Results for "Soudan"
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Les tarifs des taxi brousse augmentent à Madagascar
le prix des taxis brousses augmente à madagascar
si ça ne change pas grand chose pour nous ben les malgaches couinent
il donne deux trois prix ici une bonne occasion pour vous de vous faire une idée de vos frais de deplacement en taxi brousse
http://1000et1entreprises.over-blog.com/article-331-tout-augmente-54216265.html
soavadia
si ça ne change pas grand chose pour nous ben les malgaches couinent
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http://1000et1entreprises.over-blog.com/article-331-tout-augmente-54216265.html
soavadia
La Karakoram Highway (Chine-Pakistan) est-elle encore ouverte suite à la formation du lac (19km) à Hunza?
Salut à toutes et à tous 🙂,
Avec des amis on aimeraient partir dans un peu pres 2 mois (fin-Septembre) en Chine, pour tenter l'aventure sur la KKH Karakorum Highway, plus precisément du Xinjang en Chine (Kashgar) jusqu'en Inde via le Pakistan (Gilgit), et pour cela apres avoir fais le tour des post et autres messages sur le forum (je vais vous detailler nos doutes en dessous) on se tourne vers vous en faisant appel a votre gentillesse, aimabilité mais surtout a vos experiences bonnes ou mauvaises pour nous filer quelques petits renseignements et conseils concernant ce parcours qui nous met l'eau à la bouche depuis qu'on a decouvert certaines images (dailleurs chapeau bas à toutes et à tous pour vos excellentes photos sur les differents blog qu'on a pu visiter 😎)
Nos questions:
1: J'ai pu lire sur le forum 2 versions concernant la fermeture du Khunjerab Pass, a savoir le 1er novembre et le 15 Octobre, ou est donc la verité car on aimeraient bien remonter (sens retour Inde--> Chine) le Khunjerab Pass vers la mi-Octobre...
2: J'ai lu qu'on pouvait traverser en bateau (😄 comment j'ai hate lol) ce lac de 19km qui s'es formé suite aux éboulement dans la vallée de Hunza (coté Pakistanais) Es-ce qu'il y aurait quelqun pour confirmer ?
3: Nous n'avons aucune idée de la durée de trajet en bus ou en taxi entres Kashgar (Xinjang, Chine) et Gilgit (Pakistan) par exemple..on aurais aimé avoir plus de details sur la frequence des bus par exemple ou encore si ces bus s'arettent (je pense que le chauffeur a forcement besoin de repos) es c'qu'on serais autorisés a camper à la belle étoile si ya un arret de nuit?
4: D'apres certains témoignages, le visa Pakistanais s'obtient à Sost, mais quelle est sa durée? Quelles sont les formalitées ? Faut-t-il prevoir des photos, des photocopies de passeport etc ? On a laché l'affaire pour l'obtenir sur Paris car d'apres un ami Pakistanais ils ne veulent pas de problemes avec leur ressortissants vu les risques donc en gros il est quasi-impossible de l'obtenir sur le territoire Français si ce n'es pas pour affaire ou si nous n'avons aucune famille la bas...Une autre question au passage sur le Pakistan, vont t-ils nous coller à Sost une garde raprochée comme j'ai lu sur certains post?? Serieu, meme si ça serais utile en cas de pépins j'imagine et bien ça resterais quand meme soulant de se les coltiner pendant toute notre traversée du Pakistan...
5: D'apres plusieurs témoignages, il serais preferable de ne pas passer par le cachemir (impossible ils recalent car trop dangereux)mais plutot de redescendre vers Lahore voir Okara pour entrer en Inde, vous etes de cet avis ??
On tiens a vous remercier à l'avance pour tous vos conseils, tuyaux ou renseignements utiles sur ce parcours, merci, merci, merci pour tout c'que vous pourrez nous apportez !!
Bon vent à celles et ceux qui partent cet été !!
Avec des amis on aimeraient partir dans un peu pres 2 mois (fin-Septembre) en Chine, pour tenter l'aventure sur la KKH Karakorum Highway, plus precisément du Xinjang en Chine (Kashgar) jusqu'en Inde via le Pakistan (Gilgit), et pour cela apres avoir fais le tour des post et autres messages sur le forum (je vais vous detailler nos doutes en dessous) on se tourne vers vous en faisant appel a votre gentillesse, aimabilité mais surtout a vos experiences bonnes ou mauvaises pour nous filer quelques petits renseignements et conseils concernant ce parcours qui nous met l'eau à la bouche depuis qu'on a decouvert certaines images (dailleurs chapeau bas à toutes et à tous pour vos excellentes photos sur les differents blog qu'on a pu visiter 😎)
Nos questions:
1: J'ai pu lire sur le forum 2 versions concernant la fermeture du Khunjerab Pass, a savoir le 1er novembre et le 15 Octobre, ou est donc la verité car on aimeraient bien remonter (sens retour Inde--> Chine) le Khunjerab Pass vers la mi-Octobre...
2: J'ai lu qu'on pouvait traverser en bateau (😄 comment j'ai hate lol) ce lac de 19km qui s'es formé suite aux éboulement dans la vallée de Hunza (coté Pakistanais) Es-ce qu'il y aurait quelqun pour confirmer ?
3: Nous n'avons aucune idée de la durée de trajet en bus ou en taxi entres Kashgar (Xinjang, Chine) et Gilgit (Pakistan) par exemple..on aurais aimé avoir plus de details sur la frequence des bus par exemple ou encore si ces bus s'arettent (je pense que le chauffeur a forcement besoin de repos) es c'qu'on serais autorisés a camper à la belle étoile si ya un arret de nuit?
4: D'apres certains témoignages, le visa Pakistanais s'obtient à Sost, mais quelle est sa durée? Quelles sont les formalitées ? Faut-t-il prevoir des photos, des photocopies de passeport etc ? On a laché l'affaire pour l'obtenir sur Paris car d'apres un ami Pakistanais ils ne veulent pas de problemes avec leur ressortissants vu les risques donc en gros il est quasi-impossible de l'obtenir sur le territoire Français si ce n'es pas pour affaire ou si nous n'avons aucune famille la bas...Une autre question au passage sur le Pakistan, vont t-ils nous coller à Sost une garde raprochée comme j'ai lu sur certains post?? Serieu, meme si ça serais utile en cas de pépins j'imagine et bien ça resterais quand meme soulant de se les coltiner pendant toute notre traversée du Pakistan...
5: D'apres plusieurs témoignages, il serais preferable de ne pas passer par le cachemir (impossible ils recalent car trop dangereux)mais plutot de redescendre vers Lahore voir Okara pour entrer en Inde, vous etes de cet avis ??
On tiens a vous remercier à l'avance pour tous vos conseils, tuyaux ou renseignements utiles sur ce parcours, merci, merci, merci pour tout c'que vous pourrez nous apportez !!
Bon vent à celles et ceux qui partent cet été !!
Prix des taxis en Malaisie?
bonjour,
je suis actuellement a bkk ou je m apprete a prendre l avion pour un retour sur Paris. Toutefois, j ai une petite question sur les taxis en malaisie (kuala lumpur), je me souviens avoir paye 76.5 rg du terminal lcc jusqu a la station imbi du monorail ou ce situait mon hotel, je precise que j ai achete un ticket a un comptoir avant de prendre le taxi. en prenant 5 jours plus tard de cette meme station imbi vers le terminal lcc un taxi vers 4h30 du matin j ai paye 96.50, est ce le vrai prix? le taxi a enclenche le meter et j ai vu que le tarif etait de 55.50 2 minutes avant l arrivee et puis lors de l arret miracle il etait a 96.50(tarif de nuit? ) suis je une bonne poire?
je suis actuellement a bkk ou je m apprete a prendre l avion pour un retour sur Paris. Toutefois, j ai une petite question sur les taxis en malaisie (kuala lumpur), je me souviens avoir paye 76.5 rg du terminal lcc jusqu a la station imbi du monorail ou ce situait mon hotel, je precise que j ai achete un ticket a un comptoir avant de prendre le taxi. en prenant 5 jours plus tard de cette meme station imbi vers le terminal lcc un taxi vers 4h30 du matin j ai paye 96.50, est ce le vrai prix? le taxi a enclenche le meter et j ai vu que le tarif etait de 55.50 2 minutes avant l arrivee et puis lors de l arret miracle il etait a 96.50(tarif de nuit? ) suis je une bonne poire?
Guest house à petit budget en Birmanie?
bonjour a tous,
je voyage actuellement en Inde et arriverai en Birmanie le 7 octobre, mon reve. J'ai 22 ans et voyage avec un mini budget. Je voudrai donc savoir si vous connaissez des guest house mini budget a Rangon, Bagan mandalay et Lac Inle.
Si quelqun a dormi dans un monastere, son experience est egalement bienvenue.
Quel sont vos cout de coeur dans la region de Mandalay?
merci a tous et bonne route
fred
je voyage actuellement en Inde et arriverai en Birmanie le 7 octobre, mon reve. J'ai 22 ans et voyage avec un mini budget. Je voudrai donc savoir si vous connaissez des guest house mini budget a Rangon, Bagan mandalay et Lac Inle.
Si quelqun a dormi dans un monastere, son experience est egalement bienvenue.
Quel sont vos cout de coeur dans la region de Mandalay?
merci a tous et bonne route
fred
Nuit blanche en Afrique noire sur le Kilimandjaro
Bonjour !
Je retrace ma dernière étape (de nuit) de l'ascension du Kilimandjaro, par la voie Machame. Les conditions météo étaient particulièrement défavorables cette nuit là ! Ca reste mes impressions... Chacun réagit différemment !
"Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimandjaro. Nous avons terminé le repas... Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15. Seules 12 personnes entraient correctement dans la tente. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes... trop cuites ! Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort très soutenu, pourquoi pas ?!? Nous sommes déjà tous enmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, légèrement francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale. Le réveil sera à 22H30. Nous sommes tous surpris ! Nous nous attendions à 1H du matin... Mais, bon ! Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet. De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement celà car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. Lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible... Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole. Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer... Et, c'est déjà le réveil ! Il est 22H30 !!! Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial ! Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant dans la nuit noire africaine à travers les gros blocs de roches volcaniques. Le groupe se compose... Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué... Il me dit : " Tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil. On ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! " Bref ! On se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili ( qui aura bien lieu ). Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont " zen ". Il n'y a pas de problème ! Tout le monde est prêt, on sort de la tente. Mais, où sont passés Jean-Louis (le psy qui nous booste) et Hervé ? Ils ont raté le réveil de 22h30 !!! Rama les réveille. Frigorifiés, tétanisés, nous attendons dans le vent !!! Une heure vient de passer... Il est 23H30. Ca y est ! C'est parti ! La marche peut commencer... Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme (africain). Rama reste à la queue. La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle).
( Au camp précédent, un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter. Il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'un cinquantaine d'années avait souffert du mal des montagnes. C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a faillit lui être fatal. Vomissant tout son petit déjeuner à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie... Epuisé, il se reposa sous la tente à l'arrivée. Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure... Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons !!! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ?!? Il fallait redescendre absolument. C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle :" Iao Bou ". Facile à retenir... Gérard ira au bout !).
Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. c'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Epuisant !!! Je lutte et je regarde ma montre ... Le temps ne passe pas ... Le temps ne passe plus ... Se serait-il arrêté ? Le froid transperce les vêtements. Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour nous hisser entre des rochers... Nous montons dans un silence implacable. Il faut pleinement respirer. Jean-Louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre :" Alleeeeeeez !!!!!!!! " Son cri si particulier pour booster le rythme africain ! Chacun se concentre. Le froid s'intensifie. Je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas. J'enlève les gants et j'enfile les moufles à la place. Il est minuit trente, et ce sera le premier arrêt. Cinq minutes, pas plus ! Et il faut repartir ! La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va (par contre) plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres. Mais je vacille et mes pas sont imprécis... Il est deux heures du matin. Ma frontale s'éteind soudainement. Les piles neuves à 23H, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas ! Jean-Louis m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps. Rama me prête sa vieille lampe torche. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça ! C'est reparti ! Il est seulement 2H30 du matin, et j'attends avec impatience le soleil. Le temps s'est comme figé. Il fait nuit noire, elle est si longue qu'elle nous endort. Le vent glacial nous épuise tous. Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent... Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal des montagnes a fait des ravages sur les organismes. Vers 3H du matin, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout. Il est porté par Anthony. Les images de ce moment sont furtives. Je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient ! La marche continue... Sur un vague sentier toujours raide. Vers 4H du matin, je suis K.O. Je demande une pause. Mes souvenirs restent flous. Mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Sur 15 personnes, nous ne sommes plus apparemment que 6 avec le guide. Anthony est donc à nouveau là. A t-il redescendu Renaud rapidement, puis récupéré notre groupe ? Mystère ! Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, très peu de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de forces. Je suis lessivé. Je demande 5 minutes d'arrêt. Je mange un peu. Mes jambes tremblent fortement !!! La position assise reste encore plus fatigante que debout. Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place. Je n'arrive plus à avancer. C'est hallucinant, mais je me retrouve donc sans guide ! A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie... Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre). Je lui demande : " Il est pas là ton père ? " Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble... Il me répond :" Mon père ?!?! Je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. " C'était un autre français que je confondais avec Henri. Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger. Mais, descendre ou monter ??? La descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi ! Je réfléchis........ Plusieurs cordées passent devant moi. J'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1H30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme... Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zigzag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour. La nuit était si longue et si noire !!! Le vent se calme !!! Ca y est ! Voici le lever du soleil, avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!! Sa silhouette déchiquetée tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on remarque l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît. Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres... Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange... Nous marchons sur un terrrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. L'univers est minéral et le sol couleur ocre. Voici les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!! Nous y sommes. Les américains se serrent la main. Le sommet immense m'impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak (point culminant à 5895 mètres). C'est le toit de l'Afrique. En face, dans le cratère, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat. Soudain !!! Mon guide Anthony apparaît !!! Comme un fantôme !!! Je quitte les américains. Je monte vers Uhuru Peak avec Anthony. On se parle un peu. Pourquoi m'a t-il laissé dans la pente ? Seul ? En pleine nuit ?!? Aucune réponse précise... Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien ! Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide. Je me sens léger. J'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe et il fait presque bon ! La marche devient facile, je respire sans problème. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche. Du grand spectacle ! Nous arrivons au sommet. Il est 8H du matin. Anthony me félicite. Je reste dans un état second, un peu insensible... Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger. Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude !
Comme dirait l'éminent Docteur Furst de Sarrebourg (Moselle) : " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !!! "
Je retrace ma dernière étape (de nuit) de l'ascension du Kilimandjaro, par la voie Machame. Les conditions météo étaient particulièrement défavorables cette nuit là ! Ca reste mes impressions... Chacun réagit différemment !
"Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimandjaro. Nous avons terminé le repas... Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15. Seules 12 personnes entraient correctement dans la tente. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes... trop cuites ! Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort très soutenu, pourquoi pas ?!? Nous sommes déjà tous enmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, légèrement francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale. Le réveil sera à 22H30. Nous sommes tous surpris ! Nous nous attendions à 1H du matin... Mais, bon ! Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet. De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement celà car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. Lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible... Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole. Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer... Et, c'est déjà le réveil ! Il est 22H30 !!! Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial ! Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant dans la nuit noire africaine à travers les gros blocs de roches volcaniques. Le groupe se compose... Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué... Il me dit : " Tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil. On ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! " Bref ! On se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili ( qui aura bien lieu ). Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont " zen ". Il n'y a pas de problème ! Tout le monde est prêt, on sort de la tente. Mais, où sont passés Jean-Louis (le psy qui nous booste) et Hervé ? Ils ont raté le réveil de 22h30 !!! Rama les réveille. Frigorifiés, tétanisés, nous attendons dans le vent !!! Une heure vient de passer... Il est 23H30. Ca y est ! C'est parti ! La marche peut commencer... Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme (africain). Rama reste à la queue. La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle).
( Au camp précédent, un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter. Il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'un cinquantaine d'années avait souffert du mal des montagnes. C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a faillit lui être fatal. Vomissant tout son petit déjeuner à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie... Epuisé, il se reposa sous la tente à l'arrivée. Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure... Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons !!! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ?!? Il fallait redescendre absolument. C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle :" Iao Bou ". Facile à retenir... Gérard ira au bout !).
Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. c'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Epuisant !!! Je lutte et je regarde ma montre ... Le temps ne passe pas ... Le temps ne passe plus ... Se serait-il arrêté ? Le froid transperce les vêtements. Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour nous hisser entre des rochers... Nous montons dans un silence implacable. Il faut pleinement respirer. Jean-Louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre :" Alleeeeeeez !!!!!!!! " Son cri si particulier pour booster le rythme africain ! Chacun se concentre. Le froid s'intensifie. Je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas. J'enlève les gants et j'enfile les moufles à la place. Il est minuit trente, et ce sera le premier arrêt. Cinq minutes, pas plus ! Et il faut repartir ! La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va (par contre) plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres. Mais je vacille et mes pas sont imprécis... Il est deux heures du matin. Ma frontale s'éteind soudainement. Les piles neuves à 23H, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas ! Jean-Louis m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps. Rama me prête sa vieille lampe torche. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça ! C'est reparti ! Il est seulement 2H30 du matin, et j'attends avec impatience le soleil. Le temps s'est comme figé. Il fait nuit noire, elle est si longue qu'elle nous endort. Le vent glacial nous épuise tous. Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent... Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal des montagnes a fait des ravages sur les organismes. Vers 3H du matin, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout. Il est porté par Anthony. Les images de ce moment sont furtives. Je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient ! La marche continue... Sur un vague sentier toujours raide. Vers 4H du matin, je suis K.O. Je demande une pause. Mes souvenirs restent flous. Mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Sur 15 personnes, nous ne sommes plus apparemment que 6 avec le guide. Anthony est donc à nouveau là. A t-il redescendu Renaud rapidement, puis récupéré notre groupe ? Mystère ! Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, très peu de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de forces. Je suis lessivé. Je demande 5 minutes d'arrêt. Je mange un peu. Mes jambes tremblent fortement !!! La position assise reste encore plus fatigante que debout. Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place. Je n'arrive plus à avancer. C'est hallucinant, mais je me retrouve donc sans guide ! A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie... Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre). Je lui demande : " Il est pas là ton père ? " Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble... Il me répond :" Mon père ?!?! Je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. " C'était un autre français que je confondais avec Henri. Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger. Mais, descendre ou monter ??? La descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi ! Je réfléchis........ Plusieurs cordées passent devant moi. J'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1H30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme... Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zigzag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour. La nuit était si longue et si noire !!! Le vent se calme !!! Ca y est ! Voici le lever du soleil, avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!! Sa silhouette déchiquetée tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on remarque l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît. Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres... Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange... Nous marchons sur un terrrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. L'univers est minéral et le sol couleur ocre. Voici les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!! Nous y sommes. Les américains se serrent la main. Le sommet immense m'impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak (point culminant à 5895 mètres). C'est le toit de l'Afrique. En face, dans le cratère, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat. Soudain !!! Mon guide Anthony apparaît !!! Comme un fantôme !!! Je quitte les américains. Je monte vers Uhuru Peak avec Anthony. On se parle un peu. Pourquoi m'a t-il laissé dans la pente ? Seul ? En pleine nuit ?!? Aucune réponse précise... Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien ! Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide. Je me sens léger. J'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe et il fait presque bon ! La marche devient facile, je respire sans problème. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche. Du grand spectacle ! Nous arrivons au sommet. Il est 8H du matin. Anthony me félicite. Je reste dans un état second, un peu insensible... Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger. Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude !
Comme dirait l'éminent Docteur Furst de Sarrebourg (Moselle) : " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !!! "
Parcours de trois semaines en Indonésie (Bali/Lombok)
Bonjour à tous,
Je me permets de demander votre aide et vos conseils dans l'élaboration de mon itinéraire en Indonésie cet été.
Nous passons 3 semaines (arrivée Denpasar) et avons prévu de nous limiter à Bali / Lombok.
Nous voulons passer du temps à nous balader en scooter dans les rizières / villages et également un peu de plongée / plage (gili probablement).
L'idée serait donc :
- de profiter des rizières / villages / montagnes sur Bali (nous avons noté Ubud et Munduk notamment) - de profiter des iles Gili / de Kuta sur Lombok - de faire l'ascension du Rinjani
Avez vous des coins particuliers à recommander sur ces 2 iles ? Une esquisse d'itinéraire ? Aurais t'on potentiellement le temps de faire un passage par Komodo ?
Merci a tous pour votre aide! Adrien.
PS : par ailleurs si vous avez des noms d'auberges sympa pas trop cheres dans ces coins n'hésitez pas !
Je me permets de demander votre aide et vos conseils dans l'élaboration de mon itinéraire en Indonésie cet été.
Nous passons 3 semaines (arrivée Denpasar) et avons prévu de nous limiter à Bali / Lombok.
Nous voulons passer du temps à nous balader en scooter dans les rizières / villages et également un peu de plongée / plage (gili probablement).
L'idée serait donc :
- de profiter des rizières / villages / montagnes sur Bali (nous avons noté Ubud et Munduk notamment) - de profiter des iles Gili / de Kuta sur Lombok - de faire l'ascension du Rinjani
Avez vous des coins particuliers à recommander sur ces 2 iles ? Une esquisse d'itinéraire ? Aurais t'on potentiellement le temps de faire un passage par Komodo ?
Merci a tous pour votre aide! Adrien.
PS : par ailleurs si vous avez des noms d'auberges sympa pas trop cheres dans ces coins n'hésitez pas !
Meilleure période pour visiter Hong Kong cet automne?
Bonjour à tous
nous prévoyons cet automne une escapade d'environ 10 jours à Hong-Kong cet automne. Cependant, j'hésite entre le mois de septembre et le début octobre.
j, ai lu que début septembre, c'était la saison des typhons....est-ce si pire que ça???
et au début octobre, c'est la fameuse golden week des chinois.... encore une fois, est-ce si dramatique??
J'attends vos réponses à mes questions :)
merci d, avance!
nous prévoyons cet automne une escapade d'environ 10 jours à Hong-Kong cet automne. Cependant, j'hésite entre le mois de septembre et le début octobre.
j, ai lu que début septembre, c'était la saison des typhons....est-ce si pire que ça???
et au début octobre, c'est la fameuse golden week des chinois.... encore une fois, est-ce si dramatique??
J'attends vos réponses à mes questions :)
merci d, avance!
Partage frais pour un tour du monde à la voile
UN VIEUX REVE POUR MOI ....
LE TOUR DU MONDE A LA VOILE.
J'AI PRESQUE 50 ANS ET J'AI BEAUCOUP DE TEMPS LIBRE ... HELAS, JE NE POSSEDE NI DE VOILIER NI DE PERMIS
Y AURAIT-IL DES INTERESSES CHERCHEANT DU CO-VOILAGE ? JE PARTICIPERAIS AUX FRAIS GENERAUX (SAUF GROS DEGATS) ET PERSONNELS ...
ECRIVEZ-MOI ...
J'AI PRESQUE 50 ANS ET J'AI BEAUCOUP DE TEMPS LIBRE ... HELAS, JE NE POSSEDE NI DE VOILIER NI DE PERMIS
Y AURAIT-IL DES INTERESSES CHERCHEANT DU CO-VOILAGE ? JE PARTICIPERAIS AUX FRAIS GENERAUX (SAUF GROS DEGATS) ET PERSONNELS ...
ECRIVEZ-MOI ...
Traitement anti paludisme/malaria pour un tour du monde?
Bonjour,
J'ai regardé quasi tous les sujets qui concernait le traitement anti-malaria mais je ne trouve pas de réponse en ce qui nous concerne.
Mon ami et moi partons pour 1an et demi autour du monde. Nous voyagerons en Asie du sud est, en Australie et en Amérique latine. On est censé éviter les périodes de mousson. Nous irons au minimum dans les grandes villes et dans les endroits trop touristiques...nous privilégerions les zones rurales, les forêts, la nature...et donc les zones où le risque de palu est le plus fort!!! 🤪
Notre "médecin tropical" nous conseille de prendre la doxycyline jusqu'en Australie (ou on continuera durant 4 semaines pour terminer le traitement) et d'ensuite prendre du malarone dans les endroits à risque en Amérique latine (amazonie, ...). Je ne suis pas très enthousiaste de prendre un traitement antibiotique à si long terme. De plus, je n'ai jamais pris d'antibio mais toujours de l'homéopathie et j'ai peur que mon corps ne supporte pas un tel traitement. Quels sont exactement les effets secondaires de la doxycycline? (A part la photosensibilité de la peau et les mycoses vaginales) Beaucoup de personne partent en ne prenant qu'un traitement curatif mais est-ce conseillé pour nous qui irons souvent dans des zones à risque??
En ce qui concerne la protection des moustiques, faudra-t-il qu'on ait toujours des vêtements long? Donc trop chaud? (Passons pour le bronzage car on n'est pas là pour ça, même si c'est toujours agréable 😛)
Je suis un peu perdue. 😕 Vos conseils et expériences nous aiderons très certainement!
Mon ami et moi partons pour 1an et demi autour du monde. Nous voyagerons en Asie du sud est, en Australie et en Amérique latine. On est censé éviter les périodes de mousson. Nous irons au minimum dans les grandes villes et dans les endroits trop touristiques...nous privilégerions les zones rurales, les forêts, la nature...et donc les zones où le risque de palu est le plus fort!!! 🤪
Notre "médecin tropical" nous conseille de prendre la doxycyline jusqu'en Australie (ou on continuera durant 4 semaines pour terminer le traitement) et d'ensuite prendre du malarone dans les endroits à risque en Amérique latine (amazonie, ...). Je ne suis pas très enthousiaste de prendre un traitement antibiotique à si long terme. De plus, je n'ai jamais pris d'antibio mais toujours de l'homéopathie et j'ai peur que mon corps ne supporte pas un tel traitement. Quels sont exactement les effets secondaires de la doxycycline? (A part la photosensibilité de la peau et les mycoses vaginales) Beaucoup de personne partent en ne prenant qu'un traitement curatif mais est-ce conseillé pour nous qui irons souvent dans des zones à risque??
En ce qui concerne la protection des moustiques, faudra-t-il qu'on ait toujours des vêtements long? Donc trop chaud? (Passons pour le bronzage car on n'est pas là pour ça, même si c'est toujours agréable 😛)
Je suis un peu perdue. 😕 Vos conseils et expériences nous aiderons très certainement!
Syrie-Turquie à petit prix: hôtels les moins chers à Damas?
Bonjour😎,
tout d'abord merci d'avance à tout le monde, ce forum là m'aide bcq dans mes voyages😊...
Cette fois-ci, j'ai décidé d'aller en Syrie, on m'a dit que c'est un pays magnifique, donc puisque c'est mon premier voyage à Syrie et bien sur avec une somme d'argent pas grande, je demande, si quelqu'un peut m'indiquer des hôtels les moins chers à Damas, ainsi que les endroits qu'il faut que je les visite, en dépensant le minimum possible... et ce possible de les visiter avec des taxis (si ce n'est pas chères bien sur)
En faite, je vais profiter de mon voyage en Syrie pour passer à Turquie aussi qlq jours (puisque ces deux pays ne nécessitent pas trop des papiers administratifs), avec le train, alors si c'est possible, si quelqu'un qui peut me dire combien le billet de train pour aller de Syrie à Turquie et comment je peux y aller.............
Juste je veux savoir si mon voyage peut être réaliser ou pas: visiter Syrie et Turquie en 12jours, ou il faut que je reste plus de temps...
et si quelqu'un a fait cette expérience avant est ce qu'il peut m'indiquer à peu près la somme qui la dépenser...
Merci bcq🙂
Surclassement chez Iberia
Bonjour,
On s'apprete à partir pour Buenos Aires à trois(nous sommes 3 jeunes qui avons achetés un seul billet chez expedia par la compagnie Iberia , le billet est: Bruxelles-Madrid, Madrid-Buenos Aires, Iguazu-Buenos Aires, Buenos Aires-Lima, Lima-Madrid, Madrid-Bruxelles, le tout dans un seul billet), j'aimerais connaître parmis vous si vous avez des experiences de surclassement chez iberia ou sinon comment on pourrait faire pour se faire surclasser en business pour le trajet madrid-buenos aires, tout en sachant qu'on sera les premiers au comptoir à bruxelles car on compte passer la nuit à l'aéroport. Si quelqu'un pourrait nous donner des conseils.
Merci beaucoup pour vos réponses.
PS: on a les trois la carte iberia plus mais dans le statut le plus bas.
On s'apprete à partir pour Buenos Aires à trois(nous sommes 3 jeunes qui avons achetés un seul billet chez expedia par la compagnie Iberia , le billet est: Bruxelles-Madrid, Madrid-Buenos Aires, Iguazu-Buenos Aires, Buenos Aires-Lima, Lima-Madrid, Madrid-Bruxelles, le tout dans un seul billet), j'aimerais connaître parmis vous si vous avez des experiences de surclassement chez iberia ou sinon comment on pourrait faire pour se faire surclasser en business pour le trajet madrid-buenos aires, tout en sachant qu'on sera les premiers au comptoir à bruxelles car on compte passer la nuit à l'aéroport. Si quelqu'un pourrait nous donner des conseils.
Merci beaucoup pour vos réponses.
PS: on a les trois la carte iberia plus mais dans le statut le plus bas.
Systèmes d'informations hébergés et risque d'espionnage économique des voyages d'affaires
Il est bien connu que les industriels français sous-estiment largement les risques d’espionnage économique et que bien souvent les oiseaux de mauvais augure font figure de « théoriciens du complot » et de gentils paranoïaques trop versés dans le roman à suspens … Et c’est ainsi que les administration et les groupes industriels les plus sensibles continuent de confier des données ultrasensibles à des entreprises étrangères sans aucune garantie quant à l’utilisation ultime de ces informations. Il y quelques années certains experts ont mis en garde les autorités contre l’usage des mails sur Blackberry et malgré les indictions édictées par le SGDN, cette solution a continuer de se répandre dans les entreprises et les administrations. Il est frappant de constater que, non seulement le risque a été constamment minoré, mais qu’aucune solution alternative n’a véritablement vu le jour. Nécessité faisant loi, des millions de données commerciales circulent aujourd’hui sur cette plateforme sans aucun contrôle … et les Cassandre se sont tues.
Bases de données stockées aux USA : Depuis les attentats du World trade center, une loi autorise la CIA pour une « lutte anti terroriste », a avoir accès à toute donnée présente sur le territoire américain (y compris un PC d’une personne en transit). Cette même loi interdit aux entreprises US d’avoir leurs données hébergées hors du territoire.
CRM : Les données commerciales exploitées sur des outils développés par des sociétés américaines comme Salesforce.com. Cet outil, permet à des entreprises de faire héberger des listes de clients, des stratégies commerciales et même des offres financières sur des serveurs à l’extérieur de l’entreprise (aux USA). Du pain béni pour un concurrent potentiel qui, s’il avait accès à ces informations, serait aux premières loges pour remporter les marchés à un coût « optimisé ». La plupart des groupes internationaux sont séduit par ces solutions dont de nombreuses entreprises françaises, concurrentes d’entreprises américaines.
Informations financières et prospection pour le compte d’entreprises : Des entreprises telles que Dun et Bradstreet proposent des services de ventes de « leads » sur des projets. Une connexion avec des données stockées chez Sales force permettrait d’alimenter les concurrents de nos groupes hébergés de mines d’informations (projets en cours, qualifiées avec les bons interlocuteurs, voir les tarifs) : plus besoin de faire les poubelles pour retrouver les propositions financières ! Des entreprises comme Microsoft proposent ces services à leurs partenaires.
Par ailleurs, il semblerait que ce même Dun et Bradstreet exploite des licences INSEE hors de France (ce qui est interdit), en Angleterre ou aux USA, et centralise des bases de données qui comprennent notamment la surveillance des clients de grands groupes. (Informations au combien intéressantes).
Déplacement professionnels Dans le domaine des voyages professionnels, la situation semble anodine et pourtant…
Qui n’a pas rêvé de connaître les déplacements de son principal concurrent ou de la partie adverse d’une négociation serrée ?
Le voyage d’affaire est maintenant très largement automatisé au sein des entreprises et des administrations. Des outils de réservations en lignes (SBT), des cartes de paiement centralisées, aux outils d’ordre d’ordres de missions et de notes de frais, c’est toute une chaîne de systèmes d’information qui enregistrent, stockent (souvent sur des serveurs situés aux Etats-Unis) et traitent une information apparemment anodine mais en réalité très sensible.
Dans le contexte de concurrence internationale, de nombreuses sociétés françaises (y compris du gouvernement français) confient à American Express des informations du détail des voyages en payant leurs voyages avec des Cartes BTA qui complètent les cartes corporate. Ces informations avec un détail très précis permettent de retracer précisément tous les déplacements de nos dirigeants. Ces informations stockées pour l’Europe en Angleterre à Brighton, sont transmises aux USA à Miami toutes les nuits. La stratégie d’AEV filiale d’American Express a été modifiée récemment, elle souhaitait développer des clients sur la technologie Etravel (SBT) fournie par le consortium Européen Amadeus. Mais concomitamment à une grosse augmentation de capital par des fonds de pension américains, Kds alors qu’il offre un outil instable a été soudain renforcé sur le plan Europe. Avec une information de cette nature, on sait même à l’avance l’hôtel réservé et la place dans le train ou l’avion.
American Express vient d’investir lourdement chez un éditeur de notes de frais américain et de réservation en ligne « Concur ». Celui-ci a acquis le leader français sur les grands comptes et les administrations Etap on Line, qui équipe de nombreuses entreprises du CAC40 dont Areva, Thales, Ministère de la défense, France telecom, Total, Eads … ). Sur ce type de solution, on peut connaitre le motif des déplacements, et le détail des déplacements.
D’où vient cette apparente naïveté qui conduit nos dirigeants à ignorer ces risques et ne prendre ainsi que des précautions limitées ? Sans doute la réponse réside t’elle dans la méconnaissance que l’élite française a longtemps entretenu sur les systèmes d’information en général. On utilise ces outils sans y réfléchir car on ignore tout de leur fonctionnement intime. Cela tient sans doute aussi à l’émergence somme toute récente d’une véritable direction de l’intelligence économique au sein de l’administration, le risque informatique ayant longtemps été occulté par des problématiques plus directement centrées sur la sécurité des personnes. Et vous, qu'en pensez-vous?
Bases de données stockées aux USA : Depuis les attentats du World trade center, une loi autorise la CIA pour une « lutte anti terroriste », a avoir accès à toute donnée présente sur le territoire américain (y compris un PC d’une personne en transit). Cette même loi interdit aux entreprises US d’avoir leurs données hébergées hors du territoire.
CRM : Les données commerciales exploitées sur des outils développés par des sociétés américaines comme Salesforce.com. Cet outil, permet à des entreprises de faire héberger des listes de clients, des stratégies commerciales et même des offres financières sur des serveurs à l’extérieur de l’entreprise (aux USA). Du pain béni pour un concurrent potentiel qui, s’il avait accès à ces informations, serait aux premières loges pour remporter les marchés à un coût « optimisé ». La plupart des groupes internationaux sont séduit par ces solutions dont de nombreuses entreprises françaises, concurrentes d’entreprises américaines.
Informations financières et prospection pour le compte d’entreprises : Des entreprises telles que Dun et Bradstreet proposent des services de ventes de « leads » sur des projets. Une connexion avec des données stockées chez Sales force permettrait d’alimenter les concurrents de nos groupes hébergés de mines d’informations (projets en cours, qualifiées avec les bons interlocuteurs, voir les tarifs) : plus besoin de faire les poubelles pour retrouver les propositions financières ! Des entreprises comme Microsoft proposent ces services à leurs partenaires.
Par ailleurs, il semblerait que ce même Dun et Bradstreet exploite des licences INSEE hors de France (ce qui est interdit), en Angleterre ou aux USA, et centralise des bases de données qui comprennent notamment la surveillance des clients de grands groupes. (Informations au combien intéressantes).
Déplacement professionnels Dans le domaine des voyages professionnels, la situation semble anodine et pourtant…
Qui n’a pas rêvé de connaître les déplacements de son principal concurrent ou de la partie adverse d’une négociation serrée ?
Le voyage d’affaire est maintenant très largement automatisé au sein des entreprises et des administrations. Des outils de réservations en lignes (SBT), des cartes de paiement centralisées, aux outils d’ordre d’ordres de missions et de notes de frais, c’est toute une chaîne de systèmes d’information qui enregistrent, stockent (souvent sur des serveurs situés aux Etats-Unis) et traitent une information apparemment anodine mais en réalité très sensible.
Dans le contexte de concurrence internationale, de nombreuses sociétés françaises (y compris du gouvernement français) confient à American Express des informations du détail des voyages en payant leurs voyages avec des Cartes BTA qui complètent les cartes corporate. Ces informations avec un détail très précis permettent de retracer précisément tous les déplacements de nos dirigeants. Ces informations stockées pour l’Europe en Angleterre à Brighton, sont transmises aux USA à Miami toutes les nuits. La stratégie d’AEV filiale d’American Express a été modifiée récemment, elle souhaitait développer des clients sur la technologie Etravel (SBT) fournie par le consortium Européen Amadeus. Mais concomitamment à une grosse augmentation de capital par des fonds de pension américains, Kds alors qu’il offre un outil instable a été soudain renforcé sur le plan Europe. Avec une information de cette nature, on sait même à l’avance l’hôtel réservé et la place dans le train ou l’avion.
American Express vient d’investir lourdement chez un éditeur de notes de frais américain et de réservation en ligne « Concur ». Celui-ci a acquis le leader français sur les grands comptes et les administrations Etap on Line, qui équipe de nombreuses entreprises du CAC40 dont Areva, Thales, Ministère de la défense, France telecom, Total, Eads … ). Sur ce type de solution, on peut connaitre le motif des déplacements, et le détail des déplacements.
D’où vient cette apparente naïveté qui conduit nos dirigeants à ignorer ces risques et ne prendre ainsi que des précautions limitées ? Sans doute la réponse réside t’elle dans la méconnaissance que l’élite française a longtemps entretenu sur les systèmes d’information en général. On utilise ces outils sans y réfléchir car on ignore tout de leur fonctionnement intime. Cela tient sans doute aussi à l’émergence somme toute récente d’une véritable direction de l’intelligence économique au sein de l’administration, le risque informatique ayant longtemps été occulté par des problématiques plus directement centrées sur la sécurité des personnes. Et vous, qu'en pensez-vous?
Malaisie ou Thaïlande seule avec une enfant de 5 ans
Salut!
je voulais savoir si qqun d entre vous a été en Malaisie et ou en Thailande
et s'il existe des GH qui proposent du Yoga?
je pars cet été seule avec ma fille de 5 ans, j hesite entre la thailande et la Malaisie. Je recherche des GH ou BB, et eventuellement des endroits pr faire des cours de Yoga. MAis une enceinte familiale, par le gros centre attrape touristes;
Si vous avez de bonnes adresses et ou suggestions.....welcome!
je veux me partir vers des endroits zen, bonne ambiance, et si GH familiale avec enfant, encore mieux!
a bientôt!!
lamipaz!
je voulais savoir si qqun d entre vous a été en Malaisie et ou en Thailande
et s'il existe des GH qui proposent du Yoga?
je pars cet été seule avec ma fille de 5 ans, j hesite entre la thailande et la Malaisie. Je recherche des GH ou BB, et eventuellement des endroits pr faire des cours de Yoga. MAis une enceinte familiale, par le gros centre attrape touristes;
Si vous avez de bonnes adresses et ou suggestions.....welcome!
je veux me partir vers des endroits zen, bonne ambiance, et si GH familiale avec enfant, encore mieux!
a bientôt!!
lamipaz!
Quel vélo de randonnée choisir?
Salut🤪
Je redémarre une discussion car si le sujet a déjà été traité il date de + d'un an...
Voilà, je voudrais me lancer dans les randonnées à vélo, cyclotourisme quoi!!!
Mais je ne connais rien de rien pour ce qui concerne le vélo qui pourrait me convenir, ni aux accessoires qui s'y adaptent.
Questions du type:
Taille du cadre? (je mesure 1,73m) – guidon – type de freins – etc...
Rapport pédalier/pignons - sachant que je ne cherche pas à battre des records mais aller loin en ménageant ma monture (et surtout le cavalier + de 60 ans).
J'ai un peu d'entraînement – 10km mini tous les jours de la semaine, 1jour en marche à pied (maxi 25km) - 1 jour en VTT (maxi 50km).
Et quels équipements pour des rando sur 5 jours?
Voilà, je voudrais me lancer dans les randonnées à vélo, cyclotourisme quoi!!!
Mais je ne connais rien de rien pour ce qui concerne le vélo qui pourrait me convenir, ni aux accessoires qui s'y adaptent.
Questions du type:
Taille du cadre? (je mesure 1,73m) – guidon – type de freins – etc...
Rapport pédalier/pignons - sachant que je ne cherche pas à battre des records mais aller loin en ménageant ma monture (et surtout le cavalier + de 60 ans).
J'ai un peu d'entraînement – 10km mini tous les jours de la semaine, 1jour en marche à pied (maxi 25km) - 1 jour en VTT (maxi 50km).
Et quels équipements pour des rando sur 5 jours?
Voyage en France et Italie: circuit, incontournables, hôtels...?
Voila, les parents de ma copine chinoise vont arriver de Chengdu pour venir un mois visiter la France, ils veulent aussi aller en Italie et particulièrement voir Venise. C'est donc moi qui suis chargé de leur faire un itinéraire sympa.
Ils sont un peu âgés et n'aiment pas trop marcher longtemps.
Voila vaguement mon idée. Nous devrions louer une voiture à partir de Paris et faire une boucle. - Une semaine à Paris entre le 30 juin et le 6 juillet. - La Bourgogne visite des environs pendant 3 ou 4 jours. - Un tour dans les Alpes dans un petit village près de Grenoble pendant 2 jours. - Venise et ses environs pendant environ 4 jours. - Pise pendant 3 ou 4 jours. - Nice et ses environs pendant 5 jours. - Les environs de Lyon pendant 4 jours. - Retour à Paris.
Paris, la Bourgogne et Grenoble sont des étapes indispensables car c'est pour rendre visite à des proches. Venise aussi parce que c'est le souhait numéro un de ses parents. Mes questions concernent plutôt les distances à parcourir et la pertinence des lieux à visiter. Grenoble --> Venise c'est faisable en une journée en voiture (j'ai pas le permis, c'est ma copine qui conduira, ça me parait un peu long quand même) ? Pise et ses environs valent-ils vraiment qu'on s'y arrête 3 ou 4 jours ? Y a-t-il d'autres coins en Italie qui soient sur notre itinéraire et que l'on doit voir à tout prix ? Pareil pour Lyon, je cherche surtout une étape entre Nice et Paris, j'ai mis Lyon parce que je trouvais rien d'autre mais si vous avez des idées n'hésitez pas ?
Voila, j'aimerais avoir vos suggestions d'endroits à visiter, de village incontournables ou même d'hôtels sympa et pas chers. Désolé si j'ai raté des coins incontournables, je me rends soudainement compte que je sillonne l'Asie de long en large mais je ne connais même pas mon propre pays...
Voila vaguement mon idée. Nous devrions louer une voiture à partir de Paris et faire une boucle. - Une semaine à Paris entre le 30 juin et le 6 juillet. - La Bourgogne visite des environs pendant 3 ou 4 jours. - Un tour dans les Alpes dans un petit village près de Grenoble pendant 2 jours. - Venise et ses environs pendant environ 4 jours. - Pise pendant 3 ou 4 jours. - Nice et ses environs pendant 5 jours. - Les environs de Lyon pendant 4 jours. - Retour à Paris.
Paris, la Bourgogne et Grenoble sont des étapes indispensables car c'est pour rendre visite à des proches. Venise aussi parce que c'est le souhait numéro un de ses parents. Mes questions concernent plutôt les distances à parcourir et la pertinence des lieux à visiter. Grenoble --> Venise c'est faisable en une journée en voiture (j'ai pas le permis, c'est ma copine qui conduira, ça me parait un peu long quand même) ? Pise et ses environs valent-ils vraiment qu'on s'y arrête 3 ou 4 jours ? Y a-t-il d'autres coins en Italie qui soient sur notre itinéraire et que l'on doit voir à tout prix ? Pareil pour Lyon, je cherche surtout une étape entre Nice et Paris, j'ai mis Lyon parce que je trouvais rien d'autre mais si vous avez des idées n'hésitez pas ?
Voila, j'aimerais avoir vos suggestions d'endroits à visiter, de village incontournables ou même d'hôtels sympa et pas chers. Désolé si j'ai raté des coins incontournables, je me rends soudainement compte que je sillonne l'Asie de long en large mais je ne connais même pas mon propre pays...
Parc aquatique Siam Park à Bangkok
Bonjour a tous,
Residant en Thailande, je vais recevoir un couple d'amis avec leurs enfants courant juillet. L'un d'eux est fan de maneges et parc d'attractions en tout genre. Afin de proposer un sejour qui comble tout le monde, j'envisage de leur faire faire un saut au "Siam Park" dont j'ai entendu parler mais que je ne connais pas personnellement. Est-ce que certains d'entre vous connaissent ? C'est bien ? Est-ce loin de Bangkok ?
Merci d'avance !
Residant en Thailande, je vais recevoir un couple d'amis avec leurs enfants courant juillet. L'un d'eux est fan de maneges et parc d'attractions en tout genre. Afin de proposer un sejour qui comble tout le monde, j'envisage de leur faire faire un saut au "Siam Park" dont j'ai entendu parler mais que je ne connais pas personnellement. Est-ce que certains d'entre vous connaissent ? C'est bien ? Est-ce loin de Bangkok ?
Merci d'avance !
Périple Ajaccio - Bastia à pieds en dix jours
Bonjour la compagnie !
je viens vers vous car je cherche quelques conseils avisés pour un périple d'une dizaine de jours avec un ami, entre Ajaccio et Bastia, du 5 au 14 juillet prochains, et seulement à pieds. L'idée étant d'éviter les autoroutes pédestres, les touristes et les performers (ça fait beaucoup !) pour se concentrer sur les espaces authentiques, naturels (au sens original du terme), les beautés cachées et les petits villages perdus. Niveau finance nous sommes de braves étudiants fauchés, qui aimeraient donc éviter d'arroser chaque soir 40 euros pour pouvoir dormir. Même si l'on sait que c'est interdit et dangereux, on aimerait pratiquer au maximum le "camping" sauvage (je mets camping entre guillemets car nous n'aurons pas de tente ; simplement des sacs de couchage et une bâche au cas où) . Nous aurons de quoi survivre dans nos sacs (des pâtes, du beurre de cacahuètes, du lait concentré... vous voyez le genre ; + un max de flotte) qui seront par ailleurs allégés au maximum pour ne pas dépasser les 15 kilos. Nous sommes habitués à la marche en montagne, et plutôt du genre baroudeur / casse-cou. On aime bien (c’est presque inconscient :) se perdre un peu, se faire peur, se retrouver dans des situations un peu foireuses… en général ça renforce notre sentiment d’aventure et notre passion pour la terre ! (que l’on déguste parfois… :) Donc en somme on aimerait se faire un parcours d’une dizaine de jours entre Ajaccio et Bastia, hors des sentiers battus par les gens, à travers un corps-à-corps avec l’île et ses beautés.
Quelques premières idées d’itinéraires (sans doute un peu farfelus) :Ajaccio – Cargèse (en coupant à travers monts ou en se contentant de longer la côte ?) puis suivre le mare a mare nord jusqu’à Moriani, son terminus (en tentant sur le chemin d’aller chatouiller le Monte Cintu par ex ?), et finir en longeant la côte jusqu’à Bastia.Ajaccio – Monte d’Oru en suivant la Gravone puis Monte Rotondu et Monte Cintu, avant de redescendre vers l’Ile Rousse, Saint-Florent et finalement Bastia.Ajaccio – Cargèse – Evisa – Monte Cintu – Calenzana – Ile Rousse – Saint-Florent (et peut-être Monte Astu au passage) – BastiaDans mon for intérieur je sens que je suis quelque peu à côté de mes pompes. Je commence sérieusement à m’interroger sur la faisabilité de tels parcours en une (petite) dizaine de jours. Je ne sais pas non plus quel intérêt peut porter la randonnée à pieds entre Ajaccio et Cargèse (le Golfe de Sagone, c’est beau ? des criques ? des calanques ?), ni celle entre Moriani et Bastia. Et je me rends bien compte aussi que les itinéraires proposés ci-dessus reprennent en très grande partie les circuits balisés, et ne sont pas tout à fait à la hauteur de mes attentes (fougueuses!) ...
En résumé : j’ai bien besoin de vous !
Corsément,
Simon
je viens vers vous car je cherche quelques conseils avisés pour un périple d'une dizaine de jours avec un ami, entre Ajaccio et Bastia, du 5 au 14 juillet prochains, et seulement à pieds. L'idée étant d'éviter les autoroutes pédestres, les touristes et les performers (ça fait beaucoup !) pour se concentrer sur les espaces authentiques, naturels (au sens original du terme), les beautés cachées et les petits villages perdus. Niveau finance nous sommes de braves étudiants fauchés, qui aimeraient donc éviter d'arroser chaque soir 40 euros pour pouvoir dormir. Même si l'on sait que c'est interdit et dangereux, on aimerait pratiquer au maximum le "camping" sauvage (je mets camping entre guillemets car nous n'aurons pas de tente ; simplement des sacs de couchage et une bâche au cas où) . Nous aurons de quoi survivre dans nos sacs (des pâtes, du beurre de cacahuètes, du lait concentré... vous voyez le genre ; + un max de flotte) qui seront par ailleurs allégés au maximum pour ne pas dépasser les 15 kilos. Nous sommes habitués à la marche en montagne, et plutôt du genre baroudeur / casse-cou. On aime bien (c’est presque inconscient :) se perdre un peu, se faire peur, se retrouver dans des situations un peu foireuses… en général ça renforce notre sentiment d’aventure et notre passion pour la terre ! (que l’on déguste parfois… :) Donc en somme on aimerait se faire un parcours d’une dizaine de jours entre Ajaccio et Bastia, hors des sentiers battus par les gens, à travers un corps-à-corps avec l’île et ses beautés.
Quelques premières idées d’itinéraires (sans doute un peu farfelus) :Ajaccio – Cargèse (en coupant à travers monts ou en se contentant de longer la côte ?) puis suivre le mare a mare nord jusqu’à Moriani, son terminus (en tentant sur le chemin d’aller chatouiller le Monte Cintu par ex ?), et finir en longeant la côte jusqu’à Bastia.Ajaccio – Monte d’Oru en suivant la Gravone puis Monte Rotondu et Monte Cintu, avant de redescendre vers l’Ile Rousse, Saint-Florent et finalement Bastia.Ajaccio – Cargèse – Evisa – Monte Cintu – Calenzana – Ile Rousse – Saint-Florent (et peut-être Monte Astu au passage) – BastiaDans mon for intérieur je sens que je suis quelque peu à côté de mes pompes. Je commence sérieusement à m’interroger sur la faisabilité de tels parcours en une (petite) dizaine de jours. Je ne sais pas non plus quel intérêt peut porter la randonnée à pieds entre Ajaccio et Cargèse (le Golfe de Sagone, c’est beau ? des criques ? des calanques ?), ni celle entre Moriani et Bastia. Et je me rends bien compte aussi que les itinéraires proposés ci-dessus reprennent en très grande partie les circuits balisés, et ne sont pas tout à fait à la hauteur de mes attentes (fougueuses!) ...
En résumé : j’ai bien besoin de vous !
Corsément,
Simon
Voyage seule en Égypte au mois de septembre
Je suis en train de préparer un voyage en Egypte, je pense y rester tout le mois de septembre.
Je cherche à découvrir ce pays par moi même, je ne ferai pas appel à une agence...
J'ai parcouru avec beaucoup d'attention les discussions déjà existantes sur cette destination, j'ai néanmoins quelques petites questions à vous poser:
est il facile de trouver des chambres d'hôtes ou d'hôtels sur place un peu à la dernière minute? quel budget faut il que je prévoie au minimum, pour tenir 4 semaines dans le pays?(en partant du principe que je dormirai et mangerai dans les endroits les moins chers).
J'ai 27 ans et je pars seule, j'éspère donc faire des rencontres facilement une fois sur place;je veux surtout apprendre à découvrir la culture égyptienne, pouvez vous me conseiller des lieux intéressants où aller, qui se démarquent des incontournables touristiques?
N'hésitez pas à me faire partager vos expériences de vos séjours passés en Egypte, cela m'aiderait énormément!
Et si vous comptez partir sur cette période et que vous êtes seul(e), je serais ravie d'avoir un compagnon ou une compagne de voyage!
Ludivine
Bandoulières des sacoches Ortlieb
Bonjour à tous.
Je reviens d'un petit periple vélo à travers quelques départements francais. Dans un camping j'ai fait connaissance d'un cyclo qui pestait sur la partie plastique des bandoulière des sacoches ortlieb. Après sa diatribe sur le sujet, il à pris un couteau et à commencer à découper les plastiques en question, voir photo ci jointe.
Que pensez vous d'un tel acte? surtout quant on connait le prix de ces fameuses sacoches.
Je reviens d'un petit periple vélo à travers quelques départements francais. Dans un camping j'ai fait connaissance d'un cyclo qui pestait sur la partie plastique des bandoulière des sacoches ortlieb. Après sa diatribe sur le sujet, il à pris un couteau et à commencer à découper les plastiques en question, voir photo ci jointe.
Que pensez vous d'un tel acte? surtout quant on connait le prix de ces fameuses sacoches.
Togo Solo ou les richesses du micro-crédit
Togo solo
mai 2010
Bernard est un jeune homme dont nous finançons la formation d’apprenti-mécanicien à Lomé. Je lui ai rendu une visite surprise. Le garage consiste en une cour de 1000m2, sans un seul bâtiment mais couverte de voitures à des stades divers de réparation ou d’abandon. Celles qu’on n’a pu réparer servent au stockage des pièces et de l’outillage et de dortoir aux apprentis. Bernard, depuis un an et demi et pour encore autant, travaille six jours sur sept du lever au coucher du soleil soit ici, près de l’équateur, douze heures toute l’année. Il n’est ni payé ni nourri mais il est logé dans une superbe épave de Toyota Camry qu’il a pour lui tout seul. Au milieu du garage se dresse un grand acacia sous lequel on rassemble quelques fauteuils en plastique mais surtout des sièges de voiture et je fais livrer un casier de boissons. Nous voilà à dix à parler du métier. J’ai dû insister pour que les apprentis –dont Bernard qui est quand même à l’origine de ma venue – nous rejoignent. Seuls les patrons ont normalement accès à cet endroit. Il faut dire que l’organisation est un peu particulière. Six patrons se partagent la location du terrain et forment ensemble le garage chacun dans sa spécialité (tôlerie, soudure, électricité, mécanique …). Et chacun a son apprenti.
* **
Mon hôtel à Lomé m’a commandé un taxi VIP pour gagner ma case en brousse à 80 km de la capitale. C’est en réalité une Opel Kadett hors d’âge rafistolée et brinqueballante. Le côté VIP tient en ce que j’en serai le seul occupant alors qu’elle charge habituellement six clients. Je propose au chauffeur de prendre d’autres passagers pour améliorer son ordinaire. Il ne se fait pas prier et on embarque illico une femme et son enfant puis une jeune fille qui devrait acheter deux billets sur un vol Air France et enfin un vendeur d’essence –sans ses bidons mais avec les vapeurs. Ils sont tous les quatre sur la banquette arrière et moi comme un pacha sur le siège passager à l’avant. Le chauffeur a le tact de s’arrêter là et je propose pour une meilleure répartition des charges de prendre l’enfant avec moi. On s’arrête d’abord sur un marché pour mes courses et la maman descend d’autorité et négocie pour moi : 8 tomates, 4 oignons, 3 œufs et 2 piments pour 0.60€. Mon dîner est assuré. Puis le chauffeur pris d’une envie soudaine stoppe devant un marchand de glaces, s’en offre une et se prépare à repartir. Je descends et en achète une pour l’enfant. Plus tard la dondon éprouve une grosse faim et nous voilà devant une marchande de brochettes d’escargots. Je la vois dans le rétro qui se régale mais les suspensions souffrent. Plus loin le taxi doit s’arrêter au syndicat pour régler sa dîme journalière. Entre deux arrêts, comme pour refaire le temps perdu on fonce à 110 km/h sur une route souvent réduite à sa partie centrale, les côtés étant retournés à l’état de piste défoncée. La nuit tombée, ma fine équipe, un peu effarée, me dépose devant ma case et le chauffeur, grand prince, me fait spontanément une remise de 10%.
* **
On sème les champs au début de la saison des pluies et cette année elle a un mois de retard. La récolte est d’ores et déjà compromise parce que les plantes n’auront pas le temps d’arriver à maturité avant la récolte qui doit intervenir avant … la prochaine saison des pluies. Et pour un peu que celle là soit en avance ce sera la catastrophe. Dans un village on me demande si la vie est dure aussi en France. Je dis qu’en France tout le monde a une maison étanche ; que tout le monde mange à sa faim ; que tous les enfants vont à l’école parce que c’est obligatoire mais surtout, gratuit ; que si quelqu’un est malade mais qu’il n’a pas d’argent on le soigne quand même. Pendant que l’interprète traduit en éwé (langue de l’ethnie du sud du Togo) j’observe des visages incrédules.
* **
Ma case est à l’écart du village. Dans le chemin, le soir, défilent, regagnant leur village de rares riches à moto, des CSP+ à vélo, des middle class à pied munis d’une lampe torche et enfin des prolos, à pied mais sans lampe et qu’on devine au claquement des tongs sur la piste.
* **
Toute la nuit dans un village pourtant assez éloigné le tam-tam et les chants et les cris ont retenti. Avec les 26°C et l’air saturé d’humidité mes nerfs ont été à rude épreuve.
C’était une cérémonie pour des funérailles.
* **
Le matin et le soir une quinzaine d’enfants forment une procession du point d’eau à leur village. Ils chantent pour s’encourager. Certains portent plus de la moitié de leur poids sur la tête, les filles dans des bassines, les garçons dans des bidons.
* **
La brousse est semée d’apatams (abri sans murs couvert de palmes) qui sont des lieux de culte.
Le dimanche, les prêcheurs font apatam comble chacun délivrant sa vérité, certains avec des mégaphones. Il y a bien ici autant d’obédiences qu’aux États-Unis.
Sans comprendre l’éwé, on devine aux intonations qu’il vaut mieux craindre Dieu ou à tout le moins ses ministres.
* **
Sur le tableau noir du cours de CE2, le titre de la leçon du jour de ECM (Éducation Civique et Morale) est : « je ne chie pas dans la nature » dans une langue certes plus proche de Rabelais que de Voltaire mais néanmoins langue officielle du Togo.
Moi qui adore ça, j’envisage sérieusement l’ouverture d’un cours de contre-culture.
* **
La vie est difficile ici pour un ego déjà un peu enflé. De toutes parts on vous signifie que vous êtes LA solution. Vous êtes forcément bon, vous détenez le savoir et surtout l’argent, donc le pouvoir.
Mais le problème du moment c’est la pluie qui ne vient pas. Tout le monde est au chômage technique (non indemnisé), la houe à portée de main.
Ce matin, dès 7 heures une villageoise est venue me déposer une offrande : un poulet. Un sacrifice donc.
Je décide de m’y mettre. Moins d’une heure plus tard de lourds nuages noirs s’amoncèlent à l’est. A 9 heures, c’est le déluge.
Il faut que je me trouve une robe blanche dans la journée et peut-être un frigo pour demain.
* **
La pluie prise en défaut pendant un mois fait du zèle : ça n’arrête pas.
Je n’ai pas encore trouvé le bouton off.
Notre caisse de micro-crédit est subitement noyée de demandes pour acheter semences et engrais. Des villageois ruisselants –de bonheur aussi- défilent dans le bureau de Rebecca, la gérante, qui sort des liasses de CFA miraculeuses ;
* **
Au maquis (café) du marché, affalé devant une bière tiède. Deux jeunes filles passent, la tête recouverte de bigoudis multicolores.
Je croyais que malgré Jimmy Hendrix et Angela Davis les africaines cherchaient plutôt à aplatir, raidir leurs cheveux.
Revendication ethnique ou dernière tendance fashion ?
Renseignement pris, les grosses frisotes formées par les bigoudis sont jugées plus jolies que les petites d’origine.
* **
Quelle ingratitude ! Personne ne semble faire le lien entre mon arrivée et celle de la pluie. Mais j’ai quand même mon deuxième poulet. Cette fois c’est la mère de Bernard, notre apprenti mécanicien, qui me rend visite aux aurores avec Solenn sa fille de trois ans. En remerciement du soutien apporté à Bernard, elle offre de me livrer ce soir un poulet qu’elle aura cuisiné. Bernard me dit que refuser serait un affront. Je dis qu’à tout le moins je viendrai le chercher à moto pour lui éviter la marche, rendez-vous est pris pour 17h30.
A l’heure dite je viens prendre livraison et me retrouve assis sous l’apatam devant une table basse dressée avec un seul couvert, le poulet et quatre plats d’accompagnement. Je dois manger seul et parler avec eux via Bernard. A ma demande insistante il acceptera, après consultation de sa mère, de partager mon festin ; les autres refuseront.
J’assiste au bain de Solenn dans une bassine : double savonnage, double rinçage puis saupoudrage de talc.
A 18h30, la nuit tombant, confondu en remerciements, je prends congé. Il me faut ramener à la maison la lourde moto chinoise par une piste désormais transformée en bourbier.
* **
Pas mal de gens dans la brousse ont un téléphone mobile. Le seul point d’électricité à 15 km à la ronde est … l’antenne relais de l’opérateur téléphonique. Pour recharger les batteries tout le monde vient donc ici deux fois par semaine. La charge coûte 0.20€ soit deux euros par mois quand le salaire minimum mensuel est de vingt euros. Ajoutez à cela l’achat des cartes prépayées (un sms est au même prix qu’en France et cinq minutes de communication coûtent deux euros) et vous avez un business plan d’une grande pertinence.
Les pauvres sont bons.
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Visite des champs collectifs du groupement de producteurs d’Amoussou kopé. Dix-sept personnes cultivent ces surfaces ensemble chaque mardi. Le produit de la vente n’est pas réparti entre les membres mais est constitué en épargne collective auprès de notre caisse de crédit Assilassimé (‘main dans la main’ en éwé).
Ils ont débuté il y a trois ans grâce à un crédit et sont maintenant à la tête d’une épargne qui va servir à leur diversification : certaines femmes vont monter de petits commerces et les profits viendront abonder l’épargne commune.
C’est beau comme du communisme qui n’aurait pas été dévoyé.
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A pied, sac au dos je remonte Lomé du sud vers le nord. Comme dans toutes les capitales c’est une orgie de tôle, une débauche de véhicules de toutes sortes. Je ne suis pas climato-sceptique, encore que j’aime bien C. Allègre qui a du courage. Mais mon intuition que la question de la pollution se jouera plus dans les pays pauvres et émergents qu’en Californie ou à Bruxelles ne peut qu’en être renforcée. Peu de moteur ici ont moins de vingt ans ; et les carburants sont ce qu’ils sont. Avant qu’ils aient des moteurs zéro émission de CO2 ou des véhicules électriques, les poulets togolais auront des dents. Et le trou là-haut sera béant. Et peut-être que les mangues bretonnes seront aussi savoureuses que celles d’ici.
* **
Des diverses postures du sommeil pendant le travail dans les rues de Lomé. Une marchande de légumes sur une natte au sol, parmi les petites pyramides de tomates et d’oignons qu’elle semble ainsi couver. Un chauffeur de zem allongé sur sa moto, la tête sur le réservoir, les pieds dans le porte-bagages. Un cordonnier assis sur son banc, la tête dans une montagne de chaussures dressée contre le mur. Un menuisier sur son établi, la tête dans les ciseaux. Une poissonnière, dont les formes généreuses assurent la stabilisation, allongée sur un banc de vingt centimètres de large. Un enfant sur la table du maquis ; Si vous avez besoin de leurs services il faut leur parler doucement : ils reviennent comme d’un autre monde, organisent leurs neurones à la vitesse d’un vieil ordinateur et font le boulot. Mais quelle mouche les a piqués ?
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Florilège d’enseignes commerciales. Studio-photo « Dieu seul ». Et il apparaît en image subliminale sur les clichés ? Agence immobilière « Jésus est venu ». Et il a acheté ? Salon de coiffure « Le bonheur vite et bien ». Quand on sait qu’ici certains salons touchent à tout ! Commerce général « Grâce divine infinie ». Et crédit illimité ?
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Vincent est un colosse togolais borgne et charismatique. Il a été formé aux problématiques du développement par l’Unicef et supervise les activités de notre caisse de crédit. Je le retrouve à Lomé. Le matin, à l’eau, nous faisons le point sur la caisse et son avenir (atouts/faiblesses, menaces/opportunités). L’après-midi, au sodabi (alcool de palme artisanal) nous refaisons le monde (sans grille d’analyse). A dix-sept heures je capitule.
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Aujourd’hui se tient l’assemblée générale annuelle de la caisse de crédit. Vincent et moi prenons un taxi collectif pour regagner les villages. C’est un minibus Nissan, dit neuf places. Il ne part que lorsqu’il est rempli ; au bout d’une demi-heure, à 6h30, nous voilà au complet : nous sommes 18 dont le chauffeur et deux enfants. Une ½ heure plus tard la moitié du cheptel est endormie. Encore deux heures et des zems nous déposent devant l’école où se tient l’AG. Le vendredi matin il n’y a pas classe mais les enseignants et les élèves travaillent dans les champs de l’école. Les produits servent à améliorer l’ordinaire de l’école et celui … des enseignants. 87 membres –sur 150- sont présents. La réunion se tient en éwé et un interprète me souffle l’essentiel. La grande décision du jour est de fixer un ultimatum à ceux qui ne remboursent pas leurs échéances. Dans un mois ils seront convoqués à la gendarmerie. Il paraît que c’est assez efficace pour retrouver des liasses égarées sous les matelas. Mais ils ne dorment pas sur des matelas. Wait and see. Comme le yovo (le blanc, moi donc) est là c’est un peu le show. Certains sont de vrais débatteurs et le vice-président montre un sens consommé de l’art théâtral. Je m’en tire assez bien en concédant un crédit-relais de deux millions (3000€ ça va mieux) pour emblaver les champs qui, avec la pluie, crient famine. Ce crédit de campagne me sera remboursé en septembre 2010. Et un jour peut-être, constatant leur incapacité à rembourser, dans un élan de générosité mâtiné de solidarité nord-sud, j’effacerai la dette. Faute d’argent j’aurai ainsi augmenté mon crédit moral. A bon compte. L’assemblée se termine comme elle a commencé, par une prière.
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Edmond est un enseignant du village qui, au fil des rencontres depuis trois ans, a fait de moi « son ami ». Des six enseignants, trois sont payés par l’état (100€ par mois) et trois par les parents du village (20€ par mois). Edmond est de ces derniers. Il est d’une bonhommie et d’une jovialité qu’on devine un peu sur-jouées mais on se laisse faire. L’hiver dernier, alors que nous étions aux États-Unis, sur un ton alarmant il a demandé par sms de l’argent pour payer la scolarité de ses quatre enfants. La somme demandée était élevée pour ici : 65000 FCFA soit cinq mois de son salaire mais avait pour nous une résonance acceptable (100€). Nous avions envoyé l’argent par Western Union. Jusqu’en mars, pas un mot d’explication et tout à coup l’annonce par sms de la naissance d’un cinquième enfant et l’occasion de lancer un nouveau SOS. Nous restons cois, il n’insiste pas. Alerté de mon arrivée, il se présente un soir vers 20h, volubile, fraternel, reconnaissant. Je le reçois sèchement dans le chemin : je viendrai chez lui demain à 10h. Il me reçoit sur ses gardes, nous installe devant une table basse. Sa seconde femme, la nouvelle mère, nous sert à manger. Ça devient pénible cette coutume de servir un repas complet à toute heure. Le menu du jour : salade crue de tomates, oignons et piments puis avec du riz, ces odorants petits poissons qu’on vend sur les étals des marchés, exposés en plein soleil aux escadrilles de mouches folles. L’homme et moi sommes assis et mangeons. La femme ne mange pas, elle reste debout et nous sert. Lorsqu’elle se penche pour le faire, une cascade de sueur quitte son front pour les assiettes. On termine par un verre de sodabi qui devrait maîtriser ma nouvelle flore intestinale. Incorruptible, pour terminer j’attire l’homme à l’écart pour ne pas l’humilier devant son épouse et lui dit tout le mal que je pense de son comportement ; Il m’explique qu’il a été renvoyé de l’école suite à une altercation avec l’inspecteur. Mais que font les syndicats ? Il n’a pas retrouvé de travail mais en espère un à la rentrée en changeant d’académie.
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Des gamins de 7 ans se rendent à l’école sans cartable. Certains portent une machette qui leur arrive à la taille, d’autres une houe sur l’épaule. Après la classe les uns couperont du bois pour cuire le diner, les autres iront sarcler les champs de la famille. Il fait nuit à 6 heures toute l’année et il n’y a pas d’électricité dans les villages, donc pas de leçons à apprendre à la maison. Dans la cour de l’école, près de la cloche qui est constituée d’une jante de voiture suspendue dans un arbre et d’une barre de fer, s’amoncèlent des dizaines d’outils. On ne peut s’empêcher de penser aux « raccourcisseurs » rwandais.
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Je pars quelques jours vers le nord avec ma chinoise. Toutes les motos du monde ont la même boîte de vitesses, 1ère en bas, 5ème en haut. Les chinoises, c’est l’inverse. Un avant-gout de la volonté de l’Empire du Milieu d’imposer ses propres règles ?
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Rebecca, notre gérante, fête son anniversaire. Nous sommes quatre avec Frère Emmanuel et sa nièce Marie-Reine. Frère Emmanuel est le curé de l’immense paroisse dont dépendent les villages où nous intervenons. A ce titre je l’ai déjà rencontré à deux reprises, nous avons parlé, il sait que je ne suis pas croyant. Ce soir il me dit que je mets en pratique la parole d’un certain Jésus. Passages des Évangiles à l’appui. Dieu a de la chance que des personnes qui ne croient pas en Lui, poursuivent Ses desseins. Il n’y aurait pas un peu de récupération, là ?
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Une des grandes affaires de la mondialisation est de donner naissance à des entreprises hyper-spécialisées qu’on qualifie de pure player. La concentration sur un seul métier est censée maximiser la performance. La tendance est à appliquer les mêmes recettes aux pays. Le modèle économique du taxi minibus qui me ramène à Lomé se situe à l’opposé. Les deux rangs arrière ont été déposés et le coffre déborde de sacs d’arachides avec un porte-à-faux d’un mètre. Sur les deux rangs du milieu, nous sommes six, puis huit dont deux jeunes filles avec nourrissons. A l’avant près du chauffeur, un gendarme en uniforme assure le transfert d’un prisonnier menotté. Fret, passagers, transfert pénitentiaire, vive la diversification !
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Sur la lagune, les pêcheurs juchés sur de minuscules esquifs tentent d’abord leur chance chacun de leur côté. Ils lancent au dessus de l’eau des filets circulaires dont le pourtour est muni de petits plombs qui, refermant le filet dans l’eau, piègent le poisson. Puis ils se regroupent en ligne, dos au soleil levant et lancent les filets de concert devant eux. Les poissons qui en réchappent s’enfuient vers l’ouest. La ligne avance et recommence, jusqu’au bout de la lagune. Enfin, ils se regroupent en meute, formant un cercle et lançant les filets vers l’intérieur. Malgré la sophistication (ancestrale, bien sûr) de la technique, la pêche est maigre. Quand ils sortent des chaussures ou autres déchets, ils le rejettent à l’eau. Pour les retrouver le lendemain. Certains pêchent à pied, restant près des rives, de l’eau jusqu’au torse. L’un d’eux est vêtu d’un sweat shirt, capuche relevée, d’un bleu délavé du meilleur effet. Il traîne un panier d’osier flottant. Des rapaces piscivores leur font une concurrence effrontée.
Bernard est un jeune homme dont nous finançons la formation d’apprenti-mécanicien à Lomé. Je lui ai rendu une visite surprise. Le garage consiste en une cour de 1000m2, sans un seul bâtiment mais couverte de voitures à des stades divers de réparation ou d’abandon. Celles qu’on n’a pu réparer servent au stockage des pièces et de l’outillage et de dortoir aux apprentis. Bernard, depuis un an et demi et pour encore autant, travaille six jours sur sept du lever au coucher du soleil soit ici, près de l’équateur, douze heures toute l’année. Il n’est ni payé ni nourri mais il est logé dans une superbe épave de Toyota Camry qu’il a pour lui tout seul. Au milieu du garage se dresse un grand acacia sous lequel on rassemble quelques fauteuils en plastique mais surtout des sièges de voiture et je fais livrer un casier de boissons. Nous voilà à dix à parler du métier. J’ai dû insister pour que les apprentis –dont Bernard qui est quand même à l’origine de ma venue – nous rejoignent. Seuls les patrons ont normalement accès à cet endroit. Il faut dire que l’organisation est un peu particulière. Six patrons se partagent la location du terrain et forment ensemble le garage chacun dans sa spécialité (tôlerie, soudure, électricité, mécanique …). Et chacun a son apprenti.
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Mon hôtel à Lomé m’a commandé un taxi VIP pour gagner ma case en brousse à 80 km de la capitale. C’est en réalité une Opel Kadett hors d’âge rafistolée et brinqueballante. Le côté VIP tient en ce que j’en serai le seul occupant alors qu’elle charge habituellement six clients. Je propose au chauffeur de prendre d’autres passagers pour améliorer son ordinaire. Il ne se fait pas prier et on embarque illico une femme et son enfant puis une jeune fille qui devrait acheter deux billets sur un vol Air France et enfin un vendeur d’essence –sans ses bidons mais avec les vapeurs. Ils sont tous les quatre sur la banquette arrière et moi comme un pacha sur le siège passager à l’avant. Le chauffeur a le tact de s’arrêter là et je propose pour une meilleure répartition des charges de prendre l’enfant avec moi. On s’arrête d’abord sur un marché pour mes courses et la maman descend d’autorité et négocie pour moi : 8 tomates, 4 oignons, 3 œufs et 2 piments pour 0.60€. Mon dîner est assuré. Puis le chauffeur pris d’une envie soudaine stoppe devant un marchand de glaces, s’en offre une et se prépare à repartir. Je descends et en achète une pour l’enfant. Plus tard la dondon éprouve une grosse faim et nous voilà devant une marchande de brochettes d’escargots. Je la vois dans le rétro qui se régale mais les suspensions souffrent. Plus loin le taxi doit s’arrêter au syndicat pour régler sa dîme journalière. Entre deux arrêts, comme pour refaire le temps perdu on fonce à 110 km/h sur une route souvent réduite à sa partie centrale, les côtés étant retournés à l’état de piste défoncée. La nuit tombée, ma fine équipe, un peu effarée, me dépose devant ma case et le chauffeur, grand prince, me fait spontanément une remise de 10%.
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On sème les champs au début de la saison des pluies et cette année elle a un mois de retard. La récolte est d’ores et déjà compromise parce que les plantes n’auront pas le temps d’arriver à maturité avant la récolte qui doit intervenir avant … la prochaine saison des pluies. Et pour un peu que celle là soit en avance ce sera la catastrophe. Dans un village on me demande si la vie est dure aussi en France. Je dis qu’en France tout le monde a une maison étanche ; que tout le monde mange à sa faim ; que tous les enfants vont à l’école parce que c’est obligatoire mais surtout, gratuit ; que si quelqu’un est malade mais qu’il n’a pas d’argent on le soigne quand même. Pendant que l’interprète traduit en éwé (langue de l’ethnie du sud du Togo) j’observe des visages incrédules.
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Ma case est à l’écart du village. Dans le chemin, le soir, défilent, regagnant leur village de rares riches à moto, des CSP+ à vélo, des middle class à pied munis d’une lampe torche et enfin des prolos, à pied mais sans lampe et qu’on devine au claquement des tongs sur la piste.
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Toute la nuit dans un village pourtant assez éloigné le tam-tam et les chants et les cris ont retenti. Avec les 26°C et l’air saturé d’humidité mes nerfs ont été à rude épreuve.
C’était une cérémonie pour des funérailles.
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Le matin et le soir une quinzaine d’enfants forment une procession du point d’eau à leur village. Ils chantent pour s’encourager. Certains portent plus de la moitié de leur poids sur la tête, les filles dans des bassines, les garçons dans des bidons.
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La brousse est semée d’apatams (abri sans murs couvert de palmes) qui sont des lieux de culte.
Le dimanche, les prêcheurs font apatam comble chacun délivrant sa vérité, certains avec des mégaphones. Il y a bien ici autant d’obédiences qu’aux États-Unis.
Sans comprendre l’éwé, on devine aux intonations qu’il vaut mieux craindre Dieu ou à tout le moins ses ministres.
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Sur le tableau noir du cours de CE2, le titre de la leçon du jour de ECM (Éducation Civique et Morale) est : « je ne chie pas dans la nature » dans une langue certes plus proche de Rabelais que de Voltaire mais néanmoins langue officielle du Togo.
Moi qui adore ça, j’envisage sérieusement l’ouverture d’un cours de contre-culture.
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La vie est difficile ici pour un ego déjà un peu enflé. De toutes parts on vous signifie que vous êtes LA solution. Vous êtes forcément bon, vous détenez le savoir et surtout l’argent, donc le pouvoir.
Mais le problème du moment c’est la pluie qui ne vient pas. Tout le monde est au chômage technique (non indemnisé), la houe à portée de main.
Ce matin, dès 7 heures une villageoise est venue me déposer une offrande : un poulet. Un sacrifice donc.
Je décide de m’y mettre. Moins d’une heure plus tard de lourds nuages noirs s’amoncèlent à l’est. A 9 heures, c’est le déluge.
Il faut que je me trouve une robe blanche dans la journée et peut-être un frigo pour demain.
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La pluie prise en défaut pendant un mois fait du zèle : ça n’arrête pas.
Je n’ai pas encore trouvé le bouton off.
Notre caisse de micro-crédit est subitement noyée de demandes pour acheter semences et engrais. Des villageois ruisselants –de bonheur aussi- défilent dans le bureau de Rebecca, la gérante, qui sort des liasses de CFA miraculeuses ;
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Au maquis (café) du marché, affalé devant une bière tiède. Deux jeunes filles passent, la tête recouverte de bigoudis multicolores.
Je croyais que malgré Jimmy Hendrix et Angela Davis les africaines cherchaient plutôt à aplatir, raidir leurs cheveux.
Revendication ethnique ou dernière tendance fashion ?
Renseignement pris, les grosses frisotes formées par les bigoudis sont jugées plus jolies que les petites d’origine.
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Quelle ingratitude ! Personne ne semble faire le lien entre mon arrivée et celle de la pluie. Mais j’ai quand même mon deuxième poulet. Cette fois c’est la mère de Bernard, notre apprenti mécanicien, qui me rend visite aux aurores avec Solenn sa fille de trois ans. En remerciement du soutien apporté à Bernard, elle offre de me livrer ce soir un poulet qu’elle aura cuisiné. Bernard me dit que refuser serait un affront. Je dis qu’à tout le moins je viendrai le chercher à moto pour lui éviter la marche, rendez-vous est pris pour 17h30.
A l’heure dite je viens prendre livraison et me retrouve assis sous l’apatam devant une table basse dressée avec un seul couvert, le poulet et quatre plats d’accompagnement. Je dois manger seul et parler avec eux via Bernard. A ma demande insistante il acceptera, après consultation de sa mère, de partager mon festin ; les autres refuseront.
J’assiste au bain de Solenn dans une bassine : double savonnage, double rinçage puis saupoudrage de talc.
A 18h30, la nuit tombant, confondu en remerciements, je prends congé. Il me faut ramener à la maison la lourde moto chinoise par une piste désormais transformée en bourbier.
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Pas mal de gens dans la brousse ont un téléphone mobile. Le seul point d’électricité à 15 km à la ronde est … l’antenne relais de l’opérateur téléphonique. Pour recharger les batteries tout le monde vient donc ici deux fois par semaine. La charge coûte 0.20€ soit deux euros par mois quand le salaire minimum mensuel est de vingt euros. Ajoutez à cela l’achat des cartes prépayées (un sms est au même prix qu’en France et cinq minutes de communication coûtent deux euros) et vous avez un business plan d’une grande pertinence.
Les pauvres sont bons.
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Visite des champs collectifs du groupement de producteurs d’Amoussou kopé. Dix-sept personnes cultivent ces surfaces ensemble chaque mardi. Le produit de la vente n’est pas réparti entre les membres mais est constitué en épargne collective auprès de notre caisse de crédit Assilassimé (‘main dans la main’ en éwé).
Ils ont débuté il y a trois ans grâce à un crédit et sont maintenant à la tête d’une épargne qui va servir à leur diversification : certaines femmes vont monter de petits commerces et les profits viendront abonder l’épargne commune.
C’est beau comme du communisme qui n’aurait pas été dévoyé.
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A pied, sac au dos je remonte Lomé du sud vers le nord. Comme dans toutes les capitales c’est une orgie de tôle, une débauche de véhicules de toutes sortes. Je ne suis pas climato-sceptique, encore que j’aime bien C. Allègre qui a du courage. Mais mon intuition que la question de la pollution se jouera plus dans les pays pauvres et émergents qu’en Californie ou à Bruxelles ne peut qu’en être renforcée. Peu de moteur ici ont moins de vingt ans ; et les carburants sont ce qu’ils sont. Avant qu’ils aient des moteurs zéro émission de CO2 ou des véhicules électriques, les poulets togolais auront des dents. Et le trou là-haut sera béant. Et peut-être que les mangues bretonnes seront aussi savoureuses que celles d’ici.
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Des diverses postures du sommeil pendant le travail dans les rues de Lomé. Une marchande de légumes sur une natte au sol, parmi les petites pyramides de tomates et d’oignons qu’elle semble ainsi couver. Un chauffeur de zem allongé sur sa moto, la tête sur le réservoir, les pieds dans le porte-bagages. Un cordonnier assis sur son banc, la tête dans une montagne de chaussures dressée contre le mur. Un menuisier sur son établi, la tête dans les ciseaux. Une poissonnière, dont les formes généreuses assurent la stabilisation, allongée sur un banc de vingt centimètres de large. Un enfant sur la table du maquis ; Si vous avez besoin de leurs services il faut leur parler doucement : ils reviennent comme d’un autre monde, organisent leurs neurones à la vitesse d’un vieil ordinateur et font le boulot. Mais quelle mouche les a piqués ?
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Florilège d’enseignes commerciales. Studio-photo « Dieu seul ». Et il apparaît en image subliminale sur les clichés ? Agence immobilière « Jésus est venu ». Et il a acheté ? Salon de coiffure « Le bonheur vite et bien ». Quand on sait qu’ici certains salons touchent à tout ! Commerce général « Grâce divine infinie ». Et crédit illimité ?
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Vincent est un colosse togolais borgne et charismatique. Il a été formé aux problématiques du développement par l’Unicef et supervise les activités de notre caisse de crédit. Je le retrouve à Lomé. Le matin, à l’eau, nous faisons le point sur la caisse et son avenir (atouts/faiblesses, menaces/opportunités). L’après-midi, au sodabi (alcool de palme artisanal) nous refaisons le monde (sans grille d’analyse). A dix-sept heures je capitule.
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Aujourd’hui se tient l’assemblée générale annuelle de la caisse de crédit. Vincent et moi prenons un taxi collectif pour regagner les villages. C’est un minibus Nissan, dit neuf places. Il ne part que lorsqu’il est rempli ; au bout d’une demi-heure, à 6h30, nous voilà au complet : nous sommes 18 dont le chauffeur et deux enfants. Une ½ heure plus tard la moitié du cheptel est endormie. Encore deux heures et des zems nous déposent devant l’école où se tient l’AG. Le vendredi matin il n’y a pas classe mais les enseignants et les élèves travaillent dans les champs de l’école. Les produits servent à améliorer l’ordinaire de l’école et celui … des enseignants. 87 membres –sur 150- sont présents. La réunion se tient en éwé et un interprète me souffle l’essentiel. La grande décision du jour est de fixer un ultimatum à ceux qui ne remboursent pas leurs échéances. Dans un mois ils seront convoqués à la gendarmerie. Il paraît que c’est assez efficace pour retrouver des liasses égarées sous les matelas. Mais ils ne dorment pas sur des matelas. Wait and see. Comme le yovo (le blanc, moi donc) est là c’est un peu le show. Certains sont de vrais débatteurs et le vice-président montre un sens consommé de l’art théâtral. Je m’en tire assez bien en concédant un crédit-relais de deux millions (3000€ ça va mieux) pour emblaver les champs qui, avec la pluie, crient famine. Ce crédit de campagne me sera remboursé en septembre 2010. Et un jour peut-être, constatant leur incapacité à rembourser, dans un élan de générosité mâtiné de solidarité nord-sud, j’effacerai la dette. Faute d’argent j’aurai ainsi augmenté mon crédit moral. A bon compte. L’assemblée se termine comme elle a commencé, par une prière.
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Edmond est un enseignant du village qui, au fil des rencontres depuis trois ans, a fait de moi « son ami ». Des six enseignants, trois sont payés par l’état (100€ par mois) et trois par les parents du village (20€ par mois). Edmond est de ces derniers. Il est d’une bonhommie et d’une jovialité qu’on devine un peu sur-jouées mais on se laisse faire. L’hiver dernier, alors que nous étions aux États-Unis, sur un ton alarmant il a demandé par sms de l’argent pour payer la scolarité de ses quatre enfants. La somme demandée était élevée pour ici : 65000 FCFA soit cinq mois de son salaire mais avait pour nous une résonance acceptable (100€). Nous avions envoyé l’argent par Western Union. Jusqu’en mars, pas un mot d’explication et tout à coup l’annonce par sms de la naissance d’un cinquième enfant et l’occasion de lancer un nouveau SOS. Nous restons cois, il n’insiste pas. Alerté de mon arrivée, il se présente un soir vers 20h, volubile, fraternel, reconnaissant. Je le reçois sèchement dans le chemin : je viendrai chez lui demain à 10h. Il me reçoit sur ses gardes, nous installe devant une table basse. Sa seconde femme, la nouvelle mère, nous sert à manger. Ça devient pénible cette coutume de servir un repas complet à toute heure. Le menu du jour : salade crue de tomates, oignons et piments puis avec du riz, ces odorants petits poissons qu’on vend sur les étals des marchés, exposés en plein soleil aux escadrilles de mouches folles. L’homme et moi sommes assis et mangeons. La femme ne mange pas, elle reste debout et nous sert. Lorsqu’elle se penche pour le faire, une cascade de sueur quitte son front pour les assiettes. On termine par un verre de sodabi qui devrait maîtriser ma nouvelle flore intestinale. Incorruptible, pour terminer j’attire l’homme à l’écart pour ne pas l’humilier devant son épouse et lui dit tout le mal que je pense de son comportement ; Il m’explique qu’il a été renvoyé de l’école suite à une altercation avec l’inspecteur. Mais que font les syndicats ? Il n’a pas retrouvé de travail mais en espère un à la rentrée en changeant d’académie.
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Des gamins de 7 ans se rendent à l’école sans cartable. Certains portent une machette qui leur arrive à la taille, d’autres une houe sur l’épaule. Après la classe les uns couperont du bois pour cuire le diner, les autres iront sarcler les champs de la famille. Il fait nuit à 6 heures toute l’année et il n’y a pas d’électricité dans les villages, donc pas de leçons à apprendre à la maison. Dans la cour de l’école, près de la cloche qui est constituée d’une jante de voiture suspendue dans un arbre et d’une barre de fer, s’amoncèlent des dizaines d’outils. On ne peut s’empêcher de penser aux « raccourcisseurs » rwandais.
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Je pars quelques jours vers le nord avec ma chinoise. Toutes les motos du monde ont la même boîte de vitesses, 1ère en bas, 5ème en haut. Les chinoises, c’est l’inverse. Un avant-gout de la volonté de l’Empire du Milieu d’imposer ses propres règles ?
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Rebecca, notre gérante, fête son anniversaire. Nous sommes quatre avec Frère Emmanuel et sa nièce Marie-Reine. Frère Emmanuel est le curé de l’immense paroisse dont dépendent les villages où nous intervenons. A ce titre je l’ai déjà rencontré à deux reprises, nous avons parlé, il sait que je ne suis pas croyant. Ce soir il me dit que je mets en pratique la parole d’un certain Jésus. Passages des Évangiles à l’appui. Dieu a de la chance que des personnes qui ne croient pas en Lui, poursuivent Ses desseins. Il n’y aurait pas un peu de récupération, là ?
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Une des grandes affaires de la mondialisation est de donner naissance à des entreprises hyper-spécialisées qu’on qualifie de pure player. La concentration sur un seul métier est censée maximiser la performance. La tendance est à appliquer les mêmes recettes aux pays. Le modèle économique du taxi minibus qui me ramène à Lomé se situe à l’opposé. Les deux rangs arrière ont été déposés et le coffre déborde de sacs d’arachides avec un porte-à-faux d’un mètre. Sur les deux rangs du milieu, nous sommes six, puis huit dont deux jeunes filles avec nourrissons. A l’avant près du chauffeur, un gendarme en uniforme assure le transfert d’un prisonnier menotté. Fret, passagers, transfert pénitentiaire, vive la diversification !
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Sur la lagune, les pêcheurs juchés sur de minuscules esquifs tentent d’abord leur chance chacun de leur côté. Ils lancent au dessus de l’eau des filets circulaires dont le pourtour est muni de petits plombs qui, refermant le filet dans l’eau, piègent le poisson. Puis ils se regroupent en ligne, dos au soleil levant et lancent les filets de concert devant eux. Les poissons qui en réchappent s’enfuient vers l’ouest. La ligne avance et recommence, jusqu’au bout de la lagune. Enfin, ils se regroupent en meute, formant un cercle et lançant les filets vers l’intérieur. Malgré la sophistication (ancestrale, bien sûr) de la technique, la pêche est maigre. Quand ils sortent des chaussures ou autres déchets, ils le rejettent à l’eau. Pour les retrouver le lendemain. Certains pêchent à pied, restant près des rives, de l’eau jusqu’au torse. L’un d’eux est vêtu d’un sweat shirt, capuche relevée, d’un bleu délavé du meilleur effet. Il traîne un panier d’osier flottant. Des rapaces piscivores leur font une concurrence effrontée.






