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De retour d'Arménie: informations pratiques
Bonjour,
Comme convenu je viens au rapport après 10 jours passé en Arménie. Je vais essayer de donner quelques informations utiles sans trop m'étendre.
Pour placer tout de suite le décor, nous n'avons pas chercher à absolument loger chez l'habitant ou à nous faire un trip "sac à dos". Nous étions là pour un reportage photographique et nous avions envie d'un certain "confort" pour travailler le soir.
Transports :
Avion : Pris en janvier le billet A/R avec Aeroflot m'a coûté 343€ via Govoyage. Paris-> Moscou : 3h35 / Moscou-> Yerevan : 3h00 (idem au retour)
Voiture : Nous avons loué depuis la France un Suzuki Gran Vitara chez Sixt (le moins cher en comparant) avec assurance + GPS + option second conducteur = 534 €. Nous avons récupéré le véhicule à 5h45 et l'avons rendu à 3h00. C'est ouvert 24h/24 et les véhicules sont en très bon état. Aucun reproches à faire.
Du coup nous n'avons pris ni bus, ni taxi. Cela nous a même semblé chaud de capter qui allait où et comment (surtout les bus : des minibus bondés et pétaradant ! Tout un spectacle !)
Conditions de circulation : Les routes sont assez amochées, même les grands axes ! Mais on prend vite le coup pour éviter les nid de poule et autres obstacles en tous genres. On va parfois de surprises en surprises ! La conduite arménienne s'est adaptée à la vétusté du parc auto. On comprend vite que la ligne blanche n'a pas grand sens quand vous êtes bloqués derrière un camion Kamas à 10 km/h... Ils prennent néanmoins beaucoup de risques, et il n'est pas rare de se trouver en face à face sur sa propre voie. Mais rien de vraiment alarmant, il faut être attentif c'est tout. Ah j'allais oublier, le klaxon peut avoir des multitudes de significations : Dégages ! Faites place je suis lancé ! Désolé... ou encore : Merci !" Il y a une bonne solidarité vis à vis des radars embarqués. Les appels de phares sont toujours fait à bon escient. Trust them car les voitures de polices sont nombreuses à arpenter les routes !
Les logements : Vous pouvez passer du tout au tout en quelques rues. Pour 3, nous n'avons jamais dépasser 39 000 DRAM soit 72 € (ce qui était très cher mais notre hôte nous a vu venir... (Hôtel Anush à Jermuk). C'est la seule fois où on s'est senti un peu floué. La chambre n'était pas terrible mais faisait 90m2 donc bon...). Le petit déjeuner est quasiment compris à chaque fois. Les références (genre Best Western) ou les resorts tournent aux alentours de 30 000 DRAM pour un confort moderne. Dans un hôtel familial de base on a payé moins de 20 000 DRAM à Stepanavan par exemple.
Les repas : Passées les incontournables brochettes (ou kebap) qui fleurissent partout au boeuf ou poulet roulé dans un lavash et accompagnés d'oignon, de persil, d'aneth et d'une autre herbe très forte en goût (peut-être du cerfeuil...) vous ne pourrez rater l'Armenian Barbeqe. Proposé partout, il s'agit de viande grillée au feu de bois (agneau, mouton, boeuf, poulet...) c'est une solution bien et pas cher (et simple à commander !). Avec une assiette de concombres, tomates, poivrons et du lavash, c'est parfait. Compter moins de 1 500 DRAM / pers. avec une bouteille d'eau (soit 2,70 €). Nous avons testé un "gastro" à Yerevan : Le Club (ou Agump). Ils ont une carte en français, car il est référencé dans les guides. Un très bon niveau de cuisine, assortiments de mezze, aubergines bien mises en valeurs (farcies aux oignons confits ou au bœuf en sauce), lasagnes aux fromage arméniennes... Cela fait du bien après 10 jours à manger sur les bords de route. Pour trois avec du vin arménien = 26000 DRAM. Ailleurs il n'est pas facile de trouver un "restaurant", privilégiez celui de votre hôtel si possible.
Les sorties : Mis à part Yerevan... Il n'y a pas grand choses à faire. La nuit, les rues ne sont pas tout le temps éclairées. Il n'est pas rare de trouver un lieu ou une place où tout le monde se retrouve pour marcher, discuter, manger des graines de tournesols ou des glaces. Mais les bars sont rares et les clubs encore plus (niveau de vie oblige...). On trouvera toujours une boutique ouverte pour acheter quelques bières ou du cognac pour passer la soirée à l'hôtel (nous n'avons pas vu grand monde boire en public alors dans le doute, on s'est abstenu). Pensez à un jeu de carte ou à des dès !
Le coût de la vie : Gagnant en moyenne 120 € (30 € à la retraite) les arméniens ont un pouvoir d'achat très limité... Du coup cela se ressent sur les prix (bouteilles d'eau : 300 DRAM, cigarettes : 450 DRAM, Litre de sans plomb (aka Premium) : 500 DRAM, bières locales : 400 DRAM, bouteille de cognac : entre 3000 et 5000 DRAM... Avec un salaire français, les choses sont facilitées...
Mon ressenti :
Des paysages Quel sublime pays ! Vous n'en reviendrez pas ! Des paysages steppiques du sud et ses montagnes arides et escarpées jusqu'aux vallées du nord verdoyantes et agricoles en passant par la "mer intérieure" qu'est le lac Sevan, les richesses pour les yeux sont innombrables et à portée de tous ! Rouler sans s'arrêter serait déjà comme avoir visiter !
Des séquelles de l'URSS et des séismes Le premier ressenti en arrivant à Zvarnots, ce sont ces immeubles rectangulaires en tuf rose qui s'étendent partout... L'héritage soviétique, mais sans entretien tout s'est transformé en "ghetto" délabré. On ne risque rien à y passer, c'est juste visuellement que ça choque. Souvent, des usines ou des bâtiments éventrés vous rappellent le séisme de 1988. Il a finit de faire tomber le peu qui restait des années fastes soviétique. Des habitats de fortune construit par les allemands, les roumains ou les américains, et qui devaient être temporaires, sont toujours habités.. Sans eau, sans gaz...
Des inégalités marquées Les abris de tôle côtoient les Audi Q7 ou les BMW X6. On sent qu'une partie de la population s'accaparent les richesses, mais ça... Ce n'est pas propre à l'Arménie, même si ça y est flagrant du fait du delta important entre les différents niveaux de vie.
Un peuple touché mais debout La pauvreté ne peut pas être occultée., mais aucune mendicité, aucune agressivité, aucune insistance marchande. RIEN ! Juste des gens qui essaient de récolter quelques DRAM avec ce qu'ils ont sous la main. Ils cueillent des mûres, des cerises, des framboises, récoltent du miel, cultive des pastèques, des concombres, des poivrons, des fruits tous plus gros et sucrés les uns que les autres (jamais vu des pêches comme ça) et les vendent au bord des routes sous des abris de bâches ou de branchages.
Les détails de mon parcours sont sur le forum également.
Comme convenu je viens au rapport après 10 jours passé en Arménie. Je vais essayer de donner quelques informations utiles sans trop m'étendre.
Pour placer tout de suite le décor, nous n'avons pas chercher à absolument loger chez l'habitant ou à nous faire un trip "sac à dos". Nous étions là pour un reportage photographique et nous avions envie d'un certain "confort" pour travailler le soir.
Transports :
Avion : Pris en janvier le billet A/R avec Aeroflot m'a coûté 343€ via Govoyage. Paris-> Moscou : 3h35 / Moscou-> Yerevan : 3h00 (idem au retour)
Voiture : Nous avons loué depuis la France un Suzuki Gran Vitara chez Sixt (le moins cher en comparant) avec assurance + GPS + option second conducteur = 534 €. Nous avons récupéré le véhicule à 5h45 et l'avons rendu à 3h00. C'est ouvert 24h/24 et les véhicules sont en très bon état. Aucun reproches à faire.
Du coup nous n'avons pris ni bus, ni taxi. Cela nous a même semblé chaud de capter qui allait où et comment (surtout les bus : des minibus bondés et pétaradant ! Tout un spectacle !)
Conditions de circulation : Les routes sont assez amochées, même les grands axes ! Mais on prend vite le coup pour éviter les nid de poule et autres obstacles en tous genres. On va parfois de surprises en surprises ! La conduite arménienne s'est adaptée à la vétusté du parc auto. On comprend vite que la ligne blanche n'a pas grand sens quand vous êtes bloqués derrière un camion Kamas à 10 km/h... Ils prennent néanmoins beaucoup de risques, et il n'est pas rare de se trouver en face à face sur sa propre voie. Mais rien de vraiment alarmant, il faut être attentif c'est tout. Ah j'allais oublier, le klaxon peut avoir des multitudes de significations : Dégages ! Faites place je suis lancé ! Désolé... ou encore : Merci !" Il y a une bonne solidarité vis à vis des radars embarqués. Les appels de phares sont toujours fait à bon escient. Trust them car les voitures de polices sont nombreuses à arpenter les routes !
Les logements : Vous pouvez passer du tout au tout en quelques rues. Pour 3, nous n'avons jamais dépasser 39 000 DRAM soit 72 € (ce qui était très cher mais notre hôte nous a vu venir... (Hôtel Anush à Jermuk). C'est la seule fois où on s'est senti un peu floué. La chambre n'était pas terrible mais faisait 90m2 donc bon...). Le petit déjeuner est quasiment compris à chaque fois. Les références (genre Best Western) ou les resorts tournent aux alentours de 30 000 DRAM pour un confort moderne. Dans un hôtel familial de base on a payé moins de 20 000 DRAM à Stepanavan par exemple.
Les repas : Passées les incontournables brochettes (ou kebap) qui fleurissent partout au boeuf ou poulet roulé dans un lavash et accompagnés d'oignon, de persil, d'aneth et d'une autre herbe très forte en goût (peut-être du cerfeuil...) vous ne pourrez rater l'Armenian Barbeqe. Proposé partout, il s'agit de viande grillée au feu de bois (agneau, mouton, boeuf, poulet...) c'est une solution bien et pas cher (et simple à commander !). Avec une assiette de concombres, tomates, poivrons et du lavash, c'est parfait. Compter moins de 1 500 DRAM / pers. avec une bouteille d'eau (soit 2,70 €). Nous avons testé un "gastro" à Yerevan : Le Club (ou Agump). Ils ont une carte en français, car il est référencé dans les guides. Un très bon niveau de cuisine, assortiments de mezze, aubergines bien mises en valeurs (farcies aux oignons confits ou au bœuf en sauce), lasagnes aux fromage arméniennes... Cela fait du bien après 10 jours à manger sur les bords de route. Pour trois avec du vin arménien = 26000 DRAM. Ailleurs il n'est pas facile de trouver un "restaurant", privilégiez celui de votre hôtel si possible.
Les sorties : Mis à part Yerevan... Il n'y a pas grand choses à faire. La nuit, les rues ne sont pas tout le temps éclairées. Il n'est pas rare de trouver un lieu ou une place où tout le monde se retrouve pour marcher, discuter, manger des graines de tournesols ou des glaces. Mais les bars sont rares et les clubs encore plus (niveau de vie oblige...). On trouvera toujours une boutique ouverte pour acheter quelques bières ou du cognac pour passer la soirée à l'hôtel (nous n'avons pas vu grand monde boire en public alors dans le doute, on s'est abstenu). Pensez à un jeu de carte ou à des dès !
Le coût de la vie : Gagnant en moyenne 120 € (30 € à la retraite) les arméniens ont un pouvoir d'achat très limité... Du coup cela se ressent sur les prix (bouteilles d'eau : 300 DRAM, cigarettes : 450 DRAM, Litre de sans plomb (aka Premium) : 500 DRAM, bières locales : 400 DRAM, bouteille de cognac : entre 3000 et 5000 DRAM... Avec un salaire français, les choses sont facilitées...
Mon ressenti :
Des paysages Quel sublime pays ! Vous n'en reviendrez pas ! Des paysages steppiques du sud et ses montagnes arides et escarpées jusqu'aux vallées du nord verdoyantes et agricoles en passant par la "mer intérieure" qu'est le lac Sevan, les richesses pour les yeux sont innombrables et à portée de tous ! Rouler sans s'arrêter serait déjà comme avoir visiter !
Des séquelles de l'URSS et des séismes Le premier ressenti en arrivant à Zvarnots, ce sont ces immeubles rectangulaires en tuf rose qui s'étendent partout... L'héritage soviétique, mais sans entretien tout s'est transformé en "ghetto" délabré. On ne risque rien à y passer, c'est juste visuellement que ça choque. Souvent, des usines ou des bâtiments éventrés vous rappellent le séisme de 1988. Il a finit de faire tomber le peu qui restait des années fastes soviétique. Des habitats de fortune construit par les allemands, les roumains ou les américains, et qui devaient être temporaires, sont toujours habités.. Sans eau, sans gaz...
Des inégalités marquées Les abris de tôle côtoient les Audi Q7 ou les BMW X6. On sent qu'une partie de la population s'accaparent les richesses, mais ça... Ce n'est pas propre à l'Arménie, même si ça y est flagrant du fait du delta important entre les différents niveaux de vie.
Un peuple touché mais debout La pauvreté ne peut pas être occultée., mais aucune mendicité, aucune agressivité, aucune insistance marchande. RIEN ! Juste des gens qui essaient de récolter quelques DRAM avec ce qu'ils ont sous la main. Ils cueillent des mûres, des cerises, des framboises, récoltent du miel, cultive des pastèques, des concombres, des poivrons, des fruits tous plus gros et sucrés les uns que les autres (jamais vu des pêches comme ça) et les vendent au bord des routes sous des abris de bâches ou de branchages.
Les détails de mon parcours sont sur le forum également.
Réflexion personnelle sur le voyage après 4 ans sur la route
Bonjour à tous!
En avril dernier je suis rentré en France après 4 années sur la route. Pas mal de réflexions, de "claques" en chemin. Vous trouverez mon texte "ici" (je ne sais pas si j'ai le droit de copier directement ici?).
Pour les plus téméraires qui ont eu envie de lire ces réflexions, n'hésitez pas à donner vos critiques (que ce soit sur le fond ou la forme).
Merci! 🙂 Bonne journée à tous! ;)
Clem
En avril dernier je suis rentré en France après 4 années sur la route. Pas mal de réflexions, de "claques" en chemin. Vous trouverez mon texte "ici" (je ne sais pas si j'ai le droit de copier directement ici?).
Pour les plus téméraires qui ont eu envie de lire ces réflexions, n'hésitez pas à donner vos critiques (que ce soit sur le fond ou la forme).
Merci! 🙂 Bonne journée à tous! ;)
Clem
Road trip au Cambodge
Bonjour à tous,
Je prépare pour janvier février prochains, un road trip au Cambodge, je compte prendre un vol sec avec une réservation de deux nuits à Phnom Penh, puis poursuivre la visite de ce pays par bus, bateau, tuk tuk, moto taxi avec un passage par Angkor.
Je souhaiterais obtenir tout renseignement utile à ce voyage. les sites incontournables, les pièges à éviter.
Merci d'avance
Nord-est de l'Inde
Comme beaucoup sur ce forum, je cherche des infos sur les états du Nord-Est de l'Inde.
J'ai réussi à glaner quelques bribes, je vous en donne les sources :
Tout d'abord aller là :
http://www.tripadvisor.com/ShowForum-g297589-i12212-Arunachal_Pradesh.html
Les gens qui interviennent sur ce forum sont surtout des touristes indiens, qui ne sont donc pas concernés par nos problèmes de formalités administratives, mais les infos sont fraîches... et le tourisme indien est en plein essor.
Ensuite pour des infos générales sur le NE de l'Inde : tribus, traditions, reportages, photos... etc, aller là :
http://greenerpasturesind.wordpress.com/
A la fin des articles, il y a souvent des liens vers d'autres publications intéressantes.
Bien sûr, je suis aussi preneuse des info que vous auriez pu collecter 😄 !
Yosemite et Death Valley en novembre via bus
Bonsoir à tous,
Après avoir parcouru de long en large ce forum j'ai cru comprendre que la route principale qui mène au parc de Yosemite est malheureusement fermée à la seule période où je peux prendre des vacances....
Pensez vous qu'il existe des bus qui passent par un autre accès? (il me semble qu'au Nord ce n'est pas fermé)
Ensuite, je baroude seule et je souhaite réellement parcourir la Death Valley mais.... j'ai bien trop d'appréhension pour conduire en Amérique et du coup personne pour me conduire non plus , je ne trouve pas de bus qui font ce trajet , mais peut être que parmi vous quelqu'un sait si cela existe? Ou a la rigueur une sorte de "tour operator" qui ferait juste ce trajet ?
Merci par avance à ceux qui pourront éclairer ma lanterne et bonne soirée :)
Après avoir parcouru de long en large ce forum j'ai cru comprendre que la route principale qui mène au parc de Yosemite est malheureusement fermée à la seule période où je peux prendre des vacances....
Pensez vous qu'il existe des bus qui passent par un autre accès? (il me semble qu'au Nord ce n'est pas fermé)
Ensuite, je baroude seule et je souhaite réellement parcourir la Death Valley mais.... j'ai bien trop d'appréhension pour conduire en Amérique et du coup personne pour me conduire non plus , je ne trouve pas de bus qui font ce trajet , mais peut être que parmi vous quelqu'un sait si cela existe? Ou a la rigueur une sorte de "tour operator" qui ferait juste ce trajet ?
Merci par avance à ceux qui pourront éclairer ma lanterne et bonne soirée :)
Boucle en Patagonie
Bonjour tout le monde,
Je démarre la préparation d'un voyage en Patagonie que nous projetons de faire en novembre/décembre prochain. Je n'ai pas encore consulté tout ce qui est disponible sur le forum (je vais le faire dans les jours qui suivent !), mais j'aimerais quand même déjà avoir votre avis sur la trame d'itinéraire que nous envisageons.
Est-ce qu'en 3 ou 4 semaines l'itinéraire suivant vous semble faisable ?
BA > vol intérieur pour Trelew : de là : location voiture > boucle : descente sur la côte Est (Valdes-Camarones-Deseado-San Julian-Rio Gallegos) et retour sur la côte ouest (Calafate-Chalten-Puerto Moreno-Esquel-Trelew)
Deuxième question : dans cet itinéraire, nous zaperions Ushuaia et la Terre de feu. Qu'en pensez-vous : est-ce une très grosse bêtise ou bien n'est ce pas grave finalement ?
Si vous avez des alternatives ou suggestions, je vous remercie déjà mille fois pour tout conseil !
Joelle
Je démarre la préparation d'un voyage en Patagonie que nous projetons de faire en novembre/décembre prochain. Je n'ai pas encore consulté tout ce qui est disponible sur le forum (je vais le faire dans les jours qui suivent !), mais j'aimerais quand même déjà avoir votre avis sur la trame d'itinéraire que nous envisageons.
Est-ce qu'en 3 ou 4 semaines l'itinéraire suivant vous semble faisable ?
BA > vol intérieur pour Trelew : de là : location voiture > boucle : descente sur la côte Est (Valdes-Camarones-Deseado-San Julian-Rio Gallegos) et retour sur la côte ouest (Calafate-Chalten-Puerto Moreno-Esquel-Trelew)
Deuxième question : dans cet itinéraire, nous zaperions Ushuaia et la Terre de feu. Qu'en pensez-vous : est-ce une très grosse bêtise ou bien n'est ce pas grave finalement ?
Si vous avez des alternatives ou suggestions, je vous remercie déjà mille fois pour tout conseil !
Joelle
Capri, Ischia ou Procida pour une journée?
Bonjour,
Partant quelques jours dans la région de Naples, j'envisage de passer une journée sur une île. Après avoir pris quelques infos à droite à gauche, je penche plutôt pour Procida (j'avoue avoir eu un coup de coeur pour Marina Coricella en voyant quelques photos). L'idée étant plutôt de se promener et éventuellement se relaxer... qu'en dîtes-vous?
Merci d'avance!
Projet d'un voyage au Vietnam
Bonjour,
Mon mari, mes 3 amis et moi, nous avons un projet de voyage au Vietnam a la fin de 2013.
D'apres vous, il nous faut une agence ou nous pouvons nous debrouiller sur place?
Pour l'instant, nous sommes en train de construire le premier itineraire.
Je vous remercie beaucoup de vos conseils.
Mon mari, mes 3 amis et moi, nous avons un projet de voyage au Vietnam a la fin de 2013.
D'apres vous, il nous faut une agence ou nous pouvons nous debrouiller sur place?
Pour l'instant, nous sommes en train de construire le premier itineraire.
Je vous remercie beaucoup de vos conseils.
Arrêt des cargos mixtes (ferry Navimag) Puerto Montt - Puerto Natales au Chili
Bonjour à tous
Navimag m'a informé officiellement de l'arrêt du trafic passager Puerto Montt Puerto Natales à compter de Septembre 2013 sans date connue de reprise (voir ci dessous
"
Dear Eric
From September, the trips for passengers have been cancelled, because the ferry will be running only for cargo services.
The company is looking for a new ferry, but now we don´t handle details of dates.
Best regards,
Asistente Comercial E-commerce"
Existe t il une alternative ? Merci d'avance Eric
Dear Eric
From September, the trips for passengers have been cancelled, because the ferry will be running only for cargo services.
The company is looking for a new ferry, but now we don´t handle details of dates.
Best regards,
Asistente Comercial E-commerce"
Existe t il une alternative ? Merci d'avance Eric
Regard rapide sur la France
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.
Paris, la Saleté
Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.
Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !
Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?
On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.
Paris, les hôtels
À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.
Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.
Les Restaurants
Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.
Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.
Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.
Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.
Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.
On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.
Le Vin
Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..
Les Gens
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.
Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !
Impressions finales
Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».
Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Paris, la Saleté
Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.
Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !
Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?
On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.
Paris, les hôtels
À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.
Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.
Les Restaurants
Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.
Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.
Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.
Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.
Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.
On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.
Le Vin
Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..
Les Gens
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.
Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !
Impressions finales
Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».
Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Conte bambara (en bambara/français): "Nsonsannin ani surukuba/Le petit lièvre et la grande hyène"
Salut Assigué, tu as bien raison : on rencontre beaucoup d’hyènes dans les contes bambara (et dans les contes bozo également) : l’éternelle opposition de l’hyène. Et souvent en relation avec la nourriture, juste compte tenu du fait que cet animal est incroyablement vorace, une attitude qui ne se fait pas dans un pays comme le MALI où la faim, et encore plus la peur de la faim, sont encore des réalités présentes et oppressantes. Comme évoqué, la présence de la nourriture comme motif ou ressort essentiel de l’intrigue se retrouve dans les contes, mais aussi dans les récits, les proverbes et notamment dans l’histoire : p.ex. le "prix du miel" est le nom de l’impôt qu’on payait dans le Royaume de Ségou. Bon, dans beaucoup de sociétés traditionnelles où la certitude de manger n’est pas assurée pour chacun et pour chaque jour, la présence de la nourriture est (presque) obsessionnelle dans le quotidien – et avant tout dans celui des femmes –, ou quand même dans toutes les domaines de la vie sociale. Un autre sujet important dans les contes est l’amitié, pour dire que l’amitié est le meilleur des sentiments qui puissent lier les gens.
C’est la raison pour laquelle j’ai essayé de trouver un conte qui relie l’opposition de l’hyène, la nourriture et l’amitié. Espérons que j’ai fait un excellent choix. Voici ...
(Petite remarque : par dérogation au texte original, j’ai préféré écrire nsonsan/nsonsannin auprès de sonsan/sonsannin puisque j’ai appris cette orthographe qui convient aussi à Dumestre 2011. Néanmoins, toutes les deux orthographes sont correctes)
NSONSANNIN ANI SURUKUBA LE PETIT LIÈVRE ET LA GRANDE HYÈNE
– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. San dò la, kòngòba donna jamana kònò. Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. Kungokònòsogow tun bè sa don o don. Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a wulila ka na se nsonsannin ma. A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, an bè taa jègèminè nyògòn fè !" Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : "Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn ka taa kò da la tugun. Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. A y’i kanto surukuba ma tugun: "Kòrò suruku, I bè taa ni bi jègè fila ye, wa i bè sinita naani de fisaya ?" Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. U sera ka jègè naani minè. O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna ko nsonsansu de tun don. A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila ka nsonsansu in ta. A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : "Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila yen ...
– Texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène. Ces deux animaux étaient voisins et amis. Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène, mais malgré tout, leur amitié se maintint: Une année, le pays connut une grande famine. Aussi bien les hommes que les animaux ne trouvaient rien à se mettre sous la dent. Les animaux de la forêt mouraient tous les jours. La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux et les dévorait. Mais il fut un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal. Elle maigrit et maigrit. Un jour, elle souffrit trop de la faim. Ce jour-là, elle se leva et vint voir le petit lièvre. Elle trouva que le petit lièvre avait la peau bien luisante. La grande hyène salua son voisin et ami et s’adressa ensuite à lui : "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as ! Moi en tout cas je me porte mal, tu vois, je n’arrive presque plus à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas, je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord. Grande sœur hyène, tâche d’être là demain matin de bonne heure, nous irons pêcher ensemble." L’aube trouva la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre. Dès que le petit lièvre ouvrit la porte, la grande hyène lui dit : "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour." Le petit lièvre se mit devant la grande hyène, ils partirent au bord d’une rivière. Ils y passèrent toute la journée, mais n’eurent qu’un seul poisson. Quand ce fut l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre demanda à la grande hyène : "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?" Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale. Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle répondit qu’elle voulait les deux poissons de demain. Le petit lièvre prit ce poisson et s’en alla avec à la maison. Le lendemain, nos deux animaux se rencontrèrent et partirent encore au bord de la rivière. Dieu fit qu’ils prirent cette fois-ci deux poissons. Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi. Il s’adressa encore à la grande hyène : "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui, ou tu préfères les quatre de demain ?" Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain. Le jour qui suivit, ils retournèrent encore au bord de la rivière. Ils purent prendre quatre poissons. Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante. Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges. Son ventre ne cessait de faire du bruit. Cette fois, la grande hyène n’écouta pas le petit lièvre. Une fois le soir arrivé, elle saisit les quatre poissons, les mit dans son gros sac et prit le chemin de la maison. Mais le petit lièvre n’avait pas renoncé à ces poissons. Il courut, devança l’hyène, se coucha sur le dos sur la route, les jambes en l’air, et fit sortir sa langue. Quand la grande hyène vit le lièvre couché, elle pensa que c’était un lièvre mort. Elle s’écria : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulut pas déposer ses poissons pour prendre ce lièvre mort. Elle continua son chemin. Dès que la grande hyène passa, le petit lièvre se leva, courut très vite et alla se coucher encore devant l’hyène sur la route. Ce lièvre mort n’échappa pas du tout à la vue de la grande hyène. Elle s’exclama : "Un autre lièvre mort !" Quand elle eut compté dix lièvres morts, elle pensa que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours. Elle déposa son gros sac près de ce dernier lièvre pour aller chercher les neuf autres. Mais elle ne vit pas un seul lièvre mort. Elle revint sur ses pas en courant, mais elle trouva que son sac aussi avait disparu. Le lièvre s’en était déjà emparé et avait pris la poudre d’escampette avec. La grande hyène retourna à la maison, affamée et le cœur serré. Je laisse ce conte où je l’ai pris ...
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Nsonsannin ani surukuba nsonsan-nin – ani – suruku-ba lièvre-DIM – et – hyène-AUG Le petit lièvre et la grande hyène.
Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. nsiirin – n y’a ta k’a da – nsonsannin – ani – surukaba – la conte – il était une fois ... – pt. lièvre – et – gr. hyène – à Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène.
Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. sogo – fila – ninnu – tun – ye – sigi-nyògòn-w – ni – teri-w – de – ye animal – 2 – DEM – PAS – EQ – installer-réciproque-PL – et – ami-PL – FOC – EQ Ces deux animaux étaient voisins et amis.
Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nsonsannin – tun – bè – surukuba – nègèn – sinyè – caman pt. lièvre – PAS – INAC – gr. hyène – tromper – fois – beaucoup Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène,
nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. nka – o bèè ni a ta – u – ka – teriya – ma – sa mais – malgré tout – leur – CONN – amitié – ACnég – mourir mais malgré tout, leur amitié s’est maintenue.
San dò la, kòngòba donna jamana kònò. san – dò – la – kòngò-ba – don-na – jamana – kònò année – une – à – famine-AUG – entrer-AC – pays – dans Une année, une grande famine s’est abattue sur le pays.
Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. mògò-w – wo – bagan-w – wo – olu – si – tun – tè – fèn – sòrò – ka – a – don – u – da homme-PL – EXP – animal-PL – EXP – eux – aucun – PAS – INACnég – chose – trouver – CONV – le – mettre – leur – bouche Les hommes commes les animaux ne trovaient rien à se mettre sous la dent.
Kungokònòsogow tun bè sa don o don. kungo-kònò-sogo-w – tun – bè – sa – don o don brousse-dans-animal-PL – PAS – INAC – mourir – jour par jour Les animaux sauvages mouraient tous les jours.
Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. surukuba – tun – bè – sogo-su – olu – de – nyini – tuma bèe – ka – u – dun gr. hyène – PAS – INAC – animal-cadavre – eux – FOC – chercher – toujours – CONV – les – manger La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux pour les dévorer.
Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. nka – tuma – dò – se-ra – surukuba – tun – tè – hali – sogosu – sòrò – bilen mais – temps – un – arriver-AC – gr. hyène – PAS – INACnég – même – cadavre d’animal – trouver – ne...plus Mais il était un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal.
A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a – fasa-ra – ka – fasa – don – dò – la – kòngò – digi-ra – a – la – kojugu elle – maigrir-AC – CONV – maigrir – jour – un – à – faim – faire mal-AC – elle – à – trop Elle a maigri et a maigri. Un jour, la faim lui a fait trop de mal,
a wulila ka na se nsonsannin ma. a – wuli-la – ka – na – se – nsonsannin – ma elle – se lever-AC – CONV – venir – arriver – pt. lièvre – à et elle s’est levée pour venir voir le petit lièvre.
A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. a – ye a sòrò – nsonsannin -. fari – tun – nugu-len-ba – bè – a – kan elle – trouver que – pt. lièvre – corps – PAS – polir-PART2-AUG – SIT – lui – à Elle a trouvé que le petit lièvre avait la peau bien luisante.
Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : surukuba – ye – a – siginyògòn – ni – a – teri – fo – ka – tila – ka – i kanto – a – ma gr. hyène – AC – son – voisin – et – son – ami – saluer – CONV – ?? – CONV – s’adresser – lui – à La grande hyène a salué son voisin et ami et s’est adressé ensuite à lui :
"Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! dògò – nsonsan – e – dun – tòlò-len – don – sa petit frère – lièvre – toi – PRE – engraisser-PART2 – PRES – PHRA "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as.
Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè cogoya – fosi – tè – ne – kòni – bolo – i – nyè – tè – n – bèna – dèsè méthode – rien – SITnég – moi – FOC – main – ta – vue – PRESnég – je – FUT – manquer Moi en tout cas je me porte mal, tu ne vois pas, je n’arrive presque plus
ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, ka – n – jò – n – senw – kan – ni – i – ma – n – dèmè CONV – moi – mettre debout – mes – pieds – sur – si – tu – ACnég – me – aider à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas,
kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. kòngò – bè – n – faga – dè – nsonsannin – ko – surukuba – ma – baasi – tè faim – INAC – me – tuer – PHRA – pt. lièvre – dire – gr. hyène – à – problème – PRESnég je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord.
Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, kòrò – suruku – i jita – sini – sògòma – joona – ka – i – sòrò – yan grande sœur – hyène – s’efforcer – demain – matin – de bonne heure – CONV – te – recevoir – ici Grande sœur hyène, efforce-toi d’être là demain matin de bonne heure,
an bè taa jègèminè nyògòn fè !" an – bè – taa – jègè-minè – nyògòn – fè nous – INAC – partir – poisson-prendre – ensemble – avec nous irons pêcher ensemble."
Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. dugujè – ye – surukuba – jò-len – sòrò – nsonsannin – ka – so – da – la aube – AC – gr. hyène – arrêter-PART2 – trouver – pt. lièvre – CONN – maison – porte – à L’aube a trouvé la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre.
Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : nsonsannin – ye – da – yèlè – dòròn – surukuba – ye – i kanto – a – ma pt. lièvre – AC – porte – ouvrir – dès que – gr. hyène – AC – s’adresser – lui – à Dès que le petit lièvre a ouvert la porte, la grande hyène lui dit :
"Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" dògò – nsonsan – an – ka – an teliya – ka – taa – tile – gan-na petit frère – lièvre – nous – HORT – se dépêcher – CONV – partir – soleil – chauffer-AC "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour."
Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. nsonsannin – bila-la – suruku – nyè – u – taa-ra – kò – dò – da – la pt. lièvre – placer-AC – hyène – devant – ils – partir-AC – rivière – une – bord – à Le petit lièvre s’est mis devant la grande hyène, ils sont partis au bord d’une rivière.
U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. u – ye – tile – bèè – kè – yen – nka – u – ye – jègè – kelen – pe – de – sòrò ils – AC – jour – tout – faire – là-bas – mais – ils – AC – poisson – 1 – PHRA – FOC – gagner Ils ont passé toute la journée là mais n’ont gagné qu’un seul poisson.
Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : so-taa-tuma – se-len – nsonsannin – ye – surukuba – nyininka maison-partir-heure – arriver-PART2 – pt. lièvre – AC – gr. hyène – demander Quand c’était l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre a demandé à la grande hyène :
"Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" kòrò – suruku – n – ka – bi – jègè – di – i – ma – wa – i – bè – sini-ta – fila – kònò grande sœur – hyène – je – HORT – ce jour – poisson – donner – toi – à – ou – tu – INAC – demain-part – 2 – attendre "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?"
Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. bèè – bè – a – dòn – ko – surukuba – nyògòn – nataba – tè tous – INAC – le – savoir – que – gr. hyène – pareil – cupide – SITnég Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale.
Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. kòngò – tun – bè – nyini – ka – a – faga – nka – o bèè la – a – ko – ko – ale – sini- fila – de – fè faim – PAS – INAC – chercher – CONV – la – tuer – mais – malgré cela – elle – dire – que – elle – SIT – demain – 2 – FOC – SIT Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle a répondu qu’elle voulait les deux poissons de demain.
Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. nsonsannin .- ye – jègè – in – ta – ka – taa – ni a ye – so pt. lièvre – AC – poisson – DEM – prendre – CONV – partir – avec lui – maison Le petit lièvre a pris ce poisson et s’en est allé avec à la maison.
O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn o – dugusejè – an – ka – sogo – fila – ninnu – ye – nyògòn - kunbèn DET – aube – nos – CONN – animal – 2 – DEM – AC – ensemble – rencontrer Le lendemain, nos deux animaux se sont rencontrés
ka taa kò da la tugun. ka – taa – kò – da – la – tugun CONV – partir – rivière – bord – à – encore et sont partis encore au bord de la rivière.
Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Ala – ye – a – kè – u – ye – jègè – fila – minè – nin – sen Dieu – AC – le – faire – ils – AC – poisson – 2 – pêcher – DEM – fois Dieu a fait qu’ils prenaient cette fois-ci deux poissons.
Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. nsonsannin – tun – bè a fè – ka – jègè – fila – ninnu – fana – dun pt. lièvre – PAS – vouloir – CONV – poisson – 2 – DEM – aussi – manger Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi.
A y’i kanto surukuba ma tugun: a – ye – i kanto – surukuba – ma – tugun il – AC – s’adresser – gr. hyène – à – encore Il s’est adressé encore à la grande hyène :
"Kòrò suruku, i bè taa ni bi jègè fila ye, kòrò – suruku – i – bè – taa – ni – bi – jègè – fila – ye grande sœur – hyène – tu – INAC – partir – et – aujourd’hui – poisson – 2 – avec "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui,
wa i bè sinita naani de fisaya ?" wa – i – bè – sini-ta – naani – de – fisaya ou – tu – INAC – demain-part – 4 – FOC – préférer ou tu préfères les quatre de demain ?"
Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. nin – sen – in – na – fana – suruku – nalonma-ba – in – ko – ko – ale – bè – sini – kònò DEM – fois – DEM – à – aussi – hyène – sotte-AUG – DEM – dire – que – elle – INAC – demain – attendre Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain.
Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. don – min – da-ra – o – don – kan – u – segin-na – kò – da – la – tugun jour – REL – suivre-AC – DET – jour – à – ils – retourner-AC – rivière – bord – à – encore Le jour qui suivait, ils sont retournés de nouveau au bord de la rivière.
U sera ka jègè naani minè. u – se-ra – ka – jègè – naani – minè ils – pouvoir-AC – CONV – poisson – 4 – saisir Ils pouvaient prendre quatre poissons.
O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. o – don – kòngò – tun – gan-nen – bè – surukuba – la – kojugu DET – jour – faim – PAS – chauffer-PART2 – SIT – gr. hyène – SIT – trop Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante.
O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. o – kòngò – tun – juguya-ra – fo – an – ka – sogo – in – tun – bè nyènamini DET – faim – PAS – aggraver-AC – de telle sorte que – notre – CONN – animal – DEM – PAS – avoir un étourdissement Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges.
A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. a – kònò – tun – bè – mankan – bò – cogo – min – a – tun – bè – a – bò – ten son – ventre – PAS – INAC – bruit – faire – manière – REL – il – PAS – INAC ��� le – faire – ainsi Son ventre ne cessait de faire du bruit.
Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. nin – sen – surukuba – ma – nsonsannin – lamèn DEM – fois – gr. hyène – ACnég – pt. lièvre – écouter Cette fois, la grande hyène n’a pas écouté le petit lièvre.
Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta wula – se-ra – dòròn – a – ye – jègè – naani – ninnu – ta soir – arriver-AC – dès que – elle – AC – poisson – 4 – DEM – prendre Une fois le soir arrivé, elle a pris les quatre poissons
k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. ka – u – bila – a – ka – bòrè-ba – kònò – ka – so-taa-sira – minè CONV – les – mettre – son – CONN – sac-AUG – dans – CONV – maison-partir-route – prendre et les a mis dans son gros sac et a pris le chemin de la maison.
Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. nka – nsonsannin – tun – ma – dinyè – jègè – ninnu – kò mais – pt. lièvre – PAS – ACnég – vie? - poisson – DEM – renoncer Mais le petit lièvre n’a pas renoncé à ces poissons.
A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, a – boli-la – ka – taa – suruku – nyè – ka – i jan – sira – kan il – courir-AC – CONV – partir – hyène – devant – CONV – se tourner face au ciel – route – sur Il a couru devant l’hyène, s’est couché sur la route,
k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. ka – a – sen-w – kòròta – san fè – ka – a – nen – bò CONV – ses – jambe-PL – soulever – au-dessus – CONV – sa – langue – faire sortir les jambes en l’air, et a fait sortir sa langue.
Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna surukuba – ye – nsonsannin – da-len – ye – minkè – a – kè-ra a nyèna gr. hyène – AC – pt. lièvre – coucher-PART2 – voir – lorsque – elle – penser-AC Quand la grande hyène a vu le lièvre couché, elle pensait
ko nsonsansu de tun don. ko – nsonsan-su – de – tun – don que – lièvre-cadavre – FOC – PAS - PRES que c’était un lièvre mort.
A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila a – ko – nsonsansu – nka – a – ma – sòn – ka – a – ka – jègèw – bila elle – dire – lièvre mort – mais – elle – ACnég – accepter – CONV – ses – CONN – poissons - déposer Elle s’écriait : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulait pas déposer ses poissons
ka nsonsansu in ta. ka – nsonsansu – in – ta CONV – lièvre mort – DEM – prendre pour prendre ce lièvre mort.
A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, a – taa-ra – a – ka – sira – fè – surukuba – tèmèn-na – dòròn – nsonsannin – wuli-la elle – partir-AC – son – CONN – chemin – sur – gr. hyène – passer-AC – dès que – pt. lièvre – se lever-AC Elle a continué son chemin. Dès que la grande hyène a surpassé, le petit lièvre s’est levé
k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. ka – i – boli – biribiri – ka – tè – i da – suruku – nyè – tugun – sira – kan CONV – il (repr.) – courir – très vite – CONV – passer ? – se coucher – hyène – devant – encore – route – sur et a couru très vite pour aller se coucher encore devant l’hyène sur la route.
Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : suruku – nyè – ma – tèmèn – nsonsan – in – kan – fewu – a – ko hyène – vue – ACnég – passer – lièvre – DEM – sur – PHRA – elle – dire Ce lièvre mort n’a pas échappé du tout à la vue de la grande hyène. Elle dit :
"Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri nsonsansu – wèrè – a – ye – nsonsansu – tan – dan – tuma – min – na – a – ye – i miiri lièvre mort – autre – elle – AC – lièvre mort – 10 – compter – moment – REL – à – elle – AC – penser "Un autre lièvre mort !" Quand elle a compté dix lièvres morts, elle pensait
ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. ko – olu – bè – se – ka – ale – ka – tile – caman – dumuni – bò que – eux – INAC – pouvoir – CONV – lui – HORT – jour – beaucoup – repas – suffire que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours.
A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè a – ye – a – ka – bòrèba – bila – nsonsan – laban – in – kèrèfè elle – AC – son – CONN – gros sac – placer – lièvre – dernier – DEM – près de Elle a déposé son grand sac près du dernier lièvre
ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. ko – a – bè – taa – a – tò – kònòtòn – nòfè que – elle – INAC – partir – son – reste – 9 – à la suite de pour aller chercher les neuf autres.
Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin nka – a – ma – nsonsansu – hali – kelen – ye – tugun – a – boli-la – ka – segin mais – elle – ACnég – lièvre mort – même – 1 – voir – encore – elle – courir-AC – CONV – retourner Mais elle n’a plus vu même un seul lièvre mort. Elle est revenue sur ses pas
a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. a – kò – nka – a – ye a sòrò – a – ka – bòrè – fana – tun – tunun-na lui – derrière? – mais – elle – trouver que – son – CONN – sac - aussi – PAS – perdre-AC en courant, mais elle trouvait que son sac aussi avait disparu.
Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. nsonsannin – tun – ye – o – ta – kaban – ka – finyè sògò – ni a ye pt. lièvre – PAS – AC – DET – prendre – déjà – CONV – prendre la fuite – avec lui Le petit lièvre l’a déjà emparé et a pris la fuite avec.
Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. surukuba – kòngò-baga-tò – ni – a – sòn – ja-len – segin-na – so gr. hyène – faim-AG-PART1 – et – son – cœur – paralyser-PART2 – retourner-AC – maison La grande hyène est retournée à la maison, affamée et le cœur serré.
N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila ye ... ni – ye – nsiirin – in – ta – yòrò – min – na – n – ye – a – bila – yen je – AC – conte – DEM – prendre – lieu – REL – à – je – AC – le – laisser – là-bas Je laisse ce conte là où je l’ai pris ...
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Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; AG = suffixe de dérivation nominale (agent, pour une action) ; AUG = augmentatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; DIM = diminutif ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PART1 = participe (de valeur d’inaccompli) ; PART2 = participe (de valeur d’accompli) ; PAS = passé ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; PRE = particule de renforcement ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négatif ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative.
Référence : Touré, Mohamed. Bambara-Lesebuch : Originaltexte mit deutscher und französischer Übersetzung. Chrestomathie Bambara : Textes originaux bambara avec traductions allemandes et françaises. Kalanjè Gafe. (Afrikawissenschaftliche Lehrbücher, Bd. 11). Köln : Köppe, 1996.
Bonne lecture !
Herbert

C’est la raison pour laquelle j’ai essayé de trouver un conte qui relie l’opposition de l’hyène, la nourriture et l’amitié. Espérons que j’ai fait un excellent choix. Voici ...
(Petite remarque : par dérogation au texte original, j’ai préféré écrire nsonsan/nsonsannin auprès de sonsan/sonsannin puisque j’ai appris cette orthographe qui convient aussi à Dumestre 2011. Néanmoins, toutes les deux orthographes sont correctes)
NSONSANNIN ANI SURUKUBA LE PETIT LIÈVRE ET LA GRANDE HYÈNE
– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. San dò la, kòngòba donna jamana kònò. Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. Kungokònòsogow tun bè sa don o don. Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a wulila ka na se nsonsannin ma. A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, an bè taa jègèminè nyògòn fè !" Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : "Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn ka taa kò da la tugun. Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. A y’i kanto surukuba ma tugun: "Kòrò suruku, I bè taa ni bi jègè fila ye, wa i bè sinita naani de fisaya ?" Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. U sera ka jègè naani minè. O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna ko nsonsansu de tun don. A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila ka nsonsansu in ta. A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : "Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila yen ...
– Texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène. Ces deux animaux étaient voisins et amis. Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène, mais malgré tout, leur amitié se maintint: Une année, le pays connut une grande famine. Aussi bien les hommes que les animaux ne trouvaient rien à se mettre sous la dent. Les animaux de la forêt mouraient tous les jours. La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux et les dévorait. Mais il fut un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal. Elle maigrit et maigrit. Un jour, elle souffrit trop de la faim. Ce jour-là, elle se leva et vint voir le petit lièvre. Elle trouva que le petit lièvre avait la peau bien luisante. La grande hyène salua son voisin et ami et s’adressa ensuite à lui : "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as ! Moi en tout cas je me porte mal, tu vois, je n’arrive presque plus à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas, je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord. Grande sœur hyène, tâche d’être là demain matin de bonne heure, nous irons pêcher ensemble." L’aube trouva la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre. Dès que le petit lièvre ouvrit la porte, la grande hyène lui dit : "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour." Le petit lièvre se mit devant la grande hyène, ils partirent au bord d’une rivière. Ils y passèrent toute la journée, mais n’eurent qu’un seul poisson. Quand ce fut l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre demanda à la grande hyène : "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?" Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale. Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle répondit qu’elle voulait les deux poissons de demain. Le petit lièvre prit ce poisson et s’en alla avec à la maison. Le lendemain, nos deux animaux se rencontrèrent et partirent encore au bord de la rivière. Dieu fit qu’ils prirent cette fois-ci deux poissons. Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi. Il s’adressa encore à la grande hyène : "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui, ou tu préfères les quatre de demain ?" Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain. Le jour qui suivit, ils retournèrent encore au bord de la rivière. Ils purent prendre quatre poissons. Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante. Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges. Son ventre ne cessait de faire du bruit. Cette fois, la grande hyène n’écouta pas le petit lièvre. Une fois le soir arrivé, elle saisit les quatre poissons, les mit dans son gros sac et prit le chemin de la maison. Mais le petit lièvre n’avait pas renoncé à ces poissons. Il courut, devança l’hyène, se coucha sur le dos sur la route, les jambes en l’air, et fit sortir sa langue. Quand la grande hyène vit le lièvre couché, elle pensa que c’était un lièvre mort. Elle s’écria : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulut pas déposer ses poissons pour prendre ce lièvre mort. Elle continua son chemin. Dès que la grande hyène passa, le petit lièvre se leva, courut très vite et alla se coucher encore devant l’hyène sur la route. Ce lièvre mort n’échappa pas du tout à la vue de la grande hyène. Elle s’exclama : "Un autre lièvre mort !" Quand elle eut compté dix lièvres morts, elle pensa que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours. Elle déposa son gros sac près de ce dernier lièvre pour aller chercher les neuf autres. Mais elle ne vit pas un seul lièvre mort. Elle revint sur ses pas en courant, mais elle trouva que son sac aussi avait disparu. Le lièvre s’en était déjà emparé et avait pris la poudre d’escampette avec. La grande hyène retourna à la maison, affamée et le cœur serré. Je laisse ce conte où je l’ai pris ...
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Nsonsannin ani surukuba nsonsan-nin – ani – suruku-ba lièvre-DIM – et – hyène-AUG Le petit lièvre et la grande hyène.
Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. nsiirin – n y’a ta k’a da – nsonsannin – ani – surukaba – la conte – il était une fois ... – pt. lièvre – et – gr. hyène – à Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène.
Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. sogo – fila – ninnu – tun – ye – sigi-nyògòn-w – ni – teri-w – de – ye animal – 2 – DEM – PAS – EQ – installer-réciproque-PL – et – ami-PL – FOC – EQ Ces deux animaux étaient voisins et amis.
Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nsonsannin – tun – bè – surukuba – nègèn – sinyè – caman pt. lièvre – PAS – INAC – gr. hyène – tromper – fois – beaucoup Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène,
nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. nka – o bèè ni a ta – u – ka – teriya – ma – sa mais – malgré tout – leur – CONN – amitié – ACnég – mourir mais malgré tout, leur amitié s’est maintenue.
San dò la, kòngòba donna jamana kònò. san – dò – la – kòngò-ba – don-na – jamana – kònò année – une – à – famine-AUG – entrer-AC – pays – dans Une année, une grande famine s’est abattue sur le pays.
Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. mògò-w – wo – bagan-w – wo – olu – si – tun – tè – fèn – sòrò – ka – a – don – u – da homme-PL – EXP – animal-PL – EXP – eux – aucun – PAS – INACnég – chose – trouver – CONV – le – mettre – leur – bouche Les hommes commes les animaux ne trovaient rien à se mettre sous la dent.
Kungokònòsogow tun bè sa don o don. kungo-kònò-sogo-w – tun – bè – sa – don o don brousse-dans-animal-PL – PAS – INAC – mourir – jour par jour Les animaux sauvages mouraient tous les jours.
Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. surukuba – tun – bè – sogo-su – olu – de – nyini – tuma bèe – ka – u – dun gr. hyène – PAS – INAC – animal-cadavre – eux – FOC – chercher – toujours – CONV – les – manger La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux pour les dévorer.
Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. nka – tuma – dò – se-ra – surukuba – tun – tè – hali – sogosu – sòrò – bilen mais – temps – un – arriver-AC – gr. hyène – PAS – INACnég – même – cadavre d’animal – trouver – ne...plus Mais il était un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal.
A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a – fasa-ra – ka – fasa – don – dò – la – kòngò – digi-ra – a – la – kojugu elle – maigrir-AC – CONV – maigrir – jour – un – à – faim – faire mal-AC – elle – à – trop Elle a maigri et a maigri. Un jour, la faim lui a fait trop de mal,
a wulila ka na se nsonsannin ma. a – wuli-la – ka – na – se – nsonsannin – ma elle – se lever-AC – CONV – venir – arriver – pt. lièvre – à et elle s’est levée pour venir voir le petit lièvre.
A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. a – ye a sòrò – nsonsannin -. fari – tun – nugu-len-ba – bè – a – kan elle – trouver que – pt. lièvre – corps – PAS – polir-PART2-AUG – SIT – lui – à Elle a trouvé que le petit lièvre avait la peau bien luisante.
Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : surukuba – ye – a – siginyògòn – ni – a – teri – fo – ka – tila – ka – i kanto – a – ma gr. hyène – AC – son – voisin – et – son – ami – saluer – CONV – ?? – CONV – s’adresser – lui – à La grande hyène a salué son voisin et ami et s’est adressé ensuite à lui :
"Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! dògò – nsonsan – e – dun – tòlò-len – don – sa petit frère – lièvre – toi – PRE – engraisser-PART2 – PRES – PHRA "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as.
Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè cogoya – fosi – tè – ne – kòni – bolo – i – nyè – tè – n – bèna – dèsè méthode – rien – SITnég – moi – FOC – main – ta – vue – PRESnég – je – FUT – manquer Moi en tout cas je me porte mal, tu ne vois pas, je n’arrive presque plus
ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, ka – n – jò – n – senw – kan – ni – i – ma – n – dèmè CONV – moi – mettre debout – mes – pieds – sur – si – tu – ACnég – me – aider à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas,
kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. kòngò – bè – n – faga – dè – nsonsannin – ko – surukuba – ma – baasi – tè faim – INAC – me – tuer – PHRA – pt. lièvre – dire – gr. hyène – à – problème – PRESnég je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord.
Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, kòrò – suruku – i jita – sini – sògòma – joona – ka – i – sòrò – yan grande sœur – hyène – s’efforcer – demain – matin – de bonne heure – CONV – te – recevoir – ici Grande sœur hyène, efforce-toi d’être là demain matin de bonne heure,
an bè taa jègèminè nyògòn fè !" an – bè – taa – jègè-minè – nyògòn – fè nous – INAC – partir – poisson-prendre – ensemble – avec nous irons pêcher ensemble."
Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. dugujè – ye – surukuba – jò-len – sòrò – nsonsannin – ka – so – da – la aube – AC – gr. hyène – arrêter-PART2 – trouver – pt. lièvre – CONN – maison – porte – à L’aube a trouvé la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre.
Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : nsonsannin – ye – da – yèlè – dòròn – surukuba – ye – i kanto – a – ma pt. lièvre – AC – porte – ouvrir – dès que – gr. hyène – AC – s’adresser – lui – à Dès que le petit lièvre a ouvert la porte, la grande hyène lui dit :
"Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" dògò – nsonsan – an – ka – an teliya – ka – taa – tile – gan-na petit frère – lièvre – nous – HORT – se dépêcher – CONV – partir – soleil – chauffer-AC "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour."
Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. nsonsannin – bila-la – suruku – nyè – u – taa-ra – kò – dò – da – la pt. lièvre – placer-AC – hyène – devant – ils – partir-AC – rivière – une – bord – à Le petit lièvre s’est mis devant la grande hyène, ils sont partis au bord d’une rivière.
U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. u – ye – tile – bèè – kè – yen – nka – u – ye – jègè – kelen – pe – de – sòrò ils – AC – jour – tout – faire – là-bas – mais – ils – AC – poisson – 1 – PHRA – FOC – gagner Ils ont passé toute la journée là mais n’ont gagné qu’un seul poisson.
Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : so-taa-tuma – se-len – nsonsannin – ye – surukuba – nyininka maison-partir-heure – arriver-PART2 – pt. lièvre – AC – gr. hyène – demander Quand c’était l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre a demandé à la grande hyène :
"Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" kòrò – suruku – n – ka – bi – jègè – di – i – ma – wa – i – bè – sini-ta – fila – kònò grande sœur – hyène – je – HORT – ce jour – poisson – donner – toi – à – ou – tu – INAC – demain-part – 2 – attendre "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?"
Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. bèè – bè – a – dòn – ko – surukuba – nyògòn – nataba – tè tous – INAC – le – savoir – que – gr. hyène – pareil – cupide – SITnég Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale.
Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. kòngò – tun – bè – nyini – ka – a – faga – nka – o bèè la – a – ko – ko – ale – sini- fila – de – fè faim – PAS – INAC – chercher – CONV – la – tuer – mais – malgré cela – elle – dire – que – elle – SIT – demain – 2 – FOC – SIT Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle a répondu qu’elle voulait les deux poissons de demain.
Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. nsonsannin .- ye – jègè – in – ta – ka – taa – ni a ye – so pt. lièvre – AC – poisson – DEM – prendre – CONV – partir – avec lui – maison Le petit lièvre a pris ce poisson et s’en est allé avec à la maison.
O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn o – dugusejè – an – ka – sogo – fila – ninnu – ye – nyògòn - kunbèn DET – aube – nos – CONN – animal – 2 – DEM – AC – ensemble – rencontrer Le lendemain, nos deux animaux se sont rencontrés
ka taa kò da la tugun. ka – taa – kò – da – la – tugun CONV – partir – rivière – bord – à – encore et sont partis encore au bord de la rivière.
Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Ala – ye – a – kè – u – ye – jègè – fila – minè – nin – sen Dieu – AC – le – faire – ils – AC – poisson – 2 – pêcher – DEM – fois Dieu a fait qu’ils prenaient cette fois-ci deux poissons.
Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. nsonsannin – tun – bè a fè – ka – jègè – fila – ninnu – fana – dun pt. lièvre – PAS – vouloir – CONV – poisson – 2 – DEM – aussi – manger Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi.
A y’i kanto surukuba ma tugun: a – ye – i kanto – surukuba – ma – tugun il – AC – s’adresser – gr. hyène – à – encore Il s’est adressé encore à la grande hyène :
"Kòrò suruku, i bè taa ni bi jègè fila ye, kòrò – suruku – i – bè – taa – ni – bi – jègè – fila – ye grande sœur – hyène – tu – INAC – partir – et – aujourd’hui – poisson – 2 – avec "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui,
wa i bè sinita naani de fisaya ?" wa – i – bè – sini-ta – naani – de – fisaya ou – tu – INAC – demain-part – 4 – FOC – préférer ou tu préfères les quatre de demain ?"
Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. nin – sen – in – na – fana – suruku – nalonma-ba – in – ko – ko – ale – bè – sini – kònò DEM – fois – DEM – à – aussi – hyène – sotte-AUG – DEM – dire – que – elle – INAC – demain – attendre Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain.
Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. don – min – da-ra – o – don – kan – u – segin-na – kò – da – la – tugun jour – REL – suivre-AC – DET – jour – à – ils – retourner-AC – rivière – bord – à – encore Le jour qui suivait, ils sont retournés de nouveau au bord de la rivière.
U sera ka jègè naani minè. u – se-ra – ka – jègè – naani – minè ils – pouvoir-AC – CONV – poisson – 4 – saisir Ils pouvaient prendre quatre poissons.
O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. o – don – kòngò – tun – gan-nen – bè – surukuba – la – kojugu DET – jour – faim – PAS – chauffer-PART2 – SIT – gr. hyène – SIT – trop Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante.
O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. o – kòngò – tun – juguya-ra – fo – an – ka – sogo – in – tun – bè nyènamini DET – faim – PAS – aggraver-AC – de telle sorte que – notre – CONN – animal – DEM – PAS – avoir un étourdissement Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges.
A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. a – kònò – tun – bè – mankan – bò – cogo – min – a – tun – bè – a – bò – ten son – ventre – PAS – INAC – bruit – faire – manière – REL – il – PAS – INAC ��� le – faire – ainsi Son ventre ne cessait de faire du bruit.
Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. nin – sen – surukuba – ma – nsonsannin – lamèn DEM – fois – gr. hyène – ACnég – pt. lièvre – écouter Cette fois, la grande hyène n’a pas écouté le petit lièvre.
Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta wula – se-ra – dòròn – a – ye – jègè – naani – ninnu – ta soir – arriver-AC – dès que – elle – AC – poisson – 4 – DEM – prendre Une fois le soir arrivé, elle a pris les quatre poissons
k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. ka – u – bila – a – ka – bòrè-ba – kònò – ka – so-taa-sira – minè CONV – les – mettre – son – CONN – sac-AUG – dans – CONV – maison-partir-route – prendre et les a mis dans son gros sac et a pris le chemin de la maison.
Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. nka – nsonsannin – tun – ma – dinyè – jègè – ninnu – kò mais – pt. lièvre – PAS – ACnég – vie? - poisson – DEM – renoncer Mais le petit lièvre n’a pas renoncé à ces poissons.
A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, a – boli-la – ka – taa – suruku – nyè – ka – i jan – sira – kan il – courir-AC – CONV – partir – hyène – devant – CONV – se tourner face au ciel – route – sur Il a couru devant l’hyène, s’est couché sur la route,
k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. ka – a – sen-w – kòròta – san fè – ka – a – nen – bò CONV – ses – jambe-PL – soulever – au-dessus – CONV – sa – langue – faire sortir les jambes en l’air, et a fait sortir sa langue.
Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna surukuba – ye – nsonsannin – da-len – ye – minkè – a – kè-ra a nyèna gr. hyène – AC – pt. lièvre – coucher-PART2 – voir – lorsque – elle – penser-AC Quand la grande hyène a vu le lièvre couché, elle pensait
ko nsonsansu de tun don. ko – nsonsan-su – de – tun – don que – lièvre-cadavre – FOC – PAS - PRES que c’était un lièvre mort.
A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila a – ko – nsonsansu – nka – a – ma – sòn – ka – a – ka – jègèw – bila elle – dire – lièvre mort – mais – elle – ACnég – accepter – CONV – ses – CONN – poissons - déposer Elle s’écriait : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulait pas déposer ses poissons
ka nsonsansu in ta. ka – nsonsansu – in – ta CONV – lièvre mort – DEM – prendre pour prendre ce lièvre mort.
A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, a – taa-ra – a – ka – sira – fè – surukuba – tèmèn-na – dòròn – nsonsannin – wuli-la elle – partir-AC – son – CONN – chemin – sur – gr. hyène – passer-AC – dès que – pt. lièvre – se lever-AC Elle a continué son chemin. Dès que la grande hyène a surpassé, le petit lièvre s’est levé
k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. ka – i – boli – biribiri – ka – tè – i da – suruku – nyè – tugun – sira – kan CONV – il (repr.) – courir – très vite – CONV – passer ? – se coucher – hyène – devant – encore – route – sur et a couru très vite pour aller se coucher encore devant l’hyène sur la route.
Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : suruku – nyè – ma – tèmèn – nsonsan – in – kan – fewu – a – ko hyène – vue – ACnég – passer – lièvre – DEM – sur – PHRA – elle – dire Ce lièvre mort n’a pas échappé du tout à la vue de la grande hyène. Elle dit :
"Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri nsonsansu – wèrè – a – ye – nsonsansu – tan – dan – tuma – min – na – a – ye – i miiri lièvre mort – autre – elle – AC – lièvre mort – 10 – compter – moment – REL – à – elle – AC – penser "Un autre lièvre mort !" Quand elle a compté dix lièvres morts, elle pensait
ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. ko – olu – bè – se – ka – ale – ka – tile – caman – dumuni – bò que – eux – INAC – pouvoir – CONV – lui – HORT – jour – beaucoup – repas – suffire que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours.
A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè a – ye – a – ka – bòrèba – bila – nsonsan – laban – in – kèrèfè elle – AC – son – CONN – gros sac – placer – lièvre – dernier – DEM – près de Elle a déposé son grand sac près du dernier lièvre
ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. ko – a – bè – taa – a – tò – kònòtòn – nòfè que – elle – INAC – partir – son – reste – 9 – à la suite de pour aller chercher les neuf autres.
Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin nka – a – ma – nsonsansu – hali – kelen – ye – tugun – a – boli-la – ka – segin mais – elle – ACnég – lièvre mort – même – 1 – voir – encore – elle – courir-AC – CONV – retourner Mais elle n’a plus vu même un seul lièvre mort. Elle est revenue sur ses pas
a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. a – kò – nka – a – ye a sòrò – a – ka – bòrè – fana – tun – tunun-na lui – derrière? – mais – elle – trouver que – son – CONN – sac - aussi – PAS – perdre-AC en courant, mais elle trouvait que son sac aussi avait disparu.
Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. nsonsannin – tun – ye – o – ta – kaban – ka – finyè sògò – ni a ye pt. lièvre – PAS – AC – DET – prendre – déjà – CONV – prendre la fuite – avec lui Le petit lièvre l’a déjà emparé et a pris la fuite avec.
Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. surukuba – kòngò-baga-tò – ni – a – sòn – ja-len – segin-na – so gr. hyène – faim-AG-PART1 – et – son – cœur – paralyser-PART2 – retourner-AC – maison La grande hyène est retournée à la maison, affamée et le cœur serré.
N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila ye ... ni – ye – nsiirin – in – ta – yòrò – min – na – n – ye – a – bila – yen je – AC – conte – DEM – prendre – lieu – REL – à – je – AC – le – laisser – là-bas Je laisse ce conte là où je l’ai pris ...
++++++++++++++++++++++++++++++++
Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; AG = suffixe de dérivation nominale (agent, pour une action) ; AUG = augmentatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; DIM = diminutif ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PART1 = participe (de valeur d’inaccompli) ; PART2 = participe (de valeur d’accompli) ; PAS = passé ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; PRE = particule de renforcement ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négatif ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative.
Référence : Touré, Mohamed. Bambara-Lesebuch : Originaltexte mit deutscher und französischer Übersetzung. Chrestomathie Bambara : Textes originaux bambara avec traductions allemandes et françaises. Kalanjè Gafe. (Afrikawissenschaftliche Lehrbücher, Bd. 11). Köln : Köppe, 1996.
Bonne lecture !
Herbert

Fonctionnement d'InterRail? (voyage Paris-Istanbul)
Bonjour à tous,
Je m'inscris aujourd'hui ici afin de connaitre vos expériences vis à vis de l'Interrail et du Global Pass. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je n'y comprends pas grand chose. J'ai l'habitude de faire Paris - Istanbul en avion. Mais cette fois-ci, j'ai envie de revivre le trajet de l'Orient Express (à ma manière) pour rendre le voyage plus excitant. Et ce, dès mi-août.
Voilà, mes questions sont donc :
- Premièrement, comment se procurer ce pass ? (Il existe des agences dans Paris, gares par exemple, est-ce le bon endroit ?) - Comment acheter ses billets et être sûr de ne pas se planter ? (Le site de la Bahn ? Raildude ? Les deux ?) - Est-ce que tous les achats doivent se faire en ligne ? Etant un peu peureuse par rapport à ce long voyage que je vivrai seule, je n'ai pas très confiance en moi et me demandais si mes achats pouvaient être effectués en gare avec un être humain face à moi pour me guider (pitié...), ou seule devant mon écran d'ordinateur ? - Dois-je acheter tous ces trajets d'un coup ? - Sur le site raildude, il est possible de faire une simulation de trajet, mais les escales sont imposées. N'y a-t-il pas un moyen de choisir soi-même ses escales et ses horaires sans devoir regarder trajet par trajet ? - Par exemple, raildude me propose de passer par Vienne, mais avec une trop courte liaison, hors j'aimerai visiter la ville, tout comme Budapest et Sofia (ville par laquelle il ne me propose même pas de passer) De combien de temps dois-je espacer de simples changements de train ?
J'en demande beaucoup, je le conçois, mais c'est ma première expérience du genre... Toute aide est la bienvenue, donc, à votre bon coeur !
Aussi... certains ont-il déjà effectué ce trajet ? Ou un trajet similaire ?
Merci beaucoup ! Mona
Je m'inscris aujourd'hui ici afin de connaitre vos expériences vis à vis de l'Interrail et du Global Pass. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je n'y comprends pas grand chose. J'ai l'habitude de faire Paris - Istanbul en avion. Mais cette fois-ci, j'ai envie de revivre le trajet de l'Orient Express (à ma manière) pour rendre le voyage plus excitant. Et ce, dès mi-août.
Voilà, mes questions sont donc :
- Premièrement, comment se procurer ce pass ? (Il existe des agences dans Paris, gares par exemple, est-ce le bon endroit ?) - Comment acheter ses billets et être sûr de ne pas se planter ? (Le site de la Bahn ? Raildude ? Les deux ?) - Est-ce que tous les achats doivent se faire en ligne ? Etant un peu peureuse par rapport à ce long voyage que je vivrai seule, je n'ai pas très confiance en moi et me demandais si mes achats pouvaient être effectués en gare avec un être humain face à moi pour me guider (pitié...), ou seule devant mon écran d'ordinateur ? - Dois-je acheter tous ces trajets d'un coup ? - Sur le site raildude, il est possible de faire une simulation de trajet, mais les escales sont imposées. N'y a-t-il pas un moyen de choisir soi-même ses escales et ses horaires sans devoir regarder trajet par trajet ? - Par exemple, raildude me propose de passer par Vienne, mais avec une trop courte liaison, hors j'aimerai visiter la ville, tout comme Budapest et Sofia (ville par laquelle il ne me propose même pas de passer) De combien de temps dois-je espacer de simples changements de train ?
J'en demande beaucoup, je le conçois, mais c'est ma première expérience du genre... Toute aide est la bienvenue, donc, à votre bon coeur !
Aussi... certains ont-il déjà effectué ce trajet ? Ou un trajet similaire ?
Merci beaucoup ! Mona
Canada: cabane à sucre en septembre?
Bonjour,
Est ce que ça vaut le coup d'aller voir une cabane à sucre au mois de Septembre ? ou est ce vraiment trop l'attrape touriste...
Nous voudrions voir comment et ou se fabrique le sirop d'érable...
Merci,
Est ce que ça vaut le coup d'aller voir une cabane à sucre au mois de Septembre ? ou est ce vraiment trop l'attrape touriste...
Nous voudrions voir comment et ou se fabrique le sirop d'érable...
Merci,
Tour du lac Léman à vélo fin juillet
Bonjour à tous,
j'envisage le tour du lac Léman en solo fin juillet (autour du 20-22). N'étant pas une vélorandonneuse d'exception je pensais réaliser le tour en 3 ou 4 étapes, c'est à dire une cinquataine-soixantaine de km/jour, histoire de profiter un peu du paysage.
A quel genre de piste dois-je m'attendre? J'ai compris que la partie française était essentiellement composée de routes mais qu'en est-il du reste? Gravier? piste cyclable? goudronnée ou non? Le dénivelé est-il important? (encore une fois je ne suis pas une vélorandonneuse d'exception...) Peut-être est-ce du a mon incompétence mais je ne trouve pas les réponses à ces questions. Mon vieux vtc chargé n'apprécie pas vraiment les variations de sol (à titre d'exemple les chemins de halage du canal du midi l'an dernier ont été une vraie souffrance et les constants dérapages dans le gravier nous avaient poussé à abandonner).
Autre interrogation: puisqu'il s'agit de mon premier voyage à vélo seule je compte délaisser le camping sauvage que j'affectionne pour des campings "classiques" plus sécurisés pour une fille seule... Est-ce facile de trouver des campings sur la route? Faut-il réserver à l'avance?
D'avance merci pour vos conseils et réponses
Visites à faire en une semaine à Rome?
Bonsoir à tous,
Durant juillet, je pars à Rome avec ma chérie pour une semaine et on cherche à savoir ce qui faut absolument visiter. On a acheté le guide du Routard donc niveau monuments on est plutôt calées, mais si vous avez des avis, je vous écoute. Faut-il par exemple réserver des choses à l'avance ou autre ? On aimerait aussi connaitre les petits coins sympas à voir, les restos, les glaciers (à ce que j'ai pu lire ici, il y en a des très bons) etc.
Je prends toute vos idées, donc à vos claviers !
Durant juillet, je pars à Rome avec ma chérie pour une semaine et on cherche à savoir ce qui faut absolument visiter. On a acheté le guide du Routard donc niveau monuments on est plutôt calées, mais si vous avez des avis, je vous écoute. Faut-il par exemple réserver des choses à l'avance ou autre ? On aimerait aussi connaitre les petits coins sympas à voir, les restos, les glaciers (à ce que j'ai pu lire ici, il y en a des très bons) etc.
Je prends toute vos idées, donc à vos claviers !
Conseils et bon plans partout en Inde: en mode routard
Bonjour a tous je me decide, ce site ma été utile ces derniers mois puisque je voyage sans "guidebook"... et donc je souhaite aider d'autres personne qui compte faire un trip en Inde. Sur la demande d'une ville en particulier, si j'y suis passé je pourrais donner mon ressentis, quelques gh bon marché et d'autre genre de petit plans.
Sachant que j'affirme pertinemment que l'on peut vivre en Inde avec un budget de 300euros\mois. Sans trop se priver, en faisant juste attention.
Avec ce budget, on a ses 3 repas, une chambre d'hotel (ok pas toujours fraiche :) ), de quoi se desalterer, et il nous reste encore 200 roupies pour les activités\visite etc... J'ai beaucoup bouger en Inde (L'India raylway on apprend a la detester !), commencant par le Sud, avec Goa, Kerala et le tamil nadu, puis j'ai suivit lq cote pour rejoindre kolkata (En faisant pas mal de stop dont Hampi !) Enfin aprés avoir traversé l'axe Kolkatta-Delhi je suis remonté dans L'himachal Pradesh.
Le sud est plus cool que le nord, mais ce dernier possèdent tellement d'histoire et de légendes qu'il fascine. En ville touristique que j'ai put faire il y a :
- Palolembeach - Hampi - Puri - Darjeling - Gaya - Varanasi - Kajuhraho et j'en oublie certainement. Dans ses lieux trés facile de trouver une gh, la plupart son de grand villages ou petite ville. Quelques bons plans se trouvent parfois avec dificultés.
Bref si vous avez une question sur l'Inde, si vous souhaitez une gh dans une ville en particulier, ou tout autre chose pour un prochain voyage il suffit de demander.
Sachant que j'affirme pertinemment que l'on peut vivre en Inde avec un budget de 300euros\mois. Sans trop se priver, en faisant juste attention.
Avec ce budget, on a ses 3 repas, une chambre d'hotel (ok pas toujours fraiche :) ), de quoi se desalterer, et il nous reste encore 200 roupies pour les activités\visite etc... J'ai beaucoup bouger en Inde (L'India raylway on apprend a la detester !), commencant par le Sud, avec Goa, Kerala et le tamil nadu, puis j'ai suivit lq cote pour rejoindre kolkata (En faisant pas mal de stop dont Hampi !) Enfin aprés avoir traversé l'axe Kolkatta-Delhi je suis remonté dans L'himachal Pradesh.
Le sud est plus cool que le nord, mais ce dernier possèdent tellement d'histoire et de légendes qu'il fascine. En ville touristique que j'ai put faire il y a :
- Palolembeach - Hampi - Puri - Darjeling - Gaya - Varanasi - Kajuhraho et j'en oublie certainement. Dans ses lieux trés facile de trouver une gh, la plupart son de grand villages ou petite ville. Quelques bons plans se trouvent parfois avec dificultés.
Bref si vous avez une question sur l'Inde, si vous souhaitez une gh dans une ville en particulier, ou tout autre chose pour un prochain voyage il suffit de demander.
Où nous sauver en Thaïlande en prévision de la météo?
Sawadee kaa!!!
Et ça y est le voyage dont je rêvais tous les soirs à commencer! Bangkok rien à dire magnifique je suis tombé amoureuse malgres les averses ou la pollution ce que vous voulez j'ai même hâte d'y retourner. Par contre la du coup depuis hier je suis à Phuket et c'est le desespoir. Je savais qu'on risquait la pluie vu la periode mais personne n'aurait pensé que ce serait du matin jusqu'au soir à se noyer dehors Nous sommes obligés de nous terrer dans nos chambres, aucune excursion possible à cause de la pluie et en plus je suis tombée malade j'ai choppé la grippe. Donc entre de mouchage et quinte de toux (et vu que je ne peux rien faire d'autre) je cherche un moyen de sortir de là, y a t il une region UN PEU plus épargné par la pluie dans le coin? Je devais partir ds 3 jours pour Khao sok vsiter le lac dormir dans les arbres et compagnie mais avec la pluie on est partie pour rester perché tte la journée dans notre cabane. Apres ça nous devions aller à Krabi plus particulièrement à Railey et ensuite ds une semaine aller à koh phangan.
A titre personnel que me conseillerez vous? D'apres les previsions meteo de tous les sites que j'ai pu consulter aucune amélioration n'est prevue pour le moment. J'ai envie de tenter Khao sok au moin 1 nuit malgres tout mais pour la suite est ce que je devrais migrer ailleurs? Koh Lanta? plus au sud? Samui? d'un coté samui pendant une semaine je ne suis pas super emballée non plus. Dois je conserver mes plans, Vous auriez fait quoi à ma place? (A part ne pas aller à cette periode etc...lol)
Help me please!!🙁🙁🙁
Et ça y est le voyage dont je rêvais tous les soirs à commencer! Bangkok rien à dire magnifique je suis tombé amoureuse malgres les averses ou la pollution ce que vous voulez j'ai même hâte d'y retourner. Par contre la du coup depuis hier je suis à Phuket et c'est le desespoir. Je savais qu'on risquait la pluie vu la periode mais personne n'aurait pensé que ce serait du matin jusqu'au soir à se noyer dehors Nous sommes obligés de nous terrer dans nos chambres, aucune excursion possible à cause de la pluie et en plus je suis tombée malade j'ai choppé la grippe. Donc entre de mouchage et quinte de toux (et vu que je ne peux rien faire d'autre) je cherche un moyen de sortir de là, y a t il une region UN PEU plus épargné par la pluie dans le coin? Je devais partir ds 3 jours pour Khao sok vsiter le lac dormir dans les arbres et compagnie mais avec la pluie on est partie pour rester perché tte la journée dans notre cabane. Apres ça nous devions aller à Krabi plus particulièrement à Railey et ensuite ds une semaine aller à koh phangan.
A titre personnel que me conseillerez vous? D'apres les previsions meteo de tous les sites que j'ai pu consulter aucune amélioration n'est prevue pour le moment. J'ai envie de tenter Khao sok au moin 1 nuit malgres tout mais pour la suite est ce que je devrais migrer ailleurs? Koh Lanta? plus au sud? Samui? d'un coté samui pendant une semaine je ne suis pas super emballée non plus. Dois je conserver mes plans, Vous auriez fait quoi à ma place? (A part ne pas aller à cette periode etc...lol)
Help me please!!🙁🙁🙁
À la recherche de séjour New York plus Los Angeles, quatorze jours
Bonjour avec ma femme on voudrait enfin découvrir New york et Los Angeles au mois de janvier 2014 !!! pouvoir enfin découvrir l'ambiance de la NBA avec un match de basket de mon idole Kobe Bryant au Staples Center de Los Angeles!!!
en tout on voudrait faire 5 jours à New York et 6 jours à Los Angeles, on voudrait avoir les meilleurs tarifs pour hotels pas chére avec 2 étoiles meme si c'est bien placé! de préférence pas loin du Times square ou de Manathan. on préfére avoir un séjour d'une semaine pour New york et pour Los Angeles avec billets d'avions comprit mais on arrive pas à trouver les deux en mm temps! si quelqu’un a une petite idée n'hésitez pas à nous faire signe merci
Tourisme - La Thaïlande rêve des Maldives
La Thaïlande rêve des Maldives .
Le gouvernement Thaïlandais veut suivre l’exemple des Maldives en matière de développement touristique. L’île de Ko Chang pourrait servir de laboratoire.
FP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) jeudi 6 juin 2013 .
Le gouvernement Thaïlandais veut suivre l’exemple des Maldives en matière de développement touristique. L’île de Ko Chang pourrait servir de laboratoire.
FP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) jeudi 6 juin 2013 .
Guest houses familiales autour de Negombo? (Sri Lanka)
Bonjour a tous & toutes, nous partons pour le sri lanka en aout 2013 avec nos 2 filles de 8& 11 ans.
Nous hesitons entre plusieurs guesthouses/hotel pour l'arrivée. Nous allons sans doute vers negombo, a moins que quelqu'un nous renseigne sur une autr destination pas trop éloignée de l'aéroport et un peu moins chargées en grands hôtels.
Nous recherchons des avis sur les guesthouse/hotels suivant à negombo :
Sha residence
Dephanie guesthouse
D'autres idées??
Merci pour vos réponses/conseils











