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Entre Istanbul et la côte lycienne
by Senmout · 2016-05-03 · 5 replies
COMPTE RENDU D’UN VOYAGE EN TURQUIE. Attention , ce n’est pas un carnet de voyage mais juste un compte -rendu pouvant servir à l’élaboration d’un voyage .

TRANSPORTS :

Avion : Lyon / Istanbul / Istanbul / Analya / Izmir / Lyon : 373 E par personne avec la Turkish airline . Satisfaisant .

Location de voiture : Par autoescape en me promettant que c’est la derniére fois !!! 😠😠 Accueil téléphonique pour la réservation déplorable ( cela a bien changé depuis des années ) . 7 jours pour une voiture taille petite , prise à Antalya et restitution à Izmir pour : 284 E dont 158 e de location et 126 e de drop off à Izmir ( 20e plus cher que ce que Autoescape m’avait annoncé ) . Loueur : Essence car rental : LAMENTABLE !!! Nombreuses difficultés pour les contacter suite à un retard d’avion , accueil à la limite du cordial , accueil à aéroport et déposés sur un terrain vague à quelques kilometres de l’aéroport , dans un cabanon miteux … Pas très rassurant !

Essence : 4,40 TL / litre

Parking : La Turquie bat presque la France sur le prix de parking qui , à la longue , représente un vrai budget .

- Antalya centre : 10 TL / jour - Aphrodisias : 7 TL - Sirince : 10 TL - Ephese : 10 TL - Termessos : 5 TL - Pamukkale : 10 TL

Metro à Istanbul : Vendus par 3 à Sultanamet et aux environs de Galata ( uniquement ) : 10 TL sinon à l’unité : 4 TL . Nous avons beaucoup marché et avons peu pris les transports en commun sauf pour aller à St Sauveur de Chora .

PRIX DES VISITES :

- Aphrodisias : 15 TL audioguide : 10 - Ephese : 30 TL audioguide : 20 - Terrace House d’Ephese : 15 TL - Topkapi : 30 TL audioguide : 20 - Harem : 15 TL - Citerne basilique : 20 - Sainte Sophie : 30 TL audioguide : 20 - Termessos : 5 - Myra tombes : 15 audioguide 15 couplé avec Eglise - Saint Nicolas : 15 - Xanthos : 10 - Chimaera : 6 - Pamukkale et Hierapolis : 25

HEBERGEMENTS :

Tous les hôtels proposent le petit déjeuner inclus . Les horaires des petits déjeuners commencent rarement avant 7h30 / 8h .

Istanbul : Sari Konack : 4 nuits : 110e / nuit Situé à quelques pas de la mosquée bleue . Très bon accueil . Chambre spacieuse et très bien équipée . Bel établissement . Très bon et copieux petit déjeuner . Nous avons trouvé très pratique d’être à Sultanamet . Beaucoup de restaurants tout proche .

Antalya : Citrus garden : 2 nuits : 45e / nuit 🙂🙂 Situé dans la vieille ville d’Antalya . Dés qu’on passe l’énorme porte d’entrée , on se retrouve au calme et au milieu d’un charmant jardin . Les chambres sont spacieuses , claires , bien décorées par la patronne qui a de l’or dans les mains . Accueil très sympathique ; on s’y sent chez soi . Les propriétaires sont vraiment à votre service et votre écoute . Excellent petit déjeuner , varié d’un jour sur l’autre , avec les produits frais et maison . Un excellent souvenir !

Kas : Sonne hotel : 1 nuit : 60e Situé à quelques pas du port . Hotel propre mais chambre minuscule ( deux petites valises qu’on ne savait où poser …) . C’est bien pour une nuit mais difficile , à mon humble avis, pour plusieurs jours . Belle vue sur la mer .

Fethiye : Alesta Yatch hotel : 1 nuit : 72 e Hotel grande classe sur le port de Fethiye et à 5 minutes du centre de la vieille ville . Vue sublime sur le port et les montagnes avoisinantes . Chambre grand luxe et petit déjeuner exceptionnel . Spa et piscine mais non utilisés . Navette pour plage privée non utilisée .

Pamukkale : Sinter Terrace : 1 nuit : 40e 😇😇 Pension de famille et accueil très , très chaleureux ! Chambre spacieuse, très kitch certes mais très propre . Jolis jardins et terrasse . Petit déjeuner maison, frais et copieux . Nous y avons aussi pris le repas du soir pour un prix dérisoire , très bien servi et très bon ( spécialité de viande ou truite ) . Ici aussi , les propriétaires sont très dévoués .

Selçuk : Kalehan hotel : 1 nuit : 50e 😠😠😠 La grande deception du séjour . Proche du centre ville de Selçuk . Hotel glauque . Accueil purement intéressé du propriétaire . Nous n’étions que deux couples dans l’hôtel et le propriétaire a cru bon de nous mettre au troisiéme étage , en bout de couloir dans une chambre pour 4 personnes , certes immense mais froide et qui aurait largement besoin d’être rafraichie . Salle de bain à peine propre . C’est le seul endroit où la bouteille d’eau mise à disposition dans la chambre était payante … Literie minable, taie d’oreiller déchirée . Petit déjeuner avec le strict nécessaire et pas très frais ( j’ai été malade dans la journée ) . Bref , passez votre chemin !

Izmir Aéroport : Tav Airport : 1 nuit : 77e Situé dans le hall de l’aéroport . Grand confort et excellente prestation. Bon bien sûr , on ne choisit pas ce type d’hôtel à moins d’arriver tard le soir ou partir tôt le matin . Notre vol était à 5h50 et ce fut très pratique . Attention toutefois car les chambres standards sont dépourvues de fenêtres … attention pour les claustros…

RESTAURATION

Il y en a pour tous les goûts et à tous les prix . La cuisine nous a plutôt étonnée en positif . Partout , on y trouve viande , poisson et plats végétariens . C’est très souvent copieux . Le seul petit reproche qu’on ferait : cuisine grasse donc au fil de jours c’est pesant . Le Mezze restera notre favori . Vu les petits déjeuners très copieux , nous avons tous les jours sauté le déjeuner , d’autant plus qu’on trouve toujours à grignoter avec un thé , quelques pâtisseries orientales . Voici nos meilleurs souvenirs .

Istanbul : Ubud Ethic à Sultanamet : La solution de facilité , étant donné la pluie permanente , car il se situait juste en face de l’hôtel . Très bon accueil . Mélange de cuisine turque et asiatique . Mezze à partager , un plat , une boisson : 90 TL pour deux .

Kas : Turkuaz restaurant et meyhane :🙂🙂🙂 Notre meilleure expérience en Turquie . Cadre très agréable avec magnifique terrasse et tonnelle . Les propriétaires sont charmants et très à l’ écoute . La cuisine est raffinée . Un excellent Mezze !!!! Mezze , un plat , boisson : 85 TL

Fethiye : Megri : C’est simple , c’est sur la grand place de la vieille ville , nombreuses tables en terrasse . Accueil sympa . Nous avons décidé de goûter une spécialité pour deux : le Beshi kepap ( cuisson de la recette : viande ou poissons et crustacées avec des tomates , oignons, aubergines cuit à l’étouffée dans un amphore qui est cassée devant vous juste avant la dégustation ) qui est servi avec riz et frites : un REGAL !!!! Salade pour deux , le Beshi Kepap et boisson pour deux : 110 TL

DIVERS

- Climat : A Istanbul : pluie sans discontinuer pendant 3 jours , froid et vent … dommage … : Sur la côte Lycienne : l’éternel printemps . Ciel bleu azur et entre 20 et 25 degrés en journée ; Soirée à 18 degrés . : Pamukkale : A l’intérieur des terres donc plus frais mais ciel azur . : Vers Izmir : ciel toujours bleu , températures plus fraiches qu’au sud , entre 16 et 18 en journée . Nuit très fraiche .

- Change : La monnaie est la Lyra . Aucun problème de change , il y a partout des distributeurs, des bureaux de change . : 1 euro = 0,30 environ TL

- Guides : Le guide vert fut notre meilleur allié pour la visite des sites . : Le Lonely planet

- Quelques prix : - Thé turc : 3 - Café turc : 7 - Jus d’orange frais : 8 - Marrons chauds 200 gr : 10 - Grande bouteille d’eau : 1,5

ITINERAIRE

J 1 : Vol Lyon / Istanbul J 2 : Istanbul J 3 : Istanbul J 4 : Istanbul J 5 : Istanbul / Antalya J 6 : Antalya et Termessos J 7 : Côte Lycienne avec arrêt : Chimera , Myra , Kas J 8 : Côte lycienne avec arrêt : Kalkan , Xanthos , Fethiye J 9 : Route Fethiye / Pamukkale . Visite Hierapolis et site géologique . J 10 : Aphrodisias puis route vers Selçuk J 11 : Ephese . Village de Sirince . Route vers Izmir . J 12 : Retour Izmir / Istanbul / Lyon

NOS VISITES A ISTANBUL

- Topkapi 🙂🙂 Nous y avons passé 4 h et nous nous y sommes rendus dés l’ouverture , évitant ainsi l’essentiel de la foule sur laquelle nous avions une longueur d’avance . Nous avons commencé par le palais , le trésor , le pavillon du St manteau avec les reliques de Mahomet ( manteau, poils de barbe, lettre écrite de sa main, son sceau, épées mais aussi les clefs de la Kaaba et un écrin d’or de la pierre noire . J’avoue que cela m’a impressionné . Puis visite de la salle du divan , le pavillon des circoncisions , le pavillon de Bagdad , les jardins, la mosquée et enfin le harem . Tout y est resplendissant et les mosaïques sont fabuleuses . Une très belle visite avec un audioguide indispensable .

- La citerne basilique . Ouvrage byzantin surnommé le palais englouti qui est une vaste citerne souterraine qui alimentait le grand palais sous Constantin puis Topkapi . 336 colonnes … Visite est rapide mais d’un belle effet .

- Pont Galata avec ses pêcheurs / Funiculaire / Grande rue Istikal avec ses ambassades , hôtels particuliers , enseignes anciennes et nouvelles, tramway , passages couverts, église St Pierre - Paul … un mélange de l’ancienne ville et la moderne / Place Taksim , symbole de la révolution / tour Galata : nous n’y sommes pas montés tant il faisait gris , pluvieux et brumeux .

- Sainte Sophie . 🙂🙂🙂 Idem , nous y sommes à l’ouverture et nous n’attendons que quelques minutes pour obtenir les tickets et l’audioguide . Ancienne église , puis basilique convertie en mosquée : un mélange étonnant mais fascinant . Visite de 2h .

- Hippodrome / la colonne de Constantin / Rue du Grand Bazar / Grand bazar : visite succinte car on trouve l’endroit surfait / Mosquée de Soliman ( hélas , nous sommes vendredi ) / descente par un lacis de ruelles colorées vers le quartier Pamuk au milieu des grossistes en tout genre et des vieilles konaks : un grand bazar plus authentique . Total de cet itinéraire : 5 h avec les pauses thé bien sûr !

- Musée archéologique : En pleine restauration , heureusement car vieillot et décrépi . Bof … j’y allais essentiellement pour y voir le traité de Kadesh .

- Mosquée bleue : 🙂🙂🙂 Nous y étions vers 10H et nous avons attendu environ 45 mn pour y rentrer . Voile obligatoire pour les femmes fourni si besoin ( mon foulard a fait l’affaire ) . Une véritable merveille , dommage qu’il y avait autant de monde …

- Eglise St Sauveur de Chora . 🙂🙂🙂 Nous avons hésité car c’est un peu excentré mais nous avons bien fait d’y aller car ce fut une de nos plus belles visites d’Istanbul ! De la place de Ste Sophie , tramway T1 jusqu’à l’arrêt Topakpi ( attention , j’ai bien dit arrêt et non palais ! ) puis changement pour le T4 et s’arrêter au 3eme arrêt . Visite avec audioguide . C’est l’un des plus fabuleux ensemble de mosaïques que j’ai pu admirer dans ma vie ! un régal des yeux ! Prevoir une visite d’ 1H30 .

- Le Bosphore : Metro Marmaray sous le Bosphore jusqu’à Uskudar ( ouvrage impressionnant ) . On a ensuite marché jusqu’à Kadikoy en passant devant le phare Leandre . De Kadikoy , on a pris le ferry pour revenir vers Sultanamet . Le circuit pourrait être très sympa mais nous l’avons fait sous des trombes d’eau ininterrompues , dommage …

NOS VISITES HORS ISTANBUL

- Termessos . 🙂🙂🙂 Situé à 30 km d’Antalya . Le site est complètement perdu dans la montagne . C’est un peu le Machu Picchu ou l’Angkor de la Turquie ! Ce site m’a totalement fasciné . Sans doute parce que c’était le premier mais aussi pour ce côté mystérieux et loin des foules . Du parking , il y a encore 3km de chemin pentu et caillouteux avant de commencer la visite et atteindre la porte du site et ses tours défensives . Il est important d’être bien chaussé . Noyées dans le maquis de pins , oliviers , buissons , crocus , les ruines … et le silence ! Nous serons seuls sur le site pendant environ deux heures avec pour toute compagnie les oiseaux et les écureuils . L’atmosphère est envoutante , on dirait presque que ceux qui y vécurent sont encore là … On a commencé par le gymnase , les voutes des bains . Puis un gigantesque champs de ruines qu’était la grande rue à colonnades . On voit enchevêtrés colonnes , stéles, morceaux de sculpture … Ville fantôme … Puis , on grimpe encore 15 mn en pleine nature , dans la pinède , pour atteindre le tombeau d’Alcetas , général d’Alexandre le grand et y découvrir son destin tragique . Le panorama sur les ruines de Termessos , les montagnes environnantes et la vallée est magnifique . On y serait resté de heures ! En redescendant , nous bifurquons vers la nécropole sud . Après 10 mn de marche , apparaissent le premiers tombeaux . Le chemin serpente ainsi pendant 30 mn offrant un incroyable spectacle car le temps a littéralement fait exploser des centaines de sarcophages plus ou moins intacts , avec de plus ou moins belles sculptures . On a l’impression d’être hors du temps et nous somme toujours seuls ! De là , va naître , pour moi, une véritable fascination et découverte pour les tombeaux lyciens qui ne me quittera pas de tout le voyage ! Nous revenons sur nos pas pour finir avec l’agora , les citernes , le boulotterions , le temple d’Artemis et enfin le théâtre . Ce n’est qu’à partir de là que nous rejoignons une poignée de congénéres . Retour à la voiture après 5h de visite et les mollets en compote mais tellement heureux ! Bref , je vous recommande vivement cette visite !

- Site de Chimera . Bon , j’avoue c’est purement mythologique … Apres 30 mn d’un chemin assez ardu fait d’escaliers , pentes abruptes , on voit brûler quelques petites flammes qui s’échappent de la montagne . Pour les scientifiques ce sont des émanations de méthane , pour le littéraires , dont je fais partie , c’est la repaire de la Chimère , monstre mythologique cracheur de feu . Cela doit être plus interessant à voir à la nuit tombée … peut être … Bref, ce fut l’occasion de réviser une partie de l’Iliade .

- Le site de Myra Très impressionnante falaise avec des tombeaux rupestres . Les tombes lyciennes s’étagent sur la paroi . Un beau théâtre aussi .

- Eglise Saint Nicolas . De belles peintures bien conservées mais un audioguide qui rend la visite interminable … Un peu déçus de cette visite .

- Côte entre Kas et Fethiye La route longe la mer et offre des vues magnifiques . Kas est un petit bourg certes touristique mais avec un joli petit port et très agréable à flâner . Kalkan : idem , trés agréable , port de pêche mais un peu plus grand et touristique que Kas . Fethiye : trés touristique et beaucoup plus moderne .

- Xanthos . Un petit site mais qui a retenu notre attention car on y trouve le troisième type de tombe lycienne : sur pilastre .

- Pamukale 🙂🙂🙂 Nous y arrivons à 13 h et nous resterons 4H . Nous choisissons de commencer par le côté sud ( côté sud au côté nord: distance de 2,5 km ) . Nous longerons d’abord les bassins ( on s’est refusé de s’y baigner car quel dommage de dénaturer et saccager une telle merveille géologique ) puis nous visiterons le site romain . Pensez aux lunettes de soleil . Mention spéciale pour le site géologique côté porte byzantine car il n’y a quasiment personne . Nous avons adoré la beauté endormie de la nécropole , entre tumulus et cyprès . C’est le coin le plus calme du site . Immense cardo avec la porte de Domitien et ses trois belles arcades . Le théâtre était inaccessible ce jour là . Nous ne sommes pas allés jusqu’au martyrium de St Philippe et nous ne sommes pas allés à l’antique pool qui nous paraissait surfaite . Bref , un endroit plein de charme pour le peu qu’on s’éloigne du triangle musée / bassin à baignade / antique pool .

- Aphrodisias 🙂🙂🙂 A 1h30 de route de Pamukale ou 2H de Selçuk . Site magique perdu dans une plaine et entouré de montagnes . Nous avons mis 2h pour visiter le site et 30 mn pour le musée qui ne nous a pas transporté . De très beaux monuments très bien conservés comme le Tetrapylon , le temple d’Aphrodite , le stade, le théâtre , le bouleuterion.

- Ephese site antique .🙂🙂🙂 Nous finissons en beauté et nous avons apprécié de faire les visites dans ce sens car nous sommes allés crescendo dans la grandeur , beauté et état de conservation des sites . Nous sommes arrivés à l’ouverture juste une heure avant que les cars ne déversent des milliers de touristes . Par une entrée ou une autre , contrairement à ce qui est indiqué dans les guides , il y a des hordes . C’est le seul endroit où nous avons souffert de ce flot , une grande chance , je pense . Une mention spéciale pour la bibliothèque de Celsius et le quartier des maisons avec le murs et mosaïques intacts . Attention , cela fait l’objet d’une tarification à part que vous pouvez prendre avec le billet d’entrée et dans ce cas , c’est moins cher ou sur place : plein tarif . Ce serait vraiment dommage de s’en priver car c’est assez unique .

CONCLUSIONS :

- Nous avons adoré : La magie du site de Termessos ! : L’Eglise St sauveur de Chora : Le savant mélange géologie / culture du site de Pamukale : L’accueil de nos hôtes à Pamukale .

- Nous avons aimé : Toutes les splendeurs que recèlent Istanbul : Les sites d’ Ephese , Aphrodisias , Myra : L’accueil des turcs toujours souriants , plein d’entrain et prêts à aider . : La côte sauvage lycienne : Nous régaler de pâtisseries, thé et Mezze .

- Nous n’avons pas aimé : Le Kalehan hôtel à Selçuk , glauque !!!! : le prix des parkings partout !
Quoi emporter pour un voyage de 15 jours en Thaïlande?
by Lepitt · 2006-02-09 · 17 replies
ca y est c est ait !! je m envole mercredi vers la thailande pour 15 jours a jomtien

tout va bien je suis trop existé jusqu au moment ou je dois faire mon sac

que dois je prendre ??! il y a bien sur les inevitables truc de la vie quotidienne et APN mais jeparle plus de tout ce qui concerne papiers (passeport logik, carte banquaire) et medicaments.. et aussi que mettre dans le pti sac avec moi dans l aviojn ?? je sais ca peut vous paraitre debiel mais c est mon 1er gros voyage donc j ai plein de questions sans reponses

si jamais vous pouvez m aider et si j ai oublier des choses n hesotez pas !!

merci a vous
Madagascar: retour de trois semaines à Ramana dans la région de Diégo
by Cassetout · 2007-09-08 · 34 replies
Salut,

Je reviens de 3 semaines de vacances à Madagascar. Des paysages superbes (surtout la mer d'émeraude) peu de touristes mais la pauvreté des Malgaches (je m'y attendais) est dure à supporter ! Quoiqu'il en soit je me suis inscrite sur ce forum pour aiguiller les futurs vacanciers qui voudraient se rendre dans la région de Diégo et plus particulièrement à Ramena (village). Le village est situé sur une belle plage de sable fin qui cache au coeur du village la misère, la saleté et la pauvreté. Je vous déconseille fortement la Villa Palm Beach (recommandée sur le Routard qui n'est pas à jour) trop de bruit tous les soirs (bar disco à côté de l'hôtel) musique de 10h à des fois 2h du mat et ça recommence le matin à 6h avec le coq et encore la musique !!! Préférez le 5 Trop Prés sur la plage directement 3 chambres propres avec les pieds sur la plage. Concernant la nourriture nous avons été malade, ne pas boire de café, ne pas se rincer les dents avec l'eau courante et préférez le restaurant Chez Bruno (Case en Falafy) A part ça nous étions partis pour faire du Kitesurf, très bonnes conditions an Août du vent tous les jours entre 25 et 35 noeuds. Spots à Sakalava (vagues et lagon). Attention ne pas dormir à l'hôtel de Sakalava (serpent, araignées, moustiques et patron anti-commercial, serveuse pas sympa et en + cher pour les prestations) Spot aussi à la mer d'émeraude pour confirmés (vagues jusqu'à 4m). Pour y aller demander Augustin sur la plage de Ramena il vous emmènera en bateau pirogue (super) et vous préparera le repas sur le lagon (poisson, crabe...) Voilà pour quelques informations je pense utiles pour réussir ses vacances.
Conseils de voyage au Cambodge
by Philippe2013 · 2013-10-18 · 30 replies
J'ai l'intention de visiter le Cambodge. 😎 je vois que cette destination attire pas mal de voyageurs français.

Pourriez vous me donner les conseils pour préparer mon voyage au Cambodge? 🙂
Mixed (even disappointed) review of the NCL Sky Indian Ocean cruise from April 19 to May 3, 2025
by Alfre99410 · 2025-05-08 · 70 replies
Hi everyone,

I’m back from this “mixed” two-week cruise in the Indian Ocean on the Norwegian Sky.

Originally, I had booked a cruise with AIDA (also in the Indian Ocean), but unfortunately, the company decided to cancel it and offered us other options, which we declined because the dates didn’t work for us.

Since my wife really wants to do a cruise in the Indian Ocean, but very few companies offer this destination, it’s a bit complicated—especially when the dates don’t line up. Finding a good compromise between companies and timing is tough. Retirement can’t come soon enough!!!

After some research, I found a really great itinerary with Silversea (a luxury cruise line) for a 19-day cruise from Cape Town to Victoria, stopping in Madagascar (2 days), Praslin, La Digue... But my wife couldn’t get the time off. Not only was the itinerary amazing, but the price was unbeatable (5,200 € per person for a balcony suite, all-inclusive). What a shame—I would’ve loved to try this company, but maybe next time (if we’re lucky enough to have the chance).

My wife tried to take unpaid leave but wasn’t successful... Oh well!

On my end, I have more flexibility with vacation time since I travel a lot for work, so I can accumulate my days off and take them when it suits me.

So, we settled for this cruise (the only one that matched my wife’s vacation dates). Sure, we weren’t thrilled about the ship, but the itinerary wasn’t bad. We figured, why not?

I requested a quote from Logitravel, and after a discount, we paid 2,600 € per person for a balcony cabin (category BA) with the More At Sea package, which includes: 300 minutes of internet, premium drinks, 5 restaurants, and discounts on excursions...

The itinerary:

Day 1 Dubai (UAE) Boarding 11:59 PM Day 2 Abu Dhabi (UAE) 7:00 AM Day 3 Abu Dhabi (UAE) 2:00 PM Day 4 Sea day Day 5 Sea day Day 6 Sea day Day 7 Sea day Day 8 La Digue (Seychelles) 10:00 AM 8:00 PM Day 9 Mahé (Seychelles) 7:00 AM 8:00 PM Day 10 Sea day Day 11 Antsiranana (Madagascar) 7:00 AM 6:00 PM Day 12 Sea day Day 13 Pointe des Galets (Réunion) 8:00 AM 9:00 PM Day 14 Port Louis (Mauritius) 7:00 AM Day 15 Port Louis (Mauritius) 8:00 AM

After booking the cruise, I started looking for flights (Paris/Dubai and Mauritius/Paris). It’s peak Easter vacation time, so tickets are crazy expensive... I ran several simulations on Skyscanner and was shocked by the prices.

A direct flight from Paris to Dubai with Emirates is 1,400 € per person (one way), and the return from Mauritius to Paris (also with Emirates via Dubai) is 1,350 € per person.

Given these outrageous prices, I decided to book a flight with a layover. The best value I found was with Qatar (via Doha) for 650 € per person, with a 2.5-hour layover in Doha, and a direct flight from Mauritius to Paris with Corsair for 750 € per person.

With the More At Sea package, we had a 300 € credit per person for flight tickets (as long as we booked through NCL).

I requested a quote, and they offered: OUTBOUND: April 18, 2025 – Egyptair CDG-CAIRO 10:05 PM-2:30 AM February 19, 2025 – CAIRO-DUBAI 5:30 AM-10:55 AM RETURN: May 3, 2025 – Kenya Airways Port Louis-Nairobi 6:50 PM-10:10 PM, Nairobi-CDG 11:50 PM(+1)-7:30 AM (price: 950 € per person).

Sure, the price was good, but we didn’t want to fly with those airlines, and NCL didn’t have any other options. So, we booked our flights ourselves.

D-Day: Departure from Paris on April 18 with Qatar via Doha:

Two days before leaving, I checked in online and took the opportunity to buy seats near the emergency exits since my wife tends to get swollen legs on long flights. So, she prefers having extra legroom (cost: 132 € per person). It’s a bit pricey, but peace of mind is priceless.

Usually, when I have an early flight from Roissy, I always book a hotel the night before (near the airport) to avoid stress and not miss my flight. But since it was school vacation time and Good Friday, we decided to leave very early from home...

The flight was scheduled for 9:05 AM. We live 70 km from the airport and had to be there by 7:05 AM.

We barely slept... Up at 4:30 AM, and by 5:45 AM, our Uber was outside. We arrived at the airport (Roissy Terminal 1) by 6:50 AM.

Check-in was smooth—less than 10 minutes, and our bags were dropped off with boarding passes in hand.

This was my first time flying out of Roissy Terminal 1 since it was renovated for the Olympics. Wow, it’s a huge improvement—nothing like the old “camembert box” we used to know!

A few photos:

















Coming up: Layover in Doha
Ban Gioc Waterfalls (Vietnam)
by Ericat · 2016-10-14 · 52 replies
Hello,

We’re planning our trip for October 2017!! (Yes, it’s still far off—but planning it is already like a vacation.) We’re interested in the Ban Gioc Waterfalls, but I can’t quite make up my mind about them. Will there still be water in October? Is this stop worth it? (Even if there’s no water?) Thanks for your replies! Happy travels to everyone, Eric
Les pieds en Mongolie... et la tête dans les étoiles
by Slaeinte · 2006-01-04 · 3 replies
Avant d'attaquer cette aventure mongole, quelques mots pour ressituer le contexte. Nous (Christophe et Sophie)descendons a Ulan Bator apres une semaine de transsiberien voyage au cours duquel nous avons rencontre Lenny, un americain bien sympathique. Mardi 26 juillet: Sain bainuu Mongolie La nuit fut courte avec 4 heures de sommeil. Il est 6h et nous nous réveillons avec le lever de soleil au milieu des steppes, c'est magnifique… A la fois désertique et plein de vie avec ses gers, ses chevaux et ses chèvres qui se promenent librement au milieu des paysans mongols, cette vision nous laisse entrevoir un depaysement total. 6000km de traversee, 5 litres de soupe, 12 bouteilles de vodka et 2kg de nouilles plus tard, nous voila dans la patrie de Genghis Khan. Cette ambiance de croisiere nous laissera un très bon de souvenir et déja, à la descente du train, une étrange nostalgie nous innonde. Quelques petites informations avant de rentrer dans le vif du sujet; la Mongolie c'est: 1 cheval, 1 vache ou un yak et demi, 4 chevres et 6 moutons par habitant. L'empire mongol du 18e siecle, le plus vaste que le monde n'ait jamais porte, s'etendait de la Coree a la Hongrie. Les Mongols le doivent a leur Napoleon national: Genghis Khan (qui a prefere donne son nom a une vodka plutot qu a un type de cognac!). Enfin, dadvantage de Mongols vivent a l etranger (3.5 milions en Chine, 1 milion en URSS) et seulement 2, 4 milions (pour un pays grand comme 4 fois la France) au pays. Fin de la parenthese. Sophie s'est faite abordee au dernier arret avant Ulan Bator (UB). Une jeune femme mongole lui a propose de dormir chez l'habitant dans le centre: 5$ la nuit, on viendra nous chercher a notre arrive et y a de la place notre compagnon de route Kenny, affaire conclue. La personne qui devait nous remettre les billets pour Pekin n'est pas sur le quai comme prevu, c'est embetant mais on a le temps de voir venir. On passe la journee entre internet et la collecte d'info pour les excursions, de toutes facons Ulaan Bator, c'est vraiment laid! On retire nos premiers tobroks, 700 000 (500E), ca fait une sacree liasse de billets, heureusement que les pieces n'existent pas ici. Lorsque nous arrivons a domicile, 3 francais d'environ 23 ans campent dans le salon sur des matelas et une en solo dans notre future chambre, ca fait plus squatte qu'hebergement chez l'habitanht. La nuit confortable tant esperee malheureusement attendra encore: pas de volets et ce n'est pas la fenetre cassee qui nous a isole du bruit de la rue passante, et klaxonnante! Qunat aux matelas a meme le sol, ils etaient si peu confortable qu'on a du gonfler les notres. Nous serons reveilles tot le matin par le pere qui, apres avoir repare la porte d'entree a grands coups de marteau, a telephone un bon ¼ d'heure dans notre chambre! Vivement le camping… Mercredi 27 juillet: Ulan Bator, Beurk… Toujours en compagnie de Lenny, nous visitons le Black Market, un immense marche- foire-aux-trouvailles puis le plus important centre religieux de Mongolie, le monastere Gandan. Les moines y vendent une poudre "purificatrice" lorsqu'on la brule. Au detour des rues, on trouve de nombreuses echoppes qui vendent bonbons et cigarettes et des marchands de fruits et legumes un peu partout. Les plus incongrues restent leur cabines telephoniques "humaines": des personnes, souvent des femmes avec un masque sur le nez et parfois des gants, attendent le client avec un telephone sur les genoux (on ne sait toujours pas ou elles chopent la connections puisqu'il n'y a pas de fil! Dans le meme registre, nous croisons ca et la des gens postes a cote d'un pese-personne qui se font remunerer pour la pesee. Heureusement que tous ces personages anecdotiques egayent un peu la ville qui manque cruellement de charme.

L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.

Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.

Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!

Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.

Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.

Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).

Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).

Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.

Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côté et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.

Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.

Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.

Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!

Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.

Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!

Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.

Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.

Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.

Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
Voyage de 17 jours sur place au Japon
by Elody02 · 2014-06-30 · 48 replies
Bonjour à tous,

Nous partons 19 jours dont 17 jours sur place avec mon conjoint en septembre et nous avons fait une ébauche d'itinéraire mais j'ai peur que nous ayons eu le yeux plus gros que le ventre.

Voici notre ébauche de programme: - 5 jours à Tokyo avec visite de Nikko et Kamakura - 2 jours pour visiter les lacs autour du mont Fuji et profiter des onsens - 2 jours dans les alpes japonaises (takayama, shirakawago) - 1 jours à kanazawa - 3 jours à Kyoto dont 1 à Nara - 2 jours à Hiroshima dont 1 à Miyajima - 2 jours à Osaka dont 1 au mont Koya

On va se débrouiller tout seul et prendre le japan rail pass mais la durée et complexité des trajets me fait un peu peur. Aurons nous le temps de tout faire sans stresser?

Devrions nous supprimer une étape? Est-ce que certaines visites sont redondantes?

Je vous remercie pour vos précieux conseils :)

Elodie
De retour de 25 jours au Myanmar en décembre 2012 / janvier 2013
by Annecmb · 2013-01-15 · 14 replies
De retour de 25 jours en Birmanie avec mon mari, du 14 décembre 2012 au 8 janvier 2013, voyage en indépendant selon le circuit suivant: Yangon Mandalay Monywa Bagan Kalaw Inle (Nyaung Shwe) Pindaya Yangon Mawlamyine Hpa-An Rocher d'Or Bago Yangon, voici quelques indications concernant les dépenses en cours de voyage + commentaires en vrac.

Nous avons eu un vrai coup de coeur pour les Birmans, leur gentillesse discrète et toujours prête à aider, le respect qu'on y a trouvé et observé avec nous et entre eux. Nous avons reçu à plusieurs reprises des petits cadeaux désinteressés, des invitations à entrer lorsqu'on était dans des villages, ...

Pour le budget, nous avions été bien contents de trouver les messages de Teeterouge, Jacou0109 et Cebvl détaillant leurs dépenses, afin de faire notre budget avant le départ et prévoir le liquide nécessaire à notre voyage!

Moyens de transport utilisés pendant le voyage: - principalement bus - sauf un vol Heho - Yangon avec Asian wings (125$/pers) - et un circuit voiture avec chauffeur réservé via Gulliver pour le trajet Yangon - Mawlamyine - Hpa An - Rocher d'or - Bago- Yangon sur 5 jours pour ~ 770 $ pour les 5 jours

Type d'hébergement : chambre pouvant être basique, mais avec une salle de bain privée et de l'eau chaude. Prix moyen 30$.

Avons trouvé des serviettes de toilette dans toutes nos chambres d'hôtel. Nous n'avons utilisé notre moustiquaire qu'à Monywa, la clim que dans le Sud-est et à Yangon, et nos sacs à viande que pendant le trek pour se glisser sous les couvertures fournies.

Budget nourriture: en moyenne 3000-4000 Ks / repas / personne

Budget global: 2500 € / personne pour les 25 jours - 1140 €/pers pour les billets d'avion avec Vietnam Airlines (pris avec seulement 1 mois d'avance) - dépenses sur place hors Gulliver: 2340 $ - Payé à Gulliver: 770$ (loc voiture 5 jours) + 2 * 125$ (vol Heho-Yangon)

Infos sur le change: - taux à l'aéroport de Yangon tout à fait bon contrairement à ce que disent les guides de voyage dépassés: un comptoir dans le hall bagages et deux comptoirs dans le hall d'entrée à des taux similaires - possibilité de changer au retour les Kiats restant au petit comptoir 'Services to travelers' dans la salle des enregistrements après avoir passé le premier contrôle de bagages permettant d'y accéder. - taux obtenus pendant le voyage: 15/12/2012 Yangon aéroport hall bagages: 1$ = 847 K, puis change chez Marie-Min à Mandalay: 1$ = 830 k, taux change banque Nyaung U le 24/12/2012: 1$ = 854K, taux de change Yangon aéroport stand KBZ le 1/1/2013: 1$ = 853K Puis pour racheter des dollars au départ au comptoir Services to travelers : 1$ = 859 K le 7/1/2013

Taxes de départ: nous n'avons pas eu à payer la fameuse taxe de départ de 10$ / personne en quittant le pays. Elle a donc dû disparaître.

Infos sur les trajets en bateau: 2 trajets en bateau n'existent visiblement plus en ferry public: - le trajet Pakokku - Bagan depuis qu'un nouveau pont a été construits, les bus vont directement de Monywa à Bagan. - le trajet Mawlamyine - Hpa An et inversement, idem, seul un bateau privé permet ce trajet aujourd'hui (très sympa pour l'approche de Hpa An et ses massifs karstiques) De plus il n'y a plus besoin de permis pour prendre le ferry pour Dalah depuis Yangon.

"Pénurie" de logement: en lisant les forums avant de partir, nous avions flippé de ne pas trouver à se loger, et du coup nous avions tout réservé depuis la France, avec parfois des coups de fil un peu compliqués aux guesthouses n'ayant pas d'adresses mail...

En arrivant en Birmanie nous nous sommes rendu compte que beaucoup de voyageurs n'avaient rien réservé et s'en sortaient très bien en appelant la veille voire en se pointant directement à l'hôtel de leur choix. A cela deux exceptions: Bagan où nous avons entendu un couple de français galérer pour réserver un hôtel depuis Mandalay, et Inle (hôtels sur le lac et à Nyaung Shwe) où il y avait vraiment une pénurie et où des touristes ont dormi dans un monastère ou dans une salle de restaurant d'hôtel. Chercher pendant 3 h une chambre alors qu'on arrive d'un trek de 3 jours depuis Kalaw peut être vraiment désagréable.

Après, la fiabilité des informations "fully booked" donnée par un hôtel même la veille n'est pas forcément bonne. En effet, des touristes réservent aussi sans honorer leur résa, et on peut toujours retenter sa chance le jour même, en fin d'après-midi, et là souvent, des hôtels fully booked ont finalement une chambre à proposer. De même, essayez de confirmer votre réservation la veille, à part quand vous avez une confirmation écrite par mail où là, on a eu l'impression que ça valait vraiment qqch.

Marchandage: nous avons eu l'impression qu'une petite marge de négo était souvent possible, avec les taxis, les vendeurs de souvenirs, mais pas énorme: il y a vite un prix où on sent que ça coince, et on n'a pas envie d'insister. Sur un taxi en ville nous avons rarement obtenu mieux que 500 Ks de rabais.

A faire: on vous conseille le spectable des Moustache Brothers à Mandalay, allez les voir pour soutenir un tout petit peu la liberté d'expression dans le pays. Pour l'organisation de vos bateaux, taxis, vélos à Inle, on vous conseille "2 Thumbs Up" sur Paung Daw Pyan Road non loin de la poste. Bon conseil pour organiser vos jours de visite en fonction des marchés, et résa de transports au juste prix. A Inle, on vous conseille aussi les "Shan traditional cooking class and canoe trip" vendus par Myo Min Htun dans son échoppe de Paung Daw Seiq Road 0095 9428329447, myominhtun2008@gmail.com. Visiblement à l'écart des touristes, pour 25$ / personne donc bien moins cher que les cooking classes trouvées à Bagan.

Dépenses sur place ville par ville:

YANGON: Repas Feel Myanmar et Aung Thuka : 6000 Ks pour 2 Entrée valable 1 journée à la pagode Shwedagon: 5$ / personne. Idem au musée des pierres précieuses. Paya Sule, Paya Botataung : 2$/personne Ferry pour Dalah: 2$/personne Train circulaire Yangon: 1$/personne Taxis en ville: 2000 à 3000 Ks Taxi pour aéroport: 6000K Taxi de l'aéroport au centre: 15$ (bon, on était fraichement débarqués de l'avion et on a eu l'impression qu'on n'avait pas beaucoup de marge, mais quand on voit le prix dans l'autre sens...) Taxi pour la gare routière (attention compter au moins 1h): 8000 Ks Bus pour Mandalay: 13000 Ks / personne via l'hôtel, mais on pense que le prix est plutôt de 11000 Ks / personne.

MANDALAY: Journée de taxi pour visite de Mahamuni + Amarapura, Inwa, Sagaing : 32000 Ks via l'hôtel Bateau pour Inwa: 1000 Ks / personne. Calèche à Inwa pour 2: 6000Ks Taxi en ville de jour: 3000 - 4000Ks, le soir: 4000 - 5000 Ks Restau Marie-Min et le thaïlandais en face sont super Repas: 4800 Ks à 8400 Ks pour deux Moustache Brothers: 8000 Ks / pers Location vélo: 1000 Ks / jour Bus pour Monywa: 2000 Ks / personne

MONYWA: Attention le bus nous a débarqués plus ou moins de force à 10km au Sud de Monywa, au croisement allant à la pagode de Thanboddhay (1km) et au bouddha géant de Bodhi Tataung (11km). Très énervant de se retrouver ensuite assaillis de moto-taxis proposant le trajet pour le centre de Monywa pour 5000 Ks / personne alors que le bus depuis Mandalay était à 2000 ks! Finalement pas mal lorsqu'on a peu de temps à Monywa: en prendre son parti (et ses valises) et faire un tour en moto taxi pour visiter la pagode et le bouddha et être ensuite raccompagné jusqu'à Monywa. Négocié pour 5000 K / personne. Demi-journée en tuk-tuk pour aller aux grottes de Pho-Win-Daung: 25000 Ks au total. Compter 1h30 de trajet pour faire les 42 kms.

BAGAN: Bagan entrance fee: 10 $/personne pour l'ensemble de la zone archéologique Pick-up collectif depuis gare routière Nyaung U jusqu'à New Bagan (les attendre et se faire indiquer, sinon tout le monde veut vendre un trajet en horse cart): 1000 Ks / personne pour les étrangers (500 Ks pour les locaux) Taxi Nyaung U - New Bagan: 7000 Ks Carriole à cheval louée pour 1/2 journée pour aller vers les pagodes de l'est, moins fréquentées: 12000 K Location vélo: 1500 Ks/ vélo / jour à Nyaung U, 2500 à New Bagan Dîner au Aroma 2: 16000 Ks pour deux! Dîners autres: 8000-9000 Ks Bus pour Kalaw: 10000 Ks / personne, avec pick-up à notre hôtel de Nyaung U Coup de coeur pour l'hôtel Thiri Marlar à New Bagan, une telle sérénité...

KALAW: trek chez Sam's trekking family: 10000 Ks/jour/personne + 15000 Ks à diviser par le nombre de participants pour bateau Tonle - Nyaung Shwe sur le lac + 3000 Ks / bagage transféré vers Inle --> budget pour 2 au sein d'un groupe de 5: 72000 Ks

NYAUNG SHWE et lac INLE: Bien aimé manger au Green Chilli et loger au Princess Garden Super vélos de location au petit loueur juste en face, les vélos jaunes, avec vitesse, sont performants et cela change la vie après les mauvais vélos de Bagan. 1000 Ks/vélo/jour INLE entrance fee: 5$/personne Bateau pour traversée Maing Thouk - Khaung Daing: 6000 Ks pour 2 avec nos deux vélos Tour en bateau à la journée incluant Inthein: 18000 Ks (15000 sans Inthein) via 2 Thumbs Up Tour en bateau à la journée pour Sankar: 45000 Ks + guide du GIC à payer quelques dollars Dîner au restau huppé (Viewpoint): 24000 Ks pour 2 Excursion à Pindaya à la journée au départ et au retour Nyaung Shwe: 45000 Ks (compter 2h30 de trajet aller) via 2 Thumbs Up Pindaya: visite des grottes: 3$/pers + 300 Ks pour photo Echarpe en soie faite main sur atelier lac Inle: 20$ Taxi pour aéroport Heho: 15000 Ks via 2 Thumbs Up

MOULMEIN: location moto à la journée : avons entendu 8000 Ks / jour Musée culture Mon: 2$/pers Bouddha couché Winn Sein: donation libre pour acheter des carreaux de carrelage pour compléter le bouddha: 1000 Ks/ 2 carreaux Coup de coeur pour l'hôtel Cinderella, très bon rapport qualité prix! Demander conseils à Mr Anthony pour les visites ou l'organisation de location de moto, tuktuk ou bateau pour Hpa An. C'est la référence, et on le trouve à la Breeze guesthouse

HPA-AN: Grottes de Saddar: pour 3 personnes nous avons fait une donation de 5000 Ks pour l'éclairage, et avons payé 3000 Ks la petite pirogue qui nous ramenait au point de départ en faisant le tour par les rizières inondées

ROCHER d'OR:

Pick-up de Kinmun pour montée jusqu'au départ de l'ascension pédestre: 1500 Ks / personne à payer au checkpoint en cours de route Pick pour descente depuis le mountain top jusqu'à Kinmun : 2500 Ks / personne ENTRANCE FEE : 6$/personne 105$ la chambre au Kyaiktiyo Hotel (quelle arnaque mais il est vraiment bien situé) et 4700 Ks le fried noodle with chicken (quelle arnaque)

BAGO: Bago entrance fee : 10 $/personne comprenant tous les sites intéressants

Voilà, à votre disposition si besoin de plus d'infos sur tel ou tel point!
Premier fois en Crète: lieux à ne pas rater?
by Sudestine · 2010-04-09 · 14 replies
Bonjour a toutes et a tous

Avec mon conjoint, nous allons partir cet été en crete, et allons sejourner durant 7 jours a Rethymomn, c'est donc la premiere fois que nous allons en crete, et on est tout excité, a l'idée d"y etre, on voudrai avoir de bon conseils sur les lieux a ne pas rater, nous souhaitons nous consacrer sur la partie ouest de l'ile, et sud, car apparemment le sud est tres typique, mais 7 jours ça passe vite. J'ai déjà lus pas mal de messages, mais je veux encore plus d'avis, ah et aussi une ptite question, on a toujours pas louer de véhicule, on a entendu parler d'autopapas, mais les derniers messages sur ce sujet datent dejà de 2 voir 3 ans, on aurait aimé avoir des avis récents sur cette agence de location, D"autre part on a prévu apres nos 7 jours en crete, de passer 3 jours a santorin, et impossible de savoir ou on peut acheter des billets pour la traversée par ferry boat, Faut-il mieux acheter les billets ????

Merci
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 4, retour en Argentine)
by Mlefevre · 2007-07-27 · 27 replies
La Partie 1 est ici : http://voyageforum.com/...ost=1190568;#1190568 Pour aller à la Partie 2 (Chili) : http://voyageforum.com/...ost=1191542;#1191542 Et pour la Partie 3 (Bolivie): http://voyageforum.com/v.f?post=1191724;#1191724

J14 Jeudi 12/07/07 112150 km Nous avons très bien dormi, l’endroit est vraiment très calme. Bonne douche pour toute la famille, lessive puis nous partons à SPDA faire le plein d’eau, de gasoil, regonfler 1 ou 2 pneus, faire qq courses, avant de regagner l’Argentine par le Paso de Jama.

Nous retrouvons la pompe à essence presque du premier coup (elle est dans la rue Toconao, suivre la flèche COPEC) et refaisons le plein d’eau. Le seul compresseur de SPDA se trouve dans une gomeria située juste avant le poste de douane en quittant SPDA.

Nous allons ensuite pour 1200 pesos(12FF)/pers déguster un pollo-papas fritas (poulet-frites) dans un petit resto qui donne sur le terrain de foot avec une vue imprenable sur le Licancabur. 2 chiens opportunistes sont là à attendre les os, bien élevés, restant juste à la porte du petit resto. Nous dépensons ensuite nos derniers pesos chiliens dans les nombreuses boutiques pour touristes.

Vient enfin l’heure de quitter SPDA, en passant par le poste de douane où nous perdons encore au moins 1h30 ( !) Les douaniers chiliens sont vraiment très très c… (du moins ceux du coin) Les Argentins disent que les Chiliens ont l’esprit aussi large que leur pays…. C’est bien dommage de quitter un si beau pays dans de telles conditions…

Nous quittons SPDA à 2500 m pour grimper sur l’altiplano à 4400 m en 40 km. Nous devons à deux reprises laisser un peu refroidir le moteur. Nous roulons jusqu’à la nuit et décidons de nous arrêter pour ne pas manquer les superbes paysages du paso de Jama.







Malheureusement nous nous rendons rapidement compte que nous avons oublié de brancher le connecteur qui permet de recharger la batterie de la cellule à partir du moteur. Il nous faut donc rouler environ 1 h de plus ce qui nous permet de franchir le chaleureux poste-frontière argentin situé juste au col de Jama. Viva Argentina (surtout comparé aux douaniers chiliens…) Nous nous arrêtons 40 km après le col à 4150 m en plein vent. La nuit promet d’être fraîche !

J15 Vendredi 13/07/07 112350 km3°C ce matin dans le camping car, -15°C dehors. La pompe est bien sûr gelée, pas d’eau. Le moteur démarre après qq tentatives, ouf !

Nous roulons jusqu’à Susques, très glauque petite ville où volent des nuages de poussière au milieu de dizaines de camions qui attendent sans doute le passage vers le col. Il n’y a plus de gasoil à la pompe. Bon, ça devrait aller jusqu’à Purmamarca.

En milieu de journée nous nous arrêtons aux Salinas Grandes à 3400 m d’altitude.



Ce salar est actuellement exploité, il y a des petits tas de sel partout et qq engins qui travaillent. L’eau est toujours gelée, on verra plus tard…

Nous nous amusons à faire qq photos,





déjeunons sur le salar puis descendons par la cuesta de Lipan pour arriver dans la très belle vallée colorée de Purmamarca.





A 2200 m il fait très bon, on a de nouveau de l’eau. Le village est joliment situé mais ressemble un peu à un attrape-touriste avec son marché artisanal où les bus déversent leur cargaison de clients.





Ca nous dissuade de monter plus au nord vers Humahuaca qui fait aussi partie des marronniers du coin. De plus on a déjà vu pleins de magnifiques quebradas avec plein de couleurs et sans personne.

On décide donc d’aller voir à quoi ressemble le Parque Nacional Calilegua, situé à 80 km au nord de San Salvador de Jujuy en prenant la route 34. La route à partir de cette ville est assez quelconque, traversant une région agricole avec pas mal de coins ressemblant à des bidonvilles. La route est bordée de sacs plastiques. On voit plein de gens pousser des charrettes à bras pour ramener le bois glané le long des fossés. D’énormes camions transportent la récolte de canne à sucre, principale ressource locale apparemment. Partout des chevaux paissent sur les bas côtés au bout de leur longe. Il y a une densité incroyable de terrains de foot : au moins 4/km dans certains endroits : les jeunes garçons s’y retrouvent après l’école. Nous faisons de grosses courses à General Liberator San Martin, dernier gros bourg avant le parc dans un vrai supermarché, le premier depuis celui de BSAS. On est un peu l’attraction locale, pas beaucoup de tourisme étranger apparemment dans le coin.

Nous trouvons finalement l’entrée du parc (pas facile avec la nuit) et croisons les gardes qui redescendent et nous disent de nous installer pour la nuit. 2 renards (zorros) observent avec intérêt notre arrivée.

J16 Samedi 14/07/07 112795 km Nuit très calme, 13°C dans le camping-car au réveil. On se renseigne sur les différentes possibilités de balades dans le Parc Calilegua : le personnel très gentil nous donne plein de brochures concernant les sentiers, l’identification des traces d’animaux et des oiseaux.

Nous remontons d’abord à pied la piste sur 4 km puis bifurquons à droite sur le sentier de Junta, balade annoncée pour 5 h. Les sentiers sont bien balisés. Il y a très peu d’animaux, très peu d’oiseaux. Il faut dire que nous sommes en hiver. La végétation est luxuriante, sub-tropicale.



Nous descendons au fond de la vallée et longeons vers l’aval l’arroyo Aguas Negras







pour finalement rejoindre l’entrée du parc où est garé le camping car, avec un petit détour vers la Lagunita, toute verte.



4h de balade au total, très dépaysante, au cours de laquelle nous avons vu des dizaines de traces d’animaux,

Le bouchon de l'objectif fait 67 mm de diamètre!

dont certaines de bonne taille (il y a des jaguars…).

Parc apparemment très peu fréquenté car nous sommes samedi et il n’y a que 2 autres voitures, mais qui vaut le détour.

Après avoir déjeuné, nous décidons d’aller faire un tour demain dimanche à Salta.

Nous tentons de monter plus haut dans les Yungas



pour aller jusqu’au village de San Francisco situé à 40 km où l’on peut peut-être faire une balade à cheval. Mais la piste se dégrade de + en + et au bout d’une heure et 20 km, il faut nous rendre à l’évidence : nous arriverons seulement une heure avant la nuit et n’aurons plus le temps de faire de balade.



Ici on va aussi vite à cheval.



Nous rebroussons chemin et au retour un fourmilier traverse juste devant nous, assez lentement et se réfugie dans un arbre.





On a tout le temps de l’observer avant qu’il disparaisse dans les fourrés.

Nous allons passer la nuit au camping du parc à l’entrée (5 pesos/adulte, 3 pesos/enfant, 3 pesos/voiture. Toilettes, des lavabos crados, pas de douches) Ce sera notre seule nuit en camping. Nous sommes seuls avec la vue sur la vallée. Les enfants allument un gros feu avec bien du mal.



La forêt génère pas mal d’humidité. Demain nous irons à Salta située à environ 160 km.

J17 Dimanche 15/07 112835 km Au réveil, nous remarquons un renard qui vient nous rendre visite.



Il est méfiant mais s’approche très près. On s’était étonné de l’absence de chien à l’accueil du parc car en Argentine et au Chili, comme en Bolivie, il y a des chiens vraiment partout, souvent très joueurs et affectueux et toujours gourmands. Nous lançons d’abord un morceau de poulet au renard, puis des crêpes… Il apprécie et approche à moins d’un mètre. Les enfants en sacrifieraient presque leur petit déjeuner de crêpes !

Finalement nous reprenons la route pour Salta . C’est la récolte de la canne à sucre. Tout est super-organisé. A chaque entrée de champ, un homme et un gyrophare préviennent des passages de camions. La piste est mouillée par un camion citerne pour éviter la poussière sur les cannes. Bien que l’on soit dimanche, tout le monde s’active pour la récolte. Nous arrivons à Salta en fin de matinée et comme c’est dimanche, trouvons à nous garer facilement. La circulation est fluide. Nous faisons le tour de la Plaza du 09 Juillet (belle architecture coloniale)





puis en passant par l’église San Francisco



et sa tour penchée (où se déroule une messe à guichets fermés, quel succès !) comme tous les gens du coin allons manger des empenadas sur la Plaza del Lago.





Il y a plein de marchands ambulants qui vendent toutes sortes de nourritures salées et sucrées, des barbes à papa, des trucs à faire des bulles, des cerfs-volants. Sur le Lago on peut faire du pédalo ou de la barque. C’est la sortie familiale du dimanche, très bon enfant. Tout est très bon marché pour nous autres européens, bien moins cher qu’au Chili. Sur une scène se succèdent des groupes de danse folklorique et de musique contemporaine, que les gens applaudissent entre deux bouchées, assis à des tables disposées partout dans le parc.



Beaucoup des habitants de Salta sont de type indien.



Comme partout dans le Nord-Ouest, les véhicules font de l'usage!



En milieu d’après-midi nous prenons la route puis la piste pour Cachi (160 km) La piste est très bonne en général. Il y a plein de voitures qui redescendent du col Pierra del Molino à 3300 m. Toute la vallée subit la poussière de tous ces véhicules… Peu après le col, nous remarquons un gros oiseau posé à terre qui me fait d’abord penser à une autruche vu son volume. C’est en fait un condor qui s’envole avant que je ne puisse le photographier au zoom. C’est vraiment une grosse bestiole ! Nous faisons un détour (8km A/R) vers la vallée Encantada (seuls les chevaux ont le droit de s'y promener...)



dans le Parc National Los Cardones : de curieuses formations rocheuses rougeâtres, jolies mais la randonnée y est interdite comme partout dans le parc, dommage.

Nous descendons ensuite la recta de Tin Tin, longue ligne droite entre deux « champs » de cactus. Bof, des cactus, il y en a dans plein d’autres endroits. Pas de quoi en faire un parc, sauf pour attirer les touristes…

Nous arrivons enfin à Cachi où nous avons l’intention de faire une randonnée à cheval. Nous décidons d’aller dormir à Las Pailas d’où nous devrions avoir une vue sur le Nevado Cachi qui culmine à plus de 6000 m. La nuit tombe avant que nous n’y arrivions et nous nous posons pour la nuit à flanc de montagne.

J18 Lundi 17/07 113230 km 10°C dans le camping car à la fin de cette nuit à 3000 m. Bonne surprise, nous sommes presque arrivés à Las Pailas.



Il reste 1 km.



Une famille vit là avec 2 petits enfants, qq chiens, 1 chat, plein de chèvres et 2 ou 3 petits champs.



Un chevreau est né à l’aube, il est encore mouillé et a toujours son cordon ombilical. Il flageole sur ses longues pattes pour boire le lait de sa mère.

Ici, le bois est rare. Heureusement il y a les cactus!



Las Pailas est un site archéologique laissé dans son jus situé dans un cirque montagneux magnifique au pied du Nevado de Cachi qui culmine à 6300 mètres.

Les indiens semblent avoir créé autrefois des petits champs propices à la culture ou à l’élevage en érigeant de gros murs des pierres ôtées des parcelles.



Nous nous y baladons pendant 1 heure ou 2 avant de redescendre sur Cachi, situé à 16 km. Le petit village est mignon, constitué de qq rues et comme toujours d’une place centrale.







Nous cherchons en vain où faire une promenade à cheval. Senor Toro n’est pas là… (à Payogasta il y avait une pancarte indiquant aussi des rando à cheval mais nous n’avons trouvé personne. Il semble que nous soyons vraiment hors saison)

Nous mangeons pour 70 pesos des bife con papas fritas (vuelta y vuelta) et un cabrito con ? 3 minibus de 24 personnes déchargent leur cargaison de touristes argentins. Il y a plein de tours organisés depuis Salta. C’est le moment de prendre la piste vers Cafayate (la ruta 40), vraiment très pénible, que de la tôle ondulée.

Nous passons à côté de Los Molinos.



Le paysage est agricole avec qq champs et des maisons en adobe très modestes



comme partout dans le NOA, presque toutes les maisons ont leur four.



On devine des jours meilleurs autrefois en admirant quelques façades à colonnes.



Plus au sud, le paysage devient plus spectaculaire avec des quebradas colorées. L’agriculture est plus développée et le niveau de vie semble meilleur.

Nous arrivons enfin à Angastaco



après 90 km de piste (en 4h !), joli village tranquille lové au creux d’une quebrada jaune et ocre.

Les chiens et les chevaux sont omniprésents.



L’hosteria Angastaco propose des rando à cheval, d’après le Lonely Planet. Nous essayons de nous y renseigner mais ne trouvons que la jardinière qui nous dit que c’est possible demain matin. On lui dit qu’on viendra pour 8h30. On verra bien. Nous allons poser le camping car pour la nuit un peu à l’est du village, sur un promontoire surplombant le Rio Calchaqui.



En contrebas, il y a qq fermes, des ânes, plein de chèvres.



Profitant des derniers rayons du soleil



nous descendons jusqu’au Rio, slalomant entre des roches typées far-west.



Chaque balade ici est prétexte à des leçons d’anatomie : on trouve partout des squelettes de cheval, âne, vache, chèvre, mouton… Les enfants adorent…



J19 Mardi 18/07 113333 km Quelle chaleur étrange. A 23h30 nous sommes réveillés par de fortes rafales de vent. Il fait 25°C dans le camping-car. C’est le zonda, un vent chaud qui peut être très puissant. J’ai peur qu’une bourrasque nous précipite dans le ravin en contrebas, nous sommes secoués comme des pruneaux. On préfère changer de place pour se mettre plus à l’abri, juste à l’entrée d’Angastaco. Au matin, nous allons attendre à l’Hosteria Angastaco la personne qui doit nous accompagner pour la rando à cheval. Au bout d’une heure, toujours personne. On abandonne et on reprend la piste : encore 50 km de tôle ondulée jusqu’à San Carlos. Le paysage est plus banal. C’est vraiment dans la région d’Angastaco qu’il est le plus surprenant. Au total, vu l’état de la piste et l’intérêt des paysages, il vaut bien mieux passer pour la route 68 qui relie Salta à Cafayate, d’autant plus qu’il n’y a pas moyen d’y faire de rando à cheval comme nous l’espérions. Les petits hameaux rencontrés sur cette mauvaise piste existent aussi ailleurs, en particulier sur la route du paso San Francisco.

Nous rejoignons Cafayate, passons les ruines de Quilmes et bifurquons vers Tafi Del Valle : nous escaladons les Cumbres Calchaquies, très arides sur leur versant ouest puis atteignons un col situé à 3000 m et redescendons côté est dans un paysage de montagnes suisses, avec plein de bétail, d’herbe bien rase, de résidences secondaires. La descente est interminable, très sinueuse, traverse une forêt sub-tropicale du même type que celle du parc Calilegua.

Enfin, nous arrivons dans la plaine de Santiago del Estero, au-dessus de laquelle flotte une chape brunâtre… La récolte de la canne à sucre bat son plein. Quand celle-ci est terminée, les paysans mettent le feu aux champs fauchés et ça sent bon le caramel.

Nous traversons la ville de Termas de Rio Hondo, très animée. Des enfants jouent en plein hiver sur des toboggans aquatiques. Nous nous arrêtons pour la nuit un peu plus loin sur un chemin perpendiculaire à la route N°9. Cette route comme beaucoup d'autres ressemble à une de nos nationales, latéralement elle est bordée des 2 côtés par une bande de 20 ou 30 m d’herbe rase, ce qui permet de voir à l’avance d’éventuels obstacles : charrettes tirées par des chevaux, cochons, chevaux, poules, cyclistes. Il y a quand même pas mal de chiens morts sur les bas-côtés. Nous sommes à environ 1100 km de Buenos Aires.

J20 Mercredi 19/07 113763 km Longue journée de route ingrate, comme à l’aller. Seul événement marquant : plein d’oiseaux de toutes sortes, même des flamants roses dans la région de Selva, à mi-chemin entre Santiago del Estero et Rosario, là où la route passe entre 2 gigantesques marais. Au début de la journée, plein de charrettes tirées par 1 cheval. A la fin de la journée, qq grosses voitures rutilantes. Toute la journée, on a doublé des dizaines et des dizaines de camions. On se pose pour la nuit environ 50 km avant Rosario après avoir fait qq courses à Totoras. Demain nous visiterons Rosario.

J21 Jeudi 20/07 114522 km Visite de Rosario, située au bord du Parana, 2ème fleuve le plus grand d’Amérique du Sud après l'Amazone,



qui se jette dans un estuaire qui fait 100 km de large en certains endroits. Qq gros cargos passent sur le fleuve. Nous sommes maintenant à 25 m d’altitude… Il y a un million d’habitants. Nous arpentons les 2 rues commerçantes pour dépenser nos derniers pesos, avec bien du mal. Aucun magasin d’artisanat pour touristes. Finalement les enfants achètent des chaussures! Balade au bord du fleuve, jusqu’au monument au drapeau national.



Pour 1, 50 pesos, nous montons en haut de la tour (vue sur le fleuve), mangeons des barbes à papa, buvons un coup…



Nous allons dormir dans un champ à 25 km de Rosario vers BSAS.

J22 Vendredi 21/07 114654 km Encore 300 km jusqu’à BSAS. Visite matinale du gaucho de la ferme voisine qui propose gentiment aux enfants de monter sur son cheval, adorable.



Il nous fait admirer ses vaches… Elles méritent bien une photo car elles sont très appétissantes (le bifteck est à 3 euro/kg!)



Après avoir parcouru 1 km nous crevons ! Le dernier jour… Route sans histoire jusqu’à BSAS, à part une voiture qui évite de justesse une palette, quitte la route et fait un tête à queue, juste devant nous. Nous arrivons à l’agence vers 15h00. 6200 km au total, 120 USD pour le pneu, bon à changer. Avec les km supplémentaires, cela fait un surcoût de 313 USD. Sebastian et Cristian ont bien confirmé le vol de retour, qui est retardé de 21h00 à 1h00 du matin demain samedi. 1h15 de route jusqu’à l’aéroport, ça bouchonne. 3h !! pour s’enregistrer, 1h rien que pour nous !! Finalement on ne décolle qu’à 3H du matin... Taxes aéroport inattendues de 18 USD/pers ! Bon pour un repas de la part d’Aérolineas au resto qui ferme et nous donne juste des sandwiches pas fameux et des boissons.. On sait déjà qu’on n’aura pas notre correspondance à Madrid. Il faudra se débrouiller sur place avec AA.

J23 Samedi 22/07/07 On arrive à Madrid à 19h00. Bien sûr, 4 de nos 6 sacs sont perdus puis retrouvés au bout d’une heure et demie. Queue encore une fois chez AA pour savoir quel vol nous ramènera à Paris. Demain dimanche il n’y a de la place que vers Orly à 7h50. Pas le choix…Navette surchargée jusqu’à l’hôtel. Re-queue à la réception de l’hôtel Auditorium, luxueux. Bon buffet qui nous réconforte (sur 24h, 11 h de vol, 13h de queue !!) Courte nuit, coucher à 23h30, lever à 5h.

J24 Dimanche 23/07/07 Enregistrement rapide sur un vol d’Air Europa. Arrivée à Orly à 10h00. 64 euro/5 pers. pour la navette Air France, 35 minutes, ça roule bien, on est dimanche. Arrivée à Roissy, on récupère la voiture : 175 euro de parking. Arrivée à Nancy à 16h00. Le chien et les chats sont là ! Tout va bien ! Demain au boulot !

BUDGET : Avion pour 5 : 4040 euro (adulte 845 euro, enfant 626 euro) Location camping-car: 3230 US$ (2343 euro) 1 pneu à changer : 120 US$ (87 euro) Papiers pour passage du camping-car au Chili : 100 US$ (73 euro) Tour en Bolivie pour 5 : 600 US$ (436 euro) Dépenses en Argentine : 3400 pesos (792 euro) Dépenses au Chili : 204000 pesos chiliens (286 euro) Taxes aéroport BSAS pou 5 : 90US$ (66 euro)

TOTAL POUR 5 : 8123 euro soit 1624 euro/personne.

Bibliographie : Lonely Planet pour Argentine et Bolivie Petit Futé pour Chili Carte Argentina 1:1 900 000 de Freytag et Berndt Carte Chile 1:2 000 000 de Borch Map

Quelques liens utiles : agence location camping-car : http://www.andeanroads.com/ cartes routes en Argentine : http://www.andeanroads.com/ cartes routes au Chili : http://www.turistel.cl/v2/ météo et stats : http://www.tutiempo.net/...-Aires-AR004627.html état des routes en Argentine : http://www.aca.org.ar/...o/vial/framevial.htm site argentin (voyages hors des sentiers battus, cartes, photos) : http://viajeros.freeservers.com/ site argentin (voyage à vélo et rando dans le NOA, cartes, photos) : http://www.latitud-cero.com.ar/ site français (amérique du sud en camping-car) : http://espacla.chez-alice.fr/ site français (amérique du sud en camping-car) : http://www.lesderoutes.com/index.html site belge francophone (amérique du sud en camping-car) : http://www.aquandes.be/accueil.html andinisme (en français) : http://www.cimes-et-sommets.net/chili/clbienvenue.htm. entre autres, bien sûr!

ON A ADORE : Le Paso San Francisco (et je crois que le côté chilien est au moins aussi beau)+++++ La Vallée de la Lune à San Pedro de Atacama au lever du soleil+++++ La virée en Bolivie dans le Sud Lipez+++++ La balade au nord de Cafayate près de la route 68++++ La vallée de l’Arc en Ciel au Nord de san Pedro+++ La balade dans le petit canyon au NE de san Pedro+++

ON A AIME La route du Paso de Jama et ses paysages Les paysages du paso de Sico mais PAS sa piste ! Le parc national Calilegua.

UN PEU DECUS PAR Les vallées calchaquiès Rosario 2 endroits selon nous exagérément mis en valeur par le Lonely Planet.

UN REGRET : Nous ne parlons pas du tout espagnol et c’est vraiment dommage car les Argentins en particulier sont très chaleureux et on ressent une grande frustration de ne réduire les échanges qu’au strict nécessaire. Le Français et l’Espagnol sont cependant très proches et c’est un vrai plaisir que de réussir à comprendre une phrase simple en espagnol, souvent prononcée avec calme et patience par notre interlocuteur. Il est par contre plus difficile de s’exprimer. Sur notre parcours, pratiquement personne ne parlait anglais. (Il est vrai que la guerre des Malvinas pèse toujours lourdement sur l’estomac des Argentins…ce qui ne doit pas rendre l’anglais très populaire à l’école)

En Conclusion : beaucoup de km (6200 dont trop de piste en tôle ondulée !) mais un superbe voyage, des paysages fantastiques, une autre planète, des sensations vraiment inédites.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas! Je me ferai un plaisir d'essayer d'y répondre!

Marie
Circuit de 15 jours à petit budget: votre avis?
by SunTsu · 2018-01-11 · 51 replies
Bonjour à tous,

étant de la génération club Dorothée, amateur de sushi et un peu otaku sur les bords, le Japon était depuis de nombreuses années sur mon plan de voyage. C'est maintenant chose faite car nous décollons mi-mars pour 15 jours !

Après avoir un peu regardé ce qui était proposé sur les nombreux sites, nous avons construits l'itinéraire suivant. Sachant que pour des raisons pratiques et économiques, nous allons privilégier le transport en bus de nuit (pour gagner du temps et des nuits d'hôtels). A ce titre, le pass Willer Bus 3 ou 5 jours nous semble le plus approprié pour les longs trajets (avantage par rapport au JR Pass : il n'y a aucune obligation à l'utiliser sur des jours consécutifs, il est valable 2 mois à partir de son activation). Pour les courtes distances, nous privilégierons trains « classiques » bon marché.

Voila notre projet de circuit :

Samedi 03/03 : arrivée à Tokyo à 9h du matin en provenance de Zurich. Pose des bagages à l’hotel, repos et visite du quartier à proximité (à définir).

Dimanche 04/03 : visite Tokyo. Le soir, bus de nuit Willer pour Kanazawa. Lundi 06/03 : arrivée le matin à Kanazawa, visite de la ville et nuit en ryokan.

Mardi 07/03 : Bus ou train de bonne heure direction Takayama, visite dans la journée et retour sur Kanazawa le soir (voir si arrêt possible à Shirakawa-go qui se trouve sur le trajet). Décollage en bus de nuit pour Kyoto.

Mercredi 08/03 : Visite Kyoto (nuit sur Kyoto)

Jeudi 09/03 : visite Kyoto (nuit sur Kyoto).

Vendredi 10/ 03 : décollage matin bonne heure pour journée complète à Nara. Soir, décollage pour Osaka et nuit là bas.

Samedi 11/03 : visite Osaka (un peu de « ville » nous fera du bien, pour ne pas faire d’indigestion de temples et jardins).

Dimanche 12/03 : visite Osaka.

Lundi 13/03 : Décollage en bus ou train pour le château d’Himeji. Le soir, retour sur Osaka pour prendre le bus de nuit direction Hiroshima.

Mardi 14/03 : décollage au petit matin pour l’île de Miyajima, visite et nuit sur place.

Mercredi 15/03 : retour sur Hiroshima et visite de la ville. Décollage en bus de nuit pour Tokyo.

Jeudi 16/03 : Visite Tokyo

Vendredi 17/03 visite Nikko (A/ R dans la journée depuis Tokyo)

Samedi 18/03 :Visite Tokyo et achats souvenirs…

Dimanche 19/03 : décollage pour la France.

Voilà un peu notre (chargé) programme. J’ai essayé de combiner et d’alterner des visites variées (grandes métropoles urbaines, villes historiques, campagnes, …) afin de ne pas faire overdose de tel ou tels choses.

Merci de me donner vos impressions / conseils / objections…

Précision n 1: nous avons volontairement réduit le nombre de jours à Kyoto… La visite de châteaux nous intéressant plus que celles des temples.

Précision n°2 : Nous souhaitons maximiser l’utilisation de notre pass Willer lors des trajets de nuit… Selon ce programme, nous utiliserions 4 jours sur les 5 possibles. Et rester DES HEURES dans le bus ne nous fait absoluement pas peur, nous avons déjà fait plusieurs trajets de nuit dans d’autres pays (dans des conditions probablement moins confortables que celles qu’ils devraient y avoir au japon).

Merci par avance pour votre aide !
Retour de croisière, Sydney-Singapour-Hong Kong, Celebrity Millenium, novembre-décembre 2012
by 4yne · 2012-12-30 · 37 replies
Escales de la croisière : Sydney, Newcastle, Brisbane, Airlie Beach, Cairns, Darwin, Bali, Singapour, Bangkok, Saïgon, Danang, Halong Bay, Hong-Kong.

Bonjour à tous,

Nous sommes partis de Nice (14h) avec Emirates, escale à Dubaï, vol très bien et nous sommes arrivés à Sydney à 22h30. A noter (c'était notre deuxième vol pour Sydney) qu'il est beaucoup plus facile d'arriver le soir pour intégrer le décalage horaire. La dernière fois nous étions arrivés le matin et nous avions eu beaucoup plus de difficultés. Là nous ne l'avons que peu ressenti. J'ai aussi l'impression que le corps s'habitue aux différents décalages horaires et que plus l'on voyage moins on en souffre???

Nous n'avons qu'une journée avant l'embarquement, nous nous contenterons de revoir Darling Harbour et Circular Quay, de nous balader sur le front de mer jusqu'au Botanic Garden, de faire un petit tour de ville en Sky train, et de traverser la baie en ferry jusque Manly, petite ville plus calme et tranquille juste en face de Sydney sur l'autre rive.

D'une façon générale le bateau nous a bien déçu, un peu vieillissant (mais toutes les compagnies ne mettent elles pas leur vieux bateaux en Asie ?) et pas très propre, coins négligés, traces de produits sur les surfaces lisses, tables mal nettoyées, et nombreuses taches sur le sol. La cabine était carrément sale et malodorante. Nous avons porté des" Kleenex test", et des photos au Guest Relation. La cabine a été nettoyée à nouveau et nous n'avons plus eu à nous en plaindre.

En montant sur le bateau on perçoit un malaise inhabituel, le personnel a un comportement très différent de celui que nous connaissons habituellement chez Celebrity. On nous "colle" un verre de bienvenue dans la main avec une certaine agressivité, hou là là, ça promet si c'est le ton de la croisière !!! On comprendra plus tard que tout le personnel est à cran, mais quand on arrive sans être au courant ça fait tout drôle.

Nous montons au self, et là... interdiction de se servir de quoi que ce soit, il y a des barrières pour empêcher l'accès aux appareils à boissons et des files d'attente... Je me fait servir une salade tant bien que mal... Interdiction de mettre de l'huile et du vinaigre, une serveuse le fait à ma place, mon sang commence à bouillir !! Nous trouvons une table, il n'y a pas de sel ni de poivre. J'en demande, le serveur arrive avec la salière et veux saler mon assiette à ma place!!! J'explose, je plante tout et je descend au guest relation.

La correspondante française nous explique qu'il y a une épidémie de gastro parmi le personnel et que des mesures de sécurité et d'hygiène draconiennes ont été mises en place (alors pourquoi est ce le personnel qui nous sert ?). Cela ne devrait durer que 2 ou 3 jours, mais nous ne le croirons plus lorsque Tatida nous expliquera que cela dure depuis 15 jours!!! Nous achèterons dès le lendemain une salière (125 g pour 3.5 $), car c'est le même régime et la même comédie au restaurant Metropolitan le soir. Je dis comédie parce que durant toute cette période les boutiques ont continué à être ouvertes et tout le monde touchait et tripotait à loisir toute la pacotille que l'on y trouve. Alors que l'on nous interdit de mettre nous même notre sachet de thé dans la tasse. C'est plus qu'exaspérant.

C'est incroyable comme cela peut gâcher le plaisir d'une croisière, nous sommes mal, le personnel est très mal, cela lui donne beaucoup plus de travail. On ne se voit vraiment pas vivre 31 jours dans ces conditions et on commence à envisager de débarquer à Singapour. Ce n'est plus une croisière c'est une punition. Pour demander un thé, il faut faire une file de 6 à 8 personnes. Il n'y a plus assez de personnel pour débarrasser les tables, elles restent encombrées. Les repas sont une corvée et nous évitons de manger tant c'est pénible. Et nous avons fait toutes ces heures d'avion, et payé tant, pour cela ???

Nous recevons une information qui nous apprends que nous accosterons dans des ports tous éloignés des centres villes. Des navettes sont mises en place pour 10 à 20 dollars de transfert par personne à chaque escale, Youpi!

Nouvelle info, les mesures du "red code" sont maintenues pour encore 3 ou 4 jours. Le calvaire va continuer.

Newcastle : Aucun plan de ville ni aucune information sur l'escale ne nous est donnée, il en sera ainsi pour toutes les escales sauf Halong Bay, où là, on nous donnera les informations le soir à la fin de l'escale.

Avec un autre couple, nous rejoignons le centre ville avec la navette, la ville n'est pas tout à fait réveillée et déserte. Avec un taxi (il est très sympa et il parle français) nous allons jusqu'à la réserve de Blackbutt à une dizaine de kilomètres. Ce n'est pas très grand mais très bien tenu. Il y a de nombreuses espèces d’oiseaux, des koalas, des kangourous et des wombats. Les animaux sont presque en liberté, même les oiseaux, c'est très relaxant après la pression et le mal être sur le bateau, on revit. La balade dure une bonne heure, le taxi nous emmène voir Bogey Hole sur la plage de Newcastle Beach, une piscine taillée à même la falaise par des forçats du XIXième siècle. Nous suivons la promenade du Bathers Way, jusqu'au phare de Nobbys, en passant par les Merewether Ocean Baths, les plus grandes piscines d’eau de mer de l’hémisphère Sud. Ensuite tour a pieds dans la ville qui s'est animée, jusqu'à la Christ Church Cathédrale puis retour au bateau avec la navette.

A la sortie du bateau nous n'avons pas vu de taxi parce qu'il y a une organisation un peu spéciale due aux frais élevés que doivent payer les taxis pour entrer dans le port : il y a seulement une personne qui représente les taxis, et il faut s'adresser à elle pour en commander un. Si nous l'avions su cela nous aurait éviter de prendre la navette.

A bientôt pour les escales suivantes.
Retour du Vietnam
by Martin35230 · 2011-06-30 · 17 replies
Bonjour à tous ! Nous revoilà en France, les vacances sont finies 🙁 ! Comme vous nous avez tous bien aidés pour ce voyage, c'est à notre tour d'aider les futurs voyageurs en leur donnant les bonnes adresses ! Nous sommes donc restés 3 semaines au Vietnam. Nous avons commencés par Hanoi (2 jours). C'est une ville bien sympathique qui grouille de vie et qui reflète assez bien l'état d'esprit des Vietnamiens (ils vivent à 100 à l'heure ! ) On y a passé de bons moments à se balader au bord du lac Hoan Kiêm, à se promener dans les petites ruelles pleines de magasins tous plus bondés les uns que les autres et à découvrir les pagodes et temples qui font partie de leur culture. Nous avons dormi au Memory Hotel (merci Kimtwo). Accueil très sympa en bon anglais. Nous avions la chambre au 1er étage donc un peu bruyante (dommage). Demandez leur plutôt les chambres aux autres étages pour avoir plus de tranquillité. Puis, nous sommes partis d'Hanoi pour aller sur la Baie d'Along. Nous avions réservés avec Oriental bridge par internet. Ça nous a coûté cher (330 euros à deux pour 2 jours et une nuit) mais croyez moi, ça valait vraiment le coup !! Notre guide stagiaire francophone est venu nous chercher à notre Hôtel à Hanoi. Nous avons pris une voiture privée pour aller jusqu'à Haiphong puis le bateau rapide pour rejoindre Cat Ba. A Cat Ba, notre jonque privée nous attendait avec l'équipage (2 personnes). Il a fait un temps absolument splendide. Nous oublierons jamais ces deux jours. Nous étions rien que tous les 2 à profiter du paysage et du soleil. Nous avons pu nous baigner plusieurs fois, faire du kayak. Nous avons visité un village où vivent environ 130 familles. Nous avons pu voir les élevages de pêcheurs... c'était génial ! Notre guide nous a été bien utile et en même temps, il nous laissait tous les 2 régulièrement (il n'était pas sans arrêt avec nous). Nous avons mangé des plats excellents et copieux. Bref, ça valait le prix qu'on a payé. En plus, quasiment pas de touristes où nous étions ! Le prix comprenait bien sûr le retour à notre hôtel à Hanoi (où nous avions laissé nos sacs de voyage). Le soir même, nous avons pris le train couchette pour aller à Sapa (via Lao cai). Nous avions réservés les billets aller retour avec le Memory Hotel 3 jours avant. Nous avons payé 68 euros pour 2 pour un aller en train (de luxe car plus de place nulle part) et un retour en bus couchette. C'était un peu cher mais les vacances venaient juste de commencer et il n'y avait plus de place dans les trains "locaux". En plus, nous n'avions pas trouvé la gare à Hanoi qui est spécifique pour les touristes et où les prix étaient moins chers. (ce n'est pas à la gare centrale). Arrivé à Lao Cai, l'agence avec qui nous avions réservés un trek (Vietnam nomads trails) est venue nous chercher pour aller jusqu'à Sapa. C'est une agence tenue par Cédric, un Français très sympa. Nous avions convenu avec lui d'un trek de 2 jours en sortant des sentiers battus avec nuit chez l'habitant (une famille Dao rouge). Je pense que c'est notre plus beau souvenir du Vietnam. Le 1er jour : trek de 10 km, facile, avec un jeune couple français et notre guide francophone (qui parlait très bien français). Nous avons carrément traversés des rizières. Nous avons pu observer les minorités ethniques planter le riz dans les rizières, labourer les rizières avec les buffles. C'était magnifique ! Et que dire du paysage au mois de Juin ?? Les rizières sont vertes et d'une beauté ... (j'espère que vous allez réussir à voir mes photos). Nous avons donc dormi chez une famille Dao. Nous avons fait la cuisine avec eux, nous avons partagés ensemble un excellent repas. Ce sont des gens qui ont la main sur le cœur, d'une gentillesse qu'on ne trouve pas en France. Nous avons passés une soirée inoubliable ! Nous sommes repartis le lendemain matin pour un trek de 17 kms, beaucoup plus dure que la veille. Nos jambes s'en sont souvenues pendant plusieurs jours 🏴‍☠️ ! Mais les paysages étaient tellement beaux qu'on s'en moquait ! Nous sommes restés une journée encore à Sapa mais la ville en elle même n'est pas extraordinaire. Il y a une grande rue avec plein de magasins de souvenirs, d'hôtels et de centres de massages (bien appréciable après un trek ! massage des pieds d'une demie heure = 2 euros !! ) Nous avons dormi au Green valley hôtel (tout en bas de la rue principale, un peu excentré de la ville). Je le recommande car c'est un hôtel bien sympa, avec des chambres spacieuses. nous étions au dernier étage et c'était très calme (10 euros la chambre sans le petit déj). Le dernier jour, l'agence de trek nous a ramenés à lao Cai pour qu'on puisse prendre le bus couchette de nuit. Nous sommes donc arrivés le lendemain à hanoi mais ne sommes pas restés. nous avons pris le bus local pour aller à Ninh binh. Là, nous avons attendu environ 30 min dans le bus à la gare routière pour que le bus soit plein ! C'est un peu galère mais de toute façon, on était pas pressés. Il faut compter environ 2H de hanoi à Ninh binh en bus local et 2 euros par personnes. Arrivés à Ninh Binh, nous avons prix la "motorbike" pour rejoindre l'hôtel "chez Loan". Nous sommes restés juste deux jours à Tam Coc et malheureusement, loan n'était pas là. On comptait sur elle pour qu'elle nous donne des tuyaux sur les endroits sympa pour aller se promener ! Son mari et l'équipe présente ne parle quasiment pas anglais et encore moins le français ! Nous avions tellement entendus de bonnes choses sur cet hôtel qu'on en attendait peut être un peu trop. La chambre était sympa mais la salle de bain très petite et la clim faisait un boucan d'enfer ! Ce qui fait que nous n'avons pas très bien dormi. Par contre, qu'est ce qu'on a bien mangé ! Les repas sont un peu plus cher qu'en ville mais c'est extra ! Je vous conseille d'essayer la viande de chèvre, c'est très bon et pour les nostalgique ... des beignets de crevettes avec des frites ! Nous avons empruntés (gratuitement) des vélo à l'hôtel pour aller se perdre dans les rizières. En ce qui concerne les visites, je vous conseille plutôt le site de trang An que celui de Tam Coc. Il y a beaucoup plus de choses à voir et personnellement, la traversée à Tam Coc a été gâchée par le rameur qui n'arrêtait pas de nous demander des sous. Quand c'est pas pour lui acheter des nappes, il faut lui payer une boisson et à la fin, il nous demande un pourboire. Nous étions bien prévenus avant d'arriver mais c'est quand même un peu fatiguant. Et le gars devenait très agressif à la fin car nous ne sommes rentrés dans son jeu. Nous avons aussi loué un scooter pour le 2ème jour pour aller là encore, se perdre dans les rizières, chercher des petites pagodes dans les recoins. Je vous conseille d'aller à la pagode de mua Cave, difficile à trouver, il y a 458 marches à monter, mais là haut, la vue est magnifique ! Après Tam Coc, nous sommes aller à Hué en bus couchette de nuit. (réservés chez Loan avec un bus Open tour). Nous sommes restés 2 jours à Hué pour visiter la cité impériale et les tombeaux. Ca nous disait rien de visiter les tombeaux en prenant un tour de bateau sur la rivière des parfums. On aurait pas pu prendre notre temps. Du coup, nous avons loué un scooter pour la journée et sommes partis en vadrouille avec une carte des environs de Hué. Nous avons visité 3 tombeaux : Tu Duc, Khai Dinh et Minh Mang. Le premier est facile à trouver. Le deuxième, nous avions demandé notre chemin en partant du tombeau de Tu Duc et finalement, on l'a trouvé facilement. Minh Mang est plus difficile à trouver mais les habitants sont très aidant donc on a pas tourné en rond pendant 2 heures ! Les trois tombeaux sont différents mais très joli ! Il faut compter à chaque fois 55 000 Dongs / tombeau / personne ( = un peu moins de 2 euros). Si vous y aller en scooter, en allant vers Tu Duc, vous aller voir un panneau bleu sur la droite "belvédère". Prenez le chemin et arrêtez vous pour voir la vue splendide sur la rivière des parfums ! Je vous conseille vraiment de faire cette balade en scooter car c'est très agréable (surtout quand il fait chaud), c'est pas très cher (on en a eu pour 8 euros pour la location du scooter toute la journée et l'essence) et avec une bonne carte, on trouve facilement. Nous avons dormi à l'hôtel Phung Nha dans une petite ruelle au calme. Ca nous a couté 6 euros la nuit sans le petit déj. Hôtel mitigé car il y avait une grande baie vitrée dans la chambre et nous avons donc été réveillés très tôt par la lumière du jour. L'hôtel proposait un service laverie mais j'ai un tee_ shirt qui a disparu! Pour le petit déjeuner, je vous conseille la boulangerie française 46, Nguyen tri phuong. C'est excellent et en plus, elle vend les produits d'une association humanitaire (Aide à l'Enfance du Vietnam) pour des prix dérisoire. Nous avons ensuite été passer 3 jours à Hoi An et ces alentours. Nous avons pris un bus open tour pour 3,5 euros par personne. A Hoi An, le chauffeur nous a arrêté dans le nord de la ville, dans un hôtel de luxe et ils ont fermés les grilles à l'arrière de l'hôtel, ce qui nous obligeait à rentrer dans l'hôtel pour pouvoir y ressortir ! Judicieux pour nous faire réserver une chambre mais nous avions décidé de descendre à un autre hôtel ! Nous sommes aller au Tanh Vanh 1. On s'est fait plaisir en prenant un hôtel avec piscine ! Forcément un peu plus cher que les hôtels précédents (16 euros la chambre avec petit déj). La chambre en elle même était plutôt spacieuse, propre, calme mais peu lumineuse car la fenêtre donnait sur un mur (au moins, on a pas été réveillés par la lumière !)Hoi An est une petite ville très sympa. Il ne faut surtout pas louper la balade le soir car la ville s'éclaire de lampions et les rues sont très animées par des spectacles de danse et de chants. C'est une ville très colorées, agréable. Pour les visites, c'est un peu particulier, il faut acheter des tickets (par 5) pour pouvoir visiter les temples, pagodes et maisons typiques. Les 5 tickets ne sont que pour une personne et le carnet de 5 vaut 90 000 dongs soit 3 euros. Nous avions décidés d'aller sur l'île de Cham pour passer deux jours et une nuit. Nous voulions aller par nos propres moyens mais ne sachant pas où se trouvait l bateau, nous sommes aller voir le responsable de l'agence Cham island Diving center (Ludivico). Il nous a expliqué comment aller par nous même puis il nous a proposé un truc sympa : on a fait une journée snokelling avec eux, plage, resto le midi ... et ils nous ont laissé sur l'île le soir. On a dormi chez l'habitant, chez une dame très sympa. (si vous voulez plus d'infos, faites moi signes) et les gars de l'agence sont venus nous rechercher le lendemain après midi. On a passé un très bon moment. il faisait beau et chaud, c'était très agréable. La plage est chouette et en plus, il n'y a pas encore trop de touristes (en semaine car le week end, ça commence à arriver !) par contre, il n'y a de l'électricité que de 18h à 22h. Après Hoi An, nous avons rejoint Danang pour prendre l'avion direction Ho chi Minh. Nous ne sommes pas restés à HCMV. Nous avons directement pris le bus local pour aller à My Tho. Malheureusement, le temps était compté et nous n'avons pu rester que 48 h dans le delta = beaucoup trop court. Nous n'avons eu qu'un aperçu de la vie dans le delta. En plus, nous n'avions rien organisé et donc par manque de temps, nous avons du passer (pour la première fois) par l'autoroute à touristes ! 🙁 Nous sommes aller en bus local à Cai Be puis là bas, nous avons pris un tour par une agence pour aller voir le marché flottant. Ca devait être un tour de 4h et finalement, ça n'a duré que 2h ! nousa vons vu beaucoup de choses mais en très peu de temps. Et puis, nous sommes passés par des petits "magasins à touristes" en plein air où on s'arrêtait boire un thé et grignoter (compris dans le prix). mais personne ne nous obligeait à acheter donc ça allait. De retour à My Tho, nous avons pris un autre tour avec une agence pour faire le tour des îles. Nous avons vu que 2 îles et on ne sait même pas trop lesquels car le guide anglophone n'était pas très clair. C'était quand même sympa mais je pense qu'on aurait pu trouver une autre solution que de passer par des agences. Ca aurait été sympa de négocier avec un Vietnamien pour qu'il nous emmène faire le tour des île avec son bateau. Mais bon, nous avons quand meêm vu de belles choses et nous ne sommes pas déçu d'être descendu jusqu'au sud pour voir le Mékong ! Nous avons trouvé un petit hôtel sympa à My tho : le Minh Tai Hotel (à peine 7 euros la chambre sans le petit déj). Nous étions la encore au dernier étage ( 105 marches pour atteindre notre chambre !!) mais pas un bruit. Chambre spacieuse, propre, salle de bain sympa. Par contre, il n'y avait pas de draps, juste une couverture ! Avec la chaleur qu'il faisait, on a bien apprécié notre "sleeping bag" acheté à Hoi An !

Et nous arrivons à la fin de notre séjour. Nous sommes retourné à HCMV pour passer une soirée et une nuit. Nous avons bien apprécié la soirée et pas déçu d'y être passer juste pour voir la circulation !! C'est impressionnant ! C'est l'heure de pointe tout le temps ! Il ne faut pas louper le marché couvert où nous avons fait de bonnes affaires. D'ailleurs, partout dans les villes il y a des marchés sympa à ne pas manquer. Je vous recommande le Bi Saigon comme hôtel, dans le quartier routard. La chambre est super sympa avec une déco originale et d'un calme !! Nous avons pris l'avion pour retourner à Hanoi et vol retour vers la France le lendemain.

Voilà, il y en a des choses à dire en 3 semaines de voyage ! J'ai sûrement oublié plein de choses mais si vous voulez plus d'infos, n'hésitez pas, j'ai noté pas mal de choses durant notre voyage. c'était un voyage inoubliable et je remercie tout ceux qui nous ont aidés pour l'organiser. Julie
Norvège 2009: partie 1 de Rouen aux îles Lofoten
by Jjmmsa · 2010-08-22 · 3 replies
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN

Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.

Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.

A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.

Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.

Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.

Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…

Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?

Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.

Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :

· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.

· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.

· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.

· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?

Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...

Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.

Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.

Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !

De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.

Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !

En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.

Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).

Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).

· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).

· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.

· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.

· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.

· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.

· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.



Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.

Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.

Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.



Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :

· Une table pliante et deux fauteuils pliants.

· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).

· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).

· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.

· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.

Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).

La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :

· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).

· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.

Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.

Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).

Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.

Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage

Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.

· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.

· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…

· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.

· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.

· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.

· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour

Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.

Ce road book comprenait par jour :

· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.

· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.

· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.

· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.

Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).

L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.

Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)

Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.

Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.

Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.

Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !

18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.

Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !

Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!

Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !

Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.

Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !

Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)

07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.

Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.

09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.

10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.

Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.

12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.

Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…

14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.

14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.

18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.

19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.

Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.

Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.

21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…

Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)

A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !

09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !

Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.

12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).

15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.

Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.

Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !

Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !

Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.

20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !

Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de Vigeland

Jour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom



04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.

9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.

La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !

11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.

Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…

13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.

L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.

15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.

Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.

Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !

17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !

En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.

18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.

Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !

Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…

De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.

Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal



Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.

Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".

Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !

La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…

En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.

A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.

11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.

D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.

On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.

L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.

Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.

12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.

Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…

Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !

Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.

16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…

Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…

17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !

19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !

21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.

Le lac Djupvatn Le Fjord de Geiranger

Jour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord



Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.

Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?

Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !

11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvéd��re devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !

Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.

12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !

13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.

14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.

17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…

Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !

En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.

18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.

19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.

La traversée du Halsafjord en ferry

Jour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset

A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.

Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.

11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.

Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.

Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.

Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.

Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.

Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.

Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.

15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.

Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,

18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…

Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?

19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).

Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.

Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.

Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la Nidelva

Jour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten



Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.

A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !

Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !

A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.

Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.

12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur

En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.

14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.

15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !

Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.

17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?

Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.

18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.

21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…

Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna

Grand soleil dès le matin.

Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.

11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.

12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.

Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.

Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.

Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.

Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.

Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.

17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.

Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.

Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.

Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.

22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.

En résumé, une journée exceptionnelle.

Le Velsnfjord

Jour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa



Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.

08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).

10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.

Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.

Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.

Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.

Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).

On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.

Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.

Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.

Promenade à pied sur une grève des environs.

23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.

Le terrain de camping de Reipa

Jour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten

Toujours du grand soleil au réveil

09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.

12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.

Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.

Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.

15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !

Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.

16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.

17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.

Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.

18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.

18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !

Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.

21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.

21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.

Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place. Storvik - Å i Lofoten

Jour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand

Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.

08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.

Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.

10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.

10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.

Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.

12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.

A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.

13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.

Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.

16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.

A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.

18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.

La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.

Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.

21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.

21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.

Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.

22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !

Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...

A suivre…

2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
Notre carnet de route 3 semaines en Guyane
by Lucskywalker · 2015-12-21 · 3 replies
CARNET DE ROUTE GUYANE Novembre / Décembre 2015 Mal installés dans l’avion d’Air France, le voyage de huit heures s’écoule pourtant rapidement. A l’arrivée à Cayenne, chaleur et moiteur très supportables. Première nuit à Tonnegrande à la campagne, choisie par sa proximité avec le Zoo qu’un voyageur sur un forum a recommandé de faire avant de partir en forêt. Idée judicieuse qui nous a permis d’atténuer notre frustration du manque d’animaux rencontrés en randonnée plus tard. Hébergement dans un gîte pour 25 euros la nuit (airbnb) . Le lendemain, le zoo pour découvrir tous les animaux de Guyane. Il est agréable, son personnel très accueillant. Avec un seul ticket, on peut y revenir quand on veut. On assiste, médusés, à une démonstration du singe hurleur. J’imagine la terreur quand on entend ce cri dans la forêt. Nous y passons trois heures intéressantes. Seconde nuit à Roura Rour’attitude : un gîte controversé mais l’un de nos meilleurs souvenirs car nous sommes les seuls occupants de cet hébergement au bord de la rivière. A nous le petit embarcadère au bord de l’eau où nous prenons nos petits-déjeuners avec l’ambiance de la brume matinale. Les nuits ne sont pas bonnes dans le « plum’arbre » qui se balance au-dessus de l’eau mais c’est très calme. Le 3ème jour, canoë sur l’Oyok qui coule au pied du gîte. Là aussi, sympa car nous sommes seuls sur le fleuve. Paysage de mangroves quand on s’enfonce dans les bras latéraux de la rivière mais peu d'oiseau. 4ème jour, on fait la descente de la crique Gabriel au départ du waykiri village tenu par des prestataires toulousains. Pas beaucoup d’eau cette année sur la rivière qui reste cependant très jolie. On rame jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau dans des marais. Nous sommes encore seuls et nous apprécions de voir enfin plus d'oiseaux. 4ème nuit à Rour’attitude et départ le lendemain pour Cacao. En chemin, on s’attaque au sentier de la mine de carottage pour la prospection de l’or (merci GPS ) . Sentier non entretenu et nous galérons au passage d’énormes arbres tombés qu’il faut escalader : 17 km de 10 h à 15 h. Chaud et sauvage ! Un bon souvenir de notre séjour à Cacao grâce aux rencontres : une jeune journaliste bretonne, Laëtitia, enquêtant sur les hmongs, les ingénieurs étrangers de la mission du satellite Galéo, une jeune interne et une jeune sage-femme, le capitaine de la gendarmerie et la patronne laotienne. L’apéro au bar est convivial. Les repas très simples et nos sanitaires remplis de grenouilles sympathiques. Gîte en fin de course malheureusement.

Nous descendons la rivière en partant du sentier Molokoï. Et là heureusement que nous avons l’habitude de randonner et de nous orienter et là aussi merci mon GPS. C’est un amas de rochers énormes et d’arbres tombés qui barrent la rivière. Progression lente demandant beaucoup de vigilance. Surtout pas d’entorse ici ou un autre bobo qui obligerait à attendre des secours. Pas possible de porter un brancard. C’est plus un parcours du combattant pour moi. Contente que cela finisse. Bain mérité au bout de ces 17 km. Mon homme est ravi d’avoir joué à Indiana Jones et d'avoir croisé un beau serpent.

Le marché de Cacao : l’artisanat est réduit à sa plus simple expression et c’est cher. Les repas n’ont rien d’extraordinaire. Par contre, un énorme coup de cœur pour le musée entomologiste « le planeur bleu » et son initiateur. Rien que pour cette visite, il ne faut pas rater Cacao. La première visite la plus matinale est à conseiller. Ensuite, il y a plein de monde avec des enfants et ce n’est plus la même ambiance. On y apprend que l’araignée que nous avons rencontrée à deux reprises précédemment est une matoutou, totalement inoffensive que l’on prend en main. Nous avons assisté au cours d’une de nos randos au spectacle de la guêpe pepsi qui tue une matoutou pour y pondre ses œufs. Le guide nous demande de lui communiquer nos photos car c’est un spectacle rare. On apprend aussi qu’il n’y a pas une seule mygale dangereuse dans toute l’Amérique du Sud. On a la réponse à notre questionnement sur le magnifique papillon morpho d’une éclatante couleur bleue que l’on voit virevolter en forêt seulement à un certain moment de la journée. Si vous voulez avoir la réponse, allez au Planeur bleu. Dommage que le musée ne soit ouvert que le dimanche et dommage que certains chasseurs sauvages de ce splendide papillon contribuent à la disparition de celui-ci en le revendant à bas pris sur le net !

Le saut du Bief à Cacao pour se baigner est plaisant quand ça coule mais il n’y a pas assez d’eau ce mois de novembre. Budget pour notre séjour de 5 nuits à Cacao en ½ pension avec l’apéro chaque soir : 330 € Le 8ème jour, départ pour Rémire à 8 km de Cayenne. Sur une liste donnée par l’Office de tourisme, on déniche un appartement tout confort à 50 euros la nuit qui nous aide à nous reposer pendant 4 jours de la chaleur humide qui nous fatigue pendant nos marches quotidiennes. Mes pieds doublent de volume, sans mentir. Cela m’impressionne beaucoup. L’humidité ne descend pas au-dessous de 80%. Alors nous siestons et profitons du téléphone mis à notre disposition pour réserver nos hébergements pour les deux semaines à venir. On fait le sentier du Rorota qui nous déçoit : trop de joggers. Celui de la Mirande sur le Mont Matoury. En fait deux sentiers de 3 km environ chacun. Pas de joggers, observation du passage de singes dans les cimes des arbres, quelques grands arbres, une ambiance sympathique. Quelques restaus puisqu’on est près de Cayenne. Un seul apprécié pour son rapport qualité-prix-accueil-service : Chodye kontre rue S Mentel à Cayenne : 6O euros pour 2 jus locaux, une grande assiette créole (copieuse) pour deux, une fricassée d’agouti, une pimentade de poisson »jamais gouté » avec un excellent accueil et une jolie salle. Le 11ème jour, nous partons pour St Laurent du Maroni et passons une nuit à Sinnamary pour couper. On ne nous a pas prévenus que la commune est envahie à la nuit tombée de papillons très urticants. Il faut donc soigneusement s’enfermer jusqu’au lendemain matin. Dans la journée, cette commune près de la rivière est calme et sympa. On y fait le Pripri de Yiyi, un marais, sur un canoë loué par la Maison de la Nature. Pas beaucoup d’eau, dommage. Quelques oiseaux, un caïman, le calme. On parcourt aussi le sentier aménagé de 3 km : une sorte de petit varan. C’est tout. Pas la bonne heure, pas la bonne période. St Laurent du Maroni pour notre 12ème nuit chez Flo et Chris dont la maison donne sur un jardin et sur un petit lac. On dîne dans une gargotte « la balatée » dans le quartier de la Charbonnière pour y attraper la première et seule gastro de notre séjour. Un restau original sur un bateau échoué « la Goëlette » nous réconcilie avec la cuisine locale. Dégustation de jus de fruits frais au bord du Maroni près de l’office du tourisme. La chaleur étouffante nous fait renoncer à la visite de la ville à pied. On quadrille la petite ville endormie en voiture. Visite très intéressante avec une jeune guyanaise très pro du Camp de la Transportation. Nos hôtes nous font découvrir la Crique Serpent. Un moment inoubliable en leur compagnie. Chris connaît tous les noms des arbres, des lianes et leurs usages. Elle nous apprend qu’il n’y a pas à proprement parler de forêt primaire en Amazonie car la forêt se régénère tous les 3OO ans environ. C’est comme pour les mangroves ou le bord des côtes amazoniennes qui disparaissent complètement pour réapparaître ailleurs dans un cycle permanent. En forêt amazonienne, on ne peut donc pas rencontrer des arbres vieux de 1000 ou 2000 ans comme nous avons pu en admirer dans d’autres pays comme la NZ. Primaire signifie ici que la forêt n’a pas été exploitée par l’homme depuis son origine et ici elle n’est pas plus ancienne que quelques centaines d’années. Ce qui donne tout de même des arbres magnifiques à approcher et émouvants à toucher. On découvre la plante-arbuste emblématique du bassin amazonien – le roucou – qui colorait de rouge les aliments et les tissus jusqu’au XIXème siècle et avec laquelle les amérindiens se badigeonnait le corps. On entend le chant puissant mais répétitif du paï-payo, l’oiseau siffleur omniprésent de la forêt. Je ramasse des souvenirs à faire sécher : l’enveloppe de la graine de Clusia grandiflora, une liane épiphyte, dont je pourrais faire un bougeoir une graine de palmier bâche, comme une balle de golf en brun un peigne macaque qui ressemble à un oursin. Nous renonçons à découvrir Paramaribo, la capitale du Surinam, de l’autre côté du Maroni. La vie est chère en Guyane. Nous réservons notre budget pour notre séjour ici. Nous ne faisons pas non plus la navigation sur le Maroni. Il n’a pas plu et on nous le déconseille. Les sauts sont grandement découverts et c’est physique de les passer. Il faut sortir les pirogues et tout le matos plusieurs fois par jour de l’eau ! Ce n’est pas pour nous. Nous quittons St Laurent pour Kourou où nous avons réservé pour assister à un lancement de fusée Véga. Nous faisons un détour jusqu’à Awala-Yalimapo juste après Mana et là pour moi, un vrai coup de cœur. Si je retourne en Guyane, c’est là que je séjournerai. Malheureusement, nous ne faisons qu’y pique-niquer. C’est là que les tortues-luth viennent pondre d’avril à juillet. Deux mois plus tard, les tortues naissent. Il paraît qu’il y a beaucoup de monde pour regarder et pour embêter les animaux. Il y a des imbéciles qui se prennent en photo assis sur leur carapace. Des associations locales demandent de l’aide pour surveiller jour et nuit et écarter les nombreux prédateurs des adultes qui viennent mettre bas et des petites tortues qui doivent rejoindre la mer. Si je reviens, ce sera à ces périodes-là pour assister les associations (www.kwata.net). Quand on pense que la France n’a même pas créé une Aire Marine Protégée ! Sur la route vers Kourou, nous découvrons la jolie église d’Iracoubo. A Kourou, nous sommes hébergés par un jeune couple d’enseignants et y rencontrons une autre touriste, française d’origine viet qui me donne la recette des rouleaux de printemps et avec laquelle nous sympathisons beaucoup. Le lancement de Véga par un temps nuageux est une grosse déception : rien vu. Nos hôtes nous informent que seuls les lancements d’Ariane sont spectaculaires et qu’on peut les apprécier en ville sans avoir besoin nécessairement d’une invitation sur un des sites du centre spatial. Heureusement, la visite du centre spatial en bus est très bien organisée, les guides compétents. A faire absolument cerise sur le gâteau c'est gratuit. Elle est indépendante d’un lancement proprement dit. Nous découvrons, sans nous baigner, la belle plage de Kourou. Mon homme se fait prêter une canne à pêche par un métro sympa et se fait plaisir trois soirs. Nous dégusterons son croupia, poisson ferme qui ne ressemble à rien de ce que l’on connaît. Durant notre séjour, nous mangeons du machoiran, de la loubine, de l’acoupa, du jamais-goûté, tous très bons. Pendant qu’il pêche, je lis sur un embarcadère en bordure de mangrove et apprécie le calme des lieux et le soleil couchant sur l’eau. Visitons les Iles du Salut par un temps maussade et une mer agitée. Comble de malchance, le fameux guide de l’île est absent et le remplaçant est gentil mais pas passionnant. Beaucoup d’agoutis, rongeurs frugivores et diurnes, à l’honneur dans les restaus et des singes. Faisons plusieurs fois le tour de l’îlet pour tromper le temps. Mangeons très bien au restau-bar « Kot Ouest » sur le front de mer de Kourou. Tout y est soigné même les toilettes. Avec notre nouvelle amie, nous faisons les sentiers de la montagne des singes. Nous visitons aussi à Tonate un jardin botanique riche de broméliacée, toutes ces plantes épiphytes que l’on a du mal à distinguer les unes des autres en forêt. Le guide haïtien connaît son sujet. On passe notre 19ème nuit et les suivantes jusqu’à notre départ le 22ème jour, à Matoury, en chambre d’hôte chez un couple d’enseignants retraités qui parcourt la Guyane depuis 15 ans et qui nous la raconte avec passion. Beaucoup de nostalgie car beaucoup de paysages et de coutumes ne sont plus comme ils les ont connus. Ils ont une piscine magnifique et nous sommes fatigués de la chaleur et de nos excursions. Alors on bulle au rhum arrangé qu’on achète aux créoles et à la sieste. Je rédige mes impressions de voyage. Chez eux, on voit passer dans leur jardin des singes capucins. On entend plus d’oiseaux qu’en forêt. Il faut dire qu’ils ont un très beau jardin fleuri. Coût de l’hébergement dans cette chambre d’hôte : 6O € la chambre sans petit déjeuner mais tout à disposition.

Promenade sur l’estuaire de la rivière Cayenne à marée basse et observation aux jumelles des ibis rouges qui prennent leur quartier de nuit. On parcourt le sentier des salines mais il n’y a vraiment pas d’eau. Les panneaux didactiques nous apprennent que tout le littoral est bordé de palétuviers. Les palétuviers rouges sont adaptés à la vase dans laquelle ils s’arc-boutent avec leurs racines si caractéristiques. Les blancs dressent leurs racines vers le ciel au-dessus du sol saturé d’eau pour capter l’oxygène de l’air. Retour au zoo pour la 2de fois. On y observe le joli coq de roche et le rigolo tamanoir qui ne se sont pas laissé voir la première fois. Une dernière gourmandise avant de partir, une dégustation de maracuja (fruit de la passion) que nous avons savouré en glace, en mousse, en flan, en gâteau. Notre gourmandise avec les petites mangues et la noix de coco qu’on aime grignoter. Ah si vous avez l’occasion de goûter à une mousse au maracuja au marché de Kourou. Il y a un seul stand qui fait cela. Hum, j’en salive. En ce qui concerne l’approche de la population locale, elle s’est limitée aux métros vivant en Guyane, à une martiniquaise, à une hmong, à un haïtien, à une amérindienne dont je ne me souviens pas la tribu et qui tient la boutique d’artisanat amérindien à Kourou. Des contacts commerciaux avec des créoles. En Guyane vit une société multiculturelle, amérindiens autochtones (nationalité française), créoles antillais (nationalité française), noirs marrons (nationalité française), brésiliens, haïtiens et surinamiens. Presque la moitié de la population actuelle n’est pas de nationalité française. L’économie de la Guyane est sous perfusion, le taux de chômage à plus de 21% et celui de la natalité à plus de 28%. Il paraît que les sous-sol regorgent d’or et seule la mafia brésilienne l’exploite illégalement en détruisant l’environnement. L’armée ne veut pas tirer sur les pauvres orpailleurs exploités par la mafia comme ils le font au Brésil. L’or ne profite pas à la Guyane. L’état ne se préoccupe que de Kourou, une base de lancement que nous envient les russes et les américains. Mes conseils : pour préparer votre voyage en Guyane, tenez compte de trois évènements essentiels : Le carnaval, la saison de ponte et de naissance des tortues-luth, les tirs d’Ariane. Acheter le guide de voyage écrit par un guyanais Philippe Boré (www.randoguyane.com) malheureusement mal commercialisé Prener un GPS de randonnée pour toutes les randos à pied et même en auto et télécharger sur wikiloc.com ou autres sites de randos les chemins de randonnées de Guyane mises sur le site sans oublier de télécharger la carte IGN très précise de la Guyane auparavant. airbnb permet de trouver facilement et à moindre coût des hébergements chez l'habitant en Guyane. Au niveau budgétaire, nous avons fait nos comptes. 1OO € par jour et par personne y compris la location de la voiture mais sans compter l’avion. Les excursions proposées par les prestataires ne descendent pas au-dessous de 25 € par personne pour 2 heures et un minimum de 150 € par personne pour deux jours. Une randonnée en sous-bois de plusieurs heures d’observation avec un guide coûte 45 € par personne. Cela grève vite un budget voyage. Nous n’avons donc fait appel à aucun prestataire malheureusement.
Bon plan guest house à Phnom Penh
by Guy1 · 2010-08-15 · 34 replies
De retour du Cambodge , voila une superbe adresse de guest house sur Phnom Penh. Très bien placée et à deux pas du fleuve et du quai . Ça s’appelle Europe Guest House N° 51 st 136. C’et une gh familiale à 15 dollars la chambre double avec clim et tv, très propre et surtout très sympa. Il ya aussi des chambres pour familles. Cette gh est tenue par un français d’origine cambodgienne qui s’appelle Tri. Il vous donne pleins de tuyaux pour visiter la ville et des conseils pour acheter une carte sim ou autres et il est d’un contact très facile. L’ambiance est très familiale et il y a un très bon accueil. Tel : 855 23 691 8883 mail :sengl8@gmail.com Pour le resto continuer la st 136 et aller au 90 c’est un resto populaire ou la cuisinière prépare ses plats dehors et ils sont délicieux et pas cher. 2 dollars à 2 dollars 50( difficile à trouver dans ce coin et surtout pas sur le quai…) Là encore ambiance sympa et dés qu’on y retourne une deuxième fois on devient des habitués…

A éviter indochine 2 , du même standing que Europe GH mais qui est plus cher(22 dollars) pour des chambres bruyantes (on en a essayé 2), et un accueil très impersonnel. bon voyage à tous guy
De retour du Québec en famille
by 6cha38 · 2016-09-07 · 66 replies
Bonjour,

Et voilà les vacances tant attendues sont déjà finies ! La rentrée passée, je vous livre notre retour sur ce voyage, rempli de rencontres passionnantes ... ou dont on se serait bien passé 😕, ses imprévus (ça pimente le voyage !), les "petites" galères et surtout nos grands moments.

Nous sommes partis à 2 adultes, 2 ados (16 et 14 ans) et 2 jeunes (12 et 9 ans) pendant 4 semaines du 31 juillet au 26 août pour réaliser une boucle de 3800 kms à partir de Montréal. Nous avons loué un Dodge Gran Caravan : suffisant pour nous 6, 4 gros sacs et 2 valises + la glacière + tout ce qui s'accumule au fur et à mesure 😛.

Lorsque nous avons préparé notre itinéraire, nous avons choisi de dormir au minimum 2 nuits à chaque endroit pour ne pas (trop) courir et profiter au maximum des lieux. Gros avantage : en cas de mauvais temps, cela permet de s'adapter en reportant les visites prévues. Et cela permet de souffler, de prendre son temps, de faire l'intendance (à 6, il ne faut pas se laisser déborder !). Les enfants ont apprécié avoir ces moments pour jouer, se reposer ou, et oui, même en vacances, pianoter sur leur téléphone ou tablette.

Avant d'attaquer le vif du sujet, je tiens à remercier tous ceux qui par leur CR, leurs conseils ou suggestions, nous ont permis de préparer et réaliser ce beau voyage.
Escapade dans le Yucatan (février 2014)
by Tokala · 2014-04-15 · 11 replies
Pour lire le carnet de voyage avec les photos qui l'illustrent, c'est par ici :http://lesvoyagesdeghislaine.blogspot.fr/2014/04/escapade-dans-le-yucatan-mexique.html

11 ans après mon précédent voyage au Mexique, je reprends l'avion en direction de Cancun ! Il y a 11 ans, j'avais commencé mon séjour à Mexico, et j'avais fait un beau voyage vers l'est en passant par Oaxaca, le Chiapas, visitant des sites Aztèques, Toltèques, Mayas... avant de rejoindre Playa del Carmen pour 2 jours de farniente au bord de la mer des Caraïbes. Cette fois-ci, j'ai décidé de rester en pays Maya, et de consacrer mon séjour au Mexique à la découverte de la péninsule du Yucatan.*

Voici notre circuit dans les grandes lignes, avec quelques adresses (hôtels, resto...) et conseils qui n'engagent que moi ^^ Les hôtels étaient réservés depuis la France 3 semaines (même pas) avant le départ, ainsi que la voiture de location (Hertz, aucun problème avec).

Samedi 22 février Vol direct Paris - Cancun sur Air France. Le repas végétalien est très bien, par contre la collation en arrivant est la même pour tout le monde. Arrivée à Cancun à 16h30, récupération de la voiture de location, directionPuerto Morelos pour la nuit Restaurant à Puerto Morelos : Sur les conseils du patron de l'hôtel, nousallons manger des quesadillas dans une petite échoppe dans le village. Très bon. En sortant de l'hôtel on va à droite, et tout de suite à droite. On arrive sur un parc avec des jeux pour enfants. Et à droite dans la rue perpendiculaire à celle dans laquelle on se trouve, il y a un petit restaurant de quesadillas. Hôtel à Puerto Morelos : Buenos Dias Guest House Très bien, dans le village (et pas sur la plage, il faut donc une voiture pour rejoindre laplage), très bien accueillis par les hôtes qui parlent anglais. Plus une chambre d'hôtes qu'un hôtel d'ailleurs. La chambre est bien, et le petit déjeuner en self service (fruits frais, pain grillé) sur la terrasse est très bien. Seul bémol, l'eau chaude est assez aléatoire. Mais bon, avec cette chaleur, ce n'est pas vraiment gênant, surtout quand on ne passe qu'une nuit ici. Il y a également la possibilité d'emprunter des vélos. Le wifi fonctionne bien. Paiement en liquide en dollars ou pesos au moment du départ.

Dimanche 23 Petite balade à Puerto Morelos sur la plage Route vers l'ouest via l'autoroute (assez chère) Visite de Ek Balam et du cenote X'Canche (ou l'on déjeune) Route vers Piste, nuit à Piste

Hôtel à Piste : Hôtel Chichen Itza Grande chambre avec balcon donnant sur le jardin, confortable, le restaurant de l'hôtel est très bon que ce soit pour le dîner ou le petit déjeuner, transats au bord de la piscine (et prêt de serviette pour la piscine), table de ping-pong, bar... Calme dans l'ensemble, sauf notre chambre (la 201) qui est au-dessus du bar, et surtout à côté d'un générateur qui fait du bruit toute la nuit. Demandez plutôt une chambre plus loin des escaliers de l'entrée. Le wifi fonctionne bien. Paiement par prélèvement sur la CB ayant servi à la réservation le jour d'arrivée.

Lundi 24 Visite de Chichen Itza 8h pour y être à l'ouverture avec la foule (et même avant les vendeurs de souvenirs qui envahissent le site). Et on a bien fait, quand on est partir vers 11h il y avait beaucoup de monde ! Il faut compter 3 heures de visite. Attention, le Guide du Routard n'estpasà jour, le son et lumière n'existe plus depuis 2 ans déjà.

Route très sympa en passant par plein de petits villages plus charmants les uns que les autres : Chichen Itza - Piste - Holca - Satuta –Cantamayec – Mayapan – Teabo – Mani – Dzan –Ticul – Santa Elena. Déjeuner à Satuta de salbutes dans un tout petit resto sur le zocalo (Cocina economica los arcos) Arrêt à Ticul pour retirer de l'argent (on aurait aussi du passer au supermarché pour nous préparer un pique-nique pour le lendemain, il n'y a pas grand chose dans les tiendas se Santa Elena)

Son et lumière à Uxmal. Très chouette ! On ne paye que le billet d'entrée, on payera le billet pour le gouvernement le lendemain en visitant le site. Location d'écouteurs en français. Dîner au restaurant de l'hôtel The Lodge juste en face du site : grand buffet avec beaucoup de choix pour tous les goûts, viande très bonne.

Hôtel à Santa Elena : Sacbe Bungalow Vraiment excellent ! Ces petits bungalows espacés dans le grand jardin sont vraiment agréable, c'est très calme. Annette et son mari sont super accueillants, n'hésitent pas à nous donner des conseils pour nos visites, et nous prépare un excellent petit déjeuner à base de pain grillés (miel et confiture maison) et - au choix - d'une assiette de fruits frais ou d'œufs brouillés. On se régale chaque matin, et on dort bien chaque nuit ! Le wifi fonctionne bien à la terrasse du petit déjeuner, mais n'atteint pas les bungalows plus éloignés. Attention, il y a des moustiques le soir. Paiement en liquide en pesos (et en dollarsaussi je pense) le jour du départ.

Mardi 25 Visite de Uxmal à l'ouverture Puis visite des 4 sites de la Ruta Puuc (Kabah, Sayil, Xlapak et Labna) et de l'écomusée du cacao. Diner au restaurant de l'hôtel Pickled Onions. Très bon. Ils peuvent aussi préparer des pique-niques pour le midi si on les prévient avant 19h. Nuit à Santa Elena au Sacbe Bungalows

Mercredi 26 Visite des Grottes de Loltun. Le prix du guide (non compris dans le prix du billet) est normalement de 700 pesos pour la visite en anglais, de 600 pour la visite en espagnol. Voyiez s'il y a plus de touristes anglais qu'espagnol pour voir la visite la plus rentable. Par contre, dès qu'il y a un peu de monde, le guide nous dit "oubliez les 700 pesos, chacun donne se qu'il veut, c'est beaucoup plus simple". Au final, il est gagnant, si 8 personnes lui donnent chacun 100 pesos ^_^

Longue route jusqu'à Valladolid. Arrivés dans l'après-midi, on prend un verre au Cenote Xaci, puis on se balade autour du Zocalo, sur la Calle 41, et on visite le petit musée du cacao. Dîner au restaurant qui se trouve sur le Zocalo, de l'autre côté par rapport à la cathédrale, à côté d'arcades vertes. On y mange très bien. (dommage je n’ai pas noté le nom)

Nuit à Valladolid à l'hôtel Maria Guadalupe Petit hôtel tout proche du Zocalo, avec 2 placesde parking. Grande chambre à la déco originale et très sympa. Celle du bas (la 2, que nous avions) n'est pas très lumineuse, mais pas gênant pour une nuit. Le wifi fonctionne bien. En revanche, pas vraiment de petit déjeuner. Possibilité de le prendre sur la terrasse (c'est agréable), mais uniquement du café, quelques fruits (peu) et des "viennoiseries" achetées vraisemblablement à la tienda d'à côté. Il faut faire sa vaisselle. Du coup, il vaut mieux s'acheter la veille au soir de quoi petit déjeuner. Paiement par CB possible sur place. Paiement à l'arrivée

Jeudi 27 On laisse la voiture garée à l'hôtel et on part via la Calle 41 visiter le Couvent San Bernadino de Siena On quitte Valladolid, direction Coba. Visite du site en fin de matinée. Pas trop de monde car le site est grand. La location de vtt est vraiment un plus ! Déjeuner au restaurant juste à côté de l'entrée du site de Coba. Au rdc, restaurant avec service à table, à l'étage c'est un buffet. Un peu cher par rapports aux autres restos que nous avons fait, mais c'est bon, et on paye le site.

Route jusqu'à Tulum, et premier bain dans la mer des Caraïbes ! Nous avons trouvé une mini plage publique, en partant à droite après les hôtels et restos sur le bord de mer. Pas forcément une belle plage (loin de la), mais ça fait du bien. Dîner au restaurant de l'hôtel Don Diego de la Selva. Vraiment excellent ! Et service très sympa.

Auberge de jeunesse à Tulum : El Jardin de Frida. Vraiment un lieu sympa ! Les grandes chambres sont dans un beau jardin, décorées en hommage à Frida Kahlo. Le personnel est très gentil. Le chat et le chien de la maison aussi ^^ Loin de la plage et du centre ville sans voiture. Accès à la cuisine commune pour le petit déjeuner (à disposition café, fruits, pain et confiture), on peut faire quelques courses pour un petit déjeuner plus complet (réfrigérateur et plaques chauffantes à disposition). Wifi aléatoire dans la chambre. C'est calme (comme on est dans le jardin le bruit de la route est très faible) sauf quand le bar d'en face décide de jouer de la musique mariachi jusqu'à 4h du matin (c'est très rare, on n'a pas eu de chance...). Paiement en liquide en pesos (en dollars aussi je pense). Paiement à l'arrivée.

Vendredi 28 Plage à Akumal le matin, pique-nique sur la plage en commandant au restaurant Lol-Ha. Visite du site de Tulum en fin d'après-midi, après la foule de touristes, avec une lumière magnifique ! Ne pas oublier son maillot de bain ^_^ Diner à la pizzeria La Nave. Très bonne pizzas, bonne ambiance avec de la bonne musique. Nuit à Tulum

Samedi 29 Petit déjeuner au restaurant Le Bistro, excellent ! Journée à Akumal, snorkeling avec les tortues. Location de transat au restaurant Lol-Ha pour la journée, déjeuner au restaurant. La boutique d'artisanat à côté est très sympa. Possibilité d'utiliser les toilettes du restaurant toute la journée (sinon toilettes sèches à 5 pesos (pour 2 utilisations) à l'entrée de la plage). Dîner au restaurant Element, juste à côté du Bistro. Vraiment très bon. Et très agréable de dîner dans le jardin. Nuit à Tulum

Dimanche 1er mars De nouveau petit déjeuner au restaurant Le Bistro, toujours excellent ! Plage à Playa del Carmen Restaurant 100% Natural à Playa del Carmen, bon, frais, délicieux jus pressées, rafraîchissant. On rend la voiture à l'aéroport de Cancun, derniers achats à l'aéroport, et avion direct pour Paris à 19h (toujours sur Air France)

Conclusions et conseils : Ce circuit se fait bien malgré quelques grosses journées. Les jours de repos en fin de séjour sont très appréciables ! Louer une voiture dans le Yucatan est vraiment une bonne idée, on est plus libre de nos déplacements, c'est très pratique. Par contre attention : dans chaque village il y a des "topes" (dos d'ânes) vraiment traîtres : pas toujours bien indiqués, ou alors au dernier moment, et il faut les passer vraiment au ralenti. Attention aussi aux trous dans la chaussée sur les routes secondaires, il faut être très vigilant. Pour ces 2 raisons, il faut mieux éviter de rouler de nuit, on risque de vraiment abîmer la voiture (et d'avoir un accident). Attention également aux chiens errants qui se baladent sur la route, ainsi qu'aux iguanes qui se dorent au soleil sur le goudron. Bref, roulez prudemment ! Autre point d'attention avec la voiture : très peu de panneaux d'indication dans les villes et villages. On trouve son chemin à force de persévérance, un peu au pifomètre, et en demandant aux gens du coin qui nous répondent toujours avec plaisir. Mais en règle générale, en plus du temps de route prévoir le temps de trouver son chemin ^^

Je l'avais déjà remarqué lors de mon premier voyage au Mexique, c'est l'un des pays du monde où l'on mange le mieux ! Jamais déçu par un restaurant, cuisine très variée avec pas mal de spécialités régionales, quasiment toujours possible d'avoir un plat végétarien (il y en avait souvent à la carte). Pour en savoir plus, c'est par ici :http://leblogdeghislaine.blogspot.fr/2014/04/cuisine-du-yucatan.html

Ça vaut le coup de programmer un peu lesvisites des sites Maya pour en profiter au maximum. Chichen Itza et Uxmal mérite d'être visité à l'ouverture pour éviter la foule (enfin c'est particulièrement vrai pour Chichen Itza). En revanche, il est préférable de visiter Tulum en fin d'après midi pour avoir une magnifique lumière. Tous les sites de la Ruta Puuc se visitent en une journée (en plus d’Uxmal) mais prévoir un pique-nique. Le site de Coba est très grand, nous n’avons pas été gênés pas la foule, même en milieu de journée.

A part El Jardin de Frida (hôtel à Tulum) que j'ai réservé surhostelworld.com , tous les hôtels ont été réservés sur booking.com La plupart des hôtels ont été payés en liquide sur place.

Nous avions 12000 pesos en liquide pour 2 (retirés aux distributeurs à Puerto Morelos (dans le 7/11), Ticul (HSBC) et Tulum (HSBC)). Cet argent a couvert : - l'essence - tous les restaurants - les hôtels (hors celui de Puerto Morelos payé en dollars, et ceux de Piste et Valladolid payés par CB) - les visites culturelles - les divers achats sur place (biscuits, eau en bouteille...) et souvenirs

A propos de souvenirs, comme je suis gourmande, j'ai surtout rapporté en France des souvenirs qui se mangent (et qui se boivent ^_^ ) - Du chocolat à boire et à manger, achetés à l'écomusée sur la Ruta Puuc et à Valladolid, et aussi à l'aéroport (au moins celui-ci n'a pas fondu dans la voiture) - Du miel acheté à Santa Elena dans une petite boutique dans la rue en face de l'église, sur le trottoir de gauche, juste après la boutique Telcel. C'est le même miel qui est proposé au petit déjeuner au Sacbe Bungalow. Une famille du village le récolte, et le vend. Il est tout simplement délicieux ! - Du Xtabentun, alcool maya à base d'anis et de miel, acheté au musée de cacao du Valladolid - Du mezcal, acheté à Valladolid dans une boutique d'alcool, à côté du musée du cacao (ils ont aussi du Xtabentun) - De la sauce piquante au chile habanero

En souvenir non consommable, nous avons trouvé un paréo et un t-shirt anti UV pour la plage et la mer à Akumal et un peu d'artisanat dans la boutique près du restaurant Lol-Ha à Akumal. Il y a beaucoup de choses à vendre (et donc à acheter) à Tulum et Playa del Carmen, mais les prix affichés en dollars m'ont rebutés. Certes, il suffit de marchander et de payer en pesos pour faire baisser le prix, mais je n'ai rien vu qui m'intéressait.

Articles annexes : Les chats (et autres animaux) du Yucatan :http://leschatsdeghislaine.blogspot.fr/2014/04/sigismond-et-barnabe-au-mexique.html

La cuisine du Yucatan :http://leblogdeghislaine.blogspot.fr/2014/04/cuisine-du-yucatan.html

Le prolongement du voyage en cuisine :http://leblogdeghislaine.blogspot.fr/2014/04/pour-prolonger-le-voyage-dans-le-yucatan.html

Bon voyage à tous, et surtout n'hésitez pas si vous avez des questions !
Croisière fluviale de Moscou à Saint-Pétersbourg en août?
by Alizee144 · 2010-03-18 · 20 replies
😉 bonjour, qui peut me donner de plus amples renseignements sur les croisières fluviales, en août, de Moscou à St Petersbourg?

Merci.

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