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A faire dans la vie
by Manugy · 2005-08-16 · 15 replies
C'est un texte que j'avais ecrit dans les carnets de voyage mais en fait il a plus sa place ici. Sur les choses a voir ou a vivre dans la vie.

Voilá 2 ans de voyages et la vie est toujours une aventure, et parfois j'aimerais bien me caler devant un star wars avec ma femme qui me caresse les cheveux, en buvant un bon chocolat, tout ca dans un bon canape bien au chaud. Au lieu de ca, je me retrouve dans des chambres impersonnelles et gelées, a prendre des douches froides, a jamais dormir dans la meme chambre, a plus avoir aucune affaires personnelles et á attrapper des grippes intestinales ou a dormir dans des bus qui roulent sur des routes sans asphalte dans une atmosphere moite ou gelée, avec pour voisin ou voisine, une grosse mama peruvienne avec six couches de robe, qui transporte des poules et un cochon de laie qui me renifle les doigts de pieds toute la nuit, ou bien un Tamul habillé d'une tunique et un enorme turban sur la tete qui ronfle toute la nuit dans des cars ou ya pas de toilette, pas de peau d'echappement, qui creve un pneu en plein milieu de la jungle, a me faire triturer les doigts de pieds par des fourmis, qui ont des crocs aussi gros que leur corps et qui lachent jamais leur proies, a me faire attaquer par les thermites, a manger avec les pauvres dans les marchés, a me faire voler toutes mes affaires et a me retrouver en pyjama a l'autre bout du monde avec en main seulement mon passport et ma carte bleue, a pleurer sur les horreurs de la globalization qui est un poison pour tous les autres pays autres que le notre, a me rendre compte que ca va pas durer comme ca encore longtemps, car les civilizations, c'est comme les hommes, ca s'essouflent à un moment, ... a jongler entre les tremblements de terre et les tsunamis, a reconstruire des villages detruits, a danser toute la nuit chez des gens venus du monde entier, jusqu'a partir en trance et ouvrir mon esprit aux visions du monde, a faire des ceremonies chamaniques dans la vallee sacree a 4000m au milieu des etoiles ou dans la jungle, a revivre des moments de vies passées, a faire des seances de yoga trantrique avec des filles sur de la musique indienne dans un tourbillon d'amour et d'energie sensuelle, a dormir dehors sous les etoiles, a marcher pieds nus, jusqu'a plus etre habitué aux chaussures et a avoir les pieds élargis par la liberté, a nager avec les dauphins dans l'ocean indien, a vivre 15 jours dans un monastere boudhiste dans la jungle thailandaise, et a faire de la meditation de 4heures du mat jusqu'a 9 heures du soir, sans parler durant les 15 jours, a rencontrer des cobras, des mygales, des scorpions et des milles pattes de 20 centimetres qui peuvent te rentrer sous la peau pour aller y vivre, a faire de la plongee dans les eaux turquoises des iles tropicales, a me choper des crises de foie dans les restos argentins en bouffant toutes les viandes possibles, a vivre avec un paysan argentin, un pistolet a la ceinture et un businessman hollandais recemment convertit en apprenti guerisseur dans la pampa du sud, a faire la fete a Buenos Aires avec les argentines, a vivre avec des argentins dans le delta du Tigre ou les routes sont remplacees par les eaux, a aller voir des chutes d'eau paradisiaques, boire les meilleurs jus de fruit du monde au Bresil, me retrouver dans des villes de traficants de drogues et de tout et n'importe quoi au Paraguay, a traverser des deserts au Chili, a traverser trop de frontieres pour m'en rappeller, , a rencontrer des sages de montagnes, des maitres en medecine, un sorcier russe, des tibetains acupuncteur, des maitres en Shiatzu, a etre obligé de bouffer dans les fast food de Singapour, a traverser l'Australie en 4 jours, a me faire chier a attendre mon avion en Nouvelles Zelande, a dormir des dizaines de nuit dans les bus, dans les gares ou les aeroports, a depenser mon argent n'importe comment, a rencontrer des gens de tout horizons, de toutes croyances, de toutes spiritualité, des filles de toutes nationalités...et tout le reste.

Alors maintenant j'ai envie d'apprendre a cuisiner et d'etre content tous les jours de faire la popote, pendant que ma femme remplies les factures et les papiers que jamais je ne comprendrais, remplir le róle que je dois jouer ici, a etre content d'enculer le systeme, a aider les autres a vivre mieux et a leur devoiler leurs zones sombres, les aider a aller de l'avant et a accomplir ce pourquoi ils sont faits, a danser sur le bruit du monde, a faire des seances de yoga sur des musiques mystiques, a cultiver un petit jardin, un potager, des plantes medicinales et des fleurs et des arbres, a etre tranquille pour becher la terre du jardin, a entendre le telephone sonner ou la sonnerie de la maison, a inviter des amis a manger ou prendre un verre, a dormir dans un grand lit chaud avec une femme bien douce qui sait faire les massages et qui a l'esprit élargie a l'infini, a aller voir les derniers films au cinema, a arréter de me prendre pour un chevalier Jedi, a pas regarder les actualités pour pas etre au courant des mauvaises nouvelles qui font peur et qui inconsciemment influe notre systeme nerveux, notre facon de vivre, nos habitudes, nos croyances, nos certitudes sur ce qui est la réalité, ou ce qu'on croit etre la réalité, mais qui est juste ce qu'on a envie qu'on croit, et qui amplifie notre peur de tout, a pas fumer de cigarettes, a pas me deplacer en voiture, a pas vivre a Paris, a pas vivre avec les gens qui sont obligés de regarder les autres vivre pour savoir comment vivre leur propre vie, mais avec ceux qui se laissent vivre et porter tranquillement, en vivant toujours activement et pas en attendant le rien du tout ou la fin de la vie, a continuer a me demander pourquoi on vit, a chercher un moyen de voyager sans mon corps, a preférer vivre les films que de les regarder, a toujours essayer de percer les mystéres de notre Terre et de la vie, a comprendre que comme tout le monde je ne vais nulle part dans un monde incomprehensible ou les gens confondent le Monde avec ce que les gens font, oú les gens apportent plus d'importance a developper des boucliers pour se sentir en securité que de comprendre ce qu'ils font ici, a voir les gens s'ennuyer parcequ'ils croient avoir epuiser tout ce que le Monde peut offrir mais qui ont en fait juste epuisé ce que les gens font, a sourire comme reponse a la souffrance de la vie, a voir les vieux mourir, les oncles, les tantes, les parents, les amis, ma femme et puis moi meme nous eteindre inexorablement avec un sourire d'impuissance face au mystere de cette vie...puis a m'en aller dans le monde des esprits et plus jamais retourner sur cette Terre...
Voyager ou pas voyager: les deux sont honorables
by Manugy · 2005-08-15 · 5 replies
Voilá 2 ans de voyages et la vie est toujours une aventure, et parfois j'aimerais bien me caler devant un star wars avec ma femme qui me caresse les cheveux, en buvant un bon chocolat, tout ca dans un bon canape bien au chaud. Au lieu de ca, je me retrouve dans des chambres impersonnelles et gelées, a prendre des douches froides, a jamais dormir dans la meme chambre, a plus avoir aucune affaires personnelles et á attrapper des grippes intestinales ou a dormir dans des bus qui roulent sur des routes sans asphalte dans une atmosphere moite ou gelée, avec pour voisin ou voisine, une grosse mama peruvienne avec six couches de robe, qui transporte des poules et un cochon de laie qui me renifle les doigts de pieds toute la nuit, ou bien un Tamul habillé d'une tunique et un enorme turban sur la tete qui ronfle toute la nuit dans des cars ou ya pas de toilette, pas de peau d'echappement, qui creve un pneu en plein milieu de la jungle, a me faire triturer les doigts de pieds par des fourmis, qui ont des crocs aussi gros que leur corps et qui lachent jamais leur proies, a me faire attaquer par les thermites, a manger avec les pauvres dans les marchés, a me faire voler toutes mes affaires et a me retrouver en pyjama a l'autre bout du monde avec en main seulement mon passport et ma carte bleue, a pleurer sur les horreurs de la globalization qui est un poison pour tous les autres pays autres que le notre, a me rendre compte que ca va pas durer comme ca encore longtemps, car les civilizations, c'est comme les hommes, ca s'essouflent à un moment, ... a jongler entre les tremblements de terre et les tsunamis, a reconstruire des villages detruits, a danser toute la nuit chez des gens venus du monde entier, jusqu'a partir en trance et ouvrir mon esprit aux visions du monde, a faire des ceremonies chamaniques dans la vallee sacree a 4000m au milieu des etoiles ou dans la jungle, a revivre des moments de vies passées, a faire des seances de yoga trantrique avec des filles sur de la musique indienne dans un tourbillon d'amour et d'energie sensuelle, a dormir dehors sous les etoiles, a marcher pieds nus, jusqu'a plus etre habitué aux chaussures et a avoir les pieds élargis par la liberté, a nager avec les dauphins dans l'ocean indien, a vivre 15 jours dans un monastere boudhiste dans la jungle thailandaise, et a faire de la meditation de 4heures du mat jusqu'a 9 heures du soir, sans parler durant les 15 jours, a rencontrer des cobras, des mygales, des scorpions et des milles pattes de 20 centimetres qui peuvent te rentrer sous la peau pour aller y vivre, a faire de la plongee dans les eaux turquoises des iles tropicales, a me choper des crises de foie dans les restos argentins en bouffant toutes les viandes possibles, a vivre avec un paysan argentin, un pistolet a la ceinture et un businessman hollandais recemment convertit en apprenti guerisseur dans la pampa du sud, a faire la fete a Buenos Aires avec les argentines, a vivre avec des argentins dans le delta du Tigre ou les routes sont remplacees par les eaux, a aller voir des chutes d'eau paradisiaques, boire les meilleurs jus de fruit du monde au Bresil, me retrouver dans des villes de traficants de drogues et de tout et n'importe quoi au Paraguay, a traverser des deserts au Chili, a traverser trop de frontieres pour m'en rappeller, , a rencontrer des sages de montagnes, des maitres en medecine, un sorcier russe, des tibetains acupuncteur, des maitres en Shiatzu, a etre obligé de bouffer dans les fast food de Singapour, a traverser l'Australie en 4 jours, a me faire chier a attendre mon avion en Nouvelles Zelande, a dormir des dizaines de nuit dans les bus, dans les gares ou les aeroports, a depenser mon argent n'importe comment, a rencontrer des gens de tout horizons, de toutes croyances, de toutes spiritualité, des filles de toutes nationalités...et tout le reste. Alors maintenant j'ai envie d'apprendre a cuisiner et d'etre content tous les jours de faire la popote, pendant que ma femme remplies les factures et les papiers que jamais je ne comprendrais, remplir le róle que je dois jouer ici, a etre content d'enculer le systeme, a aider les autres a vivre mieux et a leur devoiler leurs zones sombres, les aider a aller de l'avant et a accomplir ce pourquoi ils sont faits, a danser sur le bruit du monde, a faire des seances de yoga sur des musiques mystiques, a cultiver un petit jardin, un potager, des plantes medicinales et des fleurs et des arbres, a etre tranquille pour becher la terre du jardin, a entendre le telephone sonner ou la sonnerie de la maison, a inviter des amis a manger ou prendre un verre, a dormir dans un grand lit chaud avec une femme bien douce qui sait faire les massages et qui a l'esprit élargie a l'infini, a aller voir les derniers films au cinema, a arréter de me prendre pour un chevalier Jedi, a pas regarder les actualités pour pas etre au courant des mauvaises nouvelles qui font peur et qui inconsciemment influe notre systeme nerveux, notre facon de vivre, nos habitudes, nos croyances, nos certitudes sur ce qui est la réalité, ou ce qu'on croit etre la réalité, mais qui est juste ce qu'on a envie qu'on croit, et qui amplifie notre peur de tout, a pas fumer de cigarettes, a pas me deplacer en voiture, a pas vivre a Paris, a pas vivre avec les gens qui sont obligés de regarder les autres vivre pour savoir comment vivre leur propre vie, mais avec ceux qui se laissent vivre et porter tranquillement, en vivant toujours activement et pas en attendant le rien du tout ou la fin de la vie, a continuer a me demander pourquoi on vit, a chercher un moyen de voyager sans mon corps, a preférer vivre les films que de les regarder, a toujours essayer de percer les mystéres de notre Terre et de la vie, a comprendre que comme tout le monde je ne vais nulle part dans un monde incomprehensible ou les gens confondent le Monde avec ce que les gens font, oú les gens apportent plus d'importance a developper des boucliers pour se sentir en securité que de comprendre ce qu'ils font ici, a voir les gens s'ennuyer parcequ'ils croient avoir epuiser tout ce que le Monde peut offrir mais qui ont en fait juste epuisé ce que les gens font, a sourire comme reponse a la souffrance de la vie, a voir les vieux mourir, les oncles, les tantes, les parents, les amis, ma femme et puis moi meme nous eteindre inexorablement avec un sourire d'impuissance face au mystere de cette vie...puis a m'en aller dans le monde des esprits et plus jamais retourner sur cette Terre...
Préparation pour le Cambodge
by Ren · 2005-05-19 · 24 replies
Allo les gens 🙂

Voilà, étant donné que je me prépare pour mon premier voyage en solo hors d'Europe et pour le Cambodge, j ai parfois une petite tendance à me ronger les ongles mêlée à l'excitation du voyage qui se rapproche bientôt ( enfin pour le mois d'août... ). J'ai feuilleté le site pour glâner des informations quant à la préparation du voyage et aimerais savoir votre avis pour confirmer et/ou rectifier si je ne " pars pas en live " 🤪 Apparemment donc pour le visa, il suffit de faire une demande à l'aéroport de Phnom Penh pour environ $20 à $25 et on l'obtient en 10 minutes ? N'importe quelle devise convient, que ce soit en Dollard ou en Euro et qu'il est inutile de changer car on reçoit automatiquement des riels ? Au passage, que pensez-vous des travellers ? Etant donné que je pars un mois au Cambodge et un autre mois au Vietnam, j'aimerais éviter de transporter trop de liquide sur moi. Les guides recommandés seraient le Lonely Planet ou le Petit Futé ? Je ne songe pas à prendre un traitement anti malaria, serait-ce plus prudent pour moi d'emmener une moustiquaire ? Savez-vous en combien de temps on peut obtenir un visa vietnamien à l'ambassade à Phnom Penh ? J'ai lu quelque part dans le forum qu'il est possible de faire Phnom Penh - Siem Reap en bâteau mais y a t-il quelque chose d'intéressant à faire entre les deux endroits ? Enfin ma dernière question 🤪, combien de temps dure le trajet PP/saigon en bus ? Savez-vous où le bus s'arrête exactement dans la capitale vietnamienne ?

Arf, je sais cela fait beaucoup de questions 🏴‍☠️ ... Je vous remercie d'avance pour les réponses
Tête de linotte brûlée
by Eversmile · 2005-03-28 · 7 replies
C'était dans les années 90, en Inde... Je m'étais éprise d'un kérali, ce qui expliquait largement pourquoi ça faisait trois mois que je restais dans le même village! On se voyait en cachette mais si rien ne devait transparaître de cette inclination autour de nous, en secret, les préparatifs pour prendre la poudre d'escampette ensemble allaient bon train... Enfin, bon train, à un rythme indien...Vous savez combien de temps il fallait attendre pour obtenir un passeport? Entre 9 mois et un an!... Et nous étions préssés. Enfin, disons, moi...mon visa arrivant à expiration et mes finances s'amenuisant rapidement... On avait donc contacté un type qui menait de front deux emplois: un officiel et un moins avouable. Il était payé dans les deux cas, mais c'était certainement son boulot d'appoint qui était le plus juteux. En bref, il était offciellement assermenté pour collecter les demandes de passeport qu'il faisait ensuite parvenir aux instances concernées à Cochin...mais en sous-main, il offrait également ses services aux plus préssés (et fortunés!) pour transmettre une demande de passeport à Trichy, dans l'état voisin du Tamil Nadu...C'est là, je l'ai appris plus tard, que nombre de Tigres tamouls se sont vus octroyé des papiers, ce qui rendait tout passeport issu par Trichy, douteux par nature aux yeux des autorités...Mais bon, pour l'instant, on n'en était pas là...J'avais payé une fortune pour graisser la patte de ce fonctionnaire si compassionné à notre égard...Le fait qu'il ne soit pas intègre ne m'échappait pas, mais je me disais que, puisqu'il prenait le risque d'accepter le boulot, on pouvait lui faire confiance!...On avait donc monté, avec son aide, un dossier bidon qu'il avait envoyé à Trichy et on attendait... Mais le temps passait et on ne voyait rien venir...Je l'ai donc convaincu qu'il serait judicieux de faire une petite visite de courtoisie aux intermédiaires tamouls et de se rappeler aux bons souvenirs de ces messieurs. Il a accepté à condition que ce soit dans la plus grande discrétion. Pour celà, il valait mieux que mon ami ne nous accompagne pas...en plus, je devrais voyager seule au moins pour une partie de l'aller.

Donc, je me suis retrouvée, le jour dit, dans un bus à destination d'un bled inconnu dont il m'avait donné le nom. Il était entendu qu'il suivrait le bus à moto et me récupèrerait un peu plus loin sur la route. L'heure du départ approchant, je m'inquétais de ne pas le voir arriver, mais je l'ai finalement apperçu. Nos regards se sont à peine croisés, un imperceptible hochement de tête...tout était en ordre; je n'avais pas de soucis à me faire. Ensuite, je jetais de temps à autre des coups d'oeil à l'arrière pour vérifier qu'il suivait toujours le bus... Une heure et demie plus tard, on est arrivés à l'endroit où je devais descendre. La nuit était tombée mais il y avait un marché et pas mal d'animation...je n'ai pas réussi à localiser tout de suite l'officier. Il s'était engagé dans une ruelle sombre où il m'attendait. A l'abri des regards, il allait m'embarquer à moto. Mais avant ça...il fallait que je me couvres. On ne devait pas déceler qu'une femme, à fortiori une blanche, circulait de nuit avec lui sur sa moto. J'ai donc dû revêtir: une cagoule (oui, une bonne vieille cagoule), ensuite, un bonnet russe (vous savez, une chapka, avec les languettes qui couvrent les oreilles)...une grande cape de pluie kaki et pour parfaire le tout, mettre des lunettes de soleil!...En pleine nuit! Je vous dis pas la dégaine! Enfin, bref, on est partis...

A Trichy, nos intermédiaires nous attendait. Ils n'avaient pas l'air très concernés par l'urgence de ma requête...mais cette opération me coûtait assez cher pour que leur je m'en foutisme (qui était peut-être juste un peu de fatalisme), me mette dans une colère noire!...

Les indiens ne m'ont jamais fait peur. Je ne suis pas particulièrement grande mais mon petit mètre 63 me permet d'en regarder plus d'un de haut. Alors j'ai fait un peu d'esbrouffe! Je leur ai susurré d'une petite voix doucereuse que je pouvais être très gentille mais... (et là j'ai sorti mon kiai, ma voix d'art martial ) que si je me mettais en colère, je pouvais devenir destructrice comme Kali!...

Je sais pas ce qui les a le plus effrayé: mon raffût ou ma façon de bouger dans la pièce en déplaçant malignement les objets...quoi qu'il en soit, je leur ai prouvé qu'ils avaient plutôt intérêt à se débarrasser de moi, la meilleure manière étant certainement que j'obtienne satisfaction. Ils ont promis de faire hâter les choses!...

Et nous sommes repartis, l'officier et moi, à moto, pour le long trajet de retour. Environ 120 kms...

A un moment, il m'a proposé d'essayer de conduire. Tiens, pourquoi pas?! Laissant tourner le moteur, il m'a cédé sa place à l'avant et s'est assis derrière moi. On est parti et franchement, je me régalais. Je tenais le guidon, il changeait les vitesses. Tout allait bien jusqu'au moment où, alors qu'il se tenait à ma taille, il a changé sa prise et ça me gênait pour conduire. J'ai donc ramené ses mains vers ma taille. A nouveau, il les a hissé plus haut à mon grand mécontentement. Parlant fort pour couvrir le bruit du moteur, je lui ai demandé de les poser plus bas, que ça me gênait pour conduire. Il a fait mine de ne pas comprendre et il m'a dit: "Comme ça?"... en posant délibérémment ses mains sur mes seins.Tout de go! J'étais furieuse! Et comme c'est moi qui tenait le guidon, j'ai accéléré brutalement. Surpris, il a été obligé de me lâcher pour se retenir au porte-bagages! "Attention!" m'a t'il crié! Oui! Oui! j'ai répondu...Et comme on arrivait à une portion de route où se succédaient les virages, je m'en suis donné à coeur joie, fonçant dans les lacets avec une farouche sensation de vengeance. A l'arrière, l'officier s'est mis à m'implorer d'arrêter...je l'ai entendu me dire qu'il ne voulait pas mourir, qu'il avait une femme et des enfants! Moi je ricanais...Ha! ha! C'était maintenant qu'il s'en souvenait!?...J'ai fait durer le plaisir. N'avais-je pas déclaré que je pouvais me montrer aussi impitoyable que Kali, déesse de la mort? Il fallait que je fasses honneur à la réputation que je venais de me forger! Enfin, j'ai accepté de m'arrêter et de le laisser reprendre le contrôle du véhicule.

On était en rase campagne, et j'ai pensé plus tard qu'il aurait pu simplement me planter là! Mais je lui avais sans doute suffisamment foutu la pétoche pour me croire capable de tout (et n'importe quoi...n'importe quoi étant sans doute le pire!)

Il a repris sa place initiale sur la bécane et on a fait la paix en silence.

Plus loin, aux faibles lueurs d'éclairage d'un village, il a accepté de me laisser conduire à nouveau. Il s'est mis en tête que je pourrais apprendre à démarrer. Démarrer en côte, c'est pas ce qu'il y a de plus facile. Je sais pas pourquoi il a choisi cet endroit? En tous cas, j'ai galéré, calant plusieurs fois. Il a insisté pour que j'essaye une dernière fois...plus énergiquement. Ah! ça..;pour l'énergie!...J'ai dû accélérer et freiner en même temps, la moto s'est cabré comme un cheval emballé, l'officier a été ejecté de son siège et je me suis étalée en dérapant avec la moto sur le sol. De mon côté, nul dommage. Ma réaction a été le fou rire.

Tout ce boucan n'a pas manqué de réveiller un pauvre hère qui dormait dans la rue. Il s'est approché pour nous observer. Il nous dévisageait d'un air absolument ahuri et je devinais à son expression que je devais ressembler d'assez prêt à une extra-terrestre. Toujours encagoulée avec ma chapka par dessus, ma cape de pluie et mes lunettes noires, parlant dans une langue étrange qui n'était ni du tamoul ni du malayalam...! Et pétée de rire par dessus le marché! Pendant ce temps, l'officier paniquait: la roue avant était voilée! Alors, là, bien fait! S'il y avait une justice divine, c'était sans doute sa punition pour m'avoir pelotté en chemin!

On a fini par reprendre la route...

On est rentrés au village en pleine nuit. Pas un chat dehors...j'ai marché jusqu'à la maison des parents de mon ami. Mais n'osant pas les réveiller, je suis restée assise sur le petit siège de l'entrée. C'est la mère qui a sursauté en m'y trouvant à son réveil au petit matin! Je m'étais endormie là, tenant toujours, sérrées dans mes poings, les pierres que je gardais en main par sécurité, pour me protéger des chiens errants.

Des mois plus tard, j'ai appris que ce fonctionnaire peu scrupuleux s'était fait arrêté...

Entre temps...on avait réceptionné le passeport, qui finalement, n'a jamais servi...mais ça, c'est une autre histoire...
TDM et Santé...demande conseil...
by Hturco · 2005-03-10 · 14 replies
Bonjour ! En phase de préparation de notre tour du monde, nous nous renseignons sur la question "santé". Si la pharmacie ne sera pas un probleme (ma mere est infirmiere !), nous avons par contre besoin des conseils de ceux qui sont déjà partis, en ce qui concerne les vaccins. Nous serons à jour de DT polio et Hépatite A et B. Nous comptons aussi faire la fièvre jaune et thyphoide. Par contre, ne partant pas en période de mousson, nous pensons ne pas faire l'Encéphalite Japonaise. Et la question qu'on se pose en ce moment c'est si le vaccin contre la rage est VRAIMENT nécessaire. Pour cela j'en appelle à ceux qui ont fait des trecks pdt leur périple: y a t il reellement un risque ou eskon peut facilement éviter le contact des animaux ?

Autre question: le paludisme ! Nbreuses ont été nos lectures de carnet de route et certains n'ont pas jugé utile de prendre d'antipaludéen de prévention, prétendant que ca ne dispense pas d'un traitement curatif en cas de fievre, que ca peut retarder l'apparition des symptomes et que ca peut aussi cacher des choses plus graves). Nous ne passons pas par l'Afrique... Eske qqn s'est retrouvé dans ce meme cas ?

Merci pour votre témoignage !
Avis sur l'Hôtel Bahia Principe Punta Cana
by Aaaa · 2005-02-18 · 63 replies
Bonjour

Les personnes qui sont déjà allés dans cet hôtel peuvent elles me donner leurs avis sur celui-ci ?

Nourriture, chambre, propreté, accueil, la plage est elle bien ? + d'autres infos pour nous aider nous y allons fin mars

merci pour les réponses
Voyager au Liban
by Lexav · 2005-01-28 · 21 replies
Bonjour,

Un tour operator propose des forfaits vers Beyrouth, à partir de l'aèroport de Charleroi-Brussels south, je voudrais en profiter pour un peu de fariente en bord de mer, mais le climat politique me fait encore un peu peur, je compte partir en famille avec 2 enfants.Qui peut me donner des infos pratiques(Visa, moyen de paiement, Douane, ...)et touristique.

Merci.
Informations Tadjikistan
by Nora · 2004-03-05 · 35 replies
Bonjour,

Je vais partir dans quelques jours au Tadjikistan dans un cadre professionnelle (ONG de développement). Je connais assez bien l'Asie du SUd-Est mais je ne me suis jamais rendue en Asie Centrale. Je vais être basée à Dushanbé durant 8 mois. J'aimerai connaître les impressions de ceux qui se sont déjà rendu dans ce pays. Quelques conseils peut-être aussi. Bref, toutes vos informations sont les bienvenues. Merci d'avance.
Immigrer au Québec (Montréal)
by Jpchris · 2004-02-26 · 28 replies
😏 Nous sommes un couple 35 ans avec un enfant de 8 ans, depuis 2 mois nous nous renseignons sur un éventuel départ à montreal d'ici fin juin 2005 nous nous y préparons, l'hiver prochain nous envisageons d'aller à montreal pour se familiariser avec le canada. Nous avons eu des séance d'info à la délégation du québec qui nous a permis de prendre une décision définitive : partir. Si vous êtes sur le point de partir ou bien vous envisagez également un départ, un échange d'info mutuel serait sympa.

A+
Pourquoi?
by Ouais · 2004-02-13 · 42 replies
Pourquoi, aux quatre coins du monde, y compris en Amerique, la religion, mobilise-t-elle les foules? Pourquoi, en Europe comme aux états unis, règnent désormais, au nom du peuple, les minorités et les oligarchies? Pourquoi, de l'ex-bloc soviétique au monde arabo-musulman en passant par l'Afrique ou l'Asie, se multiplient les régimes issus des urnes qui exaltent le fanatisme, la répression, la guerre?
Donne infos sur la Guadeloupe
by Guadeloupe · 2003-02-09 · 51 replies
bonjour,

je suis partis en Guadeloupe durant plusieurs semaines en début d'année, cette iles est magnifique.

Si vous désirez avoir des renseignements sur l'iles les plages les lieux à visiter et bien évidemment le logement (gites, bungalows),

n'hésitez surtout pas, car nous étions dans des gites sur la basse terre et nous avons été recu comme des rois !!!!

Sabine
Off to explore Lithuania!
by Bibouns51 · 2026-09-09 · 12 replies
December 13 - Day 1

"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway... - Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar? - Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."

"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe. - In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania. - Save your breath! Lithuania, here we come!"



We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.



Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.















Retour du Brésil: commentaires
by JoséeBrichar · 2006-09-12 · 13 replies
Nous voici de retour après un mois passé au Brésil. Nous y sommes allés avec notre fils de 11 ans. Tout d’abord je tiens à remercier les personnes qui m’ont bien gentiment répondu à mes questions d’avant voyage. Leur réponses nous a bien aidés.

Voici quelques commentaires sur le voyage: 1) Les bus - Si l’on avait su qu’il était aussi facile de circuler en bus, nous aurions pris moins d’avion. En effet, nous avons pris le bus pour Rio – Paraty, Paraty – Sao Paulo ainsi que Maragogi – Salvador de Bahia. De très bons bus modernes, que l’on peut réserver à l’avance ! Le bus de nuit Macéio – Salvador de Bahia est bien plus confortable que l’avion pour dormir !!! 2) La nourriture – Quel délice. J’ai pris 5 kg! Et même dans les fermes isolées du Pantanal où nous étions souvent seuls, on avait au minimum 5 à 6 plats devant nous! 3) 😕 La psychose du vol – A Rio, nous avons très souvent été accostés par des locaux nous demandant de cacher nos appareils, nos sacs... Même sur la plage, on est venu me trouver pour me demander de mettre autrement mon sac! Cela crée un climat pas très chouette. 4) Les chutes d’Iguaçu – Il est certain que les chutes sont moins majestueuses en juillet qu’en février. J’y avais été en février 1992 ( voir mon reportage sur mon site web), et le débit de l’eau était beaucoup plus important. Mais elles restent toujours aussi époustouflantes. Nous logions à la poussada d’Evelina qui est également guide et qui nous a bien aidés. 5) Le Pantanal – Super, fantastique. Nous sommes restés 5 jours dans la partie nord, avec un guide naturaliste. Nos promenades à cheval avec l’employé de la ferme, les balades en barque et à pied nous ont ravis. Voir au petit matin, en barque, une famille de loutres géantes jouer à moins d’un mètre m’a fait croire être dans le reportage de Nicolas Hulot (Ushuaia)! 6) L’Amazonie – Nous avons logé au Malocas Lodge: une grande hutte resto et une grande hutte pour les chambres, sur une petite plage. Pas d’électricité et des guides super sympas. Parfait pour ceux qui acceptent ce peu de confort. Ce qui était notre cas. Nous avons beaucoup appréciés

Voilà pour l’instant, je stoppe ici mes commentaires. Mais si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les envoyer. Le reportage sur le Brésil ne sera pas sur mon site web avant la fin de l’année, je pense. Je préviendrai en temps voulu.

Josée, Philippe et Ludovic Visitez notre site web :
http://users.skynet.be/brichart/
Four days in Doha in January 2026
by 4yne · 2026-02-22 · 74 replies
Hi everyone,

This short stay in Doha is part of a longer trip. It lets us break up a flight to the Seychelles.

Friday, January 16, The Corniche

Despite the adventures we had the day before (read about it here), we just can’t get up later than 8 a.m. Our minds are a bit clearer and a bit more positive after some sleep.

View of the Corniche from the 12th floor.



Breakfast is sumptuous—it really lifts our spirits.

On this Friday morning, almost everything is closed, so we head out to explore the Corniche, which is just a few hundred meters from our hotel in Old Doha.

A marathon is happening today on the Corniche, so the road is closed and empty, making it easy to cross. The palm-shaped streetlights are gorgeous when they’re lit up at night.



A little reminder of Qatar’s once-thriving pearl trade.



A memory of a much more recent past.



The sun is shining, but it’s not very warm—just 19°C at the hottest part of the day. Tough luck, last week it was 24°C.

The walk along the crescent-shaped Corniche is pretty long. From the old town to the modern center, where massive Dubai-style towers rise, it’s a 6 km promenade along the waterfront.



Many dhows are docked, waiting for tourists to take a little cruise in the bay, but visitors are scarce.



The skyscrapers are so stunning, you can’t help but admire them.







to be continued...
Review of an expedition cruise to the Seychelles with Ponant from January 25 to February 2, 2026
by 4yne · 2026-02-21 · 205 replies
Hi everyone,

It was totally by chance that I found this cruise while chatting with Alfred in November 2024. It wasn’t planned, but the price was attractive—one of those "great deals" from Ponant that I love and that don’t exist anymore. Since everyone’s wondering, here’s the answer without waiting for the end of the story: after my various loyalty discounts, I paid **3,250 € per person** for 8 nights/9 days on the expedition cruise *The Essentials of the Seychelles*.

Expedition cruises are by far our favorites. The outings are done by Zodiac with the ship’s naturalist guides, everything’s included, and there’s no need to add any excursions or prepare anything.

We’re liking long flights less and less, so to break up the trip, we decided to stop over in Doha for four days on the way there and one day on the way back.

I’m happy to share the good and not-so-good moments, the great surprises, and the disappointments of this trip with you.
Tunisian Impressions (Live)
by Sinforosa · 2026-02-15 · 76 replies
Hi there,

I arrived in Tunisia this afternoon for a full 14-day stay.

I took a direct Tunisair flight from Nice, which departed about thirty minutes late (that’s nothing compared to the "nightmares" I’ve had on some of my recent trips).

The flight lasts around 1 hour and 20 minutes, and a small snack was served on board (a sort of quiche with chickpea purée, a small bread roll, a portion of cheese like La Vache qui rit, and a small chocolate cake). It’s worth mentioning because it’s becoming increasingly rare on short flights. I was seated between two Tunisian gentlemen who gave me some great tips for my trip, especially about negotiating prices. One of them is a former cameraman for France Télévisions, very cultured and well-traveled—his daughter is a journalist at France Télévisions (I found some of her articles online). In short, the flight was very pleasant and quick.



I’m staying at the Hôtel Royal Victoria. I booked it yesterday afternoon by email without providing my credit card number. The room costs 241 TND (71 €) with breakfast included. It has heating, a small fridge, a safe, a hairdryer, Wi-Fi, and a TV with international channels. There’s a police van permanently parked in the square where the hotel is located.

This hotel is housed in the former British consulate and later embassy. It has a lot of charm with its painted wood ceilings and doors, and its bathroom covered in ceramic tiles. The tiny elevator is from another era. The main advantage of the hotel is its location between the medina and Avenue Bourguiba. Nearby, there’s the Magasin Général, where you can find groceries and some typical products like rose water, geranium water, and tons of halwa (a customer kindly explained how to eat it and which is the best).

After nightfall, I took a short stroll down Avenue Bourguiba. There weren’t many people around—it’s windy and cold.

I’ve already noticed the warm welcome from Tunisians. The supermarket cashier welcomed me to Tunisia, and a gentleman I asked for directions to the Magasin Général (I was about to climb stairs leading to a mosque!) insisted on inviting me for coffee, but I declined.

The rest of my itinerary will depend on the weather. If it doesn’t rain tomorrow, I might visit Carthage since the Bardo Museum is closed on Mondays, as are the museums in Sidi Bou Said.

TO BE CONTINUED...
Havana, Cuba / January 2026
by Estonien · 2026-02-08 · 12 replies
I got into music with the will To light up many hearths like Che could do, To circulate ideas, to advance utopia Alternating barricades, sharp thought, and poetry. Mc Solaar, Guérilla

Subscribing without a fight to the slightest line of my itinerary sometimes feels like an illusion. Because there are countries where, despite the fever and enthusiasm, despite the triumphant revolution, certain elements block my path. And if I had planned, for F. and me, a beautiful ascent up Tabouret Hill (Loma del Taburete, 453m), it was without accounting for vegetation as dense as it was thorny, which barred our way after just a few quarters of an hour of walking. Exhausted, I had to face the facts: we wouldn’t go any further. I needed to come up with some kind of Plan B.

But what is this country, an unwitting laboratory of the worst that white civilization has done during its reign? What is this magnificent place—yet another—entrusted to the care of oblivion, just 150 km from the land of freedom? According to Donald Trump, a country supporting terrorism; according to the locals, the vast battlefield of 20th-century ideologies; according to the average tourist, a hot country, a beautiful country, a country where the last illusions of a lost paradise are dying.

On the other side of Havana Bay, we love that statue of Christ blessing the city. There’s something gentle, soothing, in that patriarchal gesture. You’d almost be tempted to forget that at the dawn of the 16th century, those who claimed to represent the Church had no scruples about eradicating the Ciboney and Taíno populations. Worse, you’ll find magnificent this cathedral dedicated to the Virgin Mary, right in the heart of the old city. Under the guise of a civilizing necessity, Havana became, like so many other places, the gilded seat of European pretensions, at the expense of local populations doomed to extermination, then enslaved populations—more or less indigenous—who, you can imagine, didn’t often set foot in this holy place.

Lost in my thoughts, I try to push through this tangled vegetation. Nature reclaims its rights; nature abhors a vacuum. Yes, the well-trodden path of revolution couldn’t stay free of weeds! The road is buried. We give up and turn back, until that fork I’d noted before leaving, which would let us reach the top of the hill by skirting its northern slope.

So the white man arrives, settles, and gets rid of everything that bothers him. He has two unstoppable forces at his disposal: gunpowder and the spiritual certainty of being on the side of an all-powerful god. While the first gives him an unmatched material advantage over his new enemy, the second lets him use the first without feeling too guilty. That’s the magic of this supreme Church: it condemns all forms of pleasure—calling them impurity—while promoting plunder and crime under the cover of evangelization.

Walking through the city, you find a bit of Algiers, except that here, the decay is almost irreversible. You feel the splendor of the past, a disconcerting image of all vanity, from an era when men knew how to build beauty—especially if they didn’t have to share it. We’ll debate the benefits of colonialism for a long time, while glossing over the fact that those benefits often stopped at the city limits, limits all too obvious to the indigenous people. Havana isn’t just one or a few buildings; it’s an impressive collection of works of art built one after another, in what I think was a spirit of healthy competition. Yes, you find Algiers in this exuberance. As if these distant cities were the receptacle of everything that was best in the lands of origin. Atlantes and lintels, golds, blues, ogives, and monumental windows—exceptional architecture in an exceptional place.

Some streets are clean, swept with care; others are not, scattered here and there with potholes filled with water. A rather persistent smell of urine invades us regularly. We move on. And we look up: Havana is visited with your nose in the air. Because the beauty is truly up there, on those magnificent balconies and terracotta arches. Also because it’s not impossible that a piece of that balcony might suddenly detach, hurling our ends into an overseas tragedy we’d rather avoid. On the ground, here and there, rubble. Inexorably, this city is returning to dust.

My Plan B turns out to be no more successful than the first attempt. After a cheerful progression of a few hundred meters, same outcome, same struggle—the vegetation opposes any revolution: impossible to go around the hill! Once again, we have to turn back. We’ll try Plan C. I reassure myself by convincing myself to stay in the logic of this country: Cuba has been searching for itself for five centuries.

Coffee, tobacco, and sugarcane—the green gold of the colonies—so that money could flow and Europe could enjoy itself. Cuba’s history isn’t original. In reality, all the hot lands at these latitudes suffer the same fate: to serve the white man. While waiting for the awakening of consciences, UN Resolution 1514 and more or less affirmed revolutionary desires. Except that—and this reflection is just my own—if the awakening of consciences and the revolutionary will don’t play into what Resolution 1514 hides, there’s a good chance the said state will become a pariah. Those who don’t follow the American doctrine risk a lot; those who decide to follow Moscow risk everything. Independence was only the barely discreet instrument of American views. Patrice Lumumba will gladly enlighten us on the subject.

Turning back is good. Setting up Plan C is better. I won’t deviate from my goal: we will reach the top of Tabouret, whatever the cost! Near a small country road, I hesitate to change the program. Time is ticking—is it really reasonable to attempt the ascent? Then a tricycle taxi appears, a kind of tuk-tuk powered by an electric moped. I take it as a sign from fate, and we board for the starting point of Plan C.

In Cuba, even before Resolution 1514, independence was assured by a pawn of the United States, Fulgencio Batista. There’s no need to go over the whole history here; we’ll just remember that if you know how to give without counting to your former masters, you can enjoy a facade of freedom. Fidel Castro, on the other hand, didn’t know how to give. It never even occurred to him. That’s why the United States harbors such terrible hatred for this rebellious state, opposed to capitalist values and political prostitution. From there to slowly killing its people for nearly seventy years, one can legitimately cry injustice. But there are other priorities. Oh yes! Greenland...

Do Cubans eat their fill? Does seeing overweight people mean opulence? Food grows, no doubt about it. The soil is fertile, the climate favorable. No, what shocks here is the absolute precarity, the feeling of a people living in survival mode, and the decay of both goods and hope. Where to go? What’s the point? The stubbornness of the United States in wanting to impose its views on the Cuban government is felt much more by an overwhelmed people than by those few elites—caricatures of communism—who instill their vision of happiness with a crowbar. The embargo imposed in 1960; the false-flag attacks—American planes flying the colors of the Cuban revolution during the Bay of Pigs invasion in 1961—the exasperation of placing Cuba on the list of countries supporting terrorism. More recently, Donald Trump decided to heavily tax countries supplying Cuba with fuel. The last time I saw such long lines near gas stations was during my first trip to Romania... in 1991. It’s not for me to judge whether Raúl and his clique are playing fair by thumbing their noses at the West. I don’t hold the ins and outs of this war of egos that keeps the world’s great powers awake. I only caught a glimpse of the poverty of an island in 2026, while we in Europe are buried under an avalanche of the useless and superficial.

At the start of the San Juan baths, we find the trailhead. It climbs steeply. But the weather is relatively mild, thanks to a cold wave hitting higher up in the United States. Dallas is under snow; we’re walking in 16°C, a stroke of luck. We climb over rocks, under fairly decent vegetation, sometimes low but passable. And we succeed in the ascent in an hour. Up there, the top of the hill is somewhat maintained, at a minimum, but maintained, as if to honor Che through an awful monument erected in his glory—a stubborn specimen from those years when good taste was inversely proportional to the delusional ideas of those being honored. Birds of prey (raptors?) circle overhead; the monument is dying, crumbling, falling into ruin. *Hasta siempre*—forever—will be for the words. Nature, erosion, life itself will have the last word over all revolutions.

Back at the foot of the hill, just before a memorable swim, we talk with a family living there in miserable shacks whose stability wasn’t unlike that of the Leaning Tower of Pisa. The grandmother holds an animal, a rodent, by its feet. The grandfather has just killed it; she’s plucking its fur. A few steps away, water boils in a pot. She plunges the beast into the container. Tonight, the family will eat ragondin stew. Further on, another shack where, in a disorder rivaling the filth, a mother breastfeeds while sitting on the edge of a bed. Then, on the way down, we’ll meet a middle-aged man carrying a large jerrycan of water on his shoulder. Are these people happy here, far from the cities and their stakes? Is it too much to ask that they at least have access to electricity, running water, and decent, safe housing?

Outside the old city, Havana reveals wide avenues serving imposing institutions here and there. But whether in the colorful alleys of the old town or on the majestic and austere Plaza de la Revolución, the same feeling moves me: sadness. Seeing that only chaos has come from ideas crushes me. We praise, we sing the revolution—above all, we impose it in people’s minds as a necessity, when it’s nothing of the sort. Revolution is just the fruit of a few tortured minds who, once in power, do nothing better than all those before them. Enjoy power. Impose their views. It’s just a matter of color. Fidel saw red and knew how to persuade—or silence forever—his many detractors. The West sees everything in white, through the prism of human rights, and also knows how to persuade and silence its slightest detractors forever.

Paradoxically, Cuba survives largely thanks to tourism, a key element—let’s not be afraid to say it—of capitalism. And when a few players pick up the crumbs from transactions, the lion’s share and the foreign currency go to the government. So we won’t go to Varadero, the high place of relaxation overrun by Canadians. Instead, we’ll limit ourselves to crossing the ocean 30 minutes from the capital, at Santa María del Mar, to get an idea of cheaper tourism and to splash around for a few minutes in turquoise water invaded by sargassum. At the heart of the tourist season, we’ll meet few people. Like Havana, and according to its inhabitants, the high season is rather dead. But we won’t have come for nothing: we particularly love this return where, feverish, the taxi driver pushes his Moskvitch 2140 to the max on the highway, singing karaoke versions of hits at the top of his lungs from an onboard DVD player. East/West, the culture clash with a hint of Latino.

It’s time to leave this country of resourcefulness where extremes are very present. We’re leaving a 5-star hotel in front of yet another crumbling building. We’ve known restaurants at 40,000 pesos while in the street people eat for 400. We’ve seen those countless cars from another era and another culture—Pontiac, Lada, Chevrolet, Moskvitch—being overtaken by gleaming Mercedes and other Porsche Cayennes, the prerogative—if it still needed to be demonstrated—of the newly rich in search of recognition. Boarding the plane, we also understand that we’re not just traveling with tourists: there’s undoubtedly a rich and prosperous diaspora, just as there are relatively wealthy Cubans—well, wealthy enough to travel comfortably in the front of the aircraft. Meanwhile, on all the country’s roads, other Cubans try hitchhiking, their wives and children perched on a suitcase by the roadside. The father holds out his arm and holds a few bills in his hand like a card game. Where are they going? Who will pick them up?

Behind me, the gold of the Capitol. I’m told this gold comes from Russia. Like Marx and Lenin’s smoky theories? Like Stalin’s subtle and delicate paternalism? Let’s bet that, like the other buildings crumbling around it, the Capitol will also collapse one day, to avenge the Indians who perished from the diseases and guns of the whites, to avenge the Africans who obliterated their lives so Europeans could enjoy themselves, finally, to avenge all this abandoned people, left to the arbitrariness of democratic or non-democratic elections.

A sign in the street: We understand history. This is the revolution! We understand history. That’s the revolution.

No comment.
Trip to Thailand and Laos
by Kate · 2026-02-05 · 358 replies
Hello! 🙂

January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).

In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
Veneto: Dolomites and Opera
by Valmichel86 · 2026-01-31 · 35 replies
I'm starting a new travel journal in Italy. It's about a month-long trip (from September 3, 2025, to October 4, 2025), or rather a part of it. This section matches the title: an opera festival in Verona (one evening) and the Dolomites in the Veneto region. I'm posting the part of the trip I think will interest French-speaking readers the most (since this is where I saw the most French travelers). Here’s a quick summary: - Trip in September 2025 - Solo travel with camping (caravan) - Small geographic area: besides Verona, the surroundings of the Marmolada massif and Cortina d'Ampezzo. - Main but not exclusive activity: hiking.

Since I have limited internet access where I am now, I’ll be writing slowly. Here we go!

Day 1: Thursday, September 4, 2025

I arrived in Veneto under the sun and with warm weather. I drove to Verona and tried to find a spot at the campsite (Verona Village) located south of the city. Unfortunately, it was full. Booking on the website was mandatory, but when I tried to reserve a few days ago, the site never moved from the "reservation" step to the "payment" step (I don’t know why—it’s always like that in these cases). I found another solution over the phone; the drive from southern Verona to the northeast was a bit long, but I finally settled at the "Oro Verde" campsite. It’s an "agricampeggio" (farm camping or rural campsite) on the outskirts of the city, and its name (green gold) suggests they produce olives there. Since it wasn’t late, I biked to the Adige River, following the recommended route into the city.
"Tropical Odyssey" CFC Renaissance – November 1st to 22nd, 2025
by CharlyLima · 2025-11-25 · 38 replies
We’ve just returned from a cruise that my wife and I will remember—unfortunately, not in a good way. There’s so much to say that I’ll proceed chapter by chapter. Pre-Cruise On January 24th, 2025, I booked through a supposedly attentive cruise agent the repositioning cruise of the CFC Renaissance to the French West Indies, initially departing from Le Havre, then from Dunkirk, on November 1st, 2025. The return flight was included in the price of this trip. From January, right after booking, this adventure got off to a bad start. Used to major cruise lines, I asked my agent to reserve a table for 4 at the "Vatel" restaurant for the second seating, and to link this reservation to the cabin of friends traveling with us. First brush-off: "Ask the maître d’ at the restaurant entrance on the first night."

"To govern is to foresee, and to foresee nothing is to head for disaster," as Émile de Girardin said.

Following this maxim, in February, I started looking for transportation to Le Havre, which was initially the departure port. Then, I asked the travel agent which airport the return flight would land at. I knew flights from Pointe-à-Pitre to Paris served both main Parisian airports. Here, I found myself like a ping-pong ball between the cruise agent and CFC: The cruise agent said, "Ask CFC," and CFC replied, "No, your agent is your intermediary—ask them." It went back and forth like that. Impossible to pre-book the flight that would take us back to our final destination. During the summer, we learned that the departure port was no longer Le Havre but Dunkirk. We canceled our transfers to Le Havre but, of course, lost the cost of the reservations. Meanwhile, we purchased our "Beverage" package—we chose the "Fraîcheur" option, which included all non-alcoholic cocktails, canned sodas, fruit juices, bottled water, and regular coffees. This detail is important for the rest of the story. Every month, I followed up to find out the return airport. Nothing until October 28th (3 days before departure), when CFC finally informed me it was Orly, along with the flight number and time. Of course, on top of booking at full price, I had to arrange my final transfer home. Since I had very little time before the return flight, I had to book an Uber in a rush for the Orly/CDG transfer. Right after, we were told that our first stop in Lisbon—the most anticipated for many cruisers—had been canceled due to a strike at the port of Lisbon and replaced with Vigo, Spain. A completely unremarkable stop—nothing outstanding. As you can see, the prelude was already problematic, yet we’re far from reaching the peak of our disappointments. .......... to be continued soon.

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