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Transport direct de Santiago du Chili à Cordoba (Argentine)?
by Agathelou · 2010-04-13 · 1 reply
Bonjour,

Je suis à Santiago et souhaite aller à Cordoba en Argentine, savez vous si une compagnie y va directement?!

Je vous remercie d'avance! A bientot
Itinéraire pour quatre semaines en Argentine et au Chili en février, température?
by Jackham · 2010-04-07 · 9 replies
Quelle itineraire me conseillé vous pour Fevrier 2011 pour avoir de la belle temperature pentagonie terre de feu , ou iguazu, ou une parti du chili.
Recherche agence de voyage pour visiter la Patagonie
by Nfletcher · 2010-04-06 · 23 replies
Bonjour, Est-ce que quelqu'un peut me conseiller une agence de voyage pour organiser un voyage de 3 semaines en septembre en Patagonie chilienne et argentin? J'ai contacté déjà l'agence Altiplano qui a des formules de voyage intéressantes. Est ce que quelqu'un peut me donner des renseignements sur leurs voyages (voyages en groupe ou avez vous fait un voyage privé?)?

Merci d'avance pour votre aide.
Retour de croisière Celebrity Infinity de Buenos Aires à Valparaiso
by Verbatim · 2010-03-31 · 117 replies
nous voila rentrés d' une magnifique croisiere en amerique du sud tout d' abord le bateau: nous avions une tres belle cabine spacieuse et tres agreable , le bateau est tres bien un peu vielliessant mais tout de meme tres agreable, le service celebrity toujours tres bien personnel agreable cherchant toujours a vous faire plaisir. BUENOS AIRES: nous avons embarqués le 28/02 en fin de matinée en 15 minutes toutes les formalités etaient faites et nous etions a bord pour dejeuner, l' apres midi installation et visite du bateau et farniente au soleil nous sommes arrivés la veille donc un peu fatiguée apres ce long voyage , comme le bateau reste 2 jours nous avons une visite guidée le lendemain. nous avons rv le matin avec notre guide francophone( j' avais reservés tous les guides francophone avant de partir) nous avons fait une bonne visite de buenos aires et de plusieurs de ses quartiers , nous avons dejeunés au rythme du tango du boeuf argentin a la bocca. puis retour au bateau vers 18h00

PUNTA DEL ESTE: tour de ville station balneaire rien de plus

MOnTEVIDEO: nous avons visités la ville bien mais sans plus puis nous avons dejeuner dans un cadre tres agreable de viande grillés devant nous.

PUERTO MADRYNN: notre guide nous attendais depart pour la peninsule valdes super paysage nous avons tout le tour de la peninsule avec des arrets pour voir differents animaux ( lion de mer, elephants de mer. pinguouins) journee tres agreable , paysage magnifique maintenant nous savons ce qu'estla pampa , nous avons fait cette excursion avec pamelafrance connue sur le forum et rencontree sur le bateau.

CAp HORN: mythique , la mer etait belle un peu froid mais tellement impressionnant un merveilleux souvenir

USHUAIA: beau temps ensolleillé, la ville est jolie avec ses maisons de toutes les couleurs nous n' avons pas pris d' excursion visite de la ville et repas de king crabe et shopping journée detente les enfants se sont regalées d' acheter des souvenirs du bout du monde nous aussi d' ailleurs.

PUENTA ARENAS: viste guidés a otway pour voir les pinguouins de magellan nous n' avons pas ete deçus il y en avait pleins puis ballade en ville

DETROIT DE MAGELLAN EYT FJORDS CHILLIENS: paysage a vous couper le souffle un seul mot magnifique.

PUERTO MONTT: visite guidée au volcan orsono dejeuner a 1500 metres d' altitude dehors au soleil tres agreable encore de tres beau paysage.

VALPARAISO: fin de la croisiere mais nous avions un visite guidée de valparaiso et santiago du chili. valpaiso est une ville avec mes maisons de toute les couleurs tres typiques

puis arrivée a l' hotel a santiago le notre ayant ete detruit pendant le tremblement de terre nous sommes logés dans le radison du centreville.retour en france le lendemain

pour conclure croisiere magnifique beaucoup de fabuleux paysages , nous avons eu la chance d' avoir beau temps et la mer peu agitée a part un peu une fois avant les fjords chiliens.

seul regres nous sommes passées devant les glaciers la nuit dommage.

nous avons ete tres contents comme d' habitude de la qualité du service celebrity.

je suis a votre disposition pour repondre a vos questions

verbatim
Patagonie, entre Argentine et Chili
by Mjp · 2010-03-23 · 17 replies
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.

La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.

Pour voir les photos:
http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html

30 et 31 janvier

Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.

1er février

Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.

2 février

Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…

3 février

Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.

4 février

Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.

5 février

Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.

C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.

6 février

Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.

7 février

La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.

8 février

La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.

9 février

Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.

10 février

Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.

11 février

Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.

12 février

Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.

13 février

Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.

14 février

Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.

15 février

C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.

16 février

Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.

17 février

Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.

18 février

La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.

19 février

L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.

20 février

Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.

21 février

Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.

22 février

C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.

L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.

23 février

Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.

C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.

24 février

C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.

25 février

Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.

26 février

Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.

27 février

Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
Meilleure époque pour découvrir la Patagonie?
by Zapata004 · 2010-03-21 · 4 replies


Bonjour, je voudrais découvrir la patagonie, quel époque est la meilleur, et qui peut me donner des infos pour des activiter tranquilles comme cheval, pêche... merci zapata
Voyage en Patagonie pour une personne handicapée: visites et activités?
by Zapata004 · 2010-03-12 · 4 replies
bonjour, je suis paraplégique et je souhaite partir en patagonie pour visiter et faire des activitées.mais je ne veut pas partir en groupe ( bus de 50!) merci yan
Billet d'avion Montréal - Rio de Janeiro et retour de Santiago du Chili?
by Neléo · 2010-03-07 · 1 reply
j.ai trouvé des billets d.avion Montreal/Rio Santiago/montreal pour depart en décembre et retour en janvier à 1200.00$ can. est-ce un prix intéressant ou j.attend encore... merci
Visiter Salta après le séisme du Chili?
by Mardan · 2010-03-01 · 3 replies
Bonjour, nous nous dirigeons vers Salta en fin de cette semaine, et souhaitons savoir si cela reste une bonne idee apres le seismne de samedi et ses repliques,

Peut-on circuler vers Cafayate, et vers la bolivie ??

Vaut-il mieux retarder notre visite de cette region et aller directement en Bolivie ?

Merci de vos avis
Trajets en bus Iguazú - Salta et Salta - San Pedro de Atacama?
by Triskelion · 2010-02-25 · 12 replies
Bonjour, J'ai quelques questions précises concernant certains trajets en bus, et dont les réponses ne figurent dans aucuns autres messages du forum.

IGUAZU/SALTA: D'après ce que j'ai pu lire, il n'y a que Flecha qui réalise ce trajet sans avoir à changer de bus à Tucuman. Il est pourtant impossible d'acheter en ligne un billet, même en essayant avec tous les jours de la semaine. Est-ce que quelqu'un sait, pourquoi ? J'ai essayé avec Andesmar et il faut acheter un billet IGUAZU/TUCUMAN puis TUCUMAN/SALTA. Le bus avec la compagnie Andesmar arrive à Tucuman à 18h30, ensuite j'ai le choix entre Tramat départ 19h15, Flecha Bus départ 20h30 ou Andesmar 22h. Quel bus me conseillez-vous ? J'aime autant arriver le moins tard possible à Salta, mais en même temps si le bus venant d'IGUAZU arrive avec du retard à Tucuman, je risque de rater par exemple le bus Tramat. Concernant le prix du billet IGUAZU/SALTA, j'ai lu plusieurs messages de 2009, et celui çi ne dépasse pas 250 $. Pourquoi est-ce que le prix sur le site d'Andesmar m'indique plus de 380$ en cama ? Les prix ont explosé ? Idem pour BUENOS/IGUAZU.

SALTA/SAN PEDRO DE ATACAMA: J'ai lu plusieurs fois qu'il était impossible de réserver ce billet (à moins de se rendre au guichet), pourtant on peut acheter un billet SALTA/CALAMA (donc SPDA) via Andersmar, mais malheureusement uniquement le vendredi. Si quelqu'un sait où acheter ce billet depuis la France, pour le trajet du mardi, je suis preneur.

Merci
Col le moins haut divisant l'Argentine du Chili?
by Iraxoa · 2010-02-22 · 24 replies
Bonjour! Quand on est allé une fois en Argentine ou au chili on a une seule envie:y revenir Quelqu'un peut il me dire a quelle altitude la moins haute'( ou la plus basse)se situe le col pour aller d'un pays a l'autre dans le nord de l'Argentine au niveau de san pedro de atacama ou vers antofagasta? ! Il me semble que c'est très haut tout ça ! Merci de me dire qque chose Iraxoa
Transport El Calafate - parc Torres del Paine: voiture ou bus? (Chili et Argentine)
by Laloupette · 2010-02-21 · 2 replies
Salut à tous,

Je voudrais aller au parc Torres del Paine fin avril. Je serai d'abord à El Calafate puis El Chalten en voiture de location, après soit je rends la voiture à El Calafate et pars pour le parc du Chili en bus, soit je garde ma voiture. Qu'en pensez vous, est ce une portion de route où on a envie de s'arreter et de faire des ptis détours ou honnetement; ca sert pas à grand chose et j'économiserai en argent et en complexité si je prends le bus ? Ya t-il un intéret d'avoir une voiture à l'intérieur du parc, je comptais faire du treking ms bon ...? Si je prends la voiture ya t'il une route pour faire El CHalten - Parc Torres del Paine sans passer par El Calafate pour avoir une route aller différente de celle du retour ? Si je prends le bus, il me semble avoir vu que cela coutait pas plus de 50€ AR, mais est-on obligé de s'arreter à Puerto Natales et de changer de bus ; Combien de temps dure le trajet et yen a combien par jour des bus qui font le trajet ?

Merci beaucoup pour votre aide.

Stef
Vivre et travailler comme serveur dans un restaurant gastronomique en Argentine ou au Chili
by Raph017 · 2010-02-21 · 4 replies
Bonsoir à tous,

Je vais commencer par me présenter et "planter le décors" pour que vous puissiez saisir mamotivation et peut être mieux me répondre.

Je m'appelle Raphael, j'ai 20 ans, je suis actuellement en prépa manager de restaurant à l'école Ferrandi et travail en tant que serveur dans un restaurant gastronomique. Des l'automne prochain j'aimerai partir travailler en Argentine ou au Chili pour 10 mois minimum. D'une part pour la langue, mais aussi par passion du voyage et pour testé mes capacités à entreprendre un tel voyage. A savoir également que divers héritages m'ont rendu propriétaire d'une importante somme d'argent. Celle-ci ne sera qu'un confort pour mon arrivé, et un parachute au cas où ça se passerai mal. L'intérêt est uniquement culturel et professionnel, je ne souhaite pas investir cet argent. Cela étant dit voici les questions que je me pose :

Derrière les démarches administratives qui semblent lourdes, le monde de la restauration pourrait-il offrir des bonnes opportunités à un immigré qualifié au niveau d'espagnol moyen ?

S'intègre t-on facilement dans les grandes villes (Buenos Aires, Santiago del Chile) ?

Je souhaiterai rentrer en contact avec des personnes ayant fait un genre d'expérience similaire alors n'hésitez pas à m'écrire : Raphael.vandelet@hotmail.fr

Merci d'avance pour vos réponses
Passage frontière Chili-Argentine après El Calafate?
by Wwwpingui · 2010-02-18 · 7 replies
Hola.

Ok, le titre de ce sujet manque de precision... Nous sommes dans les environs de puerto natales et envisageons d aller ensuite à el calafate, pour voir le perito moreno, puis a El chalten pour y faire de sympathiques balades. Depuis ces destinations, nous voulons retourner au chili. Le truc, c est que nous ne savons pas par où passer... L option remonter jusuq a Bariloche pour aller à Puerto Montt ne nous interesse pas puisque nous avons deja visité cette region (Bariloche, pas Puerto Montt). Bien sur, vous me direz, qu il me suffit de regarder sur une carte, mais nous aimerions avoir des infos par rapport à la circulation de bus entre argentine et chili sur des trajets moins "conventionnels" ( pas comme bariloche-Puerto Montt) ainsi que la possibilité de circuler en bus dans le sud du chili ( par la carretera austral notmamment).

En vous remerciant par avance
Droits de passage entre le Chili et l'Argentine?
by Jmlech · 2010-02-17 · 2 replies
Bonjour, dans le cadre d'un voyage universitaire nous prévoyons visiter le chilie et l'argentine. J'aimerais savoir s'il y a des droits de passage entre ces deux pays quand on traverse la frontière par voie terrestre. Nous possédons tous des passeport canadien.

Un gros merci !
Passer au Chili depuis Ushuaïa?
by Deadsea · 2010-02-17 · 11 replies
Bonjour, Nous préparons un petit voyage en Patagonie pour le mois de mai et notre circuit s'arrête à... Ushuaia!! En effet, il n'y a pratiquement pas d'avions pour passer au Chili, à Puntas Arenas ou Puerto Natales, concrètement....Comment font les voyageurs? en bus, en bateau?C'est tellement loin de tout! Mon mari fait grise mine et commence à vouloir rayer Ushuaia de notre séjour, ce à quoi je ne suis absolument pas disposée! A l'aide!
Recherche vols bon marché entre Santiago (SCL) et Lima (LIM)
by Chuquimaa · 2010-02-17 · 1 reply
Bonjour,

Je suis à la recherche de billets les moins chers (si possible aller simple mais si le billet A/R et meilleur marché, pas grave !!) ... entre Santiago de Chile et Lima !

Vous connaissez les compagnies intéressantes ?!? A ce jour j'ai un LAN A/R à 180,00€ sinon au minimum c'est du 500/600€ pour un aller simple ... (Taca, AA, LAN, ...) !!

Merci par avance, Bien cordialement.
Sur la route del Sur (étape 5: extrême sud de l'Argentine et du Chili)
by Chouhibou · 2010-02-11 · 11 replies
Je ferme les yeux, j'imagine une mappemonde: je suis là, tout en bas, sur la route de Punta Arenas.

Faire fortune ici, c'est trop facile, il vaut vendre du barbelé et des piquets de bois. Car ce sont des centaines et des milliers de kilomètres d'enclos qui parquent les bêtes. Les Andes paraissent bien loin même si en tournant la tête je les distingue encore quelques heures pendant que le bus roule en direction du grand sud. Le paysage est parfois d'une platitude extrême, le relief se limite à quelques collines. Il faut oublier ici le concept de ville, de village, ou même de hameau. Tous les 15 kilomètres une estancia, comme une oasis, et c'est tout pour la présence humaine. Grandes prairies et zones boisées se partagnent à part égale cette immensité là (quels sont ces arbres, pas très hauts, torturés, sculptés par le vent, et aux reflets vert clair des lichens qui les envahissent ?). Le ciel s'assombrit mais je me dis que le soleil n'avair rien à faire avec la rudesse de ce pays. Et ce sont bientôt les arbres qui disparaissent. Je sais maintenant pourquoi un mouton se comporte comme un mouton, à toujours suivre ses congénères. C'est qu'il a bien trop les boules, le mouton, à l'idée de se retrouver là, tout seul, dans l'infini de la steppe patagonienne. Les moutons de chez nous doivent avoir le souvenir de cette peur là dans leurs gènes. Juste avant Punta Arenas, après donc plusieurs heures de bus qui n'est pourtant pas un tortillard, le détroit de Magellan, comme un océan. Car vous ne le saviez peut être pas vous non plus mais le détroit de Magellan est très large, à tel point que la plupart du temps on ne voit pas la rive d'en face. Large ou pas, il faut absolument que j'y trempe les doigts de pieds avant mon départ du Chili. Escale technique, une nuit dans cette grosse ville (Punta Arenas donc) finalement moins pire que ce à quoi je m'attendais. Le temps de retirer mes chaussures, faire deux pas dans les eaux froides et vertes du détroit, et me voilà reparti, direction Ushuaïa. Le détroit se franchit dans sa partie le plus étroite, en 30 minutes de ferry, et me voici sur la plus grande île d'Amérique du sud: la Terre de Feu. A la frontière entre Chili et Argentine il y a un hotel, au milieu donc de cette steppe qui n'en finit toujours pas. Vous vous souvenez de 'Bagdad Café' ?, ben voilà, c'est exactement ça. J'aurais bien passé là une nuit, mais non, pas question. Les tensions sont encore vives entre chiliens et argentins sur le tracé des frontières, et c'est parait-il la raison pour laquelle les bus refusent de déposer leurs passagers ici (??). Et la route continue, des heures durant, monotone. Elle continue monotone puis s'élève d'un coup, franchit un col dominé de pics enneigés, et descend brutalement sur le canal Beagle et Ushuaïa. Je vous ai dit que les laisons internet ne sont pas au top ici, alors ce n'est peut être pas la peine de perdre mon temps et de risquer un rupture de faisceau à vous parler d'Ushuaïa. Vous connaissez Andorre ou le Pas de la Case ? Ben alors vous connaissez Ushuaïa. A ceci près qu'ici on ne vend pas d'alcool ou de cigarettes. Ici on vend le porte-clés 'fin del mundo' et le T-shirt 'fin del mundo'. On boit le cocktail 'fin del mundo' juste avant de passer à table pour déguster -tu parles !!- le menu 'fin del mundo'. Ushuaïa n'est qu'une grosse m... bien moche et très commerciale déposée sur la pointe de l'Amérique du sud, n'y allez pas ! Et c'est d'autant plus dommage que le cadre, tout autour, est plutôt majestueux. J'ai tout de même 2 souvenirs marquants de cette ville: A Ushuaïa il fait jour jusqu'à 23h30 et ça c'est drôlement sympa. Et puis il y a devant la mer, un peu à l'écart des commerces, un café vraiment sympa, et d'autant plus qu'on y sert, j'vous jure, du Ricard !

Ca donne ça:

Moi: - Oun Ricard por favor (là j'attendais que le serveur me dise que je prononce mal le mot 'Ricard', il allait m'entendre le type !!)

Le serveur: - ok, oun Ricard. Hmmmm.... con agua ? (le mec me demande si je veux de l'eau dans mon Ricard !)

Moi: - Si si, oun Ricard con agua

Le serveur: - Hmmmmm.... con gas o sin gas ?

Moi: - ?????? (putaiiiiiiinnn, le mec me demande si je veux de l'eau gazeuse dans mon Ricard !!!!)

Bon, j'ai pas fait de scandale, je tenais à le boire, mon Ricard.

Une dernière chose sur cette ville: Oubliez Nicolas Hulot, ou bien rappelez-le à l'ordre: Ouchou-a-ya ça se prononce Oussou-a-ya !

24 heures plus tard j'étais dans un avion et 1h15 plus tard, j'étais à El Calafate, sur ce coup là je me suis épargné 18 heures de bus.

Si à Ushuaïa on vous vend du 'fin del mundo' à El Calafate on vous vend du glacier Perito Moreno. A toutes les sauces, là aussi. A ceci près tout de même qu'ici un petit effort a été fait en ce qui concerne l'architecture de la ville, tout en rondins, à ceci près surtout que le glacier Perito Moreno, lui, il faut le voir. Il n'y a que quelques minutes de marche -après pas mal de bus quand même- pour accéder aux passerelles les plus proches du front. Et là, quel spectacle ! Il y a bien sûr le front de glace lui-même, juste devant moi, tout au plus à quelques dizaines de mètres, immense, mais il y a aussi (surtout) le bruit. Car on l'entend vivre ce glacier, c'est incroyable. Ce sont des claquements énormes, des vombrissements, des coups de tonnerre, incroyable je vous dis. A chaque instant on a l'impression que tout ça va s'effondrer d'un coup en un monstrueux splash dans le lac qu'on domine de quelques mètres. Ben non, ça tient le coup. Enfin pas tout à fait puisque de temps en temps, des pans du front s'écrasent dans l'eau, même que c'est ça que tout le monde attend. Et vous pouvez être sûr que quand ça arrive, c'est le moment où vous ne regardiez pa. N'empêche que ça fait une vague énorme et bien sûr un gros badaboum à la dimension du monstre.

El Calafate, ça n'est pas très loin d'El Chalten qui elle, vend le Fitz Roy. El Chalten, ma troisième ville argentine, à croire que chaque ville argentine a quelque chose à vendre. Mais là encore, on succombe. Le Fitz Roy est décrit dans les guides comme la plus belle partie des Andes, et je veux bien le croire. Une montagne de 3405 mètres d'altitude où les français ont laissé des traces, car le premier vainqueur de ce sommet mythique est du pays, cocorico. Mais également parce que les sommets proches et à peine moins élevés s'appellent 'St Exupéry', 'Mermoz' ou 'Guillaumet' en mémoire aux héros de la postale aérienne sud-américaine (pour la petite histoire, St Ex s'est inspiré des montagnes du coin, des gens aussi, pour écrire son 'petit prince'). Une longue marche de 8 heures m'a fait apprécier de près toutes ces beautés. Et puis il y a aussi, très majestueux dans ce même massif, le cerro Torre, comme une aiguille, et considérée par les alpinistes comme l'une des montagnes les plus difficiles au monde.

Ouais....donc un tout petit peu trop difficile pour moi. Je cède donc à la facilité, je rejoins le Chili -ouf !, mes premières impressions sur les villes argentines, trop mercantiles, ne sont pas vraiment positives- et je retourne en bus vers Puerto Natales.

C'est l'occasion de me rendre compte que la Patagonie possède plusieurs visages. Car à cette latitude là, protégée des grands courants aériens d'ouest et donc des perturbations par les Andes (j'vais pas vous faire un cours de météo hein), la Patagonie est un désert, oui un vrai désert, très sec, où la végétation se limite à quelques touffes d'herbe. Et toujours, toujours, sur des centaines de kilomètres, toujours des barbelés, des piquets de bois, et jamais des hommes.

Puerto Natalès entendons-nous bien, je n'y retourne pas pour la beauté de la ville, ni pour le charme des chiliennes. J'y suis pour faire quelques provisions, louer une tente et un matelas de mousse et me préparer pour le 'W', un trek de 5 jours dans les montagnes du 'Torres del Paine'.

Et ça, c'est pour demain.

Chouette !
Sur la route del Sur (étape 2: Talca, vignobles chiliens et volcans)
by Chouhibou · 2010-02-09 · 0 replies
Faut absolument que je vous parle du vignoble chilien. Ils ont ici, comme chez nous, plusieurs vignobles tres distants les uns des autres. Celui dans lequel je me suis balade en velo n est pas le plus repute, mais les petits rouges que j y ai goute se laissaient tres facilement boire, je vous assure. Au Chili comme souvent a l etranger le vin se distingue d un autre avant tout par son cepage (et non pas par le nom du chateau comme chez nous). J ai donc goute le Cabernet-Sauvignon qui est tres bien. Bis abres jai goute le Merlot que je prefere au Caberbet-Bauvignon dont jai parler. AAAAnfin y avait la lautre vin gui zappelait audrement et quiiiiiil letait bon zaussi. Mouaip ! Mais sans blague, je fais connaissance avec un cepage dont je n ai jamais entendu parle chez nous, le Carmenere, qui a un petit gout de reviens-y, meme que je ne me suis pas prive. Cote bebidas (ca c est les boissons mais je vais pas vous prendre le chou avec un cours d espagnol, je connais tout au plus 12 mots espagnols qui me permettent de dormir a l abri, me deplacer avec une chance d arriver a destination, manger a ma faim, et donc boire a ma grande soif mais grande uniquement parce qu il fait tres chaud), cote bebidas donc y a le Pisco sour qui est un apero mais aussi digestif, pas mauvais mais bon rien d exeptionnel non plus. Cote bouffe, certaines empanadas sont vraiment bien (petit chausson fourre de viande, oignons, oeuf) mais faut bien tomber. Les plats sont pas hyper top mais la je sors de table, un tout petit resto vraiment sympa, et la truite sortie du lac ce matin etait pas mal. J ai donc passe 3 jours dans le vignoble -Talca si vous avez une carte du pays sous les yeux- (hips, hips et re-hips), 3 jours dans la chaleur et beaucoup de poussiere, avant de poursuivre ma route vers le sud. Les voyages sont longs, mais les bus sont plutot confortables et y a pas a se plaindre de ce cote la. En poursuivant vers le sud, le grand choc, c est de se retrouver dans nos campagnes. Je vous assure qu a certain moments on se croirait vraiment en Normandie, y a beaucoup de bocages ici, et puis les vaches qui vont avec. Parfois ca ressemble plus aux vosges, si si, meme si il y a dans le coin beaucoup d eucalyptus. Heureusement, bientot, se detache au fond le cone parfait du volcan Villarica, je suis bien au Chili. Car meme si la ville de Villarica est plutot agreable c est bien pour le volcan qu on vient ici. L ascension ne peut pas se faire seul, on se joint a un groupe securise par des guides. Faut dire qu apres 1heure et demie de montee bien raide dans les cailloux, on marche dans la neige, et plus haut encore sur de la glace pilee. Meme qu avec les rafales de vent tres fortes qui soufflent la-haut la glace s envole et on prend ca en plein tronche, ca rajoute au folklore local. Le sommet est a 2847 metres, quand meme, on y arrive apres 4 heures de marche mais je vous raconte pas dans quel etat lamentable je suis arrive. J ai quand meme une excuse parce que sur les trente personnes qui formaient le groupe au depart, seule une petite dizaine a atteint le cratere. Sur la photo j ai l air d un cosmonaute mais pour de vrai tout l equipement qu on porte n est pas de trop. Du sommet evidemment, la vue est superbe, meme si les fumerolles empechent de voir le fond du cratere. Dans les auberges je croise quelques francophones (beaucoup de belges, des francais), c est pas bon pour mes progres en espagnol, mais c est tres sympa et plus pratique pour echanger quelques impressions de voyage et quelques tuyaux. Journee bus hier. Je suis sur le 42eme degre de latitude sud a Ensenada, bled paume de chez paume, mais d ou la vue est sublime sur 2 autres volcans, ouais mais ca c est quand il fait beau, et la c est pas trop le cas, il pleut meme pour la premiere fois depuis mon arrivee dans le pays. Pour la premiere fois j ai enfile un pull. Plus je descends dans le sud du pays, plus les paysages sont semblables aux notres. Et c est surement aussi pour ca que les allemands et les Suisse-allemands se sont installes ici en tres grand nombre, au milieu du XXeme siecle. Bref, plus je file vers des terres inconnues, moins je suis depayse, ben ouais. Pour vous dire, et c est veridique, a Talca je logeais chez un ´Franz Schubert´ mais c est pas chez lui que j ai mange la truite dont je vous parlais, c est vraiment de la blague a deux balles je sais, mais la hein j ai pas souvent l occasion de me marrer alors soyez indulgents.

Bises a tous Didier.

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