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Quel camping-car pour un tour du monde: traction ou propulsion?
by Elisa44 · 2009-05-11 · 17 replies
Bonjour à tous,

Nous souhaitons partir en camping car visiter le monde avec nos 3 enfants l'année prochaine. J'ai bien lu plein de posts sur les cc et j'en ai conclu que la "meilleure" marque niveau robustesse et confort était le Laika. Cependant, étant nocive sur ce sujet, je me demandais ce qui était le mieux selon vous: traction ou propulsion, sans rentrer dans des discussions métaphysiques ?😉 Merci de vos réponses

Elisa
Demande de visa 1 an pour les Etats-Unis?
by Marieagnes · 2009-05-05 · 5 replies
Bonjour, Nous envisageons un voyage au long cours en camping car en débutant par l'Amérique du Sud puis remonter vers le nord : est-il possible d'obtenir un visa longue durée (1 an environ) pour 2 adultes + le camping-car pour faire les USA + CANADA + Alaska, et cela en faisant notre demande lorsque nous serons au Mexique. Il semble que ce visa ne soit pas aisé à obtenir et je n'ai pu trouvé d'informations à ce sujet. Merci d'avance pour toute information ou expérience à ce sujet
Organisation d'un tour du monde
by Maryse · 2009-04-28 · 6 replies
Bonjour à tous, J'ai de nombreuses questions concernant l'organisation d'un tour du monde. Nous avons comme projet de partir en famille (avec mes 2 filles agées respectivement de 4 et 7 ans) en septembre prochain pour un tour du monde. J'ai notamment des interrogations concernant les billets tdm Oneworld. Lorsque je veux faire une simulation, je n'arrive pas à partir de montréal faire 16 destinations et revenir à Montréal. On me dit que je peux passer 2 fois par l'océan. Mais je n'ai pas le choix, si je veux revenir ? Aussi, si je comprends bien, en partant de Montréal ( Amérique du nord) je ne peux qu'avoir qu'une seule autre destination en Amérique du Nord puisque c'est mon point de départ? Et non pas 6? Par ailleurs, je voudrais savoir les vaccins qui sont recommandés pour les enfants et ceux pour les adultes.

Aussi, quelles sont les destinations que vous me recommandées ( sauf en Afrique et en Europe)

Un gros merci!!! Maryse
Retour de croisière sur le Celebrity Constellation 16 mars 2009
by Flyer04 · 2009-04-25 · 4 replies
Cette croisière a été ma 6ème, la seconde pour ma compagne, mais la toute première avec « Celebrity Cruise ».

Croisières antérieures : · Iles Grecques sur le Mistral, Festival Croisières (compagnie disparue) · Baltique également sur le Mistral · Méditerranée occidentale sur l’Opéra (MSC) · Espagne, Maroc, Gibraltar, Baléares sur l’Aquamarine (Croisifrance) · Espagne, Tunisie, Italie (3 escales) sur le Bleu de France (Croisières de France)

En tout premier lieu, même si plus loin nous ferons quelques critiques négatives, je tiens à dire que globalement, nous sommes très satisfaits de l’ensemble des prestations qui nous ont été proposées, des escales et de l’excellent service du personnel de bord. C’est une compagnie de qualité et je pense que la plupart des passagers y trouvent largement leur compte. En fait c’est surtout par rapport aux autres navires sur lesquels nous avons pu naviguer que nous pouvons établir des comparaisons… Et puis parce qu’en tant que français nous avons une perception probablement différente des citoyens américains qui constituent la majorité des passagers de ce paquebot, surtout lorsqu’il s’agit de restauration…

1) Le bateau et les cabines : Décoration magnifique, de grands salons et espaces à vivre chaleureux, rien à dire sur ce point. Les cabines sont très confortables et bien entretenues par le personnel de bord, même s’il s’avère qu’elles sont un peu petites (17m²) : à part quelques-unes en catégorie supérieure, toutes sont sur le même modèle, intérieures, extérieures ou extérieures balcon (seul le balcon les distingue des autres)… Néanmoins, nous avons connu mieux sur le Mistral ou le Bleu de France.

Un point négatif : la disponibilité des fauteuils-relax autour de la piscine, si des affiches préviennent qu’au bout de 30 minutes d’inoccupation, les affaires personnelles seront enlevées pour libérer la place, personne ne s’en occupait, si bien que quelques passagers mal-éduqués, bloquaient des relax toute la journée avec des serviettes ou un livre posé alors qu’ils n’occupaient la place qu’une heure ou deux… On en a même vu qui se réservaient 2 places, une au soleil et une à l’ombre et alternaient entre les deux… Pour les personnes, comme nous, qui étions en cabine intérieure, disposer d’une place à l’ombre était indispensable lors des journées en mer, il fallait donc monter à 7 h du matin pour avoir une chance de disposer d’un relax à l’ombre; mais nous, nous y passions vraiment la journée complète…

2) L’itinéraire : Fort Lauderdale, Grand Cayman, Colombie, Panama, Costa-Rica, Mexique… Très bon programme, nous nous sommes cependant débrouillés la plupart du temps par nous-mêmes, sans prendre les excursions proposées, ce qui s’est avéré non seulement économique mais nous a laissé aussi une grande liberté (préparation indispensable avec Internet avant de partir)… La seule excursion prise avec le bateau était à Panama ; nous avons voulu visiter Panama City qui était trop éloignée pour partir seuls, nous n’avons pas voulu risquer de rater le départ du Constellation.

A Grand Cayman, nous avions loué des jetskis (wave runners) pour aller nager avec les raies, beaucoup plus sympa et pas beaucoup plus cher que les bateaux « surpeuplés » proposés par les excursionnistes.

A Carthagène, au port, nous avons pris un taxi qui nous a conduit à la vieille ville (15 $), après la visite du centre nous sommes partis à pied pour le fort San Felipe puis avons repris un taxi pour retourner au bateau.

A Panama, excursion avec Celebrity : les écluses de Gatum et Panama city ; le quartier colonial et la promenade au bord de mer valent vraiment le détour.

Costa Rica : excursion en taxi privé (nous étions 4) avec « Charlie Soto », réservée par Internet avant le départ : Visite bananeraie et usine « Dole », promenade en bateau en forêt (crocodiles, oiseaux et lézards variés…), déjeuner typique et baignade… 69 $ la journée.

Cozumel, nous avons voulu aller voir le magnifique parc de Xel Ha avec dauphins, perroquets et fonds sous-marins, nous nous sommes débrouillés par nous-mêmes, ferry jusqu’à Playa del Carmen puis « taxi collectif » jusqu’à Xel Ha et retour, mais le temps de faire le trajet ne nous a laissé que 2 h et demi pour visiter le parc, ce qui est vraiment insuffisant car c’est superbe et mérite sans conteste une journée complète.

Une critique à formuler sur l’itinéraire, à priori corrigée sur les croisières 2010 : les 2 jours en mer entre Cayman et Carthagène, on aurait préféré une escale supplémentaire ou rester 2 jours à quai dans l’un des ports plutôt que de marcher au ralenti pour parcourir en 2 jours une distance qui aurait pu l’être en 1.

3) Les spectacles et animations : Très professionnel, nous dirions même exceptionnels, des shows dignes de Broadway ou Las Vegas, sans aucun doute les meilleurs que nous ayons pu voir sur un bateau de croisière.

4) La restauration : La « Palme d’Or » au buffet du petit déjeuner, gigantesque, qualitatif avec un choix fantastique : les viennoiseries, les œufs sous toutes leurs formes, la charcuterie, les pancakes, les gaufres, les fruits, les fromages, même des tranches de saumon fumé et j’en oublie…

Le buffet du déjeuner, s’il est tout aussi gigantesque, est assez banal : un « salad-bar » avec un bon choix mais pas de renouvellement pendant toute la durée de la croisière, des stands pizza, pâtes, chinois, mais des plats « standards » sans grande originalité ni qualité… Près de la piscine un buffet mexicain, hot dogs, sandwichs, hamburgers et de très mauvaises frites : peut-être de quoi ravir les enfants et une clientèle américaine mais pour des français, c’est très limite. Egalement au SPA, un petit buffet diététique sans saveur.

Au dîner, le San Marco, restaurant principal, est très bruyant et animé, la qualité des matières premières est excellente, les viandes tendres, la cuisine est bonne mais cependant très classique et sans inspiration, c’est dommage vu la qualité des produits mis en œuvre, il manque la « touche » d’un vrai chef, le petit plus qui fait qu’un bon plat devient exceptionnel… Le soir, nous avons beaucoup apprécié le buffet Sushi et spécialités japonaises (gratuit) au pont 10, nous y avons dîné 2 fois. Nous avons aussi aimé l’ambiance des dîners au « Seaside » loin de la cohue du « San Marco », ce restaurant sans supplément propose un menu comparable au restaurant principal, mais au calme et dans l’intimité d’une table de 2. Après avoir essayé le San Marco, nous y avons élu domicile pour le reste de la croisière. Quant à « l’Ocean Liner », dîner « gastronomique » à la carte avec supplément, il ne peut être qualifié de gastronomique que par ceux qui en sont encore à considérer que du foie gras, un chateaubriand ou des morilles dans une sauce constituent une référence en matière culinaire… Aucune créativité ni originalité dans les plats proposés, seulement des ingrédients de qualité et toujours pareil, un sérieux manque d’inspiration.

Pour résumer, en ce qui concerne la restauration, la profusion n’est pas synonyme de qualité, nous aurions préféré avoir moins de choix mais plus de recherche et de finesse dans la cuisine… Sur ce plan, même si le choix était moindre, la qualité de la restauration était très supérieure lors de la croisière que nous avons faite sur le Bleu de France.

5) Les « à côtés » : C’est véritablement la seule chose qui nous a déplu lors de cette croisière, le sentiment permanent d’être « arnaqués » sur les suppléments (trop facile avec une clientèle captive) : 2 cafés expresso au bar « Le Rendez Vous », 9.60 $ (service compris), plus cher que sur le port de St Tropez ou sur les Champs Elysées, un apéritif, entre 7 et 9 dollars, une bière à presque 6 $, les photos à 19.95 $ !!! Le Bleu de France avec son système « All Inclusive » est beaucoup mieux. Mais sans aller jusque là, la compagnie pourrait pratiquer des prix comparables à ceux qu’on peut trouver à terre dans un salon de thé ou un bar normal (exemple un café à 1.50 ou 2 $, un apéritif à 4 ou 5 $). En ce qui nous concerne, en dehors des 2 cafés, nous n’avons donc absolument rien consommé à bord en dehors des jus de fruits gratuits du distributeur près de la piscine et 3 bouteilles de vin à 25 $, ce qui curieusement était raisonnable au regard de la qualité… Non pas que nous n’ayons pas les moyens de nous payer un café ou un apéritif, même à prix d’or, mais ce sentiment de se faire « avoir » est désagréable et par principe nous n’avons pas voulu adhérer au système, c’est dommage car avec un prix raisonnable nous aurions sans doute consommé quotidiennement cafés, cocktails et digestifs cela sans compter…

Maintenant tout ceci étant exposé, je le répète on est globalement satisfaits, surtout au regard du prix payé car nous avions bénéficié d’une offre de dernière minute à 680 euros par personne (environ 800 $) pour les 12 jours (auxquels il convient d’ajouter les pourboires), ce qui constitue un excellent rapport qualité prix qui gomme toutes les critiques faites plus haut… Maintenant, je ne dirais peut être pas la même chose si j’avais dû payer plein tarif.
La démocratie en Asie, et ailleurs...
by Geob · 2009-04-19 · 75 replies
Il y a quelques mois, un véfiste écrivait sur le forum "asie du sud-est" que, après tout, il était normal que la démocratie fonctionne à hue et à dia en Thaïlande puisqu'elle était rare en Asie. D' aucuns lui ont rétorqué qu'elle existe bien au Japon, en Corée du sud, en Indonésie, en Malaisie, aujourd'hui on pourrait ajouter le Népal, et d'autres qui ne me viennent pas d'emblée à l'esprit, mais je remarquais, à ma grande stupéfaction, que personne ne citait l'Inde ! L'Inde est la plus grande démocratie au monde avec ses 712 millions d'électeurs ! L'Inde représente un sixième de la population mondiale ! Ce qui fait de la démocratie, en ajoutant les pays nommés plus haut, une valeur qui n'est pas si négligeable que ça en Asie. Des gens se battent, vont en prison, meurent pour avoir le droit de voter, tandis que nous, nous nous apprêtons à nous abstenir pour les élections européennes, avec le taux faramineux de 70% ! Ce qui démontre bien que nous avons du mal à sortir de nos débats franco-français alors que le parlement européen prend de plus en plus d'importance ( maintenant, tout le monde sait que nous vivons sous des lois aux 3/4 européennes ! ). Il me semble avoir déjà écrit que la démocratie est un régime bien fatiguant pour l'homo festivus (P.Murray), tout occupé à son propre plaisir, et parfaitement étranger à l'intérêt général, sauf s'il correspond à son intérêt particulier. On va me dire que la démocratie n'est pas un régime idéal, je renvois donc à la fameuse phrase de Churchill. Puisque le citoyen ne s'investit pas dans la politique ( la cité, le syndicat...etc), en somme qu'il ne veut pas prendre ses responsabilités, et qu'il préfère clamer que "tout le monde est pourri", je me demande s'il ne préfèrerait pas un régime disons...autoritaire qui lui offrirait une forme de tranquillité, de sécurité, lui laissant ainsi le loisir de ne plus avoir à prendre parti, à se décider sur un choix qu'il pensera utile à son seul et unique intérêt.
Prix d'un billet tour du monde?
by Jugito · 2009-04-18 · 45 replies
Bonjour,

Constatant lors de ma preparation pour mon voyage autour du monde qu'aucun post ne faisait un recapitulatif des prix des billets TDM et que ce prix est important pour le calcul du budget, je propose que chacun détaille son trajet avec le prix et le groupe ou la compagnie aerienne auprès de qui le billet a été acheté.

Cela aidera les personnes qui preparent leur voyage.. (chanceux)

Date du tour du monde : juil à dec 2007 Achat du billet : 3 mois avant le départ Contact : British Airways France 0825 825 400 (0.15€/mn). Trajet : Paris / Delhi / Bangkok // HCMC / Cairns / Ayers Rock / Sydney / Santiago / Iles de Paques / Santiago / Punta Arenas // Rio / Paris Prix : 2750 € ttc
Conseil pour notre tour du monde avec one world
by Lea3232 · 2009-04-17 · 8 replies
Bonjour à tous!

Voila cela fait deja plusieurs semaines que je m'informe que les forum et sur les sites concernant les billets tour du monde avec one world et j'aimerais avoir des conseils de personnes qui ont déjà vécu cette expérience. J'ai plein de questions... Par exemple: quel est le meilleur moyen de profiter un max des billets TDM? de chaque fois atterir et de redecoller de la meme ville ou alors de faire un max de segments terrestre? Nous aimerions visiter bcp de pays et je ne sais pas quel est le meilleur moyen, avec les calculs one world, pour visiter un max de lieux ... je ne me rends pas compte du temps nécessaire pour faire des segments terrestre.. par exemple si on fait bombay - dehli en terrestre (bus, taxi, train, etc) combien de temps faut-il prévoir pour pouvoir bien profiter.. pas trop stresser...?

merci de votre aide
De Arles à Rome par la Via Aurelia
by Tomas3 · 2009-04-09 · 64 replies
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps

Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...

31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:

« préambule d'une longue marche de printemps »

Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.

A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...

Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.

La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).

Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)

le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.

J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »

ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...

J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.

La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...

Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..

2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »

Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...

L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.

Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..

3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet

La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.

L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)

ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...

Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...

3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »

je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...

il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.

J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)

4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:

on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...

Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...

5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »

je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...

Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...

Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)

FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?

Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...

Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.

Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.

Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...

6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »

si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.

Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».

Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...

Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.

Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.

L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.

7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne

Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...

I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...

Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?

Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.

La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Périple Alaska-Ushuaïa à vélo prochainement
by LoolooNZ · 2009-03-26 · 9 replies
Bonjour à tous

Je projette d'effectuer dans peu de temps la grande traversée du continent américain du nord au sud seul ou avec un compagnon, je n'ai pas de limite de temps pour l'effectuer

Je suis à la recherche du maximun d'info, que des cyclos auraient effectué il y a peu. Quelle est la date la plus favorable pour débuter ce périple en Alaska?? route practicable, fonte des neiges. Quelles précautions à prendre contre la faune en Alaska (grizzly etc)) Est ce que l'on peut rentrer sur le territoire US avec seulement un billet d'avion aller?? Sachant que je souhaite être le plus possible dans les parcs et très loin des "" autoroutes""quelles sont les meilleurs routes et celles à éviter?? etc Toutes autres infos sur ce parcours seront les bien venues.

Merci

a+ LOOLOO NZ
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain"
by Cochize · 2009-02-26 · 96 replies
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --

Les ablutions du grizzly

Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..



le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--

Le prospecteur intrépide

En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.

Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.

La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.



Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…

Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...

Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…

L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald

Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.

Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder

cochize
Le pays qui vous a le plus déçu
by Alexp79 · 2009-02-09 · 211 replies
Tout est dans le titre et le pourquoi off course.

Perso j'ai bien aimé mes voyages; ma grande déception est récente; le Cameroun pour l'accueil très décevant d'une majorité de la population et un cout relativement élevé du voyage.

Mes destinations qui m'ont le plus plues; madagascar et le burkina faso. Et bien d'autres ultérieurement je l'espère😉

A vous tous?🙂
Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car?
by Stef494 · 2009-01-19 · 1086 replies
Bonjour,

Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.

Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.

Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).

Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.

A bientot peutetre
Votre bilan vélo 2008?
by Bikos · 2008-12-31 · 41 replies
Salut à toutes et à tous !

L'année 2008 se finit dans quelques heures. Et le bilan de cette année 2008 est venu pour chacun et chacune. Beaucoup de projets ont vu le jour, d'autres pas... En éspérant que chacun ai pris du plaisir et du bon temps !

Pour moi : Mai : Vexin français entre potes Juin : Paris-Amsterdam avec un copain Août : La Loire à vélo en famille

De Janvier à Décembre : vélotaff et club !!!

Bref cette année j'ai vraiment pris mon pied surtout lorsqu'on a fait la Loire à vélo en famille. C'était le premier voyage de notre petite tribu, et c'est un grand moment de l'année et de notre vie ...

A VOUS !!!
Avoir marre de voyager en tour du monde?
by Vladi · 2008-10-27 · 27 replies
Bonjour,

Ma question s'adresse à ceux qui ont fait ou qui sont en train de faire un TDM ou un très long voyage.

Je pars faire un TDM avec mon chéri pendant 16 mois et je voudrais savoir si c'est fréquent d'en avoir marre au bout de plusieurs mois de voyager? Est-ce que les conditions de vie précaires lors d'un voyage routard, la fatigue, les mauvaise conditions climatiques etc peuvent changer vos envies de long voyage😕?

J'ai déjà voyagé routard dans des pays étrangers (camping sauvage, auto stop etc) pendant plusieurs semaines mais jamais pendant plusieurs mois.....Je pense être une aventurière mais je reste quand même une fille....😛

J'attends vos témoignages avec beaucoup d'impatience!

Vladi
Voyager au Pérou et Bolivie avec des enfants
by Sandphil38 · 2008-10-11 · 25 replies
bonjour, nous préparons un tour du monde pour juillet 2009 et nous avons choisi la Bolivie et le Pérou comme destination. Je me demande si ces 2 pays sont abordables avec 2 enfants (5 et 7 ans). Nous pensions aller à Cuzco pendant 4 semaines et visiter les alentours puis de descendre par nos propres moyens au lac Titicaca et passer en Bolivie jusqu'à La Paz pendant 4 semaines. Avez vous eu cette expérience avec des enfants ? vos modes d'hébergements ? de transports ? Y'a t-il des villes dangereuses, à éviter pour les touristes ? que nous conseillez vous comme villes à visiter ? merci par avance pour vos réponses.
Tour du monde 2010
by Iznogoud2010 · 2008-08-11 · 13 replies
Bonjour à tous,

" La vie ne se mesure pas au nombre de respiration mais au nombre de moments qui nous ont coupé le soufle..." (un truc du genre ;) )

J'aimerais faire le tour du monde en 2010. J'espere le faire si tout se passe bien. J'aimerais vos conseils ! Donc toutes les critiques sont vraiment les bienvenues, n'hesitez pas une seconde.Tour du monde : courant 2010 Duree : 1 anPartenaires : seul mais si quelqu'un est motivé pour un bout de route ou toute la route, si affinités. Pays : depart, inde, nepal, thailande, laos, cambodge, vietnam, transiberien, (peut etre malaise, philiînes, indonesie), iles du pacifique, bresil, perou, bolivi, costarica, mexique, las vegas, new york, montreal, arrivée. Je suis encore a me renseigner sur les pays et les villes, il ne faut pas que ca fasse trop, il ne faut pas que ca fasse pas assez, qu'en pensez vous ? est ce que vous connaissez des bonnes bibliotheques de voyages ou librairies ? des references de livres ? comment s'y prendre pour avoir les bonnes infos ? Je veux prendre un billet tour du monde, j'ai chope quelques agens qui font ca . Mais surtout j'en suis pas encore la mais je voudrais minimiser les billets d'avions pour que ca me revienne moins cher. Je suis donc a la recherche d'une sorte de carte des transport ... par exemple savoir si je peux aller de l'inde a bangkok en train ? comment ca se passe si ca coute cher, j'aimerais en fait surtout prevoir un max les transport pour estimer plus ou moins le budget et savoir exactement si a tel endroit je dois prendre le train ou l'avion. J'aimerais vraiment pouvoir tracer un itineraire et laisser le reste a l'improvisation. comment je peux tracer cette itineraire ? je recherche eventuellement des sponsors, ou ma tete travaille a un projet qui pourrait etre porteur et constructif dont je pourrais ressortir quelque chose a la fin de ce voyage. Je n'ai pas encore d'idee tres concrete mais ca viendra. Vers qui puis je me tourner pour avoir des idees ou qui est interessse par des personnes faisant ce type de voyage ? une ptite question de flip, y-en a t il qui ont fait ce meme type de voyage et avez vous fait juste visiter ou avez vous travaillez, participer a du benevolat ect... est ce que l'on se lasse pas de voyage et de decouvert durant 365 jours ?

Merci pour toutes vos reponses, s'avance merci !!!!! je suis au taquet pour vous lire... :)

a tres bientot,

iznogoud
Tour du monde avec un petit budget?
by Zozot · 2008-07-17 · 17 replies
Bonjour, je pense entreprendre un voyage avec une amie qui ferai canada, Japon, Océanie à pied et en stop et prendre le temps de connaitre la culture et les gens du pays et donc rester environ un an par pays (voir plus si j'en est envie).

Pour se voyage je pense partir bien équiper mais ne sais pas exactement quoi prendre, tout en évitant du poids inutile.Je pensais éventuellement au GPS, à une gourde qui rend l'eau des lacs et rivières potable, un sac à dos solaire (solariflex), de bons vêtements pour tout temps et températures et un sac de couchage.Tout cela est il vraiment utile une fois sur place? Pour dormir je prévois de faire du couchsurfing et de dormir sur un banc ou sous un arbre si les températures le permettent, y a il d'autres solutions? Ensuite pour voyager pas cher on ma conseiller les cargos, qui recrutent (toujours d'après se que on ma dit) des plongeurs ou des personnes pour des travaux du style en échange d'une traversée gratuite.

Au niveau du budget hors matériel je ne sais pas du tout quoi prévoir (pour manger essentiellement) quelques conseils ne seraient pas de refus :s

Voila maintenant je vous demande votre avis et vos conseils! Merci d'avance !
Conseils pour un prochain voyage aux Etats-Unis: où aller?
by Frozenmad · 2008-07-17 · 29 replies
Hello, De retour des Etats Unis, nous n'avons qu'une seule envie bien sûr... y retourner !! Bien sur, pas tout de suite (finances obligent !). Par contre, on ne sait pas où aller pour notre prochain voyage... Voici les sites que nous connaissons déjà (entre notre voyage de 1998 et celui de cette année, dont une bonne parties vues 2 fois)...

Las Vegas (2x) Valley of Fire Zion (2x) Bryce (2x) Grand Canyon (rive sud et rive nord) Lake Powel : horseshoe bend, Lower antelope, lac powel Cottonwood Canyon road Capitol Reef (2x) Secteur Moab : Canyonlands (Island in the Sky, Shafer trail, Dead Horse point), Arches, Route 128... (2x) Monument Valley (2x) Route 66 de Flagstaff à Oatman Laughlin Death Valley Yosemite San Francisco Yellowstone

Nous comptons retourner là bas en juin (certainement d'ici 3 ou 4 ans) toujours pour une période de 15 jours à 3 semaines Nous ne savons pas s'il vaut mieux : Retourner en Californie, en faisant Los Angeles, la route 66, éventuellement Séquoia, Yosemite et à nouveau San Francisco et pourquoi pas l'Oregon jusqu'à Seattle .. le coin vaut-il le déplacement ? Faire la côte Est vers Boston (Nouvelle Angleterre) et un peu le Canada vers la Gaspésie et le Québec

Nous avons peur d'être un peu déçus car il semble qu'on ai commencé par voir le plus beau et qu'aucune autre région ne sera plus belle que celles des parcs (ceci dit, nous voudrions un peu changer et ne pas retourner voir ce que nous avons déjà vu 2 fois)... merci de vos conseils, suggestions...
Emplois au Yukon en automne?
by Fabilou · 2008-07-06 · 15 replies
Bonjour! Je commence à planifier un périple dans le nord ouest du Canada, probablement au Yukon. J'aimerais aller y travailler pendant quelques mois. J'aimerais savoir si il y a un bon choix d'emploi à cette période de l'année, bien que la saison touristique soit passée. (vers fin septembre/octobre/novembre ... ) Puis, est-ce agréable et comment est la vie la-bas en automne? Est ce que j'suis mieux d'attendre l'été 2009 ?

Puis, si ca intéresse quelqu'un, je suis une petite québécoise très sympathique et j'aimerais peut-etre bien un/e compagnon/nne de voyage, qui sait ...

merci!

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