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Faire le Tourmalet à vélo cet été (Pyrénées)
Bonjour !
Nous voulons faire cette été, le Tourmalet 😎, durant notre périple dans ce coin de la France. Nous le ferons à partir de Luz St-Sauveur et retour par l'autre côté, La Mongie, Bagnères de Bigorre, Lourdes et retour à notre point de départ qui est Ouzous, pour une journée de 105 kms environ. Qu'en pensez-vous? Est-ce le bon sens pour le faire ou c'est préférable dans l'autre direction? Nous le ferons vers le 5, 6 ou 7 Juillet. Des recommandations ? Nous avons déjà fait le Ventoux......🤪 avec 10 ans de moins....!😉 Avons bien hâte!
planeur
Nous voulons faire cette été, le Tourmalet 😎, durant notre périple dans ce coin de la France. Nous le ferons à partir de Luz St-Sauveur et retour par l'autre côté, La Mongie, Bagnères de Bigorre, Lourdes et retour à notre point de départ qui est Ouzous, pour une journée de 105 kms environ. Qu'en pensez-vous? Est-ce le bon sens pour le faire ou c'est préférable dans l'autre direction? Nous le ferons vers le 5, 6 ou 7 Juillet. Des recommandations ? Nous avons déjà fait le Ventoux......🤪 avec 10 ans de moins....!😉 Avons bien hâte!
planeur
Coyottes Buttes South: la ruée sur les permis de juillet!
Ce post pour faire passer l'info à ceux qui ont réservé avec Paria outpost ou bien qui envisagent d'aller visiter le site apr eux-même :
Pour les permis CBS en juillet c'est chaud de chez chaud !!!
L'appli vient d'ouvrir en vers 19h30 je présume (car j'avais regardé juste avant), il est 20h40 et je viens de réserver les 4 derniers permits pour le 7 juillet !! Pour les autres dates il reste encore des dispo mais peu sur cetains jours !!
Un conseil, si vous voulez aller à CBS DEPECHEZ-VOUS de prendre vos permis !!!!
Pour les permis CBS en juillet c'est chaud de chez chaud !!!
L'appli vient d'ouvrir en vers 19h30 je présume (car j'avais regardé juste avant), il est 20h40 et je viens de réserver les 4 derniers permits pour le 7 juillet !! Pour les autres dates il reste encore des dispo mais peu sur cetains jours !!
Un conseil, si vous voulez aller à CBS DEPECHEZ-VOUS de prendre vos permis !!!!
La Viarhona (secteur Ain et Isère à vélo)
Bonjour
La Viarhona est le nouveau nom donné à la Véloroute Le Léman à la Mer.
Comme son nom l'indique, elle doit rejoindre Genève à Marseille en suivant le Rhône au plus près de ses berges.
Cela sera à la fois un mélange de voies vertes, pistes aménagées, voies sécurisées ou matérialisées sur le bords du route. Traversant pas mal de régions donc de départements, il est difficile de savoir quand elle sera achevée. Volontés ou pas des élus de jouer le jeu, Qui va supporter les frais… Etat, régions, départements, communautés de communes, communes…. ? Difficile pour l'instant de dire quant la totalité des tronçons département par département sera finalisée.
La partie de l'Ain étant déjà bien avancée, je pourrai si cela intéresse des personnes souhaitant rouler sur ces deux départements, donner des explications avec photos si nécessaire des points délicats ou des choses à visiter (ou éviter) sur le parcours ou aux alentours. Conseiller municipal, je surveille ce dossier auprès de la communauté de communes..
Le tracé pour la partie me concernant le Nord Isère soit (du Pont de Grollé à Vertrieu) est finalisé depuis la fin de l'année 2009, reste les problèmes de terrains et de consultation des travaux. L'affaire suit donc son cours normalement. Sachez toutefois que l'enveloppe passe les 7 millions d'euros pour les quelques 80km qui passe par chez nous.
Alors on l'espère belle, roulante et pour ma part.. plein de monde dessus. (C'est déjà le cas sur les parties existantes)
Il faut dire que longer le Rhône au plus près des berges avec les cygnes, les canards et toute la faune des lunes et tout ça sans pot d'échappement laisse rêveur.


Le tracé de l'Ain existe donc déjà, j'y reviendrai plus tard s'il le faut.
Cascade de Glandieu (coté Ain)
Coté Isère rien n'est fait mais voici le tracé final adopté. Passé le Pont de Grollé, c'est le village de BRANGUES qui vous accueille. Brangues est célèbrement connu car un hôte de marque y a vécu.. Paul CLAUDEL. Vous devriez y voir son château et sa tombe, une rétrospective…. ravitaillement assuré dans le village.
Le château de Paul Claudel
- SAINT VICTOR DE MORETEL, (brasserie dans le centre) - MORESTEL (la cité des peintres) gros bourg avec tout le ravitaillement nécessaire y compris grandes surfaces, DAB etc…. Cette partie sera effectuée sur route existante avec en partie une piste cyclable délimitée
En quittant Morestel, la suite reste à faire….car elle emprunte en grande partie des petits chemins bien sympa. - CREVIERES - ARANDON - COURTENAY (en suivant les étangs de la grumate) puis elle reprend en parallèle l'ancienne ligne de chemin de fer (propriété du cimentier Vicat ) jusqu'à MONTALIEU-VERCIEU De là, elle remonte jusqu'à SAULT-BRENAZ en suivant le approximativement le petit chemin de fer touristique existant puis continue jusqu'à VERTRIEU (à proximité du Pont de LAGNIEU) ou elle quitte mon secteur.Toute cette partie existe mais est réalisable à VTT car ce ne sont que des chemins actuellement (il faut le préciser) Voilà pour l'instant. Puisse ces explications et photos vous donnez l'envie de visiter ce magnifique secteur qu'est le Rhône et le Pays des Couleurs….


Le tracé de l'Ain existe donc déjà, j'y reviendrai plus tard s'il le faut.
Cascade de Glandieu (coté Ain)

Coté Isère rien n'est fait mais voici le tracé final adopté. Passé le Pont de Grollé, c'est le village de BRANGUES qui vous accueille. Brangues est célèbrement connu car un hôte de marque y a vécu.. Paul CLAUDEL. Vous devriez y voir son château et sa tombe, une rétrospective…. ravitaillement assuré dans le village.
Le château de Paul Claudel

- SAINT VICTOR DE MORETEL, (brasserie dans le centre) - MORESTEL (la cité des peintres) gros bourg avec tout le ravitaillement nécessaire y compris grandes surfaces, DAB etc…. Cette partie sera effectuée sur route existante avec en partie une piste cyclable délimitée
En quittant Morestel, la suite reste à faire….car elle emprunte en grande partie des petits chemins bien sympa. - CREVIERES - ARANDON - COURTENAY (en suivant les étangs de la grumate) puis elle reprend en parallèle l'ancienne ligne de chemin de fer (propriété du cimentier Vicat ) jusqu'à MONTALIEU-VERCIEU De là, elle remonte jusqu'à SAULT-BRENAZ en suivant le approximativement le petit chemin de fer touristique existant puis continue jusqu'à VERTRIEU (à proximité du Pont de LAGNIEU) ou elle quitte mon secteur.Toute cette partie existe mais est réalisable à VTT car ce ne sont que des chemins actuellement (il faut le préciser) Voilà pour l'instant. Puisse ces explications et photos vous donnez l'envie de visiter ce magnifique secteur qu'est le Rhône et le Pays des Couleurs….
Café des délices à Sidi Bou Said (Tunisie)
bonjour tout le monde
nous voila revenu de notre séjour en tunisie qui s'est super bien passé
avons vécu des choses très riches en locurence avons été invités à un mariage franco tunisien Super
pour en revenir à mon café des délices a sidi bou said c'est un peu l'arnaque
avons pris 5 thé à la menthe et aux pignons et avona payer le somme de 29,500 dinars soit soit 15 €avons trouvé cela très cher quand on sait que le prix moyen d'un thé dans les endroits touristique est environ 1,5 €
enfin c'était pour vous prévenir
a part cela nickel
bisous claudie
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°3)
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Parc Corcovado au Costa Rica: besoin d'un guide ou pas?
Bonjour,
Je sais qu'il faut réserver d'avance pour le parc Corcovado. Toutefois, je me demandais combien de temps il fallait compter en bus pour s'y rendre à partir de San José.
De plus, y'a-t-il des personnes qui l'ont fait sans guide? Sinon, combien peuvent coûter un trek par personne avec un guide? Y'a-t-il des treks de 3 jours en groupe organisé où ce serait possible de payer moins cher pour un guide?
Quelqu'un qui a fait le trek pour pas cher ou sans guide peut-il me répondre? Je suis prête à camper avec ma tente et me préparer ma propre nourriture sans manger à La Sirena.
Merci,
Karine
Je sais qu'il faut réserver d'avance pour le parc Corcovado. Toutefois, je me demandais combien de temps il fallait compter en bus pour s'y rendre à partir de San José.
De plus, y'a-t-il des personnes qui l'ont fait sans guide? Sinon, combien peuvent coûter un trek par personne avec un guide? Y'a-t-il des treks de 3 jours en groupe organisé où ce serait possible de payer moins cher pour un guide?
Quelqu'un qui a fait le trek pour pas cher ou sans guide peut-il me répondre? Je suis prête à camper avec ma tente et me préparer ma propre nourriture sans manger à La Sirena.
Merci,
Karine
Importation d'animaux en Inde?
Bonjour,
Je suis actuellement a Pune et souhaite m'y installer definitivement. Je rentre en France en Avril et avec la nouvelle reglementation des visas touristiques, je ne pourrais revenir qu'au mois de juin.
A ce moment la, j'aimerai revenir avec mon chien. J'ai lu qu'il fallait obtenir ce document : No Objection Certificate (NOC). Les informations que j'ai pu regroupee sont diverses et variees. Pouvez vous m'en apprendre d'avantage sur la procedure d'importation et l'obtention de ce document ? Dois je l'obtenir avant mon depart ? Ou ce document me sera t'il remis apres observation par les services veterinaires de mon animal sur place ?
Mon chien a 10 ans, il est puce, a un passeport et est vaccine contre la rage. Le Titrage sérique des anticorps antirabiques est prevu pour avril.
Je suis assez inquiete, Many n'est pas un gros chien (8kg) et j'aurais aime l'avoir en bagage a main quitte a payer un supplement. Je ne sais pas si il supportera le voyage en soute, d'autant que les medicaments prescrit par mon veterinaire n'ont une duree que de 6 ou 7 heures. Mon vol est depart de toulouse donc le voyage dure plus de 13h00, avec un changement a Paris pour Mumbai.
Si mon chien n'est pas accepte en cabine, je sais qu'Air France va m'obliger a le sortir de sa cage lors de ce transit. Mon chien etant d'un naturel anxieux cela me fait un peu peur.
Les seules infos que j'ai pu recuperer sont ici
J'ai deja contacte Air France, le consulat, l'embassade, l'aeroport de Bombay, le veto qui ne semble pas etre informe (car aucune info precise sur le site du consulat), il est de meme pour l'ecole nationnale veterinaire.... Tous le monde se renvoi la balle.
Tout cela m'inquiete beaucoup, et j'aimerai faire les choses avec rigeur pour n'avoir AUCUN PROBLEMES a mon arrivee a Mumbai. Je vous remercie d'avance pour toutes les informations que vous serez en mesure de me transmettre.
Je suis actuellement a Pune et souhaite m'y installer definitivement. Je rentre en France en Avril et avec la nouvelle reglementation des visas touristiques, je ne pourrais revenir qu'au mois de juin.
A ce moment la, j'aimerai revenir avec mon chien. J'ai lu qu'il fallait obtenir ce document : No Objection Certificate (NOC). Les informations que j'ai pu regroupee sont diverses et variees. Pouvez vous m'en apprendre d'avantage sur la procedure d'importation et l'obtention de ce document ? Dois je l'obtenir avant mon depart ? Ou ce document me sera t'il remis apres observation par les services veterinaires de mon animal sur place ?
Mon chien a 10 ans, il est puce, a un passeport et est vaccine contre la rage. Le Titrage sérique des anticorps antirabiques est prevu pour avril.
Je suis assez inquiete, Many n'est pas un gros chien (8kg) et j'aurais aime l'avoir en bagage a main quitte a payer un supplement. Je ne sais pas si il supportera le voyage en soute, d'autant que les medicaments prescrit par mon veterinaire n'ont une duree que de 6 ou 7 heures. Mon vol est depart de toulouse donc le voyage dure plus de 13h00, avec un changement a Paris pour Mumbai.
Si mon chien n'est pas accepte en cabine, je sais qu'Air France va m'obliger a le sortir de sa cage lors de ce transit. Mon chien etant d'un naturel anxieux cela me fait un peu peur.
Les seules infos que j'ai pu recuperer sont ici
J'ai deja contacte Air France, le consulat, l'embassade, l'aeroport de Bombay, le veto qui ne semble pas etre informe (car aucune info precise sur le site du consulat), il est de meme pour l'ecole nationnale veterinaire.... Tous le monde se renvoi la balle.
Tout cela m'inquiete beaucoup, et j'aimerai faire les choses avec rigeur pour n'avoir AUCUN PROBLEMES a mon arrivee a Mumbai. Je vous remercie d'avance pour toutes les informations que vous serez en mesure de me transmettre.
Visite de Bryce Canyon en un jour et demi
Bonjour à tous,
Notre voyage approche et nous organisons à présent notre séjour à Bryce Canyon NP. Nous arrivons en fin de matinée de Zion NP et logeons au Bryce Canyon Lodge pour deux nuits. Nous restons donc 1 jour 1/2 avec nos deux enfants de 8 et 11 ans (bons marcheurs). Nous avons un peu de mal à organiser nos ballades. Au vu des divers messages, Navajo loop et Queen's garden semblent être des incontournables avec le sunrise et le sunset point. Que nous conseillez-vous sachant que nous aurons déjà fait une rando le matin à Zion (environ 1 h 1/2). Vaut-il mieux faire un grand tour en voiture avec quelques points de vue l'après-midi de notre arrivée pour finir avec un coucher de soleil à sunset point et nous réserver une bonne rando le lendemain ? Dans ce cas, laquelle ? Nous avons besoin de votre avis. 🤪
Notre voyage approche et nous organisons à présent notre séjour à Bryce Canyon NP. Nous arrivons en fin de matinée de Zion NP et logeons au Bryce Canyon Lodge pour deux nuits. Nous restons donc 1 jour 1/2 avec nos deux enfants de 8 et 11 ans (bons marcheurs). Nous avons un peu de mal à organiser nos ballades. Au vu des divers messages, Navajo loop et Queen's garden semblent être des incontournables avec le sunrise et le sunset point. Que nous conseillez-vous sachant que nous aurons déjà fait une rando le matin à Zion (environ 1 h 1/2). Vaut-il mieux faire un grand tour en voiture avec quelques points de vue l'après-midi de notre arrivée pour finir avec un coucher de soleil à sunset point et nous réserver une bonne rando le lendemain ? Dans ce cas, laquelle ? Nous avons besoin de votre avis. 🤪
De retour de croisière à bord du Celebrity Equinox
Bonjour ! A notre troisième croisière cette année nous avons décidé d'essayer avec Célébrity sur l'Equinox, un bateau neuf et superbe et j'aimerais vous faire part de mes impressions.
Nous avions une chambre avec balcon et celle-ci sont très bien agencé, spacieuse avec beaucoup de rangement, le bateau est silencieux et très ben climatisé. De plus on peut voir en direct sur la télé notre compte de dépense abord. Nous avions le choix de menu en français, le maitre D' parlait français et les annonces abord étaient dans les trois langues, un plus pour ceux qui ne parle pas anglais.
Je doit vous dire que je n'ai rien a redire sur le service abord, les repas, la propreté tout est parfait mais pour ceux qui on envie de faire une croisière avec cette compagnie j'aimerais vous mettre en garde sur quelque points.
Le bateau est neuf mais complètement axer pour une clientèle de 65 ans et plus, nous étions 2 couples de 50 ans et en 11 jours abord nous n'avons pas réussi à trouver notre place abord. La musique est pour les personnes du troisième age et ce dans tout les bars et même à la picine l'après midi, il y a des marchettes partout et des triporteurs a batterie il y en avait partout s'en était comique de voir le stationnement a l'entré du restaurant, non pas que j'en ai contre les personnes agées mais si vous voulez une croisière qui bouge un peu ben vous devriez pensé a une autre compagnie. il y a même des lève patients à la picine et au spa.
Donc en résumé, pour les personnes agées et ceux ayant une mobilité réduite, vous trouverez sur ce bateau tout les services et le confort désiré mais pour les personnes en bas de 60 ans car j'ai rencontré un monsieur de 68 ans qui trouvait l'ambiance un peu tranquille, je vous conseille de regarder avec une autre compagnie.
Si il y en a qui ont été avec Célébrity sur un autre bateau et que c'était différent j'aimerais avoir vos commentaires car peu être que l'Equinox est une exception.
Nous avons quand même adoré notre voyage et en gardons un bon souvenir, on m'avait dit que Célébrity avait une clientèle un peu plus vielle mais je ne pensait pas qu'il y avait une aussi bonne différence avec Princes cruise. A ma première croisière avec Carnival c'est vrai que c'était durant le congé de Pâques mais là je trouvais qu'il y avait trop de jeune sans surveillance.
La picine est très mal amménagé et les places sont restreintes, le buffet est aussi mal organisé, tout le monde tourne en rond et dans tout les sens on se marche sur les pieds car il 'y a pas following line, c'est le free for all.
En tout cas nous l'an passé nous avions essayé Princess sur le Ruby et l'ambiance et la moyenne d'age abord était de beaucoup plus jeune
Nous avions une chambre avec balcon et celle-ci sont très bien agencé, spacieuse avec beaucoup de rangement, le bateau est silencieux et très ben climatisé. De plus on peut voir en direct sur la télé notre compte de dépense abord. Nous avions le choix de menu en français, le maitre D' parlait français et les annonces abord étaient dans les trois langues, un plus pour ceux qui ne parle pas anglais.
Je doit vous dire que je n'ai rien a redire sur le service abord, les repas, la propreté tout est parfait mais pour ceux qui on envie de faire une croisière avec cette compagnie j'aimerais vous mettre en garde sur quelque points.
Le bateau est neuf mais complètement axer pour une clientèle de 65 ans et plus, nous étions 2 couples de 50 ans et en 11 jours abord nous n'avons pas réussi à trouver notre place abord. La musique est pour les personnes du troisième age et ce dans tout les bars et même à la picine l'après midi, il y a des marchettes partout et des triporteurs a batterie il y en avait partout s'en était comique de voir le stationnement a l'entré du restaurant, non pas que j'en ai contre les personnes agées mais si vous voulez une croisière qui bouge un peu ben vous devriez pensé a une autre compagnie. il y a même des lève patients à la picine et au spa.
Donc en résumé, pour les personnes agées et ceux ayant une mobilité réduite, vous trouverez sur ce bateau tout les services et le confort désiré mais pour les personnes en bas de 60 ans car j'ai rencontré un monsieur de 68 ans qui trouvait l'ambiance un peu tranquille, je vous conseille de regarder avec une autre compagnie.
Si il y en a qui ont été avec Célébrity sur un autre bateau et que c'était différent j'aimerais avoir vos commentaires car peu être que l'Equinox est une exception.
Nous avons quand même adoré notre voyage et en gardons un bon souvenir, on m'avait dit que Célébrity avait une clientèle un peu plus vielle mais je ne pensait pas qu'il y avait une aussi bonne différence avec Princes cruise. A ma première croisière avec Carnival c'est vrai que c'était durant le congé de Pâques mais là je trouvais qu'il y avait trop de jeune sans surveillance.
La picine est très mal amménagé et les places sont restreintes, le buffet est aussi mal organisé, tout le monde tourne en rond et dans tout les sens on se marche sur les pieds car il 'y a pas following line, c'est le free for all.
En tout cas nous l'an passé nous avions essayé Princess sur le Ruby et l'ambiance et la moyenne d'age abord était de beaucoup plus jeune
Mutation à Mayotte 2010 pour les enseignants
Bonjour,
Les résultats vont bientôt tomber. Alors, collègues enseignants, partageons !!!
Cette discution peut nous aider à tous.
Cordialement et faisons en sorte de faire vivre cet espace.
CORG
Namibie du 6 février au 21 février 2010
C'est avec un peu d'anxiété que me voilà partie pour rédiger un court carnet sur le voyage que nous venons de faire en Namibie du 6 février au 21 février 2010. Tarifs donnés en Namibian Rand N$, identique au ZA (South African) Rand qui lui a l'avantage de se changer à Frankfurt. Nous en avions pris un tout petit peu à l'aéroport aucazou! Puis nous avons changé nos euros par deux fois : à l'aéroport de Windhoek et à Schwakopmund sur la côte où nous avons obtenu le meilleur taux bien sûr.à savoir les boutiques duty free de l'aéroport de Windhoek acceptent les euros et rendent la monnaie en euros! Super cool pour les derniers achats!
Les participants :
1 couple sans enfants ( nous).
1 couple avec un enfant de 13 ans.
1 couple avec 2 enfants de 14 et 16 ans.

Comme d'habitude, j'avais organisé( retraitée donc temps libre!) avec mon mari le circuit pour les 7 autres participants, des amis, qui nous ont donné leur aval bien entendu. Nous avons choisi de prendre l'avion d'Air Namibia à Frankfort car nous préférons toujours les vols directs. Donc le samedi 6 février, nous avons quitté Tours pour Frankfurt vers 10 a.m. pour prendre l'avion vers 9 p.m. Vol excellent si ce n'est la petitesse de l'espace pour un vol de 10h, équipage agréable. A l'arrivée un minibus de Advanced Car Hire notre loueur nous attendait.
Attention à ne pas acheter à l'aéroport votre carte de téléphone car elle y est vendue 2 fois plus cher que dans toutes les stations essence et autres vendeurs en ville. Avec notre téléphone débloqué nous avons pu téléphoner pour trois fois rien en France! Qu'on se le dise! Il suffit de demander un starter pack de chez MTC et ensuite de demander des Recharge vouchers dans les stations service.Gazoil : ne pas en faire une obsession mais savoir qu'à Sesfontein il n'y en a pas souvent donc ne pas se laisser surprendre comme nous!!Les pistes que nous avons pratiquées sont excellentes et pour nous "vieux Africains" c'était comme rouler sur du goudron. Elles étaient toutes très bien entretenues. Sur trois voitures 3 crevaisons dont une dans une station service, le luxe! Avec 2 roues de secours chacun nous n'avons pas réparé les 2 autres fois pour ne pas perdre trop de temps. Nous avions encore de la marge!
Le temps en février :nous avons peut-être eu de la chance mais nous n'avons pas souffert de la pluie : une averse chaude à Sesriem qui ne nous a pas empêchés de faire notre BBQ et un très gros orage à Aba Huab près de Twyfelfontein mais comme il y avait un bel abri couvert et fermé sur 3 côtés nous avons mangé à l'abri. Mais il faut dire que cette année il y a un gros déficit de pluie en Namibie! L'an dernier nous aurions certainement eu moins de chance de ce côté-là. Pas de moustiques ou si peu! Les gens du cru nous ont dit qu'il n'y avait pas de palu dans les régions que nous avons visitées. Il y a des moustiquaires sur les tentes.
En ce qui concerne les animaux, il n'y en avait aucun autour des mares "à touristes" dans Etosha mais par contre nous les avons tous vus ailleurs, au détour d'une route buvant dans des flaques, dans le lits des oueds etc... Nous avons vu tout ce que nous voulions voir : éléphants lions, rhinos, girafes, zèbres et toutes les gazelles répertoriées dans les guides. Pas de hyènes que leurs traces fraîches! par contre la savane arborée est verte avec tout plein de petites fleurs et d'oiseaux, l'herbe est haute et ondoyante sur les flancs des montagnes et le spectacle est toujours splendide.
Les courses: après un gros plein dans un super marché ouvert le dimanche matin vers notre loueur et très bien achalandé, nous avons sans problème réussi à nous ravitailler partout. Nos frigos faisant beaucoup de froid, nous n'avons rien jeté. Prévoir des BBQ car tous les campings sont équipés pour le Braii avec foyer et vous avez toujours une grille pour leurs délicieuses boer woers. ( saucisses de campagne style Toulouse) et autre steaks de game (gibier). Nous avons toujours pique-niqué le midi et le smoked beef ou le black forest ham sont des délices. Le Biltong réjouit certains (pas moi) mais la drog woerst (saucisse sèche façon biltong) est ma foi très goûteuse. Nous faisions des salades à base d'avocats tomates concombres, betteraves, maïs, enfin régal garanti pour tous à des prix moins chers qu'en France. Les produits viennent beaucoup d'Afrique du Sud. Excellents yaourts, ananas style victoria et j'en oublie!Impossible d'acheter de l'alcool après le vendredi soir! Attention quand on arrive comme nous un dimanche matin! Pas de mousse fraîche le premier soir!!
Les restaurants fréquentés ne nous ont pas emballés. Les Namibiens sont mangeurs de viande : 500g de Tbone steak c'est lourd le soir!! et on ne propose pas moins de 250g! Peu de légumes hormis la pomme de terre et quelques brocolis, des sauces que l'on sent très préfabriquées. Ce n'est pas cher mais ce n'est pas super! Seul le dîner à Epako Lodge a été convenable mais il faut dire que le manager est français.
Les réservations de camping en février : inutile de verser des arrhes pour réserver, à cette époque, nous étions toujours seuls ou presque partout. Vous pouvez bien sûr vous faire connaître à l'avance mais cela n'est pas du tout nécessaire à cette époque et les managers qui prétendent le contraire vous mentent.
Nous avons pris possession de nos trois toyota double cabine équipés soit de 2 tentes de toit soit d'une seule pour nous.Bien vérifier avant le départ si tout est là et si tout semble bien fonctionner.En ce qui nous concerne, un de nos frigos marchait moyennement et il manquait quelques piquets pour bien tendre les côtés d'une tente. Par contre le loueur qui est de loin le moins cher du marché local offre une location all inclusive dont fire and glass et sans aucune franchise. Donc excellent rapport qualité prix et navette aéroport gratuite à l'aller comme au retour. Donc nous recommandons cette agence mais soyez vigilants en prenant les véhicules. Vous pouvez également demander sans problème plus de duvets et plus d'oreillers si vous avez peur d'avoir froid mais en février cela ne nous est pas arrivé.
Nos étapes:Spreehogtpass Guest Farm and Campsite (à 193km de Windhoek): Superbe panorama sur la vallée et les dunes dans le lointain. Ne pas rater le coucher de soleil! Lizelle fait une cuisine excellente nous en avons profité pour notre premier dîner en Namibie, fatigués que nous étions en ce dimanche soir après une nuit en avion. N$ 80/pers en camping et 100 pour le dîner.Sesriem campsite. ( 125 km) Il faut arriver avant 5p.m. pour pouvoir prendre ses entrées pour le parc national. Nous ne sommes restés qu'une nuit mais c'est trop juste pour tout voir en prenant son temps. Un petit café chez Moose Mac Gregor le très pittoresque boulanger de Solitaire; en février il fait chaud et la piscine du camping est la bienvenue avant d'attaquer les dunes. 125/pers + 80/pers pour l'entrée au parc + 10 pour la voiture. Si vous êtes en retard après avoir admiré le soleil se coucher du haut d'une des dernières dunes au bout du bout, ne paniquez pas personne ne va vous faire des remarques et la porte reste ouverte bien après le coucher du soleil. Mais rouler dans le sable mou et retrouver son chemin de nuit n'est pas recommandé pour des novices. Donc prudence!😉 Gobabeb Research Center dans le parc du Namib Naukluft via le Kuiseb Canyon absolument magnifique vers Gobabeb.100/pers plus 80/pers pour une visite à visée naturaliste passionnante sur la vie des animaux et des plantes dans cet univers particulier du Kuiseb Canyon avec pour guides 2 étudiantes qui font des recherches dans le centre. Le camp est superbe avec visite amicale de chacal pour animer la veillée. Ne jamais laisser de cantines même fermées dehors la nuit, les chacals les font tomber et les vident de leur contenu!! Alte Brucke Resort à Schwakmund très bien le camping!(150km) C'est la civilisation mais nous on est moins fans! On préfère s'enliser dans le sable de la Kuiseb que se garer sur du gazon bien vert avec des voisins Sud-Af de tous les côtés.160/ site +80/persSpitzkoppe campsite somptueux malgré l'absence totale de confort "occidental". Le luxe c'est l'espace et vous avez là l'illustration de cet adage.50/pers(262km en faisant l'aller et retour jusqu'à Cape Cross).Prévoir d'apporter de l'eau pour ses ablutions diverses et variées. Il y a 2 entrées pour ce camp. Nous avons emprunté la moins officielle sans personne pour nous ouvrir le portail. Le lendemain nous avons donc payé en sortant par l'autre porte. Prendre le temps de marcher à l'aube avant la chaleur au milieu de ses éboulis, c'est un grand moment qu'on n'est pas prêt d'oublier. Mais le coucher de soleil était bien aussi😉 Camp d'Aba Huab près des sites des gravures rupestres de Twyfelfontein très bien, de la forêt pétrifiée très bien, du canyon des orgues de basalte bien et de la Burnt Mountain bof bof mais nous n'y étions pas à la bonne heure paraît-il. Camp rustique mais avec sanitaires et eau chaude par Donkey sorte de chauffe eau à bois allumé le soir et qui fournit de l'eau chaude jusqu'au lendemain. Il y a aussi des apatames recouverts de chaume matériau très utilisé en Namibie où on peut s'abriter de la pluie du soleil ou du vent pour manger. 60/pers( 233km)
Ongongo campsite près de Warmquelle endroit superbe avec piscine naturelle eau à 31° qui ruisselle des rochers surplombant la piscine tout comme les nids de canaris dont le ballet était absolument fascinant. Ne pas s'affoler l'accès est un peu rude et à cette saison, le 4x4 me semble indispensable, mais cela vaut les efforts. Liana est charmante et tout aussi rustique que son camping! Cette femme blanche isolée vend son pain, vous prépare un poltié ( râgout) de pintade sauvage sur son feu de bois en rien de temps, elle a aussi de la glace pour aider les frigos au ralenti pendant la nuit mais vend ses bouteilles d'eau une fortune! En même temps il faut les acheminer là-bas!!80/pers (197km)
Purros campsite superbe lui-aussi 60/pers Nous avons aussi fait un game drive un guide Himba excellent et charmant à la recherche des éléphants puis visite du village communautaire Himba. Nous avons vu les éléphants dans des conditions exceptionnelles et longtemps. Cela restera un des grands moments de notre voyage que d'avoir observé les pachydermes arriver puis se baigner et s'asperger de boue dans des flaques, un petit se vautrant sur sa mère puis lentement le troupeau d'une huitaine d'individus regagnant la forêt. Le village communautaire est une façon encadrée et moins voyeuse de regarder vivre un village Himba. Le droit d'entrée évite toute tractation mercantile et les achats de souvenirs à la fin de la visite ne sont en aucun cas obligatoires ni pénibles. Néanmoins, on reste avec une impression de grande pauvreté et d'abandon du gouvernement vis à vis de ces populations alors qu'à quelques kilomètres il existe un superbe lodge où les touristes très aisés dépensent 350€ par personne et par jour all inclusive mais quand même!! Grâce à notre guide, nous avons pu visiter l'école de Purros, bien tenue et bien organisée, il nous a semblé. Sur le plan sanitaire pas de dispensaire sur place et pas de transports en commun pour se rendre à Sesfontein où se trouve un centre médical. Les habitants nomades ou pas comptent souvent sur les touristes pour se déplacer. Nous avons raté les lions de peu le lendemain matin! On y retournera! Le coin nous a séduit, il faut dire que nous y étions seuls!
Hoada Campsite 80/pers petit mais absolument superbe, peut-être le plus beau avec ses sanitaires cachés entre les roches de cet éboulis spectaculaire ( 3 emplacements assez grands, nous n'en n'avons occupé qu'un seul pour 9 mais il n'y avait personne d'autre là encore)(270km)Okaukuejo camp dans le parc d' Etosha;100/pers+200/emplacement. Là c'est l'usine à touristes et encore on était hors saison, 2 camions seulement au départ du game drive à 6.30 a.m le lendemain matin. Mais si les sanitaires sont bien, la piscine aussi, les voisins de camping se sont révélés bruyants et sans éducation. Nous regrettions notre bush, notre brousse ou notre désert et le chant des oiseaux!! Mais le spectacle a été au rendez-vous. Lions, rhinos etc... S'il pleut ou a plu la veille ou autre ne perdez pas votre temps à la mare, vous ne verrez rien! Parcourez plutôt les pistes du parc en évitant la grande route qui mène à Halali et Namutomi. Les game drive sont chers 500/pers mais un solide petit-déjeuner est inclus et Linus notre guide nous a beaucoup appris sur les animaux rencontrés.
Nous avons passé la journée à Etosha game drive puis piscine puis scouting le long des pistes jusqu'à la fermeture des portes du parc;Nous avions donc choisi Etotongwelodge and campsite 80/pers à Outjo à 100km. Le camp est tout neuf nous étions les premiers clients, propre avec un patron charmant mais la grande route n'est pas loin et le bruit de la civilisation a déplu à nos oreilles de sauvages! Repas du soir possible mais le service est long et la bouffe quelconque comme d'habitude.Epako Game Lodge : c'était NOTRE nuit en LODGE du séjour 1171.5/pers en dinner and B&B + 250/pers de game drive le soir avec sundowner et sangria en haut d'une colline après avoir nourri les 2 guépards dans leur enclos de 2 hectares. Ce lodge est très bien. Le manager et son épouse parlent français et sont charmants, les chambres sont vastes et bien confortables même si les salles de bain ont un charme un peu rétro. Nous le recommandons bien volontiers. Ernst notre guide Herero a été charmant et connaît bien son affaire. Le petit-déjeuner est roboratif et de qualité, le dîner bien mieux que partout ailleurs. Les vins ne sont pas chers et nulle part pendant ce voyage nous avons senti qu'on nous forçait la main pour consommer du vin ou de l'eau en bouteille.
Okahandja Lodge and campsite (70/pers): joli petit camping mais trop bruyant à cause de la sécurité : les gardiens passent la nuit à parler FORT dans leurs talkie-walkies avec la centrale de sécurité!! Impossible de fermer l'oeil! Nous avons fait quelques emplettes au marché artisanal du coin. On y trouve du pire et du meilleur. Marchandage obligatoire!Retour sur Windhoek la capitale sans intérêt le samedi après-midi. Difficile d'y casser la croûte ou de trouver les boutiques d'artisanat. L'office du tourisme est fermé dès le vendredi 5p.m.!! Plus un seul blanc, sont tous partis en weekend à Schwakopmund! la ville est comme morte avec la population noire qui se promène devant des magasins fermés ( sauf un salon de coiffure où il n'y avait que des dames noires qui avaient l'air de bien se marrer!) Aucun intérêt. Vaut mieux être là en semaine! Si je devais refaire ce voyage je modifierai les étapes et le type d'hébergement. Notre voyage a été trop copieux au début et la fin ne présente pas d'intérêt. Nos deux dos ont mal supporté le matelas un peu trop fin à mon goût de la tente de toit!🙁 Quant à moi, habituée que je suis des matelas de 2x90cm, les 1,20m de large pour 2 ont été un calvaire. Nos compagnons de voyage n'ont pas fait de réserve sur le confort. La prochaine fois j'opterai pour une tente au sol genre igloo car il est plus facile d'utiliser sa voiture quand on veut rester au même endroit 2 jours de suite et c'est plus large🙂. Ici il fallait plier tous les matins.
Donc , il faut mieux rester 2 nuits à Sesriem, et 2 à Schwakopmund : nous n'avons pas eu le temps de tout voir ou de prendre notre temps. Idem à Purros une de nos plus belles escales, nous aurions pu y rester 2 ou 3 jours sans problème.
La Namibie c'est trop grand pour y aller 15 jours seulement car même en n'allant pas dans l'Est du tout, nous avons eu le sentiment de nous presser sans arrêt. Il nous a manqué des temps de respiration, de digestion qui sont si nécessaires pendant un tel voyage.
Enfin, on sent que ce pays a connu l'apartheid, les cicatrices sont toujours là, très visibles : les townships d'Henties Bay ou de Schwakopmund cachés derrière quelques arbres et si loin du goudron; de longues distances que les Noirs parcourent à pied, pas vu beaucoup de transport en commun! Ces bidonvilles qui tiennent lieu de villages dans le canyon de la Kuiseb vers la mer! Rien à voir avec les beaux villages Dogon ou autre de l'Afrique de l'ouest! Il y a pourtant bien peu d'habitants dans ce pays, les richesses y sont-elles très bien réparties? Je dois dire que nous avons aussi rencontré des Blancs qui semblaient ne pas rouler du tout sur l'or! Mais quand on passe devant ces immenses ranchs que possèdent les Namibiens blancs, on ne peut s'empêcher de se demander jusqu'à quand cela pourra durer ainsi! Nous avons entendu la frustration certaine que nos interlocuteurs Namibiens noirs exprimaient lors de nos conversations. Des élections ont lieu ces jours-ci.
Budget pour deux pour un voyage de 2 semaines :
1500€ : 2 billets d'avion Frankfurt Windhoek
1200€ : location voiture ( prix identique pour 3 ou 4 personnes)
300€ : carburant pour 3000km
1500€ : vie sur place tout compris sauf achat de souvenirs
Malgré mes remarques, la Namibie reste une destination de choix pour qui aime les grands espaces et l'observation de la faune et de la flore en milieu naturel. Nous avons éprouvé là-bas de belles et fortes émotions. Je suis rentrée avec l'envie d'y retourner en prenant le temps de savourer ces espaces peu dégradés par l'homme.

Comme d'habitude, j'avais organisé( retraitée donc temps libre!) avec mon mari le circuit pour les 7 autres participants, des amis, qui nous ont donné leur aval bien entendu. Nous avons choisi de prendre l'avion d'Air Namibia à Frankfort car nous préférons toujours les vols directs. Donc le samedi 6 février, nous avons quitté Tours pour Frankfurt vers 10 a.m. pour prendre l'avion vers 9 p.m. Vol excellent si ce n'est la petitesse de l'espace pour un vol de 10h, équipage agréable. A l'arrivée un minibus de Advanced Car Hire notre loueur nous attendait.
Attention à ne pas acheter à l'aéroport votre carte de téléphone car elle y est vendue 2 fois plus cher que dans toutes les stations essence et autres vendeurs en ville. Avec notre téléphone débloqué nous avons pu téléphoner pour trois fois rien en France! Qu'on se le dise! Il suffit de demander un starter pack de chez MTC et ensuite de demander des Recharge vouchers dans les stations service.Gazoil : ne pas en faire une obsession mais savoir qu'à Sesfontein il n'y en a pas souvent donc ne pas se laisser surprendre comme nous!!Les pistes que nous avons pratiquées sont excellentes et pour nous "vieux Africains" c'était comme rouler sur du goudron. Elles étaient toutes très bien entretenues. Sur trois voitures 3 crevaisons dont une dans une station service, le luxe! Avec 2 roues de secours chacun nous n'avons pas réparé les 2 autres fois pour ne pas perdre trop de temps. Nous avions encore de la marge!
Le temps en février :nous avons peut-être eu de la chance mais nous n'avons pas souffert de la pluie : une averse chaude à Sesriem qui ne nous a pas empêchés de faire notre BBQ et un très gros orage à Aba Huab près de Twyfelfontein mais comme il y avait un bel abri couvert et fermé sur 3 côtés nous avons mangé à l'abri. Mais il faut dire que cette année il y a un gros déficit de pluie en Namibie! L'an dernier nous aurions certainement eu moins de chance de ce côté-là. Pas de moustiques ou si peu! Les gens du cru nous ont dit qu'il n'y avait pas de palu dans les régions que nous avons visitées. Il y a des moustiquaires sur les tentes.
En ce qui concerne les animaux, il n'y en avait aucun autour des mares "à touristes" dans Etosha mais par contre nous les avons tous vus ailleurs, au détour d'une route buvant dans des flaques, dans le lits des oueds etc... Nous avons vu tout ce que nous voulions voir : éléphants lions, rhinos, girafes, zèbres et toutes les gazelles répertoriées dans les guides. Pas de hyènes que leurs traces fraîches! par contre la savane arborée est verte avec tout plein de petites fleurs et d'oiseaux, l'herbe est haute et ondoyante sur les flancs des montagnes et le spectacle est toujours splendide.
Les courses: après un gros plein dans un super marché ouvert le dimanche matin vers notre loueur et très bien achalandé, nous avons sans problème réussi à nous ravitailler partout. Nos frigos faisant beaucoup de froid, nous n'avons rien jeté. Prévoir des BBQ car tous les campings sont équipés pour le Braii avec foyer et vous avez toujours une grille pour leurs délicieuses boer woers. ( saucisses de campagne style Toulouse) et autre steaks de game (gibier). Nous avons toujours pique-niqué le midi et le smoked beef ou le black forest ham sont des délices. Le Biltong réjouit certains (pas moi) mais la drog woerst (saucisse sèche façon biltong) est ma foi très goûteuse. Nous faisions des salades à base d'avocats tomates concombres, betteraves, maïs, enfin régal garanti pour tous à des prix moins chers qu'en France. Les produits viennent beaucoup d'Afrique du Sud. Excellents yaourts, ananas style victoria et j'en oublie!Impossible d'acheter de l'alcool après le vendredi soir! Attention quand on arrive comme nous un dimanche matin! Pas de mousse fraîche le premier soir!!
Les restaurants fréquentés ne nous ont pas emballés. Les Namibiens sont mangeurs de viande : 500g de Tbone steak c'est lourd le soir!! et on ne propose pas moins de 250g! Peu de légumes hormis la pomme de terre et quelques brocolis, des sauces que l'on sent très préfabriquées. Ce n'est pas cher mais ce n'est pas super! Seul le dîner à Epako Lodge a été convenable mais il faut dire que le manager est français.
Les réservations de camping en février : inutile de verser des arrhes pour réserver, à cette époque, nous étions toujours seuls ou presque partout. Vous pouvez bien sûr vous faire connaître à l'avance mais cela n'est pas du tout nécessaire à cette époque et les managers qui prétendent le contraire vous mentent.
Nous avons pris possession de nos trois toyota double cabine équipés soit de 2 tentes de toit soit d'une seule pour nous.Bien vérifier avant le départ si tout est là et si tout semble bien fonctionner.En ce qui nous concerne, un de nos frigos marchait moyennement et il manquait quelques piquets pour bien tendre les côtés d'une tente. Par contre le loueur qui est de loin le moins cher du marché local offre une location all inclusive dont fire and glass et sans aucune franchise. Donc excellent rapport qualité prix et navette aéroport gratuite à l'aller comme au retour. Donc nous recommandons cette agence mais soyez vigilants en prenant les véhicules. Vous pouvez également demander sans problème plus de duvets et plus d'oreillers si vous avez peur d'avoir froid mais en février cela ne nous est pas arrivé.Nos étapes:Spreehogtpass Guest Farm and Campsite (à 193km de Windhoek): Superbe panorama sur la vallée et les dunes dans le lointain. Ne pas rater le coucher de soleil! Lizelle fait une cuisine excellente nous en avons profité pour notre premier dîner en Namibie, fatigués que nous étions en ce dimanche soir après une nuit en avion. N$ 80/pers en camping et 100 pour le dîner.Sesriem campsite. ( 125 km) Il faut arriver avant 5p.m. pour pouvoir prendre ses entrées pour le parc national. Nous ne sommes restés qu'une nuit mais c'est trop juste pour tout voir en prenant son temps. Un petit café chez Moose Mac Gregor le très pittoresque boulanger de Solitaire; en février il fait chaud et la piscine du camping est la bienvenue avant d'attaquer les dunes. 125/pers + 80/pers pour l'entrée au parc + 10 pour la voiture. Si vous êtes en retard après avoir admiré le soleil se coucher du haut d'une des dernières dunes au bout du bout, ne paniquez pas personne ne va vous faire des remarques et la porte reste ouverte bien après le coucher du soleil. Mais rouler dans le sable mou et retrouver son chemin de nuit n'est pas recommandé pour des novices. Donc prudence!😉 Gobabeb Research Center dans le parc du Namib Naukluft via le Kuiseb Canyon absolument magnifique vers Gobabeb.100/pers plus 80/pers pour une visite à visée naturaliste passionnante sur la vie des animaux et des plantes dans cet univers particulier du Kuiseb Canyon avec pour guides 2 étudiantes qui font des recherches dans le centre. Le camp est superbe avec visite amicale de chacal pour animer la veillée. Ne jamais laisser de cantines même fermées dehors la nuit, les chacals les font tomber et les vident de leur contenu!! Alte Brucke Resort à Schwakmund très bien le camping!(150km) C'est la civilisation mais nous on est moins fans! On préfère s'enliser dans le sable de la Kuiseb que se garer sur du gazon bien vert avec des voisins Sud-Af de tous les côtés.160/ site +80/persSpitzkoppe campsite somptueux malgré l'absence totale de confort "occidental". Le luxe c'est l'espace et vous avez là l'illustration de cet adage.50/pers(262km en faisant l'aller et retour jusqu'à Cape Cross).Prévoir d'apporter de l'eau pour ses ablutions diverses et variées. Il y a 2 entrées pour ce camp. Nous avons emprunté la moins officielle sans personne pour nous ouvrir le portail. Le lendemain nous avons donc payé en sortant par l'autre porte. Prendre le temps de marcher à l'aube avant la chaleur au milieu de ses éboulis, c'est un grand moment qu'on n'est pas prêt d'oublier. Mais le coucher de soleil était bien aussi😉 Camp d'Aba Huab près des sites des gravures rupestres de Twyfelfontein très bien, de la forêt pétrifiée très bien, du canyon des orgues de basalte bien et de la Burnt Mountain bof bof mais nous n'y étions pas à la bonne heure paraît-il. Camp rustique mais avec sanitaires et eau chaude par Donkey sorte de chauffe eau à bois allumé le soir et qui fournit de l'eau chaude jusqu'au lendemain. Il y a aussi des apatames recouverts de chaume matériau très utilisé en Namibie où on peut s'abriter de la pluie du soleil ou du vent pour manger. 60/pers( 233km)
Ongongo campsite près de Warmquelle endroit superbe avec piscine naturelle eau à 31° qui ruisselle des rochers surplombant la piscine tout comme les nids de canaris dont le ballet était absolument fascinant. Ne pas s'affoler l'accès est un peu rude et à cette saison, le 4x4 me semble indispensable, mais cela vaut les efforts. Liana est charmante et tout aussi rustique que son camping! Cette femme blanche isolée vend son pain, vous prépare un poltié ( râgout) de pintade sauvage sur son feu de bois en rien de temps, elle a aussi de la glace pour aider les frigos au ralenti pendant la nuit mais vend ses bouteilles d'eau une fortune! En même temps il faut les acheminer là-bas!!80/pers (197km)
Purros campsite superbe lui-aussi 60/pers Nous avons aussi fait un game drive un guide Himba excellent et charmant à la recherche des éléphants puis visite du village communautaire Himba. Nous avons vu les éléphants dans des conditions exceptionnelles et longtemps. Cela restera un des grands moments de notre voyage que d'avoir observé les pachydermes arriver puis se baigner et s'asperger de boue dans des flaques, un petit se vautrant sur sa mère puis lentement le troupeau d'une huitaine d'individus regagnant la forêt. Le village communautaire est une façon encadrée et moins voyeuse de regarder vivre un village Himba. Le droit d'entrée évite toute tractation mercantile et les achats de souvenirs à la fin de la visite ne sont en aucun cas obligatoires ni pénibles. Néanmoins, on reste avec une impression de grande pauvreté et d'abandon du gouvernement vis à vis de ces populations alors qu'à quelques kilomètres il existe un superbe lodge où les touristes très aisés dépensent 350€ par personne et par jour all inclusive mais quand même!! Grâce à notre guide, nous avons pu visiter l'école de Purros, bien tenue et bien organisée, il nous a semblé. Sur le plan sanitaire pas de dispensaire sur place et pas de transports en commun pour se rendre à Sesfontein où se trouve un centre médical. Les habitants nomades ou pas comptent souvent sur les touristes pour se déplacer. Nous avons raté les lions de peu le lendemain matin! On y retournera! Le coin nous a séduit, il faut dire que nous y étions seuls!
Hoada Campsite 80/pers petit mais absolument superbe, peut-être le plus beau avec ses sanitaires cachés entre les roches de cet éboulis spectaculaire ( 3 emplacements assez grands, nous n'en n'avons occupé qu'un seul pour 9 mais il n'y avait personne d'autre là encore)(270km)Okaukuejo camp dans le parc d' Etosha;100/pers+200/emplacement. Là c'est l'usine à touristes et encore on était hors saison, 2 camions seulement au départ du game drive à 6.30 a.m le lendemain matin. Mais si les sanitaires sont bien, la piscine aussi, les voisins de camping se sont révélés bruyants et sans éducation. Nous regrettions notre bush, notre brousse ou notre désert et le chant des oiseaux!! Mais le spectacle a été au rendez-vous. Lions, rhinos etc... S'il pleut ou a plu la veille ou autre ne perdez pas votre temps à la mare, vous ne verrez rien! Parcourez plutôt les pistes du parc en évitant la grande route qui mène à Halali et Namutomi. Les game drive sont chers 500/pers mais un solide petit-déjeuner est inclus et Linus notre guide nous a beaucoup appris sur les animaux rencontrés.
Nous avons passé la journée à Etosha game drive puis piscine puis scouting le long des pistes jusqu'à la fermeture des portes du parc;Nous avions donc choisi Etotongwelodge and campsite 80/pers à Outjo à 100km. Le camp est tout neuf nous étions les premiers clients, propre avec un patron charmant mais la grande route n'est pas loin et le bruit de la civilisation a déplu à nos oreilles de sauvages! Repas du soir possible mais le service est long et la bouffe quelconque comme d'habitude.Epako Game Lodge : c'était NOTRE nuit en LODGE du séjour 1171.5/pers en dinner and B&B + 250/pers de game drive le soir avec sundowner et sangria en haut d'une colline après avoir nourri les 2 guépards dans leur enclos de 2 hectares. Ce lodge est très bien. Le manager et son épouse parlent français et sont charmants, les chambres sont vastes et bien confortables même si les salles de bain ont un charme un peu rétro. Nous le recommandons bien volontiers. Ernst notre guide Herero a été charmant et connaît bien son affaire. Le petit-déjeuner est roboratif et de qualité, le dîner bien mieux que partout ailleurs. Les vins ne sont pas chers et nulle part pendant ce voyage nous avons senti qu'on nous forçait la main pour consommer du vin ou de l'eau en bouteille.
Okahandja Lodge and campsite (70/pers): joli petit camping mais trop bruyant à cause de la sécurité : les gardiens passent la nuit à parler FORT dans leurs talkie-walkies avec la centrale de sécurité!! Impossible de fermer l'oeil! Nous avons fait quelques emplettes au marché artisanal du coin. On y trouve du pire et du meilleur. Marchandage obligatoire!Retour sur Windhoek la capitale sans intérêt le samedi après-midi. Difficile d'y casser la croûte ou de trouver les boutiques d'artisanat. L'office du tourisme est fermé dès le vendredi 5p.m.!! Plus un seul blanc, sont tous partis en weekend à Schwakopmund! la ville est comme morte avec la population noire qui se promène devant des magasins fermés ( sauf un salon de coiffure où il n'y avait que des dames noires qui avaient l'air de bien se marrer!) Aucun intérêt. Vaut mieux être là en semaine! Si je devais refaire ce voyage je modifierai les étapes et le type d'hébergement. Notre voyage a été trop copieux au début et la fin ne présente pas d'intérêt. Nos deux dos ont mal supporté le matelas un peu trop fin à mon goût de la tente de toit!🙁 Quant à moi, habituée que je suis des matelas de 2x90cm, les 1,20m de large pour 2 ont été un calvaire. Nos compagnons de voyage n'ont pas fait de réserve sur le confort. La prochaine fois j'opterai pour une tente au sol genre igloo car il est plus facile d'utiliser sa voiture quand on veut rester au même endroit 2 jours de suite et c'est plus large🙂. Ici il fallait plier tous les matins.
Donc , il faut mieux rester 2 nuits à Sesriem, et 2 à Schwakopmund : nous n'avons pas eu le temps de tout voir ou de prendre notre temps. Idem à Purros une de nos plus belles escales, nous aurions pu y rester 2 ou 3 jours sans problème.
La Namibie c'est trop grand pour y aller 15 jours seulement car même en n'allant pas dans l'Est du tout, nous avons eu le sentiment de nous presser sans arrêt. Il nous a manqué des temps de respiration, de digestion qui sont si nécessaires pendant un tel voyage.
Enfin, on sent que ce pays a connu l'apartheid, les cicatrices sont toujours là, très visibles : les townships d'Henties Bay ou de Schwakopmund cachés derrière quelques arbres et si loin du goudron; de longues distances que les Noirs parcourent à pied, pas vu beaucoup de transport en commun! Ces bidonvilles qui tiennent lieu de villages dans le canyon de la Kuiseb vers la mer! Rien à voir avec les beaux villages Dogon ou autre de l'Afrique de l'ouest! Il y a pourtant bien peu d'habitants dans ce pays, les richesses y sont-elles très bien réparties? Je dois dire que nous avons aussi rencontré des Blancs qui semblaient ne pas rouler du tout sur l'or! Mais quand on passe devant ces immenses ranchs que possèdent les Namibiens blancs, on ne peut s'empêcher de se demander jusqu'à quand cela pourra durer ainsi! Nous avons entendu la frustration certaine que nos interlocuteurs Namibiens noirs exprimaient lors de nos conversations. Des élections ont lieu ces jours-ci.
Budget pour deux pour un voyage de 2 semaines :
1500€ : 2 billets d'avion Frankfurt Windhoek
1200€ : location voiture ( prix identique pour 3 ou 4 personnes)
300€ : carburant pour 3000km
1500€ : vie sur place tout compris sauf achat de souvenirsMalgré mes remarques, la Namibie reste une destination de choix pour qui aime les grands espaces et l'observation de la faune et de la flore en milieu naturel. Nous avons éprouvé là-bas de belles et fortes émotions. Je suis rentrée avec l'envie d'y retourner en prenant le temps de savourer ces espaces peu dégradés par l'homme.
Martinique: petites nouvelles du quotidien à partir du 1er mars 2010
Bonjour,
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Récit de voyage: Lyon-Paris-Réunion-Paris-Toulouse-Lyon en classe économique avec Air France
Bonjour à tous !
Je vous propose aujourd’hui un petit récit de mon voyage à la Réunion, avec Air France.
J’avais réservé ce billet depuis la mi-septembre 2009 directement sur le site d’Air France, pour un aller le 12 février 2010 et un retour le 24 du même mois.
Air France ne propose cette destination évidemment qu’au départ de Paris (Orly). Habitant dans la Drôme, j’ai pris un billet au départ de Lyon. Le tronçon Lyon – Paris s’effectue en ATR-72, avec la compagnie associée à Air France : Airlinair. Le trajet s’effectue ensuite, sur le tronçon Paris – Saint Denis Réunion, avec les récents Boeing 777-300ER, en configuration « Caraïbes - Océan Indien » pouvant transporter jusqu’à 472 passagers. Ce vol est quotidien, et le prix est depuis peu assez compétitif face aux prix proposés par les compagnies Air Austral et même Corsairfly, à certaines périodes. La totalité du billet aller-retour m’a « offert » la somme de 4910 miles-statut Flying Blue.
En raison des grèves du contrôle aérien en France, vous allez voir plus tard qu'une correspondance va s'ajouter à Toulouse.
ALLER :
- Lyon Saint-Exupéry (LYS) – Paris Orly (ORY) en ATR-72 (opéré par Airlinair) : AF 7415, 16h55-18h15.

Mon voyage commence sous la neige, et je n’ai pu sortir que très tard de chez moi, j’ai même cru ne jamais pouvoir rallier l’aéroport ce jour-là. 😊
Enfin je me rends grâce à Dieu (ou les engins de salage des routes😛) à l’aéroport de Lyon, où je me rends directement au Terminal 2 pour enregistrer mes bagages. Air France autorise 25kg de bagages en soute, puis 12kg de bagages en cabine. Je m’enregistre très rapidement à l’une des bornes automatiques de la compagnie dans le hall, puis je me présente au comptoir d’enregistrement. Il n’y a pas beaucoup de monde, malgré que pratiquement tous les vols nationaux soient regroupés aux mêmes comptoirs.
Première petite aventure : la pesée. ^^ Je savais que j’étais en excédent de 1 ou 2kg mais en dessous de la barre des 2 ou 3 kg d’excédent, il m’a rarement été demandé d’enlever des affaires du sac. Mais cette fois-ci, j’étais en excédent de 2kg : petite précision tout de même, mon premier bagage pesait 14,6 kg, et la charmante hôtesse l’a arrondit à 15g 😐. Mon deuxième bagage pesait 12,5 et l’a arrondit à 13 kg !! Sur le coup je n’ai rien dit, car je savais que j’avais du poids en trop. J’ai donc 2.1kg de trop, mais avec ses « arrondis », elle en compte 3kg ! L’hôtesse me demande de retirer du poids, je n’ai pas contesté, évidemment, sauf qu’au final elle m’a fait retiré du poids pour que ca tombe bien pile à 25kg le tout. Problème : avec ses arrondis, elle m’a finalement arnaqué de presque 1kg 😕. Qu’elle me demande d’enlever du poids, la règle c’est la règle me diriez-vous, mais je voulais quand même vous faire part de comment ils arrivent à tourner cela en leur faveur… 🙁.

Je me rends ensuite à la porte d’embarquement, en passant par les contrôles de sécurité. En me rendant à la porte 24B qui est assez loin à l’extrémité du Terminal 2, j’ai pu admiré un magnifique petit Fokker 100 de Brit Air.

Un peu plus loin, j’aperçois l’ATR-72 que je dois prendre dans une vingtaine de minutes maintenant.

Il va s’avérer qu’en fait je ne monterais jamais à bord de cet avion (F-GVZM), qui est en panne. L’hôtesse annonce un retard indéterminé : la compagnie était en train de chercher un avion de réserve sur l’aéroport. Un premier retard de 30 minutes est annoncé.
J’aperçois un bus de l’aéroport qui se gare à coté de l’ATR avec inscrit « Paris Orly », j’ai enfin compris qu’un autre avion avait enfin été préparé pour nous. Nous sommes invités à se rendre à l’embarquement et ce bus va nous amener à un autre avion.
Durant notre petit trajet en bus j’ai pu admiré quelques appareils qui stationnaient à Lyon ce jour la :
Un Boeing 737 de Tarom, compagnie qui ouvre depuis peu les portes de Bucarest au Lyonnais au rythme de 4 vols par semaine.

Un Boeing 777-200ER de Air Austral, qui relie Lyon à la Réunion deux fois par semaine.

Un Canadair CRJ-900 de Lufthansa Régional (Cityline) qui opère avec cet appareil des vols direct pour Munich, avec une fréquence de 4 à 5 vols par jours, trajet dont vous pouvez lire mon compte rendu ici : http://voyageforum.com/...a_regional_D3100817/

Nous arrivons enfin à notre nouvel appareil : c’est un autre ATR-72 de Airlinair, un changement de siège a également eu lieu : Je m’étais arrangé cette fois pour être au siège 03F, pour avoir le hublot coté droit (pour voir l’aéroport d’Orly à l’atterrissage, et pour être à l’avant de l’avion, le plus loin possible des turbopropulseurs. Mais on m’a replacé à la rangée 14,
siège A… Cet ATR était blanc, donc sans les couleurs Air France, et modifié me semble-t-il (porte à l’avant et non à l’arrière).


Les moteurs s’allument, avec une légère odeur d’essence à la clé, on roule et nous décollons enfin avec seulement 45 minutes de retard, je trouve que le problème a été bien géré.

Nous atteignons peu à peu notre altitude de croisière. Le soleil se couche au milieu de notre petit vol de 1 heure et 20 minutes.

En attendant la petite collation, je feuillète un peu Air France Magazine…

Voici ce qui est servit quand on répond « Sucré » à la célèbre question « sucré, salé ? » : petit biscuit beurré « Mont Saint-Michel », et boisson.

Le vol se passe tranquillement, malgré que les ATR soient assez bruyant (hélices). Nous commençons déjà notre descente sur Paris, décidemment, une heure en avion, ca passe vite !
On peut admirer le sud de Paris dans les dernières minutes du vol.

- --
- Paris Orly (ORY) – Saint-Denis Roland Garros (RUN) en Boeing 777-300ER : AF 680, 20h55 – 10h40.

Me voila enfin à l’aéroport de Paris Orly, dans le Terminal Ouest. Mes bagages en soutes sont gérés par Air France, je n’ai rien à m’occuper, ils les transfèrent directement de l’ATR au Boeing. 🙂
Après une petite visite dans les magasins du terminal pour passer le temps, je me rends au Hall 3, porte 31, pour surveiller les informations sur le vol et m’installer pas loin de la porte.

J’observe petit à petit les passagers au départ de Paris enregistrer leurs bagages, et en voyant la queue immense que cela entraîne à certains moment, je m’estime heureux d’avoir déjà enregistrer dans mon charmant petit aéroport Lyonnais.

Vient l’heure où je dois me présenter aux contrôles de sécurité pour me rendre à la salle d’embarquement. Les contrôles se passent bien, j’arrive en salle d’embarquement assez rapidement.
L’embarquement était prévu à 20h10, mais n’a réellement commencé qu’à 20h35. Le vol étant prévu à 20h55, je me doutais déjà d’un certain retard. Les passagers de la classe Affaires et Alyzée sont d’abord invités à se présenter, puis les passagers de la classe Voyageur… Nous sommes appelés par rangée, et comme je suis placé à l’avant de la cabine, je dois embarquer en dernier. J’accède enfin au palier du Boeing, immatriculé F-GSQO. Ce n’est pas la première fois que je le prends, j’ai déjà pris ce même avion en novembre au retour de la Réunion. Je passe par la classe Affaires où j’entrevois Martine Aubry présente sur mon vol 😎, puis je passe par la classe Alyzée, et j’arrive enfin dans la première cabine Voyageur, où je trouve ma place 19L. Je suis donc côté droit, au hublot, juste au-dessus du réacteur n°2 du plus puissant bimoteur commercial jamais construit.
Voici le plan de cabine de cet appareil (source = site Air France) :
Voici une photo plus claire et nette de l’intérieur de la cabine : (crédit photo : Triplet/Airliners.net).

Pendant que j’aperçois le F-GSQS (Boeing 777-300ER de Air France également) se garer à côté de notre appareil, le capitaine nous fait une première annonce, disant que l’avion est complet, 472 passagers, et qu’il est désolé pour le retard occasionné par un retard de « chargement d’équipement médical », il explique que le problème n’est toujours pas réglé que nous décollerons avec encore un peu plus de retard. En attendant je découvre la petite télévision personnelle !

Le commandant annonce enfin notre décollage, et un temps de vol de 10h10. Nous décollerons finalement avec une heure de retard. Au décollage je redécouvre la puissance extraordinaire des moteurs GE-90, ces deux gros colosses impressionnants qui nous propulsent pour les tropiques.

A 23h20, le dîner est enfin servit : Biscuits apéritifs, salade de riz, poulet sauce jus de pomme avec gratin de choux, pain, camembert, crumble, eau, vin rouge, punch, une boisson au choix et un café. Le poulet est assez bon, le crumble était bon, mais la salade de riz était immangeable pour moi.

J’ai ensuite regardé quelques vidéos musicales avant de m’endormir tranquillement vers 00h30. Je me réveille ensuite assez tôt pour admirer le lever du jour au-dessus de l’Afrique.


Nous passons enfin le cap de l’équateur, lorsque le soleil se lève définitivement sur le vol AF 680.


Peu de temps après, nous avons pu admiré le Kilimandjaro, au loin, le plus haut sommet d’Afrique.

J’ai le temps de redormir un peu, puis lorsque je me réveille nous avons déjà survolé Madagascar, et, une heure environ avant l’atterrissage, à 10h15 (heure de la Réunion, TU+04h, soit 3h de plus qu’en France), le petit-déjeuner nous est servit : Boisson chaude, pain, brioche, compote de pomme, confiture de fraise, beurre, jus d’orange, Grany, Actimel, lait.

Nous commençons ensuite notre descente sur Saint-Denis.

Le temps est magnifique, on peut commencer à admirer l’étendue sans fin de l’Océan Indien.

Nous pouvons commencer à apercevoir l’île. Sur cette photo c’est l’Ouest de l’île que l’on voit : La Possession, Le Port…

Dans les derniers instants, nous survolons le quartier du Chaudron, célèbre quartier de la banlieue de Saint-Denis, à Sainte-Clotilde. Au centre de la photo : l’Eglise du Chaudron (avec le grand pic blanc).

Nous approchons enfin de l’aéroport, voici une photo du F-GSQO prise à la Réunion. (Laurent May/Airliners.net).

Nous avons enfin atterrit ! Nous avons eu finalement à peine 30 minutes de retard. En bout de piste nous faisons demi-tour pour retourner sur le Terminal.

Nous roulons lentement, mais surement… Le long de la mer..

En arrivant au terminal on peut voir l’un des deux Boeing 777-300ER de Air Austral, garé juste à côté. C’est le F-OSYD, baptisé Leconte de Lisle (célèbre poète réunionnais),
frère de F-ONOU.

Et voilà je débarque enfin et arrive rapidement à la récupération des bagages, car le contrôle de police à l’arrivée a été supprimé depuis le 1er janvier 2010 (il me semble). Par contre les bagages tardent à arriver… Mes deux sacs vont enfin arriver un peu plus de 40 minutes plus tard… J’ai remarqué que les bagages enregistrés depuis Lyon sont tous arrivés en même temps, en dernier.
Ce bel oiseau a finit son travail, avant de repartir dès ce soir pour Orly à 22h 🙂

Evidemment Martine Aubry est sortie dans les premiers, et quand je sors à mon tour, il ne reste que quelques personnes avec des tee-shirt du Parti Socialiste 😄. Mon voyage se termine donc aux coups de midi, avec une température avoisinant les 32°C. 😎😉
RETOUR :
Tout d’abord, la veille de mon départ, je reçois un sms de Air France m’informant que mon vol retour Saint Denis Réunion – Paris Orly était confirmé, mais que le tronçon Paris Orly – Lyon est annulé pour cause de grève des contrôleurs aériens. J’appelle aussitôt le centre de réservation de la compagnie, qui dans cette période de vacances, n’a rien d’autre à me proposer pour rentrer le plus vite possible à Lyon (pour info j’arrive à Paris à 06h20..) qu’un Paris Orly – Strasbourg – Lyon. Une heure plus tard, surprise ! Je reçois un deuxième sms de Air France qui me prévient de l’annulation de mon vol Paris Orly – Strasbourg. Je rappelle donc le centre de réservation, qui me dirige enfin sur un Paris Orly – Toulouse – Lyon, pour une arrivée à 14h50 à Lyon, au lieu de 09h30 comme cela était prévu initialement. Bilan : arrivée avec 5h20 de retard, avec une correspondance supplémentaire.
- Saint-Denis Roland Garros (RUN) – Paris Orly (ORY) en Boeing 777-300ER : AF 679, 22h00 – 06h20.

Il fait chaud en ce jour de grand départ ! Je me rend à l’aéroport Roland Garros aux environs des 20h afin d’enregistrer mes bagages. L’aéroport a pour mission ce soir de s’occuper de seulement de 3 vols mais trois gros vols, tous à destination de la capitale : un vol Air Austral pour Roissy (B777-300ER) à 21h00, mon vol Air France pour Paris Orly (B777-300ER) à 22h00, et enfin un vol Corsairfly pour Paris Orly (A330-200) à 22h30.

L’enregistrement est très fluide, car il est ouvert depuis 13h, étant donné que c’est le seul vol Air France de la journée, autant fluidifier un maximum l’enregistrement de presque 500 passagers. Cette fois, l’agent au comptoir d’enregistrement ferme les yeux sur mon petit excédent de 1kg 🙂. Par contre il a du viré un pauvre dame de ma place 22L que j’avais réservé à l’achat du billet, qui l’avait récupéré par je ne sais quel moyen. Il me réimprime donc une carte d’embarquement. Puis il m’informe que je suis enregistré jusqu’à Toulouse seulement : je devrais donc m’enregistrer à Toulouse, pour Lyon, mais les bagages sont eux gérés du début à la fin. Je me rends ensuite en salle d’embarquement, en passant évidemment par le contrôle de sécurité, où je n’ai enfin pas sonné au détecteur de métaux 😎. Je passe ensuite proche de la « haute sphère du voyage » près des salons air France et air austral 😛.

J’attends ensuite un petit moment dans cette salle qui est très relaxante par rapport à celle d’Orly.
J’aperçois le bec de notre bel oiseau pendant que les premiers passagers embarquent, pile à l’heure.

J’embarque ensuite, ce soir, c’est le F-GSQS qui assura notre ligne. Je trouve un couple de retraité à mes côtés durant mon voyage. Malgré mon petit âge, j’aime bien voyager avec des personnes âgées, ce sont les plus respectueuses 🙂. De plus, ma place, 22L, est la meilleure à mon gout pour ce vol : cette place est l’une des seules à avoir deux hublots en classe économique, cette place est à droite dans l’appareil, ce qui donne une vue sur la Réunion au décollage, puis sur paris à l’atterrissage, et enfin cette place se situe à l’avant de l’appareil, donc facile pour le débarquement. Je m’installe et j’aperçois l’un des deux Airbus A330 que j’ai pu prendre en avril 2009 (F-HBIL) de Corsairfly juste à côté de nous.

A 22h pile, le commandant annonce le décollage imminent, avec un temps de vol de 11h25 minutes (et oui, ca prends plus de temps d’en remonter que d’y descendre à la Réunion 😛). La cabine est désinsectisée pendant que nous roulons sur les taxiways, puis nous décollons enfin à 22h05.
A peine une petite demi-heure après le take-off, le système de vidéo à la demande s’éteint. Le chef de cabine annonce un disfonctionnement, et qu’il allait le réinitialiser. En effet tout était éteint pendant une vingtaine de minute, avant de redevenir normal. A 23h15 le dîner nous est servit : salade de riz avec blanc de poulet, croccantelles aux olives, parmentier au saumon, eau, pain, vin rouge, punch, jus de pomme, petit gâteau à la vanille, camembert.
Le repas fût meilleur qu’à l’aller car il était bien chaud 😄.

Un petit film, avant de s’endormir paisiblement, je me réveillerai qu’au dessus de la Grèce. Au petit matin, aux environs des 5h30 heure française, alors que nous survolons maintenant l’Italie, le petit déjeuner est servit : jus d’orange, ananas, pain au chocolat, brioche, pain, lait, beurre, confiture à la banane, et une boisson chaude au choix.

Nous commençons ensuite notre descente sur Paris, pour un atterrissage prévu avec 30 minutes de retard.

Dans les derniers moments avant la consigne d’attacher nos ceintures, c’est le bazar dans la cabine, tout le monde tente de récupérer ses sacs, ranger ses affaires ou autre, pour faciliter l’arrivée. Nous aperçevons enfin Paris, où nous atterrirons à 6h50, soit 30 minutes de retard comme prévu.
Nous nous garons à coté d’un Avro RJ-85 de CityJet (filiale d’Air France) et d’un Airbus A340-300 de la même compagnie.

Et voilà la fin de ce long vol de 9300km pour le F-GSQS.

Nous arrivons dans une grande salle de contrôle des papiers, problème : deux autres vols Air France viennent d’arriver en même temps que nous, un de Pointe-A-Pitre, et un de Cayenne. Imaginez la population que représente 3 Boeing 777-300ER… Les papiers sont contrôlés au compte goutte et l’opération va prendre plus de 45 minutes, et dîtes-vous bien que je suis sortis dans les premiers de mon avion.

Je n’ai pas de bagages à récupérer, je sors directement, mais ENCORE un contrôle de papiers à la sortie de la salle des bagages, au niveau de la douane, je suis pourtant bien passé du côté « rien à déclarer » .🤪
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- Paris Orly (ORY) – Toulouse Blagnac (TLS) en Airbus A321 : AF 6118, 11h50 – 13h00.

Orly Ouest est bien vide ce matin du 25 février. Le tableau des vols indiquent près de la moitié des vols annulés. Je vais donc revérifier la confirmation de mon vol pour Toulouse. C’est un vol « La Navette », il y en a un en moyenne toutes les heures et demi, et cela tous les jours. Près de la moitié des Navette pour Toulouse ont été annulés aujourd’hui, mais le mien est maintenu, heureusement, car mon itinéraire à déjà été changé deux fois quand même.
Je m’installe à une borne électrique gratuite afin de brancher mon ordinateur portable, il est tôt, je n’ai rien à faire, je me concentre donc pendant un bon moment à élaborer ce récit de voyage 😉.

Alors que je referme mon ordinateur, l’équipe de France de Rugby passe devant moi avec plusieurs personne en costume de la FFR (Fédération Française de Rugby). C’est ensuite au tour de Sébastien Chabal de faire son apparition à Orly Ouest, tous partent pour Cardiff, dont le comptoir se trouvait juste à côté de moi, pour la rencontre Pays de Galles – France de vendredi 26 février au soir. Désolé pour les fans de rugby, je n’ai pas eu le temps de dégainer mon appareil photo, juste une petite photo de Chabal de dos, mais vraiment pas terrible.

Je me rends ensuite au hall 2 du terminal, d’où sont opérées toutes les Navettes d’Air France pour les destinations de Toulouse, Nice, Marseille et Bordeaux.
Ce matin, la majorité des vols héritent de retard, voire d’annulation, mais le mien se maintient, et je vais donc passer le contrôle de sécurité vers 11h20. Petit imprévu : Mon bagage cabine subit un contrôle plus poussé et l’agent m’apprends que je transporte des marchandises interdites en cabine. Je lui réponds que hier cela s’est très bien passé à la Réunion, mais il m’explique que la législation en vigueur n’est pas la même. J’ai du aller au comptoir d’enregistrement afin de le faire passer en soute, et le faire ainsi suivre jusqu’à Lyon, comme les deux bagages enregistrés la veille à la Réunion. J’arrive de justesse dans l’avion, un Airbus A321 qui comporte la nouvelle livrée, et qui a également les fameux nouveaux sièges installés par la compagnie depuis ce mois sur la famille des A320.

Je m’installe au siège 09F, côté hublot, mais qui n’a pas de hublot… 🤪. Nous décollons à 12h10, et peu après une des hôtesses nous confie fièrement que nous sommes l’un des deux ou trois rares vols de la matinées à avoir obtenu un créneau à l’heure, donc un décollage à l’heure. Fierté qui vient du fait que Paris Orly et Toulouse sont très touchés par la grève des contrôleurs aériens. Une petite collation nous est servie pendant ce cours vol : J’ai demandé du sucré, j’ai eu un paquet de deux biscuits au citron, avec un jus d’orange.

Ces nouveaux sièges sont très fins, mais pour moi ni plus ni moins confortable que n’importe quel siège sur court et moyen-courrier. Il est vrai qu’il ne sont plus inclinable, et peut-être (je dis bien peut-être) un peu plus de place pour les jambes.
Nous entamons déjà notre descente sur Toulouse, avec pas mal de turbulences, malgré que nous ne traversions pas de masses nuageuses. Nous avons atterrit à 13h10. Au roulage je peux apercevoir l’usine Airbus, où il y avait entre autres un A330 pour US Airways, un A340 pour la Thaï Airways, puis un A340 et un A380 au couleurs d’Airbus. Je sors vite en courant de mon avion afin d’être sûr d’avoir le vol suivant pour Lyon qui part à 13h50. Vous allez voir par la suite Qu’il va s’avérer que ce n’est pas lui qui va m’attendre, mais plutôt le contraire.
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- Toulouse Blagnac (TLS) – Lyon Saint-Exupéry (LYS) en Airbus A319 : AF 7849, 13h50 – 14h50.

Cette dernière correspondance a été la plus terrible : J’ai du aller m’enregistrer car je n’avais pas encore de coupon d’embarquement pour ce vol sur moi. A l’enregistrement, je ne figure pas sur les listes de vol, et ils n’ont aucunes idées d’où peuvent se trouver mes deux bagages enregistrés depuis la Réunion, ainsi que mon bagage enregistré depuis Paris. On me donne quand même mon coupon pour Lyon, puis on me demande de redescendre au niveau arrivées afin de voir si mes bagages n’ont pas été distribués par erreur sur les tapis bagages, au lieu de rester entre les mains du personnel d’Air France pour le transit pour Lyon. J’ai finalement retrouvé mon bagage « cabine » que j’avais enregistré à Paris sur le tapis 2 où étaient distribuées toutes les valises de mon précédent vol. Mais j’ai dû ensuite passer par le tapis 5 (tapis pour bagages internationaux) pour me faire avertir que mes deux bagages de la Réunion ont été ramassés par le personnel de l’aéroport car ils se sont aperçu de l’erreur : Il vont donc la reconduire « côté piste » pour les mettre dans les soutes de mon vol pour Lyon. Ils en font de même avec mon bagages retrouvé sur l’autre tapis juste avant, après un rapide passage par le bureau des litiges bagages d’Air France-KLM. Entre temps je découvre que mon vol pour Lyon avait été retardé de 3h pour cause de grèves des contrôleurs encore une fois. Je me rends quand même en salle d’embarquement où j’attends 15h45, la nouvelle heure d’embarquement. L’avion, un Airbus A319, est là, mais il ne peux pas décoller sans contrôle aérien.

L'embarquement aura enfin lieu à 16h00 ! Dans la passerelle d'embarquement j'ai pu admiré un Boeing 737-300 de Lufthansa.

Le commandant s'excuse du retard occasionné par la grève des contrôleurs aériens, puis nous annonce un temps de vol de 45 minutes. Sur les 142 sièges offerts par cet Airbus A319, seul 26 sièges sont occupés dans ce vol.

Nous décollons à 16h30, et je me sens même isolé au centre de l'appareil, il y juste un peu de monde tout devant, et un peu de monde tout dérière.

Une petite collation, la même que sur le vol précédent, nous est offert.

Nous volons encore quelques minutes dans l'épaisse couche nuageuse qui recouvre pratiquement toute la France aujourd'hui...

Nous atterrissons à 17h20, je retrouve enfin MON aéroport de Lyon ! "Saint-Ex" ou "Sato" comme vous le voulez, j'en ai rêvé toute cette longue journée.

Nous aperçevons enfin l'aéroport, l'arche de la gare TGV 🙂

Après avoir récupéré tous mes bagages sains et sauf, même après leurs aventures toulousaines, je sors enfin respirer l'air frais 😄

Je dis une dernière fois au revoir au terminal 2 ! 🙂

CONCLUSION : L'aller s'est très bien déroulé, le retour a été plus dur avec la correspondance supplémentaire, et le soucis des bagages. Sur l'ensemble les problèmes ont été bien gérés par Air France, et je ne serais pas contre reprendre cette compagnie, même si j'ai déjà prévu Air Austral pour mon prochain voyage à la Réunion en juillet prochain.
Pour les personnes habitant à Paris, je conseille Air France, mais pour les personnes de provinces, gares aux problêmes au niveau des pré/post acheminements comme j'ai pu le constater.
En note global, je donne un 13/20 à Air France pour ce voyage, même si la grève n'était pas de leur faute, je tiens en compte le soucis des bagages à Toulouse. Si je n'étais pas allé me renseigner (par pur curiosité) à Toulouse pour en savoir où en sont mes bagages, il serait encore à Toulouse à l'heure qu'il est. Ensuite le service, respect des horaires (à l'aller sans grève bien sûr), a été assez bien mis en application.
Voila ! Je ferais un autre TR sur le trajet Paris CDG - Réunion avec Air Austral, avec le même appareil (Boeing 777-300ER). Je pourrais ainsi mettre en comparaison les deux compagnies dès le mois d'aôut, à mon retour. Merci d'avoir pris du temps à lire ce gros truc. N'oubliez pas de commenter ! 🙂 😄
Damien.
Je vous propose aujourd’hui un petit récit de mon voyage à la Réunion, avec Air France.
J’avais réservé ce billet depuis la mi-septembre 2009 directement sur le site d’Air France, pour un aller le 12 février 2010 et un retour le 24 du même mois.
Air France ne propose cette destination évidemment qu’au départ de Paris (Orly). Habitant dans la Drôme, j’ai pris un billet au départ de Lyon. Le tronçon Lyon – Paris s’effectue en ATR-72, avec la compagnie associée à Air France : Airlinair. Le trajet s’effectue ensuite, sur le tronçon Paris – Saint Denis Réunion, avec les récents Boeing 777-300ER, en configuration « Caraïbes - Océan Indien » pouvant transporter jusqu’à 472 passagers. Ce vol est quotidien, et le prix est depuis peu assez compétitif face aux prix proposés par les compagnies Air Austral et même Corsairfly, à certaines périodes. La totalité du billet aller-retour m’a « offert » la somme de 4910 miles-statut Flying Blue.
En raison des grèves du contrôle aérien en France, vous allez voir plus tard qu'une correspondance va s'ajouter à Toulouse.
ALLER :
- Lyon Saint-Exupéry (LYS) – Paris Orly (ORY) en ATR-72 (opéré par Airlinair) : AF 7415, 16h55-18h15.

Mon voyage commence sous la neige, et je n’ai pu sortir que très tard de chez moi, j’ai même cru ne jamais pouvoir rallier l’aéroport ce jour-là. 😊
Enfin je me rends grâce à Dieu (ou les engins de salage des routes😛) à l’aéroport de Lyon, où je me rends directement au Terminal 2 pour enregistrer mes bagages. Air France autorise 25kg de bagages en soute, puis 12kg de bagages en cabine. Je m’enregistre très rapidement à l’une des bornes automatiques de la compagnie dans le hall, puis je me présente au comptoir d’enregistrement. Il n’y a pas beaucoup de monde, malgré que pratiquement tous les vols nationaux soient regroupés aux mêmes comptoirs.
Première petite aventure : la pesée. ^^ Je savais que j’étais en excédent de 1 ou 2kg mais en dessous de la barre des 2 ou 3 kg d’excédent, il m’a rarement été demandé d’enlever des affaires du sac. Mais cette fois-ci, j’étais en excédent de 2kg : petite précision tout de même, mon premier bagage pesait 14,6 kg, et la charmante hôtesse l’a arrondit à 15g 😐. Mon deuxième bagage pesait 12,5 et l’a arrondit à 13 kg !! Sur le coup je n’ai rien dit, car je savais que j’avais du poids en trop. J’ai donc 2.1kg de trop, mais avec ses « arrondis », elle en compte 3kg ! L’hôtesse me demande de retirer du poids, je n’ai pas contesté, évidemment, sauf qu’au final elle m’a fait retiré du poids pour que ca tombe bien pile à 25kg le tout. Problème : avec ses arrondis, elle m’a finalement arnaqué de presque 1kg 😕. Qu’elle me demande d’enlever du poids, la règle c’est la règle me diriez-vous, mais je voulais quand même vous faire part de comment ils arrivent à tourner cela en leur faveur… 🙁.

Je me rends ensuite à la porte d’embarquement, en passant par les contrôles de sécurité. En me rendant à la porte 24B qui est assez loin à l’extrémité du Terminal 2, j’ai pu admiré un magnifique petit Fokker 100 de Brit Air.

Un peu plus loin, j’aperçois l’ATR-72 que je dois prendre dans une vingtaine de minutes maintenant.

Il va s’avérer qu’en fait je ne monterais jamais à bord de cet avion (F-GVZM), qui est en panne. L’hôtesse annonce un retard indéterminé : la compagnie était en train de chercher un avion de réserve sur l’aéroport. Un premier retard de 30 minutes est annoncé.
J’aperçois un bus de l’aéroport qui se gare à coté de l’ATR avec inscrit « Paris Orly », j’ai enfin compris qu’un autre avion avait enfin été préparé pour nous. Nous sommes invités à se rendre à l’embarquement et ce bus va nous amener à un autre avion.
Durant notre petit trajet en bus j’ai pu admiré quelques appareils qui stationnaient à Lyon ce jour la :
Un Boeing 737 de Tarom, compagnie qui ouvre depuis peu les portes de Bucarest au Lyonnais au rythme de 4 vols par semaine.

Un Boeing 777-200ER de Air Austral, qui relie Lyon à la Réunion deux fois par semaine.

Un Canadair CRJ-900 de Lufthansa Régional (Cityline) qui opère avec cet appareil des vols direct pour Munich, avec une fréquence de 4 à 5 vols par jours, trajet dont vous pouvez lire mon compte rendu ici : http://voyageforum.com/...a_regional_D3100817/

Nous arrivons enfin à notre nouvel appareil : c’est un autre ATR-72 de Airlinair, un changement de siège a également eu lieu : Je m’étais arrangé cette fois pour être au siège 03F, pour avoir le hublot coté droit (pour voir l’aéroport d’Orly à l’atterrissage, et pour être à l’avant de l’avion, le plus loin possible des turbopropulseurs. Mais on m’a replacé à la rangée 14,
siège A… Cet ATR était blanc, donc sans les couleurs Air France, et modifié me semble-t-il (porte à l’avant et non à l’arrière).


Les moteurs s’allument, avec une légère odeur d’essence à la clé, on roule et nous décollons enfin avec seulement 45 minutes de retard, je trouve que le problème a été bien géré.

Nous atteignons peu à peu notre altitude de croisière. Le soleil se couche au milieu de notre petit vol de 1 heure et 20 minutes.

En attendant la petite collation, je feuillète un peu Air France Magazine…

Voici ce qui est servit quand on répond « Sucré » à la célèbre question « sucré, salé ? » : petit biscuit beurré « Mont Saint-Michel », et boisson.

Le vol se passe tranquillement, malgré que les ATR soient assez bruyant (hélices). Nous commençons déjà notre descente sur Paris, décidemment, une heure en avion, ca passe vite !
On peut admirer le sud de Paris dans les dernières minutes du vol.

- --
- Paris Orly (ORY) – Saint-Denis Roland Garros (RUN) en Boeing 777-300ER : AF 680, 20h55 – 10h40.

Me voila enfin à l’aéroport de Paris Orly, dans le Terminal Ouest. Mes bagages en soutes sont gérés par Air France, je n’ai rien à m’occuper, ils les transfèrent directement de l’ATR au Boeing. 🙂
Après une petite visite dans les magasins du terminal pour passer le temps, je me rends au Hall 3, porte 31, pour surveiller les informations sur le vol et m’installer pas loin de la porte.

J’observe petit à petit les passagers au départ de Paris enregistrer leurs bagages, et en voyant la queue immense que cela entraîne à certains moment, je m’estime heureux d’avoir déjà enregistrer dans mon charmant petit aéroport Lyonnais.

Vient l’heure où je dois me présenter aux contrôles de sécurité pour me rendre à la salle d’embarquement. Les contrôles se passent bien, j’arrive en salle d’embarquement assez rapidement.
L’embarquement était prévu à 20h10, mais n’a réellement commencé qu’à 20h35. Le vol étant prévu à 20h55, je me doutais déjà d’un certain retard. Les passagers de la classe Affaires et Alyzée sont d’abord invités à se présenter, puis les passagers de la classe Voyageur… Nous sommes appelés par rangée, et comme je suis placé à l’avant de la cabine, je dois embarquer en dernier. J’accède enfin au palier du Boeing, immatriculé F-GSQO. Ce n’est pas la première fois que je le prends, j’ai déjà pris ce même avion en novembre au retour de la Réunion. Je passe par la classe Affaires où j’entrevois Martine Aubry présente sur mon vol 😎, puis je passe par la classe Alyzée, et j’arrive enfin dans la première cabine Voyageur, où je trouve ma place 19L. Je suis donc côté droit, au hublot, juste au-dessus du réacteur n°2 du plus puissant bimoteur commercial jamais construit.
Voici le plan de cabine de cet appareil (source = site Air France) :
Voici une photo plus claire et nette de l’intérieur de la cabine : (crédit photo : Triplet/Airliners.net).

Pendant que j’aperçois le F-GSQS (Boeing 777-300ER de Air France également) se garer à côté de notre appareil, le capitaine nous fait une première annonce, disant que l’avion est complet, 472 passagers, et qu’il est désolé pour le retard occasionné par un retard de « chargement d’équipement médical », il explique que le problème n’est toujours pas réglé que nous décollerons avec encore un peu plus de retard. En attendant je découvre la petite télévision personnelle !

Le commandant annonce enfin notre décollage, et un temps de vol de 10h10. Nous décollerons finalement avec une heure de retard. Au décollage je redécouvre la puissance extraordinaire des moteurs GE-90, ces deux gros colosses impressionnants qui nous propulsent pour les tropiques.

A 23h20, le dîner est enfin servit : Biscuits apéritifs, salade de riz, poulet sauce jus de pomme avec gratin de choux, pain, camembert, crumble, eau, vin rouge, punch, une boisson au choix et un café. Le poulet est assez bon, le crumble était bon, mais la salade de riz était immangeable pour moi.

J’ai ensuite regardé quelques vidéos musicales avant de m’endormir tranquillement vers 00h30. Je me réveille ensuite assez tôt pour admirer le lever du jour au-dessus de l’Afrique.


Nous passons enfin le cap de l’équateur, lorsque le soleil se lève définitivement sur le vol AF 680.


Peu de temps après, nous avons pu admiré le Kilimandjaro, au loin, le plus haut sommet d’Afrique.

J’ai le temps de redormir un peu, puis lorsque je me réveille nous avons déjà survolé Madagascar, et, une heure environ avant l’atterrissage, à 10h15 (heure de la Réunion, TU+04h, soit 3h de plus qu’en France), le petit-déjeuner nous est servit : Boisson chaude, pain, brioche, compote de pomme, confiture de fraise, beurre, jus d’orange, Grany, Actimel, lait.

Nous commençons ensuite notre descente sur Saint-Denis.

Le temps est magnifique, on peut commencer à admirer l’étendue sans fin de l’Océan Indien.

Nous pouvons commencer à apercevoir l’île. Sur cette photo c’est l’Ouest de l’île que l’on voit : La Possession, Le Port…

Dans les derniers instants, nous survolons le quartier du Chaudron, célèbre quartier de la banlieue de Saint-Denis, à Sainte-Clotilde. Au centre de la photo : l’Eglise du Chaudron (avec le grand pic blanc).

Nous approchons enfin de l’aéroport, voici une photo du F-GSQO prise à la Réunion. (Laurent May/Airliners.net).

Nous avons enfin atterrit ! Nous avons eu finalement à peine 30 minutes de retard. En bout de piste nous faisons demi-tour pour retourner sur le Terminal.

Nous roulons lentement, mais surement… Le long de la mer..

En arrivant au terminal on peut voir l’un des deux Boeing 777-300ER de Air Austral, garé juste à côté. C’est le F-OSYD, baptisé Leconte de Lisle (célèbre poète réunionnais),
frère de F-ONOU.

Et voilà je débarque enfin et arrive rapidement à la récupération des bagages, car le contrôle de police à l’arrivée a été supprimé depuis le 1er janvier 2010 (il me semble). Par contre les bagages tardent à arriver… Mes deux sacs vont enfin arriver un peu plus de 40 minutes plus tard… J’ai remarqué que les bagages enregistrés depuis Lyon sont tous arrivés en même temps, en dernier.
Ce bel oiseau a finit son travail, avant de repartir dès ce soir pour Orly à 22h 🙂

Evidemment Martine Aubry est sortie dans les premiers, et quand je sors à mon tour, il ne reste que quelques personnes avec des tee-shirt du Parti Socialiste 😄. Mon voyage se termine donc aux coups de midi, avec une température avoisinant les 32°C. 😎😉
RETOUR :
Tout d’abord, la veille de mon départ, je reçois un sms de Air France m’informant que mon vol retour Saint Denis Réunion – Paris Orly était confirmé, mais que le tronçon Paris Orly – Lyon est annulé pour cause de grève des contrôleurs aériens. J’appelle aussitôt le centre de réservation de la compagnie, qui dans cette période de vacances, n’a rien d’autre à me proposer pour rentrer le plus vite possible à Lyon (pour info j’arrive à Paris à 06h20..) qu’un Paris Orly – Strasbourg – Lyon. Une heure plus tard, surprise ! Je reçois un deuxième sms de Air France qui me prévient de l’annulation de mon vol Paris Orly – Strasbourg. Je rappelle donc le centre de réservation, qui me dirige enfin sur un Paris Orly – Toulouse – Lyon, pour une arrivée à 14h50 à Lyon, au lieu de 09h30 comme cela était prévu initialement. Bilan : arrivée avec 5h20 de retard, avec une correspondance supplémentaire.
- Saint-Denis Roland Garros (RUN) – Paris Orly (ORY) en Boeing 777-300ER : AF 679, 22h00 – 06h20.

Il fait chaud en ce jour de grand départ ! Je me rend à l’aéroport Roland Garros aux environs des 20h afin d’enregistrer mes bagages. L’aéroport a pour mission ce soir de s’occuper de seulement de 3 vols mais trois gros vols, tous à destination de la capitale : un vol Air Austral pour Roissy (B777-300ER) à 21h00, mon vol Air France pour Paris Orly (B777-300ER) à 22h00, et enfin un vol Corsairfly pour Paris Orly (A330-200) à 22h30.

L’enregistrement est très fluide, car il est ouvert depuis 13h, étant donné que c’est le seul vol Air France de la journée, autant fluidifier un maximum l’enregistrement de presque 500 passagers. Cette fois, l’agent au comptoir d’enregistrement ferme les yeux sur mon petit excédent de 1kg 🙂. Par contre il a du viré un pauvre dame de ma place 22L que j’avais réservé à l’achat du billet, qui l’avait récupéré par je ne sais quel moyen. Il me réimprime donc une carte d’embarquement. Puis il m’informe que je suis enregistré jusqu’à Toulouse seulement : je devrais donc m’enregistrer à Toulouse, pour Lyon, mais les bagages sont eux gérés du début à la fin. Je me rends ensuite en salle d’embarquement, en passant évidemment par le contrôle de sécurité, où je n’ai enfin pas sonné au détecteur de métaux 😎. Je passe ensuite proche de la « haute sphère du voyage » près des salons air France et air austral 😛.

J’attends ensuite un petit moment dans cette salle qui est très relaxante par rapport à celle d’Orly.
J’aperçois le bec de notre bel oiseau pendant que les premiers passagers embarquent, pile à l’heure.

J’embarque ensuite, ce soir, c’est le F-GSQS qui assura notre ligne. Je trouve un couple de retraité à mes côtés durant mon voyage. Malgré mon petit âge, j’aime bien voyager avec des personnes âgées, ce sont les plus respectueuses 🙂. De plus, ma place, 22L, est la meilleure à mon gout pour ce vol : cette place est l’une des seules à avoir deux hublots en classe économique, cette place est à droite dans l’appareil, ce qui donne une vue sur la Réunion au décollage, puis sur paris à l’atterrissage, et enfin cette place se situe à l’avant de l’appareil, donc facile pour le débarquement. Je m’installe et j’aperçois l’un des deux Airbus A330 que j’ai pu prendre en avril 2009 (F-HBIL) de Corsairfly juste à côté de nous.

A 22h pile, le commandant annonce le décollage imminent, avec un temps de vol de 11h25 minutes (et oui, ca prends plus de temps d’en remonter que d’y descendre à la Réunion 😛). La cabine est désinsectisée pendant que nous roulons sur les taxiways, puis nous décollons enfin à 22h05.
A peine une petite demi-heure après le take-off, le système de vidéo à la demande s’éteint. Le chef de cabine annonce un disfonctionnement, et qu’il allait le réinitialiser. En effet tout était éteint pendant une vingtaine de minute, avant de redevenir normal. A 23h15 le dîner nous est servit : salade de riz avec blanc de poulet, croccantelles aux olives, parmentier au saumon, eau, pain, vin rouge, punch, jus de pomme, petit gâteau à la vanille, camembert.
Le repas fût meilleur qu’à l’aller car il était bien chaud 😄.

Un petit film, avant de s’endormir paisiblement, je me réveillerai qu’au dessus de la Grèce. Au petit matin, aux environs des 5h30 heure française, alors que nous survolons maintenant l’Italie, le petit déjeuner est servit : jus d’orange, ananas, pain au chocolat, brioche, pain, lait, beurre, confiture à la banane, et une boisson chaude au choix.

Nous commençons ensuite notre descente sur Paris, pour un atterrissage prévu avec 30 minutes de retard.

Dans les derniers moments avant la consigne d’attacher nos ceintures, c’est le bazar dans la cabine, tout le monde tente de récupérer ses sacs, ranger ses affaires ou autre, pour faciliter l’arrivée. Nous aperçevons enfin Paris, où nous atterrirons à 6h50, soit 30 minutes de retard comme prévu.
Nous nous garons à coté d’un Avro RJ-85 de CityJet (filiale d’Air France) et d’un Airbus A340-300 de la même compagnie.

Et voilà la fin de ce long vol de 9300km pour le F-GSQS.

Nous arrivons dans une grande salle de contrôle des papiers, problème : deux autres vols Air France viennent d’arriver en même temps que nous, un de Pointe-A-Pitre, et un de Cayenne. Imaginez la population que représente 3 Boeing 777-300ER… Les papiers sont contrôlés au compte goutte et l’opération va prendre plus de 45 minutes, et dîtes-vous bien que je suis sortis dans les premiers de mon avion.

Je n’ai pas de bagages à récupérer, je sors directement, mais ENCORE un contrôle de papiers à la sortie de la salle des bagages, au niveau de la douane, je suis pourtant bien passé du côté « rien à déclarer » .🤪
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- Paris Orly (ORY) – Toulouse Blagnac (TLS) en Airbus A321 : AF 6118, 11h50 – 13h00.

Orly Ouest est bien vide ce matin du 25 février. Le tableau des vols indiquent près de la moitié des vols annulés. Je vais donc revérifier la confirmation de mon vol pour Toulouse. C’est un vol « La Navette », il y en a un en moyenne toutes les heures et demi, et cela tous les jours. Près de la moitié des Navette pour Toulouse ont été annulés aujourd’hui, mais le mien est maintenu, heureusement, car mon itinéraire à déjà été changé deux fois quand même.
Je m’installe à une borne électrique gratuite afin de brancher mon ordinateur portable, il est tôt, je n’ai rien à faire, je me concentre donc pendant un bon moment à élaborer ce récit de voyage 😉.
Alors que je referme mon ordinateur, l’équipe de France de Rugby passe devant moi avec plusieurs personne en costume de la FFR (Fédération Française de Rugby). C’est ensuite au tour de Sébastien Chabal de faire son apparition à Orly Ouest, tous partent pour Cardiff, dont le comptoir se trouvait juste à côté de moi, pour la rencontre Pays de Galles – France de vendredi 26 février au soir. Désolé pour les fans de rugby, je n’ai pas eu le temps de dégainer mon appareil photo, juste une petite photo de Chabal de dos, mais vraiment pas terrible.

Je me rends ensuite au hall 2 du terminal, d’où sont opérées toutes les Navettes d’Air France pour les destinations de Toulouse, Nice, Marseille et Bordeaux.
Ce matin, la majorité des vols héritent de retard, voire d’annulation, mais le mien se maintient, et je vais donc passer le contrôle de sécurité vers 11h20. Petit imprévu : Mon bagage cabine subit un contrôle plus poussé et l’agent m’apprends que je transporte des marchandises interdites en cabine. Je lui réponds que hier cela s’est très bien passé à la Réunion, mais il m’explique que la législation en vigueur n’est pas la même. J’ai du aller au comptoir d’enregistrement afin de le faire passer en soute, et le faire ainsi suivre jusqu’à Lyon, comme les deux bagages enregistrés la veille à la Réunion. J’arrive de justesse dans l’avion, un Airbus A321 qui comporte la nouvelle livrée, et qui a également les fameux nouveaux sièges installés par la compagnie depuis ce mois sur la famille des A320.

Je m’installe au siège 09F, côté hublot, mais qui n’a pas de hublot… 🤪. Nous décollons à 12h10, et peu après une des hôtesses nous confie fièrement que nous sommes l’un des deux ou trois rares vols de la matinées à avoir obtenu un créneau à l’heure, donc un décollage à l’heure. Fierté qui vient du fait que Paris Orly et Toulouse sont très touchés par la grève des contrôleurs aériens. Une petite collation nous est servie pendant ce cours vol : J’ai demandé du sucré, j’ai eu un paquet de deux biscuits au citron, avec un jus d’orange.

Ces nouveaux sièges sont très fins, mais pour moi ni plus ni moins confortable que n’importe quel siège sur court et moyen-courrier. Il est vrai qu’il ne sont plus inclinable, et peut-être (je dis bien peut-être) un peu plus de place pour les jambes.
Nous entamons déjà notre descente sur Toulouse, avec pas mal de turbulences, malgré que nous ne traversions pas de masses nuageuses. Nous avons atterrit à 13h10. Au roulage je peux apercevoir l’usine Airbus, où il y avait entre autres un A330 pour US Airways, un A340 pour la Thaï Airways, puis un A340 et un A380 au couleurs d’Airbus. Je sors vite en courant de mon avion afin d’être sûr d’avoir le vol suivant pour Lyon qui part à 13h50. Vous allez voir par la suite Qu’il va s’avérer que ce n’est pas lui qui va m’attendre, mais plutôt le contraire.
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- Toulouse Blagnac (TLS) – Lyon Saint-Exupéry (LYS) en Airbus A319 : AF 7849, 13h50 – 14h50.

Cette dernière correspondance a été la plus terrible : J’ai du aller m’enregistrer car je n’avais pas encore de coupon d’embarquement pour ce vol sur moi. A l’enregistrement, je ne figure pas sur les listes de vol, et ils n’ont aucunes idées d’où peuvent se trouver mes deux bagages enregistrés depuis la Réunion, ainsi que mon bagage enregistré depuis Paris. On me donne quand même mon coupon pour Lyon, puis on me demande de redescendre au niveau arrivées afin de voir si mes bagages n’ont pas été distribués par erreur sur les tapis bagages, au lieu de rester entre les mains du personnel d’Air France pour le transit pour Lyon. J’ai finalement retrouvé mon bagage « cabine » que j’avais enregistré à Paris sur le tapis 2 où étaient distribuées toutes les valises de mon précédent vol. Mais j’ai dû ensuite passer par le tapis 5 (tapis pour bagages internationaux) pour me faire avertir que mes deux bagages de la Réunion ont été ramassés par le personnel de l’aéroport car ils se sont aperçu de l’erreur : Il vont donc la reconduire « côté piste » pour les mettre dans les soutes de mon vol pour Lyon. Ils en font de même avec mon bagages retrouvé sur l’autre tapis juste avant, après un rapide passage par le bureau des litiges bagages d’Air France-KLM. Entre temps je découvre que mon vol pour Lyon avait été retardé de 3h pour cause de grèves des contrôleurs encore une fois. Je me rends quand même en salle d’embarquement où j’attends 15h45, la nouvelle heure d’embarquement. L’avion, un Airbus A319, est là, mais il ne peux pas décoller sans contrôle aérien.

L'embarquement aura enfin lieu à 16h00 ! Dans la passerelle d'embarquement j'ai pu admiré un Boeing 737-300 de Lufthansa.

Le commandant s'excuse du retard occasionné par la grève des contrôleurs aériens, puis nous annonce un temps de vol de 45 minutes. Sur les 142 sièges offerts par cet Airbus A319, seul 26 sièges sont occupés dans ce vol.

Nous décollons à 16h30, et je me sens même isolé au centre de l'appareil, il y juste un peu de monde tout devant, et un peu de monde tout dérière.

Une petite collation, la même que sur le vol précédent, nous est offert.

Nous volons encore quelques minutes dans l'épaisse couche nuageuse qui recouvre pratiquement toute la France aujourd'hui...

Nous atterrissons à 17h20, je retrouve enfin MON aéroport de Lyon ! "Saint-Ex" ou "Sato" comme vous le voulez, j'en ai rêvé toute cette longue journée.

Nous aperçevons enfin l'aéroport, l'arche de la gare TGV 🙂

Après avoir récupéré tous mes bagages sains et sauf, même après leurs aventures toulousaines, je sors enfin respirer l'air frais 😄

Je dis une dernière fois au revoir au terminal 2 ! 🙂

CONCLUSION : L'aller s'est très bien déroulé, le retour a été plus dur avec la correspondance supplémentaire, et le soucis des bagages. Sur l'ensemble les problèmes ont été bien gérés par Air France, et je ne serais pas contre reprendre cette compagnie, même si j'ai déjà prévu Air Austral pour mon prochain voyage à la Réunion en juillet prochain.
Pour les personnes habitant à Paris, je conseille Air France, mais pour les personnes de provinces, gares aux problêmes au niveau des pré/post acheminements comme j'ai pu le constater.
En note global, je donne un 13/20 à Air France pour ce voyage, même si la grève n'était pas de leur faute, je tiens en compte le soucis des bagages à Toulouse. Si je n'étais pas allé me renseigner (par pur curiosité) à Toulouse pour en savoir où en sont mes bagages, il serait encore à Toulouse à l'heure qu'il est. Ensuite le service, respect des horaires (à l'aller sans grève bien sûr), a été assez bien mis en application.
Voila ! Je ferais un autre TR sur le trajet Paris CDG - Réunion avec Air Austral, avec le même appareil (Boeing 777-300ER). Je pourrais ainsi mettre en comparaison les deux compagnies dès le mois d'aôut, à mon retour. Merci d'avoir pris du temps à lire ce gros truc. N'oubliez pas de commenter ! 🙂 😄
Damien.
Quoi manger et boire à Cuba?
Bonjour, j'entends pleins de trucs au sujet de la bouffe et de l'eau dans le sud, svp, pouvez vous m'eclairer, je n'ai pas le gout de tomber malade pendant mon sejour. Merci beaucoup!
De Nantes à Bayonne en tandem par les voies vertes?
Bonjour,
Nous remarquons que la plupart des cyclotouristes effectuent le trajet dans le sens nord => sud ! Y a t'il une raison ? sens du vent ? pentes ? au autre chose ? Nous prévoyons des étapes en chambres d'hotes - avez-vous des conseilsà nous donner ? Comment se passe la traversée à Royan ?
Merci d'avance .
Bon vent
Nous remarquons que la plupart des cyclotouristes effectuent le trajet dans le sens nord => sud ! Y a t'il une raison ? sens du vent ? pentes ? au autre chose ? Nous prévoyons des étapes en chambres d'hotes - avez-vous des conseilsà nous donner ? Comment se passe la traversée à Royan ?
Merci d'avance .
Bon vent
Carnet de voyage en Birmanie du 13 janvier au 5 février 2010: 2e partie
J'ai fait un agréable voyage en Birmanie avec mon mari; voici les photos => ICI
Les birmans sont des gens très gentils, toujours ponctuels, calmes, accueillants et fiables; nous avons voyagé totalement en individuel, tout en ayant réservé les vols intérieurs avec White Lotus.
Nous avons visité successivement Yangon, Mandalay, Bagan, Inlé et de nouveau Yangon et Bago
- première partie : Yangon : du 13 Janvier au 15 Janvier 2010 => ICI
- deuxième partie : Mandalay et ses environs : du 16 Janvier au 21 Janvier 2010
- troisième partie : Monywa : du 22 Janvier au 23 Janvier 2010 => ICI
- quatrième partie: Bagan (Nyaung U) : du 24 Janvier au 27 Janvier 2010 => ICI
- cinquième partie: Inlé (Nyaungshwe) : du 28 Janvier au 31 Janvier 2010 => ICI
- sixième partie : Yangon : du 1 Février au 4 Février 2010 => ICI
Mandalay 16 janvier
L'avion transite par Nyaung U, où beaucoup de monde descend. Arrivés à l'aéroport à 8h25, nous attendons le taxi partagé, commandé par l'hôtel (4000k/p.)qui nous déposera au Peacock lodge (réservé par mail, le mois précédent) 21 doll (bungalow), En attendant que notre chambre soit prête nous sommes très bien accueillis avec du thé vert et des fruits. Je me sens encore toute barbouillée. Nous discutons de notre programme avec la patronne qui nous aide à l'organiser. Elle nous propose un taxi bleu qui stationne devant la porte, nous verrons plus tard qu'il fait partie de l'équipe de la maison. Il s'appelle Sean Baw.
Nous négocions avec lui différents trajets, pour l'après-midi et les trois jours suivants, le premier (3000k) pour nous déposer au monastère Kutodaw et venir nous chercher à 5h1/2 , à l'entrée de la Colline de Mandalay. La patronne fait un dîner ce soir pour un groupe de sept genevois et nous propose de dîner aussi à l'hôtel; Nous visitons: Kuthodaw (le plus grand livre du monde avec ses 729 stèles) après avoir acheté le pass de Mandalay (10doll./p), une jeune femme ravissante bien maquillée de Thanakha porte un adorable bébé , dressé à sourire depuis sa naissance, je crois que c'est le plus jeune travailleur au monde. Ils forment un tableau touchant, Nous visitons ensuite Sandamuni (et ses 1774 stèles), Schwenandaw (beau monastère en bois), Kyauktaugyi et son bouddha de 900 tonnes taillé dans un seul bloc de marbre (le plan du lonely planet est faux, regarder l'emplacement des pagodes sur google maps) , puis nous nous dirigeons vers la Colline deMandalay : Nous prenons un pick up pour monter à l'accès de l'escalier roulant (1000k pour deux p.) il est 17heures, ne prenez qu'un aller, de toute façon, il n'y avait plus de pick-up pour le retour ! là on vous impose un casier pour garder vos chaussures : 200k /p. (soyez fermes, refusez et emmenez vos chaussures avec vous : l'escalier roulant s'est arrêté, il a fallu le gravir pieds nus (il y 3 escaliers roulants à monter !) et les redescendre de la même façon pour récupérer les chaussures, puisqu'elles étaient restées à la consigne ! au lieu de redescendre par un autre chemin. Le temple là haut est assez kitsch, avec ses carrelages fluo de salle de bains, et la vue est brumeuse. Nous redescendons à la tombée du jour, sans avoir vu grand chose. Les temples intermédiaires sont fermées et il n'y a pas d'électricité. Il est 6h-1/4. Nous retrouvons notre taxi blue qui nous a attendait patiemment à l'entrée des lions. Nous prenons une bonne douche et à 7h1/2 un délicieux repas bamar à l'hôtel dans le jardin: soupe, curry de poulet, aubergines, choux, fruits et un pancake de Mandalay ( 6000k/p. plus une bière pour deux : 2000k), mais je n'ai pas encore très faim.
Le personnel de cet hôtel est souriant et attentionné. Nous discutons avec les Suisses, ils sont dirigés par un guide qui se dit bénévole, ils ont un problème de bateau et doivent changer leur itinéraire! Le générateur est en marche, d'ailleurs nous observerons que l'électricité est souvent coupée. La nuit est difficile, le karakoé voisin est très bruyant, les chiens hurlent et tôt le matin, débutent les chants monastiques ! Nous sommes obligés d'utiliser des boules quies, ce qui n'est pas très confortable.
Mandalay :17 janvier
Nous nous levons à 7h-1/4 et prenons notre petit déjeuner à 8h-1/4, les Suisse attendent leur bus pour Bagan. Sean Baw, notre chauffeur de taxi-blue vient nous chercher vers 8h1/2 pour prendre le ferry 9h pour Mingun, située à 11km en aval de Mandalay Je suis étonnée de voir toute la circulation routière, beaucoup de vélos dont les conducteurs paraissent fatigués, des motos et quelques voitures et camions. Notre taxi blue de l'hôtel nous demandera 3000k pour aller de l'hôtel à l'embarcadère et 3000k au retour pour nous conduire de l'embarcadère au marché central, à 14h. Le droit d'entrée à Mingun est de 3 doll (le guichet est voisin de celui où vous prenez le ticket du ferry, pour éviter cette taxe, il faut simplement aller discrètement au guichet de droite pour le ferry, personne ne vérifie la taxe d'entrée de 3 doll). Beaucoup de bateaux sont stationnés le long du quai. Le ferry pour Mingun coûte 4500k/p.aller-retour Nous passons une heure agréable, en compagnie de 20 autres passagers et nous voyons des maisons tressées, des vaches blanches; il n'y a pas trop d'activité sur le fleuve. Des carrioles-taxis conduites par deux bœufs proposent leurs services aux touristes. Une seule route longée de nombreux stands d'artisanat, broderies, aquarelles, où nous sommes sans cesse harcelés par des vendeuses (c'est pour aller à l'école), l'une d'entre elles voudrait m'échanger du parfum contre un éventail (apportez des petits échantillons de parfum ou de rouge à lèvres «moi, j'aime les parfums français !». Des cours d'anglais de courte durée sont proposés dans une maison; Il y a énormément de poussière sur ces chemins, mais, malgré tout, il faut encore enlever ses chaussures pour pénétrer dans l'enceinte des temples ! La visite de Mingun peut se faire facilement en trois heures, mais nous ne sommes pas montés en haut de l'énorme pagode inachevée, il fallait encore enlever ses chaussures. Nous allons au bout de la route, où débute un sympathique petit village, bien ordonné, avec des petites maisons tressées clôturées puis remontons vers la paya Hsinbyume aux sept terrasses ondulantes, blanchies à la chaux. Au sommet, deux bouddhas assis l'un derrière l'autre :le petit fut décapité par des pilleurs d'or. Après sa réparation les habitants craignant que sa tête ne penche trop bas, en placèrent un 2° devant. Nous nous perdons en cherchant un itinéraire tranquille sans marchandes pour aller voir la cloche de Mingun qui pèse 90 tonnes.
A Mingun , se rafraîchir coûte cher : deux sodas en cannettes: négociés difficilement à 1500k! Mais bus agréablement devant un bébé ravi de faire sa toilette et de se verser des seaux d'eau sur la tête ! Les birmans adorent généralement que l'on s'intéresse à leurs bébés et qu'on les prenne en photo. Nous terminons par la Paya Settawya, sanctuaire creux et voûté .renfermant une empreinte de pied de Bouddha. Des femmes lavent le linge dans le fleuve et l'étendent par terre pour le faire sécher ou sur des poteaux. Nous reprenons le ferry; a l'arrivée aussi , impressionnant séchage de linge.
Notre taxi-blue nous conduit au marché Zeigyo , ou nous voyons énormément de tissus et de vêtements, le jean fait aussi sa percée !, toute sortes de marchandises sont vendues tout autour, c'est très animé, très poussiéreux et très fatiguant, des étalages gigantesques d'oignons roses jonchent le sol , c'est difficile de se frayer un chemin entre les véhicules de transport, la route est étroite. Le tracé de la promenade à pied indiquée dans le lonely planet est difficile à suivre, les routes sont beaucoup trop simplifiées et la circulation est très difficile. Nous nous perdons souvent avant d'arriver à la Paya Eindawya. Un homme arrose consciencieusement de seaux d'eau les plantes placées devant les bouddhas. Nous continuons jusqu'à la belle Paya Setkyatiha, avec son beau bouddha assis en bronze de 5m de haut et ses bouddhas couchés. Des enfants s'amusent joyeusement dehors. Deux star coca en bouteille nous désaltéreront en route pour 600k, dans un café indien. Nous prenons un taxi blue pour le BBB : 2000k (belle décoration mais hamburger médiocre, sûrement pas le bon choix !) Il n'y a pas de moyen de transport à la sortie du restaurant et les distances sont longues à Mandalay, nous faisons un retour obligé en trishaw (pour deux personnes, négocié à 1000k du BBQ au Peacock Lodge, ce n'est pas si désagréable après tout de se faire conduire !
La journée n'est pas finie : nous avons demandé à la fille de la maison « tchitsouti » de nous réserver des places pour le spectacle de marionnettes ce soir, au cas où un groupe aurait réservé lui aussi.
Le puppet show coûte 8000k/p. Auquel s'ajoute les frais de transport 3000k aller-retour avec le taxi blue de l'hotel.
Elle nous a réservé de bonnes places au 3° rang , les meilleures d'après elle. Nous sommes seulement sept spectateurs pour le double en musiciens, marionnettistes... ! C'est un joli spectacle (elles sont célèbres à Mandalay et jouaient autrefois des scènes qui pouvaient durer des heures , la troupe participe au festival international de Charleville Mézières, tous les deux ans) le site suivant donne de bonnes infos : http://www.mandalaymarionettes.com/aboutpuppetsmain1.html
Mandalay 18 janvier
Aujourd'hui, nous faisons une journée avec le taxi blue de Sean baw :20 000k
Nous allons voir le monastère en bois Shwe In Bin : d'énormes piliers en teck soutiennent le monastère, il est orné de fins motifs sculptés, les statues de Nat sur les portes sont très belles puis nous visitons le marché au jade voisin qui représente toute une entreprise, des femmes trient des pierres, des ouvriers les taillent, puis nous entrons dans un marché fermé :des acheteurs négocient, après avoir scruté la qualité des pierres (ne pas chercher à payer le droit d'entrée). Après un bref aperçu de cet énorme marché, nous nous dirigeons vers la pagode Mahamuni. De longs couloirs couverts, aux quatre extrémités vendent de l'artisanat. Je n'ai pas le droit, en tant que femme de m'approcher du célèbre Bouddha de la pagode et de coller des feuilles d'or; avec toutes ces épaisseurs d'or, il ne paraît pas très beau. Les femmes et les enfants le regardent, assis sur un tapis. Dans l'enceinte de la pagode, on peut voir des statues khmers, sans grand intérêt. Un musée présente de nombreuses photos venant de différents pays bouddhistes; au centre on surplombe une carte décrivant le parcours du Bouddha dans l'Asie, au-dessus un zodiaque dans le ciel. puis nous prenons la direction de la colline de Sagaing (prononcez « sagane »): le taxi nous arrête en bas de la Paya Soon U Ponya Shin, (il n'est pas assez puissant pour monter la côte, mais les taxis normaux le peuvent et seraient plus pratiques, on peut prendre aussi une moto), la montée se fait en 25 minutes (je décide de ne pas enlever mes chaussures avant le sommet !), et offre de belles vues sur les multiples pagodes dorées de Sagaing. La pagode en elle-même n'offre, à mon avis, pas grand intérêt, elle est un peu clinquante cette pagode, avec son carrelage, très salle de bains et ses panneaux très clinquants. Je n'ai pas vu les grenouilles en bronze du Lonely Planet. (derrière les toilettes, un taudis infect de sacs plastique et papiers toilette). Nous voulons continuer vers l'Umin Thounzeh, (colonnade en forme de croissant ornée de 45 statues de Bouddhas) un bonze nous ayant indiqué l'umin « ounzeh », qui est « son » monastère, il nous a mis malgré lui sur une mauvaise piste, nous devons de nouveau monter et redescendre ! l'Umin Thounzeh est très loin, il fait très chaud, et nous redescendons la colline.
Nous déjeunons à l'Happy Hotel Restaurant, qui est fermé mais que notre taxi blue arrive à faire ouvrir pour nous (deux ou trois personnes viendront après): 15 000k pour deux p. Au fait, un paquet de cigarettes Red Ruby coûte ici 700k ! (entre 600k et 800k) Nous allons voir les argentiers travailler, c'est très intéressant puis nous visitons la pagode Kaunghmudaw, énorme dôme blanc en forme de sein. De nombreux étals vendent du thanakha, mais personne n'en achète ! Nous retournons à l'hôtel. Mon conjoint s'est sérieusement entamé le dessous du pied et devra porter des pansements pendant une grande partie du séjour. Nous rencontrons Michelle, originaire de Tours qui cherche à partager des moyens de transport et nous demandera de participer à notre programme du lendemain;
Mandalay.19 janvier
Le taxi blue acceptera de prendre Michelle avec nous moyennant une augmentation de 2000k (20 000k au lieu des 18 000k prévus pour deux personnes soit 12 000k pour nous deux.)
Notre taxi blue nous emmène visiter les fabricants de feuilles d'or à King Galon. C'est très intéressant, mais surtout inimaginable que les batteurs d'or fassent autant d'effort et mettent autant de temps pour faire ces fines feuilles d'or, tout cela pour les bouddhas ! Noua allons voir sur la route d'Amarapura les sculpteurs sur bois, les broderies birmanes « kalata »(qui servent aussi à habiller les marionnettes), et les fonderies à la cire perdue (ils ont fait le bouddha du temple de Lodève dans l'hérault, comme nous le montre le pressbook, il est fabriqué en plusieurs parties qui sont assemblées sur le lieu final). Toutes ces visites organisées par Sean Baw étaient très intéressantes, Nous visitons la pagode Pahtodawgyi, toute blanche;les hommes peuvent grimper sur les terrasses qui offrent une vue brumeuse sur le lac et le pont U Bein, mais toujours pas moi !, puis nous allons voir la fabrication des longyi en soie, brodés, ou plus simples et visiter le kyaung Bagaya.
Nous prenons le ferry(1000k) pour aller à Inwa, où une calèche à cheval menée par une jeune femme( 6500 k pour trois p., sinon 5000k pour deux personnes, tarif affiché)nous emmène visiter les quatre principaux sites :Yadanasinme Pagoda, Bagaya Monastery, Palace Tower, Maha Aungmye Bonzan monastery; nous avons une belle vue sur la colline de Sagaing depuis le sommet de la tour penchée. Nous avons fait une belle promenade dans cette région que je n'avais pas imaginée verdoyante et cultivée. Nous avons eu, paraît-il, un très bon cheval, on peut voir les classements affichés sur un tableau.
Nous revenons au coeur de la ville d'Amarapura et visitons la pagode Nagayon au bouddha assis sur un socle en forme de serpent et le temple chinois Chinese Joss avec ses forêts de bouddhas en stuc dans toutes les positions, très curieux et très drôle!, mais pas très beaux. Tout est démesuré dans ce temple !
Direction le célèbre pont U Bein, nous réservons une barque pour 3000k qui viendra nous chercher de l'autre côté du pont pour faire le retour en bateau et voir le fameux coucher du soleil sur le pont Nous traversons à pied le pont U Bein et nous voyons notre courageux batelier, d'un âge très avancé, ramer pour conduire son bateau de l'autre côté du pont où il nous attendra. De l'autre côté du pont, la Pagode Kyauktawgyi présente un beau bouddha assis et de belles fresques, pas encore vues jusqu'à présent. Retour en bateau et coucher de soleil un peu décevant !
Après cette longue journée, nous apprécions le repas réservé à l'hôtel le matin, ce soir, ce sera du curry de poisson(6000k par p.)
Pyin oo lwin, 20 janvier
Nous assistons au défilé des bonzesses en rose qui viennent sonner à l'hôtel chercher leur riz et nous prenons des photos. Nous avons fait réserver un taxi partagé par notre hôtel à 8h (7000k place à l'arrière et 8000k la place devant). Deux jeunes filles y sont déjà présentes : le trajet dure 1h20 jet le taxi nous dépose directement à l'hotel :Dalhia Motel, nous avions fait réserver une chambre à 19 doll, par le Peacock, mais la baignoire est vraiment très sale et nous préférons prendre la chambre standard à 15 doll que le Dahlia Motel n'avait pas mentionné au téléphone (petites bêtes rampantes sur le carrelage, mais dans l'ensemble ça va) Nous partons à pied vers le jardin botanique (5doll /p. plus 1000k par app photo)Des nurseries de plantes longent la route. Le jardin est très beau, très étendu et très bien fleuri, il forme un contraste total avec le reste du Myanmar.Il est très peu fréquenté; nous voyons des volières (un paon fait la roue), un musée de papillons, des serres d'orchidées (en ce moment au repos pour la plupart), des daims peu sauvages, et une tour accessible par une grande route démesurée, avec ascenseur, elle offre un beau panorama sur la ville. Nous ressortons par l'entrée ouest et retrouvons la route d'arrivée assez déserte, mais par chance nous rencontrons une mototaxi sur le chemin du retour qui nous conduit au centre pour 2000k (l'hôtel et le jardin sont excentrés) Nous prenons un déjeuner très sommaire au Restaurant Nepali (1000k le plat) car il y a peu de choix mais l'accueil est cordial. (un nan avec un peu de légumes, un coca et du thé à volonté) Nous visitons un temple hindou où une vache est à l'honneur ! Un gamin, bien habillé en short et chemisette, et fier de porter des lunettes de soleil a un sourire craquant, nous le photographions, il est encouragé au fond de la cour par sa mère qui lui demande de sourire. Puis nous trouvons un autre temple hindou, Sri Krishna et nous allions y rentrer quand un conducteur de calèche nous propose ses services (les fameuses petites calèches de Pyin Oo Lwin !) un monsieur qui se dit professeur d'anglais vient nous aider et nous voilà maintenant entourés de quatre personnes !nous organisons un circuit pour 6000k au nord-est de la ville, nous commençons par un temple cantonnais, juste à côté d'une salle de mariage :deux beaux mariés chinois disent au revoir à leurs nombreux invités venus pour la plupart à moto, apparemment le repas vient de se terminer !Nous passons devant un terrain de sport où se dispute un match de foot très regardé, nous visitons une très belle paya Shwe Myan Tin, le gouvernement a beaucoup investi pour cette pagode magnifique, les bouddhas sont superbement drapés !des photos montrent les inaugurations en présence des militaires. nous sommes gentiment invités à y rentrer et à prendre des photos, le gardien nous dit même d'aller voir la paya U Shanti voisine qui ne comporte rien de spécial. Nous passons devant le marché shan et la Paya Aung Chantha, stupa blanc , et enfin, nous visitons le temple chinois Chan Tak (200k app photo), dans un très beau jardin, petite mare, belle pagode à 6 niveaux offrant une belle vue sur la ville et rendez-vous des amoureux !. Notre cocher nous laisse là comme convenu. Il est 6h moins ¼. Dans l'enceinte du temple se trouve un restaurant chinois désert La carte est en birman, le personnel s'amuse et nous emmène choisir notre repas dans la cuisine. On nous montre une assiette de légumes , des nouilles et en 5 minutes, même pas le temps de fumer une cigarette, on nous improvise très gentiment un bon dîner sympa : une délicieuse soupe de vermicelles de riz, une assiette de légumes, des samossas, du riz et du thé à volonté, tout cela pour 1000k ! Il fait totalement noir, le soleil qui finit de se coucher donne une belle couleur rouge au-dessus des arbres. L'hôtel est à 500m, mais on nous indique très gentiment le chemin, à plusieurs reprises, heureusement, nous avons toujours nos lampes frontales dans nos sacs à dos ! Brrr, il fait froid maintenant. La télévision passe une jolie musique shan.
Pyin OO lwin 21 janvier
La nuit a été très fraîche, j'ai supporté mon damart et un polaire sur ma veste de pyjama, le matelas est épais et très dur. Réveil à 3h-1/4, puis toutes les heures jusqu'au lever, à 6h ! Nous prenons notre petit déjeuner vers 6h30, le jour est levé : thé, un œuf sur le plat, toasts et confiture de fraises (moins bonne que celle que l'on trouve en France, bien que ce soit la spécialité de cette ville). Un touriste nous a prévenu que le trajet depuis l'hôtel vers le centre est offert par l'hôtel, nous leur demandons donc de nous emmener au centre après le petit déjeuner, je n'avais pas prévu que ce serait à moto, mais nous avons été conduits très lentement à notre demande ! Il fait encore froid, et nous supportons nos deux polaires superposés! Nous allons voir le marché du matin, qui s'installe fruits (oranges, ananas, pommes, pas de fraises, des pastèques)et légumes (nombreux chou-fleurs et autres types de choux); quelques femmes portant des serviettes éponge sur la tête, des pao, je crois, mais rien de très pittoresque. J'achète quelques CD musicaux, qui se révèleront être des DVD.
Puis nous cherchons la paya Shwezigon, beau décor extérieur, à côté d'un centre de méditation ou d'école bouddhique où un bonze demande à nous parler.; nous visitons aussi une autre paya, près du marché, le Maha Aung Mye BonThar . A 10h, il fait très chaud et nous retirons nos polaires.. Nous traînons dans le centre, envoyons des e-mails à nos enfants et confirmons notre réservation à l'hôtel New Park à Nyaung U(600k de l'heure), passons devant l'église anglicane de la Toussaint, qui est fermée. Des enfants déjeunent, mais nous n'avons pas droit aux sourires. Il est 11h, nous cherchons la fameuse boutique d'artisanat Pacific Word, et nous retrouvons le supposé professeur d'anglais de la veille dont le père tient la boutique. C'est un bric à brac poussiéreux de statues de bouddhas et de masques de tribus que je m'empresse de quitter. Nous allons déjeuner à la pâtisserie GoldenTriangle Coffee où nous nous reposons pendant plus de deux heures (nous prenons chacun un sandwich aux crudités et poulet, une viennoiserie, un ice latte, un expresso pour 13 200k). Quelques touristes arrivent et repartent pendant ce laps de temps;il y a très peu de touristes à Pyin Oo Lwin ! Peut-être une dizaine (notre immense motel paraît désert). Nous quittons notre café et tombons sur notre sympathique cocher de la veille qui nous ramène à l'hôtel pour 2000k . Nous attendons notre taxi partagé que nous avions demandé pour 15h pour retourner à Mandalay. (8000k place devant et 7000k à l'arrière) et j'ai le temps d'écrire mon compte-rendu dans le bar de l'hôtel, où la température est agréable. Il est 2h1/2. Nous discutons avec un représentant en jade, il me montre des petits paquets contenant différents types de jade, des jades étoilées, un peu grises et des jade vertes, je dis: oh, beautiful ! Et lui « you like? » et il m'en offre une, je suis très touchée et offre en échange une petite bouteille de parfum Guerlain à sa femme qui voyage avec lui ainsi qu'une carte postale de Paris, elle est ravie. Les taxis sont toujours ponctuels et même en avance ! Il est 3h – 20 et notre toyota arrive déjà !nous partageons le taxi avec une femme birmane et un militaire. Ils ont payé 5000k. A 15h, l'école est finie et beaucoup d'enfants rentrent, tout au long de la route. En 1h30, nous sommes de retour !
Au retour au Peacock Lodge, on nous offre du thé vert., un groupe a emmené notre clé ainsi que deux autres et nous devons utiliser le trousseau principal. Nous payons l'hôtel et je remets un petit flacon de parfum à la jeune fille de la maison Tchisouti et une carte de Paris, en remerciement à son père Ki. Ils ont tous été très gentils et nous ont garanti un séjour très agréable et sans faille. Ils ont tous été très attentionnés, et nous ont beaucoup aidé pour faciliter notre séjour à Mandalay, c'est le coup de coeur de nos hôtels en birmanie, hôtel bien entretenu, cuisine bamar excellente et accueil parfait.
Nous avions réservé le dîner réservé à l'hôtel avant de partir, c'est le plus pratique, car nous ne pouvons aller au plus proche restaurant à pied.. J'ai demandé du curry de poulet. Nous avions prévu de passer une nuit de plus à Mandalay , mais comme nous avons pris l'option bus et non taxi pour aller à Monywa, nous passerons deux nuits dans cette ville au lieu d'une.
Mandalay 16 janvier
L'avion transite par Nyaung U, où beaucoup de monde descend. Arrivés à l'aéroport à 8h25, nous attendons le taxi partagé, commandé par l'hôtel (4000k/p.)qui nous déposera au Peacock lodge (réservé par mail, le mois précédent) 21 doll (bungalow), En attendant que notre chambre soit prête nous sommes très bien accueillis avec du thé vert et des fruits. Je me sens encore toute barbouillée. Nous discutons de notre programme avec la patronne qui nous aide à l'organiser. Elle nous propose un taxi bleu qui stationne devant la porte, nous verrons plus tard qu'il fait partie de l'équipe de la maison. Il s'appelle Sean Baw.
Nous négocions avec lui différents trajets, pour l'après-midi et les trois jours suivants, le premier (3000k) pour nous déposer au monastère Kutodaw et venir nous chercher à 5h1/2 , à l'entrée de la Colline de Mandalay. La patronne fait un dîner ce soir pour un groupe de sept genevois et nous propose de dîner aussi à l'hôtel; Nous visitons: Kuthodaw (le plus grand livre du monde avec ses 729 stèles) après avoir acheté le pass de Mandalay (10doll./p), une jeune femme ravissante bien maquillée de Thanakha porte un adorable bébé , dressé à sourire depuis sa naissance, je crois que c'est le plus jeune travailleur au monde. Ils forment un tableau touchant, Nous visitons ensuite Sandamuni (et ses 1774 stèles), Schwenandaw (beau monastère en bois), Kyauktaugyi et son bouddha de 900 tonnes taillé dans un seul bloc de marbre (le plan du lonely planet est faux, regarder l'emplacement des pagodes sur google maps) , puis nous nous dirigeons vers la Colline deMandalay : Nous prenons un pick up pour monter à l'accès de l'escalier roulant (1000k pour deux p.) il est 17heures, ne prenez qu'un aller, de toute façon, il n'y avait plus de pick-up pour le retour ! là on vous impose un casier pour garder vos chaussures : 200k /p. (soyez fermes, refusez et emmenez vos chaussures avec vous : l'escalier roulant s'est arrêté, il a fallu le gravir pieds nus (il y 3 escaliers roulants à monter !) et les redescendre de la même façon pour récupérer les chaussures, puisqu'elles étaient restées à la consigne ! au lieu de redescendre par un autre chemin. Le temple là haut est assez kitsch, avec ses carrelages fluo de salle de bains, et la vue est brumeuse. Nous redescendons à la tombée du jour, sans avoir vu grand chose. Les temples intermédiaires sont fermées et il n'y a pas d'électricité. Il est 6h-1/4. Nous retrouvons notre taxi blue qui nous a attendait patiemment à l'entrée des lions. Nous prenons une bonne douche et à 7h1/2 un délicieux repas bamar à l'hôtel dans le jardin: soupe, curry de poulet, aubergines, choux, fruits et un pancake de Mandalay ( 6000k/p. plus une bière pour deux : 2000k), mais je n'ai pas encore très faim.
Le personnel de cet hôtel est souriant et attentionné. Nous discutons avec les Suisses, ils sont dirigés par un guide qui se dit bénévole, ils ont un problème de bateau et doivent changer leur itinéraire! Le générateur est en marche, d'ailleurs nous observerons que l'électricité est souvent coupée. La nuit est difficile, le karakoé voisin est très bruyant, les chiens hurlent et tôt le matin, débutent les chants monastiques ! Nous sommes obligés d'utiliser des boules quies, ce qui n'est pas très confortable.
Mandalay :17 janvier
Nous nous levons à 7h-1/4 et prenons notre petit déjeuner à 8h-1/4, les Suisse attendent leur bus pour Bagan. Sean Baw, notre chauffeur de taxi-blue vient nous chercher vers 8h1/2 pour prendre le ferry 9h pour Mingun, située à 11km en aval de Mandalay Je suis étonnée de voir toute la circulation routière, beaucoup de vélos dont les conducteurs paraissent fatigués, des motos et quelques voitures et camions. Notre taxi blue de l'hôtel nous demandera 3000k pour aller de l'hôtel à l'embarcadère et 3000k au retour pour nous conduire de l'embarcadère au marché central, à 14h. Le droit d'entrée à Mingun est de 3 doll (le guichet est voisin de celui où vous prenez le ticket du ferry, pour éviter cette taxe, il faut simplement aller discrètement au guichet de droite pour le ferry, personne ne vérifie la taxe d'entrée de 3 doll). Beaucoup de bateaux sont stationnés le long du quai. Le ferry pour Mingun coûte 4500k/p.aller-retour Nous passons une heure agréable, en compagnie de 20 autres passagers et nous voyons des maisons tressées, des vaches blanches; il n'y a pas trop d'activité sur le fleuve. Des carrioles-taxis conduites par deux bœufs proposent leurs services aux touristes. Une seule route longée de nombreux stands d'artisanat, broderies, aquarelles, où nous sommes sans cesse harcelés par des vendeuses (c'est pour aller à l'école), l'une d'entre elles voudrait m'échanger du parfum contre un éventail (apportez des petits échantillons de parfum ou de rouge à lèvres «moi, j'aime les parfums français !». Des cours d'anglais de courte durée sont proposés dans une maison; Il y a énormément de poussière sur ces chemins, mais, malgré tout, il faut encore enlever ses chaussures pour pénétrer dans l'enceinte des temples ! La visite de Mingun peut se faire facilement en trois heures, mais nous ne sommes pas montés en haut de l'énorme pagode inachevée, il fallait encore enlever ses chaussures. Nous allons au bout de la route, où débute un sympathique petit village, bien ordonné, avec des petites maisons tressées clôturées puis remontons vers la paya Hsinbyume aux sept terrasses ondulantes, blanchies à la chaux. Au sommet, deux bouddhas assis l'un derrière l'autre :le petit fut décapité par des pilleurs d'or. Après sa réparation les habitants craignant que sa tête ne penche trop bas, en placèrent un 2° devant. Nous nous perdons en cherchant un itinéraire tranquille sans marchandes pour aller voir la cloche de Mingun qui pèse 90 tonnes.
A Mingun , se rafraîchir coûte cher : deux sodas en cannettes: négociés difficilement à 1500k! Mais bus agréablement devant un bébé ravi de faire sa toilette et de se verser des seaux d'eau sur la tête ! Les birmans adorent généralement que l'on s'intéresse à leurs bébés et qu'on les prenne en photo. Nous terminons par la Paya Settawya, sanctuaire creux et voûté .renfermant une empreinte de pied de Bouddha. Des femmes lavent le linge dans le fleuve et l'étendent par terre pour le faire sécher ou sur des poteaux. Nous reprenons le ferry; a l'arrivée aussi , impressionnant séchage de linge.
Notre taxi-blue nous conduit au marché Zeigyo , ou nous voyons énormément de tissus et de vêtements, le jean fait aussi sa percée !, toute sortes de marchandises sont vendues tout autour, c'est très animé, très poussiéreux et très fatiguant, des étalages gigantesques d'oignons roses jonchent le sol , c'est difficile de se frayer un chemin entre les véhicules de transport, la route est étroite. Le tracé de la promenade à pied indiquée dans le lonely planet est difficile à suivre, les routes sont beaucoup trop simplifiées et la circulation est très difficile. Nous nous perdons souvent avant d'arriver à la Paya Eindawya. Un homme arrose consciencieusement de seaux d'eau les plantes placées devant les bouddhas. Nous continuons jusqu'à la belle Paya Setkyatiha, avec son beau bouddha assis en bronze de 5m de haut et ses bouddhas couchés. Des enfants s'amusent joyeusement dehors. Deux star coca en bouteille nous désaltéreront en route pour 600k, dans un café indien. Nous prenons un taxi blue pour le BBB : 2000k (belle décoration mais hamburger médiocre, sûrement pas le bon choix !) Il n'y a pas de moyen de transport à la sortie du restaurant et les distances sont longues à Mandalay, nous faisons un retour obligé en trishaw (pour deux personnes, négocié à 1000k du BBQ au Peacock Lodge, ce n'est pas si désagréable après tout de se faire conduire !
La journée n'est pas finie : nous avons demandé à la fille de la maison « tchitsouti » de nous réserver des places pour le spectacle de marionnettes ce soir, au cas où un groupe aurait réservé lui aussi.
Le puppet show coûte 8000k/p. Auquel s'ajoute les frais de transport 3000k aller-retour avec le taxi blue de l'hotel.
Elle nous a réservé de bonnes places au 3° rang , les meilleures d'après elle. Nous sommes seulement sept spectateurs pour le double en musiciens, marionnettistes... ! C'est un joli spectacle (elles sont célèbres à Mandalay et jouaient autrefois des scènes qui pouvaient durer des heures , la troupe participe au festival international de Charleville Mézières, tous les deux ans) le site suivant donne de bonnes infos : http://www.mandalaymarionettes.com/aboutpuppetsmain1.html
Mandalay 18 janvier
Aujourd'hui, nous faisons une journée avec le taxi blue de Sean baw :20 000k
Nous allons voir le monastère en bois Shwe In Bin : d'énormes piliers en teck soutiennent le monastère, il est orné de fins motifs sculptés, les statues de Nat sur les portes sont très belles puis nous visitons le marché au jade voisin qui représente toute une entreprise, des femmes trient des pierres, des ouvriers les taillent, puis nous entrons dans un marché fermé :des acheteurs négocient, après avoir scruté la qualité des pierres (ne pas chercher à payer le droit d'entrée). Après un bref aperçu de cet énorme marché, nous nous dirigeons vers la pagode Mahamuni. De longs couloirs couverts, aux quatre extrémités vendent de l'artisanat. Je n'ai pas le droit, en tant que femme de m'approcher du célèbre Bouddha de la pagode et de coller des feuilles d'or; avec toutes ces épaisseurs d'or, il ne paraît pas très beau. Les femmes et les enfants le regardent, assis sur un tapis. Dans l'enceinte de la pagode, on peut voir des statues khmers, sans grand intérêt. Un musée présente de nombreuses photos venant de différents pays bouddhistes; au centre on surplombe une carte décrivant le parcours du Bouddha dans l'Asie, au-dessus un zodiaque dans le ciel. puis nous prenons la direction de la colline de Sagaing (prononcez « sagane »): le taxi nous arrête en bas de la Paya Soon U Ponya Shin, (il n'est pas assez puissant pour monter la côte, mais les taxis normaux le peuvent et seraient plus pratiques, on peut prendre aussi une moto), la montée se fait en 25 minutes (je décide de ne pas enlever mes chaussures avant le sommet !), et offre de belles vues sur les multiples pagodes dorées de Sagaing. La pagode en elle-même n'offre, à mon avis, pas grand intérêt, elle est un peu clinquante cette pagode, avec son carrelage, très salle de bains et ses panneaux très clinquants. Je n'ai pas vu les grenouilles en bronze du Lonely Planet. (derrière les toilettes, un taudis infect de sacs plastique et papiers toilette). Nous voulons continuer vers l'Umin Thounzeh, (colonnade en forme de croissant ornée de 45 statues de Bouddhas) un bonze nous ayant indiqué l'umin « ounzeh », qui est « son » monastère, il nous a mis malgré lui sur une mauvaise piste, nous devons de nouveau monter et redescendre ! l'Umin Thounzeh est très loin, il fait très chaud, et nous redescendons la colline.
Nous déjeunons à l'Happy Hotel Restaurant, qui est fermé mais que notre taxi blue arrive à faire ouvrir pour nous (deux ou trois personnes viendront après): 15 000k pour deux p. Au fait, un paquet de cigarettes Red Ruby coûte ici 700k ! (entre 600k et 800k) Nous allons voir les argentiers travailler, c'est très intéressant puis nous visitons la pagode Kaunghmudaw, énorme dôme blanc en forme de sein. De nombreux étals vendent du thanakha, mais personne n'en achète ! Nous retournons à l'hôtel. Mon conjoint s'est sérieusement entamé le dessous du pied et devra porter des pansements pendant une grande partie du séjour. Nous rencontrons Michelle, originaire de Tours qui cherche à partager des moyens de transport et nous demandera de participer à notre programme du lendemain;
Mandalay.19 janvier
Le taxi blue acceptera de prendre Michelle avec nous moyennant une augmentation de 2000k (20 000k au lieu des 18 000k prévus pour deux personnes soit 12 000k pour nous deux.)
Notre taxi blue nous emmène visiter les fabricants de feuilles d'or à King Galon. C'est très intéressant, mais surtout inimaginable que les batteurs d'or fassent autant d'effort et mettent autant de temps pour faire ces fines feuilles d'or, tout cela pour les bouddhas ! Noua allons voir sur la route d'Amarapura les sculpteurs sur bois, les broderies birmanes « kalata »(qui servent aussi à habiller les marionnettes), et les fonderies à la cire perdue (ils ont fait le bouddha du temple de Lodève dans l'hérault, comme nous le montre le pressbook, il est fabriqué en plusieurs parties qui sont assemblées sur le lieu final). Toutes ces visites organisées par Sean Baw étaient très intéressantes, Nous visitons la pagode Pahtodawgyi, toute blanche;les hommes peuvent grimper sur les terrasses qui offrent une vue brumeuse sur le lac et le pont U Bein, mais toujours pas moi !, puis nous allons voir la fabrication des longyi en soie, brodés, ou plus simples et visiter le kyaung Bagaya.
Nous prenons le ferry(1000k) pour aller à Inwa, où une calèche à cheval menée par une jeune femme( 6500 k pour trois p., sinon 5000k pour deux personnes, tarif affiché)nous emmène visiter les quatre principaux sites :Yadanasinme Pagoda, Bagaya Monastery, Palace Tower, Maha Aungmye Bonzan monastery; nous avons une belle vue sur la colline de Sagaing depuis le sommet de la tour penchée. Nous avons fait une belle promenade dans cette région que je n'avais pas imaginée verdoyante et cultivée. Nous avons eu, paraît-il, un très bon cheval, on peut voir les classements affichés sur un tableau.
Nous revenons au coeur de la ville d'Amarapura et visitons la pagode Nagayon au bouddha assis sur un socle en forme de serpent et le temple chinois Chinese Joss avec ses forêts de bouddhas en stuc dans toutes les positions, très curieux et très drôle!, mais pas très beaux. Tout est démesuré dans ce temple !
Direction le célèbre pont U Bein, nous réservons une barque pour 3000k qui viendra nous chercher de l'autre côté du pont pour faire le retour en bateau et voir le fameux coucher du soleil sur le pont Nous traversons à pied le pont U Bein et nous voyons notre courageux batelier, d'un âge très avancé, ramer pour conduire son bateau de l'autre côté du pont où il nous attendra. De l'autre côté du pont, la Pagode Kyauktawgyi présente un beau bouddha assis et de belles fresques, pas encore vues jusqu'à présent. Retour en bateau et coucher de soleil un peu décevant !
Après cette longue journée, nous apprécions le repas réservé à l'hôtel le matin, ce soir, ce sera du curry de poisson(6000k par p.)
Pyin oo lwin, 20 janvier
Nous assistons au défilé des bonzesses en rose qui viennent sonner à l'hôtel chercher leur riz et nous prenons des photos. Nous avons fait réserver un taxi partagé par notre hôtel à 8h (7000k place à l'arrière et 8000k la place devant). Deux jeunes filles y sont déjà présentes : le trajet dure 1h20 jet le taxi nous dépose directement à l'hotel :Dalhia Motel, nous avions fait réserver une chambre à 19 doll, par le Peacock, mais la baignoire est vraiment très sale et nous préférons prendre la chambre standard à 15 doll que le Dahlia Motel n'avait pas mentionné au téléphone (petites bêtes rampantes sur le carrelage, mais dans l'ensemble ça va) Nous partons à pied vers le jardin botanique (5doll /p. plus 1000k par app photo)Des nurseries de plantes longent la route. Le jardin est très beau, très étendu et très bien fleuri, il forme un contraste total avec le reste du Myanmar.Il est très peu fréquenté; nous voyons des volières (un paon fait la roue), un musée de papillons, des serres d'orchidées (en ce moment au repos pour la plupart), des daims peu sauvages, et une tour accessible par une grande route démesurée, avec ascenseur, elle offre un beau panorama sur la ville. Nous ressortons par l'entrée ouest et retrouvons la route d'arrivée assez déserte, mais par chance nous rencontrons une mototaxi sur le chemin du retour qui nous conduit au centre pour 2000k (l'hôtel et le jardin sont excentrés) Nous prenons un déjeuner très sommaire au Restaurant Nepali (1000k le plat) car il y a peu de choix mais l'accueil est cordial. (un nan avec un peu de légumes, un coca et du thé à volonté) Nous visitons un temple hindou où une vache est à l'honneur ! Un gamin, bien habillé en short et chemisette, et fier de porter des lunettes de soleil a un sourire craquant, nous le photographions, il est encouragé au fond de la cour par sa mère qui lui demande de sourire. Puis nous trouvons un autre temple hindou, Sri Krishna et nous allions y rentrer quand un conducteur de calèche nous propose ses services (les fameuses petites calèches de Pyin Oo Lwin !) un monsieur qui se dit professeur d'anglais vient nous aider et nous voilà maintenant entourés de quatre personnes !nous organisons un circuit pour 6000k au nord-est de la ville, nous commençons par un temple cantonnais, juste à côté d'une salle de mariage :deux beaux mariés chinois disent au revoir à leurs nombreux invités venus pour la plupart à moto, apparemment le repas vient de se terminer !Nous passons devant un terrain de sport où se dispute un match de foot très regardé, nous visitons une très belle paya Shwe Myan Tin, le gouvernement a beaucoup investi pour cette pagode magnifique, les bouddhas sont superbement drapés !des photos montrent les inaugurations en présence des militaires. nous sommes gentiment invités à y rentrer et à prendre des photos, le gardien nous dit même d'aller voir la paya U Shanti voisine qui ne comporte rien de spécial. Nous passons devant le marché shan et la Paya Aung Chantha, stupa blanc , et enfin, nous visitons le temple chinois Chan Tak (200k app photo), dans un très beau jardin, petite mare, belle pagode à 6 niveaux offrant une belle vue sur la ville et rendez-vous des amoureux !. Notre cocher nous laisse là comme convenu. Il est 6h moins ¼. Dans l'enceinte du temple se trouve un restaurant chinois désert La carte est en birman, le personnel s'amuse et nous emmène choisir notre repas dans la cuisine. On nous montre une assiette de légumes , des nouilles et en 5 minutes, même pas le temps de fumer une cigarette, on nous improvise très gentiment un bon dîner sympa : une délicieuse soupe de vermicelles de riz, une assiette de légumes, des samossas, du riz et du thé à volonté, tout cela pour 1000k ! Il fait totalement noir, le soleil qui finit de se coucher donne une belle couleur rouge au-dessus des arbres. L'hôtel est à 500m, mais on nous indique très gentiment le chemin, à plusieurs reprises, heureusement, nous avons toujours nos lampes frontales dans nos sacs à dos ! Brrr, il fait froid maintenant. La télévision passe une jolie musique shan.
Pyin OO lwin 21 janvier
La nuit a été très fraîche, j'ai supporté mon damart et un polaire sur ma veste de pyjama, le matelas est épais et très dur. Réveil à 3h-1/4, puis toutes les heures jusqu'au lever, à 6h ! Nous prenons notre petit déjeuner vers 6h30, le jour est levé : thé, un œuf sur le plat, toasts et confiture de fraises (moins bonne que celle que l'on trouve en France, bien que ce soit la spécialité de cette ville). Un touriste nous a prévenu que le trajet depuis l'hôtel vers le centre est offert par l'hôtel, nous leur demandons donc de nous emmener au centre après le petit déjeuner, je n'avais pas prévu que ce serait à moto, mais nous avons été conduits très lentement à notre demande ! Il fait encore froid, et nous supportons nos deux polaires superposés! Nous allons voir le marché du matin, qui s'installe fruits (oranges, ananas, pommes, pas de fraises, des pastèques)et légumes (nombreux chou-fleurs et autres types de choux); quelques femmes portant des serviettes éponge sur la tête, des pao, je crois, mais rien de très pittoresque. J'achète quelques CD musicaux, qui se révèleront être des DVD.
Puis nous cherchons la paya Shwezigon, beau décor extérieur, à côté d'un centre de méditation ou d'école bouddhique où un bonze demande à nous parler.; nous visitons aussi une autre paya, près du marché, le Maha Aung Mye BonThar . A 10h, il fait très chaud et nous retirons nos polaires.. Nous traînons dans le centre, envoyons des e-mails à nos enfants et confirmons notre réservation à l'hôtel New Park à Nyaung U(600k de l'heure), passons devant l'église anglicane de la Toussaint, qui est fermée. Des enfants déjeunent, mais nous n'avons pas droit aux sourires. Il est 11h, nous cherchons la fameuse boutique d'artisanat Pacific Word, et nous retrouvons le supposé professeur d'anglais de la veille dont le père tient la boutique. C'est un bric à brac poussiéreux de statues de bouddhas et de masques de tribus que je m'empresse de quitter. Nous allons déjeuner à la pâtisserie GoldenTriangle Coffee où nous nous reposons pendant plus de deux heures (nous prenons chacun un sandwich aux crudités et poulet, une viennoiserie, un ice latte, un expresso pour 13 200k). Quelques touristes arrivent et repartent pendant ce laps de temps;il y a très peu de touristes à Pyin Oo Lwin ! Peut-être une dizaine (notre immense motel paraît désert). Nous quittons notre café et tombons sur notre sympathique cocher de la veille qui nous ramène à l'hôtel pour 2000k . Nous attendons notre taxi partagé que nous avions demandé pour 15h pour retourner à Mandalay. (8000k place devant et 7000k à l'arrière) et j'ai le temps d'écrire mon compte-rendu dans le bar de l'hôtel, où la température est agréable. Il est 2h1/2. Nous discutons avec un représentant en jade, il me montre des petits paquets contenant différents types de jade, des jades étoilées, un peu grises et des jade vertes, je dis: oh, beautiful ! Et lui « you like? » et il m'en offre une, je suis très touchée et offre en échange une petite bouteille de parfum Guerlain à sa femme qui voyage avec lui ainsi qu'une carte postale de Paris, elle est ravie. Les taxis sont toujours ponctuels et même en avance ! Il est 3h – 20 et notre toyota arrive déjà !nous partageons le taxi avec une femme birmane et un militaire. Ils ont payé 5000k. A 15h, l'école est finie et beaucoup d'enfants rentrent, tout au long de la route. En 1h30, nous sommes de retour !
Au retour au Peacock Lodge, on nous offre du thé vert., un groupe a emmené notre clé ainsi que deux autres et nous devons utiliser le trousseau principal. Nous payons l'hôtel et je remets un petit flacon de parfum à la jeune fille de la maison Tchisouti et une carte de Paris, en remerciement à son père Ki. Ils ont tous été très gentils et nous ont garanti un séjour très agréable et sans faille. Ils ont tous été très attentionnés, et nous ont beaucoup aidé pour faciliter notre séjour à Mandalay, c'est le coup de coeur de nos hôtels en birmanie, hôtel bien entretenu, cuisine bamar excellente et accueil parfait.
Nous avions réservé le dîner réservé à l'hôtel avant de partir, c'est le plus pratique, car nous ne pouvons aller au plus proche restaurant à pied.. J'ai demandé du curry de poulet. Nous avions prévu de passer une nuit de plus à Mandalay , mais comme nous avons pris l'option bus et non taxi pour aller à Monywa, nous passerons deux nuits dans cette ville au lieu d'une.
Agence de voyage en ligne pour un vol Paris-Manille?
Bonjour,
Je cherche à acheter des billets d'avion pour un aller-retour Paris-Manille en mars, mais c'est un peu la jungle des agences de voyage en ligne!
Avez vous des préférences? Bravofly propose des tarifs intéressants mais vu les nombreux avis négatifs, je pense m'abstenir...
Y a t-il des choses à vérifier avant d'acheter un billet sur internet?
Merci pour vos réponses,
Bonne soirée.
Quelques nouvelles de La Havane
le platanar est toujours de Bartolo, la charanga pique toujours les paroles de ses chansons mais ce nouveau mois passé à la Havane, ou du moins pas très loin, a quand même été l’occasion de voir et d’entendre quelques petits changements ! au son des radios on peut entendre que la capitale a changé de gardien (peut être que gente de zona se prend aujourd’hui pour le roi de la Havane) et toujours selon la Charanga on se marre dans la ville au milles colonnes pendant que d’autres pleurent à Miami (bah tiens !).
Sinon c’est toujours la lutte pour les taxis depuis les restrictions sur les licences et l’augmentation des prix de l’année dernière s’est maintenue dans ce secteur (tu peux toujours tenter d’hurler ta question : chauffeur à 10, à 10 ?? tu vas voir les vents que tu te prends.. pour sortir de la Havane et se rendre à Alamar c’est 20 ou tu prends le bus !).
Les bruits de la rue disent que Nestlé devrait quitter l’île (qui va fournir les glaces industrielles ?? même si elles sont hors de prix pour les cubains..) et que le temps de libération pour les professions de santé passerait de 5 à 7 ans. D’ailleurs plus généralement des lois plus restrictives concernant les professionnels diplômés universitaires sont attendues (la fuite des cerveaux commence à peser on dirait..).
Il semble aussi que le métier de chauffeur ne fasse plus rêver, et plus de chauffeur pour ramener le gaz = 10h de queue pour tenter de récupérer ta bombonne sans laquelle tu peux plus cuisiner !
Ca a aussi été l’occasion de croiser une star du net puisque depuis le balcon d’une maison du Vedado on a vu passer Panfilo dans la rue ! Une bonne partie des jeunes cubains avec qui j’étais est descendu pour prendre des photos et il a assuré le spectacle en nous jouant son fameux ‘Jama !’ en direct. L’un des cubains disaient que les USA lui aurait offert un visa.. en tout cas en janvier il sévissait encore dans le Vedado !
Sinon c’est toujours la lutte pour les taxis depuis les restrictions sur les licences et l’augmentation des prix de l’année dernière s’est maintenue dans ce secteur (tu peux toujours tenter d’hurler ta question : chauffeur à 10, à 10 ?? tu vas voir les vents que tu te prends.. pour sortir de la Havane et se rendre à Alamar c’est 20 ou tu prends le bus !).
Les bruits de la rue disent que Nestlé devrait quitter l’île (qui va fournir les glaces industrielles ?? même si elles sont hors de prix pour les cubains..) et que le temps de libération pour les professions de santé passerait de 5 à 7 ans. D’ailleurs plus généralement des lois plus restrictives concernant les professionnels diplômés universitaires sont attendues (la fuite des cerveaux commence à peser on dirait..).
Il semble aussi que le métier de chauffeur ne fasse plus rêver, et plus de chauffeur pour ramener le gaz = 10h de queue pour tenter de récupérer ta bombonne sans laquelle tu peux plus cuisiner !
Ca a aussi été l’occasion de croiser une star du net puisque depuis le balcon d’une maison du Vedado on a vu passer Panfilo dans la rue ! Une bonne partie des jeunes cubains avec qui j’étais est descendu pour prendre des photos et il a assuré le spectacle en nous jouant son fameux ‘Jama !’ en direct. L’un des cubains disaient que les USA lui aurait offert un visa.. en tout cas en janvier il sévissait encore dans le Vedado !
Cocoloco Island, Palawan: prix pour l'hébergement?
Bonjour a tous,
Coco loco est t'elle hors de prix pour l'hebergement ? apres des recherches sur le net, je n'arrive pas a connaitre les prix et surtout le prix du bateaux aller retour, car si l'hebergement est vraiment cher, au moins j'espere y passer la journee.
Merci a tous.
Coco loco est t'elle hors de prix pour l'hebergement ? apres des recherches sur le net, je n'arrive pas a connaitre les prix et surtout le prix du bateaux aller retour, car si l'hebergement est vraiment cher, au moins j'espere y passer la journee.
Merci a tous.
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman)
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman)(1)
Lyon, le 29 janvier, 5 cm de givre et de neige mêlés couvrent les pare-brises des véhicules du parking longue durée de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.
Dans dix heures, après six mille kilomètres et deux escales, Ulysse donnera un coup de climatiseur pour rafraîchir sa chambre de sultan à l'hôtel Marina de Muscat ou Mascate(in french) (capitale du sultanat d'Oman)
Mais, au fait, pourquoi cette destination?
aux côtés des Émirats Unis, (ils sont sept), alors que les médias bombardent l'Occident des horreurs d'AL kAIDA dans la Corne de l'Afrique, alors que les grands voyagistes boudent encore le détroit d'ormuz, sans doute trop encombrant et trop encombré de dépêches d'Agence, et d'histoire récente...
Ulysse avait lu récemment que des dizaines de tankers, goinfrés de pétrole, patientaient dans le Golfe d'Oman, en attendant la remontée des cours du baril (74 dollars le baril)..
Toute cette actualité, bonne ou moins bonne, la découverte récente (I992) de cités enfouies du deuxième millénaire, par repérage satellite, dans le désert du Dofar au sud du Sultanat, les folies de DUBAI et d'Abu-Dhabi, explosion de délires architecturaux et goinfrerie de certains émirats sous la manne du pétrole, tout cela avait titillé la curiosité d'Ulysse qui n'attendait qu'une promotion alléchante d'Air-France -KLM... pour mettre ses désirs et ses rêves au niveau des réalités...
Le voyage serait burlesque et baroque, l'Airbus patinerait au décollage sur le tarmac de Saint-Exupéry, les contrôleurs aériens imposerait une escale technique à Abu-Dhabi, Ulysse en profiterait pour découvrir l'architecture "dunaire" de l'aéroport psychédélique et le peuple des migrants indo-pakistanais...
Lyon, le 29 janvier, 5 cm de givre et de neige mêlés couvrent les pare-brises des véhicules du parking longue durée de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.
Dans dix heures, après six mille kilomètres et deux escales, Ulysse donnera un coup de climatiseur pour rafraîchir sa chambre de sultan à l'hôtel Marina de Muscat ou Mascate(in french) (capitale du sultanat d'Oman)
Mais, au fait, pourquoi cette destination?
aux côtés des Émirats Unis, (ils sont sept), alors que les médias bombardent l'Occident des horreurs d'AL kAIDA dans la Corne de l'Afrique, alors que les grands voyagistes boudent encore le détroit d'ormuz, sans doute trop encombrant et trop encombré de dépêches d'Agence, et d'histoire récente...
Ulysse avait lu récemment que des dizaines de tankers, goinfrés de pétrole, patientaient dans le Golfe d'Oman, en attendant la remontée des cours du baril (74 dollars le baril)..
Toute cette actualité, bonne ou moins bonne, la découverte récente (I992) de cités enfouies du deuxième millénaire, par repérage satellite, dans le désert du Dofar au sud du Sultanat, les folies de DUBAI et d'Abu-Dhabi, explosion de délires architecturaux et goinfrerie de certains émirats sous la manne du pétrole, tout cela avait titillé la curiosité d'Ulysse qui n'attendait qu'une promotion alléchante d'Air-France -KLM... pour mettre ses désirs et ses rêves au niveau des réalités...
Le voyage serait burlesque et baroque, l'Airbus patinerait au décollage sur le tarmac de Saint-Exupéry, les contrôleurs aériens imposerait une escale technique à Abu-Dhabi, Ulysse en profiterait pour découvrir l'architecture "dunaire" de l'aéroport psychédélique et le peuple des migrants indo-pakistanais...











