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Croisière Costa en Espagne et au Portugal: quelles visites?
Bonjour,
Je vais faire ma 1ere croisière Espagne Portugal à bord du Costa Magica le 25 octobre: " Au-Dela des colonnes d'Hercule".
Pouvez vous me conseiller sur les escales à faire en solo, et celles à faire avec Costa (sans doute trés bien, mais cher pour 2 adultes + 2 enfants). Les escales: Malaga Cadix Lisbonne Gibraltar Alicante Barcelone
Merci 🙂
Je vais faire ma 1ere croisière Espagne Portugal à bord du Costa Magica le 25 octobre: " Au-Dela des colonnes d'Hercule".
Pouvez vous me conseiller sur les escales à faire en solo, et celles à faire avec Costa (sans doute trés bien, mais cher pour 2 adultes + 2 enfants). Les escales: Malaga Cadix Lisbonne Gibraltar Alicante Barcelone
Merci 🙂
Résumé de nos seize jours dans la Catalogne espagnole et au Portugal
Bonjour,
nous voilà déjà de retour ne notre superbe voyage en Catalogne (Espagne) et du Portugal....16 jours de plaisirs intance quoi que pas trop reposant mais remplie de surprises et qui as su remplir mes attentes qui étais déjà très élevé....
Nous sommes 5 a revenir....moi Yanick 34 ans, mon mari Martin 34 ans (allergique aux poissons et fruits de mers) et nos 3 enfants de 10, 7 et 2 ans.... Tous semble avoir addoré pour des raisons bien différentes d'un a l'autre.....celui de 2 ans a addoré l'avion, le train et le bateau....Bref tous en son sorti grandit...je conseilles ce voyage a tous et surtout aux familles...ce sont vraiment des destinations ou tout est a voir et approprié pour les enfants de tout ages....
suivez donc nos trace jours après jours.....
jour 1- avions Montreal - Toulouse jour 2- train Toulouse- Barcelone en trois segements....ce fut long et éprouvant...mais que voulez-vous.....arrivé a Barcelone on recuper notre voiture de location a l'Aéroport de Barcelone et on roule j'usqu'a Miami Platja ( 1h40 minutes de là....c'est sur la Costa Daurada) nous avions louée une maison superbe pour pas cher pour 6 nuits.... jour 3- Journé de repos et de récupérations....un peu de plage sur la Costa Daurada (qui nous a décu on doit l'avouée!!! il y avait des roches dans l'eau pas a peu près...) puis l'eau n'est pas si cliare qu'on l'aurais cru par les images qu'on avait vu.... jour 4- Journée a Barcelone (nous y alons par voiture....dans le trfic de la ville....quel erreur monumentale!!! 3 heures a tournées en rond et ce perdre au milieu de la conduite Européene et des motos qui semble encore bien plus pressé que les voitures, ils ce faufiles entre les voitures ou déjà il n'y a plus d'espace!!!!ouf!!! le stationnement coute les yeux de la tête...3 euro de l'Heures...max 27 Euro pour la journée...donc envrions 45$ par jours en Canadiens...(L'essence et les payages en plus....) pour ce premier stop a Barcelone on a fait le musée de Picasso, les remblass (que nous avons bien aimé!!!) Petite rue bordé de restos et pleins d'animations et de souvenirs a rapporté a bon prix....un petit tour de navette avec les Golondrinas ...(plu ou moin a recommandé) mais pour nous c'étais gratuits avec notre carte de Barcelone et puis notre plus jeune a bien aimé!!!bref c'est tout car avec tout ce trafic on n'est arrivé tard ce journée là... jour 5- journée a Terragona (un coup de coeur pour nous qui n'avait pas d'attente!!! il y a une belle plage avec de bonne vague, superbe...il y a un forum Romain tres vieux a voir, la ville est vraiment belle et sympatique tout en fleur...relax.... jour 6- journée a Barcelone en train (1h40 allée + 1h40 retour pour moin de 6 euro par personnes...pas cher le train!!! Nous avons faites la Sagrada Famillia ( a ne pas manqué.....prenez les écouteurs ca vaut le coutcoup....puis nous avons ensuite vu la Pedrera ( avec les écouteurs, prenez le circuit long car le court est trop bref et pas assez informatif ) et la casa batllo ( de l'extérieur seulement, mais je crois que l'intéreiur aurrais valu la peine!! Bref que du Gaudi!!! que j'addore et les 2 enfants plus vieux on addoré!! et mon mari aussi a ca grande surprise!!! jour 7- encore Barcelone (mais avec 3h00 allée et 3h30 retour pour le train qui va pas très bien cette journée là, en plus nous avons été debout dans e train au retour!!!Grrrr...) musée de la fondation joan Miro (tous on aimé sauf mon mari qui n'est pas trop amateur d'art faut dire) ensuit visite a El Poble Espagnol ( village espagnol avec les écouteurs c'est interessant) et visite du Parc Guell...superbe...domage qu'on avait pas plus de temps pour y flaner!!! jour 8- nous quittons notre maison de miami platja pour ce rendre dans les montagnes pyrénées (notre coup de coeur a tous de l'Espagne a part mon Gaudi quoi!!!) Nous voyagons vers Viehla en voiture environs 4h15 nous louons un petit appertement studio sur place et nous comtemplons le paysage du village magnifique...ca y est on est rendu au paradis...c'est juste trop beau et ca vaut le déplacement!!! jour 9- Petite rendonée Pédestre dans les montagnes ( on ce crois au pays de Heidi avec les neiges éternels et les vaches qui on la grosse cloche au coup) belles chutes d'eau, nous avons tous vraiment tryper!!! jour 10- Nous quittons déjà!!! Bref on aurais pris une journée de plus là!!!Pour les amateurs de sensations fortes, il y a là de quoi satisfaire tout les gouts...kayak, rafting, escalades, vélo montagne....Nous voyageons vers La Costa Brava ou nous avons louée pour 2 nuits le camping de Palafrugell...nous choisissons de passé par les montagnes pour le panorama!!!7h30 de voitures...oups, je crois que c'étais un peu long, mais les montagnes si vertigineuses, splandide mais épeurentes avec sa route étroite qui roule des 2 sens!!! ouf, que des émotions...nous sommes passé au dessus des nuages avec plus de 2000 pieds dans les aires.... jour 11- on profite de l'emplacement du superbe camping plein d'animation, la belle plage de la costa Brava, et un petit step au théatro muséum de Salvadore Dali qui est tres interessant!!!Domage pas d'écouteur!!! jour 12- Nous quittons très tot pour profité d'un vol de Vueling a seulement 30 euro qui nous rend de Barcelone a Lisbonne en mois de 2 heures....génial...on avait reservé d'avance pour ce tarif!!! De la on loue une voiture a l'aéroport et on ce rend en algave, a Lagos ou on a louée un beau petit camping très calme pour pas cher....Camping Tourissimo ...un step a la plage ...c'est superbe...a notre grande surprise l'eau reste très froide!!! Petit tour en bateu pour visité les rochers pour 10Euro seulement jour 13- NOus relaxons et profitons de l'endroit....un tour a la praia da rocha!!! wow!!! superb...l'Algave c'est notre coup de coeur de POrtugal...les gens sont gentils jour 14- encore une journée a flané dans les allentours, les photos de la petite fille disparu sont partout car nous sommes vraiment dans la région ou elle a disparu, c'est très triste!!! jour 15- Nous prenons la route pour 2 jours a Lisbonne....De la route et puis on ce perd dans le vieux cartier ou les rues n'arrete pas de changer de noms....la ville a un plan complexe dans le coin ou on a pris notre Pensao.....bref on flane et on va souper au resto et magasiner dans un mega centre d'achat jour 16- Journée au Palacio de Pena, c'est très beau et la ville de Sintra est magnifique, alors on décide de ne pas allée a l'Océanarium et de profité du paysage....on soupe dans un resto au métro restéodaures....c'est charmant jour 17- nous revenons a Montréal, la tête remplis de souvenir....
si vous avez besoin d'info n'esitez pas!!!
Yanick
nous voilà déjà de retour ne notre superbe voyage en Catalogne (Espagne) et du Portugal....16 jours de plaisirs intance quoi que pas trop reposant mais remplie de surprises et qui as su remplir mes attentes qui étais déjà très élevé....
Nous sommes 5 a revenir....moi Yanick 34 ans, mon mari Martin 34 ans (allergique aux poissons et fruits de mers) et nos 3 enfants de 10, 7 et 2 ans.... Tous semble avoir addoré pour des raisons bien différentes d'un a l'autre.....celui de 2 ans a addoré l'avion, le train et le bateau....Bref tous en son sorti grandit...je conseilles ce voyage a tous et surtout aux familles...ce sont vraiment des destinations ou tout est a voir et approprié pour les enfants de tout ages....
suivez donc nos trace jours après jours.....
jour 1- avions Montreal - Toulouse jour 2- train Toulouse- Barcelone en trois segements....ce fut long et éprouvant...mais que voulez-vous.....arrivé a Barcelone on recuper notre voiture de location a l'Aéroport de Barcelone et on roule j'usqu'a Miami Platja ( 1h40 minutes de là....c'est sur la Costa Daurada) nous avions louée une maison superbe pour pas cher pour 6 nuits.... jour 3- Journé de repos et de récupérations....un peu de plage sur la Costa Daurada (qui nous a décu on doit l'avouée!!! il y avait des roches dans l'eau pas a peu près...) puis l'eau n'est pas si cliare qu'on l'aurais cru par les images qu'on avait vu.... jour 4- Journée a Barcelone (nous y alons par voiture....dans le trfic de la ville....quel erreur monumentale!!! 3 heures a tournées en rond et ce perdre au milieu de la conduite Européene et des motos qui semble encore bien plus pressé que les voitures, ils ce faufiles entre les voitures ou déjà il n'y a plus d'espace!!!!ouf!!! le stationnement coute les yeux de la tête...3 euro de l'Heures...max 27 Euro pour la journée...donc envrions 45$ par jours en Canadiens...(L'essence et les payages en plus....) pour ce premier stop a Barcelone on a fait le musée de Picasso, les remblass (que nous avons bien aimé!!!) Petite rue bordé de restos et pleins d'animations et de souvenirs a rapporté a bon prix....un petit tour de navette avec les Golondrinas ...(plu ou moin a recommandé) mais pour nous c'étais gratuits avec notre carte de Barcelone et puis notre plus jeune a bien aimé!!!bref c'est tout car avec tout ce trafic on n'est arrivé tard ce journée là... jour 5- journée a Terragona (un coup de coeur pour nous qui n'avait pas d'attente!!! il y a une belle plage avec de bonne vague, superbe...il y a un forum Romain tres vieux a voir, la ville est vraiment belle et sympatique tout en fleur...relax.... jour 6- journée a Barcelone en train (1h40 allée + 1h40 retour pour moin de 6 euro par personnes...pas cher le train!!! Nous avons faites la Sagrada Famillia ( a ne pas manqué.....prenez les écouteurs ca vaut le coutcoup....puis nous avons ensuite vu la Pedrera ( avec les écouteurs, prenez le circuit long car le court est trop bref et pas assez informatif ) et la casa batllo ( de l'extérieur seulement, mais je crois que l'intéreiur aurrais valu la peine!! Bref que du Gaudi!!! que j'addore et les 2 enfants plus vieux on addoré!! et mon mari aussi a ca grande surprise!!! jour 7- encore Barcelone (mais avec 3h00 allée et 3h30 retour pour le train qui va pas très bien cette journée là, en plus nous avons été debout dans e train au retour!!!Grrrr...) musée de la fondation joan Miro (tous on aimé sauf mon mari qui n'est pas trop amateur d'art faut dire) ensuit visite a El Poble Espagnol ( village espagnol avec les écouteurs c'est interessant) et visite du Parc Guell...superbe...domage qu'on avait pas plus de temps pour y flaner!!! jour 8- nous quittons notre maison de miami platja pour ce rendre dans les montagnes pyrénées (notre coup de coeur a tous de l'Espagne a part mon Gaudi quoi!!!) Nous voyagons vers Viehla en voiture environs 4h15 nous louons un petit appertement studio sur place et nous comtemplons le paysage du village magnifique...ca y est on est rendu au paradis...c'est juste trop beau et ca vaut le déplacement!!! jour 9- Petite rendonée Pédestre dans les montagnes ( on ce crois au pays de Heidi avec les neiges éternels et les vaches qui on la grosse cloche au coup) belles chutes d'eau, nous avons tous vraiment tryper!!! jour 10- Nous quittons déjà!!! Bref on aurais pris une journée de plus là!!!Pour les amateurs de sensations fortes, il y a là de quoi satisfaire tout les gouts...kayak, rafting, escalades, vélo montagne....Nous voyageons vers La Costa Brava ou nous avons louée pour 2 nuits le camping de Palafrugell...nous choisissons de passé par les montagnes pour le panorama!!!7h30 de voitures...oups, je crois que c'étais un peu long, mais les montagnes si vertigineuses, splandide mais épeurentes avec sa route étroite qui roule des 2 sens!!! ouf, que des émotions...nous sommes passé au dessus des nuages avec plus de 2000 pieds dans les aires.... jour 11- on profite de l'emplacement du superbe camping plein d'animation, la belle plage de la costa Brava, et un petit step au théatro muséum de Salvadore Dali qui est tres interessant!!!Domage pas d'écouteur!!! jour 12- Nous quittons très tot pour profité d'un vol de Vueling a seulement 30 euro qui nous rend de Barcelone a Lisbonne en mois de 2 heures....génial...on avait reservé d'avance pour ce tarif!!! De la on loue une voiture a l'aéroport et on ce rend en algave, a Lagos ou on a louée un beau petit camping très calme pour pas cher....Camping Tourissimo ...un step a la plage ...c'est superbe...a notre grande surprise l'eau reste très froide!!! Petit tour en bateu pour visité les rochers pour 10Euro seulement jour 13- NOus relaxons et profitons de l'endroit....un tour a la praia da rocha!!! wow!!! superb...l'Algave c'est notre coup de coeur de POrtugal...les gens sont gentils jour 14- encore une journée a flané dans les allentours, les photos de la petite fille disparu sont partout car nous sommes vraiment dans la région ou elle a disparu, c'est très triste!!! jour 15- Nous prenons la route pour 2 jours a Lisbonne....De la route et puis on ce perd dans le vieux cartier ou les rues n'arrete pas de changer de noms....la ville a un plan complexe dans le coin ou on a pris notre Pensao.....bref on flane et on va souper au resto et magasiner dans un mega centre d'achat jour 16- Journée au Palacio de Pena, c'est très beau et la ville de Sintra est magnifique, alors on décide de ne pas allée a l'Océanarium et de profité du paysage....on soupe dans un resto au métro restéodaures....c'est charmant jour 17- nous revenons a Montréal, la tête remplis de souvenir....
si vous avez besoin d'info n'esitez pas!!!
Yanick
Andalousie et Portugal à moto
🙂 bonjour à tous et à toutes
nous partons(avec ma femme)faire l'andalousie et un bout du portugal en moto, 15 avril au 5 mai(date non figées)
cette periode est choisie pour cause de chaleur, de prix et de fréquentation touristique, moindre a cette époque de l'année.un couple d'amis sera peut-etre de la partie.
Nous recherchons donc des partenaires de voyage, 2 ou 3 motos maxi.Si vous etes interessés, vous etes les bienvenus(me contacter)nous roulons en 750 africa twin et sommes habitués à ce genre de périple.
Je compte sur vos réponses; à bientôt peut-etre? Philippe
Itinéraire pour quinze jours au Portugal
Bonjour à tous les membres,
Je pars 15 jours au portugal (du 6 aout au 20 aout) en voiture et avec une toile de tente. Quelqu'un pourrait il me conseiller sur un itinéraire qu'il aurait deja effectué:
combien de temps vaut il mieux s'attarder dans telle ou telle ville? quelles sont les regions a favoriser? y a t il des endroits a laisser tomber? Y a t il des sites incontournables? Par ou comencer?
Merci
Je pars 15 jours au portugal (du 6 aout au 20 aout) en voiture et avec une toile de tente. Quelqu'un pourrait il me conseiller sur un itinéraire qu'il aurait deja effectué:
combien de temps vaut il mieux s'attarder dans telle ou telle ville? quelles sont les regions a favoriser? y a t il des endroits a laisser tomber? Y a t il des sites incontournables? Par ou comencer?
Merci
Où partir au soleil en Europe une semaine mi-octobre (climat)
Bonjour à tous,
Je recherche une destination à moins de 4 heures d'avion de Bruxelles pour passer une semaine durant la seconde moitié d'octobre.
Ayant adoré l'Ouest de la Crete (superbes plages, eaux turquoises, magnifiques villes, randonnée dans les gorges), je pensais peut-être à l'une des îles grecque (Kos ou Mykonos) que nous n'aurions pas encore visité sachant que nous avons déjà fait Rhodes et Corfou. Mais le climat est-il encore agréable à cette période de l'année pour qe baigner dans la mer et effectuer des balades ? Sinon quels autres destinations me conseilleriez-vous ? Madére ? Malte ? La Sicile ? L'Algarve ? Autre ?
Merci d'avance à tous !
Loïc
Trois jours en février: Rome ou Lisbonne?
Salut à tous !
Je compte faire une surprise à ma copine et partir 3 jours en février avec elle, mais j'hésite entre Rome et Lisbonne.
Les 2 villes me tentent beaucoup mais je n'arrive pas à en choisir une..
Pourriez-vous me conseiller ?
À noter que Rome est un peu plus cher (avion et logement) et j'ai vu qu'il pleuvait souvent beaucoup en hiver à Lisbonne.
Merci à vous :)
SteakFrite
Je compte faire une surprise à ma copine et partir 3 jours en février avec elle, mais j'hésite entre Rome et Lisbonne.
Les 2 villes me tentent beaucoup mais je n'arrive pas à en choisir une..
Pourriez-vous me conseiller ?
À noter que Rome est un peu plus cher (avion et logement) et j'ai vu qu'il pleuvait souvent beaucoup en hiver à Lisbonne.
Merci à vous :)
SteakFrite
Croisière Costa Magica 29 juillet Tanger Casablanca Cadix Lisbonne Alicante...
bonjour,
je pars avec le Costa Magica pour la croisière "au delà des colonnes d' Hercule"
peut-on me conseiller sur les excursions à faire soi même ou celles pour lesquelles il est préférable de prendre les sorties organisées par Costa?
il y a t il quelqu'un qui part en même temps que nous et avec qui nous pourrions partager des sorties ou des repas? Nous sommes un couple avec une fille de 18 ans
merci pour vos conseils
Les villages Espagne et Portugal: suggestions!
Bonjour nous sommes une famille de 5 (avec enfants de 10-10 12 ans )
nous souhaitons pour nos vacances été partir découvrir Espagne et le Portugal durant 3 semaines avec voiture et des appartements en chemin.
voici les points principaux de notre parcours à finaliser:
Madrid -
Toledo
Grenade
Lagos
Lisbonne et les alentours
Porto
Vallée du Douro
Voici notre question: Nous recherchons de beaux petits villages pour s'arrêter quelques jours afin de se sortir des grandes villes et apprécier le pays, la campagne, la nourriture et la vie rurale, avez-vous des suggestions?
P.S. Mes enfants ont vus du pays nous avons fait l'ouest américain 4000km en 3 semaines ! ils sont tolérants des distances.😉 Merci
M
P.S. Mes enfants ont vus du pays nous avons fait l'ouest américain 4000km en 3 semaines ! ils sont tolérants des distances.😉 Merci
M
Croisière Tanger, Casablanca, Cadix, Lisbone, Valence avec Costa
Bonjour à tous les croisiéristes et autres ....
Nous faisons en Juin 2015 une croisière qui nous mène à Tanger, Casablanca, Cadix, Lisbonne et Valence.
Une multitude d'excursions nous est proposée par COSTA ....
Pensez-vous pouvoir nous apporter des réponses sur les sites à ne pas manquer, les excursions à prendre au travers de COSTA ou encore les villes ou nous pouvons nous balader par nos propres moyens en prenant des bus, métro ou autres ...
Merci pour toutes vos informations qui nous seront d'un plus grand aide possible.
MERCI 😉 😉 😉
Stéphane
Compte rendu d’un voyage (4 personnes) de 15 jours entre Séville et Porto: mars 2014
Budget total par couple : 1620 €
Avion Bâle-Séville retour Porto Bâle : 157 €
Location auto 10 jours : 146/2 = 73 €
Sur place : hôtels + nourriture : 1390 €
Itinéraire : Séville, Tavira, Evora, Obidos, Nazaré, Alcobaça, Batalha, Tomar, Coimbra, Aveiro, Porto, Viana do Castelo, Guimaraes.
Compte rendu : 16/03 Départ aux aurores pour être à l’heure à l’aéroport de Bâle-Mulhouse décollage à 8h en direction de Séville dans un avion plein à ras-bord. Deux heures plus tard, atterrissage à Séville sous un ciel bleu et un beau soleil. Le bus EA nous emmène en ville et à quelques minutes à pied de l’appartement que nous avions réservé. La propriétaire très sympathique nous présente ce bel appartement moderne de 2 chambres et salles de bains, mezzanine et cuisine- salon, salle à manger, très bien décoré avec tout le confort. En 15 mn à pied, nous voilà à l’entrée de la vieille ville à la hauteur des jardins de Murillo, la faim se faisant ressentir et l’heure espagnole du déjeuner étant encore lointaine, nous nous attablons pour prendre quelques tapas incontournables au bar « las Teresas ». Excellent déjeuner de poissons, un peu plus tard, à la terrasse de « Modesto ». Nous partons arpenter les abords de la Giralda, quartier que nous connaissons déjà bien, par la « Plaza de la Alfalfa ». Sur la « Plaza del Salvador » les bars font toujours le plein et les rumeurs des clients franchissent allègrement les limites de la seule place. Nous continuons vers la structure « champignonnesque » qui surplombe « la plaza de la Encarnación ». Retour vers le Guadalquivir et la fameuse tour de l’Or qui prend dans l’après-midi de belles teintes ocres .Nous terminons par le « Prado San Sebastián » où se tient une « Oktober Fest » décalée sous le soleil andalou avec ses débits de bière internationale. Arrêt dîner de poissons frits au « 3 de Oro » calle Santa María la Blanca . 17/03 Nous retournons après le petit déjeuner flâner autour de la Giralda, dans le barrio de Santa Cruz. Vers 14h, repas arabo-andalou (18 €) au restaurant « Don Raimundo ». Traversant « la Alameda de Hércules » nous allons acheter nos billets de bus pour Tavira à la station de la Plaza de Armas. De là, le quartier gitan de Triana n’est pas loin, il suffit de passer le pont «. Le quartier est toujours aussi agréable même s’il est maintenant difficile de voir les « Corrales » ces maisons communautaires traditionnelles. Retour sur les bords du Guadalquivir pour un arrêt boissons bien mérité avec la chaleur qui règne. Puis c’est une soirée tapas avec nos amis espagnols Ricardo et Pili au « Patio » calle San Eloy. 18/03 Départ pour la station de bus du Prado San Sebastián à 15 mn de notre appartement pour y prendre le bus pour Tavira que nous atteignons après 2h de trajet. Après avoir récupéré notre voiture de location (réservé depuis la France) en ville, nous allons déposer nos affaires dans l’appartement sur les hauteurs de la ville. Puis nous allons déjeuner de plats typiquement portugais (dont une excellente cataplana) au restaurant « Bica » dans la vieille ville. L’après-midi, direction Santa Luzia et Pedras del Rei : une passerelle nous permet de rejoindre l’île de Tavira, sa longue plage de sable blanc, son cimetière d’ancres marines et ses restaurants. Beau soleil mais vent du large assez fort. 19/03 Visite de la ville haute, ses églises, sa poussada, ses maisons et son château avec un magnifique jardin, bien entretenu et très fleuri à cette saison. Visite de la ville basse autour de la rivière et du pont romain. Départ en voiture pour le village perché de Cacela Velha situé à une 15aine de km. Très belle vue sur l’océan depuis ce promontoire. Les couleurs blanches et bleues dominent dans ce tout petit village très calme à cette saison. Retour à Tavira et déjeuner portugais de grand qualité au restaurant populaire« O ciclista ». L’après-midi nous allons en voiture jusqu’à « cuatro aguas » à quelques km de la ville d’où nous prendrons le petit ferry pour aller de nouveau sur l’île de Tavira nous oxygéner au bord de l’océan. 20/03 Nous quittons Tavira non sans nous arrêter dans une pâtisserie de Santa Luzia faire le plein d’excellentes pâtisseries « pasteis de nata » découvertes avant-hier , en direction de la très belle plage de Falésia près de la ville d’Olhos de Agua. Après quelques difficultés pour trouver notre route nous arrivons enfin sur cette plage réputée pour ses falaises offrant de belles couleurs qui varient du jaune clair au rouge intense en passant par toutes les nuances de l’ocre. De plus, avec ce beau soleil du matin l’éclairage est superbe. Nous repartons vers le Nord en direction de Loulé (arrêt pique-nique au bord d’un ruisseau) et continuons par de petites routes qui « tortillonnent » beaucoup compte tenu du relief assez marqué. En fin d’après-midi nous arrivons au village perché de Monsaraz. Beau village qui domine la plaine environnante avec ses plans d’eau et ses cultures. Très bel éclairage aussi à cette heure où le soleil va bientôt se coucher. Nous rejoignons Evora où nous passons la nuit. Première visite nocturne du centre. 21/03 Après le petit déjeuner, nous allons visiter la vieille ville toute proche de l’hôtel. On retiendra la belle place du Giraldo, les ruines du temple de Diane et surtout la superbe université avec une collection d’azulejos qui recouvrent tous les murs des couloirs et une magnifique cour carrée intérieure. En partant , nous allons faire une partie du « tour des mégalithes » se contentant de voir ceux situés autour de Valverde et de Guadalupe, dans une belle nature dominée par les plantations de chênes lièges. Nous continuons notre route en direction d’Obidos où nous arrivons dans l’après-midi sous la pluie. Installation dans une vieille maison du XVI e siècle au pied des remparts (La casa do Fontanario), les propriétaires sont charmants et de plus francophones et francophiles. Premier contact avec la vieille ville (balade sur les remparts) sous la pluie excellent dîner de plats typiques au restaurant « Muralha » tout proche. 22/03 En attendant l’heure du petit déjeuner et pour éviter les hordes touristiques habituelles ici, je pars faire quelques photos de la vieille ville je suis tout seul, pas un bruit, bel éclairage avec le lever du soleil, ça change par rapport à hier après-midi. Lors de notre 2ème passage vers 10h, il y a un monde fou, la petite ruelle est noire de monde ! il est temps de partir pour Nazaré notre prochaine étape. Après avoir déposé nos affaires dans le très bel appartement que nous louons dans le centre de la ville et avoir satisfait au cérémonial quotidien du Porto et du déjeuner, nous allons nous promener sur la longue et belle plage de Nazaré occupée par endroits par des femmes âgées qui font sécher du poisson et le vendent aux passants. Le vent frais et obstiné ne pousse pas à la baignade, il n’y a personne dans l’eau, excepté quelques jeunes qui ont dû faite un pari ! Nous prenons ensuite le funiculaire qui permet de rejoindre la ville haute, le quartier du Sitio d’où la vue sur les alentours est magnifique, nous en profitons pour visiter les quelques monuments religieux (église et chapelle) qui bordent la place principale. Retour en ville et excellent dîner de poissons à la « Tasquinha ». 23/03 Journée culturelle consacrée aux trois sites majeurs que sont Alcobaça, Batalha et Tomar. Difficile d’en rendre compte tellement il y a de merveilles : A Alcobaça, je retiendrai la nef dépouillée de style cistercien, ça surprend par rapport au baroque manuélin si chargé. Le cloître est magnifique et la cuisine étonnante entièrement recouvert d’azulejos avec sa cheminée de 18m. Après les nourritures spirituelles nous allons déguster les excellentes pâtisseries de chez Alcoa, le meilleur pâtissier de la ville. Batalha est remarquable entre autres par la superbe chapelle du fondateur avec les tombes royales, un cloître gotique et manuélin unique et aussi les chapelles inachevées d’Edouard 1er. C’est enfin Tomar, autre complexe religieux impressionnant par sa taille et renommé pour sa fameuse fenêtre manuéline. Retour à Nazaré et dîner, toujours aussi excellent à la « Tasquinha ». 24/03 Départ pour Coimbra sous la pluie. Installation dans un superbe appartement design, après un encas et un intermède « Porto » nous allons visiter la vieille ville, c'est-à-dire qu’il faut descendre de la colline où nous sommes logés jusqu’au niveau de la rivière puis remonter vers la vieille ville située sur une autre colline le funiculaire qui nous aurait permis de nous économiser est arrêté pour maintenance ! Nous commençons par la vénérable Sé, la cathédrale du XII me siècle, si l’extérieur est massif et fortifié, l’intérieur contraste avec de beaux panneaux d’azulejos et un très beau retable doré de facture flamande du XVI me siècle. Encore un beau cloître roman ! La réputation de Coimbra est surtout liée à son Université, une des plus anciennes d’Europe. Nous avons surtout apprécié l’exceptionnelle bibliothèque Joanina de facture baroque du XVIII e, riche de milliers de volumes très rares. Nous avons également pu assister, en spectateurs discrets évidemment, à une soutenance de thèse dans la fameuse salle des examens. Puis nous sommes redescendus vers la ville basse en traversant par de petites venelles en pente le vieux quartier médiéval et pauvre de Baixa aux maisons en ruine qui contrastait avec les magnificences vues plus haut. Dîner dans une minuscule gargote « Zé Manel de Ossos » dont les murs sont tapissés de petits bouts de nappes sur lesquels les clients font état de leurs sentiments. A quatre, on s’en tire avec une addition de 30€ avec le vin ! 25/03 Départ sous un temps incertain vers la fameuse forêt de Buçaco distante d’une cinquantaine de km. Après avoir laissé la voiture sur le parking de l’hôtel Palace nous empruntons les différents chemins qui permettent de visiter les différentes curiosités du parc. Nous avons beaucoup apprécié le chemin qui longe la forêt de fougères arborescentes, des étangs et de magnifiques camélias et autres variétés d’arbres et de plantes. Malheureusement le cyclone de janvier 2013 a beaucoup endommagé une partie de parc en particulier les grands arbres qui ont fait la réputation de cette forêt. Pour déjeuner nous avons cassé la tirelire et nous sommes installés dans le superbe restaurant du palace de Buçaco. Belle expérience, excellent déjeuner, bon rapport qualité-prix. Retour à Coimbra en fin d’après-midi. 26/03 Départ pour Porto temps couvert mais avec quelques coins de ciel bleu. Pour éviter l’autoroute nous prenons les petites routes qui longent l’océan et arrivons à Aveiro en fin de matinée vers 11h. visite de la ville avec ses canaux, le quartier des marins avec ses petites maisons multicolores et ses barques caractéristiques. Nous continuons vers Porto. Nous avons loué un triplex avec terrasses sur les hauteurs de Porto, non loin du centre de la ville : une fois de plus nous avons affaire à des gens charmants. Paula et Sergio nous donnent toutes les indications nécessaires à la visite de la ville. il n’est plus l’heure du déjeuner, mais le ventre vide, nous trouvons un bar qui peut nous servir les fameux « Franceshinas » ou croquemonsieur à la française, c’est bon, nourrissant et économique. Nous commençons par visiter le fameux pont qui franchit le Douro ainsi que le quartier de la gare. Dîner dans un restaurant près de l’appartement « El forno » d’excellents poissons. 27/03 Journée consacrée à la découverte de la vallée du Douro : premier impératif, pour sortir de Porto, nous évitons les autoroutes payantes, non à cause du prix et des complications pour payer ensuite le télépéage, nous préférons les petites routes à la circulation tranquille qui permet de voir le paysage tout en conduisant. On va être gâté, nous voilà sur de toutes petites routes au pavage antique, le paysage est magnifique mais pour trouver notre chemin c’est beaucoup plus compliqué vu le manque de panneaux informatifs, c’est ça la découverte ! Finalement nous rejoignons le Douro vers le barrage de Torrao et allons le longer jusque vers Lamego où nous ferons un excellent déjeuner dans un restaurant situé derrière la Sé. Visite de Lamego puis nous continuons vers Pinhao. Le paysage est de toute beauté entre les vergers fleuris, le Douro au fond de la vallée et les terrasses où poussent la vigne et qui s’étagent sur les hauteurs. Des miradors bien placés permettent des arrêts photo intéressants. En rentrant nous zapperons le château de Mateus (trop cher, de plus nous avons vu suffisamment de monuments superbes ces derniers jours). 28/03 Météo clémente encore ce matin. Nous quittons Porto en direction du Nord et longeons la côte toujours par des petites routes pavées qui traversent des petites villes ou villages à vocation touristique et agricole. Au bout de 2h de trajet nous arrivons à Viana do Castelo, ville au bord de l’océan : de beaux palais, des maisons de style manuélin, des églises évidemment. Nous allons déjeuner dans un restaurant de poissons renommé sur le port « Valentim » : le vinho verde accompagnera à merveille nos différents plats de poissons. Un dernier petit tour dans une pâtisserie pour goûter aux spécialités locales et nous repartons vers Braga pour voir le fameux escalier du sanctuaire du Bom Jésus. Dernière étape : Guimarães. C’est une très belle ville que nous visiterons, hélas ! Un peu au pas de course car nous devons rendre la voiture à Porto dans 1h30mn. Le vieux quartier de Guimarães avec ses petites places bordées de belles maisons médiévales et ses églises est bien agréable à visiter. Retour à Porto, nous rendons la voiture dans les délais et revenons en ville par le métro, un violent orage de grêle nous surprend tout près de l’appartement. Un Porto nous fera passer cette frayeur !!! 29/03 Ciel bleu et soleil pour notre dernière journée consacrée à la visite de la ville. Nous commençons par le marché de Bolhao où beaucoup d’étals sont vides : on y trouve essentiellement des fleuristes, des poissonniers et des vendeurs de fruits et légumes. Nous continuons vers la place Delgado et la Praça de Libertade avant de nous perdre dans les petites ruelles, comme la rua dos flores, qui mènent vers le Douro et le quartier de la Ribera très animé. Nous franchissons le Douro et optons pour la visite des caves Calem (moins fréquentées que les grandes caves comme Sandeman). Bon choix avec une visite en français dans la 1/2h qui suit notre arrivée, guide parfaite, compétente et intéressante. La visite se clôt comme toujours par une dégustation de deux vins de Porto. Pour diluer notre apéro nous allons déjeuner dans un restaurant dont on nous a donné l’adresse, au bout du quai (Adao)restaurant bondé apprécié par les locaux ce qui est bon signe. Poissons incontournables…nous refranchissons le Douro pour aller nous promener vers le jardin botanique d’où la vue sur la ville et le Douro est magnifique. Retour à Vila Nova de Gaia pour assister à une représentation de Fado, toujours dans les caves Calem : beau spectacle, musiciens et chanteurs confirmés, bon Porto, rien à redire. 30/03 Fin du voyage, nous prenons le métro de la station Bolhao à l’aéroport, c’est pratique et bon marché. Décollage de Porto pour Bâle à 12h30.
PS : notre reportage photo est visible sur Picasa : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/DeSevilleAPorto16Au30Mars2014?authuser=0&authkey=Gv1sRgCJab9q2Li82mGg&feat=directlink
Compte rendu : 16/03 Départ aux aurores pour être à l’heure à l’aéroport de Bâle-Mulhouse décollage à 8h en direction de Séville dans un avion plein à ras-bord. Deux heures plus tard, atterrissage à Séville sous un ciel bleu et un beau soleil. Le bus EA nous emmène en ville et à quelques minutes à pied de l’appartement que nous avions réservé. La propriétaire très sympathique nous présente ce bel appartement moderne de 2 chambres et salles de bains, mezzanine et cuisine- salon, salle à manger, très bien décoré avec tout le confort. En 15 mn à pied, nous voilà à l’entrée de la vieille ville à la hauteur des jardins de Murillo, la faim se faisant ressentir et l’heure espagnole du déjeuner étant encore lointaine, nous nous attablons pour prendre quelques tapas incontournables au bar « las Teresas ». Excellent déjeuner de poissons, un peu plus tard, à la terrasse de « Modesto ». Nous partons arpenter les abords de la Giralda, quartier que nous connaissons déjà bien, par la « Plaza de la Alfalfa ». Sur la « Plaza del Salvador » les bars font toujours le plein et les rumeurs des clients franchissent allègrement les limites de la seule place. Nous continuons vers la structure « champignonnesque » qui surplombe « la plaza de la Encarnación ». Retour vers le Guadalquivir et la fameuse tour de l’Or qui prend dans l’après-midi de belles teintes ocres .Nous terminons par le « Prado San Sebastián » où se tient une « Oktober Fest » décalée sous le soleil andalou avec ses débits de bière internationale. Arrêt dîner de poissons frits au « 3 de Oro » calle Santa María la Blanca . 17/03 Nous retournons après le petit déjeuner flâner autour de la Giralda, dans le barrio de Santa Cruz. Vers 14h, repas arabo-andalou (18 €) au restaurant « Don Raimundo ». Traversant « la Alameda de Hércules » nous allons acheter nos billets de bus pour Tavira à la station de la Plaza de Armas. De là, le quartier gitan de Triana n’est pas loin, il suffit de passer le pont «. Le quartier est toujours aussi agréable même s’il est maintenant difficile de voir les « Corrales » ces maisons communautaires traditionnelles. Retour sur les bords du Guadalquivir pour un arrêt boissons bien mérité avec la chaleur qui règne. Puis c’est une soirée tapas avec nos amis espagnols Ricardo et Pili au « Patio » calle San Eloy. 18/03 Départ pour la station de bus du Prado San Sebastián à 15 mn de notre appartement pour y prendre le bus pour Tavira que nous atteignons après 2h de trajet. Après avoir récupéré notre voiture de location (réservé depuis la France) en ville, nous allons déposer nos affaires dans l’appartement sur les hauteurs de la ville. Puis nous allons déjeuner de plats typiquement portugais (dont une excellente cataplana) au restaurant « Bica » dans la vieille ville. L’après-midi, direction Santa Luzia et Pedras del Rei : une passerelle nous permet de rejoindre l’île de Tavira, sa longue plage de sable blanc, son cimetière d’ancres marines et ses restaurants. Beau soleil mais vent du large assez fort. 19/03 Visite de la ville haute, ses églises, sa poussada, ses maisons et son château avec un magnifique jardin, bien entretenu et très fleuri à cette saison. Visite de la ville basse autour de la rivière et du pont romain. Départ en voiture pour le village perché de Cacela Velha situé à une 15aine de km. Très belle vue sur l’océan depuis ce promontoire. Les couleurs blanches et bleues dominent dans ce tout petit village très calme à cette saison. Retour à Tavira et déjeuner portugais de grand qualité au restaurant populaire« O ciclista ». L’après-midi nous allons en voiture jusqu’à « cuatro aguas » à quelques km de la ville d’où nous prendrons le petit ferry pour aller de nouveau sur l’île de Tavira nous oxygéner au bord de l’océan. 20/03 Nous quittons Tavira non sans nous arrêter dans une pâtisserie de Santa Luzia faire le plein d’excellentes pâtisseries « pasteis de nata » découvertes avant-hier , en direction de la très belle plage de Falésia près de la ville d’Olhos de Agua. Après quelques difficultés pour trouver notre route nous arrivons enfin sur cette plage réputée pour ses falaises offrant de belles couleurs qui varient du jaune clair au rouge intense en passant par toutes les nuances de l’ocre. De plus, avec ce beau soleil du matin l’éclairage est superbe. Nous repartons vers le Nord en direction de Loulé (arrêt pique-nique au bord d’un ruisseau) et continuons par de petites routes qui « tortillonnent » beaucoup compte tenu du relief assez marqué. En fin d’après-midi nous arrivons au village perché de Monsaraz. Beau village qui domine la plaine environnante avec ses plans d’eau et ses cultures. Très bel éclairage aussi à cette heure où le soleil va bientôt se coucher. Nous rejoignons Evora où nous passons la nuit. Première visite nocturne du centre. 21/03 Après le petit déjeuner, nous allons visiter la vieille ville toute proche de l’hôtel. On retiendra la belle place du Giraldo, les ruines du temple de Diane et surtout la superbe université avec une collection d’azulejos qui recouvrent tous les murs des couloirs et une magnifique cour carrée intérieure. En partant , nous allons faire une partie du « tour des mégalithes » se contentant de voir ceux situés autour de Valverde et de Guadalupe, dans une belle nature dominée par les plantations de chênes lièges. Nous continuons notre route en direction d’Obidos où nous arrivons dans l’après-midi sous la pluie. Installation dans une vieille maison du XVI e siècle au pied des remparts (La casa do Fontanario), les propriétaires sont charmants et de plus francophones et francophiles. Premier contact avec la vieille ville (balade sur les remparts) sous la pluie excellent dîner de plats typiques au restaurant « Muralha » tout proche. 22/03 En attendant l’heure du petit déjeuner et pour éviter les hordes touristiques habituelles ici, je pars faire quelques photos de la vieille ville je suis tout seul, pas un bruit, bel éclairage avec le lever du soleil, ça change par rapport à hier après-midi. Lors de notre 2ème passage vers 10h, il y a un monde fou, la petite ruelle est noire de monde ! il est temps de partir pour Nazaré notre prochaine étape. Après avoir déposé nos affaires dans le très bel appartement que nous louons dans le centre de la ville et avoir satisfait au cérémonial quotidien du Porto et du déjeuner, nous allons nous promener sur la longue et belle plage de Nazaré occupée par endroits par des femmes âgées qui font sécher du poisson et le vendent aux passants. Le vent frais et obstiné ne pousse pas à la baignade, il n’y a personne dans l’eau, excepté quelques jeunes qui ont dû faite un pari ! Nous prenons ensuite le funiculaire qui permet de rejoindre la ville haute, le quartier du Sitio d’où la vue sur les alentours est magnifique, nous en profitons pour visiter les quelques monuments religieux (église et chapelle) qui bordent la place principale. Retour en ville et excellent dîner de poissons à la « Tasquinha ». 23/03 Journée culturelle consacrée aux trois sites majeurs que sont Alcobaça, Batalha et Tomar. Difficile d’en rendre compte tellement il y a de merveilles : A Alcobaça, je retiendrai la nef dépouillée de style cistercien, ça surprend par rapport au baroque manuélin si chargé. Le cloître est magnifique et la cuisine étonnante entièrement recouvert d’azulejos avec sa cheminée de 18m. Après les nourritures spirituelles nous allons déguster les excellentes pâtisseries de chez Alcoa, le meilleur pâtissier de la ville. Batalha est remarquable entre autres par la superbe chapelle du fondateur avec les tombes royales, un cloître gotique et manuélin unique et aussi les chapelles inachevées d’Edouard 1er. C’est enfin Tomar, autre complexe religieux impressionnant par sa taille et renommé pour sa fameuse fenêtre manuéline. Retour à Nazaré et dîner, toujours aussi excellent à la « Tasquinha ». 24/03 Départ pour Coimbra sous la pluie. Installation dans un superbe appartement design, après un encas et un intermède « Porto » nous allons visiter la vieille ville, c'est-à-dire qu’il faut descendre de la colline où nous sommes logés jusqu’au niveau de la rivière puis remonter vers la vieille ville située sur une autre colline le funiculaire qui nous aurait permis de nous économiser est arrêté pour maintenance ! Nous commençons par la vénérable Sé, la cathédrale du XII me siècle, si l’extérieur est massif et fortifié, l’intérieur contraste avec de beaux panneaux d’azulejos et un très beau retable doré de facture flamande du XVI me siècle. Encore un beau cloître roman ! La réputation de Coimbra est surtout liée à son Université, une des plus anciennes d’Europe. Nous avons surtout apprécié l’exceptionnelle bibliothèque Joanina de facture baroque du XVIII e, riche de milliers de volumes très rares. Nous avons également pu assister, en spectateurs discrets évidemment, à une soutenance de thèse dans la fameuse salle des examens. Puis nous sommes redescendus vers la ville basse en traversant par de petites venelles en pente le vieux quartier médiéval et pauvre de Baixa aux maisons en ruine qui contrastait avec les magnificences vues plus haut. Dîner dans une minuscule gargote « Zé Manel de Ossos » dont les murs sont tapissés de petits bouts de nappes sur lesquels les clients font état de leurs sentiments. A quatre, on s’en tire avec une addition de 30€ avec le vin ! 25/03 Départ sous un temps incertain vers la fameuse forêt de Buçaco distante d’une cinquantaine de km. Après avoir laissé la voiture sur le parking de l’hôtel Palace nous empruntons les différents chemins qui permettent de visiter les différentes curiosités du parc. Nous avons beaucoup apprécié le chemin qui longe la forêt de fougères arborescentes, des étangs et de magnifiques camélias et autres variétés d’arbres et de plantes. Malheureusement le cyclone de janvier 2013 a beaucoup endommagé une partie de parc en particulier les grands arbres qui ont fait la réputation de cette forêt. Pour déjeuner nous avons cassé la tirelire et nous sommes installés dans le superbe restaurant du palace de Buçaco. Belle expérience, excellent déjeuner, bon rapport qualité-prix. Retour à Coimbra en fin d’après-midi. 26/03 Départ pour Porto temps couvert mais avec quelques coins de ciel bleu. Pour éviter l’autoroute nous prenons les petites routes qui longent l’océan et arrivons à Aveiro en fin de matinée vers 11h. visite de la ville avec ses canaux, le quartier des marins avec ses petites maisons multicolores et ses barques caractéristiques. Nous continuons vers Porto. Nous avons loué un triplex avec terrasses sur les hauteurs de Porto, non loin du centre de la ville : une fois de plus nous avons affaire à des gens charmants. Paula et Sergio nous donnent toutes les indications nécessaires à la visite de la ville. il n’est plus l’heure du déjeuner, mais le ventre vide, nous trouvons un bar qui peut nous servir les fameux « Franceshinas » ou croquemonsieur à la française, c’est bon, nourrissant et économique. Nous commençons par visiter le fameux pont qui franchit le Douro ainsi que le quartier de la gare. Dîner dans un restaurant près de l’appartement « El forno » d’excellents poissons. 27/03 Journée consacrée à la découverte de la vallée du Douro : premier impératif, pour sortir de Porto, nous évitons les autoroutes payantes, non à cause du prix et des complications pour payer ensuite le télépéage, nous préférons les petites routes à la circulation tranquille qui permet de voir le paysage tout en conduisant. On va être gâté, nous voilà sur de toutes petites routes au pavage antique, le paysage est magnifique mais pour trouver notre chemin c’est beaucoup plus compliqué vu le manque de panneaux informatifs, c’est ça la découverte ! Finalement nous rejoignons le Douro vers le barrage de Torrao et allons le longer jusque vers Lamego où nous ferons un excellent déjeuner dans un restaurant situé derrière la Sé. Visite de Lamego puis nous continuons vers Pinhao. Le paysage est de toute beauté entre les vergers fleuris, le Douro au fond de la vallée et les terrasses où poussent la vigne et qui s’étagent sur les hauteurs. Des miradors bien placés permettent des arrêts photo intéressants. En rentrant nous zapperons le château de Mateus (trop cher, de plus nous avons vu suffisamment de monuments superbes ces derniers jours). 28/03 Météo clémente encore ce matin. Nous quittons Porto en direction du Nord et longeons la côte toujours par des petites routes pavées qui traversent des petites villes ou villages à vocation touristique et agricole. Au bout de 2h de trajet nous arrivons à Viana do Castelo, ville au bord de l’océan : de beaux palais, des maisons de style manuélin, des églises évidemment. Nous allons déjeuner dans un restaurant de poissons renommé sur le port « Valentim » : le vinho verde accompagnera à merveille nos différents plats de poissons. Un dernier petit tour dans une pâtisserie pour goûter aux spécialités locales et nous repartons vers Braga pour voir le fameux escalier du sanctuaire du Bom Jésus. Dernière étape : Guimarães. C’est une très belle ville que nous visiterons, hélas ! Un peu au pas de course car nous devons rendre la voiture à Porto dans 1h30mn. Le vieux quartier de Guimarães avec ses petites places bordées de belles maisons médiévales et ses églises est bien agréable à visiter. Retour à Porto, nous rendons la voiture dans les délais et revenons en ville par le métro, un violent orage de grêle nous surprend tout près de l’appartement. Un Porto nous fera passer cette frayeur !!! 29/03 Ciel bleu et soleil pour notre dernière journée consacrée à la visite de la ville. Nous commençons par le marché de Bolhao où beaucoup d’étals sont vides : on y trouve essentiellement des fleuristes, des poissonniers et des vendeurs de fruits et légumes. Nous continuons vers la place Delgado et la Praça de Libertade avant de nous perdre dans les petites ruelles, comme la rua dos flores, qui mènent vers le Douro et le quartier de la Ribera très animé. Nous franchissons le Douro et optons pour la visite des caves Calem (moins fréquentées que les grandes caves comme Sandeman). Bon choix avec une visite en français dans la 1/2h qui suit notre arrivée, guide parfaite, compétente et intéressante. La visite se clôt comme toujours par une dégustation de deux vins de Porto. Pour diluer notre apéro nous allons déjeuner dans un restaurant dont on nous a donné l’adresse, au bout du quai (Adao)restaurant bondé apprécié par les locaux ce qui est bon signe. Poissons incontournables…nous refranchissons le Douro pour aller nous promener vers le jardin botanique d’où la vue sur la ville et le Douro est magnifique. Retour à Vila Nova de Gaia pour assister à une représentation de Fado, toujours dans les caves Calem : beau spectacle, musiciens et chanteurs confirmés, bon Porto, rien à redire. 30/03 Fin du voyage, nous prenons le métro de la station Bolhao à l’aéroport, c’est pratique et bon marché. Décollage de Porto pour Bâle à 12h30.
PS : notre reportage photo est visible sur Picasa : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/DeSevilleAPorto16Au30Mars2014?authuser=0&authkey=Gv1sRgCJab9q2Li82mGg&feat=directlink
Croisière MSC Orchestra: escales à Malaga, Cadix, Lisbonne, Gibraltar, Alicante
Bonjour tout le monde
J'ai absolument besoin d'aide et de votre savoir pour organiser par moi meme l'ensemble des escales de notre croisiere....sur le MSC orchestra au depart du 26 ocotbre prochain... les villes que nous allons decouvrir sont Malaga, Cadix, Lisbonne, Gibraltar, Alicante..
J'ai pu deja voir que pour cadix il fallait se ballader librement et profiter de la ville ...rien de particulier a voir il me semble.. Pour le detroit de gibraltar apparemment il faut monter sur le rocher afin d'apercevoir les singes...mon probleme est que je ne peux pas prendre le telepherique ( j'en ai une peur bleue ), nous ne louons pas de voiture...existe t il des bus qui peuvent nous y amener?
Pour toutes les autres villes je ne sais pas quoi retenir.. Merci par avance de votre aide!
J'ai absolument besoin d'aide et de votre savoir pour organiser par moi meme l'ensemble des escales de notre croisiere....sur le MSC orchestra au depart du 26 ocotbre prochain... les villes que nous allons decouvrir sont Malaga, Cadix, Lisbonne, Gibraltar, Alicante..
J'ai pu deja voir que pour cadix il fallait se ballader librement et profiter de la ville ...rien de particulier a voir il me semble.. Pour le detroit de gibraltar apparemment il faut monter sur le rocher afin d'apercevoir les singes...mon probleme est que je ne peux pas prendre le telepherique ( j'en ai une peur bleue ), nous ne louons pas de voiture...existe t il des bus qui peuvent nous y amener?
Pour toutes les autres villes je ne sais pas quoi retenir.. Merci par avance de votre aide!
La Galice, l'Espagne celte, souvenir de deux semaines en septembre 2003
Nous avons passé une semaine à Saint-Jacques de Compostelle, dans un petit hôtel près du centre de la ville. Très belle ville, en particulier dans le quartier qui abrite la cathédrale. La cathédrale de Saint Jacques est d'ailleurs très impressionnante, surtout la nuit, lorsqu'elle se découpe dans le ciel sombre... Par contre le jour elle est bondée, entre les touristes (reconnaissables à leur guide touristique et à leur appareil photo) et les pèlerins (reconnaissables à leurs chaussures de marche et à leur bâton de pèlerin), il était difficile d'y ressentir une ambiance de calme et de recueillement, comme c'est parfois le cas dans les églises...
Le reste de la ville est très agréable, aussi bien pour déguster des "chocolate con churros" au petit déjeuner ou au goûter, que pour se promener dans le parc Alameda ou pour visiter les musées (très intéressant pour apprendre pas mal de choses sur la région).
Depuis Saint-Jacques, nous avons pu visiter les Rias Bajas (la côte au sud est de la Galice) qui ressemble fort aux côtes bretonnes, toutes découpées, avec des rochers s'avançant dans la mer... Petit détail que l'on ne trouve pas en Bretagne : les "horreos", sorte de greniers à grain sur pilotis, en pierre, surmontés d'une croix. Le maïs (il y en a beaucoup en Galice) y est assez protégé des petits rongeurs, et sûrement de l'eau, lorsque les horreos sont au bord de mer. En tous cas, les paysages sont vraiment magnifiques, alliant la montagne, la campagne et la mer. Depuis certains points de vue, nous avions une telle visibilité, que toute la cote se dessinait devant nous !
En ce qui concerne les autres villes de Galice, nous avons passé une journée à Lugo, situé plus à l'est. C'est une charmante petite ville entourée de muraille romaine très bien conservée.
Nous avons également passé une journée à La Coruña, en compagnie d'un ami Galicien qui nous a d'abord emmener goûter la cuisine locale (du poulpe (une fois qu'on a réussi à oublié l'aspect, c'est vraiment très bon, la chair est très tendre), de l'empañada (sorte de tourte à la viande), de piments de Padron (sortes de petits poivrons)... et de l'albariño, un très bon vin blanc). Ensuite, nous avons suivi tout le "passeo" maritime (une promenade de 5 km en longeant la mer) pour visiter le château (transformé en mussée), la Tour d'Hercule, et l'aquarium (avec des requins et des phoques !). Bref, une journée bien remplie !
Nous avons ensuite quitté Saint-Jacques pour le sud de la Galice, en passant tout d'abord une journée à Tui, ville frontière avec le Portugal. C'est une charmante petite ville médiévale comme je les aime, avec une belle cathédrale fortifiée (du chemin de ronde au dessus du cloître, on pouvait voir le Portugal, sur l'autre rive du Mino, et toute la campagne environnante). Et niveau gastronomie, petit changement : ce n'est plus le poisson et le poulpe qui prédomine comme sur la côte, mais la charcuterie (et il est vrai que leur saucisson et chorizo sont vraiment très bon !).
Ourense (plus à l'est par rapport à Tui, mais toujours dans le sud) est aussi une ville médiévale dont le centre a gardé un certain caché avec toutes ses vieilles pierres... La ville est d'ailleurs plus que médiévale, puisque les Romains s'y était déjà installé : le vieux pont l'atteste, ainsi que l'eau sortant brûlante de la source thermale, que les romains aimaient tant...
Depuis Ourense, nous avons fait une excursion dans les Gorges du Sil. Paysages vraiment impressionnants, aussi bien depuis le haut des falaises donnant sur le fleuve, que depuis le fleuve lui-même lorsque l'on a fait une ballade en bateau pour voir les gorges de l'intérieur.
Nous avons profité d'être dans le sud de la Galice pour faire un petit tour au Portugal, et plus précisément à Porto... J'ai été un petit peu déçue, car la ville est vraiment très salle (surtout en comparaison avec Prague, j'y étais 2 semaines plus tôt...) et pas du tout entretenue, c'est dommage car elle pourrait être vraiment très jolie. Par contre, la visite et dégustation d'une cave de Porto s'est avérée très intéressante (et a alourdie considérablement ma valise !)
Pas d'adresse à donner, que des souvenirs qui 5 ans après sont toujours bien présents et me donnent envie de revenir en Espagne !
Depuis Saint-Jacques, nous avons pu visiter les Rias Bajas (la côte au sud est de la Galice) qui ressemble fort aux côtes bretonnes, toutes découpées, avec des rochers s'avançant dans la mer... Petit détail que l'on ne trouve pas en Bretagne : les "horreos", sorte de greniers à grain sur pilotis, en pierre, surmontés d'une croix. Le maïs (il y en a beaucoup en Galice) y est assez protégé des petits rongeurs, et sûrement de l'eau, lorsque les horreos sont au bord de mer. En tous cas, les paysages sont vraiment magnifiques, alliant la montagne, la campagne et la mer. Depuis certains points de vue, nous avions une telle visibilité, que toute la cote se dessinait devant nous !
En ce qui concerne les autres villes de Galice, nous avons passé une journée à Lugo, situé plus à l'est. C'est une charmante petite ville entourée de muraille romaine très bien conservée.
Nous avons également passé une journée à La Coruña, en compagnie d'un ami Galicien qui nous a d'abord emmener goûter la cuisine locale (du poulpe (une fois qu'on a réussi à oublié l'aspect, c'est vraiment très bon, la chair est très tendre), de l'empañada (sorte de tourte à la viande), de piments de Padron (sortes de petits poivrons)... et de l'albariño, un très bon vin blanc). Ensuite, nous avons suivi tout le "passeo" maritime (une promenade de 5 km en longeant la mer) pour visiter le château (transformé en mussée), la Tour d'Hercule, et l'aquarium (avec des requins et des phoques !). Bref, une journée bien remplie !
Nous avons ensuite quitté Saint-Jacques pour le sud de la Galice, en passant tout d'abord une journée à Tui, ville frontière avec le Portugal. C'est une charmante petite ville médiévale comme je les aime, avec une belle cathédrale fortifiée (du chemin de ronde au dessus du cloître, on pouvait voir le Portugal, sur l'autre rive du Mino, et toute la campagne environnante). Et niveau gastronomie, petit changement : ce n'est plus le poisson et le poulpe qui prédomine comme sur la côte, mais la charcuterie (et il est vrai que leur saucisson et chorizo sont vraiment très bon !).
Ourense (plus à l'est par rapport à Tui, mais toujours dans le sud) est aussi une ville médiévale dont le centre a gardé un certain caché avec toutes ses vieilles pierres... La ville est d'ailleurs plus que médiévale, puisque les Romains s'y était déjà installé : le vieux pont l'atteste, ainsi que l'eau sortant brûlante de la source thermale, que les romains aimaient tant...
Depuis Ourense, nous avons fait une excursion dans les Gorges du Sil. Paysages vraiment impressionnants, aussi bien depuis le haut des falaises donnant sur le fleuve, que depuis le fleuve lui-même lorsque l'on a fait une ballade en bateau pour voir les gorges de l'intérieur.
Nous avons profité d'être dans le sud de la Galice pour faire un petit tour au Portugal, et plus précisément à Porto... J'ai été un petit peu déçue, car la ville est vraiment très salle (surtout en comparaison avec Prague, j'y étais 2 semaines plus tôt...) et pas du tout entretenue, c'est dommage car elle pourrait être vraiment très jolie. Par contre, la visite et dégustation d'une cave de Porto s'est avérée très intéressante (et a alourdie considérablement ma valise !)
Pas d'adresse à donner, que des souvenirs qui 5 ans après sont toujours bien présents et me donnent envie de revenir en Espagne !
Retour d'une croisière Espagne-Portugal-Gibraltar sur le Costa Mediterranea (le 18 octobre)
Bonjour à tous,
Voilà, nous rentrons, l'oeil pétillant, le visage bien coloré et la tête remplie de découvertes de notre belle aventure à bord du Costa Méditerranéa.
La déco du Méditerranéa est plaisante, histoire de goûts.... Pour le moment le Magica reste notre préféré! (la taille du navire aussi) L'agencement du Méditerranéa est particulier. Superbe salle avec piste de danse au pont 1, (isolée), petits bars coincés avant l'entrée du restau, ou le long des couloirs ? De toutes façons, l'ambiance qui y régnait était d'un calme majestueux, je dirais même un peu tristounette au niveau du hall d'entrée (le pianiste devait avoir une gastro cette semaine là ?) DOMMAGE ! Nous avons été voir Marie avec des autres couples, notre francophone, très agréable pour lui signaler, mais bon ... A signaler, pratiquement pas d'enfant à bord .
Le personnel à bord excellent!
La nourriture à bord, correcte, en abondance. Les produits de" luxe" et de qualité se font rare tout de même.
Les spectacles, dans l'ensemble, un peu déçu par rapport à notre dernière croisière qui étaient tous de qualité et j'insiste! comme quoi ?
Nous avons eu de la chance avec le temps!, nous avons échappé à un orage en arrivant à Gibraltar, on ne voyait que des dauphins danser autour du bateau, puis le temps s'est découvert pour la visite à ne pas manquer de ce fameux Rocher
Les visites de malaga, Cadix, Lisbonne Alicante et Barcelone peuvent se faire facilement par ses propre moyens et sans peine.
En résumé, un tour d'horizon bien agréable à découvrir paisiblement.
Je reste à votre entière disposition pour tous renseignements.
Je vais d'ici peu continuer mon album photos (voir mon adresse)pour vous donner un aperçu de ce parcours .
Bonne journée.
Ps.Une pensée à Emanuella et son Papa Ravie d'avoir fait votre connaissance.
Sophie
Voilà, nous rentrons, l'oeil pétillant, le visage bien coloré et la tête remplie de découvertes de notre belle aventure à bord du Costa Méditerranéa.
La déco du Méditerranéa est plaisante, histoire de goûts.... Pour le moment le Magica reste notre préféré! (la taille du navire aussi) L'agencement du Méditerranéa est particulier. Superbe salle avec piste de danse au pont 1, (isolée), petits bars coincés avant l'entrée du restau, ou le long des couloirs ? De toutes façons, l'ambiance qui y régnait était d'un calme majestueux, je dirais même un peu tristounette au niveau du hall d'entrée (le pianiste devait avoir une gastro cette semaine là ?) DOMMAGE ! Nous avons été voir Marie avec des autres couples, notre francophone, très agréable pour lui signaler, mais bon ... A signaler, pratiquement pas d'enfant à bord .
Le personnel à bord excellent!
La nourriture à bord, correcte, en abondance. Les produits de" luxe" et de qualité se font rare tout de même.
Les spectacles, dans l'ensemble, un peu déçu par rapport à notre dernière croisière qui étaient tous de qualité et j'insiste! comme quoi ?
Nous avons eu de la chance avec le temps!, nous avons échappé à un orage en arrivant à Gibraltar, on ne voyait que des dauphins danser autour du bateau, puis le temps s'est découvert pour la visite à ne pas manquer de ce fameux Rocher
Les visites de malaga, Cadix, Lisbonne Alicante et Barcelone peuvent se faire facilement par ses propre moyens et sans peine.
En résumé, un tour d'horizon bien agréable à découvrir paisiblement.
Je reste à votre entière disposition pour tous renseignements.
Je vais d'ici peu continuer mon album photos (voir mon adresse)pour vous donner un aperçu de ce parcours .
Bonne journée.
Ps.Une pensée à Emanuella et son Papa Ravie d'avoir fait votre connaissance.
Sophie
Espagne/Portugal: circuit en terre ibérique (juillet 2007)
Jeudi 19 juillet : cap sur l’Espagne Anne et moi arrivons vers 19h à l’aéroport et nous découvrons le tout récent MP2, le terminal low cost de Marseille, inauguré un an auparavant. Décor sommaire, couleurs vert pomme et cramoisi… Bref, on n’est pas là pour visiter. Il n’y a pas de file d’attente, nous en profitons pour faire enregistrer les bagages que nous portons et déposons nous-mêmes sur le tapis roulant. On peut alors se poser tranquillement dans le hall et se remplir la panse de nos sandwiches. Nous avons devant nous assez de temps pour nous diriger vers l’autre terminal, le vrai si j’ose dire, où nous pouvons trouver les magazines qui nous occuperont pendant la bonne heure et demi de voyage qui se présente devant nous.
21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.
Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.
Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…
Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…
J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…
Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.
La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.
Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.
Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.
Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.
Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.
Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.
En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.
La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…
Samedi 21 juillet : Royal Madrid
Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.
Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…
Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.
Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.
En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…
Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo
En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.
Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.
Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.
J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.
Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…
A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…
Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.
Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.
En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…
Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre
Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.
Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.
Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.
Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.
Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !
Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.
Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…
Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !
La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.
Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.
Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.
Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.
Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.
Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.
Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.
Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.
A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…
Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night
Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.
La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.
Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.
La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.
Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.
La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.
Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.
Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.
Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.
C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…
Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei
Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.
Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…
Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.
Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.
Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.
Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…
Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…
Vendredi 27 juillet : direction Porto
Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.
Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…
La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.
Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.
Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?
A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.
Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.
Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.
Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.
Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…
Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires
Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.
C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.
Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.
Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.
14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.
Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.
Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.
Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.
Dimanche 29 juillet : retour à la réalité
Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.
Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…
Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.
14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !
Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.
L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !
Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.
Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.
Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…
Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…
J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…
Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.
La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.
Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.
Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.
Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.
Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.
Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.
En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.
La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…
Samedi 21 juillet : Royal Madrid
Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.
Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…
Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.
Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.
En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…
Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo
En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.
Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.
Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.
J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.
Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…
A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…
Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.
Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.
En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…
Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre
Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.
Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.
Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.
Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.
Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !
Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.
Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…
Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !
La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.
Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.
Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.
Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.
Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.
Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.
Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.
Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.
A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…
Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night
Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.
La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.
Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.
La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.
Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.
La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.
Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.
Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.
Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.
C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…
Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei
Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.
Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…
Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.
Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.
Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.
Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…
Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…
Vendredi 27 juillet : direction Porto
Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.
Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…
La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.
Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.
Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?
A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.
Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.
Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.
Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.
Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…
Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires
Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.
C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.
Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.
Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.
14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.
Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.
Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.
Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.
Dimanche 29 juillet : retour à la réalité
Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.
Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…
Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.
14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !
Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.
L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !
Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
Conseils sur l'Espagne et le Portugal
Bonjour à tous!
Partir en Espagne et au Portugal mais où? Est-ce bien coûteux durant le mois d'août, les moyens de transports et hébergements... Nous voyageons sac au dos, pas peur des auberges ultra rudimentaires, amoureuse de la vie! D'ailleurs, qu'est-ce qu'il ne faut absolument pas rater là-bas!!
Merci beaucoup!🙂
Michèle
Partir en Espagne et au Portugal mais où? Est-ce bien coûteux durant le mois d'août, les moyens de transports et hébergements... Nous voyageons sac au dos, pas peur des auberges ultra rudimentaires, amoureuse de la vie! D'ailleurs, qu'est-ce qu'il ne faut absolument pas rater là-bas!!
Merci beaucoup!🙂
Michèle
Service de la Compagnie Tap Portugal sur Miami
Bonjour à tous
Est ce que quelqu'un a pris Tap sur cette ligne? Si oui, qu'elle est en éco la qualité du service: siege, repas, film; boissions
Meric beaucoup pour vos infos😏🙂🙂
Est ce que quelqu'un a pris Tap sur cette ligne? Si oui, qu'elle est en éco la qualité du service: siege, repas, film; boissions
Meric beaucoup pour vos infos😏🙂🙂
Route des vins en Espagne et au Portugal
Bonjour,
Je voulais tout simplement savoir s'il y en a qui on déjà fait la route des vins en Espagne et au Portugal? comment avez vous trouver cela?
Merci :)
Je voulais tout simplement savoir s'il y en a qui on déjà fait la route des vins en Espagne et au Portugal? comment avez vous trouver cela?
Merci :)
Croisière MSC Magnifica France - Espagne - Maroc - Portugal - Italie
Bonjour à tous 🙂
Nous partons avec des amis octobre prochain sur le msc magnifica : Marseille, Espagne, Maroc, Portugal et Italie. Ce sera notre 3ème croisière sur MSC. Si vous l'avez déjà fait, je serais heureuse de lire votre compte rendu. Plus particulièrement concernant l'accostage à Malaga, Maroc et Portugal. Quel est le moyen de transport pour visiter ces villes ? Peut-on y aller à pied du port à la ville ? Au plaisir de vous lire 🙂 Un grand merci d'avance
Lola.
Nous partons avec des amis octobre prochain sur le msc magnifica : Marseille, Espagne, Maroc, Portugal et Italie. Ce sera notre 3ème croisière sur MSC. Si vous l'avez déjà fait, je serais heureuse de lire votre compte rendu. Plus particulièrement concernant l'accostage à Malaga, Maroc et Portugal. Quel est le moyen de transport pour visiter ces villes ? Peut-on y aller à pied du port à la ville ? Au plaisir de vous lire 🙂 Un grand merci d'avance
Lola.
Passeport suisse périmé et perforé pour voyage au Portugal et en Europe?
Bonjour,
Je me permets de vous poser une question afin d'être sure à 100% de ce que j'avance à des proches. Ma mère, mon frère et ma soeur voyagent dans 1 mois au Portugal en car avec leur passeports suisses, tous périmés. Je leur ai dit que leur passeport restait "valable" 5 ans dans l'UE dès la date de péremption. J'ai bien raison...? Ils ne rencontreront aucun problème aux douanes française, espagnoles et portugaises?
L'autre question, je dirais dont je ne suis pas sure du tout, est que ma soeur a elle son passeport "perforé", donc non valable... Mais perforé depuis 6 mois environ seulement. Rencontrera-t-elle des problèmes?
Je me permets de vous poser une question afin d'être sure à 100% de ce que j'avance à des proches. Ma mère, mon frère et ma soeur voyagent dans 1 mois au Portugal en car avec leur passeports suisses, tous périmés. Je leur ai dit que leur passeport restait "valable" 5 ans dans l'UE dès la date de péremption. J'ai bien raison...? Ils ne rencontreront aucun problème aux douanes française, espagnoles et portugaises?
L'autre question, je dirais dont je ne suis pas sure du tout, est que ma soeur a elle son passeport "perforé", donc non valable... Mais perforé depuis 6 mois environ seulement. Rencontrera-t-elle des problèmes?
Cherche infos sur la Côte d'Azur, l'Espagne et le Portugal
Bonjour à tous !!!!!!!
Je suis en train de préparer un petit periple dans les pays ci-dessus.
Je sais, c'est la honte, je suis française et je ne connais pas le sud de la France... Mais cette année j'y vais!!!!
Je compte partir avec un ami en "road trip" avec ma ptite 205. Je sais, ce n'est peut-etre pas la meilleure solution, mais je pense que c'est ce qui nous permettra d'etre le plus mobile? Je serai interessee d'avoir des commentaires là-dessus si vous avez deja fait un genre de voyage similaire...
Aussi, si vous pouviez me recommander des coins à ne pas manquer pour le sud de la France, ce serait adorable! Je pense qu'on va aller d'ouest en est pour rejoindre l'espagne en direction de Barcelone.
Tous bons conseils bienvenus then, Un grand merci d'avance,
Bon surf a tous!!!
Je suis en train de préparer un petit periple dans les pays ci-dessus.
Je sais, c'est la honte, je suis française et je ne connais pas le sud de la France... Mais cette année j'y vais!!!!
Je compte partir avec un ami en "road trip" avec ma ptite 205. Je sais, ce n'est peut-etre pas la meilleure solution, mais je pense que c'est ce qui nous permettra d'etre le plus mobile? Je serai interessee d'avoir des commentaires là-dessus si vous avez deja fait un genre de voyage similaire...
Aussi, si vous pouviez me recommander des coins à ne pas manquer pour le sud de la France, ce serait adorable! Je pense qu'on va aller d'ouest en est pour rejoindre l'espagne en direction de Barcelone.
Tous bons conseils bienvenus then, Un grand merci d'avance,
Bon surf a tous!!!










