont j'avais très peur qu'elle dégage une ambiance beaucoup trop touristique. Bref je pensais que je n'allais pas aimer ... En définitive, si l'hypercentre historique (le quartier de Calamari) est effectivement un peu trop propret et aseptisé, il n'en reste pas moins superbe et assez agréable, et je n'ai pas trouvé les vendeurs ambulants si pénibles que cela (en tout cas j'ai connu pire). Par ailleurs, les deux autres quartiers anciens, San Diego et Getsemani, bien qu'assez touristiques, laissent entrevoir un peu plus la vie locale et sont très agréables. A ce titre, je conseille de passer au moins une soirée sur la petite place de l'église Santissima Trinidad à Getsemani, où touristes mais aussi locaux sont présents, dans une ambiance à la fois très animée et très agréable. En résumé, Carthagène reste une ville coloniale superbe qu'il faut connaître, son authenticité a certes été compromise par le tourisme mais l'ambiance y reste malgré tout assez agréable.
MOMPOS : un de mes coups de coeur. Une petite ville coloniale difficile d'accès, située un peu à l'intérieur des terres, au bord d'un bras du fleuve Magdalena abandonné par les bateaux de commerce depuis un siècle. Je voulais me rendre à Mompos pour plusieurs raisons : la beauté coloniale de la ville, son côté figé dans le temps, son authenticité (du fait de son isolement ; les touristes étrangers se comptaient d'ailleurs sur les doigts d'une main lors du week end que j'y ai passé) et évidemment le fait que cette ville fasse penser à Macondo, la localité imaginaire dont Gabriel Garcia Marquez retrace l'histoire dans Cent Ans de Solitude. Effectivement le trajet pour s'y rendre comme pour en partir est long et assez pénible (la route est extrêmement mauvaise par moments), mais le périple en lui-même est très intéressant et permet de traverser la Colombie "profonde" de la région Caraïbes. Par ailleurs, d'importants travaux routiers semblaient en cours, donc peut-être que dans les mois qui viendront l'accès à Mompos sera plus aisé (ce qui je l'espère n'affectera pas le charme lié à son isolement). En tout cas Mompos est une petite ville coloniale vraiment superbe, calme et authentique, qui semble comme hors du temps. C'est un véritable plaisir que d'y flâner. On y trouve aussi 5 ou 6 très belles églises colorées, un superbe cimetière, etc.. La présence du fleuve ajoute au charme de Mompos. Nous en avons profité pour faire un tour en bateau de 3-4 heures (pour 25 000 pesos) sur le fleuve et dans la Cienaga Pijino, pour découvrir les milieux "amphibies" entourant Mompos et la faune (oiseaux notamment) qui y vit.
SANTA MARTA : la première ville fondée par les Espagnols, mais il ne reste pas grand chose de la période coloniale, à part une belle cathédrale blanche et quelques bâtiments. Si le front de mer est bien aménagé, la plage du centre ne paraît pas particulièrement propre. Bref la ville n'a pas beaucoup de charme urbanistiquement parlant, certains quartiers comme le quartier du marché ne sont pas très engageants (et sans doute dangereux une fois la nuit tombée), mais l'ambiance y est authentique malgré un tourisme lié au fait que Santa Marta est un bon camp de base pour faire des excursions dans les alentours.
MINCA : à une heure en collectivo de Santa Marta. Petit village situé à 600 m d'altitude, et qui permet de pénétrer un peu dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Nous y avons fait une courte excursion d'une journée, juste le temps d'aller au village (sans intérêt) et de marcher (pendant plus d'une heure) jusqu'aux petites chutes d'eau de Pozo Azul. Bon c'est agréable mais à mon sens rien d'impérissable. Difficile cependant de se faire une idée plus précise après un passage assez express de quelques heures !
PARQUE TAYRONA : très touristique, mais à faire (l'entrée est à une heure en collectivo de Santa Marta). Un bon moyen de concilier jungle et plage. La jungle est assez variée, avec des plantes parfois assez étonnantes, on y aperçoit en très grand nombre de gros lézards et parfois des singes. En ce qui concerne les plages, elles sont très belles, mais attention les amateurs d'eaux cristallines, transparentes et calmes (ce que je ne suis pas) pourraient être déçus. Les courants sont forts et beaucoup de plages sont d'ailleurs interdites à la baignade. J'ai justement aimé le côté sauvage de ces plages, qui combinent palmiers et fortes vagues allant se fracasser sur les rochers. Il faut parfois beaucoup marcher entre les différentes plages, ce qui peut être particulièrement exténuant (notamment entre Canaveral et Arrecifes), il me paraît donc déconseillé de vouloir faire le parc en une journée et de ne pas y passer la nuit. Il vaut mieux aussi se charger le moins possible ! Après un vol Santa Marta-Medellin, direction la région d'Antioquia !
JARDIN ***** : l'énorme coup de coeur de ce voyage. Un village situé à 3h de route au Sud de Medellin, évoqué en quelques lignes seulement dans les différents guides et même carrément absent de l'édition en cours du Lonely Planet !!! Un endroit superbe et authentique, qu'on a envie de garder pour soi comme un secret afin d'éviter qu'il ne devienne trop touristique ! Selon moi c'est le village idéal pour faire la région du café en Colombie (même s'il ne se trouve pas officiellement dans l'Eje Cafetero), bien plus que Salento (qui est un village bien plus marqué par le tourisme, moins joli, et où les plantations de café ne sont finalement pas si présentes que cela). On y retrouve un peu le même genre d'architecture qu'à Salento (et autres villages de ces régions : façades blanches avec balcons, fenêtres, volets et portes en bois très colorées), mais de façon plus importante et avec une place principale tout simplement divine, la plus belle place de village qui m'ait été donné de voir (place dominée par ailleurs par une belle église néogothique). Cette place principale est en plus extrêmement animée et souvent noire de monde, de jour comme de nuit, avec, le week end, les "cowboys" des environs qui viennent parader sur leurs chevaux et s'arrêter boire des verres dans l'un des innombrables bars que l'on peut trouver sur la place. On y croise aussi de superbes "chivas". Bref on peut passer des heures sur cette place à observer l'animation et la vie locales ! Le cadre est superbe : un écrin de verdure et de montagne, avec aussi bien des prairies que des plantations de café et des bananiers en abondance ! Les activités sont nombreuses, à tel point que malgré 3 nuits sur place nous sommes loins d'avoir tout fait : téléphérique et "garrucha" (caisse en bois destiné aux transports locaux) pour observer de beaux points de vue sur le village depuis les hauteurs ; observations d'oiseaux (certains très étonnants) ; aller manger dans une "truchera" des environs (restaurants spécialisés dans la truite qu'on peut éventuellement pêcher soi-même), balade à pied ou à vélo dans les environs (mais attention il faut être sportif car il y a beaucoup de montées et de descentes) ; balades à cheval ; chutes d'eau comme la Cueva del Esplendor ; visite d'une plantation de café ; etc..
MEDELLIN : ville où je regrette de ne pas avoir pu passer plus de temps. La ville s'insère dans un superbe cadre verdoyant de montagnes. Le centre n'est pas des plus agréables mais doit pouvoir s'apprécier davantage avec une connaissance plus affinée du lieu et éventuellement une visite guidée. Le quartier riche, ombragé et "trendy" d'El Poblado est quant à lui très agréable, idéal pour se loger et sortir le soir. Cette ville, je pense, ne s'apprécie pleinement que si on prend en compte ses mutations récentes, qui lui ont permis de passer de "ville la plus dangereuse du monde" à une sorte de laboratoire visant à un mieux-être urbain (téléphériques et escalators extérieurs pour mieux relier les quartiers défavorisés des hauteurs au reste de la ville, etc.). Bref, bien que n'étant pas du tout fan des visites guidées, j'aurais aimé avoir eu le temps d'en faire une afin de mieux comprendre les mutations de cette ville.
PIEDRA DEL PENOL ET GUATAPE : je voulais au départ faire une excursion d'une journée depuis Medellin afin de visiter Santa Fe de Antioquia. Nous nous sommes finalement rendus à la Piedra del Penol et à Guatape. La Piedra del Pienol (sorte de pain de sucre assez incongru dans le paysage) offre une très belle vue sur les campagnes environnantes en partie inondées il y a quelques années par la mise en place d'une retenue d'eau. Pour moi cependant il n'y a rien d'exceptionnel ou de particulièrement inoubliable. En ce qui concerne le village de Guatape situé juste à côté, le côté un peu "Disney" des "zocalos" qu'on trouve sur les maisons me rebutait un peu a priori, trouvant cela un peu artificiel. Finalement j'ai trouvé le village très agréable par son côté insolite et coloré.
MANIZALES ET LE PARC NATUREL LOS NEVADOS : malgré un beau site montagnard assez particulier, la ville de Manizales ne m'a pas paru d'un grand intérêt. Elle peut surtout servir de point de départ pour rayonner dans les environs (parc Los Nevados et éventuellement plantations de café autour du village de Chinchina, si on n'en a pas déjà visitées auparavant : avec les environs de Jardin, c'est pour moi effectivement autour de Manizales qu'on trouve les plus beaux paysages liés au café). Ayant déjà visité une plantation de café près de Jardin, Manizales a donc servi d'étape uniquement pour faire une excursion dans le Parc Los Nevados. J'ai longtemps hésité sur le moyen de la faire, ne disposant que d'une seule journée. Les moyens de transports publics jusqu'au parc ne semblant pas vraiment exister, et comme on est en montagne, passer par un guide et/ou une agence semblait préférable. Les possibilités classiques sont de monter jusqu'aux abords du sommet du Nevado del Ruiz en van (mais le fait d'avoir un contact limité avec la nature ne me tentait guère) ou, après un trajet en van, de faire une randonnée de quelques heures autour du Nevado de Santa Isabel (mais cela impliquait de se lever extrêmement tôt et d'avoir un niveau de fatigue pas trop important, ce qui n'était pas évident après plusieurs jours de voyage bien remplis). J'ai donc finalement opté, par le biais d'une agence, pour une descente à vélo depuis les abords du sommet du Nevado del Ruiz jusqu'aux environs de Manizales. Cela a été une solution très agréable, un peu physique mais pas trop, permettant de profiter de 3 étages de végétation différents : le paramo et ses frailejones, la forêt, les prairies d'élevage.
SALENTO : comme je l'ai dit, j'ai largement préféré Jardin. Salento est un village très touristique (en tout cas le week end), les boutiques de souvenirs abondent sur la rue principale ; les plantations de café occupent finalement une place réduite dans la campagne environnante, où ce sont les prairies qui dominent d'assez loin, ce qui fait du coup que Salento me paraît assez peu réprésentatif de la "région du café" colombienne. Il n'en demeure pas moins que j'ai beaucoup aimé Salento malgré tout. Le côté touristique n'empêche pas la préservation d'une certaine authenticité, l'ambiance est agréable et bon enfant. J'ai pu aussi y tester (comme beaucoup d'autres "gringos" j'imagine !) le jeu du tejo. Les paysages de prairies sont superbes et la brume, souvent présente, enveloppe le paysage d'un côté mystérieux qui lui donne beaucoup de charme. Enfin c'est à côté de Salento que se trouve la célèbre vallée de Cocora, où, au milieu de prairies de montagnes, s'insèrent des palmiers de cire perchés sur des troncs vertigineux. Un des paysages les plus insolites qu'il m'ait été donné de voir.
Voilà, désolé pour la longueur de ces quelques impressions. Si vous avez des remarques ou questions, n'hésitez pas !
Je rentre d'un séjour de 3 semaines en Colombie (axé sur Bogota, la région des Caraïbes et la région du café), et souhaite vous faire partager ici quelques unes de mes impressions, en espérant qu'elles seront utiles pour ceux qui entreprendraient de visiter ce superbe pays !
Pour commencer, l'extrême gentillesse des Colombiens n'est pas un mythe, ils sont dans leur très grande majorité très chaleureux, prêts à aider et à discuter, jamais je ne me suis senti aussi bien accueilli qu'en Colombie !
En ce qui concerne la sécurité (puisque le sujet revient régulièrement sur le tapis, mais je ne tiens pas à alimenter une quelconque polémique, je ne donne que mon ressenti), je ne me suis jamais senti en danger, et même encore moins que dans les autres pays d'Amérique latine que j'ai visités récemment, où je n'ai pourtant pas ressenti de danger particulier non plus (Mexique, Pérou, Bolivie, Brésil). Evidemment ce n'est pas en restant simplement 3 semaines sur place que je peux tirer des conclusions péremptoires, définitives et généralisables sur ce sujet, mais je tiens par là à répondre à ceux qui hésiteraient à se rendre en Colombie simplement en raison de cette question-là. Je pense honnêtement qu'en suivant les précautions d'usage (valables d'ailleurs pour tous les pays d'Amérique latine et bien d'autres : ne pas afficher ostensiblement sa richesse, ne pas se balader n'importe où ou à n'importe quelle heure, etc.) il y a de très faibles chances qu'il vous arrive quoi que ce soit, même si la probabilité est évidemment plus forte qu'en France. A noter d'alleurs que la police et l'armée sont extrêmement présentes, dans les villes, dans les villages et sur les routes (les effectifs doivent être impressionnants !).
Un petit descriptif rapide de l'itinéraire et de mes impressions lieu par lieu :
BOGOTA : ville immense, où la météo est souvent instable et grise, et qui rappelle curieusement l'Amérique latine bien sûr mais parfois aussi le Royaume-Uni (oui oui ! par la météo, certains immeubles en brique, l'architecture même de certaines maisons). En 2 jours pleins, on a juste eu le temps de faire les "classiques" : quartier ancien de la Candelaria et ses graffitis, Musée de l'Or (superbe), Musée Botero, vue de la ville depuis le Cerro de Monserrate. On a pu aussi, pour mieux connaître la ville et ne pas s'en tenir à la Candelaria, se balader longuement à pied dans d'autres quartiers, notamment Macarena et Chapinero. J'aurais voulu aussi me rendre au marché de Paloquemao, mais le manque de temps et la fatigue m'ont fait renoncer. Nous logions dans le quartier de Macarena, quartier très sympa (avec de très bons restaurants)et assez sûr, qui permet aussi de se rendre facilement à pied aussi bien à la Candelaria et à Monserrate qu'au centre des affaires.
CARTHAGENE : une ville qui m'avait toujours fait rêver, mais dont j'avais très peur qu'elle dégage une ambiance beaucoup trop touristique. Bref je pensais que je n'allais pas aimer ... En définitive, si l'hypercentre historique (le quartier de Calamari) est effectivement un peu trop propret et aseptisé, il n'en reste pas moins superbe et assez agréable, et je n'ai pas trouvé les vendeurs ambulants si pénibles que cela (en tout cas j'ai connu pire). Par ailleurs, les deux autres quartiers anciens, San Diego et Getsemani, bien qu'assez touristiques, laissent entrevoir un peu plus la vie locale et sont très agréables. A ce titre, je conseille de passer au moins une soirée sur la petite place de l'église Santissima Trinidad à Getsemani, où touristes mais aussi locaux sont présents, dans une ambiance à la fois très animée et très agréable. En résumé, Carthagène reste une ville coloniale superbe qu'il faut connaître, son authenticité a certes été compromise par le tourisme mais l'ambiance y reste malgré tout assez agréable.
MOMPOS : un de mes coups de coeur. Une petite ville coloniale difficile d'accès, située un peu à l'intérieur des terres, au bord d'un bras du fleuve Magdalena abandonné par les bateaux de commerce depuis un siècle. Je voulais me rendre à Mompos pour plusieurs raisons : la beauté coloniale de la ville, son côté figé dans le temps, son authenticité (du fait de son isolement ; les touristes étrangers se comptaient d'ailleurs sur les doigts d'une main lors du week end que j'y ai passé) et évidemment le fait que cette ville fasse penser à Macondo, la localité imaginaire dont Gabriel Garcia Marquez retrace l'histoire dans Cent Ans de Solitude. Effectivement le trajet pour s'y rendre comme pour en partir est long et assez pénible (la route est extrêmement mauvaise par moments), mais le périple en lui-même est très intéressant et permet de traverser la Colombie "profonde" de la région Caraïbes. Par ailleurs, d'importants travaux routiers semblaient en cours, donc peut-être que dans les mois qui viendront l'accès à Mompos sera plus aisé (ce qui je l'espère n'affectera pas le charme lié à son isolement). En tout cas Mompos est une petite ville coloniale vraiment superbe, calme et authentique, qui semble comme hors du temps. C'est un véritable plaisir que d'y flâner. On y trouve aussi 5 ou 6 très belles églises colorées, un superbe cimetière, etc.. La présence du fleuve ajoute au charme de Mompos. Nous en avons profité pour faire un tour en bateau de 3-4 heures (pour 25 000 pesos) sur le fleuve et dans la Cienaga Pijino, pour découvrir les milieux "amphibies" entourant Mompos et la faune (oiseaux notamment) qui y vit.
SANTA MARTA : la première ville fondée par les Espagnols, mais il ne reste pas grand chose de la période coloniale, à part une belle cathédrale blanche et quelques bâtiments. Si le front de mer est bien aménagé, la plage du centre ne paraît pas particulièrement propre. Bref la ville n'a pas beaucoup de charme urbanistiquement parlant, certains quartiers comme le quartier du marché ne sont pas très engageants (et sans doute dangereux une fois la nuit tombée), mais l'ambiance y est authentique malgré un tourisme lié au fait que Santa Marta est un bon camp de base pour faire des excursions dans les alentours.
MINCA : à une heure en collectivo de Santa Marta. Petit village situé à 600 m d'altitude, et qui permet de pénétrer un peu dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Nous y avons fait une courte excursion d'une journée, juste le temps d'aller au village (sans intérêt) et de marcher (pendant plus d'une heure) jusqu'aux petites chutes d'eau de Pozo Azul. Bon c'est agréable mais à mon sens rien d'impérissable. Difficile cependant de se faire une idée plus précise après un passage assez express de quelques heures !
PARQUE TAYRONA : très touristique, mais à faire (l'entrée est à une heure en collectivo de Santa Marta). Un bon moyen de concilier jungle et plage. La jungle est assez variée, avec des plantes parfois assez étonnantes, on y aperçoit en très grand nombre de gros lézards et parfois des singes. En ce qui concerne les plages, elles sont très belles, mais attention les amateurs d'eaux cristallines, transparentes et calmes (ce que je ne suis pas) pourraient être déçus. Les courants sont forts et beaucoup de plages sont d'ailleurs interdites à la baignade. J'ai justement aimé le côté sauvage de ces plages, qui combinent palmiers et fortes vagues allant se fracasser sur les rochers. Il faut parfois beaucoup marcher entre les différentes plages, ce qui peut être particulièrement exténuant (notamment entre Canaveral et Arrecifes), il me paraît donc déconseillé de vouloir faire le parc en une journée et de ne pas y passer la nuit. Il vaut mieux aussi se charger le moins possible ! Après un vol Santa Marta-Medellin, direction la région d'Antioquia !
JARDIN ***** : l'énorme coup de coeur de ce voyage. Un village situé à 3h de route au Sud de Medellin, évoqué en quelques lignes seulement dans les différents guides et même carrément absent de l'édition en cours du Lonely Planet !!! Un endroit superbe et authentique, qu'on a envie de garder pour soi comme un secret afin d'éviter qu'il ne devienne trop touristique ! Selon moi c'est le village idéal pour faire la région du café en Colombie (même s'il ne se trouve pas officiellement dans l'Eje Cafetero), bien plus que Salento (qui est un village bien plus marqué par le tourisme, moins joli, et où les plantations de café ne sont finalement pas si présentes que cela). On y retrouve un peu le même genre d'architecture qu'à Salento (et autres villages de ces régions : façades blanches avec balcons, fenêtres, volets et portes en bois très colorées), mais de façon plus importante et avec une place principale tout simplement divine, la plus belle place de village qui m'ait été donné de voir (place dominée par ailleurs par une belle église néogothique). Cette place principale est en plus extrêmement animée et souvent noire de monde, de jour comme de nuit, avec, le week end, les "cowboys" des environs qui viennent parader sur leurs chevaux et s'arrêter boire des verres dans l'un des innombrables bars que l'on peut trouver sur la place. On y croise aussi de superbes "chivas". Bref on peut passer des heures sur cette place à observer l'animation et la vie locales ! Le cadre est superbe : un écrin de verdure et de montagne, avec aussi bien des prairies que des plantations de café et des bananiers en abondance ! Les activités sont nombreuses, à tel point que malgré 3 nuits sur place nous sommes loins d'avoir tout fait : téléphérique et "garrucha" (caisse en bois destiné aux transports locaux) pour observer de beaux points de vue sur le village depuis les hauteurs ; observations d'oiseaux (certains très étonnants) ; aller manger dans une "truchera" des environs (restaurants spécialisés dans la truite qu'on peut éventuellement pêcher soi-même), balade à pied ou à vélo dans les environs (mais attention il faut être sportif car il y a beaucoup de montées et de descentes) ; balades à cheval ; chutes d'eau comme la Cueva del Esplendor ; visite d'une plantation de café ; etc..
MEDELLIN : ville où je regrette de ne pas avoir pu passer plus de temps. La ville s'insère dans un superbe cadre verdoyant de montagnes. Le centre n'est pas des plus agréables mais doit pouvoir s'apprécier davantage avec une connaissance plus affinée du lieu et éventuellement une visite guidée. Le quartier riche, ombragé et "trendy" d'El Poblado est quant à lui très agréable, idéal pour se loger et sortir le soir. Cette ville, je pense, ne s'apprécie pleinement que si on prend en compte ses mutations récentes, qui lui ont permis de passer de "ville la plus dangereuse du monde" à une sorte de laboratoire visant à un mieux-être urbain (téléphériques et escalators extérieurs pour mieux relier les quartiers défavorisés des hauteurs au reste de la ville, etc.). Bref, bien que n'étant pas du tout fan des visites guidées, j'aurais aimé avoir eu le temps d'en faire une afin de mieux comprendre les mutations de cette ville.
PIEDRA DEL PENOL ET GUATAPE : je voulais au départ faire une excursion d'une journée depuis Medellin afin de visiter Santa Fe de Antioquia. Nous nous sommes finalement rendus à la Piedra del Penol et à Guatape. La Piedra del Pienol (sorte de pain de sucre assez incongru dans le paysage) offre une très belle vue sur les campagnes environnantes en partie inondées il y a quelques années par la mise en place d'une retenue d'eau. Pour moi cependant il n'y a rien d'exceptionnel ou de particulièrement inoubliable. En ce qui concerne le village de Guatape situé juste à côté, le côté un peu "Disney" des "zocalos" qu'on trouve sur les maisons me rebutait un peu a priori, trouvant cela un peu artificiel. Finalement j'ai trouvé le village très agréable par son côté insolite et coloré.
MANIZALES ET LE PARC NATUREL LOS NEVADOS : malgré un beau site montagnard assez particulier, la ville de Manizales ne m'a pas paru d'un grand intérêt. Elle peut surtout servir de point de départ pour rayonner dans les environs (parc Los Nevados et éventuellement plantations de café autour du village de Chinchina, si on n'en a pas déjà visitées auparavant : avec les environs de Jardin, c'est pour moi effectivement autour de Manizales qu'on trouve les plus beaux paysages liés au café). Ayant déjà visité une plantation de café près de Jardin, Manizales a donc servi d'étape uniquement pour faire une excursion dans le Parc Los Nevados. J'ai longtemps hésité sur le moyen de la faire, ne disposant que d'une seule journée. Les moyens de transports publics jusqu'au parc ne semblant pas vraiment exister, et comme on est en montagne, passer par un guide et/ou une agence semblait préférable. Les possibilités classiques sont de monter jusqu'aux abords du sommet du Nevado del Ruiz en van (mais le fait d'avoir un contact limité avec la nature ne me tentait guère) ou, après un trajet en van, de faire une randonnée de quelques heures autour du Nevado de Santa Isabel (mais cela impliquait de se lever extrêmement tôt et d'avoir un niveau de fatigue pas trop important, ce qui n'était pas évident après plusieurs jours de voyage bien remplis). J'ai donc finalement opté, par le biais d'une agence, pour une descente à vélo depuis les abords du sommet du Nevado del Ruiz jusqu'aux environs de Manizales. Cela a été une solution très agréable, un peu physique mais pas trop, permettant de profiter de 3 étages de végétation différents : le paramo et ses frailejones, la forêt, les prairies d'élevage.
SALENTO : comme je l'ai dit, j'ai largement préféré Jardin. Salento est un village très touristique (en tout cas le week end), les boutiques de souvenirs abondent sur la rue principale ; les plantations de café occupent finalement une place réduite dans la campagne environnante, où ce sont les prairies qui dominent d'assez loin, ce qui fait du coup que Salento me paraît assez peu réprésentatif de la "région du café" colombienne. Il n'en demeure pas moins que j'ai beaucoup aimé Salento malgré tout. Le côté touristique n'empêche pas la préservation d'une certaine authenticité, l'ambiance est agréable et bon enfant. J'ai pu aussi y tester (comme beaucoup d'autres "gringos" j'imagine !) le jeu du tejo. Les paysages de prairies sont superbes et la brume, souvent présente, enveloppe le paysage d'un côté mystérieux qui lui donne beaucoup de charme. Enfin c'est à côté de Salento que se trouve la célèbre vallée de Cocora, où, au milieu de prairies de montagnes, s'insèrent des palmiers de cire perchés sur des troncs vertigineux. Un des paysages les plus insolites qu'il m'ait été donné de voir.
Voilà, désolé pour la longueur de ces quelques impressions. Si vous avez des remarques ou questions, n'hésitez pas !
Tour d'Amérique du Sud en camping-car et en famille en 2015
Bonsoir,
Notre projet de découvrir en famille l'Amérique du sud pendant un an à partir de l'été 2015 commence à prendre forme ! Notre appart est en cours de vente (on croise les doigts !) : on peut donc commencer à vraiment s'atteler à la préparation.
Pleins de questions apparaissent les unes après les autres : itinéraire, budget, santé, scolarité des enfants... Autant de thèmes déjà maintes fois discutés dans d'autres discussions, je sais bien, mais nous aurions aimé échangé avec d'autres familles ayant le même genre de projet...
Alors voici une rapide présentation de notre futur voyage : Nous sommes une famille de 5 avec 3 enfants de 11, 9 et 6 ans. Nous comptons partir en juillet ou août 2015 pendant 1 an vers l'Amérique du Sud. Notre pré-pré-pré itinéraire comprendrait l'Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay... Mais tout reste à définir... Nous comptons acheter le cc en France et l'envoyer en cargo vers Buenos Aires (apparemment, il pourrait arriver également à Montevideo ?).
Voilà pour les grandes lignes... En espérant que certains d'entre vous seront sur ces routes en même temps que nous... A bientôt
Pleins de questions apparaissent les unes après les autres : itinéraire, budget, santé, scolarité des enfants... Autant de thèmes déjà maintes fois discutés dans d'autres discussions, je sais bien, mais nous aurions aimé échangé avec d'autres familles ayant le même genre de projet...
Alors voici une rapide présentation de notre futur voyage : Nous sommes une famille de 5 avec 3 enfants de 11, 9 et 6 ans. Nous comptons partir en juillet ou août 2015 pendant 1 an vers l'Amérique du Sud. Notre pré-pré-pré itinéraire comprendrait l'Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay... Mais tout reste à définir... Nous comptons acheter le cc en France et l'envoyer en cargo vers Buenos Aires (apparemment, il pourrait arriver également à Montevideo ?).
Voilà pour les grandes lignes... En espérant que certains d'entre vous seront sur ces routes en même temps que nous... A bientôt
Attaque du bus Cruz del Sur au Pérou
bonjour !!
etes vous au courant de l attaque survenue le 2 juillet dernier
lire le forum des routards une personne explique comment cela s est passe
lisez le
cela fait froid dans le dos mais on peu dire que cela s est bien termine ............apres avoir ete depouilles
faite attention a l argent liquide appareil photos bijoux
voila je voulais vous prevenir
isabel
voila je voulais vous prevenir
isabel
Visite de Yellowstone
Bonjour,
Je dois organiser la visite de Yellowstone pour une dizaine de Tamalous (sexagénaires en forme) donc sans exploits sportifs, de la visite uniquement.
Nous disposerons de 6 journées entre l'arrivée et le départ en vols intérieurs, nous circulerons dans le parc, en voitures.
Après quelques recherches sur le VF, j'en arrive à ce dégrossi d'itinéraire :
Atterrissage et nuit à Jackson Hole
J1 - Route et nuit à Old Faith Full
J2 - Visite et nuit West Yellowstone
J3 - Visite et nuit à Mammouth ou Gardiner
J4 - Visite et nuit à Canyon Village
J5 - Visite et nuit à Cody
J6 - Route et nuit à Jackson Hole
Retour
1ère question : Est-ce une vrai bonne idée que d'arriver à Jackson pour gagner des Kms de route de Salt Lake City ? 2 ème : Je ne maitrise pas vraiment les temps de route et de visites, le parcours semble-t-il ainsi équilibré ? Ne risque-t-on pas, dans tout cela, la journée de route interminable, sans rien voir? Inversement risque-t-on de passer à côté de l'immanquable ? Merci de vos conseils avisés. Francis
1ère question : Est-ce une vrai bonne idée que d'arriver à Jackson pour gagner des Kms de route de Salt Lake City ? 2 ème : Je ne maitrise pas vraiment les temps de route et de visites, le parcours semble-t-il ainsi équilibré ? Ne risque-t-on pas, dans tout cela, la journée de route interminable, sans rien voir? Inversement risque-t-on de passer à côté de l'immanquable ? Merci de vos conseils avisés. Francis
Quelle route de Arequipa à Yanque via Laguna Las Salinas?
Bonjour,
Pour rejoindre Yanque de Arequipa début août, je voudrais faire un crochet par la Laguna Las Salinas, sachant que je serai en voiture 4x4. Je cherche la route la plus agréable et la plus belle et je voudrais avoir vos conseils pour choisir. Je vous présente donc les différentes solutions identifiées.
Solution par défaut de Google Maps : https://goo.gl/maps/Du6v5 Comme vous pouvez le constater, après la Laguna, Google me fait faire une grande boucle au lieu de couper par la piste tracée en jaune. À votre avis, est-ce un bug ? L'accès à cette piste depuis la laguna serait-elle impossible ? Sachant que depuis le nord, Google m'autorise à prendre cette piste, mais ne franchit pas la jonction avec la 34c pour arriver à la Laguna et que sur Google Earth je ne vois aucun obstacle naturel. En toute logique, j'en déduis donc que c'est un bug. Par ailleurs, pouvez-vous me donner une idée de l'état de cette piste et de son intérêt scénique ?
Solution du grand tour : https://goo.gl/maps/JwynH Comme solution alternative, j'ai identifié aussi ce grand tour qui ne pense pas en plein milieu de la réserve naturelle. Est-ce que cette route présente des avantages par rapport à une traversée plus centrale de la réserve, notamment en termes de paysages ou de conditions de roulage ?
Autrement, j'ai aussi repéré une piste qui permet de couper entre El Frayle et la 34A, mais Google Maps ne me permets pas de la prendre jusqu'à la jonction avec la 34A alors qu'aucun obstacle n'apparaît sur Google Earth et que la jonction semble bien exister. Auriez-vous un éclairage sur la question ?
En dehors du choix de trajet, à quelle heure faudrait-il partir à votre avis pour faire tranquillement ce circuit et arriver à Yanque avant le coucher du soleil ?
Enfin, quelles sont les dernières nouvelles concernant le volcan Ubinas ? Les routes envisagées passent-elles dans des zones fermées au public suite à l'entrée en éruption du volcan ?
Merci d'avance pour toutes vos réponses.
Cordialement.
GollumDotNet
Pour rejoindre Yanque de Arequipa début août, je voudrais faire un crochet par la Laguna Las Salinas, sachant que je serai en voiture 4x4. Je cherche la route la plus agréable et la plus belle et je voudrais avoir vos conseils pour choisir. Je vous présente donc les différentes solutions identifiées.
Solution par défaut de Google Maps : https://goo.gl/maps/Du6v5 Comme vous pouvez le constater, après la Laguna, Google me fait faire une grande boucle au lieu de couper par la piste tracée en jaune. À votre avis, est-ce un bug ? L'accès à cette piste depuis la laguna serait-elle impossible ? Sachant que depuis le nord, Google m'autorise à prendre cette piste, mais ne franchit pas la jonction avec la 34c pour arriver à la Laguna et que sur Google Earth je ne vois aucun obstacle naturel. En toute logique, j'en déduis donc que c'est un bug. Par ailleurs, pouvez-vous me donner une idée de l'état de cette piste et de son intérêt scénique ?
Solution du grand tour : https://goo.gl/maps/JwynH Comme solution alternative, j'ai identifié aussi ce grand tour qui ne pense pas en plein milieu de la réserve naturelle. Est-ce que cette route présente des avantages par rapport à une traversée plus centrale de la réserve, notamment en termes de paysages ou de conditions de roulage ?
Autrement, j'ai aussi repéré une piste qui permet de couper entre El Frayle et la 34A, mais Google Maps ne me permets pas de la prendre jusqu'à la jonction avec la 34A alors qu'aucun obstacle n'apparaît sur Google Earth et que la jonction semble bien exister. Auriez-vous un éclairage sur la question ?
En dehors du choix de trajet, à quelle heure faudrait-il partir à votre avis pour faire tranquillement ce circuit et arriver à Yanque avant le coucher du soleil ?
Enfin, quelles sont les dernières nouvelles concernant le volcan Ubinas ? Les routes envisagées passent-elles dans des zones fermées au public suite à l'entrée en éruption du volcan ?
Merci d'avance pour toutes vos réponses.
Cordialement.
GollumDotNet
Extrême Orient russe: Tchoukotka
Bonjour,
Je cherche des infos sur le district autonome de Tchoukotka:
- Moyen de s'y rendre? - Logement possible? - Etat du sol pour faire un trek près de la ville d'arrivé? (cad: reste de neige, marécage, sol humide du a la fonte des neiges, ...) - Formalités? A part le visa, est ce qu'il faut un permis spécial? - Climat pour aout-septembre? - Faune: Est ce que l'ours polaire est présent dans toute la région?
Merci d'avance
Je cherche des infos sur le district autonome de Tchoukotka:
- Moyen de s'y rendre? - Logement possible? - Etat du sol pour faire un trek près de la ville d'arrivé? (cad: reste de neige, marécage, sol humide du a la fonte des neiges, ...) - Formalités? A part le visa, est ce qu'il faut un permis spécial? - Climat pour aout-septembre? - Faune: Est ce que l'ours polaire est présent dans toute la région?
Merci d'avance
Voyage à moto en Amérique Latine
Ca fait un moment que je rêve de faire un voyage à moto en Amérique Latine.
J'ai lu beaucoup de livres sur le premier voyage de Che Guevara et son parcours m'interesse beaucoup.

J'aimerai faire un voyage de 2 à 3 mois, à 2 personnes.

Je voyage énormément au grès des rencontres et de mes envies, je suis très débrouillarde et je parle assez bien l'espagnol. J'utilise aussi quotidiennement ma moto à Paris et j'ai déjà fais quelques long trajet.
Je cherche quelqu'un pour venir avec moi, de préférence un garçon (un mâle est parfois utile pour repousser les relous en voyage), quelqu'un ayant un peu l'habitude de la moto et s'y connaissant un peu en mécanique ou aillant pour volonté d'apprendre les bases avant le départ.
Est ce que quelqu'un parmi vous a déjà fait ce type de voyage ? On m'a recommandé de prendre une KTM pour la moto, car ça passe partout, ça se répare facilement et ça a un gros reservoir. Mais c'est aussi un moto très inconfortable. Quels modèles suggereriez vous ?
J'hésite aussi entre 1 ou 2 motos. 1 moto ça permet de se reposer dans un des 2 conduit, 2 moto ça permet d'aller chercher de l'aide si une tombe en rade, et d'emporter plus de bagages (mais j'ai tendance à voyager très très léger).
Je compte dormir chez l'habitant au grès des rencontre.
Des gens tentés par l'experience ? Des conseils ? Merci d'avance !

J'aimerai faire un voyage de 2 à 3 mois, à 2 personnes.

Je voyage énormément au grès des rencontres et de mes envies, je suis très débrouillarde et je parle assez bien l'espagnol. J'utilise aussi quotidiennement ma moto à Paris et j'ai déjà fais quelques long trajet.
Je cherche quelqu'un pour venir avec moi, de préférence un garçon (un mâle est parfois utile pour repousser les relous en voyage), quelqu'un ayant un peu l'habitude de la moto et s'y connaissant un peu en mécanique ou aillant pour volonté d'apprendre les bases avant le départ.
Est ce que quelqu'un parmi vous a déjà fait ce type de voyage ? On m'a recommandé de prendre une KTM pour la moto, car ça passe partout, ça se répare facilement et ça a un gros reservoir. Mais c'est aussi un moto très inconfortable. Quels modèles suggereriez vous ?
J'hésite aussi entre 1 ou 2 motos. 1 moto ça permet de se reposer dans un des 2 conduit, 2 moto ça permet d'aller chercher de l'aide si une tombe en rade, et d'emporter plus de bagages (mais j'ai tendance à voyager très très léger).
Je compte dormir chez l'habitant au grès des rencontre.
Des gens tentés par l'experience ? Des conseils ? Merci d'avance !











