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Volontariat/WWOOFing au Maroc
by Avrèle · 2014-08-04 · 5 replies
Bonjour,

Je suis en train de monter un projet pour partir au Maroc prochainement, afin d'être bénévole dans des associations autour de l'éducation à l'environnement, l'agriculture, l'artisanat et le patrimoine. Pour l'instant j'ai quelques contacts (Ferme pédagogique, musée du patrimoine rural...), mais je cherche à évaluer toutes les possibilités et je suis en recherche d'autres partenariats. Je suis prête à me déplacer dans tout le maroc et donner un coup de main bénévole, contre hébergement.

Ma formation est la suivante : DUT information et communication, option métiers du livre et du patrimoine BAFA : accueil d'enfants en situation de handicap licence pro : animation - médiation des milieux ruraux.

Je peux donc vous apporter mes connaissances dans ces domaines, mais ce que je recherche c'est surtout de découvrir de nouveaux savoir-faire et pratiques, autour de l'éco-construction, la permaculture ou l'artisanat en particulier.

Si vous connaissez des associations marocaines qui oeuvrent dans ces domaines ou qui accueillent des volontaires, je suis intéressée par toutes ces informations.

Merci d'avance,
Sud du Maroc: Agadir - Tiznit - Aglou - Mirleft - Lagzira
by Dotted · 2014-08-04 · 8 replies
Bonjour,

Je m'appelle Mehdi, j'ai 20 ans et d'ici une semaine je compte voyager tout seul pour la première fois au sud du Maroc. Je suis Marocain résident à Rabat et durant les 3 dernières années je n'ai eu l'occasion de voyager, soit à cause des études et stages ou bien car je ne trouve pas de compagnons. Mais cette fois, j'ai décidé, je vais voyager seul ! (inshaelah)

Comme je l'ai mentionné, je compte visiter le sud du Maroc mais pour manque de temps je ne pourrai pas dépasser 6~7 jours de voyage.

J'ai prévu 5 destinations:Marrakech Agadir Aglou (Tiznit)MirleftLagziraJe suis actuellement à Rabat, donc le train pour Marrakech ensuite le bus pour Agadir, le problème c'est que je n'ai aucune idée sur les moyens de transport après ça ni sur les tarifs (pour me fixer un budget au préalable).

Voici mes questions si vous pouvez me répondre svp. Quelles sont les moyens de transport de les tarifs pour ces destinations:Agadir <-> Tiznit Tiznit <-> AglouTiznit <-> Mirleft Mirleft <-> LagziraAussi, si vous avez de bonnes adresses d'hotels, auberges ou maisons d'hôte, veuillez me les communiquer svp pour mes 5 destinations. Je voyage seul et ayant des problèmes digestifs, je prépare mes propres repas. Donc, je ne recherche qu'un lit pour passer la nuit avec la possibilité de garder mon sac-à-dos au sûr (optionnel).

Départ: Le 16 ou 17 Août

Si vous avez des propositions pour mon trajet ou si vous faites le même, n'hésitez pas à me contacter. Merci !!
Vol Toulouse (ou Bordeaux) - Agadir le moins cher
by Sifeline · 2014-08-04 · 4 replies
Bonjour à tous, Nous voudrions, mon mari et moi, retourner à Agadir en novembre prochain mais cette fois-ci en louant un petit studio sur place. Je suis à la recherche d'un vol A/R Toulouse (ou Bordeaux)--> Agadir, le moins cher et sans escales si possible. Si l'un de vous a un bon plan, une astuce une idée, je suis preneuse. J'ai trouvé le moins cher par Jetairfly à 145€ par personne.

Si vous avez des bons plans-location a Agadir également, je veux bien que vous me les soumettiez. 😉

Merci chaleureusement et bonne journée 😎
Route Guercif / Midelt
by Saintalix · 2014-08-03 · 10 replies
Bonjour

Nous allons régulièrement au maroc et voulions changer un peu de la route que l'on prend d'habitude pour midelt . On pense a deux itinéraires , guercif/missour/midelt ou oujda/bouarfa/détour par figuig/midelt . Si vous pouviez m'en dire plus sur ces deux itinéraires ( paysages , a voir , a faire etc ... Merci d'avance .

jp
Voyager entre France et Sénégal avec un fourgon de location
by Jlsrama · 2014-08-01 · 5 replies
Bonjour, J'aimerais savoir quelles sont les formalités à suivre pour voyager entre France et Sénégal avec un fourgon de location ? merci
Titre d'identité républicain périmé (Maroc)
by Elmo81 · 2014-07-31 · 3 replies
Bonjour

Ma femme et partie au Maroc avec mes 4 enfants et un de mes enfant a sa carte titre d'identité républicain périmé avec un passeport marocain valide fait au consulat du Maroc en France peut il revenir en France sans soucie. Elle et partie en avion de Charleroi - AlHoceima Elle possède Tout les document comme acte de naissance livret de famille attestation scolaire carnet de santé. Merci
Oasis d'Oubira (Maroc)
by Danang · 2014-07-31 · 1 reply
Bonjour, je recherche toutes infos sur cette oasis ( comment y aller, à qui s'adresser pour y coucher, traces pour la rejoindre, tous commentaires sur cet endroit ...) Merci
Compagnons randonnées au Maroc
by Simon49 · 2014-07-30 · 1 reply
Bonjour je cherche integrer un groupe pour des randos au Maroc à partir du 15 aout à bientot
Train Casa à Rabat ville via l'aéroport
by Gilou57 · 2014-07-29 · 6 replies
Bonjour, Quelqu'un pourrait me renseigner sur un voyage en train de Casa à Rabat ville via l'aéroport Comment se rendre de l'aéroport à la gare des trains de Casa voyageurs ? Y a t'il des conseils à ce sujet Merci beaucoup pour les réponses Gilou57
J'ai raté le minibus... (Maroc)
by Leflâneur · 2014-07-28 · 9 replies
Ce matin j'ai raté le minibus pour Ouaouizerth. Je ne peux m'en pendre qu'à moi. Je n'avais pas réservé ma place et, bien sûr, le départ a eu lieu avant l'heure une fois le véhicule complet. J'envisageai donc un voyage à l'ancienne, de ceux dont on ne sait jamais ni l'heure du départ ni celle d'arrivée ! Mais je n'étais pas le seul dans ce cas. Deux gars, dont une vague connaissance rencontrée lors d'une fête attendaient assis sur les marches d'une boutique du souk. Aux premières lueurs de l'aube je me suis donc posé à leur côté dans l'attente d'un éventuel pickup qui ferait le trajet au moins jusqu'à Tagleft. Là-bas je trouverais un taxi pour continuer ma route. Commençait l'attente.

A cinq heures et demie, heure berbère, une heure de plus pour le Maroc administratif et citadin, sept heures et demie, heure d'été en France, deux papys nous saluaient, s’asseyaient à nos côtés et annonçaient l'arrivée imminente de Saïd Ou Ali. Nous attendrons encore une bonne demi-heure avant d'entendre le bruit du moteur sur la piste du fond de vallée, et encore autant que notre homme ait terminé son chargement de bouteilles de gaz vides. Sont arrivés deux autres types portant à sept le nombre des voyageurs. Bon plan pour Saïd qui aura tout son gazole aller et retour remboursé. Les deux places à côté du chauffeur étaient comme il se doit pour les deux anciens. Quatre privilégiés, j'en faisais partie, bénéficiaient du confort de deux sacs de grains bien calés entre les bouteilles. Le septième, debout, devra s'agripper aux ridelles sur tout le trajet pour ne pas verser dans l'acier. C'était parti!

À Tinguelft les troupeaux étaient déjà en pâture. Des fumées ça et là signalaient les campements des semi-nomades venus s'installer sur ces plateaux durant la belle saison. Vers Tasraft une jeune femme, à peine la vingtaine, nourrisson sur dos et fillette au côté a demandé l'arrêt du véhicule. C'est chose courante ici. Une sorte d'auto-stop parfois rémunéré quand les moyens le permettent. Cela n'aura pas été le cas pour cette mère. Saïd, bon prince a accepté après discussion la gratuité du transport. Voilà qui leur évitera certainement quelques kilomètres de marche. En nous souhaitant toute la baraka possible la petite famille descendra à l'approche du carrefour avec la piste de Timquit. Elle est sous tente avec progéniture, mari et troupeau et allait visiter son père malade avec les enfants. Sa bergerie n'est plus très loin, me faisait savoir mon voisin qui avait longuement discuté avec la jeune femme et qui connaissait le monsieur malade. Qu'Allah les accompagne. Il n'y avait pas de piste ou de chemin muletier visible dans les parages. Une sente de troupeau sur un flan de colline se perdait dans une dépression du terrain. Elles s'y sont dirigées. "Plus très loin", dans la bouche d'un berbère cela peut signifier "plus" qu'une heure de marche...

Arrivée à Tagleft. Dix heures moins dix, heure marocaine officielle qu'il faut considérer dès que l'on a quitté les montagnes. La poussiéreuse place des taxis cuisait déjà sous le soleil. Je payai d'avance une place pour le prochain départ et signalai au courtier que j'allais attendre sur la terrasse du café voisin. Quatre places restaient encore à occuper. Je savais que je dormirais à Ouaouizerth ce soir mais l'heure d'arrivée était des plus incertaines. Cela pouvait aller vite... ou prendre des heures, tout dépendait des nécessités de voyage des autochtones! Il faut apprendre à "se" patienter dit-on ici. Et mon expérience marocaine m'a déjà démontré que ce pays est une grande école de patience.

SAYNÈTES SUR LA TERRASSE DU CAFÉ.

C'est l'heure de fdor, le petit déjeuner. Ça devise autour des tables. Thés, nés-nés, café noirs ou au lait se sirotent lentement... et le verbe "siroter" prend ici tout son sens! La petite dame préposée aux msemmen, crêpes locales qui vous en bouchent un bon coin, ne chôme pas. Deux hommes de belle allure, djellaba propre, crâne rasé et savamment enturbanné d'un chèche immaculé, collier de barbe bien taillé et babouches nickel devisent à voix basse de quelque affaire d'importance. Deux fonctionnaires en pause semblent tous fiers de me saluer en français et sont curieux de ma présence ici. J'explique ma situation. Pas de problème il y a des taxis. Oui je sais... et j'attends. Aucun autre nouveau voyageur ne s'est présenté à la table du courtier que j'ai en ligne de mire à quelques mètres de la terrasse. Je commande deux crêpes et cette fois-ci une théière au lieu du petit verre car j'ai le pressentiment que le temps va s'écouler lentement. Dans un coin, tassé sur lui même, comme un paquet posé là sur une chaise et oublié du monde, un petit homme maigrichon en guenilles, joues et menton parcourus de poils épars de plusieurs jours. De temps en temps il lève la tête pour parler avec sa main qu'il tient sur le côté à la manière d'un ventriloque parlant avec sa marionnette. Son monologue terminé il fait de grands sourires à son interlocuteur imaginaire laissant apparaître une bouche édentée où l’unique incisive, que j'imagine branlante, doit risquer sa peau à chaque bouchée de pain; puis il se recroqueville et se renferme à nouveau sur lui même jusqu'à ce que son double l'interpelle à nouveau. Personne ne lui prête attention. Ronaldo et Messi, du moins les deux jeunes sous ces maillots, se chamaillent sur l'issue du prochain championnat du monde de foot. Une belle tablée, verbe haut et rires sonores, attire la désapprobation des deux notables qui semblent réclamer un peu de retenue en présence du roumi. Des écoliers fortunés commandent des crêpes et ne me quittent pas du regard tout le temps que dure la cuisson. Comme ce n'est pas peu dire que Tagleft est un bled dépourvu de toute prétention touristique, je dois leur paraître quelque peu incongru sur cette terrasse avec mon thé et mes msemmen.

OUAOUIZERTH. LUNDI SOIR. HOTEL TIZI GHNIM.

Il était quinze heures passées, mes crêpes et les thés digérés, l'omelette et la salade de tomates en passe de l'être, j'avais fait le tour du bled pour me dégourdir un peu les jambes après des heures assis sur cette terrasse, bu un coca et un Fanta Lemon, regardé un match de foot de la liga espagnole retransmis en différé sur une chaîne de sport, papoté un bon moment avec deux jeunes venus bien sûr me taper une cigarette, lu deux chapitres de "La tristesse du Samouraï" (Victor del Àrbol, que je recommande aux amateurs de bon thrillers), fait deux fois l'aller et retour à la cyberboutique désespérément fermée, et noircis quelques pages de carnet avec les notes ci-dessus quand le courtier me fit signe de m'approcher. Enfin!

Enfin... presque! Le taxi n'avait pas fait encore le plein, deux hommes devaient trouver que la plaisanterie avait assez duré et essayaient de convaincre une vielle dame de partager les frais des places inoccupées. Celle-ci, certainement pas en fonds, ni pressée outre mesure, faisait état de son manque de moyens. Je payai donc finalement deux des places manquantes pour mettre fin à l'histoire et bénéficiais ainsi, seul, de la place de choix à côté du chauffeur. La dame me remercia plusieurs fois durant le trajet en me souhaitant le paradis, la baraka, tout le bonheur du monde et plus encore, et une heure et demie plus tard, dix heures après mon lever, je savourais à l'hôtel Tizi Ghnim de Ouaouizerth ma première douche chaude depuis une semaine.

Mai 2014
1 semaine au Maroc, que faire, que voir?
by Ide39 · 2014-07-28 · 32 replies
Bonjour

Je pars 1 semaine au Maroc début septembre, avec 1 pied-à-terre à Casablanca et un autre à Rabat.

Je voudrais savoir ce qu'il faut impérativement voir et faire pendant cette semaine là

Merci d'avance pour vos idées 😉
Trek au Maroc, pourboire
by Campanulle · 2014-07-28 · 20 replies
Je pars pour effectuer un trek dans l'Atlas du Maroc , accompagné d'un guide , du cuisinier et des muletiers .( groupe de 10 pers ) La question que je pose quel pourboire faut -il donner par personne ? pour avoir un ordre d'idée de prix.

cordialement
Quelle moto pour un duo au Maroc?
by Celinemoto · 2014-07-27 · 7 replies
Bonjour a tous,

Avec un ami, nous comptons acheter une moto et partir 1 mois 1/2 au maroc en octobre/novembre. 1ere question: quelle moto? nous serons 2 sur la moto (mon ami (H) et moi (F)). Nous hésitons entre africa twin et transalp. Nous pensons acheter de l'occasion bien sur ..... des avis? nous prendrons le bateau jusqu'a tanger, puis nous soiuhaitns decouvrir maroc/sahara occidental voire meme mauritanie.... Avez vous des itinéraires a conseiller? Céline
Température dans les riads Marrakech en février
by Hornak · 2014-07-26 · 26 replies
Ma copine et moi partons pour 4 petits jours à Marrakech en FEVRIER (du 14 au 18). On voulait se faire plaisir en réservant une chambre dans un riad mais je viens de lire un message sur internet dans lequel l'auteur expliquait qu'il fallait éviter les riads l'hiver sous peine d'avoir très froid. Surtout si on avait un petit budget ! Seules les chambres assez chère étant isolées. Ce message m'a quand même troublé dans le sens où ma copine est très frileuse et que je n'aimerais pas que cela gâche nos vacances. Qu'en pensez-vous? Quelles ont été vos expériences en hiver? Quel est le meilleurs compromis?

Si vraiment le froid nous attend je ne vais pas saigner mon porte monnaie d'étudiant pour rien, autant prendre une petite chambre dans un hôtel comme l'Imouzzer dont de nombreux forumeurs disent du bien.

Je vous remercie d'avance pour l'aide que vous nous apporterez ! 🙂🙂

Hornak
Visite sud Maroc en famille
by AnneF70 · 2014-07-26 · 9 replies
Bonjour à tous, j'aimerais aller visiter le maroc en famille avec nos deux enfants de 6 et 10 ans. Ce voyage s'effectuerait sur une semaine au départ de Marrakech. Nous aimerions un itinéraire qui passerait en gros vers skoura, les gorges du dades et todra, et peut être merzouga. Ceci nécessite un 4x4 ? Quelqu'un l'a t-il déjà réalisé, avec ou sans guide ? Nous avons un budget limite , donc je suis preneuse de vos bonnes adresses. Ma seule exigence serait des toilettes et des douches chaque soir ! Sinon le reste suivra ...

Merci à tous de votre contribution.
Maroc: retrait dirham ou change euros
by 27campagne27 · 2014-07-26 · 19 replies
Bonjour à tous,

Nous partons dans 5 jours pour notre circuit au Maroc en camping car. Encore bien des questions d'organisations et de preparatifs, merci pour votre avis sur celle-ci: Nous nous posons la question s'il est préférable de prendre des euros et de faire le change en arrivant ou d'aller dans une banque des notre arrivée pour faire un retrait direct de dirham?

Merci.
Dans le "bus-stop" (Maroc)
by Leflâneur · 2014-07-26 · 4 replies
Le car qui fait la navette aller et retour entre Azilal, Ouaouizerth et Benni Mellal serait presque considéré chez nous comme une épave mécanique. Bringuebalant sur la route défoncée il m'oblige à des hiéroglyphes que je devrai ensuite déchiffrer.

C'est jour de souk à Benni Mellal et le car est déjà bien rempli au sortir de la gare routière. Il fera le plein, et même plus, en cours de route s'arrêtant régulièrement pour charger des voyageurs isolés. Les plus chanceux attendant à l'ombre improbable d'un arbre desséché, les autres assis sur un caillou ou à même la terre brûlante dans la poussière et le soleil de midi au bord de la route. Le "graisseur-encaisseur" descend, remonte, redescend, charge les bagages dans les coffres, encaisse, ne rend pas toujours immédiatement la monnaie. Quelques protestations. "Attends l'arrivée, Inch Allah, ou alors ne me donne pas un billet de deux cents dirhams pour une course qui en vaut quinze!". Le fonctionnaire dénichera finalement l'appoint au fond de ses poches. Au carrefour de Timoulilt une brebis trouvera place sur la galerie et le berger sur l'échelle extérieure.

Plus haut, la gendarmerie est en faction. La circulation des jours de souk augmente les possibilités de bakchich. Discussion avec le chauffeur pris la main dans le sac surchargé. Un carton sort en cliquetant de dessous le siège où est assis l’encaisseur. Il le porte à l’avant du bus. Un peu de son contenu passe dans un sac plastique puis dans les mains du gradé. Son subalterne aura droit au petit billet avec une chaleureuse poignée de main. Le bus repart dans un nuage de fumée, hoquette, tremble et fini par caler. La pente est pourtant douce, l'émotion du chauffeur peut-être...?

Au virage suivant l'homme à la brebis qui avait sauté de son échelle à la vue de la maréchaussée et continué la route à pied mine de rien, reprend son inconfortable position. Dans la montée de Tizi Ghnim le moteur hurle sa souffrance dans l'indifférence générale. Le type à l'extérieur enveloppé de la fumée noire qui émane du pot d'échappement à ses pieds se protège le visage comme il peut avec son chèche. Le claquement régulier dans l'arbre de transmission ne semble pas non plus émouvoir le conducteur qui joue à fond sur les premier et deuxième rapports pour venir à bout de la dure montée. A mon côté un vieillard égrène son chapelet. Peut-être prie-t-il pour qu'il n'y ait pas de voyageur sur le bord de la route qui couperait l'élan trouvé sur un léger faux plat. Mais les voies du seigneur ont leurs limites.

Au milieu de la montée l'équilibriste manifeste la fin de son voyage par de grandes claques sur la vitre arrière que le "graisseur-encaisseur" se charge de transmettre au conducteur. Je me demande s'il était réellement arrivé à destination ou s'il a préféré descendre avant l'asphyxie fatale. Nous repartons dans un démarrage en côte encore laborieux. Le deuxième rapport fini par passer après trois tentatives et autant de craquements douloureux pour le malheureux pignon.

Un bébé cherche désespérément quelques gouttes de lait au sein flétri de sa mère. Elle essaye de le protéger du soleil avec un lambeau du rideau qui pend misérablement devant la vitre sur une ficelle détendue pendant que ses trois frères et sœur se chamaillent sur le siège à côté pour quelques centimètres carrés de skaï lacéré, durci par la crasse et la poussière collées par des années de sueur indigente. Deux militaires provoquent bruyamment quelques rires gênés des jeunes filles assises de l'autre côté de l'allée, un homme -le père ?- se retourne pour les rappeler à l'ordre d'un regard sévère et au franchissement du col le vieux Berliet émet un râle de satisfaction à l'attendu passage de la troisième vitesse qui ne sera plus décrochée jusqu'au carrefour avec la route du lac et d'Azilal.

Je demande l'arrêt devant le café d'Abdslam. Un Coca et une clope s'imposent avant le retour à l'hôtel. Demain je remonte à Anergui.

Juin 2014
"Un pain que l'on mange à genoux"
by Leflâneur · 2014-07-25 · 0 replies
"... un pain que l'on mange à genoux" Je me permets de reprendre ces quelques mots du regretté Léo Ferré. Je suis sûr qu'il m'aurait pardonné s'il a connu Aghrom. Ce texte aussi a déjà été édité sous un autre titre. Ce sera le dernier que je reprends de mon ancien pseudo que je veux supprimer. Merci de votre indulgence.

Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée. Cela accentue la mélancolie qui se dégage de la vallée en ce mois mars hivernal. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j'abrège ma quotidienne ballade matinale dans les cultures.

Au retour je suis attiré par les par l'odeur du bois qui brûle et de pain chaud qui se dégagent de la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment ce clan à l'extrémité sud de la vallée. J'y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d'une demi-douzaine de familles… je devrais dire dans l'intimité d'une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation, sans heurts apparents, de quatre générations, si ce n'est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l'hilarité générale.

Comme je me penche à la porte pour saluer, mamie Rabkha me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom. J'accepte volontiers l'invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l'absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu'il ne faut pas bouder... et puis c'est aussi un petit moment de nostalgie, les parfums et la chaleur qui enveloppent la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j'étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l'accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine.

Aghrom c'est le pain quotidien au sens propre du terme. C'est la vie du paysan, du labour à la galette. C'est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain».

Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Touda et Aïcha, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d'automne, grand-mère Rabkha et Fatima, la deuxième femme de Khella, redescendue avant hier de sa bergerie sur les hauts plateaux. Je m'assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l'invité doivent toujours être ménagées. Aussitôt Aïcha s'empresse de me présenter le coussin fait d'un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l'isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Elle fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l'intervention péremptoire de grand-mère Rabkha la conduit à me tendre à nouveau le coussin que je ne peux plus refuser. Visiblement rassurée, l'aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d'une deuxième théière.

Aïcha reprend la cuisson d'Aghrom n'tafant, une galette d'orge ou de blé, ou parfois encore mélangés, sans levain, que j'apprécie particulièrement. Ce pain est cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Touda termine la cuisson de son dernier pain. Celui-ci est appelé aghrom n'afarrane. Il est cuit au four, un simple demi petit tonneau renversé, appuyé contre le mur en pierres au fond de la pièce et recouvert d'une épaisse couche de boue séchée. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d'envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l'espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.

La place est libre. C'est au tour de Fatima n'Khella. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D'un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d'une vie entière, geste mille fois répété, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …

Touda est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n'a pas fait long feu sous le caillou manié de main de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l'assiette que vient de me tendre Aïcha. Saïd, le cousin de Touda arrive avec un bol de beurre fondu aux épices; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce feint, comment le savoir? Et oudi ne serait qu'un motif pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Aïcha, sans se démonter et en provoquant l'hilarité générale, l'invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l'ai accompagné sentant sa gène, et aussi pour profiter du calme qui régnait dans les champs et préserverait l'intimité nécessaire à un petit besoin personnel.

Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu'il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa maigre, mais suffisante, connaissance du français pour me poser des tas de questions sur moi et « l'autre monde ».

Je suis pour elles une énigme. Je quitte mon confort citadin pour une vie dans un milieu que les jeunes rêvent de quitter. J'escalade leur montagne alors que rien ne m'y oblige, j'écris parfois à mon retour, j'interroge le vent du matin dans leurs cultures (c'est du moins ce que croie la mamie quand elle me surprend, matinal, le nez en l'air, à observer au loin les petits points blancs et noirs des troupeaux dans les pentes de Tagoujimt), je consomme un nombre incalculable de bougies pour ma lecture du soir... Homme du livre, marabout à la recherche de roches précieuses ou bien tout simplement un innocent majnoun, un fou? Ni l'un ni l'autre, j'essaye de les rassurer.

La théière est vide, les pains dorés à souhait et le bol de beurre fondu bien entamé. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s'est écoulé sans que personne n'y prenne garde. Fatima s'en aperçoit, donne une galette à la grand-mère, en laisse une autre moitié sur le bol de oudi et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l'enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c'est son bébé tout emmailloté qui dormait sur un bout de natte en palmier nain un peu à l'écart du foyer du foyer. Rabkha remplit son brasero de braises pour l'amener dans sa cuisine. D'autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l'eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.

Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Saïd qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu'il fume. Quand il sera marié elle l'acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux. Dehors c'est maintenant un crachin épais et froid qui enveloppe le fond de vallée et incite à profiter encore de la chaleur du lieu tant qu'il y a de la braise.

L'affectivité partagée ces derniers instants s'attarde dans les senteurs particulières de genévrier brûlé. Saïd réchauffe un peu le beurre et prépare une nouvelle théière. La mélancolie me gagne.

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