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Morocco Discovery Loop: Travel Journal
by Aymeline6 · 2017-08-14 · 65 replies
Hello,

My daughter (22) and I set off to explore a bit of her grandfather’s homeland. We left on July 26 from Roissy and arrived in Rabat with Air France. We had a few hiccups retrieving our luggage—1.5 hours of waiting and a mini interrogation at customs about our host’s address (they asked for a reference) and questions about a Moroccan ID card I’ve never applied for. Next time, I’d better have it—dual nationals get extra scrutiny.

We headed to the ONCF station to catch the train to Marrakech. First-class tickets cost 195 MAD, with assigned seats and decent comfort… the catch? The train was delayed, so we arrived at 2:50 AM instead of 12:10 AM.

We chose the Ibis Gare, located between the ONCF station and the Supratours bus terminal. We booked two nights from France for 79.85 €. To avoid the premium-rate call, just dial the hotel directly—they’ll handle the reservation. I’d signed up on the Ibis website beforehand for a discount (free and comes with perks).

On-site, we added 44 MAD for the tourist tax (11 MAD x 4 nights). We skipped breakfast—too pricey at 6.50 € per person. The hotel has a nice pool and a pleasant setting. The shower seals weren’t perfect, but the bedding was comfy, the linens soft, and the AC worked (though it was noisy). We were overall happy with it.

We had breakfast and lunch at a café/restaurant right across from the hotel—affordable and tasty.

For phones, we bought two Inwi SIM cards for 30 MAD each and a 5 GB internet top-up for 50 MAD—more than enough for our 16-day trip. Later, we added two 20 MAD call top-ups. Total phone budget for both of us: 150 MAD.

Taxis in Marrakech: No issues. We always asked for the meter—if a driver refused, we’d just move on. No haggling for us!

Day 1: We visited the Majorelle Garden (70 MAD per person). It was beautiful and peaceful. We walked there. In the afternoon, we took a taxi to Jemaa el-Fnaa square. The constant solicitations were exhausting—I felt like a guard dog fending people off. The worst part? We got lured deep into the medina to some sketchy spot under the pretense of seeing "Berber tanneries"—"last day!"—then had a guy grab our arms, demanding 200 MAD. I offered 50 MAD max since we hadn’t asked for anything. When he insisted, I threatened to go to the police. He finally let go for the 50 MAD. We headed back to the hotel to enjoy the pool before returning to the square for the evening. It was lively but noisy, and I found the vendors *way* too pushy. We walked back to the hotel—an hour-long stroll that was actually really nice. We kept no more than 150 MAD in our wallet at a time. We stuffed ourselves with smoothies—they’re *so* good.

Day 2: We left at 8:30 AM for Tinghir with Supratours, arriving at 4:45 PM instead of 4:00 PM (lots of roadwork). Tickets were 130 MAD per person + 5 MAD per checked bag. We stayed one night at the "Retour au Calme" hostel—super cozy! 150 MAD for a room with a private shower and toilet. AC was an extra 80 MAD per night (not mandatory) but worked great. Phone: +212 5248-34924. Breakfast was 30 MAD, and they offer tons of options, including budget-friendly choices like a couch for 80 MAD per person with shared showers/toilets. Half-board and full-board are also available. Mohamed and Alexandra are lovely. I booked by phone and paid on-site—they even picked us up from the bus station!

We took a taxi to the Todra Gorge—a breath of fresh air! It’s stunning and humbling. You feel tiny there. Shared taxis cost 8 MAD per person (fixed price). The organization was impressive. To get from the city center to the bus station: 3 MAD per person.

Day 3: We left at 4:00 PM for Merzouga, arriving at 9:30 PM. Tickets were 80 MAD per person + 5 MAD per checked bag. Upon arrival, we were greeted by Houssein, one of five brothers running the "Auberge Océan des Dunes." We had a lovely room with a private bathroom and kitchen access. Two rooms are available in this unit for 190 MAD per night for two, including breakfast.
Qui fait la croisière de Dubaï à Yokohama sur le MSC Splendida le 31 mars 2018?
by Paulesimone · 2017-07-29 · 312 replies
qui fait la croisière de Dubai à Yokohama sur le MSC Splendida le 31 mars 2018??
Mode d'emploi du Denali Park en camping-car (Alaska)
by Yaghanhh · 2017-07-24 · 32 replies
Bonjour à tous,

Ma douce, mon fils et moi allons passer 15 jours en Alaska du 1er au 15 mai 2018 , période à la fois à la fois choisie (mai) et imposée (début du mois). Ayant déjà loué avec bonheur un Camper 4x4 en Islande (photo jointe), nous allons cette fois nous tourner vers un C-19 compact, le 4x4 semblant moins pertinent pour l'Alaska. Notre itinéraire, classique, part de et revient à Anchorage, via Homer, Valdez, Seeward... et le Denali Park. S'il a l'air très beau, ce parc naturel semble assez complexe quant à son mode d'emploi. Nous voudrions passer plusieurs jours au camping de la Teklanika River. Mes questions : - Peut-on (doit-on) réserver en ligne ? Pas trouvé le bon lien sur le site officiel, qui parle de téléphone. - Début mai, j'imagine que la route ne sera pas obligatoirement ouverte jusque-là. Si elle ne l'est pas... que pouvons-nous faire ? - Pour les navettes, faut-il réserver aussi ? - Une fois à Tek, peut-on prendre les navettes pour aller plus loin ? Sont-elles payantes ? - Enfin, avez-vous des conseils particuliers pour ce parc ? Merci d'avance et bravo pour ce forum, vraiment riche !

Amicalement, Yaghan

Légende de la photo : "On s'arrête là pour la nuit ?" "Oui, OK"

Survivre au Maroc en août
by Nereya · 2017-07-18 · 51 replies
Bonjour !

Je pars à Marrakech fin juillet et début août, et j'ai d'ores et déjà quelques questions pratiques à poser aux connaisseurs et connaisseuses de ce pays.

1/ Trajet aéroport de Marrakech-centre de ville vers minuit : le bus 19 ne fonctionne pas après 21h. Est-il possible de prendre le bus 11 ? Ou faut-il prendre un taxi ?

2/ Les bureaux de change de l'aéroport sont-ils ouverts la nuit ? Ou faut-il compter sur un bureau de change dans la ville ?

3/ Est-il indispensable de prendre des chambres climatisées pour survivre à la chaleur ?

4/ En terme d'organisation de la journée, à quel moment de la journée faut-il prévoir une "pause" dans les visites pour laisser passer les grosses chaleurs ? Si je prévois un temps de repos ou des visites à l'intérieur de bâtiments entre midi et 16h, ça suffit ?

Merci d'avance pour vos judicieuses remarques !
Une semaine en Égypte
by Minibou37 · 2017-07-08 · 74 replies
Bonjour à tous !

Me revoilà pour mon 7ème carnet de voyage que je débute aujourd'hui. Comme à mon habitude, je vais prendre le temps de vous raconter l'Egypte comme nous l'avons vécus à trois (mon mari, ma sœur et moi), sans tour opérateur, et malgré les "mais c'est pas dangereux comme destination" ou les "oh... moi je n'irais pas là-bas". Je tiens à remercier Brigitte et Katty pour leur aide précieuse qui m'a permis de préparer un voyage à notre image et qui a contenté tout le monde. Je vous laisse découvrir...

J1 - Arrivée au Caire

Nous y sommes allés début mai (à mon avis, la limite pour profiter de l’Egypte… il faisait déjà très très chaud à cette période) à trois : nous deux et ma sœur. Cette nouvelle aventure débute à 8h du matin, le 1er mai (pas de transports en commun) avec une heure de marche pour rejoindre la gare. Il fait plutôt frais en France. Arrivés à l’aéroport de Roissy, nous déjeunons rapidement avant d’embarquer.



Le vol se passe très bien. Après un bon repas, nous survolons Le Caire à travers un épais manteau de pollution et une luminosité toute particulière..



A l’arrivée, nous achetons nos visas et échangeons nos euros contre un matelas de livres égyptiennes ! Le passage de la douane est rapide (il nous manque des photos d’identité pour notre visa mais ça ne semble pas poser de souci particulier… « il y a de quoi faire des photos de l’autre côté »… mouais… !). Lors de la réservation de notre logement, j’avais réservé un chauffeur pour faire le trajet de l’aéroport à l’hôtel. Celui-ci nous attend comme prévu à la sortie de l’aéroport. Il est vraiment très aimable et insiste pour porter mon sac ! Nous embarquons vers 19h30 dans son minibus qui est… comment dire… pas au top de sa forme ! Les sièges bougent, il n’y a pas de ceinture de sécurité à l’arrière…

Bon, soyons honnêtes, le trajet était… horrible, absolument horrible !!!! Nous avons bien failli mourir une dizaine de fois, avons sûrement pris 10 ans d’âge en 1h de trajet… la circulation en Egypte est affreuse, et nous avons sûrement dû tomber sur LE pilote du Caire. En début de trajet, nous demandons à notre chauffeur combien de temps il faut pour rejoindre l’hôtel. Il nous répond « normalement 45min-1h mais si vous voulez on peut mettre une demi-heure »…. « non non, on est en vacances, on n’est pas pressés ». Et nous avons bien fait de lui dire que nous avions le temps… on se demande comment ça aurait été s’il n’avait mis qu’une demi-heure… Pour faire court, il faut s’imaginer sur une 2 x 3 voies (donc une voie rapide), avec des voitures qui doublent à gauche, mais aussi à droite, qui roulent sans limitation de vitesse (du moins c’est l’impression que ça laisse) et qui klaxonnent absolument pour tout : « attention je te double », « attention je vais débouler juste devant toi », « attention tu me gênes bouge de là », « ATTEEEENNNNTIOOONNNNN »… bref le klaxon fait office de klaxon (jusque là normal), de clignotant, de « j’ai pas envie de freiner, bouge »…. Pour rajouter un peu à cette impression de chaos, des dizaines de piétons sont amassés sur la « bande d’arrêt d’urgence » (= la voie la plus à droite quoi !) en attendant qu’un taxi ou qu’un ami vienne les chercher (ou bien discuter sur le bord de la route…!), sans oublier les charrettes tirées par des ânes qui remontent parfois à contre-sens sur cette même « bande d’arrêt d’urgence », ou bien encore les cagettes et autres objets qui tombent de temps en temps du camion surchargé juste devant toi et manquent de finir sur ton pare-brise… En sortant de cette voie rapide, on tombe presque immédiatement sur une « route » secondaire (si on peut appeler ça comme ça) en terre, complètement défoncée et saturée. Bizarrement, on « apprécie » un peu plus cette route qui force notre chauffeur à lever le pied. On découvre la vie nocturne égyptienne : beaucoup de gens sont dehors, les échoppes sont encore ouvertes. On se rend compte également rapidement que la ville est très sale… des déchets, du plastique partout par terre, sur la route, sur les trottoirs, partout, c’est triste. Bref c’est, au sens figuré, un vrai choc qu’on s’est pris en pleine figure que ce premier trajet dans la capitale égyptienne !!! Nous arrivons finalement avec beaucoup de plaisir et de soulagement (!!) à destination après cette affreuse heure de route. Heureusement, ce sera notre seule mauvaise expérience sur les routes égyptiennes, nous aurons des chauffeurs plus calmes les jours suivants. Notre hôte, Thomas, nous accueille chaleureusement avec un thé servi sur la superbe terrasse rooftop… avec vue sur les pyramides !!! Un rêve se réalise ! Elles sont là, juste à nos pieds, majestueuses et magnifiques !



Thomas nous commande à manger et nous installe dans notre appartement avec deux chambres, une cuisine et une salle de bain. En attendant le repas, on observe les animaux qui sont en bas de notre hôtel : des chevaux, des chameaux, des chèvres… On profite un peu du son et lumières qui a lieu tous les soirs aux Pyramides… on est sous le charme ! Nous nous couchons finalement vers minuit, exténués par cette première journée, mais aussi à la fois ravis et étonnés de nous retrouver enfin ici dans ce lieu imaginé tant de fois ! A bientôt pour la suite avec une première journée de visites bien chargée !

Plus de photos et d'infos sur mon blog : Egypte 2017 - J1 : Arrivée au Caire
USA 2017, 40 jours de bonheur ou presque
by Glll2012New · 2017-06-22 · 198 replies
USA Il y a maintenant pas mal de temps (10 jours au début de l'écriture de ce carnet) que nous sommes rentrés et c’est la première fois que cela se produit avec autant d’intensité, nos têtes avec les quelques neurones qui nous restent, nos pensées, nos yeux, nos cœurs, nos … sont restés en arrière. Et ça dure, ça dure ! Pour le moment, impossible de se reconnecter à notre environnement, le voulons-nous seulement ?

Mais comment commencer ce retour, par où, de quelle manière le présenter ?

En réfléchissant, je constate que mes souvenirs se mélangent déjà un peu (est-ce l’âge ou la durée du voyage ?) donc je vais vous la jouer chronologique et je vais prendre mon temps ! Si certains veulent des informations précises plus rapidement, ils peuvent toujours me contacter directement en MP. Vous trouverez le projet d’origine sous : Projet USA: 2017 presque d'Ouest en Est

Quelques rappels :

· 2007 était l’année des grands classiques, · 2012, un mélange de lieux classiques (nouveaux) et de lieux hors circuits, · 2015 peut se résumer à peu de nouveaux lieux classiques et beaucoup de lieux hors circuits,

Que faire en 2017 pour que la surprise et l'émerveillement soit au rendez-vous ? A la base, n’y avait que des nouvelles choses certaines fois dans des endroits connus bien sûr.

Sans rentrer tout de suite dans les détails, nous ferons la traversée des USA d’ouest en est. Pourquoi ce sens : · Comme on n’aime pas les villes, je préfère finir avec La Nouvelle Orléans · Le vol de retour est plus court de la cote est · Je voulais faire Death Valley, Valley of Fire et la région de St George avec une température moins élevée et prenant un risque pour la Louisiane · Et « Laisser les bons temps rouler » en Louisiane avec la fatigue de fin de voyage · Le 2ème conducteur est gratuit en Californie · Et puis il fallait bien choisir un sens

Nous allons donc traverser : la Californie, le Nevada, l’Utah, le Nouveau Mexique, le Texas, la Louisiane et juste faire une intrusion en Arizona et au Colorado.

Le départ se fait d’Yverdon-les-Bains en Suisse le 2 mai avec une petite heure de train jusqu’à l’aéroport de Genève où nous prendrons un premier vol pour Londres puis après pour Los Angeles dans un A380. Le retour se fera depuis La Nouvelle Orléans sur Londres avec un 787 puis direction Genève avec un chaleureux accueil le 11 juin, à notre arrivée, par nos enfants.

Cette fois encore, c’est avec British Airways que nous allons voyager. Pour les longs vols nous avons pris la classe World Traveller Plus, ce qui sur le A380 se concrétise effectivement avec plus de place pour les jambes et sièges plus larges mais sur le 787 les sièges restent aussi étroits qu’en classe économique. Dans les deux cas la zone dans l’avion était plus petite donc moins de mouvement et de bruit. Le rapport qualité/prix reste très bon pour moi.

Pour la voiture, essentiellement pour des raisons de prix, c’est chez Hertz que nous allons, j’y reviendrais plus tard. Les presque 10000km seront assurés par deux conducteurs.

Ceux qui m’ont suivi pendant la phase de préparation ne seront pas surpris par la durée de celle-ci (plus d’une année) et le nombre de variantes que j’ai fait mais quand on est sur le terrain on se rend compte que cela en valait la peine.

Nous allons prendre notre temps, 40 jours de voyage avec chaque jour une visite principale et plus si l’envie est là, si la fatigue le permet, si nos yeux ne sont pas saturés d’images, si … Prendre notre temps, effectivement notre âge (68 ans) ne nous permet plus de rechercher la performance ou la quantité, il nous reste donc la qualité. Notre mot d’ordre reste toujours : « Voir moins, mais mieux »

J’ai oublié de mentionner que nous partons à trois : moi, mon épouse et son frère.

Cette période de voyage est favorable : moins de monde (hors vacances scolaires), prix un peu plus bas, température moins élevée, ... Le voyage est rythmé selon les mêmes principes que les autres fois :

· une limite à environ 400 km de voiture par jour, · un bon déjeuner, un bon souper et entre les deux très léger, · si possible plusieurs nuits dans le même motel et le Check.In en début l’après-midi ce qui permet, après un léger repos, de repartir tous ensemble ou pas, · une bonne alternance dans les thèmes des visites,

Voilà la mise en route, la suite le plus vite possible !
20 jours dans l'Ouest...: La suite de l'histoire
by Brigitte42 · 2017-06-03 · 134 replies
Voici la suite des posts écrits le 31 janvier de cette année , et , en particulier , de celui posté le 18 avril : l'itinéraire que nous avons suivi .

Pour expliquer les petits doutes que nous avions sur sa faisabilité, je rappelle à ceux qui n'ont pas lu les débuts que nous nous n'en sommes pas à notre 1ère expérience dans ce genre de voyage mais que, vu notre âge ( 73 ans bien sonnés , eh oui ! ), nous craignions les soucis liés à cette situation : accumulation de la fatigue et manque de réactivité , ... L'envie de partir, en excluant d'office un circuit organisé, a été la plus forte : voici, au jour le jour, l'histoire de nos 3 semaines . J'insère les noms des hébergements et ceux des restos à conseiller par ville, dans le texte ; il y a eu, comme toujours, des coups de coeur ( nombreux ) et quelques déceptions ; la météo, vous le verrez, n'a pas été à la hauteur de mes espérances !

J1 : vendredi 5 /05 : départ de Bruxelles pour Albuquerque, escale à Atlanta, par Delta Airlines . Sans problèmes, vols bien à l'heure et les bagages ont suivi ! Nous avions pris un supplément non prévu au départ pour la classe Ecoconfort ( 85 € par personne et par trajet ), pour la partie 'vol international ; nous avons trouvé que çà en valait le coût : places plus à l'avant, service soigné avec quelques suppléments inclus, entrée et sortie de l'avion plus rapides et plus de place entre les sièges .

Comme l'escale était LONGUE ( 6 heures ! ; 4 heures étaient prévues au départ mais l'horaire a changé de 10' en 10 '), cela nous a permis de bavarder 2 heures avec notre fils qui vit à Atlanta mais, hélas, de n'arriver à destination que très tard et assez épuisés . Heureusement, la prise de la voiture ( Alamo, par Autoeurope : SUV Nissan Rogue ) a été rapide car nous avions fait le check online et avons pu ' sauter le comptoir ' . L'agent nous proposait une Fiat 50

0 X , refusée bien que très mignonne mais microscopique par rapport aux bagages . Il a téléphoné et fait venir rapidement une Nissan juste nettoyée et qui correspondait à la catégorie choisie .



Hôtel Best Western Rio Grande : T B, spacieux et calme, à proximité de Old Town .
Harcèlement au Maroc: vos avis et expériences?
by Cordulie · 2017-05-04 · 118 replies
Bonjour, Nous avons passés 10 jours au Maroc en avril. Nos conditions de voyage : arrivée en avion à Marrakech, location d'une petite voiture (la moins chère), voyage "nature" (surtout observation des oiseaux) et camping sauvage (petite tente igloo). Circuit effectué : massif du Toubkal dans le Haut Atlas, puis descente plus au sud (par la route 203), ensuite direction Ouarzazate (via la N 10), ensuite on a continué vers l'est (toujours la N10) pour aller dans les Gorges de Todra, la Vallée des Roses, les Gorges du Dadès... Retour vers Ouarzazate et remontée vers Marrakech (N 9) Dernier jour passé à l'est de Marrakech, dans les collines des environs de Sidi-Rahal (route 210). Nous avons adoré les paysages, même si la lumière était épouvantable et peu propice à la belle photo de paysage (une espèce de brume poussiéreuse en permanence) Nous avons eu de chouettes contacts avec quelques Marocains, mais , la plupart du temps nous avons été sans cesse harcelés ! Que ce soit pour essayer de nous faire acheter des bijoux, des fossiles, des pierres ou pour nous demander de l'argent, des stylos ou des bonbons ! C'était épuisant ! Nous avions eu l'impression de passer nos journées à fuir... Où que nous allions, même en rase campagne, enfants ou adultes arrivaient pour nous solliciter ! Nous avions beau refuser, ils insistaient... Il n'y a que le dernier jour, passé à l'est de Marrakech que nous avons été tranquilles.... Avez-vous vécu la même chose ? Que faire ? Comment réagir ? Nous avions peut-être mal choisi notre itinéraire ? Notre dernière journée, passée dans un coin sans aucun touriste, me fait penser qu'il faut éviter tous les "beaux coins " réputés et donc fréquentés par les touristes ? Touristes qui ne sont d'ailleurs sans doute pas sans responsabilité dans cet état de fait ? J'avoue que malgré la beauté de ce pays et la gentillesse de ses habitants (ceux qui ne harcèlent pas ), nous hésitons à retourner au Maroc...
L'Algérie: un pays très sale
by Biman · 2017-05-01 · 105 replies
Je suis Français d’origine algérienne et je suis venu visiter l’Algérie: je peux vous dire que la réalité dépasse l’entendement ! Je n’ai jamais vu un pays aussi sale… Vous trouvez des détritus partout: dans les villes, dans les campagnes, dans les forêts (du moins celles qui n’ont pas été rasées), le long des routes nationales… Bref, même si on réquisitionnait l’armée américaine, on en viendrai pas à bout.

Les rares ordures qui sont collectées finissent dans des décharges à ciel ouvert et sont brulées quotidiennement, dégageant des odeurs et fumées pestilentielles qui auront tôt ou tard des conséquence sur la santé des populations environnantes. Je ne comprends pas l’état algérien qui construit des autoroutes, des mosquées géantes alors que la priorité est l’hygiène et la protection de l’environnement! Comment les Algériens peuvent-ils accepter de vivre comme des rats au milieu des gravats et des ordures ? Comment se fait-il aussi que les télés étrangères ne parlent pas de ce phénomène ? J’ai vu récemment le reportage d’arthus Bertrand et j’ai bien ri : l’Algérie est un beau pays mais seulement vu de très haut… Le comble, c’est que les Algériens se targuent d’être plus ‘propres’ que les Occidentaux sous prétexte qu’ils sont musulmans et qu’ils font leurs ablutions 5 fois par jour ! Affligeant…
Compte rendu croisière Japon au départ de Shanghai, RCCL, avril 2017
by Reglisse68 · 2017-04-30 · 35 replies
Voici le compte rendu d'une croisière à bord du Mariner of the Seas (compagnie Royal Caribbean), effectuée du 14 au 19 avril 2017 au départ de Shanghai. Nous sommes restés deux nuits à Shanghai avant d’embarquer.

Les escales sont les suivantes : - SHANGHAI (Chine) - en mer - FUKUOKA (Japon) - KUMAMOTO(Japon) - en mer - SHANGHAI (Chine)

Je souhaite préciser que cet itinéraire n’était pas celui que nous avions réservé initialement (Shanghai, Jeju island, Busan, Kumamoto, en mer, Shanghai) mais cinq semaines avant le départ la Royal Caribbean a modifié l’itinéraire et a supprimé les deux escales coréennes et en a rajouté une au Japon…

Le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui comme nous préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant raisonnable côté budget ! Bien entendu la compagnie propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort. Vous trouverez aussi des informations sur le bateau en lui-même.

Le compte rendu est organisé par partie : - explication sur l’exemption de visa pour la chine (le fameux 144h !), - précisions sur l'avant croisière et nos 2 jours de visite sur Shanghai, - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - la dernière journée de visite sur Shanghai, - le retour, - une partie budget. Bien entendu ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.

Des sites internet très utiles pour préparer son voyage : - Google maps permet d’avoir des plans, permet de planifier ses trajets en métro (entre l’aéroport et l’hôtel par exemple ou entre l’aéroport et le port ou les choses intéressantes à visiter) - cruisemapper permet de situer l’emplacement du port, car avant de prévoir quoi voir il faut encore savoir où se situe le bateau ! - benenofukuoka est le blog d’une française habitant à Fukuoka. Son site est une réelle pépite pour Fukuoka mais aussi pour Kumamoto. - nishitetsu est le site officiel des transports pour Fukuoka , vous y trouverez les horaires et plan pour le bus et le train notamment en anglais.

🙂L’EXEMPTION DE VISA DE 144H POUR SHANGHAI

Voilà ce qui nous a empêché de dormir pendant plusieurs nuits… ! En version simplifié, un passager de croisière a le droit de bénéficier d’une exemption de visa d’une durée de 144h s’il vient d’un pays A (la France) et que sa destination finale est un pays B (le Japon ici), il est considéré en transit à Shanghai. Depuis janvier 2016 cette exemption a été allongée en durée (72h à 144h) et détail important elle ne concerne plus seulement les passagers prenant l’avion mais aussi les croisiéristes. Vous devez avoir sur vous impérativement la facture ou votre carnet de bord mentionnant l’itinéraire du bateau ainsi que les billets d’avion retour en version papier.

Cette exemption étant récente, personne n’est vraiment au courant… Voilà ce qui pour nous à alimenter la peur d’être refoulés à l’embarquement à Nice (comme j’avais pu lire sur certains témoignages !). Nous avons contacté Air France par mail (jamais de réponse) puis par téléphone (comment perdre 8€ pour rien) pour finalement entendre qu’ils n’étaient pas responsables si on n’avait pas de visa et qu’ils ne vendaient pas de billet de bateau… La compagnie aérienne China Eastern line n’était pas au courant non plus (compagnie aérienne basée à Shanghai quand même… !). L’ambassade de Chine est injoignable par téléphone ni par mail… L’ambassade de France à Shanghai n’a pas d’adresse mail ! Royal Caribbean m’a vaguement répondu que si l’immigration nous laissait passer, eux n’exigeait pas d’autres documents, bien entendu ils n’ont pas voulu me fournir un document écrit. J’ai lu sur des forums que d’autres compagnies de croisière exigent toujours des visas alors vérifiez bien avant de réserver vu le montant du visa pour la Chine et la démarche pas vraiment simple pour l’obtenir si on habite loin de Paris… Finalement, je vais rassurer ceux qui ne dorment pas depuis plusieurs nuits ou hésitent à réserver une croisière Royal Caribbean ou leur vol… Pour prouver nos droits, nous avions imprimé plusieurs documents attestant de cette exemption de visa (l’alliance skyteam dont air France et china eastern font partie, ministère des affaires étrangères, le site officiel du tourisme de Shanghai, et surtout l’immigration de Shanghai :
http://sh-immigration.gov.cn/listPageEn.aspx?lx=40&id=4421 ). En fait nous n’avons pas eu besoin de les montrer.

Jour J, une nuit de plus à ne pas dormir, la fameuse peur que le réveil ne sonne pas… et toujours ce fichu visa ! Départ depuis Nice et là grande surprise, personne au comptoir d’Air France… Nous nous enregistrons donc sur des machines 2h avant le départ. On ne s’attendait pas à ça ! On retrouvera nos valises directement à Shanghai même si nous faisons escale à Paris. On passe comme d’habitude les contrôles et on se retrouve dans l’avion… Ni contents, ni rassurés car cette histoire d’exemption nous trotte toujours dans la tête… Concrètement juste avant l’arrivée à Shanghai, on nous a donné un formulaire dans l’avion qui finalement ne sert à rien de compléter. En sortant de l’avion, dans le hall, et avant de prendre vos valises, vous aller passer l’immigration. Un guichet tout à droite est spécialement prévu et bien indiqué en gros « 24h,144h transit ». Il n’y a pas foule ! Vous vous présentez à ce guichet en montrant la facture du bateau avec l’itinéraire. Dans notre cas on a aussi montré la facture de l’hôtel pour expliquer qu’on restait 2 nuits sur place avant de prendre le bateau. Ils parlent anglais et comprennent mais prennent bien le temps de lire tous les documents qu’on donne. Le douanier nous donne un papier bleu à remplir par personne. Et oh miracle (ceux qui cherchent des informations à ce sujet comprendront pourquoi j’écris « oh miracle » !) on obtient le fameux stickers collé sur notre passeport qui nous autorise à rester sur Shanghai pendant 6 jours. La procédure est un peu longue car ils ont photocopié les documents de la croisière et nos passeports. Derrière nous il y avait un couple de français qui prenait le quantum qui partait le jour même et eux ils ont obtenu un visa de transit de 24h gratuitement aussi.

🙂PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE (vols, visite de Shanghai sur 2 jours complets, trajet jusqu’au port)

Départ le mardi 11 avril à 8h depuis Nice. Vol effectué sur Air France en deux fois : Nice-Paris puis Paris-Shanghai, sans changement d’aéroport. Nous nous étions gardés 3h30 d’escale à Paris pour pouvoir tranquillement changer de terminal et surtout ne pas être pris au dépourvu si on nous modifiait les horaires de vol (ce qui a été le cas mais de 5 minutes alors rien de bien grave !). Rien à redire concernant Air France, repas correct, oreiller et couverture pour le long courrier, film en français… Arrivée à Shanghai à 7h55 le matin du mercredi 12 avril.

Arrivé à l’aéroport, après avoir passé l’immigration puis récupéré nos valises, nous sommes partis à la recherche d’un ATM pour sortir de l’argent. Pour donner une indication, car cela est variable selon les banques, on a retiré 411€ et on a perdu 15€ de frais. On a comparé et c’est bien plus avantageux que de changer sur place (aéroport ou même en ville d’ailleurs). Après cela dépend de votre banque et du montant retiré car c’est un part fixe plus un pourcentage du montant retiré.

Nous avons effectué le trajet entre l’aéroport et l’hôtel en maglev (train magnétique roulant à 431km/h !) puis métro. On a acheté un one day pass avec maglev (environ 7€50 par personne) pour pouvoir faire un trajet en maglev puis en illimité pour le métro pendant 24h (et pas jusqu’à minuit, réellement 24h à partir du moment où on le valide). Vous pouvez aussi acheter un one day pass sans maglev (1€65 envrion par personne). Se déplacer en métro est facile, par contre il scanne les sacs à dos et valise à chaque station donc on perd 2 minutes mais rien de bien méchant. Côté fréquentation, parfois c’est presque vide, parfois il ne faut pas être agoraphobe ! Tout dépend de l’heure et de la station de métro.

Nous avons choisi l’hotel phoenix situé 17 South Yunnan Road, Near east yan`an Road, Huangpu. 97€ pour deux nuits sans petit déjeuner. L’hôtel a un bon rapport qualité prix, chambre propre, non fumeur. Il est idéalement placé pour visiter le yu-garden, le bund, à 5min du métro ! Situé dans une rue avec beaucoup de petits restaurants dont un communiquant avec l’hôtel (avec images pour choisir ce qu’on mange!) et une supérette au coin de la rue (parfait pour l’eau notamment). Rue très calme pour dormir. C’est simple et efficace et très très bien placé surtout. Quartier où on s’est senti en sécurité. Gros point positif, notre vol arrivant à 8h nous avons aussi sélectionné cet hôtel pour le fait de pouvoir déposer les valises dès 10h, et pareil le jour du départ on pouvait les laisser jusqu’à 12h pour pouvoir visiter un peu avant de prendre le chemin du port…

😏Jour 1 : SHANGHAI

Le programme de la journée était le suivant : visiter le jardin Yu garden, traverser le pont avec des angles, voir le temple du dieu de la ville, marcher le long du Bund, marcher sur Nanjing road puis revenir à l’hôtel en métro, faire une petite sieste (obligatoire après plus de 16h de trajet), puis voir le bund de nuit.

météo : beau et chaud, un ciel sans nuage ! Au soleil en manches courtes, à l’ombre on sortait le petit gilet polaire…Parfait pour faire du tourisme.

Après avoir déposé nos valises à l’hôtel vers 10h, nous avons marché jusqu’au quartier du Yu garden. C’est un endroit très touristique qui concentre beaucoup de petits commerces pour touristes, le jardin traditionnel et le temple du dieu de la ville. Nous avons visité le temple (10 rmb), joli mais pas très grand finalement, parfait pour commencer notre périple asiatique. Nous avons ensuite traversé la foule pour apercevoir le pont avec les angles droits, impossible à traverser tellement il était bondé… Le Yu garden (40 rmb soit 5€30) était plus calme. Le jardin est très joli, vraiment inhabituel pour nous, très vaste, un véritable labyrinthe. On a bien dû mettre 1h pour le visiter. Nous avons ensuite mangé dans un petit restaurant, avec des photos et des prix affichés clairement. Pour 60rmb à deux (8€), ce n’était pas cher pour un lieu si touristique.

Depuis le jardin, direction le bund. La ligne de métro n’étant pas à côté, nous avons marché pendant un très long moment tout le long de la yuangpu river. On s’est posé devant la fameuse vue de Shanghai : le Bund ! Puis nous avons marché sur nanjing road qui est une immense rue commerçante où l’on retrouve les grandes marques internationales (peu d’intérêt à nos yeux mais de toute façon c’était le chemin du retour à l’hôtel). Nous avons pris le métro (pour une station !) pour revenir à l’hôtel.

Vers 17h nous étions à l’hôtel pour pouvoir se reposer un petit peu afin de pouvoir ressortir à la tombée de la nuit.

Un peu plus reposés, nous sommes repartis vers le Bund à pied, puis nous avons à nouveau marché sur nanjing road. La nuit c’est différent. Le Bund est magique de nuit comme de jour. Pour notre première soirée nous avons mangé au restaurant de l’hôtel, très bon et pas cher et super copieux ! Environ 50 rmb (6€60) pour nous 2. Heureusement qu’on n’avait plus que 2 étages à monter car après avoir mangé pour quatre, on n’aurait pas pu traverser toute la ville !

bilan de notre journée: Une première journée riche en découverte, entre tradition (temple et jardin) et modernité (la vue du Bund et la nanjing road). Et le plaisir de manger local en plus !

😏jour 2 : SHANGHAI

Le programme de la journée était le suivant : visiter le village d’eauZhujiajiao donné pour 1h de bus depuis Shanghai, revenir sur Shanghai pour visiter les temples Longhua et Jing’an (finalement pas visité par manque de temps) puis se promener dans l’ancienne concession française.

météo : beau et chaud, comme le jour précédent ! Un vrai régal…

Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner au lit rapide nous sommes partis à la recherche de l’arrêt de bus (à 15 minutes à pied de l’hôtel). Premier défi de la journée car c’est un bus que seuls les locaux prennent, sans numéro. L’arrêt de bus se situe près de l’intersection de la rue Pu'an et de la rue Jinling mais sur la rue Pu’an (côté parc). Le bus est rose et part toutes les 30 minutes (de 6h à 21h). Voici le nom de la ligne : Huzhu Express Line: HuZhu GaoSu KuaiXian 沪朱高速快线. Le billet de bus coute 12 rmb (envrion 1€60) par personne et par trajet, la personne demande le paiement pendant le trajet. Nous avons attrapé celui de 8h en courant un peu comme des sauvages car au début nous n’étions pas sur la bonne rue et les contrôleurs d’un autre bus nous ont montré qu’on devait revenir sur nos pas et tourner ! Heureusement que j’avais le nom de la ligne en chinois pour pouvoir leur montrer… Il restait deux places dans le bus, juste parfait pour nous ! Le bus était rempli par les locaux, ils nous ont regardés comme deux extra-terrestres… Le papy à côté de mon mari a essayé d’entamer la conversation en chinois, il nous a montré des photos du village d’eau, a pris nos documents pour les regarder. Drôlement curieux mais pas méchant. 1h30 plus tard nous arrivons, il s’agit du terminal du bus (il fait d’autres arrêts avant), impossible de se tromper. Il faut suivre la sortie piétonne, traverser la route, aller vers la gauche puis sur la droite en direction du parking pour les voitures. Tourner à gauche en longeant les petits commerces puis la première à droite, vous trouverez l’office du tourisme de Zhujiajiao sur votre droite. Surtout ne pas trop les déranger trop tôt, car quand j’y suis rentrée elles étaient trois, les trois plongées sur leur smartphone. Pour visiter le village vous avez plusieurs options. Soit tout faire en marchant, soit acheter un pass (3 pass possibles à différents prix pour pouvoir accéder à plus ou moins de lieux). Il vous donne une carte si vous choisissez un pass payant. Si vous voulez visiter simplement en deux ou trois heures en déambulant tranquillement je vous conseille d’imprimer une carte avant de partir ! Il y a bien une carte affichée à côté de l’office du tourisme mais elle n’est pas terrible côté précision. Finalement on continue notre chemin en suivant un peu les locaux et 5 minutes après nous sommes au pied du plus grand pont, le symbole souvent pris en photo. Le site en lui-même est assez étendu et si vous marchez un peu en dehors des quelques rues commerçantes principales comme nous (pour voir la véritable vie locale), il faut bien compter 3h pour visiter ce village encore habité. C’est une petite Venise chinoise où vous ne ferez sans doute pas les meilleurs affaires côté commerce mais vous avez l’embarras du choix (alimentaire, cosmétique, tissu, bazar…). Vous pouvez aussi faire un tour en barque.

Nous avons mangé dans un petit restaurant musulman situé en face du terminal des bus. En fait ce qui a attiré notre regard c’est que quelqu’un étirait la pâte pour faire (on a compris ensuite) des nouilles, on s’est arrêté pour regarder et finalement on est entré pour manger, là au moins ce n’était pas pour les touristes ! On est monté à l’étage, même avec des photos on avait bien du mal à savoir ce qu’on allait manger alors on a entamé la conversation avec notre voisin de table qui parlait anglais. C’est en demandant quel plat il fallait demander pour avoir des nouilles et de la viande qu’on a su que c’était un restaurant musulman (j’ai mis les pieds dans le plat en demandant s’il y avait du porc… je ne pouvais pas deviner !). On a pris un potage tout simple et un plat en sauce avec des nouilles et de l’agneau, le tout pour 25 rmb (soit 3€40 pour deux) ! Un vrai régal ! Dans le potage les nouilles étaient très fines, dans le plat plus épaisses, délicieuses dans les deux cas, et très copieux. On conseille, on envoie même la photo du restaurant si vous êtes intéressés, car c’était vraiment délicieux et à un prix défiant toute concurrence.

Vers 13h nous avons pris le bus en sens inverse, retour vers Shanghai. Seul petit problème, tous les bus présents dans le terminal étaient roses et aucun n’avait le nom qui correspondait à ce que j’avais sur mon papier… alors on a dû demander aux passagers en montrant le nom en chinois avant de trouver le bon bus (pas de conducteurs au volant avant le départ). C’est le système D…! Le trajet a duré 1h40, c’est très embouteillé sauf en pleine ville où c’est presque vide et extrêmement silencieux (voitures et scooters électriques pour la plupart). C’est dangereux quand on traverse, il faut bien ouvrir les yeux et ne pas se fier aux bruits…

Vu l’heure de retour et en sachant que les temples ferment à 16h30 ou 17h nous ne pouvions plus visiter les deux temples, nous avons choisi de voir le plus authentique (d’après les commentaires dans les guides touristiques) : Longhua. Nous avons pris le métro (one day pass à 18 rmb soit 2€40 par personne) pour environ 45 minutes de trajet. Se déplacer en métro ne coute quasiment rien, surtout qu’on utilisera ce même pass pour aller jusqu’au port le lendemain !

15h30 c’est le début de la visite du temple. On y restera 1h. Le lieu est grand et désert, parfait pour les photos ! C’est un joli temple arboré, la pagode à l’entrée est splendide tout comme la grande porte. On change d’univers en traversant les nuages d’encens à l’entrée. Le prix est de 10rmb (1€30).

On reprend le métro pour se diriger vers l’ancienne concession française. On marchera 2h entre Yan’an road et l’arrêt de métro Xintiandi en passant par Fuxing park. Les rues sont arborées ce qui donne du charme à ce quartier. On y trouve une partie avec des petits commerces hauts de gamme puis autour de l’arrêt de métro un grand centre commercial luxueux (sauf au sous-sol où on a un petit super marché haut de gamme tout de même). Quartier sans grand intérêt à nos yeux. Il y a la possibilité de voir ce grand quartier à vélo, d’ailleurs on peut visiter Shanghai entièrement à vélo car il y a des vélos en location dans toutes les rues, les vélos sont récents. Après il ne faut pas avoir peur du danger…

Nous rentrons en métro à l’hôtel, et nous cherchons un restaurant pour diner. On mangera finalement dans la rue de l’hôtel, dans un petit restaurant où de nombreux chinois font la queue (c’est souvent bon signe !). Le cuisinier fait frire sur le trottoir des tranches de porc pané dans une immense friteuse (très propre par contre). En fait il faut d’abord payer (soit en espèce soit en scannant un code avec son smartphone), on récupère un jeton puis on fait la queue. Quand on est arrivé à la caisse très sommaire le jeune homme nous a montré des photos de plusieurs plats, on a choisi le porc pané avec du riz « rice vegetable » et j’ai montré des raviolis (dumpling). Depuis la veille on voyait un peu partout des personnes en train de les farcir puis de les former alors on voulait gouter. On ne savait pas trop s’ils allaient arriver frits ou en bouillon, et finalement c’était en bouillon, peu gouteux, bon mais pas transcendant, tout dépend de la farce en fait. Le porc pané était très bon et croustillant, le riz est arrivé avec des légumes asiatiques cuisinés sautés, très bon et équilibré, et une fois encore super copieux pour les deux plats et pour pas cher.

bilan de notre journée: Une deuxième journée superbe. Le village d’eau est très joli et authentique si on se donne la peine d’aller plus loin que les rues très touristiques, le lieu a beaucoup de charme. Le temple Longhua est lui aussi très beau, bien plus vaste et plus vert que le temple vu la veille (du dieu de la ville). La partie concession française est inutile à voir (ce n’est que notre avis bien sûr). On a aussi pris beaucoup de plaisir à déguster des plats traditionnels comme les nouilles notamment.

😏jour 3 : SHANGHAI + embarquement à bord du Mariner of the seas

Au programme aujourd’hui : visite rapide du musée de Shanghai, changer des rmb en monnaie japonaise, se rendre au port pour embarquer.

météo : encore beau et chaud, vraiment idéal !

Petit déjeuner pris, en route pour le musée de Shanghai, à pied depuis l’hôtel… Encore une fois la situation de l’hôtel était vraiment parfaite. Le musée ouvre à 9h et est gratuit. On vous conseille d’attendre du côté de la fontaine car il y a beaucoup moins de monde qu’à l’entrée principale située exactement à l’opposé. En 1h nous avons visité le musée en entier d’un pas normal mais sans lire toutes les étiquettes non plus…. Le musée est intéressant, la partie concernant l’écriture est magnifique. Vous trouverez un plan en français au rez de chaussée.

Direction la bank of china, située pas très loin, car les taux étaient très bas pour convertir des yuans en yen japonais. Pour vous donner une idée, on a transformé 869 rmb en 14 000 yen, on a perdu 0€65… pour environ 115€ ! C’est juste un peu long, environ 20 minutes car ils photocopient le passeport et demande beaucoup d’information et la personne avait du mal car on n’avait pas d’adresse à lui donner vu qu’on prenait le bateau le jour même.

10h15 Retour à l’hôtel, on récupère nos valises et c’est parti pour le métro. Le trajet par google map est donné pour un peu moins de 2h. Ligne 8 puis ligne 3 jusqu’à Baoyang road. Au fur et à mesure on récupère du monde avec des valises, tout le monde va au port ! A la sortie du métro, sur votre gauche à côté du parking à scooter et vélo vous avez un arrêt de bus. Il s’agit d’un bus local qui récupère tous les passagers et qui va jusqu’à l’entrée du port. On a bien attenu 25 minutes avant qu��il n’arrive, et autant vous dire qu’il faut faire vite pour descendre du métro sinon vous attendrez le suivant. Le trajet coute 2 rmb (25c, la ruine !) à payer en entrant dans le bus. En arrivant au port, il faudra trainer les valises sur 1km environ, en marchant sur le côté gauche du pont.

12h30 c’est l’arrivée devant le bateau. Il y a des chinois partout, ça court, ça parle fort, ça se bouscule… On est loin de l’américain civilisé ! Sans vouloir faire de cliché bien sûr. On dépose nos valises puis on cherche où doit-on s’enregistrer. En fait on traverse d’abord un petit bâtiment plein à craquer mais qui semble ne pas nous concerner, on a cru comprendre que ce sont des bureaux non permanents des agences de voyage du coin qui ont vendu la croisière (beaucoup de chinois portent les colliers avec le nom des agences dessus). Finalement on se dirige vers la file pour les membres qui passent en priorité (on est membres emerald) et là on se retrouve coincé derrière une mamie en fauteuil roulant, en fait toute la famille veut embarquer en priorité avec elle (plutôt que de faire 2h d’attente on peut comprendre) donc ça hurle pour passer en force… Un membre du personnel nous prend en charge en voyant notre tête d’européen et nos papiers de réservation et nous amène directement au comptoir d’enregistrement. Je ne suis pas spécialement pour les privilèges mais là pour le coup passer devant tout le monde on a apprécié car le bâtiment était vraiment rempli ! On comprend pourquoi ils construisent deux autres énormes bâtiments (peut-être d’autres terminaux plus adaptés ?). Finalement on nous demande comme d’habitude nos passeports, mais aussi plus étonnant nos billets d’avion retour. On nous fait une photocopie des passeports en nous expliquant que c’est pour le Japon. On nous donne nos sea pass et c’est parti pour l’immigration. A nouveau on doit remplir un papier pour quitter la chine, ils inscrivent la date de départ sur le 144h obtenu à l’aéroport. La procédure est longue, ils observent minutieusement les billets d’avion retour. Oui oui, promis on quitte la Chine… ! On monte sur la passerelle, ultime contrôle, le personnel prendra des photos de nos billets d’avion retour puis vérifiera encore notre 144h… et nos passeports sont confisqués, et enfin nous voilà à bord ! Soulagement, c’est le début de « la suite des vacances »… ! Pour information il existe pour ceux qui arrivent le jour même, une navette Royal Caribbean entre l’aéroport et le port.

A peine arrivés à bord, nous déposons nos sacs à dos et allons directement à la salle à manger pour savoir où est notre table pour le restaurant du soir. En temps normal le numéro est inscrit sur la sea pass et ils essaient autant que possible de faire par langue, donc entre francophones. La salle est vide, on déambule et on rencontre finalement un responsable de salle qui nous dit que sur cette croisière les tables ne sont pas attribuées et qu’il faut venir à 20h pour choisir sa table… On revit alors la cohue de l’embarquement et on se dit « non ça risque d’être trop le bazar… » On tente alors un étage plus haut et on rencontre un autre chef de salle qui vient tout de suite nous voir. On lui dit qu’on ne parle pas chinois (il aurait pu s’en douter…) et qu’on souhaiterait une table pour deux, on lui explique également qu’il y a deux ans nous étions déjà à bord du Mariner of the seas et qu’on était sur une petite table pour deux, vraiment parfaite, située au pont 3 dans une petite salle… Qui ne tente rien n’a rien ! Et il nous regarde avec un grand sourire, et nous répond « ok no problem ! » et on descend pour noter le numéro de table sur notre sea pass. En ressortant de la salle on s’aperçoit alors que cette petite salle est réservée aux personnes qui ont des suites… ce qui n’est pas notre cas ! On ne sait pas si ce geste a été fait car on a une tête d’européen ou s’il a vu sur notre sea pass qu’on était membres emerald (je les avais dans les mains).

On monte alors au windjammer pour se restaurer. Le buffet est plein mais on trouve encore deux places. C’est copieux, très variés, très orientés asiatique pour certains plats (ce qui nous convient mais qui peut déplaire si on n’aime pas). On retrouve les classiques : hot dog, hamburger, frites, des plats en sauce, un morceau de bœuf grillé à la découpe, des crudités, des salades, des desserts, des fruits, du pain…

Après midi farniente…et installation dans notre modeste cabine !

Le lendemain, premier jour en mer, est très appréciable après nos visites sur Shanghai, un jour à rien faire cela repose un peu. Pour ceux qui arrivent le jour même, le premier jour en mer doit également être apprécié pour se remettre des 7h de décalage horaire avec le Japon (6h avec Shanghai). Le temps est vraiment brumeux, on ne voit pas la mer depuis le pont 12… !

🙂LES ESCALES

😏FUKUOKA 7h00 - 19h00 Le bateau est amarré en pleine ville, c’est difficile de faire mieux pour visiter par soi-même !

météo : beau et chaud, un ciel toujours sans nuage ! Encore une superbe journée.

Au programme de la journée : visiter Dazaifu dont deux de ses temples (Komyozenji et Tenmangu), rentrer sur Fukuoka pour visiter les ruines du château situées dans le parc Mazairu , le jardin japonais situé dans le parc Ohori et le parc en lui-même puis visiter les temples Tôchôji, Shôfukuji et Jotenji situés à Fukuoka.

Après un bon petit déjeuner (interdiction de sortir autre chose d’un point de vue alimentaire que des bouteilles d’eau du bateau en débarquant au Japon), nous descendons les escaliers tranquillement en direction de la sortie. Un membre d’équipage placé devant les escaliers nous arrête et nous demande si nous sommes des passagers… On trouve la question étrange mais finalement on explique que oui et que nous souhaitons descendre du bateau, elle nous laisse passer.

Nous débarquons du bateau en premier, nous rentrons dans le terminal d’un pas déterminé. On nous prend la température : 34°C pour mon mari, 35°C pour moi, l’officier a bien vu que son thermomètre a un petit problème mais il nous laisse passer ! On nous colle une grosse étiquette au dos de la photocopie du passeport (à faire chez soi, ou à demander à l’embarquement à Shanghai). Puis finalement on nous donne deux chaises et on nous demande d’attendre. En fait les japonais qui sortent du bateau d’une manière définitive sont prioritaires donc on attend sagement… Personne ne passera devant nous, en voyant les chinois arriver en masse, on demande alors si nous pouvons passer et on nous dit que oui. Finalement on passe officiellement l’immigration, les sacs sont fouillés.

Il faut savoir que pour pouvoir sortir du bateau à Kumamoto il est impératif de passer l’immigration à Fukuoka (avant 9h de mémoire) car pour le moment (projet en cours d’après les explications d’un membre d’équipage) à Kumamoto il n’y a pas de bâtiment pour l’immigration, on descend directement sur le quai.

Nous sortons du bâtiment vers 7h30 et nous cherchons où acheter les pass pour la journée (bus et métro illimités + un aller-retour en train). Il faut sortir du bâtiment, longer le parking du bus et rentrer dans le bâtiment situé à votre droite en sortant du bateau.

A l’accueil, ils vendent des pass à la journée (soit que bus et métro illimités à 820Y ,6€75, soit bus et métro illimités + un trajet aller-retour en train pour visiter le site de Dazaifu à 1340Y, 11€ environ) mais aussi des tickets à l’unité. Il faut bien faire le calcul avant d’acheter le one-day pass pour vérifier que c’est rentable, dans notre cas il a été largement amorti. Le trajet simple pour se faire déposer au centre ville coute 190Y. Le train pour aller à Dazaifu coute 800Y aller-retour. Le choix du pass se justifie pas le prix mais aussi par la simplicité d’utilisation, il faut simplement montrer au chauffeur du bus, ou au personnel avant d’accéder au quai (métro ou train). Pas besoin de manipuler de la monnaie à chaque fois qu’on sort du bus (on entre par le milieu du bus, on sort devant et on paie en sortant).

On prend donc le bus pour aller jusqu’à Tenjin Kita. Pendant le trajet nous discutons avec deux chinoises qui descendent elles aussi du bateau et veulent aller à Dazaifu mais ne savent pas comment faire, du coup on fait le voyage à 4. On a bien rigolé car elles pensaient qu’on était des danseurs sur le bateau (la veille il y a avait un superbe spectacle avec des danseurs et des chanteurs de type européen). A quatre nous cherchons la gare puis les quais. La gare est immense (boutiques, restaurants, arrêt de métro, quais pour les trains…) et est organisée sur plusieurs niveaux. Tout est bien indiqué en anglais et avec des petits dessins. Par contre pour facilement identifier le bon train et le bon quai on a utilisé les horaires car c’était la seule chose d’écrite qu’on pouvait comprendre ! Le trajet en train dure 35 minutes et il y a un changement à faire, c’est bien indiqué si on a pris le temps avant d’identifier la bonne ligne. Il faut savoir qu’il y a trois types de train qui font le trajet entre la gare et dazaifu (avec plus ou moins d’arrêt).

Arrivés sur place, nous traversons la rue commerçante de Dazaifu. On observe les stands qui font les fameux petits beignets fourrés à la pâte de haricot rouge sucrée. Un beignet coute 120Y (1€), c’est bon et vraiment différent de ce qu’on mange habituellement. Il y a beaucoup de stand et beaucoup de monde sur le site en lui-même. Sur le site il y a beaucoup de temple, plus ou moins grands. Nous avions décidé de voir les deux principaux : le Komyozenji et le Tenmangu. Le deuxième est le plus grand et le plus connu. Vous traverserez trois ponts pour le visiter, c’est très joli. Le komyozenji est plus petit et nous n’avons pu voir que le petit jardin minéral situé à l’entrée, le temple étant réservé à la prière le jour où nous y étions (un dimanche). Nous avons pris la peine de marcher un peu à l’arrière du Tenmangu pour aller jusqu’à un petit temple situé dans les hauteurs (20 minutes de marche). Nous sommes passés sous les célèbres portes rouges japonaises à travers la forêt, c’était désert… comme si la foule ne visitait que le Tenmangu. Après avoir visité les deux temples, nous sommes redescendus et nous avons marché jusqu’au petit parc d’attraction attiré par la musique… Nous nous sommes posés à regarder un magnifique spectacle de danse de différentes écoles. Les tenues étaient superbes et colorées. Cela devait être un évènement important car il y avait même des équipes de télévision. Rester au soleil était difficile tellement il faisait chaud…

Avant de rentrer à Fukuoka nous avons pris le temps de déguster un beignet fourré à la viande à 270Y, 2€22 (voir le site de benefukuoka pour avoir l’adresse exacte du restaurant car il n’est pas dans la rue principale mais un tout petit peu en retrait). C’était très bon, un peu délicat à déguster avec les baguettes par contre !

Retour à Fukuoka en train, après avoir regardé une autre représentation, dans la rue commerçante cette fois-ci (il y avait plusieurs endroits où les gens dansaient). C’était magnifique !

A la gare nous avons pris le métro pour aller jusqu’aux parcs Ohori et Mazairu qui sont l’un à côté de l’autre, toujours en montrant notre pass avant d’accéder au quai.

Les ruines du château ne sont pas immenses mais la porte encore entière laisse imaginer la taille du château qui existait avant. Nous nous sommes posés un moment sous les prunus encore en fleurs parmi les japonais qui finissaient leur pique-nique.

A 14h nous avons ensuite visité le jardin japonais situé au bout du lac du parc Ohori. L’entrée est à 240Y (1€97) par personne mais on n’a payé moins (on a payé le tarif groupe, va savoir pourquoi…). Il est petit mais très joli. Nous avons eu la chance d’assister à des séances photos de mariage en tenue traditionnelle. Les deux mariées étaient très belles. Le fait de venir un dimanche permet de voir les gens « vivrent ». Le parc ferme à 17h.Il faut compter 30 minutes pour visiter ce joli jardin voire plus si vous faites des photos.

Dans ce parc Ohori il y a aussi le musée d’art mais qui est fermé jusqu’en 2018.

Nous avons ensuite traversé le lac avant de rejoindre la station de métro. C’était drôle de voir les pédalos en forme de cygne… Vu l’heure nous avions encore le temps de visiter les temples Tochigi, Shôfukuji et Jotenji. Nous avons donc repris le métro jusqu’à l’arrêt Gion.

Le temple Tôchôji est juste en face de vous en sortant du métro. Avec sa belle pagode rouge vous ne pouvez pas le rater. La pagode est magnifique, il y a aussi un petit jardin japonais dans l’enceinte du temple. C’est gratuit et il ferme à 17h. Vous pouvez monter à l’étage pour voir un très grand bouddha.

Le temple Shôfukuji est situé à 5 minutes à pied de l’autre. C’est un style différent, beaucoup plus ancien, gratuit et toujours ouvert. Le parc est arboré et désert… C’est apaisant et très joli.

Enfin, 5 minutes de marche encore, et nous arrivons au temple Jotenji. Il s’agit d’un grand temple et de plusieurs plus petits. Certains sont fermés au public mais on peut voir en passant la tête un beau jardin minéral. Il n’y a personne, c’est très joli et apaisant.

Encore 5 minutes de marche et nous avons fait une boucle, retour à l’arrêt de métro Gion. Nous marchons en direction du port (attention ça roule à gauche !) pour trouver l’arrêt de bus qui nous emmènera jusqu’au bateau. Si vous êtes motivés et encore en forme vous pouvez aussi marcher, vous êtes à 2km du port presque toujours en ligne droite !

bilan de notre journée à terre : Une journée bien remplie et pourtant sans se presser ! Jamais nous n’aurions imaginé pouvoir visiter les 3 temples de Fukuoka en fin d’après-midi… Beaucoup de découverte, rien de redondant… On ne regrette pas le voyage jusqu’à Dazaifu, l’escale étant longue, ça vaut le coup !

😏KUMAMOTO 8h00 – 20h00

Le bateau est à quai au port de Yatsushiro. C’est à environ 40km de Kumamoto.

météo : pluie, pluie et pluie… une météo peu propice aux visites, mais bon on fera avec… Et encore on s’estime chanceux car les plus grosses averses seront quand nous sommes dans les transports en commun (train puis tram plus tard dans la journée !).

Au programme de la journée : prendre le taxi puis le train pour rejoindre Kumamoto, monter au 14ème étage de la mairie, faire le tour du château, visiter le jardin japonais suizenji, déambuler dans le centre commercial shimotori pas loin du château, rentrer au port.

L’heure de sortie autorisée était donnée pour 8h30. A 8h15 nous étions déjà prêts alors on descend les escaliers puis on se dit de toute façon on attendra chacun notre tour avant de pouvoir descendre du bateau. Et en fait, tout comme la veille, personne ne nous arrête. On se retrouve nez à nez avec l’immigration japonaise montée à bord pour faire les contrôles (car il n’y a pas de bâtiments, on descend directement sur le quai). Ils n’ont pas fini d’installer les tables alors on attend tranquillement. Quelqu’un nous aperçoit et toujours la même question, est ce que vous êtes des passagers ? Toujours la même chose, on explique que oui et qu’on veut simplement descendre. On a le droit à une fouille minutieuse (ils ont même ouvert le porte-monnaie de mon mari !). Je demande à un japonais de m’écrire le nom du port en japonais (pour pouvoir montrer au taxi le soir pour rentrer).

Pour rejoindre Kumamoto rapidement mais en limitant nos dépenses nous avions fait le choix de prendre le taxi jusqu’à la gare de shin-yatsushiro puis de prendre le train jusqu’à Kumamoto. Le prix du taxi entre le port et la gare est d’environ 3000Y (soit 25€ les 15 minutes). Il existe une navette gratuite qui vous prend au port et marque plusieurs arrêts dont le temple de la ville de Yatsushiro, le centre-ville et un grand centre commercial situé en dehors de la ville. Les navettes partent toutes les 30 minutes mais n’étaient pas en service avant 9h. Elles ne passent pas par la gare… On la prendra le soir pour éviter de repayer 25€ de taxi. En rentrant dans le taxi on vous donne un petit papier où il est écrit en anglais, chinois, japonais « je suis un passager de croisière, ramenez moi au port de Yatsushiro s’il vous plait ».

Arrivés à la gare un peu avant 9h, nous tombons sur les artistes qui avaient fait leur show la veille sur le bateau, un duo de comique anglo-japonais excellents ! On discute 5 minutes car le spectacle était vraiment délirant et ils nous expliquent qu’ils prennent le shinkansen.

On se pose quelques minutes pour réfléchir au problème du retour, on rentre dans l’office du tourisme situé dans la gare. Ils sont très gentils et nous donnent les horaires des trains, de la navette gratuite et le plan de la ville en anglais. Le soir on rentrera donc en s’arrêtant à l’arrêt de train suivant puis on marchera jusqu’au centre-ville puis on prendra la navette gratuite. Un peu long mais 100% gratuit…

En attendant, il faut déjà prendre le train local. Il faut compter 5€30 (650Y) par personne par trajet pour rejoindre Kumamoto. Si vous prenez le shinkansen c’est environ 20€ par personne et par trajet, mais c’est plus rapide. Les quais sont totalement isolés alors nous n’avons pas eu la chance de le voir sauf à travers des grilles perforées. Par contre plus loin on a pu voir un entrepôt de shinkansen, il y en avait des dizaines...

Bref, 9h45 nous arrivons à Kumamoto. Il pleut des cordes, nous regardons dans les petites boutiques dans la gare pour voir le prix d’un parapluie… On hésite car après faut se le trainer toute la journée, on regarde dehors et il ne pleut plus une goutte ! Les averses commencent et s’arrêtent aussi rapidement…On aura droit à ce phénomène météorologique plusieurs fois dans la journée.

On achète donc notre pass pour le tram dans la gare puis on sort. Le prix d’un trajet en tram est de 170Y, le pass illimité coute 500Y. L’arrêt de tram est facile à trouver, il est en face de la gare. 15 minutes après nous sortons du tram et nous montons au quatorzième et dernier étage de la mairie pour avoir une superbe vue sur le château sinistré. Cela peut sembler bizarre de rentrer dans un bâtiment administratif mais on a le droit. La vue est belle et cela vaut le détour car prendre de la hauteur est la seule façon de voir l’ensemble du site.

En sortant de la mairie nous faisons le tour du château en suivant les douves. Depuis le tremblement de terre d’avril 2016, la visite est limitée. On peut faire le tour du château mais on ne pénètre pas à l’intérieur. Tout est devenu gratuit par contre. Le tour du château prend une bonne heure et permet d’apprécier la vue sur les différents bâtiments encore entiers ou sur les ruines, c’est impressionnant de voir des murs entiers totalement éventrés… Les travaux sont estimés pour environ 20 ans et on comprend pourquoi en voyant l’ampleur des dégâts ! Malgré le tremblement de terre, la visite du château est un incontournable, il reste majestueux et impressionnant par sa taille. Heureusement il n’a pas plu pendant cette visite… Vous trouverez sur le site de benenofukuoka une carte du château avec les différents points de vue pour faire des photos.

Pendant le tour vous aurez l’occasion de voir deux petits temples. Le deuxième en bas du château était désert, la visite se fait en 5 minutes mais c’est agréable de le faire seuls.

Nous reprenons le tram en direction du suizenji garden. C’est un jardin japonais touristique, le deuxième incontournable de la ville. Il est beau et vallonné. Il y a une représentation du mont Fuji et un bel étang. Le prix est de 400Y par personne (3€20 environ). Il faut compter 1h dans le jardin pour visiter tranquillement. Même sous la pluie nous y sommes restés 1h… !

13h30 Nous reprenons le tram B et nous nous arrêtons à Torichosuji Station. C’est une belle rue commerçante couverte. On découvre les boutiques spécialisées dans le karaoké. C’est drôle et décalé pour nous. On cherche un petit restaurant local pour manger, le petit déjeuner commence à dater…. Finalement on mangera dans un bon petit restaurant, très propre, et très bon. On a mangé 5 raviolis grillés, du riz et du porc mariné et un bouillon avec des nouilles (des ramens) pour environ 8€. En fait ils faisaient de la publicité au milieu de la rue couverte et on s’est dit pourquoi pas, on a pris les coupons, on a eu du mal à trouver l’endroit mais cela en valait la peine ! Ils proposaient une carte avec des images, rien en anglais mais l’un des serveurs parlait anglais. On s’est débrouillé comme on pouvait, le serveur était adorable. Une très bonne adresse. Pareil on peut donner l’adresse si jamais…

15h, on se dirige vers la gare en tram. On reprend les billets mais cette fois-ci jusqu’à l’arrêt de train principal Yatsushiro. C’est un peu plus cher. C’est la ligne Kagoshima. Les gens attendent en ligne bien sagement rangés sur le quai. Je dérange avec un grand sourire notre voisine de devant en lui montrant notre billet pour être certains de bien monter dans le bon train… Tous les trains que nous avons pris au Japon étaient ponctuels !

Arrivés à Yatsushiro, nous marcherons environ 30 minutes (presque toujours tout droit) avant de trouver l’arrêt de la navette gratuite situé en face du temple. Nous avons traversé la ville et la rue commerçante, tout était désert, c’est vraiment un endroit où il n’y a rien à voir à part ce joli temple (enfin vu de l’extérieur car vu qu’il pleuvait à nouveau beaucoup nous sommes restés bien gentiment assis à l’arrêt de bus). Nous avons attendu environ 30 minutes car une des navettes a été annulée… Heureusement qu’on avait nos vestes de pluie car certains chinois en short et sandales devaient sacrément avoir froids.

Un peu avant 17h, la navette arrive, enfin ! Vu l’heure on décide alors de s’arrêter au centre commercial desservi par la navette pour voir si on trouve des petits souvenirs et utiliser nos derniers yens japonais. Nous y resterons 1h, c’est en réalité un supermarché et une bonne vingtaine de boutiques. Nous avons été très surpris en marchant dans le supermarché car forcément les produits ne sont pas les mêmes que chez nous. C’est vraiment dépaysant. Ils vendent par exemple des baguettes d’apprentissage pour apprendre aux enfants à manger avec des baguettes. Forcément chez nous ça serait plus compliqué à trouver… Une heure plus tard et quelques souvenirs achetés à l’effigie du Kumamon (un ours noir mignon emblématique de Kumamoto) nous attendons la navette. Manque de chance, elle est complète, nous devons patienter 30 minutes de plus dans le froid… Nous prendrons donc la dernière navette, puis nous roulons en direction du port. Nous sommes fatigués car la journée a été belle mais éreintante sous la pluie… Arrivés au port on découvre une bonne quinzaine de bus qui attendent chacun leur tout pour décharger les gens en excursion. Il pleut des cordes donc tout le monde reste dans les bus. Notre chauffeur explique que lui c’est la navette gratuite et qu’en gros il ne veut pas vraiment attendre 2h sur le quai et il double tout le monde… et nous dépose devant le bateau. On a eu de la chance d’avoir un chauffeur un peu gonflé !

bilan de notre journée à terre : Encore une belle journée ! Les différents éléments du château sont impressionnants, le jardin était beau, le repas excellent ! Même si la météo n’était pas avec nous, nous n’avons eu aucun regret d’aller jusqu’à Kumamoto car à Yatsushiro il n’y avait pas de quoi occuper toute la journée… C’est notre impression et aussi celles des deux chinoises qui avaient été à Dazaifu la veille avec nous, qu’on a retrouvé le soir même dans le bateau et qui étaient très déçus de ne pas avoir pris le train pour aller jusqu’à Kumamoto avec nous.

Les 2 escales sont vraiment intéressantes et permettent la découverte de sites très variés. Entre les temples, les parcs, les jardins et le château, tout se complète parfaitement et donne un joli petit aperçu rapide du Japon.

🙂DETAILS SUR LE BATEAU

Côté restauration...

Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : surtout testé au petit déjeuner et une fois à midi le premier jour à Shanghai. La nourriture est variée, on trouve de chaque côté du buffet un endroit spécialisé asiatique (le nom de ce buffet est Jade). Vous avez des croissants, du beurre, des confitures, des muffins, de la viennoiserie, du jambon, du bacon, des pommes de terres paillasson, des crudités, des fromages en tranche, des fruits, des yaourts, du lait en brick, du lait chaud, du chocolat au lait (sur demande !)… Bref beaucoup de choix et vous rajouter à ça des nouilles, du riz sautés, des bouillons, des marmites entières d’œufs durs ! On a remarqué quelque chose d’amusant, les chinois se jettent sur les laitages (yaourts et briquettes de lait) et les œufs durs au petit déjeuner. Ils doivent rire en voyant nos croissants…Chacun ses habitudes. Pour les habitués, ne chercher pas des english muffins, il n’y en n’a pas au départ de Shanghai. Et si vous voulez des baggles il faut les demander là où ils grillent le pain. Ils sont bien cachés !

- salle de restaurant : La carte du menu (en anglais mais avec des images) a changé. On trouve au choix 5 entrées, puis 4 plats non asiatiques puis 4 plats asiatiques. La carte des desserts comprend 4 desserts et des sorbets et glaces. On a retrouvé certaines entrées, les escargots notamment et certains plats qu’on avait déjà eus à bord d’autres bateaux de la même compagnie comme la souris d’agneau au romarin avec de la purée et des petits légumes. Pareil pour les desserts, on a retrouvé la crème brulée à la banane et le soufflé au chocolat et sa sauce au capuccino… Nous avons très bien mangé. Tous les soirs parmi les quatre plats non asiatique il y avait toujours un plat de pâtes avec des sauces variées.

- Lors de nos journées en mer, nous avons été mangés au Johnny rockets pour le déjeuner. En fait on paie 6.95$ par personne et on peut manger tout ce que l’on veut. Les hamburgers sont très bons, les frites et les oignons frits aussi. Le super sundae au chocolat… miam, un délice aussi ! La tarte aux pommes et à la canelle également ! Heureusement qu’on marche toujours beaucoup dans la journée et qu’on ne prend presque jamais les ascenseurs… ! Il y a juste un détail qui nous a fait sourire, comme il y a deux ans d’ailleurs, le personnel asiatique ne « colle » toujours pas par rapport à l’ambiance américaine du restaurant… ! Un autre détail, le restaurant était presque vide, on a mangé avec des officiers ou du personnel non asiatique pour les deux repas. Notre serveuse nous a expliqué que les chinoises voulaient garder la ligne et ne pas habituer les enfants à manger ce genre de nourriture. Du coup c’était super calme… ! Contrairement au windjammer les jours en mer qui était pris d’assaut…

2.Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même et cette croisière s’y prête vraiment ! Nous n’avons pas acheté d’excursions proposées par la compagnie Royal Caribbean. Je ne peux donc pas juger de la qualité.

Par contre à bord il n’y avait que 3 excursions proposées à la vente, c’est très peu : - 4h de visite à Fukuoka pour voir un temple, le jardin japonais du parc ohori, la tour de Fukuoka, 89$ - 4h de visite à Kumamoto pour voir un parc situé à côté du château et le suizenji garden, 99$ - 4h de visite à Shanghai puis ils vous déposent soit à l’hôtel soit à l’aéroport 75$.

Avant de partir il faut savoir qu’en réservant depuis le site américain j’avais vu qu’il proposait aussi à Fukuoka une excursion qui allait à Dazaifu, environ 100€ par personne mais apparemment elle n’était pas à la vente depuis le bateau.

J’ai gardé le descriptif en anglais des excursions, si quelqu’un le veut, dites le moi et j’envoie.

3.Côté spectacles... Nous avons assisté à plusieurs spectacles à bord du mariner of the seas, en général à 21h15, tous de très bonne qualité voire excellente !

Pour la première fois depuis qu’on voyage avec cette compagnie on a vu qu’il vendait un spectacle payant, pas cher (9$) mais pour le principe je préfère le dire. C’est un spectacle de cirque sur glace, il y a eu plusieurs représentations pendant les deux jours en mer. Nous n’y avons pas assisté.

On a vu un duo de comiques sans parole. On a vraiment beaucoup rigolé. Les chinois participent beaucoup plus que les européens pendant ce genre de spectacle. Pour vous donner une idée, un moment un des artistes prend une chaussure d’un passager et la renifle et fait semblant de montrer qu’elle ne sent pas bon, le passager s’est levé et lui a envoyé l’autre chaussure sur scène (par chance pas dans la tête !). Le comique anglais (rencontré à la gare) nous a expliqué qu’il adorait faire ses spectacles en Asie justement pour cette interaction avec le public chinois. Excellent show.

On a aussi vu un spectacle de danseurs et chanteurs qui restent sur le bateau. Beau spectacle, divertissant, vivant, coloré. Les décors sont travaillés.

On a assisté également à un concert au violon mais après 5 minutes nous avons quitté la salle de spectacle, trop fatigués pour vraiment en profiter. L’artiste n’est pas en cause… !

Enfin nous avons vu un spectacle d’un illusionniste chinois. Il était simplement impressionnant… ! Avec toujours la même question sans réponse : mais comment il fait… ? C’était scotchant ! Excellent show également.

4.Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! Mais tenté sur un autre bateau de la même compagnie et c’est vraiment sympa surtout un jour en mer ! Pour le coup avec la brume épaisse et le vent le premier jour en mer il ne devait pas y avoir grand monde… - piste de marche et course : pas utilisée ! Ni par nous ni par les autres d’une manière générale, faut bien avouer que le premier jour en mer on ne voyait pas l’autre bout du bateau tellement il y avait de la brume (la corne de brume a sonné toute la journée !) et pareil l’après-midi du deuxième jour en mer… - piscine du solarium : pas testée mais il y a toujours une personne qui surveille ce qui est agréable pour éviter les enfants turbulents… - jacuzzi : beau et grand mais pas testés non plus - terrain de golf : testé avec un énorme vent, juste pour le fun ! - terrain de basket : pas testé ! Mais utilisé à chaque fois que nous sommes passés pas loin.

Une petite remarque concernant la bibliothèque, elle a été transformée en pharmacie japonaise. C’est assez drôle car les étiquettes indiquant les langues des livres sont encore en place…

5.Le bateau en lui-même et quelques ressentis... en vrac !

Bateau assez grand avec beaucoup d’endroit pour se poser (sans forcément voir la mer par contre). La promenade intérieure reste agréable quand le temps est maussade. On a pris plaisir à faire quelques tours sur le pont extérieur tout en haut même avec un grand vent.

Aucun problème pour prendre des serviettes et avoir un transat de libre mais en même temps vu le temps cela se comprend…

Pour les personnes parlant peu ou mal anglais, il y a à l’accueil un tunisien qui s’appelle Idi et qui parle français. Il est très gentil, on l’avait rencontré il y a deux ans à bord du même bateau. Il y a aussi un indou toujours à l’accueil qui lui aussi parle français. Vous trouverez aussi quelques mauriciens surtout au niveau des cabines. Le journal de bord est en mandarin ou anglais, par défaut on prendra l’anglais. C’est la première fois qu’on a la carte du restaurant en anglais mais avec les images c’est tout à fait compréhensible si vous ne parlez pas un anglais irréprochable.

Les chinois sont assez calmes à bord. Sauf le premier jour où ils se pressent tous pour déposer 150$ sur leur compte à bord sinon ils ne peuvent pas débarquer du bateau au Japon (cette mesure ne concerne pas les gens qui ont enregistré une carte de crédit à bord). En fait un officier nous a expliqué qu’ils avaient été obligé de mettre cette procédure en place à cause de passagers chinois qui un jour d’escale étaient volontairement restés au Japon et n’étaient donc pas remontés à bord.

On voudrait en profiter pour dire qu’à de nombreuses reprises on a pu constater deux choses : - en ayant une tête d’européen, le personnel « non asiatique » vient vers nous avec le sourire pour nous demander si on a besoin de quelque chose ou tout simplement pour discuter (le dernier soir je me suis retrouvée à discuter en anglais avec un brésilien qui m’expliquait que c’était son compagnon qui faisait le rôle du policier sur la passerelle pendant la chanson YMCA), comme s’ils étaient contents de voir d’autres personnes que des chinois. Un autre exemple, un jour on attendait à la réception, il y avait au moins une vingtaine de personnes devant nous, et un membre du personnel (non asiatique) est venu directement me voir pour savoir ce qu’il pouvait faire pour nous. - en ayant une tête d’européen, l’ensemble du personnel asiatique a plutôt tendance à fuir (les photographes nous ont évités à plusieurs reprises, pareil pour les personnes qui font de la publicité pour les restaurants payants…) Ce ne sont que des ressentis bien sûr et on ne souhaite pas généraliser à l’ensemble du personnel qui peu importe sa nationalité est toujours assez souriant et efficace.

Enfin lors de la soirée habillée, nous étions presque les seuls à s’être habillés pour l’occasion. On s’est fait regarder comme deux ovnis en tenue de soirée ! A côté ne nous dans la salle de restaurant un homme était en short et en basket, sur un autre bateau il ne serait pas rentrés dans cette tenue là je pense…

Les chinois voyagent beaucoup en famille, alors il y avait beaucoup d’enfants à bord et beaucoup de personnes d’un âge avancé.

En partant de Kumamoto le commandant a fait une annonce en expliquant que la météo serait mauvaise pour la nuit, que le bateau était prévu pour naviguer sur une mer déchainée mais qu’on pouvait ressentir des secousses. Il a annoncé des creux de 3 à 6 mètres de hauteur, c’est légèrement anxiogène pour s’endormir tranquillement ! En fait cette nuit-là c’est vrai, le bateau a bien bougé. Mais rien d’insurmontable pour autant. Entre la brume et la houle, il devait y avoir du monde à la passerelle… !

Dernière chose, les chinois d’une manière générale achètent beaucoup de choses pendant les escales (couches pour bébé, produits de beauté, produits panasonic…) du coup le soir les contrôles à bord sont assez longs vu qu’ils scannent toutes les marchandises.

🙂DEBARQUEMENT Etant membres emerald on est censé sortir après les passagers en suite et avant tous les autres du coup, et finalement ça a été un peu la cohue car beaucoup de personnes n’ont pas respectés les lieux de rdv et les horaires qui vont avec… Gros problème d’organisation et manque de personnel pour gérer la porte de sortie.

Nous avions fait le choix de garder une valise pour pouvoir sortir du bateau avec. Nous avons placé l’autre valise devant la porte avant 22h comme demandé. Nous avons été récupérés nos passeports la veille du débarquement. Une seule personne peut aller chercher tous les passeports pour la cabine à condition d’avoir toutes les seapass.

A l’immigration en sortant du bateau on nous a demandé nos billets d’avion retour et de remplir une demande pour une exemption de visa de 144h puis finalement en lisant le document elle s’est aperçue que nous reprenions l’avion dans la nuit donc que nous n’avions pas d’hôtel donc elle nous a fait remplir les documents pour l’exemption de 24h. Notre vol étant à 00h05. Ce qui veut aussi dire que vous pouvez avoir deux exemptions de visa de 144h !

Pour sortir du port il existe une navette gratuite (free shuttle bus) qui vous dépose jusqu’à l’arrêt de métro de la ligne 3. On prend la navette, il faut porter ces valises dans le bus (pas pratique du tout car ce n’est pas un bus de ville et ils n’ouvrent pas les soutes!). 15 minutes après nous étions déposés à l’arrêt de métro.

De nombreux taxis attendent si vous préférez cette option.

🙂DERNIER JOUR DE VISITE DE SHANGHAI

Au programme de ce dernier jour : déposer les valises en consigne à la gare, visiter le temple Zenhru, visiter le marché aux fleurs, visiter le temple du bouddha de jade et voir le quartier artistique M50. Reprendre nos valises puis partir à l’aéroport en métro.

Il a déjà fallu acheter un one day pass métro à la station (2€22 par personne pour un pass illimité pour le métro).

Arrivés à la gare (assez grande, les couloirs sont interminables surtout en trainant les deux grosses valises !), nous avons cherchés des consignes. J’avais lu qu’il fallait compter envion 10 rmb sur plusieurs forums. J’ai demandé à un premier endroit il voulait 60 rmb pour les deux valises, j’ai demandé à un deuxième endroit il voulait 100 rmb pour les deux valises. Finalement après négociation on a payé 50rmb pour les deux grandes valises. Les consignes se trouvent à l’extérieur du batiment principal mais facilement repérable. Je pense qu’on aurait pu payer moins cher mais on ne voulait pas perdre une heure pour gagner au final 2€.

Le temple Zenhru est facilement accessible en métro, l’arrêt de métro s’appelle même zenhru temple… Il n’est absolument pas touristique et on traverse un petit quartier beaucoup plus populaire qu’au centre-ville de Shanghai pour y accéder. Si je ne devais choisir qu’un seul temple, je prendrai sans hésiter celui-là. Il est authentique mais ne chercher pas le rouge, ici les rubans sont jaunes… Sa pagode est belle et haute. Les bonsaïs sont magnifiques, le temple est grand et fleuris. On voit les appartements des moines au-dessus des salles de prières.

Caojiadu flower market est notre prochain arrêt, nous reprenons le métro pour rejoindre ce fameux marché aux fleurs. C’est un grand bâtiment où de nombreux marchands proposent leurs fleurs. Des vraies, des fausses, des cailloux, des milliers de petites plantes grasses, des compositions de roses pour les hôtels ou les réceptions, des tournesols géants, des bambous du bonheur… un rayon entier pour les aquariums, et des orchidées partout ! Un arrêt qui sort des sentiers classiques de visite mais qui mérite le détour ! Autant le dire nous étions presque les seuls non-chinois dans le bâtiment mais c’est vraiment unique ! Et là on se dit mais pourquoi on ne peut pas ramener quelques petites plantes grasses en France…quel dommage!

On reprend le métro en direction cette fois-ci du temple du bouddha de jade. Il est 13h30 et nous commençons à avoir faim. On regarde un peu les restaurants à la sortie du métro et on voit quelqu’un manger dans un bol en fonte posé dans un panier en osier, un plat très appétissant. On s’approche, on regarde les dessins, un peu les prix. Allez hop on rentre. Personne ne parle anglais, les dessins sont peu explicites… Je montre un plat en essayant au moins de savoir la viande qu’il y a dedans (des abats ou du poulet ?) et finalement le cuisinier part en cuisine pour revenir avec du porc mariné en tranche cru. On part sur ça puis une autre marmite avec du poulet. On nous donne deux bols de bouillon, qu’on n’a pas commandé mais bon on les mange. Très gouteux ! Puis arrivent les deux marmites avec de la salade, du riz, de la sauce soja au fond, la viande mariné… Très bon pour les deux mais celle au poulet est quasi immangeable tellement c’est piquant ! Les cuisiniers mangent à côté de nous, c’est la fin du service et nous font gouter des pommes de terre super fondante en sauce qu’ils ont dans leur plat, ils sont vraiment curieux et sympathiques. On a remarqué par contre qu’ils ne proposent jamais à boire de manière systématique, que ça soit à Shanghai ou au Japon. Les gens rentrent souvent avec leur boisson. Je ne sais pas si c’est que dans les petits restaurants pour les locaux ou si c’est une pratique généralisée ou si c’est parce qu’on a déjà du mal à se faire comprendre ne parlant pas chinois…

On marche ensuite, le ventre plein, vers le temple du bouddha de jade. L’entrée est de 20rmb par personne. Il y a plusieurs bâtiments, c’est en partie en chantier. C’est joli mais sans plus par rapport à Zenhru. Et surtout c’est rempli de groupes de touristes en voyage organisé. Les deux bouddhas taillés dans le jade sont somptueux par contre.

On marche alors vers le quartier artistique M50. Peut-être est-ce lié au fait que la plupart des galeries soient situées dans les étages mais nous n’arrivons pas à nous motiver à y entrer… On en visitera deux mais cette rencontre artistique est plutôt un raté. Le quartier est plus tourné « bon chic bon genre ». On s’arrête pour observer des tagueurs en pleine action.

On repart ensuite vers la gare en métro pour reprendre nos valises. On reprendra ensuite le métro , toujours avec nos pass, jusqu’à l’aéroport (sans maglev vu qu’on a le temps). Le trajet retour de la gare jusqu’à l’aéroport semble interminable. Sur la ligne 2 si vous la prenez pour aller à l’aéroport comme nous, il faut savoir qu’à une station il faut sortir du métro et prendre le métro situé sur le quai en face. C’est très bien indiqué en chinois et en anglais.

Bilan de la journée : une dernière et belle journée sous le soleil ! Seul le quartier M50 n’a pas été intéressant à nos yeux. Le temple Zenhru et le marché aux fleurs ont été deux coups de cœur !

🙂LE RETOUR 20h nous arrivons enfin à l’aéroport, avec 4h d’avance. Nous déposons nos valises et nous déambulons dans l’aéroport en attendant que le temps passe… !

Nous rencontrons alors l’équipe de l’émission Turbo (M6) qui est venue faire son reportage pour le salon de l’automobile de Shanghai. Mon mari étant passionné d’automobiles nous discutons quelques minutes tous ensemble, ils rentrent eux aussi en France. Ils sont super sympas et très abordables. Ils prennent le vol juste avant nous.

Nos deux vols pour Paris partent avec 30 minutes d’écart, on attend sagement l’heure H… Dernier clin d’œil automobile, monsieur Alain Prost qui passe à deux mètres de nous juste avant l’embarquement… ! C’est une belle façon de finir ses vacances.

17h10 de trajet au total… Effectué sur China eastern line pour le Shanghai-Paris puis sur air France pour Paris-Nice. Entre Paris et Shanghai il y avait peu de films en français proposés, sinon confort classique. Nourriture convenable. Des turbulences pendant tout le trajet entre Shanghai et Paris m’ont sacrément dérangé… On a eu droit à être désinfecté juste avant notre arrivée à Paris : une hôtesse passe avec un aérosol dans tout l’avion et pulvérise au plafond. Alors quand on a mal dormi, plié en deux dans son siège, qu’à moitié réveillé on entend vaguement que le commandant annonce que les masques à oxygène peuvent tomber et qu’on est secoué à cause des turbulences, bonjour le réveil !

🙂BUDGET La croisière nous a couté 921€ pour deux avec les pourboires.

Le vol Nice- Shanghai via Paris (sans changer d’aéroport !) nous a couté 870€ pour deux adultes aller-retour. Attention de nombreux vols sont proposés avec changement d’aéroport à Paris. Il faut savoir qu’on a payé moins cher un Nice-Shanghai que si on avait pris un Paris-Shanghai.

L’ensemble des excursions, les transports, les deux nuits d’hôtel à Shanghai, tous les repas en dehors du bateau, les quelques souvenirs achetés sur place, nous ont couté environ 310€.

Tout compris on est autour de 2100€ pour 10 jours de dépaysement total et des vacances inoubliables.

Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !

Une dernière information gourmande, si jamais vous êtes à la recherche d’un endroit sympa pour manger pas loin du port, j’ai plusieurs adresses données par notre serveuse chinoise qui m’a expliqué que les membres du personnel chinois pendant les escales à Shanghai allaient manger dans ces restaurants, le centre-ville étant trop éloigné.
MSC Fantasia: retour de Dubaï, mars 2017... vu de la 15009
by Cristianh · 2017-04-17 · 143 replies
Coucou,

Nous étions 17 couples de " VF " a vivre avec foi, la discussion : - " transat gènes Dubaï " , ouverte par Nathalie en juillet 2015 . - 1 319 interventions, 10 164 affichages ...un beau " truc " ... une seule chose manquait : - .... le vrai départ !

ET La : ... en ce temps la : - 24 ieme jour du mois de mars , MSC dit a ces disciples , 😛 ... l' heure est venue de me suivre, et aux autorités : - " laissez venir a moi ces petits voyageurs " 😊 ... ( oui, j' écris cela le jour de Pâques, j' adapte... 😇 ) Peu étaient déjà sur la terre promise ( 🤪 ) a Dubaï, tous les autres : - dans le mouvement, comme dans une grande aspiration. ... Et qui dit aspiration: - sous entend : - vent ! ... Et il y en eu : - pour ceux qui partaient de Nice, comme pour les autres, de Paris. Oui, vent et pluie, ... mais pas comme d' habitude : chez nous, .. mais la bas : - a Dubaï !! avec des effets sur les plannings de vols déjà chargés : - une arrivée tardive engendrant un re-décollage .... encore plus en retard.

Notre : A 380, de Paris se présenta avec 2 h de retard, face a la salle d' embarquement ou mijotaient une dizaine de couples MSC. Quelques détails de bagages avaient permis de faire connaissance ... avant les comptoirs, dans l' angoisse du choix de sièges " impossible " sur internet ou ailleurs. Phénomène évoqué, ici, en son temps. Heureusement pour tous, MSC avait quand même réagit a la pression de quelques agences ( je pense ) et avait, du coup, placé tout le monde, 10 couples, tant qu' ils y étaient ... bien!

Pour l' anecdote, : ce fut la première fois que je vécu un atterrissage d' A 380, avec remise des gaz, juste au moment de toucher le sol, ( et ça pousse !!! ) avec virage a gauche ... bien marqué, et " rabe " de balade la haut. Le tout, sans petit déjeuné, ( malgré le retard ) .... que nous aurions tous pris : -" dans la G...le ", a n' en pas douter au regard des turbulences.

Nos Niçois, ne dérogeaient point : - PAf, pour 2 heures de retard au départ , et re- PAF, pour l' attente avant de se poser, a faire la toupie au dessus des nuages la haut et la bas. Gros avantage pour eux : décollage prévu vers 14 h, ils devaient bénéficier d' une nuit a l' Hôtel a Dubaï, dès leur arrivée dans la soirée, avant d' embarquer le lendemain matin sur le bateau. Résultats : - Mes informateurs arrivèrent dans leurs chambres vers 5 ou 6 h du matin, ... pour en repartir vers 9 ! ( 😏 .... oh pardon ! )

Les formalités du débarquement, le transfert au terminal fut ordinaire, l' immensité de salles offrant une aisance toute relative, au regard des chicanes obligatoires des procédures. Une mention particulière, car j' estime la devoir, a COSTA, qui accueillait ses passagers " quasi " a la sortie de l' avion, pour les acheminer, " ensemble ", derrière la pancarte " Costa Néo-Rivièra " a un poste de contrôle spécifique ouvert pour la circonstance. ( Bon , des fois, : - Il y a peut être des gens MSC qui lisent le forum ???? .... tant qu' a faire !!! .... Ah , il y avait aussi " des Costa " a Roissy, avant les comptoirs d' enregistrements .... hein ... ! ... Passons ... )

La découverte de Dubaï sous la pluie ( même pas chaude ) dans un " gris opaque " bien installé partout, donne une vision étrange et inattendue. La moiteur en ajoute un peu a la descente du car.

Le terminal croisière se résumera, pour nous, a un immense salle, ou les panneaux directionnels ne gâchent pas l' harmonie sans caractère qui règne. Nous cherchons le point YC. A force de marcher vers ... rien, nous découvrons un enclos ... si si, bordé de cordons rouges sur balustres qui vont bien avec. Le sigle convoité apparaît en même temps qu' un parcage astucieux de passagers désabusés ( ou fatigués ) devant un espace libre a tapis rouge. ... vous pourriez accédez a l' endroit sous les ovations d' un public en délire, si ces derniers a avaient réalisé le beau " plantage " de l' accueil made MSC a Dubaï. Certains membres de cet honorable forum se devinent, se supposent, et sont présentés les uns aux autres, via .... une part importante de hasard et d' informations furtives. Nous avons le temps, il ne se passe ... pas grand chose.

Sans se perdre dans les détails, j' estime que c' est la plus mauvaise organisation du genre, pour ce qui me concerne. Les valises ont été lâchées a l' aéroport ... OK ! .... mais l' enregistrement, en partie :- " sous les ovations du public ", en partie : - la haut a la conciergerie, est la plus désordonnées de mes souvenirs ( YC ). Le pompon, avec mention spéciale du jury , est la " montée " sur le bateau depuis le quai, ou, un groupe important attend .... sous la pluie, ( et pas un crachin de chez nous ), que ces Messieurs de la sécurité veuillent bien accéder a votre requête d' embarquement SANS " Cruise Card ", ... puisqu ' avec la méthode COSTA, elle est sur votre lit ... et que ces personnages sont en charge de la vérification des papiers ( en 5 ou 6 langues ) que viennent de passer au crible " les ceusses " du terminal. C' est long, idiot , il pleut, et cela commence a bien faire.

Je profite d' un défaut dans cette organisation, ... sans faille et obligatoire, pour me laisser guider par un maître des lieux, au ton affirmé comme il convient, vers l' étape suivante : - la photo ( qui sera sur la carte ) . Nous sommes, mon épouse et moi dirigés sans hésitation vers des files créées dans l' atrium: Bella Fantastica Auréa... Ma " mine de moi pas savoir " sur le visage ( ma meilleure .. ( souvent vrai d' ailleurs ) ) le relais est passé avec autorité a une collègue .... qui le regarde, désolé pour lui, mais gentille avec nous : Les YC n' ont pas a être envoyé la !! Un membre du forum se laissera photographier gentiment, avant que l' autorité ne s' aperçoive du cafouillage ( coucou Monsieur Cat74, c ' est bien toi ? )

La conciergerie recolle les morceaux, les arrivées " par paquets " ne facilitent pas son rôle, mais nous sommes dans une ambiance totalement différente, le confort feutré, le calme, le service l' amabilité, ..... nous y sommes, et il n' y pas photo ( ... a si : - la il y en a une, tant pis ).

Nous achevons notre enregistrement pour ces 18 prochains jours, par : .... les fameuses cartes bancaires ! .... le clou du spectacle : - parfait en fait !!!! conclusion : les cartes a " débit immédiat " se gèrent sur le bateau comme des espèces : - vous versez, vous régularisez suivant les besoins, et le dernier soir : régularisation... sans gros problèmes aux YC, ils s' occupent de tout. Les cartes a " débit différé " anciennes ou neuves avec la mention crédit , fonctionnent comme avant quand vous enregistriez votre carte.

Nous découvrons alors notre espace : - .... hummm ... et, en plus, notre majordome nous reconnait, nous avons vécu 3 transats en même temps, il se souvient, nous rappelle des détails ... et oui, il a raison. Sur ce voyage, il est Notre majordome, il est tout a fait dans son personnage, stylé, avenant ( voir la galette - J 4 ) et possède un français irréprochable.

Sous peu notre descente au top Sail, et la rencontre des VF.

Cordialement,
Retour sur 3 semaines en Thaïlande et au Cambodge
by Bamboul · 2017-03-03 · 24 replies
Bonjour,

Je voulais remercier toutes les personnes qui m'ont aidé à faire ce merveilleux voyage, je vais donc essayer de faire un résumé de notre séjour avec les adresses et les prix.

Voyage avec notre fille de 9 ans du 8 fév au 2 mars : Thailande/Cambodge/Thailande

1er Jour:

Départ à 20h45 de Genève avec Emirat (1500 euros pour 3) Rien à dire sauf le manque de masque et bouchons pour dormir et surtout 10kg de bagages en soute de moins que Qatar Airway. C'est pas négligeable ! 20kg au lieu de 30 kg... Escale à Dubaï de 3h. L'aéroport est tellement grand que l'on ne voit pas le temps passer. Arrivés à Bangkok à 18h00

City Line jusqu'à Makkasan 45 bth/pers Ensuite métro, 1 station jusqu'à Asok 16 bth/pers

Nous dormirons 3 nuits au Clover Asoke Hotel pour 202 euros Chambre sympa, c'est propre, le personnel sympa, petit dèj copieux et varié. Petite piscine mais nous avons toujours eu 2 transats sur 4. Il y a un 7/11 à coté.

2ème jour : (vendredi)

Bts jusqu'à MO CHIT c'est le terminus 126 bth pour les 3

Découverte du parc et de son jardin à papillons. Je m'attendais à mieux mais c'est à voir. A noter que c'est gratuit, il faut juste s'inscrire sur un registre. Bien se repérer avec une carte avant car c'est pas évident à trouver. Merci Google Earth ^^



Dans le parc, il n'y à que des Thaïs qui pratiquent du sport, vélo, muscu (en plein air) et sieste. On peut louer des nattes pour se reposer.





Il y a beaucoup d'écureuils, on peut leur acheter à manger et leur donner à la main. Nous croiserons aussi quelques varans.





Ensuite visite du marché Chatuchak, c'est immense !!! Tous les stands ne sont pas encore ouvert. Ca doit être de la folie le soir. Retour à l'hotel pour récupérer du décalage et profiter de la piscine.

A 17h, nous reprenons le métro pour la station du city Line et prenons le bateau sur les Klongs juste après la sortie. C'est indiqué dans le métro Exit 2. 8 bth/pers. C'est folklorique comme transport. Comme d'habitude, ils bombardent sur l'eau avec leurs embarcations. Il faut lever des bâches en plastique pour ne pas recevoir d'éclaboussures des bateaux que l'on croise. Nous passons devant la maison de Jim Thomson que nous avions visité lors d'un précédent voyage. Je voulais voir un temple au terminus mais je me suis un peu loupé sur le plan, du coup, on promène dans le quartier, peu de farangs, on profite...

3ème jour : Départ pour le marché de Bang namphung Bts jusqu'à Bang Wa 126 bth pour les 3 A la sortie, il faut alpaguer une moto taxi pour se rendre au Pier. Le 1er essaie de nous "arnaquer" 200 bth / per. Sourire et refus poli. Le 2ème prendra 20 bth/pers.

Nous prenons le ferry 10 bth pour les 3



et louons un vélo en arrivant, il faut se dépêcher car il y a du monde. 50 bht pour la journée/vélo

Au marché, il y a peu d'embarcations mais le folklore est là et c'est ce que nous recherchons. Pas vu beaucoup de touristes.







Nous allons ensuite au parc de Bang Kachao Beaucoup de jeunes Thaïs à vélo qui promènent, c'est reposant. Nous ferons un petit tour au Terminal 21 juste par curiosité.

Une belle journée

4ème jour :

Départ pour Siem Reap

Nous quittons l'hôtel pour l'aéroport de Don Mueang. Je demande au réceptionniste un taxi meter mais une fois partis, il me sort sa tablette avec les prix. 500 bth péage inclus. Pffff pas envie de lutter. C'est le seul reproche que je ferai sur l'hôtel.

Vol avec Air Asia 52 euros / pers. Juste le temps de monter qu'il amorce déjà la descente ^^ Visa 30 $/ pers. Pensez à prendre des photos d'identité.

On sort de l'aéroport et Tula, le chauffeur de tuk tuk qui devait venir nous chercher n'est pas là. Nous prenons un taxi 7$ pour le Bopha Pollen Hotel : 99 pour 4 nuit. Personnel très gentil, grande chambre sympa sans vue, pas grave, c'est juste pour dormir. Agréable piscine surtout après les temples

J'arrive à joindre Tula par téléphone et il me confirme qu'il sera là demain matin. Nous prenons un tuk tuk pour le Night Market 2$.



Petite balade, on trouve une cantine au bord de la rivière et rentrons doucement.



5ème jour :

Notre chauffeur est là mais ce n'est pas Tula mais son frère Loeu. Il parle un peu le français, l'anglais, le japonais... Je lui montre mon itinéraire et il accepte sans problème. Il nous dépose pour acheter nos pass pour 3 jours 62 $

Nous commencerons par Ta Phrom et Pré rup.



Nous mangeons à l'intérieur du parc, c'est plus cher forcément mais on le savait.

Je demande à Loeu de nous faire visiter un peu la campagne, il nous mènera chez lui, nous présentera sa femme et sa fille et nous faisons une balade autour de sa maison.





Sur le retour, nous passons devant des manèges. Je demande à Loeu nous y amener le soir même. Nous avons passé une soirée magnifique. Il y avait un monde fou, ma fille a fait des voitures tamponneuses et d'autres manèges. Je n'ai pas osé la grande roue, elle tournait trop vite !



Loeu nous mène ensuite à l'inauguration d'un temple. L'ambiance est magique. Nous sommes les seuls touristes alors que le Night market est à moins de 2km....



Nous mangeons ensuite avec Loeu et ses amis, la bière coule à flots.

6ème jour : Saint valentin

Des roses nous sont offertes au petit dèj. Nous ferons la visite de Preah khan par la porte Est comme indiqué par le livre que Jacques m'a conseillé. J'organise une petite "chasse aux trésors" avec ma fille pour ne pas qu'elle s'ennuie. Pour nous c'est grandiose mais pour elle, c'est des pierres... Elle se prend au jeu et le temps lui parait moins long surtout que ce temple est aussi beau que Ta phrom. Après nous être restaurés, nous ferons Neak Pean, Ta Som et finirons par Banteay Samré.

Sur le chemin du retour, je demande à Loeu de nous mener à Angkor vat pour les photos du coucher de soleil. Pas de souci il accepte volontiers.



A l'hotel, on prend un bain dans une piscine recouverte de pétales de roses.

7ème jour :

Visite d'Angkor Vat par la porte Est, il n'a pratiquement personne et la luminosité est très belle. Arrivés au 2ème étage, il y a un monde fou et une file d'attente d'au moins 1h pour accéder au 3ème. Je laisse tomber... De plus, les enfants de moins de 12 ans sont interdits. Les escaliers sont vraiment raides. Nous ferons ensuite les terrasses et Bayon.



Nous finirons la journée par la visite de la campagne de Phrom Krom. Nous grimpons au sommet de la "montagne" et admirons le paysage avec des couleurs juste magnifiques.



Sarajevo deux époques
by Lucbertrand · 2017-02-26 · 17 replies
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles. La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:

Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes

Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.

Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.

Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.

La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.

Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.

Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.

Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.

Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?

J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.

J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.

Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.

Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?

Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.

La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.

Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.

Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.

A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.

Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.

Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.

Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.

Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.

Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.

Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.

À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.

Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.

Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.

Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.

En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.

Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !

En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.

Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.

Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?

Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.

Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Compte rendu croisière Costa Magica (janvier 2017)
by Rcoucou · 2017-02-06 · 72 replies
Bonjour à tous

Ce compte rendu est détaillé volontairement pour les primo croisiéristes, qui peuvent y trouver des renseignements pour leur croisière à venir.

Nous avons choisi cette croisière pour son rapport qualité prix, le tarif avec boissons incluses à table étant correct pour les 7 jours passés à bord en cabine extérieure. Nous avons cependant pris des vols indépendants, le prix pratiqué par Costa étant assez élevé même si les transferts aéroport port étaient inclus.

Nous avons choisi un vol lostcost XLairways au départ de CDG , vol également emprunté par une majorité des clients Costa. Et nous avions réservé nos places au préalable dans l'avion pour éviter de se retrouver séparés, comme lors de notre dernier vol avec cette compagnie.

Un vol plutôt lostcost, les sièges ne sont pas très larges (50cm), avec une configuration générale par rangée de 3:3:3 ce qui inexorablement à tendance à séparer les couples dés l'enregistrement des valises poids maxi 23kg. 30mn de retard au décollage après avoir emprunté les bus de transfert à l'aéroport, de quoi attraper une bronchite si vous avez rangé vos pulls dans la valise cabine, poids contrôlé 5kg Un repas correct est servi à bord avec de l'eau gratuitement. Les autres boissons sont toutes payantes ainsi que les kits confort (couverture, masque, et cale tête) , seuls des écouteurs sont distribués gratuitement. Pas de blocage latéral de la tête de prévu sur les fauteuils, qui ne comportent pas non plus d'écran vidéo, une location très limitée de tablette (10€) vous permet cependant d'avoir accès à des jeux et plusieurs films. Il existe quelques écrans de ci de là dans l'espace cabine qui permettent de suivre difficilement pendant les 9 heures de vol les 2-3 films visionnés gratuitement. Si vous avez cependant une tablette personnelle , vous pouvez charger avant d'embarquer une application gratuite pour avoir accès aux autres films du Cloud XLairways embarqué. Pour ma part je n'avais pas installé cette application, l'information n'étant donnée qu'à bord. Le repas à bord est correct à base de poulet et de riz. Mais si vous désirez prendre l'apéritif avant le repas, et malgré mes 3 demandes successives à l'hôtesse de bord, celui ci vous parviendra avec la distribution de l'ensemble des boissons payantes. Conclusion vous avez l'apéro après le service du plat chaud, ce qui perd tout son charme pour le déguster tranquillement, alors que votre plat chaud refroidit à vitesse grand V. Une collation payante est servie avant le fin du vol. Bref un vol lostcost sans trop de turbulence

Nous sommes arrivés à Pointe a Pitre avec 30mn de retard, lié directement au retard au décollage Récupération des bagages faite, notre taxi nous attendait à la porte pour notre transfert au port, contents de retrouver notre sympathique chauffeur Ruddy connu lors de notre croisière en 2016. A 16H heure locale, nous étions au hall d'embarquement du port, bien avant les bus Costa avec les passagers de notre vol. Récupération des cartes Costa dans notre cabine, pour s'apercevoir que notre diner était programmé à 18H30, direction "le desk" pour demander où trouver le maitre d'hôtel pour un changement pour le 2ème service. Réponse: se présenter à 18H30 à l'ouverture du restau Portofino , restaurant qui nous avait été attribué. Une promesse de changement "selon les places disponibles" me sera transmise demain, avec possibilité de manger le soir même au 2ème service à 21H sur mon insistance, et vu le nombre de places libres il n'y avait aucun problème.

On prendra l'apéro avec le prosecco offert par Costa (membre Costa Pearl) dans notre cabine, en attendant l'exercice de sécurité obligatoire programmé à 21H soit 2H du matin heure de Paris, pour se rendre sur le pont 3 à 29 degrés Celsius heureusement, mais en plein courant d'air, pour appendre à fermer le gilet de sauvetage mis à disposition dans les placards de notre cabine. Un plan d'accès est situé au dos de votre porte pour vous rendre à l'endroit précis de l'exercice , guidés par l'ensemble du personnel de bord en faction dans les couloirs. Attention , tous les ascenseurs sont inutilisables, il vous faudra donc emprunter les escaliers , dommage il n'ont pas encore mis de toboggans pour les passagers des étages supérieurs, ce serait plutôt coquasse. On se rendra au restaurant vers 21H 20 juste après l'exercice ( les portes ferment 20mn après 21H) , il n'y avait pas grand monde, et malgré le 1er service indiqué sur notre carte Costa un garçon nous accompagna à une table provisoire, où deux passagers ayant loupé leur 1er service étaient déjà attablés . Puis un gros dodo bien mérité vers 23H soit 4H du matin sur le continent.

Bonne nuit à demain
Croisière Costa Favolosa "Perles des Antilles"
by Nicolettepm · 2017-01-26 · 41 replies
Bonjour à tous Nous partons à 4 pour la croisière Perles des Antilles sur le Costa Favolosa. Pourriez vous m'aider pour choisir les excursions, soit pour les visites par nos propres moyens lors des escales proposées 😉. Merci pour vos réponses et votre aide.
Retour d'Ethiopie - 12 jours au nord du pays en octobre 2016
by Max68 · 2016-12-25 · 191 replies
Hello tous,

Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos

Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉

Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA

Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.



Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».



En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.

Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.

A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …

L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.

Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪

Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....

















Sri Lanka ou Taïwan avec ma fille de cinq ans?
by Cor13 · 2016-11-19 · 33 replies
Bonjour,

j'hésite sur une prochaine destination pour un voyage en tête à tête avec ma fille de 5 ans. Les deux sont très différentes mais me semblent pleines d'intérêt : Sri Lanka ou Taïwan ? Sur place, notre budget sera limité à environ 100 euros par jours. On a l'habitude de voyager sac au dos, en logeant plutôt en guesthouses moyen de gamme qu'en hôtel de luxe... Le voyage serait plutôt orienté nature. Un peu de visites culturelles. Avec un petit arrêt plage en fin de parcours. J'aimerais aussi qu'il soit sanitairement sûr (à prelière vue, les deux destination semblent ok ?) Que me conseilleriez vous ?
Retour d’expérience sur un accident et comportement de l’assurance Visa Premier
by Camel57 · 2016-10-21 · 117 replies
Je suis parti avec mon épouse pour mon 8ème voyage aux USA dont 7 fois sur la cote OUEST. Comme assurances, on a la carte visa premier ( donc couverture à hauteur de 150 000 euros par personne ) + 80 000 euros de mon assurance habitation MACIF ( soit un total de 230 000 euros ). Je prépare longuement mes randos, mais j’ai toujours pris en compte le facteur accident avec une fracture possible……et je sais qu’aux USA les factures augmentent assez vite en fonction de la blessure, et qu’on ne connait les qualités des services des assurances, malheureusement que lorsqu’on a un problème et ce fut le cas. Le 03 octobre sur la rando pour aller à king of wings dans le nouveau Mexique, ma femme a glissé en redescendant la butte juste au dessus de KOW, immédiatement elle m’a dit que c’était grave et qu’il y avait quelque chose de cassé au niveau de son pied. J’ai compris aussitôt que l’affaire était grave que j’étais à 3 km de la voiture ( heureusement que je m’étais garé au niveau du plan d’eau et non à l’éolienne, pour ceux qui connaissent le coin, ce qui m’a fait gagné 1 km à plusieurs reprises ). J’ai décidé de laisser ma femme au pied de KOW dont j’avais les coordonnées GPS et d’aller au plus vite en courant à la voiture ( le retour nécessite dans un premier temps le GPS et ça grimpe un peu ). J’ai laissé des sweets et toute l’eau à ma femme mais elle a été assez lucide car elle m’a dit que sauf en cas d’ultime nécessité elle ne boirait pas car elle avait le pressentiment qu’elle devrait subir une opération, donc boisson et nourriture déconseillées ( elle avait raison ). Comme l’accident est arrivé à 14h00 je devais prendre en compte le fait que la nuit tombe à 18h30, le temps d’arriver à la voiture ( soit 3 km ) de reprendre la piste soit 25 km pour aboutir sur la route principale et que les secours arrivent à temps donc pas gagné…..

Je fonce, et juste avant de rejoindre la route principale, je croise un véhicule. Je lui demande de s’arrêter, et lui explique la situation. Après avoir pris en photo la plaque de ma voiture ( on ne sait jamais à qui on a affaire ) il décide de m’aider, et me dit qu’il faut commencer à retourner sur la route ou il y aura du réseau téléphonique. Une fois sur place on téléphone au 911 et il faudra beaucoup de temps pour se faire bien comprendre la situation par les urgences, endroit exact, état de ma femme…..on perd un peu de temps entre eux et nous sur les points GPS ( heureusement que j’avais imprimé le plan google earth avec les points GPS en A3 couleur ) je n’oublie pas de préciser qu’il est impossible de venir directement en véhicule à l’endroit ou se trouve ma femme et que celle-ci ne peut pas marcher. Il est 15h15 quand les secours me demandent de rejoindre ma femme, et de rester sur place à les attendre. L’américain qui était à mes côté décide de me suivre pour rejoindre ma femme. Il nous faut environ 25 mn pour revenir en voiture toujours au niveau du point d’eau en voiture, et de rejoindre à pied ma femme. Juste avant d’arriver sur place je crie, mais pas de réponse, j’angoisse !!!! et au moment ou je vais arriver sur le point GPS de KOW, j’entends un hélicoptère derrière moi, c’est les Secours, et je pense god bless america ( et ma femme ). L’hélico me repère et je lui montre la direction de ma femme. Après avoir tourné il voit la voit et se pose au plus près, enfin les secours arrivent quel soulagement pour ma femme et pour moi !!!!!! Rapidement le docteur prodigue les soins, piqures, résines autour de la jambe et à 16h00 c’est le départ pour Farmington en hélico ( heureusement notre hôtel est situé là bas ), moi c’est encore une fois retour à pied vers la voiture, la longue piste et pour finir une longue route de 80 km. Mais une fois arrivée sur celle-ci je me rends compte que je n’ai pas appelé visa premier et je sais qu’avant toute chose il faut ouvir un N° de dossier…..Donc je fais un arrêt sur la route et bien que je sois pressé de rejoindre ma femme, je téléphone à Visa en me disant que les ennuis administratif vont commencer. Eh bien, à ma grande surprise j’arrive à les joindre et je raconte mon histoire au gars au bout du fil. Il me répond qu’il ouvre un dossier ( ça c’est bon ) mais qu’il faut que je contact au plus vite le docteur américain pour avoir un bilan médical. Il me signal que si l’intervention est rapide je paie la facture et il me rembourse sinon si ma femme reste au moins 24h00 à l’hôpital, l’assurance visa prend en charge. Je lui signale que son cas est assez grave et qu’il va certainement y avoir opération. A 18h30 j’arrive dans Farmington et là je repère un panneau avec un H, je n’hésite pas, je suis la direction et je me rends aux urgences. Dès que j’entre l’infirmière comprend que je suis français et me dirige aussitôt sur la salle ou se trouve ma femme. Là on trouve des docteurs et plusieurs infirmières autour de ma femme. Une dame s’approche de moi et me parle en français. Devant ma surprise, elle m’explique qu’elle est d’origine française et qu’elle est infirmière ( qu’elle a vécu à 20 km de mon domicile ) qu’elle a été appelé alors quelle était en repos car la patiente est française et qu’elle va m’accompagner dans toutes les démarches administratives et médicales ( bénévolement ), quelle chance !!!!. Le docteur m’explique ( via l’infirmière française ) la situation, malléole externe cassée avec déplacement et certainement ligaments arrachées !!! et demande si il doit commencer l’opération ou faut-il un rapatriement vers la France. Je contact l’assurance visa premier ( avec mon N° de dossier ) et là le docteur de Visa entre en contact avec le docteur américain. Rapidement le docteur de visa est d’accord pour l’opération à Farmington et me dit qu’il prenne tout en charge, un souci de moins car on m’annonce un cout d’au moins 70 000 dollars !!!!!. Ma femme est opérée à 20h30. A 22h30 le docteur qui a opéré ma femme m’explique via une application de traduction vocale avec son Smartphone que tout c’est bien passé mais que les ligaments ont été arrachés. Qu’il faudra impérativement que ma femme ne pose pas le pied parterre sur une durée d’au moins 8 semaines, et à ma grande surprise me dit qu’il ne voit pas d’inconvénients à continuer le voyage sous réserve des contraintes qu’il m’a annoncé. Je demande à ma femme de se prononcer, elle est d’accord !!! donc je verrai demain avec visa premier, et peut-être modifier la suite du séjour ( l’idée première c’est moins de randos pour moi, plus de voiture, pistes …) Le lendemain je retrouve ma femme à l’hôpital et fait le point sur son état de santé, son moral, et la suite à donner, pour moi visa n’acceptera pas de prolonger le voyage vu l’état de ma femme. J’appelle donc visa premier et là il me demande de leur envoyer 4 documents : le bilan d’intervention du docteur qui a opéré ma femme, un copie de son passeport, la preuve qu’elle est bien entré aux USA le 15 septembre, son billet de retour avec les N° de vol et de remplir un document qui engage visa à payer l’hôpital américain et à moi de m’engager à rembourser les sommes que je percevrai des différentes caisses de sécu + mutuelles ( ce qui est normal ). La procédure est simple je fais des photos des divers documents que je leur adresse sur site qu’ils m’ont donné par SMS ( rapide et pratique ). Le gars me signal tout de même que c’est le docteur français qui décidera si on doit continuer le voyage ou si on doit se faire rapatrier immédiatement, mais comme c’est la nuit en France ( le docteur est d’astreinte est intervient sur décision importante, ce n’est pas le cas pour mois ) je dois recontacter visa le lendemain matin. Le lendemain c’est le docteur de visa qui me téléphone, premièrement pour prendre des nouvelles de la santé de mon épouse et des suites à donner. Comme je lui précise que le docteur américain est OK pour continuer le voyage, que ma femme le souhaite aussi ( un kiné lui a donné gracieusement un déambulateur ) il me dit OK, mais pas de complication pour le reste du voyage et demande à ma femme de ne pas se mettre dans une situation d’aggraver son cas. Il me précise également qu’il prendra contact avec nous quelques jours avant la date de fin de séjour pour préciser les modalités de retour ( fauteuils roulant, prise en compte des bagages, business class pour ma femme, tranfert sur mon escale, etc…..). Donc le voyage peut continuer et ma femme de rester encore un peu dans l’ambiance américaine malgré les contraintes. J’aménage la suite du voyage en faisant des randos courtes ( pour moi ) ma femme restant dans la voiture ou à l’hôtel suivant les différents cas, et je lui aménage un truc avec des coussins à ses pieds, histoire qu’elle ne subisse pas de contraintes en voiture. Bref le voyage se poursuit et comme promis Visa me contact et me disant qu’ils ont tous prévus et programmé pour mon retour. Ma femme à un billet en business ( moi en éco ) et une limousine viendra nous chercher à l’hôtel à LAS VEGAS et que les bagages seront pris en charge par eux, super. Je signale également qu’on doit prendre un TGV à PARIS, et je demande qu’il conduise ma femme au moins jusqu’au quai de gare. Réponse du docteur, hors de question de prendre le TGV, le retour se fera avec un véhicule adapté pour que la jambe reste en hauteur ( je trouve visa super dans leur comportement car il m’en laissé poursuivre le voyage en voiture et là pour le retour ils ne veulent aucun risque !!! ). Pour conclure, le retour s’est bien passé dans l’organisation ( tout a été bien géré par visa, ils étaient dispo pour répondre à mes questions par téléphone….) si ce n’est pour la petite histoire, 1h00 d’attente à l’arrivée à Roissy car pas de chaise roulante à l’arrivée de l’avion ( erreur de l’aéroport m’explique le pilote car il a bien faxé le nombre de chaises 3h00 avant d’arriver !!! et ensuite encore perte 1h00 car un bagage reste introuvable !!! on apprendra qu’il est resté sur l’escale à Détroit

Aujourd’hui ma femme se repose dans notre maison, le retour sur l’assurance visa premier est impeccable, j’ai pu tester sur pièce. Je ne suis pas là pour vous donner des conseils mais uniquement pour relater mon expérience. Si l’accident aurait été plus grave ( genre 1 mois d’hôpital et multiple factures), le plafond de 230 000 euros n’aurait pas suffit…. Donc à prendre en compte, de plus j’ai agit très vite pour trouver des secours ( tout de même 01h30 avant l’arrivée en hélico ) si ma femme aurait eu une hémorragie interne par exemple, la situation aurait pu virer au cauchemar. L’idée d’une balise de détresse peut être une des solutions, à voir…. Comme signalé plus haut je prépare longuement comme beaucoup d’entre vous mes voyages et mes randos, nos conditions physiques sont adaptés à nos randos, mais il y a parfois des imprévues, se casser le pied en sortant de l’hôtel ou au milieu du désert n’est pas pareil ( tout est aggravé dans ce dernier cas ). Voilà mon récit ( un peu long ) mais si vous avez des questions n’hésitez pas

NB : je mettrais quelques photos de mes randos prochainement ( cathedral valley – wasson peak – delta pool – yellow rock – West clark bank …….)

côté météo les T° étaient de 25° au plus chaud ( donc bine pour les randos ) et pas de pluie ( même à Moab !!!!). A sqignaler que j'ai rayer mon parebrise entre SF et LA, et pas de problème pour changer de voiture chez ALAMO, sans cout malgré une réservation chez CARIGAMI ( pour une fois que je prenais un prestataire, bref pas de problème )

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