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Voyager seule au Caire
by Cindyalberto · 2016-06-18 · 5 replies
bonjour canadienne de 34 ans, part seule en janvier, esce dangereux? quoi eviter et a ne pas faire et ou ne pas aller. sortir le soir dans la rue esce sans probleme ? quand es til des islamiste? meric a tous.
Retour de Chine: Yunnan, Guangxi, Hong Kong, Guangzhou... (mars 2016)
by Fathis83 · 2016-05-18 · 1 reply
Bonjour

Voila comme prévu, (j'ai un peu tardé ahah), je vous fait un résumé de mémoire de notre voyage de 3 semaines en Chine. L'itinéraire correspond a peu près a la photo, ma femme a prit quelques notes, je détaillerai plus dans un autre post. Mais en attendant voici ce que je peux donner comme infos / avis. Je précise que ca reste juste l'avis d'un couple d'une trentaine d'année, pas un avis universel.

Le vol on a préféré combiner une nuit a paris + TGV (on partait du sud est de la France). On a donc fait Paris ==> Chengdu pour le transfert. Horrible ! Ils avaient du mal a parler anglais, on a donc suivi un francais qui nous a indiqué le mauvais vol...Il était pourtant habitué car il voyageait pour affaires. On a finalement compris qu'il fallait sortir du terminal ou on avait atterri, pour rejoindre un terminal plus loin, des navettes font le trajet mais on les a raté. De la ca était une énorme galère pour chopper la correspondance, rien ni personne pour vous aider. On s'en est sorti. Pour info un belge voyageait avec une chinoise, on s'est perdu durant le transfert et on les a pas retrouvé dans notre second vol direction Kunming.

Donc on est finalement arrivé a Kunming, le tout avec Air China. Très bonne compagnie, les repas sont classiques, ca se mange. Pas de soucis pour les bagages, il s'en moque un peu, le personnel parle bien anglais. On a le droit a un écran avec sous titres francais, sympa. L'aéroport de Kunming n'est pas très grand mais on voulait pas trop galérer, on a fini par faire comprendre a un chauffeur privé (après une bonne négociation) qu'on voulait a tel hôtel et qu'on voulait pas dépenser plus que 100Y (je crois). J'avais donné le prix conseillé par l’hôtel, je peux retrouver le nom si besoin.

Kunming : Rien d'extra ordinaire, c'est pas très chère. Beaucoup de magasins, très intéressant pour les femmes (les talons par exemple). On s'est pas éternisé dans la ville, c'était un point de chute pour la région.

Yuanyang et les rizières : Compter environ 8h de bus mais ca passe vite, munissez vous impérativement de votre passeport car y'a un contrôle a un moment sur la route. IMPÉRATIVEMENT prendre son billet retour a l'avance !!! On a failli rester coincé dans la ville car impossible de reprendre un bus (ordinateur ne fonctionnait plus ou alors j'ai mal compris) car tous étaient pleins ! Et ceux vers n'importe quelle ville : Jianshui, Geiju, Kunming...On a donc du négocier un taxi (10Y) pour atteindre une ville (dont j'ai oublié le nom, Nansha je crois) et de la reprendre un bus vers Jianshui. Les rizières c'est une tuerie absolue ! A voir et a revoir, c'est vraiment vraiment impressionnant, tant le lever que le coucher de soleil. Le bus vous dépose dans la nouvelle ville, de la si vous avez réservez un hôtel, des navettes peuvent vous monter directement a l’hôtel. Sinon a négocier avec un chauffeur privé pour y'aller, ce qu'on a fait pour Timeless Hotel. Recommandé par les routards. La chambre était grande mais a bloc de moustiques et de bestioles. Douche dans la chambre mais aussi a l’extérieur. La bouffe est chère et moyenne. Pas horrible comme hôtel mais je pense qu'il y'a mieux meme dans le coin. Le gérant est par contre génial ! Le mec est venu nous chercher, nous a énormément aidé pour repartir (cf. les bus), c'est le plus gros point positif de l’hôtel. On a fait les rizières en un jour, on a essayé de trouvé un chemin de randonnée mais impossible ! Les habitants ne comprenaient pas et le peu d'étrangers qu'on a croisé, avaient du mal aussi. Du coup après UNE LONGUE négociation avec un chauffeur. Pour 200Y on a réussi a faire le tour des rizières en voiture, arrêté a tous les gros spots et ramener a l’arrêt des bus. 2 jours pour pleinement profiter, sinon un jour ca suffit.

Je vais abréger et si vous avez des questions, allez-y car ca serait trop long.

Jianshui : EXCELLENT ! C'était pas prévu mais les événements on fait que...Ville très propre, très sympa. Un jour suffit. A voir le pont double, le temple de Confucius (énorme) et les quartiers de la ville. Pas chère du tout !

Dali : Rien a faire, a part pour couper le trajet Kunming - Lijiang.

Lijiang : Magnifique ! Coup de coeur. La vieille ville est gratuite le soir, donc ne payez pas la journée. A voir le parc et ses lacs. Louer un vélo et faire les villages aux alentours surtout Shuhe ! C'est ouf ! Touristique a fond mais beaucoup de souvenirs, a voir. Baisha y'a rien a y faire, vieux village mais y'a plus rien.

Deux mots sur la randonnée des gorges du tigre : Extrêmement difficile, je suis pas un grand des randonnées mais j'en fais quand meme. Et les 28 lacets c'est juste LOL ! Lisez pas les commentaires qui vous en décourage. Le plus dur et de loin, c'est la toute première montée, elle monte sec, sec, sec ! Ensuite y'a celle juste avant les 28 lacets, mortel...! Une fois passé ces deux la, c'est que du bonheur. Impossible de gruger la descente dans le canyon, faut payer 10 ou 15y pour descendre. Très très dur après avoir fait tout ca, et pour remonter n'en parlons pas...La descente vaut le coup, mais franchement pas indispensable si vous avez fait la rando avant. Voyez directement avec l’hôtel pour payer un supplément (léger) et que le bus vienne vous chercher devant l’hôtel et vous dépose directement aux gorges. Le retour, faut se rendre a la guest house au niveau des gorges et la voir avec les bus pour les horaires. Ne vous fiez pas a ce qu'ils disent !! On nous a dit pas avant 16h30, on a interpellé un chauffeur, on a réussi a redescendre sur Lijiang a 14h30 pour le meme prix !

Yuanyang & les gorges sont les deux plus beaux sites qu'on ai vu dans le Yunnan. Globalement c'est vraiment pas chère mais les distances sont assez longues en bus. Les bus de villes, sont quasiment impossible a prendre si on ne comprend pas la langue. 1 ou 2 Y le bus mais impossible de se faire comprendre avec ou sans mots chinois écrit. Le métro de Kunming est très bien foutu.

D'une facon général, ce qu'on a pas aimé : - L'impatience des chinois, meme si le train part dans 1h, ils sont oppressants et vous oppresse par la meme occasion. Ils vous poussent (on a vu des trucs assez ouf quand meme a ce niveau la !). - Ils vous passent devant meme si c'est pas leur tour comme si de rien n'était - Ils parlent très fort, toujours au téléphone et on a l'impression qu'ils ne vous respectent pas vraiment - Leur curiosité, je savais qu'on allait etre dévisagé étant donné que c'est ma 2eme expérience en Chine mais le fait que le mec regarde mon porte monnaie, ce que je sors de mon sac... - Le fait que certains vous esquivent totalement quand vous les interpellez pour une info - Par dessus tout, la barrière de la langue, on avait pourtant une application de traduction + tout noté sur papier + un livre et on avait du mal a se faire comprendre ! Les signes ne sont pas les meme que nous (chiffres et autres). Vraiment le gros gros bémol mais on la fait ! Sans guide.

Sinon c'est un sacré pays, comme partout y'a des cons et des gens bien, bien entendu on retenir principalement les gens qu'ils nous ont aidés durant nos galères, et ils ont étaient nombreux. Merci. La patience, fait contradictoire mais ils sont aussi très patients et n'hésitent pas a interpeller d'autres inconnus ou collègues pour comprendre ce que vous voulez. Le fait de pouvoir manger n'importe quand, meme si malgré tout faut l'avouer c'est principalement des nouilles, du riz et des brochettes de viande dans la rue. Les musulmans qui vous accueillent très bien, servent de plus grosses portions et partagent meme des repas ! Après la je parle que du coté humain, tout ce qui est paysage et culture, c'est juste ouf, c'est a faire au moins une fois dans sa vie. Ceci concerne seulement le Yunnan, j'en rédigerai un autre pour le Guangxi, Canton & HK-Macao.

Si vous avez des questions...

Annulation de billets d'avion Etihad Airways pour la Thaïlande
by Falone7 · 2016-05-18 · 20 replies
Bonjour,

J'ai acheté 2 billets d'avion pour Bangkok au mois de janvier, pour décoller dans 2 mois. Je n'ai pas pris d'assurance annulation... Mais la santé de mon beau père se dégrade plus vite que ce que je croyais.

Est-ce que quelqu'un a déjà réussi à se faire, en partie, rembourser grâce à la compréhension de la compagnie aérienne (Etihad pour ma part)? Je les ai contacté mais c'est apparemment peine perdue.

D'avance, merci pour vos témoignages.
Photos de Jordanie... entre peur et enchantement
by WanderMimi · 2016-05-16 · 6 replies
Bonjour à tous !

La Jordanie je rêvais de la découvrir depuis longtemps. Pour Pétra principalement je l'avoue. Je me suis décidée à aller la voir parce que je ne voulais pas me laisser envahir par la paranoïa et que je craignais que le destin de Palmyre se jumelle à celle de Pétra. Je voulais la voir maintenant... tant qu'elle était là. On me disait que la Jordanie était sûre et que je n'avais rien à craindre. L'appréhension à tout de même était là... parce qu'attentats à la chaine un peu partout dans la région, parce que Syrie si proche, parce qu'événements de Paris si récents... En janvier dernier, j'ai donc foulé son sol pour la première fois et j'y ai découvert une multitude de joyaux: Wadi rum, Jerash, la mer Morte, Aqaba... et bien entendu la majestueuse Pétra. Encore plus belle et grandiose que ce que j'avais pu lire ou voir avant mon voyage. Mais j'en suis aussi revenue frustrée parce que j'aurais aimé y rester plus que les 10 jours que nous nous étions fixés pour être plus ou moins "safe", parce que j'aurais voulu discuter davantage avec sa population, avoir moins peur de ses jeunes qui avait le "portrait type" de ces radicalisés que l'on nous montre dans les médias. J'ai donc une énorme envie d'y retourner...surtout pour ne plus vivre cette expérience avec la peur au ventre, l'objectif de départ n'a clairement pas été rempli.

Pour ceux et celles qui y sont allés récemment avez-vous senti cette atmosphère bouillonnante ou alors étais-ce juste mon imaginaire apeuré ?

Voici mes photos de la Jordanie et celles de Petra seulement
Guide ou pas au Vietnam?
by Sylmic · 2016-03-29 · 33 replies
bonjour, nous partons cet été un mois au Vietnam. nous avons l'habitude de voyager et n'avons jamais eu recours à des voyages organisés. je lis dans beaucoup de discussions qu'au Vietnam il faut l’aide de guides. Est on obligés de passer par des agences depuis la France ? Peut on trouver des guides indépendants ? Y a t il beaucoup de risques d'arnaques ? Qu'est ce qu'on peut faire seul ? les guides vous accompagnent ils en groupe ou individuellement ? les tarifs sont ils abordables ?

Beaucoup de questions auxquelles il me faut répondre et qui se bousculent. merci de votre aide sylmette
Voyage en bus Bamako-Dakar
by Settembrini · 2016-03-23 · 7 replies
Bonjour à tous, J'aimerais bien faire Bamako - Dakar en BUS. Il m'a été dit que le prix est autour de 25€. Est-ce que la route est sur pour un européen? Je la ferai avec des amis à moi maliens mais je ne sais pas si c'est dangereux ou non! Qui l`a fait recemment? Je serais heureux d`avoir des nouvelles. Merci bien les amis :)
Sécurité en Turquie
by Argelia · 2016-03-22 · 21 replies
On a acheté des billets non remboursables pour partir à Istanbul une semaine, à partir du 26 mars. Vu ce qui s'est passé maintenant, je suis terrorisée! Je ne veux plus partir( on perd bien sûr les billets) . J'aimerai bien avoir l'avis des gens qui sont sur place ou les autres... Sachant que le risque est partout!

Merci.
Que peut-on ramener de Djerba
by Florence210 · 2016-03-13 · 43 replies
que peut on ramener de djerba?
La Floride sur 12 jours en couple: vos avis
by Bladkaizer · 2016-02-29 · 35 replies
Hello :)

Je me permet de poster ici afin d'avoir vos avis sur 12 jours en Floride.

De base, nous partions sur un projet en Martinique mais le virus Zika nous a fait douter et nous avons modifié notre programme au dernier moment. Air France ayant fait des prix correct pour des vols direct CDG>Miami en dernière minute (530e/personne TTC), nous avons pris nos billet il y a de ça quelques jours pour un départ au dernier moment, le 03 Mars!

Nous avons déjà goûté à Washington DC, New York et j'ai déjà fais la côte Ouest en SUV il y a de ça quelques années.

Pour ce trip, j'ai loué une mustang cab via Autoescape chez Budget et j'ai réservé les hôtels sur booking.

J'ai pensé au trajet suivant:

[03 Mars] Miami - Arrivée vers 18H, on récupère la voiture et la chambre avec parking privé inclus sur Miami Beach (La plupart des hôtels n'avaient pas de parking sur Miami Beach, une galère!)

[04 Mars] Miami - (Pas de programme encore défini), j'ai trouvé un vol d'hélicoptère d'environ 40min sur groupon.com pour 300 dolls en fin d'aprem).

[05 Mars] Miami - (Pas de programme encore défini)

[06 Mars] Direction Key Largo le matin pour une plongée en début d'aprem en bouteille. Le centre est à côté de l'hôtel. On avait passé notre niveau 1 donc autant en profiter! On dort sur Key Largo

[07/08 Mars] Key West avec 2 nuits sur place. Pas de programme encore défini.

[09 Mars] Les Everglades. Airboat réservé à 14H (Le temps d'arriver de Key West) pour 1heure et ensuite promenade dans le parc (J'ai trouvé 2/3 lieux sympa comme le ponton aérien qui permet de passer au dessus de l'eau en toute sécurité). On dort sur Florida City.

[10 Mars] Florida City > Naples (Env 2H15) le matin puis direction Sanibel (1H10) où nous dormons. On va essayer de profiter un peu de la plage et des coquillages à ramasser!

[11 Mars] Sanibel > Fort Myers > Siesta Key > Sarasota > Tampa (Hotel dans la baie entre Tampa et St Petersburg.) Cela vaut il le coup de tirer à l'ouest ou vaut il mieux visiter Tampa?

[12 Mars] Tampa > Orlando Ce jour, 3 idées: -Soit flâner un peu le matin et partir à Orlando l'aprem pour se faire des Outlets -Soit partir de Tampa vers Orlando en passant par Crystal River. Un détour de 2H mais on peut aller voir les lamantins. Par contre j'ai crû comprendre que la nage se fait que le matin très tôt donc impossible pour nous. -Soit partir direction Saint Augustine en passant juste rapidement par Crystal River et redescendre ensuite sur Orlando. En partant vers 10H, on peut être vers 14H/15H à Saint augustine et n'avoir qu'1h45 de route jusqu'à l’hôtel d'Orlando. J'ai toutefois peur que cela soit un peu lourd comme journée. [13 Mars] Orlando - Direction Cap Canaveral pour la visite du centre spatial. On m'a dit que cela prenait au minimum 3 ou 4H. L'idée serait donc de partir dans l'optique de finir vers 15/16H et d'aller ensuite aux Outlets si nous n'y avons pas été le jour précédent sachant qu'ils ferment vers 21H à ce que j'ai vu le Dimanche. [14 Mars] Orlando > Miami. L'avion est à 21H50 le soir donc nous avons le temps de passer la journée. Toutefois, avec 3H30 de route et une voiture à rendre, je pense qu'il serait plus sérieux de partir le matin d'Orlando direction Miami et de rester pas loin de l'aéroport.

L'idée serait d'avoir vos avis sur le fait d'aller à Crystal River et/ou à Saint Augustine. On m'a dit que la ville valait vraiment le coup mais je ne sais pas comment l'intercaler dans le trip. Si vous avez des conseils, n'hésitez pas!

Qu'en pensez vous?
Risques location voiture en Islande
by Deurat · 2016-02-21 · 4 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Nous comptons nous rendre en Islande 2 semaines en Juin et bien sûr louer une voiture. Or j'ai découvert sur différents forums (y compris ici) des récits ahurissants de voyageurs qui ont eu de très gros soucis avec des loueurs (y compris internationaux) malhonnêtes : profitant de l'empreinte de la CB, de prétendus dégâts souvent non répertoriés lors du retour du véhicule étaient débités (parfois plusieurs milliers d'€ ! ) APRES leur retour en France... Ces pratiques ont l'air d'avoir culminé dans les années 2012-2014. Question : des voyageurs ont-ils encore été victimes de pareils désagréments/arnaques depuis un an ? Quelles sont les assurances supplémentaires qu'il convient de prendre (type superCDW, special ashes, ou autres rachats de franchise...) Y a-t-il des sociétés de location de location de véhicules plus correctes (bref normales !)

Merci de vos retours d'expérience, positifs ou négatifs.

Maxime
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes...
by Etchelecou · 2015-12-15 · 11 replies
Un tour dans l'Anti-Atlas J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout. Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr



Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).

Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m

Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m

Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m

Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !

Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Préparation d'un voyage au Japon (16 jours, fin octobre 2016)
by Jourdepluie · 2015-11-09 · 8 replies
Bonjour,

je commence à réfléchir pour notre futur voyage au Japon qui devrait se dérouler fin octobre 2016 pour une durée de 16 jours effectifs sur place.

J'ai défini un cadre général, mais grâce au vécu de personnes connaissant les lieux j'aimerais en savoir un peu plus.

Mon idée générale :

Avion France-Tokyo 3 nuits à Tokyo. Cela fait 2 jours pour découvrir la ville, c'est très peu je sais mais sur une durée de voyage comme la notre il faut faire des choix et 1) nous ne sommes pas trop ville, 2) je pense que nous reviendrons au Japon pour découvrir d'autres endroits et à ce moment là nous pourrons poursuivre la visite de la ville.

Train pour Kyoto 5 nuits à Kyoto. Pour ces 4 jours 1/2 de visite je vais me servir des infos du forum entre autres. Si une personne veut prendre le temps de m'indiquer des lieux incontournables je prends. Nous sommes ouvert à tout type de visite mais quelque chose d'un peu sportif pour se dégourdir les jambes serait aussi le bienvenu.

Avion pour Kagoshima et location de voiture à l'aéroport. Je fais directement le choix de la location de voiture plutôt que des transports en commun pour gagner en souplesse et en liberté. Sans hésitations. 8 nuits kyushu. ..Dont 2 ou 3 sans doute sur l'île de Yakushima.

Retour en France en avion depuis Kagoshima.

Mes questions :

1) Afin de limiter les transferts à Tokyo et Kyoto et de tenir un budget décent je vais sans doute réserver un logement par airnb. Si vous avez des expériences positives dites moi. Merci aussi de m'aider à choisir un quartier pratique à la fois pour les visites mais aussi pour la vie aux alentours.

2) A vu de nez est ce que dans mon cas avec un seul voyage en train mais l'utilisation des transports en commun à Tokyo et Kyoto, l'achat d'un J.R pass même régional se justifie ? A 10 euros près on ne va pas s'embêter et le prendre sinon nous ferrons au coup par coup.

3) 5 nuits au départ de Kagoshima, j'imagine une boucle jusqu'au centre de l'ile mais le principe de rester 2 nuits et 3 nuits à 2 endroits différents et de rayonner me plait aussi. Si vous avez connu des lieux incroyables, des ryokans magiques je vous écoute. Nous sommes prêt là à casser un peu la tirelire pour vivre des moments rares. Une belle randonnée aussi, avis aux marcheurs...

4) Yakushima. J'hésite entre l'avion et le ferry. je crois avoir vu qu'il en coûtait environ 30;000 yens pour le ferry plus voiture. Il faut que je creuse le coût de laisser la véhicule à Kagoshima, prendre le ferry et en louer une autre après. Pas mal de pertes de temps dans les transferts....Sauf si nous choisissons l'avion. J'ai peur aussi en fin de voyage qu'une tempête nous bloque sur Yakushima si nous avions prévu le ferry et que nous rations l'avion à Kagoshima vers l'Europe. (Solution : commencer par Yakushima). Merci de me donner des idées. Des bons plans aussi de randonnées sportives (j'en ai vu quelque uns sur des sites Japonais et ici aussi) et bien sur des bons plans d'hébergements qui n'a pas l'air très développé sur l'ile. Qu'en est il des insectes là bas ???? Merci de ne pas me faire peur....

5) concernant la traduction du permis de conduire qu'il faut, si j'ai bien lu, aller récupérer dans un bureau à Tokyo (déjà tout un programme..) combien de temps pour cette amuserie administrative ? Merci de me donner quelques détails pratiques.

Voilà. Je crois que je n'oublie rien (pour le moment) N'hésitez pas maintenant à mettre votre grain de sel et donner votre avis. Tous les conseils seront les bienvenus. Merci

M. </html
Future croisière sur l'Orchestra
by Lala35 · 2015-11-06 · 52 replies
Bonjour à tous!

Je commence a préparer notre (future) nouvelle croisière; A savoir une jolie transat, sur l'Orchestra, départ du 23 novembre, arrivée à Fort de France le 12 décembre; J'ai besoin de vos lumières, pour préparer mes excursions! J'ai déjà des idées pour Barcelone, mais pour les autres nada!

Les escales sont: Cadix, Funchal, Santa Cruz de la Palma, , Tenerife, Las Palmas, puis après 5 jours de mer : Pittsburgh ( Saint Martin), Saint John's ( Antigua et Barbade), Basseterre ( Saint Christophe- Guadeloupe) Roseau ( Dominique) puis Fort de France!

Je n'arrive pas bien à savoir , par exemple, où se trouve le port des ferrys à Santa Cruz par rapport au centre ville ( possible à pied? en bus?) Et pour les autres iles des Canaries? Qu'y faire d'intéressant? Les Antilles, je n'y suis jamais allée! Donc j'ai du boulot! Merci de tout vos précieux conseils. A très bientôt et merci encore! Lala
Se rendre au quartier de Phra Pradaeng à Bangkok
by Mavietongs · 2015-09-29 · 8 replies
J'aimerai passer une journée dans le fameux poumon vert de Bangkok, pas de conversation récente sur ce lieu sur VF. Mes infos sont que l'on peut s'y rendre en prenant le bus no 4 ou 47 et au terminus de ces 2 bus des petits bateaux proposent la traversée pour 10baths. A l'arrivée il y a des locations de vélos. Est ce que ces infos son toujours bonnes? Y a t'il d'autres façons de s'y rendre, je logerai vers KSR. Y a t'il des marchés tous les jours ou seulement les week end? Merci pour vos réponses.
Premier séjour en Thaïlande: avril 2016 (20 jours)
by Akromandil · 2015-08-31 · 2 replies
Bonjour à tous les voyageurs!

Nous partons mon compagnon et moi fêter nos 10 ans à l'autre bout du monde, c'est beau hein? Bon en vrai, on rame à fond car nous n'avons pas vraiment l'habitude de réaliser les itinéraires de nos vacances et sûrement pas aussi loin. Pour ma part, je mettrais pour la première fois les pieds sur le contient asiatique, mon ami lui, à déjà l'expérience de l'Indonésie. Tout d'abord, merci à tous les contributeurs qui alimentent ces forums, J'ai déjà une bonne idée d'où je n'ai pas envie d'aller, comme Phuket et sa région, Koh Samui et Koh Phagan, beaucoup trop festives pour nous, qui recherchons des endroits au calme, où l'on puisse se détendre. Le plus dur maintenant, c'est de choisir avec le reste et de savoir si l'itinéraire (à sa sixième version depuis 2 mois!!) choisi est réalisable, en fonction donc, du climat et des événements thaïlandais en avril. Notre désir, c'est de découvrir une culture, des paysages, de randonner un peu et de profiter de la mer.

J 1 (6 avril): arrivée à Bangkok en milieu de matinée. Suite aux infos relevées sur ce forum, nous souhaitons prendre l'avion directement pour aller à Chiang Mai. J 1-2-3-4-5 : Chiang Mai, visite de la ville, de qqs temples aux alentours, pourquoi pas d'une randonnée dans les rizières, d'un cours de cuisine. (4 nuits) J 5-6-7-8-9 : départ pour Bangkok (avion sans doute). Journée à Ayuthaya, journée à Erawan (si, à cette époque, les cascades ne sont pas trop à sec) , visite de Bangkok, de ses temples, quartier chinois, musées... (4 nuits) J 9 : départ pour Trat (en bus je crois, mais, si cela est possible, j'aimerais prendre le train). J 9-10-11-12 : Trat et ses alentours, excursion à Chanthaburi? départ pour Koh Kood ou Koh Mak (bateau) (3 nuits) J 12-13-14-15: Koh Kood ou Koh Mak départ pour Koh Chang (bateau). Au programme: visite de l'île, farniente, excursion snorkelling dans les îles de l'archipel, massages, lecture... détente quoi! (3 nuits) J 15-16-17-18 : Koh Chang (même programme) et retour à Bangkok (alors là..., bateau+bus?). (3 nuits) J 18-19-20 : marchés à Bangkok, souvenirs. (2nuits) J 20 : retour en France, avion le matin.

Cet itinéraire à l'air assez intense, quel est votre avis? Concernant le climat, Chiang Mai n'est pas trop chaud et étouffant en avril? De même que les îles choisies? Ne craignions-nous pas à cette époque de trop grandes précipitations? Je pense que si les cascades d'Erawan sont à secs, nous ferons une pause détente à Bangkok, ou-bien partirions un jour plus tôt pour profiter des îles.

Pour l'hébergement, nous pensions à un budget de 25€/nuit en moyenne, c'est à dire 15€/nuit à Chiang Mai et à Bangkok, et 30-35€/nuit pour Trat et dans les îles. Cela vous parait-il raisonnable, qualitativement parlant? Avec booking ou airbnb, on trouve de tout, mais nous avons du mal à nous faire une idée des prestations...

Je prends avec plaisir tous vos conseils par rapport à l'itinéraire et aux différents transferts à effectuer. De même, si vous avez des hébergements à conseiller, n'hésitez pas! Merci, d'avoir lu ce pavé, et de prendre le temps d'y répondre.

Bonne préparation de voyage, à tous ceux qui planifient en ce moment!😉

A bientôt, Akromandil.
Égypte fin février 2016
by PierrePsy · 2015-08-29 · 22 replies
Bonjour le monde!

voyage prévu pour l'Égypte fin février 2016 pour deux semaines avec le groupe ¨terre voyage¨. À votre connaissance, est-ce une période de l'année historiquement agitée politiquement en Égypte? Est-ce que les femmes doivent être vêtues de façon particulière pour éviter les difficultés de toute nature? Les vols de biens sont-ils aussi monnaie courant qu'en Grèce (particulièrement Athènes)? Est-il conseillé d'éviter les marchés publiques? Les pourboires et petits achats doivent être effectués en Euro ou en dollars US?

Merci de me répondre!

Le Psy
Déplacements et logements pendant le Songkran en Thaïlande
by BAurélieB · 2015-08-22 · 14 replies
Bonjour

J'ai parcouru le forum et je n'ai pas trouvé les réponses que je cherchais!

Je prépare mon tour d'Asie et j'arriverai fin mars/début Avril 2016 en Thaïlande et je compte me rendre dans le Nord! Sauf qu'en préparant mon itinéraire je me suis rendue compte que je vais me retrouver en plein Songkran.

Je lis qu'il faut réserver les bus et les logements bien en avance, ça veut dire quoi bien en avance? un jour, une semaine, un mois, un an?????? Et comment faire pour réserver en avance? Mon itinéraire sera Bangkok/Chiang Rai/ Chiang Mai/ et j'aimerai passer le Songkran à Pai ou Mai Hong Son et puis après le Nord Est de la Thaïlande puis Laos puis....! alors est ce que de Bangkok je peux réserver mon bus pour le trajet Chiang Mai/Pai à une gare routière un peu comme en France à un guichet sncf où on peut réserver un billet de train peu importe où on se trouve????

Merci de vos réponses

Aurélie
Visas ou passeports avec Costa
by Crijan · 2015-08-15 · 29 replies
Avons-nous besoin de visas si nous voulons descendre seuls, sans excursions, en Israel, Jordanie, Oman et Emirats. Ou bien le passeport et la carte du bateau suffisent? Nous partons le 26 novembre sur le Costa NeoRiviera... Merci de vos conseils Crijan66
Cas de fermeture de l'aéroport à Bali: vol annulé ou reporté?
by Mikabu · 2015-08-01 · 6 replies
BonjourJe ne sais pas si mon titre est clair... En fait je voudrais mesurer le risque que je prends en réservant mes vols à l'avance. Si l'aéroport est fermé à cause du volcan Raung ou un autre, mon vol est annulé, le billet est -il purement et simplement perdu ou bien pourra-t-il me servir pour un vol suivant ? Le problème est que j'avais déjà finalisé la fin de mon circuit avant ces événements. J'ai déjà un vol de Makassar à Banjarmasin. Mais il faudra me rendre à Makassar de Flores en passant obligatoirement par Bali. Donc pouvez-vous me dire exactement comment cela se passe sivous avez vécu cela ? Merci beaucoup d'avance Cordialement Michèle
Film espagnol: La isla mínima
by Fredlaf · 2015-07-30 · 22 replies
Bonjour,

A tous ceux qui aiment l'Espagne et les thrillers ...

Film: LA ISLA MINIMA- un film d'Alberto Rodriguez. Espagne.

Je suis allé au ciné hier soir voir ce film en VO sous-titrée. C'est le grand succès du cinéma espagnol de 2014, et un film France-Inter. Certains scénarii se révèlent à vous, sans vous y attendre. La surprise se trouve ici. Polard noir. L'action se déroule fin des années 70. Une intrigue très bien ficelée, une mise en scène haletante, des paysages splendides des rives du Guadalquivir en Andalousie. Contexte post franquiste dans un village où règne l'omerta. Duo de flics efficace pour cette intrigue liée à la disparition de deux jeunes filles.

A vous la surprise ... FRED!

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