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5 mois en Afrique
Bonjour,
Nous souhaitons, mon amie et moi faire nos premiers pas en Afrique à partir de novembre et pour 5 mois. Nous avons arrêté notre choix sur le Sénégal pour le moment. Pour trois mois peut-être, y a t-il matière à rester aussi longtemps dans ce voyage? Nous souhaitons privilégier les contacts, partir sac à dos, prendre les transports locaux, dormir dans les villages et surtout prendre le temps.
Des idées à partir du Sénégal pour compléter notre voyage sur d'autres destinations? Nous avons pensé au Cap Vert?
Décision prise ces jours-ci, j'en suis juste à la lecture de ce forum, je ne me suis pas encore procuré de guide papier et carte et je n'attends pas qu'on me prépare mon itinéraire quoique j'aime voyager sans préparation mais en attendant les mois qui nous séparent du départ j'ai besoin de prendre contact.
Merci pour votre aide
Laurent
Décision prise ces jours-ci, j'en suis juste à la lecture de ce forum, je ne me suis pas encore procuré de guide papier et carte et je n'attends pas qu'on me prépare mon itinéraire quoique j'aime voyager sans préparation mais en attendant les mois qui nous séparent du départ j'ai besoin de prendre contact.
Merci pour votre aide
Laurent
Avez-vous déjà été déçu d'un voyage?
Bonjour,
J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu(e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant de partir ?
Je veux parler uniquement de la destination et non pas déçu parce qu'il a plu, parce qu'on a volé vos papiers, parce que vous avez malade... ou autre question "pratique".
J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu(e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant de partir ?
Je veux parler uniquement de la destination et non pas déçu parce qu'il a plu, parce qu'on a volé vos papiers, parce que vous avez malade... ou autre question "pratique".
Les villes d'Europe où on mange le mieux
Bonjour !
J'aimerais que l'on partage ici de bonnes expériences culinaires en Europe, avec une évocation des villes où vous avez le mieux mangé, voire même un petit classement... J'entends par là la nourriture qu'on trouve bien sûr, mais aussi la variété culinaire (si on mange de bonnes choses mais que ça se limite à 4 plats c'est vite soulant...), le meilleur rapport qualité-prix (bien sûr il faut prendre en compte le coût de la vie dans le pays), la variété de prix aussi (y en a-t-il pour tous les budgets ?), etc...
Alors de mes expériences en tête je dirais quand même Paris, non pas par chauvinisme mais parce qu'on y trouve presque tout ! Des restos italiens, russes, japonais, indiens, mexicains, géorgien, iranien, grecs, thai, marocains... on a le choix ! Sans parler de la cuisine française (finalement c'est ce que je mange le moins, mais elle existe) notamment les cuisines de nos régions. Bien sûr le bémol c'est le prix... mais heureusement on peut se faire plaisir en passant par des sites qui proposent des réductions, personnellement je ne sors plus que comme ça ! Autre bémol, le manque de petits salons de thé sympas ouverts jusqu'à tard le soir, et pas chers...
Ensuite vient Madrid, on y a vraiment très bien mangé ! Vaste choix de tapas et de cuisines étrangères, surtout sud-américaines (bien plus qu'à Paris, logique), on s'est régalé avec des escalopes argentines/uruguayennes notamment ! Moins chère que Paris et là encore on peut s'en sortir grâce aux sites de réductions. On y trouve plus d'endroits où gouter et des cafés un peu originaux...
Autre super souvenir culinaire, Plovdiv, en Bulgarie. On s'est régalé de plats typiques pour vraiment une bouchée de pain ! Il y avait pas mal de choix à Sofia aussi. Mais c'est surtout de la cuisine locale, après les plats sont variés et bons, même si on trouve aussi quelques autres cuisines. À Plovdiv nous avons mangé dans un très bon resto russe...
Pour le moment c'est surtout ça qui me vient à l'esprit, même si j'ai bien mangé plus ou moins partout, le reste se détache moins au final. J'imagine qu'à Londres on trouve un peu de tout aussi, mais je n'ai pas été tant que ça au resto là-bas à cause des prix... Barcelone semble être un peu comme Madrid, on y trouve une nourriture variée, mais un poil moins de choix...
J'adore Séville pour ses tapas variées et pas chères, ses pâtisseries ou salons de thé, après pour y manger "étranger" c'est plus dur, et peu de "vrais" restos dans le centre (ou alors pour les touristes) mais il y a tellement de choix de tapas (carrément des mini plats !) qu'on se lasse pas (bon si j'y vivais je dis pas). Un peu déçue par la nourriture portugaise même si à Lisbonne on a été dans un excellent resto de Rodizio à volonté à des prix attractifs, et à Porto dans un très bon resto du Mozambique (mais du coup ce qui nous a le plus plu n'était pas la nourriture portugaise), mais on avait pas forcément cherché de super restos, y allant avec un petit budget.
J'ai bien aimé la cuisine hongroise aussi, mais elle n'est pas si variée que ça, et même dans le centre de Budapest je n'ai pas trouvé beaucoup de restos autres que hongrois... et un peu déçue par les prix là-bas vu le niveau de vie.
De bonnes choses à Prague et Cracovie mais bon ce ne sont pas les meilleures cuisines (pour moi)
Voilà pour mon résumé du moment !
J'aimerais que l'on partage ici de bonnes expériences culinaires en Europe, avec une évocation des villes où vous avez le mieux mangé, voire même un petit classement... J'entends par là la nourriture qu'on trouve bien sûr, mais aussi la variété culinaire (si on mange de bonnes choses mais que ça se limite à 4 plats c'est vite soulant...), le meilleur rapport qualité-prix (bien sûr il faut prendre en compte le coût de la vie dans le pays), la variété de prix aussi (y en a-t-il pour tous les budgets ?), etc...
Alors de mes expériences en tête je dirais quand même Paris, non pas par chauvinisme mais parce qu'on y trouve presque tout ! Des restos italiens, russes, japonais, indiens, mexicains, géorgien, iranien, grecs, thai, marocains... on a le choix ! Sans parler de la cuisine française (finalement c'est ce que je mange le moins, mais elle existe) notamment les cuisines de nos régions. Bien sûr le bémol c'est le prix... mais heureusement on peut se faire plaisir en passant par des sites qui proposent des réductions, personnellement je ne sors plus que comme ça ! Autre bémol, le manque de petits salons de thé sympas ouverts jusqu'à tard le soir, et pas chers...
Ensuite vient Madrid, on y a vraiment très bien mangé ! Vaste choix de tapas et de cuisines étrangères, surtout sud-américaines (bien plus qu'à Paris, logique), on s'est régalé avec des escalopes argentines/uruguayennes notamment ! Moins chère que Paris et là encore on peut s'en sortir grâce aux sites de réductions. On y trouve plus d'endroits où gouter et des cafés un peu originaux...
Autre super souvenir culinaire, Plovdiv, en Bulgarie. On s'est régalé de plats typiques pour vraiment une bouchée de pain ! Il y avait pas mal de choix à Sofia aussi. Mais c'est surtout de la cuisine locale, après les plats sont variés et bons, même si on trouve aussi quelques autres cuisines. À Plovdiv nous avons mangé dans un très bon resto russe...
Pour le moment c'est surtout ça qui me vient à l'esprit, même si j'ai bien mangé plus ou moins partout, le reste se détache moins au final. J'imagine qu'à Londres on trouve un peu de tout aussi, mais je n'ai pas été tant que ça au resto là-bas à cause des prix... Barcelone semble être un peu comme Madrid, on y trouve une nourriture variée, mais un poil moins de choix...
J'adore Séville pour ses tapas variées et pas chères, ses pâtisseries ou salons de thé, après pour y manger "étranger" c'est plus dur, et peu de "vrais" restos dans le centre (ou alors pour les touristes) mais il y a tellement de choix de tapas (carrément des mini plats !) qu'on se lasse pas (bon si j'y vivais je dis pas). Un peu déçue par la nourriture portugaise même si à Lisbonne on a été dans un excellent resto de Rodizio à volonté à des prix attractifs, et à Porto dans un très bon resto du Mozambique (mais du coup ce qui nous a le plus plu n'était pas la nourriture portugaise), mais on avait pas forcément cherché de super restos, y allant avec un petit budget.
J'ai bien aimé la cuisine hongroise aussi, mais elle n'est pas si variée que ça, et même dans le centre de Budapest je n'ai pas trouvé beaucoup de restos autres que hongrois... et un peu déçue par les prix là-bas vu le niveau de vie.
De bonnes choses à Prague et Cracovie mais bon ce ne sont pas les meilleures cuisines (pour moi)
Voilà pour mon résumé du moment !
Juste 3 jours hors de Bangkok: Ban Krut ou Prachuap Khiri Khan?
Bonjour
je pars bientôt en Thailande pour pas tout à fait 15 j dont une première semaine à Bangkok rendre visite à mon frère installé là bas avec sa famille. il me restera 3 jours avant le retour, donc pas le temps d'aller trop loin, est ce qu'aller à Ban krut ou Prachuap Khiri Khan est une bonne idée ? lequel des 2 ? histoire de s'aérer et avoir un peu de calme après Bangkok qui me semble une ville assez trépidante et étouffante à vrai dire (j'espère me tromper...) - je ne connais pas du tout la Thailande. suis plus nature, balade, rando, culture, que bronzette sur la plage shopping et vie nocturne. si vous avez d'autres suggestions je suis preneuse
merci par avance !!
Voyage sud-ouest de la France
Bonjour,
Mon mari et moi souhaitons partir pour la France fin août, début septembre 2015 avec comme départ Bordeau et terminer à Marseille pour un voyage de trois semaines. Nous aimerions avoir un itineraire entre ces deux villes ainsi que les endroits à voir absolument.
Merci de vos conseils
Brigitte
Merci de vos conseils
Brigitte
Grèce: guerre aux hôtels "tout compris"
Le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déclaré la guerre aux hôtels pratiquant le "all-inclusive", cette option de séjour où logement, nourriture, boissons et activités sont compris. Selon Tsipras, les revenus engendrés par les méga resorts qui proposent ces formules ne sont pas réinjectés dans l'économie locale. De plus, il regrette que ces séjours freinent les touristes à découvrir la vraie Grèce.
Les complexes hôteliers qui peuplent les côtes grecques ulcèrent le tout nouveau Premier grec. Celui-ci, bien décidé à changer l'économie de son pays, prévoit notamment une mesure qui pourrait affecter les touristes étrangers. Il a en effet l'intention d'interdire l'arrivée de nouvelles chaînes d'hôtels et de taxer davantage les plus gros centres de vacances existants.
Son projet va à l'encontre de la mondialisation: "Nous voulons revenir à un tourisme traditionnel et de petite échelle qui profite à nos petits commerçants et entrepreneurs", résume-t-il.
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2198790/2015/01/29/Tsipras-declare-la-guerre-aux-hotels-all-in-en-Grece.dhtml
Son projet va à l'encontre de la mondialisation: "Nous voulons revenir à un tourisme traditionnel et de petite échelle qui profite à nos petits commerçants et entrepreneurs", résume-t-il.
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2198790/2015/01/29/Tsipras-declare-la-guerre-aux-hotels-all-in-en-Grece.dhtml
Quoi voir au sud de la France?
Je m'en vais à Montpellier au Sud de le France pendant 3 mois et j'ai l'intention de voir du pays le plus possible. Mais par où commencer? J'ai eu quelques références et classiques à aller voir, mais j'aimerais bien avoir de vos conseils sur des places uniques, typiques, historiques, de plaisances qui valent la peine sur tout la côte Sud de la france: de la Côte d'Azur jusqu'en Espagne/Barcelone.
Des idées.. je les prends tous en consiodération!! :) Si vous pouvez préciser pourquoi vous avez aimé telle ou telle place ce serait encore plus pratique et facile de faire mes choix!! Merci!!
Des idées.. je les prends tous en consiodération!! :) Si vous pouvez préciser pourquoi vous avez aimé telle ou telle place ce serait encore plus pratique et facile de faire mes choix!! Merci!!
Doutes sur un itinéraire au nord-est des États-Unis, Québec et Ontario
Bonjour nous sommes une famille de 5 (2 adultes et 3 ados) et je (l'ado de 18 ans) suis chargée de préparer l'itinéraire. Je me confronte à plusieurs problèmes... En effet pour satisfaire les intérêts de tout le monde, nous aimerions visiter la région de Boston, une partie du Québec ainsi que l'Ontario tout ça en 24 jours de visites. Cependant plusieurs itinéraires sont possible en fonction des billets d'avions choisis.
Itinéraire 1 : (le mieux, le plus faisable)

Je commence l'itinéraire à partir de Boston mais l'inverse est bien sûr possible. En gros je penserai faire ça (l'itinéraire est bien sûr modifiable selon vos conseils, vos craintes ou vos désirs 😎)
Jour 1 : Boston (freedom trail, centre ville) Jour 2 : Boston (centre ville, Cambridge MIT Harvard) Jour 3 : excursion depuis Boston sur la presqu'île de Cape Cod (baignades, baleines) Jour 4 : journée de route pour rejoindre Québec, je ne sais pas si au cours de la route ça vaut le coup de consacrer une journée à la région du Mont Washington. Jour 5 : Visite de la ville de Québec (basse ville et haute ville) Jour 6 : Visite de la ville de Québec. Jour 7 : Direction Tadoussac, sur la route arrêt à Malbaie, Port au Persil... Jour 8 : Excursion pour les baleines, balade en quad ou observations des ours. Jour 9 : Route en direction de Saguenay tout en faisant de multiples arrêt pour admirer le fjord (Anse saint Jean, rivière éternité) Jour 10 : Là j'hésite à soit faire le lac saint jean avec Val-jabert et le zoo saint félicien et donc passer une nuit de plus à Saguenay ou alors directement partir en direction de Shawinigan pour gagner un jour ? Jour 11 : Visite de Trois Rivières, parc de la Mauricie, on aimerais observer des ours bruns. Jour 12 : Montréal Jour 13 : Montréal Jour 14 : Upper Canada Village (tout en restant logée à Montréal) Jour 15 : Ottawa (tout en restant logée à Montréal) Jour 16 : Kingston avec la ballade en bateau (logement à Kingston) Jour 17 : Toronto Jour 18 : Toronto Jour 19 : Chute du Niagara Jour 20 : Visite des environs de Toronto, pourquoi pas ne pas aller se baigner à Wasaga Beach ?
Pour les 4 derniers jours qui restent, où est ce que je pourrais les rajouter ? Profiter de la nature en rajoutant des journées au lac Saint Jean ou bien rajouter des jours à Boston pour pouvoir faire Newport, Old Sturrigde Village, The Berkshires... Je pense vraiment que cet itinéraire est réalisable sans trop se presser car nous aimons faire de la route et cet itinéraire fait environ 2800km donc à mon avis ça le fait. Enfin j'aimerais bien savoir vos avis. 😉 Le problème se pose pour le prix des billets d'avions, en effet prendre un vol multi destination coûte très cher et malgré mes intenses recherches je ne trouve pas à moins de 750€, l'idéal serait d'avoir 650€ A/R par personne au maximum 😕. Sachant que je ne souhaite réserver mes billets d'avions que par le biais des sites des compagnies aériennes (pas d'agences comme Boursedesvols, opodo, edreams...) Aussi je tiens à vous signaler qu'on est assez flexible sur le choix de l'aéroport de départ (tous les pays frontaliers français compris + pays bas)
Le deuxième itinéraire possible serait de faire une boucle complète en reliant Toronto et Boston. Le problème est que cela commence à faire pas mal de kilomètres (environ 3800), je ne sais pas si cela serait réalisable ? De plus sur la portion entre Toronto et Boston il y a près de 800 km et il n'y a rien de formidable à voir. Cet itinéraire serait beaucoup moins coûteux en billets d'avion.
Je vous demande donc votre aide car j'ai cherché sur les forums et je n'ai pas vu de personnes faire cette boucle.
Merci d'avance.
Itinéraire 1 : (le mieux, le plus faisable)

Je commence l'itinéraire à partir de Boston mais l'inverse est bien sûr possible. En gros je penserai faire ça (l'itinéraire est bien sûr modifiable selon vos conseils, vos craintes ou vos désirs 😎)
Jour 1 : Boston (freedom trail, centre ville) Jour 2 : Boston (centre ville, Cambridge MIT Harvard) Jour 3 : excursion depuis Boston sur la presqu'île de Cape Cod (baignades, baleines) Jour 4 : journée de route pour rejoindre Québec, je ne sais pas si au cours de la route ça vaut le coup de consacrer une journée à la région du Mont Washington. Jour 5 : Visite de la ville de Québec (basse ville et haute ville) Jour 6 : Visite de la ville de Québec. Jour 7 : Direction Tadoussac, sur la route arrêt à Malbaie, Port au Persil... Jour 8 : Excursion pour les baleines, balade en quad ou observations des ours. Jour 9 : Route en direction de Saguenay tout en faisant de multiples arrêt pour admirer le fjord (Anse saint Jean, rivière éternité) Jour 10 : Là j'hésite à soit faire le lac saint jean avec Val-jabert et le zoo saint félicien et donc passer une nuit de plus à Saguenay ou alors directement partir en direction de Shawinigan pour gagner un jour ? Jour 11 : Visite de Trois Rivières, parc de la Mauricie, on aimerais observer des ours bruns. Jour 12 : Montréal Jour 13 : Montréal Jour 14 : Upper Canada Village (tout en restant logée à Montréal) Jour 15 : Ottawa (tout en restant logée à Montréal) Jour 16 : Kingston avec la ballade en bateau (logement à Kingston) Jour 17 : Toronto Jour 18 : Toronto Jour 19 : Chute du Niagara Jour 20 : Visite des environs de Toronto, pourquoi pas ne pas aller se baigner à Wasaga Beach ?
Pour les 4 derniers jours qui restent, où est ce que je pourrais les rajouter ? Profiter de la nature en rajoutant des journées au lac Saint Jean ou bien rajouter des jours à Boston pour pouvoir faire Newport, Old Sturrigde Village, The Berkshires... Je pense vraiment que cet itinéraire est réalisable sans trop se presser car nous aimons faire de la route et cet itinéraire fait environ 2800km donc à mon avis ça le fait. Enfin j'aimerais bien savoir vos avis. 😉 Le problème se pose pour le prix des billets d'avions, en effet prendre un vol multi destination coûte très cher et malgré mes intenses recherches je ne trouve pas à moins de 750€, l'idéal serait d'avoir 650€ A/R par personne au maximum 😕. Sachant que je ne souhaite réserver mes billets d'avions que par le biais des sites des compagnies aériennes (pas d'agences comme Boursedesvols, opodo, edreams...) Aussi je tiens à vous signaler qu'on est assez flexible sur le choix de l'aéroport de départ (tous les pays frontaliers français compris + pays bas)
Le deuxième itinéraire possible serait de faire une boucle complète en reliant Toronto et Boston. Le problème est que cela commence à faire pas mal de kilomètres (environ 3800), je ne sais pas si cela serait réalisable ? De plus sur la portion entre Toronto et Boston il y a près de 800 km et il n'y a rien de formidable à voir. Cet itinéraire serait beaucoup moins coûteux en billets d'avion.
Je vous demande donc votre aide car j'ai cherché sur les forums et je n'ai pas vu de personnes faire cette boucle.
Merci d'avance.
Visa tanzanien pour voyage itinérant vers le Malawi?
Bonjour!
Je cherche désespérément une réponse à un problème de visa, pourriez-vous m'éclairer?! Voila le topo: je viens d'aller à l'ambassade de Tanzanie à Bruxelles (je suis belge) qui dans un premier temps, m'a refusé ma demande de visa: j'atterris le 27 décembre à Dar Es Salaam, et je passe 2 mois à travers la Tanzanie, Malawi, Zambie, Zimbabwe. Mes périodes de transits vont être assez aléatoires, et je compte acquérir les visas dont j'ai besoin pour les autres pays, au fur et à mesur de mon parcours dans les ambassades locales. Mon avion de retour est en Zambie à hahare (et non à Dar) ce qui pour la femme de l'ambassade n'était pas une preuve suffisante pour prouver que je quittais la tanzanie. Elle n'a pas non plus apprécié le fait que je n'avais pas a l'avance mon visa pour le Malawi, ni le fait que ma date de départ de tanzanie vers malawi n'était pas précise. (bien réservation de retour en avion prouve que je ne reste que 60 jours en tout et pour tout en Afrique, moins que le max autorisé de la plupart des visas de tourisme). Elle m'a dit que je devais repasser plus tard avec plus de précisions concernant mon voyage (très flou tout ça!), que je pouvais aussi acquérir le visa a l'aéroport de Dar.. Que me conseilleriez-vous? Cette femme m'a paru assez sévère, j'entends par la que sa réaction m'a semblé fort démesurée et injustifiée, bref pas du tout objective. J'hésite donc entre retourner à l'ambassade avec plus de preuves: booking hotel au Malawi / adresse précise de l'ambassade du Malawi à Dar pour prouver que je vais aller chercher mon visa Malawi là bas / précision concernant ma durée de séjour en Tanzanie etc. Ou alors faire mon visa direct à l'aéroport de Dar Es Salaam. J'ai cru comprendre que c'était facile d'en obtenir un sur place, ceci dit j'ai peur d'être confronté aux même questions à savoir "nous n'avons pas de preuve suffisante que vous quittez la Tanzanie". Dans ce cas, je serai bien bloqué et emmerdé! Qu'en pensez-vous? Voila un grand mail et beaucoup d'inquiétude sans doute pour pas grand chose mais je préfère être sûr.. Je ne suis pas de nature stressé et partir à l'aventure ne me fait pas peur, mais bon n'ayant pas beaucoup d'expérience avec les visas, je suis un peu dans le flou, et pour le coup ça, ça me stresse!
merci pour votre aide,
Maxime.
Je cherche désespérément une réponse à un problème de visa, pourriez-vous m'éclairer?! Voila le topo: je viens d'aller à l'ambassade de Tanzanie à Bruxelles (je suis belge) qui dans un premier temps, m'a refusé ma demande de visa: j'atterris le 27 décembre à Dar Es Salaam, et je passe 2 mois à travers la Tanzanie, Malawi, Zambie, Zimbabwe. Mes périodes de transits vont être assez aléatoires, et je compte acquérir les visas dont j'ai besoin pour les autres pays, au fur et à mesur de mon parcours dans les ambassades locales. Mon avion de retour est en Zambie à hahare (et non à Dar) ce qui pour la femme de l'ambassade n'était pas une preuve suffisante pour prouver que je quittais la tanzanie. Elle n'a pas non plus apprécié le fait que je n'avais pas a l'avance mon visa pour le Malawi, ni le fait que ma date de départ de tanzanie vers malawi n'était pas précise. (bien réservation de retour en avion prouve que je ne reste que 60 jours en tout et pour tout en Afrique, moins que le max autorisé de la plupart des visas de tourisme). Elle m'a dit que je devais repasser plus tard avec plus de précisions concernant mon voyage (très flou tout ça!), que je pouvais aussi acquérir le visa a l'aéroport de Dar.. Que me conseilleriez-vous? Cette femme m'a paru assez sévère, j'entends par la que sa réaction m'a semblé fort démesurée et injustifiée, bref pas du tout objective. J'hésite donc entre retourner à l'ambassade avec plus de preuves: booking hotel au Malawi / adresse précise de l'ambassade du Malawi à Dar pour prouver que je vais aller chercher mon visa Malawi là bas / précision concernant ma durée de séjour en Tanzanie etc. Ou alors faire mon visa direct à l'aéroport de Dar Es Salaam. J'ai cru comprendre que c'était facile d'en obtenir un sur place, ceci dit j'ai peur d'être confronté aux même questions à savoir "nous n'avons pas de preuve suffisante que vous quittez la Tanzanie". Dans ce cas, je serai bien bloqué et emmerdé! Qu'en pensez-vous? Voila un grand mail et beaucoup d'inquiétude sans doute pour pas grand chose mais je préfère être sûr.. Je ne suis pas de nature stressé et partir à l'aventure ne me fait pas peur, mais bon n'ayant pas beaucoup d'expérience avec les visas, je suis un peu dans le flou, et pour le coup ça, ça me stresse!
merci pour votre aide,
Maxime.
Compostelle - Venu à pied depuis la Suisse (extrait de livre)
Comme le poste à suscité pas mal d'attention (700 lectures en une semaine), je vous propose un second extrait de mon aventure sur le chemin de Compostelle depuis la Suisse. A lire plus bas !
Salut à tous !
Au début du printemps de l'année passé (avril 2013) je suis parti à pied sur le chemin de St-Jacques de Compostelle depuis Lausanne en Suisse. A ce moment, j'ai 23 ans, je viens de terminer mes études en tourisme et suis en ce que l'on appelle "année sabbatique" (année de congé que l'on prend à la fin de ses études pour voyager et prendre du recule). Je décide de façon toute à fait irrationnelle en l'espace de 3-4 semaines de partir sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et d'y expérimenter le détachement matériel et monétaire.
Je pars sans montre, sans téléphone portable, sans rasoir à barbe (oui ça me fera une sacrée barbe au final !), sans carte bancaire et avec un montant de ~500€ pour un voyage estimé à 100 jours de marche sur ~2'000 kilomètres. Je n'ai évidemment pas de billet de retour depuis Compostelle car je ne sais pas à quel moment j'atteindrai le kilomètre 0 du chemin. Et j'embarque un pote dans l'aventure qui m'accompagnera jusqu'au Puy-en-Velay (à 18 jours de marche, 430 kilomètres).
J'arrive à Compostelle après 90 jours de marche, 2'200 kilomètres parcourus (j'ai fait un petit détour en chemin) et 350€ en poche (oui le chemin est magique, je peux très bien vivre sans argent durant des périodes d'une semaine/dix jours)...
Aujourd'hui, 16 mois après mon retour en Suisse, je suis en train de rédiger un livre sur cette aventure à la fois humaine et spirituelle, difficile à vivre et magique, vallonnée et régulière. Je vous en propose ici un extrait. Nous en sommes à notre troisième jour de marche. Nous avons passé la nuit au bord du lac Léman en Suisse, entre Lausanne et Genève, et n'avons plus de provisions de nourriture...
Le lendemain matin je suis réveillé par les rayons du soleil et le clapotis des vagues contre le bord du lac. C’est plutôt agréable comme sensation. Je me sens étonnement bien malgré les vingt-cinq kilomètres de marche que nous avons parcours la veille presque contre notre gré. J’ai aussi passé une bonne nuit de sommeil. Je pense que l’air frais sur mon visage – même si initialement je craignais de dormir dehors – à fait énormément de bien à mon corps. Je pensais me lever courbaturé de douleur pour avoir dormi par terre après la journée intense de la veille, mais il n’en est rien. Ce que je considérais à priori comme un échec (le fait de se retrouver dehors pour notre deuxième nuit de voyage) s’est révélé plutôt bénéfique au final. Je rédige mes « pages du matin » dans mon cahier de voyage alors qu’Oscar prépare un feu sauvage pour faire chauffer de l’eau dans une casserole qu’il a emportée dans son sac. Ce matin notre petit-déjeuner est composé exclusivement d’un thé servi dans une bouteille en plastique avec un peu de sucre. Nous avons les deux faims et sommes d’accord sur le fait qu’il faudra être plus efficace que la veille pour trouver de quoi se nourrir aujourd’hui. Nous prévoyons de faire un tour à travers Nyon et de nous présenter dans les boulangeries ou autre commerces d’alimentation pour demander du pain de la veille ou autres invendus. Nos sacs sont prêt et nous amorçons la monté depuis le bord du lac en direction du bourg. Nous arrivons sur une place d’où nous apercevons un apéritif en plein air avec tables, boissons, pâtisseries, fruits… Ni une ni deux je propose à Oscar que l’on essaie de s’y incruster. En arrivant nous sommes tout de suite remarqués par les personnes présentes, normal avec nos dégaines de pèlerins tout juste sorti du lit ! Je lance sur un ton amusé à un homme qui s’est tourné vers nous : - Vous acceptez aussi les pèlerins à votre apéro ? Il me répond en souriant que je dois m’adresser à leur maire – organisateur de l’événement – qui se situe à quelques mètres de lui. Je m’approche et reformule ma question. L’homme me répond un brin agacé que cet apéritif est organisé pour les collaborateurs de la mairie. Puis il ajoute, voyant que la question bien que posé sur le ton du rire est sérieuse (on doit quand même avoir l’air d’avoir faim j’imagine) : - Vous pouvez peut-être repasser à la fin de l’apéro, s’il reste quelque chose… Je lui réponds que ce serait avec plaisir et lui demande à quelle heure. - Vers les midis… Nous répond-t-il. Bien. Nous avons déjà au moins une option si nos recherches de nourriture à travers la petite ville devaient restées vaines jusque-là. Nous continuons notre chemin à travers Nyon et apercevons une boulangerie. Nous décidons de nous y rendre en expliquant que nous sommes des pèlerins sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et en demandant s’ils seraient d’accord de nous céder du pain de la veille ou autres invendus. Premier essai, première réponse négative : - Non, ce n’est pas quelque chose que nous faisons. Mince ! Bon continuons. Deuxième boulangerie : - Non, le pain de la veille ils viennent le chercher chaque soir à la fermeture. Un peu plus loin, nous tentons un troisième essai : même réponse que la deuxième… Un peu démoralisés nous nous décidons à attendre midi pour aller voir si le maire tiendra parole en nous donnant quelques restes de son apéro. En Suisse lors d’un apéro – qui plus est, organisé par l’Etat – normalement il y a toujours quelques restes.
A midi, nous sommes de retour sur la place de la mairie où nous retrouvons notre maire. Nous l’abordons en disant : - Re-bonjour, on est venu voir s’il y a quelques restes pour nous comme convenu… Le maire nous informe qu’il attend encore quelques collaborateurs mais nous propose une pomme et un jus de fruit. Ce n’est pas grand-chose, mais déjà de quoi mettre en route notre estomac. Nous nous mettons à discuter. Notre interlocuteur nous demande des détails de notre voyage. Depuis quand sommes-nous déjà en route ? Combien de kilomètres y a-t-il jusqu’à St-Jacques de Compostelle depuis ici, etc. Je réponds à ses questions et explique la dimension non-monétaire dans laquelle nous souhaitons réaliser notre voyage - d’où le fait que nous soyons venu quémander de quoi manger à cet apéritif. Oscar rajoute que nous avons passé la nuit au bord du lac avec comme seul petit-déjeuner un thé préparé sur un petit feu improvisé. Le maire étonné nous demande alors : - Et vous n’avez pas été inquiété sur la plage pour dormir ? Nous répondons naïvement : - Non, non. Il y avait bien quelques personnes sur la place jusqu’à minuit, mais nous n’avons pas été dérangés. - Quand je vais ai demandé si vous n’avez pas été inquiété je pensais à la police, parce que faire du camping sauvage sur la commune de Nyon c’est interdit normalement. Oups, nous avions un peu oublié que nous étions en face du maire en personne ! Mais il ne nous en veut pas. Il nous demande où nous allons passer la nuit suivante. Nous l’informons que nous allons reprendre la route en direction de Genève et que nous dormirons à plusieurs kilomètres d’ici… Au final, nous aurons encore droit à une pomme, mais rien de plus. Nous n’insistons pas et reprenons notre route à travers Nyon. Deux fruits et un jus ça n’est pas suffisant pour que nous quittions tout de suite la ville, surtout que nous ne savons pas si nous passerons par d’autres magasins d’alimentation prochainement. Je propose la solution d’urgence à Oscar : aller au restaurant Migros qui est en libre-service et nous servir à manger dans les assiettes de restes que les gens déposent dans les charriots de débarrassage à la fin de leur repas. Oscar valide ma proposition et nous voici sur place. Les restaurants Migros en Suisse sont des lieux peu compliqués. On peut s’y rendre pour boire un thé ou manger quelque chose en se servant soi-même au buffet et en passant à la caisse où l’on reçoit un ticket qui certifie que l’on a bien payé les éléments que l’on est en train de consommer. A la fin du repas, on prend son plateau et on l’amène sur des charriots que le personnel vient régulièrement changer lorsque ceux-ci sont pleins. Avec Oscar nous prenons place à une table et nous nous servons de deux verres d’eau du robinet dans des verres en plastiques qui sont à disposition gratuitement. Nous nous équipons également de deux fourchettes disponibles à la sortie des caisses pour la suite. Le plan est simple : nous sommes assis face-à-face, chacun guettant ce qui se passe dans une moitié du restaurant. Lorsqu’un client se lève pour débarrasser son plateau-repas, il s’agit d’identifier s’il y a des restes intéressants dans son assiette. Bien que l’idée vienne de moi, c’est Oscar qui passe à l’action en premier : il nous ramène une salade à peine touchée. C’est un bon début. Il me faut un peu de temps pour me mettre dans le bain, au début je suis encore trop freiné par le regard de gens. Mais au final nous prenons goût au jeu et enchaînons les restes laissés par les clients du self-service : assiette à frites à moitié mangée, carcasse de poulet encore bien garnie, légumes, encore des frites et du poulet… Nous passons plus ou moins inaperçu. En fait, je ne regarde pas autour de nous et je m’en fous de ce que pensent les gens. J’ai faim et il y a de bonnes choses à manger gratuitement. Ces aliments ont été payés donc il n’y a pas de raison de s’en priver. Nous restons une quinzaine de minutes sur place avant de nous éclipser…
En début d’après-midi nous quittons finalement Nyon en rigolant de vive voix en repesant à la manière dont nous nous y sommes pris pour assouvir notre faim. D’abord l’épisode avec le maire à qui nous avons raconté comme nous avons fait du camping sauvage sans autorisation sur sa commune, et puis ensuite la scène du restaurant Migros où nous avons joué aux piques assiettes. Aujourd’hui il faut beau pour la troisième journée consécutive mais la pluie est annoncé pour la soirée. Nous marcherons très probablement moins que la veille pour éviter de nous surmener, et commencerons nos recherches d’hébergement suffisamment tôt pour ne pas être surpris par la pluie.
Après quelques kilomètres, le chemin nous amène au travers d’un petit village dans lequel un magasin d’alimentation se présente. Quelques réserves de nourritures seraient bonnes à prendre, nous décidons donc d’y adresser notre demande malgré les nombreux refus que nous avons récemment essuyés en ville de Nyon. Oscar formule notre sollicitation à la caissière qui nous demande de patienter le temps d’appeler la propriétaire du magasin. Cette dernière se rapproche et je reformule notre demande. Après un bref instant, le temps de saisir notre demande apparemment inhabituelle, je vois les traits du visage de notre interlocutrice s’adoucir pour devenir un sourire. Elle nous répond par la positive et se dirige vers l’étagère de boulangerie. Elle emballe quatre croissants dans un petit sachet en papier, avant de continuer vers les rayons des fruits où elle emballe cette fois deux oranges, deux pommes, deux bananes. - Voilà et bonne route. Nous la remercions chaleureusement avant de nous diriger vers la sortie. Dans le magasin, des clients nous jettent des regards mêlés de curiosité et d’étonnement. C’est un étrange sentiment pour moi, je suis un peu gêné mais ça va. Je suis surtout très touché par la générosité dont a fait preuve inconditionnellement cette dame. Son geste me va droit au cœur. Arrivé dehors, nous nous exclamons : - Purée comment ça fait trop plaisir ! - T’as vu comment ça s’est passé ? Au début je pensais qu’on allait se prendre un refus dans la tronche, mais la proprio était trop sympa ! - On a quatre croissants et six fruits mec. C’est la fête ! Toutefois, avant de nous mettre à manger, nous décidons de marcher une certaine distance pour ne pas que l’on nous voit nous goinfrer directement à côté du magasin. Nous ne voulons pas avoir une attitude qui pourrait paraître irrespectueuse. Nous passons la suite de l’après-midi sans nous presser, faisant une pause pour profiter de ce que nous avons reçu à manger et prévoyant de guetter les occasions où nous pourrions nous mettre à chercher un endroit où passer la nuit. Nous voulons éviter à tout prix le scénario d’hier qui nous a poussés à dépasser largement les 20 kilomètres de marche, sans savoir réellement où nous voulions nous arrêter pour la nuit.
Aux alentours des 17 heures, nous arrivons à Commugny, un petit village du canton de Vaud peu avant de passer sur le sol genevois. Nous passons à côté d’une église devant laquelle se trouve un sceau pour les pèlerins. Nous tamponnons notre carnet et nous arrêtons pour réfléchir. Est-ce que nous commençons nos recherches d’hébergement ici ? C’est qu’il n’y a pas grand monde dans les parages et nous ne nous voyons pas aller sonner chez des gens pour leurs demander l’hospitalité… Nous décidons de faire un tour dans le coin pour voir si nous trouvons un endroit du village plus fréquenté où nous pourrions éventuellement aborder des gens afin de les solliciter comme hospitaliers spontanés.
Après avoir un peu marché nous arrivons dans ce qui semble être le centre du village. Le bâtiment communal s’y situe ainsi que la déchetterie qui crée beaucoup d’aller et venue de gens qui viennent amener leurs déchets. Nous abordons une dame. Nous nous présentons en expliquant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Elle nous informe qu’il existe un accueil jacquaire dans le village. Il s’agit de gens qui accueillent bénévolement les pèlerins chez eux en offrant un repas, une place où dormir ainsi qu’un petit-déjeuner. Avant de partir, le pèlerin paie un montant qu’il détermine lui-même en fonction de sa bonne-volonté. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui pratique l’accueil jacquaires chez eux. Néanmoins, vu la manière dont nous avons décidé de voyager, c'est-à-dire sans dépenser d’argent en dehors des cas d’urgence, il ne serait pas honnête de nous rendre dans un accueil jacquaire sans laisser d’argent derrière nous après notre séjour. Nous remercions donc la dame de nous avoir donné ces informations, mais nous allons poursuivre nos recherches en comptant plutôt sur l’envie spontanée de quelqu’un de nous accueillir chez lui ou de nous offrir un endroit où passer la nuit, même s’il ne porte pas l’étiquette « accueil jacquaire » écrit sur son front. L’hospitalité ne devrait selon moi pas être détenu par certaines personnes en particuliers, même si celle-ci sont des habitués des pèlerins. Au contraire, je constaterai même plus tard lors de mon voyage, que l’on a souvent les meilleures échanges et discutions avec des personnes qui ne sont justement pas des habituées des pèlerins et qui sont beaucoup plus curieux et attentifs aux anecdotes de voyage que l’on a à leurs raconter. Plutôt que d’aborder chaque passant, et de risquer de nous voir indiquer l’accueil jacquaire dont nous connaissons déjà l’existence à chaque fois, nous optons une nouvelle fois pour un écriteau. Je décide d’en créer un nouveau, plus grand cette fois sur lequel j’inscrirai la même phrase que la première fois : « pèlerins aimables cherchent hébergement pour la nuit ». Pour le support, je déniche un morceau de carton de la déchetterie à côté de laquelle nous nous trouvons, et je m’applique pour présenter une belle écriture, qui donnera envie à n’importe qui de nous ouvrir la porte pour la nuit ! Nous sommes assis là avec nos sacs à dos de pèlerins et la coquille St-Jacques d’Oscar bien visible à nos côtés. Je tiens notre écriteau de recherche d’hébergement dans les mains et affiche un sourire plutôt naturel. Je me suis déjà souvent retrouvé dans des situations où je m’affiche avec un panneau pour faire du stop sur de longues distances, et je trouve ça à chaque fois assez drôle. Le sourire me vient assez facilement face à l’inhabituel de la situation et à la réaction des passants. Beaucoup de gens se parquent à côté de la déchetterie, amènent leurs poubelles ou différents déchets recyclés, puis repartent. Un homme de retour à se voiture, n’ayant visiblement pas pris le temps de lire notre écriteau, nous conseils de nous rendre à la route principale : nous y aurons plus de chance pour trouver une voiture pour nous prendre en stop. Je lui lance : - C’est pas une voiture qu’on cherche, mais un hébergement pour la nuit ! - Ah d’accord, carrément ! Bonne chance. Vient un moment où une dame apparait à vélo dans notre champ de vision depuis la droite. Elle ne roule pas vite car elle est accompagnée de sa petite fille qui n’est pas encore très rapide sur deux roues. Elle passe à quelques mètres devant nous en nous regardant d’un air intrigué. Elle a vu que nous avions un panneau sur lequel est un inscrit une demande, mais elle ne le lit pas. Je la salue toujours souriant et elle nous répond avant de poursuivre sur quelques mètres. Je la suis du regard un instant puis redirige mon attention sur le parking de la déchetterie. Trouverons-nous des gens spontanément ouvert à nous accueillir chez eux ce soir ? Puis mon attention se replace sur la dame à vélo qui s’est arrêté à quelques mètres. Je n’ose pas encore croire à ce que je pense. Après tout, elle s’est peut-être arrêtée pour n’importe quelle raison que nous ne connaissons pas. Elle se retourne et nous demande : - Qu’est-ce qui est écrit sur votre panneau ? Je lui explique qui nous sommes et le voyage que nous avons amorcé vers Compostelle en Espagne. Je continue en disant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Il est d’autant plus important que nous soyons à couvert car de la pluie est annoncée pour la soirée. Nous discutons quelques instants puis notre interlocutrice nous informe que leur maison est actuellement en travaux, notamment au salon. Si elle nous accueille ce serait dans une maison en chantier. Nous lui expliquons que nous sommes tout sauf exigeants et que nous serions tout à fait enchantés de pouvoir être reçu chez elle. Entre-temps sa fille qui avait pris de l’avance à vélo a fait demi-tour et nous à rejoint. Elle écoute notre conversation d’un air concentré. La dame conclus en disant qu’elle va rejoindre sa maison à vélo avec sa fille et se concerter avec son mari avant de venir nous rechercher. Très bien, nous attendrons. Youpi ! On dirait que la chance nous sourit. Après une deuxième journée un peu mitigée en termes de rencontres généreuses, nous nous rattrapons aujourd’hui. Très peu de temps après, une autre dame avec deux petits garçons vient nous aborder. Elle nous a vus discuter avec la dame à vélo, et nous pose également des questions sur notre voyage. Nous lui disons que nous allons probablement être accueillis chez cette dernière qui est allé en parler à son mari avant de revenir. Notre nouvelle interlocutrice d’origine italienne est sympathique. Elle nous dit qu’elle habite dans un petit appartement avec son mari et ses deux fils. Malgré le peu de place nous pourrions éventuellement trouver accueil chez eux ce soir si notre hôte devait se désister. Waouh, quel enchainement de rencontres positives d’un seul coup ! Merci beaucoup. Si nous sommes encore là ce soir parce que notre hôte se serait désistée, ce serait avec plaisir !
Une voiture se gare à quelques mètres de nous dans le parking de la déchetterie communale. A son volant, la dame que nous avons croisée à vélo quelques minutes plus tôt. Elle nous informe que nous pouvons passer la nuit chez elle, mais que comme annoncé précédemment, le rez-de-chaussée est en travaux et qu’il ne faudra pas trop être étonné. Nous la remercions d’avance et chargeons nos sac à dos dans la voiture et nous mettons en route. Nous arrivons peu de temps après dans un petit quartier de villas. Nous nous arrêtons devant sa maison et sortons nos affaires. Son mari nous accueille d’un ton jovial. Au fait, nous sommes Oscar et Stephan, nous ne nous étions encore que présentés comme « des pèlerins sur le chemin de Compostelle » sans préciser notre nom. Nos hôtes s’appellent Gil et Angela. Merci pour l’accueil ! Nous retrouvons également la petite fille à vélo que nous avons déjà rencontrée tout à l’heure, ainsi que sa grande sœur. La plus jeune explique que nous entreprenons un long voyage à pied et que nous cherchons chaque jour un endroit où passer la nuit. Elle a un sourire de petite gamine dont il manque quelques dents de lait récemment tombées. Les deux sœurs ont sept et treize ans, elles s’appellent respectivement Lya et Tehora. Nous posons nos affaires dans un salon vide, dont les meubles et la décoration ont été entreposés sur la terrasse couverte durant les travaux de peinture. Le lendemain, il nous faudra libérer l’espace avant 7h30 du matin pour laisser la place aux travailleurs. Pas de problème, nous sommes tellement reconnaissant de pouvoir dormir à l’intérieur que nous n’allons bien évidemment pas être exigent en quoi que ce soit ! Nos hôtes nous proposent un jus de pomme frais, qui est tout simplement délicieux. Il s’écoule à travers ma gorge en me revitalisant de l’intérieur. Je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié un jus de pomme qu’après une journée de marche comme celle-là. Nous discutons autour du petit bar qui avoisine la cuisine où Angela qui n’était qu’une passante anonyme il y a quelques minutes commence à préparer le repas du soir. Nous résumons notre début d’aventure, et je me rends compte que nous marchons depuis déjà trois jours. Cela peut paraître court mais avec notre recherche d’hébergement non-concluante d’hier soir et notre chasse à la nourriture à travers Nyon ce matin, je n’avais pas réalisé que ce laps de temps s’était déjà écoulé depuis notre départ depuis la cathédrale de Lausanne. J’ai souvent entendu que ce sont les trois premiers jours de suite de pratique d’un sport qui sont difficile pour le corps (par exemple pour le ski). Au-delà de cette période, le corps s’habitue à cet effort régulier. Il nous reste environ 97 jours ou moins de 1’900 km de marche jusqu’à Compostelle selon mon estimation, et nous commençons à être rodé ! Nos hôtes nous proposent d’utiliser la douche qui se trouve au premier étage, chose que nous acceptons avec plaisir. Plus tard nous pourrons même mettre notre linge sale à la machine et au séchoir pour pouvoir le remporter comme neuf le lendemain. Après la douche, et toujours en papotant autour du bar, Gil nous demande si notre pèlerinage nous devait nous empêcher de boire un petit coup de vin. Pas du tout, nous commençons même à être des habitués ! Une bouteille de vin blanc est ouverte et des cacahuètes viennent accompagner l’apéritif. Nous nous sommes tellement contentés de peu ces deux derniers jours, que le jus de pomme suivi du vin et des cacahuètes aurait presque suffit à nous remplir le ventre pour aller dormir. Mais nous nous réjouissons quand même au moment de passer à table. Nous avons droit à une généreuse salade mêlée suivi de pâtes à la sauce tomate et au thon, tout cela accompagné de vin rouge. Miam, quel délice ! Au moment où je rédige ces lignes, j’en ai encore l’eau à la bouche… Durant le repas, nous entendons le bruit d’un orage qui éclate et se rapproche avant de laisser place à la pluie. Nous nous rappelons de la chance que nous avons en étant reçu chez cette famille pour la nuit. Oscar raconte comment nous nous y sommes pris au restaurant Migros de Nyon pour nous nourrir à midi. Je suis un peu gêné lorsque je l’entends raconter la scène mais je ne peux me retenir de lâcher un rire, d’abord un peu nerveux puis ensuite plus décontracté. L’anecdote ne manque pas de faire rire les deux sœurs et apporte une atmosphère détendue au repas. Cela nous mène à discuter de la manière dont fonctionne la société où tout s’achète et se vend. J’explique que c’est avec l’idée d’échapper au système monétaire et ses règles durant un certain temps que j’ai voulu initier ce voyage. C’est osé, mais je ne pense pas, en voyageant ainsi, abuser de la bonté des gens que je rencontre en sollicitant leur aide spontanément. Bien que je ne donne pas d’argent en échange de ce qu’ils m’offrent, je pense leur apporter en échange ma bonne humeur, ma présence et mes récits et anecdotes de voyage. Cela deviendra particulièrement vrai plus j’approcherai de la ville de Santiago de Compostela en traversant la France puis l’Espagne, où je me présenterai ensuite comme « un peregrino venido a pied desde Suiza.... ».
Plus tard, nos hôtes nous proposent de prendre le petit-déjeuner avec eux le lendemain matin avant que n’arrivent les travailleurs et que nous ne reprenions la route. Nous acceptons volontiers, je suis presque même gêné lorsqu’il nous est demandé ce que nous mangeons habituellement le matin… En fin de soirée, nous installons nos tapis de sol et sacs de couchage sur le sol du salon pour y passer la nuit. Nos hôtes nous informent qu’ils s’absentent quelques minutes pour aller faire leurs adieux à des voisins qui vont partir en voyage le lendemain. Je suis étonné de la confiance que l’on nous témoigne en nous laissant seul dans leur maison. Une fois couché, je pense à la chance que nous avons eue en rencontrant Angela sur le parking de la déchetterie, et à l’agréable soirée que nous avons passée ensemble avec son mari et ses deux filles. Je remercie l’Univers pour cette « coïncidence » et souhaite que le voyage se poursuive sur cette lancée.
Durant la nuit je ne dors pas très bien. Je fais des rêves étranges. J’essaie de bouger et de me réveiller pour que cela s’arrête. Une fois réveillé je n’ose pas faire de mouvement sur mon petit tapis de sol. Les cauchemars que je viens d’avoir sont encore dans l’air et il me faut un certain temps avant d’oser refermer les yeux et me rendormir.
Si vous avez pris le temps de lire cet extrait qui constitue un des chapitres de mon livre qui est en cours de rédaction, je vous invite à me donner un petit feedback. Que ce soit au niveau du style d'écriture, de l'accroche, etc. Je n'ai jamais écris de livre et suis ouvert à vos critiques positives ou négatives.
Amicalement.
Stephan Pèlerin venu à pied depuis la Suisse Peregrino venido a pie desde Suiza
Salut à tous !
Au début du printemps de l'année passé (avril 2013) je suis parti à pied sur le chemin de St-Jacques de Compostelle depuis Lausanne en Suisse. A ce moment, j'ai 23 ans, je viens de terminer mes études en tourisme et suis en ce que l'on appelle "année sabbatique" (année de congé que l'on prend à la fin de ses études pour voyager et prendre du recule). Je décide de façon toute à fait irrationnelle en l'espace de 3-4 semaines de partir sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et d'y expérimenter le détachement matériel et monétaire.
Je pars sans montre, sans téléphone portable, sans rasoir à barbe (oui ça me fera une sacrée barbe au final !), sans carte bancaire et avec un montant de ~500€ pour un voyage estimé à 100 jours de marche sur ~2'000 kilomètres. Je n'ai évidemment pas de billet de retour depuis Compostelle car je ne sais pas à quel moment j'atteindrai le kilomètre 0 du chemin. Et j'embarque un pote dans l'aventure qui m'accompagnera jusqu'au Puy-en-Velay (à 18 jours de marche, 430 kilomètres).
J'arrive à Compostelle après 90 jours de marche, 2'200 kilomètres parcourus (j'ai fait un petit détour en chemin) et 350€ en poche (oui le chemin est magique, je peux très bien vivre sans argent durant des périodes d'une semaine/dix jours)...
Aujourd'hui, 16 mois après mon retour en Suisse, je suis en train de rédiger un livre sur cette aventure à la fois humaine et spirituelle, difficile à vivre et magique, vallonnée et régulière. Je vous en propose ici un extrait. Nous en sommes à notre troisième jour de marche. Nous avons passé la nuit au bord du lac Léman en Suisse, entre Lausanne et Genève, et n'avons plus de provisions de nourriture...
Le lendemain matin je suis réveillé par les rayons du soleil et le clapotis des vagues contre le bord du lac. C’est plutôt agréable comme sensation. Je me sens étonnement bien malgré les vingt-cinq kilomètres de marche que nous avons parcours la veille presque contre notre gré. J’ai aussi passé une bonne nuit de sommeil. Je pense que l’air frais sur mon visage – même si initialement je craignais de dormir dehors – à fait énormément de bien à mon corps. Je pensais me lever courbaturé de douleur pour avoir dormi par terre après la journée intense de la veille, mais il n’en est rien. Ce que je considérais à priori comme un échec (le fait de se retrouver dehors pour notre deuxième nuit de voyage) s’est révélé plutôt bénéfique au final. Je rédige mes « pages du matin » dans mon cahier de voyage alors qu’Oscar prépare un feu sauvage pour faire chauffer de l’eau dans une casserole qu’il a emportée dans son sac. Ce matin notre petit-déjeuner est composé exclusivement d’un thé servi dans une bouteille en plastique avec un peu de sucre. Nous avons les deux faims et sommes d’accord sur le fait qu’il faudra être plus efficace que la veille pour trouver de quoi se nourrir aujourd’hui. Nous prévoyons de faire un tour à travers Nyon et de nous présenter dans les boulangeries ou autre commerces d’alimentation pour demander du pain de la veille ou autres invendus. Nos sacs sont prêt et nous amorçons la monté depuis le bord du lac en direction du bourg. Nous arrivons sur une place d’où nous apercevons un apéritif en plein air avec tables, boissons, pâtisseries, fruits… Ni une ni deux je propose à Oscar que l’on essaie de s’y incruster. En arrivant nous sommes tout de suite remarqués par les personnes présentes, normal avec nos dégaines de pèlerins tout juste sorti du lit ! Je lance sur un ton amusé à un homme qui s’est tourné vers nous : - Vous acceptez aussi les pèlerins à votre apéro ? Il me répond en souriant que je dois m’adresser à leur maire – organisateur de l’événement – qui se situe à quelques mètres de lui. Je m’approche et reformule ma question. L’homme me répond un brin agacé que cet apéritif est organisé pour les collaborateurs de la mairie. Puis il ajoute, voyant que la question bien que posé sur le ton du rire est sérieuse (on doit quand même avoir l’air d’avoir faim j’imagine) : - Vous pouvez peut-être repasser à la fin de l’apéro, s’il reste quelque chose… Je lui réponds que ce serait avec plaisir et lui demande à quelle heure. - Vers les midis… Nous répond-t-il. Bien. Nous avons déjà au moins une option si nos recherches de nourriture à travers la petite ville devaient restées vaines jusque-là. Nous continuons notre chemin à travers Nyon et apercevons une boulangerie. Nous décidons de nous y rendre en expliquant que nous sommes des pèlerins sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et en demandant s’ils seraient d’accord de nous céder du pain de la veille ou autres invendus. Premier essai, première réponse négative : - Non, ce n’est pas quelque chose que nous faisons. Mince ! Bon continuons. Deuxième boulangerie : - Non, le pain de la veille ils viennent le chercher chaque soir à la fermeture. Un peu plus loin, nous tentons un troisième essai : même réponse que la deuxième… Un peu démoralisés nous nous décidons à attendre midi pour aller voir si le maire tiendra parole en nous donnant quelques restes de son apéro. En Suisse lors d’un apéro – qui plus est, organisé par l’Etat – normalement il y a toujours quelques restes.
A midi, nous sommes de retour sur la place de la mairie où nous retrouvons notre maire. Nous l’abordons en disant : - Re-bonjour, on est venu voir s’il y a quelques restes pour nous comme convenu… Le maire nous informe qu’il attend encore quelques collaborateurs mais nous propose une pomme et un jus de fruit. Ce n’est pas grand-chose, mais déjà de quoi mettre en route notre estomac. Nous nous mettons à discuter. Notre interlocuteur nous demande des détails de notre voyage. Depuis quand sommes-nous déjà en route ? Combien de kilomètres y a-t-il jusqu’à St-Jacques de Compostelle depuis ici, etc. Je réponds à ses questions et explique la dimension non-monétaire dans laquelle nous souhaitons réaliser notre voyage - d’où le fait que nous soyons venu quémander de quoi manger à cet apéritif. Oscar rajoute que nous avons passé la nuit au bord du lac avec comme seul petit-déjeuner un thé préparé sur un petit feu improvisé. Le maire étonné nous demande alors : - Et vous n’avez pas été inquiété sur la plage pour dormir ? Nous répondons naïvement : - Non, non. Il y avait bien quelques personnes sur la place jusqu’à minuit, mais nous n’avons pas été dérangés. - Quand je vais ai demandé si vous n’avez pas été inquiété je pensais à la police, parce que faire du camping sauvage sur la commune de Nyon c’est interdit normalement. Oups, nous avions un peu oublié que nous étions en face du maire en personne ! Mais il ne nous en veut pas. Il nous demande où nous allons passer la nuit suivante. Nous l’informons que nous allons reprendre la route en direction de Genève et que nous dormirons à plusieurs kilomètres d’ici… Au final, nous aurons encore droit à une pomme, mais rien de plus. Nous n’insistons pas et reprenons notre route à travers Nyon. Deux fruits et un jus ça n’est pas suffisant pour que nous quittions tout de suite la ville, surtout que nous ne savons pas si nous passerons par d’autres magasins d’alimentation prochainement. Je propose la solution d’urgence à Oscar : aller au restaurant Migros qui est en libre-service et nous servir à manger dans les assiettes de restes que les gens déposent dans les charriots de débarrassage à la fin de leur repas. Oscar valide ma proposition et nous voici sur place. Les restaurants Migros en Suisse sont des lieux peu compliqués. On peut s’y rendre pour boire un thé ou manger quelque chose en se servant soi-même au buffet et en passant à la caisse où l’on reçoit un ticket qui certifie que l’on a bien payé les éléments que l’on est en train de consommer. A la fin du repas, on prend son plateau et on l’amène sur des charriots que le personnel vient régulièrement changer lorsque ceux-ci sont pleins. Avec Oscar nous prenons place à une table et nous nous servons de deux verres d’eau du robinet dans des verres en plastiques qui sont à disposition gratuitement. Nous nous équipons également de deux fourchettes disponibles à la sortie des caisses pour la suite. Le plan est simple : nous sommes assis face-à-face, chacun guettant ce qui se passe dans une moitié du restaurant. Lorsqu’un client se lève pour débarrasser son plateau-repas, il s’agit d’identifier s’il y a des restes intéressants dans son assiette. Bien que l’idée vienne de moi, c’est Oscar qui passe à l’action en premier : il nous ramène une salade à peine touchée. C’est un bon début. Il me faut un peu de temps pour me mettre dans le bain, au début je suis encore trop freiné par le regard de gens. Mais au final nous prenons goût au jeu et enchaînons les restes laissés par les clients du self-service : assiette à frites à moitié mangée, carcasse de poulet encore bien garnie, légumes, encore des frites et du poulet… Nous passons plus ou moins inaperçu. En fait, je ne regarde pas autour de nous et je m’en fous de ce que pensent les gens. J’ai faim et il y a de bonnes choses à manger gratuitement. Ces aliments ont été payés donc il n’y a pas de raison de s’en priver. Nous restons une quinzaine de minutes sur place avant de nous éclipser…
En début d’après-midi nous quittons finalement Nyon en rigolant de vive voix en repesant à la manière dont nous nous y sommes pris pour assouvir notre faim. D’abord l’épisode avec le maire à qui nous avons raconté comme nous avons fait du camping sauvage sans autorisation sur sa commune, et puis ensuite la scène du restaurant Migros où nous avons joué aux piques assiettes. Aujourd’hui il faut beau pour la troisième journée consécutive mais la pluie est annoncé pour la soirée. Nous marcherons très probablement moins que la veille pour éviter de nous surmener, et commencerons nos recherches d’hébergement suffisamment tôt pour ne pas être surpris par la pluie.
Après quelques kilomètres, le chemin nous amène au travers d’un petit village dans lequel un magasin d’alimentation se présente. Quelques réserves de nourritures seraient bonnes à prendre, nous décidons donc d’y adresser notre demande malgré les nombreux refus que nous avons récemment essuyés en ville de Nyon. Oscar formule notre sollicitation à la caissière qui nous demande de patienter le temps d’appeler la propriétaire du magasin. Cette dernière se rapproche et je reformule notre demande. Après un bref instant, le temps de saisir notre demande apparemment inhabituelle, je vois les traits du visage de notre interlocutrice s’adoucir pour devenir un sourire. Elle nous répond par la positive et se dirige vers l’étagère de boulangerie. Elle emballe quatre croissants dans un petit sachet en papier, avant de continuer vers les rayons des fruits où elle emballe cette fois deux oranges, deux pommes, deux bananes. - Voilà et bonne route. Nous la remercions chaleureusement avant de nous diriger vers la sortie. Dans le magasin, des clients nous jettent des regards mêlés de curiosité et d’étonnement. C’est un étrange sentiment pour moi, je suis un peu gêné mais ça va. Je suis surtout très touché par la générosité dont a fait preuve inconditionnellement cette dame. Son geste me va droit au cœur. Arrivé dehors, nous nous exclamons : - Purée comment ça fait trop plaisir ! - T’as vu comment ça s’est passé ? Au début je pensais qu’on allait se prendre un refus dans la tronche, mais la proprio était trop sympa ! - On a quatre croissants et six fruits mec. C’est la fête ! Toutefois, avant de nous mettre à manger, nous décidons de marcher une certaine distance pour ne pas que l’on nous voit nous goinfrer directement à côté du magasin. Nous ne voulons pas avoir une attitude qui pourrait paraître irrespectueuse. Nous passons la suite de l’après-midi sans nous presser, faisant une pause pour profiter de ce que nous avons reçu à manger et prévoyant de guetter les occasions où nous pourrions nous mettre à chercher un endroit où passer la nuit. Nous voulons éviter à tout prix le scénario d’hier qui nous a poussés à dépasser largement les 20 kilomètres de marche, sans savoir réellement où nous voulions nous arrêter pour la nuit.
Aux alentours des 17 heures, nous arrivons à Commugny, un petit village du canton de Vaud peu avant de passer sur le sol genevois. Nous passons à côté d’une église devant laquelle se trouve un sceau pour les pèlerins. Nous tamponnons notre carnet et nous arrêtons pour réfléchir. Est-ce que nous commençons nos recherches d’hébergement ici ? C’est qu’il n’y a pas grand monde dans les parages et nous ne nous voyons pas aller sonner chez des gens pour leurs demander l’hospitalité… Nous décidons de faire un tour dans le coin pour voir si nous trouvons un endroit du village plus fréquenté où nous pourrions éventuellement aborder des gens afin de les solliciter comme hospitaliers spontanés.
Après avoir un peu marché nous arrivons dans ce qui semble être le centre du village. Le bâtiment communal s’y situe ainsi que la déchetterie qui crée beaucoup d’aller et venue de gens qui viennent amener leurs déchets. Nous abordons une dame. Nous nous présentons en expliquant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Elle nous informe qu’il existe un accueil jacquaire dans le village. Il s’agit de gens qui accueillent bénévolement les pèlerins chez eux en offrant un repas, une place où dormir ainsi qu’un petit-déjeuner. Avant de partir, le pèlerin paie un montant qu’il détermine lui-même en fonction de sa bonne-volonté. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui pratique l’accueil jacquaires chez eux. Néanmoins, vu la manière dont nous avons décidé de voyager, c'est-à-dire sans dépenser d’argent en dehors des cas d’urgence, il ne serait pas honnête de nous rendre dans un accueil jacquaire sans laisser d’argent derrière nous après notre séjour. Nous remercions donc la dame de nous avoir donné ces informations, mais nous allons poursuivre nos recherches en comptant plutôt sur l’envie spontanée de quelqu’un de nous accueillir chez lui ou de nous offrir un endroit où passer la nuit, même s’il ne porte pas l’étiquette « accueil jacquaire » écrit sur son front. L’hospitalité ne devrait selon moi pas être détenu par certaines personnes en particuliers, même si celle-ci sont des habitués des pèlerins. Au contraire, je constaterai même plus tard lors de mon voyage, que l’on a souvent les meilleures échanges et discutions avec des personnes qui ne sont justement pas des habituées des pèlerins et qui sont beaucoup plus curieux et attentifs aux anecdotes de voyage que l’on a à leurs raconter. Plutôt que d’aborder chaque passant, et de risquer de nous voir indiquer l’accueil jacquaire dont nous connaissons déjà l’existence à chaque fois, nous optons une nouvelle fois pour un écriteau. Je décide d’en créer un nouveau, plus grand cette fois sur lequel j’inscrirai la même phrase que la première fois : « pèlerins aimables cherchent hébergement pour la nuit ». Pour le support, je déniche un morceau de carton de la déchetterie à côté de laquelle nous nous trouvons, et je m’applique pour présenter une belle écriture, qui donnera envie à n’importe qui de nous ouvrir la porte pour la nuit ! Nous sommes assis là avec nos sacs à dos de pèlerins et la coquille St-Jacques d’Oscar bien visible à nos côtés. Je tiens notre écriteau de recherche d’hébergement dans les mains et affiche un sourire plutôt naturel. Je me suis déjà souvent retrouvé dans des situations où je m’affiche avec un panneau pour faire du stop sur de longues distances, et je trouve ça à chaque fois assez drôle. Le sourire me vient assez facilement face à l’inhabituel de la situation et à la réaction des passants. Beaucoup de gens se parquent à côté de la déchetterie, amènent leurs poubelles ou différents déchets recyclés, puis repartent. Un homme de retour à se voiture, n’ayant visiblement pas pris le temps de lire notre écriteau, nous conseils de nous rendre à la route principale : nous y aurons plus de chance pour trouver une voiture pour nous prendre en stop. Je lui lance : - C’est pas une voiture qu’on cherche, mais un hébergement pour la nuit ! - Ah d’accord, carrément ! Bonne chance. Vient un moment où une dame apparait à vélo dans notre champ de vision depuis la droite. Elle ne roule pas vite car elle est accompagnée de sa petite fille qui n’est pas encore très rapide sur deux roues. Elle passe à quelques mètres devant nous en nous regardant d’un air intrigué. Elle a vu que nous avions un panneau sur lequel est un inscrit une demande, mais elle ne le lit pas. Je la salue toujours souriant et elle nous répond avant de poursuivre sur quelques mètres. Je la suis du regard un instant puis redirige mon attention sur le parking de la déchetterie. Trouverons-nous des gens spontanément ouvert à nous accueillir chez eux ce soir ? Puis mon attention se replace sur la dame à vélo qui s’est arrêté à quelques mètres. Je n’ose pas encore croire à ce que je pense. Après tout, elle s’est peut-être arrêtée pour n’importe quelle raison que nous ne connaissons pas. Elle se retourne et nous demande : - Qu’est-ce qui est écrit sur votre panneau ? Je lui explique qui nous sommes et le voyage que nous avons amorcé vers Compostelle en Espagne. Je continue en disant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Il est d’autant plus important que nous soyons à couvert car de la pluie est annoncée pour la soirée. Nous discutons quelques instants puis notre interlocutrice nous informe que leur maison est actuellement en travaux, notamment au salon. Si elle nous accueille ce serait dans une maison en chantier. Nous lui expliquons que nous sommes tout sauf exigeants et que nous serions tout à fait enchantés de pouvoir être reçu chez elle. Entre-temps sa fille qui avait pris de l’avance à vélo a fait demi-tour et nous à rejoint. Elle écoute notre conversation d’un air concentré. La dame conclus en disant qu’elle va rejoindre sa maison à vélo avec sa fille et se concerter avec son mari avant de venir nous rechercher. Très bien, nous attendrons. Youpi ! On dirait que la chance nous sourit. Après une deuxième journée un peu mitigée en termes de rencontres généreuses, nous nous rattrapons aujourd’hui. Très peu de temps après, une autre dame avec deux petits garçons vient nous aborder. Elle nous a vus discuter avec la dame à vélo, et nous pose également des questions sur notre voyage. Nous lui disons que nous allons probablement être accueillis chez cette dernière qui est allé en parler à son mari avant de revenir. Notre nouvelle interlocutrice d’origine italienne est sympathique. Elle nous dit qu’elle habite dans un petit appartement avec son mari et ses deux fils. Malgré le peu de place nous pourrions éventuellement trouver accueil chez eux ce soir si notre hôte devait se désister. Waouh, quel enchainement de rencontres positives d’un seul coup ! Merci beaucoup. Si nous sommes encore là ce soir parce que notre hôte se serait désistée, ce serait avec plaisir !
Une voiture se gare à quelques mètres de nous dans le parking de la déchetterie communale. A son volant, la dame que nous avons croisée à vélo quelques minutes plus tôt. Elle nous informe que nous pouvons passer la nuit chez elle, mais que comme annoncé précédemment, le rez-de-chaussée est en travaux et qu’il ne faudra pas trop être étonné. Nous la remercions d’avance et chargeons nos sac à dos dans la voiture et nous mettons en route. Nous arrivons peu de temps après dans un petit quartier de villas. Nous nous arrêtons devant sa maison et sortons nos affaires. Son mari nous accueille d’un ton jovial. Au fait, nous sommes Oscar et Stephan, nous ne nous étions encore que présentés comme « des pèlerins sur le chemin de Compostelle » sans préciser notre nom. Nos hôtes s’appellent Gil et Angela. Merci pour l’accueil ! Nous retrouvons également la petite fille à vélo que nous avons déjà rencontrée tout à l’heure, ainsi que sa grande sœur. La plus jeune explique que nous entreprenons un long voyage à pied et que nous cherchons chaque jour un endroit où passer la nuit. Elle a un sourire de petite gamine dont il manque quelques dents de lait récemment tombées. Les deux sœurs ont sept et treize ans, elles s’appellent respectivement Lya et Tehora. Nous posons nos affaires dans un salon vide, dont les meubles et la décoration ont été entreposés sur la terrasse couverte durant les travaux de peinture. Le lendemain, il nous faudra libérer l’espace avant 7h30 du matin pour laisser la place aux travailleurs. Pas de problème, nous sommes tellement reconnaissant de pouvoir dormir à l’intérieur que nous n’allons bien évidemment pas être exigent en quoi que ce soit ! Nos hôtes nous proposent un jus de pomme frais, qui est tout simplement délicieux. Il s’écoule à travers ma gorge en me revitalisant de l’intérieur. Je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié un jus de pomme qu’après une journée de marche comme celle-là. Nous discutons autour du petit bar qui avoisine la cuisine où Angela qui n’était qu’une passante anonyme il y a quelques minutes commence à préparer le repas du soir. Nous résumons notre début d’aventure, et je me rends compte que nous marchons depuis déjà trois jours. Cela peut paraître court mais avec notre recherche d’hébergement non-concluante d’hier soir et notre chasse à la nourriture à travers Nyon ce matin, je n’avais pas réalisé que ce laps de temps s’était déjà écoulé depuis notre départ depuis la cathédrale de Lausanne. J’ai souvent entendu que ce sont les trois premiers jours de suite de pratique d’un sport qui sont difficile pour le corps (par exemple pour le ski). Au-delà de cette période, le corps s’habitue à cet effort régulier. Il nous reste environ 97 jours ou moins de 1’900 km de marche jusqu’à Compostelle selon mon estimation, et nous commençons à être rodé ! Nos hôtes nous proposent d’utiliser la douche qui se trouve au premier étage, chose que nous acceptons avec plaisir. Plus tard nous pourrons même mettre notre linge sale à la machine et au séchoir pour pouvoir le remporter comme neuf le lendemain. Après la douche, et toujours en papotant autour du bar, Gil nous demande si notre pèlerinage nous devait nous empêcher de boire un petit coup de vin. Pas du tout, nous commençons même à être des habitués ! Une bouteille de vin blanc est ouverte et des cacahuètes viennent accompagner l’apéritif. Nous nous sommes tellement contentés de peu ces deux derniers jours, que le jus de pomme suivi du vin et des cacahuètes aurait presque suffit à nous remplir le ventre pour aller dormir. Mais nous nous réjouissons quand même au moment de passer à table. Nous avons droit à une généreuse salade mêlée suivi de pâtes à la sauce tomate et au thon, tout cela accompagné de vin rouge. Miam, quel délice ! Au moment où je rédige ces lignes, j’en ai encore l’eau à la bouche… Durant le repas, nous entendons le bruit d’un orage qui éclate et se rapproche avant de laisser place à la pluie. Nous nous rappelons de la chance que nous avons en étant reçu chez cette famille pour la nuit. Oscar raconte comment nous nous y sommes pris au restaurant Migros de Nyon pour nous nourrir à midi. Je suis un peu gêné lorsque je l’entends raconter la scène mais je ne peux me retenir de lâcher un rire, d’abord un peu nerveux puis ensuite plus décontracté. L’anecdote ne manque pas de faire rire les deux sœurs et apporte une atmosphère détendue au repas. Cela nous mène à discuter de la manière dont fonctionne la société où tout s’achète et se vend. J’explique que c’est avec l’idée d’échapper au système monétaire et ses règles durant un certain temps que j’ai voulu initier ce voyage. C’est osé, mais je ne pense pas, en voyageant ainsi, abuser de la bonté des gens que je rencontre en sollicitant leur aide spontanément. Bien que je ne donne pas d’argent en échange de ce qu’ils m’offrent, je pense leur apporter en échange ma bonne humeur, ma présence et mes récits et anecdotes de voyage. Cela deviendra particulièrement vrai plus j’approcherai de la ville de Santiago de Compostela en traversant la France puis l’Espagne, où je me présenterai ensuite comme « un peregrino venido a pied desde Suiza.... ».
Plus tard, nos hôtes nous proposent de prendre le petit-déjeuner avec eux le lendemain matin avant que n’arrivent les travailleurs et que nous ne reprenions la route. Nous acceptons volontiers, je suis presque même gêné lorsqu’il nous est demandé ce que nous mangeons habituellement le matin… En fin de soirée, nous installons nos tapis de sol et sacs de couchage sur le sol du salon pour y passer la nuit. Nos hôtes nous informent qu’ils s’absentent quelques minutes pour aller faire leurs adieux à des voisins qui vont partir en voyage le lendemain. Je suis étonné de la confiance que l’on nous témoigne en nous laissant seul dans leur maison. Une fois couché, je pense à la chance que nous avons eue en rencontrant Angela sur le parking de la déchetterie, et à l’agréable soirée que nous avons passée ensemble avec son mari et ses deux filles. Je remercie l’Univers pour cette « coïncidence » et souhaite que le voyage se poursuive sur cette lancée.
Durant la nuit je ne dors pas très bien. Je fais des rêves étranges. J’essaie de bouger et de me réveiller pour que cela s’arrête. Une fois réveillé je n’ose pas faire de mouvement sur mon petit tapis de sol. Les cauchemars que je viens d’avoir sont encore dans l’air et il me faut un certain temps avant d’oser refermer les yeux et me rendormir.
Si vous avez pris le temps de lire cet extrait qui constitue un des chapitres de mon livre qui est en cours de rédaction, je vous invite à me donner un petit feedback. Que ce soit au niveau du style d'écriture, de l'accroche, etc. Je n'ai jamais écris de livre et suis ouvert à vos critiques positives ou négatives.
Amicalement.
Stephan Pèlerin venu à pied depuis la Suisse Peregrino venido a pie desde Suiza
"Reliefs et routes" de Bourgogne
Bonjour à tous,
Nous sommes un couple de belges de 52 et 53 ans. Nous aimons avant tout les visites extérieures (petits villages, beaux bâtiments, centres villages anciens avec petites ruelles, maisons et églises anciennes...). Nous ne pratiquons pas la randonnée, pas de vélo non plus, aimons aussi visites d'entreprises...Plus trop de musées pour nous...
Nous : logement quasiment toujours dans un gîte confortable avec une terrasse. Nos habitudes : nous partons du logement à 9h30-10 h jusqu'au soir, nous utilisons la voiture de location pour nous rendre dans un endroit proche puis ensuite : ballades à pied à notre aise + abonnement transports en commun pour soulager nos pieds dans villes comme Rome, Porto...
ET : nous sommes très limités car j'ai très peur comme déjà dit ici des routes de montagne et très peur de la route même ! Nous organisons nous-mêmes nos voyages, bougeons d'un endroit à l'autre (max 1h30 de voiture entre les endroits) afin de limiter les temps de voyage et éviter que je n'explose ! Impossible de visiter les pays où la conduite est à gauche....Pas peur de l'avion, du TGV mais aimons avoir une certaine liberté sur place donc location de voiture quand même pour petits trajets entre les villes et villages à visiter....
L'an prochain : nous aimerions faire un voyage de trois semaines (départ vers 24 août jusque mi-sept) ...Nous n'arrivons pas à nous décider sur le pays à visiter....
Afin que vous nous cerniez : nous avons déjà eu la chance de visiter : Pologne (Cracovie, Varsovie, camps), Hongrie (Budapest et villages alentour), USA (san Francisco, Yosémite, Sedona, grand Canyon, Las Vegas), Grèce (Athènes, Péloponèse, Myconos, Tinos), Italie (une année : Rome, Orvieto, Sienne, Volterra, San Gimignano, Certaldo Alto, San Miniato, Pise, Lucca, Florence, Bologne), Italie une seconde année (Venise et Padova), l'Italie une troisième fois (Bologne, Parme, Modèna, Ferrara, Dozza, Castel in pietro terme, Imola, Faenza...), Prague, camp de concentration et marianske lazné, Séville, Allemagne (forêt noire et Cologne), Pays-Bas (zélande), France (côte d'opale, Normandie, La rochelle, île de ré, île d'oléron, cap d'agde, Arcachon, Carcassonne, Avignon, Marseille, Paris plusieurs fois..............), Espagne (Nord et région de Salou et Miami Playa), Portugal (Porto, Braga, Guimaraes, Aveiro, Coimbra, Bathalha, Sintra, Lisbonne.....), Maroc et notre Belgique......................
Nos voyages faits préférés : USA, Portugal et Italie de Rome à Bologne, Prague.
Là je commence à être bloquée pour choisir un pays sans routes montagneuses et sans conduite à gauche 😕....
J'adorerai tout comme mon mari : visiter une autre partie de l'Italie (Naples, Pompeï, Capri, Sicile, Palerme...), le Canada, l'Asie, la Bulgarie, la Croatie, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, le Pérou, le Mexique, d'autres parcs nationaux aux USA...........Mais : je crois qu'impossible pour moi vu ma peur des routes montagneuses, peur des routes sinueuses, en épingles à cheveux et pas possible non plus pour moi de faire de longues routes.....Devons toujours tenir compte de mon problème 🙁 car je ne sais malheureusement pas me maîtriser !
Nous aimerions également visiter Vienne, Berlin, Barcelone....Mais nous réservons ces villes pour des voyages plus courts (5 jours). Cà facile 🙂 en avion et transports en commun.
Alors là nous nous retrouvons un peu bloqués pour notre future destination 2015...
Ai pensé à la Bourgogne pour cette année car je vois qu'il y a beaucoup de beaux villages et belles visites extérieures à faire. Nous n'avons pas encore beaucoup visité la France qui est pourtant j'en suis sûre très belle....Je pense à Auxerre, Troyes, Semur-en-Auxois, Beaune, Dijon, Chalon-sur-Saône, Tournus, Cluny........
MAIS : nous nous demandons si les petites routes pour accéder à ces villes et villages sont faciles ? Petites routes sont très sinueuses et parfois montagneuses ?
Notre idée : vol aller Lille vers Lyon puis prendre une voiture de location à l'aéroport puis loger entre Lyon et Dijon pour visites villages et villes entre Lyon et Dijon et visite d'un château puis Nuit à Dijon pour visite Dijon puis logement entre dijon et auxerre pour visites dans le coin, retour vers Dijon et retour en TGV vers Lille ou éventuellement après logement entre dijon et auxerre : se rendre jusque colmar, Mulhouse et sélestat (voir relief et routes là aussi).....
Bref : suis un peu noyée cette année, ai besoin d'idées et surtout que l'on me dise comment sont les petites routes dans les coins que nous avons envie de visiter .
Je compte sur vos informations et vos retours de voyage !
Merci d'avance
Dominike
Nous sommes un couple de belges de 52 et 53 ans. Nous aimons avant tout les visites extérieures (petits villages, beaux bâtiments, centres villages anciens avec petites ruelles, maisons et églises anciennes...). Nous ne pratiquons pas la randonnée, pas de vélo non plus, aimons aussi visites d'entreprises...Plus trop de musées pour nous...
Nous : logement quasiment toujours dans un gîte confortable avec une terrasse. Nos habitudes : nous partons du logement à 9h30-10 h jusqu'au soir, nous utilisons la voiture de location pour nous rendre dans un endroit proche puis ensuite : ballades à pied à notre aise + abonnement transports en commun pour soulager nos pieds dans villes comme Rome, Porto...
ET : nous sommes très limités car j'ai très peur comme déjà dit ici des routes de montagne et très peur de la route même ! Nous organisons nous-mêmes nos voyages, bougeons d'un endroit à l'autre (max 1h30 de voiture entre les endroits) afin de limiter les temps de voyage et éviter que je n'explose ! Impossible de visiter les pays où la conduite est à gauche....Pas peur de l'avion, du TGV mais aimons avoir une certaine liberté sur place donc location de voiture quand même pour petits trajets entre les villes et villages à visiter....
L'an prochain : nous aimerions faire un voyage de trois semaines (départ vers 24 août jusque mi-sept) ...Nous n'arrivons pas à nous décider sur le pays à visiter....
Afin que vous nous cerniez : nous avons déjà eu la chance de visiter : Pologne (Cracovie, Varsovie, camps), Hongrie (Budapest et villages alentour), USA (san Francisco, Yosémite, Sedona, grand Canyon, Las Vegas), Grèce (Athènes, Péloponèse, Myconos, Tinos), Italie (une année : Rome, Orvieto, Sienne, Volterra, San Gimignano, Certaldo Alto, San Miniato, Pise, Lucca, Florence, Bologne), Italie une seconde année (Venise et Padova), l'Italie une troisième fois (Bologne, Parme, Modèna, Ferrara, Dozza, Castel in pietro terme, Imola, Faenza...), Prague, camp de concentration et marianske lazné, Séville, Allemagne (forêt noire et Cologne), Pays-Bas (zélande), France (côte d'opale, Normandie, La rochelle, île de ré, île d'oléron, cap d'agde, Arcachon, Carcassonne, Avignon, Marseille, Paris plusieurs fois..............), Espagne (Nord et région de Salou et Miami Playa), Portugal (Porto, Braga, Guimaraes, Aveiro, Coimbra, Bathalha, Sintra, Lisbonne.....), Maroc et notre Belgique......................
Nos voyages faits préférés : USA, Portugal et Italie de Rome à Bologne, Prague.
Là je commence à être bloquée pour choisir un pays sans routes montagneuses et sans conduite à gauche 😕....
J'adorerai tout comme mon mari : visiter une autre partie de l'Italie (Naples, Pompeï, Capri, Sicile, Palerme...), le Canada, l'Asie, la Bulgarie, la Croatie, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, le Pérou, le Mexique, d'autres parcs nationaux aux USA...........Mais : je crois qu'impossible pour moi vu ma peur des routes montagneuses, peur des routes sinueuses, en épingles à cheveux et pas possible non plus pour moi de faire de longues routes.....Devons toujours tenir compte de mon problème 🙁 car je ne sais malheureusement pas me maîtriser !
Nous aimerions également visiter Vienne, Berlin, Barcelone....Mais nous réservons ces villes pour des voyages plus courts (5 jours). Cà facile 🙂 en avion et transports en commun.
Alors là nous nous retrouvons un peu bloqués pour notre future destination 2015...
Ai pensé à la Bourgogne pour cette année car je vois qu'il y a beaucoup de beaux villages et belles visites extérieures à faire. Nous n'avons pas encore beaucoup visité la France qui est pourtant j'en suis sûre très belle....Je pense à Auxerre, Troyes, Semur-en-Auxois, Beaune, Dijon, Chalon-sur-Saône, Tournus, Cluny........
MAIS : nous nous demandons si les petites routes pour accéder à ces villes et villages sont faciles ? Petites routes sont très sinueuses et parfois montagneuses ?
Notre idée : vol aller Lille vers Lyon puis prendre une voiture de location à l'aéroport puis loger entre Lyon et Dijon pour visites villages et villes entre Lyon et Dijon et visite d'un château puis Nuit à Dijon pour visite Dijon puis logement entre dijon et auxerre pour visites dans le coin, retour vers Dijon et retour en TGV vers Lille ou éventuellement après logement entre dijon et auxerre : se rendre jusque colmar, Mulhouse et sélestat (voir relief et routes là aussi).....
Bref : suis un peu noyée cette année, ai besoin d'idées et surtout que l'on me dise comment sont les petites routes dans les coins que nous avons envie de visiter .
Je compte sur vos informations et vos retours de voyage !
Merci d'avance
Dominike
Recherche de stage monitrice éducatrice à l'étranger
Bonjour à tous,
Je suis en formation DEME 1ère année en Bretagne. Je suis à la recherche d'un stage de 11 semaines pour Novembre 2015 à Février 2016 (soit gratifiable), je souhaiterais le faire à l'étranger.
Seulement, je n'ai pas de grandes pistes, pour commencer mes recherches...
Si certains d'entre vous sont déjà passés par-là, je veux bien un peu d'aide !
Vous remerciant, et en espérant avoir des réponses
Fanny
Je suis en formation DEME 1ère année en Bretagne. Je suis à la recherche d'un stage de 11 semaines pour Novembre 2015 à Février 2016 (soit gratifiable), je souhaiterais le faire à l'étranger.
Seulement, je n'ai pas de grandes pistes, pour commencer mes recherches...
Si certains d'entre vous sont déjà passés par-là, je veux bien un peu d'aide !
Vous remerciant, et en espérant avoir des réponses
Fanny
Suggestions de vos plus belles balades à vélo en France
Ceci pourrait être une suggestion de thème pour VF dans toutes les rubriques.
Décrivez vos plus plus belles ballades à vélo en France par régions en indiquant tous les villages traversés, le
dénivelé, les kms et le temps pour parcourir un circuit.
Exemple: idée de ballade d'une journée en Ardèche, 80 kms, difficulté moyenne, temps approximative 7 hrs , départ Vallon Pont d'arc, villages traversées.................. etc.
Ceci éviterais de se casser la tête sur la carte la veille d'un départ en se disant: où allez ce weekend ?
Nous avons souvent été déçus par les circuits que certains sites préconisent qui prônent plus la performance que la ballade avec visite des sites.
Sur notre blog, nous commençons à afficher nos plus beaux circuits et allons les mettre à jour au fur et à mesure.
à vous de proposer les vôtres.
http://curieuxcyclos.eklablog.fr
L'Amérique au carré : du cadastre Jefferson au Quadrangle, l'art agricole Midwest et Manhattanhenge
bonjour,
L'autre jour un jeune membre d'une association me posait une question pertinente : comment faisiez vous pour vous repérer dans l'Ouest ''là ou c'est pas habité'' avant le GPS.. un peu sur le même ton compatissant - j'imagine- que ceux de précédentes générations disant à leurs parents ou grands parents '' mais comment arriviez vous donc à (sur)vivre sans internet, la télé ou l'électricité ...😕
Sujet d'actualité puisque à en croire un blog LE MONDE nous serions en train de créer une sorte de dépendance au GPS comme nous avons créé une dépendance au calculateur de poche en son temps ( qui sait encore faire du calcul mental élémentaire)
Comment le GPS a transformé la manière dont nous nous repérons
Je me suis donc lancé dans une explication sur la localisation géographique … ce qui de fil en aiguille nous a amené à des rapprochements étonnants, tout ceci dans le plus parfait désordre , un comble si l'on considère que c'est précisément la géométrie qui a présidé à l'organisation du pays
je vous en fais profiter et pour en avoir une petite idée...
….commençons donc par le commencement...
L'histoire débute tout juste après l'indépendance avec la ''première conquête de l'Ouest'' ou plutôt du Northwest puisque c'est ainsi que les Américains appelaient alors le premier territoire destiné à être ''colonisé'' dirions nous chez nous, ce qui serait probablement un terme impropre au sens américain puisque l'objectif était, à court terme, de créer de nouveaux Etats associés et non pas des colonies
bref... en ces temps là donc l'Ouest commençait au delà des Appalaches :
- au nord de l'Ohio River il y avait le Territoire du Nord-Ouest.
- au sud de l'Ohio River il y avait le Territoire du Sud-Ouest, là où Daniel Boone a commencé à se rendre célèbre en guidant les pionniers de première génération au travers du Cumberland Gap pour fonder Boonesborough,
A cette époque les 13 Etats formés à partir des anciennes colonies avaient déjà été ''arpentés'' en s'inspirant de la méthode traditionnelle séculaire importée d'Angleterre, le Metes and bounds avec des repères du genre ''en partant du gros chêne bifide qui se trouve sur la rive Est du ruisseau....'' poétiquement rural mais peu adapté à la conception de visionnaires comme Jefferson pour qui la perspective de développer les territoires de l'autre côté des montagnes nécessitait une approche innovante et logique.
Contrairement à , par exemple, l'Europe qui s'était d'abord peuplée et avait ensuite procédé à l'arpentage à mesure que cela devenait nécessaire, des esprits comme Jefferson décidèrent donc d'implanter d'abord une grille mathématique de repérage sur l'ensemble des terrains à distribuer et à vendre c'est à dire à peupler, compris dans un premier temps entre Appalaches et Mississipi puisque au delà on entrait encore à cette époque -bien que pas pour longtemps- dans des possessions étrangères.
C'est donc en 1785, avant qu'en France on établisse le cadastre napoléonien, qu'est passée un loi stipulant que :
les nouveaux territoires seront couverts d'une grille carrée de 6 miles de côté définissant des ''townships'' de 36 miles carrés.Ces ''townships'' étant à leur tour divisés en 36 ''sections''des carrés de chacun 1 mile de côté (soit 640 acres). ...
… en 1785 c'est à dire deux ans avant l' Ordonnance du Nord-Ouest dont on peut dire qu'elle officialisat le développement vers l'Ouest.
Un certain Thomas Hutchins , geographer ( à l' époque je crois qu'on ne parlait pas de surveyor) peut-être bien le premier géographe de la nation a laissé son nom associé au lancement de ce vaste programme de levers géométriques qui devait plus tard être étendu à l'Ouest du Mississipi et dont un historien du XIX siècle Henry Howe aurait dit que c'était ''une des grandes inventions Américaines''
Ainsi donc, à une origine devenue depuis un National Historic Landmark, on a situé le beginning point of the PLSS à partir duquel a été construit peu à peu le Township and Range System un immense maillage recouvrant, on peut dire la plus grande partie du pays, on peut dire tout le pays à l'exception de : WestVirginia, Tennessee, Kentucky, Maine, Vermont, Texas et bien sûr les 13 Etats originaux
Dans chaque Etat au moins une grille est construite ( 3 en Californie) à partir d'un Initial Point à l'intersection d'une Base Line en abscisse et d'un Principle Meridian en ordonnée. En tout 32 Base Lines et 35 PrincipleMeridians furent levés.
-à partir de chaque Initial Point, à l'aide de lignes parallèles espacées de 24 miles on définit des grands carrés de 24 miles de côté
-ces grands carrés sont divisés en 16 carrés de 6 miles de côté: les Townships
-ces Townshipss sont divisés en 36 carrés de 1 mile de côté : les Sections
-les Sections qui font 640 acres ont l'avantage de pouvoir encore être divisées en deux 7 fois de suite en conservant chaque fois un nombre ronds en acres pour arriver à 5 acres ( 2 hectares) facilement mesurables par chaînage et par des personnes peu qualifiées.
descriptions and figures illustrating the system
ou en video :
About Rectangular Survey System
Dans ce maillage une coordonnée standard s'écrit en abrégé:
SE1/4 SE1/4 NE1/4 sec. 13 T2S., R2W.
de la plus petite surface vers le township complet
et se lit :
the southeast quarter of the southeast quarter of the northeast quarter, section thirteen, township two south, range two west.
Sachant que la numérotation des sections est en boustrophedon😮
c'est quoi çà?.... Boustrophédon
Simple...non?
Au fil du XIXème siècle des textes complémentaires à l'Ordonnance originale se sont succédés assez souvent. Au XXème siècle moins souvent, mais deux textes sont notables :
-celui de 1947 est car il normalise le support physique des ''corner monuments'' qui désormais sont des poteaux métalliques de 30 pouces de haut portant une tablette de laiton gravée.
-celui de 1973 qui formalise l'usage d'instruments de mesure électroniques
Ceci dit une parcelle a laissé une trace pérenne dans l'histoire et la culture du pays : la ''40 acres'' (16 hectares) sous la forme de l'expression Forty acres and a mule (40 acres et une mule)
qui a également donné son nom à une société cinématographique
L'entreprise était donc considérable et elle a largement conditionné et marqué le développement géométrique d'une bonne partie du pays, la constitution des exploitations agricoles en premier lieu, mais aussi le lieu d'implantation des villes, notamment de celles qui au départ ont été liées au développement du chemin de fer lui-même lié au maillage, ainsi que leur organisation interne. La grille urbaine étant peut être ce que le nouveau visiteur étranger repère le plus rapidement par le contraste présenté avec les villes européennes.
Certains sociologues pensent même qu'à force de vivre dans un environnement carré, comme dans le Midwest, on y développe une mentalité adaptée qui fait que l'on n'aime que ce qui est bien cadré, bien aligné, à angle droit. Pas d'angles aigus ou des trucs de travers SVP😛!.dit avec une pointe d'humour : Why the Midwest Is Square
A l'origine les routes y étaient typiquement construites le long des limites de section, par conséquent à peu près équidistantes de 1600 mètres d'oû leur nom de Section line road qui ont structuré nombre de villes en cours d'urbanisation Une illustration remarquable de ce modèle s'observe au dessus de Johnson City, Kansas petite ville dont la grille urbaine , rigoureusement calée sur la grille PLSS est restée pratiquement dans les limites de sa section d'implantation ( 1600m x 1600m) comme le montre cette carte : Johnson City Map ou ce cliché Google Earth
À suivre...
L'autre jour un jeune membre d'une association me posait une question pertinente : comment faisiez vous pour vous repérer dans l'Ouest ''là ou c'est pas habité'' avant le GPS.. un peu sur le même ton compatissant - j'imagine- que ceux de précédentes générations disant à leurs parents ou grands parents '' mais comment arriviez vous donc à (sur)vivre sans internet, la télé ou l'électricité ...😕
Sujet d'actualité puisque à en croire un blog LE MONDE nous serions en train de créer une sorte de dépendance au GPS comme nous avons créé une dépendance au calculateur de poche en son temps ( qui sait encore faire du calcul mental élémentaire)
Comment le GPS a transformé la manière dont nous nous repérons
Je me suis donc lancé dans une explication sur la localisation géographique … ce qui de fil en aiguille nous a amené à des rapprochements étonnants, tout ceci dans le plus parfait désordre , un comble si l'on considère que c'est précisément la géométrie qui a présidé à l'organisation du pays
je vous en fais profiter et pour en avoir une petite idée...
….commençons donc par le commencement...
L'histoire débute tout juste après l'indépendance avec la ''première conquête de l'Ouest'' ou plutôt du Northwest puisque c'est ainsi que les Américains appelaient alors le premier territoire destiné à être ''colonisé'' dirions nous chez nous, ce qui serait probablement un terme impropre au sens américain puisque l'objectif était, à court terme, de créer de nouveaux Etats associés et non pas des colonies
bref... en ces temps là donc l'Ouest commençait au delà des Appalaches :
- au nord de l'Ohio River il y avait le Territoire du Nord-Ouest.
- au sud de l'Ohio River il y avait le Territoire du Sud-Ouest, là où Daniel Boone a commencé à se rendre célèbre en guidant les pionniers de première génération au travers du Cumberland Gap pour fonder Boonesborough,
A cette époque les 13 Etats formés à partir des anciennes colonies avaient déjà été ''arpentés'' en s'inspirant de la méthode traditionnelle séculaire importée d'Angleterre, le Metes and bounds avec des repères du genre ''en partant du gros chêne bifide qui se trouve sur la rive Est du ruisseau....'' poétiquement rural mais peu adapté à la conception de visionnaires comme Jefferson pour qui la perspective de développer les territoires de l'autre côté des montagnes nécessitait une approche innovante et logique.
Contrairement à , par exemple, l'Europe qui s'était d'abord peuplée et avait ensuite procédé à l'arpentage à mesure que cela devenait nécessaire, des esprits comme Jefferson décidèrent donc d'implanter d'abord une grille mathématique de repérage sur l'ensemble des terrains à distribuer et à vendre c'est à dire à peupler, compris dans un premier temps entre Appalaches et Mississipi puisque au delà on entrait encore à cette époque -bien que pas pour longtemps- dans des possessions étrangères.
C'est donc en 1785, avant qu'en France on établisse le cadastre napoléonien, qu'est passée un loi stipulant que :
les nouveaux territoires seront couverts d'une grille carrée de 6 miles de côté définissant des ''townships'' de 36 miles carrés.Ces ''townships'' étant à leur tour divisés en 36 ''sections''des carrés de chacun 1 mile de côté (soit 640 acres). ...
… en 1785 c'est à dire deux ans avant l' Ordonnance du Nord-Ouest dont on peut dire qu'elle officialisat le développement vers l'Ouest.
Un certain Thomas Hutchins , geographer ( à l' époque je crois qu'on ne parlait pas de surveyor) peut-être bien le premier géographe de la nation a laissé son nom associé au lancement de ce vaste programme de levers géométriques qui devait plus tard être étendu à l'Ouest du Mississipi et dont un historien du XIX siècle Henry Howe aurait dit que c'était ''une des grandes inventions Américaines''
Ainsi donc, à une origine devenue depuis un National Historic Landmark, on a situé le beginning point of the PLSS à partir duquel a été construit peu à peu le Township and Range System un immense maillage recouvrant, on peut dire la plus grande partie du pays, on peut dire tout le pays à l'exception de : WestVirginia, Tennessee, Kentucky, Maine, Vermont, Texas et bien sûr les 13 Etats originaux
Dans chaque Etat au moins une grille est construite ( 3 en Californie) à partir d'un Initial Point à l'intersection d'une Base Line en abscisse et d'un Principle Meridian en ordonnée. En tout 32 Base Lines et 35 PrincipleMeridians furent levés.
-à partir de chaque Initial Point, à l'aide de lignes parallèles espacées de 24 miles on définit des grands carrés de 24 miles de côté
-ces grands carrés sont divisés en 16 carrés de 6 miles de côté: les Townships
-ces Townshipss sont divisés en 36 carrés de 1 mile de côté : les Sections
-les Sections qui font 640 acres ont l'avantage de pouvoir encore être divisées en deux 7 fois de suite en conservant chaque fois un nombre ronds en acres pour arriver à 5 acres ( 2 hectares) facilement mesurables par chaînage et par des personnes peu qualifiées.
descriptions and figures illustrating the system
ou en video :
About Rectangular Survey System
Dans ce maillage une coordonnée standard s'écrit en abrégé:
SE1/4 SE1/4 NE1/4 sec. 13 T2S., R2W.
de la plus petite surface vers le township complet
et se lit :
the southeast quarter of the southeast quarter of the northeast quarter, section thirteen, township two south, range two west.
Sachant que la numérotation des sections est en boustrophedon😮
c'est quoi çà?.... Boustrophédon
Simple...non?
Au fil du XIXème siècle des textes complémentaires à l'Ordonnance originale se sont succédés assez souvent. Au XXème siècle moins souvent, mais deux textes sont notables :
-celui de 1947 est car il normalise le support physique des ''corner monuments'' qui désormais sont des poteaux métalliques de 30 pouces de haut portant une tablette de laiton gravée.
-celui de 1973 qui formalise l'usage d'instruments de mesure électroniques
Ceci dit une parcelle a laissé une trace pérenne dans l'histoire et la culture du pays : la ''40 acres'' (16 hectares) sous la forme de l'expression Forty acres and a mule (40 acres et une mule)
qui a également donné son nom à une société cinématographique
L'entreprise était donc considérable et elle a largement conditionné et marqué le développement géométrique d'une bonne partie du pays, la constitution des exploitations agricoles en premier lieu, mais aussi le lieu d'implantation des villes, notamment de celles qui au départ ont été liées au développement du chemin de fer lui-même lié au maillage, ainsi que leur organisation interne. La grille urbaine étant peut être ce que le nouveau visiteur étranger repère le plus rapidement par le contraste présenté avec les villes européennes.
Certains sociologues pensent même qu'à force de vivre dans un environnement carré, comme dans le Midwest, on y développe une mentalité adaptée qui fait que l'on n'aime que ce qui est bien cadré, bien aligné, à angle droit. Pas d'angles aigus ou des trucs de travers SVP😛!.dit avec une pointe d'humour : Why the Midwest Is Square
A l'origine les routes y étaient typiquement construites le long des limites de section, par conséquent à peu près équidistantes de 1600 mètres d'oû leur nom de Section line road qui ont structuré nombre de villes en cours d'urbanisation Une illustration remarquable de ce modèle s'observe au dessus de Johnson City, Kansas petite ville dont la grille urbaine , rigoureusement calée sur la grille PLSS est restée pratiquement dans les limites de sa section d'implantation ( 1600m x 1600m) comme le montre cette carte : Johnson City Map ou ce cliché Google Earth
À suivre...
Tokyo et?
Bonsoir je suis Mikail et j'ai 18 ans , j'ai l'habitude de faire mes voyages moi-même ! Oui oui, avec mon salaire de job-étudiant j'en profite de faire des voyages. Mon rêve ? Faire le tour du monde. C'est moi qui réserve les hôtels, les billets d'avions, un peu tout quoi 😏
Avec ma mère nous avons décidé de faire un voyage vers Mars mais on hésite a choisir l'autre ville. Nous voulons faire 2 villes sur environs 10 jours. Nous allons choisir TOKYO pour la première. Mais pour l'autre ville nous hésitons entre Hong-Kong ou Séoul, ou peut-être une autre ?
Ma mère voulait aller d'abord à Miami et New York mais moi j'ai très envie d'aller au Japon, car j'ai déjà été à Los Angeles cette année en Avril donc je voulais faire un autre continent, et en plus j'ai fais la rencontre d'une japonaise à LA qui ma proposer de venir dans son pays et elle va me servir de guide. Alors l'Amérique ou L'Asie ? Et sinon quel ville ? Merci beaucoupppp ! 🙂
Avec ma mère nous avons décidé de faire un voyage vers Mars mais on hésite a choisir l'autre ville. Nous voulons faire 2 villes sur environs 10 jours. Nous allons choisir TOKYO pour la première. Mais pour l'autre ville nous hésitons entre Hong-Kong ou Séoul, ou peut-être une autre ?
Ma mère voulait aller d'abord à Miami et New York mais moi j'ai très envie d'aller au Japon, car j'ai déjà été à Los Angeles cette année en Avril donc je voulais faire un autre continent, et en plus j'ai fais la rencontre d'une japonaise à LA qui ma proposer de venir dans son pays et elle va me servir de guide. Alors l'Amérique ou L'Asie ? Et sinon quel ville ? Merci beaucoupppp ! 🙂
Frontière Laos-Thaïlande en terrestre, durée du visa?
Bonjour à tous !!!
Nous partons à 2 durant un mois et demi. Début du séjour au Laos par le Nord. Ayant fait le sud l'an dernier, je sais comment fonctionne l'obtention du visa on arrival au Laos à l'aéroport. Nous attendrons la frontière Thaïlandaise le 11 novembre afin d'y rester 29jours. 😏 Nous passerons la frontière à chiang Khong et voilà ma question... Est-on bien exempté de visa pour un séjour de moins de 30j en Thailande ??
Leroutard 2014 me parle de 15j tandis que l'agence visas-en-ligne me dise 30j...🤪
Merci de votre aide et de vos conseils sur cette région.😉
Nous partons à 2 durant un mois et demi. Début du séjour au Laos par le Nord. Ayant fait le sud l'an dernier, je sais comment fonctionne l'obtention du visa on arrival au Laos à l'aéroport. Nous attendrons la frontière Thaïlandaise le 11 novembre afin d'y rester 29jours. 😏 Nous passerons la frontière à chiang Khong et voilà ma question... Est-on bien exempté de visa pour un séjour de moins de 30j en Thailande ??
Leroutard 2014 me parle de 15j tandis que l'agence visas-en-ligne me dise 30j...🤪
Merci de votre aide et de vos conseils sur cette région.😉
Beaux endroits dans le sud-ouest de la France?
Ma compagne et moi partons du 1er au 15 septembre à St. Jean de Luz.
J'aimerai lui faire découvrir de beaux endroits, de charmants villages, des belles plages, des monuments, des églises ceci autant coté français que coté Espagne.
Nous ne connaissons pas cette région. De Bayonne à San Sébastien. Nous sommes preneurs de toutes idées.
En vous remerciant à l'avance.
Marco.
Marco.
Ryanair: discrimination suivant la nationalité et la langue (française)
😇
Hello,
Cette information connue (récemment) a du mal à passer : Ryanair pratique des prix différents suivant la nationalité ( France, Italie, Maroc) ou l'appartenance linguistique (Belgique francophone).
Par exemple, un voyage A/R, demandé ce 02/08/2014 : Bergerac-Liverpool s'élève à 4 euros supplémentaires pour les nationalités précitées.
Ceci est valable pour toutes les autres combinaisons possibles du site http://www.ryanair.com/.
Ryanair affirme qu'il s'agit d'un "bug" et qu'ils y travaillent.
En annexe, 4 captures d'écran pour une demande (02/08/2014) BERGERAC-LIVERPOOL (A/R)
199,99 € pour un Français, un Italien, un Marocain , un Belge (d'expression française) qui sont tombés dans le panneau de leurs nationalités respectives (forcément le site est réglé par défaut de cette manière) .
Et comme les règles d'orthographe (même !) sont si sévère en aviation, personne ne pense à mentir ou à tricher .
195,98 € pour les autres ...
Les 4 euros de la honte.
😊
Hello,
Cette information connue (récemment) a du mal à passer : Ryanair pratique des prix différents suivant la nationalité ( France, Italie, Maroc) ou l'appartenance linguistique (Belgique francophone).
Par exemple, un voyage A/R, demandé ce 02/08/2014 : Bergerac-Liverpool s'élève à 4 euros supplémentaires pour les nationalités précitées.
Ceci est valable pour toutes les autres combinaisons possibles du site http://www.ryanair.com/.
Ryanair affirme qu'il s'agit d'un "bug" et qu'ils y travaillent.
En annexe, 4 captures d'écran pour une demande (02/08/2014) BERGERAC-LIVERPOOL (A/R)
199,99 € pour un Français, un Italien, un Marocain , un Belge (d'expression française) qui sont tombés dans le panneau de leurs nationalités respectives (forcément le site est réglé par défaut de cette manière) .
Et comme les règles d'orthographe (même !) sont si sévère en aviation, personne ne pense à mentir ou à tricher .
195,98 € pour les autres ...
Les 4 euros de la honte.
😊
GR 10 faisable d'octobre à mi novembre?
J'envisage de me lancer sur le GR 10 de octobre a novembre, j'en suis au début des préparatifs et n'est pas encore les topoguides, dc je ne connais pas encore la topographie du gr 10, simplement j'ai cru comprendre qu'il ne passait pas tant par les hauts , étant davantage dans les vallées il serait envisageable en octobre novembre...
Mais si quelqu'un pouvait simplement me dire pour commencer si il est faisable en automne, éventuellement les désagréments ou risques potenciels à cette période ...
Mais si quelqu'un pouvait simplement me dire pour commencer si il est faisable en automne, éventuellement les désagréments ou risques potenciels à cette période ...
Météo en Thaïlande
Bonjour à tous! Voilà, notre départ pour la thailande approche...c'est pour vendredi; je regarde la météo tous les jours et...c'est la cata!!!! dois-je prévoir les bottes de pluie et le ciré?😉....ce qui m'inquiète également c'est ce "el nino" et le risque d'ouragans ect......D'après ce que j'ai pu lire, cette année il aurait plutot fallu choisir l'indonésie!
Nous partons en famille avec 2 ados
Nous passons 4 jours à BBK puis nous filons à Chiang mai, ko samui ko phangan..... Qui est sur place pour me donner de bons renseignements??
Merci😇
Nous partons en famille avec 2 ados
Nous passons 4 jours à BBK puis nous filons à Chiang mai, ko samui ko phangan..... Qui est sur place pour me donner de bons renseignements??
Merci😇











