Results for "Syrie+itinéraire"
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Location de voiture à Damas?
Bonjour,
Nous allons louer une voiture au départ de Damas pour parcourir la Syrie. Europcar semble etre la compagnie internationale la plus interessante (228€ pour 10 jours).
Quelle agence Europcar est la plus pratique à rejoindre sur Damas centre?
Avez vous d'autres loueurs de voitures à conseiller?
Cordialement
Nous allons louer une voiture au départ de Damas pour parcourir la Syrie. Europcar semble etre la compagnie internationale la plus interessante (228€ pour 10 jours).
Quelle agence Europcar est la plus pratique à rejoindre sur Damas centre?
Avez vous d'autres loueurs de voitures à conseiller?
Cordialement
Cherche hôtel bon marché avec air conditionné à Damas
Je connais Damas pour y avoir été il y a quelques années, je sais qu'il est possible de trouver des hôtels pas chers du tout et avec un très bon rapport qualité/prix, ceux où j'ai résidé n'avaient pas d'air conditionné mais comme c'était au début de l'hiver, ce n'était pas utile bien sûr.
Sauf que là je pars en été (sans doute en juillet) et je redoute beaucoup les grosses chaleurs que je supporte très difficilement (même en France, alors au Moyen-Orient, je n'ose y penser).
Et comme j'ai un budget rikiki je cherche un hôtel qui ne soit pas trop onéreux avec air conditionné.
Vous en connaissez?
Hotspots wifi en Syrie?
Bonjour à tous
Ayant apprécié de pouvoir me connecter avec mon propre netbook lors de précédents voyages et prévoyant le prochain en Syrie je souhaite savoir s'il est facile de trouver d'y trouver des hotspots wifi gratuits (dans les hôtels ou les cafés)?
Cordialement
Visas et lettres de recommandations pour la Syrie et l'Iran?
Bonjour
je suis en train de préparer un long périple (8 mois). Je vais au départ faire la route de soie jusqu'en Chine. Et après je continue mon périple sur l'Asie du sud.
J'ai un problème concernant les visas et les lettres de recommandations. Je ne sais pas comment faire pour avoir ces fameuses lettres de recommandations. Mon voyage commencera par la Turquie puis la Syrie, de là je re-rentre en Turquie pour éviter l'Irak et je rentre en Iran. Et après j'enchaine sur l'Asie centrale. Comme je vais voyager en bus ou en train, je n'ai pas de dates précises des entrées et sorties des pays concernés (cad Syrie, Iran et Asie centrale)
Je suis donc à la recherche d'infos, de contacts etc etc bref de quoi m'aider à résoudre mon problème.
Et dernière chose, est ce que ces visas sont "ouvrables"???
Merci pour vos réponses
Stéphane
je suis en train de préparer un long périple (8 mois). Je vais au départ faire la route de soie jusqu'en Chine. Et après je continue mon périple sur l'Asie du sud.
J'ai un problème concernant les visas et les lettres de recommandations. Je ne sais pas comment faire pour avoir ces fameuses lettres de recommandations. Mon voyage commencera par la Turquie puis la Syrie, de là je re-rentre en Turquie pour éviter l'Irak et je rentre en Iran. Et après j'enchaine sur l'Asie centrale. Comme je vais voyager en bus ou en train, je n'ai pas de dates précises des entrées et sorties des pays concernés (cad Syrie, Iran et Asie centrale)
Je suis donc à la recherche d'infos, de contacts etc etc bref de quoi m'aider à résoudre mon problème.
Et dernière chose, est ce que ces visas sont "ouvrables"???
Merci pour vos réponses
Stéphane
Passage de frontière Liban-Syrie par le nord de la Beeka?
Le passage de la frontière sur la Syrie par le nord de la Beeka est-il possible ?
Syrie - Palmyre: les incontournables
La Syrie...un pays aux nombreuses influences, où des civilisations diverses (romaine, grecque, perse, ottomane, mamelouk, etc.) se sont croisées et ont chacune laissé leur empreintes. Bref, un voyage à faire, une expérience à ne pas manquer, plutôt à la "routarde" sac à dos et petit guide de voyage (+ les bonus de Voyage Forum!), histoire de découvrir le pays et ses habitants (chaleureux, serviables...) à son rythme et loin des circuits balisés des agences de voyage.
Notre séjour s'est étalé entre le 19/12/08 et le 01/01/09.
Un de nos meilleurs souvenirs de ce voyage (avec Damas) reste la ville de Palmyre. Pourtant, on pourrait penser que cette ville, incontournable pour tous les voyagistes de tourisme de masse, n'allait pas nous charmer outre mesure, mise à part l'extraordinaire site archéologique. Nous sommes arrivés avec le soleil pour compagnon après avoir laissé Hama et Homs sous un déluge de pluie. Un bon point pour commencer et qui a rendu notre séjour des plus agréables. Nous sommes arrivés en bus micro, dont la station se situe à 10 min à pied des hôtels et du "centre ville" de Palmyre (ville moderne). Ne vous laissez pas abuser par les taxis (hors de prix) car le trajet est faisable à pied sans soucis! Une fois dans la rue princiale des hôtels et restaurants, vous avez le choix (surtout en basse saison) concernant le logis. Nous vous recommandons l'Hotel AlNakheel (hotel du palmier), dont les chambres doubles varient de 1200 à 1600 lires. Le gérant Mohammed Homidan propose également des circuits bédouins dans le désert et des balades en chameau (demander le chameau prénommé Antar dit Bruno MDR) dans les ruines de Palmyre (à faire surtout pour revoir les ruines sous un autre angle). Le cousin du gérant, Abdesslam (dit Abdou), est un bédouin d'une gentillesse rare, d'une générosité sans pareille, qui vous fera découvrir la vie bédouine, une tente (khayma) plantée dans le désert, sous les étoiles d'un ciel immaculé... Exceptionnel... Des randonnées pédestres autour des ruines de la cité antique sont possibles: le paysage est fantastique, à la fois lunaire et désertique, parsemé de tours-tombeaux, avec des reliefs impressionnants à gravir comme celui où se niche la citadelle de Palmyre (la visite de la citadelle n'a pas trop d'intérêt). Pour se restaurer, approchez-vous du Palmyra Spring Restaurant! De toute façon son génial patron Mohamed vous hèlera depuis la porte, vous invitant à boire un thé ou un café. Il faut le savoir Mohamed est une institution à Palmyre: il parle plus de 5 langues, est d'une générosité extrême et vous concoctera un menu bédouin qui fera saliver vos papilles. Nous avons passé d'excellents moments dans son restaurant, augerge espagnole, où se croisent voyageurs de tous pays et habitants locaux sympathiques et attachants. Ne ratez pas les livres d'or de Mohamed! Des centaines de voyageurs y ont apposé leurs commentaires: nous avons signé le carnet n°51 quand nous y étions! Le musée de Palmyre (juste à l'entrée de la ville et proche des hôtels) se visite en 2h30 maximum. Il comporte de très belles pièces de l'art palmyréen, de nombreuses statues et bas-reliefs issus des tombeaux environnant le site ainsi que de nombreux objets du quotidien de l'antique cité. Bien entendu, le site archéologique de l'ancienne cité est fantastique... Aussi fascinant le jour, où la lumière confère à la pierre une couleur solaire, qu'au crépuscule où celle-ci se teinte d'une teinte brun-rosée réhaussée par des éclairages artificiels disposés tout au long de la voie. Nous n'en dirons pas plus, à vous de le découvrir!
Bon voyage!
Un de nos meilleurs souvenirs de ce voyage (avec Damas) reste la ville de Palmyre. Pourtant, on pourrait penser que cette ville, incontournable pour tous les voyagistes de tourisme de masse, n'allait pas nous charmer outre mesure, mise à part l'extraordinaire site archéologique. Nous sommes arrivés avec le soleil pour compagnon après avoir laissé Hama et Homs sous un déluge de pluie. Un bon point pour commencer et qui a rendu notre séjour des plus agréables. Nous sommes arrivés en bus micro, dont la station se situe à 10 min à pied des hôtels et du "centre ville" de Palmyre (ville moderne). Ne vous laissez pas abuser par les taxis (hors de prix) car le trajet est faisable à pied sans soucis! Une fois dans la rue princiale des hôtels et restaurants, vous avez le choix (surtout en basse saison) concernant le logis. Nous vous recommandons l'Hotel AlNakheel (hotel du palmier), dont les chambres doubles varient de 1200 à 1600 lires. Le gérant Mohammed Homidan propose également des circuits bédouins dans le désert et des balades en chameau (demander le chameau prénommé Antar dit Bruno MDR) dans les ruines de Palmyre (à faire surtout pour revoir les ruines sous un autre angle). Le cousin du gérant, Abdesslam (dit Abdou), est un bédouin d'une gentillesse rare, d'une générosité sans pareille, qui vous fera découvrir la vie bédouine, une tente (khayma) plantée dans le désert, sous les étoiles d'un ciel immaculé... Exceptionnel... Des randonnées pédestres autour des ruines de la cité antique sont possibles: le paysage est fantastique, à la fois lunaire et désertique, parsemé de tours-tombeaux, avec des reliefs impressionnants à gravir comme celui où se niche la citadelle de Palmyre (la visite de la citadelle n'a pas trop d'intérêt). Pour se restaurer, approchez-vous du Palmyra Spring Restaurant! De toute façon son génial patron Mohamed vous hèlera depuis la porte, vous invitant à boire un thé ou un café. Il faut le savoir Mohamed est une institution à Palmyre: il parle plus de 5 langues, est d'une générosité extrême et vous concoctera un menu bédouin qui fera saliver vos papilles. Nous avons passé d'excellents moments dans son restaurant, augerge espagnole, où se croisent voyageurs de tous pays et habitants locaux sympathiques et attachants. Ne ratez pas les livres d'or de Mohamed! Des centaines de voyageurs y ont apposé leurs commentaires: nous avons signé le carnet n°51 quand nous y étions! Le musée de Palmyre (juste à l'entrée de la ville et proche des hôtels) se visite en 2h30 maximum. Il comporte de très belles pièces de l'art palmyréen, de nombreuses statues et bas-reliefs issus des tombeaux environnant le site ainsi que de nombreux objets du quotidien de l'antique cité. Bien entendu, le site archéologique de l'ancienne cité est fantastique... Aussi fascinant le jour, où la lumière confère à la pierre une couleur solaire, qu'au crépuscule où celle-ci se teinte d'une teinte brun-rosée réhaussée par des éclairages artificiels disposés tout au long de la voie. Nous n'en dirons pas plus, à vous de le découvrir!
Bon voyage!
Recherche cours d'arabe en Syrie, logement...
bonjour,
je suis actuellement étudiante à londres, et j'aimerais partir cet été, en syrie, en vue d'apprendre l'arabe. concernant les cours d'arabes: connaissez vous une école de langue appropriée pour les tout débutants comme moi?
je suis tombée par hasard sur le site de 'arabesk studies', quelqu'un sait il si c'est un bon plan ? et pour le logement, si vous avez nimporte quelles informations, elles seront la bienvenue! le mieux serait de loger dans une famille (surement plus économique, et surtout j'imagine qu'il n'y a rien de mieux que l'immersion pour apprendre une langue!!). mais d'autres conseils sont encore une fois la bienvenue!!
merci pour tout!!
mathilde
Ambassade de Syrie à Teheran?
Salut,
Je souhaiterais faire une demande de visa aupres de l ambassade de Syrie a Teheran.
Quelqu un aurait il une experience de cette ambassade?
difficulte? formalite? prix? delai? adresse?
Merci
Yann
Obtention du visa à la frontière syrienne: oui c'est possible!
Bonjour a tous,
comme dit dans le titre, il est possible de prendre son visa a la frontiere Syrienne, au poste frontiere entre Antakya en Turquie et Alep . Il suffit de preparer 28 US dollar . Je viens de le faire aujourd'hui, en compagnie d'une amie francaise, d'un Polonais et d'un Tcheque. Nous sommes tous passes et ca n'a pas ete tres complique. J'espere que cette info vous sera utile ! Zoran
comme dit dans le titre, il est possible de prendre son visa a la frontiere Syrienne, au poste frontiere entre Antakya en Turquie et Alep . Il suffit de preparer 28 US dollar . Je viens de le faire aujourd'hui, en compagnie d'une amie francaise, d'un Polonais et d'un Tcheque. Nous sommes tous passes et ca n'a pas ete tres complique. J'espere que cette info vous sera utile ! Zoran
Obtention du visa syrien à la frontière du Liban?
Bonjour à tous,
Je pars en février pour le liban et la syrie. Je n'aurais pas le temps de faire mes visas en france donc je souhaite les faire sur place. Pour le Liban visiblement je peux l'obtenir à l'aéroport et il semblerais qu'il soit gratuit. Si quelqu'un peux me confirmer cette information ? Après le Liban je souhaite partir pour la syrie. Est-il possible d'obtenir le visa syrien à la frontière Libano-Syrienne ? Je reprendrais mon avion du Liban, donc je pense que je devrais payer un autre visa libanais.
Si quelqu'un peut me donner des infos, je suis preneur.
Merci à tous.
Je pars en février pour le liban et la syrie. Je n'aurais pas le temps de faire mes visas en france donc je souhaite les faire sur place. Pour le Liban visiblement je peux l'obtenir à l'aéroport et il semblerais qu'il soit gratuit. Si quelqu'un peux me confirmer cette information ? Après le Liban je souhaite partir pour la syrie. Est-il possible d'obtenir le visa syrien à la frontière Libano-Syrienne ? Je reprendrais mon avion du Liban, donc je pense que je devrais payer un autre visa libanais.
Si quelqu'un peut me donner des infos, je suis preneur.
Merci à tous.
Location de voitures et plages en Syrie?
Je cherche une location de voiture sans chauffeur à Damas pour le mois d'aout pour 10 jours. Quelqu'un connait-il des loueurs locaux sérieux ou faut-il passer par des loueurs internationaux? Si oui, lesquels? Avez-vous une idée des tarifs?
Y a-t-il en Syrie des coins sympas pour un séjour balnéaire?
Merci à tous
Visa pour trois/quatre mois en Syrie?
bonjour
si je pars 3-4 mois en syrie, pour combien de mois je dois prendre de visas ?
merci d'avance
merci d'avance
Nouvelle taxe de sortie en Syrie (information)
Pour info, elle est maintenant de 1500 SYP!! et non + 200, même pour les Syriens.
C'est plus cher de sortir que d'y entrer :))
C'est plus cher de sortir que d'y entrer :))
Location de voiture et hôtel à Damas?
nous serons a damas du 20 fevrie2009 au 12 mars 2009, nous aurons notre fils agé de 3 ans avec nous, quelqu'un peut-il ns renseigner sur les locatins de voiture a l'aeroport de damas, ns arrivons a 3h du matin avec notre bout de chou, et aussi un hotel bon marché mais propre, car j"ai lu dans le forum que dans les hotels bons marché, il y aurait des cafards........ .merci beaucoup de votre aide
Dis-moi Damas
Je quitte la rocaille et le sable.
Je dis provisoirement au revoir à l'air pur de ces contrées presque vierges.
La civilisation contemporaine m'appelle à grand renfort d'embouteillages et de klaxons, c'est le retour de la ville.
Le premier bus quittant Palmyre pour rejoindre Damas est à 9h, heure ridiculement tardive pour moi qui suis prêt à tout. A 8H30, je suis réveillé et opérationel. A 8h35, je suis les fesses dans un taxi. Pas le temps de "goodbye" à mes compagnons de ces 2 derniers jours, de toute manière tout ce petit monde ambulant prend au moins la route de la Jordanie et je reverrais à coup sûr la majorité d'entre eux dans la semaine qui nous conduiera jusqu'à Petra. J'en salive à l'avance... A 9h, ponctualité quand tu nous tiens, le car démarre. A 9h10, bercé par une musique douce, je m'endors comme un bébé. De toute façon, le paysage est plat et monotone, rien de tel pour me faire fermer les yeux. Je suis réveillé peu de temps après par le personnel de la compagnie qui me force presque à accepter le gobelet qu'il me tend et pour lequel le fait de me réveiller lui paraissait absolument indispensable. Soit. Je bois son eau fraiche et me rendors. Deux heures plus tard, le même brave gars me réveille à nouveau pour me demander s'il peut ramasser mon verre en plastique donc vide depuis deux heures... Re-soit. Quoi qu'il en (re)soit, vu l'heure qui approche les midi, on ne devrait plus tarder à traverser les premiers faubourgs de la ville, il est largement temps d'émerger. Le gusse finit son même manège auprès des autres passagers et, alors qu'il a fini et a mis toute sa récolte de détritus dans un joli sac poubelle, le bus stoppe, la porte s'ouvre et le gars jette tout sur le bord de la route au milieu de nulle-part. J'hallucine, hurle de rage à l'intérieur de mon moi et comprend alors mieux pourquoi les bas-côtés des routes syriennes ressemblent plus à une décharge quà un joli paysage champêtre. Aucuns scrupules le gars... Désolant...
On arrive à La gare routière de Damas peu de temps après. Pour y parvenir, on se rend compte que la ville est situé sur une grande plaine seulement rompue à la périphérie par de petites collines où les logements précaires faisant passer nos bons vieux HLM pour des palaces deauvillois, s'entassent du bas vers le sommet, des habitations les moins récentes vers les plus récentes. Je me dis que le problème de ceux qui ce sont installés les premiers, c'est qu'ils doivent maintenant recevoir sur la tête les déchets de tous ceux qui ont construit après eux, c'est à dire en amont de la colline. Délicieux...
A la gare routière, la solution de facilité pour moi qui ne maîtrise pas la langue, c'est de monter dans le premier taxi qui se présente et de lui indiquer le nom d'un hotel décrit dans le LP. En 2 minutes, on est en route. Chose curieuse et inédite pour moi en Syrie, le taxi est équipé d'un compteur. Pas besoin donc de fixer un prix à l'avance, je suis en terrain conquis, du moins je le pense... A l'arrivée dans l'environnement immédiat de l'hotel, alors que le taxi s'arrête, le compteur indique 62, 50 soit à peu près 1 euro pour 10 minutes de conduite zigzagante entre les autres voitures. Bonne affaire, bonne affaire! Mais, alors que je donne 75 livres au chauffeur, celui-ci me mime 200 livres, grosse différence. L'incompréhension est totale et le ton monte. Le taxi-man n'en démord pas une seconde, le prix est 200 et c'est tout. C'est plus qu'il n'en fallait pour qu'il se voit désigné le premier carton rouge du voyage (Je voyage avec toujours en poche un carton jaune et un carton rouge, dans tous les pays c'est un signal qui se comprend). Je lui paye malgré tout ses 200 livres et pars en claquant la portière.
J'apprendrais par la suite que la station de bus se trouvant hors des limites administratives de la ville, le prix classique était bien 200 livres. C'était bien la peine de s'énerver...
Mon nouvel hotel est un poil plus cher que d'habitude mais le fait d'être dans la capitale y est pour beaucoup. Eux n'ont pas battu Marseille 4-2 à l'extérieur mais il n'en demeure pas moins que c'est la capitale. L'hotel est organisé avec au centre une grande cour intérieure, au centre de celle-ci une fontaine toute mignonne, les chambres étants réparties autour au rez-de-chaussée et au premier étage. C'est super joli, je suis conquis. J'y suis même tellement bien qu'avant de penser à quoi que ce soit d'autre, je commande un thé et un narguilé. La dégustation s'éternise mais c'est l'extase.
En début d'après-midi, je pars affronter le flot des voitures et des piétons. Je dis "affronter" et le mot n'est pas trop fort. Par exemple pour traverser la route, il faut faire comme "frog", la grenouille qui doit slalommer entre les voitures pour ne pas y rester. Les conducteurs ont l'habitude de ne pas freiner pour laisser passer les piétons, heureusement que l'expérience parisienne m'a endurci à ce niveau là car autrement je serais encore en train d'attendre mon tour pour traverser. Le but de la marche d'aujourd'hui est d'atteindre la vieille ville, prétenduement le plus beau quartier du Moyen-Orient d'après le LP. D'un pas ferme et décidé, je franchis les carrefours les uns après les autres et, au détour d'une rue, je croise un type que j'avais déjà croisé à Palmyre. Un genevois anciennement avocat qui a subitement décidé de tout quitter pour s'installer à Damas pour y apprendre l'arabe. Le type qui connait bien les lieux m'informe que je suis parti dans la direction opposée à la vieille ville et que ça fait un moment que ça dure car je me suis déjà éloigné de près de 2km de ma destination initiale. Oups!!! Merci mon gars, vraiment!!!! Et comme en plus on est plutôt contents et étonnés d'être tombés l'un sur l'autre dans cette ville surpeuplée, on va boire quelques tisanes car la bière est toujours fannie au bar. Pendant ce laps de temps, le temps vire au gris et l'orage se fait entendre, il est temps de se dire au revoir et peut-être à plus tard car la température du fait des nuages a subitement perdu une dizaine de degrés. Juste le temps pour lui de me ré-indiquer quand même où se trouve la vieille ville et où se trouve mon hotel, on se sait jamais, et me voilà déjà sur la route du retour. Je découvre alors mes voisins de dortoirs : un australien en voyage depuis 18 mois dont le prénom m'échappe, Sarah, une américaine sur le point d'emménager à Damas pour 3 mois dans le but d'apprendre elle aussi la langue, et Faisal, un belgo-marocain dans la région pour plusieurs semaines. L'ambiance est bonne à ce point que la décision de rester en leur compagnie fait son chemin. De toute façon, je serais encore là le lendemain et aurais toute la journée pour trouver ce satané centre historique sachant que le reste de la ville n'est pas aussi avenante que le vieux Damas d'après ce qu'en dit le LP.
La fin de journée file comme une comète et il est 22h quand je quitte tout ce petit monde pour rentrer à l'hotel le premier t'écrire au sujet de Palmyre. Une heure plus tard, les autres reviennent à leur tour. Ils s'endormirons vers minuit alors que je continuerais à taper jusqu'à 2h30, suffisamment longtemps donc pour en avoir plein les yeux de l'écran, à la limite de la crise d'épilepsie.
Au réveil du lendemain (mardi), tout le monde a déjà quitté la chambre, je suis le dernier à trainasser au lit. Ca n'était pas arrivé depuis plusieurs semaines donc à ce moment là, je fructifie en tournant sans relache sous mes couvertures jusqu'à 11h, le luxe!!!! je me paye aussi le luxe de prendre le petit déjeuner optionnel de l'hotel, cher par rapport aux gargottes du quartier, mais au milieu de notre cour dont j'ai oublié de préciser qu'elle avait un toit végétale comme du lière, sympa. Une brosse à douche et en route!! Encore!!! Cette fois, pas d'erreurs, j'ai en tête l'endroit où je me suis fourvoyer à l'envers la veille; j'y passe un sourire en coin. En moins de 2, me voici devant l'entrée de la vieille ville dont je réalise qu'il est très difficile de la rater parce qu'à ce coin-là trone la citadelle et ses murs fortifiés hauts de plusieurs mètres. Je devais vraiment avoir une poutre dans l'oeil pour avoir manqué ça, bref... En entrant par un porte colossale, on pénètre dans le souk par une allée très large et haute de 12 mètres sous plafond vouté. La voute est faîte de vitre et les rayons du soleil la traverse par faisceaux, ça a de la gueule comme on dit. La taille du batiment y est pour beaucoup. Les boutiques sont assez banales et vendent principalement du prêt-à-porter. Quelques-unes assez rares diversifient l'offre et vendent des narguilés. En se qui concerne les épices, les antiquités ou les bijous, faudra s'adresser ailleurs. Le passage principal est long d'un bon kilomètre et au bout on débouche sur la mosquée Umayyad, la plus grande mosquée de Damas en passant sous un arc de triomphe n'ayant pas grand chose à envier à ceux aperçus en Turquie ou ailleurs en Syrie sauf qu'ici c'est en plein centre-ville! Nouvelle mosquée, nouveau déchaussage. A l'intérieur, le silence. Tout le tour de la place centrale de la mosquée est paré de mosaïques et le sol est brillant au point de m'éblouir en réfléchissant la lumière du soleil. On sent que cette mosquée tient une place historique importante dans la ville, tout semble pas neuf mais très ancien, et comme c'est merveilleusement conservé on dira comme neuf. Une vidéo, quelques photos, on avance. De l'autre côté, la ville prend de nouvelles dimensions : tout est exigu, les immeubles sont le plus souvent en pierre et de nombreuses rues sont couvertes de lierre sans doute pour protéger les habitants de la chaleur estival. Moi, j'ai pas chaud mais j'ai encore faim, donc direction la sandwisherie locale et ses "shawarmas" divins. Un puis deux, ça suffira ou bientôt je ne pourrais plus voir mes pieds! Le chemin continue en longeant de mur d'enceinte de la vieille ville qui me permettra de ne pas partir pas des chemins approximatifs, je rejoins le quartier chrétien puis le quartier juif. Dans le quartier juif, beaucoup sont partis, mais hospitalité locale incroyable oblige, même si les familles juives ont émigré en catastrophe il y a plus de 20 ans, aucune de leur demeure n'a été squattée ou vandalisée. Les maisons ou les commerces attendent juste le retour au pays de leurs propriétaires d'origine. Respect oblige. Chapeau bas les syriens!!
En bouclant la boucle pour retourner à mon point d'entrée dans la ville historique, je passe enfin par les étales d'épices, de café, de cuir. Les odeurs se mélangent pour le plus grand bonheur du visiteur qui se comblera d'autant plus que les patisseries orientales sont aussi de la partie. J'ai beau être déjà plein comme une outre, 2 baklavas sauront me régaler. Les connaisseurs (hein mon Bast') apprécieront...
La promenade ici est bouclée en quelques 3 heures, et effectivement c'est vraiment plein de charme, rien à voir avec le bruit et l'odeur de l'autre côté dans la ville nouvelle où tout est le plus souvent gris clair voire gris foncé. L'air n'y sent plus la cannelle mais le monoxyde de carbone. Je retourne dans mon havre de paix de cour intérieur où ma chambrée n'est pas loin. Mon ventre va exploser mais c'est pour la bonne cause ou presque : cette cause c'est la mienne!!
Je préfèrerais ensuite rester sur ce sentiment de bien-être trouvé dans la ville fortifiée et me garderais de sortir trop loin ce soir là pour ne pas avoir à affronter les affres d'une urbanisation anarchique. De toute façon, niveau urbanisation anarchique, demain (mercredi) je pars pour Amman, la capitale jordanienne. Et à en juger par le plan de la ville, c'est pire qu'un labyrinthe. Aucune chance de retrouver son chemin, j'en salive à l'avance. Mais demain est comme d'habitude un autre jour. Sauf qu'en plus cette fois, demain est un autre pays. Mon passeport fait le beau comme un chiot qui attend un su-sucre, et il me plait de le satisfaire.
Grosses bises de ce côté-ci de la frontière en attendant plus... toujours plus... insatiable...
En attendant, comme je l'avais fait pour la Turquie, je vais vous faire un petit récapitulatif sur la Syrie.
La Syrie n'est pas un pays très évident pour un voyageur inexpérimenté. Je sais bien qu'on ne peut pas tout avoir mais très peu de syriens parle anglais et c'est un peu plus difficile qu'ailleurs d'avoir une conversation avec des locaux. Toute les villes que j'ai faites ont un quartier historique chargé de charme, mais le reste du temps, le pays étant assez pauvre, l'architecture locale ne rend pas grace à la culture arabe telle qu'on se l'imagine. Même en centre ville la couleur prédominante est le gris parpaint et l'air est souvent chargé en pollution due au fait que les pots catalytiques ne sont pas encore majoritaires ici. Hors des villes, le pays est principalement plat et à mesure que l'on s'aventure à l'est, le désert prend ses droits. Un désert rocailleux mélangé de sable ou de rares oliviers ont vraiment du mal à se faire une place.
La nourriture est très proche de se qu'on trouve en Turquie et je pense que dans toute la zone, les influences sont les même hormi le fait qu'en Syrie, on trouve des plats berbères à base de riz, de yahourt et d'amandes. Ca fait un bon compromis si on a envie de manger autre chose.
Les Syriens quant à eux sont en grande majorité des gens délicieux. L'hospitalité est une chose qui veut vraiment dire quelque chose ici. Même si on refuse d'acheter quoi que ce soit, et même si eux n'ont pas énormément de moyens, on sent que l'argent n'est pas la chose qui compte le plus au monde. Je me suis même vu retourné plusieurs fois le bakshish que je voulais laissé. Il est également coutume pour eux apparemment d'offrir le thé à tour de bras et croyez-moi que quand on vient de Paris, c'est tout sauf banal et on en redemanderait presque si on était pas gêné par tant de générosité. Je ne sais pas contre pas quoi dire sur les syriennes car je ne me souviens même pas avoir parlé à une femme durant mon séjour. La religion tient une place très importante et on se félicite parfois de pouvoir ne serait-ce que voir les cheveux d'une femme. Je me souviens qu'à Aleppo, on est déjà content quand on voit son visage...
Enfin le cout de la vie est ici dérisoire en comparaison de la turquie et donc d'autant plus en comparaison de l'Europe. Mise à part qu'à Damas tout est 2 fois plus cher que partout ailleurs dans le pays, ça reste extrèmement abordable. A Damas, le dortoir de 4 lits revenait à 10 euros alors qu'en province, ça tournait plus autour de 5 euros. Pour la nourriture, les transports, l'entrée sur les sites, tout est à l'échelle, on aurait presque envie de leur dire d'augmenter les prix pour les touristes.
Je ne sais pas si je retournerais un jour en Syrie, mais en tout cas ça vaut largement le déplacement. Choukran les gars!! A une autre fois les filles!
Le premier bus quittant Palmyre pour rejoindre Damas est à 9h, heure ridiculement tardive pour moi qui suis prêt à tout. A 8H30, je suis réveillé et opérationel. A 8h35, je suis les fesses dans un taxi. Pas le temps de "goodbye" à mes compagnons de ces 2 derniers jours, de toute manière tout ce petit monde ambulant prend au moins la route de la Jordanie et je reverrais à coup sûr la majorité d'entre eux dans la semaine qui nous conduiera jusqu'à Petra. J'en salive à l'avance... A 9h, ponctualité quand tu nous tiens, le car démarre. A 9h10, bercé par une musique douce, je m'endors comme un bébé. De toute façon, le paysage est plat et monotone, rien de tel pour me faire fermer les yeux. Je suis réveillé peu de temps après par le personnel de la compagnie qui me force presque à accepter le gobelet qu'il me tend et pour lequel le fait de me réveiller lui paraissait absolument indispensable. Soit. Je bois son eau fraiche et me rendors. Deux heures plus tard, le même brave gars me réveille à nouveau pour me demander s'il peut ramasser mon verre en plastique donc vide depuis deux heures... Re-soit. Quoi qu'il en (re)soit, vu l'heure qui approche les midi, on ne devrait plus tarder à traverser les premiers faubourgs de la ville, il est largement temps d'émerger. Le gusse finit son même manège auprès des autres passagers et, alors qu'il a fini et a mis toute sa récolte de détritus dans un joli sac poubelle, le bus stoppe, la porte s'ouvre et le gars jette tout sur le bord de la route au milieu de nulle-part. J'hallucine, hurle de rage à l'intérieur de mon moi et comprend alors mieux pourquoi les bas-côtés des routes syriennes ressemblent plus à une décharge quà un joli paysage champêtre. Aucuns scrupules le gars... Désolant...
On arrive à La gare routière de Damas peu de temps après. Pour y parvenir, on se rend compte que la ville est situé sur une grande plaine seulement rompue à la périphérie par de petites collines où les logements précaires faisant passer nos bons vieux HLM pour des palaces deauvillois, s'entassent du bas vers le sommet, des habitations les moins récentes vers les plus récentes. Je me dis que le problème de ceux qui ce sont installés les premiers, c'est qu'ils doivent maintenant recevoir sur la tête les déchets de tous ceux qui ont construit après eux, c'est à dire en amont de la colline. Délicieux...
A la gare routière, la solution de facilité pour moi qui ne maîtrise pas la langue, c'est de monter dans le premier taxi qui se présente et de lui indiquer le nom d'un hotel décrit dans le LP. En 2 minutes, on est en route. Chose curieuse et inédite pour moi en Syrie, le taxi est équipé d'un compteur. Pas besoin donc de fixer un prix à l'avance, je suis en terrain conquis, du moins je le pense... A l'arrivée dans l'environnement immédiat de l'hotel, alors que le taxi s'arrête, le compteur indique 62, 50 soit à peu près 1 euro pour 10 minutes de conduite zigzagante entre les autres voitures. Bonne affaire, bonne affaire! Mais, alors que je donne 75 livres au chauffeur, celui-ci me mime 200 livres, grosse différence. L'incompréhension est totale et le ton monte. Le taxi-man n'en démord pas une seconde, le prix est 200 et c'est tout. C'est plus qu'il n'en fallait pour qu'il se voit désigné le premier carton rouge du voyage (Je voyage avec toujours en poche un carton jaune et un carton rouge, dans tous les pays c'est un signal qui se comprend). Je lui paye malgré tout ses 200 livres et pars en claquant la portière.
J'apprendrais par la suite que la station de bus se trouvant hors des limites administratives de la ville, le prix classique était bien 200 livres. C'était bien la peine de s'énerver...
Mon nouvel hotel est un poil plus cher que d'habitude mais le fait d'être dans la capitale y est pour beaucoup. Eux n'ont pas battu Marseille 4-2 à l'extérieur mais il n'en demeure pas moins que c'est la capitale. L'hotel est organisé avec au centre une grande cour intérieure, au centre de celle-ci une fontaine toute mignonne, les chambres étants réparties autour au rez-de-chaussée et au premier étage. C'est super joli, je suis conquis. J'y suis même tellement bien qu'avant de penser à quoi que ce soit d'autre, je commande un thé et un narguilé. La dégustation s'éternise mais c'est l'extase.
En début d'après-midi, je pars affronter le flot des voitures et des piétons. Je dis "affronter" et le mot n'est pas trop fort. Par exemple pour traverser la route, il faut faire comme "frog", la grenouille qui doit slalommer entre les voitures pour ne pas y rester. Les conducteurs ont l'habitude de ne pas freiner pour laisser passer les piétons, heureusement que l'expérience parisienne m'a endurci à ce niveau là car autrement je serais encore en train d'attendre mon tour pour traverser. Le but de la marche d'aujourd'hui est d'atteindre la vieille ville, prétenduement le plus beau quartier du Moyen-Orient d'après le LP. D'un pas ferme et décidé, je franchis les carrefours les uns après les autres et, au détour d'une rue, je croise un type que j'avais déjà croisé à Palmyre. Un genevois anciennement avocat qui a subitement décidé de tout quitter pour s'installer à Damas pour y apprendre l'arabe. Le type qui connait bien les lieux m'informe que je suis parti dans la direction opposée à la vieille ville et que ça fait un moment que ça dure car je me suis déjà éloigné de près de 2km de ma destination initiale. Oups!!! Merci mon gars, vraiment!!!! Et comme en plus on est plutôt contents et étonnés d'être tombés l'un sur l'autre dans cette ville surpeuplée, on va boire quelques tisanes car la bière est toujours fannie au bar. Pendant ce laps de temps, le temps vire au gris et l'orage se fait entendre, il est temps de se dire au revoir et peut-être à plus tard car la température du fait des nuages a subitement perdu une dizaine de degrés. Juste le temps pour lui de me ré-indiquer quand même où se trouve la vieille ville et où se trouve mon hotel, on se sait jamais, et me voilà déjà sur la route du retour. Je découvre alors mes voisins de dortoirs : un australien en voyage depuis 18 mois dont le prénom m'échappe, Sarah, une américaine sur le point d'emménager à Damas pour 3 mois dans le but d'apprendre elle aussi la langue, et Faisal, un belgo-marocain dans la région pour plusieurs semaines. L'ambiance est bonne à ce point que la décision de rester en leur compagnie fait son chemin. De toute façon, je serais encore là le lendemain et aurais toute la journée pour trouver ce satané centre historique sachant que le reste de la ville n'est pas aussi avenante que le vieux Damas d'après ce qu'en dit le LP.
La fin de journée file comme une comète et il est 22h quand je quitte tout ce petit monde pour rentrer à l'hotel le premier t'écrire au sujet de Palmyre. Une heure plus tard, les autres reviennent à leur tour. Ils s'endormirons vers minuit alors que je continuerais à taper jusqu'à 2h30, suffisamment longtemps donc pour en avoir plein les yeux de l'écran, à la limite de la crise d'épilepsie.
Au réveil du lendemain (mardi), tout le monde a déjà quitté la chambre, je suis le dernier à trainasser au lit. Ca n'était pas arrivé depuis plusieurs semaines donc à ce moment là, je fructifie en tournant sans relache sous mes couvertures jusqu'à 11h, le luxe!!!! je me paye aussi le luxe de prendre le petit déjeuner optionnel de l'hotel, cher par rapport aux gargottes du quartier, mais au milieu de notre cour dont j'ai oublié de préciser qu'elle avait un toit végétale comme du lière, sympa. Une brosse à douche et en route!! Encore!!! Cette fois, pas d'erreurs, j'ai en tête l'endroit où je me suis fourvoyer à l'envers la veille; j'y passe un sourire en coin. En moins de 2, me voici devant l'entrée de la vieille ville dont je réalise qu'il est très difficile de la rater parce qu'à ce coin-là trone la citadelle et ses murs fortifiés hauts de plusieurs mètres. Je devais vraiment avoir une poutre dans l'oeil pour avoir manqué ça, bref... En entrant par un porte colossale, on pénètre dans le souk par une allée très large et haute de 12 mètres sous plafond vouté. La voute est faîte de vitre et les rayons du soleil la traverse par faisceaux, ça a de la gueule comme on dit. La taille du batiment y est pour beaucoup. Les boutiques sont assez banales et vendent principalement du prêt-à-porter. Quelques-unes assez rares diversifient l'offre et vendent des narguilés. En se qui concerne les épices, les antiquités ou les bijous, faudra s'adresser ailleurs. Le passage principal est long d'un bon kilomètre et au bout on débouche sur la mosquée Umayyad, la plus grande mosquée de Damas en passant sous un arc de triomphe n'ayant pas grand chose à envier à ceux aperçus en Turquie ou ailleurs en Syrie sauf qu'ici c'est en plein centre-ville! Nouvelle mosquée, nouveau déchaussage. A l'intérieur, le silence. Tout le tour de la place centrale de la mosquée est paré de mosaïques et le sol est brillant au point de m'éblouir en réfléchissant la lumière du soleil. On sent que cette mosquée tient une place historique importante dans la ville, tout semble pas neuf mais très ancien, et comme c'est merveilleusement conservé on dira comme neuf. Une vidéo, quelques photos, on avance. De l'autre côté, la ville prend de nouvelles dimensions : tout est exigu, les immeubles sont le plus souvent en pierre et de nombreuses rues sont couvertes de lierre sans doute pour protéger les habitants de la chaleur estival. Moi, j'ai pas chaud mais j'ai encore faim, donc direction la sandwisherie locale et ses "shawarmas" divins. Un puis deux, ça suffira ou bientôt je ne pourrais plus voir mes pieds! Le chemin continue en longeant de mur d'enceinte de la vieille ville qui me permettra de ne pas partir pas des chemins approximatifs, je rejoins le quartier chrétien puis le quartier juif. Dans le quartier juif, beaucoup sont partis, mais hospitalité locale incroyable oblige, même si les familles juives ont émigré en catastrophe il y a plus de 20 ans, aucune de leur demeure n'a été squattée ou vandalisée. Les maisons ou les commerces attendent juste le retour au pays de leurs propriétaires d'origine. Respect oblige. Chapeau bas les syriens!!
En bouclant la boucle pour retourner à mon point d'entrée dans la ville historique, je passe enfin par les étales d'épices, de café, de cuir. Les odeurs se mélangent pour le plus grand bonheur du visiteur qui se comblera d'autant plus que les patisseries orientales sont aussi de la partie. J'ai beau être déjà plein comme une outre, 2 baklavas sauront me régaler. Les connaisseurs (hein mon Bast') apprécieront...
La promenade ici est bouclée en quelques 3 heures, et effectivement c'est vraiment plein de charme, rien à voir avec le bruit et l'odeur de l'autre côté dans la ville nouvelle où tout est le plus souvent gris clair voire gris foncé. L'air n'y sent plus la cannelle mais le monoxyde de carbone. Je retourne dans mon havre de paix de cour intérieur où ma chambrée n'est pas loin. Mon ventre va exploser mais c'est pour la bonne cause ou presque : cette cause c'est la mienne!!
Je préfèrerais ensuite rester sur ce sentiment de bien-être trouvé dans la ville fortifiée et me garderais de sortir trop loin ce soir là pour ne pas avoir à affronter les affres d'une urbanisation anarchique. De toute façon, niveau urbanisation anarchique, demain (mercredi) je pars pour Amman, la capitale jordanienne. Et à en juger par le plan de la ville, c'est pire qu'un labyrinthe. Aucune chance de retrouver son chemin, j'en salive à l'avance. Mais demain est comme d'habitude un autre jour. Sauf qu'en plus cette fois, demain est un autre pays. Mon passeport fait le beau comme un chiot qui attend un su-sucre, et il me plait de le satisfaire.
Grosses bises de ce côté-ci de la frontière en attendant plus... toujours plus... insatiable...
En attendant, comme je l'avais fait pour la Turquie, je vais vous faire un petit récapitulatif sur la Syrie.
La Syrie n'est pas un pays très évident pour un voyageur inexpérimenté. Je sais bien qu'on ne peut pas tout avoir mais très peu de syriens parle anglais et c'est un peu plus difficile qu'ailleurs d'avoir une conversation avec des locaux. Toute les villes que j'ai faites ont un quartier historique chargé de charme, mais le reste du temps, le pays étant assez pauvre, l'architecture locale ne rend pas grace à la culture arabe telle qu'on se l'imagine. Même en centre ville la couleur prédominante est le gris parpaint et l'air est souvent chargé en pollution due au fait que les pots catalytiques ne sont pas encore majoritaires ici. Hors des villes, le pays est principalement plat et à mesure que l'on s'aventure à l'est, le désert prend ses droits. Un désert rocailleux mélangé de sable ou de rares oliviers ont vraiment du mal à se faire une place.
La nourriture est très proche de se qu'on trouve en Turquie et je pense que dans toute la zone, les influences sont les même hormi le fait qu'en Syrie, on trouve des plats berbères à base de riz, de yahourt et d'amandes. Ca fait un bon compromis si on a envie de manger autre chose.
Les Syriens quant à eux sont en grande majorité des gens délicieux. L'hospitalité est une chose qui veut vraiment dire quelque chose ici. Même si on refuse d'acheter quoi que ce soit, et même si eux n'ont pas énormément de moyens, on sent que l'argent n'est pas la chose qui compte le plus au monde. Je me suis même vu retourné plusieurs fois le bakshish que je voulais laissé. Il est également coutume pour eux apparemment d'offrir le thé à tour de bras et croyez-moi que quand on vient de Paris, c'est tout sauf banal et on en redemanderait presque si on était pas gêné par tant de générosité. Je ne sais pas contre pas quoi dire sur les syriennes car je ne me souviens même pas avoir parlé à une femme durant mon séjour. La religion tient une place très importante et on se félicite parfois de pouvoir ne serait-ce que voir les cheveux d'une femme. Je me souviens qu'à Aleppo, on est déjà content quand on voit son visage...
Enfin le cout de la vie est ici dérisoire en comparaison de la turquie et donc d'autant plus en comparaison de l'Europe. Mise à part qu'à Damas tout est 2 fois plus cher que partout ailleurs dans le pays, ça reste extrèmement abordable. A Damas, le dortoir de 4 lits revenait à 10 euros alors qu'en province, ça tournait plus autour de 5 euros. Pour la nourriture, les transports, l'entrée sur les sites, tout est à l'échelle, on aurait presque envie de leur dire d'augmenter les prix pour les touristes.
Je ne sais pas si je retournerais un jour en Syrie, mais en tout cas ça vaut largement le déplacement. Choukran les gars!! A une autre fois les filles!
En Syrie, de Hama au Crac des Chevaliers
Je suis vraiment loin de faire une pause que ce soit dans le récit comme dans l'action.
Aleppo a été vite retournée, et il est temps pour Hama de se faire belle pour ma venue...
C'est vendredi, le week-end se fait sentir! C'est pas trop tôt, les 35 heures sont déjà loins et je fais les trois huits. Les syriens eux, comme leurs voisins musulmans et leurs cousins juifs n'attendent pas le samedi pour se mettre au repos. Le vendredi est un jour chaumé et il n'y a que peu d'exeptions à la règle. Mon réveil se fait en fanfare, le compte des heures dormies est largement bénéficiaire. L'heure est à reboucler mon sac pour, devinez quoi, remonter dans un bus. 2 heures de routes maximum, on est pas des sauvages, c'est pas encore le week-end pour le Braïce mais je me soigne. Pas le temps d'une bouchée de petit dèj', j'ai des envies d'autre ville. Aleppo est très peuplée, preque trop pour moi qui sort d'une semaine en milieu campagnard. Mais aujourd'hui vendredi, c'est étrangement calme, comme un dimanche dans le centre-ville de Noyon. Seuls quelques "restaurants" restent ouverts pour ne pas laisser mourir de faim les gens dans mon genre. Cela dit, ils ont beau être ouverts, je n'en ai que faire, je trimballe ma maison sur mon dos et il en faudrait beaucoup plus pour m'arrêter. Pour rejoindre la gare routière, 2 options : la bonne et la mauvaise. Un taxi bon marché qui m'offrira de bon gré un bon prix et une cigarette ou une marche de 10km sous le cagnard. Inutile de dire que la mauvaise solution me fait bien marrer et que même si j'ai de l'énergie à revendre, faut pas pousser mamie dans les orties comme on dit. J'arrive à la gare routière en milieu de matinée, et alors que j'ai à peine pénétré le lieu d'un pas, un type me demande "Hama, Hama?" Ca doit être écrit sur mon visage, en tout cas le type responsable local d'une compagnie de bus a attrappé une proie soumise qui même n'en demandait pas tant. Je suis encore sur des rails, le temps de m'acquiter d'une facture dérisoire, de croquer la pomme au sens propre, me voilà sur la route sur un fauteuil en cuir. Inclinaison du fauteuil : idéale, le bus est quasi-désert. Comme toujours dans les transports routiers, une collation biscuits + thé est offert, et comme si cela ne suffisait pas on a même droit à une serviette raffraichissante. Tout cela est en plus combiné avec une musique funky dans les oreilles, je ne risque qu'une chose, pêter le feu en arrivant à Hama.
La durée du transport collant à la minute avec le temps escompté, ça n'a pas manqué : je suis en super-forme. Reste plus qu'à conclure le rituel du déplacement de ville en ville en trouvant mon hotel bon marché. En sortant de la gare routière à pieds, je vois cependant bien que je ne suis pas rendu en centre-ville et qu'un nouveau taxi sera bien aise de déplacer mon scéant scéance tenante. Pas le temps de dire ouf que je suis dans une nouvelle voiture jaune comme tous les taxis rencontrés depuis Istanbul. Le chauffeur est hyper chaleureux et un prix de 100 pounds (1, 40 euros) est annoncé. C'est moins qu'il m'en fallait, en voiture Simone!! Le temps d'arriver comme chaque fois, une ébauche de conversation s'entreprend, c'est d'autant plus engageant que comme chaque fois également, je suis assis non pas à l'arrière mais à côté du conducteur. D'ailleurs amuse-toi à faire ça à Paris et RATP (Rentre Avec Tes Pieds) à la place!!!! Le déplacement est en fait assez court et alors que je suis littéralement déposé devant la porte de ma pension et alors que je tend les 100 pounds promis au chauffeur, celui-ci part dans un grand éclat de rire et me dit que finalement il ne veut que 50. Incroyable mais vrai!! Sans doute n'avait-il finalement pas envie de m'entuber par une si belle comme c'est la coutume chez les taxi-men du monde entier. Tente également l'expérience avec un très cher taxi parisien et tu comprendras ta douloureuse au moment où elle t'arrivera à travers la figure!
L'hotel est coquet, une place dans un dortoir de 4 lits est disponible. Partagent avec moi la chambre trois coréennes à l'anglais approximatif. Comme c'est pas aujourd'hui que je vais me mettre au coréen, l'entente est d'emblée courtoise mais lointaine. Seule chose qu'elles partagent, le bordel qu'elles ont mis dans la chambre. Il y en a partout, de la bouffe, du maquillage, des vêtements sales ou propres, une vrai roulotte notre chambre! Je me fait ma place et leur dit "à plus tard". C'est pas que j'ai pas besoin de mascara mais je préfère aller arpenter les alentours.
Hama est plus petite qu'Aleppo mais fait quand même 1, 5 millions d'habitants. La couleur dominante, comme à Aleppo, est le gris sous toutes ces formes. La plupart des maisons sont un inbriquement de parpaints dont la beauté m'échappe. Mais je ne suis pas là pour râler, le principale attrait d'Hama est sa rivière ponctuée de grandes roues à aubes servants anciennement à remonter l'eau du cours d'eau pour la déverser dans des rigoles construites sur des murs de pierres de grande hauteur à la façon des acqueducs et ainsi pourvoir en eau toute la ville. Je sais ça fait beaucoup d'eau mais ça se calme après. Ca se calme en réalité tellement que la rivière est à sec. On peut voir le fond sans aucuns problèmes, pas parce que l'eau est claire mais parce qu'il n'y en a pas. A la place, un tapis d'ordure envoie des effluves parfumées sur la rive toute proche. Les roues, bien qu'impressionnantes, ne tournent pas. J'ai pas de chance sur ce coup-là. Je ferais quand bien même une petite ballade, m'efforçant de suivre au plus près la privière assoiffée. Tous les gens croisés sont sympathiques et ma présence les amuse largement plus qu'elle ne les dérange. Je passe par le coeur de la vieille ville où les rues sont comme à Aleppo très étroites, pavées de bonne intentions, enchaînant les voutes surplombant le passage. C'est très charmant et ça fait du bien. Les voitures n'y sont pas non plus et ça fait un bien fou.
Seulement, étant donné que dès que je m'approche de près de la rivière, mes narines s'emplissent d'odeurs plus que suspectes et que la vue n'y est pas terrible non plus, je suis un peu déçu et à l'issue d'un repas envoyé vite fait bien fait, je suis bien vite à l'hotel. Il est 15 heures et je retourne t'écrire à toi fidèle parmi les fidèles. Je prendrais d'abord 3 heures de temps pour ça avant de m'octroyer une pause et de retourner vaquer en ville. Sur mon chemin, un cybercafé me ralenti d'autant plus que la connection va à la vitesse d'un cheval attaché à l'écurie. Toujours pas de facebook disponible, liberté d'expression quand tu nous tiens... Après un rapide coup d'oeil au site d'overblog pour vérifier que la fréquentation de mon blog décroit encore, je rentre à moitié énervé de ne pas satisfaire mon audience malgré la volonté de plus que bien faire. Je passerais malgré ça encore quelques heures à écrire en maugréant au passage. Et comme en Syrie, c'est pas la fête du slip une fois le soleil couché, j'en resterais là-dessus pour finir la journée. Un peu de musique me fera quand même bien décoller sur la terrasse panoramique de l'hotel sur laquelle personne ne va jamais sauf Bibi-les-bons-tuyaux. Il est 22h quand je mets définitivement la viande dans le torchon pour aujourd'hui, le programme du samedi (Week-end!!!!) commence de bonne heure avec un tour qui m'emmenera jusqu'au "Crac des Chevaliers", plus belle exemple restant d'une forteresse construite du temps des croisades.
Je ferais de beaux rêves cette nuit-là, mais pas assez iconoclastes pour prendre le temps de développer dans la nouvelle rubrique du blog.
Comme le départ de l'excursion est dans mon souvenir à 8h du matin (super-samedi!!), je suis sur le pied de guerre à 7h. Peine perdue, j'ai dû mal comprendre, c'est à 9h quon décolle, je retourne me coucher. Une heure plus tard, re-sur le pied de guerre, c'est la bonne cette fois.
On est que 4 personnes à faire le tour : un couple de jeunes polonais et un quinqua' néherlandais. Pas besoin de minibus, pas besoin de guide avec sifflet ou drapeau de couleur pour être bien reconnaissable, on prend simplement un taxi jaune qui nous balladera toute la journée pour un peu plus de 10 euros chacun. Une étape avant le Crac, une autre forteresse, partiellement détruite celle-là nous retiendra une petite heure pendant laquelle notre chauffeur nous attend la pédale de l'accélérateur prête à être enclenchée. C'est ma 2ème citadelle en 3 jours et comme ne plus elle est moins spectaculaire que celle d'Aleppo, j'attends le Crac des chevaliers pour vraiment me réjouir. Ce sera donc la 3ème en 3 jours (tu suis?), et je pense qu'après les forteresses j'en aurais pas mal ma claque. Trop blasé le gars!!
Avant d'atteindre le Crac, un arrêt optionnel proposé par Abdul le chauffeur-pilote, l'église de Saint Georges. Rien de particulier à signaler si ce n'est qu'il n'y a aucune trace de saint Georges ni du dragon qu'il est sensé avoir terrassé. Ben voyons... Un dragon... Voilà aut' chose...
Depuis l'église qui est maintenant un monastère très réputé dans le monde méconnu des moines, un batiment interpelle à l'horizon et se déploit de tout son long au sommet d'une large colline. Enfin quand même me direz-vous, le Crac des chevaliers, en personne, himself. A mesure que l'on s'en approche, la forme massive grandit, c'est du très bel ouvrage. Abdul nous y laisse devant l'entrée précisant aussi qu'on a tout notre temps ce qui n'est pas un mal. Mieux vaut ça que "magnez-vous, j'ai pas que ça à faire!!". On pénètre dans le chateau aux pieds du rempart haut comme trois mille pommes et épais comme deux cents. Les plafonds voutés se succèdent à des hauteurs vertigineuses. Le chateau n'ayant jamais été pris de force, tout est là, pas la peine de s'imaginer à quoi ça ressemblait à l'époque, ça saute aux yeux. On passe d'une petite écurie (potentiel : 150 chevaux) à une grande écurie (potentiel : 250 chevaux). Tout le reste sera à l'échelle, une échelle de pierre imprenable et incassable. Le mur d'enceinte fait face au corps à proprement parler de l'édifice, on retourne en enfance à l'age où on joue au playmobile (pas de marques!!), aux cowboys contre les indiens, etc, etc... Autant la première citadelle du jour nous aura occupés 50 minutes, autant ici, on y passe largement 2 heures. C'est grand comme l'imaginaire, intéressant jusqu'à en avoir pleins les bottes, car quand même ça finit inévitablement par arriver!
On retrouvera Abdul, toujours sur le pied de guerre mais à la cool, le genre chauffeur-pilote, warrior-gentleman, tranquillement pressé. Le retour en voiture passera aussi vite que les paupières se sont closes, on est à Hama avant 16h. C'est justement l'heure idéale pour un déjeu-dîner. Je quitte là mes compagnons de routes après avoir joyeusement noirci le livre d'or d'Abdul et son tonnerre mécanique, direction : la satisfaction de mon estomac. En plus, on n'est plus vendredi, toute la Syrie a repris le chemin du travail et tous les cuisiniers locaux aussi. Enfilage d'une entrée et de 2 plats consécutifs, retour des vitamines. Et comme je ne vais pas m'attarder beaucoup plus longtemps à Hama, il est juste temps de retourner près de la rivière pour me replonger dans mon bouquin que je n'avais pas encore évoqué jusque-là mais dont je dévore les pages les unes après les autres depuis le départ. "Sur la Route" de John Kerouac, bon choix Papa! Le temps de rejoindre la rive, un grincement lourd et lancinant remplit le silence lorsque les voitures arrêtent leur manège. Qu'est ce qui se passe? La première roue (qu'on appelle aussi au passage une "Noria") tourne, et pas dans le vide!!!! Damned, il n'a pas plu une goutte et la rivière est 2 mètres au dessus de son niveau à sec de la veille. C'est sorcellerie ou quoi? Toujours est-il que cette fois, les oiseaux chantent comme la veille mais ça sent bon comme un printemps fleuri. J'aurais pas pû arriver un jour plus tard pour éviter les odeurs d'égoutier et éviter de t'en décrire le spectacle. C'est trop tard maintenant de toute façon mais ça fait du bien de voir qu'aujourd'hui, c'est joli. Je me trouve donc un banc le long du canal près du vrombissement de la roue qui s'active et me plonge dans les histoires de Mr Kerouac.
Je suis réconcilié avec Hama. Tout baigne, même des canards. Jusqu'à la nuit, j'enchaine les pages avant de m'en retourner dans mon hotel. Là, arrive à l'instant de nouveaux touristes aux sacs à dos bien lourds comme le mien. Je les trouve engageant et les engage comme nouveaux copains pour un jour. Moi, dans le bled depuis 48h, serait le guide du soir. retour dans une cantine sans prétentions pour un dîner imprévu. A 1 euros le dîner de toutes façons... Tout le monde est claqué à l'issue de ça, par un bus pour les uns, par 2 citadelles pour ma pomme, il est temps de rentrer et de coucher tout ça sur écran avant de soi-même se coucher. De toute façon en Syrie, j'ai pas trouvé autre chose à faire pour occuper les douces soirées d'automne.
C'est vendredi, le week-end se fait sentir! C'est pas trop tôt, les 35 heures sont déjà loins et je fais les trois huits. Les syriens eux, comme leurs voisins musulmans et leurs cousins juifs n'attendent pas le samedi pour se mettre au repos. Le vendredi est un jour chaumé et il n'y a que peu d'exeptions à la règle. Mon réveil se fait en fanfare, le compte des heures dormies est largement bénéficiaire. L'heure est à reboucler mon sac pour, devinez quoi, remonter dans un bus. 2 heures de routes maximum, on est pas des sauvages, c'est pas encore le week-end pour le Braïce mais je me soigne. Pas le temps d'une bouchée de petit dèj', j'ai des envies d'autre ville. Aleppo est très peuplée, preque trop pour moi qui sort d'une semaine en milieu campagnard. Mais aujourd'hui vendredi, c'est étrangement calme, comme un dimanche dans le centre-ville de Noyon. Seuls quelques "restaurants" restent ouverts pour ne pas laisser mourir de faim les gens dans mon genre. Cela dit, ils ont beau être ouverts, je n'en ai que faire, je trimballe ma maison sur mon dos et il en faudrait beaucoup plus pour m'arrêter. Pour rejoindre la gare routière, 2 options : la bonne et la mauvaise. Un taxi bon marché qui m'offrira de bon gré un bon prix et une cigarette ou une marche de 10km sous le cagnard. Inutile de dire que la mauvaise solution me fait bien marrer et que même si j'ai de l'énergie à revendre, faut pas pousser mamie dans les orties comme on dit. J'arrive à la gare routière en milieu de matinée, et alors que j'ai à peine pénétré le lieu d'un pas, un type me demande "Hama, Hama?" Ca doit être écrit sur mon visage, en tout cas le type responsable local d'une compagnie de bus a attrappé une proie soumise qui même n'en demandait pas tant. Je suis encore sur des rails, le temps de m'acquiter d'une facture dérisoire, de croquer la pomme au sens propre, me voilà sur la route sur un fauteuil en cuir. Inclinaison du fauteuil : idéale, le bus est quasi-désert. Comme toujours dans les transports routiers, une collation biscuits + thé est offert, et comme si cela ne suffisait pas on a même droit à une serviette raffraichissante. Tout cela est en plus combiné avec une musique funky dans les oreilles, je ne risque qu'une chose, pêter le feu en arrivant à Hama.
La durée du transport collant à la minute avec le temps escompté, ça n'a pas manqué : je suis en super-forme. Reste plus qu'à conclure le rituel du déplacement de ville en ville en trouvant mon hotel bon marché. En sortant de la gare routière à pieds, je vois cependant bien que je ne suis pas rendu en centre-ville et qu'un nouveau taxi sera bien aise de déplacer mon scéant scéance tenante. Pas le temps de dire ouf que je suis dans une nouvelle voiture jaune comme tous les taxis rencontrés depuis Istanbul. Le chauffeur est hyper chaleureux et un prix de 100 pounds (1, 40 euros) est annoncé. C'est moins qu'il m'en fallait, en voiture Simone!! Le temps d'arriver comme chaque fois, une ébauche de conversation s'entreprend, c'est d'autant plus engageant que comme chaque fois également, je suis assis non pas à l'arrière mais à côté du conducteur. D'ailleurs amuse-toi à faire ça à Paris et RATP (Rentre Avec Tes Pieds) à la place!!!! Le déplacement est en fait assez court et alors que je suis littéralement déposé devant la porte de ma pension et alors que je tend les 100 pounds promis au chauffeur, celui-ci part dans un grand éclat de rire et me dit que finalement il ne veut que 50. Incroyable mais vrai!! Sans doute n'avait-il finalement pas envie de m'entuber par une si belle comme c'est la coutume chez les taxi-men du monde entier. Tente également l'expérience avec un très cher taxi parisien et tu comprendras ta douloureuse au moment où elle t'arrivera à travers la figure!
L'hotel est coquet, une place dans un dortoir de 4 lits est disponible. Partagent avec moi la chambre trois coréennes à l'anglais approximatif. Comme c'est pas aujourd'hui que je vais me mettre au coréen, l'entente est d'emblée courtoise mais lointaine. Seule chose qu'elles partagent, le bordel qu'elles ont mis dans la chambre. Il y en a partout, de la bouffe, du maquillage, des vêtements sales ou propres, une vrai roulotte notre chambre! Je me fait ma place et leur dit "à plus tard". C'est pas que j'ai pas besoin de mascara mais je préfère aller arpenter les alentours.
Hama est plus petite qu'Aleppo mais fait quand même 1, 5 millions d'habitants. La couleur dominante, comme à Aleppo, est le gris sous toutes ces formes. La plupart des maisons sont un inbriquement de parpaints dont la beauté m'échappe. Mais je ne suis pas là pour râler, le principale attrait d'Hama est sa rivière ponctuée de grandes roues à aubes servants anciennement à remonter l'eau du cours d'eau pour la déverser dans des rigoles construites sur des murs de pierres de grande hauteur à la façon des acqueducs et ainsi pourvoir en eau toute la ville. Je sais ça fait beaucoup d'eau mais ça se calme après. Ca se calme en réalité tellement que la rivière est à sec. On peut voir le fond sans aucuns problèmes, pas parce que l'eau est claire mais parce qu'il n'y en a pas. A la place, un tapis d'ordure envoie des effluves parfumées sur la rive toute proche. Les roues, bien qu'impressionnantes, ne tournent pas. J'ai pas de chance sur ce coup-là. Je ferais quand bien même une petite ballade, m'efforçant de suivre au plus près la privière assoiffée. Tous les gens croisés sont sympathiques et ma présence les amuse largement plus qu'elle ne les dérange. Je passe par le coeur de la vieille ville où les rues sont comme à Aleppo très étroites, pavées de bonne intentions, enchaînant les voutes surplombant le passage. C'est très charmant et ça fait du bien. Les voitures n'y sont pas non plus et ça fait un bien fou.
Seulement, étant donné que dès que je m'approche de près de la rivière, mes narines s'emplissent d'odeurs plus que suspectes et que la vue n'y est pas terrible non plus, je suis un peu déçu et à l'issue d'un repas envoyé vite fait bien fait, je suis bien vite à l'hotel. Il est 15 heures et je retourne t'écrire à toi fidèle parmi les fidèles. Je prendrais d'abord 3 heures de temps pour ça avant de m'octroyer une pause et de retourner vaquer en ville. Sur mon chemin, un cybercafé me ralenti d'autant plus que la connection va à la vitesse d'un cheval attaché à l'écurie. Toujours pas de facebook disponible, liberté d'expression quand tu nous tiens... Après un rapide coup d'oeil au site d'overblog pour vérifier que la fréquentation de mon blog décroit encore, je rentre à moitié énervé de ne pas satisfaire mon audience malgré la volonté de plus que bien faire. Je passerais malgré ça encore quelques heures à écrire en maugréant au passage. Et comme en Syrie, c'est pas la fête du slip une fois le soleil couché, j'en resterais là-dessus pour finir la journée. Un peu de musique me fera quand même bien décoller sur la terrasse panoramique de l'hotel sur laquelle personne ne va jamais sauf Bibi-les-bons-tuyaux. Il est 22h quand je mets définitivement la viande dans le torchon pour aujourd'hui, le programme du samedi (Week-end!!!!) commence de bonne heure avec un tour qui m'emmenera jusqu'au "Crac des Chevaliers", plus belle exemple restant d'une forteresse construite du temps des croisades.
Je ferais de beaux rêves cette nuit-là, mais pas assez iconoclastes pour prendre le temps de développer dans la nouvelle rubrique du blog.
Comme le départ de l'excursion est dans mon souvenir à 8h du matin (super-samedi!!), je suis sur le pied de guerre à 7h. Peine perdue, j'ai dû mal comprendre, c'est à 9h quon décolle, je retourne me coucher. Une heure plus tard, re-sur le pied de guerre, c'est la bonne cette fois.
On est que 4 personnes à faire le tour : un couple de jeunes polonais et un quinqua' néherlandais. Pas besoin de minibus, pas besoin de guide avec sifflet ou drapeau de couleur pour être bien reconnaissable, on prend simplement un taxi jaune qui nous balladera toute la journée pour un peu plus de 10 euros chacun. Une étape avant le Crac, une autre forteresse, partiellement détruite celle-là nous retiendra une petite heure pendant laquelle notre chauffeur nous attend la pédale de l'accélérateur prête à être enclenchée. C'est ma 2ème citadelle en 3 jours et comme ne plus elle est moins spectaculaire que celle d'Aleppo, j'attends le Crac des chevaliers pour vraiment me réjouir. Ce sera donc la 3ème en 3 jours (tu suis?), et je pense qu'après les forteresses j'en aurais pas mal ma claque. Trop blasé le gars!!
Avant d'atteindre le Crac, un arrêt optionnel proposé par Abdul le chauffeur-pilote, l'église de Saint Georges. Rien de particulier à signaler si ce n'est qu'il n'y a aucune trace de saint Georges ni du dragon qu'il est sensé avoir terrassé. Ben voyons... Un dragon... Voilà aut' chose...
Depuis l'église qui est maintenant un monastère très réputé dans le monde méconnu des moines, un batiment interpelle à l'horizon et se déploit de tout son long au sommet d'une large colline. Enfin quand même me direz-vous, le Crac des chevaliers, en personne, himself. A mesure que l'on s'en approche, la forme massive grandit, c'est du très bel ouvrage. Abdul nous y laisse devant l'entrée précisant aussi qu'on a tout notre temps ce qui n'est pas un mal. Mieux vaut ça que "magnez-vous, j'ai pas que ça à faire!!". On pénètre dans le chateau aux pieds du rempart haut comme trois mille pommes et épais comme deux cents. Les plafonds voutés se succèdent à des hauteurs vertigineuses. Le chateau n'ayant jamais été pris de force, tout est là, pas la peine de s'imaginer à quoi ça ressemblait à l'époque, ça saute aux yeux. On passe d'une petite écurie (potentiel : 150 chevaux) à une grande écurie (potentiel : 250 chevaux). Tout le reste sera à l'échelle, une échelle de pierre imprenable et incassable. Le mur d'enceinte fait face au corps à proprement parler de l'édifice, on retourne en enfance à l'age où on joue au playmobile (pas de marques!!), aux cowboys contre les indiens, etc, etc... Autant la première citadelle du jour nous aura occupés 50 minutes, autant ici, on y passe largement 2 heures. C'est grand comme l'imaginaire, intéressant jusqu'à en avoir pleins les bottes, car quand même ça finit inévitablement par arriver!
On retrouvera Abdul, toujours sur le pied de guerre mais à la cool, le genre chauffeur-pilote, warrior-gentleman, tranquillement pressé. Le retour en voiture passera aussi vite que les paupières se sont closes, on est à Hama avant 16h. C'est justement l'heure idéale pour un déjeu-dîner. Je quitte là mes compagnons de routes après avoir joyeusement noirci le livre d'or d'Abdul et son tonnerre mécanique, direction : la satisfaction de mon estomac. En plus, on n'est plus vendredi, toute la Syrie a repris le chemin du travail et tous les cuisiniers locaux aussi. Enfilage d'une entrée et de 2 plats consécutifs, retour des vitamines. Et comme je ne vais pas m'attarder beaucoup plus longtemps à Hama, il est juste temps de retourner près de la rivière pour me replonger dans mon bouquin que je n'avais pas encore évoqué jusque-là mais dont je dévore les pages les unes après les autres depuis le départ. "Sur la Route" de John Kerouac, bon choix Papa! Le temps de rejoindre la rive, un grincement lourd et lancinant remplit le silence lorsque les voitures arrêtent leur manège. Qu'est ce qui se passe? La première roue (qu'on appelle aussi au passage une "Noria") tourne, et pas dans le vide!!!! Damned, il n'a pas plu une goutte et la rivière est 2 mètres au dessus de son niveau à sec de la veille. C'est sorcellerie ou quoi? Toujours est-il que cette fois, les oiseaux chantent comme la veille mais ça sent bon comme un printemps fleuri. J'aurais pas pû arriver un jour plus tard pour éviter les odeurs d'égoutier et éviter de t'en décrire le spectacle. C'est trop tard maintenant de toute façon mais ça fait du bien de voir qu'aujourd'hui, c'est joli. Je me trouve donc un banc le long du canal près du vrombissement de la roue qui s'active et me plonge dans les histoires de Mr Kerouac.
Je suis réconcilié avec Hama. Tout baigne, même des canards. Jusqu'à la nuit, j'enchaine les pages avant de m'en retourner dans mon hotel. Là, arrive à l'instant de nouveaux touristes aux sacs à dos bien lourds comme le mien. Je les trouve engageant et les engage comme nouveaux copains pour un jour. Moi, dans le bled depuis 48h, serait le guide du soir. retour dans une cantine sans prétentions pour un dîner imprévu. A 1 euros le dîner de toutes façons... Tout le monde est claqué à l'issue de ça, par un bus pour les uns, par 2 citadelles pour ma pomme, il est temps de rentrer et de coucher tout ça sur écran avant de soi-même se coucher. De toute façon en Syrie, j'ai pas trouvé autre chose à faire pour occuper les douces soirées d'automne.
Visite de la Syrie
Bonjour,
je part seulen Syrie en Novembre pour 15/18 jours (je poursuits ensuite sur la Jordanie).
J aimerai ne pas trop courrir car apparemment les Syriens sont adorables.
Je voudrai me baser sur 3 ou 4 villes et faire des visites dà la journée, de preference en transport en commun.
Je pense me baser à DAMAS, ALEP, PALMYRE et visiter le krak des chevaliers et eventuellement Bosra.
Avez vous des idées ou des conseils.....
merci
thierry
Cherche carte de la Syrie pour un voyage en 4x4
Bonjour,
dans la perspective d'un voyage en 4x4, je recherche des cartes de la syrie et notament des zones de deserts . Existent-elles ? Je voudrai des cartes precises, genre 200 000 voir 100 000 ème. Cartes papier ou numérisées. Merci de votre aide.
perju
dans la perspective d'un voyage en 4x4, je recherche des cartes de la syrie et notament des zones de deserts . Existent-elles ? Je voudrai des cartes precises, genre 200 000 voir 100 000 ème. Cartes papier ou numérisées. Merci de votre aide.
perju
Cherche le nom du point d'entrée Jordanie-Syrie pour la demande de visa
Si quelqu'un le connait, cela m'aiderait pour faire ma demande de visa!!
Merci
Merci
Trains Turquie-Syrie?
bonjour
je voudrais savoir a partir de quel ville de la turquie on peut rejoindre alep(syrie) ou damas ou d'autres villes de la syrie?
merci d'avance
merci d'avance











