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Croisière aux Antilles/Caraïbes sur le MSC Musica du 17 au 24 décembre 2013
by Luigi250771 · 2013-03-08 · 164 replies
pour toutes les personnes qui font cette croisière a cette date et les autres aussi pour la préparation de nos escales
Croisière MSC aux Antilles sur le Musica, départ le 4 février 2014
by Simlh83 · 2013-03-07 · 228 replies
Bonjour, 🙂 Je ne vois aucune discussion pour cette croisiére avec départ le 04/02/2014. Nous partons à 4, jusque là plus de nouvelles de msc. Nous ne savons pas si le transfert de Nice est pris en compte, sur quel vol?, quelles cabines?, aucunes informations. Y a t-il quelqu'un d'autre que nous pour ce départ?😕
Croisière Norwegian Gem aux Antilles, départ le 13 mars, des partants, excursions en taxi lors des escales
by Choudoune · 2013-03-02 · 2 replies
Bonjour à tout ceux qui vont partir le 13 mars sur le gem,

lors des escales je ne suis pas du genre a prendre les excursions fournit par le bateau car cela est beaucoup trops dispendieux. Comme je le fais d'habitude je demande si parmis vous il y a des gens qui serait prêt a former des prtits groupe pour prendre des taxi lors des excursions???

lorsque les gens veulent faire les mêmes activitée dans la journée cela est très avantageux....

je vous laisse mon plannig qui sait.... c toujours plaisant de faire les choses en gang !!!!

je suis une fille de 36ans et je voyage avec mon conjoint pour cette croisiere !!!

puerto rico : probablement marche a pied dans le vieux san juan , il parait que c très beau et prendre un petit verre sur une terasse !!!

saint-martin : aller magasiner dans le plus gros hors taxe, aller a la plage orient et pour finir a au sunset bar voir les avions decoller et aterrir.

saint thomas: la plage de magen's bay une des dix plus belles plages au mondes, ensuite nous somme ouvert au propositions.

samana: probablement la plage de cayo levantado mais rien d'arrêter encore....

alors des partants ????

ce serait vraiment plaisant de se rencontrer et le soir dans les bars du bateau c toujours plaisant pour fête la fête d'être en gang !!!!

cela sera ma deuxieme croisiere su ce bateau alors si vous avez des questions !!!

au plaisir...
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France)
by Jjmmsa · 2013-03-01 · 7 replies
DEPART DE SAINT-NAZAIRE

Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée

08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.

15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.

16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.

Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.

17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…

18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…

Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.

Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…

Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.

A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.

L'ATLANTIQUE

Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée

Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.

A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.

A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…

08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.

L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.

Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.

En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.

Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.

J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.

Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.

DES BOÎTES, DES BOÎTES…

Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée

Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.

Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.

Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..

Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.

Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.

Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.

Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !

Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.

Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !

Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.

DÉJÀ LES AÇORES !

Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.

Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.

Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.

Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.

11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.

13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.

16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.

L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.

QUE FAIRE A BORD ?

Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée

Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.

Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.

La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.

Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?

Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'��quipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !

Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.

L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.

Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.

Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.

Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).

LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)

Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée

00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.

Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.

Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.

En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…

Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.

Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.

19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !

Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.

Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !

Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !

SOUS LE TROPIQUE

Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée

00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.

Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.

Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.

De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).

Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.

17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.

DE L'AUTRE CÔTÉ

Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée

Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.

Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.

Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.

C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.

Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !

Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.

J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…

De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !

LA GUADELOUPE

Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !

04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.

Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !

Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).

Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.

Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !

Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.

Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.

Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.

Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !

FORT DE FRANCE

Mercredi 05 Décembre 2012

Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !

Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.

Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.

06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !

La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.

En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…

1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Croisière "Perles des Antilles" du 16 au 24 février 2013: Tortola
by Siouxiesioux · 2013-02-27 · 9 replies
Mercredi 20 février – Tortola Mercredi matin, je me lève et vais, comme d’habitude m’installer sur le balcon pour profiter des premiers rayons et observer les îles lointaines. J’ai à chaque fois l’impression de vivre un moment privilégié… Je me rappelle de la phrase de Léonardo dans Titanic : « Je suis le roi du monde ! »… C’est (modestement) un peu ça. Les Iles Vierges sont là, devant moi, petit archipel accidenté et boisé puis on se rapproche de Tortola. Nous avons prévu de visiter les Baths, sur l’île de Virgin Gorda, comme bien d’autres avant nous. Il semble que ce soit un incontournable. J’ai toujours rêvé des Seychelles et je crois que ce site s’en approche beaucoup. Nous sortons du Luminosa vers 9 heures, espérant attraper le ferry de 9 h30. Il faut sortir du port, marcher pendant ¼ d’heure vers la gauche (sur la carte fournie par Costa, c’est l’endroit noté « ferry »). C’est très facile à trouver de toute façon, tout le monde y va ! En arrivant, on se fait littéralement agripper par un rabatteur de Smith’s qui veut nous vendre son passage. On ne s’en laisse pas conter car on veut partir avec Speedy, comme cela était conseillé par ceux qui nous ont précédés. Il nous suit jusque devant le comptoir de Speedy, cherchant à nous attirer vers le sien, nous empêchant de parler à la caissière qui attend, imperturbable : elle a l’habitude… On paye 33 dollars par personne (il faut lui dire qu’on est arrivé sur le Costa pour avoir la réduction), elle nous donne de petits bracelets roses qui permettront de nous repérer à l’aller et au retour. Puis on attend…longtemps…Le départ n’est qu’à 10h 30 … (ne vous pressez pas de sortir du Luminosa, de toute façon, vous n'aurez pas le ferry de 9 h !). Si vous choisissez Smith’s, leur bateau part, lui, à 10 h. C’était d’ailleurs l’argument de vente de l’excité qui nous a suivis partout. On en profite pour aller acheter nos bouteilles d’eau. On a fait de petits sandwichs avec le pain et le fromage du buffet de petit-déjeuner et pris des fruits. On embarque, ça pousse, ça double : j’observe, incrédule, la trajectoire d’un Italien qui prend un malin plaisir à doubler tout le monde et grappille dès qu’il le peut, quelques centimètres. Peu de temps après, il adresse un salut triomphal à ses amis encore à quai. On a les petites victoires qu’on mérite… Quel gros beauf quand même !🤪 On part, c’est long…On traverse la passe de Sir Francis Drake. Et 40, 45 minutes après c’est l’arrivée. On embarque dans un taxi-bus rigolo, sorte de 4x4 auquel on a rajouté une roulotte ouverte. Il y en a partout là-bas et tous sont personnalisés… C’est pittoresque. Ce qui l’est moins, c’est la suspension des véhicules qui grince misérablement à chaque dos d’âne : gare aux douleurs lombaires !🏴‍☠️ En arrivant sur le parking, vous verrez une caisse : sans doute pour l’entrée au « parc ». Inutile, descendez directement vers « Devil’s bay , Top of the bath’s »(c’est indiqué par de petits pancartes en bois).

On y est ! Un amoncellement hallucinant d’énormes rochers lisses d’un beau gris un peu argenté, sur lesquels poussent çà et là quelques palmiers. Tout ça au bord de la mer turquoise. D’où sortent-ils ? Comment ont-ils été disposés ainsi ? … On commence notre visite, on va crapahuter : mettez-vous en maillot directement, vous pourrez plonger comme bon vous semble dans les étranges « baths », aux couleurs surnaturelles que vous découvrirez au hasard de la balade. Ce sont de magnifiques trous d’eau dans des cavernes, éclairés par quelques rayons de soleil, ce qui donne cette étrange transparence à l’eau. C’est un vrai labyrinthe dans lequel on s’amuse à se perdre. Corde, échelles, escaliers pentus : on se prend pour Indiana Jones ! Le parcours débouche sur la plage de Devil’s bay, sur laquelle s’écrasent de bonnes vagues. Le drapeau est rouge mais de nombreux baigneurs tentent le diable. Ça me paraît tout de même assez risqué, et Paméla Anderson ne viendra pas vous sauver si vous vous noyez ! On s’installe sur de gros rochers pour admirer le site et pique-niquer tranquillement. Sinon il y a la plage bondée … Louis râle car je l’empêche d’aller nager avec les fous furieux. On décide de retourner dans le labyrinthe pour se baigner dans les trous d’eau. On en trouve un bien isolé, c’est génial : l’eau arrive entre les roches puis se retire au gré des vagues : thalasso garantie ! On rentre ensuite assez fatigués avec le bateau de 15h 30 puis, de retour sur le Luminosa, on découvre l’heure du thé : au choix, petits gâteaux, fruits, ... pizzas(!). Certains passagers se bâfrent comme c’est pas permis. Ce soir, c’est la soirée italienne ...

Sur cette soirée, je ne m’étendrai pas pour laisser aux néophytes le plaisir de la découverte. Sachez quand même que j’ai dansé avec mon serveur et que : a) a) Je danse comme un pied. b) b) Lui aussi. c) c) On était grotesques. d) d) Marc et Louis ont bien rigolé !
Croisière Perles des Antilles du 16 au 24 février 2013: Catalina
by Siouxiesioux · 2013-02-26 · 14 replies
Mardi 19 février – Catalina – The day on the beach!

On se réveille tranquillement : après cette journée intense à Saona, c’est l’île de Catalina qui nous attend. Pas de stress, on descend quand on veut, les navettes font le va-et-vient toute la journée. On ne va pas aller faire la queue pour être les premiers sur la plage ! Le navire est ancré en face de la plage, en pleine mer. On sort enfin du Luminosa : Costa a affrété un bateau assez grand pour transporter un bon nombre de passagers à chaque navette. Musique tropicale à fond, l’un des marins circule, des CD à la main pour les vendre, sans grand succès, aux passagers. Il réussit à en fourguer un à des petites mamies antillaises qui n’osent pas trop refuser. Ça m’énerve un peu. On arrive à Catalina très rapidement. Des danseurs de mérengue nous attendent en costume local. Il faut passer entre eux et poser pour le photographe. Je me glisse rapidement et ne m’arrête pas. A 20 euros la pose niaise, ils peuvent toujours attendre que j’achète la photo, chez Costa. La plage est déjà bondée. On s’installe au 3ème rang ( !) et un jeune garçon nous plante un parasol au-dessus des transats. Effectivement, si on doit cuire sans ombre toute la journée, c’est la brûlure au 3ème degré assurée. L’ambiance est … tropézienne ? Odeur de crème solaire, foule, musique à fond … Pas sûr que ça nous convienne tout ça ! On est un peu des sauvages. Louis se baigne, et lorsqu’il revient, on décide d’aller faire un tour pour visiter un peu. Bon, ce n’est pas bien grand mais on n’a pas tout vu puisqu’on s’est installés aussitôt. Une piste de danse, le grand barbecue qui s’installe (des gens sont installés juste à côté, ils vont repartir en jambon fumé …), les boutiques avec leurs produits made in China puis, une rangée de jolis cabanons colorés. Juste après ça, l’ambiance change : plus personne ou si peu, plus de bruit, sauf celui des vagues, un cadre idyllique… D’ailleurs, le personnel de Costa ne s’y est pas trompé car c’est là qu’est son bar privé. Ni une ni deux, on repart vite fait vers nos transats qu’on quitte sans regrets et on file s’installer sous l’ombrage naturel d’un cocotier. Là, la vraie détente va commencer. Qu’on est bien ! On fera une brève incursion au buffet cependant, je sais que je suis difficile mais décidément, les repas chez Costa ne m’emballent pas. J’attrape deux morceaux de fromage, un morceau de pain sec, quelques carottes râpées et de l’ananas et c’est vite avalé. Pour être honnête, les amateurs de barbecue trouveront leur compte. Et il y a toujours les frites et les pâtes au fromage pour les gros mangeurs. Je m’attendais quand même à mieux pour la nourriture, vu le prix de la croisière. Sous les Tropiques, des légumes et du poisson grillé, des crevettes (à défaut de langouste), de grandes assiettes de crudités. C’est tout de même ce qu’on mange, même dans les clubs de vacances sans prétention. (je ne parle pas du Club med). Est-ce que ça coûte plus cher que les pâtes ou la viande ? Bon c’est un détail sans importance, de toute façon, on n’est pas là pour dépenser des calories.

J’avais bien aimé une phrase de Porites (je crois) sur Catalina : « faire du gras, …le laisser fondre ». Ca convient bien à la situation. Quelle chouette journée de plage ! La cadre est très beau, les alizés nous rafraîchissent doucement, ça y est, on se détend vraiment ! Le travail, le stress sont restés en France… On peut bouquiner, se baigner dans une eau fantastique, buller… Dans l’après-midi, on aperçoit les serveurs de Costa qui se baladent en petit groupe mixte sur la plage. Ils prennent des photos, s’amusent dans l’eau. Ca fait plaisir de les voir prendre du bon temps eux aussi. Parce que, le reste du temps, ils n’arrêtent pas. Je pense qu’ils ont des conditions de travail assez dures. J’espère qu’ils sont payés honnêtement. La belle journée à Catalina se termine à 16 heures avec le départ de la dernière navette. On a pris de belles couleurs (là, j’embellis un peu la situation au vu des inquiétantes plaques écarlates qui commencent à envahir mes bras et jambes – et je ne parle pas de mon nez qui ressemble vaguement à un lumignon !). Ce soir, c'est la soirée du commandant !...
Croisière "Perles des Antilles" a bord du Costa Luminosa le 22 mars 2013, départ de Point-à-Pitre
by Momo63bib · 2013-02-22 · 3 replies
bonjour, nous sommes 2 amies, et nous partons pour la croisière Perle des Antilles a partir de Clermont-fd Le 22/3/2013, nous serions contentes de savoir si d'autres personnes partent a cette date, et avoir de plus amples renseignements tout d'abord pour l'excursion de Sanoa, comment faut-il faire pour réserver auprés de Cathy, j'ai lu plusieurs messages sur le forum, et tous conseille de faire cette sortie qui a l'air superbe, faut-il la prévoir avant de partir?mais je crois qu'il faut être un certain nombre, et si nous pouvions compléter un groupe , pour les dollars combien en prendre environ pour les différences excursions, si vous avez d'autres pistes a nous communiquer cela sera avec plaisir , je vous remercie de vos réponses

Momo63
Costa Mediterranea aux Antilles le 14 janvier 2014
by Francine2203 · 2013-02-22 · 15 replies
Bonjour,

Je viens de réserver une croisière Costa pour janvier 2014 (et oui je retourne sur Costa....) au départ de pointe à pitre.

Je ne connais pas ce bateau (j'imagine qu'il ressemble à tous les Costa?). Cabine balcon premium à l'arrière du bateau.

Que pouvez vous me conseiller comme excursion pour Antigua, Grenade, La Barbade, Fort de France et Pointe à pitre? Nous les faisons pas nous même.

J'ai déjà fais Antigua et Ste Lucie (la souffrière).

Que pensez vous de la formule "All inclusive" à bord?

Merci d'avance à tous pour vos réponses.

Francine
Croisière "Perles des Antilles" sur Costa Luminosa, départ du 22 mars 2013
by Momo63bib · 2013-02-19 · 10 replies
coucou

pas de participants pour le départ du 22 mars 2013 au départ de Pont a Pitre??

j'attends vos réponses! merci

momo63
Croisière "Perle des Antilles" sur le Costa Luminosa le 6 avril 2013
by Jacala · 2013-02-18 · 21 replies
Bonjour , nous partons pour la première fois en croisière sur le Costa luminosa ( Perle des Antilles ) au départ de pointe à pitre le 6 Avril 2013. Pour ce qui concerne les excursions et après plusieurs lectures de compte rendus sur les forums, nous suivrons celui de philippe qui nous semble intéressant ( CR du 19/01/2013). Nous avons noté que Costa propose un forfait boisson pendant toute la traversée , Avez vous un avis à formuler ? (est ce intéressant ?), nous ne connaissons pas les tarifs des boissons sur le luminosa.Merci de nous répondre
Croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Luminosa
by Flashsev · 2013-02-17 · 6 replies
Bonjour Nous partons en croisières le 6 avril 2013 pour la première fois avec Costa sur le magnifique bateau ''le Luminosa'' Nous avons le programme des activités qui m'ont l'air sympa mais surtout un peu chers. Peut on se débrouiller seul sur place et si d'autres personnes partent à ces dates . Un location un taxi est moins cher à deux couples. Attends avec impatience le départ . À bientôt
Croisière aux Antilles sur le MSC Musica
by Poseidon26 · 2013-02-14 · 7 replies
Et oui me voilà de retour pour une nouvelle croisière, mais cette fois aux Antilles .....
Première croisière, aux Antilles avec Norwegian
by Alexia25 · 2013-02-13 · 14 replies
Bonjour, je viens du Québec et nous partons, mon conjoint, moi et nos 3 enfants en croisières, il saliras de notre première croisière....nous partons de New York...nous irons du Qc a NY en voiture...si vous avez des infos sur le port port de N'Y et comment ça fonctionne, la procédure, ce qui il a a savoir... De plus je voudrais avoir des infos sur nos port...st-Martin, st-Thomas, san Juan, Samana... Activité a faire proche, si il y a des endroit a voir a pied ou si il n'y a rien et qu'il est préférable de booker une activités, étuis qu'elle activités sont intéressant à faire avec 3 enfants... Puis n'importe quoi qu'il vous semble pertinent
Croisière Caraïbes-Antilles sur le MSC Poesia le 30 mars 2013
by Sheiitana · 2013-02-06 · 2 replies
je part pour les caraïbes sur le msc poesia je m'appelle olivia et j ai 20ans du 30 mars 2013 (départ MIAMI) au 6 avril 2013

itinéraire prévu : Etats-Unis, Mexique, Honduras, Iles Cayman, Jamaïque j aimerais savoir les prix des excursions, et se quel propose et les petites chose a savoir avant de partire seul pour cette croisiere !

Au plaisir de discutter avec les voyageurs qui feront la même croisière que moi, d'échanger des infos, de préparer les excursions, et de les rencontrer sur le bateau.

olivia
Croisière "Perles des Antilles": excursions?
by Milouche38 · 2013-02-06 · 2 replies
bonjour

nous partons le 9 mars pour la croisiere " perles des antilles" j'aimerais savoir si sur ce forum il y a des internautes incrits et savoir ce qu'ils pensent faire commes excurtions par eux memes car avec costa c'est très chère merci de vos réponses milouche
Croisière aux Antilles sur le MSC Lirica du 23 février 2013
by Minouche85 · 2013-02-03 · 8 replies
Bonjour,

Quelqu'un pourrait-il me conseiller un bon plan, pour faire par soi-même, une excursion valable à STE LUCIE, sachant qu'MSC en propose pas mal, à des tarifs onéreux ??? Y-a-t-il une navette gratuite à PTE A PITRE, pour sortir du port??? D'avance, merci pour vos réponses. Minouche85
Croisière aux Antilles sur le MSC Lirica début février
by Juanlucas · 2013-01-11 · 2 replies
Bonjour a tous,

Je pars le 2 Février et je viens de recevoir déjà ma convoc, départ le samedi Paris Orly sud avec Corsaire a 13h arrivée a 17h20.On a reçu tous les documents étiquettes bagages comprises.Juste un doute sur les (seulement) 20 kgs autorisés par personne..Plus le bagage cabine.

Le soleil se rapproche J-22

Cordialement

jean luc
Croisière "Perles des Antilles" avec Costa le 26 janvier 2013
by Bjcp19 · 2013-01-09 · 32 replies
bonjour !!! je suis toute nouvelle sur ces forums , mon compagnon et moi effectuons notre premiere croisiére avec costa ! on est un peu perdu concernant les excursions !!que faut il faire avec costa et que peut.t.on faire soi meme ? on a 30 ans tout les deux !! j 'attend vos reponses merci
MSC Lirica dans les Antilles du 17 au 24 janvier 2013
by Julydsr · 2013-01-08 · 4 replies
Bonjour,

Je voudrais savoir si d'autres personnes seront sur le bateau en même temps que nous ? C'est notre 1ere croisiere, on sait pas trop trop comment s'y prendre. Nous aimerions faire le plus possible des excursions à chaque escale pour découvrir au maximum les îles... nous allons nous débrouiller souvent par nous-mêmes car les excursions avec MSC sont assez cheres, on peut pas toutes les prendre.

Avez-vous des bons plans à partager ? des trucs et astuces ? Trouve-t-on facilement des taxis à l'arrivée du bateau et pour pas trop cher ?

Merci
Croisière "Perle des Antilles", départ le 2 mars 2013 de Pointe-à-Pitre
by Reblochon74 · 2013-01-06 · 164 replies
Bonjour,

Nous partons sur le COSTA LUMINOSA le 03 Mars 2013 depuis Pointe à pitre pour la croisière Perle des Antilles. A lire toutes les discussions sur le sujet, je me régale déja à l'avance . Cela sera notre deuxième croisière . Nous sommes un couple ( 50 aine ) + 2 ados de 17 et 14 ans

Je commence sérieusement à étudier les escales, sachant que nous pensons faire un maxmimum par nous même en prenant les taxis locaux notamment, ou bien en descendant juste à la plage pour le farniente, tout simplement. Nous sommes évidemment bien tentés par l'excursion à Saona.🙂

Véro

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