Results for "Ouzbékistan+déplacer"
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Les photos, c'est r'parti pour un tour!
Bonjour,
on continue...
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Iles Moluques ou de la Sonde?
Bonjour à tous. Je suis nouvelle ici mais je lis depuis longtemps vos discussions parfois un peu "animées". Voilà : je veux fêter mes 20 ans de mariage en indonésie. Au début je ne voulais faire que Lombok, mais à vous lire mon choix se complique. Est-il "fûté" de faire une croisière pour découvrir des fonds géniaux, devons-nous choisir entre îles moluques ou de la sonde ? En sachant que je veux être 15 jours au moins sur Lombok, je pense poser 4 semaines de congés, est-ce trop ?
Merci à vous tous de votre générosité depuis longtemps. Merci à l'avance de vos réponses.
🙂
Merci à vous tous de votre générosité depuis longtemps. Merci à l'avance de vos réponses.
🙂
Jeu des photos (2e épisode)
Bon, on en était à une souche "dans le désert" ...
Le désert de Tabernas, où ont été tournés les westerns spaghetti ?
😛
Le désert de Tabernas, où ont été tournés les westerns spaghetti ?
😛
Voyage France - Inde à vélo
Bonjour a tous. J'aurais éventuellement comme projet de partir en Inde a vélo.
La question qui se pose dans un premier temps est celle de l'itinéraire. Je sais que cette question a déja été posé sur d'autres posts mais pas vraiment de réponse tres clair. Donc je réitère la demande pour voir si des précisions peuvent etre apporté sur ce fameux itinéraire, avec biensur l'éternel question de la traversé du Pakistan, qui semble est LE point noir du trajet.
Merci de vos réponses.
La question qui se pose dans un premier temps est celle de l'itinéraire. Je sais que cette question a déja été posé sur d'autres posts mais pas vraiment de réponse tres clair. Donc je réitère la demande pour voir si des précisions peuvent etre apporté sur ce fameux itinéraire, avec biensur l'éternel question de la traversé du Pakistan, qui semble est LE point noir du trajet.
Merci de vos réponses.
Transformation d'un permis de conduire népalais pour le permis français?
Mon ami népalais est titulaire d'un permis de conduire de son pays, il aimerait obtenir un permis français. Est ce possible ? Connaissant la valeur du permis au népal (qui est plutôt "acheté qu'obtenu"😉) comment se positionnent les autorités françaises, avez vous eu connaissance de tels changements ? Pas forcément le Népal, il doit exister des cas similaires pour d'autres pays. Merci par avance de vos conseils .... ou astuces. Hélène
Improvisation Nomade (4) Turquie
Un train pour Istanbul.
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Obtenir les visas pour la Mongolie et la Chine sans réservation de train?
je pars en transsibérien en septembre, de moscou à pékin, en passant par oulan bator, en voulant prendre mes billets de train au fur et à mesure, en prenant le premier billet à moscou ; je ne peux donc pas présenter à l'ambassade de mongolie et de chine des réservations de billet de train, ce qui semble obligatoire pour demander un visa.
Je n' arrive pas à trouver cette info dans les différentes rubriques
Quelqu'un peut il m'aider ?
EmaB
Billets d'avion tour du monde ou séparés?
Bonjour a tous,
J'ai pas mal fouille dans le forum deja, mais je n'arrive pas a trouver une idee de solution a mon probleme: Je voudrais partir sur 10 mois sur [ Pitetre Inde ] (parceque apparemment pr aller au Nepal, ca passe pas mal par l'Inde) Nepal / Laos / Cambodge / Vietnam (pr aller par la, ptet un passage en bus par le tibet/chine...) Fidji eventuellement Nouvelle Zelande Australie (Tasmanie, Alice Spring...) Argentine, descente vers la Pantagonie remontee par le Chili ( ou bien l'inverse: chili descente en panta et remontee par l'argentine, puis vol pr perou? ) Perou puis peut etre Bresil si je trouve un plan de transatlantique, et sinon Perou-Fr.
Au niveau des billets d'avion, je peux avoir un billet pour l'Inde pas cher (moins de 150 E) et le retour bresil-fr se ferait eventuellement autrement que par avion... ou bien comme a l'aller avec un billet pas cher.
Maintenant, je me demande si les billets TDM de One World sont prevus integralement pr un depart + arrivee au meme endroit (Paris-...-Paris) ou non... et est ce que finalement ca reviendrait moins cher de prendre les billets separement (j'ai cru comprendre que les prix des billets australie-am du sud sont exorbitants).
Merci pour votre aide
Sandra
J'ai pas mal fouille dans le forum deja, mais je n'arrive pas a trouver une idee de solution a mon probleme: Je voudrais partir sur 10 mois sur [ Pitetre Inde ] (parceque apparemment pr aller au Nepal, ca passe pas mal par l'Inde) Nepal / Laos / Cambodge / Vietnam (pr aller par la, ptet un passage en bus par le tibet/chine...) Fidji eventuellement Nouvelle Zelande Australie (Tasmanie, Alice Spring...) Argentine, descente vers la Pantagonie remontee par le Chili ( ou bien l'inverse: chili descente en panta et remontee par l'argentine, puis vol pr perou? ) Perou puis peut etre Bresil si je trouve un plan de transatlantique, et sinon Perou-Fr.
Au niveau des billets d'avion, je peux avoir un billet pour l'Inde pas cher (moins de 150 E) et le retour bresil-fr se ferait eventuellement autrement que par avion... ou bien comme a l'aller avec un billet pas cher.
Maintenant, je me demande si les billets TDM de One World sont prevus integralement pr un depart + arrivee au meme endroit (Paris-...-Paris) ou non... et est ce que finalement ca reviendrait moins cher de prendre les billets separement (j'ai cru comprendre que les prix des billets australie-am du sud sont exorbitants).
Merci pour votre aide
Sandra
Jalal-Abad et Chayek au Kirghizistan
Bonjour,
J'aimerais recuieillir quelques informations sur la ville de Jalalabad en soit.
Si des personnes y ont voyage, quelle en est leur experience? Cette ville offre t'elle un visage different des villes du nord du pays? Ou est-ce encore une de ces agglomerations sovietiques tracees a la regle
, comme il y en a partout?
Il y a t'il des jours de la semaine plus favorables, ou par exemple l'on peut visiter le bazar local?
Par ailleurs, de mon experience personnelle, je recomande l'oblast de Jumgar, et la petite ville de Chayek, un oasis de fraicheur a la limite d'un plateau d'une aridite incroyable. Cette region est tres excentree, difficile d'acces. On peut y arriver en descendant par l'ouest du lac Songkol. La route est longue, particulierement defoncee, cependant on y passe par de formidables gorges dans la montagne, et il y a des formations geologiques tres diverses. Vous pouvez ensuite remonter sur Susamyr, Karabalta...
Je pense que cette region gagnerait a entrer parmis les nombreuses destinations au Kyrghyzstan.
Sinon, le village d'Orochor, sur la rive sud d'Yssykkol, ce n'est pas loin de Karakol, et il y a a proximite du lac des capacites de logement.
, comme il y en a partout?
Il y a t'il des jours de la semaine plus favorables, ou par exemple l'on peut visiter le bazar local?
Par ailleurs, de mon experience personnelle, je recomande l'oblast de Jumgar, et la petite ville de Chayek, un oasis de fraicheur a la limite d'un plateau d'une aridite incroyable. Cette region est tres excentree, difficile d'acces. On peut y arriver en descendant par l'ouest du lac Songkol. La route est longue, particulierement defoncee, cependant on y passe par de formidables gorges dans la montagne, et il y a des formations geologiques tres diverses. Vous pouvez ensuite remonter sur Susamyr, Karabalta...
Je pense que cette region gagnerait a entrer parmis les nombreuses destinations au Kyrghyzstan.
Sinon, le village d'Orochor, sur la rive sud d'Yssykkol, ce n'est pas loin de Karakol, et il y a a proximite du lac des capacites de logement.Question monnaie à Bali
bonjour !
voilà après 4 mois de préparatifs, nous partons dans quelques jours pour 2 semaines à Bali. une question substiste : pour payer le visa à l'arrivée, doit on régler en dollars ? dans ce cas nous serions obligés de changer juste 50 euros avant de partir ?
pour le paiements de tout sur place (hôtels, restos, visites), j'ai lu qu'il valait mieux régler en roupies. vaut il mieux retirer de l'argent aux distributeurs ou bien prendre des euros à échanger sur place dans les bureau de change?
merci à vous.
voilà après 4 mois de préparatifs, nous partons dans quelques jours pour 2 semaines à Bali. une question substiste : pour payer le visa à l'arrivée, doit on régler en dollars ? dans ce cas nous serions obligés de changer juste 50 euros avant de partir ?
pour le paiements de tout sur place (hôtels, restos, visites), j'ai lu qu'il valait mieux régler en roupies. vaut il mieux retirer de l'argent aux distributeurs ou bien prendre des euros à échanger sur place dans les bureau de change?
merci à vous.
Itinéraire pour importer une moto Royal Enfield depuis l'Inde jusqu'à Paris?
je souhaite importer une royal enfield (CG - de 25 ans) par la route à partir de cet été (2009)
je cherche des conseils pour trouver le meilleur itineraire...
des infos sur les procedures administratives; passer les frontieres avec la moto.
je ne connais pas du tout cette region du monde. Est-ce la bonne periode de l'année? combien de temps je dois prevoir pour revenir...
Pays à éviter entre la France et l'Inde à vélo?
Bonjour 🙂
Je suis en train de planifier un beau voyage, à savoir un périple en vélo de la France vers l'Inde. J'aimerais donc savoir s'il y a des pays à éviter sur le parcours que j'ai pour l'instant en tête (que ce soit pour des raisons politiques ou autres) : Turquie, Syrie, Irak, Iran, Afghanistan, Pakistan, et enfin l'Inde, sachant que je pense que la Turquie, l'Iran et le Pakistan sont incontournables.
(pour les pays européens, merci de me répondre dans la rubrique Europe)
Et je crois que ce sera tout ! Merci à ceux qui me répondront.
Je suis en train de planifier un beau voyage, à savoir un périple en vélo de la France vers l'Inde. J'aimerais donc savoir s'il y a des pays à éviter sur le parcours que j'ai pour l'instant en tête (que ce soit pour des raisons politiques ou autres) : Turquie, Syrie, Irak, Iran, Afghanistan, Pakistan, et enfin l'Inde, sachant que je pense que la Turquie, l'Iran et le Pakistan sont incontournables.
(pour les pays européens, merci de me répondre dans la rubrique Europe)
Et je crois que ce sera tout ! Merci à ceux qui me répondront.
Voyage annulé pour Madagascar
un bonjour a tous je devais partir a mada demain mais voila enfin de compte jaie annuler car vraiment trop risquer cest dure javais prevue ce beau voyage depuis un moment mais ce n est que partie remise a l an prochain jespere merci a tous de vos renseignement tres precieux
Périple Pékin-Kashgar à vélo: par où passer? (Chine)
Bonjour,
En plein tour du monde à vélo, voilà que nous devons totalement repenser notre itinéraire chinois. Nous pensions traverser le Tibet en partant de Kunming mais ce mois de mars n'est pas vraiment propice pour aller narguer les autorités chinoises dans cette zone. Nous allons donc rejoindre Kashgar depuis Pékin où nous sommes actuellement (dans l'attente des visas kyrgyz). Si vous avez des conseils d'itinéraires pour cette traversée Est-Ouest de la Chine, nous vous en serions très reconnaissant.
Notre projet de départ est le suivant : Rejoindre le Shanxi au sud de Datong pour aller longer la grande muraille. Rejoindre Yulin et ensuite Yinchuan Longer le sud du désert de Gobi par le Gansu (Zhangye, Jiayuguan) et se diriger vers Urumqi (Hami). Cette derniere partie ssemble monotone sur ma carte... De là une tres longue route avec peu d'alternatives il me semble jusqu'à Kashgar.
Sachant que nous avons 5 ou 6 semaines (et malgré un bon rythme), on devra sauter certaines parties... mais lesquelles ? Des détours intéressants ou autres idées sont également bienvenus.
Merci
JF
En plein tour du monde à vélo, voilà que nous devons totalement repenser notre itinéraire chinois. Nous pensions traverser le Tibet en partant de Kunming mais ce mois de mars n'est pas vraiment propice pour aller narguer les autorités chinoises dans cette zone. Nous allons donc rejoindre Kashgar depuis Pékin où nous sommes actuellement (dans l'attente des visas kyrgyz). Si vous avez des conseils d'itinéraires pour cette traversée Est-Ouest de la Chine, nous vous en serions très reconnaissant.
Notre projet de départ est le suivant : Rejoindre le Shanxi au sud de Datong pour aller longer la grande muraille. Rejoindre Yulin et ensuite Yinchuan Longer le sud du désert de Gobi par le Gansu (Zhangye, Jiayuguan) et se diriger vers Urumqi (Hami). Cette derniere partie ssemble monotone sur ma carte... De là une tres longue route avec peu d'alternatives il me semble jusqu'à Kashgar.
Sachant que nous avons 5 ou 6 semaines (et malgré un bon rythme), on devra sauter certaines parties... mais lesquelles ? Des détours intéressants ou autres idées sont également bienvenus.
Merci
JF
Trajet France-Kazakhstan par voie terrestre
Bonjour,
Je vais partir cet été pour 4 mois en Asie centrale et, pour des raisons de budget et d'envie de découverte, je souhaite le faire sans prendre l'avion.🙂
J'envisage donc de partir des environs de Toulouse et d'arriver à Kzyl-Orda au sud du Kazakhstan en stop, train et peut-être bus. Je cherche pour cela quel serait le meilleur trajet... Je souhaite éviter la Biélorussie (je veux pas prendre de visa) et donc entrer en Russie depuis la Lettonie ou l'Ukraine, puis traverser rapidement la Russie (je pensais y voyager en train)
Je voudrais donc savoir, y-at-il un moyen, en passant en Ukraine, de ne pas passer par Mosocu pour rejoindre le Kazakhstan ? Tous les chemins semblent mener à cette ville, mais ça rajoute des kilomètres !
Est-il possible de consulter les prix des billets de train en Russie à l'avance ?
Et enfin, sur les pays européens, y'en a t-il pour lesquels vous recommanderiez particulièrement le stop, le train ou le bus ?
Je voudrais donc savoir, y-at-il un moyen, en passant en Ukraine, de ne pas passer par Mosocu pour rejoindre le Kazakhstan ? Tous les chemins semblent mener à cette ville, mais ça rajoute des kilomètres !
Est-il possible de consulter les prix des billets de train en Russie à l'avance ?
Et enfin, sur les pays européens, y'en a t-il pour lesquels vous recommanderiez particulièrement le stop, le train ou le bus ?
Monastère Gunjin en Mongolie
Qui connait ce monastère et peut m'indiquer sa situation ? il vient d'être restauré (semble-t-il !)
merci d'avance
amitiés 🙂
Bus Irkoutsk - Baïkal?
Bonjour,
Je cherche des infos concernant les bus qui font Irkoutsk - Lystvianka. J'ai repéré la gare routière d'Irkoutsk sur un plan, par contre, je n'ai pas de plan de Lystvianka (en même temps..).
Quelqu'un connait les fréquences ainsi que les horaires ? Surtout pour le retour vers Irkoutsk, à quelle heure part le dernier de la journée ? Combien coute un ticket ? (sans doute pas grand chose, enfin, par rapport à ce que proposent les agences de voyages...)
Merci d'avance
Je cherche des infos concernant les bus qui font Irkoutsk - Lystvianka. J'ai repéré la gare routière d'Irkoutsk sur un plan, par contre, je n'ai pas de plan de Lystvianka (en même temps..).
Quelqu'un connait les fréquences ainsi que les horaires ? Surtout pour le retour vers Irkoutsk, à quelle heure part le dernier de la journée ? Combien coute un ticket ? (sans doute pas grand chose, enfin, par rapport à ce que proposent les agences de voyages...)
Merci d'avance
Vélo CRS2 suffisant pour un tour du monde?
Bonjour à tous ! Pour un premier message (nouvel inscrit 😉) j'attaque fort :
Voila j'ai achté un Vtc Giant CRS2 il y a quelques mois, apres avoir lu sur le forum pas mal de gens en dire du bien (c'est nottament la personne qui a traversée l'Amérique latine avec, qui m'a convaincue de sa robustesse).
Pour le moment je n'ai fait qu'un seul petit voyage avec et j'en suis vraiement tres content (à oui le ptit voyage : aller retour Melun-Belgique en 8 jours, 950 km...héhé pas mal pour une première nan ?!)
Je l'avais acheté dans le but de faire un tour d'Europe, ce pour lequel il aurait été parfait (rapport prix/robustesse/confort). Mais le seul "bémol" c'est que maintenant (enfin depuis environ 1 mois) je veux faire un tour du Monde...d'où la question. Alors je précise que mon probleme vient du fait qu'il s'agit de roues en 700 ! Donc sans vouloir relancer un débat sur le fait qu'il faut "impérativement" prendre du 26", j'aimerai savoir si c'est tout simplement faisable en prenant 2 pneus (ou 4?) avec moi...on doit bien en retrouver ailleurs, en 700 ?! quand au jantes c'est quand meme des doubles parroies...donc si j'emmène une dizaine de rayons ça devrait suffire, nan ?!
SVP ! je sais bien que la majorité (ou +) vont me dire que c'esr risqué (ça je sais)....que c'est pas intelligent, logique...mais ça me fait ch... de me dire que je suis obligé de le revendre alors qu'il me plait bien...et que ça pourrait passer.
Aussi j'en appel aux connaisseurs afin de m'aider à me décider...car si vraiement il ne fait pas l'affaire, il faudra que je prévoie un petit délai, le temps de m'équiper d'un vélo "adapté" au tour du monde. (le montage perso avec cadre surly long haul trucker me plait bien dans l'idée, sinon rando cycles...sinon un vtt ?)
Au faite, j'aimerai savoir....comment dire, je suis pas novice du tout en velo, mais moi c'est surtout du vtt que je fais ! donc la rando en vélo, c'est assez récent ! mais j'aimerai comprendre (quitte à etre ridicule) : comment ça se passe quand on a un rayon qui se tord ? car moi avec mon vtt dkt, jante pas chere, j'en ai deja tordu mais en prenant une branche (avec un beau vol plané) mais j'ai du mal a me faire a l'idée que meme chargé de 30 kg de baggages un rayon peut se tordre comme ça ?! en surveillant la tension des rayons ça ne suffit pas ?
Ah oui, pour mon projet de tour du Monde (en solo), ce serait pour le moment depart entre Mai et Juin 2009, d'abord un tour vers les pays du Nord de l'Europe puis je redescends vers la Turquie direction...ben pour le moment je sais pas encore...il faut que je me décide (et vite)....et que je me décide à faire mes vaccins (je sais attention aux délais)....et et et....🤪 c'est quand meme pas mal de stress ce petit voyage...moi qui est l'habitude de partir à l'aventure...là c'est trop d'organisation...j'attends vos conseils pour le choix du velo ! Merci pour votre aide et longue vie à ce forum !
Pour le moment je n'ai fait qu'un seul petit voyage avec et j'en suis vraiement tres content (à oui le ptit voyage : aller retour Melun-Belgique en 8 jours, 950 km...héhé pas mal pour une première nan ?!)
Je l'avais acheté dans le but de faire un tour d'Europe, ce pour lequel il aurait été parfait (rapport prix/robustesse/confort). Mais le seul "bémol" c'est que maintenant (enfin depuis environ 1 mois) je veux faire un tour du Monde...d'où la question. Alors je précise que mon probleme vient du fait qu'il s'agit de roues en 700 ! Donc sans vouloir relancer un débat sur le fait qu'il faut "impérativement" prendre du 26", j'aimerai savoir si c'est tout simplement faisable en prenant 2 pneus (ou 4?) avec moi...on doit bien en retrouver ailleurs, en 700 ?! quand au jantes c'est quand meme des doubles parroies...donc si j'emmène une dizaine de rayons ça devrait suffire, nan ?!
SVP ! je sais bien que la majorité (ou +) vont me dire que c'esr risqué (ça je sais)....que c'est pas intelligent, logique...mais ça me fait ch... de me dire que je suis obligé de le revendre alors qu'il me plait bien...et que ça pourrait passer.
Aussi j'en appel aux connaisseurs afin de m'aider à me décider...car si vraiement il ne fait pas l'affaire, il faudra que je prévoie un petit délai, le temps de m'équiper d'un vélo "adapté" au tour du monde. (le montage perso avec cadre surly long haul trucker me plait bien dans l'idée, sinon rando cycles...sinon un vtt ?)
Au faite, j'aimerai savoir....comment dire, je suis pas novice du tout en velo, mais moi c'est surtout du vtt que je fais ! donc la rando en vélo, c'est assez récent ! mais j'aimerai comprendre (quitte à etre ridicule) : comment ça se passe quand on a un rayon qui se tord ? car moi avec mon vtt dkt, jante pas chere, j'en ai deja tordu mais en prenant une branche (avec un beau vol plané) mais j'ai du mal a me faire a l'idée que meme chargé de 30 kg de baggages un rayon peut se tordre comme ça ?! en surveillant la tension des rayons ça ne suffit pas ?
Ah oui, pour mon projet de tour du Monde (en solo), ce serait pour le moment depart entre Mai et Juin 2009, d'abord un tour vers les pays du Nord de l'Europe puis je redescends vers la Turquie direction...ben pour le moment je sais pas encore...il faut que je me décide (et vite)....et que je me décide à faire mes vaccins (je sais attention aux délais)....et et et....🤪 c'est quand meme pas mal de stress ce petit voyage...moi qui est l'habitude de partir à l'aventure...là c'est trop d'organisation...j'attends vos conseils pour le choix du velo ! Merci pour votre aide et longue vie à ce forum !
Cherche sites internet de longs voyages et de tours du monde
Bonjour !
Je recherches des gens ou familles qui ont fait un tour du monde et qui ont un site internet décrivant bien leur périple au quotidien. Je cherches aussi ceux qui ont fait le tour de l'amérique du nord (roadtrip seulement ou dans un tour du monde, minimum plusieurs mois), et qui encore une fois ont un site internet décrivant bien leur périple. J'en ais quelques uns que j'ai trouvé sur ce forum mais j'en ais déjà eu plusieurs dans mes Favoris Internet (que j'ai perdu) et que je ne réussis pas à trouvé de nouveau.
J'espère que ce post servira à les rassembler pour aider les futurs voyageurs...et il se prête aux sites internet, et non pas à tous les voyageurs comme dans un autre post "Combien sommes nous à partir en tour du monde ?".
Merci beaucoup !!
Voici déjà les sites que j'ai répertoriés :
Roadtrips en Amérique du Nord http://www.ridingadream.com http://www.roadtrip-online.com
Je recherches des gens ou familles qui ont fait un tour du monde et qui ont un site internet décrivant bien leur périple au quotidien. Je cherches aussi ceux qui ont fait le tour de l'amérique du nord (roadtrip seulement ou dans un tour du monde, minimum plusieurs mois), et qui encore une fois ont un site internet décrivant bien leur périple. J'en ais quelques uns que j'ai trouvé sur ce forum mais j'en ais déjà eu plusieurs dans mes Favoris Internet (que j'ai perdu) et que je ne réussis pas à trouvé de nouveau.
J'espère que ce post servira à les rassembler pour aider les futurs voyageurs...et il se prête aux sites internet, et non pas à tous les voyageurs comme dans un autre post "Combien sommes nous à partir en tour du monde ?".
Merci beaucoup !!
Voici déjà les sites que j'ai répertoriés :
Roadtrips en Amérique du Nord http://www.ridingadream.com http://www.roadtrip-online.com
Trek de vingt jours à cheval débutant en Mongolie
Bonsoir à tous et à toutes !
Avec deux amis, nous sommes entrain de préparer un voyage d'une durée de 1 mois en Mongolie. Dans nos rêves, c'est à cheval que nous nous voyons. Le problème, c'est qu'aucun de nous n'a jamais fait de cheval. D'autant plus que le top pour nous serait de partir avec GPS et cartes, donc sans guide, donc sans pro du cheval. On a tout de même prévu quelques heures d'équitation avant. Mais autant vous dire que ca m'angoisse pas mal... Il me semble impossible d'apprendre tous les secrets des chevaux, en matière de soins, de santé etc..avant Aout 2009. J'ai le sentiment qu'il sera impossible de gérer nos chevaux..Vous confirmez ? Il faut que vous sachiez aussi, qu'on a prévu un itinéraire de 20 jours, (jours de pauses compris: une journée tout les 5 jours), à environ 30km/jour. J'ai l'impression qu'on vise bien trop haut...Non?
Merci d'avance pour vos conseils rassureurs, ou pas. A bientot. Greg.
Avec deux amis, nous sommes entrain de préparer un voyage d'une durée de 1 mois en Mongolie. Dans nos rêves, c'est à cheval que nous nous voyons. Le problème, c'est qu'aucun de nous n'a jamais fait de cheval. D'autant plus que le top pour nous serait de partir avec GPS et cartes, donc sans guide, donc sans pro du cheval. On a tout de même prévu quelques heures d'équitation avant. Mais autant vous dire que ca m'angoisse pas mal... Il me semble impossible d'apprendre tous les secrets des chevaux, en matière de soins, de santé etc..avant Aout 2009. J'ai le sentiment qu'il sera impossible de gérer nos chevaux..Vous confirmez ? Il faut que vous sachiez aussi, qu'on a prévu un itinéraire de 20 jours, (jours de pauses compris: une journée tout les 5 jours), à environ 30km/jour. J'ai l'impression qu'on vise bien trop haut...Non?
Merci d'avance pour vos conseils rassureurs, ou pas. A bientot. Greg.











