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Projet de voyage de quatorze jours à Taba (Égypte) et en Jordanie
by Janys · 2010-03-18 · 17 replies
Bonjour, Nous avons l'intention de séjourner à Taba 14 jours et de faire des excursions. Les TO ne proposent pas forcément celles que nous souhaiterions et je voudrais savoir s'il est possible de prendre sur place des excursions en toute confiance et sécurité, je pense qu'il est préférable de le faire à l'hôtel ? Notre souhait : Pétra - 1 jour est-ce suffisant ou est-il possible de prendre une nuit à Pétra pour le faire sur 2 jours Le Mont Sinaï - J'ai lu un peu de tout sur le sujet, c'est une excursion difficile lorsqu'on a 70 ans, est-ce faisable à dos de chameau, quelqu'un a t-il une expérience sur ce sujet ? Pour Wadi Run, je ne vois aucune proposition, est-ce à faire en 4/4, là aussi une expérience nous serait utile. Merci d'avance pour vos avis et conseils
Voyageur solo en Jordanie
by Kosmobil · 2008-08-27 · 17 replies
Bonjour,

J'ai bien envie de me faire un voyage en jordanie, mais je serai probablement seul.

Je voulais savoir si : On croise facilement d'autre backpacker dans ce pays ? Le excursion style WadiRum en 4x4 obligatoire sont-elles jouables seul ? Quid de la sécurité ? Je suis photographe, est-ce compliqué dans ce pays ?

J'ai envie de prendre mon temps 15 jours suffit-il ?

L'option de poussé jusqu'à Damas avec les mêmes question qu'en pensez-vous ??

Merci d'avance pour vos réponse. :)
Jordanie ou Israël pour le psoriasis (maladie de la peau)?
by Benelux · 2007-09-21 · 5 replies
Je me demandais avant de preparer mes prochaines vacances a la mer morte:jordanie ou israel? Je pars seule au printemps et je n arrive pas a choisir entre les deux. Pouvez vous me donner des adresses et des bons plans merci a l avance
Egypte-Jordanie en passant par Israël
by Pelo · 2007-08-20 · 24 replies
Bonjour a tous Je cherche des infos sur les possibilites de faire un trip entre l'Egypte, rejoindre israel quelques jours, puis aller en jordanie . Tout ceci par voie terrestre.... Qu'en est t il des possibilités? niveau temps de trajet, sécurité, poste frontière.... Merci d'avance à tout ceux qui ont réalisé ce parcours de m'aider
Safety at hotel in Sharm El Sheikh
by Newlife2275 · 2025-10-06 · 1 reply
Hi, I’ve booked a stay from late October 2025 to early November at the Barcelo Tiran Hotel in Sharm El Sheikh. I’m traveling alone, so obviously I won’t be wandering around by myself. Given the recent events, is it safe? Has anyone just come back from Sharm or is planning to go?

Thanks
Escale croisière à Aqaba avec le MSC Seaview puis visiter Pétra
by Christine76 · 2019-12-31 · 6 replies
Bonjour,

En Novembre prochain, nous ferons escale à Aqaba avec le MSC Seaview.

Nous avons bien l'intention d'aller visiter le site de Pétra à cette occasion.

Comme nous ne prenons jamais les excursions proposées par MSC, je suis à la recherche d'un TO local, taxi, chauffeur et/ou guide pour nous emmener sur le site.

En fouillant un peu sur les différents forums, je n'ai pas trouvé de discussions très récentes sur ce sujet.

Voilà, donc, je fais appel à la communauté pour m'aider un peu.

En attendant, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année, et avec quelques heures d'avance une très belle année 2020.

Cordialement,

Christine
Randonnée à Pétra avec un "très petit" handicap jusqu'au point de vue du "Trésor" (Khazneh)
by Duckyduke · 2019-05-15 · 4 replies
Bonjour,

Mon mari et moi allons bientôt visiter Pétra et souhaiterions savoir s'il était possible d'accéder facilement au point de vue surplombant le Trésor ?

En fait, mon mari souffre de gros problèmes de dos (double hernie discale) mais peut néanmoins marcher plusieurs kilomètres mais doit impérativement proscrire certains mouvements/contorsions du dos ! Bref, monter et descendre des escaliers "normaux" à son rythme, cela va...en restant bien prudent !

J'ai lu qu'il y avait en effet un escalier (près des Tombes Royales) qui permettrait d'accéder au point de vue sur le Trésor, s'agit-il d'un escalier normal ou y a t-il des passages plus difficiles ? Y a t-il des passages au bord du précipice (là; c'est moi qui ai peur du vide ! ok il y a celui du point de vue mais je resterai à une certaine distance du vide... ) ?

Savez-vous si des bâtons de marche sont autorisés (pour mon mari) ?

D'avance je vous remercie pour votre réponse et vous souhaite une excellent journée.

Bien à vous,

Paco2011
Parcours de 13 jours sans voiture en Jordanie
by Faiyech · 2019-04-26 · 5 replies
Bonjour, Ma réflexion avançant notamment grâce à ce forum, et dans l'espoir d'attraper le vol à 365 € que je viens de repérer, je me dépêche d'essayer de monter un planning afin de déterminer mes dates de séjour rapidement.

Trois points d'incertitude : 1. les dates de fin du ramadan et l'activité existante ou non le jour de l'Aid (sites archéologiques, musées, transports en commun...) 2. la descente de Madaba à Dana : on doit pouvoir caser tout en un jour (Karak et Wadi Muijb), mais à quel prix par rapport à la solution de la nuit à Karak ? Et surtout, cela me ferait arriver à Dana en toute fin de journée je pense. Je passerai ensuite seulement le jour suivant à Dana pour repartir le lendemain (est-ce suffisant ?). 3. Avec mon jour de sécurité du 17/06, je pourrais faire quelque chose d'intéressant (surtout si j'ai gagné un autre jour avec la route des rois) : une suggestion ? Aqaba me parait dispensable ?

mar 4 : décollage mer 05 : arrivée à 2h00 du matin (taxi pour 22 JD). Courte nuit à Amman, visite de la ville (musée, palais et théâtre ; sites fermés à 15h si ramadan - et si Aid ?!) - nuit à Amman. jeu 06 : bus pour Jerash le plus tôt possible (1h30 de trajet et 4h de visite max) et Ajloun (40 min de trajet et 1h30 de visite) - sites ouverts tard car fin du ramadan la veille (?)) - nuit à Amman ven 07 : départ pour Madaba tôt le matin - visite de la ville (+Mont Nebo ?) - nuit Madaba sam 08 : Départ pour Karak (2h30 de route). Trouver une chambre, déjeuner, visiter le château - nuit Karak dim 09 : Wadi Mujib en 1/2 journée A-R (?), puis départ pour Dana (1h30) - balade en fin de journée lun 10 : Dana : randonnée Wadi Ghuweir (7 heures ?) mar 11 : Départ pour Pétra le plus tôt possible. Trouver une guest, visiter Pétra J1 mer-jeu 12-13 : Pétra J2+J3 ven-sam 14-15 : Wadi Rum, inclus sud dim 16 : retour à Amman ou Madaba (passer par Petra pour prendre un bus JETT ? lun 17 (journée de sécurité) : Salt ? Visites complémentaires. mar 18 : matinée : balade en ville et avion vers 16h.

Merci pour vos pistes d'amélioration !
Amman - Jérusalem aller-retour et formalités
by NR7 · 2018-12-07 · 20 replies
Bonjour tout le monde, Je pars en Jordanie, et j’aimerais savoir si avec le Jordan pass on peut partir à Jérusalem et puis retourner en Jordanie sans avoir à payer les frais de visa et en passant par le Pont Allenby. J’ai déjà eu un tampon de mon entrée en Jordanie à mon arrivé à l’aeroport Et j’aimerais savoir si mon Jordan Pass est encore valable à mon retour de Jérusalem
Itinéraire pour 17 jours en Jordanie
by Manon12345 · 2018-01-03 · 3 replies
Bonjour, nous partons en amoureux en Jordanie en avril et souhaitons voir du pays mais en relaxant aussi, sommes amateur d'eau et de gastronomie, Voilà notre idée d itinéraire, merci de nous donner vos commentaires, conseils de tout genre. Nous allons louer une voiture après notre séjour a Amman. Nous arriverons dans cette ville en soirée ce qui expliques que nous y resterons 3 nuits.

Le 13 pour 3 nuits a Amman downtown, auberge de jeunesse.

Pour 2 nuits on dormirait près de Umm Qays en ayant passée une demi journée à Jerash.

Le 18 on loue un chalet sur la mer morte pour 2 jours et on veut visiter aussi le wadi mujib et en descendant on a pris soin de voir Ajlum et Salt.

Puis 3 nuits à Petra dans un hotel avec piscine (est-ce que les piscines sont ouvertes en avril????)

Une nuit dans le désert du wadi

Enfin 3 nuits à Aqaba, on veut s'initier à la plongée.

Les deux dernières nuits on ne réserve pas, on revient vers l.aéroport.

On évite la région des château de sables car selon des sources gouvernementales, on est mieux d'éviter question sécurité,

Que pensez vous de notre séjour? On adore les petits villages aussi donc avec la voiture on pense bien sur à se balader dans les alentours.

Des idées pour la nuit chez les bédouins? Une nuit dans le désert est-ce suffisant?

:)
Wadi Mujib fermé en hiver
by MissFind · 2017-09-18 · 6 replies
Hellooo,

Voilà, nous partons en Jordanie du 28 octobre au 6 novembre et nous avons prévu un stop à Wadi Mujib (siq trail) le 4 novembre.

Je viens de lire qu'il ferme fin octobre... Quelqu'un a eu l'occasion d'y aller début novembre? Ou ces infos sont (malheureusement) vraies??🙁 Merci merci Zohra
Problème location de voiture en Jordanie
by Angelloader · 2017-08-26 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je tiens à partager mon expérience pour éviter que d'autre se fasse avoir ... De retour de Jordanie (Août 2017), j'ai loué une voiture chez le loueur MONTECARLO. Sur plusieurs forums, j'avais lu des avis plutôt positifs, aussi j'étais donc relativement confiant. Leur service était peut être correct avant, mais ce n'est plus le cas

Ce loueur est une pure arnaque : (j'ai des mails que je peux produire pour démontrer tous les éléments ci-dessous) 1- impossible d'obtenir les tarifs proposé sur son site ( 25 JD au moment de mon séjour). j'ai plutôt loué à 60 JD / jour. Néanmoins, après j'ai accépté le tarif en connaissance de cause

2 - Véhicule fourni défaillant et dangereux pour notre sécurité : La portière avant coté passager ne s'ouvrait pas ! Imaginez en cas d'accident ou même en plein soleil à tenter de rentrer dans le véhicule.

3- assistance 24h/7j : pure pipo ! J'ai appelé à plusieurs reprises et envoyer des emails. MONTECARLO n'a fourni aucune assistance

La cerise sur le gateau : Aussi j'ai demandé un dédomagement. ll m'ont proposé 25 JD sur les 200 JD que j'avais déjà payé. Etant donné mon mécontentement, je leur ai indiqué que je partgerai mon expérience sur les forum afin que d'autres clients ne se fasse pas avoir. Leur réponse a été très rapide : Il m'ont proposé de l'argent pour modifier le sens de mes futurs commentaires sur les sites internet et ne surtout pas évoquer le problème. Bref de l'anarque

Extrait du mail : "our Ayman Zayed, General Manager ordered us to refund you two days instead of 1 day but you should write us an excellent review in French language & two posts in English. Not mentioning the refund or face problem…We might increase the compensation if you do your best as we deserve the best."
Projet de voyage en Jordanie en juin
by Nediar · 2017-08-18 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je suis un peu en avance mais je projette un voyage en Jordanie pour fin juin 2018. Après quelques recherches j'ai envisagé cet itinéraire de 9 jours (très influencé par le carnet de voyage de Mushu23, qui m'avait déjà bien aidé pour mon trip en Corée du Sud de 2016):

12/06: Arrivée (5h du matin) > Jerash + Madaba 13/06: Wadi Mujib + Madaba 14/06: Kerak + Dana 15/06: Dana + Little Petra 16/06: Petra 17/06: Petra 18/06: Wadi Rum (+ nuit dans le désert) 19/06: Wadi Rum 20/06: Aqaba > Départ (2h du matin)

Plusieurs questions restent en suspend: -Est-ce réalisable avec le temps imparti? Y'a-t-il d'autres lieu que je puisse rajouter (j'en oublie beaucoup j'imagine)? -Est-ce réalisable d'organiser le parcours tout seul? Question sécurité, forcement je me pose quelques questions vu le climat dans la région (je pars avec ma compagne). -Pour Wadi Rum j'ai lu des avis positifs sur Bedouins Friends, qu'en pensez-vous? D'autres organismes sont-ils intéressant? -Faut-il préférer les transports en commun ou une location de véhicule? Quel agence me conseiller vous si je loue une voiture (avec un petit budget).

Je n'ai pas encore eu le temps de bien me renseigner sur la Jordanie, d'où l'itinéraire simple et toutes ces questions, je compte sur votre aide à tous pour m'aider à améliorer ce projet qui me tient à cœur! 🙂
Atterrir à Eilat (Israël), et se rendre en Égypte et Jordanie par voie terrestre
by Lexav · 2017-07-31 · 17 replies
Bonjour,

je compte atterrir à Eilat en Israel et me rendre en Egypte et en Jordanie, où je compte me faire déposer en taxi aux postes frontières.Est possible ? Je compte prendre le visa jordanien avant le départ.

Merci pour vos infos🙂
Jordanie, entre Nature et Histoire
by Grisemote · 2017-05-11 · 32 replies


Je ne saurai que trop vous conseiller de lire le texte avec l'intégralité des photos et dans sa globalité: sites.google.com/...nienatureethistoire/

Grisemote, levée du pied droit, un matin de printemps ensoleillé, je m’souviens c’était un samedi : « Petite devinette pour trouver notre prochaine destination de vacances : Mes voisins sont turbulents (et c’est rien de le dire) Chez moi on est libre de circuler partout et en toute sécurité Si la chaleur te fait peur passe ton chemin Je regorge de points d’intérêt tant naturels qu’archéologiques Je sais, l’Egypte ? Tu chauffes, mais c’est plus serein en ce moment La Turquie ? Non, c’est plus petit et un poil plus loin L’Iran ? Non, c’est grand et parait-il accueillant, mais il me semble que tu n’es pas vraiment libre de tes mouvements Bigre, Israël alors ? Allez, c’est la Jordanie ! Certes, de très mauvaises langues diront que les frontières avec la Syrie et l’Irak ne sont pas engageantes, mais d’après mes infos, c’est une destination superbe et qui semble sûre. Entre Petra, la mer morte et le désert, pas de quoi s’ennuyer. Pour la chaleur, la majorité du pays est en altitude ce qui le rend chaud mais supportable en juillet. » Comme généralement les billets sont soit déjà pris soit sur le point de l’être, je sais d’avance que toute résistance par rapport à la destination est vaine. Franchement, vu la configuration du pays, j’avoue que je ne m’y serais pas aventuré. Faisons confiance au guide .

C’est par un vol Lufthansa de 4 heures1/2 à partir de Francfort, que nous franchissons allègrement la méditerranée pour atterrir à Amman. Dans ce moyen-courrier, pas d’écran donc pas de film, pas de supers appui-tête. Ça rappelle notre TER SNCF comme confort mais à l’heure, ce qui fait une belle différence vu que nous touchons le sol vers 2 heures du matin. Un taxi nous attend, un grand sourire aux lèvres pour nous amener au Mariam Hotel à Madaba , ville la plus proche de l’aéroport.

Le premier contact est plutôt sympathique avec nos différents interlocuteurs. Il fait chaud mais ce n’est pas la fournaise en pleine nuit. Le changement culturel se vit rapidement dans ce qui nous reste de nuit, avec le chant à gorge déployée du muezzin qui, insomniaque, nous fait partager sa joie de vivre. Heureusement, il n’est pas seul, d’autres aux alentours prennent le relais pour ne pas faire retomber l’ambiance. Pas de doute, même dans cette ville « chrétienne », nous sommes bien en pays musulman. Bah, c’est ça aussi l’exotisme pour nous, même s’il faut bien avouer que ça ne joue pas vraiment le rôle d’un somnifère.

Après le p’tit dej local qui lui aussi transporte nos papilles dans un tout autre univers que celui de nos saveurs européennes, nous prenons possession de notre voiture, pas très grande, mais largement suffisante pour ce que nous avons à faire, c’est à dire de la route (pas de piste au programme cette fois). Elle possède un toit ouvrant du meilleur effet, mais que nous ne pourrons ouvrir que le soir comme nous l’apprendrons dès la première utilisation. Bien entendu, le ciel est bleu et à 8h00, le soleil montre déjà une belle vigueur.

Nous partons pour notre première escapade dans la ville. Dire que nous sommes vus comme des anonymes serait mentir, mais nous ne sommes pas sollicités de toutes parts et si certains commerçants s’adressent plus particulièrement à nous, ce n’est jamais avec insistance. Grisemote est habillée à la mode locale, donc plutôt couverte mais sans excès Nous croisons de nombreuses femmes auxquelles même la couleur des yeux n’est pas accessible à notre regard, mais pour la majorité, c’est plutôt un simple voile. L’ambiance locale est celle d’une ville animée avec de nombreux commerces. Nous visitons quelques lieux « chrétiens » puisque c’est une des particularités de la ville. Les mosaïques qui y ont été retrouvées sont des pièces archéologiques de grand intérêt, notamment la carte de Palestine datant du VIème siècle et qui retrace les différents lieux bibliques de l’époque.

Le soir, nous tentons notre premier restau. Bien sous tous rapports, tant pour l’accueil que pour le contenu de l’assiette, pléthorique d’ailleurs et agrémenté d’une bière locale (boisson qui ne se trouve pas partout mais pas de façon exceptionnelle non plus sur les lieux touristiques).



Nous nous lançons dès le lendemain sur la route du Roi, route ancestrale mais dont l’origine du nom n’est pas bien définie. Le désert aride est aux portes de la ville. La route est de bonne qualité, en général non piégeuse (gare quand même aux animaux, notamment les troupeaux de moutons ou de chèvres). L’herbe grillée partage son territoire avec de la roche et quelques arbres, mais peu de cultures. Ici, c’est plutôt l’élevage qui domine, mais pas de bovins qui ont besoin de plus d’eau. (La Jordanie fait partie des quatre pays au monde les plus pauvres en eau.)

Les paysages s’enchaînent, vallonnés, secs, arides, désolés et en même temps photogéniques. Se ravitailler est simple dans les petites échoppes des villages le long de la route. Les prix sont divisés par deux à trois par rapport aux lieux touristiques et les mets locaux sont plutôt bons et de qualité. Mention spéciale pour le pain local, sous forme de galette de taille souvent plus que respectable pour un prix très modique. La langue commune étant souvent le mime, cela limite les conversations au strict minimum en dehors de bonjour, au revoir et merci. Nous nous y mettrons.



De villages en villages, nous arrivons à Machéronte, haut lieu de sacrifice, celui de Salomé la douce qui demanda la tête de Jean Baptiste en échange de sa fameuse danse des sept voiles. Cela demande quand même un poil d’imagination, car en fait, il ne reste que quelques pierres en haut d’une colline protégée par un soleil agressif et habitée par des chèvres. La vue en revanche est plutôt agréable vers l’horizon sur la mer morte et Israël. La route du Roi s’aventure dans des canyons profonds (il faut dire qu’il n’y a pas le choix), qui nous montrent à quel point l’altitude est un atout pour la température : en passant de 33° à 900 m sur le plateau à plus de 40° aux alentours de 200 m.



Nous enchaînons par une petite visite à feu le croisé Renaud de Châtillon au château de Kérak, sinistre personnage à priori s’étant distingué par des massacres de locaux pour laisser une trace dans l’histoire lors des croisades ( Pour les cinéphiles, gros méchant dans « Kingdom of heaven »). C’est réussi ! Le château est au milieu de la ville, fort animée et plutôt commerçante. Compte tenu du chemin qui reste à faire, nous optons pour la recherche d’un point de vue externe sur les remparts, assez bien conservés, sans visiter la forteresse.



La voiture en fin de journée atteint enfin le secteur de Dana notre destination. Bien entendu, ce qui manquait à notre tableau de chasse de la journée, c’est de se perdre, ce qui fut fait avec brio pendant les derniers kilomètres sur une piste. Dans tout chemin il y a une aventure pour qui sait la trouver aurait pu dire un prophète. La nôtre fut modeste, avec l’attaque en règle d’un troupeau de chèvres et de moutons dévalant une colline, accompagné par des bergers hilares. Nous atteignons la réserve naturelle de Dana dans la soirée. Nous avons opté pour la Dana Guesthouse, car les autres logements, en juillet, pouvaient être étouffants. Celle-ci est en dehors de la réserve, mais offre une vue imprenable. Au début nous passons par le petit village de Dana qui semble morne et un peu désolé. Puis au balcon de l’hôtel, crack - la mâchoire se décroche : « Ah oui, quand même ! » Une grosse envie de se prendre pour un oiseau et de survoler cette vallée immense et absolument magnifique aux couleurs du coucher de soleil.

L’hôtel est vide et la chaleur n’explique pas tout. Les touristes ne sont plus légion dans le secteur. La guerre aux portes des frontières y serait pour quelque chose ? En tout cas, pour nous, l’endroit est enchanteur avec une chambre coquette (mais avec les sanitaires sur le palier, ce qui n’est pas grave puisque nous sommes seuls) qui donne sur un très large balcon qui surplombe THE vallée. On nous fait un briefing des activités et treks alentours, afin que nous nous organisions en fonction de nos attentes sur les trois jours prévus. Cependant, comme nous sommes les seuls, il nous faudra payer la rando accompagnée (obligatoire pour la plupart) pour quatre personnes, GLOUPS ! Du coup, on va revoir nos randos prévues à la baisse, surtout que pour certaines, il faut également payer la navette pour s’y rendre…Ce n’est pas fait pour encourager le peu de touristes qui fréquentent actuellement le pays. Très dommage tout ça !

Le repas n’ayant pas été commandé « à temps » à l’hôtel, nous recherchons un restaurant vers le village. Pas foule. Normal, le hameau est abandonné, mais commence à reprendre vie, grâce à l’office des parcs nationaux qui offre une aide à ceux qui s’y installent. Il faut dire que l’hiver, il y fait très froid car nous sommes à plus de 1000 mètres, et le village se retrouve coupé de tout. Nous entrons donc dans le premier endroit ressemblant à un restau qui se présente. « Il y a quelqu’un ? » résonne dans le hall d’entrée.Notre hôte nous accueille, visiblement content de rencontrer des touristes.

Ici pas de carte, le patron parle l’anglais et propose ce qu’il a ( de toute façon toujours une base de houmous et de mtabbal, préparation d'aubergines) et qu’il nous sert en terrasse avec vue sur le village dont au moins la moitié des maisons sont délabrées. Vers 5h30, j’ouvre un œil et gagne le balcon. Le soleil baille encore et ne dissipe qu’une faible lumière douce et chaude sur la vallée encore sans ombre. Les oiseaux en profitent pour faire leurs courses avant le cagnard qui va les clouer au nid. Quel privilège cette vue, depuis la chambre.

Après un p’tit dej plus que copieux et un service irréprochable, nous partons au Rummana Campsite à quelques kilomètres de voiture



Début du trek du tour du camp » vers 11H00. Chapeau, crème et vêtements pour protéger nos peaux sensibles obligatoires. Nous décidons d'enchainer Dana village trail et cave trail qui sont deux balades assez courtes. Grisemote repère rapidement sur le parcours des lézards bleus vifs, le sujet phare du jour, dans un décor tout en rondeurs. Ayant eu la maladresse de m’approcher trop près d’une des cibles, je suis banni pour le reste des temps à rester à distance. Le camping de Rummana est extraordinaire, au coeur de la réserve naturelle. En logeant à la Dana Guesthouse, nous n'étions pas au sein de la réserve, donc soumis aux horaires d'ouverture (et en plus de navette, car nous ne pouvons pas atteindre le campsite avec notre propre voiture), trop tard pour voir des animaux. Par contre, en juillet la chaleur est éprouvante, nous ne nous sentions pas de dormir sous la tente! Finalement à part les lézards nous n'avons pas croisé d'animaux.



Le lendemain, le trek prévu est Al-Shaq Al Reef, avec un guide extra : Salem. Ancien militaire plutôt bien gradé, il connait le pays comme sa poche et sait le faire partager. Le parcours est très attrayant avec comme point d’orgue la montée d’un canyon qui nous amène à un sommet idéalement placé pour voir toute la beauté du site. Arrivés au sommet, sous une arche, il dégaine une bouilloire et fait un de ces thés magiques de Jordanie, plutôt sucré comme cela se pratique, mais tellement bon. A ce moment, nous sommes les rois du monde. Salem nous explique tout le long du chemin les propriétés de certaines plantes dont il se sert à titre médicinal. Le désert est une richesse pour celui qui le connait et un espace assez dangereux et épineux pour les autres. A notre guesthouse, des touristes omanais viennent admirer la vue. Nous sommes invités à partager le thé.



La dernière journée est consacrée à descendre le canyon en faisant un tout petit bout du Feynan Trail. Ce trek est long de 16 kilomètres, et presque sans ombre tout du long. Au mois de juillet, c’est pas forcément une bonne idée.Levés à 6h00, avant le soleil pour éviter la chaleur, avec pour objectif de descendre deux heures uniquement puis de faire demi tour. Au petit matin, les oiseaux s’affairent à leurs emplettes en le faisant savoir à qui est déjà levé. Les premiers kilomètres sont ternes, sur une piste qui peut être empruntée par des voitures. Puis le chemin devient plus intéressant. Les flans du canyon s’éclairent de rouge et de jaune. Les objectifs de nos appareils photo essaient de capter cette atmosphère si particulière qu’il y a dans un endroit isolé et grandiose. La remontée sera nettement plus pénible, d’abord parce que par définition elle demande plus d’effort, et ensuite parce que la chaleur monte vite et fait des ravages sur les organismes. En contrepartie, vider nos bouteilles d’eau nous rend plus léger.



Ce n’est pas sans un dernier regard déjà nostalgique de cet endroit magique que nous quittons la vue surplombante de l’hôtel. Direction Pétra. Sur la route, nous passons par Shobak, le château construit par Baudouin 1er premier roi de Jérusalem. L’approche de la forteresse est très attrayante avec ses petits villages en pierre, dans un environnement calcaire qui fait penser à un paysage de neige. Nous visitons les ruines et prenons quelques clichés des murs encore vaillants qui le constituent. Ils savaient construire solide à cette époque là. Et maintenant, en route, Pétra on arrive ! Le temps de s’installer au Petra Palace Hotel, dans une chambre avec vue sur la piscine, et de remarquer que nous sommes seuls à l’étage de ce très grand hôtel (ici comme ailleurs les touristes se font rares), et nous voilà à déambuler dans la rue au gré des boutiques de souvenirs et des artistes « peintres » de bouteilles de sable. Un bon restau oriental et au lit, demain nous devons nous lever tôt.

C’est le grand jour ! Depuis le temps que l’on attend cela. Nous avons pris des billets pour une visite de 3 jours. Avec le Jordanian Pass, c’est vite amorti, car Pétra est le site dont l’entrée est la plus chère au monde. Trois jours, c’est bien, mais c’est encore peu face à l’immensité du site. Levés tôt, petit dej expédié, nous nous présentons à l’entrée du fameux site. Le but du jeu, c’est d’arriver pour voir le lever du soleil se déclarer sur le Khazneh (le trésor). Les premiers pas commencent par un chemin d’approche banal de deux bons kilomètres (le siq extérieur), où nous sommes sollicités fréquemment par des rabatteurs un peu collants (ce qui est rare en Jordanie) pour nous proposer la selle confortable de leurs chevaux jusqu’à l’entrée , ce que nous déclinons.



Ensuite débute le Siq, un canyon profond de roches rouges étroit et sinueux. Il est tôt, les touristes ne sont peut-être pas encore levés, et nous sommes presque seuls au milieu de cette pure beauté de la nature.

Des équipes avec des grimpeurs nettoient la paroi pour que des blocs ne s'effondrent pas sur les touristes et autochtones qui empruntent le défilé du siq.

Au bout du défilé, apparait d’un coup dans toute sa splendeur le « trésor », bien connu de tous les fans des « Aventuriers de l’arche perdue ». Contrairement au film, le Graal peut se trouver facilement dans toutes bonnes échoppes alentours qui vendent d’authentiques pièces de tout ce dont vous pouvez rêver. Pour ce qui est de l’immortalité, en revanche, les vendeurs restent un peu vagues, donc méfiance sur les effets quand même. Compte tenu du prix, ils doivent être limités de toute façon. Les dromadaires qui mâchouillent on ne sait quoi puisqu‘il n’y a pas d’herbe, regardent toute cette activité humaine de toute leur hauteur méprisante, en attendant que le bédouin chargé de leur trouver un cavalier s’acquitte de sa tâche. Il est huit heures environ, le soleil commence à s’exprimer avec insistance, on sent que la journée sera dure. Heureusement, nous avons deux litres d’eau par personne, ce qui est au final plutôt juste. Dans un environnement aussi touristique, autant dire que ce n’est pas un problème d’en trouver. Nous continuons donc notre découverte vers le théâtre, plutôt bien conservé en empruntant la rue des façades, riche de bâtiments creusés directement dans la roche (grès ou sable fossilisé). Les dessins formés par les couleurs des différentes couches donnent un cachet particulier à l’ensemble.



Les aléas dans un voyage: la narration de Gilles

Une divergence de route aura vite fait de désunir l’équipe. Le plus indiscipliné des deux, qui a pris l’initiative de ne pas suivre le parcours prévu, se voit distancé sévèrement de l’autre partie du groupe (c’est-à-dire Grisemote). C’est avec un peu de retard qu'il entame une longue marche sous une chaleur accablante, qui monte impitoyablement en haut de la falaise, dans l’espoir de retrouver l’autre moitié. Certes la vue est belle sur le site, mais il faut la gagner. Arrivé en haut, pas de trace de Grisemote malgré le chemin unique. Fâcheux ! Le sillon longeant la falaise, il suffit de le suivre. Au bout d’un temps certain, une nouvelle falaise marque la fin de l’aventure avec une belle surprise. Nous sommes en haut du siq avec une vue absolument imprenable sur le « Trésor ». A cet endroit improbable, Salem nous accueille dans son nid d’aigle douillet où il sert un thé délicieux à l’ombre pour 1 JOD ce qui me fait oublier quelques instants que Grisemote manque toujours à l’appel. C’était comment avant, quand il n’y avait pas de téléphone portable ? Simple, on se cherchait pendant des heures. Le mien étant à l’hôtel, nous allons faire un saut dans le passé. En parlant de saut, n’ayant pas envie de refaire l’intégralité du trek pour le retour sous l’écrasante chaleur du soleil, Salem m’indique son raccourci : une dangereuse descente à pic dans les rochers et le sable à première vue, mais faisable pour qui est patient et bien chaussé. Il permet de revenir tout simplement au Trésor, à l’ombre. Le plancher des chameaux atteint, je repars à la recherche de la Grisemote perdue, une paille dans une botte de foin…. Les kilomètres s’enchaînent et l’heure tourne. Perdu pour perdu, je fais grincer les mollets vers 14H00 dans l’abrupte montée du Monastère. Tous les 100 mètres, un stand tenu souvent par des femmes qui nous veulent du bien ponctue le chemin d’arrêts plus ou moins longs. Négociateur minable d’habitude, comme j’ai envie d’écourter au maximum sans être désagréable les transactions commerciales dont je n’ai pas envie, je donne des prix plancher à toutes mes interlocutrices de façon à les dégoûter de discuter avec moi. Rien n’ y fait, je remporte assez souvent la mise (pas assez bas les prix mon fils) . Du coup, le sac continue de se remplir de bracelets en argent pur, de colliers en os de chameaux finement ciselés, de cristaux probablement proches du diamant et autres babioles indiscutablement authentiques qui pourraient néanmoins plaire à Grisemote si je la retrouve un jour. De nombreux touristes optent eux pour la montée en âne. Si pour des petites japonaises l’âne trottine presque, pour de bons gros européens ou américains nourris au hamburger, j’ai mal pour eux, surtout vu le taux de grimpette. Arrivé en haut du Monastère, (qui vaut le coup d’œil), le chemin continue vers un sommet qui devrait logiquement offrir un point de vue idéal. Va pour le pic. Sans aucune surprise, le sommet est habité d’un nid douillet où deux bédouins au large sourire te proposent du thé pour 1 JOD, jouent de la guitare et chantent, très bien d’ailleurs, histoire de te mettre à l’aise. Ton regard commence un 360 ° pour admirer un paysage à couper le souffle. Et là, sans que tu t’en rendes compte, la deuxième lame s’abat sur toi. Au milieu du 360°, ton regard tombe sur un étal de bracelets qui te tendent la main. M’enfin ! Ici, ils sont bien travaillés, mais pour un prix moins modique que d’habitude. Le piège se referme sur moi. Je me dis « tiens, ça plairait bien à Grisemote – mais au fait, où est-elle ? ». D’un coup, la culpabilité me prend et j’achète le plus beau du lot, histoire d’adoucir ma peine, que je sois coupable ou non. Donc, je déconseille formellement le pic pour toute âme sensible, voyageur solitaire mélancolique ou plus simplement homme qui a perdu sa femme (la réciproque ne me semble pas vraie). La poésie du lieu ne me fait pas oublier qu’il doit me rester entre deux et trois bonnes heures pour rentrer à l’hôtel. Le soleil se fait moins chaud. Signe qui ne trompe pas, les étals de la descente sont souvent vides, désertés de leurs occupantes, ce qui me simplifie la tâche. Ceci dit, sans les plaindre particulièrement, le contexte touristique très dégradé plus la chaleur de l’été ne les aident pas à gagner leur vie. Clopin, clopan (rien à voir avec la cigarette), pas après pas, je retourne au trésor, presque sans un regard. Les jambes commencent à accuser sérieusement le coup après un nombre significatif d’heures de marche. Dans le siq circulent des carrioles transportant des fainéants … que j’envie, mais le désir de tout faire à pied est plus fort. Les deux derniers kilomètres sont éreintants, ainsi que l’escalier de l’hôtel, du haut de ses quatre marches. Alors, l’épisode « recherche Grisemote désespérément » va-t-il prendre fin ? Il y a comme un flottement dans la chambre lorsque j’entrouvre la porte. On sent dès la première seconde, que le bracelet ciselé ne suffira pas … Une bière au Cave bar, une grosse heure plus tard, permettra de mettre au point une stratégie puissante pour le lendemain, un système infaillible pour se retrouver : prendre tous les deux notre mobile !

Les aléas dans un voyage: la narration de Sylvie

De mon côté, c'est tout de suite moins lyrique. Absorbée par la recherche des multiples lézards multicolores et guidée par mon sens de l'orientation inexistant, je suis le seul chemin improbable. Joli, certes, mais quand même très escarpé, voire dangereux. Etant seule au monde (normal, puisque ce n'est pas le bon parcours), je décide de faire demi-tour, ayant eu une superbe vue sur le théâtre et ses alentours, mais point de Khazneh! Je regagne le plancher des vaches, ou pour être plus exacte , celui des chèvres ou des moutons, et déambule au milieu des tombes royales, du grand temple et autre. Je me pose ici et là pour boire un coca fort bien venu. Malgré l'altitude de 800 mètres, en été, il fait quand même très chaud.

Je m'attarde un long moment au niveau du Trésor, (Khazneh). Quand nous arrivons le matin, tôt, c'est quasiment vide. Il y a beaucoup plus de bédouins qui déambulent à leurs petites affaires que de touristes. D'ailleurs dire que nous avons eu Pétra pour nous tous seuls n'est pas très loin de la vérité. Il paraît qu'habituellement ça grouille de monde, là c'est plus que raisonnable....

Donc, au milieu de la journée, le quartier du trésor est méconnaissable, c'est une ville dans la ville. Dromadaires côtoient chevaux avec ou sans calèche, ânes, chiens, chats, lézards.... Bédouins de toutes parts essayant d'appâter le chaland pour une balade à dos d'animal, ou pour vendre de tout et de rien, groupes de touristes avec leurs guides qui se succèdent devant la façade du Khazneh. Et tout cela au milieu d'un nuage de poussière omniprésent. Je croise également à plusieurs reprises des hommes de très belle allure, leur poignard à la hanche, c'est la police bédouine de Pétra. Il n'est pas rare non plus de rencontrer des gladiateurs, qui regagnent le lieu où ils vont poser pour une photo "authentique" au milieu des édifices antiques. Je note quand même, ombre au tableau, la présence de nombreux enfants, parfois très très jeunes qui travaillent sur le site. Il paraît que le gouvernement a interdit le travail des enfants, mais visiblement cela n'a pas eu beaucoup d'impact ici! Deuxième ombre au tableau, le traitement de certains bédouins sur les animaux. Nous sommes intervenus une fois sur un homme qui jetait des pierres énormes en pleine tête d'un pauvre cheval. Il existe à l'entrée, une fondation britannique qui s'occupe de soigner les animaux qui travaillent ici.

J'ai également croisé à plusieurs reprises, des "Jack Sparrow", répliques bédouines de Johnny Depp dans "Pirates des Caraïbes". Ceux-là sont beaucoup moins glorieux que notre séduisant pirate, puisqu'ils sillonnent le site à la recherche de femmes esseulées (moi en l'occurrence), pour vendre leurs charmes. Pour ma part, je vais me contenter de goûter au coca!!!

Fatiguée, je regagne par le siq, notre hôtel en vue d'une détente dans la piscine, fourbue, déçue d'avoir perdu Gilles, mais satisfaite tout de même de cette journée bien remplie.

JOUR 2

Reprenons donc le cours de notre récit au deuxième jour, avec la montée à El Khubthah (2 ème essai pour certaine, 2ème fois pour d'autre), Wadi Es-Siyaggh et le monastère (2ème pour Gilles!).Nous avons tenté d'entrer sur le site par une rando parallèle au siq (wadi Al-Mudhlim), nous devons être normalement accompagnés, mais nous nous sommes fait repérer et avons donc abandonné l'idée, et rejoint le trésor, puis la rue des façades à nouveau par le siq.



Rapidement, à force de regarder les étals qui jalonnent le parcours, nous nous embarquons dans la négociation d’authentiques pièces historiques de musée qui nous deviennent sur le coup indispensables compte tenu du prix affiché au début et du prix obtenu. Pas de quoi se ruiner non plus, mais le sac se remplit et une fois l’affaire conclue, on peut se demander si nous en avions réellement besoin … Comme maintenant je connais le chemin par cœur, je pilote en maître l’équipage jusqu’à Salem et sa flûte et la prodigieuse vue sur le « trésor ». A la demande, Salem montre tous ses talents de musicien à la flûte et sur une sorte de violon local (le rababah). L’acoustique est phénoménale et la dextérité de notre hôte en fait un moment d’apaisement total. Je guide enfin Grisemote lors de la descente aventureuse qui nous ramène au Khazneh. Assez sportif, mais cela nous a évité de refaire tout le chemin en sens inverse, très, très long!



Nous déambulons au milieu des tombes, église, temple. Prenons le temps de partager un thé avec une famille bédouine (sans oublier de leur acheter un souvenir). Nous grignotons nos paniers pique nique, et le soleil est désormais au zénith. Nulle envie d'entamer la grimpette jusqu'au monastère, surtout que celui-ci est au soleil pas avant le milieu de l'après-midi.



Lors de notre pause thé, nous regardons avec amusement et empathie, un pauvre gars qui court en permanence derrière son âne monté par une japonaise qui veut faire tout Pétra au pas de course. Nous le retouvons quelques temps après, dégoulinant, et échangeons quelques mots sur sa condition physique!!! Il s'appelle Souleyman. Nous sympathisons, et il nous indique un wadi où l'on peut se rafraîchir, d'ailleurs il y va de ce pas avec son âne Jacques. C'est ainsi qu'après une boisson fraîche, nous décidons de le rejoindre avant la montée au monastère et nous nous engageons dans Wadi es- Siyaggh. Au bout du chemin nous retrouvons Souleyman qui nous invite avec ses compagnons à partager leur thé. Au terme du voyage, nous ne compterons plus le nombre de thés que nous avons sirotés à toute occasion. Les jordaniens sont très conviviaux et gentils. Ne pas offrir le thé serait un manque à leur hospitalité, et le refuser, un manque de courtoisie. Le thé jordanien est non pas à base de menthe, mais de diverses herbes dont essentiellement la sauge qui lui donne un goût très particulier. Sans oublier bien entendu, l'énorme quantité de sucre qui l'accompagne! En tous cas, sucre ou sauge, c'est la seule chose qui nous a vraiment désaltéré. Puis Souleyman propose de faire le retour (gracieusement) sur son âne. Pourquoi pas, Grisemote c'est elle qui s'y colle, et elle adore ça, et derrière la rando du monastère nous attend en plein cagnard, et ce n'est pas rien!



Je retrouve avec plaisir mes petites marchandes du monastère, remplace le collier en os de chameau que Grisemote a déjà cassé, mais évite soigneusement le pic du 360°. Bref, la routine quoi. Il y a le monastère en lui-même, superbe, avec son petit café en face où nous prendrons un citron pressé, mais aussi plusieurs belvédères que l'on atteint après une courte marche . Cela en rajoute encore dans les patounes, mais ça vaut le coup, les vues sont superbes. De façon plus qu'improbable, au fin fond du bout du monde, à chaque nid d'aigle, nous tombons sur une cahute dans laquelle on peut boire un thé, ou parfois écouter les talents de musicien de l'occupant bédouin. Sur le chemin du retour, nous croisons de nouveau Souleyman et lui proposons de lui louer ses services à la fin de la descente pour nous ramener à dos d'âne jusqu'au trésor. Après nos diverses randos du jour, nous sommes rincés! La surprise fut que nous voulions faire travailler Souleyman pour le remercier, mais il avait délégué le service à une maîtresse femme de fort tempérament, propriétaire d'un cheptel d'ânes et qui emploie des hommes pour conduire les bêtes. Nous négocions ferme, mais elle a juste omis de nous dire que le conducteur des ânes devait être rétribué par nos soins à l'arrivée sous forme d'un pourboire généreux. C'est ainsi que nous partons avec Mohamed et les ânes. Nous empruntons l'allée principale, le soleil se couche sur les tombes royales, la lumière et les couleurs de la roche sont fabuleuses. Comme nous avons bien traîné, nous sommes certainement les seuls touristes restants sur le site. On nous a d'ailleurs proposé de rester pour voir la pleine lune sur Pétra, car il n'y a pas d'obligation d'heure de sortie, mais là on n'en peut plus! Par contre, c'est l'heure où tous les bédouins vaquent à leurs propres activités. Pour les enfants, c'est judo. Et tous à la même heure se dirigent en kimono vers le tatami qui les attend. C'est assez amusant de voir cette petite vie sans touristes. Les ânes nous déposent au Khazneh, ils n'ont pas le droit d'aller plus loin. Nous empruntons donc le siq à pieds une nouvelle fois. A la sortie, il nous reste encore tout le siq extérieur à parcourir, presque 1 kilomètre. Là, ce sont les chevaux qui nous tendent les bras (ou plutôt les jambes). Le retour à dos de cheval est compris dans le prix du ticket d'entrée, cependant il faudra s'acquitter d'un pourboire suffisant pour le conducteur des canassons. On n'en peut plus! Nous ne savons même pas si nos pieds sont encore présents ou si nous avançons sur des moignons de pieds érodés par la marche non stop de la journée. A cheval donc.... En plus, Grisemote adore ça.



C'est notre dernière étape à Pétra, avant de prendre la route pour le Wadi Rum où nous sommes attendus en fin d'après-midi. L'objectif du jour, c'est encore une belle rando: le haut lieu des sacrifices. Cette fois-ci nous n'empruntons pas le siq. Nous venons faire tamponner nos tickets au visitor center, puis nous prenons un taxi qui nous mène à Umm Sayhoun, village de la seconde entrée du site.



Le sentier qui grimpe, qui grimpe débute juste à côté du théâtre. Là encore le paysage est splendide, et plusieurs belvédères sont disséminés de part et d'autre. Il n'est pas toujours facile de se repérer au milieu du paysage désertique dans lequel nous sommes d'ailleurs seuls. Grâce au GPS du téléphone nous retrouvons notre chemin aisément. Là encore le chemin est jalonné de vendeuses qui espèrent toutes qu'on s'arrête à leur stand. On essaye de faire plaisir aux unes et aux autres et on doit batailler ferme... Nous n'avons jamais lésiné sur les pourboires (peut-être le plus gros budget de notre voyage), ni sur l'achat de souvenirs, thé ou autre. Nous sommes pleinement conscients de la détresse dans laquelle sont les jordaniens à l'heure actuelle. Sous-développés en eau, pas de ressources énergétiques ou peu (ils en achetaient 80% à l'Egypte avant le printemps arabe, des réfugiés à leurs frontières, et là-dessus on rajoute des touristes maintenant inexistants (à part ceux du Moyen Orient). Alors notre contribution ce sera celle-là, et notre visite de ce pays pourtant fabuleux mais boudé actuellement. Combien de fois dans la rue est-on venu nous serrer la main en nous remerciant d'être là. C'est très triste, et nous souhaitons que le pays retrouve ses touristes comme il le mérite. Au milieu des roches, au milieu de rien, l'échoppe de Mohamed chez qui nous prendrons un thé salvateur.
Retour autotour Jordanie en février
by Minorel86 · 2017-02-19 · 22 replies
Bonjour à tous,

Pensées spéciales pour Nicbe40, Phil4000, Macripa13 et Titaille dont les encouragements, conseils et avis ont largement participés à faire de cette semaine en Jordanie une réussite.

Comme prévu nous savions qu'une "petite semaine en Jordanie" cela ferait peu pour profiter de ce très beau et attachant pays. De ce fait nous avons fait des choix et sommes allés vers notre essentiel :(:(

Plutôt que de me lancer sur un retour in extenso alors que mes qualités de rédacteurs ne sont pas celles des personnes énumérées ci-dessus, je vais vous livrer nos impressions sur ce voyage.

Au niveau sécurité (ce qui je pense interpelle beaucoup de futurs voyageurs) : Sans être définitif sur le sujet (les conseils du MAEDI et de l'ambassade prévalent bien sur), nous ne nous sommes jamais sentis ni en danger, ni regardés avec hostilité de la part des jordaniens ... Objectivement l'un des plus gros danger aura été les calèches de Pétra dont certaines circulent à des allures rapides surtout le soir à la fermeture et les conditions de circulation routière (pluie, neige, état des routes).

Ce que nous avons le plus apprécié :

Pétra bien sur où deux jours ne sont pas de trop pour commencer à appréhender le site (nous avons aussi fait Pétra by night et un petit saut à Little Pétra). La mer Morte (après l'avoir découverte du coté israélien), en effet c'est toujours magique de se baigner dans ces eaux si particulières . Le Wadi Rum et la nuit extraordinairement étoilée dont nous avons profitée grâce à la tente bubble ! Madaba avec ses églises et ses fresques (nous avons assisté à un office dans l'église St Georges et avons apprécié la communauté locale qui était très désireuse de partager avec nous) mention spéciale pour le sous-sol de l'église St Jean Baptiste. Amman pour sa vie nocturne (nous y étions jeudi soir), un super repas au restaurant Levant et un joli tour d'orientation de nuit avec dégustation de pâtisseries à 23 heures et la visite le lendemain du parc royal et du musée royal de l'automobile (à faire même si l'on n'aime pas les voitures). Jerash pour son très étendu et magnifique site avec ses édifices qui nous plongent directement dans l'antiquité (beaucoup fait penser à Leptis magna en Lybie enfin avant) Aqaba enfin où l'on s'est arrêté après le Wadi Rum afin de retoucher les eaux de la Mer rouge.

Ce que l'on a moins aimé :

Le vol direct effectué auprès d'une grande compagnie française ... (à chaque fois on se dit que c'est la dernière fois ...) à part la ponctualité et les horaires, le reste est assez affligeant (pas d'écran, pas de place, service minimum et peu amène, repas très basique). Le loueur de véhicule (VL de 4/5 ans présenté comme récent, panne de batterie, pneu crevé, témoins qui s'allument, ... ) Et enfin de ne pas avoir eu deux ou trois jours de plus !

Avant de conclure, un chapitre spécial sur les personnels des hôtels que nous avons fréquentés durant cette semaine : Une très grande qualité de formation et du sens de l'accueil qui nous a enchanté Sandrine et moi ... Tous ont été aux petits soins pour nous et la qualité des services a toujours été là (pour faire le lien avec notre super loueur par exemple ! mais aussi pour réserver un taxi, ou un billet d'excursion, ...).

Bref, nous avons passé une superbe et trop courte semaine dans un pays à découvrir absolument. Les gens rencontrés étaient charmants et les sites à visiter de très grandes qualité.

Voilà en quelque mots notre retour de Jordanie, si nous pouvons vous aider à faire de votre prochain voyage en Jordanie une réussite ... N'hésitez pas :):)

En remerciant encore une fois les concepteurs de ce site et les merveilleux contributeurs

Minorel86
Jordanie ou Iran, début avril?
by Reismee · 2017-01-12 · 7 replies
Bonjour à tous,

avec une amie, nous hésitons entre deux destinations pour 8 à 10 jours début avril. Soit la Jordanie, soit l'Iran... Nous étions parties sur la Jordanie à l'origine, avec un circuit "habituel" comprenant Amman, Petra, Wadi Rum, Aqaba - mais depuis qu'une amie est revenue très enthousiaste de l'Iran, on hésite. J'ai peur que le temps imparti soit un peu short pour un pays de la taille de l'Iran, d'un autre côté, l'Iran parait plus dépaysant, plus divers et plus différent de ce que nous avons déja vu (nous avons voyagé en Palestine, Liban, Israel, pays du Golfe).

Ce qui rentre en compte dans notre décision ce serait notamment la facilité de transport en bus/train/voiture à l'intérieur du pays (peut on espérer voir Teheran, Persepolis, Ispahan, Chiraz en 10 jours?), et la sécurité pour deux jeunes femmes voyageant à deux sans groupe organisé. Qu'en est il du climat début avril ?

merci !
Quelques photos de Jordanie...
by Citronate · 2016-02-15 · 17 replies
Le chemin qui mène à Petra "le Siq" long de 1,2 kilomètre.













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