Results for "Québec+souvenir+artisanat"
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Arriver à New York à vélo
Bonjour à tous ,
Voici ce qui m'amène en c'est lieux :
une Amie et moi même avons pour projet de rallier en mai Montréal à New-York en vélo ( en passant par Toronto et les chutes du Niagara ) , soit 1600 km environ .
Si nous avons bien avancé sur l'itinéraire grâce aux amis québécois véloces sur deux roues et inusables en amitié , nous cherchons encore comment entrer dans Manhattan en Vélo ??
j'ai bien consulté des blogs et des cartes officielles , mais la fin du parcours reste vague et sujette à controverse ...
Alors, peut être y a-t-il parmi vous une personne qui détient la réponse à nos questions :
nous arriverons par Albany , par le nord ouest donc pas la 9 ou la 9w ...
Mais : doit on , et/ou , peut on approcher Manhattan par l'autre rive ( New Jersey ) et prendre un traversier non loin de Liberty state Park ? doit on ou peut on suivre la "State bike route 9" jusqu'au cœur de la grosse pomme ? une autre solution ? un conseil ? ( voir plusieurs 😉 )Merci d'avance .
Laurent
Voici ce qui m'amène en c'est lieux :
une Amie et moi même avons pour projet de rallier en mai Montréal à New-York en vélo ( en passant par Toronto et les chutes du Niagara ) , soit 1600 km environ .
Si nous avons bien avancé sur l'itinéraire grâce aux amis québécois véloces sur deux roues et inusables en amitié , nous cherchons encore comment entrer dans Manhattan en Vélo ??
j'ai bien consulté des blogs et des cartes officielles , mais la fin du parcours reste vague et sujette à controverse ...
Alors, peut être y a-t-il parmi vous une personne qui détient la réponse à nos questions :
nous arriverons par Albany , par le nord ouest donc pas la 9 ou la 9w ...
Mais : doit on , et/ou , peut on approcher Manhattan par l'autre rive ( New Jersey ) et prendre un traversier non loin de Liberty state Park ? doit on ou peut on suivre la "State bike route 9" jusqu'au cœur de la grosse pomme ? une autre solution ? un conseil ? ( voir plusieurs 😉 )Merci d'avance .
Laurent
Voyager Cuba étant gay, en mars/avril 2011?
Bonjour a tous
Voila je suis en train d'organiser mes vacances a cuba pour une vingtaine de jour je serai essentiellement sur la havane puis je ferais un circuit free jusqu'a trinidad et peut etre plus loin j'aime la ville, les paysages, les plage, la fiesta, aller à la rencontre des gens et, en tant que gay, j'aimerai aussi etre aux bons endroits aux bons moments comme les guides touristiques n'y font presque jamais allusion, je voudrais savoir : si il existe des plages gays vers la havane ou ailleurs dans le pays de meme existe des endroits comme bars, disco, lieu de rencontre gays enfin, est il autorisé d'heberger un gars cubain dans son hotel ou casa particular ?
ca fait bcp de questions !! alors j'attends bcp de réponses
Merci de votre aide
Voila je suis en train d'organiser mes vacances a cuba pour une vingtaine de jour je serai essentiellement sur la havane puis je ferais un circuit free jusqu'a trinidad et peut etre plus loin j'aime la ville, les paysages, les plage, la fiesta, aller à la rencontre des gens et, en tant que gay, j'aimerai aussi etre aux bons endroits aux bons moments comme les guides touristiques n'y font presque jamais allusion, je voudrais savoir : si il existe des plages gays vers la havane ou ailleurs dans le pays de meme existe des endroits comme bars, disco, lieu de rencontre gays enfin, est il autorisé d'heberger un gars cubain dans son hotel ou casa particular ?
ca fait bcp de questions !! alors j'attends bcp de réponses
Merci de votre aide
Croisière Perles des Antilles en février 2011
Bonjour, nouvelle sur ce site, je pars avec mes 2 enfants de 16 et 9 ans en février pour la croisière Costa perles des antilles et comme c'est notre 1ère croisière, je suis un peu perdue, peu d'infos par l'agence de voyage...
J'aimerais de bons conseils surtout sur les excursions à faire et par quels moyens (Costa ou par moi-même ?)
J'attends impatiemment vos conseils, merci d'avance 😉
Voyager seul: bonne idée?
Bonjour a tous,
En parcourant se forum j'ai aperçu beaucoup de messages de personnes qui voyagaient seul et je me demandais si c'est si bien que sa? Une peur en plus, personne avec qui partager son voyage, ... Avez vous choisi cette option par defaut ou est-ce une vrai préference?
J'aimerai beaucoup voyager, decouvrir de nouveau paysage/culture, et avant de me lancer dans des grands trajets, j'aimerai faire un petit voyage "test", d'environ une semaine ou deux, dans un pays de l'union européene afin d'avoir une premiere experience du voyage. Mes amis n'etant pas motivé pour me suivre, je me résilie donc a faire ça seul, et je me demande alors tout simplement: voyager seul? est-ce une bonne idée?
Séjour en Thaïlande pour deux Québécois dès le 10 novembre: vos bons plans?
Salut a tous,
juste pour vous dire que nous seront ( mon frere28 et moi26 ) a BKK le 10 nov pour 2 jours . On ataque le nord, ou le sud, la ou le vent (ou la pluie) nous mainent..
J'y serai a ma 2eme visite donc jai deja une conaissance de base..
Rafting, snorkling et scuba, treck, manger, bars et clubs.. Retour vers le 1er dec pour quelques jours a BKK on revien le 6 dec.
au plaisir de se faire un velo..
Claudel et Simon
kingdelawing@hotmail.com
Jaimerais savoir si quelqun a des infos sur l'inondation de cet ete dans le sud? On dit que ko pangan serait amochee..
Jaimerais savoir si quelqun a des infos sur l'inondation de cet ete dans le sud? On dit que ko pangan serait amochee..
Retour de circuit "Mer et Oasis" dans le Sud tunisien, à éviter
Bonjour à tous,
Voici un petit journal de notre séjour à Hammamet, par Voyamar, donc par Leader tours (séjour avec circuit 3 jours en 4x4 dans le sud Tunisien).
Il y a des choses positives... heureusement... mais il y en a aussi des négatives !
Pourtant, le départ s'était bien passé. Vol régulier, aucun retard. Arrivés à l'aéroport de Tunis... une seule personne travaillant derrière le comptoir des voyagistes... devant beaucoup de touristes ! Il faisait de son mieux mais semblait particulièrement dépassé ! Il consultait des listings et des listings !
Là, on se dit avec compassion "Cela manque un peu d'organisation". Impression n°1
Nous avons attendu 1h30... pour monter dans un petit bus qui nous emmène à notre hôtel que nous ne connaissons pas. Là, nous découvrons la conduite Tunisienne ! Je vous promets que nous avons eu peur ! Aucun respect de la signalisation au sol, la vitesse, on n'en parle même pas et une obstination impressionnante à vouloir doubler les autres véhicules ! Un petit garçon dans le bus n'arrêtait pas de dire "mais il n'a pas le droit de faire cela ?"...
On serre les fesses et on arrive au premier hôtel. Le chauffeur a déposé les 3 premiers vacanciers devant la porte de l'hôtel. Puis, c'est notre tour ! Et là, nous sommes déposés sur le trottoir ! Ah... pas le même standing !!! Impression n°2
Pas grave... on prend nos bagages et on entre dans l'hôtel, un peu sombre... On remplit les fiches et on nous donne notre chambre : RDC, deux lits ayant un certain vécu...et d'une propreté assez relative. Impression n°3
Sans faire le râleur de base, nous retournons voir la personne à l'accueil de l'hôtel pour lui demander s'il est possible d'avoir une chambre à l'étage avec un grand lit. Le tout avec un énorme sourire !
On nous donne 2 clés pour des chambres au 2ème étage : la première, la porte coulissante du balcon ne ferme pas du tout. Nous allons voir l'autre chambre et finissons par « valider » notre choix !
La correspondante de Leader Tours, présente en fin de journée, nous indique que la réunion d'infos aura lieu le lendemain à 9h30, soit lundi matin.
Premier dîner à l'hôtel... et premier petit déjeuner... Il est certain que la qualité culinaire française n'est égalée par personne, mais bon... on se dit que l'on n'est pas venu pour la gastronomie locale ! Impression n°4
Lundi 9h30 : réunion. Nous remarquons les personnes qui vont également participer au circuit 4x4, 3 jours, avec un départ le mardi matin. La correspondante, speed, synthétique et connaissant parfaitement ce qu'elle a dire, laisse un goût de « pas le temps de respirer ». Elle nous prend à part pour nous confirmer le départ circuit le lendemain à 6h00. « Des questions ? »
OK. Journée découverte du lieu, de la ville, promenade de long de la plage... Je garde pour moi mes impressions. Impression n°5
Dîner à l'hôtel. Sachant que nous devions nous lever vers 5h du matin, nous allons vers 21h dans notre chambre.
Et là, nous trouvons un petit mot sous la porte nous demandant de prendre contact avec la réception. Ce que nous faisons : la personne sur place n'est pas au courant et nous indique que nous aurons la réponse dans 15mn. Il est donc environ 21h15.
A 23h30, oui, oui, vous avez bien lu, toc toc à la porte pour nous dire que le départ du lendemain est reporté d'un jour SANS AUCUNE EXPLICATION !!! Impression n°6
La colère me prend et 1/2h plus tard, je descends à la réception et montre un grand mécontentement devant l'absence totale d'informations. On me passe au téléphone la fameuse correspondante ! La conversation est assez désagréable et je l'invite à venir le lendemain avec une excellente excuse.
Mardi : petit déj (ah, le miel a disparu) et de nouveau à 9h30, entretien avec la correspondante locale.
Et alors là, nous, français, ne pourrions envisager une seule seconde de répondre comme elle l'a fait ! Une insolence, un aplomb, une autorité... « c'est comme ça », « je n'ai pas de raisons à vous donner », « cela arrive tout le temps ».
AUCUNE excuse, aucune remarque « je suis désolée », RIEN ! Les 8 français devant cette personne étaient suffoqués, sidérés du ton avec lequel elle nous a parlé. C'est cela qui a été le plus désagréable. On accepte un changement, rien n'est rigide... mais la façon de nous parler était intolérable ! Le tout avec un sourire narquois. Je vous le promets !
3 personnes des 8 demandent un compensation pour le mardi a-midi. Après « moultes » paroles, appels... nous obtenons un taxi touristique (super gentil) et nous allons passer une journée loin d'elle !
Mercredi matin 6h : départ. 4 véhicules 4x4 arrivent. Chacune a son chauffeur + le guide dans le premier véhicule. Chic, nous sommes avec le guide ! Dans la voiture, il se présente, favorise le contact, le tutoiement etc... (nous apprendrons durant ces 1.300 kilomètres que ce guide est un homme ultra conservateur, sexiste, ayant une très haute estime de lui-même).
Et là, les visites se succèdent les unes après les autres à une vitesse folle ! Nous sommes conviés à des pauses pipi devant des boutiques... mais avant de s'arrêter, il faut laisser les autres convois de 4x4 partir et ainsi de suite. Le nombre de convois 4x4 par différents tours opérator est impressionnant ! Les paysages sont bien évidement beaux, différents de chez nous mais vus au pas de course !!! C'est vraiment un circuit de touristes ! Comme les chinois !!! Le premier hôtel dans lequel nous nous arrêtons est « normal ». Le second sera bien mieux !
Nous avons essayé de demander au guide les raisons du report du départ. Il a fait comme la correspondante... il n'a pas vraiment répondu... (je me dis qu'en considérant le ton avec lequel ils parlent, tous les deux, ils doivent former un couple !!!). Impression n°7
Les deux femmes que nous étions dans notre 4x4 sont des femmes, françaises, indépendantes et sachant gérer leur vie. Les questions que nous avons posées ont souvent dérangé notre guide très sensible aux critiques... euh... ne supportant pas les critiques ! Nous nous sommes ensuite abstenues de faire état de la différence entre nos deux pays en considérant ses réponses ! Dommage au final de ne pouvoir poser des questions.
La cerise sur le gâteau est arrivée au terminus du circuit : les véhicules se sont arrêtés au bord du trottoir (encore et toujours le même !) de notre hôtel. Le guide et le chauffeur ont descendu les valises (les autres 4x4 arrivaient et faisaient de même). Le chauffeur est monté dans le véhicule et le guide avait déjà une jambe dans la voiture. Nous lui donnons un pourboire pour lui et le guide ; il termine de monter dans la voiture, dit merci « madame » claque la porte et part ! (il nous avait appelé par notre prénom durant les 3 jours).
Nous sommes restés là, sans comprendre ! La bouche ouverte comme une carpe ! Impression n°8
Il n'a même pas salué les autres personnes. Nous l'avons peut-être un peu agacé avec nos questions (et je pense qu'il supportait assez mal notre mentalité de femme indépendante...) mais aucune considération pour les autres touristes ! Au final, il a perdu d'autres pourboires. Nous étions 23. Il a méprisé tout le monde !
Vous imaginez un truc comme cela en France ? Les autres personnes de notre groupe ont également été choquées.
Encore sous le choc, nous rentrons dans le hall de l'hôtel et tombons sur la même réceptionniste... qui n'était pas au courant de notre retour !!! Bravo l'organisation de Leader tours ! Elle était assez paniquée ; le directeur arrive et nous récupérons d'autres chambres !
Cela fait un peu peur tout cela ? Et pourtant, je vous promets que c'est vrai !
Alors bien sur que nous avons vu de magnifiques paysages, des kilomètres et des kilomètres de plantations d'oliviers, des oasis, du sable, l'entrée du désert, des dromadaires, mais beaucoup, vraiment beaucoup de …... (limite ….....) dans les villes et sur les bords des routes.
Les femmes tunisiennes sont adorables (sauf une !!! ; vous voyez laquelle ?). Lors de LA visite d'une maison troglodyte, la maîtresse des lieux était magnifique, souriante et belle. La « gouvernante » de notre hôtel était aussi très agréable.
Nous avons également croisé un guide/chauffeur/DJ dans l'hôtel de Tozeur avec lequel nous avons pu échanger réellement. Il admettait des choses négatives ou devant s'améliorer dans son pays. Il est membre actif d'une association à Béziers qui distribue des fournitures scolaires aux écoles dans le Sud de son pays. Il nous a expliqué qu'il est possible de faire un circuit personnalisé et de sortir des sentiers battus.
J'oubliais quelque chose d'important : les excursions avec supplément durant le circuit ! Impression n°9 Pour une randonnée en 4x4 dans le désert : monnaie Pour une balade en dromadaire : monnaie Pour une balade en calèche dans une palmeraie : monnaie Pour un repas festif avec spectacle : monnaie !!!
Vous devez penser « jamais contente ». Non, je suis un peu déçue ; je m'attendais à quelque chose de plus authentique. Nous aurions aimé rencontrer la population locale, dans les villages.
Je ferai un autre circuit mais avec la personne de l'hôtel de Tozeur !
Si vous avez des questions précises, n'hésitez pas. J'ai d'autres petites histoires à raconter sur ce séjour. Si le ton ce message est sarcastique, ce n'est pas une volonté, mais sachez qu'il n'y a aucune méchanceté derrière ces mots. Une déception, c'est certain.
A bientôt de vous lire. Lou63
Pourtant, le départ s'était bien passé. Vol régulier, aucun retard. Arrivés à l'aéroport de Tunis... une seule personne travaillant derrière le comptoir des voyagistes... devant beaucoup de touristes ! Il faisait de son mieux mais semblait particulièrement dépassé ! Il consultait des listings et des listings !
Là, on se dit avec compassion "Cela manque un peu d'organisation". Impression n°1
Nous avons attendu 1h30... pour monter dans un petit bus qui nous emmène à notre hôtel que nous ne connaissons pas. Là, nous découvrons la conduite Tunisienne ! Je vous promets que nous avons eu peur ! Aucun respect de la signalisation au sol, la vitesse, on n'en parle même pas et une obstination impressionnante à vouloir doubler les autres véhicules ! Un petit garçon dans le bus n'arrêtait pas de dire "mais il n'a pas le droit de faire cela ?"...
On serre les fesses et on arrive au premier hôtel. Le chauffeur a déposé les 3 premiers vacanciers devant la porte de l'hôtel. Puis, c'est notre tour ! Et là, nous sommes déposés sur le trottoir ! Ah... pas le même standing !!! Impression n°2
Pas grave... on prend nos bagages et on entre dans l'hôtel, un peu sombre... On remplit les fiches et on nous donne notre chambre : RDC, deux lits ayant un certain vécu...et d'une propreté assez relative. Impression n°3
Sans faire le râleur de base, nous retournons voir la personne à l'accueil de l'hôtel pour lui demander s'il est possible d'avoir une chambre à l'étage avec un grand lit. Le tout avec un énorme sourire !
On nous donne 2 clés pour des chambres au 2ème étage : la première, la porte coulissante du balcon ne ferme pas du tout. Nous allons voir l'autre chambre et finissons par « valider » notre choix !
La correspondante de Leader Tours, présente en fin de journée, nous indique que la réunion d'infos aura lieu le lendemain à 9h30, soit lundi matin.
Premier dîner à l'hôtel... et premier petit déjeuner... Il est certain que la qualité culinaire française n'est égalée par personne, mais bon... on se dit que l'on n'est pas venu pour la gastronomie locale ! Impression n°4
Lundi 9h30 : réunion. Nous remarquons les personnes qui vont également participer au circuit 4x4, 3 jours, avec un départ le mardi matin. La correspondante, speed, synthétique et connaissant parfaitement ce qu'elle a dire, laisse un goût de « pas le temps de respirer ». Elle nous prend à part pour nous confirmer le départ circuit le lendemain à 6h00. « Des questions ? »
OK. Journée découverte du lieu, de la ville, promenade de long de la plage... Je garde pour moi mes impressions. Impression n°5
Dîner à l'hôtel. Sachant que nous devions nous lever vers 5h du matin, nous allons vers 21h dans notre chambre.
Et là, nous trouvons un petit mot sous la porte nous demandant de prendre contact avec la réception. Ce que nous faisons : la personne sur place n'est pas au courant et nous indique que nous aurons la réponse dans 15mn. Il est donc environ 21h15.
A 23h30, oui, oui, vous avez bien lu, toc toc à la porte pour nous dire que le départ du lendemain est reporté d'un jour SANS AUCUNE EXPLICATION !!! Impression n°6
La colère me prend et 1/2h plus tard, je descends à la réception et montre un grand mécontentement devant l'absence totale d'informations. On me passe au téléphone la fameuse correspondante ! La conversation est assez désagréable et je l'invite à venir le lendemain avec une excellente excuse.
Mardi : petit déj (ah, le miel a disparu) et de nouveau à 9h30, entretien avec la correspondante locale.
Et alors là, nous, français, ne pourrions envisager une seule seconde de répondre comme elle l'a fait ! Une insolence, un aplomb, une autorité... « c'est comme ça », « je n'ai pas de raisons à vous donner », « cela arrive tout le temps ».
AUCUNE excuse, aucune remarque « je suis désolée », RIEN ! Les 8 français devant cette personne étaient suffoqués, sidérés du ton avec lequel elle nous a parlé. C'est cela qui a été le plus désagréable. On accepte un changement, rien n'est rigide... mais la façon de nous parler était intolérable ! Le tout avec un sourire narquois. Je vous le promets !
3 personnes des 8 demandent un compensation pour le mardi a-midi. Après « moultes » paroles, appels... nous obtenons un taxi touristique (super gentil) et nous allons passer une journée loin d'elle !
Mercredi matin 6h : départ. 4 véhicules 4x4 arrivent. Chacune a son chauffeur + le guide dans le premier véhicule. Chic, nous sommes avec le guide ! Dans la voiture, il se présente, favorise le contact, le tutoiement etc... (nous apprendrons durant ces 1.300 kilomètres que ce guide est un homme ultra conservateur, sexiste, ayant une très haute estime de lui-même).
Et là, les visites se succèdent les unes après les autres à une vitesse folle ! Nous sommes conviés à des pauses pipi devant des boutiques... mais avant de s'arrêter, il faut laisser les autres convois de 4x4 partir et ainsi de suite. Le nombre de convois 4x4 par différents tours opérator est impressionnant ! Les paysages sont bien évidement beaux, différents de chez nous mais vus au pas de course !!! C'est vraiment un circuit de touristes ! Comme les chinois !!! Le premier hôtel dans lequel nous nous arrêtons est « normal ». Le second sera bien mieux !
Nous avons essayé de demander au guide les raisons du report du départ. Il a fait comme la correspondante... il n'a pas vraiment répondu... (je me dis qu'en considérant le ton avec lequel ils parlent, tous les deux, ils doivent former un couple !!!). Impression n°7
Les deux femmes que nous étions dans notre 4x4 sont des femmes, françaises, indépendantes et sachant gérer leur vie. Les questions que nous avons posées ont souvent dérangé notre guide très sensible aux critiques... euh... ne supportant pas les critiques ! Nous nous sommes ensuite abstenues de faire état de la différence entre nos deux pays en considérant ses réponses ! Dommage au final de ne pouvoir poser des questions.
La cerise sur le gâteau est arrivée au terminus du circuit : les véhicules se sont arrêtés au bord du trottoir (encore et toujours le même !) de notre hôtel. Le guide et le chauffeur ont descendu les valises (les autres 4x4 arrivaient et faisaient de même). Le chauffeur est monté dans le véhicule et le guide avait déjà une jambe dans la voiture. Nous lui donnons un pourboire pour lui et le guide ; il termine de monter dans la voiture, dit merci « madame » claque la porte et part ! (il nous avait appelé par notre prénom durant les 3 jours).
Nous sommes restés là, sans comprendre ! La bouche ouverte comme une carpe ! Impression n°8
Il n'a même pas salué les autres personnes. Nous l'avons peut-être un peu agacé avec nos questions (et je pense qu'il supportait assez mal notre mentalité de femme indépendante...) mais aucune considération pour les autres touristes ! Au final, il a perdu d'autres pourboires. Nous étions 23. Il a méprisé tout le monde !
Vous imaginez un truc comme cela en France ? Les autres personnes de notre groupe ont également été choquées.
Encore sous le choc, nous rentrons dans le hall de l'hôtel et tombons sur la même réceptionniste... qui n'était pas au courant de notre retour !!! Bravo l'organisation de Leader tours ! Elle était assez paniquée ; le directeur arrive et nous récupérons d'autres chambres !
Cela fait un peu peur tout cela ? Et pourtant, je vous promets que c'est vrai !
Alors bien sur que nous avons vu de magnifiques paysages, des kilomètres et des kilomètres de plantations d'oliviers, des oasis, du sable, l'entrée du désert, des dromadaires, mais beaucoup, vraiment beaucoup de …... (limite ….....) dans les villes et sur les bords des routes.
Les femmes tunisiennes sont adorables (sauf une !!! ; vous voyez laquelle ?). Lors de LA visite d'une maison troglodyte, la maîtresse des lieux était magnifique, souriante et belle. La « gouvernante » de notre hôtel était aussi très agréable.
Nous avons également croisé un guide/chauffeur/DJ dans l'hôtel de Tozeur avec lequel nous avons pu échanger réellement. Il admettait des choses négatives ou devant s'améliorer dans son pays. Il est membre actif d'une association à Béziers qui distribue des fournitures scolaires aux écoles dans le Sud de son pays. Il nous a expliqué qu'il est possible de faire un circuit personnalisé et de sortir des sentiers battus.
J'oubliais quelque chose d'important : les excursions avec supplément durant le circuit ! Impression n°9 Pour une randonnée en 4x4 dans le désert : monnaie Pour une balade en dromadaire : monnaie Pour une balade en calèche dans une palmeraie : monnaie Pour un repas festif avec spectacle : monnaie !!!
Vous devez penser « jamais contente ». Non, je suis un peu déçue ; je m'attendais à quelque chose de plus authentique. Nous aurions aimé rencontrer la population locale, dans les villages.
Je ferai un autre circuit mais avec la personne de l'hôtel de Tozeur !
Si vous avez des questions précises, n'hésitez pas. J'ai d'autres petites histoires à raconter sur ce séjour. Si le ton ce message est sarcastique, ce n'est pas une volonté, mais sachez qu'il n'y a aucune méchanceté derrière ces mots. Une déception, c'est certain.
A bientôt de vous lire. Lou63
Séjour de cinq jours à Paris
Bonjour,
Nous serons 5 jours à Paris l'été prochain (du 10 au 15 juillet inclusivement).
Je tente d'organiser notre séjour afin de voir tout ce qui nous intéresse. Nous avons déjà trouvé un appartement sur du Roi de Sicile dans le Marais.
Voici principalement ce que nous désirons voir :
Tour Eiffel Musée du Louvre (maximum 3 heures) Notre-Dame La Sainte-Chapelle Musée d'Orsay ou Orangerie (rapidement) Opéra Champs Élysées Le Grand Palais ballade dans le Marais Montmartre Quartier Latin Saint-Germain des prés Croisière sur la Seine (de jour ou de soir ?) Jardins du Luxembourg
Je sais que notre itinéraire est très "touristique" mais il s'agit de notre première fois. Nous serons 2 adultes et une jeune fille de 13 ans.
Ma difficulté réside dans l'organisation de nos journées. Avez-vous des suggestions sur ce qui se jumelle bien dans une journée... Nous sommes conscients que nous ne verrons pas tout en détail, mais évidemment nous souhaitons en voir le plus possible.
Également, avez-vous des restaurants à nous suggérer en fonction des endrois que nous visiterons.
Nous sommes ouverts à toutes vos suggestions afin de nous aider à bien préparer notre séjour !
Merci ++
Stéphanie
Nous serons 5 jours à Paris l'été prochain (du 10 au 15 juillet inclusivement).
Je tente d'organiser notre séjour afin de voir tout ce qui nous intéresse. Nous avons déjà trouvé un appartement sur du Roi de Sicile dans le Marais.
Voici principalement ce que nous désirons voir :
Tour Eiffel Musée du Louvre (maximum 3 heures) Notre-Dame La Sainte-Chapelle Musée d'Orsay ou Orangerie (rapidement) Opéra Champs Élysées Le Grand Palais ballade dans le Marais Montmartre Quartier Latin Saint-Germain des prés Croisière sur la Seine (de jour ou de soir ?) Jardins du Luxembourg
Je sais que notre itinéraire est très "touristique" mais il s'agit de notre première fois. Nous serons 2 adultes et une jeune fille de 13 ans.
Ma difficulté réside dans l'organisation de nos journées. Avez-vous des suggestions sur ce qui se jumelle bien dans une journée... Nous sommes conscients que nous ne verrons pas tout en détail, mais évidemment nous souhaitons en voir le plus possible.
Également, avez-vous des restaurants à nous suggérer en fonction des endrois que nous visiterons.
Nous sommes ouverts à toutes vos suggestions afin de nous aider à bien préparer notre séjour !
Merci ++
Stéphanie
Hôtel Playa Costa Verde à Holguin
Allo à tous les forumistes,
Je pars du 20 au 27 novembre prochain pour Playa Costa Verde. C'est grâce aux commentaires de plusieurs personnes ici, dont DolcevitaX0X et Latornade, que j'ai décidé de choisir cet hotel. Vos commentaires sont tellement encourageants que je n'ai pas hésité à choisir cette place. Ce sera mon 8e voyage dont mon 5e à Cuba et j'ai tellement hâte car en plus ce sera mon 1er voyage entre filles seulement.
J'ai retenu plusieurs commentaires dont Dunia qui est très gentille au buffet et qui est dans la section du fond, une autre Dunia avec qui on fait les réservations pour les restos....
Bref j'ai quelques petites questions encore. Y a-t-il un séchoir et un fer à repasser dans les chambres? Je les apporte toujours mais j'aimerais bien savoir quand même.
Y a-t-il des chambres communicantes? On a réservé 2 filles vendredi soir et une 3e vient de se joindre à nous et comme on ne peut pas être dans la même chambre car elle a décidé trop tard on se demandait s'il y avait des chambres communicates?
Y a-t-il un mini-bar rempli à chaque jour dans les chambres?
Dernière question pour l'instant 😉 Je ne sais jamais trop quoi apporter comme cadeaux pour le personnel et j'ai l'impression de toujours apporter la même chose et que ce sont des choses qui ne leur serviront pas vraiment. Avez-vous des suggestions à me faire.
Merci à l'avance de votre aide
X0X0X0X0X0X0
Je pars du 20 au 27 novembre prochain pour Playa Costa Verde. C'est grâce aux commentaires de plusieurs personnes ici, dont DolcevitaX0X et Latornade, que j'ai décidé de choisir cet hotel. Vos commentaires sont tellement encourageants que je n'ai pas hésité à choisir cette place. Ce sera mon 8e voyage dont mon 5e à Cuba et j'ai tellement hâte car en plus ce sera mon 1er voyage entre filles seulement.
J'ai retenu plusieurs commentaires dont Dunia qui est très gentille au buffet et qui est dans la section du fond, une autre Dunia avec qui on fait les réservations pour les restos....
Bref j'ai quelques petites questions encore. Y a-t-il un séchoir et un fer à repasser dans les chambres? Je les apporte toujours mais j'aimerais bien savoir quand même.
Y a-t-il des chambres communicantes? On a réservé 2 filles vendredi soir et une 3e vient de se joindre à nous et comme on ne peut pas être dans la même chambre car elle a décidé trop tard on se demandait s'il y avait des chambres communicates?
Y a-t-il un mini-bar rempli à chaque jour dans les chambres?
Dernière question pour l'instant 😉 Je ne sais jamais trop quoi apporter comme cadeaux pour le personnel et j'ai l'impression de toujours apporter la même chose et que ce sont des choses qui ne leur serviront pas vraiment. Avez-vous des suggestions à me faire.
Merci à l'avance de votre aide
X0X0X0X0X0X0
Argent en voyage en Asie du Sud-Est?
Pour en finir une fois pour toutes avec les questions monétaires pendant le voyage. Libre à toutes les forumistes d’ajouter ou de modifier ces informations au bénéfice de tous. Cette discussion c’est pour regrouper toutes les questions monétaires au même endroit, donc plus facile pour la recherche.
Pour les questions de taux de change je vous propose un lien, il y en a d’autres, une simple recherche sur le net et vous en trouverez des centaines :
www.xe.com/fr/
Sécurité monétaire en voyage
Argent liquide
Le meilleur moyen de transformer son voyage en calvaire c’est de voyager seulement avec de l’argent liquide (espèce). Si vous voyagez de cette façon, c’est que vous êtes en mesure de perdre toutes vos liquidités et que vous possédez une autre source vous permettant de couvrir l’intégralité des coûts de votre voyage. Si vous ne passez pas ce test, c’est une très mauvaise idée de voyager avec de l’argent liquide. Ne jamais transporter son argent liquide au même endroit que les cartes bancaires ou de créditNe rien mettre dans les poches arrière de ces pantalonsÉviter d’exposer en public de larges sommes d’argent liquideNe jamais transporter de l’argent liquide dans ces bagages (sac à dos ou valise)Le sac banane autour de la taille n’est pas sécuritaire pour le transport de l’argent liquide (pas plus pour les pièces d’identité et les cartes bancaires ou de crédit)Le sac à main n’est pas sécuritaire pour le transport de l’argent liquide (pas plus pour les pièces d’identité et les cartes bancaires ou de crédit)Les billets de banque doivent être en bon état, en Thaïlande on refuse de changer les billets sales ou abimésLes coffres de sécurité dans les chambres ou à la réception ne sont pas sécuritaires à 100 %, particulièrement quand on vous voit y déposer de l’argent liquide (ayez en main votre cadenas personnel pour les casiers des guesthouses)Comme il y a beaucoup de billets de $100 américain en circulation dans le monde, refusez-les lors de l’échange. En Thaïlande quand une banque se fait refiler un faux billet de $100 américain, toutes les banques bloquent l’échange de ces billets pour plusieurs jours.Éviter autant que possible l’échange d’argent liquide sur le marché noir, le taux y est moins bon que dans les comptoirs d’échange légal et on vous regarde pour terminer si vous êtes une cible potentielleLes voleurs ne sont pas toujours des gens locaux, méfiez-vous aussi des autres voyageurs, plusieurs personnes laissent tomber leur garde particulièrement quant il s’agit d’un voyageur en provenance de son propre paysDans les pays comme le Cambodge ou on utilise 2 parfois 3 types de monnaie en même temps (le riel, le dollar américain et le baht prêt des frontières), soyez toujours vigilant sur les taux de change de l’un à l’autreÀ venir, les chèques de voyage (travellers cheque)
www.xe.com/fr/
Sécurité monétaire en voyage
Argent liquide
Le meilleur moyen de transformer son voyage en calvaire c’est de voyager seulement avec de l’argent liquide (espèce). Si vous voyagez de cette façon, c’est que vous êtes en mesure de perdre toutes vos liquidités et que vous possédez une autre source vous permettant de couvrir l’intégralité des coûts de votre voyage. Si vous ne passez pas ce test, c’est une très mauvaise idée de voyager avec de l’argent liquide. Ne jamais transporter son argent liquide au même endroit que les cartes bancaires ou de créditNe rien mettre dans les poches arrière de ces pantalonsÉviter d’exposer en public de larges sommes d’argent liquideNe jamais transporter de l’argent liquide dans ces bagages (sac à dos ou valise)Le sac banane autour de la taille n’est pas sécuritaire pour le transport de l’argent liquide (pas plus pour les pièces d’identité et les cartes bancaires ou de crédit)Le sac à main n’est pas sécuritaire pour le transport de l’argent liquide (pas plus pour les pièces d’identité et les cartes bancaires ou de crédit)Les billets de banque doivent être en bon état, en Thaïlande on refuse de changer les billets sales ou abimésLes coffres de sécurité dans les chambres ou à la réception ne sont pas sécuritaires à 100 %, particulièrement quand on vous voit y déposer de l’argent liquide (ayez en main votre cadenas personnel pour les casiers des guesthouses)Comme il y a beaucoup de billets de $100 américain en circulation dans le monde, refusez-les lors de l’échange. En Thaïlande quand une banque se fait refiler un faux billet de $100 américain, toutes les banques bloquent l’échange de ces billets pour plusieurs jours.Éviter autant que possible l’échange d’argent liquide sur le marché noir, le taux y est moins bon que dans les comptoirs d’échange légal et on vous regarde pour terminer si vous êtes une cible potentielleLes voleurs ne sont pas toujours des gens locaux, méfiez-vous aussi des autres voyageurs, plusieurs personnes laissent tomber leur garde particulièrement quant il s’agit d’un voyageur en provenance de son propre paysDans les pays comme le Cambodge ou on utilise 2 parfois 3 types de monnaie en même temps (le riel, le dollar américain et le baht prêt des frontières), soyez toujours vigilant sur les taux de change de l’un à l’autreÀ venir, les chèques de voyage (travellers cheque)
Propagation du choléra en République Dominicaine?
nous n'arrivons pas à savoir s'il y a un problème de propagation du choléra qui frappe ces pauves haitiens, en république dominicaine.
Nous prenons du recul à ce que les journalistes disent, et préférons avoir l'avis de personnes qui vivent en république dom.
Nous devons venir a partir du 1 ier décembre, pour une mois et demi, avec un bébé de 2 ans, et nous avons quelques inquiétudes
nous souhaiterions être informés de ce qu'il se passe réellement
merci d'avance
America the beautiful (partie 2)
J'ai finalement décidé de faire un nouveau post mon précédent étant déjà arrivé à la page 5.
Nous sommes toujours en plein Yellowstone quand notre aventure reprend ici...
Jeudi 27 Mai:
Nous avons finalement pas mal dormi, le sommeil nous ayant gagné en dépit des bruits de cuisine. Debout à 06h30, nous sommes prêts à 08h45 après un petit déjeuner à l'hôtel un peu longuet... Mais notre première étape du jour n'est pas si loin, à quelques pas...il s'agit de Upper Geyser. Après une nouvelle éruption "programmée" du vieux fidèle, nous filons à la cabane des rangers pour voir les prévisions du jour, non météo car nous voyons déjà que le ciel semble bien bouché, mais les prévisions des éruptions locales...
Le "Grand" est une de nos cibles de la journée car son éruption est proche (contrairement à celle du Castle déjà passée) et le spectacle risque d'être au rendez vous avec une "montée des eaux" à pas moins de 50-60 mètres...toutes les 8 heures.
Nous commençons tranquillement à déambuler...et première petite mais surprenante première éruption, celle du Aurum (latin de Or) Geyser appelé ainsi du fait de la couleur des dépôts d'oxyde de fer tapissant le bord de l'orifice. Durant les éruptions qui se produisent toutes les 2,5-5 heures, l'eau et la vapeur sont projetées à des hauteurs pouvant atteindre près de 7 mètres... C'est un geyser de type conique, à savoir que son ouverture est étroite, si bien que lors d'éruption cette orifice fait jaillir une colonne régulière d'eau, à la différence des Geysers "en fontaine".

On pense que ce geyser est connecté d'une certaine façon aux dépôts d'eau des prairies situées derrière.
Nous passons devant les glougloutis de Pump Geyser, puis de Beach Spring...

Puis le calme à nouveau...mais le spectacle lui continue...

Des côtes imaginaires se dessinent dans le miniature...

Et nous poursuivons la découverte de ces nouveaux rivages...
Puis un peu de leçon d'anatomie avec Ear Spring, la source en forme d'oreille...

Connues ou moins connues, chacune de ces rencontres nous émerveille...

Jusqu'aux plus simples bassins...

Chaque pas nous mène vers une autre trouvaille, d'autres couleurs...

Economic Geyser...

Il semble reconnaitre Beauty Pool...mais avec toute cette vapeur...

En fait nous entendons les grondements de Giant Geyser, mais nous avons sous estimé le chemin pour s'y rendre si bien que nous arrivons à la fin de l'éruption...sic...
Nous nous rabattons pas loin sur Grotto Geyser, en activité continue...enfin presque car il entre en éruption toutes les 8 heures pour plus de 10 heures...La forme bizarre du cône est due aux arbres qui ont été enfermés dans la geyserite (dépôts de silice). Comme communication il y a ici, une augmentation de l'activité de ce geyser signifie une diminution de celle du Giant...et comme nous venons de manquer le show du Giant...
Nous nous contenterons de celui ci...

Partout la renaissance de la nature, perpétuelle, côtoie la mort d'une autre part, et parfois cette vie est si proche d'univers hostiles...

Voici un nouveau compagnon de route...

Avant d'arriver à l'un des bijoux du coin, la Morning Glory pool. Malheureusement cette piscine naturelle change doucement de température et donc de couleur...et ceci est directement dû aux tonnes de déchets jetés par les touristes dans le passé...Les déchets diminuent en effet la circulation et accélèrent par là même la perte de chaleur. Comme la piscine se refroidit, les bactéries oranges se propagent depuis les extrémités remplaçant le magnifique bleu d'origine...Heureusement pour nous, tout n'est pas encore orange...et nous "immortalisons" l'endroit...juste au cas où...😕


Mais encore cette maudite vapeur!!! 🏴☠️

En 1950, une éruption avait été volontairement provoquée par les rangers afin de vider et de nettoyer le bassin...mettant à jour 86.27$ en pennies, 76 foulards, des serviettes, des chaussetes, des chemises et mêmes des sous-vêtements féminins!!
Le temps semble se stabiliser...Nous poursuivons donc...

Sur le chemin du retour, ou plutôt sur la partie ouest de cette grande boucle, nous stoppons pour un brunch rapide face au Daisy Geyser. Nous sommes seuls ou presque: un couple de jeunes québécois très sympa nous tient compagnie alors que le geyser se réveille brusquement. Ce geyser laisse échapper à peu près toutes les 3 heures un jet d'environ 25 mètres de haut. Il peut être prédit dans les 45 minutes, exception faite quand le Splendid Geyser à coté se met à rugir à son tour... Les deux geysers communiquent entre eux mais aussi avec le troisième des lieux, le Comet Geyser.
En repartant nous faisons un petit détour pour voir le très sympa Punch Bowl Spring.
La chaleur, l'eau et les minéraux se sont associés pour former l'ornement délicat qui entoure ce bassin. Un autre élément important reste le comportement de cette formation thermale: la circulation de l'eau, la quantité d'eau ruisselant ou bien déferlant et le style des éruptions (quand elles se produisent), tout détermine où les minéraux sont déposés et sous quelle forme particulière. Pour sa part le Punch Bowl est resté relativement constant durant les 100 dernières années.
Après, c'est l'histoire d'un chemin jamais trouvé...d'une route manquée, d'un tournant dissimulé...bref oui nous les avons vu...les minutes perdues à nous enfoncer toujours plus profond...pour finir par aboutir...sur la route avec en face de nous...Black Sand Bassin!!!! Quelle galère, nous décidons de longer la route jusqu'à retrouver notre chemin au niveau d'un très beau bassin...

...et voici surgir Castle Geyser...

Ce geyser porte bien son nom comme les autres, son énorme cône ressemblant fort à un château de sable blanchi à la javel, attestant de son ancienneté (il reste l'un des plus anciens geyser de la région, sa formation remontant entre 5000 et 15000 ans). Il offre son spectacle toutes les 13 heures et son éruption est suivie d'une phase vapeur sonore de 30 minutes due à l'énergie dégagée par le surplus de chaleur et de vapeur. Nous décidons de ne pas attendre la prochaine éruption programmée vers 22h, nous avons encore du pain sur la planche...
Nous passons Shield Spring (la source du bouclier)

Pour mieux admirer à nouveau le Castle...


Et voici la magnifique Crested Pool, profonde de plus de 14 mètres et pratiquement tout le temps en train de bouillir...


Les couleurs sont là encore somptueuses...
Notre premier tour du jour se termine et nous passons par l'obligé détour dans le Old Faithful Inn. Cet endroit a été réalisé par l'architecte Robert C Reamer en 1904 et est l'un des plus large bâtiment en rondins au monde. Question record la cheminée centrale n'est pas mal non plus car elle contient à elle seule plus de 500 tonnes de roches et huit foyers combinés...

Dans les boutiques on peut aussi se parer pour des reconstitutions plus que parfaites...


Au vu des prix, ce doit être une fabrication locale...😕
Il est déjà 14h25. Prochain arrêt à suivre...Black Sand Basin.
Nous sommes toujours en plein Yellowstone quand notre aventure reprend ici...
Jeudi 27 Mai:
Nous avons finalement pas mal dormi, le sommeil nous ayant gagné en dépit des bruits de cuisine. Debout à 06h30, nous sommes prêts à 08h45 après un petit déjeuner à l'hôtel un peu longuet... Mais notre première étape du jour n'est pas si loin, à quelques pas...il s'agit de Upper Geyser. Après une nouvelle éruption "programmée" du vieux fidèle, nous filons à la cabane des rangers pour voir les prévisions du jour, non météo car nous voyons déjà que le ciel semble bien bouché, mais les prévisions des éruptions locales...
Le "Grand" est une de nos cibles de la journée car son éruption est proche (contrairement à celle du Castle déjà passée) et le spectacle risque d'être au rendez vous avec une "montée des eaux" à pas moins de 50-60 mètres...toutes les 8 heures.Nous commençons tranquillement à déambuler...et première petite mais surprenante première éruption, celle du Aurum (latin de Or) Geyser appelé ainsi du fait de la couleur des dépôts d'oxyde de fer tapissant le bord de l'orifice. Durant les éruptions qui se produisent toutes les 2,5-5 heures, l'eau et la vapeur sont projetées à des hauteurs pouvant atteindre près de 7 mètres... C'est un geyser de type conique, à savoir que son ouverture est étroite, si bien que lors d'éruption cette orifice fait jaillir une colonne régulière d'eau, à la différence des Geysers "en fontaine".

On pense que ce geyser est connecté d'une certaine façon aux dépôts d'eau des prairies situées derrière.
Nous passons devant les glougloutis de Pump Geyser, puis de Beach Spring...

Puis le calme à nouveau...mais le spectacle lui continue...

Des côtes imaginaires se dessinent dans le miniature...

Et nous poursuivons la découverte de ces nouveaux rivages...
Puis un peu de leçon d'anatomie avec Ear Spring, la source en forme d'oreille...

Connues ou moins connues, chacune de ces rencontres nous émerveille...

Jusqu'aux plus simples bassins...

Chaque pas nous mène vers une autre trouvaille, d'autres couleurs...

Economic Geyser...

Il semble reconnaitre Beauty Pool...mais avec toute cette vapeur...

En fait nous entendons les grondements de Giant Geyser, mais nous avons sous estimé le chemin pour s'y rendre si bien que nous arrivons à la fin de l'éruption...sic...
Nous nous rabattons pas loin sur Grotto Geyser, en activité continue...enfin presque car il entre en éruption toutes les 8 heures pour plus de 10 heures...La forme bizarre du cône est due aux arbres qui ont été enfermés dans la geyserite (dépôts de silice). Comme communication il y a ici, une augmentation de l'activité de ce geyser signifie une diminution de celle du Giant...et comme nous venons de manquer le show du Giant...
Nous nous contenterons de celui ci...
Partout la renaissance de la nature, perpétuelle, côtoie la mort d'une autre part, et parfois cette vie est si proche d'univers hostiles...

Voici un nouveau compagnon de route...

Avant d'arriver à l'un des bijoux du coin, la Morning Glory pool. Malheureusement cette piscine naturelle change doucement de température et donc de couleur...et ceci est directement dû aux tonnes de déchets jetés par les touristes dans le passé...Les déchets diminuent en effet la circulation et accélèrent par là même la perte de chaleur. Comme la piscine se refroidit, les bactéries oranges se propagent depuis les extrémités remplaçant le magnifique bleu d'origine...Heureusement pour nous, tout n'est pas encore orange...et nous "immortalisons" l'endroit...juste au cas où...😕


Mais encore cette maudite vapeur!!! 🏴☠️

En 1950, une éruption avait été volontairement provoquée par les rangers afin de vider et de nettoyer le bassin...mettant à jour 86.27$ en pennies, 76 foulards, des serviettes, des chaussetes, des chemises et mêmes des sous-vêtements féminins!!
Le temps semble se stabiliser...Nous poursuivons donc...

Sur le chemin du retour, ou plutôt sur la partie ouest de cette grande boucle, nous stoppons pour un brunch rapide face au Daisy Geyser. Nous sommes seuls ou presque: un couple de jeunes québécois très sympa nous tient compagnie alors que le geyser se réveille brusquement. Ce geyser laisse échapper à peu près toutes les 3 heures un jet d'environ 25 mètres de haut. Il peut être prédit dans les 45 minutes, exception faite quand le Splendid Geyser à coté se met à rugir à son tour... Les deux geysers communiquent entre eux mais aussi avec le troisième des lieux, le Comet Geyser.
En repartant nous faisons un petit détour pour voir le très sympa Punch Bowl Spring.
La chaleur, l'eau et les minéraux se sont associés pour former l'ornement délicat qui entoure ce bassin. Un autre élément important reste le comportement de cette formation thermale: la circulation de l'eau, la quantité d'eau ruisselant ou bien déferlant et le style des éruptions (quand elles se produisent), tout détermine où les minéraux sont déposés et sous quelle forme particulière. Pour sa part le Punch Bowl est resté relativement constant durant les 100 dernières années.Après, c'est l'histoire d'un chemin jamais trouvé...d'une route manquée, d'un tournant dissimulé...bref oui nous les avons vu...les minutes perdues à nous enfoncer toujours plus profond...pour finir par aboutir...sur la route avec en face de nous...Black Sand Bassin!!!! Quelle galère, nous décidons de longer la route jusqu'à retrouver notre chemin au niveau d'un très beau bassin...

...et voici surgir Castle Geyser...

Ce geyser porte bien son nom comme les autres, son énorme cône ressemblant fort à un château de sable blanchi à la javel, attestant de son ancienneté (il reste l'un des plus anciens geyser de la région, sa formation remontant entre 5000 et 15000 ans). Il offre son spectacle toutes les 13 heures et son éruption est suivie d'une phase vapeur sonore de 30 minutes due à l'énergie dégagée par le surplus de chaleur et de vapeur. Nous décidons de ne pas attendre la prochaine éruption programmée vers 22h, nous avons encore du pain sur la planche...
Nous passons Shield Spring (la source du bouclier)

Pour mieux admirer à nouveau le Castle...


Et voici la magnifique Crested Pool, profonde de plus de 14 mètres et pratiquement tout le temps en train de bouillir...


Les couleurs sont là encore somptueuses...
Notre premier tour du jour se termine et nous passons par l'obligé détour dans le Old Faithful Inn. Cet endroit a été réalisé par l'architecte Robert C Reamer en 1904 et est l'un des plus large bâtiment en rondins au monde. Question record la cheminée centrale n'est pas mal non plus car elle contient à elle seule plus de 500 tonnes de roches et huit foyers combinés...

Dans les boutiques on peut aussi se parer pour des reconstitutions plus que parfaites...

Au vu des prix, ce doit être une fabrication locale...😕
Il est déjà 14h25. Prochain arrêt à suivre...Black Sand Basin.
Hôtel Casa Marina Beach & Reef en novembre 2010
😎 Un grand bonjour à tous, 😏
Nous avons réservé un lastminute pour la période du 01/11 au 15/11/2010 pour la somme de 1338€ pour 2 personnes ce qui nous semble vraiment une bonne affaire depuis la Belgique.
Etant un peu sceptique car je me suis rendu compte après coup qu'une partie de l'hôtel était en restructuration, quelqu'un pourrait-il nous aider et nous décrire la situation et la qualité de cet hôtel à ce moment précis.Le meilleur endroit près de cet hôtel pour changer des devises en toute sécurité.
Pour nous c'est notre première tentative en République Dominicaine. 🤪
Pourrait-on nous renseigner les petites astuces à savoir sur cet hôtel et la ville de sosua, les bons plans pour un couple tranquille, les meilleures visites ou excursions softs à faire afin de découvrir de beaux paysages et de beaux petits coins.
Quelques bons petits bars et restos typiques à sosua en sachant que nous y trouveront sécurité et que la prostitution ne nous intéresse pas du tout.
Par où doit-on se rendre pour aller à pied à la plage publique et au marché aux puces et si cela est sans risque en journée ou pas.
Le meilleur moyen pour visiter sosua, cabarete et San Juan sans dépenser des sommes fortes qui n'en valent pas la peine.
Où peut-on faire du snorkeling depuis la plage et voir des belles choses.
Un grand merci à toutes les charmantes personnes qui auront la gentillesse de nous répondre 😏 et peut-être quelqu'un qui habite sosua et qui parle français pourrait nous servir de guide pour une journée ou 2 demis
Un grand merci à toutes les charmantes personnes qui auront la gentillesse de nous répondre 😏 et peut-être quelqu'un qui habite sosua et qui parle français pourrait nous servir de guide pour une journée ou 2 demis
Ouest Canada - tour de trois semaines en été 2011?
Bonjour à tous,
J'ai lu quelques carnets de voyages (Grisemote encore, Krikri encore, Mlefevre encore, Kashtin encore, bref, que des filles...😛) et le projet de visiter le Canada dans sa partie Ouest me tente pour l'été 2010.
Nous serons 3. 2 adultes et notre ado.
Le choix se fait sur la location d'une voiture et hébergement hotelier. Pas de camping, trop de matériel à emmener et nous ne sommes pas vraiment équipés.
Nous avons 3 semaines pleines sur place et pas un jour de plus.
voici la carte: http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=109308348151885145348.000492fd07099567a68e5&ll=50.583237, -124.255371&spn=7.633128,23.181152&z=6
Voici le trajet (j'ai volontairement laissé le temps de trajet 1h39 par exemple mais je sais qu'on sera sur de l'environ 😛)
Calgary, AB, Canada Itinéraire vers Banff, AB, Canada 130 km - Environ 1 heure 39 minutes
Banff, AB, Canada Itinéraire vers Jasper, AB, Canada 289 km - Environ 3 heures 48 minutes
Jasper, AB, Canada Itinéraire vers Clearwater, British Columbia 317 km - Environ 3 heures 48 minutes
Clearwater, British Columbia Itinéraire vers Prince George, BC, Canada 488 km - Environ 6 heures 0 minutes
Prince George, BC, Canada Itinéraire vers Prince Rupert, BC, Canada 718 km - Environ 9 heures 20 minutes
Prince Rupert, BC, Canada Itinéraire vers Tofino, BC, Canada Inside passage - Ferry
Tofino, BC, Canada Itinéraire vers Vancouver, BC, Canada 364 km - Environ 6 heures 46 minutes
Vancouver, BC, Canada Itinéraire vers Okanagan Valley 459 km - Environ 5 heures 29 minutes
Okanagan Valley via Whistler Itinéraire vers Nelson, BC, Canada 553km - Environ 7 heures 24 minutes
Nelson, BC, Canada Itinéraire vers Revelstoke, BC, Canada 251 km - Environ 3 heures 45 minutes
Revelstoke, BC, Canada Itinéraire vers Calgary, AB, Canada 412 km - Environ 5 heures 13 minutes
Calgary, AB, Canada
Ma question est simple, en ajoutant des randonnées de 1 à 4 heures voire sur la journée si ça se mérite, pensez vous que je puisse réaliser ce projet sur 3 semaines? Dans le cas ou il ne serait pas possible de tout visiter dans des conditions optimales, que retirer? La boucle vers Prince Rupert au nord et la redescente en Ferry? Le retour vers Calgary et supprimer Whistler et le crochet vers Nelson?
J'attends vos avis, vos suggestions.
FreD.
voici la carte: http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=109308348151885145348.000492fd07099567a68e5&ll=50.583237, -124.255371&spn=7.633128,23.181152&z=6
Voici le trajet (j'ai volontairement laissé le temps de trajet 1h39 par exemple mais je sais qu'on sera sur de l'environ 😛)
Calgary, AB, Canada Itinéraire vers Banff, AB, Canada 130 km - Environ 1 heure 39 minutes
Banff, AB, Canada Itinéraire vers Jasper, AB, Canada 289 km - Environ 3 heures 48 minutes
Jasper, AB, Canada Itinéraire vers Clearwater, British Columbia 317 km - Environ 3 heures 48 minutes
Clearwater, British Columbia Itinéraire vers Prince George, BC, Canada 488 km - Environ 6 heures 0 minutes
Prince George, BC, Canada Itinéraire vers Prince Rupert, BC, Canada 718 km - Environ 9 heures 20 minutes
Prince Rupert, BC, Canada Itinéraire vers Tofino, BC, Canada Inside passage - Ferry
Tofino, BC, Canada Itinéraire vers Vancouver, BC, Canada 364 km - Environ 6 heures 46 minutes
Vancouver, BC, Canada Itinéraire vers Okanagan Valley 459 km - Environ 5 heures 29 minutes
Okanagan Valley via Whistler Itinéraire vers Nelson, BC, Canada 553km - Environ 7 heures 24 minutes
Nelson, BC, Canada Itinéraire vers Revelstoke, BC, Canada 251 km - Environ 3 heures 45 minutes
Revelstoke, BC, Canada Itinéraire vers Calgary, AB, Canada 412 km - Environ 5 heures 13 minutes
Calgary, AB, Canada
Ma question est simple, en ajoutant des randonnées de 1 à 4 heures voire sur la journée si ça se mérite, pensez vous que je puisse réaliser ce projet sur 3 semaines? Dans le cas ou il ne serait pas possible de tout visiter dans des conditions optimales, que retirer? La boucle vers Prince Rupert au nord et la redescente en Ferry? Le retour vers Calgary et supprimer Whistler et le crochet vers Nelson?
J'attends vos avis, vos suggestions.
FreD.
Prochain voyage sur les "terres indiennes" du Nouveau-Mexique et de l'Arizona
Bonjour à tous,
Après le Grand Circle de 2009, le virus est de retour dans l'Ouest: Qu'en pensez vous ?
- Samedi 13 août 2011: vol Bruxelles/Albuquerque (NM) par Washington- - Dimanche 14: visite Albuquerque Old Town et divers Museums (journée tampon au cas où-vols-bagages-décompression !). - Lundi 15: matin suite visites, AM récupération du campingcar (hé oui...) courses Walmart, KOA Bernallilo (au nord de Albu).
- Mardi 16: Tent Rocks NM (marche SlotCanyonTrail), puis visite Santa Fe Old Town. Nuit RVpark SantaFe. - Mercredi 17: route vers Taos par Tesuque Pueblo, RioGrande SP, visite TaosPueblo, ville/hacienda. Nuit RVpark Taos. - Jeudi 18: de Taos, route Sud par Penasco, Chimayo, Bandelier NM (marche MainLoopTrail), route 4 jusque Jemez spring. Nuit.
- Vendredi 19: route 44 Ouest/Nord par Cuba (!), visite Azrec Ruins, arrivée à Durango (visites). Nuit Durango. - Samedi 20: Durango-Silverton-Ouray-Montrose (visites villes/musées/curiosités). Nuit Montrose. - Dimanche 21: Black Canyon of the Gunisson (Rim Sud AR), Ute museum à Montrose, route jusque Grand junction, Route scénique de Colorado NM, nuit à Colorado River SP (Fruita).
- Lundi 22: route I.70 vers Moab par la UT128 depuis Cisco, FisherTowers, CoronaArch, nuit KOAMoab. - Mardi 23: au sud de Moab MountainLoopRoad par Castle Valley pour rejoindre la 128, marche NegroBillCanyon pour pique-nique au bout, nuit KOAMoab. - Mercredi 24: Moab-Blanding-Bluff (par MontezumaCreek), MexicanHat, nuit Gouldings camp à MV. - Jeudi 25: Gouldings tour 4x4 de 5h30 (MysteryValley avec BBQ), coucher de soleil au VC, nuit Gouldings camp à MV.
- Vendredi 26: route de MV à Canyon de Chelly (par Kayenta), visite privée dans le canyon avec Howard (du Spider Rock campground où nous passons la nuit). - samedi 27: route 191/264 vers Second Mesa (territoire Hopi) et visite villages, aller/retour jusque Coal Mine canyon, nuit HopiCenter à second Mesa. - Dimanche 28: route 264Est par Ganado-WindowRock-Gallup-Zuni Pueblo- El Morro NM (marche inscription trail), nuit à ElMorro.
- Lundi 29: passage à El Malpais (LavaCrater et LaVentanaArch), visite Acoma Pueblo, arrivée Albuquerque (KOAnorth). - Mardi 30: Coronado state monument, puis Pecos Historic site (près de SantaFe), descente sur Albuquerque par la 14 TurquoiseTrail, nuit KoaEst.
- Mercredi 31 août: rendre le campingcar, puis vol de 13h00 vers NYC par Chicago.
- Jeudi 01/vendredi 02 septembre: journées à NYC, pas de musées mais les endroits connus de Manhattan (hôtel Wolcott à 300m de l'EmpireStateB). samedi 03: suite visites, et vol de 18h15 Newark/Bruxelles (arrivée 7h45).
Après de multiples projets et versions, ce 2ème voyage dans l'Ouest est ciblé "terres indiennes".
Vous vous doutez bien que Yellowstone et le Wyoming sont "déjà" dans les cartons pour 2012....
Vos remarques m'intéressent. Cordialement Jean.
Après le Grand Circle de 2009, le virus est de retour dans l'Ouest: Qu'en pensez vous ?
- Samedi 13 août 2011: vol Bruxelles/Albuquerque (NM) par Washington- - Dimanche 14: visite Albuquerque Old Town et divers Museums (journée tampon au cas où-vols-bagages-décompression !). - Lundi 15: matin suite visites, AM récupération du campingcar (hé oui...) courses Walmart, KOA Bernallilo (au nord de Albu).
- Mardi 16: Tent Rocks NM (marche SlotCanyonTrail), puis visite Santa Fe Old Town. Nuit RVpark SantaFe. - Mercredi 17: route vers Taos par Tesuque Pueblo, RioGrande SP, visite TaosPueblo, ville/hacienda. Nuit RVpark Taos. - Jeudi 18: de Taos, route Sud par Penasco, Chimayo, Bandelier NM (marche MainLoopTrail), route 4 jusque Jemez spring. Nuit.
- Vendredi 19: route 44 Ouest/Nord par Cuba (!), visite Azrec Ruins, arrivée à Durango (visites). Nuit Durango. - Samedi 20: Durango-Silverton-Ouray-Montrose (visites villes/musées/curiosités). Nuit Montrose. - Dimanche 21: Black Canyon of the Gunisson (Rim Sud AR), Ute museum à Montrose, route jusque Grand junction, Route scénique de Colorado NM, nuit à Colorado River SP (Fruita).
- Lundi 22: route I.70 vers Moab par la UT128 depuis Cisco, FisherTowers, CoronaArch, nuit KOAMoab. - Mardi 23: au sud de Moab MountainLoopRoad par Castle Valley pour rejoindre la 128, marche NegroBillCanyon pour pique-nique au bout, nuit KOAMoab. - Mercredi 24: Moab-Blanding-Bluff (par MontezumaCreek), MexicanHat, nuit Gouldings camp à MV. - Jeudi 25: Gouldings tour 4x4 de 5h30 (MysteryValley avec BBQ), coucher de soleil au VC, nuit Gouldings camp à MV.
- Vendredi 26: route de MV à Canyon de Chelly (par Kayenta), visite privée dans le canyon avec Howard (du Spider Rock campground où nous passons la nuit). - samedi 27: route 191/264 vers Second Mesa (territoire Hopi) et visite villages, aller/retour jusque Coal Mine canyon, nuit HopiCenter à second Mesa. - Dimanche 28: route 264Est par Ganado-WindowRock-Gallup-Zuni Pueblo- El Morro NM (marche inscription trail), nuit à ElMorro.
- Lundi 29: passage à El Malpais (LavaCrater et LaVentanaArch), visite Acoma Pueblo, arrivée Albuquerque (KOAnorth). - Mardi 30: Coronado state monument, puis Pecos Historic site (près de SantaFe), descente sur Albuquerque par la 14 TurquoiseTrail, nuit KoaEst.
- Mercredi 31 août: rendre le campingcar, puis vol de 13h00 vers NYC par Chicago.
- Jeudi 01/vendredi 02 septembre: journées à NYC, pas de musées mais les endroits connus de Manhattan (hôtel Wolcott à 300m de l'EmpireStateB). samedi 03: suite visites, et vol de 18h15 Newark/Bruxelles (arrivée 7h45).
Après de multiples projets et versions, ce 2ème voyage dans l'Ouest est ciblé "terres indiennes".
Vous vous doutez bien que Yellowstone et le Wyoming sont "déjà" dans les cartons pour 2012....
Vos remarques m'intéressent. Cordialement Jean.
Jeu des photos, nouvel épisode
Une nouvelle énigme à trouver. Peut-être un peu difficile... Enfin je crois.
Quel est ce bâtiment ? Où se trouve-t-il ?
Quel est ce bâtiment ? Où se trouve-t-il ?
Svalbard, terre polaire
Bonjour à tous,

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'�� Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'�� Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!
Costa Rica: bilan très mitigé
On était parti pour le Costa Rica le 15 septembre avec un retour le 3 octobre. Notre idée était de découvrir un pays et sa nature tant louée.
On voulait randonner, voyager avec les bus, planter la guitoune dès que possible, se mettre dans l'ambiance du pays. Foin d'hôtels et d'animations appeaux à touristes ; c'est du vrai et de l'authentique qu'on recherche ! 🙂
Côté nature : rien à redire. La réputation est méritée. Le pays est magnifique, sa faune d'une richesse incroyable, sa flore grandiose et ses paysages à couper le souffle.
Côté humain, la déception a été énorme ! Je savais que les parcs étaient payants. Je savais que le Costa Rica vivait du tourisme. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'on nous accueillerait en tendant la main : faut payer. C'est quasi systématiquement le seul accueil qu'on nous a réservé.
Le pire ayant été Monteverde : on avait un livre qui indiquait un sentier autorisé permettant de traverser le parc, de passer la nuit dans une cabane. On arrive sur place, après 1 journée de bus. Devant l'entrée du parc (horaire : 7h-15h...🤪), on nous annonce que les règles ont changé, et qu'il n'est pas possible de traverser l'endroit, ni de dormir en cabane. Sauf avec un guide, qu'il faut payer. Avec une entrée du parc à 17$ par personne, un guide pour quelques heures à 40$ par personne, j'ose pas imaginer les tarifs. Quant à avoir un type qui me tienne la main pour suivre un sentier 😕 Le reste des activités étaient trop touristiques pour nous (rappel du haut d'un arbre, tyrolienne, saut à l'élastique, gniagniagnia. Le tout très cher, bien évidement).
Rincon de la Vieja : bonjour, pour monter au sommet, il faut 7h, il est 10h, vous ne pouvez donc pas monter (le parc ferme à 16h...). Et bien évidement, repayer les 10$/personnes pour entrer. Super intéressant quand il faut 30$ de taxi pour rejoindre un endroit pour dormir...
Corcovado : on a décidé de prendre un guide, au vue des infos qu'on avait (serpent mortels, tempête tropicale qui a fait monter le niveau des rios et détruit les sentiers, crocos...). Bonne nouvelle, c'est la basse saison, on vous fait un prix d'ami : 400 dollars pour 2 pour 3 jours 😮. En temps normal, c'est 670$ ! Le guide était nul, ne voyait rien (par ex. on a traversé un rio, avant que ma compagne ne remarque un croco sur la rive en face, à moins de 5m !), et on y connaissait plus en faune que lui (par ex. il confondait les goélands et les frégates... 😕). Sans parler du fait qu'il a passé la journée à Sirena à pioncer. On s'est donc démerdé seul. On n'a pas vu la queue d'un serpent. Et pourtant, on les a cherchés !
Les chauffeurs de taxi ont systématiquement tenté de nous arnaquer (on a failli en venir aux mains quand l'un d'eux demandait 70$ pour 9km...), les chauffeurs de bus nous faisaient des tarifs sur mesure (en plus élevés que les prix affichés...), les buvettes font des tarifs spéciaux touristes (x3 par rapport aux Ticos. J'étais à côté quand la serveuse donnait les prix aux touristes, puis aux locaux...).
A part quelques Ticos sympas, on n'a pas rencontré des gens accueillants. Obtenir un renseignement est un chemin de croix, négocier un prix est mission impossible, limite perçu comme une insulte (au vu de la mine affichée), on nous a faits des doigts, crachés dessus, engueulés. Pourtant, on a parlé espagnol (même si c'était laborieux, vu mon niveau 😕), payé en monnaie locale (les commerçants avaient du mal à convertir les prix affichés en dollars en Colones 🤪 ). il n'y a qu'à la fin où j'ai fini par devenir agressif, et là, ô miracle, j'ai pu obtenir les prix et les infos requises ! J'en suis arrivé à comprendre les gringos dédaigneux et agressifs envers les locaux ! 😕
Les hôtels sont miteux mais restent néanmoins chers (25$ pour une pièce sans eau chaude, avec cafards et vue sur la teuf en face, pas nettoyés, etc). Les camping quasi-inexistants, le bivouac difficile, puisque les propriétés privées sont gigantesques et couvrent presque toutes les zones.
Les sentiers libres sont extrêmement rares et non répertoriés. La rando comme je la connais et quasi impossible et ne dure pas longtemps. Même en Angleterre, on trouve plus de sentiers !
Bref, tout est fait pour que le touriste dépense de l'argent. Echapper au système est horriblement difficile. J'arrête là. La liste est trop longue. J'ai été déçu du pays. La nature est certes grandiose, mais cet arrière gout de fric m'a pourri les vacances. Ca reste ma plus mauvaise expérience de voyage... Je ne m'attendais pas à visiter un lunapark géant avec chaque animation payante. C'est sans doute ce qui m'a déçu et choqué.
Ceci est mon impression basé sur mon vécu, inutile de me lyncher 😇
Côté nature : rien à redire. La réputation est méritée. Le pays est magnifique, sa faune d'une richesse incroyable, sa flore grandiose et ses paysages à couper le souffle.
Côté humain, la déception a été énorme ! Je savais que les parcs étaient payants. Je savais que le Costa Rica vivait du tourisme. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'on nous accueillerait en tendant la main : faut payer. C'est quasi systématiquement le seul accueil qu'on nous a réservé.
Le pire ayant été Monteverde : on avait un livre qui indiquait un sentier autorisé permettant de traverser le parc, de passer la nuit dans une cabane. On arrive sur place, après 1 journée de bus. Devant l'entrée du parc (horaire : 7h-15h...🤪), on nous annonce que les règles ont changé, et qu'il n'est pas possible de traverser l'endroit, ni de dormir en cabane. Sauf avec un guide, qu'il faut payer. Avec une entrée du parc à 17$ par personne, un guide pour quelques heures à 40$ par personne, j'ose pas imaginer les tarifs. Quant à avoir un type qui me tienne la main pour suivre un sentier 😕 Le reste des activités étaient trop touristiques pour nous (rappel du haut d'un arbre, tyrolienne, saut à l'élastique, gniagniagnia. Le tout très cher, bien évidement).
Rincon de la Vieja : bonjour, pour monter au sommet, il faut 7h, il est 10h, vous ne pouvez donc pas monter (le parc ferme à 16h...). Et bien évidement, repayer les 10$/personnes pour entrer. Super intéressant quand il faut 30$ de taxi pour rejoindre un endroit pour dormir...
Corcovado : on a décidé de prendre un guide, au vue des infos qu'on avait (serpent mortels, tempête tropicale qui a fait monter le niveau des rios et détruit les sentiers, crocos...). Bonne nouvelle, c'est la basse saison, on vous fait un prix d'ami : 400 dollars pour 2 pour 3 jours 😮. En temps normal, c'est 670$ ! Le guide était nul, ne voyait rien (par ex. on a traversé un rio, avant que ma compagne ne remarque un croco sur la rive en face, à moins de 5m !), et on y connaissait plus en faune que lui (par ex. il confondait les goélands et les frégates... 😕). Sans parler du fait qu'il a passé la journée à Sirena à pioncer. On s'est donc démerdé seul. On n'a pas vu la queue d'un serpent. Et pourtant, on les a cherchés !
Les chauffeurs de taxi ont systématiquement tenté de nous arnaquer (on a failli en venir aux mains quand l'un d'eux demandait 70$ pour 9km...), les chauffeurs de bus nous faisaient des tarifs sur mesure (en plus élevés que les prix affichés...), les buvettes font des tarifs spéciaux touristes (x3 par rapport aux Ticos. J'étais à côté quand la serveuse donnait les prix aux touristes, puis aux locaux...).
A part quelques Ticos sympas, on n'a pas rencontré des gens accueillants. Obtenir un renseignement est un chemin de croix, négocier un prix est mission impossible, limite perçu comme une insulte (au vu de la mine affichée), on nous a faits des doigts, crachés dessus, engueulés. Pourtant, on a parlé espagnol (même si c'était laborieux, vu mon niveau 😕), payé en monnaie locale (les commerçants avaient du mal à convertir les prix affichés en dollars en Colones 🤪 ). il n'y a qu'à la fin où j'ai fini par devenir agressif, et là, ô miracle, j'ai pu obtenir les prix et les infos requises ! J'en suis arrivé à comprendre les gringos dédaigneux et agressifs envers les locaux ! 😕
Les hôtels sont miteux mais restent néanmoins chers (25$ pour une pièce sans eau chaude, avec cafards et vue sur la teuf en face, pas nettoyés, etc). Les camping quasi-inexistants, le bivouac difficile, puisque les propriétés privées sont gigantesques et couvrent presque toutes les zones.
Les sentiers libres sont extrêmement rares et non répertoriés. La rando comme je la connais et quasi impossible et ne dure pas longtemps. Même en Angleterre, on trouve plus de sentiers !
Bref, tout est fait pour que le touriste dépense de l'argent. Echapper au système est horriblement difficile. J'arrête là. La liste est trop longue. J'ai été déçu du pays. La nature est certes grandiose, mais cet arrière gout de fric m'a pourri les vacances. Ca reste ma plus mauvaise expérience de voyage... Je ne m'attendais pas à visiter un lunapark géant avec chaque animation payante. C'est sans doute ce qui m'a déçu et choqué.
Ceci est mon impression basé sur mon vécu, inutile de me lyncher 😇
Premier voyage en Inde: organisé ou pas?
Bonsoir,
Nous sommes un jeune couple (24 ans) souhaitant partir en Inde en Janvier 2011 (durée du voyage 1 mois). Ce sera notre premier grand voyage. Mon copain est assez confiant (c'est son premier voyage à l'étranger!) mais moi je le suis moins depuis que j'ai lu certains compte-rendus de voyageurs. Pensez vous qu'il est possible de visiter en 1 mois une partie du Rajasthan, de Bombai et la région de Goa et du kerala? Pour un premier voyage est-il préférable de partir en voyage organisé ou pas? (Nous souhaitons aller à notre rythme mais je suis pas très aventurière😊). Quels sont les endroits à visiter absolument?
Je vous remercie d'avance.
Nous sommes un jeune couple (24 ans) souhaitant partir en Inde en Janvier 2011 (durée du voyage 1 mois). Ce sera notre premier grand voyage. Mon copain est assez confiant (c'est son premier voyage à l'étranger!) mais moi je le suis moins depuis que j'ai lu certains compte-rendus de voyageurs. Pensez vous qu'il est possible de visiter en 1 mois une partie du Rajasthan, de Bombai et la région de Goa et du kerala? Pour un premier voyage est-il préférable de partir en voyage organisé ou pas? (Nous souhaitons aller à notre rythme mais je suis pas très aventurière😊). Quels sont les endroits à visiter absolument?
Je vous remercie d'avance.
Donnez votre avis sur le MSC SPENDIDA
😉😉Bonjour à vous tous,
Je lance cette discussion afin d'obtenir des renseignements sur le MSC SPLENDIDA. Je m'adresse, bien entendu, à ceux qui ont fait une croisière sur celui-ci mais je cherche aussi à obtenir des avis francs et généreux sur ce navire. Ces avis bons ou critiques doivent faire apparaître votre ressenti sur tout ce que vous propose cette compagnie.
Entendons-nous bien, le but, n'est pas de faire la différence entre les services rendus par les 2 compagnies MSC et COSTA. Cette discussion doit pouvoir nous préparer, pour ceux qui ne l'ont jamais pris, d'apprécier ce qui est bien fait et ce qui est négligé.
En collationnant les avis de tout un chacun ici sur tel navire, cela peut aussi aider à préparer les futurs nouveaux qui se lancent dans cette aventure, tels que :
- accueil en gare maritime, - accompagnement à bord, - appréciation de la cabine et de l'entretien par le personnel de bord, - satisfaction de la climatisation dans les cabines, - organisation et qualité des repas servis à bord, - organisation des excursions, - qualité des spectacles, - prix des prestations (boissons et autres), facture finale.
Merci pour vos réponses objectives et surtout si l'un de vous a fait la croisière du 19 au 26 septembre 2010, je serais satisfait d'avoir aussi une vision de sa croisière.
Cordialement.
JC

Je lance cette discussion afin d'obtenir des renseignements sur le MSC SPLENDIDA. Je m'adresse, bien entendu, à ceux qui ont fait une croisière sur celui-ci mais je cherche aussi à obtenir des avis francs et généreux sur ce navire. Ces avis bons ou critiques doivent faire apparaître votre ressenti sur tout ce que vous propose cette compagnie.
Entendons-nous bien, le but, n'est pas de faire la différence entre les services rendus par les 2 compagnies MSC et COSTA. Cette discussion doit pouvoir nous préparer, pour ceux qui ne l'ont jamais pris, d'apprécier ce qui est bien fait et ce qui est négligé.
En collationnant les avis de tout un chacun ici sur tel navire, cela peut aussi aider à préparer les futurs nouveaux qui se lancent dans cette aventure, tels que :
- accueil en gare maritime, - accompagnement à bord, - appréciation de la cabine et de l'entretien par le personnel de bord, - satisfaction de la climatisation dans les cabines, - organisation et qualité des repas servis à bord, - organisation des excursions, - qualité des spectacles, - prix des prestations (boissons et autres), facture finale.
Merci pour vos réponses objectives et surtout si l'un de vous a fait la croisière du 19 au 26 septembre 2010, je serais satisfait d'avoir aussi une vision de sa croisière.
Cordialement.
JC

Compte-rendu de ma semaine au Cameleon Villas Jibacoa (13 au 20 septembre 2010)
Bonjour, je suis de retour à la maison après une semaine de rêves à Cuba. Nous étions partis en tout-inclus à Jibacoa, au Cameleon et on a adoré, le site est paradisiaque!!! J'ai aimer les petits bungalows et la belle montagne juste derrière. La végétation là-bas, c'est quelque chose!
La nourriture est bonne et ça m'a un peu surpris car j'avais lu tellement de mauvais commentaires sur la qualité de la bouffe à Cuba. Alors, soit qu'au Cameleon c'est mieux qu'à d'autres endroits, ou bien que c'est le monde qui est chialeux.... Nous autres en tout cas, on a trouver ça bon tous les jours, les déjeuners étaient parfait, les autres repas on avait le choix de pâtes, poulet, porc, poisson, des fois des hamburgers, de la pizza et des frites. C'était frais et bon. Les desserts et le pain étaient bons aussi. On tout cas, côté bouffe c'est juste du positif. La salle à manger et le buffet toujours propre et le personnel professionnel.
Notre chambre était propre et assez grande, la femme de ménage passait à tous les jours. La piscine était toujours propre aussi et l'eau tellement chaude et agréable. La plage est belle et l'eau de la mer des caraîbes est si chaude, un peu d'algues mais c'est pas trop grave.
On a fait 2 des excursions offertes par Nolitours, j'ai adoré celle de la grande promenade en Jeep à Matanzas. On a visiter 2 grottes, une très grande et longue à marcher et l'autre où l'on pouvait se baigner, c'était génial! J'ai aussi fait ma première plongée en apnée et j'ai vraiment adoré, c'est tellement halucinant le fond de la mer avec tous ces poissons et les coraux. Tout simplement époustouflant! On a aussi visiter une ancienne plantation de café. Ca été une excursion parfaite! Le guide était jeune et dynamique.
Ensuite on a fait l'excursion à la Havane, comme on était à seulement environ 70 km, ça coûtait pas mal moins cher que pour ceux qui partent de Varadero. J'ai donner des cadeaux à des jeunes femmes dans la salle d'attente d'un hopital pour enfants. Pauvre Cuba qui tombe en ruines! C'est triste de voir tant de pauvreté, je n'oublierais jamais cette visite dans la capitale. À la campagne, c'est pas mieux. Aussitôt qu'on sort du site de l'hotel, c'est facile de constater l'état lamentable des bâtiments. Chez-nous, des immeubles comme ceux de Havana seraient clôturés et condamnés ou détruits et pourtant c'est habiter là-bas. C'est vraiment un tout autre monde et on réalise mieux tout ce qu'on possède ici. Et puis, il a fait tellement chaud et humide tous les jours, un peu de pluie de tant à autres mais à toutes les fois, on était à l'abri quelque part à l'intérieur.
Je suis contente d'avoir emmener des cadeaux pour donner aux gens, ils avaient vraiment l'air d'apprécier.
On s'est aussi fait des amis à 4 pattes. Il y avait quelques chats qui étaient régulièrement autour du restaurant alors je ramenais toujours des restants de table et je leur donnais à manger à toutes les fois que je les voyaient. Après quelques jours, ils savaient où nous trouver. Ils sont tous très gentils et affectueux.
J'ai tellement aimer le Cameleon que j'espère avoir la chance d'y retourner un bon jour. C'est un très bel endroit et à part les lits qui étaient plus ou moins confortables, tout était parfait. C'est un 3 étoiles, mais un très bon. D'ailleurs, moi je lui donnerais une autre étoile.
La nourriture est bonne et ça m'a un peu surpris car j'avais lu tellement de mauvais commentaires sur la qualité de la bouffe à Cuba. Alors, soit qu'au Cameleon c'est mieux qu'à d'autres endroits, ou bien que c'est le monde qui est chialeux.... Nous autres en tout cas, on a trouver ça bon tous les jours, les déjeuners étaient parfait, les autres repas on avait le choix de pâtes, poulet, porc, poisson, des fois des hamburgers, de la pizza et des frites. C'était frais et bon. Les desserts et le pain étaient bons aussi. On tout cas, côté bouffe c'est juste du positif. La salle à manger et le buffet toujours propre et le personnel professionnel.
Notre chambre était propre et assez grande, la femme de ménage passait à tous les jours. La piscine était toujours propre aussi et l'eau tellement chaude et agréable. La plage est belle et l'eau de la mer des caraîbes est si chaude, un peu d'algues mais c'est pas trop grave.
On a fait 2 des excursions offertes par Nolitours, j'ai adoré celle de la grande promenade en Jeep à Matanzas. On a visiter 2 grottes, une très grande et longue à marcher et l'autre où l'on pouvait se baigner, c'était génial! J'ai aussi fait ma première plongée en apnée et j'ai vraiment adoré, c'est tellement halucinant le fond de la mer avec tous ces poissons et les coraux. Tout simplement époustouflant! On a aussi visiter une ancienne plantation de café. Ca été une excursion parfaite! Le guide était jeune et dynamique.
Ensuite on a fait l'excursion à la Havane, comme on était à seulement environ 70 km, ça coûtait pas mal moins cher que pour ceux qui partent de Varadero. J'ai donner des cadeaux à des jeunes femmes dans la salle d'attente d'un hopital pour enfants. Pauvre Cuba qui tombe en ruines! C'est triste de voir tant de pauvreté, je n'oublierais jamais cette visite dans la capitale. À la campagne, c'est pas mieux. Aussitôt qu'on sort du site de l'hotel, c'est facile de constater l'état lamentable des bâtiments. Chez-nous, des immeubles comme ceux de Havana seraient clôturés et condamnés ou détruits et pourtant c'est habiter là-bas. C'est vraiment un tout autre monde et on réalise mieux tout ce qu'on possède ici. Et puis, il a fait tellement chaud et humide tous les jours, un peu de pluie de tant à autres mais à toutes les fois, on était à l'abri quelque part à l'intérieur.
Je suis contente d'avoir emmener des cadeaux pour donner aux gens, ils avaient vraiment l'air d'apprécier.
On s'est aussi fait des amis à 4 pattes. Il y avait quelques chats qui étaient régulièrement autour du restaurant alors je ramenais toujours des restants de table et je leur donnais à manger à toutes les fois que je les voyaient. Après quelques jours, ils savaient où nous trouver. Ils sont tous très gentils et affectueux.
J'ai tellement aimer le Cameleon que j'espère avoir la chance d'y retourner un bon jour. C'est un très bel endroit et à part les lits qui étaient plus ou moins confortables, tout était parfait. C'est un 3 étoiles, mais un très bon. D'ailleurs, moi je lui donnerais une autre étoile.











