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guatemala ou costa rica
by Kinémada · 2005-04-02 · 43 replies
salut! on était censé partir 4 filles en amerique centrale et la on se retrouve 3 et vers la fin du voyage que 2. Ma coéquipière craint beaucoup quon soit seulement deux filles au Guatemala. On a le teint foncé, on s'exprime en espagnol mais reste qu'on est des filles donc plus vulnérable. Pour ce qui est du costa rica, on ne connait pas trop et ce serait un revirement de dernière minute. Que nous conseillez-vous. Et puis qu'en est-il du travail sur des fermes bio au costa, ca semble intéressant? Voilà merci de vos réponses
Bolivie: Pourquoi ca coince!
by Herge · 2005-03-13 · 19 replies
Bonjour a tous ..... Dimanche matin, sur la route de Sucre ( il n y a plus de service de bus ), 1000 camions bloqués a Sucre.

Pour quoi tant de probleme et tant de violence en Bolivie ? Simple ? Non, la Bolivie est le pays le plus pauvre de toute l'Amerique mais pourtant la Bolivie est aussi un pays d'une richesse incalculable tant dans le domaine du gaz que dans le secteur minier.

A la Paz, on vous servira dans une assiette en aluminium un "pollo dorado" pour 6 bolivianos ( 1 USD ) . Pourtant ce que gagnera le dueño du boui-boui lui servira a peine pour s'acheter ses bombones de gaz qui lui coute 22, 5 bolivianos et qu'il aura vidé en 3 jours. La Bolivie c'est la deuxieme réserve de gaz de l'Amerique du sud et pourtant faire cuire ses oeufs est devenu un luxe !

La Bolivie est le pays le plus pauvre de toute l Amerique, avec ses 9 millions d habitants dont les 70 % vivent en dessous du seuil de la misere. Pourtant la vente des reserves de gaz pourrait la convertir avec une population aussi basse en un Koweit sud americain avec un PNB par habitant superieur aux pays europeens.

D'apres l'analyste Cayetano Llovet, "Mesa s'appuit sur un modele politique depassé. Mais maintenant rentrent dans le jeux de nouveaux acteurs politiques qui jusqu'a present n'etaient pas arrives a se faire entendre". D'autre part le sociologue de la Paz, Alvaro García Linera analyse la pauvreté dans laquelle vit le pays comme consequence de la structure politique du pays. Aujourd hui cette structure est remise en doute.

D'apres García Linera, aujourd'hui la pays suit cette " logique d'enclave coloniale mise en place du temps de la presence espagnole " Autrefois le pays etait pille par les espagnols ...or, pierres precieuses, minerais, argent...... maintenant c est le pillage du gaz par des multinationales ..

En 1924, l'americaine Standard Oil découvre la premiere réserve en Bolivie mais décide "d'oublier d'informer" le gouvernement bolivien et commence a exporter sans payer aucune taxe. En 1937, la Standard Oil est expulsé, Le gouvernement étatise les puits et les terrains et crée les "Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos". Mais dans les annees 90 le president Gonzalo Sánchez de Lozada ferme les YPFB et offre de nouveau les puits a des compagnies privees etrangeres. Les benefices du gazoduc qui exporte le gaz au Bresil ont ete uniquement pour la compagnie Enron des EEUU. ( super bonne compagnie qui a fait la une avec sa faillite frauduleuse). A cette epoque le négoce de l'export du petrole laisse a peine un dollar a l'état pour 24 dollars qui sont laissés a l'entreprise exportatrice.

D'autres compagnies petrolieres decouvrent ensuite dans ces annees 90 des poches de gaz dans le sud du pays qui font passer les reserves de 5 a 52 millions de pieds cubiques. Mais la situation du bolivien et de la bolivienne ne change pas pour autant.

A Tarija, ( allez y voir ) ou se concentrent les 85% des reserves de gaz du pays, les milliers de personnes qui y vivent continuent toujours a aller chercher du bois pour cuisiner et chauffer leurs taudis. De meme, depuis la privatisation de l'eau, l utilisation et la consommation de l'eau potable a la maison est devenu quelque chose de luxueux et au dessus des moyens de la grande majorite de la population. Sixto Pati Pérez, cordonier a El Alto a du payer 450 USD pour l installation de l eau chez lui ... ( il gagne 2 USD par jour ! ) ...

Ah j'oubliais de dire que la compagnie de distribution de l eau a été vendu a Suez-Lyonnaise des Eaux....cette societe est tres appreciée ici, vous pouvez vous imaginer a quelle point !

La situation bolivienne est compliquée et l'ultraliberalisme partiquée depuis 18 ans n'a rien résolu, bien au contraire..... qui a raison ? personne ou plutot c'est une sucession d'erreurs depuis des annees, une corruption a pouvoir la faire figurer dans le guiness....des conflits d'interets, entre indigenes, entre narcotraficants profitant de la vacance du pouvoir et de l Etat dans la province de Santa Cruz pour en faire leur domaine...et s'occupant aujourd'hui de tout, de donner du travail jusqu'a résoudre les problemes sociaux de cette province.

Qui est le "mechant" dans l affaire ? tout le monde et personne a la fois, le president Mesa en poste ? elu par les siens, est il corrompu ? en tout cas bien moins que ces predecesseurs ? les narcos qui font du negoce et qui sort de la pauvrete leur province mais qui transforme tous leurs paysans en cocaleros ? Les syndicaliste routiers: les camioneros qui profite du bazar pour revendiquer leurs droits ? Les Multinationales y compris Suez, qui profitent de la faiblesse du pouvoir pour pouvoir en faire profiter leurs actionnaires et permettre a leurs societes de pouvoir acheter d'autres societes dans le tiers monde ?

A vous de repondre ! En tout cas, en ce moment la Bolivie Change ! en bien ou en mal ? je ne sais pas, mais en tout ca elle change en autre chose !

Ce soir (dimanche) a 19h00, allocution du president a la television ...nous nous dirigeons vers une preuve de force, si le president demande a l'armee de débloquer les routes ca peut tres mal tourner.

A bientot !

Herge !
Endroits sublimes
by Williama · 2005-03-07 · 63 replies
quels sont les endroits qui vous ont franchement éclatés ?....
l'agréssivité du monde occidental
by Solimann · 2005-03-02 · 137 replies
Bonjour,

J'ai eu l'occasion dans ma vie de visiter pas mal de pays et ce que j'observe c'est la terrible agressivité de l'occident. Les sociétés occidentales veulent imposer aux monde entier leur mode de vie extrêmement réglementé, déshumanisé et veulent réduire les autres cultures à un simple ensemble de folklores.

Connaisez vous une association qui lutte contre ce pouvoir de l'occident, contre ce pouvoir de l'argent, contre ces multinationales, contre la plupart des ONG en oeuvre dans beaucoup de pays qui veulent imposer ce mode de vie unique ?

Merci,
Hotel las palmeras
by Davidetlaeti · 2005-02-27 · 18 replies
bonjour !

Nous partons au mois de juillet pour margarita pendant 2 semaines dans l'hotel las palmeras situé à playa del agua, c'est un petit 3 étoiles de 46 chambres. Si quelqu'un connait cet hotel pouvez vous nous dire comment il est merci !
Cuba: nouveau délire d'un dictateur sénile...
by MuchFER · 2005-02-27 · 181 replies
Dernier délire en date de la dictature cubaine et de son dirigeant sénile : l'obligation faite aux cubains, y compris et surtout ceux travaillant dans le tourisme, de limiter au maximum les contacts avec les étrangers et l'interdiction d'accepter des cadeaux et autres pourboires de leur part sous peine de devoir les restituer ensuite aux autorités cubaines ! Lorsqu'on sait qu'un cubain travaillant dans un hôtel à touristes gagne en moyenne l'équivalent d'une quinzaine de dollars US/mois, on imagine facilement les conséquences. Quant au but officiel de la manoeuvre, il s'agit de "défendre la pureté de la révolution castriste et des valeurs socialistes", dixit le Ministre cubain du tourisme. Lamentable...
Arnaque au Vietnam!
by Yolapin · 2005-02-03 · 262 replies
salut a tous,

je suis actuellement au vietnam et je reviens de hoi an(centre vietnam).lors de mon passage dans cette ville je suis alle a la vietcombank pour echanger 100 euros en cheque voyage.cette somme est equivalente a 2 000 000 de dong.la femme de la banque me compte rapidement les billets sous le nez, et me donne la somme que je m'enpresse de mettre dans mes poches pour eviter d'etaler une telle somme au nez de tout le monde.(celle ci me me donne pas le recu, mais machinalement je lui demande et je l'obtient).a mon retour immediat a l'hotel je decide de ranger correctement la somme mais a ma grande surprise je m'apercois qu'il manque 100 000 dong!!je recompte 3 fois(en l'etalant sur le lit), mon amie egalement, on y croit pas on s'est fait enfler !?degoute!!deja que dans ce pays il faut toujours etre vigilant..on se dit qu on la dans l'os mais on va tout de meme se plaindre pour le principe.a peine arrive la femme nous reconnais, je commence a lui parler et sa collegue(sans que je puisse finir ma phrase)me demande la somme que j'ai dans la main, la prend rapidement, la manipule et la repasse immediatement a la personne qui me fait face .embrouille!?!?elle me recompte les sous sous le nez, tranquillement, et on tombe sur le compte!!!!!!!!!!!!elle nous dit que les billets etaient colles.depuis quand les vieux billets ( il y avait que des vieux)se collent ensembles??pur elles tout est ok mais on comprend bien qu'elles ont ete tres malines, pour eviter le scandale, d'un tour de passe passe(on se croirait a st ouen!)elles ont remis deux billets de 50 000 milles..

alors attention!!!!!!!!!!!!!!!!!!on dois pas etre les seuls.recompter de suite ou demander lui de vous compter la somme doucement.la vigilance est de rigeur dans ce pays et j'en suis bien desole...

yo
Combien de temps pour apprendre l'espagnol?
by Vpix · 2005-01-26 · 14 replies
J'envisage de partir soit en Am du Sud soit en espagne pour apprendre l'espagnol. Je ne parle pas un mot d'espagnol.

Par curiosité, combien de temps avez-vous mis pour parler couramment (ou presque) la langue en partant de zéro? et quelles ont été vos méthodes?

Merci a++ Vince
Sécurité au Guatemala?
by Aichatou · 2005-01-23 · 56 replies
Bonjour, je pars le 22 fev pour 15 jours au guatemala, je cherche des infos récentes sur les zones à pb...merci d'avance, Aichatou
Retour du Mexique
by Tatatou · 2005-01-10 · 20 replies
Je viens de rentrer du Mexique après 3 semaines passées là bas. J'ai adoré ce voyage, la gentillesse des mexicains, la musiquen, les couleurs.

Alors si je peux vous aider n'hésiter à me poser des questions.

Simplement, je précise qu'il s'agit d'un voyage non organisé.

Et comme disent les Mexicains, que le vaya bien !

TATATOU
Honduras et sécurité
by Stephanieh · 2004-11-26 · 22 replies
salut à tous

qui connait le honduras au niveau sécu et contact avec la population?

merci, Stéph
Pour tous ceux qui doutent encore
by Loopkin · 2004-11-11 · 20 replies
Bonjour, je m’appelle K. J’ai 23 ans, je suis flammande, j’ai vécu mes 22 premières années à Gand. Je viens de finir mes études d’assistante sociale. Depuis l’enfance, j’ai toujours eu un rêve très fort, celui de partir faire un tour du monde. Déjà, j’ai eu la chance de partir avec des amis en Inde à 18 ans, puis à New York, au Sénégal, et dans de nombreux pays d’Europe. Cette fois, pour mettre mon rêve à éxecution, il me fallait de l’argent, beaucoup d’argent. Je n’en avais pas. La force d’un rêve a ceci d’incroyable qu’elle vous donne une volonté de fer. J’ai accepté de travailler des mois et des mois, 15 heures par jour, 6 jours par semaines en haute saison, comme serveuse dans un restaurant dans ma ville, à Gand. Double avantage : pas trop mal payé, si on compte les pourboires, et pas le temps de dépenser quoique ce soit, vu le nombre d’heures que je passais à travailler.

J’ai réalisé mon rêve. Je vais vous le conter, à présent.

Tout commence à Gand, bien sûr. Nous sommes en début décembre 2003. Ca commence mal. Mon amoureux brésilien, qui devait me rejoindre en Afrique pour les fêtes ne pourra pas venir, son grand père est au plus mal, or, c’est un dieu pour lui. Il veut rester à ses côtés jusqu’à la fin. Je suis très triste, de plus, je suis un peu malade. Je fais mon sac à la dernière minute. H-zéro. Décollage.

J’atterris à Johannesburg, de là, j’enchaine directement pour un bus jusqu’à une autre ville, plus près du Bostwana. Je suis extrêmement fatiguée. Dans la ville touristique oú je finis par arriver, il n’y a qu’un hotel abordable, mais complet. Tous les autres hotels sont à 200 dollars la nuit. Un homme énorme, d’une grosseur que je n’avais encore jamais vu, me propose de partager sa chambre d’hotel. Bizarrement, j’accepte, il m’inspire confiance. Il s’avère que c’est un imam, en lutte féroce contre les barons de la drogue, pour protéger les enfants des rues, qui, au lieu d’aller à l’école, préfèrent travailler pour ces pourris, qui les payent plus ou moins. Il a récemment brûlé vif un de ces barons, sur la place publique d’une petite ville pour donner l’exemple. Il mène sa guerre à sa manière. Dans la soirée, il sent le besoin de se confier. Il me dit qu’il est encore puceau à 35 ans. Il ne parvient pas à oublier la fille qui l’avait laissé losqu’il avait 14 ans. Bienvenue dans un nouveau monde. Ca y est, le voyage a vraiment commencé.

Namibie, un bar. Avec une amie et deux garçons, nous rencontrons deux mecs. L’un est ingénieur, l’autre est pilote d’helicoptère. Ils nous draguent ouvertement, mais nous jouons le jeu, juste pour les 15 minutes de semi-voltige en hélico. C’est extra. Nous les remercions ensuite, gentilment, mais sans leur donner tout ce qu’ils espéraient...

Au Mozambique, après quelques jours à faire du snorkelling (masque et tuba), je finis par voir non pas un, mais plusieurs groupes, de requins-baleines, qui restent sous moi pendant un quart d’heure. Je les contemple, en extase, il y en a partout.

L’Afrique. C’est magique. Tu es dans un bus, sur une route, et tu vois des éléphants et des girafes tout autour. Comme les photos qu’on se fait de cette partie sauvage de l’Afrique. J’irai ainsi jusqu’aux chutes Victoria.

Maintenant, je suis en Malaisie pour quelques jours. Je fais tous mes visas pour la suite.

Alors, la suite, ça commence par l’Ouzbekistan. Tashkent, Samarcande, Bouchara. Un pays magnifique, oú les seuls touristes sont des groupes russes ou japonais, et oú les habitants sont incroyables. Des inviations à boire du thé, ou de la vodka, ou les deux, parfois même mélangés, fusent de partout. La fusion de l’hospitalité légendaire des russes et de celle, sacrée, des musulmans. Les gens sont merveilleux.

Je passe ensuite au Kirghistan. C’est encore plus fou. Climat surprenant, à cause de l’immense lac d’Issi Kul, hospitalité indescriptible, cols enneigés, abîmes vertigineuses, histoires de stop dans les montagnes, sur des routes glissantes avec des camions qui ne contrôlent rien, et des voitures qu’il faut pousser au milieu de tout ça. Mais c’est bon, la voiture est sous le signe d’Allah. Mon plus beau souvenir restera celui-ci : je marche dans les montagnes, seule. Un berger à cheval me siffle du haut d’une colline, pour m’appeler. Puis il arrive avec son troupeau, ses moutons et ses chiens. Je ne parle pas un mot de kirghiz, ni de russe. Mais comme toujours, ici, les gens sont avides de parler avec les étrangers. Nous parlons avec le langage universel des mains, et par les yeux. Il m’invite à monter sur son cheval, avec lui. Une fois encore, je n’ai pas peur. Je suis en pleine confiance. Nous nous promenons toute la journée, sans pouvoir communiquer autrement que par le silence et les gestes. Il m’amène ensuite dans son village. Me présente à sa famille, et aux autres habitants. Puis, lorsque je quitte le village, je suis déjà loin, et j’entends sa voix qui crie mon nom. K. ! Je me retourne : il est là-bas, à la sortie du village, sur une colline, sur son cheval fringuant, et il me fait signe de la main. Au loin, ce ne sont que des collines et des montagnes à perte de vue. C’est trop. Je verse une larme. C’est trop comme dans un film.

Il y aura aussi cette journée du 14 avril, jour de mon anniversaire. Le plus bel anniversaire de ma vie. Il n’y a pas de bus pour passer le col vers la Chine. Je fais du stop. Trouve un pick-up, marchande, puis une fois le prix arrêté, voyage des heures dans ce pick up, avec des gens adorables, qui parlent tout le temps avec moi (nous parvenons à nous comprendre, tant nous sommes motivés pour communiquer), qui me payent tout, quand bien même le marchandage fut très rude. Arrivé en Chine, le soir, au premier hotel, on m’offre un coca, sans savoir que c’est mon anniversaire.

La Chine. Tout un monde. Difficile. Les gens sont très rudes. Seules les minorités comme les musulmans de cette partie de la Chine, ou plus tard, les tibetains, seront serviables avec moi. Les chinois de souche ne m’aident presque jamais. Mais la Chine me présente sa culture si riche tout le long du parcours. Je la traverse en train durant 2 jours, assise sur un banc en bois, ça va. Je visite la Grande Muraille, Pekin, Shanghaï, et plein d’autres villes. J’y passe six semaines. C’est très court, mais c’est mieux que rien. La fin est un peu dure, la frontière avec le Pakistan, via la route la plus haute du monde (ce fameux col à 5500 m), est fermée. Trop de neige encore ? Problèmes politiques ? Je ne sais pas. Toujours est-il que je dois attendre une semaine, essayant tous les jours de passer, arrivant au point de me décourager. Finalement, le septième jour est le bon, nous empruntons la fameuse Karakorum highway. Lorsque nous descendons du côté Pakistanais, j’entre de nouveau dans un monde totalement différent. C’est le coucher du soleil. Donc la prière du soir. De tous côtés, des immenses massifs enneigés, majestueux. L’echoe mystique de l’appel du muezzin ricoche sur ces vertigineuses parois. Je ne peux m’empêcher d’avoir un frisson qui me parcourt toute l’échine. C’est éternel, c’est pur, c’est magnifique. Je pleure.

La Pakistan. Quel pays ! Les gens sont encore plus hospitaliers. A tout bout de champ, on me paye les transports en bus, la nourriture, des boissons. Et si je refuse, c’est terrible. Ils s’offusquent trop. Pour eux, c’est un honneur de pouvoir inviter un étranger. Que je sois femme ou pas, cela n’a aucune importance. La partie sud est aussi hospitalière, mais plus à cheval sur le tchador. J’en achète un, et ça passe alors très bien. Les pakistanais sont bien beaux. Et je retrouve la cuisine indo-pakistanaise de mon premier voyage, en Inde, il y a cinq ans.

Ensuite, c’est Myamar. Les gens sont tout aussi incroyables, dans ce pays difficile. Difficile pour eux, sans doute. Mais pas pour moi. Tout se passe à merveille.

Trois jours en Thailande, le temps de prendre l’avion à Bangkok, direction : l’Australie.

L’Australie... Encore tout un monde. Totalement différent. Je retiens le snorkelling dans la barrière de coraux, magnifique, et la rencontre de Cristina, reine du désert. Un travesti aux mollets en béton, errant dans tout le désert d’Australie, en vélo, trainant cinq wagons derrière son vélo. Dans un des wagons, un chien. Dans un autre, un lavabo, dans un autre, un immense réchaud. Tout ça peint de couleurs flashy. Nous sympatisons, et elle est très heureuse de recevoir enfin un peu de chaleur humaine et d’affection. Elle pleure lorsque nous nous séparons.

Etape logique qui suit : la Nouvelle Zélande. Au programme, chute libre (100 dollars le saut de 45 secondes en tandem au dessus de paysages dignes du Seigneur des Anneaux), et saut à l’elastique dans le site le plus haut du monde, d’un pont situé 250 m au dessus du sol, qui fermera quelques semaines plus tard pour causes de mauvaises conditions de sécurité. Tiens, j’ai eu de la chance, sur ce coup là. Sur ce couplà...

De Wellington, je prends un autre avion. C’est à La Havane que je descends. Cuba. Un grand moment aussi. La musique est réllement partout, ce n’est pas qu’un mythe. Le seul problème, c’est que j’ai l’impression d’être un porte monnaie ambulant. Un très bon souvenir, dans un train, je rencontre un joli cubain. C’était un train de nuit... Ce genre d’aventures fait partie intégrante des voyages. J’en garde un souvenir inoubliable.

Ensuite, c’est le Mexique. Teotihuacan, magnifique (qui dirait le contraire ?), puis deux amies me rejoignent pour deux semaines. Nous devons faire vite pour tracer à Guatemala city, d’oú repart leur vol. Nous visitons un coin reculé du Chiapas. Un guide sous champignons nous mène visiter un site perdu dans la jungle. Sur le chemin, il se jette sur l’une de nous trois. Il commence à vouloir la violer. Je sors mon grand couteau, sûre qu’à trois, nous sommes plus fortes que lui. Pendant ce temps là, lui et mon autre amie ont roulé au sol, dans la lutte. Je mets la lame sous la gorge du guide, et lui conseille de s’arrêter là. Il obtempère, et s’excuse piteusement. Nous l’obligeons à nous reconduire au village, sur les nerfs, très méfiantes. Il nous guide de nouveau. Mais dès la première maison, nous nous ruons vers le propriétaire, pour qu’il nous aide, lui disant que nous nous sommes fait agresser. Il s’en fout, il nous dit que le prochain bus passe demain, à cinq heures. La maison d’après, c’est pire : il nous dit de passer la nuit dans sa maison (isolée aussi, nous n’avons absolument aucune confiance en lui), puis nous demande 50 pesos pour nous indiquer la route vers le village. Nous nous scandalisons, disant que c’est incroyable de profiter de la situation auprès de gens en détresse qui viennent de se faire agresser, mais il s’en fout. Il nous amène dans sa super voiture (c’est un directeur d’agence de voyage locale, plein d’argent). Trois minutes plus tard, nous reconnaissons le village. Trois minutes ! 50 pesos. Je remontre les dents, il me réponds que ce n’est pas son problème si nous sommes incapables de nous orienter dans ce coin. Je vis là, pour le moment, le plus mauvaise expérience de mon voyage. Non pas l’agression en elle-même, oú je suis plutôt fière de moi d’avoir géré l’affaire, mais des suites. Enfin, c’est le Chiapas... c’est un autre monde.

Il y a ensuite le Guatemala, magnifique. Au centre du pays, nous passons dans un village juste après une attaque de pirates de la route. Je vois un mec ensanglanté qui s’est pris une balle. Notre bus attendend le camion coca cola pour passer plus loin. En effet, les camions coca cola, qui livrent rien de plus que des bouteilles de soda, sont toujours escortés de deux mercenaires. Nous passons sans problèmes, dans un brouhaha de prières dans le bus, à cause d’une illuminée qui offre Dieu à tous les gens qui montent dans le bus, et qui chante à tue-tête à ce moment dangereux. Bien évidemment, elle sera convaincu après que c’est grâce à ses prières que nous n’aurons pas été attaqués.

Le Salvador vient ensuite. Il m’enchante. J’adore les gens, et le pays.

Je traverse le Honduras sans m’arêter, puis arrive au Nicaragua. Les montagnes m’accueillent quelques jours, dans le centre du pays, et je m’y promène, rêveuse. Les paysages sont magnifiques. J’arrive ensuite à Granada, puis je découvre Masaya, et son volcan, et son marché. J’achète enfin un hamac. Je rencontre un charmant français d’origine russe, S., qui me fait découvrir plein de fruits inconnus, qui me parle du transsibérien, et me refait penser à tout ce que j’ai vécu là-bas, en Asie Centrale. Il me redonne envie d’aller visiter la Russie, que j’ai pu entrevoir dans ses pays limitrophes. Je suis très attirée par ce pays. Je lui dis qu’il doit m’emmener avec lui la prochaine fois qu’il y retournera. Nous passons la journée à nous raconter nos voyages, dans des paysages de rêve : le mirador de Catarina, au dessus du lac Apoyo, et le coucher de soleil, à Masaya, au dessus du lac éponyme. Le courant passe bien. Bien sûr, le soir, il cherche à aller plus loin, mais je ne veux pas. J’ai eu mon content d’histoires sans lendemain. Je préfère ne pas souiller cette pure journée. J’espère qu’on se reverra sur ma route. Il m’a dit qu’il comptait aller jusqu’en Argentine. Peut-être nous y reverrons nous là-bas. En attendant, je dois prendre un bus, et ça m’excite. Oui, après onze mois de voyage, je suis encore à chaque fois impatiente de me lever le matin, de refaire mon sac, chaque jour plus chargé, d’aller à la gare routière, et de prendre un bus vers un nouvel endroit. Je ne suis pas fatiguée. J’aime trop les voyages pour ça.

Je devais rentrer en décembre, mais je vais changer mon billet d’avion. Je ne rentrerai à Gand qu’en juin prochain. J’ai envie de rester longtemps en Amérique du Sud, que je compte atteindre dans quelques semaines. J’ai envie de m’y poser, d’y travailler, et d’écrire.

Ces onze premiers mois de voyage furent absolument merveilleux. J’ai fait des milliers de rencontres, découvert des centaines de cultures différentes, pleuré dans des paysages inhumains, vécu des aventures riches en émotions. Juste parce que depuis que je suis toute petite, j’ai ce rêve. J’ai travaillé dur pour le réaliser. Mais je ne regretterai jamais. Au contraire, je veux toujours voyager plus, et profiter de la vie, et visiter notre monde, qui est si beau, comme je disais encore hier à S. Lorsque nous étions assis tous les deux dans l’herbe, face au lac Masaya et au volcan qui crachait sa haute colonne de fumée soufrée, voilant le soleil rougi et bas sur l’horizon.

Oui, notre monde est si beau.

Elle a raison. Je le dis toujours, moi aussi, que notre monde est si beau. Et les rencontres qu’on y fait. J’ai reconstitué le parcours de K. A partir de tout ce qu’elle m’a raconté, en un peu plus de 24 heures. Son histoire m’a tellement impressioné par la foi et la bonne étoile de son héroïne que d’une part, j’ai retenu absolument tout ce qu’elle m’a dit, chose rarissime chez moi, et d’autre part, je me suis senti obligé de l’écrire. Je la livre en prime time sur VF, pour vous, pour prouver que quand on a un rêve, il faut le réaliser, et qu'on peut le réaliser. Alors, ceux qui hésitent encore, j’espère que ce message aura su vous convaincre définitivement. Sautez !
Humanitaire en Argentine
by CamilleP · 2004-10-15 · 147 replies
Bonjour,

je travaille dans une asso qui s´appelle Habitat et qui construit des maisons pour les plus demunis, et qui recherche des volontaires.

Elle se trouve a Santa Fe pres de Buenos aires.Si vous etes interressez ecrivez moi et je vous mettrez en lien avec l´asso.
Pays à éviter avec les enfants?
by Gwen37 · 2004-10-11 · 17 replies
Bonjour, Notre petite famille envisage un voyage au long cours à partir de l'été 2006. Nos enfants auront 5 et 7 ans. Certains pays que nous voudrions visiter nous semblent à risque avec des enfants pour des raisons sanitaires et/ou politiques : inde, indonésie, amérique centrale, afrique du sud, kenya/tanzanie. Qu'en pensez-vous? Certains d'entre vous ont peut-être une expérience dans ces lointaines contrées. Soyez sympas de nous en faire profiter.

Merci à tous

Anne et Gwen
Traversée des Etats-unis/Amérique centrale
by Annenonyme · 2004-09-21 · 10 replies
Bonjour à tous! Mon père et moi prévoyons rouler du Québec jusqu'en amérique centrale (probl. Panama) en camping-car et notre départ est prévu aux environs de la mi-novembre. Je me demandais s'il était relativement facile de trouver des endroits où stationner et dormir aux États-Unis ou bien est-ce que ces endroits sont limités. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre car je ne connais personne l'ayant fait. Si vous l'avez fait, il me fera un grand plaisir de vous lire. Le départ approche et j'ai l'impression de ne pas savoir par où commencer pour tous ces préparatifs!! Et puis s'il y en a qui ont roulé en Amérique centrale, j'aimerais bien entendre votre histoire, connaître l'itinéraire suivi etc... merci merci merci!!! Anne 😉
Le mal d'être
by Ren · 2004-09-06 · 27 replies
Est-ce que le mal d'être ne concerne que les occidentaux en général ? Ou est-ce que c'est relatif à tout un chacun ? Les valeurs sont différentes d'un pays à un autre, parfois des fossés énormes semblent contredire, assener la vérité, que sais-je ?

Dans le pub où je travaille, j'ai l'extrême plaisir de rencontrer différentes nationalités tout au long de l'année et il s'avère qu'un jour, j'avais aperçu un vieil homme d'Asie du Sud entré au bar... Nos regards s'étaient croisés furtivement, un sourire éclairait son visage... Visiblement, il voulait me commander à boire au lieu de s'adresser à un de mes collègues... Peut-être parce qu'entre étrangers dans un pays étranger, il y a un lien indescriptible qui noue les esprits... Je me suis dirigée vers lui et je lui ai servi le café qu'il m'avait demandé... Puis, comme si nous nous connaissions depuis longtemps, nous avions conversé... Moi, curieuse d'en apprendre plus sur ses origines et lui sur les miens... Cette personne était Sri-lankaise et organisait des voyages pour les Européens dans son pays.

J'étais en train de négliger mon travail pour boire ses paroles, il me donnait l'impression d'être un vieux sage venu au fin fond des contrées pour me narrer les mystères de ce monde et de ses impressions sur l'Occident, il m'a dit : " Tu sais en Inde, les gens ne peuvent pas se permettre de déprimer... La dépression est un mot qui n'existe quasiment pas dans le vocabulaire indien bien que je constate qu'avec la vitesse à laquelle le monde se développe, il se peut très bien qu'on y passe... "

" Mais pourquoi est-ce que la dépression n'est pas courante en Inde ? "

" Tout simplement parce que les gens sont trop occupés à travailler pour survivre... Ils ont déjà tellement de mal à nourrir leur famille, comment peuvent-ils déprimer ? Se permettent-ils une larme au soir pour se sentir mieux ? Oui, je le crois... Mais se laisser aller avec toutes les responsabilités qui leur incombent, dans quelle force vont-ils y puiser ? Alors, toi... Vis... "

Il m'avait dit ça si soudainement que je ne savais pas quoi y répondre... Le travail me ramenait sur terre, je devais reprendre du service... Je ne l'ai croisé qu'une seule et unique fois... Mais je repense à ce qu'il m'a dit plus d'une fois... Je me remets en question, je doute mais une chose est sûre, cette rencontre m'a bousculée dans ma façon de penser... Il n'y a pas de conclusion, juste une incitation à faire encore plus de rencontres de ce genre...
Vos impressions sur le Costa Rica
by Setsinala · 2004-08-28 · 15 replies
Encore moi!!!

Comme je vs l'ai dit, on part pour le Costa Rica en novembre...Plus que 2 mois😎!!!!

Ce qu'on aimerais, c'est que tous les chanceux qui ont été ds ce magnifique pays nous donnent, sur ce forum, ce qu'ils retiennent de leur séjour la bas: l'ambiance, les plus et les moins, tout ce que vous avez envie de dire, ici et maintenant....c'est à vous...

Ne vous privez pas, ce sera très utile pour tous ceux, qui comme nous 3, vont y mettre les pieds bientôt..

Merci bcp

bluno 😮 ô
De retour des Iles San Blas (Panama)
by Lolodesiles · 2004-08-19 · 41 replies
Voici enfin les photos de mon dernier voyage aux Iles San Blas : http://san-blas-islands.tripod.com

Découvertes grâce au site d’Antoine (antoine-islands.com), je m’y suis rendu en février 2004, après un voyage au Costa-Rica. J’ai été surpris par la beauté de ces îles, qui ont été à la hauteur des quelques photos que j’avais vu sur internet ! 😮

Pour s’y rendre, c’est assez simple. Le guide Lonelyplanet, ainsi que des sites internet, donnent déjà l’info : prendre un billet pour Panama City, puis à l’aéroport, réserver un vol pour les Iles San Blas (environ 60/70 euros A/R avec la compagnie Areoperlas.com). Il y a environ 45min. de vol dans un petit avion à hélices qui peut contenir une vingtaine de passagers. Il existe plusieurs lieux pour atterrir : El Porvenir, pour visiter les Iles habitées par les Kuna, ou Rio Sidra, pour se rendre directement sur l’île de Kuanidup. Attention : les vols sont toujours pleins, pas à cause des touristes, mais à cause des habitants (l’avion est le seul moyen pour traverser la jungle qui sépare l’archipel de Panama City).

La vie aux Iles San Blas coûte cher…😕 Les Indiens Kuna, uniques habitants de l’archipel, ont bien compris le potentiel touristique de leurs îles et n’hésitent pas à surfacturer toutes les prestations… Budget minimum à prévoir : 50$US par jour ! Il existe quelques hébergements rustiques en huttes, ouverts par des Kuna qui en ont les moyens. Et si vous décidez de passer par un des rares tours-opérateurs du coin, la croisière en voilier ou en catamaran vous coûtera quelques milliers de $, pas moins ! 🏴‍☠️

Parlons justement des Kuna : le gouvernement leur a donné l’autonomie pour administrer l’archipel. Ce sont eux qui décident de tout. Ainsi, tout investissement étranger sur l’archipel est interdit. Très peu de risques de voir un jour des promoteurs immobiliers envahir le coin, les Kuna ne veulent pas être envahis et préfèrent conserver leur mode de vie traditionnel. Ils vivent, pauvrement mais correctement, de la culture de la noix de coco, et du tourisme, en particulier la vente de molas, des tableaux confectionnés avec des morceaux de tissus de couleurs vives.

D’ailleurs, les Kuna ne sont pas toujours très accueillants avec les étrangers... Il faut les comprendre : si les San Blas sont assez peu visitées par les voyageurs individuels, elles constituent malheureusement une destination de passage pour les gros paquebots de croisière américains… Imaginez une île, d’une grosseur d’un terrain de foot, envahie en quelques heures par des centaines de croisiéristes, qui se contentent de les mitrailler sans même leur adresser un sourire… 2 ou 3 paquebots débarquent ainsi chaque mois pour une après-midi. Résultat : à défaut de lutter contre cette invasion, les Kuna se montrent opportunistes : c’est 1$ la photo ! Ce comportement gâche un peu l’authenticité et l’ambiance générale de l’archipel, mais on ne peut pas leur en vouloir, aux Kuna ! Et puis, leur volonté de ne pas développer un tourisme de masse est remarquable, et une majorité de Kuna restent quand même très sympa dès l’instant qu’on sait se montrer humble et pas trop envahissant.

Les San Blas, ce sont 300 îles qui s’étalent sur la côte Atlantique du Panama, jusqu’à la frontière Colombienne: quelques-unes sont des villages Kuna, d’autres sont habitées par une seule famille, et beaucoup sont inhabitées.

La mer, peu profonde, est d’une beauté époustouflante, et les îles sont en général très esthétiques. Un régal pour les yeux, et pour les photographes ! En particulier l’île de Kuanidup, achetée seulement 1000$ au début des années 80 par un Indien Kuna qui a travaillé toute sa vie dans l’armée américaine et qui l’a achetée pour sa retraite !

Voilà. Si vous avez des questions, c’est ouvert ! 🙂

PS : un GRAND merci à Antoine, qui, grâce à son site, m’a fait découvrir cet archipel fabuleux !

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