Search results
FR
More options

Keyword matching drives the results; the remaining options refine the query on the backend.

Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Search results
Coût d'un voyage de 4-5 jours à New York
by Pt3tn2nf1nt · 2004-10-21 · 2 replies
La question a du etre mainte et mainte fois posée mais combien me couterait environ un voyage de 4-5 jours à New-York, avec le transport, la logement, les extras... Quelqu'un connait-il des hotes très abordables et bien situés dans Big Apple, et à combien? Merci...😉
Voyage au Canada en avril: quel programme, quel incontournable?
by Djoul6288 · 2019-12-29 · 21 replies
Bonjour,

Suite a une promo chez FlyLevel j'ai profité pour acheter 4 billets Paris Montréal du 6 au 22 avril. Nous sommes deux adultes et 2 enfants de 4 et 6 ans.

Je ne connais pas du tout ce pays, je ne suis meme jamais parti en Amérique du nord et je me permet donc de vous solliciter pour avoir quelques pistes de réflexion.

Merci d'avance pour votre aide!
Location van SUV pour 6 personnes aux États-Unis
by Edmtama · 2019-04-20 · 51 replies
Bonjour, je planifie un voyage sur les USA avec 5 amis et je cherche à louer un mini van ou SUV (genre Chevrolet Suburban) pour 11 jour et le moins cher possible, à part les sites habituels connus (AVIS, HERTZ, ALAMO, THRIFTY, SIXT etc... que je trouve un peu cher) je n'en trouve pas à moins de 1000 euro.. Est-ce quelqu'un aurait un site à me recommander.... Merci. PS: début location à San Francisco et retour du véhicule à Los Angeles....
Une semaine à Fortaleza dans le Ceara
by Aquiceara · 2019-03-02 · 9 replies
Samedi 26 janvier

Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.

Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.

Dimanche 27 janvier

Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.

Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.

On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…

L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.

La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.

Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.

« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.

La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.

Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.

On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.

Lundi 28 janvier

Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.

Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.

Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.

On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.

On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.

De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.

« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »

Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.

En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.

Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.

On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.

Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.

À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.

Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.

Demain, c’est juré, on se calme.

Mardi 29 janvier

Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.

On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.

Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.

Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.

Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.

Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.

En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.

C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.

On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.

Mercredi 30 janvier

Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.

On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.

En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.

Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…

Jeudi 31 janvier

Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.

On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.

Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.

Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.

À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.

Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.

Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.

On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.

Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.

Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».

Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.

On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.

Vendredi 1er février

On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.

Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.

En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.

La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.

On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.

Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.

À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.

Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.

Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.

On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.

Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !

Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.

Samedi 2 février

Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.

On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.

Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.

La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.

Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.

La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.

De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…

L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.

On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…

Des visites culturelles comme ça, on en redemande.

À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.

En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…

Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.

Dimanche 3 février

C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?

Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.

Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.

Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !

L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Itinéraire Argentine Nord-Ouest + Patagonie en octobre - novembre
by Lanach · 2018-11-17 · 32 replies
Bonjour, Suis en train de planifier notre 1er voyage en Argentine. J'aimerais voir le maximum car je ne suis pas sûre d'y revenir. Voici ma 1ère ébauche, sachant que nous aimons surtout les paysages, randonner à la journée , pouvoir être autonomes. J1 : vol Buenos Aires J2, J3 : visite Buenos-Aires J4 : vol Buenos-Aires - Iguazu J5 : chutes côté brésilien J6 : chutes côté argentin J7 : vol Iguazu - Salta j8 : visite Salta J9, 10, 11 : boucle sud J12, 13, 14 : boucle Nord J15 : visite Salta J16 : vol Salta San Carlo de Bariloche : J17 à J 23 : visite des P.N. Nahuel Huapi, Villa Angostina, route des 7 lacs, P.N. Los Alerces. Je ne sais pas comment organiser pour cette région. Je suppose que je dois louer une voiture ? Les randonnées sont-elles accessibles sur 1 journée ? J24 : vol Bariloche - El Calafate J25 à J28 : Visite de Los Glaciares Dois-je louer une voiture ? J29 : vol El Calafate - Buenos Aires J30 / Buenos Aires et vol retour Merci pour vos précieux conseils.
Bon plan location de voiture à Ushuaïa et Puerto Natales
by Ppb69 · 2018-11-05 · 9 replies
Hello, Etant en pleine préparation un petit séjour de 3 semaines en Terre de Feu et Patagonie Chilienne et Argentine (tour classique : Ushuaia, Punta Arenas, Puerto Natales/Torres de Paine, El Calafate, El Chalten), je voudrai louer une voiture a Ushuaia (1 journée) et a Puerto Natales (de 1 a 3 jours selon si nous allons camper au Parc ou non). Le reste du parcours se fera en bus et les locations ne traverseront pas de frontières.

Apres quelques recherches , je ne trouve que des agences de location qui n affichent pas de prix, ou alors ils faut les contacter par mail (sans sombrer dans la parano... Dis moi d ou tu viens, je te dirais a combien je la loue...).

Donc, je souhaiterai avoir quelques infos (exemple de modèle, prix par jour, conditions) sur des agences de location sérieuses et pas chères sur ces 2 villes.... Si vous avez des bons plans, c 'est encore mieux !!

Si quelqu'un pouvait me tuyauter, ça serait sympa.

Merci d avance, Cordialement, Pierre
Bolivia: Beyond the Illusions, the Disaster
by Attribal · 2018-10-17 · 40 replies
When I set off for Bolivia, like many Europeans, I was full of illusions (fed by the propaganda of President Evo Morales, a would-be dictator with limited intelligence). I quickly became disillusioned—everything there seems to be built on lies: political disaster, ecological disaster, economic disaster despite drug trafficking and smuggling with China, dietary disaster, intellectual disaster... Its only saving grace is being a vast, sparsely populated country, so nature lovers can still find rich, relatively untouched landscapes far from human settlements (but for how long?)

Where humans dominate, the disaster worsens year by year: water, soil, and air are contaminated, meat is pumped full of hormones, GMOs are everywhere, fish are loaded with lead and mercury (thousands of tons of waste are dumped into Lake Titicaca on both the Bolivian and Peruvian sides), and the food is ultra-artificial (all the additives banned in Europe are abundant there). For example, out of 50 fruit yogurts, only two actually contain fruit... In short, don’t expect to go there for a health retreat.

As for its capital, even though you’ll see "wonderful" written everywhere, the city is ugly, extremely polluted, and not particularly interesting. But since few Bolivians leave Bolivia and the public education system is one of the dumbest in the world, they don’t care. A stupid law decreeing that taxes are only paid once construction is finished means thousands of buildings will never be completed... Anyway, you’ve probably gathered by now that it’s not worth wasting too much time there. If you decide to go to Bolivia, it’s best to know what you’re getting into...

So what should you do? A stop in Copacabana is pleasant, as is one in Tiwanaku. A stay in Samaipata is nice, and the cities of Sucre and Potosí still have charm. The Uyuni salt flats are also worth seeing. Venture off the beaten path, even if transportation is complicated and sometimes dangerous.

Don’t be surprised by the omnipresent police (many of whom are corrupt) and military, or by the almost daily protests... These are just some of Bolivia’s characteristics. But when you pass through quickly, you tend to see what you want to see.

On the gastronomy front, aside from the fact that in many places the food is a cocktail of pesticides, GMOs, heavy metals, and dangerous additives—all washed down with plenty of Coca-Cola—don’t expect refined cuisine... That said, like everywhere, you’ll find kind people (though relationships are often superficial) and stunning landscapes. There you go—just offering a different perspective from the dazzled accounts of tourists who only scratch the surface without understanding the harsh realities. And I haven’t even touched on the administrations, social disparities, the TIPNIS conflict, disappearances (girls for prostitution and boys for organ trafficking), etc...
Voyage de 21 jours en couple Pérou - Bolivie en août
by Nicojulo · 2018-01-14 · 5 replies
Bonjour à tous, Ma femme et moi prévoyons de visiter le Pérou et la Bolivie en Août 2018. Nous avons commencé par lire quelques blogs, contacter quelques agences pour se faire un avis et voici au final le périple que nous souhaiterions effectuer. Mais surtout nous avons besoin de conseil pour valider si nous ne ratons pas des pépites et si les durées des visites et/ou présences sur les sites sont faisables. Car nous souhaitons prendre le temps de visiter, de rencontrer les personnes, de vivre les pays. Alors tous vos retours et conseils seront les bienvenus PEROU =============== Jour 1 – S4/8 – Lima / Arequipa Arrivée à 00:35AM (nuit du vendredi au samedi) Nuit à Lima puis Vol vers Arequipa Jour 2 – D5/8 – Arequipa Visite Arequipa (Monastère de Santa Catalina) Jour 3 – L6/8 – Arequipa / Yanque-Chivay Départ le matin vers le Canyon de Colca par bus via la réserve nationale Salinas Aguada Blanca (via le Mirados de Los Volcanes) Arrivée (Yanque / Chivay) Visite l’après midi (Visite Uyo Uyo, eaux thermales, ..) Jour 4 – M7/8 – Yanque-Chivay Matin : Cruz Del Condor Après-midi : visite Coporaque (cimetière pré-inca, ..). Il semble exister des ballades à cheval Jour 5 – M8/8 – Yanque-Chivay Trek pour la Forteresse de Chimpa Il reste ½ journée pour visiter d’autres lieux. (ou bus de nuit Chivay / Cusco) Jour 6 – J9/8 – Chivay / Cusco (si pas bus de nuit) Voyage en bus (journée) Jour 7 – V10/8 – Cusco Ruine de Pisac, Q’enqo, Sacsayhuaman Temple du soleil et cathédrale Jour 8 – S11/8 – Cusco / Maras Matin : Salines de Maras et terrasses de Moray Aprem : Train vers Agua Calientes Jour 9 – D12/8 – Agua Calientes / Cusco Matin : Machu Pichu Aprem : Ollantaytambo (train), puis retour à Cusco Jour 10 – L13/8 – Cusco Trek pour montagne arc en ciel (5h A/R) Retour Cusco via Cheracupeq (bus) Jour 11 – M14/8 – Cusco / Puno Bus à destination de Puno via le col de Raya et Raqchi (temple de Wiracocha) PEROU – BOLIVIE =============== Jour 12 – M15/8 – Puno / Yumani Matin – départ Puno, frontière, aller jusqu’à Capacabana (bus) Aprem – Trek – Péninsule Yampupata, Grottes de Lourdes, Yumani (bateau) Jour 13 – J16/8 – Yumani / La Paz Matin : Ile de la Lune (Bateau) puis retour Copacabana (bateau) Aprem : Départ La Paz (bus) Jour 14 – V17/8 – La Paz à Tahua (via Uyuni) Matin : vol La Paz vers Uyuni Matin/Aprem : (dépend de l’heure du vol) : Salar d’Uyuni Jour 15 – S18/8 – Uyuni Jour 16 – D19/8 Jour 17 – L20/8 Trek 4×4 Salar d’Uyuni, Sud Lipez, Désert de Siloli, Laguna Colorada, Geysers Sol de Manana, thermes de Polques, désert de Dali, Laguna Blanca, laguna verde, Ascension d’un volcan (Tunupa) ? Agence sérieuse ? Des voyageurs sur le forum pour compléter le 4×4 ? Jour 18 – M21/8 – Uyuni / Potosi Matin : Aller vers Potosi, visite de Pulacayo (mine) (bus) Aprem : visite potosi (Casa de la moneda) Jour 19 – M22/8 – Potosi / Sucre Matin : Mine Cerro Rico Aprem : départ vers Sucre (bus) Jour 20 – J23/8 – Sucre Visite de la ville Bus de nuit Sucre/LaPaz BOLIVIE – PEROU ================ Jour 21 – V24/8 – La Paz / Lima Vol La Paz / Lima Départ à 2h55AM dans la nuit du vendredi au samedi Il me reste 2 questions qui en cette période de soldes sont importantes : •Quel matériel photo prendre ? •Quels habits prendre sur ces 3 semaines pour gérer les treks, les villes, les différentes altitudes tout en ayant un sac à dos de voyage et un sac à dos (petit) à garder avec soi. Merci encore pour vos conseils. Nicoco
Un mois Chili - Bolivie - Pérou
by Celinevdb · 2017-01-23 · 22 replies
Bonjour !

Nous envisageons de partir au mois de mai pour 4 semaines. Notre périple commence au chili pour se terminer au Pérou. Nous sommes un couple accompagné d'un pote. Nous sommes curieux de connaître les différentes cultures et de randonner à travers de sublimes paysages. Nous aimerons quelques conseil de votre part concernant notre itinéraire. Notre programme est le suivant.

Sam 6/05 : vol Cayenne-belem-Santiago de chili DIM 7/05: vol interne SDC vers SPA LUN 08-mar 09- mer 10/05 SPA excursion Jeu 11-ven12-sam13 : passage en bolivie : sud Lipez salar d'uyuni. Bus pour potosi Dim 14: potosi Lun 15: bus pour la paz-repos à la paz Mar 16 : VTT route de la mort Mer 17 : bus pour copacabana via temple bolivien tiwanaku. Bateau pour Isla del sol Jeu 18 : traversée à pied de Isla del sol. Bateau retour. Bus pour puno Ven 19 : bateau pour ile amantani via uros. Dodo amantani Sam 20 : retour en bateau sur puno via ile taquile Dim 21 : bus puno-cuzco (inca express) Lun 22 : cuzco Mar 23 : pisac Mer 24 : saline de maras, Moray Jeu 25-ven 26- Sam 27 : inca jungle Trail Dim 28 : mâchu pichu-wayna pichu Lun 29 : ollantaytambo- retour cuzco Mar 30 : vol cuzco-arequipa matinal- repos/visite Mer 31 : visite arequipa Jeu 01/06- ven 02- Sam 03 : canyon de colca Dim 04 : vol arequipa lima Lun 05 : vol lima belem- Cayenne

Qu'en pensez vous svp ? Est ce envisageable ? Avez vous des bons plans à nous donner ?

Excursions SPA et sud Lipez salar duyuni : qu'est ce qui peut faire doublons ? Dim 14 : Potosi, est ce mort un dimanche ? Lun 15 : Incontournable à la paz ? Mar 16 : Connaissez vous une agence pour le VTT sur la route de la mort ? mer 17 : est ce possible de prendre un bus qui fait une halte au temple ? Y'a t il des bateaux le soir pour Isla del sol ? On puis-je trouver Les horaires ? Jeu 18 : de l'autre côté de l'île, le bateau nous ramène t il a copacabana ou ailleurs ? Y'a til un moyen simple de rejoindre puno ensuite ? Ven 19 et Sam 20 : connaissez vous des pêcheurs locaux avec qui on pourrait partager ces 2 jours ? Ou bien qui pourrait nous emmener ? Jeu 25- Sam 27 : Connaissez vous des agences pour faire le trek de l'inca ? Pour la semaine consacrée à cuzco et la vallée sacrée, Vaut il mieux commencer par le trek afin de dégager le dimanche pour le fameux marché ?

Merci beaucoup pour vos conseils. Celine, Jeremy et Anthony.
3 couples pour 2 semaines dans l'Ouest américain
by Biondorenee · 2017-01-05 · 86 replies
Bonjour, Nous sommes 3 couples, nous partons pour 2 semaines en août 2017, dans l'ouest américain : nous aimerions visiter San Francisco - Mammoth lakes - death valley las vegas, zion park , bryce canyon - lac powell - monument valley - grand canyon - los angeles - ou autres....

Nous aimerions savoir si une personne connaît un guide sur place qui pourrait nous accompagner tout le long d'un circuit qu'il organiserait lui même .

Merci pour vos réponses
Cash ou carte bancaire aux États-Unis?
by Chris59320 · 2016-04-26 · 97 replies
Bonjour a tous , on part pour notre road trip le 24 mai dans l'ouest americain pour 15 jours , et on est en train de se demander combien de cash on doit emporter la bas . En fait , pour qu'on ai une idée de ce que l'on doit emporter , on voudrait savoir ce que l'on peut payer en carte bancaire ( hôtels , station services , resto ect .. ) et le montant des frais si on paye en carte bancaire.

Est-ce que vous pouvez nous rappeller un peu le fonctionnement pour les pourboires : par exemple , au resto, si c'est mieux de payer en carte avec le pourboire inclus ou tout payer en cash ?

Dans l'ouest americain , est-ce qu'on trouve facilement des distributeurs de billets ?

Pour mettre l'essence , est-ce qu'il est préferable de payer en cash ? Si oui , faut-il aller payer avant ?

Puis il nous du cash pour faire des courses aussi ( bouteilles d'eau ect.... )

Merci a tous d'avance 😉
La Floride sur 12 jours en couple: vos avis
by Bladkaizer · 2016-02-29 · 35 replies
Hello :)

Je me permet de poster ici afin d'avoir vos avis sur 12 jours en Floride.

De base, nous partions sur un projet en Martinique mais le virus Zika nous a fait douter et nous avons modifié notre programme au dernier moment. Air France ayant fait des prix correct pour des vols direct CDG>Miami en dernière minute (530e/personne TTC), nous avons pris nos billet il y a de ça quelques jours pour un départ au dernier moment, le 03 Mars!

Nous avons déjà goûté à Washington DC, New York et j'ai déjà fais la côte Ouest en SUV il y a de ça quelques années.

Pour ce trip, j'ai loué une mustang cab via Autoescape chez Budget et j'ai réservé les hôtels sur booking.

J'ai pensé au trajet suivant:

[03 Mars] Miami - Arrivée vers 18H, on récupère la voiture et la chambre avec parking privé inclus sur Miami Beach (La plupart des hôtels n'avaient pas de parking sur Miami Beach, une galère!)

[04 Mars] Miami - (Pas de programme encore défini), j'ai trouvé un vol d'hélicoptère d'environ 40min sur groupon.com pour 300 dolls en fin d'aprem).

[05 Mars] Miami - (Pas de programme encore défini)

[06 Mars] Direction Key Largo le matin pour une plongée en début d'aprem en bouteille. Le centre est à côté de l'hôtel. On avait passé notre niveau 1 donc autant en profiter! On dort sur Key Largo

[07/08 Mars] Key West avec 2 nuits sur place. Pas de programme encore défini.

[09 Mars] Les Everglades. Airboat réservé à 14H (Le temps d'arriver de Key West) pour 1heure et ensuite promenade dans le parc (J'ai trouvé 2/3 lieux sympa comme le ponton aérien qui permet de passer au dessus de l'eau en toute sécurité). On dort sur Florida City.

[10 Mars] Florida City > Naples (Env 2H15) le matin puis direction Sanibel (1H10) où nous dormons. On va essayer de profiter un peu de la plage et des coquillages à ramasser!

[11 Mars] Sanibel > Fort Myers > Siesta Key > Sarasota > Tampa (Hotel dans la baie entre Tampa et St Petersburg.) Cela vaut il le coup de tirer à l'ouest ou vaut il mieux visiter Tampa?

[12 Mars] Tampa > Orlando Ce jour, 3 idées: -Soit flâner un peu le matin et partir à Orlando l'aprem pour se faire des Outlets -Soit partir de Tampa vers Orlando en passant par Crystal River. Un détour de 2H mais on peut aller voir les lamantins. Par contre j'ai crû comprendre que la nage se fait que le matin très tôt donc impossible pour nous. -Soit partir direction Saint Augustine en passant juste rapidement par Crystal River et redescendre ensuite sur Orlando. En partant vers 10H, on peut être vers 14H/15H à Saint augustine et n'avoir qu'1h45 de route jusqu'à l’hôtel d'Orlando. J'ai toutefois peur que cela soit un peu lourd comme journée. [13 Mars] Orlando - Direction Cap Canaveral pour la visite du centre spatial. On m'a dit que cela prenait au minimum 3 ou 4H. L'idée serait donc de partir dans l'optique de finir vers 15/16H et d'aller ensuite aux Outlets si nous n'y avons pas été le jour précédent sachant qu'ils ferment vers 21H à ce que j'ai vu le Dimanche. [14 Mars] Orlando > Miami. L'avion est à 21H50 le soir donc nous avons le temps de passer la journée. Toutefois, avec 3H30 de route et une voiture à rendre, je pense qu'il serait plus sérieux de partir le matin d'Orlando direction Miami et de rester pas loin de l'aéroport.

L'idée serait d'avoir vos avis sur le fait d'aller à Crystal River et/ou à Saint Augustine. On m'a dit que la ville valait vraiment le coup mais je ne sais pas comment l'intercaler dans le trip. Si vous avez des conseils, n'hésitez pas!

Qu'en pensez vous?
20 jours aux États-Unis (San Francisco - Yosemite - Yellowstone)
by Aremiti83 · 2016-01-19 · 181 replies
Bonjour et excellente année 2016 à tous …

Après un premier séjour de 19 jours, partagés entre Las Vegas et différents parcs de l'ouest des USA, en mai 2015 ma femme et moi sommes en train de planifier une suite pour septembre 2016.

Durée du séjour sur place envisagée : 20 jours

Au programme : San Francisco (SF), Yosemite S.P., Grand Teton S.P. et Yellowstone S.P.

Soit : - 3 jours et ½ à SF - 2 jours et ½ consacrés à Yosemite SP - 2 jours et ½ consacrés à Grand Téton SP - 5 jours et ½ consacrés à Yellowstone SP - 6 jours consacrés aux divers transferts (voiture + avion AR entre SF et Salt Lake City, dont 1 jour consacré à cette dernière)

D'où une première question : chacune de ces durées vous semble-t'elle suffisante ou excessive ? (Réduire une de ces durées, si elle est manifestement excessive, permettrait de réduire le coût total du séjour)

Faut-il envisager une répartition différente ?

Comment organiser les hébergements à l'intérieur (ou à proximité) de Yosemite SP et surtout Yellowstone SP, compte-tenu de ce que ces hébergements sont souvent annoncés comme déjà complets ou à des tarifs vraiment prohibitifs ?

Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien nous faire bénéficier de leur expérience et nous apporter leur concours.

Bien cordialement,
Projet de voyage dans l'Ouest américain
by Eds78 · 2015-10-04 · 37 replies
Bonjour à tous, nous (5 adultes +4 enfants) envisageons de partir cet été visiter l'ouest américain. Nous pensons partir trois semaines. Voici les endroits que nous pensions visiter: Yellowstone Moab Mesa Verde Grand Canyon (sud et nord ou seulement un des deux?) Une soirée à Las Vegas Death Valley Sequoia Yosemite San Francisco

Pourriez-vous m'indiquer si cela vous semble possible, sans que cela soit la course. N'hésitez pas à me suggérer des lieux à supprimer ou à ajouter. Peut-on faire ce parcours en camping car ou le 4*4/SUV est-il obligatoire à certains endroits?

P.S: en ce qui concerne les villes d'arrivée et de départ, nous avons pensé à Salt Lake City et San Francisco, sans avoir d'idée arrêtée concernant la ville d'arrivée et de départ.

Merci d'avance pour vos réponses, Edouard
Retour expérience de voyage au Pérou en voiture de location
by Petitbanjo · 2015-07-09 · 56 replies
Voilà nous sommes rentrés le 23 juin de notre voyage au Pérou où nous avons loué une voiture pour notre périple de 15 jours. Tout le monde se pose la question de savoir si louer une voiture au Pérou est "raisonnable" ou pas... et bien pour nous, tout s'est très bien passé. Je vous raconte en détails : Nous arrivons le 7 juin à Lima. Nous avions réservé un transfert jusqu'à notre hôtel mais il y a des taxis Green qui sont les taxis officiels et donc sûrs et dont le coût est de 50 S pour le centre-ville ou Miraflores. Hôtel El Ducado (situé à Miraflores) : basique mais suffisant pour passer une nuit. Le lendemain matin, le 8 juin, notre loueur de voitures (Rent'n Go) est venu nous amener notre voiture de location, une Toyota Corolla, avec un grand coffre, devant notre hôtel. Nous sommes ensuite allés faire un tour à pied en bord de mer dans le quartier Miraflores puis nous avons pris la route. Nous nous sommes arrêtés à Barranco où nous avons pu facilement nous garer dans une petite rue. Ensuite nous avons pris la route pour Paracas. Sortie de Lima assez facile. Pas de problème sur la route. Environ 4 heures avec pause déjeuner. Hôtel Gran Palma avec terrasse vue mer. Très bien. Parking gratuit juste devant l'hôtel. Le 9 juin, on avait pris un tour sur internet pour les Iles Ballestas. Très sympa. Puis on est rentrés à l'hôtel pour ranger les bagages. Puis direction la Réserve de Paracas avec la voiture. Magique !!! Dommage qu'on n'ait pas pu y rester plus longtemps. On a adoré. Déjeuner à la Playa Lagunillas chez la Tia Pily. excellent !!! un endroit de rêve ! Puis route pour Ica. Environ 3 heures. Arrêt à l'oasis de Huacachina assez difficile à trouver car aucune indication ! Parking 5 S. On a juste bu un coup. Puis on est repartis pour Nazca. Environ 1h30. Seul jour où on est arrivés de nuit à notre hôtel. Hôtel Casa Hacienda Nazca Oasis très bien avec piscine bien agréable. Parking gratuit dans l'enceinte de l'hôtel. Le 10 juin avait réservé la veille par téléphone chez Aeroparacas un survol des lignes de Nazca à 80$ pour moi car mon mari avait lu des commentaires un peu effrayants et il a le mal de l'air. Ils m'avaient bien dit au téléphone qu'ils acceptaient la Visa. On arrive à l'aéroport. Parking 5 S. Chez Aeroparacas, au moment de payer ils me disent que leur machine à Visa ne marche pas, que je ne peux payer qu'en espèces ! mais je n'ai pas assez d'espèces moi ! et je ne veux pas perdre de temps à aller chercher des sous en ville ! bref, je les laisse tomber et vais chez AeroNazca. Là ils me font le billet à 70$ payable par Visa. Je fais mon survol des lignes. Pas du tout mal au coeur. On retourne à l'hôtel ranger les affaires et profiter de la piscine rapidement. Puis route vers Puerto Inka avec arrêts-visites aux aqueducs de Cantalloc, ruines de Paredones, cimetière de Cauchilla. Environ 4 heures le tout. Arrivée au bout du monde à Puerto Inka ! Un endroit magique !!!!! avec superbe plage, piscine, ruines incas... le tout pour nous tout seuls. Très bon resto. Parking gratuit dans l'enceinte du site. 11 juin : route pour Arequipa assez impressionnante. Arrêt déjeuner au bord de l'océan. On a mis toute la journée. Hôtel difficile à trouver. Circulation difficile. Aucune signalisation. Hôtel La Gruta. Sympa. Parking gratuit dans l'enceinte de l'hôtel. 12 juin : visite d'Arequipa. Notre voiture se repose. 13 juin : route pour le canyon de Colca. On part vers 8h. Assez long pour sortir de la ville. Au bout d'une heure de route environ quand on commence à monter dans les montagnes, on se retrouve juste après un accident entre 3 camions. Pas de blessés ! ouf ! on dégage un peu les débris, on a la place de passer. On passe ! on avait pas trop envie de rester coincés là toute la journée. On a appris quelques jours plus tard que le route avait été fermée pendant 2 jours ! on a eu chaud ! Donc on monte, on monte... on voit plein de vigognes et de guanacos. On arrive à 4000m chez El Chinito pour s'arrêter boire un maté de coca. Je ne ressens rien comme mal de l'altitude. Mon mari a juste un peu la tête qui tourne. On repart. On arrive au mirador des volcans à 4900m. Puis on redescend dans la vallée de Colca. Le paysage change. Magnifique ! On déjeune à Chivay, très joli village. Puis arrêt à Yanque, très joli village aussi. Puis on entame la route puis piste dans le canyon on s'arrête à plusieurs miradors dont celui des condors. On sait qu'on doit y venir le lendemain matin pour les condors mais on s'y arrête et on voit 4-5 condors déjà !!! puis on reprend la piste qui se retransforme en route ! jusqu'à Cabanaconde. Très joli village. On trouve l'hôtel (vers 15h) assez vite malgré qu'il ne soit pas indiqué. Le Kuntur Wassi excellent ! Parking gratuit. On part se balader à pied avec le chien de l'hôtel très sympa au mirador de Achachihua. Dîner à l'hôtel : très bon resto. 14 juin : on reprend la route direction de Puno. Arrêt au mirador des condors ! magnifique ! on voit plein de condors. On y reste environ 2 heures puis on repart. Très longue route ! on traverse Juliaca, l'horreur ! aucune indication, rues plutôt pistes en mauvais état avec nids de poules ! bref on arrive à s'en sortir ! On veut visiter le site de Sillustani. On voit une grand pancarte avec une piste sur la droite, on s'engage, on demande à un vieux, "oui oui c'est par là à 18km" ! on arrive à un bled avec au milieu de la route plein de gros rochers on ne peut pas aller plus loin ! alors on retourne dégoûtés sur la route principale et en fait un peu plus loin un autre grand panneau "Sillustani" sur la droite mais par une route cette fois ! on décide d'y aller quand même ! on visite rapidement le site super beau avec vues sur le lac Umayo. On repart direction Puno pas très facile de trouver l'hôtel en plus presque nuit ! Hôtel Balsa Inn bof bof parking gratuit à 15mn à pied. 15 juin : on avait pris un tour pour le lac Titicaca. Bonne journée Iles Uros et Ile de Taquile. 16 juin : route pour Cusco (on part vers en s'arrêtant au site de Raqchi très beau pas de problème pour se garer. Puis village et église de Andahuaylillas magnifiques ! Route vers Cusco. On trouve l'hôtel assez facilement pour une ville ! Hôtel Awki's Dream bof bof... on a mis toute la journée. Parking à proximité mais pas facile d'accès et on a appris le dernier jour qu'il était payant ! ils auraient quand même pu nous le dire quand on est arrivés ! bref... 17 juin ! visite des sites Tambomachay, Puka Pukara, Qenqo et Sacsahuayman. Très facile de se garer. Après-midi visite de Cusco. 18 juin : route pour Ollantaytambo avec arrêts au marché puis site de Pisaq magnifique ! facile pour se garer. Arrivée à Ollanta pour déjeuner et visite du village. On trouve un parking à coté de la gare : 15 S pour 24 heures. Train pour Aguas Calientes. Hôtel Hanaqpacha Inn très basique mais correct. Il pleut toute la nuit. 19 juin : bus pour Machu Picchu dans le brouillard. Brouillard, pluie jusqu'à 10h30 environ ça se lève enfin ! on voit le MP sous le soleil ! ouf ! On redescend en bus jusqu'à Aguas Calientes puis train jusqu'à Ollanta. On récupère notre voiture au parking. Route pour notre hotel près d'Urubamba à la nuit tombante mais on avait repéré la veille ! Inkallpa Valle Sagrado Lodge. Superbe hotel ! diner au resto très bon. 20 juin : on retourne le matin à Ollanta car on avait pas eu le temps de visiter le site inca. Superbe ! Puis route pour Cusco avec arrêts et visites des salines de Maras splendides ! puis Moray puis village et site de Chinchero super joli. Puis route Cusco. On a mis toute la journée. On trouve notre hôtel facilement, on gare la voiture dans une rue et un type de la Rent'n Go vient la chercher. Tout nickel. Hôtel Terra Andina bien. Dernière soirée à Cusco avec fête et feu d'artifice. 21 juin : on avait réservé un transfert pour l'aéroport mais les taxis coûtent environ 10 S ! Vol pour Lima. On prend un taxi Green avec qui on négocie qu'il revienne nous chercher à 17h. On visite Lima centre. A 17h notre taxi vient nous chercher. Vol pour la France.

On ne regrette pas du tout d'avoir loué une voiture pour : pouvoir s'arrêter où on voulait quand on voulait faire des photos quand on veut avoir tout notre bardas dans le coffre être libre de nos horaires assez facile de conduire en général les gens sont très serviables pour nous renseigner sur le chemin à suivre

Attention : camions sur les routes sinueuses éviter de rouler la nuit difficile de trouver son chemin dans les villes car aucune indication à part à Cusco où c'est un peu mieux indiqué GPS nous a perdus plusieurs fois ( se munir d'un GPS vraiment dernier cri) savoir parler espagnol pour demander son chemin !

Pour info, on ne le sait pas forcément avant de partir mais il y a pas mal de péages au Pérou ! on en a eu à peu près pour 80 S en tout. L'essence n'est pas trop chère et il y a pas mal de stations.

Voilà ! c'était un peu long mais j'espère que cela pourra être utile à tous ceux qui se posaient les mêmes questions que nous ! d'ailleurs, si vous avez des questions, n'hésitez pas 😉
Circuit Ouest américain et Hawaï
by Ciciekiri · 2015-04-16 · 20 replies
Bonjour à tous et à toutes, Avec mon compagnon nous avons décidé de faire un circuit individuel dans l'Ouest Americain cet été pendant 3 semaines. Voici notre programme: jour 1- Vol vers phoenix jour 2- grand canyon avec survol en hélicoptère jour 3- monument valley jour 4-Bryce canyon (halte à Kanab) avec balade à cheval à bryce canyon jour 5,6,7-Las Vegas (caesar palace et deux spectacle: O et david copperfield) jour 9-death valley (on pense prendre la ghost town route) jour 10-mammoth lakes jour 11-yosemite jour12,13,14-san francisco (avec visite alcatraz, japanese tea garden....) jour15-San luis obispo (mais arret à monterey pour excursion en mer pour voir les baleines et route panoramique cotière) jour 16,17,18,19-Los angeles (arrêt à Solvang avant d'arriver à hollywood où se trouve notre hotel, 1 jour à universal studio, 1 jour à six flags, 1 jour de visite) jour 20, 21,22,23- Hawaii jour 24-vol retour

Voila pour Hawaii, nous y serons donc 3 journées pleines. Nous pensions visiter pearl harbor et bishop museum le jour 1, diamond head et hanauma bay le jour 2 et le foaster botanicol garden le jour 3

Nous aurons un véhicule personnel de location pour toutes les étapes (de manière à éviter les bus et les contraintes d'horaire notamment)

Avez vous quelques idées de visite pour Hawaii? quelque chose à nous conseiller (resto, animation, activité ect)

Merci :)
Ouest américain à l'été 2015: c'est compliqué
by Erondeaux · 2015-02-17 · 36 replies
Bonjour tout le monde!

Nous partons cet été aux USA avec nos deux filles (10 et 13 ans). Départ pour SF le 25 juin et retour de SF le 27 juillet.

À SF nous sommes logés et véhiculés par la famille, pas de problème.

Ensuite nous avons prévu une grande balade dans les parcs. Ce sera pour moi la troisième fois, donc je connais un peu (Sequoia, Yosemite, Lone Pine, Death Valley, Vegas, Bryce, Arches, Monument Valley, Lake Powell, Chelly, Grand Canyon, LA, Monterey, etc.), mais Yellowstone je ne connais pas, et j'ai promis aux filles de les y emmener (elles adorent les bêbêtes).

J'ai imaginé la "boucle" suivante:

Départ de SF le 29 juin -> Yosemite. J'ai déjà réservé une tent-cabin pour 4 au Curry Village la première nuit. Je sais que ce n'est pas génial (j'y suis déjà allé 2 fois) mais j'aime bien.

30/06 : balade Yosemite, soir au Wawona (déjà réservé).

01/07: visite Mariposa Grove, départ pour Lone Pine, via Tioga Pass - nuit à Independence (réservé).

02/07: petite balade dans les Alabama Hills (les filles ne sont pas fans de westerns et n'ont vu ni les Trois Lanciers du Bengale, ni Tremors, etc. donc elles s'en fichent un peu) et en route pour Vegas via Death Valley - chambre réservée au MGMGrand.

03/07: en route pour Bryce, via Zion - là, pas encore de réservation, je ne sais pas trop où loger, c'est déjà plein dans les hôtels du parc, pas de résa possible dans les campings... je sèche un peu.

04/07: balade dans Bryce... et après ça se complique, parce qu'il faut monter au nord vers Yellowstone, et il y a un paquet de kilomètres. Je pensais aller jusqu'à Park City pour la nuit.

05/07: de Park City (par ex.) jusqu'à Yellowstone, encore une grosse journée de route. À partir de là, je suis un peu paumé. Arriver par l'ouest, par le sud? Je sais qu'il faut bien 4 jours sur place pour bien profiter. Il n'y a plus un seul logement dispo dans le parc (dans une gamme de prix raisonnable). Les hôtels à West Yellowstone sont hors de prix. D'où l'idée de camper. On ne peut pas dire que ça enchante madame, mais ça reste jouable et les filles devraient aimer. Du coup, il va falloir soit emporter nos tentes (a priori je dors à part parce que je ronfle), soit les acheter sur place. Pas encore décidé la meilleure solution??? Première déconvenue, plus aucun emplacement en réservation à Canyon Village Campground pour tent only. Comme je ne veux pas prendre le risque du « premier arrivé, premier servi », il me reste Grant, Madison ou je ne sais pas... ??? Disons que nous restons 4 jours sur place. Quel(s) camping(s) choisir, dans quel ordre… ? Besoin de conseils...

Bref, ça nous ferait repartir le 9 en fin de journée ou le 10 au matin.

Sachant que j'ai déjà réservé une chambre au Waswik Hotel à Grand Canyon South Rim le 16/07, j’ai donc 6 jours pour arriver au Grand Canyon en passant par Moab (Arches), Monument Valley, et Page (Lake Powell, Antelope Canyon). Quelle route prendre en repartant de Yellowstone, où s’arrêter pour dormir? Sachant que j’ai déjà réservé un Grand Cherokee pour toute la balade et que nous aurons a priori le matériel de camping, mais qu’il faut aussi prévoir des chambres d’hôtel si je ne veux pas risquer le divorce.

À partir du 17/07, départ du GC pour LA, avec peut-être une étape (une autre nuit à Vegas?) parce que la route est longue. Là, je peux me débrouiller.

17 ou 18/07: Los Angeles où nous sommes en principe logés chez l’habitant. Visites… Universal, Rodeo Drive, Hollywood (les filles veulent voir Beverly Hills, le Walk of Fame, etc.).

On remonte par la côte le 20/07 avec stop à Monterey, ou bien direct SF le 21/07 et on ira plus tard à Monterey en repartant de SF.

21/07 au soir, retour à SF où nous nous remettons du périple avec quelques visites dans le coin jusqu’à notre départ le 27.

Désolé pour la longueur de ce message, mais j’ai essayé d’être complet et d'exposer clairement ma problématique (c’est pas gagné!;-)

En fait, c'est Yellowstone qui me pose le plus gros problème, à la fois pour y aller en ne faisant pas que de la bagnole, et pour y séjourner.

Merci à vous pour vos conseils.

PS: je sais que je n'ai pas respecté la règle n°je-ne-sais-plus-combien de ne pas inclure Yellowstone dans un tel circuit, mais je n'aurais peut-être pas beaucoup d'autres occasions d'emmener mes 2 filles dans un tel voyage.

PPS: je me dis que ce ne serait peut-être pas bête de dormir dans la Jeep, comme ça une seule tente pour ma femme et les filles...
Surcoût voiture de location pour passer la frontière chilienne
by Jayce2mars · 2014-12-09 · 31 replies
Bonjour Je prépare un voyage en Argentine. Je suis à la recherche du surcoût pour pouvoir passer la frontière chilienne : quelqu'un peut il me donner quelle est la fourchette ?

Merci d'avance
Attaque du bus Cruz del Sur au Pérou
by Isa1950 · 2014-07-05 · 14 replies
bonjour !! etes vous au courant de l attaque survenue le 2 juillet dernier lire le forum des routards une personne explique comment cela s est passe lisez le cela fait froid dans le dos mais on peu dire que cela s est bien termine ............apres avoir ete depouilles faite attention a l argent liquide appareil photos bijoux

voila je voulais vous prevenir

isabel

You might also like