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Trouver un logement sans réservation au Liban?
bonjour
la semaine prochaine, je pense m'envolé pour la jordanie (pour une 20ene de jour) .
de la jordanie allé en syrie, mais je n'ai pas de visa (derniere minute oblige) ce sera donc au bonheur la chance (a la frontiere).
si jme fais refoulé je compte passer quelque jour au liban (une semaine-10j)
est il possible de trouver des logement sans reservations, au jour le jour au liban, vu la periode?
est il frequent et possible de beneficier de l'hospitalité libannaise? (j'emmene un petit matelas cas ou).
dormir a la belle étoile, accepté, dangereux?
je pense qu'un sac de couchage est inutile entre mi aout et mi septembre en jordanie syrie ou liban.
merci d'avance pour vos réponse. guillaume.
merci d'avance pour vos réponse. guillaume.
Urgent: problème de passeport français
Bonjour,
J'ai vraiment besoin de vos conseils, je dois partir le 2 juin pour la Syrie, j'ai déjà mes billets. Mon dossier avec le consulat d'Edimbourg pour refaire mon passeport est en cours depuis février, ils m'avaient donné deux rendez-vous que j'ai dû manqué (conférences importantes à l'université). J'ai raté le troisème parce que je me suis trompée de date. Apparemment, il n'y a rien avant le 24 mai maintenant, et ça ne sert à rien de le faire si tard puisque je dois partir le 2. J'ai besoin d'un nouveau passeport maintenant pour faire ma demande de visa. Apparemment les passeports d'urgence ne sont possible que pour les maladies graves. S'il vous plaît, dites moi qu'il y a une solution. Qu'est-ce que je peux faire? Je suis prête à revenir en France si nécessaire. Merci.
J'ai vraiment besoin de vos conseils, je dois partir le 2 juin pour la Syrie, j'ai déjà mes billets. Mon dossier avec le consulat d'Edimbourg pour refaire mon passeport est en cours depuis février, ils m'avaient donné deux rendez-vous que j'ai dû manqué (conférences importantes à l'université). J'ai raté le troisème parce que je me suis trompée de date. Apparemment, il n'y a rien avant le 24 mai maintenant, et ça ne sert à rien de le faire si tard puisque je dois partir le 2. J'ai besoin d'un nouveau passeport maintenant pour faire ma demande de visa. Apparemment les passeports d'urgence ne sont possible que pour les maladies graves. S'il vous plaît, dites moi qu'il y a une solution. Qu'est-ce que je peux faire? Je suis prête à revenir en France si nécessaire. Merci.
Voyage Égypte-Chine à vélo: cartes?
Bonjour à tous,
je compte m'élancer d'ici peu pour un long périple du Caire jusqu'en Chine via Jordanie, Syrie, Turquie, Iran, Turkmenistan, Ouzbekistan et Kirghizstan.
C'est mon premier long voyage à vélo et ma seule expérience précédente est un Paris-Budapest l'automne dernier.
Je fais appel à vos témoignages pour l'achat et la gestion des cartes routieres durant le voyage car voila ou j'en suis dans ma reflexion:
- Partir avec toutes les cartes dans les sacoches, ça fait un peu beaucoup!
- Les acheter au fur et à mesure, ça implique d'être dans une grande ville mais comment faire depuis la frontière?
J'en suis à me dire que je vais peut-être tout acheter à Paris (je suis parisien), scanner l'ensemble et me l'envoyer par mail pour imprimer ce dont j'aurai besoin d'une capitale ou grande ville à l'autre (la ou je serais a peu pres sur de trouver des cybercafes avec possibilité d'imprimer )
J'aimerais avoir vos avis, conseils et témoignages sur ce sujet, merci d'avance!
Ben
je compte m'élancer d'ici peu pour un long périple du Caire jusqu'en Chine via Jordanie, Syrie, Turquie, Iran, Turkmenistan, Ouzbekistan et Kirghizstan.
C'est mon premier long voyage à vélo et ma seule expérience précédente est un Paris-Budapest l'automne dernier.
Je fais appel à vos témoignages pour l'achat et la gestion des cartes routieres durant le voyage car voila ou j'en suis dans ma reflexion:
- Partir avec toutes les cartes dans les sacoches, ça fait un peu beaucoup!
- Les acheter au fur et à mesure, ça implique d'être dans une grande ville mais comment faire depuis la frontière?
J'en suis à me dire que je vais peut-être tout acheter à Paris (je suis parisien), scanner l'ensemble et me l'envoyer par mail pour imprimer ce dont j'aurai besoin d'une capitale ou grande ville à l'autre (la ou je serais a peu pres sur de trouver des cybercafes avec possibilité d'imprimer )
J'aimerais avoir vos avis, conseils et témoignages sur ce sujet, merci d'avance!
Ben
D'Istanbul à Jérusalem: passage des frontières?
Nous sommes 5 amis/amies et envisageons un voyage d'Istambul à Jérusalem en passant par la Syrie, le Liban, la Jordanie et Israel. Le tous en 3 semaines. Un peu ambitieux sans doute. Qui pourrait me renseigner plus précisément sur les passages de frontières. J'ai cru comprendre que le passage d'un pays arabe à Israel et vice versa n'est pas toujours facile.
Merci de partager vos expériences avec nous.
🙂
🙂
Trajet Dahab (Égypte) - Jordanie sans passer pas Israël?
Hello,
je pars la semaine prochaine pour 2 semaines en Egypte puis 2 semaines en Jordanie et Syrie. Je n'ai pas trouvé comment passer directement d'Egypte en Jordanie. Existe-t-il des possibilités de passage de Taba à Aqaba par bateau ? Accessoirement quel est le moyen de paiement recommandé pour ces 3 pays ? Merci par avance. Paul
je pars la semaine prochaine pour 2 semaines en Egypte puis 2 semaines en Jordanie et Syrie. Je n'ai pas trouvé comment passer directement d'Egypte en Jordanie. Existe-t-il des possibilités de passage de Taba à Aqaba par bateau ? Accessoirement quel est le moyen de paiement recommandé pour ces 3 pays ? Merci par avance. Paul
Traversée à moto: Egypte - Lybie - Tunisie - Algérie
Bonjour,
je pars faire un voyage autour de la méditéranée en Moto,
Mon voyage passe par la jordanie, egypte la syrie tunisie puis algérie,
J'ai quelques question dont je n'arrive pas à trouver la réponse sur ce site,
1- Jordanie, est il bien possible d'obtenir un visa aux poste frontière par la turquie?
2- Egypte, j'ai un carnet de passage des douanne, mais pour le visa je ne sais pas comment procéder car si je le prends ici en Belgique il ne sera plus valable une fois arrivé en Egypt (3 mois après avoir quitter la Belgique), est il possible d'en obtenir en arrivant par bateau depuis la jordanie en même temps que tout les procédure d'immatriculation de mon véhicule en Egypte?
3- j'ai lu que pour traverser la Lybie il y avait beaucoup de frais et de complication, je voulais donc l'eviter en bateau vers la tunisie. Deux solutions:
A- Bateau Egypte Tunis, cela n'existe pas d'après ce que j'ai lu...?
B- Visa transit de 7 jour à obtenir à Alexendrie n'impliquant pas de guide ou d'adresse de contact en Lybie. Est-ce encore possible, où dois je m'adresser? est il possible d'obtenir ce visa depuis la Belgique?
4- Pour l'algérie je encore rien vu de négatif pour le moment au niveau des procédur d'entrée, y en a il (autre que simple visa...)?
Je sais que ensuite algérie maroc je devrai passer par l'espagne, je pense que cela ne pose pas de problème,
Merci d'avance pour toutes ces infos,
Belle journée
Jérôme
Transports en car en Turquie: horaires des lignes sur internet?
Bonjour,
je vais en Turquie début aout avec ma famille, et un ami qui vient d'Antakya (vers la Syrie) doit me rejoindre à Istanbul.
Il voudrait venir en car, mais on ne trouve pas les horaires des lignes sur internet, de Antakya à Ankara et d'Ankara à Istanbul...
Est ce que quelqu'un sait où se renseigner, ou bien a déjà utilisé ce transport pour traverser la Turquie ?
Merci d'avance! =)
Liaison maritime Turquie-Israël?
Bonjour
Je cherche un moyen de rejoindre Israel par la Turquie par bateau pour éviter de traverser la Syrie. Connaissez vous des compagnies faisant cette liaison ou sinon que pensez vous de traverser la Syrie par voie terrestre pour tjrs aller en Israel
Merci d'avance
Je cherche un moyen de rejoindre Israel par la Turquie par bateau pour éviter de traverser la Syrie. Connaissez vous des compagnies faisant cette liaison ou sinon que pensez vous de traverser la Syrie par voie terrestre pour tjrs aller en Israel
Merci d'avance
Endroit le plus sympathique pour passer l'hiver en Jordanie ou dans le sud de la Turquie?
nous voulons tenter l'expérience de passer un mois (probablement novembre) en Jordanie et remonter par La Syrie puis la Turquie.
Qui aurait des infos sur l'endroit le plus sympa pour passer décembre et une partie de janvier dans le sud de la Turquie
Nous sommes en camping car
merci
Obtention des visas syrien et indien
Je vous expose mon programme :
Je pars en Turquie le 1er septembre (environ 3 semaines), puis je descendrai en Syrie, au Liban, en Jordanie par voie terrestre. Ensuite j'ai un vol le 12 novembre de Aman vers Sanaa. Enfin un autre vol de Sanaa vers Dubai le 9 décembre.
Je visiterai pendant le mois de décembre le Sultanat d'Oman et les E.A.U. Après si les évenements se calment, j'irai en Iran pour le mois de janvier. Puis je prendrai un vol de Téhéran vers Dehli (arrivée en Inde prévu début février 2010).
Mes questions sont :
Pour la Syrie, j'envisage de prendre un visa multi entrées (pour cause d'aller retour au Liban), valable 6 mois que je ferai à l'ambassade syrienne de Paris début juillet 2009. A chaque entrée en territoire syrien, obtiendrai je à chaque fois une durée de 15 jours sur leur sol ?
Pour le visa iranien, si les conditions ne changent pas d'ici là, je le prendrai à l'aéroport de Téhéran (durée 15 jours) puis je le ferai prolonger en cours de route (pour aussi 15 jours).
Pour le visa indien, j'ai vu sur le site de vfs, que je peux prendre un visa multi entrées valable un an dès son émission. Je compte le faire une fois le visa syrien obtenu, c'est à dire mi juillet 2009. Ou pensez vous qu'il est préférable de le faire en cours de route ? et dans quel pays ? Je compte directement aller au Népal une fois arrivé à Dehli pour le fin de saison de trekking, puis je retournerai en Inde fin mars 2010 pour visiter le sud pendant un mois et ensuite monter au Ladakh en mai et juin 2010 pour une autre saison de trekking.
Pour les autres pays que j'envisage de visiter, les visas s'obtiennent aux frontières ou aux aéroports, est ce toujours le cas ?
Pas évident de tout planifier, je compte sur vos expériences vécues, pour me conseiller.
merci d'avance
Antoine
Je pars en Turquie le 1er septembre (environ 3 semaines), puis je descendrai en Syrie, au Liban, en Jordanie par voie terrestre. Ensuite j'ai un vol le 12 novembre de Aman vers Sanaa. Enfin un autre vol de Sanaa vers Dubai le 9 décembre.
Je visiterai pendant le mois de décembre le Sultanat d'Oman et les E.A.U. Après si les évenements se calment, j'irai en Iran pour le mois de janvier. Puis je prendrai un vol de Téhéran vers Dehli (arrivée en Inde prévu début février 2010).
Mes questions sont :
Pour la Syrie, j'envisage de prendre un visa multi entrées (pour cause d'aller retour au Liban), valable 6 mois que je ferai à l'ambassade syrienne de Paris début juillet 2009. A chaque entrée en territoire syrien, obtiendrai je à chaque fois une durée de 15 jours sur leur sol ?
Pour le visa iranien, si les conditions ne changent pas d'ici là, je le prendrai à l'aéroport de Téhéran (durée 15 jours) puis je le ferai prolonger en cours de route (pour aussi 15 jours).
Pour le visa indien, j'ai vu sur le site de vfs, que je peux prendre un visa multi entrées valable un an dès son émission. Je compte le faire une fois le visa syrien obtenu, c'est à dire mi juillet 2009. Ou pensez vous qu'il est préférable de le faire en cours de route ? et dans quel pays ? Je compte directement aller au Népal une fois arrivé à Dehli pour le fin de saison de trekking, puis je retournerai en Inde fin mars 2010 pour visiter le sud pendant un mois et ensuite monter au Ladakh en mai et juin 2010 pour une autre saison de trekking.
Pour les autres pays que j'envisage de visiter, les visas s'obtiennent aux frontières ou aux aéroports, est ce toujours le cas ?
Pas évident de tout planifier, je compte sur vos expériences vécues, pour me conseiller.
merci d'avance
Antoine
Voyager en train au Moyen-Orient?
Bonjour, je projette d'effectuer un voyage en train en partant de :
Egypte - (Le Caire-Canal de Suez) Liban - (Haifa-Nakroum-Beyrouth-Tripoli) Syrie - Alep Turquie - (Adana-Haidar-Pacha-Istanbul) jusqu'en Bulgarie - Sophia ;
j'ai des difficultés à trouver des réseaux ferroviaires entre ces pays. Parfois je devrais emprunter la voie maritime, mais je ne souhaite pas utiliser la voie aérienne. Quelqu'un pourrait il me dire si ce type de réseaux existe ou dois je prendre une voiture ou un car?
Merci beaucoup de vos réponses
Egypte - (Le Caire-Canal de Suez) Liban - (Haifa-Nakroum-Beyrouth-Tripoli) Syrie - Alep Turquie - (Adana-Haidar-Pacha-Istanbul) jusqu'en Bulgarie - Sophia ;
j'ai des difficultés à trouver des réseaux ferroviaires entre ces pays. Parfois je devrais emprunter la voie maritime, mais je ne souhaite pas utiliser la voie aérienne. Quelqu'un pourrait il me dire si ce type de réseaux existe ou dois je prendre une voiture ou un car?
Merci beaucoup de vos réponses
Guide (livre) pour le Yémen?
Je voudrais retourner au Yemen, dans les années 90 il y avait 2 gudes: L.P et Routard ( Jordanie Syrie Yemen )
apparemment ces guides n existent plus
Foot Print non plus
qq'un conaît il un autre éditeur pour ce pays
merci
Obtention des visas pour les pays du Moyen Orient
Bonjour, je vais commencer mon tour du monde par la Turquie (aucun probleme de visa), ensuite je vais rejoindre la Syrie :
Est il possible d'obtenir un visa syrien à la frontière ? Ou dois je le faire au préalable en France ?
De la Syrie, je me rendrai en Jordanie :
Normalement en tant que ressortissant francais, j'ai le droit à un visa d'un mois a la frontiere. Est ce toujours d'actualité ?
De la Jordanie, je m'envolerai pour le Yemen :
Est il possible d'obtenir un visa a la frontiere ? ou dois je le faire a Amman ?
Du Yemen, je rejoindrai Dubai, ou je n ai pas besoin e visa pour une durée inferieure a un mois, j'en profiterai pour descendre a Oman, ou dans les memes conditions que les Emirats Arabes Unis, je pourrai ciculer pendant un mois.
Mes vols sont déjà reservés (paris-istanbul ; amman-sanaa ; sanaa-dubai). Je partirai le 2 septembre 2009.
Ensuite je souhaite m'envoler de Dubai vers l'Iran, est il possible de faire un visa iranien a Dubai ou Abou Dhabi ? combien de temps cela prendrait il ? Meme question pour un visa indien, ou bien est ce possible d'obtenir un visa indien à Téhéran ?
Dans l'attente de vos réponses.
merci d'avance
Pour l'instant je serai a Dubai le 9 decembre 2009, je compte quitter cette region apres avoir été a Oman, pour l'Iran (pendant environ 1 ou 2 mois), de la je me rendrai en avion a Delhi ou je passerai plusieurs mois entre l'Inde, le Nepal et le Sri Lanka. Puis je prendrai un autre avion pour Bangkok avant de continuer vers l'australie ...
je compte sur vous
merci d'avance
antoine
Est il possible d'obtenir un visa syrien à la frontière ? Ou dois je le faire au préalable en France ?
De la Syrie, je me rendrai en Jordanie :
Normalement en tant que ressortissant francais, j'ai le droit à un visa d'un mois a la frontiere. Est ce toujours d'actualité ?
De la Jordanie, je m'envolerai pour le Yemen :
Est il possible d'obtenir un visa a la frontiere ? ou dois je le faire a Amman ?
Du Yemen, je rejoindrai Dubai, ou je n ai pas besoin e visa pour une durée inferieure a un mois, j'en profiterai pour descendre a Oman, ou dans les memes conditions que les Emirats Arabes Unis, je pourrai ciculer pendant un mois.
Mes vols sont déjà reservés (paris-istanbul ; amman-sanaa ; sanaa-dubai). Je partirai le 2 septembre 2009.
Ensuite je souhaite m'envoler de Dubai vers l'Iran, est il possible de faire un visa iranien a Dubai ou Abou Dhabi ? combien de temps cela prendrait il ? Meme question pour un visa indien, ou bien est ce possible d'obtenir un visa indien à Téhéran ?
Dans l'attente de vos réponses.
merci d'avance
Pour l'instant je serai a Dubai le 9 decembre 2009, je compte quitter cette region apres avoir été a Oman, pour l'Iran (pendant environ 1 ou 2 mois), de la je me rendrai en avion a Delhi ou je passerai plusieurs mois entre l'Inde, le Nepal et le Sri Lanka. Puis je prendrai un autre avion pour Bangkok avant de continuer vers l'australie ...
je compte sur vous
merci d'avance
antoine
Amman et la mer Morte
J'ai eu tout le temps de faire et de voir tout ce que je voulais en syrie,
il est temps de passé à la suite en suivant la route du sud.
Damas, capitale syrienne, étant située au sud du pays, et Amman, capitale jordanienne, étant au nord du pays la liaison devrait être vite faite.
Seulement le bus, je commence à connaître par coeur. Les gares routières et leur ambiance glamour au possible n'ont plus de secrets pour moi. Il était donc recommandable d'essayer de dénicher un nouveau moyen de transport. Le LP indique qu'il existe un train reliant les 2 capitales. Le tarif n'étant pas géré par la SNCF, c'était donc d'autant plus envisageable. 2 trains par semaine, c'est parfait, un de cela part le lundi et ça tombe bien, on est lundi. Le principe du train transfrontalier est un peu particulier. un train part de Damas le matin à 8h en même temps qu'un autre qui quitte Amman. Les 2 trains devant se rejoindre à la frontière. Pour le passager, à ce moment-là, il faut traverser la frontière à pieds et prendre le train de l'autre côté qui repart d'où il vient avec les passagers partis de l'autre pays. Je me prépare à rejoindre la gare, il est 7h. J'attrape facilement un taxi et le convie à me conduire jusqu'à la gare. "Pourquoi?" demande-t-il incrédule. "Pour aller en jordanie voyons!" lui rétorquais-je. "Mais il n'y a plus de train depuis 2 ans mon petit ami!!" "C'est pourtant dans le LP!!"
Le type a quand même l'air bien sûr de lui et comme il ne me propose pas de me faire un "bon prix" pour m'amener lui-même à Amman, il y a anguille sous roche. En fait l'anguille c'est que la dernière édition du LP "Moyen-Orient" date de 2006, et comme par hasard le train s'est arrêter la même année. Renseignement pris auprès d'une tierce personne, ce que dit le chauffeur de taxi est vrai. Le destin veut vraiment me voir enchaîner les bus les uns après les autres. Pour le train ce sera donc pour une autre fois, en Egypte où le LP signale que des trains roulent encore, en 2006. On verra bien à ce moment-là...
Me voici donc reparti vers une nouvelle gare routière, celle de Damas ou plus une de celles de Damas car pas la même que celle par où je suis arrivé. J'y débarque avec Faysal que j'ai retrouvé et on se rencarde sur l'heure du prochain départ pour la Jordanie. Mauvaise nouvelle, 2 compagnies font le trajet mais l'attente pour l'une et l'autre dépasse les 4 heures. Que faire? On dit aux guichetiers qu'on doit réfléchir avant de prendre une décision. Le plan B peut-être un brin différent, il y a à l'entrée de la gare routière pleins de chauffeurs de taxis spécialisés dans l'aller-retour vers Amman. C'est pas une entube car sur les portières des voitures c'est écrit en grosses lettres. On compare les prix avec le bus pour constater que la différence est minime. C'est décidé donc, on ne fera pas le chemin en bus mais en voiture particulière. Pourquoi pas? La seule chose, c'est que plus on est dans la voiture, plus le prix décroit. Il nous faudra donc attendre de longues minutes avant que la voiture ne soit pleine de 2 autres passagers. Ils sont Syriens, et comme Laurel et Hardy l'un est grand et l'autre petit. Et que croyez-vous qu'il se passa? Le petit s'installa à l'avant tandis que le grand partagera la banquette arrière avec Faysal, un gaillard aussi large que haut, et moi au milieu. En général, j'ai plutôt l'habitude de doucement m'assoupir dans les transports, ça m'a l'air raté pour cette fois, mon épaule gauche est comprimée contre l'épaule droite de Faysal et mon épaule droite comprimée par l'épaule droite de Laurel, à moins que ce ne soit Hardy.
On arrive à la frontière en 1 heure environ, il est 13h. La voiture doit s'immobiliser d'une part pour un check-out des autorités avec fouilles sommaires des bagages, et d'autre part pour que tous les passagers puissent s'acquitter de leur visa. La première étape prend 30 bonnes minutes. Lorsque le douanier arrive à ma hauteur ainsi que celle de mes 2 sacs, il m'intime l'ordre de les ouvrir. J'entreprend d'ouvrir le gros sac en premier et à peine ouvert, il me dit de le refermer, c'était bien la peine... Maintenant il est l'heure de faire chauffer le passeport pour la pose payante du visa jordanien. Seul problème, en quittant la Syrie de l'autre côté de la frontière, on doit s'acquitter d'une taxe de sortie de territoire. Incroyable!! Tu payes 23 euros pour te faire faire un visa d'entrée, et voilà qu'en sortant on te demande encore une dizaines d'euros. L'hospitalité légendaire des gens du coin n'a apparemment pas prise sur nos amis douaniers... Mes derniers pounds syriens passent donc dedans, heureusement que le chauffeur de la voiture acceptera de se faire payer en dinars jordaniens autrement j'étais bon pour faire la plonge chez lui pendant de longues heures. Heureusement donc, côté jordanien il y a un distributeur pour récolter les précieuses devises. C'est la première fois que je dois ressortir ma carte bleue depuis l'entrée en Syrie. Je vais vers le distributeur mon porte-feuille en poche, j'approche de la machine et me met à chercher la fameuse carte. Dans le porte-feuille, rien. Dans mes poches, rien non plus!!! Mon coeur prend un coup d'accélérateur. Pendant plusieurs secondes, une seule question : "qu'est ce que j'ai foutu de cette fichue carte?!?" La réponse viendra d'elle-même, j'ai pris soin en arrivant en Syrie de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, et ai mis ma CB en lieu sûr mais pas dans mon porte-feuille. Il était moins une avant que j'hurles et que je me maudisses, je retrouve la CB, fin de la péripétie, ouf!!! Seule chose positif, ça n'arrivera plus, je me souviendrais à partir de maintenant de cette mésaventure, plus question que ça se reproduise!
L'obtention du visa jordanien se fait à concurrence de 10-12 euros dans des délais assez brefs et on est reparti sur la route vers 14h. Celle-ci est l'un côté comme de l'autre assez monotone en longues lignes droites dans des paysages secs et peu fréquentés mais toujours pas moyen de dormir entre mes deux demis-de-mèlée. On arrive à Amman une heure plus tard dans un endroit indéterminé. Pas de gare routière à l'horizon, il y a bien une mosquée mais impossible de la retrouver sur la carte du LP. Seul moyen de retomber sur nos pattes : trouver un taxi. Ca a l'air facile dit comme ça, mais à Amman un jeudi après-midi, c'est tout sauf évident. Tous les taxis de la ville sont pleins, impossible d'en avoir un de disponible. Faysal qui connait déjà la ville me dit qu'il connait un hotel dont on ne doit pas être bien loin. On entreprend donc la recherche à pieds. Pas un problème quand on sait où on est et là où on se rend, mais là, aucun indice. Solution au problème, demander notre chemin. Un type nous l'indique, nous dit qu'effectivement on est pas très loin de notre point d'arrivée et que lui aussi prend la même direction. On fait donc le chemin à trois. Et comme plus on est de fous plus on ris, youpi, même si je porte mes 15-18kg et que tout Amman n'est que montées et descentes. De temps à autre, on s'arrête pour essayer de repérer un taxi libre. Mais maintenant, il est 16h, et c'est la sortie des bureaux, synonyme d'encore plus de monde dans les taxis. Nous voilà bien avancés!!! On marche pendant une sacrée trotte, lorsqu'enfin un véhicule jaune se stoppe à notre hauteur, c'est un taxi vide, hip, hip hip! On monte dedans, on roule moins de 500 mètres et on est finalement arrivés. On a fait au moins 5 fois la distance parcourue avec la taxi à pieds et j'en ai plein les pattes. Il nous a fallut quasiment autant de temps pour arriver de Syrie que pour trouver notre hotel, je suis un peu saoulé par la situation d'autant que comme le prédisait le LP, Amman est une ville dans laquelle il est très difficile de se repérer (NDLR : surtout si on y séjourne que 2 jours!!). Cela-dit, l'hotel et son personnel sont très accueuillants mais malgré ça, je sens que je ne vais pas faire de vieux os dans cette ville alambiquée où les sites dignes d'intérêt se comptent sur les doigts d'un semi-manchot. Pour aujourd'hui de toute façon, il est déjà 17h et la nuit commence à tomber. Une seule chose reste donc à faire pour boucler la boucle de cette journée : s'en mettre plein l'estomac. Se sera chose faîte avec un poulet entier dans un restaurant où la volaille est la spécialité. Devant le resto, les poulets tournants sur la rotissoire se comptent par dizaines.
Quand Faysal et moi rentrons à l'hotel, il fait nuit. C'est à peu près certain que je ne vais pas faire long feu car en ajoutant un réveil presque aux aurores, 3 heures au centre de la banquette arrière d'une voiture avec 2 armoires de chaque côté, 1 heure et plus de marche avec tout mon bardas sur le dos et le fait qu'il fait nuit dans une ville inconnue où mon vocabulaire s'en tient aux plus strictes banalités, il n'y a rien qui me botte d'autre que de planifier la journée du lendemain dont je n'ai pas franchement envie qu'elle se passe en ville. Solution de repli, et quelle solution, la mer morte n'est qu'à une trentaine de kilomètres et passer à côté serait criminel. Moi qui suis fan de chiffres incongrus et de statistiques farfelues mais indicatives, la mer morte est l'endroit le plus bas sur la planète. Rien que ça, ça me fera me lever le lendemain matin avec des fourmis dans les jambes c'est sûr!! Dès qu'il y a un truc dans les parages qui soit "un des plus ... de la planète", j'ai envie de m'écrier WHAOUUUU!!! Si on ajoute en plus les souvenirs que j'ai Asterix avec Obélix qui se jette dans la Mer Morte sans réussir à s'y enfoncer, l'expérience promet d'être riche en couleurs!
On se met d'accord avec Faysal pour faire le trajet ensemble en utilisant les transports locaux, chose d'autant plus faisable que Faysal parle un arabe parfait. Rendez-vous est pris pour 9h le lendemain matin au petit déjeuner. On ne partage pas le même dortoir, le sien fait 9 couchages et est un poil meilleur marché que le mien qui n'en compte que 4. Bonne nuit tout le monde, les lumières s'éteignent la tête tournée vers un lendemain chargé en sel et haut en couleurs.
Le réveil suivant se devait d'être d'autant plus facile que le programme du jour est hyper réjouissant et ne ressemblera surement à aucun autre durant les 2 ans qui viennent. Je dis "se devait" car il en est tout autre même si on reste dans les limites du raisonnable. L'alarme devait me sortir du lit à 8h50. A 8h45, on frappe vigoureusement à la porte de mon dortoir que je partage avec Jamal venu tout droit de San Francisco. De l'autre côté de la porte, l'agité du matin s'exite sur la poignée en plus de tambouriner. Un visage dépasse de la porte maintenant ouverte, c'est Faysal avec qui j'ai rendez-vous 15 minutes plus tard. Inutile de vous préciser que ce genre d'attention n'est pas du gout de tout le monde et surtout pas du mien. Si on se donne rendez-vous à 9h, on se voit à 9h, ça me paraissait suffisamment clair pour ne pas avoir à préciser "pas avant". A croire que les gens du matin pense que tout le monde a son rythme calqué sur le leur. C'est pas vrai!! J'ai beau avoir pris l'habitude des réveils matinaux, faut pas exagérer; je commence donc malgré moi la journée en tirant la tronche. Y'a mieux mais ça passera sans doute après quelques excuses. Eh bien, les excuses, tu peux t'assoir dessus, à croire que vraiment rien n'arrête ses enfoirés de lèves-tôt! On passera quand même la journée ensemble, pas rancunier le Braïce. Après un petit déjeuner vite engouffré parce qu'en plus monsieur est pressé, on file à la gare routière en prenant un taxi instantanemment déniché contrairement à la veille. Le service de bus entre Amman et la mer morte est minimaliste, il faudra se contenter d'un minibus qui ne partira qu'une fois plein comme c'est la coutume. En faisant la route, je me rends compte qu'on ne fait pratiquement que descendre et, à mi-parcours, j'aperçois un paneau inédit dans mon monde au milieu du trajet : "niveau de la mer". Pas banal. Après avoir doublé le paneau, on descend de plus belle, le minibus file à vive allure surplombant des vallées encaissées et assèchées. Et après une grosse heure de route, on devine encore plus bas un grand lac, en fait pas un grand lac, la Mer Morte. Notre véhicule nous fait descendre alors que les différentes plages payantes s'enchainent sur le bas-côté. Comme Faysal et moi ne sommes pas les plus riches des voyageurs de la côte, on cherche une plage gratuite. Peine perdu, partout où l'accès à la mer est libre, le chemin est chaotique, au milieu des pierres et en duc de guise de plage, on a plutôt droit à un remake des environs des routes syriennes. Il nous faut donc retourner là où c'est payant faute de mieux, la moins chère des plages, "Amman Beach", nous facture les entrées 8 euros chacun, ça à intéret à valoir le déplacement niveau confort, parce que 8 euros pour accéder à une plage, c'est un peu fort de café!
On pénètre dans l'antre et découvrons le spectacle : des dizaines de parasols géants sont plantés dans le sol, prêts à offrir de l'ombre à qui veut fuir le soleil assassin malgré l'été déjà fini depuis longtemps. On trouve un de ses parasols pas trop mal placé, on s'installe. Je pose ma serviette sur un sable tassé au possible d'où émerge toutes sortes de détritus enterrés là par des plagistes peu scrupuleux et alors que je m'allonge, stupeur, la plage est le royaume des mouches. Quinze à la douzaine comme on dit sur les marchés. Au début on se débat et on lutte, après on se rend compte que c'est peine perdue, les mouches sont ici chez elles et pas moyen de s'en débarrasser. En fait, si, il y a peut-être un moyen, attraper 2 chaises et une table et se la jouer pic-nic. Peut-être que en stationnant un mètre au dessus du sol, on peut résoudre le problème. A proximité de là où nous sommes assis, des employés de la plage stockent tout le mobilier disponible. N'écoutant que mon envie de faire la nique aux mouches, j'attrape une chaise et une table de la masse. J'emporte tout cela avec moi jusqu'au parasol. En revenant, Faysal me dit que les employés m'appellent. Flairant le coup de Trafalgar, je lui réponds :"S'ils veulent quelque chose, ils n'ont qu'à venir." Et voilà t'y pas que 10 secondes plus tard, l'employé arrive avec autre chose que des fleurs dans la bouche. Il pointe la chaisa du doigt et d'un ton sec dit "1 dinar". Puis pointant la table du doigt, il rajoute "1dinar". bonjour l'entube, d'abord tu paye presque 10 euros pour rentrer et après il faut en rajouter pour profiter du moindre agrément à l'exception de la douche. Et comme je ne veux en aucune façon être considéré comme une vache prête à traire, je sors un carton jaune pour signifier mon mécontentement et le bonhomme disparait, emportant avec lui la table et la chaise. Non mais quand même... Il faudra donc partager le sol inégal avec nos amies les mouches. Soit.
Mais pas question de subir la chose, si on a fait tout ce chemin, c'est pour en profiter. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je tombe le pantalon, le T-shirt et le reste. Autour la moitié des gens sont également en maillot de bain, ce sont les touristes étrangers. L'autre moitié des plagistes restent couverts de la tête au pieds même pour la baignade, ce sont les touristes locaux (les femmes en particulier). Lorsque pour rejoindre le rivage, je marche à moitié à poil, ça fait un peu tache mais personne ne fait de remarques désobligeantes, rien ne s'oppose désormais à mon immersion. Il y a bien les cailloux qui s'ammoncèlent sue le bord qui essayent de m'entailler les pieds mais rien n'y fera, ja nage dans la mer morte. A mesure que l'on s'enfonce dans l'eau, la sensation de flottaison s'accroit et est décuplée dès qu'on ne touche plus le fond. Dans une mer normale, lorsque qu'on est dans l'eau, les jambes restent toujours à la verticale du corps. Dans la mer morte, les pieds ont une furieuse tendance à vouloir remonter à la surface, il faut faire l'effort de se maintenir droit pour y parvenir. Disons que si on ne fait rien, on se retrouve à faire la planche que ce soit sur le dos, sur le ventre, sur le côté, peu importe, l'eau vous propulse vers la surface. C'est d'ailleurs assez grisant de se dire que voici une mer dans laquelle il est impossible de se noyer. Malgré cela, sur la plage, de grands panneaux préviennent qu'il est particulièrement déconseillé de mettre la tête sous l'eau ou de boire la tasse. Pour la tête dans l'eau, c'est parce que le contact de l'eau avec les yeux pourrait simplement vous brûler de façon insoutenable. Quant à boire la tasse, je tenterais moi-même de poser une goutte d'eau sur ma langue, et bien force est de constater que ça brûle comme si j'avais un oeil à la place de la langue. Le gout est peut-être ce qui se fait de pire sur la planète. C'est comme si on avait condensé un mètre cube de sel dans une seule goutte. En fait c'est même tellement salé et indisgeste, qu'on ne sent plus le gout du sel! Juste écoeurant, donc ceux qui veulent boire la tasse s'expose à mon sens à ne plus jamais retrouver le sens du gout. En tout cas, tant qu'on respecte les consignes de sécurité élémentaires, la baignade est comme aucune autre, sensation complètement démente.
A la sortie de l'eau, la nature de l'eau fait qu'il faut respecter une nouvelle consigne : la douche à l'eau claire. Profitons-en, en plus c'est la seule chose comprise dans le prix. La douche coule à débit limité mais suffisant pour un rincage complet. J'ai le sentiment que si je ne passe pas par cette étape, ma peau craquèlerait comme la terre d'un paysage privé d'eau pendant trop longtemps. L'eau de la mer morte, même si amusante, n'est définitivement pas ma meilleure amie.
En revenant de la douche, une douce surprise : les mouches ne semblent pas attirées par ma peau mouillée. C'est donc une excellente chose, les allers-retours dans la mer et sous la douche rythmeront donc mon après-midi à la fois pour le plaisir cher à Herbert Léonard et pour la commoditée chère à Leroy-Merlin.
Ces vas-et-viens se poursuivront jusque vers 15h30, heure à laquelle il faut lever le camp pour espérer un minibus retournant à Amman. En quittant la plage, une brillante idée ne vient en tête, il y a beaucoup plus de chance d'attraper une voiture allant à Amman en venant de la Mer Morte que l'inverse. La décision est donc prise de se poster sur la route, de lever le pouce et d'espérer rentrer à Amman gratuitement grace à un automobiliste familier de l'autostop. Les voitures, majoritairement de gros 4X4 et de grosses berlines, les camions, majoritairement de vieux bahuts aux airs centenaires, s'enchainent les uns derrières les autres. Et malgré mon air jovial et ma silouhette gracile, pas un ne s'arrêtera pendant 45 minutes avant que le minibus d'Amman ne se pointent. Ca valait la peine de tenter l'expérience même si on a fait chou blanc. Au moins on pourra quand même rentrer pour pas cher tout en sachant que la destination du chauffeur est la même que la notre à Faysal et à moi. Nous sommes de retour à la nuit tombée d'autant plus que le passage à l'heure d'hiver s'est produit la nuit précédente, c'est à dire dans la nuit du jeudi au vendredi suivant le week-end du changement d'heure en Europe. A 17h15, il fait maintenant nuit noire. Ca pourrait être handicapant si je ne me levais pas maintenant régulièrement entre 6h et 9h du matin, mais là pas de risque, lorsque midi sonne j'ai toujours l'impression d'avoir déjà vécu une journée entière. Au retour à Amman, on ne prend pas le temps de poser nos affaires à l'hotel et préfèrons poser plutôt nos fesses dans un restaurant pas cher où on peut s'en mettre plein la panse. Après ça, la soirée s'annonce une nouvelle fois calme et sans histoires. C'était sans compter sur Hani qui travaille à la réception de l'hotel et sur sa joyeuse bonhommie. Alors que je me repos paisiblement dans l'espace commun là où il exerce, il me propose ainsi qu'à Jamal, mon voisin de dortoir, et Martha, une hollandaise aussi souriante que le soleil brille, de se joindre à lui pour se rincer à la bière dans un bar des environs. Inutile de dire que la marche ça donne soif et que comme je n'ai pas bû une bière fraiche depuis maintenant 10 jours (en Cappadoce), c'est pas de refus.
On passe donc la soirée dans un bon esprit où chacun racontera plus ou moins ce qu'il fait là, d'où il vient et coetera, la discussion basique du voyageur au long court. En tout cas, c'est plaisant et gouleillant comme il faut. Sur un grand écran derrière moi, Tsonga bat en plus Roddick en 3 sets à Bercy à 30 minutes de marche de feue-la-maison. Tout concourt au plaisir futile. On rentre à 23h, tout le monde est bien claqué. Et comme Jamal et Martha ont l'intention de quitter Amman pour Petra le lendemain tout comme votre serviteur, décision est prise de se retrouver le lendemain matin aux aurores pour partager au moins un minibus et au plus 3 jours sur le site. Je suis vraiment impatient d'y être, les images de Petra sont dans ma tête depuis bien longtemps déjà, bientôt je n'aurais plus à penser aux images mais juste à explorer le site par moi-même, vivement samedi, quel week-end en perspective!!!
Par ailleurs, toujours pas d'internet à connection rapide à proximité, pas non plus de connexion wifi dans les hotels dans lesquels je vais, donc pour les photos se sera pour plus tard. en ce qui concernent les vidéos, je préfère ne même pas en parler...
Seulement le bus, je commence à connaître par coeur. Les gares routières et leur ambiance glamour au possible n'ont plus de secrets pour moi. Il était donc recommandable d'essayer de dénicher un nouveau moyen de transport. Le LP indique qu'il existe un train reliant les 2 capitales. Le tarif n'étant pas géré par la SNCF, c'était donc d'autant plus envisageable. 2 trains par semaine, c'est parfait, un de cela part le lundi et ça tombe bien, on est lundi. Le principe du train transfrontalier est un peu particulier. un train part de Damas le matin à 8h en même temps qu'un autre qui quitte Amman. Les 2 trains devant se rejoindre à la frontière. Pour le passager, à ce moment-là, il faut traverser la frontière à pieds et prendre le train de l'autre côté qui repart d'où il vient avec les passagers partis de l'autre pays. Je me prépare à rejoindre la gare, il est 7h. J'attrape facilement un taxi et le convie à me conduire jusqu'à la gare. "Pourquoi?" demande-t-il incrédule. "Pour aller en jordanie voyons!" lui rétorquais-je. "Mais il n'y a plus de train depuis 2 ans mon petit ami!!" "C'est pourtant dans le LP!!"
Le type a quand même l'air bien sûr de lui et comme il ne me propose pas de me faire un "bon prix" pour m'amener lui-même à Amman, il y a anguille sous roche. En fait l'anguille c'est que la dernière édition du LP "Moyen-Orient" date de 2006, et comme par hasard le train s'est arrêter la même année. Renseignement pris auprès d'une tierce personne, ce que dit le chauffeur de taxi est vrai. Le destin veut vraiment me voir enchaîner les bus les uns après les autres. Pour le train ce sera donc pour une autre fois, en Egypte où le LP signale que des trains roulent encore, en 2006. On verra bien à ce moment-là...
Me voici donc reparti vers une nouvelle gare routière, celle de Damas ou plus une de celles de Damas car pas la même que celle par où je suis arrivé. J'y débarque avec Faysal que j'ai retrouvé et on se rencarde sur l'heure du prochain départ pour la Jordanie. Mauvaise nouvelle, 2 compagnies font le trajet mais l'attente pour l'une et l'autre dépasse les 4 heures. Que faire? On dit aux guichetiers qu'on doit réfléchir avant de prendre une décision. Le plan B peut-être un brin différent, il y a à l'entrée de la gare routière pleins de chauffeurs de taxis spécialisés dans l'aller-retour vers Amman. C'est pas une entube car sur les portières des voitures c'est écrit en grosses lettres. On compare les prix avec le bus pour constater que la différence est minime. C'est décidé donc, on ne fera pas le chemin en bus mais en voiture particulière. Pourquoi pas? La seule chose, c'est que plus on est dans la voiture, plus le prix décroit. Il nous faudra donc attendre de longues minutes avant que la voiture ne soit pleine de 2 autres passagers. Ils sont Syriens, et comme Laurel et Hardy l'un est grand et l'autre petit. Et que croyez-vous qu'il se passa? Le petit s'installa à l'avant tandis que le grand partagera la banquette arrière avec Faysal, un gaillard aussi large que haut, et moi au milieu. En général, j'ai plutôt l'habitude de doucement m'assoupir dans les transports, ça m'a l'air raté pour cette fois, mon épaule gauche est comprimée contre l'épaule droite de Faysal et mon épaule droite comprimée par l'épaule droite de Laurel, à moins que ce ne soit Hardy.
On arrive à la frontière en 1 heure environ, il est 13h. La voiture doit s'immobiliser d'une part pour un check-out des autorités avec fouilles sommaires des bagages, et d'autre part pour que tous les passagers puissent s'acquitter de leur visa. La première étape prend 30 bonnes minutes. Lorsque le douanier arrive à ma hauteur ainsi que celle de mes 2 sacs, il m'intime l'ordre de les ouvrir. J'entreprend d'ouvrir le gros sac en premier et à peine ouvert, il me dit de le refermer, c'était bien la peine... Maintenant il est l'heure de faire chauffer le passeport pour la pose payante du visa jordanien. Seul problème, en quittant la Syrie de l'autre côté de la frontière, on doit s'acquitter d'une taxe de sortie de territoire. Incroyable!! Tu payes 23 euros pour te faire faire un visa d'entrée, et voilà qu'en sortant on te demande encore une dizaines d'euros. L'hospitalité légendaire des gens du coin n'a apparemment pas prise sur nos amis douaniers... Mes derniers pounds syriens passent donc dedans, heureusement que le chauffeur de la voiture acceptera de se faire payer en dinars jordaniens autrement j'étais bon pour faire la plonge chez lui pendant de longues heures. Heureusement donc, côté jordanien il y a un distributeur pour récolter les précieuses devises. C'est la première fois que je dois ressortir ma carte bleue depuis l'entrée en Syrie. Je vais vers le distributeur mon porte-feuille en poche, j'approche de la machine et me met à chercher la fameuse carte. Dans le porte-feuille, rien. Dans mes poches, rien non plus!!! Mon coeur prend un coup d'accélérateur. Pendant plusieurs secondes, une seule question : "qu'est ce que j'ai foutu de cette fichue carte?!?" La réponse viendra d'elle-même, j'ai pris soin en arrivant en Syrie de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, et ai mis ma CB en lieu sûr mais pas dans mon porte-feuille. Il était moins une avant que j'hurles et que je me maudisses, je retrouve la CB, fin de la péripétie, ouf!!! Seule chose positif, ça n'arrivera plus, je me souviendrais à partir de maintenant de cette mésaventure, plus question que ça se reproduise!
L'obtention du visa jordanien se fait à concurrence de 10-12 euros dans des délais assez brefs et on est reparti sur la route vers 14h. Celle-ci est l'un côté comme de l'autre assez monotone en longues lignes droites dans des paysages secs et peu fréquentés mais toujours pas moyen de dormir entre mes deux demis-de-mèlée. On arrive à Amman une heure plus tard dans un endroit indéterminé. Pas de gare routière à l'horizon, il y a bien une mosquée mais impossible de la retrouver sur la carte du LP. Seul moyen de retomber sur nos pattes : trouver un taxi. Ca a l'air facile dit comme ça, mais à Amman un jeudi après-midi, c'est tout sauf évident. Tous les taxis de la ville sont pleins, impossible d'en avoir un de disponible. Faysal qui connait déjà la ville me dit qu'il connait un hotel dont on ne doit pas être bien loin. On entreprend donc la recherche à pieds. Pas un problème quand on sait où on est et là où on se rend, mais là, aucun indice. Solution au problème, demander notre chemin. Un type nous l'indique, nous dit qu'effectivement on est pas très loin de notre point d'arrivée et que lui aussi prend la même direction. On fait donc le chemin à trois. Et comme plus on est de fous plus on ris, youpi, même si je porte mes 15-18kg et que tout Amman n'est que montées et descentes. De temps à autre, on s'arrête pour essayer de repérer un taxi libre. Mais maintenant, il est 16h, et c'est la sortie des bureaux, synonyme d'encore plus de monde dans les taxis. Nous voilà bien avancés!!! On marche pendant une sacrée trotte, lorsqu'enfin un véhicule jaune se stoppe à notre hauteur, c'est un taxi vide, hip, hip hip! On monte dedans, on roule moins de 500 mètres et on est finalement arrivés. On a fait au moins 5 fois la distance parcourue avec la taxi à pieds et j'en ai plein les pattes. Il nous a fallut quasiment autant de temps pour arriver de Syrie que pour trouver notre hotel, je suis un peu saoulé par la situation d'autant que comme le prédisait le LP, Amman est une ville dans laquelle il est très difficile de se repérer (NDLR : surtout si on y séjourne que 2 jours!!). Cela-dit, l'hotel et son personnel sont très accueuillants mais malgré ça, je sens que je ne vais pas faire de vieux os dans cette ville alambiquée où les sites dignes d'intérêt se comptent sur les doigts d'un semi-manchot. Pour aujourd'hui de toute façon, il est déjà 17h et la nuit commence à tomber. Une seule chose reste donc à faire pour boucler la boucle de cette journée : s'en mettre plein l'estomac. Se sera chose faîte avec un poulet entier dans un restaurant où la volaille est la spécialité. Devant le resto, les poulets tournants sur la rotissoire se comptent par dizaines.
Quand Faysal et moi rentrons à l'hotel, il fait nuit. C'est à peu près certain que je ne vais pas faire long feu car en ajoutant un réveil presque aux aurores, 3 heures au centre de la banquette arrière d'une voiture avec 2 armoires de chaque côté, 1 heure et plus de marche avec tout mon bardas sur le dos et le fait qu'il fait nuit dans une ville inconnue où mon vocabulaire s'en tient aux plus strictes banalités, il n'y a rien qui me botte d'autre que de planifier la journée du lendemain dont je n'ai pas franchement envie qu'elle se passe en ville. Solution de repli, et quelle solution, la mer morte n'est qu'à une trentaine de kilomètres et passer à côté serait criminel. Moi qui suis fan de chiffres incongrus et de statistiques farfelues mais indicatives, la mer morte est l'endroit le plus bas sur la planète. Rien que ça, ça me fera me lever le lendemain matin avec des fourmis dans les jambes c'est sûr!! Dès qu'il y a un truc dans les parages qui soit "un des plus ... de la planète", j'ai envie de m'écrier WHAOUUUU!!! Si on ajoute en plus les souvenirs que j'ai Asterix avec Obélix qui se jette dans la Mer Morte sans réussir à s'y enfoncer, l'expérience promet d'être riche en couleurs!
On se met d'accord avec Faysal pour faire le trajet ensemble en utilisant les transports locaux, chose d'autant plus faisable que Faysal parle un arabe parfait. Rendez-vous est pris pour 9h le lendemain matin au petit déjeuner. On ne partage pas le même dortoir, le sien fait 9 couchages et est un poil meilleur marché que le mien qui n'en compte que 4. Bonne nuit tout le monde, les lumières s'éteignent la tête tournée vers un lendemain chargé en sel et haut en couleurs.
Le réveil suivant se devait d'être d'autant plus facile que le programme du jour est hyper réjouissant et ne ressemblera surement à aucun autre durant les 2 ans qui viennent. Je dis "se devait" car il en est tout autre même si on reste dans les limites du raisonnable. L'alarme devait me sortir du lit à 8h50. A 8h45, on frappe vigoureusement à la porte de mon dortoir que je partage avec Jamal venu tout droit de San Francisco. De l'autre côté de la porte, l'agité du matin s'exite sur la poignée en plus de tambouriner. Un visage dépasse de la porte maintenant ouverte, c'est Faysal avec qui j'ai rendez-vous 15 minutes plus tard. Inutile de vous préciser que ce genre d'attention n'est pas du gout de tout le monde et surtout pas du mien. Si on se donne rendez-vous à 9h, on se voit à 9h, ça me paraissait suffisamment clair pour ne pas avoir à préciser "pas avant". A croire que les gens du matin pense que tout le monde a son rythme calqué sur le leur. C'est pas vrai!! J'ai beau avoir pris l'habitude des réveils matinaux, faut pas exagérer; je commence donc malgré moi la journée en tirant la tronche. Y'a mieux mais ça passera sans doute après quelques excuses. Eh bien, les excuses, tu peux t'assoir dessus, à croire que vraiment rien n'arrête ses enfoirés de lèves-tôt! On passera quand même la journée ensemble, pas rancunier le Braïce. Après un petit déjeuner vite engouffré parce qu'en plus monsieur est pressé, on file à la gare routière en prenant un taxi instantanemment déniché contrairement à la veille. Le service de bus entre Amman et la mer morte est minimaliste, il faudra se contenter d'un minibus qui ne partira qu'une fois plein comme c'est la coutume. En faisant la route, je me rends compte qu'on ne fait pratiquement que descendre et, à mi-parcours, j'aperçois un paneau inédit dans mon monde au milieu du trajet : "niveau de la mer". Pas banal. Après avoir doublé le paneau, on descend de plus belle, le minibus file à vive allure surplombant des vallées encaissées et assèchées. Et après une grosse heure de route, on devine encore plus bas un grand lac, en fait pas un grand lac, la Mer Morte. Notre véhicule nous fait descendre alors que les différentes plages payantes s'enchainent sur le bas-côté. Comme Faysal et moi ne sommes pas les plus riches des voyageurs de la côte, on cherche une plage gratuite. Peine perdu, partout où l'accès à la mer est libre, le chemin est chaotique, au milieu des pierres et en duc de guise de plage, on a plutôt droit à un remake des environs des routes syriennes. Il nous faut donc retourner là où c'est payant faute de mieux, la moins chère des plages, "Amman Beach", nous facture les entrées 8 euros chacun, ça à intéret à valoir le déplacement niveau confort, parce que 8 euros pour accéder à une plage, c'est un peu fort de café!
On pénètre dans l'antre et découvrons le spectacle : des dizaines de parasols géants sont plantés dans le sol, prêts à offrir de l'ombre à qui veut fuir le soleil assassin malgré l'été déjà fini depuis longtemps. On trouve un de ses parasols pas trop mal placé, on s'installe. Je pose ma serviette sur un sable tassé au possible d'où émerge toutes sortes de détritus enterrés là par des plagistes peu scrupuleux et alors que je m'allonge, stupeur, la plage est le royaume des mouches. Quinze à la douzaine comme on dit sur les marchés. Au début on se débat et on lutte, après on se rend compte que c'est peine perdue, les mouches sont ici chez elles et pas moyen de s'en débarrasser. En fait, si, il y a peut-être un moyen, attraper 2 chaises et une table et se la jouer pic-nic. Peut-être que en stationnant un mètre au dessus du sol, on peut résoudre le problème. A proximité de là où nous sommes assis, des employés de la plage stockent tout le mobilier disponible. N'écoutant que mon envie de faire la nique aux mouches, j'attrape une chaise et une table de la masse. J'emporte tout cela avec moi jusqu'au parasol. En revenant, Faysal me dit que les employés m'appellent. Flairant le coup de Trafalgar, je lui réponds :"S'ils veulent quelque chose, ils n'ont qu'à venir." Et voilà t'y pas que 10 secondes plus tard, l'employé arrive avec autre chose que des fleurs dans la bouche. Il pointe la chaisa du doigt et d'un ton sec dit "1 dinar". Puis pointant la table du doigt, il rajoute "1dinar". bonjour l'entube, d'abord tu paye presque 10 euros pour rentrer et après il faut en rajouter pour profiter du moindre agrément à l'exception de la douche. Et comme je ne veux en aucune façon être considéré comme une vache prête à traire, je sors un carton jaune pour signifier mon mécontentement et le bonhomme disparait, emportant avec lui la table et la chaise. Non mais quand même... Il faudra donc partager le sol inégal avec nos amies les mouches. Soit.
Mais pas question de subir la chose, si on a fait tout ce chemin, c'est pour en profiter. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je tombe le pantalon, le T-shirt et le reste. Autour la moitié des gens sont également en maillot de bain, ce sont les touristes étrangers. L'autre moitié des plagistes restent couverts de la tête au pieds même pour la baignade, ce sont les touristes locaux (les femmes en particulier). Lorsque pour rejoindre le rivage, je marche à moitié à poil, ça fait un peu tache mais personne ne fait de remarques désobligeantes, rien ne s'oppose désormais à mon immersion. Il y a bien les cailloux qui s'ammoncèlent sue le bord qui essayent de m'entailler les pieds mais rien n'y fera, ja nage dans la mer morte. A mesure que l'on s'enfonce dans l'eau, la sensation de flottaison s'accroit et est décuplée dès qu'on ne touche plus le fond. Dans une mer normale, lorsque qu'on est dans l'eau, les jambes restent toujours à la verticale du corps. Dans la mer morte, les pieds ont une furieuse tendance à vouloir remonter à la surface, il faut faire l'effort de se maintenir droit pour y parvenir. Disons que si on ne fait rien, on se retrouve à faire la planche que ce soit sur le dos, sur le ventre, sur le côté, peu importe, l'eau vous propulse vers la surface. C'est d'ailleurs assez grisant de se dire que voici une mer dans laquelle il est impossible de se noyer. Malgré cela, sur la plage, de grands panneaux préviennent qu'il est particulièrement déconseillé de mettre la tête sous l'eau ou de boire la tasse. Pour la tête dans l'eau, c'est parce que le contact de l'eau avec les yeux pourrait simplement vous brûler de façon insoutenable. Quant à boire la tasse, je tenterais moi-même de poser une goutte d'eau sur ma langue, et bien force est de constater que ça brûle comme si j'avais un oeil à la place de la langue. Le gout est peut-être ce qui se fait de pire sur la planète. C'est comme si on avait condensé un mètre cube de sel dans une seule goutte. En fait c'est même tellement salé et indisgeste, qu'on ne sent plus le gout du sel! Juste écoeurant, donc ceux qui veulent boire la tasse s'expose à mon sens à ne plus jamais retrouver le sens du gout. En tout cas, tant qu'on respecte les consignes de sécurité élémentaires, la baignade est comme aucune autre, sensation complètement démente.
A la sortie de l'eau, la nature de l'eau fait qu'il faut respecter une nouvelle consigne : la douche à l'eau claire. Profitons-en, en plus c'est la seule chose comprise dans le prix. La douche coule à débit limité mais suffisant pour un rincage complet. J'ai le sentiment que si je ne passe pas par cette étape, ma peau craquèlerait comme la terre d'un paysage privé d'eau pendant trop longtemps. L'eau de la mer morte, même si amusante, n'est définitivement pas ma meilleure amie.
En revenant de la douche, une douce surprise : les mouches ne semblent pas attirées par ma peau mouillée. C'est donc une excellente chose, les allers-retours dans la mer et sous la douche rythmeront donc mon après-midi à la fois pour le plaisir cher à Herbert Léonard et pour la commoditée chère à Leroy-Merlin.
Ces vas-et-viens se poursuivront jusque vers 15h30, heure à laquelle il faut lever le camp pour espérer un minibus retournant à Amman. En quittant la plage, une brillante idée ne vient en tête, il y a beaucoup plus de chance d'attraper une voiture allant à Amman en venant de la Mer Morte que l'inverse. La décision est donc prise de se poster sur la route, de lever le pouce et d'espérer rentrer à Amman gratuitement grace à un automobiliste familier de l'autostop. Les voitures, majoritairement de gros 4X4 et de grosses berlines, les camions, majoritairement de vieux bahuts aux airs centenaires, s'enchainent les uns derrières les autres. Et malgré mon air jovial et ma silouhette gracile, pas un ne s'arrêtera pendant 45 minutes avant que le minibus d'Amman ne se pointent. Ca valait la peine de tenter l'expérience même si on a fait chou blanc. Au moins on pourra quand même rentrer pour pas cher tout en sachant que la destination du chauffeur est la même que la notre à Faysal et à moi. Nous sommes de retour à la nuit tombée d'autant plus que le passage à l'heure d'hiver s'est produit la nuit précédente, c'est à dire dans la nuit du jeudi au vendredi suivant le week-end du changement d'heure en Europe. A 17h15, il fait maintenant nuit noire. Ca pourrait être handicapant si je ne me levais pas maintenant régulièrement entre 6h et 9h du matin, mais là pas de risque, lorsque midi sonne j'ai toujours l'impression d'avoir déjà vécu une journée entière. Au retour à Amman, on ne prend pas le temps de poser nos affaires à l'hotel et préfèrons poser plutôt nos fesses dans un restaurant pas cher où on peut s'en mettre plein la panse. Après ça, la soirée s'annonce une nouvelle fois calme et sans histoires. C'était sans compter sur Hani qui travaille à la réception de l'hotel et sur sa joyeuse bonhommie. Alors que je me repos paisiblement dans l'espace commun là où il exerce, il me propose ainsi qu'à Jamal, mon voisin de dortoir, et Martha, une hollandaise aussi souriante que le soleil brille, de se joindre à lui pour se rincer à la bière dans un bar des environs. Inutile de dire que la marche ça donne soif et que comme je n'ai pas bû une bière fraiche depuis maintenant 10 jours (en Cappadoce), c'est pas de refus.
On passe donc la soirée dans un bon esprit où chacun racontera plus ou moins ce qu'il fait là, d'où il vient et coetera, la discussion basique du voyageur au long court. En tout cas, c'est plaisant et gouleillant comme il faut. Sur un grand écran derrière moi, Tsonga bat en plus Roddick en 3 sets à Bercy à 30 minutes de marche de feue-la-maison. Tout concourt au plaisir futile. On rentre à 23h, tout le monde est bien claqué. Et comme Jamal et Martha ont l'intention de quitter Amman pour Petra le lendemain tout comme votre serviteur, décision est prise de se retrouver le lendemain matin aux aurores pour partager au moins un minibus et au plus 3 jours sur le site. Je suis vraiment impatient d'y être, les images de Petra sont dans ma tête depuis bien longtemps déjà, bientôt je n'aurais plus à penser aux images mais juste à explorer le site par moi-même, vivement samedi, quel week-end en perspective!!!
Par ailleurs, toujours pas d'internet à connection rapide à proximité, pas non plus de connexion wifi dans les hotels dans lesquels je vais, donc pour les photos se sera pour plus tard. en ce qui concernent les vidéos, je préfère ne même pas en parler...
Circuit au Proche-Orient
Bonjour,
Ma question est simple : est-il possible de faire, depuis la Turquie, le circuit suivant, par la route (frontières terrestres) :
Turquie => Syrie => Liban => Israël => Jordanie => Syrie => Turquie (=> Iran etc)
En demandant bien sûr le tampon israélien sur une feuille volante ?
Ma question est simple : est-il possible de faire, depuis la Turquie, le circuit suivant, par la route (frontières terrestres) :
Turquie => Syrie => Liban => Israël => Jordanie => Syrie => Turquie (=> Iran etc)
En demandant bien sûr le tampon israélien sur une feuille volante ?
Visa américain sur un passeport pour le Moyen-Orient et l'Asie Centrale: problèmes?
Bonjour,
dans quelques temps je serais sur les routes pour une sorte de petit tour du monde, moyen orient (syrie, jordanie, turquie, iran, tout les pays d'asie centrale, inde, chine). bref....
Sur mon passport j'ai un visa américain, je voulais savoir si cela pourrait me causer des problèmes à l'obtention de visa et l'entrée dans certains pays, pensez-vous qu'il vaudrait mieux pour moi, de refaire mon passport? merci d'avance pour votre aide.
alekia
alekia
Bus Mardin (Turquie) - Géorgie en une journée?
Bonjour, pensez vous qu'il soit possible de rallier Mardin au sud(est-frontière Syrie) à la Géorgie en une journée.?
Si oui ou sinon, quelqu'un à t-il une idée du meilleur moyen de le faire en bus?
Quelle est la fréquence des bus qui partent de Erzerum pour la géorgie par exemple?
merci!
Combien de temps à l'avance réserver un avion pour bénéficier du meilleur prix?
combien de temps faut il pour reserver un avion en souhaitant pouvoir beneficier du meilleur prix, 2 mois?
je pars en syrie debut septembre et quand je compare les prix ils vont du simple au double voire au triple
en fonction de ma date de depart.
Préparation d'un tour du monde en 4x4
Bonjour,
Voila je part bientot pour un tour du monde en 4x4, c'est décidé. Paris, direction Dubai par la turquie, syrie, jordanie et arabie saoudite ensuite Inde tibet et chine enfin Etats Unis et peut etre Amérique du sud
Reste quelques réglage pour partir dans les meilleurs conditions. je lance des questions un peut comme ça, répondez a 1, 2 ou toutes, comme sous le voulez. voiture essence ou diesel ? peut on trouver du diesel partout ? Le Carnet de Passages en Douane, ou CPD est t'il indispensable ? si j'achète mon véhicule a 40 000 € il faut que je laisse la meme somme en dépot pour avoir le CPD ça me coute donc 80 000 € au moins pour partir. un sponsoring est t'il possible de la part du constructeur ou autre société ? Quels sont les pays à éviter ?
Voila ces quelques questions vont permettre d'ouvrir le débat, j'espere !! et me permettre d'avancer dans mon aventure
A tres bientot
Voila je part bientot pour un tour du monde en 4x4, c'est décidé. Paris, direction Dubai par la turquie, syrie, jordanie et arabie saoudite ensuite Inde tibet et chine enfin Etats Unis et peut etre Amérique du sud
Reste quelques réglage pour partir dans les meilleurs conditions. je lance des questions un peut comme ça, répondez a 1, 2 ou toutes, comme sous le voulez. voiture essence ou diesel ? peut on trouver du diesel partout ? Le Carnet de Passages en Douane, ou CPD est t'il indispensable ? si j'achète mon véhicule a 40 000 € il faut que je laisse la meme somme en dépot pour avoir le CPD ça me coute donc 80 000 € au moins pour partir. un sponsoring est t'il possible de la part du constructeur ou autre société ? Quels sont les pays à éviter ?
Voila ces quelques questions vont permettre d'ouvrir le débat, j'espere !! et me permettre d'avancer dans mon aventure
A tres bientot
Arriver au Liban à partir de la Turquie?
Bonjours, j'aimerai savoir si il est possible d'arriver au Liban a partir de la Turquie? Sans passer pas la Syrie.
Comme je pars dans une semaine je n'ai pas le temps de demander un visa syrien.
Il y a t'il des bateaux entre la Turquie et le Liban?
Sinon comment faire? Avion Istanbul-Beyrouth?











