Search results
FR
More options

Keyword matching drives the results; the remaining options refine the query on the backend.

Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Search results
Une petite virée dans l'Ouest américain (juin 2016)
by JMPe · 2016-06-30 · 191 replies
Liens directs : * Great Sand Dunes NP (1ère partie) * Great Sand Dunes NP (2ème partie) * Tent Rocks * White Sands NP (1ère partie) * White Sands NP (2ème partie) * El Malpais et Window Rock * Hoodoos vers Gallup et Pinedale, Window Rock et Venus Needle * Ruines et pictogrammes * Burnham badlands * Crow canyon * Valley of Dreams (1ère partie) * Valley of Dreams (2ème partie) * Valley of Dreams (3ème partie) et Angel Peak badlands * Recapture Pocket * Hovenweep NM et ruines de Tower House * House on Fire et D… H… ruins * Capitol Reef NP et Cathedral Valley * Cathedral Valley (suite) * Little Wild Horse canyon * Arches NP * Arches NP (suite) et Secret Spire * Delta pool * Route 128 et Cisco * Crystal Mill * Maroon Bells et Denver

Vendredi 10 juin

C'est encore reparti !

Notre dernier séjour dans l'ouest américain nous a tellement enchanté et nous avons encore tellement de trésors à y découvrir que nous n'avons pas pu résister longtemps. Après deux semaines hivernales à la fin de l'année dernière (ici), nous sommes en partance pour notre septième séjour dans le grand ouest. En cumulé nous avons déjà passé six mois dans ces contrées que nous adorons, mais plus nous y allons, plus la liste des sites que nous souhaitons découvrir s'allonge (près de 130 avant de démarrer ce voyage !). Sans compter tout ce que nous souhaiterions revoir. Autant dire que nous avons bien l'intention d'y revenir encore et encore !

Comme pour nos derniers séjours, nous n'avons pas de parcours préétabli. Aucun hôtel n'est réservé, il y a juste une voiture qui nous attend à l'aéroport de Denver. Cela nous permettra de nous adapter au mieux aux conditions climatiques (de plus en plus incertaines dans la région depuis ces dernières années) et de nous organiser au gré de nos envies. Même pas peur de ne pas trouver de quoi nous loger puisque nous emportons notre petite tente. Nous n'aurons donc aucune contrainte et aucun impératif. Bref, la liberté totale !

L'idée générale, si le temps s'y prête, c'est de profiter de notre arrivée et de notre départ de Denver pour visiter quelques sites au Colorado, le gros de notre séjour devant se partager entre le Nouveau-Mexique et le sud-est de l'Utah. L'objectif est de visiter principalement des sites que nous ne connaissons pas encore.

C'est la première fois que nous rejoignons les USA par Denver (via Londres). A notre arrivée, vers 17h30, nous ne retrouvons donc pas le sentiment d'être un peu chez nous comme lorsque nous atterrissons à Las Vegas, notre porte d'entrée habituelle. Les formalités s'enchaînent à un bon rythme : contrôle automatisé du passeport, immigration, récupération des bagages et douane. Tout cela en moins d'une heure, c'est plutôt très bien.

Il faut maintenant aller prendre possession de notre voiture. La personne qui s’occupe de nous est vraiment très sympa, mais quand le contrat de location arrive, il y a un surcoût de 160$. La préposé ne nous a rien demandé mais nous a tout de même rajouté d'office une assurance complémentaire. Malgré toutes ses tentatives, nous refusons et étonnamment, elle devient d'un seul coup beaucoup moins sympa avec nous.

C'est la première fois que cela nous arrive. D'habitude on nous propose ce type d'assurance avec plus ou moins d'insistance, mais la rajouter sur le contrat sans en parler, c'est une première et c'est presque du vol. Réflexion faite, ce n'est pas presque du vol, c'est du vol ! Surtout que si on ne fait pas attention, on ne se rend compte de rien. On signe le contrat et comme on a laissé une empreinte de carte bancaire, on se retrouve avec un débit imprévu. C'est imparable. Cette arnaque qui a échoué avec nous, mais qui doit cependant souvent fonctionner, nous est arrivé avec Alamo, mais méfiez-vous, ils sont loin d'être les seuls à procéder ainsi.

Les formalités administratives étant réglées, direction le parking où il y a une petite dizaine de SUV de notre catégorie. Notre choix s'arrête sur une Jeep Patriot. Cette voiture n'est pas très grande, mais dispose d'une transmission 4x4 et d'une garde au sol correcte. Les pneus sont neufs et un peu moins typés « route » que sur les autres SUV. Cette Jeep n’a pas l'air mal et nous sommes plutôt satisfaits de notre choix. Nous verrons bien son comportement lorsque la première piste sérieuse se présentera.



Nous quittons l'aéroport et nous effectuons un stop dans la banlieue de Denver, pour notre traditionnel arrêt ravitaillement dans un immense supermarché Wallmart ouvert 24h/24. Une glacière, un peu de matériel pour le camping, des réserves d'eau, ... Trois heures après avoir touché le sol américain nous sommes fin prêts pour débuter nos vacances. Nous décidons de rouler un peu, histoire de gagner du temps sur la journée de demain. Après une heure de route (plein sud) et une petite pause dîner dans un Taco Bell, la fatigue nous rattrape et nous nous arrêtons dans un motel le long de l'autoroute. Il est 23h (7h du matin heure française) et malgré l'intense circulation sur l'autoroute nous nous endormons en à peine quelques minutes.
Préparation circuit Ouest américain mai-juin 2017
by Vinss37 · 2016-06-30 · 88 replies
Bonjour à tous!🙂

Premier post sur ce forum sur lequel je suis tombé par hasard, et qui semble regorger d'information / témoignages / récits bien utiles!

En rapide présentation, ma compagne et moi avons eu 30ans cette année, et nous avons donc pour cette occasion prévu un roadtrip dans l'Ouest américain pour Mai/Juin 2017. Pour moi, ce sera le 2ème voyage aux USA (une 1ère fois à NYC , et Mystic CT), et pour ma compagne, le 1er voyage tout court: jamais mis les pieds dans un avion!

Voilà pour la brève présentation!

Pour en revenir au sujet, nous envisageons de partir du 25 Mai 2017 au 11 Juin 2017 vols inclus (dates pour le moment prévues, avec peut-être 1 jour ou 2 supplémentaire en fonction du budget!!), le but étant de partir d'un point A pour arriver jusqu'à un point B (pas une boucle quoi!) Nous n'avons pour le moment rien réservé, mais nous avons commencé à sévèrement réfléchir au sujet. Je vais vous exposer un peu nos idées et réflexions, les lieux envisagés, afin d'avoir des retours de votre part sur la faisabilité en fonction du temps (et des KM) et sur les idées (bonnes ou mauvaises). C'est parti!!

Une des 1ère choses que j'ai fait quand nous nous sommes décidés à faire ce voyage, c'est de répertorier les choses qui sont à voir / que nous voudrions voir... Et comme c'est notre 1ère fois dans l'Ouest Américain, bah ça regroupe à peu près tous les "basiques" d'un voyage dans ce coin (Las Vegas, Grand Canyon, Antelope, Zion, Monument valley, etc...) Le choix va être difficile!!

1ère chose à faire pour moi, nous nous somme mis d'accord sur les dates (à plus ou moins 1 ou 2J comme je le disais plus haut): ce sera donc du 25/05/2017 au 11/06/2017 La période définie, cela nous permet de regarder un peu les billets: les prix, les escales, les temps de trajet, etc...

Ces premières recherches nous ont permis de nous fixer sur un point: vols directs uniquement! Pourquoi? Parce que sur 18J vols compris, moins on passe de temps dans l'avion, mieux c'est!! Du coup, vol direct = Las Vegas exclu. Personnellement vu aucun Paris->LV ou LV->Paris sans escale... Donc les Aéroports choisis seront San Francisco et Los Angeles. Un premier point de réglé! Il en découle ma 1ère vrai question:Dans quel sens faire le voyage? San Francisco -> Los Angeles ou l'inverse? Cela a-t-il vraiment une importance?

Si j'inclus tous les site/parcs/visites à faire (et il en manque certainement!!), j'arrive sur un périple qui ressemble à ça: Je suis parfaitement conscient qu'il nous sera impossible de tout faire, et c'est aussi là que je sollicite votre aide pour me dire les endroits à ne pas louper, et les choses sur lesquelles on peut éventuellement faire l'impasse!

Les questions suivantes sont plus d'ordre général pour le voyage: - Sur un voyage de 18j, faut-il privilégier un vol intérieur (LA->LV par exemple) pour gagner un peu de temps, au détriment peut-être de quelques belles routes? (Cette question est par exemple pour: arrivée à LA, 1j et demi sur place, avion pour LV, et location de voiture à partir du jour ou on quitte LV.)

- A l'heure actuelle, nous hésitons peut-être encore entre voiture et camping car (j'ai vu un site qui comparait les budget, et c'est plus ou moins équivalent), des retours d'expérience sur le voyage en camping-car?

Voilà, pour le moment nous en sommes là, d'autres questions viendrons au fur et à mesure, c'est certain!!

Merci au courageux qui ont lu mon pavé!!😄 J'attends vos retours!

Vincent
Cabine YC2 MSC (Splendida): testée et approuvée
by Maralpine06 · 2016-06-25 · 39 replies
Bonjour à tous

J'étais très intriguée par ce type de cabine. Il y en a 3 sur ce genre de bateau situées tout à l'avant du pont 12, sous la passerelle de commandement. J'ai eu peu d'informations avant de partir, donc je vous fais part de ce que j'ai constaté. Notre choix s'est porté sur cette catégorie car nous aimons avoir de la place et du rangement.

Particularité : elle n'est pas dans l'enclave YC qui se trouve aux ponts 15 et 16 avec accès réservé. Donc quand on sort de l'ascenseur, il y a une petite marche à faire pour aller tout à l'avant ; cela ne m'a pas posé de problème mais cela en pose peut-être au majordome ! Nous étions dans l'angle babord. Quand on accède à la cabine, c'est waouh !🙂 En entrant à droite, salle de bain avec baignoire, double vasque, ET cabine de douche multi jets ; bien étudier le mode d'emploi de ladite douche sous peine de subir un jet horizontal glacial (3 robinets à régler et le matin, pas bien réveillée, c'est parfois dur). En face de l'entrée de la salle de bain un grand placard une partie penderie, une partie tiroirs, un sèche cheveux.

On arrive dans le salon : un canapé fixe 2 places, un large canapé lit et 2 fauteils. De part et d'autre du canapé lit un meuble à 2 tiroirs ; table basse et en face un bahut contenant un appareillage audio, le mini bar et du rangement. Au dessus, télé grand écran. Baie panoramique composée de 2 grandes vitres.

Chambre à coucher : on y accède par 2 portes coulissantes situées de part et d'autre de la paroi ; un grand lit, 2 chevets, un grand bahut une 2e grande télé, bien pratique en cas d'allergie au foot ! une baie panoramique composée de 3 grandes vitres. Au fond un petit sas avec coiffeuse avec un 2e sèche cheveux et en face un grand dressing avec penderie, tiroirs, étagères 2 meubles à chaussures avec un interrupteur pour l'éclairage et non un détecteur (dédicace à Sylvie). Voilà pour le décor.

Les plus : 🙂

L'espace, les rangements La chambre séparée La vue panoramique (5 baies en tout) Le calme

Les moins 😕

Baies fixes ; elles donnent sur une coursive à laquelle on n'a pas accès car la porte dans le couloir est fermée à clef. On a vu passer une fois un employé et là je trouve qu'on devrait prévenir les occupants de la cabine, mais bon.

Les coussins du canapé lit situé en face de la télé ont tendance à riper et ne tiennent pas ; c'est gênant ; (la télé a été beaucoup mise à contribution pour cause d'euro de foot)

On a eu quelques petits soucis au départ avec le service ; des oublis sur le plateau du petit déjeuner (cuillères, assiettes, journal, café froid), rien de bien grave mais on hésite à réclamer car on sait que l'employé doit se refaire tout le trajet.

Un autre souci plus ennuyeux celui-là : on a eu au début du parcours une journée de mauvaise mer et après, une odeur d'égout a envahi la cabine ; comme on ne peut pas ouvrir la baie pour aérer, c'était pas top ; le majordome a donc pulvérisé de l'huile essentielle pour masquer l'odeur... ce qui a eu pour effet de rendre le sol de la SDB glissant et l'odeur a persisté de plus belle jusqu'à ce que je me rende compte que la moquette était mouillée. En fait il y avait une fuite dans la baignoire et l'eau stagnait en dessous ; lorsque le bateau a remué, cette eau nauséabonde s'est répandue. Donc plombier, soufflerie pour sécher la moquette, déplacement des meubles... Cela a duré qqs jours.

Le fait d'être éloigné du TSL ne nous a pas gênés car on avait une plus belle vue depuis la cabine, car plus près de l'eau ; les baies sont protégées et ne sont pas impactées par la pluie comme au TSL et on dispose de tout le confort et le calme ;

Ce pourrait même être un inconvénient ; on est tellement bien qu'on n'a plus envie de sortir ! Il faut dire que le spectacle (en l'occurrence les fjords) était tellement magique ! Pas non plus d'usage du one pool dans le grand nord.

Le service de conciergerie ne nous a pas manqué car les rares fois où j'ai fait appel à lui, j'ai eu de mauvais renseignements ; cela a été un point négatif de cette croisière. Ce point avait d'ailleurs été soulevé lors de croisières précédentes sur le Splendida et je confirme que ce n'est pas normal, avec le nombre de francophones à bord (français, suisses, belges) qu'il n'y ait pas une personne parlant un peu français. J'ai eu un souci à 2 reprises pour des excursions et moi qui suis assez calme, j'ai eu la "bouffaïs" comme on dit à Nice.! car manque de professionnalisme et même mauvaise foi.

Ce type de cabine est parfait pour une croisière dans les fjords car on peut profiter pleinement des magnifiques paysages. Pour une croisière tropicale, le manque de balcon peut être gênant. Photos à suivre
Retour d'expérience et infos pratiques Oman décembre 2015/janvier 2016
by Ellememe23 · 2016-06-25 · 15 replies
Bonjour, Comme annoncé il y a déjà longtemps, voici le compte rendu de notre voyage à Oman. Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire que vous souhaiteriez, dans la mesure du possible, évidemment :)

Retour d’expérience et infos pratiques Oman

Du 26 décembre 2015 au 22 janvier 2016. Avant de partir, nous avions réservé : - 4x4 - Hôtel à l’arrivée à Mascate : Al Maha International Hôtel dans le quartier de Ghubrah (30 OMR la nuit pour 2 y/c petit déj) - Chambre d’hôte à Salalah via Airbnb - Hôtel à Sur et à Mascate pour la fin de séjour car nous craignions de rencontrer des difficultés à cause de l’exposition internationale de l’artisanat (pfff nous n’avons pas vu l’expo !!). o A Sur : Sur hôtel (18,5 OMR la nuit pour 2 personnes sans petit déj.), o à Mascate : Naseem hôtel (27 OMR pour 2 personnes + 2 OMR par personne pour petit déj). - Nous avions le oman off road (OOR) 2014. Nous avons vu qu’une nouvelle édition 2015 était vendue : aéroport = 23 OMR ; Nizwa = 19,500 OMR ; Muscat = 23 OMR. - Lonely planet

Commentaires généraux L’accueil des Omanais est très amical. Les routes sont très belles. Très beau temps durant tout le séjour, entre 22 et 30°. Une mini tempête en bord de mer une nuit (nous campions et avons fini la nuit dans la voiture…) Quasiment pas de touristes sauf à Mascate (Mutrah) (bateaux de croisières)

Avons pris la route du désert pour rejoindre Salalah en deux jours (environ 1100km). Une nuit en cours de route au rest-house de Al-Ghaftain, demander Kumar, tél. (00968)99036836 (chambre 25 OMR la double, 2 diners et 2 petits déjeuner : 6.20 OMR). Lieu très sympa au milieu de nulle part, les chambres sont disposées autour d’un patio central.

3 nuits à Salalah. Visite des cultures d’arbres à encens, tombe de Job, paysages magnifiques. Mughsail : trous du souffleur, superbe plage désertique. Balade au-delà de Mughsail : route vertigineuse. Visite du Musée de l’Encens à Salalah.

Nous quittons Salalah pour rejoindre le Nord en plusieurs étapes par la route côtière. Visite de Khor Rori, superbe lieu pour ceux qui aiment les vieilles pierres, belle restauration.

Nous avons fui Duqm, un chantier énorme de construction d’un port qui devrait être le 2e mondial après Singapour.

Magnifique plage désertique de Madrakah qui vaut une nuit de camping et poursuite jusqu’à Filim, nuit en camping en bord de mer.

La route côtière est belle pendant toute une partie en quittant Salalah. La journée suivante de trajet, le paysage n’est pas terrible, monotone, désert de cailloux… Il redevient intéressant après Shana (embarcadère pour l’ile de Madirah où nous ne sommes pas allés) car les dunes de sable font leur apparition.

Nuit en camping sauvage à Wadi Bani Khalid (route OOR n° 24) : superbe endroit : palmeraie, vasques d’eau limpide.

Nous visitons le petit fort de Mintirib et rejoignons Bidiya pour une nuit dans les dunes via Safari Desert Camp : nous recommandons, très bien, 65 OMR la nuit pour deux, y/c diner et petit-déj. Très agréable bungalow avec salle d’eau à ciel ouvert. Accès après 22km dans le sable en « convoi » (nous étions 2 voitures !) et apprendre comment ne pas s’ensabler… Magnifique balade dans les dunes !

Nous quittons le désert de sable pour Ibra. Les paysages sont superbes. Hôtel Ibra Motal (22 OMR la nuit sans petit-dej), très bien. Visite du vieil Ibra (toujours pour ceux qui aiment les pierres…), le lendemain matin, mercredi : souk d’Ibra et son marché des femmes, très grande animation : fruits, légumes, poissons, bestiaux, friperie, tissus vendus par les femmes bédouines masquées.

Route pour Sinaw car le jeudi matin il y a le souk. Avons un peu perdu notre chemin en voulant prendre un raccourci, nous avons été invités par une famille à prendre café (à la cardamone) et dattes, alors que nous demandions notre chemin. Nuit pour 15 OMR à l’hôtel.

Direction Nizwa et son marché aux bestiaux du vendredi matin. Installation dans le Majan Hôtel (42 OMR avec petit déj.)… un peu cher pour la situation. Visite du fort de Nizwa, la restauration et l’exposition des objets sont faites avec goût, vue magnifique de la tour sur les palmiers-dattiers qui entourent Nizwa. Le lendemain matin marché aux bestiaux : beaucoup d’animation dans ce souk restauré.

Après cette visite matinale, départ pour Saiq plateau (route OOR n° 9). Un contrôle de police ne fait passer que les véhicules 4x4. Nous tournons et virons pas mal : OOR comme la carte routière ne sont pas à jour des nouvelles routes et il y a beaucoup de travaux en cours. Nous allons à Sayh Qutnah, Sayq et Ar Ruus, fin de la route spectaculaire, bitumée de bout en bout avec des montées/descentes impressionnantes. Paysages… poustouflants ! Nous redescendons et allons à Wadi al Muaydin pour planter la tente. Balade dans le wadi le lendemain matin en suivant le falaj al Katmeen (système d’irrigation ancestral présent dans tout le Nord du pays) puis direction Jabrin pour la visite du château à ne pas rater : la restauration, les informations, la décoration, rendent la visite très attrayante.

Nous filons pour la visite du fort de Balah. Là encore, la restauration est magnifique et le lieu sur fond de montagnes noires est superbe, toutefois ce fort est énorme et il manque explication et cheminement à travers les dizaines de pièces… Nous partons en direction de Wadi Tanuf (route OOR n° 8) où nous avions envisagé de planter la tente, mais la route est coupée et nous empêche de poursuivre donc demi-tour et allons au Jabreen Hôtel de Balah. L’hôtel est vide, du coup on nous propose une « suite » pour 35 OMR y/c pd : séjour, cuisine, salle d’eau, chambre… inattendu et superbe !

Le lendemain, en route de Jabal Shams(route OOR n° 6). Nous rejoignons Al Hamra (visite du vieux village) qui est le point de départ de plusieurs excursions en montagne et attaquons la montée très raide par une route bitumée (pas de contrôle de police malgré la grimpette très pentue). Paysages époustouflants, spectaculaire faille de plus de 1200m de profondeur ! Ne pas rater la balade dans le magnifique village de Misfat al Aabriyyin OOR route 6, en cours de restauration, possibilité de passer la nuit dans le gîte d’étape restauré.

Redescente pour prendre la route de Balad Saït et Wadi Bani Awf (route OOR n° 13). La route goudronnée se transforme peu à peu en piste, montées et descentes très raides, spectacles époustouflants (encore !). Nous arrivons à Balad Saït de nuit… Nous nous installons donc pour la nuit et visiterons le village le lendemain ! Sur cette piste improbable, au milieu de nulle part, entouré de montagnes : un gazon synthétique vert fluo : c’est un terrain de foot et de jeunes gens jouent sous l’œil bienveillant de leur prof (Ils nous indiqueront le chemin de Balad Saït) : spectacle surréaliste J

La visite à pieds de Balad Saït vaut le détour : plantations en terrasses, falajs, maisons en pierre, superbe.

Nous reprenons la route direction Al Rustaq via le Wadi Bani Awf. Superbe route. Nous avons parcouru à pieds sur quelques centaines de mètres le Snake Canyon, un canyon très étroit. Nous arrivons à Rustaq pour déjeuner et partons à la visite du fort. Très belle restauration à voir.

Direction Seeb sur la côte. Nuit à l’hôtel Al Bahjah (25 OMR/nuit) très correct. Nous suivons la côte en direction de Qurayyat mais la route côtière n’existe que partiellement et sommes obligés de repiquer sur l’autoroute. A Qurayyat avons mangé un délicieux poisson grillé. Villages de Dibbab, Bamah, Fins, Ash Shab. Entre ces deux derniers villages, visite du barrage sur le Wadi Dayqah Dam, à la fois prouesse technologique dans ce pays semi-désertique et lieu de villégiature où les familles se retrouvent pour pique-niquer sous les kiosques aménagés sur le gazon et sous les arbres… Les techniciens du lieu, tout contents de tomber sur des touristes, nous abreuvent d’explications techniques sur la construction de ce barrage. Extrême gentillesse et sympathie.

Nous campons en bord de mer… Très bonne nuit !

Reprenons la route en direction de Sur. Longeons une réserve de gazelles, interdit d’entrer sans autorisation. Allons voir le gardien des lieux. Il nous offre café et dattes et finalement, prend le volant de notre 4x4 pour découvrir les gazelles… Il a l’œil ! Nous, il faut qu’on s’acclimate pour finalement apercevoir ces gracieuses et sautillantes gazelles effarouchées dès qu’on s’approche un peu trop ! Merci monsieur le gardien pour cette visite inattendue.

Sur la route, un jeune homme fait du stop. Nous le prenons. Son parcours nous détourne un peu du nôtre mais bon… nous avons le temps (vers Seimat, avons-nous compris sans être sûrs). Il nous fait prendre une piste… vertigineuse… Non, on a pas regretté, c’était magnifique J.

Retour sur la route direction Wadi Shab. Nous prenons la barque qui permet la traversée du wadi pour la balade sur l’autre rive (2 OMR pour 2 allers et retours). La balade dans la gorge entre les falaises ocres est magnifique, vasques d’eau émeraude.

Le village de Tiwi nous permet de faire nos provisions avant de trouver un endroit où planter la tente aux alentours de Qalhat en bord de mer. Sur la mer les bateaux appelés « dhows » voguent tranquillement : du poisson pour demain midi ? Nous prenons notre pique-nique du soir et au lit presque avec le soleil : plus rien à voir, rien à faire, donc dodo. Mais à 4H du matin, mini tempête, pluie et vent, la tente pas très bien arrimée bouge dans tous les sens… On démonte, trempé et nous réfugions dans la voiture où nous finissons la nuit.

Le lendemain pour atteignons Sur, la ville blanche qui porte bien son nom. (Sur Hotel : 37 OMR pour 2 nuits pour 2 personnes sans petit déj. Très correct). Vendredi, tout est fermé ! C’est la première fois que nous sommes confrontés à cela depuis notre arrivée. Visite de la fabrique de « dhows » (bateaux spécifiques d’Oman). Le château était fermé pour maintenance. L’ambiance dans cette ville est différente de ce que nous avons rencontré, bien que l’accueil soit sympa, nous laisse un peu dubitatifs.

Nous quittons Sur le samedi 16 et rebroussons chemin jusqu’à Shab, direction Quraan/Jaylah, l’objectif est de traverser le Selmah plateau, point de départ de Shab/Fins (OOR n° 20) jusqu’à Ibra. Magnifique piste qui monte raide mais entretenue et suffisamment large pour ne pas être pris de vertige. Nous traversons un premier village et arrivons à Quraan après 2H30 de piste. Là soit nous poursuivons la piste et bouclons pour rejoindre la mer, soit nous prenons une piste sur la gauche pour traverser le plateau. Nous avons dû nous renseigner dans le village car le départ de la piste en question est un wadi très caillouteux sur quelques dizaines de mètres et nous n'avions pas compris qu’il s’agissait du départ de la piste !

Au sommet du plateau, vue fabuleuse sur à 360°. Si la montée sur le plateau est époustouflante, la descente ne l’est pas moins, à chaque virage ce sont de nouveaux spectacles grandioses qui s’ouvrent à nos yeux. Nous longeons les tombes Umm-an-Nar, tours en pierres (2000-2700 av. JC) érigées au sommet des collines. La descente est très pentue et par endroit la piste quelque peu détériorée. Serait-ce la pluie d’il y a 3 jours ?

Nous rejoignons le wadi Tayein et plantons la tente à quelques centaines de mètres du village Al Sharkiah. Le lieu est à couper le souffle. Coucher de soleil splendide, repas pique-nique, nuit fraîche et agréable.

Au réveil, nous avons la visite de dromadaires et d’ânes, plein de brume. Le lever du soleil nettoie la brume et teinte les montagnes de rouge et orange. Nous sommes subjugués par le décor de falaises.

Reprenons la route en suivant le lit du wadi jusqu’à Sumayyan, village situé au milieu du wadi, enfin, village constitué d’un magasin de sport ( !) et d’une laundry J. Renseignements pris, nous devons bien continuer dans le lit du wadi Khabhah. Magnifique parcours car il y a de l’eau dans ce wadi et du coup beaucoup de verdure, palmeraies… Mais une route est en construction le long de ce wadi et bientôt nous ne roulerons plus dans le lit de la rivière !

Cette traversée du plateau Selmah est à recommander pour la diversité des paysages et la facilité du trajet même si le 4x4 tout terrain réel est nécessaire. Nous n’avons rencontré aucun véhicule sur ce trajet. Merci encore à Pichteuk, Garbu et Gilfov pour leurs précieux conseils lors de la préparation de notre voyage et cette traversée en particulier !

Retour à Ibra pour une nuit à l’hôtel et le lendemain, en route pour Mutrah (Mascate), Naseem Hotel, excellent rapport qualité/prix, excellente situation (31 OMR la nuit à 2 y/c petits déj). Nous recommandons le petit resto Cornich Café tenu par un Syrien (prendre l’escalier extérieur sur la corniche à l’entrée du souk) et, beaucoup plus cher (21 OMR pour 2) mais excellent et superbe cadre, le Bait Al Luban.

Visite de la grande mosquée Kaboos, l’Opéra était fermé, beaucoup de temps dans le souk… Voilà, notre voyage s’achève. Nous en avons pris plein les yeux. Les rencontres que nous avons faites ont toujours été très amicales, toujours accueillis par Welcome ! Superbe destination.
Voyage à Phuket: bon et mauvais côtés
by Gingo · 2016-06-17 · 53 replies
Bonjour, j'ai 20 ans et des projet plein la tete, 🙂 étant nouveau sur ce site je voudrais que des personne ayant été a Phuket me fasse par de leur expérience, car dans les années a venir je projete d'y aller déjà en voyage bien sûr, 😛 donc je viens auprès de vous pour savoir tout les bon et mauvais côté de cet ville qui m'attire. Ne vous moquez pas c'est ma première discussion sur un forum ahaha.
Compte rendu de notre croisière aux Caraïbes sur le MSC Orchestra du 26 mars au 2 avril 2016
by Grandpierreg · 2016-05-29 · 26 replies
Bonjour à tous,

Voici le compte rendu de notre croisière aux Caraïbes sur le MSC ORCHESTRA du samedi 26 mars au samedi 2 avril 2016.

Cette croisière a été achetée sur le site seascanner.com car le prix était beaucoup moins cher que sur les sites de ventes de croisières français.

Le vol en avion a été acheté séparément de la croisière car nous trouvions que le package MSC comprenant le vol A/R, les transferts, et la croisière était cher. En procédant ainsi, nous avons économisé environ 500 €/personne !!!

Cette croisière de 8 jours au départ et à l’arrivée de Fort-de-France en Martinique à pour itinéraire : Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) / Roadtown (Tortola) / Philipsburg (Saint-Martin) / La Romana (République Dominicaine) / Basseterre (Saint Kitts et Nevis)/Saint John’s (Antigua et Barbuda).

Ce compte rendu sera enrichi de photos pour chacune des escales.

Le jeudi 24 mars, nous avions réservé un taxi dans la matinée qui devait nous amenait à la gare de Montauban.

A l’heure prévue, nous descendons nos valises devant l’immeuble et attendons. Pas de taxi, il est en retard. Nous attendons encore mais toujours rien. Nous finissons par sérieusement nous inquiéter et j’étais sur le point de le rappeler quand enfin il apparaît au bout de la rue ! Il s’excuse tout en expliquant qu’une bonne partie du centre-ville est bloqué par une manifestation des étudiants contre la loi El Komri !

Nous arrivons à contourner les manifestations et les rues bloquées et arrivons juste à temps à la gare pour prendre le TGV direction Paris.

Le train n’étant pas à grande vitesse jusqu’à Bordeaux, nous mettons pratiquement le même temps pour faire le trajet Montauban-Bordeaux que le trajet Bordeaux-Paris ! Il y a en tout 5h de train.

Nous arrivons enfin à Paris en fin de journée. Nous prenons à nouveau un taxi qui nous amène chez des amis qui vont nous loger pour la nuit.

Le lendemain vendredi 25 mars, nous prenons une nouvelle fois un taxi qui nous dépose à l’aéroport d’Orly. Nous faisons les formalités d’usage qui sont plus sévères que d’habitude à cause de la vigilance rouge mais au moment d’embarquer, on nous informe qu’il y aura du retard car l’avion « n’est pas prêt » !

Nous attendons debout devant le hall d’embarquement. C’est le bordel car des passagers d’un autre vol attendent également juste à côté de nous et pour couronner le tout, il y a des travaux dans ce hall d’embarquement !

Nous finissons finalement par embarquer. C’est un vol d’AIR FRANCE. Nous nous asseyons à nos sièges qui sont groupés par 3. Notre voisine arrive avec un énorme oreiller et s’installe. Nous décollons en début d’après-midi.

Nous constatons alors que les petits écrans TV multimédia de notre rang ne fonctionnent pas bien. Je le signale à une steward qui re-paramètre nos écrans mais ça ne marche toujours pas. Notre voisine se lève alors de son siège avec son gros oreiller pour s’installer dans un autre siège tout en nous expliquant qu’elle est incapable de voyager pendant 8h30 sans avoir un écran qui fonctionne correctement !

Cela nous arrange qu’elle soit parti car nous avons plus de place et pouvons ainsi nous mettre à notre aise.

Finalement, à force de bidouiller les écrans, nous arrivons à regarder des films. Pendant les 8h30 de vol, des boissons, un apéritif ainsi qu’un repas complet nous seront servis. Il y aura de légères perturbations mais le vol dans l’ensemble a été confortable.

Nous arrivons à Fort-de-France en fin de journée car il y a 6 heures de décalage par rapport à la France. Après avoir récupérer nos valises, nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Nous constatons de suite une chaleur mêlée d’humidité ainsi que des cris d’oiseaux dans les arbres que nous n’avons pas l’habitude d’entendre en France !

Pendant le trajet en taxi jusqu’à Fort-de-France, nous regardons les paysages autour de nous : cocotiers, champs de cannes à sucre, les maisons créoles, …

Nous avions réservé 1 nuit à l’hôtel « Impératrice » à Fort-de-France même.

http://www.limperatricehotel.fr/

L’avantage de cet hôtel est que la plupart des chambres donnent sur le jardin « La Savane » avec balcon privatif et il est assez proche des ports d’embarquement des paquebots de croisière. De plus, il y a un restaurant sur place où l’on mange bien pour pas très cher.

Le taxi nous dépose juste devant mais nous ne parvenons pas à ouvrir la porte d’entrée ! Une cliente de l’hôtel nous fait alors comprendre que la porte est fermée et qu’il faut passer par le bar qui se trouve à côté pour accéder au hall d’accueil !

On nous donne la clé de notre chambre et montons dans un petit ascenseur qui ne veut pas marcher. Nous comprenons alors que la porte s’est mal fermée. Nous forçons la fermeture de cette porte et l’ascenseur se met enfin en marche !

Notre chambre est sympa mais le plafond est toutefois abîmé par une infiltration d’eau. J’ai remarqué le même problème au plafond du restaurant.

Nous nous reposons un peu dans notre chambre pour se remettre du décalage horaire puis vers 20 heures, nous descendons dîner au restaurant « Le Joséphine » qui se trouve à l’intérieur même de l’hôtel. Il n’y a pas un grand choix au niveau des menus mais nous avons mangés de bons plats locaux pour pas très chers et la salle est agréable et bien meublée. Nous en gardons un bon souvenir.

Nous remontons ensuite dans notre chambre pour nous coucher car nous sommes fatigués.
Ouest Américain: En route pour le troisième monde
by Oliv2019 · 2016-05-22 · 148 replies


Préparation :

Ce 8e voyage dans l’Ouest Américain s’est décidé définitivement 1 mois avant le départ mais nous avions heureusement déjà en tête sa trame générale : essayer d’aller aux deux endroits qui nous faisaient rêver et que nous n’avions pas pu visiter en Septembre dernier : Happy Canyon et la confluence du Little Colorado et du Colorado.

Le titre du carnet a donc un rapport avec un de ses deux sites. Je vous laisse pour l’instant deviner lequel.

Au niveau de la préparation, elle fut plutôt simple car le temps nous manquait pour organiser des backpackings trop compliqués. On excluait donc les treks dans le Grand Canyon qui demandaient une longue préparation (même si nous aurions adoré explorer Kanab Creek Wilderness sur plusieurs jours). Donc quelques mails aux navajos, une demande de permis pour un overnight dans Canyonlands The Needles, quelques échanges avec notre ami Wavemaster et c’est tout !

Ah si j’oublie un truc assez important : le choix d’atterrir à Denver pour maximiser nos chances d’avoir un vrai 4*4 capable de nous accompagner sur les dizaines de miles de pistes qui nous attendent !

Jeudi 14 Avril ou la sempiternelle volonté de nous arnaquer…

Sachant que c’est simplement notre arrivée à Denver après un voyage somme tout classique, il serait naturel de s’arrêter à cela sauf que nos gentils agents au comptoir du loueur Dollars ont essayé de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Après avoir gentiment donné notre voucher, ils nous ont direct répliqué « est-ce ok pour vous si on vous donne un véhicule 2 roues motrices car nous n’avons pas de 4 roues motrices ?». Heu oui, enfin non, vraiment non, ça va pas être possible. « Mais si, regardez on vous a déjà préparé le véhicule qui vous attend devant ».

A nos têtes, ils ont vite compris que ce SUV citadin ne nous allait pas vraiment. Je demande donc où se situent les véhicules Standard Size pour me faire mon idée des véhicules vraiment disponibles et ils me répondent qu’ils ont peut-être un véhicule 4*4 mais dans la catégorie inférieure (mid-size) situé à l’entrée du parking. Bon je vais voir, c’est un patriot 4*4. Ce n’est pas l’idéal mais je demande si c’est quand même possible de le prendre et ils me répondent qu’il va falloir payer un supplément pour prendre une catégorie inférieure à ce que nous avons réservé !! Là ils nous prennent vraiment pour des jambons !

On refuse et on insiste pour aller voir de nous-même. Au bout de 10 minutes et après nous avoir encore proposé des véhicules qui nous convenaient pas, ils finissent enfin par nous indiquer l’allée des Standard Size et que voit-on ? Des Jeep Grand cherokee et une Nissan X-Terra !! Ils se sont vraiment foutus de nous.

On saute donc dans ce qui est pour moi le meilleur 4*4 de location que l’on peut trouver chez les loueurs traditionnels : le X-Terra. Des pneus presque Off road, une vraie roue de secours et non pas une galette, une garde au sol très haute et des réels capacités de franchissement.

Voilà, sinon à part cela on part dormir à Denver.

Vendredi 15 Avril ou cap à l’Ouest coûte que coûte.

Sego Canyon, Eye of the Whale Arch, Windows Section

Une grosse dépression descend directement du fin fond du Canada vers l’Est de l’Utah et l’Ouest du Colorado. Ils prévoient dans la soirée une trentaine de centimètres de neige à Denver et des conditions météorologiques très dures dans les Rocky Mountains.

Il nous faut donc traverser les rocky mountains avant d’être éventuellement bloqués sur la route.

Cap à l’Ouest avec le sentiment que la journée risque d’être au final une simple journée de transition. En effet, nous avions prévu la balade dans Rattlesnake Canyon pour aller voir les magnifiques arches de cette partie assez reculée à l’Ouest de Colorado National Monument.

Cependant, une fois arrivés à Grand Junction, nous devons nous rendre à l’évidence que le plafond nuageux est vraiment bas et qu’il fait vraiment froid. Le site est sûrement situé au milieu de tout ce mélange d’averses, vent et nuages. Bref, cela serait dommage de « gâcher » un si bel endroit et on décide de le remettre à la fin du voyage.

Bon bah on file donc vers Moab pour essayer de faire quelques petits trucs entre deux averses.

Sur la route, nous faisons un petit détour (vraiment petit) pour aller à Sego Canyon. C’était pas prévu mais comme c’est sur la carte de l’Utah ça doit être bien !

A vrai dire, c’est vraiment bien ! Le site est très petit mais il permet de voir des panels de pictographie assez impressionnants. Le site a été utilisé pendant 3000 ans et il y a donc des styles très différents : archaïque, Fremont, historic Ute.

Nous avons recensé 5 principaux panels. Attention à ne pas s’arrêter aux 2 principaux situés près du parking mais il faut continuer encore quelques dizaines de mètres le long de la piste pour voir les autres. Celui-là a un côté moyenâgeux avec son bouclier coloré. Réalisés par les Utes, ce sont les plus récents car on peut noter la présence de chevaux, ce qui indique qu'ils ont été faits après l'arrivée des espagnols.



Alors que celui-ci est plus classique. Réalisés par les indiens Fremont, on reconnait les formes trapézoïdales des personnages.



Certains font carrément flipper avec ces personnages aux yeux globuleux à la E.T. ou ressemblants à des fantômes. C'est le style Barrier Canyon.



Un peu plus loin, les deux derniers panels situés sur une parcelle privée (donc à voir de plus loin)





Tiens, il y a une petite arche à côté mais pas vraiment photogénique.



Le site est à voir !

Direction maintenant le parc de Arches National Park. On chamboule le programme et on avance la visite de Eye of the Whale Arch.

Si vous souhaitez vous éloigner un peu de la foule, ce parc national offre quelques opportunités. Eye of the Whale Arch en fait partie car la piste pour y accéder est assez difficile. Sable profond et parcours accidenté nécessitent d’avoir un bon 4*4.

Le X-terra n’aura aucun problème mais je suis persuadé qu’un autre 4*4 de location aurait eu quelques problèmes sur cette piste.



L’arche ressemble à l’œil d’une baleine une fois qu’on la traverse pour aller l’admirer de l’autre côté.



Ce n’est pas une arche majeure mais elle a le mérite de son originalité.

Dans l’œil de la baleine :



Un peu plus loin en contournant le massif se trouve Leaping Arch située en hauteur.



Le point de vue depuis le bas n’est pas le meilleur mais nous n’avons pas vraiment envie de faire le grand tour pour y accéder par le haut car le temps ne s’y prête pas.

Nous scrutons maintenant le temps en direction du Nord vers Tower Arch et il a l’air de pleuvoir pas mal. Aie ! Donc plan D : Windows section pour aller faire la photo de Turret Arch au travers de North Window !



Cela manque de couleurs mais dur de faire mieux avec ce temps maussade.



Au moins, il ne pleut pas sur nos têtes ! On en profite donc pour aller voir Double Arch.



Voilà, on part dormir à Moab (au bord de la route pour entendre des joyeux camions qui traversent la ville, mais bon on n’avait pas réservé).
Impressions mitigées après 3 semaines dans le sud-ouest (USA)
by Korriganelgv · 2016-05-11 · 149 replies
Hello,

De retour après trois semaines dans le sud ouest américain, je souhaitais partager avec vous mes impressions quelque peu mitigées sur ce voyage (qui est notre 4ème voyage dans l'ouest)... J'en parle ici pour deux raisons : je suis réellement curieuse de savoir quels ont pu être les vécus d'autres voyageurs, mais aussi parce que lire des retours moins enthousiastes que d'habitude permettent à de futurs voyageurs d'avoir un autre point de vue, je ne sais pas si c'est constructif mais enfin, c'est là...

Alors, par où commencer ? (Laure, je ne voudrais surtout pas te refroidir pour ton prochain périple !!!) Pour résumer mon ressenti, j'ai dit être perplexe après ce voyage car je ne l'ai pas vécu comme les précédents, je n'ai pas réussi à être emportée par une quelconque euphorie... Certes, certaines choses que l'on a vues / faites / découvertes m'ont vraiment beaucoup plu, mais dans sa globalité je dirais que ce voyage ne m'a pas spécialement emballée. Et croyez-moi, l'écrire et le reconnaître me fait presque mal tant j'ai adoré mes autres roadtrips dans l'ouest, où l'émerveillement étaient à chaque fois au RDV.

Pas de quoi se prendre la tête (il y a bien bien pire dans la vie qu'un voyage qui ne fait pas spécialement délirer, bien sûr !), et pourtant, je m'interroge, car l'ouest américain reste bien ancré dans mon cœur et que j'espère pouvoir y retourner avec un immense plaisir un jour :)

Je me demande si les autres voyageurs nettement plus habitués que moi aux escapades américaines sont passés par là eux aussi ? Un peu moins d'engouement à un moment donné ? Je me demande également si cela provient tout simplement des régions visitées ?

Voici grosso-modo mon parcours : LA > Kingman > Sedona > Page > Mexican Hat > Chinle > Grants > Albuquerque > Alamogordo > Willcox > Tucson > Phoenix > Twentyninepalms > LA

Ce que j'ai aimé :

j'ai adoré découvrir Sedona - mention spéciale à la Schnebly Hill road :





La ville en elle-même est très artificielle (on dirait une immense station de ski dont on aurait remplacé le ski par de la rando) mais pour autant très agréable et les alentours regorgent de choses sympa à faire ou à voir. Nous y sommes restés 3 nuits, je pense qu'on ne se serait vraiment pas ennuyés plus longtemps sur place (en prenant notre temps, nous sommes en famille).





j'ai aimé la route entre Sedona et Page, avec le crochet vers Coal Mine Canyon, enfin des paysages qui changent avec des roches aux mille couleurs, aux mille lumières !



j'ai énormément aimé Bisti Badlands (même sans GPS de rando, on y est resté des heures sans voir le temps passer, on a certainement raté les points les plus intéressants, mais étape qui nous a plu à tous, très chouette)



idem pour White Sands (je regrette presque d'avoir écouté le conseil de Thibaud : me connaissant, j'aurais pu y rester deux nuits pour tenter de faire joujou avec des photos plus ou moins réussies 😊 et pour laisser jouer les filles et leurs luges sans limite de temps en fin de journée)



j'ai particulièrement apprécié la visite d'Acoma, un village Pueblo perché sur une mesa, sur la route vers Abluquerque, qui a été faite sur un coup de tête en lisant les panneaux en bord de route. Bien que commerciale, j'ai trouvé la visite très intéressante (super guide).



Joshua Tree NP a aussi été un très bonne surprise : sans pouvoir l'expliquer, j'avais une idée négative (alors que je ne savais pas du tout de quoi était constitué ce parc), merci encore à Laure et Thibaud pour vos conseils. Ça ne restera pas le coup de cœur du voyage, mais le lieu comme l'ambiance y sont vraiment sympa et j'ai beaucoup aimé ce moment !



Et c'est tout. Bon, ok, c'est déjà pas mal et je suis sincèrement ravie d'avoir pu découvrir ces lieux. Je n'ai aucun regret, vraiment. Mais le ratio route / découverte enchanteresse me semble assez faible par rapport à ce que nous avions pu vivre les fois d'avant...

En effet, d'autres endroits m'ont plu aussi (je pense à Saguaro NP, au Pow Wow à Albuquerque notamment), mais je n'y ai pas ressenti les petits moments magiques, le "petit truc" en plus qui nous emporte dans la joie du voyage... Et enfin, d'autres endroits m'ont carrément déplu : la plupart du temps, j'ai trouvé la route ennuyeuse à souhait, des paysages qui ne variaient guère, des ambiances dans les villes-étapes soit inexistantes, soit désagréables... Bien sûr, sur l'ensemble d'un voyage, ça arrive ! Mais là, j'ai trouvé que ça se répétait et j'ai ressenti une forme de lassitude pensante à plusieurs reprises pendant le périple.

Voilà mon feedback.

Maintenant, mes questions :

avez-vous vous aussi traversé ce genre de "refroidissement" un à moment ou un autre ? d'autres que moi ont-ils aux aussi moins apprécié le sud ouest ? peut-être ai-je mal préparé ce voyage ? (me serais-je reposée sur mes lauriers ? Possible !) à l'inverse, étais-je trop renseignée ? Première pour moi, j'ai épluché les guides de Laurent Matrès (d'ailleurs encore un merci aux pros d'ici de les conseiller : c'est top !!!!), mais et c'est dingue toutes les choses que l'on rate par manque de temps ^^ question plus concrète cette fois : j'ai totalement foiré notre passage sur Page. On avait déjà vu les très grands classiques grand public (Lower et Upper Antelope Canyon, Horeshoe Bend, le Lake Powell entre autres...), je voulais m'attarder sur des points moins classiques, mais clairement, pour le coup, je n'ai pas assez préparé ni assez anticipé ! Les alentours de Page restent pour moi un mystère. Je pensais pouvoir louer un 4x4 sur place pour faire quelques pistes, impossible sur place : j'aurais dû me renseigner avant d'y aller !

Par ailleurs, sans même parler de The Wave, j'ai du mal à comprendre ce à quoi on peut accéder seul - et quels sites nécessitent un permis, quels sites sont ouverts, ce pour quoi on doit absolument être accompagné d'un guide, je me sens idiote mais je n'ai toujours pas compris comment découvrir CBS et CBN... Si l'on veut parcourir ces lieux doit-on forcément passer par Paria Station ? D'ailleurs, Kanab est-elle plus sympa que Page pour y loger ? J'ai beau avoir lu pas mal d'info sur le sujet (ici, sur le site de Thibaud, dans le guide PTSW et sur le net), je me sens perdue... Je me fais rire moi-même :D Les environs de Page me semblent être un Poudlard particulièrement fantastique, mystérieux et inaccessible pour qui n'a pas potassé le sujet pendant des mois (je sais, j'ai tort). Des conseils à ce sujet ?

Bon, voilà, rien de tout cela n'est très clair ni très structuré... Mais je serais ravie d'échanger sur les impressions que vous avez pu avoir après vos voyages moins "funs" / plaisants que les autres...

@ bientôt ! Christelle
Courte escapade au Nicaragua
by Vaikeaiti · 2016-05-11 · 10 replies
Ce voyage-éclair au Nicaragua - alors que certains d'entre vous y êtes allés passer 3 semaines - semblera peut-être moins intéressant et nous regrettons en effet de ne pas l'avoir couplé avec un autre court séjour au Honduras, d'autant que nous avons eu recours aux services d'une agence de tourisme basée à Granada ( excellente base autour de laquelle rayonner ), Nicaragua Adventures. Nous sommes jeunes retraités et résidons en Polynésie Française. Nous avions décidé d'aller en France pour quelques semaines mais en prenant le chemin des écoliers .

Mercredi 23 mars Départ donc sur vol AF de Papeete à LAX, nuit sur place et vols en continuation Delta Airlines de LAX à Atlanta et de Atlanta à Managua. Nous devions arriver le 24 mars en soirée à Managua sur l'unique vol journalier quittant Atlanta vers 17 h 30. Hélas, trois fois hélas, il ne faut pas voyager la semaine pascale aux Etats-Unis car, suite à un retard de 3 heures à l'arrivée à Atlanta, nous avons raté le vol pour le Nicaragua de 20 mn et avons du patienter 24 heures dans un motel d'aéroport assez miteux, en piaffant d'impatience bien sur, car notre séjour, déjà bref, s'est trouvé amputé d' une journée pleine. La poisse ! L'agence avec laquelle je suis resté en contact via email et SKYPE a réussi- plus ou moins- à caler 4 jours en 3. mais il m' a fallu me débattre comme un beau diable et parlementer. Certains diront : mais que voit-on dans un pays en 3 jours ? En fait, beaucoup de choses si, comme nous, l' on est accompagné et que l' on ne perd pas de temps. Et puis le Nicaragua est un petit pays, rien à voir avec le Guatemala où nous sommes allés une fois ou le Mexique où nous sommes allés 3 fois. Culturellement parlant, le Nicaragua n'est pas aussi riche que les deux pays cités ci-dessus. Et pourtant nous avons aimé aller à la rencontre des Nicaraguayens qui sont charmants, souriants et fiers de leur pays. Ce pays s'ouvre au tourisme, il balbutie encore, il y a des dysfonctionnements multiples dont il faut s' accommoder avec bonne humeur. Ils font souvent partie du voyage et de ses charmes! Contrairement à la rumeur, le Nicaragua est un pays sur et l'on peut se promener sans être inquiété. Naturellement il ne faut pas traîner dans certains quartiers louches de Managua à 2 heures du matin, mais n'est-ce pas le même problème à Paris ou New York ?

Vendredi 25 mars Arrivée à Managua aux alentours de 20 heures. Nous sommes attendus et avant de rejoindre notre hôtel Los Robles, nous faisons un petit détour - le long de rues illuminées y compris par le portrait révolutionnaire de Chavez - par la place centrale de Managua où se trouve l'ancienne Cathédrale. Celle-ci est superbement éclairée. Restaurée depuis peu suite au grand tremblement de terre de 1972 qui l'avait partiellement détruite, elle cache encore quelques blessures, invisibles dans la nuit. La place est tranquille, s'y trouve aussi le palais présidentiel. Les familles essaient d'y trouver un peu de fraîcheur, il fait très chaud, plus de 30° à 21 heures. Quelques photos et puis apparait notre petit hôtel de charme, bâtiment ancien qui s'articule autour d'un patio fleuri et végétal et de la traditionnelle fontaine. Meubles anciens partout et service discret. Quartier tranquille et nuit reposante. Le petit déjeuner est plus que convenable. Hôtel à recommander pour une arrivée ou un départ.



Samedi 26 mars Notre guide anglophone est là à 8 h 30 précises avec la voiture ( avec chauffeur). Départ immédiat vers le nord. Nous allons à Leon. Premier arrêt dans le village de La Paz Centro pour visiter une fromagerie et déguster un " Quesillo " sur le pouce. Nous repartons vers le site des ruines de Leon Viejo, classées au patrimoine de l'Unesco depuis 2000. Bel endroit tranquille où nous allons rester deux heures. Il fait très chaud ( 34° déjà à 10 heures ), peu de frondaisons pour s'abriter du soleil. Le site n'est cependant pas immense. Du haut d'un tertre, on peut admirer le cône parfait du volcan actif Momotombo. La luminosité est bonne pour les prises de vue malgré une légère brume de chaleur dans les lointains.

Ensuite nous prenons la route de Leon avec un 3ème arrêt au village de San Jacinto situé dans une zone géothermique active sentant le soufre à plein nez et où l'on peut voir des mares de boue brûlante. Aucun touriste en vue. Les enfants du village nous font la promotion de l'endroit, y compris en anglais. Quelques stands où l'on vend des objets- ou morceaux d'objets- anciens dégagés du sol et forcément impossibles à exporter dans une valise. Il vaut mieux ne pas s'y risquer. On reprend la voiture et l'on roule un peu et nous voilà à Leon, l'une des deux villes coloniales joliment préservées du pays. Nous allons y passer quelques heures et y déjeuner. Il fait très chaud : 38 °. On se promène tranquillement avec notre guide au long des rues. Nous avisons de jolis bâtiments anciens datant du 18ème siècle plus ou moins rénovés qui abritent un lycée, une école de cadets de l'armée et une université puis visitons un musée ( superbe maison classée ) créé par un mécène nicaraguéen richissime et amateur de peinture ( belle collection de Klimt ). Pour terminer la balade, nous allons photographier ( elles sont hélas fermées... ) deux églises emblématiques dont la Basilica Catedral de La Asuncion datant de 1747.

Arrivée en fin d'après-midi à Granada, emblématique ville coloniale du Nicaragua et la plus ancienne ( sur le même site ) des Amériques. C'est notre coup de coeur du séjour.Nous sommes la veille du dimanche de Pâques, la soirée va être festive et chaude au centre ville, autour de la Cathédrale. Rues animées, restaurants variés et musique latina. Nous faisons de belles photos au coucher de soleil tout rose qui se reflète sur les toits et murs des bâtiments cernant la place centrale. Soirée libre. Nous avons réservé dans un B & B, Miss Margrit's. Un peu décevant et un peu excentré aussi même si l'on peut en tout sécurité marcher dans les rues de cette jolie ville. Elle ressemble à Antigua au Guatemala, en un peu moins spectaculaire et raffiné, à mon avis.

Dimanche 27 mars Journée libre à Granada. L' agence est fermée, plus ou moins, depuis jeudi, vacances pascales obligent. Nous aurions aimé que l' on nous organise une journée d'excursion sur l'île d'Ometepe en face de Granada sur le lac Nicaragua. Cela n' a pas été possible, soi-disant parce que le niveau du lac est bas en fin de saison sèche très chaude cette année, mais nous avons vu le ferry circuler. Et puis il y a des des lanchas qui passent... Dommage car le dimanche est un peu mort à Granada. Nous allons à pied jusqu'au bord du lac Nicaragua dont la plage principale est prise d'assaut par les vacanciers du we et les baigneurs dont la densité au mètre carré est impressionnante dans les premiers mètres d'eau. Tourisme très populaire et peu écologique, les abords du lac et de sa plage principale étant jonchés de débris et de déchets en tous genres. On ne s'attarde pas... Malgré tout, nous avons fini par négocier pour l'après-midi une balade en bateau de 3 heures sur le lac entre des îles qui sont presque toutes construites ( maisons de we et de vacances ). Beaucoup d'oiseaux aquatiques bien sur, la flore est variée aussi. Retour à l'hôtel où l'on nous laisse en milieu d'après-midi.



Lundi 28 mars Départ pour la ville de Masaya, temple d'un artisanat de qualité. Il a fallu renoncer à visiter le parc national du Masaya ( volcan emblématique du pays ) et à faire l'ascension du cratère de ce volcan pour activité trop dangereuse. Le parc a été fermé par le gouvernement. Nous sommes vraiment déçus, cette randonnée devait être le clou de notre court voyage. On va donc se rabattre sur Masaya, sa superbe église principale et les villages " blancs " qui l'entourent. Le village de Catarina offre une vue magnifique sur la Laguna d' Apoyo et le volcan Mombacho, les isletas et la ville de Granada. Au sommet de la colline, le mirador permet une vue imprenable sur le lac. Dans des arbres derrière la place, on peut voir s'agiter une troupe de singes noirs un peu excités. Après Catarina, nous allons à San Juan del Oriente, village de potiers très réputé. Notre guide nous fait rentrer dans l'intimité d'une famille de potiers de sa connaissance. Nous sommes surpris de la qualité des objets créés et en vente directe. Tous ces artisans pensent à s'unir en une coopérative plus puissante pour pouvoir exporter le fruit de leur travail en Europe et ailleurs. Mais pour l'instant, c'est de l'artisanat local. Les prix sont doux, le travail de qualité. Puis nous partons pour San Juan del Sur, petite station balnéaire au sud du pays. Déjeuner offert par l'agence dans un restaurant face à la baie et à la mer. Ensuite nous explorons cette petite ville ( centre ancien minuscule sur placette adorable et sa petite église ancienne toute jaune ) et ses environs. La luminosité est parfaite. Un belvédère surplombe la baie sur un côté et offre des vues imprenables sur l'endroit. Bien sur, rien à voir avec Acapulco ! San Juan s'ouvre doucement au tourisme local et international. On y trouve surtout de jeunes surfeurs américains attirés par les vagues et par des prix encore très bas. Ambiance très locale. Car c'est aussi cela le Nicaragua, un pays où les prix n'ont pas ( encore) flambé... On peut donc y passer de longues vacances pour un budget très raisonnable. Seules les îles lointaines ( Corn Islands ) et accessibles par vols domestiques coûtent cher, mais offrent un dépaysement total dans un cadre exceptionnel. Attention aux horaires de vols, assez fantaisistes dans un sens comme dans l' autre, et aux vols annulés sans raison valable. il faut donc éviter de coupler un retour des îles vers Managua et un vol international le même jour. Tant d'imprudents se font avoir et ratent leur vol de retour vers l' Europe ou les Etats-Unis ! Nous avons personnellement écarté de notre escapade tout séjour en bord de mer, la Polynésie offrant ce qu'il y a de mieux dans le Pacifique Sud et sans doute dans le monde entier en matière de plages et lagons tièdes et transparents. La partie est du pays, plus montagneuse, vaut sans doute la peine d'y passer quelques jours. Mais nous connaissions aussi ces paysages ( plantations de café, villages plus authentiques ) pour les avoir vus ailleurs. Nous avons aimé notre court voyage au Nicaragua malgré les aléas du départ et quelques problèmes techniques assez énervants et mal gérés - ou pas gérés du tout pour cause de congé pascal - par l'agence de tourisme. Ce n' est pas très professionnel mais il faut s'attendre à ce genre de déboires dans un pays comme le Nicaragua. On n'est pas au Costa Rica... A mon avis, il faut éviter le we de Pâques dans ces pays d'Amérique Centrale ou Latine ( en Colombie par exemple ). C'est vacances pour tous et dysfonctionnements à la clé. Par contre les mois de janvier, février et mars sont une période idéale. Attention à la chaleur qui peut être torride tout de même !

Mardi 29 mars Retour sur Managua aux aubes le lendemain matin pour un départ matinal en direction d'Atlanta avec connexion pour Paris CDG puis Montpellier sur Air France. Voyageusement vôtre

Moana

Les pires endroits de Thaïlande
by Philgbo · 2016-05-04 · 412 replies
Voici un palmarès personnel des 5 « pires » endroits de Thailande : c’est totalement subjectif mais j’essaie de donner quelques raisons objectives quant au classement. Il est vrai que je n’ai pas remis les pieds dans ces lieux depuis assez longtemps : ce que j’en lis sur VF me porte à croire que le constat est toujours d’actualité.

- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des préc��dents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévastés par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛

Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…
Doha - Hong Kong - Bali
by Pierre · 2016-04-30 · 70 replies
Hello,

Je rentre tout juste...

Quitter le sable et la poussière de Doha pour arpenter les ruelles et les passerelles au pied des tours de Hong Kong, pour flâner dans les rizières, visiter les temples indouhistes, profiter des eaux cristallines et de la végétation luxuriante à Bali. Pas de programme, juste des envies. Voici quelques mots et photos de ce petit périple asiatique et familial.

15/04/16

Vol de nuit. Le taxi vient nous chercher à 23h30 sous une pluie battante. La dernière fois qu’il a plu à Doha, les routes étaient inondées et l’aéroport avait pris l’eau. Le taxi nous dépose. Le chauffeur pakistanais offre aux garçons un ballon de football qui traînait au fond du coffre. 7h30 de vol, nous arrivons à Hong Kong. Le ciel est gris. Nous indiquons au chauffeur le nom de l’hôtel miteux que nous avons réservé au plus bas prix. Le chauffeur nous indique que notre chambre se trouve dans un quartier mal famé.



Il nous dépose devant la tour Chungking Mansions. L’édifice est un building délabré. Le rez-de-chaussée est occupé par des centaines de marchands indiens et pakis qui vendent de multiples marchandises. De ce marché couvert, on accède à des ascenseurs sordides menant soit aux étages pairs, soit aux étages impairs. Au pied de ces ascenseurs, un homme a pour tâche de réguler les files d’attentes et de surveiller sur l’écran de contrôle le comportement des utilisateurs. Évidemment, je me plante et dois emprunter l’escalier de service pour accéder à la réception de l’hôtel convoité. Après avoir enjambé des oiseaux morts, des souris, des cotons tiges et d’autres objets dont je ne ferai pas l’inventaire, je me présente à un guichet. Le jeune homme m’envoie vers un autre ascenseur s’ouvrant au 16ème étage. La chambre est minuscule, les valises doivent être posées sur les lits afin de pouvoir entrer. D’ailleurs, tout est minuscule, l’espace est maximisé si bien que même dans les couloirs, on ne peut pas passer avec les bagages. Il faut faire d’abord passer la valise…







Cet hôtel qui n’en porte que le nom, est cependant idéalement situé. La rue est animée, bruyante, il y a du monde partout.







Direction le waterfront avec ses buildings que l’on devine à peine, tant la brume est épaisse.





















Coins à conseiller et à déconseiller en Algérie
by Legnou · 2016-04-17 · 34 replies
Bonjour Je crois que je vais me laisser tenter par un voyage vers l'Algérie cet été. Je fais donc appel à vos expériences dans ce pays. Je compte partir 3 semaines, que me conseillez vous? et au contraire, quels coins vous semblent un peu dangereux ou sans intérêt? Qu'en est-il de la Kabylie? On m'a dit que dernièrement l'ambiance était un peu chaude socialement du fait de la baisse du prix du pétrole. Merci d'avance pour toutes vos réponses.
Un mois dans le nord du Laos, un concentré de nature!
by Mllegazou · 2016-04-17 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je voulais partager avec vous le récit du petit mois que je viens de passer dans le nord du Laos avec mon conjoint, car cette destination m’a littéralement enchantée… Nous nous sommes baladés de Huay Xai à Vientiane en passant par la jungle de Bokéo, Luang Namtha, Phongsaly, Muang Khua, Muang Ngoi, Nong Kwiaw et Luang Prabang. Le récit est ci-dessous, pour ceux qui veulent des infos plus pratiques (budget, bonnes adresses) c’est par ici : smilingaroundtheworld.com/2016/03/21/bilan-laos/ Le récit commence à la frontière entre Thaïlande et Laos.

J1 - De Thaïlande au Laos

Le passage de la frontière s’effectue en plusieurs étapes – d’abord obtenir le tampon de sortie de Thaïlande, puis attendre et prendre le bus qui traverse le no man’s land entre les deux pays, puis remplir la fiche d’entrée au Laos, la donner avec le passeport et la photo d’identité, et enfin attendre qu’on nous appelle pour récupérer et payer le visa. Nous prenons ensuite un tuk-tuk jusqu’à Huay Xai, qui se trouve à une douzaine de kilomètres de la frontière. Nous voilà arrivés !

Notre arrivée à Huay Xai est marquée par un gros changement de programme. Le projet initial était de dormir ici une nuit puis de prendre le bateau qui conduit le long du Mékong jusqu’à Luang Prabang, en deux jours de navigation. C’était sans compter une Hollandaise rencontrée dans le bus, qui nous parle de la Gibbon Experience… Il s’agit d’un tour de 2 ou 3 jours dans la jungle de Bokéo, entre tyroliennes géantes et randonnée, à la recherche des gibbons sauvages. Nous n’en avions jamais entendu parler, mais nous sommes immédiatement tentés… Le bureau de la Gibbon Experience se situe dans la rue principale de Huay Xai et nous filons rapidement nous renseigner. Deux tours partent demain, un de deux jours et un de trois jours, et il reste deux places dans le tour de trois jours qui est également celui où les chances de voir les gibbons sont maximales… C’est cher et totalement imprévu, mais c’est une opportunité qui ne se représentera peut-être pas ! Après quelques discussions nous réservons donc, selon le bon principe que « Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais » (proverbe ne s’appliquant sans doute pas à toutes les situations, mais jusqu’à présent toujours efficace en voyage -)). Yeeeha, à nous les tyroliennes et les gibbons ! L’excitation et le stress se mélangent… A la fois j’ai hâte hâte hâte, et à la fois la perspective des tyroliennes sur la canopée, à plus de 100 mètres de hauteur m’effraie totalement. On verra bien !

Nous dînons chez Daauw Home Restaurant & Homestay, une fondation qui vient en aide aux femmes hmongs. Nous partageons un dîner vegan avec les bénévoles qui y travaillent et deux voyageurs suédois très sympas, Bo et Tünde. Durant le dîner le courant se coupe à plusieurs reprises, bienvenue au Laos… Nos lampes frontales vont être bien utiles. En discutant avec Bo et Tünde nous nous apercevons que nous logeons dans la même guesthouse et qu’ils ont réservé le même tour de trois jours pour demain, c’est chouette !

De retour à la chambre nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous couchons rapidement, réveil programmé pour 6H oblige -)

J2, J3, J4 : La Gibbon Experience, ou trois jours dans la jungle laotienne, entre tyroliennes, cabanes dans les arbres et gibbons

Notre arrivée au Laos fut donc marquée par un coup de folie, la réservation du parcours 3 jours/2 nuits avec Gibbon Experience. Derrière cette dénomination un peu pompeuse se cachent en fait trois grands plaisirs :

- Dormir dans des cabanes perchées dans de hauts arbres - Passer la journée à faire de la tyrolienne au-dessus de la canopée - Et guetter les gibbons !

Nous avons donc passé trois jours dans la jungle de Bokéo, à crapahuter dans la forêt, à passer d’une vallée à une autre à coup de tyroliennes époustouflantes, et à guetter les gibbons… que nous avons finalement vus à deux reprises, et surtout entendus ! Leur chant est très particulier et totalement hallucinant, on dirait qu’il est électronique…

Les tyroliennes sont impressionnantes, suspendues qu’elles sont à plus de 100 mètres du sol, sur des distances allant jusqu’à 440 mètres. La première fut terrifiante, les autres totalement excitantes… Filer ainsi à toute vitesse au-dessus des arbres, accrochée à un filin d’acier, est absolument indescriptible. Je croyais voler…

Les cabanes quant à elles sont des rêves pour adultes ayant gardé leur âme d’enfant, jugez un peu… Des maisons à trois voire quatre niveaux, perchées au sommet d’arbres immenses, des ouvertures partout sur la forêt environnantes… J’ai particulièrement aimé la salle de bains, ce n’est pas tous les jours que l’on peut se doucher dans un tel cadre -)

Les photos parleront mieux que les mots pour vous donner une idée de ces trois jours suspendus… dans le temps et dans les airs :-)





J5, J6, J7 : Luang Namtha, un coup de cœur immédiat !

Quatre bonnes heures de bus séparent Huay Xai de Luang Namtha, où nous arrivons en début d’après-midi. Le voyage se passe très bien, nous profitons des paysages laotiens en écoutant de la musique, nous nous sentons au paradis ! Nous faisons le trajet avec Bo et Tünde, nos amis suédois de la Gibbon Experience. Ils étaient déjà venus à Luang Namtha avant d’aller à Huay Xai, et ne font cette fois que passer pour récupérer une jupe dans un restaurant (une histoire délicieusement improbable, en gros Tünde a acheté une jupe laotienne, et des dames lui ont dit qu’il lui manquait une ceinture, du coup elle leur a laissé la jupe pendant le reste de son voyage au Laos et doit la récupérer avec la ceinture aujourd’hui) et prendre un avion pour Vientiane. Ils nous recommandent quelques adresses et nous nous disons au revoir après 4 jours passés ensemble, c’était une rencontre bien sympathique.

Grosse bourgade capitale de la province du même nom, Luang Namtha est comme posée au milieu d’une plaine entourée de montagnes. Nous nous y sentons immédiatement à notre aise, et après l’intensité folle des trois jours de Gibbon Experience nous ressentons le besoin de nous poser un peu afin de digérer tout cela. Il y a ici tout ce qu’il faut pour cela et nous nous créons un petit cocon bien agréable durant ces quelques jours. Nous nous installons à la Sing Sa Moud Guesthouse, une guesthouse toute neuve où nous avons une chambre archi propre avec un matelas confortable. Le wifi est de bonne qualité et nous permet de téléphoner en France sans que cela ne coupe toutes les deux minutes – ce qui avait été la constante des dernières tentatives ! Côté repas nous prenons rapidement nos habitudes à Lai’s Place le midi, où nous alternons cuisine laotienne et quelques plats internationaux. Le soir nous dînons au marché de nuit où une dame propose des soupes faites devant nous avec les ingrédients de notre choix. Et le matin, c’est mango with sticky rice à la chambre, nous investissons dans la canette de lait concentré et nous nous le préparons nous-même avec des mangues et du riz du marché. Nous trouvons également une dame qui fait de la laundry pour 10 000 kips le kg (1,10 euros), nous lui confions l’intégralité de notre garde-robe… Un bon lavage en machine, il n’y a que ça de vrai ^^ Bref, à Luang Namtha nous nous sentons comme à la maison, et on en profite !



L’objectif initial de notre séjour à Luang Namtha est de faire un trek dans la réserve naturelle de Nam Tha. J’avais repéré ce grand parc national sur la carte du Laos lorsque je préparais notre séjour ici, et avais immédiatement été tentée… Luang Namtha fourmille d’agences spécialisées, pas facile de faire son choix ! Il faut aussi essayer de constituer un groupe, car le tarif est fonction du nombre de participants. Après un petit benchmarking nous jetons finalement notre dévolu sur Forest Retreat, une agence qui nous fait bonne impression et qui propose un trek « survivor » de deux jours dans la jungle, avec longues journées de marche, découverte de la nourriture disponible dans la jungle et construction de notre abri pour la nuit ( !) Nous sommes les seuls fadas tentés par ce trek apparemment, mais pour 2 c’est plus de 100USD/personne, totalement hors budget surtout après la Gibbon Experience. Nous ne sommes pas pressés et nous décidons donc d’attendre qu’un groupe se constitue… Nous voudrions être au moins 4, et au maximum 6-7. C’est très pratique et bien rodé, on laisse un acompte à l’agence en précisant exactement ce que l’on veut faire et combien de participants on veut, et ils font ensuite leur possible pour constituer un groupe. S’ils y parviennent on y va, sinon on a le choix entre partir à deux pour plus cher, ou bien laisser tomber et récupérer notre acompte.

Nous profitons de ces premiers jours à Luang Namtha pour visiter un peu les environs. Le deuxième jour, nous louons des vélos et filons plein sud jusqu’à l’aéroport, minuscule mais avec tout ce qu’il faut. Il est comme posé au milieu des champs avec une mini tour de contrôle, j’adore :-) Il y a 4 avions par jour, 2 qui arrivent de Vientiane et 2 qui y repartent, avec 2 compagnies différentes… mais les mêmes horaires à 30 minutes près, cherchez l’erreur ! Nous découvrons également un joli temple habité par plein de jeunes moines. Nous essayons ensuite de pousser un peu plus loin jusqu’à de petits villages, mais la route goudronnée laisse place à de la terre battue et les vélos de ville que nous avons loués ne sont vraiment pas adaptés, on laisse tomber.

Le troisième jour, nous montons à pied jusqu’au temple et au stûpa qui surplombent la ville la balade n’est pas difficile et de là-haut la vue sur la plaine et les montagnes est très belle. Durant nos balades nous sommes étonnés de découvrir de multiples énormes maisons, soit toutes neuves soit en construction, dans un style très chinois… C’est étrange de voir ces énormes bâtisses voisiner avec de petites maisons de bois, et nous nous interrogeons quant à leurs propriétaires. La frontière chinoise n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres, est-ce que ce sont des Chinois qui viennent faire construire ici où le coût de la vie est moins cher ? Est-ce que ce sont de riches Laotiens qui sont propriétaires ? Nous n’aurons pas la réponse… Mercredi 1er mars au soir nous apprenons que le groupe pour le trek est constitué, nous serons donc sept. Départ demain matin aux aurores, opération survie on !

J8 et J9 : Deux jours dans l’enfer vert

Il est à peine 7 heures lorsque nous retrouvons le reste du groupe à l’agence pour le début de notre trek de deux jours en mode « survivor ». Nous allons passer ces deux jours avec un couple de Belges très sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite, et trois nord-Américains (deux Américains et une Canadienne) avec lesquels c’est moins évident de prime abord, impression qui se confirmera tout au long du trek (disons qu’on aurait aimé trouver le bouton « pause », mais qu’il était visiblement absent…) Nous petit-déjeunons ensemble puis grimpons dans la camionnette qui va nous conduire au début du trek. Une bonne heure de route plus tard nous arrivons au village d’où nous allons partir. Trois guides sont avec nous ils chargent leurs sacs de provisions et nous donnent les sacs de riz vides qui nous serviront de hamac ce soir.

Première étape, traverser la rivière… On commence mollo, l’agence a tout prévu et un petit canoë gonflable nous attend. Trop facile le mode survie ! Bon, on ne pavoise pas longtemps, ça ne dure pas et la première montée juste après la rivière a vite fait de nous remettre les idées en place… C’est raide de chez raide, le sentier est étroit et gadouilleux, et les premières chutes ne tardent pas. Nous enchaînons ainsi plusieurs montées bien raides et des descentes tout aussi à pic, et je ne sais pas bien ce qui est le pire des deux. Nous sommes entourés d’une végétation luxuriante, mais nous n’en profitons qu’à moitié, occupé que nous sommes à surveiller sans cesse où nous mettons les pieds pour ne pas nous étaler ! Le gérant de l’agence nous avait dit que le trek serait « challenging », on comprend bien ce qu’il voulait dire ^^ Nous avançons lentement et le guide principal commence à s’inquiéter, nous risquons d’arriver à la nuit tombée au bivouac…

La pause déjeuner fait du bien à tout le monde. Les guides vont cueillir de grandes feuilles de palmier et de bananier et disposent tout un tas de mets appétissants dessus : sauce tomate, riz gluant, tofu frit, légumes verts sautés… Nous nous régalons et savourons cette pause ! L’après-midi se poursuit sur la même lancée que la matinée, on monte et on descend sans cesse. Le petit sentier du matin a disparu et nous traçons désormais notre route dans la jungle, précédés par nos guides qui coupent les plus grosses branches à coup de machette. Les guides nous montrent quelques fruits locaux et empreintes, c’est sympa. Il y a beaucoup de bambous, souvent gigantesques, Benoît se sent comme un pou sur une tête chevelue -), quant à moi je suis attaquée par une sangsue au bord d’un cours d’eau, brrr ! L’effort physique est intense mais le moral est plutôt bon, sauf pour l’Américaine qui a du mal à suivre le rythme et devient de plus en plus renfrognée.

Nous arrivons finalement à 17H30 au sommet de la montagne où nous allons passer la nuit, pile poil dans les temps pour le coucher de soleil, hip hip hip hourra ! La vue sur la jungle est magnifique, nous sommes fiers de l’effort accompli pour arriver jusque-là…. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour préparer nos abris pour la nuit. Nous découvrons que le bambou sert à tout, piliers et jointures d’abri, plats pour la cuisine, et même cordes lorsqu’on le coupe en fines lamelles… Nous enfilons les sacs de riz sur de longs bambous, tenus écartés en haut et en bas par un morceau de bambou transversal. Voilà nos hamacs ! Nous installons tout cela sous un demi-toit fait de bambou et de feuillage, et mettons la moustiquaire (pleine de trous) en place. Nous voilà prêts !

Nous dînons de nouveau sur de grandes feuilles de bananier, c’est un peu la lutte car les quantités ne sont pas énormes, et autant dire que nous avons tous archi faim après cette journée de marche… Il y a du riz à gogo mais peu de garnitures, enfin cela ira. Nous passons ensuite un bon moment à discuter avec les Belges autour du feu de camp, en admirant les étoiles… Le ciel est très clair et on les voit très bien. A 20H30 tout le monde est KO et file se coucher.

C’est là que le vrai cauchemar commence. Je découvre en me couchant qu’une autoroute des fourmis passe à quelques centimètres de ma tête. Qu’à cela ne tienne, on bourre des vêtements dessus pour qu’elles dévient leur chemin, et nous nous couchons comme cela. Il fait étonnamment chaud, nous nous glissons simplement dans nos draps de soie et laissons les sacs de couchage de côté pour le moment. Les hamacs ne sont pas si inconfortables que cela et nous finissons par nous endormir.

Je me réveille deux heures plus tard alertée par une drôle de lumière orangée, et j’aperçois alors de grandes flammes à quelques mètres de notre bivouac… Les flammes sont immenses et montent vers le ciel, cela me fait penser à un début d’incendie. Déterminée à ne pas rôtir dans la jungle, je me lève pour voir ce qu’il se passe au final c’est simplement le plus jeune guide qui a décidé de ranimer le feu à minuit. Nous apprendrons le lendemain qu’il y a pas mal d’ours dans le coin, ainsi que des éléphants sauvages et même quelques tigres… A-t-il entendu quelque chose, avait-il simplement froid, nous ne le saurons pas !

Lorsque je retourne vers mon hamac je réalise que les fourmis n’ont pas du tout dévié leur route, mais qu’elles ont en fait complètement colonisé les vêtements que nous avions posés, en appelant leurs copines à la rescousse… Je frôle l’hystérie et décide alors de changer de sens sur le hamac. Je préfère avoir un peu la tête en bas – le hamac était un peu en pente - que dormir avec des dizaines de fourmis près de ma tête… Je fais la manip’ et me réinstalle sur la couchette, qui avec tout ça ne tarde pas à éjecter le morceau de bambou écarteur, faisant s’effondrer le lit. Je ne sais plus bien à ce moment-là si je dois rire ou pleurer… Je le récupère par terre, Benoît m’aide à le remettre et, plein de pitié, me donne son hamac qui a l’air plus solide… jusqu’à ce qu’il s’effondre aussi quelques heures plus tard, suivi de peu par le sien qu’il rattrape in extremis. Je finis par me rendormir avant d’être réveillée par le froid qui est tombé, mais mon sac de couchage aussi… il est par terre, plein de feuilles pourries et de terre humide, joie, bonheur. Je le récupère et prie pour qu’il n’y ait pas de bestiole dedans… A cinq heures du matin c’est la pluie qui nous réveille, comme nous avons changé de sens sur le hamac nous ne sommes plus du tout protégés et il nous pleut littéralement dessus. Nous échangeons un regard résigné, avant de rabattre notre sac de couchage sur notre tête d’un même geste. On n’est plus à ça près… Enfin, la nuit se termine par la découverte d’une énorme araignée, certainement cousine germaine des tarentules, juste au-dessus de ma tête à l’intérieur de la moustiquaire.

Après cette nuit cauchemardesque la deuxième journée de trek est bien difficile… autant hier nous avions la pêche, autant aujourd’hui nous avons hâte que tout cela se termine. Nous commençons la journée par une petite heure de descente jusqu’à la rivière, où nous dévorons la soupe de nouilles qui nous est servie. Nous découvrons à cette occasion le « Jungle Camp », nettement plus confortable que nos abris de fortune ! La matinée se passe comme hier entre montées et descentes au cœur de la jungle… Nous comprenons mieux désormais l’horreur vécue par les soldats lors de la guerre du Vietnam, entre la chaleur, la boue, les insectes, c’est vraiment l’enfer vert ici…

Après le déjeuner, le guide nous annonce que c’en est fini de monter et de descendre, hip hip hip hourra ! Notre joie est de courte durée, certes nous avançons sur du « plat »… mais c’est au cœur d’un lit de rivière boueux, végétouffu (il me fallait bien un néologisme pour décrire cela…), avec plein de pierres glissantes et de troncs de bananiers pourris qu’il faut escalader. Cela nous achève… Soudain Benoît me fait signe de m’arrêter et d’écouter j’entends alors un doux bruit de scooter dans le lointain, la civilisation est proche !!! Cela ravive notre motivation, il y a de l’espoir ! Une petite heure plus tard nous rejoignons la rivière principale que nous retraversons en canoë, avant de rentrer à Luang Namtha en minibus. Victoire, on l’a fait, on a survécu… et maintenant on rentre :-D

Nous retrouvons avec bonheur notre petite chambre à Luang Namtha. Nous récupérons le guide du Laos laissé à notre intention à l’accueil de la guesthouse par deux Stéphanoises rencontrées il y a quelques jours. Nous passons ensuite une soirée tranquille entre dépôt de linge à la laundry – il en a bien besoin après ces deux jours…, western food pour le dîner et enfin petite série à la chambre…

J10 : En scooter dans la campagne laotienne

Pour notre dernière journée à Luang Namtha nous décidons de louer un scooter afin de partir explorer les environs. C’est une première pour nous, nous n’avons jamais conduit de deux roues ! Nous retournons chez le même loueur que pour les vélos, et après avoir laissé notre passeport en caution nous nous installons sur notre engin motorisé. Quelques tours de pâté de maison plus tard nous nous sentons en confiance, c’est parti !

Nous commençons par aller voir That Phum Phuk, un stûpa construit sur les ruines d’un autre détruit par les bombardements de la guerre du Vietnam. L’endroit est très paisible. La route pour y aller traverse de nombreux champs et rizières où nous apercevons pas mal de buffles. La route quant à elle est souvent occupée par des poules, des coqs voire des chèvres, il faut faire attention !

Nous retournons à Luang Namtha pour le déjeuner puis reprenons la route en direction des cascades de Namdee, qui sans être exceptionnelles sont néanmoins l’occasion d’une agréable balade à la fraîche.

Nous filons ensuite plein sud vers la « boucle des villages », une boucle d’une vingtaine de kilomètres traversant plusieurs hameaux occupés par diverses ethnies, notamment des Black Thaïs. C’est celle que nous avions commencé à faire en vélo au début de notre séjour, avant de renoncer. Nous repassons devant l’aéroport puis nous nous encanaillons sur des routes de terre battue. La ville disparaît rapidement et nous nous retrouvons en plein cœur de la campagne, entre rizières et champs. Plusieurs petits villages se succèdent, avec leurs maisons de bois et bambou devant lesquelles sèchent ail, oignons et autres plantes moins connues. Les animaux déambulent en liberté et s’enfuient en nous voyant arriver. Les enfants nous font de grands signes en nous criant « Sabaidie » (bonjour) lorsque nous passons, c’est chou :-) Nous savourons cette virée en mode liberté !

Nous roulons ainsi jusqu’à la tombée de la nuit, et après un joli coucher de soleil sur la campagne laotienne nous rendons notre scooter sans encombre. Mine de rien après une journée dessus nous sommes bien fatigués, c’est que c’est plus physique qu’on ne le pense – surtout quand on n’est pas habitués ! En tout cas nous sommes bien contents d’avoir sauté le pas de la location de scooter il faut être prudent, mais la liberté que ce mode de transport procure est géniale.

Nous récupérons notre linge et passons une dernière soirée au marché de nuit avant de filer préparer nos bagages. Luang Namtha nous a décidément bien plu, mais il est temps de reprendre la route :-)

J11 et J12 : Luang Namtha – Oudomxai – Phongsaly, un long trajet pour le bout du monde

Notre prochaine étape est Phongsaly, tout au nord du Laos. Un bus direct s’y rend chaque jour mais est interdit aux étrangers car il traverse la Chine. Nous sommes donc obligés de couper le trajet en deux : un premier trajet jusqu’à Oudomxai, ce qui est un peu rageant car c’est plein sud alors que l’on va plein nord, puis un bus d’Oudomxai à Phongsaly. Les deux bus ne sont pas coordonnés et nous devons donc passer une nuit à Oudomxai. Phongsaly, ça se mérite !

Nous quittons donc Luang Namtha le samedi 5 mars au matin, non sans un petit pincement au cœur. Nous nous sommes vraiment sentis bien dans cette ville ! Les trois heures de bus vers Oudomxai se passent sans encombre et nous trouvons rapidement une chambre à quelques pas du centre-ville. La chambre est assez miteuse, la tuyauterie fuit dans la salle de bains et les ressorts semblent prêts à sortir des matelas, mais ça ira pour une nuit…

Autant le dire tout de suite, Oudomxai ne nous fera pas chavirer, loin de là… De notre arrivée à notre départ le lendemain, tout est soit compliqué soit sans génie. Cela commence avec le déjeuner j’ai lu beaucoup d’éloges d’un petit restaurant ici, Souphailins Restaurant. Partout est indiqué que la cuisine est tellement délicieuse qu’il faut persévérer en dépit de la file d’attente souvent longue, du coup nous décidons d’y aller tout de suite pour déjeuner. Cela s’avère en définitive une déception, nous ne trouvons pas les plats extraordinaires. Passe encore sur le « Gaspacho » qui me tentait tant et qui s’avère être une salade de légumes cuits et crus en sauce blanche sucrée - ce n’est pas une recette locale, je peux le comprendre – mais le reste des plats 100% laotiens ne nous convainquent pas plus. Seule petite consolation, il n’y avait absolument personne, nous n’avons donc pas attendu des heures pour finalement être déçus -)

L’après-midi passe lentement, il n’y a pas grand-chose à faire et nous nous sentons vraiment en transit sur la route de Phongsaly. Benoît se pose à la chambre entre PC et album photo, quant à moi je pars faire un tour en ville. Je monte notamment au sommet de la colline Phu That, dont le temple surplombe la ville. Il n’est pas extraordinaire mais disons que cela occupe ! Là-haut je fais la connaissance de trois jeunes Laotiens qui sont ravis de pouvoir parler un peu anglais, ils me posent toutes les questions qu’ils ont apprises à l’école, ça fait un peu interrogatoire mais c’est mignon.

Le soir nous nous mettons en quête d’un restaurant, que nous ne trouverons pas. Benoît termine dans un boui-boui avec une soupe de nouilles, et moi je finis le reste de mes nouilles pas bonnes de ce midi. Il y a des jours comme ça… !

Nous nous couchons ensuite comme nous pouvons entre deux ressorts le lendemain matin la malédiction d’Oudomxai nous poursuit, nous ne trouvons presque rien à acheter en prévision du long voyage qui nous attend. Nous partons « la fleur au fusil » comme dirait Benoît avec juste un peu de riz et un paquet de chips, ça risque d’être long et de gargouiller…

Le trajet pour Phongsaly prend neuf heures, sur une route de montagne, sinueuse et étroite, parfois en cours de travaux. Les virages se succèdent au rythme des haut-le-cœur et des vomissements des Laotiens, visiblement très sujets au mal des transports. Je garde les yeux fixés sur le paysage pour éviter le même sort pendant que Benoît bouquine, le petit veinard ! Nous nous enfonçons dans une région encore très enclavée et cela se voit, les paysages sont très campagnards, les villages que nous traversons sont petits et les constructions rudimentaires.

Nous nous arrêtons pour déjeuner à 10H45, on ne se fait pas prier pour attaquer riz, bok choy et pois cuisinés ! Nous reprenons ensuite la route, le bus s’arrête régulièrement pour prendre de nouveaux passagers. Au beau milieu de nulle part un autre couple de Français monte, ils viennent du Vietnam tout proche. Leur bus les a déposés là et ils étaient prêts à marcher jusqu’à ce qu’un bus pour Phongsaly passe… La chance était de leur côté on dirait ! Nous sommes bien contents d’arriver enfin à Phongsaly. Notre aventure de transports n’est néanmoins pas tout à fait terminée, la gare routière est à trois kilomètres du centre-ville… Nous commençons à marcher puis les Français quelques mètres devant nous arrêtent un pick-up qui accepte de les monter en ville. Le chauffeur nous fait signe de nous incruster également, on ne se fait pas prier !

Commence ensuite le grand challenge de chaque arrivée dans un nouveau lieu : trouver une chambre pas trop miteuse pour pas trop cher, le tout au calme et pas trop loin du centre (challenge, quand tu nous tiens…) La recherche commence mal, les chambres que l’on visite sont sales, humides et chères. Nous finissons par trouver notre bonheur dans une petite guesthouse à une rue de la rue principale, la chambre est correcte, le matelas est bon (c’est un nouveau critère de choix depuis la chambre à Oudomxai -)) et le robinet signé Philippe Starck (au moins) achève de nous convaincre… !

Une bonne douche plus tard nous ressortons dîner. Il n’est pas très tard mais nous ne voulons pas courir le risque de rater le coche, et nous faisons bien, Phongsaly n’a pas l’air très animée la nuit tombée. Ici il faut oublier les restaurants avec menus, on choisit directement dans le frigo ce que l’on veut manger. Nous optons pour des pois mangetout avec du tofu, mais la cuisinière refuse le tofu pour une raison qui nous échappe encore aujourd’hui. Ce sera donc pois mangetout et haricots verts, le tout avec une belle montagne de riz blanc. Nos estomacs sont plus que ravis !

Nous nous couchons contents d’avoir triomphé de tout cela et d’être enfin arrivés à destination. Nous nous sentons vraiment au bout du monde, cela m’enchante mais Benoît a encore besoin d’être convaincu -)

J13, J14, J15, J16 : Phongsaly, au bout du monde

Encore très enclavée et relativement à l’écart des circuits touristiques classiques, Phongsaly a un sérieux goût de bout du monde qui me plaît tout de suite. J’avais eu cette même impression à Kirkenes, le sentiment de me retrouver dans un endroit où l’on pourrait croire que le temps s’est arrêté. Entre affiches de propagande communiste placardées dans la ville, portraits de Mao dans les restos – où l’on choisit son repas directement dans le frigo, les menus n’existent pas – couvre-feu à 23 heures et chants patriotiques / nouvelles de la région diffusées matin et soir par des haut-parleurs partout dans la ville, sans oublier le clairon bi-journalier, je me sens sur une autre planète....

Nous ne devions rester que deux jours à Phongsaly, nous y resterons finalement trois – un peu involontairement, puisque le jour où nous devions louer un scooter il n’y en avait plus – mais je dois dire que rester un jour de plus dans ce bout du monde n’est pas pour me déplaire… Nous nous baladons en ville, explorons les environs, et surtout je m’imprègne de cette atmosphère si différente de tout ce que je connais. Nous apprécions aussi d’avoir moins chaud, nous avons pris de l’altitude et après la Thaïlande où l’on a littéralement cuit cela fait du bien. Seul bémol, les gens ne sont pas toujours très souriants ni accueillants et à plusieurs reprises nous nous sentons un peu comme un cheveu sur la soupe. Quant aux chiens, ils doivent être racistes… ! On ne compte plus le nombre de fois où on s’est fait aboyer/grogner dessus, alors que les Laotiens passaient sans encombre. Benoît manque même se faire mordre à deux pas de la guesthouse, nous nous équiperons pas la suite régulièrement de bâtons et de pierres à visée dissuasive.

Côté balades, il y a de quoi faire dans le coin. La ville en tant que telle offre déjà pas mal d’options, entre le marché ultra vivant, la vieille ville, plusieurs bassins dont on peut faire le tour, un temple… Je pars aussi en exploration dans l’hôpital, une expérience étonnante puisque celui-ci s’avère ouvert mais totalement désert. Je me sentirais presque en Urbex, c’est pour dire -) Quant au pourquoi de l’absence de patients, je ne saurais le dire…

Nous visitons également l’intéressant musée des groupes ethniques, qui détaille les différentes ethnies qui existent au Laos et explique certaines caractéristiques de leurs modes de vie et croyances. Cette visite nous permettra par la suite de mieux comprendre certaines choses et certains détails, on recommande ! Par contre arrivez tôt si vous voulez prendre votre temps, les dames ont une fâcheuse tendance à vouloir fermer (très) en avance, visite terminée ou pas. Une autre balade facile et sympa consiste à monter jusqu’au sommet du mont Phou Fa, qui avec ses 1625m surplombe la ville. Nous sommes toujours aussi fans des vues panoramiques, et celle-ci répond totalement aux critères -)

Le deuxième jour nous partons en randonnée dans les villages environnants. La balade fait 18kms A/R et nous conduit jusqu’aux villages de Khounsouk Noy puis Khounsouk Luang, sur une route en terre battue qui offre un joli panorama sur les champs et les plantations de thé alentours.



Le dernier jour nous louons un scooter pour nous rendre à Ban Komaen, où se trouve une plantation de thé vieille de 400 ans. Les arbres à thé ont été cultivés puis abandonnés, et ont donc grandi jusqu’à atteindre des tailles que l’on ne voit habituellement jamais dans ce type de plantation – jusqu’à six mètres pour les plus hauts. Les paysages sur la route sont assez proches de ceux que nous avons vus la veille nous traversons de nouveau plusieurs villages où les gens vaquent à leurs occupations. La plantation de thé quant à elle tient ses promesses, on peut se balader à côté et un petit musée donne pas mal d’infos intéressantes. Quelques villageois vendent le produit de leur récolte, sous une forme inhabituelle pour nous puisqu’ici le thé se présente sous forme de… cigares, si, si. Bon, cela ne se fume pas hein (en tout cas on n’a pas testé -)).

Nous quittons Phongsaly avec des ressentis différents quant à cette étape. Je suis pour ma part très contente d’être venue jusqu’ici, j’ai trouvé que le coin avait vraiment un goût d’aventure… Pour Benoît c’est différent, il a apprécié les balades mais le fait de devoir lutter pour tout (manger, trouver un scooter qui fonctionne etc) lui laisse une impression en demi-teinte. Prochaine étape Muang Khua que nous allons rejoindre avec un nouveau moyen de transport : à nous le bateau !

J17 et J18 : En bateau pour Muang Khua !

Nous quittons Phongsaly aux aurores le jeudi 10 mars, et un tuk-tuk, un bus, un bateau et un autre bus plus tard nous arrivons à Muang Khua, 200 kms plus au sud. Prendre le bateau nous change du bus, et je ne me lasse pas de regarder le paysage au fur et à mesure que nous descendons la Nam Ou. La végétation est magnifique et de temps en temps un petit village apparaît, comme bâti au milieu de nulle part. Un barrage a été construit en contrebas il y a quelques années et on voit clairement l’impact de celui-ci sur l’environnement avec des arbres noyés, des villages abandonnés… Nous voyageons avec une famille de Danois assez sympa, et quelques Laotiens se succèdent au fil des villages où nous accostons.

Il y a de l’animation à Muang Khua, un mariage se prépare dans l’hôtel chic de la ville et autant dire que ça va envoyer du lourd… Les tables sont dressées, des centaines de chaises installées, et d’énormes enceintes n’attendent plus que le DJ pour entrer en action. Le hic c’est que la plupart des hôtels sont situés dans la même zone… Benoît finit par nous dénicher une petite guesthouse dans une rue un peu plus éloignée, on devrait pouvoir dormir cette nuit.

Muang Khua se situe au confluent entre la Nam Pak et la Nam Ou et est entourée de petites montagnes karstiques, c’est joli comme tout. Le long de la rivière les habitants cultivent de petits potagers bien organisés. La ville semble toutefois en pleine extension/construction, et les balades à pied dans les environs sont du coup limitées… La campagne environnante a quasiment disparu au profit de large excavations et travaux de terrassement, c’est dommage et cela ternit un peu notre séjour ici. Nous faisons tout de même un petit tour, et puis nous nous baladons en ville entre marché, temple, bords de rivière… Nous allons également faire nos curieux au mariage qui bat effectivement son plein une bonne partie de la nuit, mais notre hôtel s’avère un excellent choix niveau tranquillité. Le lendemain ils remettent ça avec un anniversaire, c’est qu’il y a de l’ambiance ici !

Muang Khua ne sera pas notre étape fétiche au Laos mais s’y arrêter un jour ou deux (ou plus si vous voulez randonner dans les environs) n’est pas désagréable. Pour notre part nous continuons ensuite à redescendre vers le sud, direction Muang Ngoi !

J19 et J20 : Muang Ngoi, un joli coin de campagne (où nous avons failli dormir à la belle étoile)

C’est de nouveau en bateau que nous rejoignons Muang Ngoi. Nous apprécions décidément beaucoup ce moyen de transport, qui présente le double avantage de nous offrir de superbes paysages tout en limitant les heures de route sur les routes sinueuses de la montagne laotienne ! Le bateau est rempli à son maximum, nous sommes près d’une vingtaine serrés à bord – à tel point que nous sommes à plusieurs reprises contraints de débarquer le temps que le bateau puisse passer des rapides en étant moins chargé. Le capitaine décharge alors la moitié des passagers, fait traverser l’autre moitié, les décharge à leur tour et revient chercher le premier groupe, le tout en manœuvrant comme un as à contre-courant.

A Muang Ngoi nous nous mettons en quête d’une chambre, mais une mauvaise surprise nous attend : tout semble complet. Nous nous séparons alors, Benoît garde les sacs pendant que je continue les recherche partout la réponse est la même, « full, full, full ». C’est la première fois que cela nous arrive… Nous ne réservons jamais nos hébergements en Asie et nous n’avions jusqu’à présent jamais eu de souci de ce type. Un monsieur finit par nous expliquer ce qu’il se passe, ce week-end il y a deux mariages et une « fête de funérailles « (si, si) en même temps… Du coup toutes les familles concernées ont réservé des chambres. Le village n’est pas immense et j’ai bientôt fait le tour de toutes les options possibles. Un bungalow me passe sous le nez à deux minutes près, c’est rageant… On me propose ensuite une chambre en plein travaux, sans portes ni fenêtre ni salle de bains, je décline… on me parle enfin d’un village à 3kms de là où il devrait y avoir des chambres, bref, ça craint ! Alors que je n’y croyais plus je finis par trouver une chambre pour laquelle la réservation vient d’être annulée – c’est miteux et en plein sur la rue principale, mais nous ne sommes vraiment pas en position de faire la fine bouche, on prend ! On ne proteste même pas lorsque l’hôtelier vient nous demander une rallonge de 20 000 kips, c’est pour dire… On a un toit sur la tête pour ce soir et c’est présentement tout ce qui compte.

La recherche de logement nous a mis KO et nous passons la fin de la journée tranquillement. Nous déjeunons puis faisons un tour en ville. Muang Ngoi s’organise autour de sa rue principale, bordée quasi-exclusivement de guesthouses et restos. Le soir nous nous trouvons un resto indien pour dîner, cela enchante nos papilles quelques peu lassées de la nourriture laotienne… Nous faisons ensuite un tour by night en ville, où nous tombons sur la « fête de funérailles ». Les convives boivent et mangent tout en regardant un match de boxe, le tout autour du cercueil, c’est assez étonnant... Nous n’avons vraiment pas l’habitude de cela dans notre culture ! Le soir nous profitons comme prévu de la sono du mariage, enfin avec les boules quiès ça passe !

Le lendemain la journée commence bien avec un copieux petit-déjeuner buffet servi dans la guesthouse juste en face de la nôtre. Gaufres, crêpes, omelette aux pommes de terre, fruits, on se régale. Nous bouclons ensuite nos sacs et déménageons, un bungalow face à la rivière que j’avais repéré hier s’est libéré, c’est cool ! Nous avons même une petite terrasse avec hamac, le tout pour le même prix que notre chambre de la nuit dernière.

Nous partons ensuite en balade dans les environs de Muang Ngoi. La campagne autour se prête bien à la randonnée sur un jour ou deux, les chemins sont bien tracés et balisés et il y a pas mal de petits villages où l’on peut faire étape pour déjeuner voire passer la nuit. Notre premier arrêt est pour la grotte de Tham Kang, à 3kms du village. Une fois de plus nous sommes frappés entre les différences en terme de conditions de sécurité entre le Laos et l’Europe… en France une telle grotte serait soit interdite d’accès, soit ultra balisée à l’intérieur, ici rien de tout cela, on peut juste y entrer et s’y promener à ses risques et périls. Nous installons nos lampes frontales et zou, c’est parti. Nous avons chacun la nôtre, hors de question de reproduire la mésaventure de la carrière de marbre de Paros, dans les Cyclades, où nous nous étions retrouvés sans lumière ! La grotte est immense et très impressionnante. C’est fou de voir à quel point on pourrait s’y perdre facilement, nous avons fait très attention au chemin que nous avons emprunté et pourtant pour le retour nous devons être vigilants, tout se ressemble…



Nous poursuivons ensuite notre balade dans la campagne laotienne, entre rizières, pics karstiques dans le lointain, petits cours d’eau… C’est joli et bucolique à souhait, et nous ne croisons pas grand monde. Cette balade restera parmi nos meilleurs souvenirs de rando laotienne, on vous la recommande vivement si vous passez dans le secteur ! Nous marchons jusqu’au village de Ban Na puis de Hoy Bo, où nous nous arrêtons pour un déjeuner tardif. La dame qui tient le restaurant est un poème à elle toute seule, elle piapiate sans arrêt, tente de nous faire changer notre commande et de nous vendre le produit de ses travaux de tissage – je craquerai à la fin pour une écharpe ! – déverse sur notre table un sac plein de photos des gens qui sont passés par son resto… C’est totalement surréaliste et cela nous fait beaucoup rire.





De retour à Muang Ngoi nous découvrons avec dépit que notre petit resto indien est fermé ce soir, tant pis, ce sera le grand retour des nouilles sautées ! Nous passons une bonne nuit dans notre bungalow, accompagnés par un petit crapaud (in)visiblement caché dans les murs et qui donne de la voix à intervalles réguliers. Le lendemain matin après un dernier petit-déjeuner buffet nous reprenons le bateau, direction Nong Khiaw !

J21 et J22 : Rando et vélo à Nong Khiaw

Après notre agréable étape à Muang Ngoi, nous reprenons notre lente descente vers le sud, toujours en bateau. Cette fois le trajet est court puisqu’il faut à peine une heure pour rejoindre Nong Khiaw. Comme lors de nos derniers trajets en bateau les paysage sont très beaux avec beaucoup de végétation, quelques villages et de temps en temps une petite crique sableuse. Nous trouvons cette fois très rapidement notre logement il y a de la place dans l’hôtel que nous avions repéré et nous nous installons dans un adorable bungalow face à la rivière. Il est très propre, pas cher et nous avons une jolie terrasse, c’est parfait ! Nous profitons immédiatement de notre belle terrasse ensoleillée pour attaquer la lessive – les lessives à la main sont décidément le côté obscur des voyages au long cours, quant au séchage des affaires n’en parlons pas… Notre premier réflexe lorsque nous visitons une chambre avec terrasse est de se dire « chouette, on va pouvoir laver nos affaires », c’est pour vous dire ^^

Nous filons ensuite déjeuner au resto du Nong Kiau River Side, qui est l’hôtel chic du coin – d’après le Routard la cuisine y est délicieuse et à peine plus chère qu’ailleurs. Le restaurant surplombe la rivière et nos spaghettis (on vous a déjà dit que nous n’en pouvions plus de la nourriture laotienne… ?) sont délicieux. C’est décidé, on prend pension ici pour les repas -) Benoît se pose ensuite à la chambre pendant que je pars à pied visiter les grottes de Pha Tok, à quelques kilomètres du centre-ville. La balade est jolie, la ville est entourée de hauts pics karstiques qui se détachent à contre-jour dans le ciel. Les grottes en revanche s’avèrent moins spectaculaires que celle que nous avons visitée à Muang Ngoi celle qui est facilement accessible est immense mais très ouverte sur l’extérieur, quant aux autres grottes elles sont plus ou moins interdites d’accès… J’y fais un petit tour mais ne trouvant pas de passage évident pour vraiment m’enfoncer à l’intérieur, je renonce. J’hésite ensuite à continuer jusqu’à des cascades indiquées par un petit panneau, mais je n’ai aucune idée de la distance à laquelle elles sont, et entre la longue marche et la chaleur je commence à être bien KO. Je fais donc demi-tour, et après une petite pause banana milk-shake puis visite de temple j’arrive dans le centre de Nong Khiaw pile pour le coucher du soleil, timing parfait !

Nous passons une bonne nuit dans notre petit bungalow – on passera juste sur l’épisode où un énorme coléoptère a littéralement traversé notre toit de bambou pour venir atterrir sur notre plancher – et nous décidons de changer les plans et de prolonger notre séjour ici. Nous ne devions rester qu’une nuit car nous sommes un peu justes niveau timing (notre vol pour Tokyo part dans 12 jours de Bangkok), mais entre notre bungalow archi confortable, les bons restos et les jolies balades à faire dans les environs, Nong Khiaw nous a pris dans ses filets !

Le lendemain nous louons des vélos et partons en direction des cascades Hoiy Qang que j’avais repérées la veille. J’ai bien fait de ne pas y aller à pied, elles s’avèrent à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Nous galérons un peu pour les trouver, il n’y a pas beaucoup de panneaux mais deux commerçantes et l’institutrice d’un village que nous traversons nous donnent un petit coup de main sur la fin. Plus qu’une cascade il s’agit en fait d’un ensemble de cascades, accessibles via un chemin qui serpente dans la forêt. Nous passons près de deux heures à nous balader d’une cascade à l’autre, nous sommes tous seuls et nous jouons les explorateurs !

De retour à Nong Khiaw nous rendons les vélos puis filons déjeuner dans le même resto que la veille. C’est qu’il nous faut prendre des forces, le sport n’est pas fini pour aujourd’hui... Le point de vue de Nong Khiaw nous attend ! Le principe est simple, il s’agit tout simplement de grimper au sommet de l’une des montagnes qui surplombe la ville… La balade est plus longue que ce que nous pensions mais se fait bien. Nous traversons différents types de végétation, d’abord des bananeraies puis vraiment de la jungle avec des lianes etc, avant de finir par un dernier tronçon plus aride et pierreux. De là-haut la vue est brumeuse mais tout de même jolie, et nous regardons le soleil couchant se dissoudre dans les nuages. La descente est moins sympa, la nuit tombe assez vite et les araignées sortent chasser, il y en a partout sur le chemin et les bas-côtés. Nos lampes font briller leurs yeux, du coup on ne peut pas les louper… Elles sont grosses sans être énormes, mais il y en a clairement trop pour moi et je pousse un grand ouf de soulagement en retrouvant la rue principale de Nong Khiaw !

Nous passons ensuite une soirée tranquille. Nous resterions bien une ou deux nuits de plus dans notre petit bungalow face à la Nam Ou, mais bon, Luang Prabang nous attend !

J23, J24, J25 : Luang Prabang, ou trois jours de farniente sur les bords du Mékong

Fini le bateau – enfin, on aurait pu mais c’était vraiment hors budget car il fallait en privatiser un- c’est en minibus que nous rejoignons Luang Prabang. Les quatre heures de route se font bien et après la traditionnelle recherche de logement nous posons nos valises dans une petite guesthouse plutôt mignonne, où nous réservons d’emblée pour deux nuits.

J’avais passé six jours à Luang Prabang en 2012, et la ville n’a pas tellement changé depuis. Quelques hôtels de charme supplémentaires sont apparus et les bords de Mékong ont été un peu réaménagés, mais en dehors de cela je reconnais bien les lieux. Luang Prabang est toujours aussi agréable et facile à visiter, cela nous rappelle Chiang Mai. Disons que pour l’authenticité laotienne on repassera, mais que pour buller quelques jours entre hôtel confortable, nourriture variée et balades tranquilles en ville et dans les environs, c’est juste parfait. Nous retrouvons avec joie les petits stands de nourriture variée comme en Thaïlande, et nous nous régalons de jus de fruits frais pressés, de sandwichs à l’avocat et de rouleaux de printemps. Notre seule déception gustative sera pour le marché de nuit… On y trouve des stands de type « buffet » où l’on peut remplir son assiette pour 10 000 ou 15 000 kips (environ 1,5 euros), et j’y avais pris mes quartiers en 2012. J’y amène donc Benoît le premier soir, on se sert et on commence à manger… lorsque je vois Benoît blêmir face à un asticot gigotant sous un légume. Petite pause citation dans le texte pour vous retranscrire au mieux la situation via ce cri de désespoir de Benoît face à un vermisseau tentant désormais de fuir discrètement sur le bord de son assiette... « Ah, si seulement il avait été cuit, ça aurait été autre chose, mais là… » Bref, cela nous coupe l’appétit ! Nous parvenons à nous faire rembourser l’assiette et nous filons vers des horizons moins véreux -) Cela corrobore plusieurs récits de voyageurs ayant été malades après avoir mangé au marché de nuit. Les soirs suivants nous nous contenterons de profiter des jolis stands du marché de nuit, en mangeant ailleurs, pas fous !

La ville est très arborée et fleurie, c’est très agréable. Les boutiques sont jolies et donnent envie d’y entrer, quant aux bords de Mékong il est toujours aussi agréable de s’y promener. Nous marchons pas mal en ville, flânant d’un temple à l’autre, ou plutôt d’un parc de temple à l’autre -) Dans l'un des temples se tient une jolie expo photo sur la méditation à Luang Prabang. Nous entrons également dans l'Institut français, ancien logement du directeur de l'école primaire dans les années 1950. Pierre Desproges y passa d'ailleurs une partie de son enfance, son père étant alors directeur de l'école. Le bâtiment est joli en revanche les dessins affichés à l'intérieur nous étonnent... Les enfants ont illustré des mots français dont nous trouvons le choix étrange : "tap-tap", "vigousse", "fada"... Je fais aussi un tour du côté de l’étang de Boua Kang Bung, un quartier étonnant de Luang Prabang où de petites maisons sont bâties autour d’étangs marécageux. Entre deux balades nous faisons des pauses jus de fruits frais et/ou pâtisseries françaises –il y a plusieurs chouettes pâtisseries ici – bref c’est la belle vie :-)



Nous empruntons également le pont de bambou qui traverse le fleuve afin d’aller voir Ban Xangkhong, un village spécialisé dans le tissage (soie et coton) et dans la fabrication de papier artisanal avec inclusions de fleurs et de feuilles séchées. On résiste comme on peut, mais nous ferons tout de même quelques emplettes au marché de nuit !

Le premier soir nous assistons à la projection en plein air du film Chang, un documentaire américain de 1927 absolument passionnant sur la vie d’une famille de paysans dans la jungle du Siam. Les deux réalisateurs (Cooper et Schoedsack) ont vécu dans la jungle durant 18 mois pour réaliser ce film… avant de réaliser, quelques années plus tard, le fameux King Kong. Le film est projeté jusqu’en octobre 2016 tous les soirs dans deux hôtels de la ville (à 19h au Sanctuary Hotel, à 19H30 au Victoria Xieng Thong Palace) et vraiment on vous recommande d’y aller. Le deuxième soir nous grimpons au sommet du mont Phousi pour voir le coucher de soleil, nous ne sommes pas tous seuls et la brume rend le spectacle un peu décevant. Une fois de plus le soleil se dissout dans les nuages sans véritablement se coucher. Nous testons ensuite l’Utopia, un bar atypique en bord de Mékong où les Monaco citron – colorés en vert, St Patrick oblige - descendent tous seuls -)

Le dernier matin nous mettons le réveil à 5H30 pour aller assister à l’aumône des moines tous les moines sortent des temples pour aller mendier leur nourriture, en longues processions orange. Autant en 2012 j’avais été frappée par le peu de respect de certains touristes qui gênaient la procession pour prendre des photos voire toucher les moines, autant cette fois je trouve qu’il y a beaucoup moins de monde et que les gens gardent leurs distances. Nous avons vu plusieurs affiches en ville insistant sur l’importance de respecter cette cérémonie religieuse, ceci explique peut-être cela. Juste à côté se tient le marché du matin.

Nous quittons Luang Prabang très contents de cette étape. J’avais beaucoup aimé cette ville lors de mon séjour en 2012 et cette impression s’est confirmée lors de ce deuxième séjour. Quant à Benoît il a lui aussi été conquis. Nous nous disons juste qu’un jour il faudra qu’on y retourne en budget « vacances » et pas TDM, certains hôtels de charme nous ont vraiment fait de l’œil ! En tout cas pour qui veut découvrir le Laos sans trop sacrifier son confort, c’est vraiment une étape idéale…

En ce qui nous concerne le confort attendra encore un peu, nous quittons Luang Prabang pour Vientiane en bus de nuit, option « VIP » s’il vous plaît ! Cela sonnait bien sur le papier, dans la vraie vie l’inscription en gros sur le pare-brise « KING OF BUS » instille un sérieux doute dans nos esprits, et la découverte de nos couchettes doubles crasseuses au lieu des mignonnes couchettes individuelles comme celles que j’avais eues en 2012 achève de détruire nos espoirs. Enfin, nous devons être cyniques car certains gardent malgré tout un optimisme à toute épreuve, l’un des passagers se met à chercher le signal wifi du bus, ce qui à défaut d’aboutir aura le mérite de nous faire rire -)

J26 et J27 : Comme un air de France à Vientiane

Notre nuit n’est finalement pas si mauvaise – on se réveille toutes les une à deux heures, mais on arrive à se rendormir à chaque fois - et nous nous mettons à la recherche d’une chambre dès notre arrivée. C’est de nouveau un peu la galère, il est tôt et la plupart des gens n’ont pas encore checké out. Lorsque nous trouvons enfin une chambre libre, l’hôtelier nous demande une rallonge pour avoir la chambre tout de suite alors qu’elle est vide. C’est la première fois que cela nous arrive et nous tournons les talons. Nous finissons par trouver notre bonheur (ou presque) à la Mixay Paradise Guesthouse. Ce ne sont pas vraiment des rigolos – des listes d’interdiction diverses et variées sont placardées partout dans l’hôtel et ils sont vraiment très à cheval sur les règles – mais l’hôtel et la chambre sont propres et à un tarif correct pour la capitale (100 000 kips soit 9 euros pour une chambre double avec ventilateur et sdb commune). On réserve !

Comme Luang Prabang, Vientiane est fidèle à mes souvenirs. J’ai une grande affection pour cette petite capitale souvent mal aimée des touristes, je la trouve très attachante… En plus il y a pas mal de choses à faire et à visiter. Nous nous baladons en ville, je fais découvrir à Benoît mes coins préférés. Nous montons au sommet du Patuxai, le grand arc de triomphe de Vientiane, nous nous baladons au bord du Mékong entre marché nocturne et cours de gym en musique...

Et puis, nous prenons nos quartiers avec joie dans les divers boulangeries et restos français de la ville, vestiges de son passé colonial. Viennoiseries, salade de chèvre chaud et pizza pour moi, camembert pané et escalope milanaise pour Benoît, soufflé aux fruits, après trois mois de voyage en Asie on se fait plaisir sans (trop) attaquer le budget. Je retrouve aussi avec joie mon petit buffet végé du marché Khua Din, la soupe de taro au lait de coco est toujours aussi bonne ! Nous passons également une matinée à l’Alliance Française à bouquiner, on apprécie de retrouver des magazines et BD en français.

Nous visitons également le visitor center de la COPE, une ONG qui fabrique des prothèses et offre des soins, notamment de réhabilitation physique, aux personnes victimes d’engins explosifs et dont j’avais manqué la visite en 2012. Le Laos détient en effet le triste record de pays le plus bombardé en rapport avec son nombre d’habitant. Durant la guerre du Vietnam, les Américains l’ont en effet bombardé non stop, alors que le pays était neutre dans ce conflit. Oui, mais il était situé sur le trajet des avions américains rentrant à leur base… et comme atterrir avec encore des bombes à bord était trop dangereux, les pilotes larguaient leurs cargaison sur le chemin du retour. Quarante ans après le sol laotien est encore truffé de plusieurs dizaines de millions d’engins explosifs depuis la fin de la guerre (1974) 20 000 Laotiens ont été tués ou gravement blessés par ces bombes non explosées. Parmi eux, 13 500 ont perdu un membre et 40% sont des enfants. On estime qu’actuellement une centaine de Laotiens sont encore tués ou blessés chaque année par ces engins. Associé aux conditions sanitaires limitées, cela conduit à des dizaines d’amputation, blessures lourdes et cécités tous les ans… L’objectif de la COPE est de fournir des soins de rééducation de qualité pour ces personnes, notamment lorsqu’une amputation a dû être réalisée. Ils prennent en charge la personne, font des prothèses adaptées, et effectuent le travail de rééducation jusqu’à ce que la personne sache se débrouiller avec sa prothèse, et puisse rentrer dans son village. Outre l’impact pour les victimes, le fait que le sol soit ainsi contaminé limite de manière importante le développement du pays (comment développer ses champs et construire sur un sol plein de bombes). Des travaux de déminage sont en cours, mais cela prend du temps, d’autant plus que les aides financières apportées par les responsables, notamment les USA, restent très inférieures à ce qui serait nécessaire et à ce qui a été dépensé durant la guerre pour justement bombarder. Injustice, quand tu nous tiens… Enfin, nous avons trouvé la visite passionnante et très bien faite avec panneaux, objets, témoignages et films. Si vous passez par Vientiane, n’hésitez pas ! Mais prévoyez bien deux heures si vous voulez avoir un bon aperçu des choses. Nos deux jours à Vientiane passent à toute vitesse et nous quittons définitivement le Laos le lendemain matin… Pas de doute, on reviendra !
Vivre à Mahajanga en 2016
by Fantomas974 · 2016-04-10 · 58 replies
Bonjour, les dernières informations que je lie sur Mada datent de 2012. Aussi je viens à la recherche d'informations (et vous en donne également). Nous sommes un couple de 50 ans, sans enfant, français, qui souhaitons nous installer à Madagascar dans les 3 années qui viennent. Nous sommes tous deux fonctionnaires à La Réunion mais souhaitons “jeter l'éponge”. Nous sommes allés en début d'année à Antsiranana (Diego) et y retournons cette fois en juillet pour Mahajunga. Je vais partager ce que je connais et poser des questions si ceux qui y vivent peuvent répondre : Selon mes informations, pour un obtenir un visa de retraité, la procédure a été simplifié et accélérée depuis 2008. Nous avons vu qu'il fallait au minimum avoir 50 ans pour ce type de visa et une attestation de mise à la retraite (un titre de pension). Nous avons déjà ouvert un compte bancaire en Ariary sur place à la BFV (Société Générale de Madagascar) pour y virer 1000€ : Notre banque nous a facturé 20€ de frais et la BFV nous a facturé 30€ (mars 2016). La banque nous a dit que c'est un compte de non-résident donc uniquement en Ariary mais que, une fois résident, il nous sera possible d'avoir également un compte en euros même si nous souhaitons garder le notre en France. On nous a envoyé à notre domicile de La Réunion par DHL, le chéquier, et une carte Visa Ebene Or qui permet de retirer des euros sur ce compte en Ariary (monnaie locale) sur le territoire. Une liberté importante car nous sommes inquiet sait-on jamais. Les distributeurs ne permettent de retirer au maximum que 400.000 Ar par retrait (environ 110€), il faut donc mettre plusieurs fois sa carte française et supporter à chaque fois les frais, d'où cette carte Visa Ebene qui permet de retirer et payer pour 4 millions d'Ar par jour. Nous ne souhaitons pas acheter car nous n'avons aucun héritier et serons locataires. J'ai lu les informations sur le coût des salariés (femme de ménage, gardien...) mais je trouve difficilement des informations car nous prospectons sur le montant des loyers d'aujourd'hui (2016). Nous visons Mahajunga mais je ne trouve pas de site d'annonces immobilières sur cette ville. Mes questions : -J'ai lu qu'il faut transformer le permis de conduite français en permis malgache mais conserve-t-on le permis si on est appelé à revenir en France ? Existe-t-il comme en France une carte grise ? Y a t-il un site comme “le bon coin” à Madagascar pour acheter un véhicule ? 😉Est-ce plus sécurisant de passer par un garage pour un véhicule d'occasion ? Comment faire réparer ou entretenir sa voiture une fois sur place à Mahajunga ? Même si j'ai jadis travaillé dans un garage automobile, il parait que les tarifs sont élevés. Y-a-t-il des forfaits comme en France ? Qui connait le prix d'une vidange avec le changement des filtres par exemple ? Quelle est la marque automobile la plus commercialisée ? et enfin, quel type de supermarché trouve-t-on à Mahajunga ? Je pense que pour un premier post ça ira. Merci infiniment pour toutes vos réponses, y étant déjà allé je pourrais avec grand plaisir vous répondre sur ce que je connais.
Partir pour le Siam (sans faire chou blanc); carnet d'un homme libre...
by Fzoo · 2016-04-06 · 20 replies
#1: Le rêve

En ce beau matin printanier du 6 avril 2016, ensoleillé mais particulièrement froid à Montréal (-8c), je me suis réveillé sur le dos dans mon lit, ce qui est très rare. Le gros sourire aux lèvres, je me suis alors souvenu avoir rêvé à la Thaïlande, quelques minutes ou plusieurs heures plus tôt (difficile à dire quand on rêve), cette Thaïlande dont j'avais tant esquissé les contours, tant jaugé les finalités et qui m'était soudainement réapparue tellement vraie, en couleurs et en odeurs.... Ce dont j'étais sûr, c'est qu'il y a exactement un mois, j'arrivais de mon premier voyage en Asie. Et il y a deux mois exactement, le 6 février, je quittais YUL pour BKK en passant par PEK... Et c'est de ça dont je voulais vous parler ici...

"😎😎"
Sept semaines au Sri Lanka: nord, sud, est, ouest et centre
by Yan55 · 2016-03-25 · 91 replies
Du 1er février au 20 mars 2016 : Nous avons voyagé sept semaines au Sri Lanka en n'utilisant que les transports en commun (bus et trains) et en mangeant aussi souvent que possible dans les petits restos locaux où les prix sont beaucoup moins chers que les restos touristiques, pour la même nourriture bien souvent. Notre budget à deux s'est élevé sur place à environ 1800€ tout compris (sans compter le vol aller/retour et les ETA pris depuis la France). Nous emportons tout en liquide que nous changeons sur place au fur-et -à-mesure dans les bijouteries où l'on peut négocier le taux, le taux des banques n'étant pas du tout avantageux.

Après un vol avec Kuweit Airway (escale à Koweit City de 2h), nous arrivons à l'aéroport à 4h30, nous n'en sortirons qu'à 6h30 (beaucoup de monde au bureau d'immigration). Taxi jusqu'à Negombo : 1400rps. Nous avons le temps d'arpenter Lewis Place, la très longue rue qui longe la mer, bordée de guest-houses, restos et boutiques, afin de dégotter une chambre agréable et pas trop chère. Ce sera à la New Beach Villa, située au bout d'une ruelle qui donne sur la plage, donc au calme, que nous nous installons dans une grande chambre négociée 7000rps pour trois nuits. Le lit est confortable, il y a une terrasse/jardin devant la plage, les sanitaires laissent un peu à désirer mais il y a de l'eau chaude! Nous n'avons jamais pris de chambre avec clim durant ce voyage, par contre il faut bien vérifier le bon fonctionnement du ventilateur, absolument nécessaire car il fait très chaud. Les prix des restos à Negombo sont chers par rapport au reste du pays, néanmoins, nous avons trouvé quelques adresses pour manger pas trop cher : "The Vibe" (seafood et coconut curry excellent pour 400rps) et le "Ceylonica" tout au début de Lewis Place, à la limite de Sea street. -Mardi 2 février : nous devons aller à Colombo faire faire la prolongation de visa car l'ETA n'est valable qu'un mois. Nous prenons donc un tuk-tuk à 7h pour aller à la gare de Negombo. A 8h15, nous descendons à Maradana (une station avant Colombo fort), quartier où se trouve le bureau de l'immigration puis tuk-tuk . Comme nous sommes de bonne heure, nous n'allons pas avoir à attendre longtemps avant d'effectuer toutes les démarches à trois guichets différents. Nous payons 7550rps pour nous deux (env 23€ chacun) et, à 9h45, nous avons terminé. Nous prenons un tuk-tuk pour aller au fort, mais toute la circulation est bloquée à l'entrée du fort car après-demain, ce sera la fête nationale et toutes les compagnies militaires, en tenue de parade, répètent leur défilé. Ainsi, nous pouvons voir tous les costumes des fantassins, les chars d'assaut, les fanfares, les blindés, même les chiens et les démineurs. Toute l'armée s'entraîne pur la parade du National Day.





Nous faisons du change de monnaie dans une boutique de thé près de la Bank of Ceylon, ils proposent toujours un très bon taux (nous y sommes revenus à la fin du voyage et le taux proposé était encore excellent). Nous avons eu entre 155 et 160 rps pour 1€ durant le séjour (la roupie sri lankaise fluctue beaucoup et le taux peut changer tous les jours) Après quelques déambulations dans le quartier du fort et Pettah, nous reprenons le train pour Negombo, où nous finissons la journée sur la plage (très sale). -Mercredi 3 février: Nous allons à pied jusqu'au marché aux poissons où nous flanons parmi les étals, les tapis de poissons qui sèchent au soleil sous l'oeil gourmand des nombreux corbeaux et autres oiseaux qui tournent au-dessus, les pêcheurs secouent les filets pour en détacher les petits poissons... Déjeuner dans une gargote près du marché, beaucoup moins cher que sur Lewis Pl. Retour à la plage, il fait vraiment chaud...



ANURHADAPURA ET MIHINTALE:

-Jeudi 4 février : Nous partons pour Anurhadapura mais nous n'avons pas choisi le bon moyen de transport. Nous avons pris le train jusqu'à Puttalam, très bien, pas de problème mais ensuite le bus est bourré à craquer et réussir à grimper dedans avec les bagages n'est pas une mince affaire. Heureusement, les gens sont très aimables et nous aident, ils nous offrent même leurs places assises (eu égard à nos chevaux blancs?). En fait, il aurait été plus judicieux de prendre un bus direct ! A Anurhadapura, un tuk-tuk nous emmène au Travel Lodge Lake View où le patron nous propose une belle chambre très confortable dans son annexe toute neuve entourée d'un jardin, le "Sacred Sun Garden Hotel" (2500 rps ch double avec petit déj très copieux, excellent). Le patron nous propose la visite du site antique en tuk-tuk pour 5000rps demain matin. Nous dinons à la gh pour ce soir mais demain, nous irons en ville. Plat très bon et copieux : 500rps. -Vendredi 5 février : Visite du site d'Anurhadapura (enfin pas tout le site, les monuments les plus éloignés ne figurent pas dans la visite) mais le chauffeur de tuk-tuk est un très bon guide qui parle un anglais très facile à comprendre, sans accent. Visite intéressante et sympa. Nous rentrons à l'hôtel à 14h45.





Dans la soirée, nous allons à pied en ville où nous dînons dans un petit resto populaire en face de la bus station. Le kothu roti est un plat typiquement sri-lankais à base de roti (pain plat) et de légumes et épices (oeuf, poulet ou poisson, selon le choix), le tout haché avec des plaques métalliques, ce qui fait un bruit d'enfer ! Il y en a tous les soirs dans les gargotes locales.



-Samedi 6 février : Tuk-tuk jusqu'à la new bus station où nous prenons le bus pour Mihintale (30rps/pers). Après un trajet d'env 30mn, nous arrivons aux abord du site. Entrée : 500rps/pers, joli endroit, pas exceptionnel mais sympa. Les frangipaniers en fleurs embaument, l'environnement est magnifique mais il fait une chaleur à crever... et ce n'est pas fini, nous aurons très chaud tous les jours ! Nous sommes encore dans la phase d'acclimatation !



Déjeuner dans une toute petite gargote près de l'arrêt de bus (rice and curry : 150rps, vraiment pas cher !) puis retour en bus.

JAFFNA : La suite à plus tard...
Aéroport de Bruxelles fermé suite à l'attentat du 22 mars 2016
by B737 · 2016-03-24 · 57 replies
Suite aux attentats qui ont dévasté le hall des départs ce mardi 22 mars 2016, l'aéroport de Bruxelles est fermé jusqu'à nouvel ordre. La réouverture n'est pas envisagée avant mardi prochain au plus tôt. Certaines compagnies aériennes ont déplacé leurs vols vers d'autres aéroports (Charleroi, Liège, Ostende, ...), d'autres les ont annulés. Se renseigner auprès des compagnies concernées.
Mémoires de Floride, 4 ans après...
by Egladil · 2016-03-20 · 123 replies
Hello à tous 😉

Voici le récit de notre voyage en Floride qui a eu lieu en juillet 2012 ! Non vous lisez bien : 2012 !!!!!

A l’époque je n’ai pas raconté notre trip par manque de temps. Aujourd'hui je viens de clôturer notre trip sur notre voyage dans l’ouest 2015… j’y ai pris goût ! Et on m’a soumis l'idée de faire (malgré les 4 ans déjà) celui de la Floride pour aider les futurs voyageurs.

Même si le temps s’est écoulé depuis, les souvenirs sont toujours là… Avec les photos, les vidéos et surtout mon carnet de voyage tenu jour après jour sur place en Floride.

Bon j'hésite encore pas mal...allez je me lance, ça fera un carnet de plus sur le forum ...et si ça peut faire rêver…

Une petite présentation rapide pour ceux qui ne me connaisse pas :

Moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....),

Mon cher et tendre, my darling accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie !

Et il y a 2 petites (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

Lors de notre voyage en 2012 donc, Princesse a 11ans, Poupée 8 ans, Darling 40 ans et moi 39 ans.

Nous avons bien mis 2 ans préparer ce voyage, le tout premier aux USA . Un rêve qui ne demandait qu’à se concrétiser, afin de profiter au maximum avec nos 2 puces. Une envie de voyager que nous voulons transmettre à nos enfants.

L’attirance pour ce pays, ses plages, le climat, les parcs d’attraction...n’est ce pas une destination de prédilection pour les familles? Et puis ce sera le premier grand voyage avec nos enfants à l'étranger !

Cette destination est un but pour nous et les lieux font figure de PARADIS. Rendez vous compte, Miami, Key West, les plages du Golf du Mexique et Orlando avec les 4 parcs à thème de DisneyWorld…..

Mais nous sommes conscients qu’en 19 jours, nous ne verrons pas tout ! Ce sera une excuse pour y revenir un jour...



Alors à travers ce carnet, moi, Egladil, je vais coucher sur ces futures pages, nos impressions, au départ, pendant et à la fin du voyage. Ça veut dire nos anecdotes, nos idées, temps forts et nos craintes mais aussi notre organisation, nos préparatifs…. Un carnet c’est aussi le moyen de garder nos souvenirs intacts et aussi de partager notre expérience avec vous.

Apres de nombreuses recherches sur internet, de nombreuses lectures de trips (merci à tous), nous concoctons notre programme. Il sera vu et revu de nombreuses fois avant d’arriver au projet final.

Voici notre itineraire :

Lundi 2 juillet 2012 : Arrivée à Miami dans l’apres midi Mardi 3 juillet : Miami Mercredi 4 juillet : Miami - Key West Jeudi 5 juillet : Key West Vendredi 6 juillet : Key West - Key Largo Samedi 7 juillet : Key Largo - Naples Dimanche 8 juillet : Naples Lundi 9 juillet : Sarasota Mardi 10 juillet : Sarasota - Orlando Disney World Mercredi 11 juillet : Orlando Epcot Jeudi 12 juillet : Orlando Sea World Vendredi 13 juillet : Orlando Typhoon Lagoon et Hollywood studio Samedi 14 juillet : Orlando Magis Kingdom Dimanche 15 juillet : Orlando Animal Kingdom Lundi 16 juillet : Orlando Blizzard Beach et Epcot Mardi 17 juillet : Orlando Hollywood Studio Mercredi 18 juillet : Orlando Magic Kingdom Jeudi 19 juillet : Orlando Discovery Cove Vendredi 20 juillet : Orlando - Highland Beach Samedi 21 juillet : Highland Beach - Miami (vol en soirée) Dimanche 22 juillet : Lyon

Donc c’est en février 2012, exactement le mercredi 15 février, à 23h30, que nous réservons nos billets d’avion avec British Airways , avec escale à Londres à l'aller et au retour. On réservera assez tard car ma boss ne me donnait pas de réponse pour mes congés. Ah le commerce c’est pas toujours simple !!!!!



C’est aussi le 15 février que nous prendrons contact avec Thierry , site Magie Pas à Pas. Il nous concoctera une planification superbe ! Il propose d'organiser en fonction des nos choix le programme des séjours à WDW et ce de façon très poussée (c'est à dire l'heure et l'ordre de passage des attractions).

Disney World n’a rien à voir avec notre Disneyland Paris !!!! Vu la grandeur du resort nous n’aurions jamais pu faire le quart de ce que nous avons fait et en plus en respectant un rythme qui nous a permis de pouvoir être en forme pendant les 10 jours à Orlando.



Grâce à l’extraordinaire planification de Thierry (qui est super sympa, attentif et à l’écoute), nous avons vécu un voyage magique au pays de Mickey. Au passage merci encore Thierry ! Il s’est occupé de tout, même des réservation des restaurants. Nous avions pris un pack avec ce qu’on appelle le dining Plan . Nous avions par jour et par personne : 1 service à table, 1 repas self service, 1 snack (qui nous servait pour le pdj souvent)+ 1 mug qu’on pouvait remplir à volonté au food court de l'hôtel.

Pour ce qui est de l'hôtel nous nous sommes occupés de la réservation (le 17 février), au Port Orleans - French Quater pour 10 nuits et sommes passes par le site anglais pour payer en livres sterling (moins cher) ça valait le coup !!! on a fait une belle affaire !

La location de voiture fut réservée via le site : location de voiture.fr (aujourd’hui rebaptisée Carigami) le 19 février. Ce sera une Ford Escape . Avec Alamo.

C’est aussi ce jour là que nous réserverons le spectacle du cirque du soleil “La Nouba” ainsi que Discovery Cove (avec nage avec les dauphins).

Du coup Thierry, avec ces réservations faites , a pu nous peaufiner notre planif . Il ne s’occupe que de la partie Disney (parcs) mais inclus quand même dans la planif les autres activités extérieures afin que l’on profite un max de nos journées.

Après dans la foulée, nous nous occuperons des hôtels:

-Le BEST WESTERN PLUS On the Bay Inn & Marina à Miami (2 nuits) -Le Parrot Key Hotel and Resort à Key West (2 nuits) -Le Holiday Inn à Key Largo (1 nuit) -Le BEST WESTERN Naples Inn & Suites (2 nuits) -Réservation du photo pass pour les parcs Disney (trop bien ce système !) -Le Holiday Inn à HIGHLAND BEACH-OCEANSIDE (1nuit) -The Helmsley Sandcastle Hotel à Sarasota (1 nuit)

Voila les grandes lignes de notre voyage.

J-6

Le départ approche à grands pas… des sensations, des émotions, un rêve qui s’éveille; des pensées qui s’émerveillent. Mon coeur bat la chamade, mon ventre commence à gargouiller, mes yeux pétillent… Il me tarde d'être au jour J et d’avoir ma valise à la main...J’ai peur aussi d’oublier des tas de choses.... La peur s’empare un peu de moi aussi ( l’avion) et puis il y a la tempête Debby qui approche la Floride !!!!

Tempête de niveau 1 sur 5 provoquant bourrasques de vent et trompes d’eau. La Floride est passé en état d’urgence. Aux infos les images sont impressionnantes. Quelle poisse ! Bon elle avance lentement. On surveille le site NHC (National Hurricane Center)



J-2

Ouf Débby est partie. Elle a traversé la Floride laissant quand même pas mal de dégâts sur son passage. Son déplacement lent a laissé des quantités d’eau assez important d'où les inondations à certains endroits. c’est surtout la cote nord ouest de la Floride qui a été touchée. Debby est la première tempête tropicale de la saison. La période la plus active étant quand même de mi août à fin octobre avec un pic vers le 10 septembre.

Les valises sont presque finies… Caramel notre mascotte est prêt !





Lundi 2 juillet

Et voilà le grand jour est arrivé ! je n’arrive pas à y croire !

Réveil donc à 5h45 après une nuit pas trop mauvaise ! Les filles n’ont pas eu de mal à se réveiller .

J’ai dit à Poupée que c'était l’heure d’aller à l’école, elle a fait non de la tête et m’a dit :” je vais à l’école à l’autre bout du monde!”!!!! trop trop chou, j’oublierai jamais !

Donc nous voilà sur le chemin de l'aéroport. On dépose les valises, 7h30 on avale un croissant et un café rapidos (express même) et c’est l’heure d’embarquer pour le vol Lyon Londres. On embrasse nos parents! je suis déjà émue qu’es! ce que ça va être arrivée à destination!!!!!

Nous voilà donc partis ! vol impeccable, sans soucis ! il ne fait pas beau, il pleut !





On aura le droit un une petite collation, petit sandwich et jus de fruit .



Le vol est rapide 1h35 environ. Les filles font leur baptême de l’air ! Et elles ont adoré !

On arrive à Londres à l’heure, même un peu en avance je crois. On se dirige vers notre prochaine porte, salle d’embarquement en passant par les boutiques notamment Harrod’s.







D’ailleurs dans la boutique avec Darling, on se souhaite un bon anniversaire de mariage ! Avec l’impatience, le stress, l’excitation on l’avait oublié !!!!

On doit décoller à 11h15, heure de Londres, nous sommes en salle d’embarquement 18 et il y a foule !



L’avion affiche complet. Et on décollera avec 1 heure de retard ! Une histoire de valise seule sans passager….En blonde que je suis, j’ai pas tout compris ce qu’à dit le stewart au micro !!!!

Zou ...cette fois c’est bon, l’avion se rend sur la piste, on attend 5 minutes et on décolle pour 9 heures de vol !...et moi qui stresse un peu…



Après le décollage, notre stewart James de son prénom, nous offre un jus de fruit. Puis le repas arrive. Chicken ou Pasta? Le repas est correct.



James est très sympa et s’est aperçu que nous étions français et il parle très bien notre langue….

On suit le trajet sur nos écrans...





on bouquine, les filles regardent des dessins animés sur la tablette. Je m’assoupis un peu aussi…. On approche ....



Et vers 16h00 nous arrivons à Miami.

Après 1 heure d’attente à l’immigration, nous passons enfin et entrons sur le territoire américain.Notre douanier, “Calvin” est un haïtien très sympa et parlant un peu français. Il fera un peu d’humour !

Nous récupérons toutes nos valises et nous prendrons le MIA MOVER , le métro, pour aller prendre notre voiture chez Alamo.



Nous choisirons une Ford Escape de couleur bronze parmi toute la rangée de voiture. Les filles voulaient une rouge mais celle là est mieux.



Après 20 minutes au moins à regarder et essayer les boutons, on adopte la voiture et nous voilà sur les routes de Miami ! yes !!!! it’s good !
Nord du Gujarat
by Chris70 · 2016-03-19 · 298 replies
C’est mon troisième voyage au Gujarat, un état encore peu visité par les touristes occidentaux (ce qui n’est pas le cas des touristes indiens de plus en plus nombreux suite aux campagnes de publicité avec Amitabh Bhachhan …) mais mon premier carnet. Une longue introduction sans photos dans ce premier post pour expliciter mes choix d’arrêts, les endroits quelquefois improbables dont je vais vous parler, ma façon de voyager, avec une voiture et un chauffeur. Cette année, je repasse dans certains endroits parce qu’il m’est impossible de ne pas montrer à une des amies qui m’accompagne pour la première fois les puits d’Adalaj et de Patan, le temple de Modhera, le … et que ni l’une ni l’autre ne connaissent le grand Rann. Qu’importe, je peux retourner et retourner dans les mêmes endroits sans me lasser, ceux qui ont lu certains de mes posts le savent. Pour avoir quand même des nouveautés à me mettre devant les yeux un peu tous les jours, j’ai exploré le web de fond en comble et lu et relu le guide Gujarat en anglais, un indispensable pour cet état (Gujarat, d’Anjali Desai, India Guide publications, disponible dans les tous les hôtels gouvernementaux du Gujarat qui ont tous un petit rayon librairie avec un beau choix d’ouvrages sur l’Etat). Bref, j’avais prévu un superbe voyage, varié, avec des monuments, de la nature, de l’artisanat et nous n’avons pas été déçus … Comme d’habitude, voyage court, car je profite des vacances scolaires de février et je n’ai que 2 semaines ! Pas envie, malgré ma passion pour l’Inde de partir l’été, où j’aurais le temps de traîner un peu plus, mais la mousson ne m’emballe pas, même si la mousson doit être un moment à vivre. Peut-être un jour … On aura d’Ahmedadabad à Delhi, une voiture avec un chauffeur extra, Malkit, que je connais depuis des années, pour être flexibles, rapides, efficaces et voir des endroits improbables difficilement atteignables en transport en commun ! C’est confortable, je ne vais pas le nier. Ce sera mon 11ème voyage avec Malkit, qui vit à Delhi. Il est parti deux jours plus tôt pour nous récupérer à l’aéroport d’Ahmedabad. On va se limiter au nord de l’état pour ne pas faire trop de kilomètres. Il y a des merveilles partout, alors, pas la peine de courir dans tous les sens (même si pour certaine, je cours … , n’est-ce pas Parvat !), mais je n’ai que 14 jours sur place… Départ le jeudi 12 après le boulot pour Paris, nuit dans un hôtel vers l’aéroport et vol Air France de 10 h 40 trouvé à bon prix il y a quelques mois. Nous arrivons à 23 h 30 heure locale à Delhi et faisons la queue pour récupérer notre e-visa. Un peu long, car on a l’impression que c’est la relève des douaniers (les bureaux se vident, d’autres personnes arrivent, s’installent tranquillement derrière les ordis et les machines pour les empreintes marchent quand elles veulent. Un scan des 4 doigts de la main gauche, un autre pour ceux de la main droite, un troisième scan pour les deux pouces, une photo de notre tronche, un tampon sur le passeport et c’est parti. Le système de Visa on arrival, pour qui reste moins d’un mois est beaucoup plus simple et plus économique que VFS. Pour gagner du temps, nous avons réservé un vol domestique pour Ahmedabad à 6 h 50 du terminal 1, où je sais que nous ne pourrons rentrer que vers 3 ou 4 heures, alors on se trouve un petit coin avant la sortie définitive pour patienter et boire un premier chaï. Navette toutes les 20 mn pour le terminal 1, 10 à 15 mn de route dans un bus pourri, les formalités d’enregistrement et de dépose des bagages et nous voici attablés à 4 h du matin devant un masala dosa dans la zone des restos au premier étage. Ca pique, mais qu’est-ce que c’est bon ! Impossible de fermer un œil dans le long courrier, pas plus sur les fauteuils de l’aéroport ou dans le vol domestique. La journée va être dure … A 8 h 30, nous retrouvons notre chauffeur devant l’aéroport d’Ahmedabad et c’est parti pour une journée de fous. Nous ne restons qu’une journée à Ahmedabad, et j’ai prévu un programme un peu chargé après une nuit blanche mais cela nous ne nous en rendrons compte qu’après... La circulation est encore fluide et nous partons directement pour le puits d’Adalaj, situé à une grosse dizaine de km de là. Il est un peu tôt et la lumière n’est pas top, le puits est encore bien à l’ombre mais qu’importe, cela ne va gâcher notre plaisir. C’est ma troisième visite d’Adalaj mais c’est pas grave, j’adore les puits indiens, je suis même folle des puits indiens et Malkit m’appelle Chrisbaori, c’est dire. Il y a les énormes, les petits, les sculptés, les non sculptés, les sales, les propres, les classiques, les plus originaux, les vides, les pleins d’eau ou presque pleins … Vous allez en voir des puits si vous suivez ce carnet.





Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...

You might also like