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Prix des locations de villas au Sénégal?
by Ritalca · 2007-11-10 · 33 replies
voila le prjet est de partir vivre au senegal mais avant d acheter, nous voulons faire un test sur un an et on voudrais savoir quel est le prix moyen de location pour une villa de classe moyenne de 2 chambres pas trop loing de la mer (je suis voilleux) merci de vos reponces par avance eric
Tour de l'Europe à vélo
by Mikfort · 2007-10-29 · 21 replies
Bonjour à vous tous; Je suis un vrai mordu de vélo et de vélo tourisme en particulier. Dès que j'ai trois jours ou plus de congé je saute sur mon vélo et je part sur les routes du Québec, seul ou avec ma blonde. Pour l'instant, car je planifie une année sabbatique pour 2009-2010. En effet je compte partir pour un an et faire le tour de l'Europe. Tout ça pour mes 50 ans. Donc c'est un projet qui est déjà en marche depuis une année et demi et le 17 octobre 2009, jour de mon cinquantième anniversaire de naissance, je part en Europe pour une année. J'ai toujours rêver de parcourir l'Europe. Je sais que cela peut paraître assez loin mais un voyage comme celui là se prépare de longue date. Alors je viens de m'inscrire sur ce site afin d'entrer en contact avec des gens qui connaissent l'Europe et qui peuvent m'aider dans la planification de mon voyage. Ce qui m'intéresse particulièrement: Les routes et les endroits où je peux camper, le prix dans les différents pays que je traverserai et les endroits et pièges à éviter, la bouffe etc. J'ai beaucoup d'expérience en cyclotourisme mais je ne suis jamais sortis du Québec. Je suis en exellente condition physique pour mon âge. Je roule entre cinq et sept milles kilomètres par été. Cela pourrais vous paraître peu mais n'oubliez pas qu'ici l'hiver est assez long et pénible. Les conditions pour rouler confortablement ne sont en place qu'environ sept à huit mois par année. Alors j'ai bien hâte de communiquer avec vous... À+ Mikfort.
Des photos, encore des photos, toujours des photos!
by Chinois · 2007-10-14 · 489 replies
Bonjour à tous ! 🙂

On continue ;

c'est où ? C'est quoi ?

RRR a déjà trouvé que c'est en Asie ! A vous.....
Animaux dangereux en Thaïlande?
by Federer9 · 2007-10-11 · 67 replies
Bonjour

J'aimerai savoir s'il y a des animaux dangereux au niveau terrestre et aquatique(bordure de plage)en Thailande(régions phuket, koh lanta, krabi)? Quelqu'un a déjà une mauvaise experiense?

Merci de vos réponse

Philippe
Rencontre VF sur Toulouse le 27 ou 28 octobre 2007 sur l'Islande
by Clo31 · 2007-10-09 · 44 replies
Je propose d’organiser une rencontre pour les Toulousains à 35 km au sud de Toulouse sur la A64 à mon domicile soit le samedi 27, soit le dimanche 28 octobre. Au programme buffet entre routards (selon la méthode de l’auberge espagnole) et projection sur grand écran (2, 80 m * 2 m) sur l’Islande par Laurent81 qui revient d’un voyage là-bas et qui nous propose de partager ces magnifiques instants en nous commentant son carnet de voyage. Places limitées à 12 personnes. Qui est partant ? S'incrire au plus vite...

Clo31
Recherche couple pour gérer un hôtel et restaurant au Belize
by Jen33 · 2007-10-08 · 84 replies
Ns somme a la recherche d un couple dans la trentaine pour gérer notre hôtel et restaurant au Belize, devrons aimer travailler avec les touristes, condition à voir. Plusieurs options s’offre. Soit, gérer les deux commerces ou seulement le restaurant en le prenant entièrement en charge. Ceci et pour du long terme, et une installation dans le pays va de soi. Merci Jen 33
Air France ou Air Canada pour Montréal?
by ULBstudent · 2007-10-06 · 52 replies
Bonjour !

Je compte me rendre vers Montréal cet hiver pour des études de 6 mois à l'UDM. J'hésite à choisir mon vol, habitant Bruxelles je pense qu'il serait plus simple de me rendre à Paris puisqu'aucun vol n'est opéré sans escal. Pour ma période 31 décembre - 30mai j'ai deux offres : Air Canada : 497.44€ Aller (matin) : Boeing 777-300 (773) Retour (soir) : Boeing 767 - 300 ER (763) Air France : 529.44€ Aller (aprem) : Boieing 777300 Retour (soir) : Airbus A 330

Apparemment le billet Air France est plus flexible : code LZZ (tarif jeune flexible - Modification avant le jour du départ : possible sans frais.) alors que celui d'Air Canada me coûtera 100$.

Ce que je recherche : cela ne me dérange pas de payer plus cher pour un meilleur service. Les deux compagnies proposent toutes les deux un aller en boing 777, j'imagine que ce type d'avion est hyper confortable. Par contre le retour est différent : lequel est le plus confortable ? Dans lequel y a t il des écrans individuels ?

Enfin, d'après votre expérience, quelle compagnie a le meilleur service ?

Merci pour toutes vos réponses 🙂
Avis sur itinéraire en Namibie
by Robinette · 2007-09-30 · 27 replies
Bonjour, Je viens d'écrire un message avec un itinéraire en faisant un copier coller, mais le résultat est pratiquement illisible. Je le refais donc. Nous pensons partir en septembre prochain en Namibie. Nous n'avons pas d'impératif en ce qui concerne la durée du voyage. Notre vol sera sur Windhoek à moins que la différence de prix soit très sensible, mais il faut compter les kms en plus... Notre itinéraire est pour le moment le suivant, mais je le soumets à l'approbation des lecteurs de VF car plus j'avance, plus je me pose des questions. Itinéraire Jours Villes et N° de route 1 Paris Windhoek 2 Arrivée Windhoek - repères dans la ville 3 Récupération du 4x4 et route vers Mariental (B1) 267 km 4 Mariental (B1) Keetmanshoop - Seeheim (C12) 270 km 5 Holoog (601)Hobas(324)Ai Ais et Fish river canyon 230 km 6 Fish river canyon (c10/d707/c27)Seeheim(B4)Goageb -Aus 435 km 7 Aus - Kolmanshop - Luderitz - Aus 250 km 8 Aus (C13/D707/C27) Namib réserve 250 km 9 Désert du Namib 10 Namib réserve (C27) Sesriem 120 km 11 Sesriem Sossusvlei Deathvlei Sesriem olive trail 250 km 12 Sesriem 13 Sesriem (C19)Solitaire(C14)GaubPass-KuisebPass Walvis Bay 330 km 14 Walvis Bay (B2) Swakopmund (C34) Cape Cross 150 km 15 Cape Cross(C34)Ugab Gate - huabmond - Twyfelfontein Spitzkopp 250/300 km OU 16 Cape Cross (C34) Henties Bay (C35) Uis - Khorixas (C39) Twyfelfontein sur 2 j 400 km 17 Twyfelfontein 18 Twyfelfontein (piste Aba Huab) (C43)Palmwag - Warmquelle Sesfontein 300 km 19 Sesfontein (D3707)Puros - Sesfontein Opuwo et les environs 320 km OU Sesfontein (D3707) Puros Orupembe Otjiu Otavi Opuwo 360 km 20 Opuwo et les environs 21 Opuwo 22 Opuwo 23 Opuwo (C43) - Epupa 180 km 24 Epupa (C46) Oshakati - Ondangwa 330 km 25 Ondangwa (B1/D3610/D3445/B8 - Rundu 484 km Ou Epupa - Opuwo - Kamanjab - Outjo 535 km Outjo - Otavi - Groofontein - Rundu 495 km 26 Rundu (B8) Bagani - Kongola 400 km 27 Kongola (B8) Katima Mulilo - Ngoma - Chobe forest et parc 300 km OU Kongola(B8) Katima Mulilo - Kasangula - Kasane - Parc Chobe 360 km 28 Chobe 29 Retour Chobe - Rundu par le delta D'okawango 380 km 30 Retour chobe - Rundu Okawango sur 2 jours 380 km OU REVENIR PAR MAUN 31 Rundu (B8) - Groofontein (C42) Tsumeb (B1/C38 Manutoni 420km 32 Parc d'Etosha 33 Parc d'Etosha - Halali 34 Parc d'Etosha - Okaukuejo 35 Okaukuejo - Outjo - Otjiwarongo - Okahanja - Windhoek 36 Windhoek 37 Vindhoek

Je trouve quelques étapes longues. Je me pose surtout des questions sur les itinéraires suivants : la route de Fish river canyon Cape cross - Spitzkopp Sesfontein Puros et Opuwo Bande de Caprivi Parc de chobe et le Delta de l'Okanwango

Le sens du voyage est-il bien ? Sud ou nord en premier ? Est-il judicieux de visiter la Namibie et le Botswana durant le même séjour ? Merci de prendre un peu de temps pour me dire vos impressions et toutes mes excuses pour toutes ces questions. Robinette

Ro
Idées d'endroits pour deux semaines en France?
by Varginie · 2007-09-29 · 12 replies
bonjour! je pars pour la premiere fois en france au mois d'avril 2008 je vais rejoindre une copine qui est en stage la bas... la durée est de 2 semaines... on part en "packsac" et on compte faire les auberges de jeunesse, histoire que notre voyage ne coute pas la peau des fesses! j'aimerais bien peut etre aller au sud de la france ma mere ma dit que cétait tres beau alors ca me tente...

auriez vous des idées d'endroits ou aller? cé sur que je vais aller a paris je peux pas passer a coté mais sinon je veux visiter ailleurs aussi... avec vous des suggestions? ;livres a me conseiller? sites avec photos?

merci beaucoup!
Voyager en Birmanie avec la situation actuelle? (septembre 2007)
by Lenoeuil · 2007-09-19 · 58 replies
Bonjour, nous sommes deux séniors et partons dimanche 23 pour Rangoon pour ballader en routards une vingtaine de jours. Les nouvelles sont assez mauvaises pour la situation actuelle en Birmanie, et nous demandons si nous ne resterons pas sur la thaîlande. Nous n'avons pas envie de voir notre trip gâché par la présence trop lourde des militaires, et surtout pas la détresse de ce peuple. Seulement ce voyage nous le préparons depuis fort longtemps et celà nous pourri la vie de voir notre rêve s'évanouir. Dites nous ce que vous en pensez, nous sommes trés perplexes quand à la décision prendre. Impatient de vous lire.Bizzz Eve et Guy.
De New York au Far West (2 et fin)
by Krikri6792 · 2007-09-13 · 23 replies
Voilà la suite de notre carnet de voyage qui nous a mené de Salt Lake City à San Francisco.



La version accompagnée de plus de photos est ici :

sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/

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L'amphithéâtre de Bryce Canyon

Peu de kilomètres à parcourir ce matin ce qui fait qu'à 10h nous franchissons déjà l'entrée de Bryce Canyon. Nous filons tout de suite jusqu'au bout de la route pour découvrir en matinée les différents points de vue en voiture, en commençant par Rainbow Point et en finissant par Inspiration Point. Ce qui frappe d'emblée, c'est la fraîcheur sur ce plateau de sapins et d'épicéas.

Et nous trouvons là un paysage étrange parsemé de pointes, de pinacles, de clochers, de flèches et de cheminées.

Mais aussi des images plus insolites d'animaux posant pour les touristes.

Et des touristes il y en a beaucoup. C'est vrai que nous venons de coins où il n'y avait parfois personne ou presque. Alors, on a un peu de mal à apprécier Bryce avec toute cette foule.

A Sunset Point (vers midi), c'est presque l'embouteillage ! Nous fuyons vers une aire de pique-nique un peu plus loin. Enfin tranquilles ! Nous nous attardons là au calme avant de retourner à Tropic vers 15h pour réceptionner notre chambre au Buffalo Sage B&B.

Encore un bon choix concernant la chambre, impeccable et cosy. Mais l'accueil par la propriétaire est plus distant.

A peine installés, un gros orage nous condamne à la chambre jusqu'à 16h30. Il n'est pas encore tout à fait éloigné quand nous revenons à Bryce où nous espérons que l'orage aura eu comme effet de décourager les touristes. C'est vrai il y a un peu moins de monde ce soir. Mais aurons-nous une fenêtre météo suffisante pour combiner les randonnées de Navajo/Peekaboo/Queen's Garden? Rien n'est moins sûr !

Après avoir admiré l'amphithéâtre d'en haut nous pénétrons en son sein.

Au bout de Navajo Trail il nous faut prendre une décision : la grande boucle ou pas ? Un ciel encore potentiellement orageux nous incite à la prudence et à nous contenter ce soir d'une randonnée écourtée : Navajo + Queen's Garden. Cette dernière partie est certainement la plus belle.

Nous revenons à Sunset Point par le Rim Trail, mais pas la peine d'attendre le coucher de soleil, il y a trop de nuages. Alors nous prenons tout de suite la direction du Bryce Canyon Pines sur la Hwy 12 en direction de Zion. Nous avons lu que le restaurant à côté du motel était une heureuse surprise (Routard). C'est vrai, nous y avons très bien mangé avec une mention spéciale pour le "peach pie à la mode" généreusement servi.

J16 (31/07/07)

Notre projet ce matin est de rejoindre Page par la Cottonwood Road, mais les orages d'hier et le ciel déjà couvert de bon matin nous font douter de la faisabilité du parcours. A l'annonce de notre plan, la maîtresse de maison, catastrophée, nous en dissuade fortement. Nous suivons son avis et puisqu'il est nécessaire de modifier notre plan de route, nous en profiterons donc pour retourner à Bryce Canyon en matinée et faire la randonnée de Peekaboo que nous n'avons pas pu faire hier.

En cours de route, nous nous arrêtons au trailhead de Mossy Cave. Nous sommes les premiers sur le parking à 8h30. Une balade qui nous laisse sur notre faim…Bof !

Heureusement nous nous rattrapons à Bryce Canyon avec la randonnée classée difficile: Navajo + Peekaboo + Navajo (2h30). Nous sommes subjugués !

Par cette silhouette.

Par cette cathédrale.

Par cette armée casquée.

Toutes ces merveilles nous font oublier les difficultés du terrain, des montées et descentes incessantes et pour finir une montée implacable jusqu'à la Rim par les lacets de Navajo.

Après cette rando difficile mais très sympa, que l'on peu aussi faire à cheval, il est temps de quitter Bryce. Avant de partir nous nous renseignons une dernière fois sur l'état des pistes vers Page auprès du Visitor Center, mais la rangeresse est formelle. La seule possibilité pour rejoindre Page est de prendre l'US12 puis l'US 89.

Soit ! D'ailleurs la route est très belle aussi ! A 15h (heure locale) nous arrivons à destination : l'hôtel Bestwestern at Lake Powell. Comme nous y avons prévu 4 nuits, nous avons opté pour une chambre un peu plus confortable que la chambre de base : très grande chambre avec coin salon, bureau, frigo, micro-ondes, wifi. Elle se trouve au 3ème niveau ce qui nous donne un peu de vue sur le lac.

La chaleur est suffocante. Après quelques courses, quelques brasses dans la piscine devraient nous faire du bien. Mais pas du tout ! Il fait tellement chaud que l'eau de la piscine a l'air d'être chauffée ! Intenable ! Et c'est encore à la clim que nous finissons l'après-midi.

Le guide du Routard nous sert à nouveau pour choisir notre restaurant pour ce soir. "Ken's Old West" est retenu, il a l'avantage de se trouver juste à côté de l'hôtel. Et le dîner a été excellent !

Bryce Canyon

The Wave et autre hoodoos

J17 (01/08/07)

A 6h30 sonnantes nous sommes au petit déjeuner (pas terrible d'ailleurs), car avant 7h il faut être en route vers Paria Station pour assister à la loterie pour the Wave. En effet, si nous voulons faire demain cette mythique rando à l'accès limité, il nous faut gagner une deuxième place. Nous en avons déjà une, achetée sur internet. Pour départager les prétendants une loterie est organisée car seule 10 places sont attribuées par jour. Le tirage au sort a lieu à 9h (heure Utah) à environ 15 miles de Page, 45 mn de trajet.

Nous y arrivons les premiers à 8h20 avant l'arrivée du ranger mais bientôt suivis par une autre voiture (3 Allemands) et encore d'autres. A 9h moins 1mn, deux dernières personnes franchissent la porte. Il est maintenant 9h, nous sommes 13 pour 10 places, la loterie tourne. J'ai le n°5. Plusieurs boules sont tirées, faisant déjà plusieurs heureux. Il reste alors une place. Le dernier tirage ne nous est pas favorable, mais le n° tiré est celui d'un groupe de 4 et une seule place ne les intéresse pas. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette dernière place nous est alors proposée et bien sûr nous sommes aux anges !

Le ranger nous donne quelques explications sur le déroulement de cette randonnée non balisée, nous remet les places et nous souhaite bonne route.

Nous profitons de ses conseils pour nous faire indiquer une rando dans les environs pour la matinée. Il nous indique Wire Pass (3, 5kms 2h) dont le trailhead est le même que celui de the Wave. Ok pour ce canyon fente, ce qui nous donne l'occasion de repérer la route pour demain.

La balade est facile, amusante et agréable alternant des passages étroits

et d'autres plus larges

Et se termine à la confluence avec Bucksin gulch par des parois sur lesquelles on peut voir des pétroglyphes.

Nous nous aventurons encore quelques dizaines de mètres dans Bucksin Gulch, mais la présence de flaques de plus en plus profondes nous dissuade vite. Nous préférons revenir tranquillement sur nos pas. Il est 12h15 quand nous retrouvons la voiture et nous reprenons la House Rock Valley Road qui nous livre des paysages rappelant Onion Creek à Moab avec ces couleurs aspect "crème glacée".

Cap vers Cottonwood Road que nous aimerions remonter un peu du sud vers le nord et peut-être faire la rando de Yellow Rock. Mais avant c'est l'heure de manger et l'aire de pique-nique couverte à côté de Paria Station est la bienvenue : il fait très chaud !

Une fois rassasiés, c'est parti, nous sommes sur la fameuse piste : le décor est lunaire !

Nous avançons sur une quinzaine de miles jusqu'à l'embranchement avec la BLM430. C'est par là que se trouve le passage menant à Yellow Rock. L'état du ciel à ce moment-là nous pose un cas de conscience : sommes nous sûrs d'avoir suffisamment de temps devant nous pour mener la rando et retourner à temps sur la 89 avant l'arrivée des orages ? Assurément non. Nous suivons la voie de la sagesse et préférons remettre cette balade à un autre jour, en matinée.

Nous reprenons la direction de Page avec l'idée d'une dernière visite pour aujourd'hui : Stud Horse Hoodoos. Pas très faciles à trouver malgré les explications très détaillées de Philippe. Première difficulté : Philippe indique de tourner à gauche à 5, 5 miles de Glen Canyon. Nous venons de la direction opposée. Bon, on a trouvé grâce à notre GPS, sinon l'astuce est de tourner entre les milemarkers 555 et 556 sur l'US89. Après on s'est un peu emmêlé dans les explications, on a tourné en rond mais on a fini par y arriver. Un endroit complètement paumé !!

C'est vrai qu'ils sont très photogéniques, ces "champignons" géants plantés là au bord de la falaise avec en toile de fond Lone Rock et le lac Powell.

Le ciel est de plus en plus orageux au loin.

Mais peut-être avons nous le temps de nous tremper dans le lac sur la plage de Lone Rock. L'eau est délicieuse, mais la baignade brève. Un vent de sable souffle sur les bords du lac et au loin l'orage gronde.

Un dernier crochet par la marina, histoire de nous rendre compte de la taille des rampes de mise à l'eau, bien sûr en rapport avec la taille des bateaux, des remorques, des véhicules. Impressionnant ! Le port de Saint Malo fait pâle figure à côté de ces installations gigantesques !

Ca y est, c'est tout pour aujourd'hui. Nous essuyons quelques gouttes en route mais la taille des flaques, à l'arrivée à Page témoigne de la violence de l'orage.

Un bon restaurant pour finir la journée en beauté : c'est raté. La pizzeria "Stromboli" nous déçoit sur tous les plans. A éviter ! Nous nous rattrapons avec une bonne glace (glacier à côté du supermarché).

J18 (02/08/07)

C'est le jour tant attendu depuis des mois : en route pour the Wave !

Nous refaisons le même trajet qu'hier, bifurquant depuis l'US89 dans la House Rock Valley Road. Nous continuons en terrain connu puisque repéré la veille quand soudain au détour de la piste…des voitures arrêtées sur le bas-côté, une lumière clignotante…un engin de chantier. Nous réalisons le problème : le wash est rempli d'eau et de boue à ras bord (orages +++). Une pelleteuse est en train d'essayer de refaire la route.

Nous observons le chantier en compagnie de 6 autres touristes. L'engin s'arrête…le conducteur nous assure qu'on peut passer à présent. Nous sommes tous sceptiques, il reste encore de l'eau dans le wash. Nous nous lançons en premier avec notre Mitsubishi. Ca passe ! Nous arrivons au parking où un 4x4 (passé avant l'engin de chantier par un autre chemin) est déjà garé. Les autres voitures suivent aussi. Nous nous mettons en route rapidement, distançant ainsi le groupe. Seuls, nous nous repérons grâce aux photos et aux quelques cairns. Un vrai jeu de piste, une véritable aventure ! Il fait chaud, nous suons à grosses gouttes et ne tardons pas à vider notre première bouteille d'eau. Les paysages nous laissent sans voix !

Enfin la dernière montée, dans le sable ! Et c'est magique ! Depuis le temps qu'on en rêvait ! La voilà, la Wave !

A l'ombre 3 touristes allemands profitent déjà du spectacle. Nous en profitons également bientôt suivis par toute la troupe. Nous explorons les alentours qui sont très photogéniques aussi.

Nous pique-niquons à l'ombre. Premières gouttes, premiers coups de tonnerre au loin. Le ciel s'obscurcit de plus en plus. Il n'est pas question de rester davantage. Tant pis pour la Second Wave et autres merveilles que nous espérions découvrir !!! Il faut retourner avant l'orage…qui ne tarde pas à nous rattraper et à nous tomber sur la tête. Hervé, grâce au GPS, guide toute la troupe qui a failli s'égarer, car dans Coyote Buttes sous la pluie, c'est vite arrivé. Il pleut des cordes, l'orage gronde ! Nous arrivons à la voiture, trempés jusqu' aux os. En nous retournant, nous apercevons des cascades éphémères dégringoler des Vermilion Cliffs.

Et c'est en convoi que les voitures passent toutes sans problème le wash toujours plein d'eau !

Il ne reste plus qu'à rentrer à l'hôtel pour se sécher et se reposer en attendant l'heure du dîner.

La mauvaise expérience d'hier soir nous fait choisir une valeur sûre. Nous retournons chez Ken's Old West, d'autant que nous sommes jeudi, et du jeudi au samedi, le resto reçoit un orchestre de musique country. Très bonne ambiance et très bonne formule "all you can eat soup and salad".

The Wave

De Page à Grand Canyon Nord

J19 (03/08/07)

C'est aujourd'hui la dernière possibilité pour tenter de parcourir Cottonwood Road, aller voir Yellow Rock et éventuellement les Whaweap Hoodoos. Il faut partir tôt ce matin avant l'arrivée d'éventuels orages en cours de journée.

Cette fois-ci devrait être la bonne. C'est sans compter avec la possibilité de trouver la route carrément fermée. C'est ce qui se passe ce matin. "Road temporarly closed" indique la pancarte devant la piste barrée. Pas de chance ! Adieu Yellow Rock et autres hoodoos !

Un coup d'œil à la carte ! " White Rocks" une curiosité indiquée au bout de la BLM435 retient notre attention. Cette piste part de Church Wellls sur la 89. Un premier wash un peu humide…pas de problème. Un deuxime wash moins évident…Hervé commence à s'engager…un petit tronc d'arbre se coince sous la voiture. Nous n'insistons pas et décidons de revenir sagement à Page pour des activités moins risquées. la visite du barrage de Glen Canyon, très intéressante.

Une balade courte et facile (45mn) vers Hanging Gardens, une grotte (végétation de jardins suspendus) qui rappelle un peu Mossy Cave. L'endroit est idéal pour un pique-nique, il y fait très frais. Dommage les provisions sont restées dans la voiture ! On y jouit d'une belle vue sur lac Powell.

Baignade et pique-nique dans une petite crique (pas loin du barrage). Un régal ! Les formations de navajo sandstone de cette crique ne vous rappellent-t-elles pas quelque chose ?

Un petit tour vers Horseshoe Bend, sous les nuages, mais impressionnant tout de même !

Enfin une dernière baignade, non, plusieurs baignades, à Antelope Point, entrecoupées de farniente sur les rochers. Le temps est lourd !

C'est finalement la pluie qui va mettre un terme à notre journée : journée cool, mais bien remplie quand même !

Et la soirée, nous la passons dans notre "cantine" habituelle : "Ken's Old West" appréciant encore une fois musique country et salad bar. Nous sommes même montés sur la piste de danse !

J20 (04/08/07)

Nous quittons Page ce matin en direction de la rive nord du Grand Canyon. Nous avons fait ce choix en raison du taux de fréquentation, seulement 10% des visiteurs du parc. C'est exactement ce qu'on recherche !

Au sortir de Page, nous pénétrons dans le territoire navajo. D'ailleurs à la radio des musiques et chants indiens accompagnent parfaitement la traversée de ces paysages sauvages jusqu'à la Navajo Bridge.

Peu après, la route quitte ces plateaux arides pour grimper jusqu'à Jacob Lake. Les paysages changent : nous passons au milieu de grandes prairies et de forêts dont certaines ont été ravagées par un incendie en juin 2006.

Entre Jacob Lake et l'entrée du parc national, nous prenons une petite route vers East Rim View (à 4miles). Un petit parking idéal pour s'arrêter pique-niquer ! L'air est frais, il faut se couvrir ! A peine sortis, le temps se gâte et nous nous réfugions dans la voiture pendant une grosse averse de pluie et de grêle mêlées. Il ne nous reste plus qu'à manger dans la voiture puis à attendre une hypothétique amélioration. Entre deux averses, nous réussissons à aller au bout du court sentier bitumé et à jeter un regard sur East Rim View, mais la vue est ….bouchée, bien sûr.

Alors nous poursuivons notre route vers North Rim. Le temps s'est rétabli quand nous arrivons au Grand Canyon Lodge. Nous y avons réservé une cabin. Elle est certes toute petite mais très sympa.

Après un moment de repos dans notre cabane de trappeur, nous partons découvrir le Grand Canyon. Le Bright Angel Trail nous amène à un promontoire où l'on jouit d'une belle vue.

Nous empruntons ensuite la Cape Royal Road et nous nous arrêtons à Roosevelt Point où Thierry signale sur son site la randonnée du même nom (7kms, 2h). Voilà qui est parfait en cette fin d'après-midi.

Nous arrivons au bout de quelques minutes à un embranchement que nous décidons de prendre à droite. Mais nous voilà au bout de 5 minutes de retour au même embranchement. Persuadés de nous être trompés, nous recommençons l'opération en étant plus vigilants. Rien à faire, nous ne trouvons aucune alternative. Mystère ! En fait, en vérifiant en soirée la documentation du parc, nous avons vu que Roosevelt Point Trail était bien une courte boucle de 15mn et non une rando de 2h. Alors cet itinéraire a-t-il peut-être disparu car beaucoup d'arbres sont abîmés dans le secteur ?

Frustrés de ne pas avoir pu randonner, il nous faut trouver rapidement une autre destination. Nous choisissons Point Imperial Trail. Pas vraiment un bon choix car le chemin quitte la rim et s'enfonce dans une forêt ravagée par une tempête.

Alors nous reprenons la route vers le lodge afin d'être prêts pour assister au coucher du soleil.

Après ce très beau moment, nous rejoignons le Grand Canyon Dining Room où le dîner est à la hauteur du cadre, un bâtiment classé monument historique surplombant la falaise et offrant à travers ses larges baies vitrées une vue imprenable sur le canyon !

J21 (05/08/07) Comme hier les balades étaient plutôt ratées, nous voulons nous rattraper aujourd'hui et profiter de la matinée au Grand Canyon avant de prendre la route vers Zion.

Je repère Widforss Trail (8kms aller) dont les 4 premiers kilomètres se présentent sous forme de sentier d'interprétation nature, ce qui fait un parcours de 8kms A/R sur la plus belle portion du chemin (2h) et à une altitude de 2500m. Nous avons adoré cette belle randonnée dans la forêt au milieu des pins ponderosa, des bouleaux, des chênes…nous offrant quelques vues sur le canyon et nous donnant à voir de nombreux animaux daims, biches, cerfs et faons.

Il faut maintenant quitter la fraîcheur et la verdure de Grand Canyon pour retrouver des paysages plus arides en perdant de l'altitude.

Après un arrêt à l'aire de pique-nique de Fredonia, nous pénétrons dans Zion NP par l'est en début d'après-midi et nous sommes séduits par ces roches qui nous rappellent un peu le Grand Staircase.

Nous décidons avant tout de réceptionner notre chambre à El Rio Lodge à Springdale. Elle est petite, mais propre et bien équipée et le rapport qualité-prix est imbattable pour Zion.

Nous laissons la voiture à l'hôtel et empruntons la navette qui nous dépose à l'entrée du parc où nous montons dans une autre navette desservant l'intérieur du parc. Très bonne organisation ! Afin de nous faire une idée d'ensemble, nous allons jusqu'au terminus "Temple of Sinanawa" puis restons dans le bus pour revenir à Zion Lodge. Les montagnes de Zion ne me séduisent pas au premier abord, car massives et impressionnantes.

Peut-être une rando me ferait-elle mieux apprécier ces paysages ? Nous choisissons Emerald Pools Trail (1h30) et enchaînons les trois sentiers menant à quatre vasques. Mais la très forte fréquentation fait que cette balade ressemble plus à une procession, ce qui ne va pas modifier mon appréciation précédente.

Nous en terminons là pour cette fin d'après-midi et allons dîner chez Pizza &Noodles (bonnes pizzas) et après avoir flâné dans la rue principale de Springdale, nous nous laissons tenter par une bonne glace au deli du Sol Fooods Market.

Coucher de soleil sur Grand Canyon

De Zion à Las Vegas

J22 (06/08/07) Ce matin nous voulons nous frotter à LA randonnée la plus populaire de Zion : Angel's Landing (8kms A/R 3h30-4h30). A 9h, nous sommes au point de départ (eh!oui, c'est pas très tôt) et nous ne sommes pas les seuls, bien sûr !

Après avoir longé la rivière, le sentier monte implacablement. Il fait chaud et un peu de fraîcheur dans Refrigerator Canyon est bienvenue. Puis les Walter Wiggles (une série de 21 courts zigzags en pierre), véritable merveille d'ingénierie émergent au Scout Lookout que nous atteignons à 10h.

C'est à ce col que je me dégonfle et je laisse Hervé poursuivre tout seul. Impressionnée par les "grappes" de randonneurs accrochées aux parois, je n'ai pas voulu m' aventurer plus loin. Pendant ce temps (1h) je n'arrête pas de chasser les écureuils qui convoitent la nourriture gardée dans un sac plastique dont Hervé n'a pas voulu se charger.

A son retour il me livre ses commentaires : " Le sentier n'est pas techniquement difficile mais il est vrai un peu vertigineux au retour. Il suffit de regarder ses pieds lors des passages critiques. Il serait vraiment dommage d'y renoncer car il en reste une impression incomparable, surtout pour moi qui suis sensible au vertige".

Pendant qu'il se sustente un peu, je vais me dégourdir les jambes en continuant seule sur le West Rim Trail, histoire de voir où il mène. Je suis émerveillée par les paysages et curieuse, j'avance encore un peu jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec ….un serpent. Pas le temps de voir s'il était à sonnette ou pas, je déguerpis à toute allure.

Mais ayant très envie d'approfondir ce coin, je n'ai pas de mal à convaincre Hervé de faire ensemble une petite incursion dans ce canyon (en peu moins d'un mile + retour). Après la foule sur le chemin de l'ange, c'est la solitude ici et les paysages sont grandioses.

Me voilà réconciliée avec Zion et nous avons du mal à rebrousser chemin tellement c'est beau (10kms en tout). Mais il faut prendre la route en début d'après-midi. C'est un peu à regrets que nous quittons la solitude de cette partie du West Rim Trail et retrouvons la vallée peu avant 13h. Nous déjeunons au Zion Café : salade et burger puis c'est parti pour Las Vegas. Après 3h de route nous atteignons la ville des casinos et le Luxor où nous avons réservé. Un véritable hall d'aérogare et une file d'attente pour le check-in digne d'un jour de grand départ à l'aéroport de Roissy ! Notre chambre est au 2ème niveau. Pour la vue, c'est raté, mais la chambre est très grande et décorée avec goût sur le thème du lieu.

Nous quittons l'hôtel pour une visite des autres hôtels du Strip. Ils sont tous plus excentriques les uns que les autres.

Le clou de la soirée, ce sont, sans hésiter, les jeux d'eaux du Bellagio.

Pour dîner nous nous laissons tenter par le Rainforest Café et son ambiance tropicale au MGM après avoir tenté le buffet du Bellagio (queue interminable !). Malgré la taille du restaurant, nous sommes étonnés de la qualité des plats : nous avons vraiment apprécié !

Il ne reste plus qu'à essayer les machines à sous : nous jouons 10$ et gagnons 19, 75$. Sur un si bon score, inutile de poursuivre !!!

Angel's Landing

De la vallée de la Mort à Yosemite

J23 (07/08/07) Aujourd'hui nous attaquons l'étape la plus longue et la plus contrastée de notre voyage : du désert aux montagnes de la Sierra Nevada.

Une étape ponctuée de nombreux arrêts : Pahrump, où nous faisons quelques courses au Walmart dans Death Valley, à Zabriskie Point.

Au Visitor Center à la recherche d'une aire de pique-nique climatisée (introuvable!!)

A l'épicerie de Furnace Creek Ranch à la recherche de dattes de l'oasis : on n'a trouvé que des dattes de Californie.

Aux Sand Dunes.

Au Father Crowley Point où nous mangeons dans la voiture, les portes ouvertes. Ouf ! qu'il fait bon !! au milieu des arbres de Joshua après Towne Pass.

Un dernier arrêt au parc municipal d'Independence pour une petite sieste à l'ombre et nous finissons par atteindre Mammoth Lakes à 18H après 10h de route et une conjonctivite (moi) due à l'abus de clim (?).

L'hôtel Austria Hof Lodge est situé au pied du domaine skiable. Il est moins "pimpant" que sur internet. L'entrée est un peu vieillotte, il n'y a pas d'ascenseur. Mais la chambre est grande, bien équipée (wifi, frigo, petit dej. inclus) et située juste à côté du jacuzzi. Idéal après une journée de route !

C'est dans le guide LP que nous trouvons l'adresse pour le dîner : Whiskey Creek. Il y a un peu d'attente, nous patientons au bar au premier étage. L'hôtesse d'accueil nous confie un "objet" qui se mettra à vibrer et clignoter quand c'est notre tour. Epatant ! Le dîner est excellent, le vin aussi. Ambiance bistrot de montagne !

J24 (08/08/07) Après un petit saut vers Lake Mary et Twin lakes, nous quittons Mammoth Lakes ce matin.

Nous pénétrons dans Yosemite par la Tioga Road et immédiatement après l'entrée, nous nous arrêtons au parking pour la randonnée au Gaylor Lake (5kms, 3hA/R 450m de dénivelé altitude max env. 3350m). J'ai choisi cette destination car le "scenery factor" est estimé à 4/5 alors que le taux de fréquentation est estimé à 2/5 : de belles vues et peu de monde. Chouette !

La montée est d'abord raide dans la forêt puis arrivés à un col, nous avons une très belle vue sur la vallée et sur un premier lac. Après la descente vers le lac, le sentier le contourne par la droite et continue vers un deuxième lac.

Il y a effectivement très peu de monde ! Nous poursuivons après ce lac vers une mine datant des années 1870. Un couple d'Américains rencontrés sur place nous précise que c'était une mine d'or. Voilà Hervé qui se prend pour un chercheur d'or en quête de minerai !

Sur le chemin du retour chiens de prairie et marmotte croisent notre route, mais ils sont plus rapides que le photographe. Dommage!

Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons un peu plus loin au bord d'une rivière, le temps de pique-niquer puis c'est reparti !

En passant à Tenaya Lake, une petite pause s'impose pour profiter de ce beau lac.

Un petit moment de farniente en bord de plage et nous voilà requinqués ! C'est pourquoi, arrivés à Tuluomne Grove, une petite balade ne nous fait pas peur ! Petite peut-être (1h) ça va tout seul pour la descente jusqu'à la parcelle de séquoias géants, mais au retour ça grimpe ! Mais la sieste nous ayant ragaillardis, nous montons en un rien de temps, surpris d'être déjà arrivés.

Il est plus de 18h quand nous arrivons dans la vallée. Nous voulons réserver le hiker's bus pour demain, il faut donc nous rendre au Visitor Center de Yosemite Valley. Nous sommes abasourdis en arrivant à proximité. Sommes-nous vraiment dans un parc? Nous trouvons ici une véritable ville : magasins, restaurants, clinique, parkings géants, routes à 2 voies… Nous finissons par trouver le Visitor Center qui nous renvoie vers le guichet de la société dans Yosemite Lodge. Le guichet ferme à 19h, il est 18h50. Nous nous pressons pour finir par nous entendre dire qu'il n'y a plus de place dans le bus de 8h30, ni le lendemain ni le surlendemain. Tant pis, on trouvera bien une alternative, mais on se jure qu'on ne reviendra pas dans la vallée. Trop fréquentée à notre goût !!! Nous arrivons à 20h au Cedar Lodge : la chambre n'est pas très clean et surtout sent le renfermé ! Très chère pour ce que c'est. Nous avons réservé deux nuits. Il faudra faire avec ! Pour manger, guère de choix. L'hôtel est loin de tout. Le restaurant n'est pas climatisé et il y a du monde qui attend ! Dépités, nous finissons par opter pour le fast-food. Et finalement la formule salad bar est très bonne !

J25 (09/08/07)

La randonnée de Glacier Point à Yosemite Valley étant tombée à l'eau, nous en profitons pour faire la grasse matinée (jusqu'à 8h30).

Puis direction Glacier Point en voiture. Nous allons d'abord au point de vue où il y a foule. Puis nous revenons vers le parking de Taft Point/Sentinel Dome.

Il est déjà 11h30 quand nous entamons notre balade. Nous commençons par aller vers Taft Point. Nous atteignons d'abord cinq "Fissures" puis le point de vue qui livre de belles vues sur la vallée, El Capitan et les "Yosemite Falls" qui sont à sec. Nous revenons un peu sur nos pas puis nous prenons la direction de Sentinel Dome via Pohono Trail où nous progressons dans une belle forêt de conifères.

Pas un touriste sur cette variante, c'est super mais en même temps une petite angoisse : et si on rencontrait un ours, ici, loin de tout ? Nous restons vigilants même pendant l'arrêt pique-nique, nous asseyant dos à dos pour surveiller les alentours. Arrivés à Sentinel Dome, nous grimpons au sommet pour une vue à 360 ° sur la vallée, El Capitan et Yosemite Falls au nord, sur Half Dome, Nevada Falls (en eaux !) et Cloud Rests à l'est. Nous reprenons la voiture vers 15h après une boucle de 8kms, 3h.

Il est encore tôt, nous faisons une petite halte dans une grande prairie sur Glacier Point Road. Pendant que nous nous reposons, un minibus s'arrête. Les passagers, avec des jumelles, observent la forêt au-delà de la prairie. "Bear…Bear…." s'agite l'un d'eux. Nous nous redressons d'un bond. "Oh ! no…deer…deer…Sorry…" s'excuse-t-il. Une belle biche s'abreuve en bordure de forêt.

Dommage, on aurait bien voulu voir un ours !

C'est sur ce souhait que nous nous mettons en route vers l'hôtel avec comme hier, re-formule salad bar au fast-food. Pas trop le choix !

J26 (10/08/07) Aujourd'hui il n'est pas question de traîner au lit. Nous voulons aller voir les séquoias à Mariposa en faisant la boucle complète par Outer Loop Trail (11kms, 4-5h). D'après mes documents, le premier tiers de la randonnée se fait "jowl to jowl" traduisez "coude à coude" puis la fréquentation est qualifiée de "medium" dans le deuxième tiers et enfin "bordeline light" dans le troisième tiers. Pour éviter la foule, lever à 6h, départ à 7h et arrivée sur place à 8h30.

Heureusement à cette heure-ci il n'y a que peu de monde ! Nous posons au pied des premiers séquoias géants. Impressionnants !

Mais dans "Lower Grove" tout cela est très organisé (barrière autour des arbres…et pour cause) et finalement un peu artificiel. Dans la partie Upper, la randonnée devient plus intéressante. D'ailleurs seule une poignée de courageux poursuit jusque là, les plus fainéants font comme ceux-là.

Ici la forêt reprend son aspect sauvage et les animaux ne tardent pas à se montrer.

Écureuils…

Biches et faons

Et même ces deux animaux que nous prenons d'abord pour des chats sauvages, et qui une fois la photo agrandie, s'avèrent être, avec leurs oreilles très caractéristiques et leur fourrure, oui, oui des… ..jeunes "mountain lions".

Les arbres sont toujours aussi remarquables.

Après Upper Grove, le chemin nous mène à Wavona Point Vista puis nous ramène au parking à travers une belle forêt où nous pouvons encore admirer des séquoias, certes moins hauts que les précédents mais en très grand nombre. Et nous sommes aux anges, nous avons l'Outer Trail pour nous tout seuls. Preuve est, que dès qu'on emprunte un sentier un peu à l'écart des axes touristiques, on se retrouve vite seul.

Nous quittons Yosemite après manger, avec un regret, celui de n'avoir pas même vu la queue d'un ours, mais avec encore un espoir, celui de pouvoir en observer un à Sequoia où nous serons demain !

En route vers la Californie et Visalia ! Après la forêt, voilà de grandes étendues herbeuses brûlées par le soleil puis des vergers à perte de vue : orangers, citronniers, pêchers…

Nous arrivons à destination, l'hôtel Comfort Inn & Suites en plein centre de Visalia. La chambre, en fait, quasiment une suite avec bureau, salon, frigo, micro-ondes, évier, wifi, petit dèj compris et……deux télés nous comble !

Nous allons tout de suite repérer le quartier : courses, banque…et faire notre choix pour le restaurant de ce soir. Visalia nous fait bonne impression, il y a un petit centre-ville très sympa, plein de boutiques assez chics et de restaurants très animés le soir. Cette ville ne figurant pas dans nos guides, c'est grâce au prospectus que nous a donné l'hôtel et en allant voir sur place que nous choisissons le Cafe 225. Excellent choix, très bon dîner !

Death Valley

Après Sequoia... la côte Pacifique

J27 (11/08/07) Aujourd'hui, notre programme doit nous mener à Sequoia National Park.

Ayant fait le plein d'images de séquoias hier à Mariposa, il ne nous semble pas pertinent de visiter Giant Forest, d'autant que le journal du parc fait état de travaux sur la Hwy198 entraînant d'importants délais d'attente ! Nous prenons alors l'option de découvrir une partie plus minérale de ce parc, à savoir le secteur de Mineral King.

Une véritable expédition, cet endroit ! En effet, c'est par une route étroite et sinueuse de 25 miles et 1h30 de parcours depuis l'entrée du parc qu'on y arrive. On passe ainsi de 500m à 2387m en pas moins de 698 virages ! Heureusement Hervé a l'habitude de conduire en Corse et nous arrivons au bout de la route en un peu plus d'une heure.

Des panneaux nous préviennent que nous entrons dans le domaine des ours (Ah! On va peut-être enfin en voir un !) . C'est pourquoi nous laissons notre glacière ainsi que tout ce qui peut attirer l'odorat de ces animaux dans un container en fer prévu à cet effet.

Nous pouvons commencer notre randonnée vers Monarch Lakes, situés à plus de 3000m d'altitude au pied du Sawtooth Peak (13kms, 5-6h, 600m de dénivelé). A la Ranger Station, on nous a prévenu, c'est le premier mile qui est le plus raide.

Vue sur Mineral King Valley.

Puis le sentier continue à grimper mais très progressivement à travers des prairies et une très belle forêt de conifères "rouges".

Puis il arrive à proximité de Chihuahua Bowl, une mine baptisée ainsi par des pionniers en l'honneur des riches mines mexicaines du même nom. Le minéral domine quand le sentier change de versant.

Ca y est, le lac n'est plus très loin. Après ce joli ruisseau, nous y sommes !

Après 3h de marche, quel plaisir d'ôter nos chaussures pour un petit bain de pied dans l'eau claire et fraîche du lac !

Trois quart d'heures de repos et déjà il faut penser à retourner. La descente est beaucoup plus rapide : 2h plus tard nous sommes de retour au parking ! Une bien belle randonnée ! Il ne manquait que l'ours !

Il est 17h. Encore faut-il maintenant reprendre en sens inverse les 698 virages, ce qui sera négocié en une heure chrono. Tous les automobilistes se rabattent pour nous laisser passer ! Il faut dire que les Américains n'ont pas souvent l'occasion de s'exercer sur une route de montagne telle que celle-ci !

Encore une petite heure pour rejoindre Visalia. Ce soir nous mangeons italien dans un restaurant sur Main Street : Little Italy, très bon aussi dans un cadre intime.

J28 (12/08/07)

Aujourd'hui direction le Pacifique dont nous longerons la côte de Cambria à Monterey par la Hwy1.

Nous quittons Visalia vers 8h et nous nous dirigeons vers Paso Robbles en traversant encore des plantations d'arbres fruitiers et de vignes. Puis peu après, au détour d'une colline, la voilà…la mer. En fait, sur le coup, nous nous demandons si ça n'est pas un mirage en raison d'un léger voile brumeux à l'horizon. C'est une drôle de sensation ! C'est vraiment la mer, après 4 semaines de déserts et de montagnes, nous sommes émus. Nous venons d'atteindre Cambria.

Un arrêt à la première plage le confirme : ici on retrouve l'air vif de la mer…un peu comme en Bretagne. Et comme dans cette belle région française, on y trouve aussi une côte déchirée et sauvage.

La route a parfois l'air de s'accrocher désespérément à la falaise. Un air de route corse au bord du Pacifique ! Les points de vue et zones d'intérêt ne manquent pas, particulièrement aux alentours de Big Sur et vont rythmer notre journée. Point Piedras Blancas (à 8kms de Hearst Castle) accueille une énorme colonie d'éléphants de mer paressant sur la plage. Nous ne nous lassons pas de les observer.

Sand Dollar Beach Area (à 45kms de Hearst Castle) : accès 5$ par voiture. Après une pause pique-nique au soleil (trop froid à l'ombre!), nous empruntons un petit sentier conduisant à la plage surtout prisée par les surfers. La plage est très belle, l'eau très claire et on aurait presque envie de se baigner si la température extérieure n'était pas aussi fraîche !

Julia Pfeiffer Burn State Park (à 60kms au sud de Carmel) recèle une véritable merveille, les McWay Falls, spectaculaires chutes de 15m se jetant dans la mer.

La côte aux environs de Big Sur offre des vues stupéfiantes.

Point Lobos State Reserve (6kms au sud de Carmel) : accès 9$ par voiture.

Le Sea Lion Point Trail fait le tour d'une pointe rocheuse abritant une colonie d'otaries. A force d'observer la surface de l'eau, nous découvrons même une loutre en train de se nourrir. Nous l'observons longuement à la jumelle.

Dommage que nous n'ayons pas plus de temps pour parcourir les autres secteurs de ce parc. Il est temps de rejoindre notre hôtel, le BW Beach Dunes à Marina après Monterey.

Nous sommes déçus de notre choix : emplacement à proximité de la Nationale, bruyant +++. Heureusement pour le dîner, nous trouvons un restaurant formidable à Monterey (merci Lonely Planet). Le Monterey's Fish House ne paie pas de mine de l'extérieur, mais la qualité est au rendez-vous. J'ai mangé un mahi-mahi et Hervé a pris une bouillabaisse : un régal ! Nous avons dîné au bar (attente++ pour avoir une table) et l'ambiance était très conviviale ! A ne pas manquer !

Sur la côte Pacifique

San Francisco et alentours

J 29 (13/08/07)

Nous quittons avec soulagement Marina pour rejoindre San Francisco via la Hw101. C'est la solution la plus rapide, d'autant que la côte que longe l'US1 n'a pas l'air d'être plus attrayante. Nous ne tardons pas à traverser une série de banlieues de San Francisco et atteignons notre hôtel dans la zone de l'aéroport vers midi.

Le Radisson San Francisco Bay (sortie Sierra Point) nous donne entière satisfaction. Parking gratuit, frigo, micro-ondes, coin salon et bureau, wifi…grande chambre très confortable (aucun bruit malgré la proximité de l'autoroute)…voilà de quoi se sentir bien !

En début d'après-midi nous rejoignons San Francisco en voiture. Circulation très fluide jusqu'au centre ! Nous nous garons au parking à l'angle de Sutter et Stockton Str., indiqué dans le guide LP comme " relativement avantageux". Nous y resterons jusqu'à 18h (9$) puis irons nous garer sur un emplacement à parcmètre gratuit à partir de cette heure-ci.

Nous suivons le parcours pédestre décrit dans le guide cité plus haut. Il débute à la porte de Chinatown, traverse le quartiers chinois puis le quartier italien

et nous amène sur les hauteurs de Telegraph Hill et de sa Coït Tower.

Notre visite ne s'arrête pas là : je veux voir la très mythique Lombard Street, bordée de très belles demeures.

La fatigue commence à se faire sentir. Le retour en cable car est bienvenu, mais ce n'est pas de tout repos. D'abord il faut jouer des coudes pour pouvoir monter à bord (beaucoup de monde à l'arrêt), ensuite il faut s'accrocher, montagnes russes assurées !

Arrivés au parking, nous récupérons notre voiture et revenons dans le quartier italien pour dîner. Notre choix s'arrête sur l'Osteria del Forno, un tout petit restaurant (guide LP). Nous dînons tôt (18h30), c'est honnête sans plus. En revanche la glace (glacier en face) est délicieuse !

J30 (14/08/07)

Aujourd'hui nous voulons traverser le Golden Gate Bridge pour découvrir une autre vue de San Francisco et visiter les alentours.

Ce matin traverser la ville est interminable ! Le pont est dans le brouillard pour le moment et il ne fait pas chaud !

Pourtant le soleil brille quelques miles plus loin en arrivant à Muir Woods. Le parking est plein…ça grouille de monde. Nous décidons de faire l'impasse et de poursuivre vers Muir Beach Overlook où nous espérons pouvoir pique-niquer. Pas de chance, nous retournons dans la brume et le froid. Nous poursuivons la Hwy1 jusqu'à Stinson Beach où nous tentons un petit tour sur la plage. Il y a un de ces vents ! Il n'y a plus qu'à poursuivre en voiture. Sur les hauteurs de la Panoramic Highway, nous retrouvons le soleil…ça fait du bien. Nous nous arrêtons près du départ du sentier de Sierra Point Trail. Nous décidons de faire un petit tour…qui sera finalement un très grand tour. Descente par Eastwood Camp jusqu'à Muir Woods et la balade au pied des séquoias.

Puis remontée par Bootjack Trail et Troop80 Trail dans une végétation très luxuriante le long d'un torrent encombré de troncs arrachés. Décor à la Indiana Jones. Randonnée très dépaysante !

En arrivant au Golden Gate Bridge, sur la route du retour, nous faisons un petit détour sur les hauteurs pour profiter de belles vues sur le pont

avant de faire une halte à Sausalito, petite ville bien agréable et coquette

avec ses boutiques, ses galeries d'art très chic et ses légendaires house-boats.

Nous nous laissons séduire par cette ville et espérons y trouver une bonne adresse pour dîner. J'ai envie de manger du poisson, bord de mer oblige. Un petit coup d'œil sur un panneau d'information de la ville, le "Spinnaker" avec ses "dramatic views" retient notre attention. Le dîner est une merveille et nous avons la meilleure place du restaurant : une vue à 360° sur la baie de San Francisco assortie du spectacle des otaries qui batifolent dans les flots et des mouettes qui passent leur temps à pêcher devant nous. Inoubliable !!!

J31 (15/08/07)

Nous décidons de rendre la voiture ce matin et de rejoindre San Francisco par le Bart à partir de l'aéroport.

Notre objectif aujourd'hui: poursuivre la visite de San Francisco mais cette fois-ci à vélo ! Après avoir déposé la voiture à l'aéroport, (quelques secondes ont suffi, bravo pour l'organisation Avis), nous empruntons d'abord l'Air Train, puis le Bart puis le cable car jusqu'à Colombus Str.

C'est là que se trouve le loueur que nous avons retenu "Blazing Saddles" mais qui s'avère ne pas être très sympa (accueil assez froid). La location nous revient à 50$ pour 2 pour la journée, tarif comparable chez tous les loueurs.

Nous commençons par longer la côte jusqu'à Golden Gate Bridge. Il fait frais et nous supportons nos deux polaires. Un coupe-vent aurait été plus adapté. Passer le pont à vélo (ou à pied) nous semblait être une expérience différente. Mais le vacarme est assourdissant et devient vite insupportable. Nous ne parcourons pas la moitié du pont.

Alors retour en ville en direction du Golden Gate Park. Je commence à flancher. Il est temps de manger : une salade et une pizza dans un petit restaurant à côté du parc et c'est reparti. En traversant le parc, nous faisons la visite du Japanese Tea Garden (4$/pers). Le jardin est tout petit, très joli, mais hyper fréquenté !

Notre circuit nous conduit ensuite jusqu'à Ocean Beach où je m'amuse à provoquer l'envol d'une nuée de mouettes.

Après Lincoln Park, nous avons l'occasion de jouir de nouvelles vues sur le pont.

Ouf ! La balade est bientôt finie. Il reste à longer comme ce matin la côte où nous observons les prouesses des surfeurs et à retourner chez le loueur après 6h de vélo et une quarantaine de kilomètres parcourus ! Journée fatigante en raison des nombreuses montées, mais excellente.

Dans Union Square nous assistons aux improvisations de l'ensemble Jazz des Jeunes de SFO avant de reprendre le Bart puis la navette vers l'hôtel. Un bon dîner au restaurant de l'hôtel clôt cette dernière journée à San Francisco et aux Etats-Unis. Demain retour Paris !

J32 (16/08/07)

Nous avions prévu le retour depuis Los Angeles. C'est pourquoi il nous faut faire aujourd'hui un vol intérieur vers cette destination. Nous avons choisi un vol très tôt (7h) en espérant pouvoir, soit enregistrer immédiatement nos bagages pour Paris soit les laisser dans une consigne et profiter de cette dernière journée sur la plage de Marina del Rey, proche de l'aéroport.

Malheureusement rien n'est possible : plus de consigne aux Etats-Unis depuis le 11 septembre et pas d'enregistrement avant 15h. Le décollage pour Paris est prévu à 18h30. Solution : prendre notre mal en patience, grignoter, lire, pianoter sur internet (accès wifi possible et gratuit)….et attendre jusqu'au soir.

Bon, notre voyage se finit un peu en queue de poisson mais il a été riche et bien rempli. Et c'est, avec des souvenirs plein la tête, que nous nous envolons vers Paris en début de soirée.

Golden Gate Bridge

NOS CONCLUSIONS

Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est également notre premier aux Etats-Unis.

Nous avons parcouru en voiture 4000 miles (6000kms) dans une grande variété de paysages allant des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte Pacifique.

Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus (faisable grâce au 4x4) et surtout de plus de 180 kms de randonnée, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.

Nos impressions générales : sur l'accueil : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. De plus, les Américains connaissent et aiment la France, souvent ils l'ont déjà visitée et adorent échanger à propos du mode de vie français ! sur la conduite : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ ! Essence : compter env. 80$ pour 600 miles. Location 4x4 : 2000$. sur les prestations hôtelières : nous avions réservé tous les hébergements. Ils nous ont donné, sauf quelques rares exceptions, entière satisfaction. A certains endroits, en payant en cash, possibilité d'avoir une remise de 10%. En moyenne le prix des chambres où nous avons séjourné a varié entre 60 et 100$ (NY et SFO un peu plus) sur les repas : le midi, pique-nique. Fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Attention, tous les prix sont indiqués hors taxe, même en grande surface. Le soir, au restaurant, en moyenne 50 à 80$ pour deux. Nous avons très bien mangé. Certes, ce n'est pas de la haute gastronomie française, mais de très bonnes viandes et aussi des légumes …et des "Pies" délicieuses. Loin du cliché des hamburgers !

Nos coups de cœur !

Nous avons adoré tous les endroits où nous avons été seuls ou presque, en tout cas les parcs très "nature" ou peu aménagés : la région de Moab (Arches, Canyonlands …) avec une mention particulière pour les Needles et l'extraordinaire randonnée de Chesler Park. Le must à nos yeux ! Escalante et le Grand Staircase : les sites sur le Burr Trail et sur la Hole-in-the Rock Road. Coyote Buttes et the Wave. Capitol Reef avec la Cathedral Valley. Grand Canyon Nord. Mineral King (Sequoia)

Nous avons aimé (mais un peu moins, car beaucoup plus fréquentés et/ou aménagés) Bryce Canyon et son amphithéâtre. Zion et ses randonnées très populaires Yosemite, ses dômes, ses lacs et ses séquoias. les villes : San Francisco, à ne pas manquer. Las Vegas, excentrique. New York, à voir au moins une fois.

Nos regrets : ne pas avoir pu parcourir Cottonwood Road en entier en raison des intempéries. ne pas avoir croisé d'ours ni à Yosemite, ni à Sequoia ! (nous irons au zoo à Paris!)

Bibliographie :

=> New York : le guide Lonely Planet pour la préparation et pour le voyage le petit guide rose "citiz", concis et plus léger dans la valise.

=> Ouest Américain : les guides LP et Routard. Ils nous ont surtout été utiles, sur place, pour les adresses de restaurants ainsi que pour la visite de San Francisco et la côte pacifique. Car la plupart de notre documentation a été puisée dans le site www.ouestusa.fr, surtout pour les visites et randonnées entre Salt Lake City et Zion.

=> Après Zion, le site internet précédent étant moins documenté (du moins jusqu'à présent !) voilà ceux qui m'ont servi, entre autres : www.waterfallswest.com pour les renseignements sur McWayFalls à Big Sur. pt-lobos.parks.state.ca.us pour les informations sur Point Lobos Reserve. www.visitmuirwoods.com pour la description détaillée des randonnées dans et autour de Muir Woods.

=> Et pour prolonger la lecture.... le récit d'Edward Abbey "Désert Solitaire". Ranger à Arches dans les années 70, il décrit à merveille ce qu'étaient ces parcs à l'époque. les deux romans policiers du même auteur "Le gang de la clé à molette" et "Le retour du gang..." qui ont comme décors les régions de Page et du lac Powell ainsi que celles de Canyonlands et the Maze.

Nous avons été tellement emballés par ce voyage que dès notre retour nous avons programmé un nouveau voyage, encore plus axé "nature". Le carnet 2008 est ici !



FIN
De New York au Far West (1)
by Krikri6792 · 2007-09-11 · 19 replies
Vous trouverez ci dessous le récit de notre voyage (un mois été 2007) : quatre jours à New York suivis de quatre semaines dans l'Ouest de Salt Lake City à San Francisco.



Pour voir davantage de photos, allez directement ici :

sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/

========================================================================== Présentation

Le rêve américain est devenu réalité pour nous cet été grâce à ce voyage que nous avions soigneusement et longuement préparé. Après 4 jours passés à New York, il nous a mené 4 semaines à travers le Southwest, de Salt Lake City à San Francisco, en passant par les grands Parcs Nationaux et en incluant des sites en dehors des sentiers battus dans un circuit classique. Notre objectif était de randonner un maximum afin de découvrir au plus près les merveilles de cette région et de nous imprégner au mieux des paysages.

Nos étapes, dans l'Ouest, ont été : Arches Canyonlands Capitol Reef (dont Cathedral Valley) Escalante Grand Staircase Bryce canyon Page (dont Coyote Buttes et the Wave) Grand Canyon Nord Zion Death Valley Yosemite Sequoia Côte Pacifique

Avant de vous emmener sur nos traces, je tiens à remercier celles et ceux qui m’ont aidée à construire cet itinéraire au travers de leurs sites Internet, carnets de voyages, échanges de messages sur VF et discussions téléphoniques.

Enfin une pensée toute particulière à tous nos amis et familles qui en avril 2006, à l’occasion d’un évènement familial, nous ont offert un compte voyage, compte qui a servi lors de l’achat des vols. Nous les remercions encore chaleureusement.

Maintenant à nous l’Amérique !

New York, découverte

J1 (16 juillet 2007)

Nous arrivons à New York JFK à 10h30 heure locale à bord du vol Air France AF22. Nous avions réservé un transfert par Supershuttle (15$ par pers, plus avantageux qu’un taxi pour 2), système de taxi collectif. Nous sommes les premiers à monter à bord, mais nous ne serons pas les seuls, le shuttle s’arrête à plusieurs terminaux afin de prendre d’autres voyageurs et une fois plein, s’élance vers New York. Cela nous permet une première virée dans la ville, le temps de déposer tout ce petit monde. Voilà enfin notre hôtel, le Wellington. Bien placé, tout près de Times Square…mais la chambre est décevante : tout petite, un peu vieillotte, une clim bruyante et impossible à régler. Bah ! Ça n’est que pour dormir, alors tant pis !

Afin de profiter tout de suite de la Big Apple et s’offrir une vue d’ensemble, j’avais prévu une croisière en bateau autour de Manhattan à 15h30. Il est déjà 14h, il ne faut donc pas perdre de temps. Nous voilà lancés à pied dans les rues de New York, le nez en l’air jusqu’à l’embarcadère Pier 83. Nous achetons nos City Pass (65$ pour 6 attractions dont une croisière de 2h). Et c’est parti ! Le temps est plutôt couvert, avec quelques éclaircies en fin d’après-midi.

Quelques vues de Manhattan depuis le bateau :

Après la croisière, la journée n’est pas finie. Hervé a dans l’idée de s’acheter un nouvel appareil photo. Nous courons donc dans le plus grand magasin de photos de New York (B&H Photo Vidéo 420 9th Av) où il trouve son bonheur avec un Pentax K10d. Il se renseigne aussi pour un second objectif mais n’arrive pas à se décider avant l’heure de fermeture (19h). Il faudra revenir !

Je commence à avoir le tournis dans cette ville grouillante et il est l’heure de se poser pour diner. Non, nous n’avons pas loué cette limousine.

Et c’est encore by foot que nous déambulons jusqu’au restaurant (trouvé dans le guide Lonely Planet) : 44&X – Hell’s Kitchen « classiques américains réinventés ». Nous avons très bien mangé genre nouvelle cuisine mais l’addition pour 2 plats et 2 verres de vin est tout de même un peu salée.

Dans une « pièce » du resto : laquelle ? Une idée ?

Enfin le retour à l’hôtel, toujours à pied, après un passage par Times Square. Une première journée bien remplie !

J2 (17/07/07)

A 7h nous sommes dans la rue, décalage horaire oblige ! La plupart des boutiques, restos et fast-foods sont déjà ouverts. Nous prenons un petit-déjeuner rapide à côté de l’hôtel et en route vers l’Empire State Building (compris dans le City Pass). Times Square s’éveille !

Ça y est voilà l’Empire State Building !

Il est 7h45 et nous sommes parmi les tout premiers à monter à l’ouverture à 8h.

Le temps est légèrement brumeux car il est tôt. Munis d’un audio guide en français nous faisons le tour de la terrasse du 86ème étage en écoutant les commentaires et anecdotes et en profitant des vues sur le quartier et bien plus loin encore.

Après cette visite, Hervé veut retourner chez B&H pour son objectif. Qu’à cela ne tienne, nous ne sommes pas si loin de la 9th Av. Une fois l’achat réalisé, nous pouvons continuer notre expédition. Un petit saut à l’hôtel puis objectif musées pour l’après-midi. Nous empruntons la très belle 5ème avenue et longeons Central Park jusqu’au Guggenheim. Le musée est surtout réputé pour son architecture extérieure ; manque de chance, il est actuellement emballé pour travaux. Voilà une vue de l’intérieur.

Déjeuner à la cafétéria du musée puis traversée de Central Park en direction du musée d’histoire naturelle. Les collections sont fabuleuses et le musée gigantesque. Nous n’avons bien sûr pas pu tout visiter mais nous avons été tout particulièrement impressionnés par les salles consacrées aux mammifères d’Amérique du Nord, à la faune des océans et aux dinosaures.

Après cette journée marathon une petite sieste sur la pelouse de Central Park s’impose !!

Puis la journée s’achève en assistant à un concert dans Central Park donné par le New York Philarmonic Orchestra. L’ambiance est unique ! Tous les New Yorkais se donnent rendez-vous là entre amis chacun amenant couverture et vivres pour un pique-nique géant. Nous ne sommes pas vraiment organisés : d’abord assis sur un sac plastique nous acceptons avec plaisir le drap prêté par nos voisins de gazon. La foule se fait de plus en plus dense et quand le concert débute il ne reste plus un cm2 de libre sur Great Lawn. La soirée se finira par un feu d’artifice. Quant à nous, nous nous éclipsons à l’entracte car la faim nous tenaille et la fatigue nous gagne, contents d’avoir partagé un vrai moment de la vie new yorkaise.

Croisière à Manhattan

New York, approfondissement J3 (18/07/07)

L’orage est au rendez-vous ce matin, nous obligeant à modifier nos projets : Liberty et Ellis Islands seront pour demain.

Aujourd’hui, tant qu’il ne pleut pas trop, retour dans le quartier de Midtown afin de visiter plus en détails ce quartier aperçu depuis la terrasse de l’Empire State Building.

La Cathédrale Saint Patrick.

Quelques immeubles remarquables.

La pluie redouble ! Les ponchos sont bien utiles. Nous nous engouffrons trempés dans le magasin CompUSA où Hervé espère trouver la carte topo USA pour son GPS Garmin. Il ne trouve pas exactement ce qu’il recherche mais décide tout de même de faire l’achat d’un DVD couvrant tous les USA au 24 000ème.

La pluie n’a pas cessé au dehors, mais nous décidons de nous rendre à la gare centrale où nous pourrons nous abriter un moment. Grand Central Terminal est une merveille technologique et architecturale !

Où se mettre au sec maintenant ? Au Moma qui ouvre à 10h30. En chemin, nous nous attardons devant le Rockfeller Center dont la tour est dans les nuages et profitons d’une accalmie devant ce parterre de fleurs. Une belle touche de couleur dans cette journée maussade !

A l’approche du Moma, la file d’attente est interminable et en plus, nous avons oublié nos Pass. Voilà une bonne raison pour passer à l’hôtel et s’octroyer un peu de repos.

Nous modifions nos plans et optons pour une après-midi au Metropolitan Museum, nous déplaçant en métro cette fois-ci. Il fait une chaleur étouffante dans les couloirs du métro mais ô délice, les rames sont climatisées.

Le MET est aussi un musée gigantesque : nous n’avons pas l’ambition de tout voir. Nous visitons quelques salles en solo, puis nous nous joignons à une visite guidée (en anglais !) qui nous présente quelques œuvres majeures du musée.

A la sortie du musée nous retournons en métro près de Grand Central Terminal, Hervé espérant pouvoir échanger son achat non satisfaisant du matin car la cartographie « Delorme » est visible sur ordinateur mais non transférable sur GPS. Puis en passant sur Times Square un petit crochet par l’hôtel Marriott Marquis et son bar panoramique tournant. Un petit coup d’œil sur les menus et les prix nous suffit ! Sûr, ce n’est pas là que nous finirons la soirée, mais plus modestement au restaurant de l’hôtel. Plats et prix honnêtes !

En soirée, nous apprenons à la télé l’explosion d’une canalisation de vapeur près de la gare centrale (1 mort, plusieurs blessés) à peine une demi-heure après que nous y soyons passés !

J4 (19/07/07)

Nous avons un peu de mal à émerger ce matin et ce n’est qu’à 9h30 que nous parvenons à Battery Park pour prendre le ferry pour Liberty et Ellis Islands (11, 50$ /pers pour le ferry + 6$ pour l’audioguide).

Incroyable, il n’y a pas d’attente ! Et pour cause ! Un épais brouillard couvre Manhattan. Tant pis, on y va quand même en espérant que le brouillard se lève.

Le ferry avance tout doucement en actionnant sa corne de brume, au loin on distingue à peine les gratte-ciel de Manhattan.

Quand le bateau accoste à Liberty Island, le brouillard est si dense que l’on ne peut pas voir la statue. Nous décidons de rester à bord et d’aller à Ellis Island.

La visite du musée de l’immigration est très intéressante. Grâce à l’audio guide, nous profitons des nombreux témoignages d’immigrants passés par cette île. J’ai une pensée émue pour les frères et sœurs de mon arrière arrière grand-mère qui, entre 1840 et 1870, ont quitté l’Alsace pour venir vivre aux Etats-Unis. J’imagine qu’elles devaient être à la fois leurs angoisses et leurs espérances en arrivant dans le Nouveau Monde. Leurs bagages ressemblaient probablement à ceux-ci.

Après la visite du musée, nous retournons à Liberty Island. Le brouillard s’est maintenant quelque peu levé et la statue se dresse fièrement derrière nous.

Après un déjeuner au fast-food au pied de la tour (pas fameux ! à éviter, mais pas d'autre choix), retour à Manhattan.

Encore de l’émotion devant la Sphère, sculpture endommagée pendant les attentats et déplacée ici après le 11 septembre en hommage aux victimes.

Puis enfin devant Ground Zero !

Ce soir, nous dînons dans notre chambre : au menu, un délicieux repas acheté au rayon « deli » d’un petit supermarché du quartier.

Il ne nous reste alors plus qu’à faire les valises : demain le vol pour Salt Lake City est prévu à 7h05, le shuttle vient nous prendre à 4h (eh !oui, il doit faire le tour de plusieurs hôtels). Petite nuit en perspective !

Gratte-ciel et reflets

La ruée vers l'Ouest

J5 (20/07/07)

Réveil aux aurores et attente interminable ! En effet, l’avion part avec 3h de retard. Nous arrivons finalement à 12h30 heure locale à Salt Lake City, température extérieure 37°, mais air sec. Nous nous dirigeons tout de suite vers le bureau Avis pour réceptionner notre 4x4 : un Mitsubishi Endeavor (pas de Trailblazer diponible). Le temps de le prendre en mains (mais où est le frein à mains ?) et nous voilà partis.

Notre hôtel (Best Western Garden Inn) est facile à trouver. Nous sommes agréablement surpris : grande chambre, très propre, piscine, laverie automatique (ça tombe bien, on a une valise pleine de linge sale !).

Une fois le linge dans la machine, nous partons au supermarché faire l’achat de l’indispensable glacière et des provisions pour le lendemain.

Puis retour à l’hôtel et quelques brasses dans la piscine ! Quelle chaleur ! Finalement, la clim, c’est pas mal aussi pour le reste de l’après-midi.

Pour le dîner, nous choisissons dans la documentation de l’hôtel le restaurant " Encore Grill ". Il n’est pas tout près, cela nous donne l’occasion de traverser la ville (en voiture). Nos impressions : des rues très très très larges, plein de bâtiments mormons, quelques personnes déguisées (c’est le carnaval mormon) et une foule qui se presse vers un concert. Nous n’aurons pas l’occasion d’en voir davantage.

Au restaurant la viande est excellente, la soupe réconfortante car la différence de température entre dehors et dedans est saisissante. Pas de vin ni de bière ce soir, nous sommes chez les Mormons !

J6 (21/07/07)

Nous nous mettons en route à 8h, très vite impressionnés par les espaces et les paysages de canyons que nous traversons.

Pour notre première journée de route, nous choisissons d’emblée de faire un détour par un endroit où personne ne va. Nebo Loop Road ou Sego Canyon ? Le journal du matin ayant annoncé des feux dans la région de Nephi, ce sera donc la deuxième destination qui sera retenue.

Sur l’I70 nous passons la bifurcation vers Moab et sortons à celle de Thompson Springs pour atteindre le canyon quelques miles plus loin afin d’y voir de drôles de pétroglyphes.

Nous allons d’abord beaucoup trop loin et ce n’est qu’au retour que nous les trouvons. C’est pourtant facile, le site se trouve à l’endroit où la route asphaltée s’arrête, après c’est de la piste. Bah ! Ça nous aura donné l’occasion de faire un peu de tout-terrain !

Voilà ces drôles de personnages :

Après cet intermède, route vers Moab. Déjeuner dans un grill, courses et installation au Pack Creek Ranch, à une quinzaine de miles plus au sud, au pied des "La Sal Mountains". Nous avons réservé une petite cabine " Orchard House ", au confort simple, mais plein de charme et entièrement équipée, dans un environnement très verdoyant, loin de la foule de Moab.

Un havre de paix qu’il faut tout de même quitter si nous voulons commencer à explorer Arches.

A 16h, nous franchissons la guérite d’entrée du parc après avoir acheté le National Pass (80$ valable 1 an pour tous les passagers d’une voiture).

Sous un ciel légèrement couvert et en espérant éviter l’orage, nous allons de découvertes en découvertes.

Park Avenue, d’abord.

Marcher au bas de ces " gratte-ciels " de pierre nous démange…allez, nous parcourons une partie du trail.

Puis un peu plus loin, le tour du Balanced Rock.

Et encore Windows Section.

Il est près de 19h. Quelques gouttes de pluie et un ciel de plus en plus couvert nous font hésiter un moment avant d’entamer la rando vers Delicate Arch (5kms, 2h). Mais nous parions sur une éclaircie et partons à l’assaut de la plus belle arche du monde.

Sous l’arche, un touriste joue un air de flûte : tout le monde fait silence. Ambiance magique ! Au retour nous nous laissons enivrer par ces paysages qui s’étendent à perte de vue. Finalement l'orage se sera dissipé !

Et nous rentrons au Ranch, comblés !

Delicate Arch

Les arches de Devil's Garden

J7 (22/07/07)

Ce matin petit déjeuner sur le seuil de notre cabine : dans le verger gambadent lapins et chiens de prairie.

Aujourd’hui la journée est consacrée à la découverte des arches dans Devil’s Garden. Mais avant, sur la route, nous en profitons pour photographier certaines curiosités qui s’apprécient mieux le matin : The Three Gossips et Courthouse Towers.

Et c’est à 9h30 que nous quittons le parking pour notre grande randonnée qui nous mènera absolument à toutes les arches à partir de Tunnel Arch jusqu’à Double O Arch en passant par Landscape Arch, la plus longue et Navajo Arch, la plus intime.

Et ce n’est pas fini : en randonneurs acharnés, nous poursuivons jusqu’à Dark Angel (pas un seul touriste sur ce tronçon !!!) où nous profitons de l’ombre du rocher pour pique-niquer.

Nous voilà requinqués pour attaquer le retour. Bien sûr, pas par le chemin classique mais par sa variante, le Primitive Trail et encore un dernier détour par Private Arch, impressionnante de tranquillité.

Guère de randonneurs sur ce chemin ! Tant mieux, nous profitons pleinement de ce « désert solitaire ».

Puis en revenant sur le chemin principal, nous retrouvons le monde et la voiture à 14h30. Super rando !!! (12kms, 5 heures)

Pour aujourd’hui, ce sera tout. De retour à la cabine, nous nous précipitons dans la piscine, plus fraîche que prévu mais ô combien bienfaisante après notre journée de marche.

L’approche d’un orage nous amène à lever le camp non sans oublier de profiter de ces couleurs pour photographier « notre petite maison dans la prairie ».

Pine Tree Arch

Au pays des aiguilles et des canyons

J8 (23/07/07)

Nous sommes partis de bonne heure ce matin car la route est longue jusqu’à l’entrée des Needles (70 miles = 120 kms env. de Moab), mais les paysages extraordinaires valent le déplacement.

C’est un peu avant 9h que nous laissons la voiture au parking d’Elephant Hill, équipés chacun de 4l d’eau (et ils ont été nécessaires jusqu'à la dernière goutte!), prêts à entamer la randonnée de Chesler Park via Joint Trail. 18kms, une journée de randonnée.

Mais quelle randonnée ! Un parcours très varié et ludique passant tour à tour au pied d'aiguilles striées de rouge et de blanc : les fameuses Needles

de gros rochers en forme de hamburger,

ou de champignons géants

de passages très étroits

et de grandes prairies herbeuses

Bref des décors dignes de Jurassic Park.

Et on en redemande !!! A la fin du parcours cairné, une erreur nous mène sur Devil's Lane, une autre prairie herbeuse dont je ne vois plus la fin (diabolique!)

qui aboutit à Devil's Kitchen (ouf! un peu de fraîcheur pour se reposer). Puis nous bouclons la boucle en empruntant un chemin réservé aux 4x4 qui nous ramène à Elephant Hill peu après 16h, fourbus mais absolument enchantés ! Et voilà qu'un 4x4 tente de gravir la piste que nous venions d'emprunter. Manifestement le conducteur a sous-estimé la difficulté de la piste ou a surestimé ses capacités : il galère +++. On le comprend, à pied c'était difficile…alors en voiture…! Nous assistons, amusés, au spectacle.

Bilan de la journée : 21kms (plus que prévu en raison de la variante au retour), 7h de marche arrêts compris; 8l d'eau consommés ; seules 2 personnes rencontrées + un très beau lézard, deux corbeaux et surtout des paysages fabuleux.

Au hit-parade de nos coups de cœur sur l'ensemble du voyage cette journée sera n°1.

Rassasiés de marche et de paysages, nous rentrons à Moab et comme d'habitude assistons à un bel orage en soirée.

J9 (24/07/07) Quelques cafouillages ce matin, car nous attendons la réponse de la compagnie aérienne pour faire un survol de Canyonlands jusqu'à Monument Valley. Réponse négative, il faut changer nos plans. Après un faux départ (une fois de plus, nous partons sans notre Pass), nous arrivons enfin à Canyonlands vers 11h après un passage à Dead Horse Point (7$ pour un point de vue certes impressionnant mais pas très photogénique).C'est…trop grand et assez brumeux. Nous faisons les difficiles !

Nous prenons la route jusqu'à Grand View Point et faisons la ballade (petite pour nous : 3kms, 1h) du même nom. Le chemin longe la corniche et nous livre de superbes points de vue.

A la fin du trail, nous nous posons un peu, histoire de profiter du…. silence tout simplement.

Nous ne randonnons pas davantage aujourd'hui, persuadés qu'au cœur du canyon, les sensations seraient plus grandes. Alors retour vers Moab par Shafer Trail et Potash Road (non sans avoir sollicité l'avis des Rangers). Sensationnel !!!

Oui, oui, c'est par là qu'on descend…

Et c'est tout là-bas qu'on arrive.

Par moments on passe tout au bord.

Nous continuons ainsi jusqu'à Mussulman Arch, puis demi-tour non sans aller admirer la vue depuis Gooseneck Overlook. Géniale! Potash Road (goudronnée) nous ramène à Moab vers 16h. Nous nous arrêtons au parking de Negro Bill Canyon, mais le ciel est trop menaçant. D'ailleurs nous avons à peine le temps de rentrer au Ranch avant l'arrivée de l'orage.

En route vers les Needles

De Moab à Boulder

J10 (25/07/07) Réveil spontané à 3h30 du matin ! Il faut en profiter pour voir un lever de soleil remarquable. Ce sera Mesa Arch (Island in the sky). Nous quittons la cabine à 5h (lever du soleil à 6h15). En route nous sommes sceptiques, car il pleut en traversant Moab et le ciel est couvert un peu plus loin. Mais les nuages se fendent…alors ?

Nous arrivons in extrémis sur le parking de Mesa Arch. Hervé se met à courir. Devant l'arche un couple d'Allemands est déjà en bonne place. Plus que quelques secondes….et l'arche "s'enflamme".

Nous poursuivons la route vers Upheaval Dome, un curieux cratère puis nous choisissons de revenir explorer les environs immédiats de Moab. Negro Bill Canyon, une randonnée bucolique de 3h et 6kms A/R) jusqu'à l'imposante Morning Glory Arch, d'où nous voyons descendre en rappel plusieurs grimpeurs.

une petite incursion dans les La Sal Mountains près de Castle Valley pour une petite sieste au frais. la piste d'Onion Creek (en voiture) où les couleurs sont étonnantes, aspect crème glacée pistache café caramel saupoudrée de chocolat.

Enfin à partir de 17h30 la randonnée de Fisher Towers (3h, 7kms A/R) au pied de mégalithes géants, de véritables gratte-ciel, vertigineux et impressionnants.

C'est encore de nuit que nous rejoignons le Ranch après une journée plus que remplie.

J11 (26/07/07) Avant de rejoindre Capitol Reef il nous tient à cœur de passer par un site en dehors des sentiers battus. Nous nous arrêtons alors à Little Wild Horse Canyon, tout près de Goblin Valley State Park pour une balade très amusante dans un slot-canyon. Quand les flaques deviennent trop profondes, nous rebroussons chemin. 2h et 3kms A/R.

Et continuons notre route vers Torrey et Capitol Reef que nous atteignons en début d'après-midi. Le temps est légèrement couvert et venteux. Nous nous installons alors chez Austin's Chuck Wagon (très bien, grande chambre "immaculate" comme l'annonçait le site, wifi, piscine, laverie et environnement très fleuri). Le temps légèrement couvert et surtout venteux n'incite pas trop à la baignade, alors ce sera sieste !

Vers 17h il est temps de voir un peu à quoi ressemble Capitol Reef et surtout d'aller se renseigner sur l'état de la piste de Cathedral Valley pour le lendemain. Au Visitor Center, la rangeresse est catégorique : le gué est infranchissable, la Fremont River est presque en crue. Reste la possibilité de prendre Caineville Wash Road jusqu'à Temple of the Sun, c'est tout, le reste du secteur n'est pas vraiment praticable, selon ses dires. Il va falloir revoir nos plans !

Bon, en attendant, si on allait jusqu'à Capitol Gorge. Au bord de la Scenic Drive j'ai failli me faire dévorer !!!

Cette belle route aboutit dans la gorge de Waterpocket Fold où nous nous garons. Puis c'est à pied que nous dépassons le Pionneer Register, où les premiers pionniers venaient graver leurs noms sur les murs. La plupart des touristes que nous croisons sont sur le retour, c'est vrai qu'il est déjà tard et nous sommes bientôt seuls dans le canyon. Tout d'un coup nous restons figés : devant nous un mouflon traverse le chemin et avec une agilité impressionnante escalade les rochers pour disparaître derrière la montagne.

Mais pas définitivement ! Le temps de grimper nous aussi là-haut (eh! oui nous sommes moins agiles) et nous le retrouvons. Sa destination est en fait la même que la nôtre : les Tanks, citernes naturelles creusées dans la roche

où nous le revoyons en train de s'abreuver. Une très jolie rencontre qui nous aurait presque fait oublier l'heure. Durée de la randonnée : 2h, 3kms A/R. Il est déjà 20h passés et un coup d'œil à notre guide (ici le Routard) nous fait réaliser que Capitol Reef Inn & Cafe ferme à 21h. Alors, fonçons ! Ouf, nous arrivons à l'heure pour un excellent dîner.

J12 :(27/07/07)

Nous sommes dans l'expectative ce matin : Cathedal Valley or not Cathedral Valley ? Camping or not camping pour la nuit suivante ? Nos projets auraient dû nous mener au camping primitif de Cathedral Valley via Caineville Wash Road et le lendemain retour vers la Hwy 24 via Hartnet Road. Nous décidons de faire le plein de vivres et d'eau pour être équipés pour camper. Mais où ? Ce n'est pas encore très clair en quittant Chuck Wagon Inn ce matin. Nous voulons avoir un nouvel avis sur l'évolution des conditions dans Cathedral Valley puis nous aviserons.

Au Visitor Center on nous tient les mêmes propos que la veille. Nous sommes à présents fixés. Nous irons jusqu'à Temple of the Sun ce matin (tant que le temps est sec) puis reviendrons sur la 24 pour continuer la visite de Capitol Reef puis poursuivre vers Boulder où nous pourrions camper !

La piste de Caineville est très bonne et sans problème jusqu'à Temple of the Sun. Nous admirons les deux géants : Temple of the Sun et Temple of the Moon ainsi que cette drôle de butte au premier plan : Glass Mountain.

L'envie de continuer un peu nous démange ! Allez, on avance encore un peu puis on fera demi-tour. C'est à ce moment-là qu'on croise un autre 4x4 qui nous assure qu'il ne devrait pas y avoir de problème, en toisant notre "SUV" du haut de son vrai 4X4, jusqu'au "campground", que les wash sont certes un peu humides et boueux mais passables ! Alors c'est décidé, on y va mais sans camper (temps trop incertain), nous sortirons immédiatement par la piste de Thousand Lake Mountain.

Nous poursuivons donc, pas sans être un peu tendus à chaque passage de wash, d'autant que le ciel commence à se couvrir.

Les cathédrales de pierre se dressent bientôt devant nous. Une randonnée est possible au pied des monolithes, mais nous ne prenons pas ce risque en raison de la menace orageuse.

Quand la route prend un peu d'altitude, Hervé souffle : nous voilà sortis de la zone des wash; même s'il se mettait à pleuvoir, nous ne risquerions plus rien. Nous profitons alors pleinement de la vue.

Et de la table de pique-nique près de Upper Cathedral Valley Overloook. Il est midi et le casse-crôute est bienvenu pour nous remettre de nos émotions. Pas un chat à l'horizon. Nous sommes seuls dans cette immensité. Le temps se maintient pour le moment.

Après manger nous attaquons Thousand Lake Mountain Road, cassante par endroits. La piste nous éloigne peu à peu du désert et grimpe dans la Fishlake National Forest jusqu'à 2500 m d'altitude. La vue est assez irréelle: dans les rétroviseurs de la voiture, le désert… et devant nous une forêt bien verte, des bouleaux, des fleurs sauvages…et la pluie qui commence à tomber.

Et voilà que nous arrivons dans une zone marécageuse ! Pas le temps de s'affoler ! La voiture….hoquète, patine, puis….ouf ! passe de justesse. On a eu chaud !

Et c'est avec un certain soulagement que nous atteignons la route 72 aux environs de Fremont. Nous traversons Loa puis Torrey avec un petit arrêt douceurs chez Cafe & Candy à Torrey (divin!!!) et décidons de nous rapprocher de notre étape suivante Escalante en empruntant la très belle route 12 jusqu'à Boulder (69kms). Nous avons repéré sur ce trajet le camping de Deer Creek sur le Burr Trail où nous pensons nous arrêter pour la nuit.

Ce qui est dit est fait. Nous nous posons à Deer Creek, un camping rudimentaire (emplacements pique nique + toilettes, pas d'eau) au bord de la rivière, 4$ dans une enveloppe, notre nuitée la plus économique.

Après avoir scruté le ciel, essuyé quelques gouttes, le besoin de randonner est impérieux ce soir. Nous voilà partis pour 2h d'exploration des alentours (une pancarte nous avertit que nous évoluons dans le wilderness, domaine des serpents, des scorpions et autres bestioles). La vue est magnifique en haut de cette butte.

De retour au camping nous organisons une séance douche en plein air (l'équivalent d'une bouteille d'eau chacun, pas plus !). Au dîner nous avons la mauvaise surprise de découvrir que la boîte de maïs pévue pour une salade composée contient du maïs à la crème. Beurkk, on se méfiera la prochaine fois ! Vaisselle au bord de la rivière, installation des couchages dans notre 4x4. Ca y est : tout est prêt pour passer une bonne nuit !

Cathedral Valley

Autour d'Escalante

J13 (28/07/07) Nous nous réveillons dans notre voiture avec le soleil à 6h15 et à 7h nous sommes déjà sur le Burr Trail jusqu'à Long Canyon. Au bout de cet impressionnant canyon nous faisons demi-tour afin de revenir sur l'US12 et poursuivre vers Escalante. Les paysages sur cette route sont à nouveau époustouflants de beauté.

Entre Boulder et Escalante nous ne voulons pas rater la randonnée menant aux Lower Calf Creek Falls. Un sentier d'interprétation de la nature (11kms, 3hA/R) longe la rivière au pied de belles falaises de grès nous amenant à voir des écureuils en pagaille, des marmottes, des oiseaux mouches, des truites….ainsi que des ruines indiennes et des pétroglyphes.

Et au bout du sentier, après avoir eu bien chaud, la délivrance : une cascade dégringole de la falaise

dans un bassin aux eaux rafraîchissantes (15°) dans lesquelles je me plonge avec bonheur.

Nous restons une bonne heure sur place profitant tour à tour de la fraîcheur de l'eau et de la chaleur de la petite plage avant de reprendre le chemin du retour. Hervé flâne et fait quelques clichés macro.

Après un pique nique à Calf Creek Recreation Area nous poursuivons cette route 12 toujours aussi belle jusqu'à Escalante et le Rainbw Country B&B. L'accueil est formidable (merci Philippe pour cette adresse) et Catherine est aux petits soins. Le sous-sol bien frais de sa maison est réservé à ses hôtes : un grand salon décoré d'objets chinés et plusieurs chambres. La nôtre est décorée sur le thème de la Pionnier Cabin. On y est tellement bien qu'on n'a pas envie de bouger tout de suite.

En fin d'après-midi, ressentant le besoin d'une petite promenade vespérale, nous allons à Petrified Forest State Park (6$ système d'enveloppe). Nous suivons le sentier d'interprétation de la nature (1mile) qui nous laisse sur notre faim, mais en optant pour le sentier complémentaire "Trail of Sleeping Rainbows" (0, 75 miles) assez pentu nous découvrons en nombre de très beaux spécimens.

Cette balade nous a ouvert l'appétit et nous nous régalons au Cow Boy Blues Restaurant : soupe du southwest à la tomate, prime ribs/légumes, brownie sunday pour moi, crumble fruits rouges "à la mode" pour Hervé.

J14 (29/07/07) Après un petit déjeuner américain plus que copieux, nous voilà calés pour une bonne partie de la journée et prêts à explorer les sites le long de la Hole-in-the- Rock Road. Il faut tenir compte du temps qui peut se dégrader en cours de journée. C'est pourquoi, nous commencerons d'abord par explorer Dry Fork et Peekaboo Gulch. Catherine nous a prévenu qu'il pourrait y avoir de l'eau, nous avons mis des chaussures qu'on ne craint pas de mouiller.

Et c'est parti pour une trentaine de miles sur la piste. Les paysages sont magnifiques.

Dry Fork est un slot-canyon très agréable.

Nous le parcourons sur une centaine de mètres quand, soudain, je pousse un cri, j'écarte les pieds, tout juste à temps pour laisser passer….un serpent.

Nous continuons notre progression, un peu plus vigilants et là un autre serpent nous barre la route, plus gros (c'est un serpent à sonnette) et en position d'attaque.

Bon, ben, on n'ira pas plus loin. Sans regrets, il paraît que les premières centaines de mètres sont les plus photogéniques, dixit ouestusa.fr

Allons voir Peekaboo Gulch. "L'entrée et certains passages dans le canyon sont assez acrobatiques et nécessitent de s'aider de ses mains, des éléments naturels et d'avoir un bon grip" préviennent Thierry et Philippe sur leur site. En arrivant devant l'entrée, je comprends … Hervé se hisse en premier et je reste au pied de l'entrée à réfléchir un bon moment avant de m'y attaquer. Car il a fallu tirer, pousser, grimper, ramper, se contorsionner, se hisser, sauter, s'écorcher, se mouiller…pour y arriver, mais ça vaut le coup ! Et je suis fière de l'avoir fait malgré mes genoux et mes coudes écorchés.

Finalement c'est encore un "rattlesnake" qui va nous arrêter dans notre exploration. Nous abandonnons alors les slot-canyons et décidons, comme il fait toujours beau, de poursuivre la piste jusqu'à Willow Gulch Trailhead pour faire la randonnée jusqu'à Broken Bow.

Au trailhead pas une voiture. Personne ne s'est enregistré sur le cahier (depuis combien de temps ?) Il fait très chaud, c'est l'heure du midi. Nous emportons nos provisions, l'arche étant un endroit idéal pour pique-niquer. Nous descendons dans le wash et avançons sur un mile environ.

Mais nous ne sommes pas vraiment tranquilles : pas de traces d'un passage récent, crainte d'un orage soudain et surtout des marques sur le sable qui ont l'air d'être celles d'un gros félin . En arrivant à la confluence avec Willow Gulch, le wash devient de plus en plus boueux et glissant, encombré par des branches et des troncs charriés par un orage récent. C'est décidé, il devient de moins en moins prudent de continuer! Il faut faire demi-tour. Au pied de la remontée, nous nous attardons un moment pour manger au frais sous la falaise.

De retour à la voiture nous observons au loin des orages qui commencent à se former. Nous sommes à 40 miles d'Escalante. Il faut retourner au plus vite.

Nous faisons la course avec les orages. Devant nous les éclairs zèbrent le ciel, le tonnerre gronde, mais peut-être passerons nous à côté. Nous recevons les premières gouttes près de Devil's Garden, puis c'est tout…l'orage s'éloigne. Nous explorons alors ce Jardin du Diable, très amusant. Nous y trouvons cette ribambelle de petits nains

Et cette imposante arche. Cherchez le lapin.

L'orage s'étant définitivement éloigné, nous avons envie, pour finir cette journée, de voir à quoi ressemble le "Dinausor Track Site" sur la Left Hand Collet Road. 4x4 indispensable signale la pancarte au début de la piste. Nous avançons sans problème nous demandant un moment si l'avertissement n'était pas un peu exagéré quand un énooorme wash nous arrête dans notre élan. Non, l'avertissement n'était pas vain, mais nous ne prendrons pas le risque d'essayer de passer. Tant pis, nous ne verrons pas les traces de dinosaures mais irons sur la terrasse de notre B&B observer les oiseaux mouches. Le spectacle est magique !!!

Pour le dîner nous mangeons chez Escalante Outfitters "la meilleure pizza maison de tout l'Utah" d'après le guide LP. Je dirai même plus : je n'ai jamais mangé une aussi bonne pizza de ma vie. Même celle que j'ai l'habitude de faire n'est pas aussi bonne. Vous voilà prévenus ! En plus on peut profiter gratuitement de l'accès Internet pour donner des nouvelles à nos enfants.

Calf Creek Falls

Pour la suite du voyage, de Escalante à San Francisco en passant par Bryce Canyon, Coyote Buttes, Lake Powell, Grand Canyon Nord, Zion, Las Vegas, Death Valley, Yosemite, Sequoia et la côte Pacifique, voir... ICI
Travailler sur l'île de Contadora au Panama
by Reggina · 2007-09-06 · 23 replies
Bonjour,

URGENT

J'ai une proposition d'emploi au Panama (Ile de Contadora) et avant de prendre ma décision, je souhaiterais avoir quelques informations : 1) Avec 2000 euros bruts, vit-on correctement (personne seule) ? 2) Est-il facile de trouver de petits logements (type grand studio ou type 1) et à quel prix (à Contadora) ? 3) Quid de l'accès aux soins ? Peut-on se rendre aisément chez un médecin ? 4) Trouve-t-on toutes sortes de médicaments ? 5) Y a-t-il beaucoup de moustiques ? 6) Le pays est-il sûr ? Une femme seule peut vivre tranquillement ?

Il y en sûrement d'autres ...

Je vous remercie vivement par avance pour vos réponses.

A vous lire, Cordialement Reggina
Panama: le pays "paradis"
by Sos2010 · 2007-08-28 · 212 replies
Apres avoir passé de nombreux mois à me poser des questions sur le Panama, j'ai préféré tout regroupé pour vous aider à avoir un aperçu "global" :

Avantages : Pas de catastrophes naturelles comme ses pays voisins Eau potable au robinet dans quasi dans tout le pays ! Tous paysages (foret tropicale, lacs, 3000km de cotes, montagnes jusque 3500m, + de 360 îles autour du pays dont l'ile de Coiba :
http://www.youtube.com/watch?v=EmzL5pr7_BY&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Esantacatalinabeach%2Ecom%2Fcoiba%2Ehtml pour un aperçu splennnnnnndide...) Pays le + sécuritaire de l'amérique latine, comme diraient les gens du panama, "c'est safe..." Pays du dollars (donc économie maitrisée), plus de 130 banques dans le pays (si elles viennent c'est pas pour rien) Cout de la vie environ 3 fois moins cher qu'en Europe 2e + gros taux de croissance du monde en 2006 En moyenne, climat 30° toute l'année, et 22° toutes les nuits (clim non obligatoire) Animaux en tous genre aux porte de la ville : singes, perroquets, dauphins, toucans, oiseaux de toutes les couleurs... Biodiversité quasi égale qu'au Costa Rica Pays qui produit plein de choses : Matelas, super bonnes glaces, meubles massif top qualité, vetements... Billinguisme Anglais/Espagnol Reseau routier en bon etat Infrastructure téléphonique excellente, Internet bien développé Position centrale dans le monde entre l'amérique du nord et du sud entre l'europe, l'afrique et l'asie... De plus, très bien desservi niveau aviation Pas encore connu donc forcément mieux :o) Sur place on contate que le pays est en train de faire des efforts impresionnants pour son developpement qui me fais penser à un futur Hong Kong Canal de Panama qui ramene des sous au pays et de + la zone de libre échange de Colon est la 2e + grande du monde, en passe de devenir la 1ere du monde doncc devant hong kong... Et grace à ça on trouve un nombre impressionnant de choix pour faire ses courses (bcp de zones commerciales modernes...) Ecoles privées correctes, hopitaux privés top modernesINCONVENIENTS : Ils roulent très mal Manque de culture ou monuments historiques... dans le pays Manque un peu "d'organisation" Constructions immobilieres à tout va sans vrai code de l'urbanismeConnaissez-vous 1 seul autre pays avec autants d'atouts ??? Et surtout qui n'est pas encore connu ? Vous ne pensez pas que ce pays risque de cartonner pour les années à venir?

Pour en savoir + : http://primapanama.blogs.com Vos avis sont les bienvenus !
Espagne/Portugal: circuit en terre ibérique (juillet 2007)
by Stef2Mars · 2007-08-22 · 47 replies
Jeudi 19 juillet : cap sur l’Espagne Anne et moi arrivons vers 19h à l’aéroport et nous découvrons le tout récent MP2, le terminal low cost de Marseille, inauguré un an auparavant. Décor sommaire, couleurs vert pomme et cramoisi… Bref, on n’est pas là pour visiter. Il n’y a pas de file d’attente, nous en profitons pour faire enregistrer les bagages que nous portons et déposons nous-mêmes sur le tapis roulant. On peut alors se poser tranquillement dans le hall et se remplir la panse de nos sandwiches. Nous avons devant nous assez de temps pour nous diriger vers l’autre terminal, le vrai si j’ose dire, où nous pouvons trouver les magazines qui nous occuperont pendant la bonne heure et demi de voyage qui se présente devant nous.

21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.

Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.

Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…

Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…

J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…

Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.

La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.

Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.

Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.

Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.

Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.

Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.

En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.

La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…

Samedi 21 juillet : Royal Madrid

Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.

Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…

Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.

Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.

En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…

Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo

En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.

Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.

Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.

J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.

Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…

A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…

Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.

Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.

En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…

Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre

Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.

Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.

Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.

Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.

Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !

Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.

Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…

Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !

La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.

Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.

Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.

Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.

Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.

Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.

Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.

Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.

A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…

Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night

Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.

La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.

Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.

La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.

Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.

La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.

Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.

Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.

Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.

C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…

Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei

Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.

Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…

Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.

Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.

Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.

Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…

Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…

Vendredi 27 juillet : direction Porto

Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.

Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…

La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.

Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.

Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?

A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.

Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.

Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.

Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.

Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…

Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires

Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.

C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.

Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.

Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.

14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.

Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.

Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.

Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.

Dimanche 29 juillet : retour à la réalité

Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.

Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…

Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.

14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !

Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.

L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !

Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
Itinéraire de trois semaines en Namibie
by Lilitab · 2007-08-20 · 27 replies
bonjour à tous,

voici l'itinéraire que nous projetons : départ de windhoeck vers Swakopmund, cape croos, le damaraland et les peintures rupestres, Twyfelfontain, opuwo, le parc d'etosha, rumdu, bande de caprivi, sepupa, le delta, katina mulilo, kasane, chobé, victoria falls et retour vers Windhoeck.........

🤪 est ce réalisable ?

nous ne voulons pas non plus passer tout notre temps à rouler....
Retraite au Vietnam pour les VietKeu Français
by Gantiere81 · 2007-08-12 · 21 replies
Bonjour, Je m'adresse spécialement aux VietKieu français, comme la pension peut être perçue au VietNam et comme le coût de vie est plus faible, je pense prendre ma retraite au VietNam dans quelques année. Mais je me suis posé quelques questions: Pour les VietKieu qui ne remplissent pas les conditions requises pour acquérir un logement, que faire dans ce cas? On peut tjs faire acheter un logement par un proche au VietNam MAIS .....🙁 Peut-on faire rembourser les frais médicaux au Vietnam par la SS en France? Existe-t-il des maisons de retraite privée au VN? etc... Discutons nous
Kenya: parcs Masaï-Mara ou Amboseli?
by Lavièbelle · 2007-08-09 · 14 replies
Bonjour à vous tous, je projette de visiter le Kénya en mai /juin prochain...En pleine préparation de mon voyage je me questionne sur si Je devais choisir entre le Masaï Mara et l'Amboseli lequel des 2 parcs me conseilleriez-vous de prévilégier ? et pour quelles raisons ? Merci
Visites pour trois jours autour de Pattaya?
by Margeride · 2007-08-06 · 28 replies
Nous partons la semaine prochaine en Thailande en circuit organisé et les trois derniers jours sont "libres" à Pattaya.

Nous avons lu tout ce qui se dit sur la ville mais nous n'avons pas le choix de l'éviter. Reste à bien nous organiser pour y rester le moins possible... Peut-on facilement aller une journée à Bangkok ? Y-a-til des excursions à proximité pour la journée ? etc.

Merci de votre aide
Campings en Namibie et au Botswana (fully book)
by Patheophil · 2007-08-06 · 25 replies
Salut à tous,

Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui m'ont répondu lors de la préparation de notre périple de 5 semaines(1er juillet au 4 aout) Namibie et Botswana, nous sommes rentrés émerveilles de ce que nous avons vu et vécu lors de ce voyage !

Pourquoi ce titre: Fully BOOK ?

Et bien tout simplement pour rassurer tous ceux qui s'apprêtent à partir à la découverte de ces pays et qui commme nous, n'ont pas réussi à reserver avant de partir leur emplacements de camping.

Prévoir un itinéraire pointu avec dates fixes c'est dur !

Ce "fully book" résone encore dans mes oreilles !!!!! C'est le même refrain à chaque entrée !!!!

Et bien nous(nous étions 3 4X4 avec tente de toit : 6 adults & 1 enf) avons pu dormir aux camps site du Kalahari, Moremi, Savute, Chobe, Etosha et Sesriem sans probleme ! A Ihaha il était soit disant Fully book, la nuit arrivée, seulement 3 emplacements étaient occupés !!!!

Même à l'entrée ils vous disent que c'est "Fully book", nous avons appris que les gros "tour opérator" reservaient (bloquaient des places) sans accompte, donc ceci explique cela !!!

Donc ceux qui n'ont pas de résa, allez y présentez vous au camp site.... ils vous trouveront de la place !!!

Sinon, c'est magique, particulièrement Moremi Chobe : Xakanaxa, Third Bridge et Ihaha!!! A Etosha, nous avons vu énormément d'animaux y compris rhino, lions et lionnes, mais il perd de son authenticité, il fait trop parc animalier, nous avons largement préféré le Moremi, où nous comptons revenir d'ailleurs !

Nos Regrets: nous sommes arrivée à Kasane un week end et le survol des Chutes Victoria était "fully book"! de ne pas avoir fait Epupa Fall ne pas avoir acheté nos souvenirs avant notre retour sur Prétoria et Johannesburdg, moins de choix et bien plus cher! ne pas avoir prévu plus de vêtements chauds, car la nuit tombée il fait glacial! Nous avons eu jusqu'à -2°C !!! N'hésitez pas à prendre des gants un bonnet et duvet bien chaud !

Si besoin de renseignements n'hésitez pas, bien que je m'absente jusqu'au vendredi 10,

Bonne semaine à tous

Patricia

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