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Achat de véhicule en Amérique du Sud ou en France?
Bonjour,
J'ai comme projet avec ma copine de partir d'ici janvier en Amerique du Sud pourun bon moment. Le temps de faire le tour. On se dit que le faire avec un camion amenagé serait vraiment le top et donc j'ai regardé un peu comment ça pouvait se faire.
Si j'ai bien saisi, mieux vaut un vehicule immatriculé en Europe ou aux USA ou en tous cas, ailleurs qu en Amerique du Sud pour circuler facilement entre les pays. Un truc qui me tente bien c'est bien sur le Combi VW (pas obligatoire évidemment), dont la mécanique est plus "simple" et robuste.
Pour en venir à ma question, est ce compliqué de trouver un vehicule sur place (dans n importe quel pays ) ? j'entends un vehicule pret à rouler des milliers de kilomètres sans trop de reparations. Ou bien vaut il mieux miser sur un achat en France, se preparer un camion aux petits oignons et l'envoyer la bas. Bien entendu l'achat en France + transoprt va etre beaucoup plus cher mais on est sur d'avoir un camion.
Mais peut etre que l'acheter drectement sur place est finalement assez simple, je me demande.
Merci
J'ai comme projet avec ma copine de partir d'ici janvier en Amerique du Sud pourun bon moment. Le temps de faire le tour. On se dit que le faire avec un camion amenagé serait vraiment le top et donc j'ai regardé un peu comment ça pouvait se faire.
Si j'ai bien saisi, mieux vaut un vehicule immatriculé en Europe ou aux USA ou en tous cas, ailleurs qu en Amerique du Sud pour circuler facilement entre les pays. Un truc qui me tente bien c'est bien sur le Combi VW (pas obligatoire évidemment), dont la mécanique est plus "simple" et robuste.
Pour en venir à ma question, est ce compliqué de trouver un vehicule sur place (dans n importe quel pays ) ? j'entends un vehicule pret à rouler des milliers de kilomètres sans trop de reparations. Ou bien vaut il mieux miser sur un achat en France, se preparer un camion aux petits oignons et l'envoyer la bas. Bien entendu l'achat en France + transoprt va etre beaucoup plus cher mais on est sur d'avoir un camion.
Mais peut etre que l'acheter drectement sur place est finalement assez simple, je me demande.
Merci
Voyage de quatre mois ou plus en Asie surtout: budget et organisation?
Bonjour à tous !
Je m'excuse d'avance si certains trouvent que les réponses à mes questions ont déjà été apportées par d'autres discussions. Mais c'est que je ressens le besoin de recevoir les conseils de voyageurs expérimentés, ou au moins plus expérimentés que moi, ce qui n'est pas difficile. 😛
J'ai décidé cette année de prendre une "année sabbatique" comme on dit. J'ai 19 ans et l'année dernière j'étais en prépa littéraire, ce qui veut dire beaucoup de boulot, de pression, de formatage 😕. Ca ne m'a pas plu. J'ai décidé de ne pas faire la 2e année et à la place de m'accorder un an de réflexion pour décider quelles études je veux choisir et pour voir ailleurs surtout, pour découvrir de nouveaux horizons, rencontrer de nouvelles personnes, en un mot : pour VOYAGER :D
Je pense donc travailler jusqu'en décembre janvier. Et une fois économisé j'aimerai partir voyager. Je vais enfin pouvoir réaliser mon fantasme, partir en Asie. Bon, si je m'écoutais, je partirai partout, mais je n'ai pas l'argent ^^"
J'ai déjà quelques pistes. Mais rien n'est encore fixé, ni décidé. je voudrais surtout partir dans des pays asiatiques, en Thaïlande, au Vietnam, en Indonésie, au Sri Lanka, au Japon etc ... La-bas j'aimerais ne pas faire du "simple" tourisme. Je compte faire au moins un chantier international, du woofing. J'ai trouvé une association a Madagascar prête à m'accueillir pour 2 mois. Voila mes projets. Il faut que je les coordine, que je décide des dates, des itinéraires, que je m'occupe des formalités administratives, que je me trouve des compagnon(s) femme comme homme, etc.
J'ai donc plusieurs questions. Je suis étudiante, mon budjet va donc être limité. je me rends déjà compte que les billets d'avion ça coute cher ! mais je n'arrive pas vraiment à me représenter le reste de budget nécessaire... A votre avis, quel est le budget minimum à avoir pour un mois dans un pays comme la Thailande par exemple.
Ensuite, certaines personnes de mon entourage me disent que ce projet est possible mais demande beaucoup d'organisation. J'avoue qu'ils n'ont pas tort. Seulement ils pensent que d'ici janvier février je n'aurai pas le temps de bien m'organiser et que je vais donc gâcher cette année. Jusqu'à quel point ont ils raison ?
Je me demande également s'il vaut mieux partir une longue durée, ce qui permet d'économiser les billets d'avion ; plutot que de rentrer à chaque changement de continent.
Voila voila. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire et merci encore plus si vous me répondez. Et rassurez moi, mon projet tient debout ?
Je m'excuse d'avance si certains trouvent que les réponses à mes questions ont déjà été apportées par d'autres discussions. Mais c'est que je ressens le besoin de recevoir les conseils de voyageurs expérimentés, ou au moins plus expérimentés que moi, ce qui n'est pas difficile. 😛
J'ai décidé cette année de prendre une "année sabbatique" comme on dit. J'ai 19 ans et l'année dernière j'étais en prépa littéraire, ce qui veut dire beaucoup de boulot, de pression, de formatage 😕. Ca ne m'a pas plu. J'ai décidé de ne pas faire la 2e année et à la place de m'accorder un an de réflexion pour décider quelles études je veux choisir et pour voir ailleurs surtout, pour découvrir de nouveaux horizons, rencontrer de nouvelles personnes, en un mot : pour VOYAGER :D
Je pense donc travailler jusqu'en décembre janvier. Et une fois économisé j'aimerai partir voyager. Je vais enfin pouvoir réaliser mon fantasme, partir en Asie. Bon, si je m'écoutais, je partirai partout, mais je n'ai pas l'argent ^^"
J'ai déjà quelques pistes. Mais rien n'est encore fixé, ni décidé. je voudrais surtout partir dans des pays asiatiques, en Thaïlande, au Vietnam, en Indonésie, au Sri Lanka, au Japon etc ... La-bas j'aimerais ne pas faire du "simple" tourisme. Je compte faire au moins un chantier international, du woofing. J'ai trouvé une association a Madagascar prête à m'accueillir pour 2 mois. Voila mes projets. Il faut que je les coordine, que je décide des dates, des itinéraires, que je m'occupe des formalités administratives, que je me trouve des compagnon(s) femme comme homme, etc.
J'ai donc plusieurs questions. Je suis étudiante, mon budjet va donc être limité. je me rends déjà compte que les billets d'avion ça coute cher ! mais je n'arrive pas vraiment à me représenter le reste de budget nécessaire... A votre avis, quel est le budget minimum à avoir pour un mois dans un pays comme la Thailande par exemple.
Ensuite, certaines personnes de mon entourage me disent que ce projet est possible mais demande beaucoup d'organisation. J'avoue qu'ils n'ont pas tort. Seulement ils pensent que d'ici janvier février je n'aurai pas le temps de bien m'organiser et que je vais donc gâcher cette année. Jusqu'à quel point ont ils raison ?
Je me demande également s'il vaut mieux partir une longue durée, ce qui permet d'économiser les billets d'avion ; plutot que de rentrer à chaque changement de continent.
Voila voila. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire et merci encore plus si vous me répondez. Et rassurez moi, mon projet tient debout ?
Compte rendu de voyage en Birmanie - 20 jours en août/septembre 2010
Mingalaba,
je suis rentrée ce matin de Yangon, et comme il faut battre le fer tant qu'il est chaud, je vous poste ici quelques infos pratiques sur ces 20 jours passés dans ce merveilleux pays. Je ne m'attarderai pas sur la gentillesse des gens, la beauté des paysages et les rencontres formidables que j'y ai faites car que je pourrais en écrire des tartines. Je fais donc ici un compte-rendu un peu "sec".
YANGON (2 jours/1 nuit) La Motherland Inn 2 est venue me chercher a l'aéroport, ce qui est bien pratique puisque ca permet de ne pas avoir a changer quelques dollars à un taux très désavantageux a l'aéroport, qu'on économise 6$ et que cette GH, bien qu'un peu éloignée du centre (environ 20 min de la Paya Sule) est très bien, propre, toujours en pleine effervescence et que le petit dej buffet est pas mal du tout. Single avec ventilo et sdb : 12$
Change au Central Hotel pour éviter de me prendre la tête au marche : 960K pour 1$ (prévoir des billets vraiment tout beaux tout neufs.. et attention quand on vous rend la monnaie en $ à ce qu'on ne vous donne pas de vieux billets que personne ne prendra).
Pour un taux plus intéressant, aller au marché mais surtout pas à la Paya Sule où on a de grandes chances de se faire rouler. 2 techniques pour l'arnaque : soit ils subtilisent le billet de 100 et le remplacent par un billet de 1 dollar, soit ils enlèvent des billets au paquet que l'on vient de compter. Si jamais on se fait rouler, pas de problème, il suffit d'y retourner illico et ils vous accueillent alors en disant "ooooh we made a mistake"...
Au marché, toujours compter ses billets avant de donner les dollars et ne pas les redonner. Tout garder bien en évidence devant soi et il ne devrait y avoir aucun problème. Le change est moins intéressant dans les autres villes mais ca permet de voyager plus léger. Il existe des coupures de 5000 mais elles sont assez rares et les gens ont rarement la monnaie, c'est bien pour payer les trajets en bus.
Visite de la paya Shwedagon, j'ai réussi la 2e fois à esquiver la taxe des 5$ en passant par un escalier annexe. Je ne sais pas ce qui se passe si on se fait prendre par contre ! Attention à certains moines mal intentionnés qui viennent vous parler, vous attire un peu à l'écart pour mieux vous demander de l'argent, c'est très courant, j'ai fait un don (énorme) de 5000K, qui représente 2 jours de salaire, il m'a réclamé 20$ ! Mais bien sûr tous ne sont pas comme ça. Dej au 999 Shan Noodles (dans le LP) très bon et petit cocktail appréciable en haut de la Sakura Tower pour 3000K.
MANDALAY (3 jours/2 nuits) Bus de nuit réservé via la Motherland : 10500 K je crois. Trajet très confortable (au regard de ceux qui suivront) mais pensez à prendre des boules Quies et un bon pull, on caille !
Royal GH : Single avec ventilo et sdb pour 8$. Tres propre, équipe de jour OK, équipe de nuit super sympa. Il y a une terrasse en haut où prendre un verre, le petit déj est moyen par contre.
Visite des villes anciennes en blue taxi : 15000K/18000K le véhicule. Pas besoin de payer la taxe de Sagaing, ni de filer de l'argent sous la table comme nous l'a demandé notre chauffeur. C'est un peu au pas de course : monastère d'Amarapura pour le déjeuner des moines (les touristes mitraillent comme dans un zoo, une honte), colline de Sagaing, visite d'Inwa en calèche (5000K par véhicule, non négociable, pas la peine d'essayer !) puis coucher de soleil sur le pont en teck d'U Bein. Si vous ne voulez pas acheter le billet combiné à 10$, vous serez obligés de vous priver du monastère en teck (le seul checkpoint) mais c'est dommage.
Mandalay : colline a faire en fin d'aprem ou le matin car 1700 marches sous le cagnard ça doit être dur... balade dans la ville, je crois que la forteresse n'a pas grand intérêt.
Mingun : ferry a 9h (retour à 13h), 5000K A/R par personne. Pour éviter de payer les 3$ combinés avec Sagaing, entrer dans le bureau à l'embarcadère, aller au bureau à droite pour acheter le ticket du ferry puis sortir aussitôt sans s'acquitter de la taxe au bureau situé face à l'entrée. Par contre vous ne pourrez pas monter sur la pagode cassée de Mingun. Il y a une très belle vue depuis la pagode blanche, la plus éloignée. J'ai trouvé Mingun assez défiguré par le tourisme... Mais les édifices sont beaux et la traversée en bateau agréable.
J'avais une furieuse envie de prendre le train et de passer sur le viaduc de Gokteik mais je manquais de temps, donc j'ai fait un trajet assez inhabituel et surtout très rapide (2 jours où je n'ai fait que me déplacer, mais j'ai adoré !)...
PYIN U LWIN (1 nuit) 2h30 de pick up ambiance Camel Trophy : c'est rigolo, très économique (1500K si mes souvenirs sont bons) et ça permet d'éviter de prendre le train à 4h30 depuis Mandalay.
Nuit au Grace Hotel 2 que je ne recommande pas, c'est central, pas cher mais vraiment décrépi... Par contre, internet très rapide dans une des rues perpendiculaires à la rue principale en se dirigeant vers la gare et bonne ambiance au marché de nuit. Il y a aussi une patisserie sympa (Golden Triangle Bakery). Je n'ai fait que passer la nuit à Pyin U Lwin, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais il paraît que les chutes d'eau valent le coup.
KYAUKME (1 nuit) Un coup de cœur : d'abord le trajet en train (départ supposé à 8h30, j'ai eu de la chance, il était à l'heure). J'ai pris la first class (4$, direct dans la poche du gouvernement...), certains préfèrent la ordinary (2$) mais c'est vraiment blindé. Le train prend son temps, bringuebale, on achète de quoi manger à chaque arrêt et on partage, c'est vraiment un bon moment. Le viaduc n'est pas hyper impressionnant mais la vue est très belle, et ça donne un petit côté far west... bref, j'ai adoré.
A la sortie du train, le guide Naing Naing (prononcer nine nine comme en anglais) vous trouvera certainement, comme je ne restais qu'une demi journée (à la japonaise) il m'a fait faire un tour à moto dans les villages avoisinants pour 5000K mais il organise des treks jusqu'à son village natal. Je pense que les paysages sont assez semblables à ceux qu'on voit à Hsipaw mais il n'y a aucun touriste, j'étais la seule en ville. C'est une petite ville vraiment tranquille où flâner.
Je ne sais plus comment s'appelait la GH, il n'y en a pas 36 de toute façon. C'est assez cher pour l'endroit, 12$ la single avec sdb, frigo débranché, AC et TV avec 2 chaines mais c'est propre et calme.
BAGAN (4 nuits) Bus depuis Kyaukme jusqu'à Mandalay : 3500K pour 4 heures avec de beaux paysages, départ très matinal (5h00) Arrivée à Mandalay, je visite les pagodes en moto taxi : 6000K (j'avais également un trajet depuis la petite gare routière) Bus de nuit pour Bagan : 10000K avec pick up depuis la Royal GH + leur commission (mais ça évite de repasser par la grande gare routière qui est très loin du centre). Départ à 16h30, arrivée prévue à minuit mais on a du changer une roue, du coup on est arrivés épuisés à Bagan à 2h30.
GOLDEN VILLAGE INN : petits bungalows propres et au calme, derrière Restaurant Row. Single avec AC + sdb et bon petit déj : 6$ Certains ont réussi à ne pas payer les 10$ en résistant aux demandes pressantes du proprio, je ne sais pas comment ils ont réussi, tant il insiste !
J'avais prévu de rester moins longtemps mais un biryani à Aroma 2 m'a scotchée au lit, je ne recommande donc pas ce resto (qui a fait preuve d'une mauvaise foi crasse quand j'ai voulu leur signaler que j'avais été malade). Je conseille d'aller dans les restos locaux avec un max de débit plutôt que dans les trucs pour touristes, certes agréables et pas très chers, où ils n'ont parfois aucun client de la journée. Ou alors de commander des plats faits à la demande. Le resto veggie The Moon à Old Bagan est pas mal, Yi Mon, un ami du proprio, rêve d'un couteau suisse, si vous avez ça dans vos bagages... Je n'ai pas fait de tour en calèche (10000K pour 2) mais à vélo, faisable s'il ne fait pas trop chaud.
KALAW (3 nuits + trek) Là, c'est le trajet de l'enfer, mais qui laisse de bons souvenirs une fois.... fini. Départ à 3h30 du mat dans un minibus local minuscule et sans clim. Bizarrement, les touristes sont mal réveillés et râleurs et les birmans sur leur 31 et prenant leur mal en patience... 9h de route cahoteuse, pour environ 10000K.
EASTERN PARADISE MOTEL : 8$, vraiment très bien et famille très gentille.
A Kalaw, allez absolument rendre visite à Mister Tommy Aung Ezdani (qui a besoin de lunettes, correction 2.5 !), un grand bonhomme qui est à la tête d'une ONG birmane, RDS (Rural Development Society, RDS). Il monte des programmes éducatifs et préventifs auprès des tribus des zones blanches/grises/noires (non accessibles aux étrangers), construit des ponts et des accès à l'eau. Vous trouverez la boutique près du marché (indiqué dans le LP).
Pour les treks, je suis passée par Thiri (bureau en face du bus stand et du Winner Hotel, à côté du resto FMD Indian Food) et son mail est thiripapalinn@googlemail.com. Le courant est super bien passé entre nous mais un couple de voyageurs a eu un peu de mal (elle est hyper énergique, enjouée et féministe, ce qui peut en agacer certains...).
J'ai payé 30$ pour 2 jours de trek autour de Kalaw (j'étais seule avec elle). Ce que je peux assurer, c'est qu'elle agit en véritable partenariat avec les villageois que l'on rencontre (elle a donné 5000K à la famille qui nous a accueilli, sachant qu'elle avait ramené toute la nourriture et voulait cuisiner elle même, mais Mme Soe ne l'a pas laissé faire, lui disant de se reposer).
Pour la Golden Lily, j'ai eu la sensation (confirmée par d'autres voyageurs qui ont fait le trek avec eux) que ce sont de vrais requins... On m'a aussi dit d'éviter Jimmy et Sam pour des raisons que je ne citerai pas sur ce forum. Je recommande donc Thiri, mais il y en a certainement d'autres très bien aussi. Essayez de demander à RDS peut être ?
Il y a un bon resto dans la Station Rd, à 200m du marché sur la droite en se dirigeant vers la gare. Sinon les nouilles shan à 500K du marché sont très bien aussi !
NYAUNGSHWE (3 nuits) Un vrai coup de cœur là encore, surtout que c'était la basse saison donc peu de touristes. Pick up depuis Kalaw jusqu'à la junction de Shwenyaung : 2000K pour 2h/2h30. Très beau trajet, route assez bonne. Pick up entre Junction et Nyaungshwe : 500 à 1000K. L'attente peut être... très longue ! A l'entrée de la ville, taxe de 5$.
MINGALAR INN : 8$ pour un endroit qui n'est dans aucun guide, vraiment très bien et petit déjeuner topissime ! Resto Star Flower juste à côté : le pancake banane choco est à se damner, par contre la pizza est décevante m'a t on dit. Resto View Point : l'endroit chic de Nyaungshwe, repas à 9000K pas mal mais pas transcendant. Joli cadre et service agréable. Massage chez Phyu Phyu Bamboo Hut : 4000K. Pas ma tasse de thé du tout le massage birman...
Journée en bateau : 15000K pour 5 personnes, avec le très gentil Maung Dai que vous trouverez chez Queen Inn à côté du canal. La GH est très bien, les proprios adorables mais ça doit être bruyant le matin. L'Aquarius est aussi très bien. Je vous conseille de visiter les différents ateliers si vous voulez acheter des souvenirs, entre autres textiles, car c'est de bonne qualité et pas très cher. Et ils ne sont pas insistants si vous ne souhaitez rien acheter.
YANGON (2 nuits) Je me suis offert le luxe d'un vol pour Yangon (66$ sur Yangon Airways, via Mandalay : 2h en tout) acheté chez Win dans la rue du marché. Le taxi pour l'aéroport est aussi cher que le billet de bus pour Yangon (15000K/15 heures...) mais essayez de le partager avec des voyageurs, même se rendant à la Junction pour prendre le bus.
La Motherland ne vient pas vous chercher pour les vols nationaux, par contre le terminal des arrivées internationales est juste à côté, ça vaut le coup de marcher 100m et de voir s'ils n'y sont pas. J'ai eu cette chance :)
Resto Monsoon : cher mais vraiment chouette (20000K à deux, une boisson, une entrée, 2 plats et 3 accompagnements). Il parait que le Strand est très cher (15$ pour un café et un gateau) et assez décevant.
Internet HYPER rapide chez Lilinet dans la rue de la Paya Sule, derrière le bus stand (400K de l'heure) Massage et réflexologie au Central Hotel : 5$ (ou 5000K)
Pour les retardataires, les souvenirs que l'on trouve à l'aéroport sont au même prix que ceux du marché, payables en K ou en $ (sauf qu'au marché on peut négocier un peu). Taxi pour l'aéroport : 5000K Ne pas oublier la taxe de 10$ à l'aéroport avec un billet ULTRA neuf.
Des idées de choses à amener : des lunettes de vue à donner soit au sanatorium de Mingun, soit directement à RDS qui se chargera des les amener dans les village, des crayons/cahiers/habits/brosses à dents etc. à acheter sur place et à ne JAMAIS donner directement aux enfants, des échantillons de parfums ou des posters de foot, mais là encore, plus à laisser comme un petit souvenir à des gens avec qui on a passé un bon moment qu'à distribuer aux petites vendeuses de Bagan ou de Mingun... Certains s'en servent comme monnaie d'échange contre des souvenirs, c'est un comportement insupportable. des graines de légumes, fleurs ou fruits à donner dans les villages.du paracétamol ou des médicaments faciles d'utilisation pour de l'automédicamentation (attention à l'aspirine et aux antibios qui sont photosensibilisants)et bien sûr un don à RDS (ou autre), en monnaie sonnante et trébuchante ou même en temps : passer donner une petite leçon de français ou d'anglais aux enfants de l'école montée par RDS leur fera très plaisir. Voilà, c'est de l'info brut de décoffrage, je n'ai qu'une envie c'est y retourner... merci encore à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce beau voyage !
je suis rentrée ce matin de Yangon, et comme il faut battre le fer tant qu'il est chaud, je vous poste ici quelques infos pratiques sur ces 20 jours passés dans ce merveilleux pays. Je ne m'attarderai pas sur la gentillesse des gens, la beauté des paysages et les rencontres formidables que j'y ai faites car que je pourrais en écrire des tartines. Je fais donc ici un compte-rendu un peu "sec".
YANGON (2 jours/1 nuit) La Motherland Inn 2 est venue me chercher a l'aéroport, ce qui est bien pratique puisque ca permet de ne pas avoir a changer quelques dollars à un taux très désavantageux a l'aéroport, qu'on économise 6$ et que cette GH, bien qu'un peu éloignée du centre (environ 20 min de la Paya Sule) est très bien, propre, toujours en pleine effervescence et que le petit dej buffet est pas mal du tout. Single avec ventilo et sdb : 12$
Change au Central Hotel pour éviter de me prendre la tête au marche : 960K pour 1$ (prévoir des billets vraiment tout beaux tout neufs.. et attention quand on vous rend la monnaie en $ à ce qu'on ne vous donne pas de vieux billets que personne ne prendra).
Pour un taux plus intéressant, aller au marché mais surtout pas à la Paya Sule où on a de grandes chances de se faire rouler. 2 techniques pour l'arnaque : soit ils subtilisent le billet de 100 et le remplacent par un billet de 1 dollar, soit ils enlèvent des billets au paquet que l'on vient de compter. Si jamais on se fait rouler, pas de problème, il suffit d'y retourner illico et ils vous accueillent alors en disant "ooooh we made a mistake"...
Au marché, toujours compter ses billets avant de donner les dollars et ne pas les redonner. Tout garder bien en évidence devant soi et il ne devrait y avoir aucun problème. Le change est moins intéressant dans les autres villes mais ca permet de voyager plus léger. Il existe des coupures de 5000 mais elles sont assez rares et les gens ont rarement la monnaie, c'est bien pour payer les trajets en bus.
Visite de la paya Shwedagon, j'ai réussi la 2e fois à esquiver la taxe des 5$ en passant par un escalier annexe. Je ne sais pas ce qui se passe si on se fait prendre par contre ! Attention à certains moines mal intentionnés qui viennent vous parler, vous attire un peu à l'écart pour mieux vous demander de l'argent, c'est très courant, j'ai fait un don (énorme) de 5000K, qui représente 2 jours de salaire, il m'a réclamé 20$ ! Mais bien sûr tous ne sont pas comme ça. Dej au 999 Shan Noodles (dans le LP) très bon et petit cocktail appréciable en haut de la Sakura Tower pour 3000K.
MANDALAY (3 jours/2 nuits) Bus de nuit réservé via la Motherland : 10500 K je crois. Trajet très confortable (au regard de ceux qui suivront) mais pensez à prendre des boules Quies et un bon pull, on caille !
Royal GH : Single avec ventilo et sdb pour 8$. Tres propre, équipe de jour OK, équipe de nuit super sympa. Il y a une terrasse en haut où prendre un verre, le petit déj est moyen par contre.
Visite des villes anciennes en blue taxi : 15000K/18000K le véhicule. Pas besoin de payer la taxe de Sagaing, ni de filer de l'argent sous la table comme nous l'a demandé notre chauffeur. C'est un peu au pas de course : monastère d'Amarapura pour le déjeuner des moines (les touristes mitraillent comme dans un zoo, une honte), colline de Sagaing, visite d'Inwa en calèche (5000K par véhicule, non négociable, pas la peine d'essayer !) puis coucher de soleil sur le pont en teck d'U Bein. Si vous ne voulez pas acheter le billet combiné à 10$, vous serez obligés de vous priver du monastère en teck (le seul checkpoint) mais c'est dommage.
Mandalay : colline a faire en fin d'aprem ou le matin car 1700 marches sous le cagnard ça doit être dur... balade dans la ville, je crois que la forteresse n'a pas grand intérêt.
Mingun : ferry a 9h (retour à 13h), 5000K A/R par personne. Pour éviter de payer les 3$ combinés avec Sagaing, entrer dans le bureau à l'embarcadère, aller au bureau à droite pour acheter le ticket du ferry puis sortir aussitôt sans s'acquitter de la taxe au bureau situé face à l'entrée. Par contre vous ne pourrez pas monter sur la pagode cassée de Mingun. Il y a une très belle vue depuis la pagode blanche, la plus éloignée. J'ai trouvé Mingun assez défiguré par le tourisme... Mais les édifices sont beaux et la traversée en bateau agréable.
J'avais une furieuse envie de prendre le train et de passer sur le viaduc de Gokteik mais je manquais de temps, donc j'ai fait un trajet assez inhabituel et surtout très rapide (2 jours où je n'ai fait que me déplacer, mais j'ai adoré !)...
PYIN U LWIN (1 nuit) 2h30 de pick up ambiance Camel Trophy : c'est rigolo, très économique (1500K si mes souvenirs sont bons) et ça permet d'éviter de prendre le train à 4h30 depuis Mandalay.
Nuit au Grace Hotel 2 que je ne recommande pas, c'est central, pas cher mais vraiment décrépi... Par contre, internet très rapide dans une des rues perpendiculaires à la rue principale en se dirigeant vers la gare et bonne ambiance au marché de nuit. Il y a aussi une patisserie sympa (Golden Triangle Bakery). Je n'ai fait que passer la nuit à Pyin U Lwin, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais il paraît que les chutes d'eau valent le coup.
KYAUKME (1 nuit) Un coup de cœur : d'abord le trajet en train (départ supposé à 8h30, j'ai eu de la chance, il était à l'heure). J'ai pris la first class (4$, direct dans la poche du gouvernement...), certains préfèrent la ordinary (2$) mais c'est vraiment blindé. Le train prend son temps, bringuebale, on achète de quoi manger à chaque arrêt et on partage, c'est vraiment un bon moment. Le viaduc n'est pas hyper impressionnant mais la vue est très belle, et ça donne un petit côté far west... bref, j'ai adoré.
A la sortie du train, le guide Naing Naing (prononcer nine nine comme en anglais) vous trouvera certainement, comme je ne restais qu'une demi journée (à la japonaise) il m'a fait faire un tour à moto dans les villages avoisinants pour 5000K mais il organise des treks jusqu'à son village natal. Je pense que les paysages sont assez semblables à ceux qu'on voit à Hsipaw mais il n'y a aucun touriste, j'étais la seule en ville. C'est une petite ville vraiment tranquille où flâner.
Je ne sais plus comment s'appelait la GH, il n'y en a pas 36 de toute façon. C'est assez cher pour l'endroit, 12$ la single avec sdb, frigo débranché, AC et TV avec 2 chaines mais c'est propre et calme.
BAGAN (4 nuits) Bus depuis Kyaukme jusqu'à Mandalay : 3500K pour 4 heures avec de beaux paysages, départ très matinal (5h00) Arrivée à Mandalay, je visite les pagodes en moto taxi : 6000K (j'avais également un trajet depuis la petite gare routière) Bus de nuit pour Bagan : 10000K avec pick up depuis la Royal GH + leur commission (mais ça évite de repasser par la grande gare routière qui est très loin du centre). Départ à 16h30, arrivée prévue à minuit mais on a du changer une roue, du coup on est arrivés épuisés à Bagan à 2h30.
GOLDEN VILLAGE INN : petits bungalows propres et au calme, derrière Restaurant Row. Single avec AC + sdb et bon petit déj : 6$ Certains ont réussi à ne pas payer les 10$ en résistant aux demandes pressantes du proprio, je ne sais pas comment ils ont réussi, tant il insiste !
J'avais prévu de rester moins longtemps mais un biryani à Aroma 2 m'a scotchée au lit, je ne recommande donc pas ce resto (qui a fait preuve d'une mauvaise foi crasse quand j'ai voulu leur signaler que j'avais été malade). Je conseille d'aller dans les restos locaux avec un max de débit plutôt que dans les trucs pour touristes, certes agréables et pas très chers, où ils n'ont parfois aucun client de la journée. Ou alors de commander des plats faits à la demande. Le resto veggie The Moon à Old Bagan est pas mal, Yi Mon, un ami du proprio, rêve d'un couteau suisse, si vous avez ça dans vos bagages... Je n'ai pas fait de tour en calèche (10000K pour 2) mais à vélo, faisable s'il ne fait pas trop chaud.
KALAW (3 nuits + trek) Là, c'est le trajet de l'enfer, mais qui laisse de bons souvenirs une fois.... fini. Départ à 3h30 du mat dans un minibus local minuscule et sans clim. Bizarrement, les touristes sont mal réveillés et râleurs et les birmans sur leur 31 et prenant leur mal en patience... 9h de route cahoteuse, pour environ 10000K.
EASTERN PARADISE MOTEL : 8$, vraiment très bien et famille très gentille.
A Kalaw, allez absolument rendre visite à Mister Tommy Aung Ezdani (qui a besoin de lunettes, correction 2.5 !), un grand bonhomme qui est à la tête d'une ONG birmane, RDS (Rural Development Society, RDS). Il monte des programmes éducatifs et préventifs auprès des tribus des zones blanches/grises/noires (non accessibles aux étrangers), construit des ponts et des accès à l'eau. Vous trouverez la boutique près du marché (indiqué dans le LP).
Pour les treks, je suis passée par Thiri (bureau en face du bus stand et du Winner Hotel, à côté du resto FMD Indian Food) et son mail est thiripapalinn@googlemail.com. Le courant est super bien passé entre nous mais un couple de voyageurs a eu un peu de mal (elle est hyper énergique, enjouée et féministe, ce qui peut en agacer certains...).
J'ai payé 30$ pour 2 jours de trek autour de Kalaw (j'étais seule avec elle). Ce que je peux assurer, c'est qu'elle agit en véritable partenariat avec les villageois que l'on rencontre (elle a donné 5000K à la famille qui nous a accueilli, sachant qu'elle avait ramené toute la nourriture et voulait cuisiner elle même, mais Mme Soe ne l'a pas laissé faire, lui disant de se reposer).
Pour la Golden Lily, j'ai eu la sensation (confirmée par d'autres voyageurs qui ont fait le trek avec eux) que ce sont de vrais requins... On m'a aussi dit d'éviter Jimmy et Sam pour des raisons que je ne citerai pas sur ce forum. Je recommande donc Thiri, mais il y en a certainement d'autres très bien aussi. Essayez de demander à RDS peut être ?
Il y a un bon resto dans la Station Rd, à 200m du marché sur la droite en se dirigeant vers la gare. Sinon les nouilles shan à 500K du marché sont très bien aussi !
NYAUNGSHWE (3 nuits) Un vrai coup de cœur là encore, surtout que c'était la basse saison donc peu de touristes. Pick up depuis Kalaw jusqu'à la junction de Shwenyaung : 2000K pour 2h/2h30. Très beau trajet, route assez bonne. Pick up entre Junction et Nyaungshwe : 500 à 1000K. L'attente peut être... très longue ! A l'entrée de la ville, taxe de 5$.
MINGALAR INN : 8$ pour un endroit qui n'est dans aucun guide, vraiment très bien et petit déjeuner topissime ! Resto Star Flower juste à côté : le pancake banane choco est à se damner, par contre la pizza est décevante m'a t on dit. Resto View Point : l'endroit chic de Nyaungshwe, repas à 9000K pas mal mais pas transcendant. Joli cadre et service agréable. Massage chez Phyu Phyu Bamboo Hut : 4000K. Pas ma tasse de thé du tout le massage birman...
Journée en bateau : 15000K pour 5 personnes, avec le très gentil Maung Dai que vous trouverez chez Queen Inn à côté du canal. La GH est très bien, les proprios adorables mais ça doit être bruyant le matin. L'Aquarius est aussi très bien. Je vous conseille de visiter les différents ateliers si vous voulez acheter des souvenirs, entre autres textiles, car c'est de bonne qualité et pas très cher. Et ils ne sont pas insistants si vous ne souhaitez rien acheter.
YANGON (2 nuits) Je me suis offert le luxe d'un vol pour Yangon (66$ sur Yangon Airways, via Mandalay : 2h en tout) acheté chez Win dans la rue du marché. Le taxi pour l'aéroport est aussi cher que le billet de bus pour Yangon (15000K/15 heures...) mais essayez de le partager avec des voyageurs, même se rendant à la Junction pour prendre le bus.
La Motherland ne vient pas vous chercher pour les vols nationaux, par contre le terminal des arrivées internationales est juste à côté, ça vaut le coup de marcher 100m et de voir s'ils n'y sont pas. J'ai eu cette chance :)
Resto Monsoon : cher mais vraiment chouette (20000K à deux, une boisson, une entrée, 2 plats et 3 accompagnements). Il parait que le Strand est très cher (15$ pour un café et un gateau) et assez décevant.
Internet HYPER rapide chez Lilinet dans la rue de la Paya Sule, derrière le bus stand (400K de l'heure) Massage et réflexologie au Central Hotel : 5$ (ou 5000K)
Pour les retardataires, les souvenirs que l'on trouve à l'aéroport sont au même prix que ceux du marché, payables en K ou en $ (sauf qu'au marché on peut négocier un peu). Taxi pour l'aéroport : 5000K Ne pas oublier la taxe de 10$ à l'aéroport avec un billet ULTRA neuf.
Des idées de choses à amener : des lunettes de vue à donner soit au sanatorium de Mingun, soit directement à RDS qui se chargera des les amener dans les village, des crayons/cahiers/habits/brosses à dents etc. à acheter sur place et à ne JAMAIS donner directement aux enfants, des échantillons de parfums ou des posters de foot, mais là encore, plus à laisser comme un petit souvenir à des gens avec qui on a passé un bon moment qu'à distribuer aux petites vendeuses de Bagan ou de Mingun... Certains s'en servent comme monnaie d'échange contre des souvenirs, c'est un comportement insupportable. des graines de légumes, fleurs ou fruits à donner dans les villages.du paracétamol ou des médicaments faciles d'utilisation pour de l'automédicamentation (attention à l'aspirine et aux antibios qui sont photosensibilisants)et bien sûr un don à RDS (ou autre), en monnaie sonnante et trébuchante ou même en temps : passer donner une petite leçon de français ou d'anglais aux enfants de l'école montée par RDS leur fera très plaisir. Voilà, c'est de l'info brut de décoffrage, je n'ai qu'une envie c'est y retourner... merci encore à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce beau voyage !
Recherche témoignages de personnes ayant échangé leurs maisons
bonjour a tous,
tout est dans le titre, mais plus précisèment j'aurai voulu savoir
les expériences vécu de ceux qui ont échanger leurs maisons avec des canadiens( québécois...😉) ou
américains.
car pour moi si je dois découvrir les états-unis ou canada, je préfèrerais être chez l'habitant
pour être en immersion totale.
car les plans voyagistes ne m'interressent pas ( si c'est pour faire des heures de bus.)
pour vous quelles sites fiables proposent d'échanger notre maison?
merci a vous pour vos futurs réponses passionné de l'amérique du nord.😉
Pérou, Bolivie, Argentine et Brésil en plus ou mois deux mois?
J'ai regarder rapidement sur le forum et j'ai déjà lu quelques articles ( dans les 5 premières pages et via les recherches mots clé ) J'ai trouvé des parties de réponses ici et là mais bon voilà j'en suis encore à l'étape de rassemblé le plus d'information possible avant de fixer mon itinéraire final. Alors nous serons deux (2) jeunes femmes à partire en sac à dos en Novembre prochain direction l'Amérique du Sud. J'ai des expériences de voyage assé ' facile ' de mon point de vue (Canada, États-Unis, Europe, Costa Rica & Tunésie ) tous des pays riches où j'ai logé entre hôtel, auberges, famille d'acceuil et couch surfer. Je dois avouer que je n'apprécie pas particulièrement les hôtels c'est toujours en dernier recours. J'ai aimer les auberges lorsque j'ai voyager seule parce que je pouvais y rencontré des gens facilement mais mon moyen favoris est encore le couch surfing ou les familles d'acceuil. Ensuite je sais que les distances en amérique, que se soit au nord où au sud sont très grandes, c'est pourquoi j'avais pensée à prendre une passe d'avion , cependant j'ai lu sur le forum que certain train sont très abbordable et très confortable et que certaines compagnies aérienne annulent des vols quand sa leur chantent. J'ai aussi lu quelques trucs sur les autobus, à éviter dans certains pays et dans d'autres pays très confortable aussi. J'imagine, peut-être à tord que le moyen le plus économique est l'autobus ( bus ) et le moyen le plus rapide est l'avion. Ensuite j'ai vérifier sur le site du Gouvernement Du Canada ( parce que nous sommes toute les deux Canadiennes ) au sujet des visa touristique et des frais de départ, réciprocitée et taxes d'avion. J'ai un peu de mal à me retrouver avec toutes les infos données sur le site. ( voir questions ) Je suis déjà certaine que plusieurs d'entres vous vont me dire que c'est beaucoup trop court pour visiter tout sa. Nous pensions passé ± trois semaine/pays, bien sur en restant à l'essentiel et au minimum. Pour le Brésil, nous allons rejoindre des amis qui habitent déjà là-bas et on ne calcule pas notre deux mois dans ce temps accordé au brésil. Nous savons que ce sera l'été en Amérique Du Sud à la période où nous y allons. ( printemps - été ) Je crois, qu'au Pérou et en Bolivie la plus part des villes ( que nous voulons visité ) sont en montagnes. En Argentine on prévois visiter surtout Buenos Aires & Ushuaïa. Je dois encore faire des recherches pour la Bolivie et le Pérou mais je veux Absolument faire de la planche à sable (?!) Sand Board ?! Nous aimerions aussi visiter des petits villages, mon amie à un niveau avancer d'espagnol et moi je suis débutante ( mon cerveau baigne dans la confusion entre l'italien , le portuguais et l'espagnol ) mais après quelques jours j'imagine que je vais m'adaptée :) Nous pensions passé la Nouvel année au Brésil également, malheureusement pour nous, le fait que le carnaval soit en Mars nous le manqueront peut-être. Donc Voilà je vais en rester là pour l'instant parce que sa fais déjà un momment que j'écris tout sa et que j'ai un peux les idées flou.
Je ne suis pas encore allée voir l'agente de voyage, parce que à mon avis, je préfrère avoir des conseil de gens qui ont fais un peu le même ' trip ' que nous ferons.
Donc mes questions ; - est-ce simple de trouver des couch et/où une famille d'acceuil pret à nous loger un soir ou deux ? - Quel serait le moyen le plus avantageux et/où économique de se déplacer du Brésil en Argentine Au Pérou et à La Bolivie ? - quel est le coût du visa touriste au brésil pour les Canadiens ? - est-ce que le visa touristique est exigé en Argentine ? - si on as une passe aérienne est-ce qu'on doit acquité les frais de départ/de réciprocitée et taxes d'avion à toutes les fois ? - Est-ce que nous avons besoin des filets anti-moustiques pour dormir ? - Devrions-nous nous encombré d'un sac de couchage ? - Quoi ne pas manqué en Bolivie ? - quelques feedback pour le sand snowboard ? - Suggestion d'endroit magnifiques, à ne pas manquer qui ne sont PAS touristiques ? - Vols Québec ou Montréal à destination la moins chère entre Pérou, Bolivie, Argentine ? - Vols Brésil - Mexique en Janvier , simple ? - où passé le plus de temps ? - où passé plus rapidement ? - Off the Beaten Path suggestion ?
au fait , une suggestion où passé Noël entre le Pérou L'Argentine et la Bolivie ? :)
Merci de votre colaboration.
Je ne suis pas encore allée voir l'agente de voyage, parce que à mon avis, je préfrère avoir des conseil de gens qui ont fais un peu le même ' trip ' que nous ferons.
Donc mes questions ; - est-ce simple de trouver des couch et/où une famille d'acceuil pret à nous loger un soir ou deux ? - Quel serait le moyen le plus avantageux et/où économique de se déplacer du Brésil en Argentine Au Pérou et à La Bolivie ? - quel est le coût du visa touriste au brésil pour les Canadiens ? - est-ce que le visa touristique est exigé en Argentine ? - si on as une passe aérienne est-ce qu'on doit acquité les frais de départ/de réciprocitée et taxes d'avion à toutes les fois ? - Est-ce que nous avons besoin des filets anti-moustiques pour dormir ? - Devrions-nous nous encombré d'un sac de couchage ? - Quoi ne pas manqué en Bolivie ? - quelques feedback pour le sand snowboard ? - Suggestion d'endroit magnifiques, à ne pas manquer qui ne sont PAS touristiques ? - Vols Québec ou Montréal à destination la moins chère entre Pérou, Bolivie, Argentine ? - Vols Brésil - Mexique en Janvier , simple ? - où passé le plus de temps ? - où passé plus rapidement ? - Off the Beaten Path suggestion ?
au fait , une suggestion où passé Noël entre le Pérou L'Argentine et la Bolivie ? :)
Merci de votre colaboration.
Temps de trajets Athènes-Delphes et Athènes - les monastères des Météores?
Bonjour,
Je pense peut-être aller en Grece bientot. Je suis en train de réfléchir a mon itinéraire...est-ce que quelqu'un sait de combien de temps Athenes/ Delphes et Athenes /les Météores... selon votre espérience et avec quel moyen de transport? Il y a un circuit qui m'intéresse, c'est 4 nuits dans les îles et 3 nuits a Athenes. Ou est-ce que ce serait mieux de réserve un semaine a Athenes et de prendre une croisiere ou traversier vers les iles l'a bas ? Racontez-moi vos expériences, ce que vous avez visité, aimé et moins aimé, quels moyens pour économiser, combien de temps prévoir a Athene, les iles a voir, budjet a prévoir etc... Merci
Je pense peut-être aller en Grece bientot. Je suis en train de réfléchir a mon itinéraire...est-ce que quelqu'un sait de combien de temps Athenes/ Delphes et Athenes /les Météores... selon votre espérience et avec quel moyen de transport? Il y a un circuit qui m'intéresse, c'est 4 nuits dans les îles et 3 nuits a Athenes. Ou est-ce que ce serait mieux de réserve un semaine a Athenes et de prendre une croisiere ou traversier vers les iles l'a bas ? Racontez-moi vos expériences, ce que vous avez visité, aimé et moins aimé, quels moyens pour économiser, combien de temps prévoir a Athene, les iles a voir, budjet a prévoir etc... Merci
Norvège 2009: partie 3 de Kirkenes à Bergen (Hurtigruten)
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
3ème Partie - KIRKENES - BERGEN A BORD DE L'HURTIGRUTEN
Jour 23 - Me 08/07/2009 - Kirkenes - Båtsfjord

07 h 15, réveil une heure trop tôt, à cause du déréglage du réveil du téléphone ; sûrement des séquelles du changement d'heure en Finlande. Température fraîche et ciel bas, cela continue. Petit-déjeuner dans la salle commune avec les mêmes Allemands que la veille au soir.
09 h 00, départ du camping et tour dans Kirkenes pour faire des photos des chalutiers russes à quai, mais la lumière n'est guère favorable. Tour dans un énorme super marché SPAR, démesuré par rapport à la zone de chalandise de la région, à moins qu'il ne soit largement fréquenté par la clientèle russe. Etonnant !
09 h 30, arrivée à l'embarcadère Hurtigruten à l'est de la ville. Au moins, nous ne sommes pas en retard ! Nous sommes les premiers de la file d'attente. Discussion avec un agent de la sécurité, qui comprend un peu le français parce qu'il a été légionnaire à Calvi il y a de nombreuses années. Il nous avoue que la semaine passée la température était montée à 26°C ! Nous en sommes loin ce matin.
Bientôt, au fond du fjord apparaît la silhouette familière d'un bateau Hurtigruten, puis l'on distingue les couleurs noir, rouge et blanc des superstructures
09 h 45, ponctuel, le MS Richard With accoste au quai. La plupart des passagers débarquent, soit pour reprendre l'avion, soit pour partir en excursion le temps de l'escale. Nous avions vécu ce rituel en janvier dernier.
Durant ce temps Nelly, toujours optimiste, croit voir le soleil ! Réalité ou illusion ? Depuis une semaine que nous l'attendons ! Tout juste le voile nuageux est-il moins épais dans quelques endroits du ciel.
Nous savions qu'il y avait des Français à bord, un excursionniste s'approche de nous : "Alors 76, d'où venez- vous ? Le Havre, Rouen, Dieppe ?". Nous discutons quelques instants. Il s'agit d'un couple de havrais qui partent en balade au poste frontière de Storskog, que nous avions vu hier. Quelques instants plus tard : "Ah, des Normands ! Que faites-vous ici ?". Là, il s'agit de parisiens dont le mari est né dans le Pays de Caux. Hasard des rencontres fortuites de voyages.
Il y a beaucoup d'activité sur le quai entre les passagers qui débarquent et qui croisent ceux qui arrivent, beaucoup de manipulation de bagages, et aussi d'incessantes allées et venues de clarks déchargeant de nombreuses palettes de fret ou en ramenant d'autres à bord.
10 h 45, nous nous enregistrons à la réception du bord et faisons la connaissance de L…, l'accompagnateur du groupe de Français.
11 h 00, début de l'embarquement des véhicules, 2 motos et 6 voitures. J-J entre le premier à bord au volant de l'Espace. L'opération se fait au compte-gouttes, véhicule par véhicule au moyen d'un ascenseur qui fait la liaison entre le quai et le garage situé au pont n°2 du bateau. La manœuvre est longue du fait des sécurités devant et derrière la voiture.
Grâce à ce système d'ascenseur, (il en existe un autre pour le fret stocké sur le pont n°1), les bateaux d'Hurtigruten sont autonomes lors de leurs nombreuses escales. Les portes hydrauliques sont manœuvrées par le personnel du bord sans aucune aide extérieure, idem pour la passerelle piétons. Chacune de ces passerelles est évidemment réglable en permanence pour tenir compte des différentes hauteurs de quai et surtout des fluctuations de la marée lors des plus longues escales. Ingénieux.
Le Richard With (que j'écrirai dorénavant, RW), peut embarquer 45 véhicules bien tassés dans un garage aux dimensions réduites. Impossible d'y accéder en cours de croisière.
Nous retrouvons l'accompagnateur français qui fait un briefing pour son groupe et comme nous ne pouvons récupérer notre cabine qu'à 12 h 30, nous faisons le tour du propriétaire. Nous ne sommes pas dépaysés par rapport à notre croisière hivernale. Si le RW est plus ancien, et dispose d'un pont de moins, les aménagements sont à peu près disposés de la même façon.
Nous repérons rapidement tous les endroits stratégiques du bord, la salle à manger, la boutique de souvenirs sur le pont 4, la coursive qui fait tout le tour du bateau sur le pont 5, une plateforme bain de soleil sur le pont 6 équipées de 2 jacuzzis, sur le pont 7 le grand salon panoramique sur l'avant et le sun-deck à l'arrière.
Alors que nous explorons la coursive extérieure, les nuages se déchirent soudainement et alors que nous n'osions plus l'espérer, le soleil apparaît miraculeusement. Les nuages se dispersent en quelques minutes et le soleil luit généreusement. Incroyable ! Nous vivions dans la grisaille et le froid ininterrompus depuis une semaine et nous voila subitement inondés de lumière et enveloppés d'une relative chaleur qui nous fait grand bien, y compris et surtout au moral.
12 h 00, déjeuner, buffet de poisson bien sûr. Nous débutons notre cure de produits de la mer…
Après le repas, nous prenons possession de notre cabine, sur l'avant du pont 3 à tribord. Nous retrouvons la même disposition et les mêmes dimensions que sur le MS Trollfjord l'hiver dernier. Là encore, pas de dépaysement.
12 h 45, appareillage de Kirkenes. Nous sommes montés sur l'avant du pont 5 pour assister à la manœuvre. Lentement le RW se déhale du quai, exécute un demi-tour sur place, et se dirige vers l'embouchure du Bøkfjord. C'est pour nous, le début d'une nouvelle aventure au cœur de notre voyage, un cabotage de 6 jours vers Bergen… Cap au sud !
Le soleil brille généreusement mais la température reste plutôt fraîche. L'eau du fjord a pris une belle teinte bleu soutenu en décalage complet avec la couleur brune des berges. J-J a déjà pris son quart sur la passerelle, à l'avant du pont 5, en parka fourrée et casquette vissée sur la tête.
Le bateau a maintenant atteint sa vitesse de croisière. De part et d'autre, les rives du fjord défilent. C'est un paysage vallonné, très minéral qui sera la constante du cabotage le long des côtes du Finnmark : le paroxysme de la désolation, rien d'autre que cette roche brunâtre sur laquelle visiblement rien ne pousse, rien ne dépasse. Toute la côte paraît scalpée par le vent. L'hiver dernier, la neige nous avait masqué la réalité de cette désolation, tout était blanc bleu, maintenant tout est brun, rien que brun. Caboter l'été le long du Finnmark fait encore mieux comprendre la rudesse du climat de cette région, l'âpreté du paysage et les difficultés qui en découlent pour vivre.
Après avoir doublé le phare de Bøkfjord, Le RW aborde la pleine mer, la mer de Barents et met cap au nord-est vers le port de Vardø. Bien à l'abri à l'arrière du pont 7, face au soleil, Nelly se détend ou s'adonne à la lecture… Aujourd'hui, le sun-deck est encore peu fréquenté mais au fil des jours, il deviendra de plus en plus encombré et les fauteuils de moins en moins accessibles.
Nous arrivons en vue de l'île de Hornøya, à l'extrémité de la péninsule de Varanger. C'est le point le plus oriental de la Norvège, à 31°10' Est, soit à la même longitude que le Caire en Egypte.
Avant de pénétrer dans le port de Vardø, le RW contourne une presqu'île plate où sont groupées plusieurs maisons multicolores serrées les unes contre les autres. Des habitations en arrière plan, s'étagent sur une colline dénudée dominée par deux énormes radômes vert de gris ou blanc, sans doute vestige de la guerre froide entre les pays de l'O.T.A.N. et l'U.R.S.S. Le Finnmark était en première ligne puisqu'à cet endroit 50 km séparent les 2 pays, bon nombre d'antennes devaient à l'époque s'intéresser aux mouvements de navires entre l'U.R.S.S. et l'Atlantique.
16 h 15, escale ensoleillée d'une heure à Vardø. La plupart des passagers débarquent pour visiter une citadelle du XVIIIème siècle à quelques pas du quai, emmenés au son du tambour par deux hommes en costume d'époque. Tous les Allemands du bord suivent sans se poser de questions…
Nous préférons explorer la ville jusqu'à l'église reconstruite en 1958. La nef a une forme triangulaire très dépouillée et le clocher triangulaire minimaliste est très élancé. Toute la ville a été complètement détruite lors de la Seconde Guerre et reconstruite selon un plan orthogonal très aéré, autour d'une large rue centrale déserte laissant une impression de vide et de tristesse, presque inquiétante. L'hôtel de ville est un écrasant cube rouge recouvert d'une toiture noire à 4 pentes. Tout cela visiblement manque de cohérence.
17 h 15, l'escale s'achève et le RW reprend sa route, longeant la presqu'île de Varanger. C'est une région sauvage où les vagues et le vent sculptent le paysage depuis des millénaires. De temps à autre, nous croisons un chalutier russe, le pont arrière encombré d'énormes casiers et de boules multicolores, partant à la pêche au crabe royal. Il y a quelques décennies les soviétiques ont voulu expérimenter l'élevage de ce crabe, originaire de Sibérie, dans la région de Mourmansk. Quelques crabes, plus malins que d'autres se sont échappés des élevages et ont colonisé les côtes du Finnmark, au détriment des espèces endémiques. Désastre écologique, mais manne pour les Norvégiens.
20 h 00, courte escale d'une demi-heure à Båtsfjord, port bien abrité au bout du fjord du même nom. Ce port vit essentiellement du crabe royal. Nous faisons quelques pas sur le quai sous le soleil qui descend de plus en plus. En janvier, le même quai était complètement recouvert de neige et les superstructures des chalutiers russes amarrés dans le port étaient entièrement recouvertes d'une épaisse couche de glace, donnant une idée de ce que doivent être les conditions de travail sur ces bateaux en période hivernale dans ces régions.
20 h 30, repas servi à la table que l'on nous attribue pour toute la croisière. Menu : Potage, filet de saumon, glace. Nous dînons à côté d'une française et sa petite fille. Pas un mot, ni bonjour. Tant pis !
22 h 15, très courte escale d'un quart d'heure à Berlevåg. Nous restons à bord car le port se situe en dehors de l'agglomération. Sous un ciel parfaitement pur, le soleil descend lentement illuminant le paysage de teintes rosées et de jolis contre-jours. Nous sommes au nord de la Norvège, il fait jour, absolument jour. Et ce soir, c'est certain, nous verrons le soleil à minuit au-dessus de l'horizon.
Après cette escale, nous croisons à peu de distance le MS Nordstjernen ("Etoile Polaire"). C'est le plus petit et le plus ancien bateau de la compagnie. Il navigue sans relâche depuis 1956, soit 53 ans, pour le plus grand bonheur des nostalgiques qui se bousculent pour naviguer dans une ambiance et un confort quelque peu surannés. Instants magiques où la vieille coque prend des reflets dorés sous le soleil.
23 h 30, nous sommes sur le pont 5, complètement emmitouflés, sweat polaire, parka fourrée, écharpe, gants en laine. Il n'y a pas un souffle de vent, mais avec la vitesse du bateau, il fait plutôt frisquet ! Pour rien au monde nous ne voudrions rater ce moment. Voir le soleil à minuit en plein nord au-dessus de l'horizon. Minuit ! Il fait grand jour. Le soleil est là à quelques degrés au-dessus de la mer. L'air est si pur, le temps si clair malgré l'heure et la hauteur du soleil ; le ciel rougeoie à peine. Etonnant !
Accoudés au bastingage, nous restons de longs moments à contempler en silence ce spectacle hors normes : voir le soleil la nuit en plein nord. Enfin ! Enfin, nous l'avons ce soleil que l'on attendait tant ! Et nous sommes presque seuls pour en profiter, et c'est tant mieux ! Mais, c'est tout de même surprenant que ce phénomène intéresse si peu de monde.
C'est plutôt le froid qui nous chasse de la passerelle. Le bateau file 15 nœuds (± 28 km/h), et le soleil ne nous réchauffe plus. Satisfaits, nous regagnons la cabine, éclairée comme en pleine journée. Les rideaux tirés devant le hublot ne donneront qu'une vague pénombre pour nous endormir et finir notre nuit.
Minuit à l'extrême nord de la Norvège
Jour 24 - Je 09/07/2009 - Havøysund - Hammerfest -Tromsø

Malgré le jour permanent, il faut bien dormir. Et dans notre sommeil, nous avons raté les courtes escales de Mehamn (le port… le plus septentrional du parcours à 71°02' N), et Kjøllfjord. Il faut préciser que l'état de la mer, le confort et le silence à bord font que l'on ne perçoit pas les arrêts du bateau aux escales. La dextérité de l'équipage y est également pour beaucoup.
06 h 30, nous n'avons pas senti que nous repartions de l'escale de Honningsvåg, au sud de Magerøya, l'île du Cap Nord. Déjà (ou encore, puisqu'il ne s'est pas couché), le soleil brille et éclaire le rivage.
Nous reprenons le chemin de la salle à manger pour le petit-déjeuner. En dehors du café un peu clair, il y en a pour tous les goûts : charcuterie, viande, poisson (eh, oui !), œufs, fruits, plusieurs sortes de pain, etc, etc, etc… Tout à discrétion. C'est un grand moment de la journée et ne nous en privons pas.
08 h 15, en principe courte escale d'un quart d'heure à Havøysund. Grand beau temps durant cette escale. Sous un franc soleil, il fait presque chaud sur la passerelle. Tous les environs sont éclairés par une lumière incomparable. Vu l'heure matinale et la brièveté de l'arrêt, J-J est le seul à descendre et faire quelques pas sur le quai pour refaire les mêmes photos que l'hiver dernier, mais avec beaucoup plus de lumière : une enfilade de maisons multicolores accrochées à la colline face au bateau. Il faut faire vite.
Finalement, il y a un grand nombre de palettes de poisson à embarquer (du colin salé séché, écrit en français sur les caisses), et le RW appareillera avec une demi-heure de retard. Quelques minutes après avoir quitté Havøysund, nous croisons le MS Trollfjord. A chaque rencontre, les bateaux de la compagnie se saluent à grands coups de sirène. En janvier, nous étions à la même heure et au même endroit à bord du Trollfjord dans la nuit polaire. Quel contraste avec les heures lumineuses que nous vivons aujourd'hui !
Bien que cela ne soit pas prévu dans l'organisation du bord, nous nous octroyons un second petit-déjeuner (plus léger que le précédent) : un petit café et un gâteau avant de gagner le sun-deck pour une séance de bronzage et de lecture ou de reprendre son quart de veille à l'avant du pont 5.
11 h 15, escale à Hammerfest après avoir contourné l'île de Melkøya et son gigantesque terminal gazier dont la vision de jour paraît bien moins impressionnante que la nuit. Hammerfest est la ville la plus importante du Finnmark (7 000 habitants !), et doit sa prospérité actuelle à ce terminal.
Quittant le bord, nous marchons jusqu'à l'église reconstruite en haut de la ville. Comme dans tout le Finnmark, la seconde guerre mondiale a fait des ravages considérables et l'église d'Hammerfest ressemble à s'y méprendre à celle que nous avons vu hier à Vardø, une grande nef triangulaire et un clocher également triangulaire très élancé. L'intérieur est très lumineux, un grand vitrail triangulaire surplombe l'autel.
En redescendant vers la ville, nous nous arrêtons dans un square où nous pouvons admirer à flanc de coteau un superbe kiosque à musique en bois bleu électrique. Les Norvégiens se transformeraient-ils en dahus pour danser ? Des motifs en bois représentant des ours blancs ponctuent le décor.
Les rues du centre sont bordées de boutiques et même de grands magasins de mode, et du monde circule dans les rues. Près du port, autour d'un bassin et d'un jet d'eau, des Norvégiens papotent sur des bancs, d'autres consomment sur une terrasse ensoleillée. Scènes plutôt inhabituelle dans les petites villes de Norvège.
12 h 45, appareillage. Nous déjeunons au fond du restaurant à la poupe du bateau et par les larges baies vitrés, et dans le contre-jour, nous voyons Hammerfest s'éloigner doucement.
15 h 45, très courte escale à Øksfjord après avoir navigué dans un long détroit entre plusieurs grandes îles. Nous ne débarquons pas dans ce port situé au milieu d'un fjord. Le quai est au pied du village. Une église avec un clocher massif domine le village.
18 h 00, Nelly s'est trouvé un fauteuil à l'écart dans le salon panoramique et lit tranquillement, levant les yeux de temps à autre vers le paysage qui défile. Un curieux nuage ou un banc de brume flotte au ras de la mer, laissant libre le sommet des montagnes. D'autant plus surprenant que ce nuage se déplace avec nous, malgré la vitesse du bateau, nous ne le rattraperons jamais.
19 h 00, escale de 45 minutes à Skervøy. Cela nous laisse le temps de nous rendre jusqu'à l'église de ce petit port de pêche. C'est un bel édifice en bois blanc construit sur plusieurs niveaux à cause de la pente, au milieu d'une vaste pelouse et entouré de grands bouleaux, dans un cadre verdoyant que nous n'avions plus vu depuis longtemps et qui nous fait oublier la rudesse des paysages du Finnmark.
Du parvis de l'église, nous contemplons le panorama, les toitures du village au premier plan. Brièvement le soleil perce les nuages et éclaire fortement la masse imposante rouge et blanche du RW, ce qui contraste avec les montagnes sombres en arrière-plan restée à l'ombre sous de gros nuages bourgeonnants.
20 h 30, dîner servi à table. Au menu : Emincé de renne, rôti de porc aux ananas et sauce chutney, boule de glace avec nappage de fruits rouges.
Après avoir mis un peu d'ordre dans les films et photos sur le PC, nous montons vers 22 h 30 au bar du pont 7, où un pianiste et une chanteuse mettent un peu d'animation. A travers les baies vitrées, on peut voir le paysage défiler. Il fait grand jour, et J-J culpabilise de ne pas assurer son quart sur la passerelle ! Et pour cause !
23 h 15, Personne sur le pont 5 et pourtant ! Le RW fait route vers Tromsø qui apparaît dans le lointain. La ville construite sur une île au milieu d'un fjord est sombre à cette heure tardive. Le soleil, au nord, émerge à peine des montagnes environnantes. Ses rayons sont justes suffisants pour éclairer le grand pont de Tromsøbrua et la Cathédrale Arctique qui se détachent des sommets avoisinants restés dans l'ombre.
Miracle de l'instant que ce coup de projecteur juste focalisé sur les deux principaux symboles architecturaux de la ville. Pourvu que le soleil ne descende pas trop vite derrière les sommets, pourvu qu'un nuage intempestif ne vienne pas écourter trop tôt cette vision insolite à pareille heure.
23 h 30, escale à Tromsø, la capitale du Nord, point de départ de toutes les anciennes expéditions vers le Pôle. Même si nous connaissons bien maintenant cette ville (c'est notre 3ème passage), nous la parcourons avec plaisir. Le soleil est trop bas pour éclairer les rues et il ne fait pas bien chaud. Et nous sommes surpris par l'animation relative de Storgata à pareille heure. Nous déambulons jusqu'à la petite église catholique peinte en marron foncé. Un kiosque à musique situé à proximité est peint de la même couleur ainsi que l'ancien hôtel de ville.
00 h 30, le 10 Juillet, nous redescendons vers le port. Miraculeusement, le soleil n'illumine que la Cathédrale Arctique et le pont qui enjambe le Tromsesundet. Une douce lumière rose enveloppe la Cathédrale, ordinairement blanche. Le soleil rasant cisèle le tablier et chaque pile du pont qui se détachent de l'arrière-plan de montagne et se reflètent dans l'eau calme et sombre du chenal. Quel spectacle !
Retour à bord et dans la cabine. Nous ne rendrons même pas compte de l'appareillage du RW à 01 h 30.
Minuit à Tromsø - Le pont et la Cathédrale Arctique
Jour 25 - Ve 10/07/2009 - Finnsnes - Svolvær - Stamsund (Lofoten)

En appareillant de Tromsø nous quittons définitivement le Grand Nord, et la route du RW s'oriente nettement vers le Sud.
04 h 30, brève escale à Finnsnes. J-J se lève de bon matin pour tenter de refaire les photos prises l'hiver dernier dans ce petit port.
Le 2 Janvier 2009, la croisière se déroulait sous un ciel maussade. Vers 11 heures, le jour pointait à peine et nous avions bénéficié d'une embellie inattendue lors de cette escale. Il avait abondamment neigé toute la nuit, quelques petits glaçons flottaient même à la surface de l'eau. Une timide lumière éclairait alors le paysage enveloppé d'une épaisse couche de neige fraîche. Le village de Finnsnes prenait des allures de carte de Noël, avec ses petites maisons aux toits blancs disséminées au milieu des sapins givrés.
D'une de ces huttes couverte de neige au bord du fjord, nous avions tiré le sujet de notre carte de vœux pour 2009. La même hutte photographiée un petit matin de Juillet n'a plus la même allure, ni la même poésie. Malgré l'heure matinale, il fait très clair et sous autant de lumière le village a perdu tout le charme que nous lui avions trouvé l'hiver dernier… Néanmoins, vers le nord-est, un joli contre jour sur le grand pont qui relie l'île de Senja au continent et à l'opposé, vers le sud-ouest, le sommet des montagnes encore enneigées est déjà fortement éclairé.
07 h 45, le RW arrive en avance à Harstad, la plus grande ville de l'archipel des Vesterålen et J-J rate l'entrée dans ce port. Le RW accoste derrière le MS Lofoten qui termine de charger du fret. A peine le temps de quitter la couchette et déjà sur le quai ! L'escale est courte, quelques pas seulement aux abords immédiats du port.
08 h 45, appareillage en retard, ce qui sera la constante de la journée au programme bien rempli. A partir de maintenant le RW va louvoyer entre les différentes îles, îlots et récifs des Vesterålen et des Lofoten en empruntant des chenaux étroits, en passant sous de nombreux ponts, mais toujours en traversant des paysages grandioses.
Le RW fait route vers l'escale suivante en empruntant le chenal étroit et tortueux de Risøyrenna, dragué entre les bancs de sable qui relient les îles d'Andøya et Hinnøya. Dragué en permanence depuis 1922, ce chenal a permis de réduire considérablement le trajet de l'Hurtigruten. Paraissant ne pas ralentir, le RW slalome entre les ducs d'Albe qui balisent le chenal. De part et d'autre, sur des fonds sableux peu profonds, la mer prend une teinte turquoise digne des mers caraïbes.
10 h 45, escale à Risøyhamn, un village, un hameau qui permet de ravitailler l'île d'Andøya. La place est mesurée et le bateau se livre à une manœuvre étonnante en faisant d'abord demi-tour sur place, puis en abordant le quai en marche arrière. Déconcertant ! Il faut dire que les accostages se font toujours bâbord à quai et que le capitaine doit tenir compte de cette contrainte dans ses manœuvres de port.
Nous arrivons dans une région très touristique. Il était déjà monté beaucoup de monde à Tromsø et là c'est un important groupe de randonneurs suréquipés qui attendent sur le quai. Sans doute débarqueront-ils ultérieurement dans une île des Lofoten ? La fréquentation du sun deck du pont 7 s'en ressentira fortement, de même que la queue pour débarquer aux principales escales de la journée.
Inhabituel, le retard sur l'horaire s'aggrave, cette fois-ci à cause d'un important chargement de palettes de tourbe (extraite sur Andøya et à destination de Molde), qui prendra beaucoup de temps.
11 h 30, appareillage et manœuvre inverse. Le bateau se déhale d'abord en marche arrière, puis fait demi-tour sur lui-même avant de faire cap au sud. Quelle dextérité de la part de l'équipage !
A peine avons-nous quitté l'appontement que nous passons sous le pont de Risøyhamn que nous avions franchi en voiture le 29 Juin dernier. Tous les passagers lèvent la tête vers le ciel et se demandent avec inquiétude si la cheminée du RW ne va pas toucher le tablier du pont. Mais non, nous passerons sans encombre. Déjà, nous sommes en vue du pont de Sortland que nous avions également franchi avec l'Espace. Nous déjeunons durant l'escale et ne débarquons pas. Puis, le RW poursuit son chemin.
15 h 00, escale à Stokmarknes. Une jeune fille blonde en costume folklorique attend au pied de la coupée et chante sans se lasser durant toute l'escale des airs norvégiens ; hélas, le succès… et l'argent ne sont pas au rendez-vous ! Fait-elle cela tous les jours à chaque passage de bateau ?
Stokmarknes est la mère patrie de l'Hurtigruten. C'est dans ce port que le capitaine Richard Whith créa en 1881 la "Vesteraalen Dampkibsselkab", et jeta les bases d'un service régulier de cabotage le long des côtes de Norvège pour ravitailler les comptoirs les plus isolés du nord du pays. Le développement constant de ce service évoluera des années plus tard vers le concept Hurtigruten, où se mêlent service public et croisière touristique.
Un musée est consacré à l'histoire de la ligne et un ancien bateau de la compagnie au sec sur un terre-plein attirent les visiteurs, mais le temps imparti est bien court pour que nous puissions visiter cela sereinement. D'autant qu'une autre préoccupation soucie J-J : se réserver dès le départ la meilleure place à l'avant du pont 5 pour les deux attractions de la journée à ne manquer sous aucun prétexte, le chenal de Raftsundet et l'entrée dans le Trollfjord.
A peine avons-nous quitté Stokmarknes que le ciel se couvre rapidement de gros nuages menaçants. Le vent se lève et quelques petites gouttes de pluie commencent à tomber par intermittence, et la luminosité du paysage s'en ressent. Dommage !
16 h 30, beaucoup de monde commence à se rassembler sur l'avant de la coursive. Nous sommes rivés au bastingage lorsque commence la navigation dans le Raftsundet. Il s'agit d'un chenal quasi rectiligne de 25 km de long (dont 17 km particulièrement étroits), séparant Hinnøya et Austgåvøya (Vesterålen et Lofoten). Quelques mètres séparent à cet endroit les deux archipels.
A droite, les Lofoten sont une enfilade de sommets vertigineux plongeant brutalement dans les eaux grises du chenal, tandis qu'à gauche, côté Vesterålen, les berges sont moins escarpées puisqu'une route longe ce chenal sur toute sa longueur. Face à nous dans le lointain, un camaïeu de montagnes grises couronnées de neige. Le RW glisse sur l'eau calme du Raftsundet. Silence sur le pont. Chaque spectateur profite de paysage exceptionnel. Les montagnes sont si proches du bateau.
17 h 15, arrive le moment fort de la journée, l'entrée dans leTrollfjord qui est l'attraction de toute croisière estivale des bateaux de l'Hurtigruten. Lentement, le RW pénètre dans ce fjord de l'île d'Austvågøy, long d'à peine 2 km et large seulement d'une petite centaine de mètres. Spontanément, le silence se fait sur la passerelle. Sur la gauche, l'à-pic de la montagne surplombant le fjord est impressionnant, à droite, c'est à peine moins escarpé, et un cirque montagneux ferme l'extrémité du fjord. Comment le bateau peut-il entrer, et surtout ressortir d'une nasse pareille ?
Le silence est tel qu'on entend le chuintement de la coque glissant sur l'eau plate et verte du fjord. Longeant la rive de près, le RW paraît bien frêle en proportion des montagnes qui l'entourent. Le fond du fjord s'élargit quelque peu permettant au bateau de faire demi-tour. A l'évidence, l'espace sera suffisant pour que le bateau effectue sa giration sur place. En avant, lente !
Mais le capitaine peaufine sa manœuvre. Imperceptiblement le bateau pivote et mètre après mètre, l'étrave se rapproche de la paroi rocheuse. Sur la passerelle pourtant bondée de spectateurs, plus un bruit. Le bateau progresse toujours avec d'infinies précautions, ralentit encore, l'étrave semblant effleurer la roche. En tendant le bras, il semble possible de toucher la paroi rocheuse. Incroyable ! Chacun retient son souffle. Cela semble durer une éternité. Presqu'à toucher la montagne, le RW reste absolument immobile quelques minutes. D'ailleurs, le bulbe d'étrave touche-t-il la roche sous la surface de l'eau ? Cela n'est pas impossible ! Dans un silence absolu, les passagers restent médusés par la hardiesse de la manœuvre et la dextérité du capitaine qui a réussi à amener sans le moindre choc, sans le moindre à-coup, son bateau aussi près des rochers.
Le capitaine, surement très fier de nous avoir fait preuve de son talent, remet en route. Peu à peu, l'étrave pivote pour gagner progressivement l'axe du fjord. Le RW reprend son cap et achève ses derniers milles dans le Raftsundet, alors que les passagers, étonnés et satisfaits se dispersent.
19 h 15, très en retard, le RW fait escale à Svolvær, la capitale des Lofoten. Beaucoup de passagers débarquent définitivement, d'autres montent à bord pour regagner le continent. Plusieurs autocars attendent les excursionnistes pour une visite sans doute trop rapide des Lofoten, ils nous rejoindront à l'escale suivante de Stamsund. Nous préférons marcher en ville, Nelly à lécher les vitrines et J-J à chercher à prendre le cliché idéal, mais ce soir, pas de soleil !
20 h 00, à cause du départ des nombreux excursionnistes, service unique pour le dîner. Et ce soir, rien ne va. Nous trouvons difficilement une place à l'arrière du restaurant, le service à table est d'une longueur inhabituelle et le menu en dessous de ce que nous étions habitués : émincé de porc (?), filet de cabillaud, boule de glace et fondant au chocolat. Bof !
21 h 00, nous sommes encore à table lorsque le RW appareille avec une heure et demie de retard. A peine avons-nous quitté le quai, que le MS Midnatsol qui va vers le nord prend notre place. Le ciel s'éclaircit quelque peu, nous permettant d'admirer les sommets des îles.
22 h 30, dernière escale aux Lofoten, à Stamsund. Le port étant éloigné du village, nous ne débarquons pas et restons sur la coursive du pont 5 à regarder l'activité sur le quai : départ ou arrivée de passagers, allées et venues des chariots élévateurs qui manipulent du fret entre la cale du bateau et l'entrepôt du quai où sont stockées les marchandises en transit.
23 h 00, les autocars reviennent et les excursionnistes débarqués à Svolvær regagnent le bord sans précipitation. Le RW appareille avec un retard d'une heure trente, pour rejoindre Bodø après une traversée de quatre heures du Vestfjorden. Fjord est-il le terme qui convient ? Il s'agit d'un large bras de mer entre les Lofoten et le continent. Sans protection vers l'ouest, les coups de vent peuvent y être sévères et la mer bien inconfortable. Cela ne sera pas le cas ce soir !
Demi-tour au fond du Trollfjord... à toucher la roche !
Jour 26 - Sa 11/07/2009 - Ørnes - Brønnøysund - Rorvik

La nuit a été fort paisible puisque nous ne nous sommes pas rendus compte de la longue escale de Bodø où le RW a pu recaler son horaire. Le calme de notre cabine est dû au fait qu'elle est située à tribord, donc à l'opposé du quai. Nous échappons ainsi aux bruits de manutention lors des transferts de fret entre le bateau et les entrepôts.
Un soleil déjà ardent, entré par le hublot de la cabine, nous oblige à nous lever tôt, et à 07 h 00, nous faisons l'ouverture de la salle à manger pour le petit-déjeuner, alors que le RW fait escale à Ørnes. De notre table, nous surplombons un petit port de pêche et fond, nous devinons la silhouette des montagnes dans le contre-jour.
Après le départ, nous restons sur la coursive extérieure. Avec le soleil matinal, la température nous paraît agréablement douce. Nous naviguons vers le sud et cela commence à se sentir. Nous avons abandonné la veste polaire et le blouson fourré, ce matin nous sommes en T-shirt.
Aujourd'hui notre bateau suivra un trajet presque parallèle à la route 17, la route que nous avions emprunté durant 3 jours dans le sens inverse, il ya maintenant 3 semaines. Le RW trace son chemin en contournant une multitude d'îles et d'îlots, le spectacle évoluant après chaque virage. Une lumière étincelante inonde le paysage : sur la gauche, les montagnes enneigées en arrière-plan, des petits hameaux ou des fermes isolées parsèment la côte, au centre l'eau bleue des chenaux, puis à droite, des îles verdoyantes. La côte est magnifique, le paysage varié et nous ne savons plus où donner du regard.
Au débouché d'un chenal, nous croisons le MS Vesterålen. Grand échange de coups de sirènes… Nous croisons également plusieurs ferries ou catamarans rapides qui desservent les ports les plus reculés de cette côte compliquée.
09 h 20, nous approchons du Cercle Polaire. Face à nous, une grande sphère métallique sur un îlot symbolise cette ligne fictive à 66°33' N. Le RW marque l'instant par un long coup de sirène.
10 h 00, les passagers sont conviés à l'extérieur du pont 7 pour le traditionnel baptême du passage de la ligne. Le staff du bateau est déguisé en vikings. Et c'est le commandant, lui même, qui se charge de verser dans le dos des volontaires une copieuse louche de glaçons, et il ne fait pas semblant. Sans hésiter, ni réfléchir, simplement parce que cela est prévu, tous les passagers allemands se feront ainsi baptiser sans discuter. L'ambiance est aux rires, cris d'effroi et hurlements de surprise. Chacun sera récompensé par un verre d'aquavit et un joli diplôme attestant du passage du Cercle Polaire. Pour notre part, nous sommes restés spectateurs de ce cérémonial. Cette petite fête tout juste achevée le ciel se couvre rapidement, le vent se lève sous les nuages et se renforce dans les passes entre les plus hautes îles.
11 h 00, escale de vingt minutes à Nesna. Le temps est moins radieux qu'il y a trois semaines lorsque nous y avions campé, et pêché nos premiers bigorneaux norvégiens. C'est un port d'à peine mille habitants et la "gare maritime" est en proportion, un petit bâtiment en bois de couleur rouge sang flanqué de trois jolies lucarnes.
12 h 30, escale à Sandnessjøen. Le port, tout en longueur, est situé sur une sorte de chenal créé par un alignement d'îles qui font protection contre la houle et le vent du large. L'activité du port est liée aux ferries qui relient ces îles et les expéditions de poisson.
C'est la première longue escale de la journée (1 heure), et la plupart des passagers ont des fourmis dans les jambes, d'autant que le quai se trouve en pleine ville. Tout le monde débarque ensemble et se retrouve en même temps à arpenter l'unique et courte rue commerçante de cette petite ville qui est vite parcourue. Retour à la queue leu leu par les quais…
Le bateau continue vers le sud en longeant la longue chaîne montagneuse de Sept Sœurs, qui culmine à environ 1.000 m en moyenne. Haut lieu de la mythologie norvégienne, l'alignement nord-sud de sept sommets au profil quasi identique est particulièrement impressionnant et il est logique que cette perspective remarquable soit au cœur de nombreuses légendes. Mais au moment de notre passage, un ciel terne ne met pas en valeur ce site.
Toujours sous la grisaille, nous arrivons vers 16 h 15 à Brønnøysund, dans une configuration semblable à celle du port précédent de Sandnessjøen : une agglomération s'étalant le long d'un chenal protégé par des îles basses.
Quelques petits commerces sont établis sur le quai et draine une partie de la clientèle du bateau. Rapide tour dans la ville sans cachet particulier jusqu'à un petit port de plaisance. Sur le quai une plaque indique que la ville est précisément au milieu de la Norvège, à 860 km du Cap Nord et de la Pointe de Lindesnes au sud, à vol d'oiseau bien sûr (parce que par la route ou par la mer, c'est largement plus).
Dès la sortie du port, le RW passe sous un pont complètement en courbe et qui dessert les îles situées de l'autre côté du chenal. Nous avions utilisé ce pont pour nous rendre au camping de Torghatten. Nous naviguons au plus près (quelques dizaines de mètres), de ces îles basses et sommes maintenant en vue du camping que nous avions fréquenté le 23 juin. Ce jour là, à la même heure, c'était le MS Lofoten que l'on apercevait du camping se dirigeant vers le sud.
17 h 30, de la passerelle, nous voyons bien maintenant le rocher de Torghaten avec son profil particulier de "chapeau de gendarme". Ce "rocher" est le seul sommet remarquable (160 m), dominant un vaste semis d'îles basses et de récifs dangereux pour la navigation. Mais le capitaine va modifier la route du RW pour que nous puissions admirer la curiosité naturelle qu'est un trou situé au milieu de ce rocher, à 112 m de hauteur. Dans des temps immémoriaux, la mer dont le niveau était beaucoup plus élevé aurait usé la roche plus tendre à cet endroit et creusé une cavité qui se serait complètement effondrée. Aujourd'hui, nous pouvons voir ce phénomène dans son ensemble, mais le 23 juin nous étions "montés" dans le trou, qui vu de l'intérieur était vraiment très impressionnant.
Difficile de faire des prévisions météo en Norvège tant les conditions changent rapidement. L'épaisse couche nuageuse qui nous suivait depuis la fin de matinée disparaît sans prévenir et laisse place en fin d'après-midi à un ciel limpide. Et c'est tant mieux car le RW se fraie un passage entre le continent et une succession de petites îles. La route est sinueuse et certains passages sont si étroits que sur la coursive, J-J se demande comment le bateau va passer. Depuis la démonstration à l'intérieur du Trollfjord, il n'y a pas de doute à avoir sur la dextérité du capitaine. Et bien sûr, chacun de ces goulets est franchi sans encombre.
Nous longeons des petites îles de très près, avec de modestes fermes isolées. Des enfants font des signes de la main à notre passage auxquels le commandant répond par un léger coup de sirène. Le soleil à l'ouest éclaire les paysages d'une jolie couleur orangée très douce. Un agréable moment passé presque seul sur la passerelle.
Nouvel avatar météo, le soleil se voile de nouveau pour laisser place à un épais banc de brume peu avant l'escale de Rorvik. C'est à n'y rien comprendre tant cela est imprévisible !
C'est dans ce port de Rorvik que nous avions réveillonné le 31 Décembre 2009, à bord du MS Trollfjord. S'il faisait bien plus froid, les quelques flocons de neige épars ne nous avaient guère gênés pour admirer tous les feux d'artifice tirés depuis les jardins à flanc de colline. Ce soir, c'est brouillard !
20 h 30, escale d'une heure où nous n'avons pas pu débarquer à cause du repas du Commandant et du dîner d'adieu. En effet, la majorité des passagers débarque demain matin à Trondheim, et ce repas a été avancé d'une journée pour qu'ils puissent en profiter. Pendant que nous sirotons un verre de crémant offert par la compagnie, le commentateur du bord fait les présentations en portant un toast à l'égard des passagers qui nous quittent. D'abord le Commandant et tout le staff de la passerelle, chaleureusement applaudis et ensuite, au garde à vous, toute l'équipe de la cuisine et du restaurant, ovationnés aussi par les passagers.
La carte est rédigée en quatre langues dont le français : Coquilles Saint-Jacques, tranche de bœuf aux oignons rouges confits, pommes de terre sautées, crème au citron et groseilles. Le repas aura duré tout le temps de l'escale et à 20 h 30, le RW quitte le quai. De sous le pont de Rorvik, la silhouette fantomatique du MS Nordkapp émerge de l'épais banc de brume et vient prendre notre place à quai.
Vu les conditions de visibilité, nous descendons dans la cabine faire les transferts de films et photos sur le PC. Nous regardons pendant un long moment les films pris depuis plusieurs jours. A 23 h 30, en jetant un œil furtif par le hublot, nous réalisons que non seulement le brouillard a complètement disparu, mais qu'un soleil rougeoyant est en train de plonger dans la mer.
Vite, nous repartons sur le pont 5. Plus de brume et le soleil flirte avec l'horizon, il est plus rouge et bientôt il va disparaître, ce que nous n'avions plus vu depuis plusieurs semaines. Et second choc, même si l'heure est tardive, il fait relativement sombre et la pénombre nous entoure. Ca aussi, nous avions oublié.

Jour 27 - Di 12/07/2009 - Tondheim - Kristiansund - Molde

06 h 00, réveil pour ne pas rater l'entrée à Trondheim, située loin dans le Trodheimfjord. Mais le RW accoste avec un quart d'heure d'avance, et du coup l'arrivée est quelque peu escamotée.
06 h 30, soleil éclatant, J-J rend à pied en ville, à une quinzaine de minutes de marche du quai Hurtigruten, pour faire des photos dans les meilleures conditions.
06 h 45, arrivée sur le pont de Bakke Bru qui enjambe la Nidelva. Malgré l'heure, le soleil illumine les façades colorées des entrepôts de la rive ouest. L'air est pur, les couleurs nettes et contrastées. L'ensemble, avec en arrière plan le Gamle Bybru et le clocher de la Cathédrale est absolument photogénique, et J-J mitraille… Quand, arrivé sur l'ancien pont… damned ! Plus de batteries !
Retour quelque peu dépité, en passant par la Cathédrale, la rue principale Munkgata, la place du marché et la gare ferroviaire. Il est tôt, c'est dimanche, il n'y a personne dans les rues. La promenade est agréable. L'urbanisme norvégien est souvent déroutant. De belles façades de style Art Déco, alternent avec des immeubles plus contemporains en verre et alu.
08 h 15, retour sur le quai pour voir MS Finnmarken remonter le fjord, et aborder le quai Hurtigruten après une savante manœuvre. Tout en marche arrière, le Finnmarken pénètre dans l'étroit bassin et va accoster derrière le RW. La distance entre les deux bateaux ne doit pas excéder 10 m, et c'est un véritable créneau que le Finnmarken réalise sans hésitation pour gagner le quai. Décidemment, les commandants de la compagnie sont très forts !
08 h 30, petit-déjeuner bien mérité, bain de soleil, puis visite du Finnmarken. C'est un grand bateau dont l'architecture et l'organisation sont similaire à ce que nous connaissons. Les différences notables sont une piscine à l'arrière du pont supérieur et une vaste plate-forme en gradins à la proue du bateau permettant au plus grand nombre d'admirer confortablement le paysage.
Pendant ce temps, le RW s'est rempli de passagers. Essentiellement des groupes de norvégiens organisés pour des excursions de la journée jusqu'à Molde. Et tous ces gens âgés se sont empressés d'occuper les meilleures places du pont panoramique ou du sun deck et passer tout leur temps à bavarder plutôt qu'à regarder le paysage !
10 h 00, le RW quitte le quai à l'heure prévue et entame la descente du Trondheimfjord. Durant presque deux heures nous naviguons entre les rives en pente douce du fjord. La région est fertile et de nombreuses fermes imposantes se sont installées près des berges verdoyantes pour y pratiquer l'élevage.
A l'embouchure du fjord, nous laissons le phare d'Agdenes à bâbord pour de nouveau faire cap vers le sud-ouest et continuons à naviguer au calme entre îles et continent. Et comme tous les après-midi depuis le début de cette croisière le ciel se voile de nouveau pour notre arrivée à Kristiansund. La ville, importante, est construite sur 3 îles reliées par des ponts. De la coursive, il est difficile de discerner à l'avance où se trouve le quai. Une heure d'escale, c'est suffisant pour que la majorité des passagers veuille débarquer en même temps ! La sortie du bateau est un peu fastidieuse et nous marchons jusqu'au môle situé en centre ville.
Kristiansund a beaucoup vécu de la pêche au cabillaud et de l'exportation de morue salée et séchée en Europe du Sud. Sur le môle, la statue en bronze d'une marchande de poissons confirme la vocation première de ce port. Les temps changent et Kristiansund vit maintenant davantage de la maintenance et du ravitaillement des plates-formes pétrolières implantées au large.
17 h 00, le RW s'éloigne de la ville en empruntant un dédale de chenaux avant de retrouver le large. Quelques rayons de soleil bienvenus réussissent à passer à travers la couche de nuages donnant à tout le paysage une curieuse teinte plombée. Un groupe de passagers est parti en excursion pour parcourir la Route de l'Atlantique, un itinéraire touristique empruntant une multitude de ponts pour passer d'une île à l'autre, et ils nous rejoindrons à l'escale de Molde. C'est pour cette raison que ce soir, le dîner est fixé à 19 h 00 : Potage au potiron, filet de flétan, mousse de fruits.
20 h 45, escale à Molde, petite ville située dans un large fjord, le Romsdalfjorden, fermé au sud par une vaste chaîne de 87 sommets enneigés. La ville s'étage sur une colline en pente douce et vue du bateau, elle paraît bien agréable et aérée. C'est la 3ème fois que nous y passons. Un peu d'animation dans la rue principale : un festival de jazz réputé commence demain, et les préparatifs vont bon train.
Cette ville est aussi connue pour être "la cité des roses". C'est sans doute pour cette raison que nous retrouvons alignées sur le quai toutes les palettes de tourbe que nous avions vues embarquer à Risøyhamn dans les Vesterålen. Le ciel est lumineux et la promenade sur le quai, avec le large fjord et les montagnes enneigées en arrière-plan, est des plus agréables.
21 h 30, alors que le RW commence juste sa manœuvre d'appareillage, le MS Polarlys arrive pour prendre sa place à quai, juste devant le RW qui continue à s'éloigner du quai. Les 2 bateaux, l'un derrière l'autre, manœuvrent ensemble à quelques mètres près, la proue du RW presque à toucher la poupe du Polarlys. Epoustouflant !
Et puis, le RW plutôt que de gagner directement le milieu du fjord, va se déhaler bien parallèlement au Polarlys. Y a-t-il 10 mètres entre les 2 deux bateaux ? Ce sont 122 mètres et 11 000 tonnes dont il faut maîtriser parfaitement la trajectoire, ce n'est pas rien. Au terme de la manœuvre, les deux passerelles de commandement qui débordent de la coque sont presque à se toucher ! Notre capitaine nous a apporté la preuve de son professionnalisme, du grand art !
23 h 10, le soleil tombe dans l'eau. Et cette nuit… il fera nuit !
Le départ de Molde... bord à bord avec le MS Polarlys
Jour 28 - Lu 13/07/2009 - Florø - Bergen

L'obscurité complète a fait que nous avons raté les escales de Ålesund, Torvik et Maløy.
C'est le dernier jour de la croisière et le rythme va être un peu bousculé pour préparer l'arrivée à Bergen. Nous devons libérer rapidement les cabines, donc faire les bagages dès le début de matinée et les sortir dans les couloirs. Cette contrainte va conditionner notre vie à bord jusqu'au débarquement, en gardant à portée de mains vêtements, appareil photo, ordinateur, etc…
07 h 45, dernière escale de la croisière à Florø. Un village à flanc de coteau dominé par une belle église en bois blanc dotée d'un superbe clocher. J-J débarque juste pour faire 2 photos, car le temps est trop limité pour aller au-delà des abords du débarcadère qui ne semblent pas caractéristiques.
Sous le soleil, le RW navigue au large de côtes plus basses ou d'îles plates abritant quelques maisons. En milieu de matinée, le bateau semble se diriger droit vers un groupe d'îles et d'îlots. Peu à peu, un passage semble se dessiner. Pas bien grand ! En décrivant une large courbe le bateau se présente face à l'étroit chenal entre deux îles, large d'une centaine de mètres, et qu'il franchit rapidement. Vu de la passerelle, c'est très impressionnant de voir le bateau passer à aussi vive allure dans un passage aussi étroit. Une fois de plus le Capitaine fait preuve de beaucoup d'assurance pour mener son navire.
Une demi-heure plus tard, bis repetita… Il va falloir passer au milieu de l'archipel de Sula, face à l'embouchure du Sognefjord. De loin le passage paraît encore plus étroit que le précédent. Le bateau ne ralentit pas sa vitesse. Brrr… On peut supposer que le capitaine sait ce qu'il fait et qu'il sait viser juste, car non seulement le Steinsundet est très étroit, mais de plus, il comporte plusieurs courbes.
A droite, un îlot de quelques mètres de hauteur, balisé par un petit phare avec une toiture octogonale rouge, à gauche la pointe basse d'une ile plus importante également balisé par un feu, et après une légère courbe, un troisième phare matérialise la sortie de chenal.
Cette passe est si étroite, qu'en sens inverse, un chalutier attend que nous ayons repris le large pour y entrer à son tour. Avec assurance, notre capitaine navigue sans ralentir à une dizaine de mètres de la roche côté tribord. C'est stupéfiant ! Au second phare, le bateau vire légèrement et continue sa route sans encombre. Ce capitaine est vraiment très, très fort. Il joue véritablement avec son bateau et en fait ce qu'il veut. Quelle maîtrise !
C'est habituel, en fin de matinée le ciel se couvre de gros nuages.
11 h 30, à cause du débarquement qui approche, l'horaire du déjeuner est avancé. Dernier buffet, où nous nous régalons encore une dernière fois de poisson et de fruits de mer. Il y en a une telle variété préparée de multiples façons. Comme l'hiver dernier, nous venons de faire une bonne cure de saumon. Y a pire !
Nous entrons dans le long fjord qui mène à Bergen. Il commence à pleuvoir… Tous les passagers se réunissent dans le salon panoramique du pont 7. A travers les grandes baies vitrées, chacun observe les berges du fjord. Nous quittons les fjords sauvages pour naviguer dans un fjord qui s'urbanise et s'industrialise à mesure que nous progressons. La grande ville approche.
A cause de la pluie, impossible de faire des photos sur la coursive, alors J-J se replie dans un salon plus calme pour rédiger l'un dernier mail du voyage et le charger sur une clé USB pour l'envoyer plus tard depuis une bibliothèque.
14 h 30, les collines qui enserrent Bergen sont largement construites de maisons multicolores, les hangars s'alignent sur les berges, quelques paquebots sont amarrés aux quais. Le RW ralentit, fait demi-tour et s'approche lentement du quai, au pied de l'Hurtigrutenterminalen, un bâtiment ultra-moderne et fonctionnel servant de gare maritime.
Le débarquement des passagers, bien organisé, se fait pont par pont. Depuis le pont 5, une large passerelle (genre aéroport), permet de gagner directement le terminal, retrouver les bagages et rejoindre un moyen de transport.
Pendant ce temps, J-J est descendu au pont 2 pour récupérer l'Espace. Comme prévu, il va falloir attendre que tous les autres véhicules aient quitté le bateau, ce qui est un long exercice de patience. La manutention n'est guère rapide puisqu'elle se fait voiture par voiture à l'aide d'un ascenseur qui permet de retrouver le niveau du quai. Première voiture garée en tête à Kirkenes, l'Espace est forcément la dernière à sortir à Bergen au bout d'1 h 50 d'attente.
Avant que notre voiture retrouve la terre ferme, Nelly s'est morfondue toute seule avec tous les bagages à main dans le terminal vidé de la majorité des passagers.
Sous la pluie battante, nous quittons l'emprise du terminal Hurtigruten et nous retrouvons, un peu désorientés, au cœur de Bergen. Entièrement pris en charge, nous avons vécu à bord du Richard With, six jours d'insouciance, désormais il va falloir vite reprendre nos habitudes de touristes itinérants et précaires !
16 h 10, pour éviter de nous rendre dans un terrain de camping éloigné de la ville, nous faisons d'abord un passage par le "Bobil Senter" (Bobil = camping-car, en norvégien), de Damsgårdsveien, connu de tous les camping-caristes. En réalité, c'est juste une aire asphaltée sans aucun équipement au milieu des entrepôts et des hangars du port. Triste à mourir ! Cet endroit n'est pas fait pour nous. Son seul avantage est qu'il permet de rejoindre le centre ville à pied, résolvant ainsi les problèmes de stationnement. Nous garons la voiture à proximité, sur une place gratuite, nous évitant également de passer plusieurs fois sous le même portique de péage urbain. Que d'économies !
Sous une légère pluie, nous rejoignons le centre en passant sur le grand pont de Puddefjordsbroen, surplombant le port, puis en traversant l'université. Du parvis de l'église catholique Saint-Jean, nous dominons tout le centre ville, qu'il faut ensuite rejoindre en descendant une forte pente. Nous trouvons au fond d'un grand jardin public la bibliothèque, d'où nous pouvons envoyer le mail relatant notre croisière. Cette formalité accomplie, nous nous rendons sur le port de Vågen, au marché au poisson de Torget.
Cette attraction locale est le point de convergence de tout ce que Bergen peut compter comme touristes. Et la réputation n'est pas usurpée. De jeunes poissonniers érudits et multilingues accrochent le client avec un savoir-faire extraordinaire et proposent à la vente et à la dégustation toutes sortes de produits de la mer. (Ces vendeurs semblent sortir tout droit d'une école de commerce, plutôt que du pont d'un chalutier… Et peut-être effectuent-ils un stage de vente ; en tous cas, ils sont très habiles et convaincants… !). Bien sûr, les alignements de saumons frais, de lieus, de flétans, de harengs, steaks de baleine, pattes de crabes royaux et autres attirent l'œil et c'est plutôt agréable à regarder. S'il y a du poisson frais sur les étals, il y a aussi beaucoup de produits transformés en usine. L'authenticité du lieu reste à démontrer, la seule certitude, ce sont les prix… exorbitants. Au milieu de ces étals, il y a aussi des stands qui proposent des sandwiches de saumon ou de crevettes bien appétissants que l'on peut consommer sur place. Le prix de vente est beaucoup moins digeste…
Nous déambulons dans le quartier de Bryggen, à qui Bergen doit sa renommée. Un alignement de bâtiments colorés en bois, séparés par des ruelles étroites, qui du temps de la Hanse servaient d'entrepôts, d'ateliers, d'habitations. Aujourd'hui, la plupart abritent des restaurants ou des boutiques de souvenirs. Nelly est à la recherche de la bonne affaire…
Nous poursuivons dans le quartier de Øvregaten, au-dessus de Bryggen. Des petites rues pavées partent à l'assaut de la colline, bordées de maisons blanches en bois dont les fenêtres sont toujours décorées d'objets divers qui doivent sans doute refléter la personnalité des occupants.
De retour sur le quai de Vågen, nous discutons avec un couple de Choletais très bavards qui circulent dans Bergen en vélo. Ils sont arrivés par la Suède en camping-car et pensent aller aux Lofoten, et bien sûr, sont stationnés au "Bobil Senter".
La pluie menace, et en rejoignant la voiture nous sommes pris sous un violent orage. Déjà bien trempés, nous nous abritons dans le hall d'un bâtiment de l'Université en attendant une accalmie. Nous sommes dans un piteux état en arrivant à la voiture.
20 h 00, arrivée à Nettsun à une vingtaine de kilomètres du centre de Bergen, au camping de Grimen, juste en bordure d'un petit lac. On nous attribue un emplacement plutôt étriqué où il y a juste assez de place pour l'Espace et la table de camping qui se trouve à moins d'un mètre de la berge du lac.
Grandeur et décadence ! Après avoir mené une vie de nantis à bord de l'Hurtigruten, dès ce soir nous retrouvons notre statut de manants. Après le luxe et le confort, c'est la misère. Il va falloir retrouver nos réflexes de campeurs, préparer les repas à l'arrière de l'Espace, dîner en plein air, déplacer tous les sacs et installer notre couchage, etc, etc…
Il y a encore quelques heures, nous avions toute une équipe de blondes pour nous servir ; ce soir, il va falloir tout faire avec une seule brune !
Sous un ciel plutôt bas, nous dinons au bord du lac, et c'est bien aussi.
Le petit matin à Florø
A suivre…
1ère Partie -- 2 ème Partie -- 4ème Partie
3ème Partie - KIRKENES - BERGEN A BORD DE L'HURTIGRUTEN
Jour 23 - Me 08/07/2009 - Kirkenes - Båtsfjord

07 h 15, réveil une heure trop tôt, à cause du déréglage du réveil du téléphone ; sûrement des séquelles du changement d'heure en Finlande. Température fraîche et ciel bas, cela continue. Petit-déjeuner dans la salle commune avec les mêmes Allemands que la veille au soir.
09 h 00, départ du camping et tour dans Kirkenes pour faire des photos des chalutiers russes à quai, mais la lumière n'est guère favorable. Tour dans un énorme super marché SPAR, démesuré par rapport à la zone de chalandise de la région, à moins qu'il ne soit largement fréquenté par la clientèle russe. Etonnant !
09 h 30, arrivée à l'embarcadère Hurtigruten à l'est de la ville. Au moins, nous ne sommes pas en retard ! Nous sommes les premiers de la file d'attente. Discussion avec un agent de la sécurité, qui comprend un peu le français parce qu'il a été légionnaire à Calvi il y a de nombreuses années. Il nous avoue que la semaine passée la température était montée à 26°C ! Nous en sommes loin ce matin.
Bientôt, au fond du fjord apparaît la silhouette familière d'un bateau Hurtigruten, puis l'on distingue les couleurs noir, rouge et blanc des superstructures
09 h 45, ponctuel, le MS Richard With accoste au quai. La plupart des passagers débarquent, soit pour reprendre l'avion, soit pour partir en excursion le temps de l'escale. Nous avions vécu ce rituel en janvier dernier.
Durant ce temps Nelly, toujours optimiste, croit voir le soleil ! Réalité ou illusion ? Depuis une semaine que nous l'attendons ! Tout juste le voile nuageux est-il moins épais dans quelques endroits du ciel.
Nous savions qu'il y avait des Français à bord, un excursionniste s'approche de nous : "Alors 76, d'où venez- vous ? Le Havre, Rouen, Dieppe ?". Nous discutons quelques instants. Il s'agit d'un couple de havrais qui partent en balade au poste frontière de Storskog, que nous avions vu hier. Quelques instants plus tard : "Ah, des Normands ! Que faites-vous ici ?". Là, il s'agit de parisiens dont le mari est né dans le Pays de Caux. Hasard des rencontres fortuites de voyages.
Il y a beaucoup d'activité sur le quai entre les passagers qui débarquent et qui croisent ceux qui arrivent, beaucoup de manipulation de bagages, et aussi d'incessantes allées et venues de clarks déchargeant de nombreuses palettes de fret ou en ramenant d'autres à bord.
10 h 45, nous nous enregistrons à la réception du bord et faisons la connaissance de L…, l'accompagnateur du groupe de Français.
11 h 00, début de l'embarquement des véhicules, 2 motos et 6 voitures. J-J entre le premier à bord au volant de l'Espace. L'opération se fait au compte-gouttes, véhicule par véhicule au moyen d'un ascenseur qui fait la liaison entre le quai et le garage situé au pont n°2 du bateau. La manœuvre est longue du fait des sécurités devant et derrière la voiture.
Grâce à ce système d'ascenseur, (il en existe un autre pour le fret stocké sur le pont n°1), les bateaux d'Hurtigruten sont autonomes lors de leurs nombreuses escales. Les portes hydrauliques sont manœuvrées par le personnel du bord sans aucune aide extérieure, idem pour la passerelle piétons. Chacune de ces passerelles est évidemment réglable en permanence pour tenir compte des différentes hauteurs de quai et surtout des fluctuations de la marée lors des plus longues escales. Ingénieux.
Le Richard With (que j'écrirai dorénavant, RW), peut embarquer 45 véhicules bien tassés dans un garage aux dimensions réduites. Impossible d'y accéder en cours de croisière.
Nous retrouvons l'accompagnateur français qui fait un briefing pour son groupe et comme nous ne pouvons récupérer notre cabine qu'à 12 h 30, nous faisons le tour du propriétaire. Nous ne sommes pas dépaysés par rapport à notre croisière hivernale. Si le RW est plus ancien, et dispose d'un pont de moins, les aménagements sont à peu près disposés de la même façon.
Nous repérons rapidement tous les endroits stratégiques du bord, la salle à manger, la boutique de souvenirs sur le pont 4, la coursive qui fait tout le tour du bateau sur le pont 5, une plateforme bain de soleil sur le pont 6 équipées de 2 jacuzzis, sur le pont 7 le grand salon panoramique sur l'avant et le sun-deck à l'arrière.
Alors que nous explorons la coursive extérieure, les nuages se déchirent soudainement et alors que nous n'osions plus l'espérer, le soleil apparaît miraculeusement. Les nuages se dispersent en quelques minutes et le soleil luit généreusement. Incroyable ! Nous vivions dans la grisaille et le froid ininterrompus depuis une semaine et nous voila subitement inondés de lumière et enveloppés d'une relative chaleur qui nous fait grand bien, y compris et surtout au moral.
12 h 00, déjeuner, buffet de poisson bien sûr. Nous débutons notre cure de produits de la mer…
Après le repas, nous prenons possession de notre cabine, sur l'avant du pont 3 à tribord. Nous retrouvons la même disposition et les mêmes dimensions que sur le MS Trollfjord l'hiver dernier. Là encore, pas de dépaysement.
12 h 45, appareillage de Kirkenes. Nous sommes montés sur l'avant du pont 5 pour assister à la manœuvre. Lentement le RW se déhale du quai, exécute un demi-tour sur place, et se dirige vers l'embouchure du Bøkfjord. C'est pour nous, le début d'une nouvelle aventure au cœur de notre voyage, un cabotage de 6 jours vers Bergen… Cap au sud !
Le soleil brille généreusement mais la température reste plutôt fraîche. L'eau du fjord a pris une belle teinte bleu soutenu en décalage complet avec la couleur brune des berges. J-J a déjà pris son quart sur la passerelle, à l'avant du pont 5, en parka fourrée et casquette vissée sur la tête.
Le bateau a maintenant atteint sa vitesse de croisière. De part et d'autre, les rives du fjord défilent. C'est un paysage vallonné, très minéral qui sera la constante du cabotage le long des côtes du Finnmark : le paroxysme de la désolation, rien d'autre que cette roche brunâtre sur laquelle visiblement rien ne pousse, rien ne dépasse. Toute la côte paraît scalpée par le vent. L'hiver dernier, la neige nous avait masqué la réalité de cette désolation, tout était blanc bleu, maintenant tout est brun, rien que brun. Caboter l'été le long du Finnmark fait encore mieux comprendre la rudesse du climat de cette région, l'âpreté du paysage et les difficultés qui en découlent pour vivre.
Après avoir doublé le phare de Bøkfjord, Le RW aborde la pleine mer, la mer de Barents et met cap au nord-est vers le port de Vardø. Bien à l'abri à l'arrière du pont 7, face au soleil, Nelly se détend ou s'adonne à la lecture… Aujourd'hui, le sun-deck est encore peu fréquenté mais au fil des jours, il deviendra de plus en plus encombré et les fauteuils de moins en moins accessibles.
Nous arrivons en vue de l'île de Hornøya, à l'extrémité de la péninsule de Varanger. C'est le point le plus oriental de la Norvège, à 31°10' Est, soit à la même longitude que le Caire en Egypte.
Avant de pénétrer dans le port de Vardø, le RW contourne une presqu'île plate où sont groupées plusieurs maisons multicolores serrées les unes contre les autres. Des habitations en arrière plan, s'étagent sur une colline dénudée dominée par deux énormes radômes vert de gris ou blanc, sans doute vestige de la guerre froide entre les pays de l'O.T.A.N. et l'U.R.S.S. Le Finnmark était en première ligne puisqu'à cet endroit 50 km séparent les 2 pays, bon nombre d'antennes devaient à l'époque s'intéresser aux mouvements de navires entre l'U.R.S.S. et l'Atlantique.
16 h 15, escale ensoleillée d'une heure à Vardø. La plupart des passagers débarquent pour visiter une citadelle du XVIIIème siècle à quelques pas du quai, emmenés au son du tambour par deux hommes en costume d'époque. Tous les Allemands du bord suivent sans se poser de questions…
Nous préférons explorer la ville jusqu'à l'église reconstruite en 1958. La nef a une forme triangulaire très dépouillée et le clocher triangulaire minimaliste est très élancé. Toute la ville a été complètement détruite lors de la Seconde Guerre et reconstruite selon un plan orthogonal très aéré, autour d'une large rue centrale déserte laissant une impression de vide et de tristesse, presque inquiétante. L'hôtel de ville est un écrasant cube rouge recouvert d'une toiture noire à 4 pentes. Tout cela visiblement manque de cohérence.
17 h 15, l'escale s'achève et le RW reprend sa route, longeant la presqu'île de Varanger. C'est une région sauvage où les vagues et le vent sculptent le paysage depuis des millénaires. De temps à autre, nous croisons un chalutier russe, le pont arrière encombré d'énormes casiers et de boules multicolores, partant à la pêche au crabe royal. Il y a quelques décennies les soviétiques ont voulu expérimenter l'élevage de ce crabe, originaire de Sibérie, dans la région de Mourmansk. Quelques crabes, plus malins que d'autres se sont échappés des élevages et ont colonisé les côtes du Finnmark, au détriment des espèces endémiques. Désastre écologique, mais manne pour les Norvégiens.
20 h 00, courte escale d'une demi-heure à Båtsfjord, port bien abrité au bout du fjord du même nom. Ce port vit essentiellement du crabe royal. Nous faisons quelques pas sur le quai sous le soleil qui descend de plus en plus. En janvier, le même quai était complètement recouvert de neige et les superstructures des chalutiers russes amarrés dans le port étaient entièrement recouvertes d'une épaisse couche de glace, donnant une idée de ce que doivent être les conditions de travail sur ces bateaux en période hivernale dans ces régions.
20 h 30, repas servi à la table que l'on nous attribue pour toute la croisière. Menu : Potage, filet de saumon, glace. Nous dînons à côté d'une française et sa petite fille. Pas un mot, ni bonjour. Tant pis !
22 h 15, très courte escale d'un quart d'heure à Berlevåg. Nous restons à bord car le port se situe en dehors de l'agglomération. Sous un ciel parfaitement pur, le soleil descend lentement illuminant le paysage de teintes rosées et de jolis contre-jours. Nous sommes au nord de la Norvège, il fait jour, absolument jour. Et ce soir, c'est certain, nous verrons le soleil à minuit au-dessus de l'horizon.
Après cette escale, nous croisons à peu de distance le MS Nordstjernen ("Etoile Polaire"). C'est le plus petit et le plus ancien bateau de la compagnie. Il navigue sans relâche depuis 1956, soit 53 ans, pour le plus grand bonheur des nostalgiques qui se bousculent pour naviguer dans une ambiance et un confort quelque peu surannés. Instants magiques où la vieille coque prend des reflets dorés sous le soleil.
23 h 30, nous sommes sur le pont 5, complètement emmitouflés, sweat polaire, parka fourrée, écharpe, gants en laine. Il n'y a pas un souffle de vent, mais avec la vitesse du bateau, il fait plutôt frisquet ! Pour rien au monde nous ne voudrions rater ce moment. Voir le soleil à minuit en plein nord au-dessus de l'horizon. Minuit ! Il fait grand jour. Le soleil est là à quelques degrés au-dessus de la mer. L'air est si pur, le temps si clair malgré l'heure et la hauteur du soleil ; le ciel rougeoie à peine. Etonnant !
Accoudés au bastingage, nous restons de longs moments à contempler en silence ce spectacle hors normes : voir le soleil la nuit en plein nord. Enfin ! Enfin, nous l'avons ce soleil que l'on attendait tant ! Et nous sommes presque seuls pour en profiter, et c'est tant mieux ! Mais, c'est tout de même surprenant que ce phénomène intéresse si peu de monde.
C'est plutôt le froid qui nous chasse de la passerelle. Le bateau file 15 nœuds (± 28 km/h), et le soleil ne nous réchauffe plus. Satisfaits, nous regagnons la cabine, éclairée comme en pleine journée. Les rideaux tirés devant le hublot ne donneront qu'une vague pénombre pour nous endormir et finir notre nuit.
Minuit à l'extrême nord de la NorvègeJour 24 - Je 09/07/2009 - Havøysund - Hammerfest -Tromsø

Malgré le jour permanent, il faut bien dormir. Et dans notre sommeil, nous avons raté les courtes escales de Mehamn (le port… le plus septentrional du parcours à 71°02' N), et Kjøllfjord. Il faut préciser que l'état de la mer, le confort et le silence à bord font que l'on ne perçoit pas les arrêts du bateau aux escales. La dextérité de l'équipage y est également pour beaucoup.
06 h 30, nous n'avons pas senti que nous repartions de l'escale de Honningsvåg, au sud de Magerøya, l'île du Cap Nord. Déjà (ou encore, puisqu'il ne s'est pas couché), le soleil brille et éclaire le rivage.
Nous reprenons le chemin de la salle à manger pour le petit-déjeuner. En dehors du café un peu clair, il y en a pour tous les goûts : charcuterie, viande, poisson (eh, oui !), œufs, fruits, plusieurs sortes de pain, etc, etc, etc… Tout à discrétion. C'est un grand moment de la journée et ne nous en privons pas.
08 h 15, en principe courte escale d'un quart d'heure à Havøysund. Grand beau temps durant cette escale. Sous un franc soleil, il fait presque chaud sur la passerelle. Tous les environs sont éclairés par une lumière incomparable. Vu l'heure matinale et la brièveté de l'arrêt, J-J est le seul à descendre et faire quelques pas sur le quai pour refaire les mêmes photos que l'hiver dernier, mais avec beaucoup plus de lumière : une enfilade de maisons multicolores accrochées à la colline face au bateau. Il faut faire vite.
Finalement, il y a un grand nombre de palettes de poisson à embarquer (du colin salé séché, écrit en français sur les caisses), et le RW appareillera avec une demi-heure de retard. Quelques minutes après avoir quitté Havøysund, nous croisons le MS Trollfjord. A chaque rencontre, les bateaux de la compagnie se saluent à grands coups de sirène. En janvier, nous étions à la même heure et au même endroit à bord du Trollfjord dans la nuit polaire. Quel contraste avec les heures lumineuses que nous vivons aujourd'hui !
Bien que cela ne soit pas prévu dans l'organisation du bord, nous nous octroyons un second petit-déjeuner (plus léger que le précédent) : un petit café et un gâteau avant de gagner le sun-deck pour une séance de bronzage et de lecture ou de reprendre son quart de veille à l'avant du pont 5.
11 h 15, escale à Hammerfest après avoir contourné l'île de Melkøya et son gigantesque terminal gazier dont la vision de jour paraît bien moins impressionnante que la nuit. Hammerfest est la ville la plus importante du Finnmark (7 000 habitants !), et doit sa prospérité actuelle à ce terminal.
Quittant le bord, nous marchons jusqu'à l'église reconstruite en haut de la ville. Comme dans tout le Finnmark, la seconde guerre mondiale a fait des ravages considérables et l'église d'Hammerfest ressemble à s'y méprendre à celle que nous avons vu hier à Vardø, une grande nef triangulaire et un clocher également triangulaire très élancé. L'intérieur est très lumineux, un grand vitrail triangulaire surplombe l'autel.
En redescendant vers la ville, nous nous arrêtons dans un square où nous pouvons admirer à flanc de coteau un superbe kiosque à musique en bois bleu électrique. Les Norvégiens se transformeraient-ils en dahus pour danser ? Des motifs en bois représentant des ours blancs ponctuent le décor.
Les rues du centre sont bordées de boutiques et même de grands magasins de mode, et du monde circule dans les rues. Près du port, autour d'un bassin et d'un jet d'eau, des Norvégiens papotent sur des bancs, d'autres consomment sur une terrasse ensoleillée. Scènes plutôt inhabituelle dans les petites villes de Norvège.
12 h 45, appareillage. Nous déjeunons au fond du restaurant à la poupe du bateau et par les larges baies vitrés, et dans le contre-jour, nous voyons Hammerfest s'éloigner doucement.
15 h 45, très courte escale à Øksfjord après avoir navigué dans un long détroit entre plusieurs grandes îles. Nous ne débarquons pas dans ce port situé au milieu d'un fjord. Le quai est au pied du village. Une église avec un clocher massif domine le village.
18 h 00, Nelly s'est trouvé un fauteuil à l'écart dans le salon panoramique et lit tranquillement, levant les yeux de temps à autre vers le paysage qui défile. Un curieux nuage ou un banc de brume flotte au ras de la mer, laissant libre le sommet des montagnes. D'autant plus surprenant que ce nuage se déplace avec nous, malgré la vitesse du bateau, nous ne le rattraperons jamais.
19 h 00, escale de 45 minutes à Skervøy. Cela nous laisse le temps de nous rendre jusqu'à l'église de ce petit port de pêche. C'est un bel édifice en bois blanc construit sur plusieurs niveaux à cause de la pente, au milieu d'une vaste pelouse et entouré de grands bouleaux, dans un cadre verdoyant que nous n'avions plus vu depuis longtemps et qui nous fait oublier la rudesse des paysages du Finnmark.
Du parvis de l'église, nous contemplons le panorama, les toitures du village au premier plan. Brièvement le soleil perce les nuages et éclaire fortement la masse imposante rouge et blanche du RW, ce qui contraste avec les montagnes sombres en arrière-plan restée à l'ombre sous de gros nuages bourgeonnants.
20 h 30, dîner servi à table. Au menu : Emincé de renne, rôti de porc aux ananas et sauce chutney, boule de glace avec nappage de fruits rouges.
Après avoir mis un peu d'ordre dans les films et photos sur le PC, nous montons vers 22 h 30 au bar du pont 7, où un pianiste et une chanteuse mettent un peu d'animation. A travers les baies vitrées, on peut voir le paysage défiler. Il fait grand jour, et J-J culpabilise de ne pas assurer son quart sur la passerelle ! Et pour cause !
23 h 15, Personne sur le pont 5 et pourtant ! Le RW fait route vers Tromsø qui apparaît dans le lointain. La ville construite sur une île au milieu d'un fjord est sombre à cette heure tardive. Le soleil, au nord, émerge à peine des montagnes environnantes. Ses rayons sont justes suffisants pour éclairer le grand pont de Tromsøbrua et la Cathédrale Arctique qui se détachent des sommets avoisinants restés dans l'ombre.
Miracle de l'instant que ce coup de projecteur juste focalisé sur les deux principaux symboles architecturaux de la ville. Pourvu que le soleil ne descende pas trop vite derrière les sommets, pourvu qu'un nuage intempestif ne vienne pas écourter trop tôt cette vision insolite à pareille heure.
23 h 30, escale à Tromsø, la capitale du Nord, point de départ de toutes les anciennes expéditions vers le Pôle. Même si nous connaissons bien maintenant cette ville (c'est notre 3ème passage), nous la parcourons avec plaisir. Le soleil est trop bas pour éclairer les rues et il ne fait pas bien chaud. Et nous sommes surpris par l'animation relative de Storgata à pareille heure. Nous déambulons jusqu'à la petite église catholique peinte en marron foncé. Un kiosque à musique situé à proximité est peint de la même couleur ainsi que l'ancien hôtel de ville.
00 h 30, le 10 Juillet, nous redescendons vers le port. Miraculeusement, le soleil n'illumine que la Cathédrale Arctique et le pont qui enjambe le Tromsesundet. Une douce lumière rose enveloppe la Cathédrale, ordinairement blanche. Le soleil rasant cisèle le tablier et chaque pile du pont qui se détachent de l'arrière-plan de montagne et se reflètent dans l'eau calme et sombre du chenal. Quel spectacle !
Retour à bord et dans la cabine. Nous ne rendrons même pas compte de l'appareillage du RW à 01 h 30.
Minuit à Tromsø - Le pont et la Cathédrale ArctiqueJour 25 - Ve 10/07/2009 - Finnsnes - Svolvær - Stamsund (Lofoten)

En appareillant de Tromsø nous quittons définitivement le Grand Nord, et la route du RW s'oriente nettement vers le Sud.
04 h 30, brève escale à Finnsnes. J-J se lève de bon matin pour tenter de refaire les photos prises l'hiver dernier dans ce petit port.
Le 2 Janvier 2009, la croisière se déroulait sous un ciel maussade. Vers 11 heures, le jour pointait à peine et nous avions bénéficié d'une embellie inattendue lors de cette escale. Il avait abondamment neigé toute la nuit, quelques petits glaçons flottaient même à la surface de l'eau. Une timide lumière éclairait alors le paysage enveloppé d'une épaisse couche de neige fraîche. Le village de Finnsnes prenait des allures de carte de Noël, avec ses petites maisons aux toits blancs disséminées au milieu des sapins givrés.
D'une de ces huttes couverte de neige au bord du fjord, nous avions tiré le sujet de notre carte de vœux pour 2009. La même hutte photographiée un petit matin de Juillet n'a plus la même allure, ni la même poésie. Malgré l'heure matinale, il fait très clair et sous autant de lumière le village a perdu tout le charme que nous lui avions trouvé l'hiver dernier… Néanmoins, vers le nord-est, un joli contre jour sur le grand pont qui relie l'île de Senja au continent et à l'opposé, vers le sud-ouest, le sommet des montagnes encore enneigées est déjà fortement éclairé.
07 h 45, le RW arrive en avance à Harstad, la plus grande ville de l'archipel des Vesterålen et J-J rate l'entrée dans ce port. Le RW accoste derrière le MS Lofoten qui termine de charger du fret. A peine le temps de quitter la couchette et déjà sur le quai ! L'escale est courte, quelques pas seulement aux abords immédiats du port.
08 h 45, appareillage en retard, ce qui sera la constante de la journée au programme bien rempli. A partir de maintenant le RW va louvoyer entre les différentes îles, îlots et récifs des Vesterålen et des Lofoten en empruntant des chenaux étroits, en passant sous de nombreux ponts, mais toujours en traversant des paysages grandioses.
Le RW fait route vers l'escale suivante en empruntant le chenal étroit et tortueux de Risøyrenna, dragué entre les bancs de sable qui relient les îles d'Andøya et Hinnøya. Dragué en permanence depuis 1922, ce chenal a permis de réduire considérablement le trajet de l'Hurtigruten. Paraissant ne pas ralentir, le RW slalome entre les ducs d'Albe qui balisent le chenal. De part et d'autre, sur des fonds sableux peu profonds, la mer prend une teinte turquoise digne des mers caraïbes.
10 h 45, escale à Risøyhamn, un village, un hameau qui permet de ravitailler l'île d'Andøya. La place est mesurée et le bateau se livre à une manœuvre étonnante en faisant d'abord demi-tour sur place, puis en abordant le quai en marche arrière. Déconcertant ! Il faut dire que les accostages se font toujours bâbord à quai et que le capitaine doit tenir compte de cette contrainte dans ses manœuvres de port.
Nous arrivons dans une région très touristique. Il était déjà monté beaucoup de monde à Tromsø et là c'est un important groupe de randonneurs suréquipés qui attendent sur le quai. Sans doute débarqueront-ils ultérieurement dans une île des Lofoten ? La fréquentation du sun deck du pont 7 s'en ressentira fortement, de même que la queue pour débarquer aux principales escales de la journée.
Inhabituel, le retard sur l'horaire s'aggrave, cette fois-ci à cause d'un important chargement de palettes de tourbe (extraite sur Andøya et à destination de Molde), qui prendra beaucoup de temps.
11 h 30, appareillage et manœuvre inverse. Le bateau se déhale d'abord en marche arrière, puis fait demi-tour sur lui-même avant de faire cap au sud. Quelle dextérité de la part de l'équipage !
A peine avons-nous quitté l'appontement que nous passons sous le pont de Risøyhamn que nous avions franchi en voiture le 29 Juin dernier. Tous les passagers lèvent la tête vers le ciel et se demandent avec inquiétude si la cheminée du RW ne va pas toucher le tablier du pont. Mais non, nous passerons sans encombre. Déjà, nous sommes en vue du pont de Sortland que nous avions également franchi avec l'Espace. Nous déjeunons durant l'escale et ne débarquons pas. Puis, le RW poursuit son chemin.
15 h 00, escale à Stokmarknes. Une jeune fille blonde en costume folklorique attend au pied de la coupée et chante sans se lasser durant toute l'escale des airs norvégiens ; hélas, le succès… et l'argent ne sont pas au rendez-vous ! Fait-elle cela tous les jours à chaque passage de bateau ?
Stokmarknes est la mère patrie de l'Hurtigruten. C'est dans ce port que le capitaine Richard Whith créa en 1881 la "Vesteraalen Dampkibsselkab", et jeta les bases d'un service régulier de cabotage le long des côtes de Norvège pour ravitailler les comptoirs les plus isolés du nord du pays. Le développement constant de ce service évoluera des années plus tard vers le concept Hurtigruten, où se mêlent service public et croisière touristique.
Un musée est consacré à l'histoire de la ligne et un ancien bateau de la compagnie au sec sur un terre-plein attirent les visiteurs, mais le temps imparti est bien court pour que nous puissions visiter cela sereinement. D'autant qu'une autre préoccupation soucie J-J : se réserver dès le départ la meilleure place à l'avant du pont 5 pour les deux attractions de la journée à ne manquer sous aucun prétexte, le chenal de Raftsundet et l'entrée dans le Trollfjord.
A peine avons-nous quitté Stokmarknes que le ciel se couvre rapidement de gros nuages menaçants. Le vent se lève et quelques petites gouttes de pluie commencent à tomber par intermittence, et la luminosité du paysage s'en ressent. Dommage !
16 h 30, beaucoup de monde commence à se rassembler sur l'avant de la coursive. Nous sommes rivés au bastingage lorsque commence la navigation dans le Raftsundet. Il s'agit d'un chenal quasi rectiligne de 25 km de long (dont 17 km particulièrement étroits), séparant Hinnøya et Austgåvøya (Vesterålen et Lofoten). Quelques mètres séparent à cet endroit les deux archipels.
A droite, les Lofoten sont une enfilade de sommets vertigineux plongeant brutalement dans les eaux grises du chenal, tandis qu'à gauche, côté Vesterålen, les berges sont moins escarpées puisqu'une route longe ce chenal sur toute sa longueur. Face à nous dans le lointain, un camaïeu de montagnes grises couronnées de neige. Le RW glisse sur l'eau calme du Raftsundet. Silence sur le pont. Chaque spectateur profite de paysage exceptionnel. Les montagnes sont si proches du bateau.
17 h 15, arrive le moment fort de la journée, l'entrée dans leTrollfjord qui est l'attraction de toute croisière estivale des bateaux de l'Hurtigruten. Lentement, le RW pénètre dans ce fjord de l'île d'Austvågøy, long d'à peine 2 km et large seulement d'une petite centaine de mètres. Spontanément, le silence se fait sur la passerelle. Sur la gauche, l'à-pic de la montagne surplombant le fjord est impressionnant, à droite, c'est à peine moins escarpé, et un cirque montagneux ferme l'extrémité du fjord. Comment le bateau peut-il entrer, et surtout ressortir d'une nasse pareille ?
Le silence est tel qu'on entend le chuintement de la coque glissant sur l'eau plate et verte du fjord. Longeant la rive de près, le RW paraît bien frêle en proportion des montagnes qui l'entourent. Le fond du fjord s'élargit quelque peu permettant au bateau de faire demi-tour. A l'évidence, l'espace sera suffisant pour que le bateau effectue sa giration sur place. En avant, lente !
Mais le capitaine peaufine sa manœuvre. Imperceptiblement le bateau pivote et mètre après mètre, l'étrave se rapproche de la paroi rocheuse. Sur la passerelle pourtant bondée de spectateurs, plus un bruit. Le bateau progresse toujours avec d'infinies précautions, ralentit encore, l'étrave semblant effleurer la roche. En tendant le bras, il semble possible de toucher la paroi rocheuse. Incroyable ! Chacun retient son souffle. Cela semble durer une éternité. Presqu'à toucher la montagne, le RW reste absolument immobile quelques minutes. D'ailleurs, le bulbe d'étrave touche-t-il la roche sous la surface de l'eau ? Cela n'est pas impossible ! Dans un silence absolu, les passagers restent médusés par la hardiesse de la manœuvre et la dextérité du capitaine qui a réussi à amener sans le moindre choc, sans le moindre à-coup, son bateau aussi près des rochers.
Le capitaine, surement très fier de nous avoir fait preuve de son talent, remet en route. Peu à peu, l'étrave pivote pour gagner progressivement l'axe du fjord. Le RW reprend son cap et achève ses derniers milles dans le Raftsundet, alors que les passagers, étonnés et satisfaits se dispersent.
19 h 15, très en retard, le RW fait escale à Svolvær, la capitale des Lofoten. Beaucoup de passagers débarquent définitivement, d'autres montent à bord pour regagner le continent. Plusieurs autocars attendent les excursionnistes pour une visite sans doute trop rapide des Lofoten, ils nous rejoindront à l'escale suivante de Stamsund. Nous préférons marcher en ville, Nelly à lécher les vitrines et J-J à chercher à prendre le cliché idéal, mais ce soir, pas de soleil !
20 h 00, à cause du départ des nombreux excursionnistes, service unique pour le dîner. Et ce soir, rien ne va. Nous trouvons difficilement une place à l'arrière du restaurant, le service à table est d'une longueur inhabituelle et le menu en dessous de ce que nous étions habitués : émincé de porc (?), filet de cabillaud, boule de glace et fondant au chocolat. Bof !
21 h 00, nous sommes encore à table lorsque le RW appareille avec une heure et demie de retard. A peine avons-nous quitté le quai, que le MS Midnatsol qui va vers le nord prend notre place. Le ciel s'éclaircit quelque peu, nous permettant d'admirer les sommets des îles.
22 h 30, dernière escale aux Lofoten, à Stamsund. Le port étant éloigné du village, nous ne débarquons pas et restons sur la coursive du pont 5 à regarder l'activité sur le quai : départ ou arrivée de passagers, allées et venues des chariots élévateurs qui manipulent du fret entre la cale du bateau et l'entrepôt du quai où sont stockées les marchandises en transit.
23 h 00, les autocars reviennent et les excursionnistes débarqués à Svolvær regagnent le bord sans précipitation. Le RW appareille avec un retard d'une heure trente, pour rejoindre Bodø après une traversée de quatre heures du Vestfjorden. Fjord est-il le terme qui convient ? Il s'agit d'un large bras de mer entre les Lofoten et le continent. Sans protection vers l'ouest, les coups de vent peuvent y être sévères et la mer bien inconfortable. Cela ne sera pas le cas ce soir !
Demi-tour au fond du Trollfjord... à toucher la roche ! Jour 26 - Sa 11/07/2009 - Ørnes - Brønnøysund - Rorvik

La nuit a été fort paisible puisque nous ne nous sommes pas rendus compte de la longue escale de Bodø où le RW a pu recaler son horaire. Le calme de notre cabine est dû au fait qu'elle est située à tribord, donc à l'opposé du quai. Nous échappons ainsi aux bruits de manutention lors des transferts de fret entre le bateau et les entrepôts.
Un soleil déjà ardent, entré par le hublot de la cabine, nous oblige à nous lever tôt, et à 07 h 00, nous faisons l'ouverture de la salle à manger pour le petit-déjeuner, alors que le RW fait escale à Ørnes. De notre table, nous surplombons un petit port de pêche et fond, nous devinons la silhouette des montagnes dans le contre-jour.
Après le départ, nous restons sur la coursive extérieure. Avec le soleil matinal, la température nous paraît agréablement douce. Nous naviguons vers le sud et cela commence à se sentir. Nous avons abandonné la veste polaire et le blouson fourré, ce matin nous sommes en T-shirt.
Aujourd'hui notre bateau suivra un trajet presque parallèle à la route 17, la route que nous avions emprunté durant 3 jours dans le sens inverse, il ya maintenant 3 semaines. Le RW trace son chemin en contournant une multitude d'îles et d'îlots, le spectacle évoluant après chaque virage. Une lumière étincelante inonde le paysage : sur la gauche, les montagnes enneigées en arrière-plan, des petits hameaux ou des fermes isolées parsèment la côte, au centre l'eau bleue des chenaux, puis à droite, des îles verdoyantes. La côte est magnifique, le paysage varié et nous ne savons plus où donner du regard.
Au débouché d'un chenal, nous croisons le MS Vesterålen. Grand échange de coups de sirènes… Nous croisons également plusieurs ferries ou catamarans rapides qui desservent les ports les plus reculés de cette côte compliquée.
09 h 20, nous approchons du Cercle Polaire. Face à nous, une grande sphère métallique sur un îlot symbolise cette ligne fictive à 66°33' N. Le RW marque l'instant par un long coup de sirène.
10 h 00, les passagers sont conviés à l'extérieur du pont 7 pour le traditionnel baptême du passage de la ligne. Le staff du bateau est déguisé en vikings. Et c'est le commandant, lui même, qui se charge de verser dans le dos des volontaires une copieuse louche de glaçons, et il ne fait pas semblant. Sans hésiter, ni réfléchir, simplement parce que cela est prévu, tous les passagers allemands se feront ainsi baptiser sans discuter. L'ambiance est aux rires, cris d'effroi et hurlements de surprise. Chacun sera récompensé par un verre d'aquavit et un joli diplôme attestant du passage du Cercle Polaire. Pour notre part, nous sommes restés spectateurs de ce cérémonial. Cette petite fête tout juste achevée le ciel se couvre rapidement, le vent se lève sous les nuages et se renforce dans les passes entre les plus hautes îles.
11 h 00, escale de vingt minutes à Nesna. Le temps est moins radieux qu'il y a trois semaines lorsque nous y avions campé, et pêché nos premiers bigorneaux norvégiens. C'est un port d'à peine mille habitants et la "gare maritime" est en proportion, un petit bâtiment en bois de couleur rouge sang flanqué de trois jolies lucarnes.
12 h 30, escale à Sandnessjøen. Le port, tout en longueur, est situé sur une sorte de chenal créé par un alignement d'îles qui font protection contre la houle et le vent du large. L'activité du port est liée aux ferries qui relient ces îles et les expéditions de poisson.
C'est la première longue escale de la journée (1 heure), et la plupart des passagers ont des fourmis dans les jambes, d'autant que le quai se trouve en pleine ville. Tout le monde débarque ensemble et se retrouve en même temps à arpenter l'unique et courte rue commerçante de cette petite ville qui est vite parcourue. Retour à la queue leu leu par les quais…
Le bateau continue vers le sud en longeant la longue chaîne montagneuse de Sept Sœurs, qui culmine à environ 1.000 m en moyenne. Haut lieu de la mythologie norvégienne, l'alignement nord-sud de sept sommets au profil quasi identique est particulièrement impressionnant et il est logique que cette perspective remarquable soit au cœur de nombreuses légendes. Mais au moment de notre passage, un ciel terne ne met pas en valeur ce site.
Toujours sous la grisaille, nous arrivons vers 16 h 15 à Brønnøysund, dans une configuration semblable à celle du port précédent de Sandnessjøen : une agglomération s'étalant le long d'un chenal protégé par des îles basses.
Quelques petits commerces sont établis sur le quai et draine une partie de la clientèle du bateau. Rapide tour dans la ville sans cachet particulier jusqu'à un petit port de plaisance. Sur le quai une plaque indique que la ville est précisément au milieu de la Norvège, à 860 km du Cap Nord et de la Pointe de Lindesnes au sud, à vol d'oiseau bien sûr (parce que par la route ou par la mer, c'est largement plus).
Dès la sortie du port, le RW passe sous un pont complètement en courbe et qui dessert les îles situées de l'autre côté du chenal. Nous avions utilisé ce pont pour nous rendre au camping de Torghatten. Nous naviguons au plus près (quelques dizaines de mètres), de ces îles basses et sommes maintenant en vue du camping que nous avions fréquenté le 23 juin. Ce jour là, à la même heure, c'était le MS Lofoten que l'on apercevait du camping se dirigeant vers le sud.
17 h 30, de la passerelle, nous voyons bien maintenant le rocher de Torghaten avec son profil particulier de "chapeau de gendarme". Ce "rocher" est le seul sommet remarquable (160 m), dominant un vaste semis d'îles basses et de récifs dangereux pour la navigation. Mais le capitaine va modifier la route du RW pour que nous puissions admirer la curiosité naturelle qu'est un trou situé au milieu de ce rocher, à 112 m de hauteur. Dans des temps immémoriaux, la mer dont le niveau était beaucoup plus élevé aurait usé la roche plus tendre à cet endroit et creusé une cavité qui se serait complètement effondrée. Aujourd'hui, nous pouvons voir ce phénomène dans son ensemble, mais le 23 juin nous étions "montés" dans le trou, qui vu de l'intérieur était vraiment très impressionnant.
Difficile de faire des prévisions météo en Norvège tant les conditions changent rapidement. L'épaisse couche nuageuse qui nous suivait depuis la fin de matinée disparaît sans prévenir et laisse place en fin d'après-midi à un ciel limpide. Et c'est tant mieux car le RW se fraie un passage entre le continent et une succession de petites îles. La route est sinueuse et certains passages sont si étroits que sur la coursive, J-J se demande comment le bateau va passer. Depuis la démonstration à l'intérieur du Trollfjord, il n'y a pas de doute à avoir sur la dextérité du capitaine. Et bien sûr, chacun de ces goulets est franchi sans encombre.
Nous longeons des petites îles de très près, avec de modestes fermes isolées. Des enfants font des signes de la main à notre passage auxquels le commandant répond par un léger coup de sirène. Le soleil à l'ouest éclaire les paysages d'une jolie couleur orangée très douce. Un agréable moment passé presque seul sur la passerelle.
Nouvel avatar météo, le soleil se voile de nouveau pour laisser place à un épais banc de brume peu avant l'escale de Rorvik. C'est à n'y rien comprendre tant cela est imprévisible !
C'est dans ce port de Rorvik que nous avions réveillonné le 31 Décembre 2009, à bord du MS Trollfjord. S'il faisait bien plus froid, les quelques flocons de neige épars ne nous avaient guère gênés pour admirer tous les feux d'artifice tirés depuis les jardins à flanc de colline. Ce soir, c'est brouillard !
20 h 30, escale d'une heure où nous n'avons pas pu débarquer à cause du repas du Commandant et du dîner d'adieu. En effet, la majorité des passagers débarque demain matin à Trondheim, et ce repas a été avancé d'une journée pour qu'ils puissent en profiter. Pendant que nous sirotons un verre de crémant offert par la compagnie, le commentateur du bord fait les présentations en portant un toast à l'égard des passagers qui nous quittent. D'abord le Commandant et tout le staff de la passerelle, chaleureusement applaudis et ensuite, au garde à vous, toute l'équipe de la cuisine et du restaurant, ovationnés aussi par les passagers.
La carte est rédigée en quatre langues dont le français : Coquilles Saint-Jacques, tranche de bœuf aux oignons rouges confits, pommes de terre sautées, crème au citron et groseilles. Le repas aura duré tout le temps de l'escale et à 20 h 30, le RW quitte le quai. De sous le pont de Rorvik, la silhouette fantomatique du MS Nordkapp émerge de l'épais banc de brume et vient prendre notre place à quai.
Vu les conditions de visibilité, nous descendons dans la cabine faire les transferts de films et photos sur le PC. Nous regardons pendant un long moment les films pris depuis plusieurs jours. A 23 h 30, en jetant un œil furtif par le hublot, nous réalisons que non seulement le brouillard a complètement disparu, mais qu'un soleil rougeoyant est en train de plonger dans la mer.
Vite, nous repartons sur le pont 5. Plus de brume et le soleil flirte avec l'horizon, il est plus rouge et bientôt il va disparaître, ce que nous n'avions plus vu depuis plusieurs semaines. Et second choc, même si l'heure est tardive, il fait relativement sombre et la pénombre nous entoure. Ca aussi, nous avions oublié.

Jour 27 - Di 12/07/2009 - Tondheim - Kristiansund - Molde

06 h 00, réveil pour ne pas rater l'entrée à Trondheim, située loin dans le Trodheimfjord. Mais le RW accoste avec un quart d'heure d'avance, et du coup l'arrivée est quelque peu escamotée.
06 h 30, soleil éclatant, J-J rend à pied en ville, à une quinzaine de minutes de marche du quai Hurtigruten, pour faire des photos dans les meilleures conditions.
06 h 45, arrivée sur le pont de Bakke Bru qui enjambe la Nidelva. Malgré l'heure, le soleil illumine les façades colorées des entrepôts de la rive ouest. L'air est pur, les couleurs nettes et contrastées. L'ensemble, avec en arrière plan le Gamle Bybru et le clocher de la Cathédrale est absolument photogénique, et J-J mitraille… Quand, arrivé sur l'ancien pont… damned ! Plus de batteries !
Retour quelque peu dépité, en passant par la Cathédrale, la rue principale Munkgata, la place du marché et la gare ferroviaire. Il est tôt, c'est dimanche, il n'y a personne dans les rues. La promenade est agréable. L'urbanisme norvégien est souvent déroutant. De belles façades de style Art Déco, alternent avec des immeubles plus contemporains en verre et alu.
08 h 15, retour sur le quai pour voir MS Finnmarken remonter le fjord, et aborder le quai Hurtigruten après une savante manœuvre. Tout en marche arrière, le Finnmarken pénètre dans l'étroit bassin et va accoster derrière le RW. La distance entre les deux bateaux ne doit pas excéder 10 m, et c'est un véritable créneau que le Finnmarken réalise sans hésitation pour gagner le quai. Décidemment, les commandants de la compagnie sont très forts !
08 h 30, petit-déjeuner bien mérité, bain de soleil, puis visite du Finnmarken. C'est un grand bateau dont l'architecture et l'organisation sont similaire à ce que nous connaissons. Les différences notables sont une piscine à l'arrière du pont supérieur et une vaste plate-forme en gradins à la proue du bateau permettant au plus grand nombre d'admirer confortablement le paysage.
Pendant ce temps, le RW s'est rempli de passagers. Essentiellement des groupes de norvégiens organisés pour des excursions de la journée jusqu'à Molde. Et tous ces gens âgés se sont empressés d'occuper les meilleures places du pont panoramique ou du sun deck et passer tout leur temps à bavarder plutôt qu'à regarder le paysage !
10 h 00, le RW quitte le quai à l'heure prévue et entame la descente du Trondheimfjord. Durant presque deux heures nous naviguons entre les rives en pente douce du fjord. La région est fertile et de nombreuses fermes imposantes se sont installées près des berges verdoyantes pour y pratiquer l'élevage.
A l'embouchure du fjord, nous laissons le phare d'Agdenes à bâbord pour de nouveau faire cap vers le sud-ouest et continuons à naviguer au calme entre îles et continent. Et comme tous les après-midi depuis le début de cette croisière le ciel se voile de nouveau pour notre arrivée à Kristiansund. La ville, importante, est construite sur 3 îles reliées par des ponts. De la coursive, il est difficile de discerner à l'avance où se trouve le quai. Une heure d'escale, c'est suffisant pour que la majorité des passagers veuille débarquer en même temps ! La sortie du bateau est un peu fastidieuse et nous marchons jusqu'au môle situé en centre ville.
Kristiansund a beaucoup vécu de la pêche au cabillaud et de l'exportation de morue salée et séchée en Europe du Sud. Sur le môle, la statue en bronze d'une marchande de poissons confirme la vocation première de ce port. Les temps changent et Kristiansund vit maintenant davantage de la maintenance et du ravitaillement des plates-formes pétrolières implantées au large.
17 h 00, le RW s'éloigne de la ville en empruntant un dédale de chenaux avant de retrouver le large. Quelques rayons de soleil bienvenus réussissent à passer à travers la couche de nuages donnant à tout le paysage une curieuse teinte plombée. Un groupe de passagers est parti en excursion pour parcourir la Route de l'Atlantique, un itinéraire touristique empruntant une multitude de ponts pour passer d'une île à l'autre, et ils nous rejoindrons à l'escale de Molde. C'est pour cette raison que ce soir, le dîner est fixé à 19 h 00 : Potage au potiron, filet de flétan, mousse de fruits.
20 h 45, escale à Molde, petite ville située dans un large fjord, le Romsdalfjorden, fermé au sud par une vaste chaîne de 87 sommets enneigés. La ville s'étage sur une colline en pente douce et vue du bateau, elle paraît bien agréable et aérée. C'est la 3ème fois que nous y passons. Un peu d'animation dans la rue principale : un festival de jazz réputé commence demain, et les préparatifs vont bon train.
Cette ville est aussi connue pour être "la cité des roses". C'est sans doute pour cette raison que nous retrouvons alignées sur le quai toutes les palettes de tourbe que nous avions vues embarquer à Risøyhamn dans les Vesterålen. Le ciel est lumineux et la promenade sur le quai, avec le large fjord et les montagnes enneigées en arrière-plan, est des plus agréables.
21 h 30, alors que le RW commence juste sa manœuvre d'appareillage, le MS Polarlys arrive pour prendre sa place à quai, juste devant le RW qui continue à s'éloigner du quai. Les 2 bateaux, l'un derrière l'autre, manœuvrent ensemble à quelques mètres près, la proue du RW presque à toucher la poupe du Polarlys. Epoustouflant !
Et puis, le RW plutôt que de gagner directement le milieu du fjord, va se déhaler bien parallèlement au Polarlys. Y a-t-il 10 mètres entre les 2 deux bateaux ? Ce sont 122 mètres et 11 000 tonnes dont il faut maîtriser parfaitement la trajectoire, ce n'est pas rien. Au terme de la manœuvre, les deux passerelles de commandement qui débordent de la coque sont presque à se toucher ! Notre capitaine nous a apporté la preuve de son professionnalisme, du grand art !
23 h 10, le soleil tombe dans l'eau. Et cette nuit… il fera nuit !
Le départ de Molde... bord à bord avec le MS PolarlysJour 28 - Lu 13/07/2009 - Florø - Bergen

L'obscurité complète a fait que nous avons raté les escales de Ålesund, Torvik et Maløy.
C'est le dernier jour de la croisière et le rythme va être un peu bousculé pour préparer l'arrivée à Bergen. Nous devons libérer rapidement les cabines, donc faire les bagages dès le début de matinée et les sortir dans les couloirs. Cette contrainte va conditionner notre vie à bord jusqu'au débarquement, en gardant à portée de mains vêtements, appareil photo, ordinateur, etc…
07 h 45, dernière escale de la croisière à Florø. Un village à flanc de coteau dominé par une belle église en bois blanc dotée d'un superbe clocher. J-J débarque juste pour faire 2 photos, car le temps est trop limité pour aller au-delà des abords du débarcadère qui ne semblent pas caractéristiques.
Sous le soleil, le RW navigue au large de côtes plus basses ou d'îles plates abritant quelques maisons. En milieu de matinée, le bateau semble se diriger droit vers un groupe d'îles et d'îlots. Peu à peu, un passage semble se dessiner. Pas bien grand ! En décrivant une large courbe le bateau se présente face à l'étroit chenal entre deux îles, large d'une centaine de mètres, et qu'il franchit rapidement. Vu de la passerelle, c'est très impressionnant de voir le bateau passer à aussi vive allure dans un passage aussi étroit. Une fois de plus le Capitaine fait preuve de beaucoup d'assurance pour mener son navire.
Une demi-heure plus tard, bis repetita… Il va falloir passer au milieu de l'archipel de Sula, face à l'embouchure du Sognefjord. De loin le passage paraît encore plus étroit que le précédent. Le bateau ne ralentit pas sa vitesse. Brrr… On peut supposer que le capitaine sait ce qu'il fait et qu'il sait viser juste, car non seulement le Steinsundet est très étroit, mais de plus, il comporte plusieurs courbes.
A droite, un îlot de quelques mètres de hauteur, balisé par un petit phare avec une toiture octogonale rouge, à gauche la pointe basse d'une ile plus importante également balisé par un feu, et après une légère courbe, un troisième phare matérialise la sortie de chenal.
Cette passe est si étroite, qu'en sens inverse, un chalutier attend que nous ayons repris le large pour y entrer à son tour. Avec assurance, notre capitaine navigue sans ralentir à une dizaine de mètres de la roche côté tribord. C'est stupéfiant ! Au second phare, le bateau vire légèrement et continue sa route sans encombre. Ce capitaine est vraiment très, très fort. Il joue véritablement avec son bateau et en fait ce qu'il veut. Quelle maîtrise !
C'est habituel, en fin de matinée le ciel se couvre de gros nuages.
11 h 30, à cause du débarquement qui approche, l'horaire du déjeuner est avancé. Dernier buffet, où nous nous régalons encore une dernière fois de poisson et de fruits de mer. Il y en a une telle variété préparée de multiples façons. Comme l'hiver dernier, nous venons de faire une bonne cure de saumon. Y a pire !
Nous entrons dans le long fjord qui mène à Bergen. Il commence à pleuvoir… Tous les passagers se réunissent dans le salon panoramique du pont 7. A travers les grandes baies vitrées, chacun observe les berges du fjord. Nous quittons les fjords sauvages pour naviguer dans un fjord qui s'urbanise et s'industrialise à mesure que nous progressons. La grande ville approche.
A cause de la pluie, impossible de faire des photos sur la coursive, alors J-J se replie dans un salon plus calme pour rédiger l'un dernier mail du voyage et le charger sur une clé USB pour l'envoyer plus tard depuis une bibliothèque.
14 h 30, les collines qui enserrent Bergen sont largement construites de maisons multicolores, les hangars s'alignent sur les berges, quelques paquebots sont amarrés aux quais. Le RW ralentit, fait demi-tour et s'approche lentement du quai, au pied de l'Hurtigrutenterminalen, un bâtiment ultra-moderne et fonctionnel servant de gare maritime.
Le débarquement des passagers, bien organisé, se fait pont par pont. Depuis le pont 5, une large passerelle (genre aéroport), permet de gagner directement le terminal, retrouver les bagages et rejoindre un moyen de transport.
Pendant ce temps, J-J est descendu au pont 2 pour récupérer l'Espace. Comme prévu, il va falloir attendre que tous les autres véhicules aient quitté le bateau, ce qui est un long exercice de patience. La manutention n'est guère rapide puisqu'elle se fait voiture par voiture à l'aide d'un ascenseur qui permet de retrouver le niveau du quai. Première voiture garée en tête à Kirkenes, l'Espace est forcément la dernière à sortir à Bergen au bout d'1 h 50 d'attente.
Avant que notre voiture retrouve la terre ferme, Nelly s'est morfondue toute seule avec tous les bagages à main dans le terminal vidé de la majorité des passagers.
Sous la pluie battante, nous quittons l'emprise du terminal Hurtigruten et nous retrouvons, un peu désorientés, au cœur de Bergen. Entièrement pris en charge, nous avons vécu à bord du Richard With, six jours d'insouciance, désormais il va falloir vite reprendre nos habitudes de touristes itinérants et précaires !
16 h 10, pour éviter de nous rendre dans un terrain de camping éloigné de la ville, nous faisons d'abord un passage par le "Bobil Senter" (Bobil = camping-car, en norvégien), de Damsgårdsveien, connu de tous les camping-caristes. En réalité, c'est juste une aire asphaltée sans aucun équipement au milieu des entrepôts et des hangars du port. Triste à mourir ! Cet endroit n'est pas fait pour nous. Son seul avantage est qu'il permet de rejoindre le centre ville à pied, résolvant ainsi les problèmes de stationnement. Nous garons la voiture à proximité, sur une place gratuite, nous évitant également de passer plusieurs fois sous le même portique de péage urbain. Que d'économies !
Sous une légère pluie, nous rejoignons le centre en passant sur le grand pont de Puddefjordsbroen, surplombant le port, puis en traversant l'université. Du parvis de l'église catholique Saint-Jean, nous dominons tout le centre ville, qu'il faut ensuite rejoindre en descendant une forte pente. Nous trouvons au fond d'un grand jardin public la bibliothèque, d'où nous pouvons envoyer le mail relatant notre croisière. Cette formalité accomplie, nous nous rendons sur le port de Vågen, au marché au poisson de Torget.
Cette attraction locale est le point de convergence de tout ce que Bergen peut compter comme touristes. Et la réputation n'est pas usurpée. De jeunes poissonniers érudits et multilingues accrochent le client avec un savoir-faire extraordinaire et proposent à la vente et à la dégustation toutes sortes de produits de la mer. (Ces vendeurs semblent sortir tout droit d'une école de commerce, plutôt que du pont d'un chalutier… Et peut-être effectuent-ils un stage de vente ; en tous cas, ils sont très habiles et convaincants… !). Bien sûr, les alignements de saumons frais, de lieus, de flétans, de harengs, steaks de baleine, pattes de crabes royaux et autres attirent l'œil et c'est plutôt agréable à regarder. S'il y a du poisson frais sur les étals, il y a aussi beaucoup de produits transformés en usine. L'authenticité du lieu reste à démontrer, la seule certitude, ce sont les prix… exorbitants. Au milieu de ces étals, il y a aussi des stands qui proposent des sandwiches de saumon ou de crevettes bien appétissants que l'on peut consommer sur place. Le prix de vente est beaucoup moins digeste…
Nous déambulons dans le quartier de Bryggen, à qui Bergen doit sa renommée. Un alignement de bâtiments colorés en bois, séparés par des ruelles étroites, qui du temps de la Hanse servaient d'entrepôts, d'ateliers, d'habitations. Aujourd'hui, la plupart abritent des restaurants ou des boutiques de souvenirs. Nelly est à la recherche de la bonne affaire…
Nous poursuivons dans le quartier de Øvregaten, au-dessus de Bryggen. Des petites rues pavées partent à l'assaut de la colline, bordées de maisons blanches en bois dont les fenêtres sont toujours décorées d'objets divers qui doivent sans doute refléter la personnalité des occupants.
De retour sur le quai de Vågen, nous discutons avec un couple de Choletais très bavards qui circulent dans Bergen en vélo. Ils sont arrivés par la Suède en camping-car et pensent aller aux Lofoten, et bien sûr, sont stationnés au "Bobil Senter".
La pluie menace, et en rejoignant la voiture nous sommes pris sous un violent orage. Déjà bien trempés, nous nous abritons dans le hall d'un bâtiment de l'Université en attendant une accalmie. Nous sommes dans un piteux état en arrivant à la voiture.
20 h 00, arrivée à Nettsun à une vingtaine de kilomètres du centre de Bergen, au camping de Grimen, juste en bordure d'un petit lac. On nous attribue un emplacement plutôt étriqué où il y a juste assez de place pour l'Espace et la table de camping qui se trouve à moins d'un mètre de la berge du lac.
Grandeur et décadence ! Après avoir mené une vie de nantis à bord de l'Hurtigruten, dès ce soir nous retrouvons notre statut de manants. Après le luxe et le confort, c'est la misère. Il va falloir retrouver nos réflexes de campeurs, préparer les repas à l'arrière de l'Espace, dîner en plein air, déplacer tous les sacs et installer notre couchage, etc, etc…
Il y a encore quelques heures, nous avions toute une équipe de blondes pour nous servir ; ce soir, il va falloir tout faire avec une seule brune !
Sous un ciel plutôt bas, nous dinons au bord du lac, et c'est bien aussi.
Le petit matin à FlorøA suivre…
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Voyage Kiev-Kirovograd-Odessa fin octobre (Ukraine)
Bonjour à tous et à toutes,
Je viens de m'inscrire sur ce forum il y a quelques jours, et après maintes et maintes recherches, je n'ai pas trouvé la totalité des réponses à mes questions ! :) J'ai apprécié les avis et retour d'expériences sur Kiev et Odessa, cependant, je n'ai strictement rien lu sur Kirovograd.. Il semble que cette ville ne soit pas la plus populaire et attractive !
Voilà l'histoire.. Fin Octobre, je vais devoir quitter la mère patrie pour un voyage ''d'affaire'' en Ukraine. Je suis pilote de ligne/commercial, et suite à de nombreux appels, conversations, il semblerait que quelques compagnies aériennes soient intéressées à me rencontrer et à discuter dans un premier temps. les voyages forment la jeunesse paraît-il, et ça tombe bien, je vais sur mes 22 ans :).
Bref, voilà pour l'intrigue. Je sais déjà ou rester sur Kiev, Kirovograd et Odessa. Par contre, je vais devoir prendre le train pour les déplacements Kiev-Kirovograd-Odessa (petite idée du temps en train au passage ? :) ). Et c'est là que je bloque un peu, il faut payer le billet, mais est-ce que les trains fonctionnent tous avec les réservations ? Si oui, comment faut-il s'y prendre ? J'imagine qu'on doit se rendre aux guichets à la gare, une idée du tarif ?
Pour rester dans les transports, est-il facile (une fois l'alphabet ukrainien appris) de pouvoir se déplacer en ville ?
Au niveau de la langue, je ne parle pas Ukrainien ou Russe, mais j'ai des origines Polonaises et par conséquent je le parle légèrement (pas forcement un atout vu où je vais) . Sinon je pense que l'Anglais peut suffire à Kiev (mais à Kiro......) Des suggestions pour apprendre des mots importants et avoir une prononciation compréhensible ?
Bref, tout ça me fait rire, et j'ai juste hâte de parler avec les signes ! Les quelques contacts téléphoniques que j'ai eu avec les Ukrainiens lors de mes entretiens étaient très chaleureux, donc ce n'est qu'encourageant pour la suite !
Je vous remercie beaucoup pour tous vos conseils de voyages, astuces pour les déplacements en ville, communication avec les gens, et les petites choses à éviter. Je sais que j'en demande pas mal, mais j'ai cru lire qu'il y avait pas mal de connaisseurs.
Merci à tous :) (Si en retour certaines personnes désirent aller au Canada ou obtenir des infos, je peux vous aider, j'y ai vécu plusieurs années :) )
À bientôt
Je viens de m'inscrire sur ce forum il y a quelques jours, et après maintes et maintes recherches, je n'ai pas trouvé la totalité des réponses à mes questions ! :) J'ai apprécié les avis et retour d'expériences sur Kiev et Odessa, cependant, je n'ai strictement rien lu sur Kirovograd.. Il semble que cette ville ne soit pas la plus populaire et attractive !
Voilà l'histoire.. Fin Octobre, je vais devoir quitter la mère patrie pour un voyage ''d'affaire'' en Ukraine. Je suis pilote de ligne/commercial, et suite à de nombreux appels, conversations, il semblerait que quelques compagnies aériennes soient intéressées à me rencontrer et à discuter dans un premier temps. les voyages forment la jeunesse paraît-il, et ça tombe bien, je vais sur mes 22 ans :).
Bref, voilà pour l'intrigue. Je sais déjà ou rester sur Kiev, Kirovograd et Odessa. Par contre, je vais devoir prendre le train pour les déplacements Kiev-Kirovograd-Odessa (petite idée du temps en train au passage ? :) ). Et c'est là que je bloque un peu, il faut payer le billet, mais est-ce que les trains fonctionnent tous avec les réservations ? Si oui, comment faut-il s'y prendre ? J'imagine qu'on doit se rendre aux guichets à la gare, une idée du tarif ?
Pour rester dans les transports, est-il facile (une fois l'alphabet ukrainien appris) de pouvoir se déplacer en ville ?
Au niveau de la langue, je ne parle pas Ukrainien ou Russe, mais j'ai des origines Polonaises et par conséquent je le parle légèrement (pas forcement un atout vu où je vais) . Sinon je pense que l'Anglais peut suffire à Kiev (mais à Kiro......) Des suggestions pour apprendre des mots importants et avoir une prononciation compréhensible ?
Bref, tout ça me fait rire, et j'ai juste hâte de parler avec les signes ! Les quelques contacts téléphoniques que j'ai eu avec les Ukrainiens lors de mes entretiens étaient très chaleureux, donc ce n'est qu'encourageant pour la suite !
Je vous remercie beaucoup pour tous vos conseils de voyages, astuces pour les déplacements en ville, communication avec les gens, et les petites choses à éviter. Je sais que j'en demande pas mal, mais j'ai cru lire qu'il y avait pas mal de connaisseurs.
Merci à tous :) (Si en retour certaines personnes désirent aller au Canada ou obtenir des infos, je peux vous aider, j'y ai vécu plusieurs années :) )
À bientôt
Insécurité dans les transports à Varsovie
Bonjour,
Hier, j'ai été agressée dans le bus (195) à Varsovie. Un type que je n'avais pas vu, assis au fond du bus, s'est précipité vers moi, sans que je ne m'en rende compte et m'a arraché ma chaîne violemment. J'étais comme anesthésiée et n'ai réagi que lorsque le type s'était déjà sauvé. Les autres passagers, qui eux aussi n'ont pas réagi de suite, n'ont rien pu faire, ni même la police appelée par le chauffeur. Ce que j'ai perdu est d'une valeur sentimentale inestimable et je suis anéantie.
D'après la police (évidemment j'ai porté plainte, car si le type est arrêté, ce sera comme une demi victoire pour moi), cela arriverait souvent dans les transports polonais. Bien que je n'ai pas pu bien voir le type, c'était un Polonais, et non pas un rom comme il y en a également beaucoup).
Si vous venez, surtout faites attention !
Hier, j'ai été agressée dans le bus (195) à Varsovie. Un type que je n'avais pas vu, assis au fond du bus, s'est précipité vers moi, sans que je ne m'en rende compte et m'a arraché ma chaîne violemment. J'étais comme anesthésiée et n'ai réagi que lorsque le type s'était déjà sauvé. Les autres passagers, qui eux aussi n'ont pas réagi de suite, n'ont rien pu faire, ni même la police appelée par le chauffeur. Ce que j'ai perdu est d'une valeur sentimentale inestimable et je suis anéantie.
D'après la police (évidemment j'ai porté plainte, car si le type est arrêté, ce sera comme une demi victoire pour moi), cela arriverait souvent dans les transports polonais. Bien que je n'ai pas pu bien voir le type, c'était un Polonais, et non pas un rom comme il y en a également beaucoup).
Si vous venez, surtout faites attention !
Jeune voyageuse en solo à Oman: agences, budget...?
Bonjour a tous,
Je suis une jeune voyageuse sappretant a embarquer pour Oman. Je suis actuellement au Caire et ce voyage netait pas trop prevu donc jy vais un peu sans preparation.. Voila pourquoi je fais appel a vous pour avoir qqes infos sur le pays!
Jai 10 jours sur place et je voudrais a la fois avoir le temps de visiter tranquillement Mascate mais aussi aller dans les wadis ou voir quelques belles plages autour de Mascate.
Comme la location de voiture revient tres cher, javais trouve une agence, passion Trek qui organise des petites excursions de 2-3 jours, ce qui maurait tout a fait convenu, mais du fait du ramadan, ils sont en conges!
Du coup, je cherche dautres agence de voyages locales qui organisent des excursions ou treks a la journee ou sur 2-3 jours au depart de Mascate.
Autrement, si je ne trouve pas, je pense quand meme a louer une voiture pour 4-5 jours, mais la encore, plusieurs questions!
- je nai jamais conduit un 4*4 de ma vie! est ce si different qu une voiture de tourisme? est ce vraiment necessaire pour rejoindre les plages et wadis autour de Mascate?
- a quelle agence madresser?
- quel budget compter par jour ( bien sur, le moins cher sera le mieux!). est ce possible de sen sortir pour 30 dollars par jours par exemple?
- et enfin derniere question et surement la plus importante . si je loue une voiture, pourrais je envisager de dormir dedans, sachant que je voyage seule?
Merci a tous pour vos infos, je prends lavion du Caire demain!!
Nora
Je suis une jeune voyageuse sappretant a embarquer pour Oman. Je suis actuellement au Caire et ce voyage netait pas trop prevu donc jy vais un peu sans preparation.. Voila pourquoi je fais appel a vous pour avoir qqes infos sur le pays!
Jai 10 jours sur place et je voudrais a la fois avoir le temps de visiter tranquillement Mascate mais aussi aller dans les wadis ou voir quelques belles plages autour de Mascate.
Comme la location de voiture revient tres cher, javais trouve une agence, passion Trek qui organise des petites excursions de 2-3 jours, ce qui maurait tout a fait convenu, mais du fait du ramadan, ils sont en conges!
Du coup, je cherche dautres agence de voyages locales qui organisent des excursions ou treks a la journee ou sur 2-3 jours au depart de Mascate.
Autrement, si je ne trouve pas, je pense quand meme a louer une voiture pour 4-5 jours, mais la encore, plusieurs questions!
- je nai jamais conduit un 4*4 de ma vie! est ce si different qu une voiture de tourisme? est ce vraiment necessaire pour rejoindre les plages et wadis autour de Mascate?
- a quelle agence madresser?
- quel budget compter par jour ( bien sur, le moins cher sera le mieux!). est ce possible de sen sortir pour 30 dollars par jours par exemple?
- et enfin derniere question et surement la plus importante . si je loue une voiture, pourrais je envisager de dormir dedans, sachant que je voyage seule?
Merci a tous pour vos infos, je prends lavion du Caire demain!!
Nora
Budget pour un voyage de sept semaines en Europe?
bonjour,
moi et mon amie souhaitons allez en europe l'été prochain, pour le moment ont a encore rien planifié, mais j'aimerais savoir si un budget de 5000$ canadien serait assez pour faire les pays suivant ( 1 semaine chaque pays)
1-france
2-suisse
3-italie
4-autriche
5-kosovo
6-grece
7-allemagne
je pars du canada, donc bien évidement je vais prendre l'avion, donc un bon 1200$ de plus.. et j'aimerais aussi savoir qu'elle serait la meilleure formule ( moins chers) pour voyager de pays en pays. j'ai vue la passe interrail pour 2 mois qui était d'environ 1000... mais c un peu chers ... je ne sais pas si vs connaissez une façon moins coûteuse !! merci !!
je pars du canada, donc bien évidement je vais prendre l'avion, donc un bon 1200$ de plus.. et j'aimerais aussi savoir qu'elle serait la meilleure formule ( moins chers) pour voyager de pays en pays. j'ai vue la passe interrail pour 2 mois qui était d'environ 1000... mais c un peu chers ... je ne sais pas si vs connaissez une façon moins coûteuse !! merci !!
Itinéraire pour trois mois en Australie: votre avis?
Bonjour à tous!
Je viens de découvrir ce forum et vu qu'il a l'air très actif, je vais tenter ma chance ici! voilà, je vais partir en australie pour la première fois. J'arrive le 20 décembre à Sydney et je m'en vais le 20 Mars de Brisbane. Je cherche donc à me concocter un itinéraire permettant d'en voir le plus possible pendant ces 3 mois. Je compte rester une dizaine de jours à Sydney (et Blue Mountains), puis filer quelques jours à Melbourne, en profiter pour faire Great Ocean Road et Kangaroo Island. Ensuite, aller dans le Red centre pour faire Ayers Rock et Kings Canyon et rejoindre la côte Est pour faire Cairns (pour la plongée dans le barrière de corail), whitsundays, fraser island et finir sur Brisbane et ses environs.
Je voulais avoir votre avis sur mon esquisse d'itinéraire. Est ce que ça vous paraît trop pour 3 mois de voyage? est ce que ça vaudrait vraiment le coup de faire le détour par la Tasmanie ou Darwin par exemple? et enfin niveau budget, je souhaiterais me limite à 3000€ pour les 3 mois, est ce que ça vous semble suffisant si je tire les dépenses au maximum vers le bas (me déplace essentiellement en lift, faire surtout du camping, tenter le couchsurfing dans les villes, ...) sachant que je suis pas trop à cheval sur le confort ?
merci d'avance pour vos réponses
Je viens de découvrir ce forum et vu qu'il a l'air très actif, je vais tenter ma chance ici! voilà, je vais partir en australie pour la première fois. J'arrive le 20 décembre à Sydney et je m'en vais le 20 Mars de Brisbane. Je cherche donc à me concocter un itinéraire permettant d'en voir le plus possible pendant ces 3 mois. Je compte rester une dizaine de jours à Sydney (et Blue Mountains), puis filer quelques jours à Melbourne, en profiter pour faire Great Ocean Road et Kangaroo Island. Ensuite, aller dans le Red centre pour faire Ayers Rock et Kings Canyon et rejoindre la côte Est pour faire Cairns (pour la plongée dans le barrière de corail), whitsundays, fraser island et finir sur Brisbane et ses environs.
Je voulais avoir votre avis sur mon esquisse d'itinéraire. Est ce que ça vous paraît trop pour 3 mois de voyage? est ce que ça vaudrait vraiment le coup de faire le détour par la Tasmanie ou Darwin par exemple? et enfin niveau budget, je souhaiterais me limite à 3000€ pour les 3 mois, est ce que ça vous semble suffisant si je tire les dépenses au maximum vers le bas (me déplace essentiellement en lift, faire surtout du camping, tenter le couchsurfing dans les villes, ...) sachant que je suis pas trop à cheval sur le confort ?
merci d'avance pour vos réponses
Trois mois en Asie du Sud-Est, de décembre 2010 à mars 2011: itinéraire et budget?
Bonjour !
Après avoir longuement fouillé dans le forum, je me permets de lancer un nouveau post...
Je souhaite partir entre fin novembre-début décembre et début mars (dates non flexibles) pour un voyage passant par ces pays : Thaïlande/Laos/Viêtnam/Cambodge. J'ai plus ou moins prévu mon itinéraire comme ceci : décembre : arrivée à BKK, remontée vers le Nord de la Thaïlande, janvier : passage au Laos, descente du Mékong, passage au Viêtnam, février : descente vers le Sud, puis enfin passage au Cambodge et retour à BKK. J'ai déjà étudié les climats, mais je me demande si je ne risque pas d'être dans des temps trop hivernaux avec le circuit que j'ai prévu ? Serait-il plus intéressant d'arriver à un autre aéroport, de repartir d'un autre, de faire le circuit inverse ou bien d' oublier un de ces pays pour cause de typhons ?
J'ai prévu un budget de 2000€ tout compris pour ce voyage (on peut tirer un peu quand même). Je suis une routarde aguerrie, je n'ai pas besoin de beaucoup de confort et une douche toutes les deux semaines ne me fait pas peur :). Pensez-vous qu'avec le prix du billet+visas+vie sur place pour trois mois ce budget soit suffisant ? (pour info j'ai fait un voyage de 5 mois en Afrique Nord et Ouest avec un budget de 900€ )
Merci d'avance et bonne route à toutes et à tous !!
Après avoir longuement fouillé dans le forum, je me permets de lancer un nouveau post...
Je souhaite partir entre fin novembre-début décembre et début mars (dates non flexibles) pour un voyage passant par ces pays : Thaïlande/Laos/Viêtnam/Cambodge. J'ai plus ou moins prévu mon itinéraire comme ceci : décembre : arrivée à BKK, remontée vers le Nord de la Thaïlande, janvier : passage au Laos, descente du Mékong, passage au Viêtnam, février : descente vers le Sud, puis enfin passage au Cambodge et retour à BKK. J'ai déjà étudié les climats, mais je me demande si je ne risque pas d'être dans des temps trop hivernaux avec le circuit que j'ai prévu ? Serait-il plus intéressant d'arriver à un autre aéroport, de repartir d'un autre, de faire le circuit inverse ou bien d' oublier un de ces pays pour cause de typhons ?
J'ai prévu un budget de 2000€ tout compris pour ce voyage (on peut tirer un peu quand même). Je suis une routarde aguerrie, je n'ai pas besoin de beaucoup de confort et une douche toutes les deux semaines ne me fait pas peur :). Pensez-vous qu'avec le prix du billet+visas+vie sur place pour trois mois ce budget soit suffisant ? (pour info j'ai fait un voyage de 5 mois en Afrique Nord et Ouest avec un budget de 900€ )
Merci d'avance et bonne route à toutes et à tous !!
Partir à Bali en septembre?
🙂 Bonjour à tous. Je fais appel à vous car je suis un peu perdue... Je suis censée partir à Bali en septembre et je ne sais plus quoi en penser.
Une île magnifique sans aucun doute mais bourrée de touristes, et donc fatalement de rabatteurs. Certains n'hésitent pas à dire qu'ils se sentent "comme des vaches à lait" à Bali, sans arrêt sollicités.
Pour ma part, je suis extrêmement curieuse et excitée par toutes les beautés que je vais découvrir là-bas. Mais mon copain lui risque de mal vivre le fait d'être perçu comme un porte-monnaie sur pattes ! Nous avons été en Thaïlande l'année dernière, nous avons ADORE ! Il y a quelque temps, on avait visité Marrakech et là on s'était sentis un peu étouffés et on était réellement soulagés d'en partir.
Alors Bali ? Est-ce qu'il y a moyen d'apprécier sans se sentir un riche touriste ? Biensûr, je veux éviter le sud à tout prix. Puis-je espérer trouver la quiétude dans des coins plus reculés et lesquels ? Ou faut-il carrémenent que je change mon fusil d'épaule et trouver une autre destination ? Bali suscite souvent des avis mitigés, que me conseillez-vous ?
Une île magnifique sans aucun doute mais bourrée de touristes, et donc fatalement de rabatteurs. Certains n'hésitent pas à dire qu'ils se sentent "comme des vaches à lait" à Bali, sans arrêt sollicités.
Pour ma part, je suis extrêmement curieuse et excitée par toutes les beautés que je vais découvrir là-bas. Mais mon copain lui risque de mal vivre le fait d'être perçu comme un porte-monnaie sur pattes ! Nous avons été en Thaïlande l'année dernière, nous avons ADORE ! Il y a quelque temps, on avait visité Marrakech et là on s'était sentis un peu étouffés et on était réellement soulagés d'en partir.
Alors Bali ? Est-ce qu'il y a moyen d'apprécier sans se sentir un riche touriste ? Biensûr, je veux éviter le sud à tout prix. Puis-je espérer trouver la quiétude dans des coins plus reculés et lesquels ? Ou faut-il carrémenent que je change mon fusil d'épaule et trouver une autre destination ? Bali suscite souvent des avis mitigés, que me conseillez-vous ?
Je préfère voyager en groupe!
Voyager seul, ce n'est pas facile, surtout si on ne connaît pas la langue du pays, je préfère le groupe, c'est plus vivant ! Par contre, le contact
avec les habitants n'est pas au rendez-vous. C'est le paradoxe.
Voyage de vingt jours jours aux Lofotens à vélo
Bonjour à tous,
J'ai prévu d'arriver le 13 Aout sur Bodo pour passer environ 20 jours sur les Lofotens. J'ai déjà pas mal parcouru toutes les discussions concernant les Lofotens, mais je me pose encore quelque questions :
- A ce que j'ai compris, la vélo serait un moyen vraiment sympa de visiter les Lofotens (je comptais faire ça au départ). Je compte prendre le ferry de Bodo/Svoalver, puis redescendre les Lofotens jusqu'en bas. Est-il plus judicieux de louer des vélo par exemple sur Bodo et ensuite de les ramener à mon retour (via Moskenes/Bodo), ou vaut-il mieux les louer a Svoalver par exemple? En admettant qu'on puisse louer (déjà?) des vélo sur Svoalver et les rendre dans les Sud des îles? Je demande ça question de budget notamment? Quelqu'un aurait une idée des prix de loc à la semaine ou 2 semaines par exemple? Moins cher sur Bodo ou sur les Lofotens?
- Au niveau camping, on en trouve vraiment "partout", ou est ce que le camping sauvage doit-être envisagé si on est en vélo? (je demande ça par rapport au matos à prendre dans le sac). Je veux dire peut-on rallier tous les soirs facilement un camping? Un idée du prix moyen des camping sur les Lofotens? (question de budget) ;-)
Enfin dernière question, selon vous est-il plus intéressant de louer un vélo pour 2 semaines afin de se déplacer sur les îles ou alors plutôt de faire marche/stop/rando et de temps en temps louer un vélo quand on voudrait faire un trip en vélo? Car je n'ai pas franchement envi de louer une voiture (...), mais je voudrais pouvoir facilement me déplacer à ma guise sur les îles sans être contraint par les horaires de bus ou les voitures qui passe pour le stop!!?
Merci d'avance pour vos réponses Sylvain
J'ai prévu d'arriver le 13 Aout sur Bodo pour passer environ 20 jours sur les Lofotens. J'ai déjà pas mal parcouru toutes les discussions concernant les Lofotens, mais je me pose encore quelque questions :
- A ce que j'ai compris, la vélo serait un moyen vraiment sympa de visiter les Lofotens (je comptais faire ça au départ). Je compte prendre le ferry de Bodo/Svoalver, puis redescendre les Lofotens jusqu'en bas. Est-il plus judicieux de louer des vélo par exemple sur Bodo et ensuite de les ramener à mon retour (via Moskenes/Bodo), ou vaut-il mieux les louer a Svoalver par exemple? En admettant qu'on puisse louer (déjà?) des vélo sur Svoalver et les rendre dans les Sud des îles? Je demande ça question de budget notamment? Quelqu'un aurait une idée des prix de loc à la semaine ou 2 semaines par exemple? Moins cher sur Bodo ou sur les Lofotens?
- Au niveau camping, on en trouve vraiment "partout", ou est ce que le camping sauvage doit-être envisagé si on est en vélo? (je demande ça par rapport au matos à prendre dans le sac). Je veux dire peut-on rallier tous les soirs facilement un camping? Un idée du prix moyen des camping sur les Lofotens? (question de budget) ;-)
Enfin dernière question, selon vous est-il plus intéressant de louer un vélo pour 2 semaines afin de se déplacer sur les îles ou alors plutôt de faire marche/stop/rando et de temps en temps louer un vélo quand on voudrait faire un trip en vélo? Car je n'ai pas franchement envi de louer une voiture (...), mais je voudrais pouvoir facilement me déplacer à ma guise sur les îles sans être contraint par les horaires de bus ou les voitures qui passe pour le stop!!?
Merci d'avance pour vos réponses Sylvain
Acheter ou amener son Vtt à Madagascar?
Je pars 5 semaines en Octobre à Mada, aussi je compte faire une partie de mon trip en v.t.t. A lire un commentaire d'un autochtone on peut acheter son v.t.t à Tana ou Tuléar.
<< A Qualité égale le prix serait même largement moins élevé qu'en France. >>
Alors vrai info ou intox ?
A priori les prestataires de service pour le v.t.t. n'offrent que des casseroles à la location ???
Dans le même ordre de questions, est-il possible de trouver des comprimés pour purifier l'eau ?
Merci de vos réponses qui orienteront mon choix.
Forument à tous les Fanas de Mada et les autres aussi 😉
Voyage en Transsibérien et tour de l'Asie en couple pour six à huit mois
Bonjour a tous,
Nico 23 ans et marie 23 ans. nous sommes actuellement en interim et en stage de fin d'étude. Avant d'entrer dans la vie active, nous voulons faire un voyage de 6 à 8 mois en asie. Nous partirons en janvier 2011, on commenceras par le transmongolien avec un stop au lac baikal et un autre a oulan bator pour finir a pekin. Ensuite nous envisageons de visité pekin et ses environs sur qque jours. Nous voulons decendre sur shangai, Xi'an, et peut etre hong kong. Nous continuerons vers le vietnam ou nous comptons voir la baie d'Along et hanoi.Ensuite nous voulons allé au laos pour redescendre au cambodge pour allé en thailande.Nous voulons finir par l'inde et le nepal (et le mythique trek des annapurnas). Nous avons un budget de 8000€ pour 2 sachant qu'on a dejas pris les billets, vaccins et equipement.Donc nous avons se budget pour nous loger, manger, deplacer et pour les activitées(trek, plongée, visites). En se qui concerne le transport on veut prendre le bus, trains, stop et nos gambettes. Pour l'hebergement nous preferons loger chez l'habitant ou en auberge de jeunesse.
Pensez vous que cels soit suffisant pour un voyage de 6 a 8 mois? Si quelqu'un a dejas fais un voyage semblable pouvez vous nous renseigner? Merci d'avance!!
Nico 23 ans et marie 23 ans. nous sommes actuellement en interim et en stage de fin d'étude. Avant d'entrer dans la vie active, nous voulons faire un voyage de 6 à 8 mois en asie. Nous partirons en janvier 2011, on commenceras par le transmongolien avec un stop au lac baikal et un autre a oulan bator pour finir a pekin. Ensuite nous envisageons de visité pekin et ses environs sur qque jours. Nous voulons decendre sur shangai, Xi'an, et peut etre hong kong. Nous continuerons vers le vietnam ou nous comptons voir la baie d'Along et hanoi.Ensuite nous voulons allé au laos pour redescendre au cambodge pour allé en thailande.Nous voulons finir par l'inde et le nepal (et le mythique trek des annapurnas). Nous avons un budget de 8000€ pour 2 sachant qu'on a dejas pris les billets, vaccins et equipement.Donc nous avons se budget pour nous loger, manger, deplacer et pour les activitées(trek, plongée, visites). En se qui concerne le transport on veut prendre le bus, trains, stop et nos gambettes. Pour l'hebergement nous preferons loger chez l'habitant ou en auberge de jeunesse.
Pensez vous que cels soit suffisant pour un voyage de 6 a 8 mois? Si quelqu'un a dejas fais un voyage semblable pouvez vous nous renseigner? Merci d'avance!!
Partir vivre et travailler à la Réunion?
Bonjour tout le monde, j'ouvre un nouveau sujet car je suis entrain de préparé une arrivée prochaine sur l'ile de la Réunion (été prochain je pense), je m'y prend a l'avance pour êtres correctement bien informé (même si j'ai de la famille là bas...) et ainsi prendre les mesures nécessaire. Je commence également a mettre de l'argent de coté, il faut a peut prés combien pour êtres tranquille pendant plusieurs mois ?
En effet, lors de mon départ vers la réunion je serais logé pendant quelques temps par un membre de ma famille, le temps de trouver un travail puis un appartement et surtout savoir si la vie sur cette ile me plait (ce que je ne doute pas!).
Je suis dans la restauration (cuisinier pour être précis), les postes sont t'ils compliquaient a trouver ?
Je serait loger pendant quelques temps dans le nord (Saint denis)! Mais d'après se que j'ai lu un peut partout sur le web, il préférable d'habiter dans le sud! J'ai flashé sur la ville de Saint Pierre ( je voudrais savoir si cette ville est bonne a vivre et pas trop "urbaine"), je cherche la tranquillité et ou la nature prime! Est-ce vrais qu'il faut habiter dans la ville ou sont sont travail est ? Même si on habite a une ou deux villes voisines de sont travail c'est déconseillé ?
Ensuite je voudrais savoir si des personnes peuvent me donner de bon plans pour des conteneurs maritime ( pour ma voiture et quelques meuble) car j'ai trouvé des locations 1000Euro mais au départ du Havre ou Rouen, et moi se serait plus du coter de Marseille ! Bien entendu je ferais le déménagement que lorsque je serait sur de m'installer !
Coté culture, le créole me plait énormément et j'aimerais énormément savoir le parler, se qui serait un plus pour m'intégrer je pense ! Les billets d'avion ou de bateau sont t'ils chers pour Madagascar, Maurice, Seychelles... Je suis un grand voyageur donc je compte bien visité tout sa ! J'ai appris que le racisme était peut présent là bas, se qui est plutôt bien, mais qu'il faut rester a sa place en T'en que métropolitain!
En espérant une réponse rapide de votre part !
Coté culture, le créole me plait énormément et j'aimerais énormément savoir le parler, se qui serait un plus pour m'intégrer je pense ! Les billets d'avion ou de bateau sont t'ils chers pour Madagascar, Maurice, Seychelles... Je suis un grand voyageur donc je compte bien visité tout sa ! J'ai appris que le racisme était peut présent là bas, se qui est plutôt bien, mais qu'il faut rester a sa place en T'en que métropolitain!
En espérant une réponse rapide de votre part !
Retour d'un voyage au Pérou en circuit organisé
Bonjour à vous tous. Je suis de retour de "notre voyage au Pérou" Mystères de Nazca et trésors Inca". Pays fabuleux, au relief étonnant. Je tenais à dire merci à tous ceux qui m'ont répondu si gentiment en donnant des conseils que je demandais. Je suis très très satisfaite de l'Agence Promovacances C avec "Longs courriers" qui était le tour opérator. Aucune suprise. C T parfait. Les papiers sont arrivés le dimanche sur mon PC pour le départ le jeudi. Un acompagnateur nous attendais à d'Orly, puis à Lima un accompagnateur Péruvien parlant Français nous attendait il a était présent durant tout le séjour et nous laissé à Lima pour notre retour vers la France. Un guide Péruvien parlant Français à chaque étape des villes visités et également des sites. Hôtel de classe, + une 1 nuit chez l'habitant. (accueil très chalereux) restauration de choix avec spectacles danses/musique très souvent. Voyage en car climatisé. Tous les sites, visites divers, vol intérieur, train, bâteau étaient inclus. Le nombre de participants était de 30 personnes hommes/femmes moyenne d'âge 50 ans. Voilà, voilou. C'était un super voyage.











