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Jeu des photos (52ème épisode)
by Colysee · 2010-12-08 · 503 replies
Bonjour à tous,

Le précédent post ayant atteint le seuil des 500 discussions, il est temps d' en ouvrir un nouveau Je vous soumets ce cliché avec comme questions:

Où se trouve cette maison? A qui appartenait elle?
Sécurité des Français dans la région de Mopti (Mali) fin octobre 2010
by Rotsaka · 2010-10-28 · 43 replies
Bonjour, Ci dessous, un msg de securite parvenu ce matin aux francais residents au Mali.

Il ressort d’informations parvenues au ministère des Affaires étrangères et européennes que le risque d’enlèvement d’Occidentaux en général et de Français en particulier dans la région de Mopti s’est subitement accru. Dans le contexte actuel où cinq compatriotes ont été enlevés au Niger et sont actuellement détenus par AQMI et où Oussama Ben Laden a adressé un message sonore au peuple français justifiant ces enlèvements, et en ce début de saison touristique, il revient à chacun de prendre toutes les précautions utiles pour assurer sa sécurité. En particulier, il est fortement recommandé d’éviter : - pour les ressortissants français résidant à Mopti et Sévaré de se déplacer la nuit et de s’aventurer hors de ces villes ; - pour les autres ressortissants de se rendre dans la région de Mopti (le pays Dogon fait partie de cette région).

Maintenant, je précise avant que l on m accuse de : - vouloir aneantir le tourisme au Mali, son economie voire plus largement l equilibre geopolitique de la sous région - inciter a la couardise et de proner une vision securitaire par trop occidento-centré - ne rien connaitre au pays et ne pas vouloir voir que tt va bien puisque mon pote Jean Pierre s est rendu a Sevare la semaine passée et qu il n a pas eu de pb

Ce sont des infos, chacun en fait ce qu il veut. Certains peuvent estimer que cela ne repose sur rien, d autres se dire que la prudence s impose. Perso ca ne me regarde pas, c est une info, je la partage sur un site dédié aux voyageurs et ensuite que chacun fasse comme il le souhaite en connaissance de cause.

Bonne journee
Compte rendu de notre croisière sur le MSC Magnifica (9 -16 octobre 2010)
by Bruno06220 · 2010-10-17 · 662 replies
bonjour à tous.

et voila ! tout à une fin. l'heure est venue de vous livrer mes impressions.

nous sommes partis comme prévu à 4 h du matin. direction Venise. pas de soucis sur la route.

attention aux futurs partants en voiture. il y a une continuité d'autoroute qui va de la sortie venise vers trieste. on évite ainsi mestre pour aller vers trieste. ce tronçon d'autoroute n'est pas indiqué sur les GPS TOM TOM. du coup le GPS ne m'a pas indiqué la sortie puisque logiquement il n'y avait de possiblilité d'aller ailleurs... du coup, on c'est engagé sur ce nouveau tronçon et on a loupé la sortie mestre/venise. du coup on a fait un détour et perdu 30 mn. rien de grave mais faut se méfier à l'approche de venise.

le temps d'arriver au port, il était 11h. on trouve facilement le parking P2 de MSC. on gare la voiture et on va trainer sur le port. on voit le ruby princess et un cunard. pas retenu le nom.

on avait prévu un petit pic nic et on mange sur le parking du port. on décide alors d'aller voir l'hôtel pour déposer une valise. les deux grosses resteront dans la voiture. le parking est clos et surveillé par des caméras. on trouve notre hôtel à proximité de la piazzale Roma. c'est l'hôtel Arlecchino. une surprise nous attends. un sois disant groupe a réservé pas mal de chambres !!! le réceptionnaire veut nous caser à l'hôtel continental à côté de la gare. il nous appelle un bateau taxi. on accepte ! on a pas le choix. finalement il nous rappelle alors que l'on attendait le taxi pour nous proposer une chambre moins chère de 50 €. moins bien située et avec la douche et les toilettes sur le palier mais privées avec une clé. rien que pour nous. c'est juste à côté. la chambre et jolie et la salle de bain toute neuve. on accepte. pour une nuit ca suffit.

on va chercher notre pass 12 h pour le vaporetto. j'avais réservé par internet sur venise connected. direction Murano. pas très interressante à voir. on va ensuite vers Burano. plus petite et bien plus jolie. retour sur venise et ballade sur la place st marc, pont de rialto on cherche ensuite un petit resto indiqué par véro. on le trouve. on a très bien mangé pour pas cher. puis direction l'hôtel. la journée a été longue. on est debout depuis 3h du matin. on se couche vers 23h.

le lendemain petit déj à l'hôtel. excellent.

de la fenêtre de la chambre on voit la cheminée du NCL Gem. on se ballade un peu du côté de la rive ou se trouve la gare puis direction le parking pour récupérer les bagages et aller à l'embarquement. il est 10h. on voit le magnifica, le NCL GEM, le costa victoria, le splendour OTS.

nous voila en route vers le batiment MSC pour procéder à l'embarquement. en arrivant je zappe tout les guichets. je monte avec les valises au premier étage. pas mal de passagers sont déjà la. je me rends compte que les gens n'ont pas leurs valise. en fait j'ai condondu check in et MSC express. je redescends au RDC et je refile mes valises. puis Fabienne me dit : regardes, les gens scannent leurs étiquettes... 😊 catastrophe ! nos valises sont parties sans êtres enregistrées...

on ne se moque pas OK ????

heureusement que je parle couramment anglais et italien...😮 (c'est faux bien sur) et je demande à récupérer les valises. heureusement, elles ne sont pas loin. on va les faire scanner et les refile à nouveau aux bagagistes. retour au premier étage et la je vois MSC express. je comprends mon erreur. on a le n° 10 grace à l'enregistrement électronique. les autres passagers ont un n° allant de 20 à 30.

une erreur de débutant. et dire que c'est ma 5eme croisière. pas de quoi être fier...😊

tout rentre dans l'ordre et à midi on est sur le bateau.

la croisière peut commencer.

1 : le ruby princess

2 : Murano

3 et 4 : Burano

5 : le resto à venise.
Sécurité en Thaïlande?
by Jackdaniels1 · 2010-10-07 · 190 replies
Hello Je suis quand meme inquiet sur le sujet quand je vois sur les moteurs de recherches les resultats quand on tape ( tourists killed in thailand) Les resultats sont edifiants , ce pays est 'il aussi sur qu'on le dit Le debat est ouvert Jacko🙂
L'Ouest américain, Le Grand et Mamie-Boulet pour trois mois
by Ninou98 · 2010-09-16 · 508 replies
Bonsoir à tous,

On n'a pas hésité longtemps. On repart !

Durée max : 4 mois

Hébergement : on ne réserve rien, comme la première fois. On ressort notre Home-sweet-home d'il y a 5 ans (tente 2 secondes Decath) et une voiture (4X4 - mais ça c'est Le Grand qui gère) l'important c'est qu'elle soit assez grande pour que je/on puisse dormir dedans : je ne suis toujours pas mure pour dormir sous la tente dans la Death Valley et la solution table préconisée par Sedonax est valable pour Le Grand pas pour moi 😕.

Epoque : départ mi-mars ou fin mars. Ahhhh revoir Mono Lake, mais comme l'ont vu "Les Héros" !

Les impératifs :

Ceux du Grand - retourner à Grand Canyon pour descendre au fond - dormir à la belle étoile dans Death Valley

Les miens - Joshua Tree NP - Carlsbad Caverns NP - Retourner à Canyonlands. Descendre la piste de ouf dans les traces de JF, aller à The Needles pour voir les pétroglyphes et trouver Thelma et Louise Point.

Les nôtres (parce qu'on en a quand même en commun 😛).

Zion : les Narrows

Grand Canyon : Havasupai

Capitol Reef : reprendre la balade où nous avons été obligés de la laisser à cause des orages

Kodachrome Basin

Grand Staircase-Escalante

Canyon de Chelly

Sedona

Garder la dernière semaine pour San Francisco

Garder les trois semaines avant la dernière pour remonter vers le nord :

- 1 semaine à Yellowstone. Ahhhh voir Grand Prismatic comme l'a vu Thibaud 😉

- 2 semaines pour la région de Seattle - pas pour les coups de foudre - mais pour North Cascades NP - Mt Rainier NP - et surtout les Columbia River gorge.

Les autres se sont imposés peu à peu grâce à la lecture des carnets de Thibaud, JC, Sedonax (pas fini 🙁 mais je finirai par trouver le temps) et tous les autres. Merci encore à tous 😎

- la Sierra Nevada avec encore un peu de neige - Bodie - Fisher Towers - Salt Lake City - Antelope Island - Goblin valley - CBN - CBS mais là va falloir m'expliquer cette histoire de tirage au sort. Sur place j'ai bien compris, mais par Internet 😛 - Horseshoe Bend - Antelope Canyon - Dead Horse Point - Chesler Park etc

Voilà, il ne nous reste plus qu'à tout mettre en ordre et vérifier ce qui est à la portée de nos gambettes.

Tous vos conseils seront les bienvenus.

Beaux rêves d'Ouest à tous Ninou
Des nouvelles du Wyoming/Dakota/etc... (août 2010)
by Ellobo · 2010-08-05 · 65 replies
Salut à tous les forumeurs. Ca y est, on y est ! Avant de commencer, je tiens à remercier Itat, Sedonax, Vazyvite, Cendryon et bien d'autres qui m'ont aidé à construire mon voyage. Je ne vais pas faire un carnet tel que Cendryon nous a fait il y a peu, car je n'ai pas ses capacités, mais en donnant des nouvelles j'espère pouvoir aider à construire d'autres projets . Départ de Lyon pour Francfort puis Denver avec Lufthansa . Vol sans soucis avec une très très bonne compagnie. Arrivée à Denver, passage de l'immigration assez rapide et direction Alamo avec une légère crainte vu les dernières discussions. Bon j'avais vu un peu juste au niveau de l'auto et des bagages et eux n'ont pas fait de gros efforts. Donc après discussion j'ai pu changé de catégorie en négociant le prix ( je pensais pas cela possible aux USA) Une fois la family chargée direction le centre et là le big orage avec de plus un gros bouchon. Pas ce que l'on souhaite après une telle journée; c'est pas grave, un bain en arrivant à la piscine de l'hôtel et hop dodo pour tout le monde. A+
Filmer mon voyage en Italie
by Yugdesb · 2010-05-04 · 15 replies
Bonjour, Je pars en Italie fin mai, avec la visite des principales villes et bien sûr de leurs monuments. J'ai l'habitude de filmer mes voyages avec, parfois un materiel assez imposant, qui m'a valu quelques déconvenues (Espagne, Thaîlande) où l'on m'a parfois refué le doir de filmer, il faut dire que j'utilise un monpode par dessus le marché. Cette attitude est très frustante et injustifiée sachant que mes videos n'on aucune destination commerciale. J'aimerais savoir comment se passent les choses en Italie : peut-on filmer librement à l'interieur des sites et monuments où les autorités sont elles aussi bornées qu'en Espagne, par exemple. J'ajoute que les petits camescopes familiaux sont acceptée en général sans difficulté...pourquoi cette discrimination? je vous rmercie de votre contribution
Fin des hostilités en Thaïlande?
by Toufdepoil · 2010-05-04 · 600 replies
Le 1er ministre a annoncé une dissolution de l'assemblée et des élections pour novembre, ainsi qu'une commission d'enquête indépendante sur les affrontements. Sa proposition englobe une démarche de réconciliation nationale et une protection de la monarchie. Il répond à peu prêt aux demande des chemises rouges. La réponse de ceux ci est attendu aujourd'hui pour une levée de leur "camp" sur Bangkok et la fin des manifestations.

🙂
Explosion de l'économie chinoise
by Jcender · 2010-05-02 · 625 replies
Je poste ce sujet car je suis actuellement en chine, une petite ville méconnue de 700000 habitants Laioyang dans la province du Liaoning, je voyage de temps en temps en chine depuis 5 ans pour le boulot, bien souvent dans des villes méconnues, bien loin de Beijing et Shangai. Et en fait je suis impressionné par le développement Chinois, j'imagine que je n'apprends rien à personne car on se fait rabâcher en permanence sur l'insolente explosion de l'économie chinoise, mais en fait je pense que nous n'avons aucune idée de la puissance de l'économie Chinoise, ce qui me marque c'est comme ce développement s'applique à l'ensemble du pays, en venant à Liaoyang j'ai longé la ligne de train rapide qui va être mise en service en 2011, voie reliant Harbin ( ce nom ne dit peu être pas grand chose à la plupart mais c'est une ville de 10 millions d'habitants) à Dalian, une ligne sortie de nul part au milieu d'une nature peu généreuse. Je pensais également à cette explosion de l'économie en rentrant hier par une magnifique autoroute 4 voies lors de mon retour de Shenyang, en fait à chaque voyage j'ai beau être dans des lieux reculés je retrouve toujours cette volonté de développement, de choses bien pensées avec une vision à long terme. Je passerai les edifices les grattes ciels, les demonstrations d'architecture comme le batiment de la pudong bank a coté de la gare nord de shenyang, si cela était uniquement a Shenyang, mais toutes les villes chinoises sont comme cela, Shangai elle est indescriptible on a l'impression d'être en 2050. Mon travail m'emene souvent dans des pays en voie de devellopement, Bresil, Inde, europe de l'est, ou bien dans des pays avec une economie stable, mais ce que je retrouve ici il n'y a pas un pays qui devellope autant ses infrastructures et qui met autant de piliers en place pour le futur. En fait la chine me donne l'impression d'avoir des infrastructures à l'européenne, une économie à l'américaine, et une vision et façon de penser à long terme à la japonaise, cela avec une population de la taille indienne, je laisse imaginer comment leur niveau sera dans 20 ans, en fait non, je pense que ce n'est même pas possible d'imaginer et que personne n'a une idée........
Egypte, du désert aux berges du Nil
by Grisemote · 2010-04-29 · 27 replies
15 jours en février 2010, hors des sentiers battus en Egypte

La version complète avec toutes les photos se trouve ici:
http://sites.google.com/...tauxbergesdunil/home

Préparation du voyage :

Pas toujours facile, parfois décourageant par le manque de réponses ou les difficultés à réserver sans passer par une agence, mais au final, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! (j’ai appris à mon détriment que les prix changent vite, et donc j’ai décidé cette fois-ci de ne pas les indiquer, sauf quelques-uns pour donner un ordre d’idées!)

- Choix de la période février. Les avantages : journées moins chaudes (surtout pour le désert) et prix moins élevé du billet d’avion ! - Les inconvénients : les journées sont plus courtes et les sites ferment plus tôt - Billet d’avion Lyon – Le Caire , prix très intéressants avec Swiss Airlines, le top du top ! (nous avons même pu voir nos différents décollages et atterrissages en direct par l’intermédiaire d’une caméra !) - Vols intérieurs en Egypte : billets réservés par internet sur le site d’Egyptair (il faut indiquer Egypte comme pays d’origine, beaucoup moins cher). Attention, la carte bleue ne doit pas expirer avant le voyage prévu pour pouvoir réserver ! (c’est du vécu….) - Nous avions prévu un voyage en train de nuit « Le Caire-Assouan ». Malgré un site très bien construit, « ABELA » qui s’occupe de gérer les trains ne répond ni aux mails, ni aux fax. C’est à notre hôtel du Caire que j’ai demandé de s’occuper de la réservation, mais cela ne leur est autorisé que 14 jours à l’avance. Ce qui devait arriver, arriva, le train était complet ! Nous avons donc dû nous rabattre sur l’avion à la dernière minute, ce qui implique, un changement dans ce qui était prévu pour le désert (cela n’a posé aucun problèmes, ils se sont adaptés pour nous arranger au maximum), et un voyage en avion beaucoup plus cher que si nous l’avions réservé six mois auparavant, avec des horaires moins faciles ! - Nous avions réservé à l’avance tous les transferts avion – aéroport par l’intermédiaire des hotels. - (Assouan 100 LEG avec Sara Hotel en grand taxi. Le Caire 180LEG en minivan car nous sommes 5, c’est cher, on peut certainement trouver mieux !) - Felouques : les « gréements du Nil ». Il y a peut-être moins cher, mais cette organisation avait été testée et approuvée par de nombreux autres, gage de qualité, ce fut donc notre choix. De plus, c’est géré par une française, Sara, communication facile et très disponible. - Désert : Helal Travel. Nathalie, française, travaille avec lui, toujours disponible pour répondre à toutes sortes de questions. - Des guides trouvés dans des carnets de voyage ou sur des sites (tous francophones) et avec qui on communique par internet. (nous en avons testé finalement un, coordonnées à la fin, et un autre qui appartient à l’équipe de Sara des felouques)

Texte et photos : Gilles et Sylvie

1er jour

Il neige sur Saint Exupéry lorsque nous arrivons à l’aéroport. Nous avons réussi à passer la première épreuve du voyage : traverser sans encombre les différentes grippes et gastros qui nous ont sournoisement cotoyé. La deuxième épreuve se pointe à son tour : allons-nous décoller en pleine tempête de neige, alors que les avions sont bloqués sur Roissy ?! Après un lever à 3h30 par 6°C en-dessous de zéro, nous embarquons dans un avion glacial, pas encore chauffé et nous nous envolons vers Zurich, première étape du trajet. La météo est formelle : nous n’aurons pas de problèmes de neige à Zurich ! En pratique, comme d’habitude, la situation est toute autre. Si l’atterrissage fut une formalité, en revanche le décollage pour le Caire dû attendre le dégivrage de l’aile avec une sorte de karcher géant tant la neige tombait drue. Nous n’avons obtenu aucune place près d’un hublot, c’est donc captivés par nos écrans vidéos individuels que nous atteignons Le Caire. Il y est annoncé +30°C !!! En quatre heures nous sommes passés de l’hiver à l’été. Magique non ? Adieu bonnets, gants et anoraks. Bienvenue aux sandales et à la crème solaire !

L’arrivée sur Le Caire contraste immédiatement avec nos paysages européens : dudésert que du désert et encore le désert. L’organisation est impeccable à l’aéroport pour récupérer nos bagages, acheter nos visas (un peu moins de 15€ par personne), passer la douane et retrouver la personne dépêchée par l’hôtel avec un panneau à notre nom.

Le chauffeur de taxi embarque tous nos bagages sur le passage piéton et…. se prend une amende ! La mine déconfite, il nous rejoint mais ne parvient pas à faire redémarrer son moteur! Nous devons changer de taxi et abandonner notre chauffeur à sa dure situation.

Go to l’hôtel Longchamps à Zamalek, quartier chic du Caire. La traversée de la ville nous laisse une drôle d’impression. Quelques beaux ouvrages, mais surtout des constructions non terminées au milieu de gravats, détritus, tas de terre, ferraille, planches, et tout cela pêle-mêle. Impression d’un grand chantier désordonné. Des magasins de luxe côtoient des petits magasins de fruits vétustes. Au milieu de tout cela, déambulent des femmes voilées, qui parfois ne laissent apparaître que leurs yeux. Pas de doute, autre monde, autre culture ! Il y a vingt ans, lors de notre premier voyage, il y avait peu de femmes voilées. Les temps ont bien changé.

L’hôtel Longchamps où nous arrivons est très agréable, très coquet, avec de belles chambres toutes de charme vêtues. (www.hotellongchamps.com/) Le soir, nous décidons d’aller dîner à deux pas de l’hôtel, aux five bells. Les plats y sont bons, mais pas très copieux et le service, très, mais alors, très long…. Au lit tout le monde, demain nous avons rendez-vous avec Helal qui doit nous mettre sur la route du désert. (Agence pour le désert :Helal Travel, le jardin sous la lune www.helaltravel.com)

2ème jour : « Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais ». Ainsi s’est présenté Helal à l’hôtel , après que nous ayons pris un petit déjeuner copieux dans la superbe salle à manger rouge et jaune. Décidément à chaque rendez-vous nous nous sommes fait surprendre par les égyptiens, toujours en avance sur l’horaire prévu. Nous chargeons les bagages dans le taxi qui va nous emmener rejoindre notre 4X4 à la sortie de la ville. Notre chauffeur invente, mais il n’est pas le seul, la troisième voie lorsqu’il n’en existe que deux. Un grand n’importe quoi qui consiste à avancer le plus vite possible par tous les moyens. Ceci dit, à leur décharge, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’accrochages et que ceci contribue à rentre le trafic plus fluide … La traversée du Caire laisse une impression très mitigée. Ce n’est pas précisément un champ de ruines, mais un grand chantier sale, débordant de vie, où s’entasse tout ce qui n’est pas fini et tout ce qui n’est pas encore commencé, c'est-à-dire, presque tout ! Des militaires sont partout, à tous les carrefours et le long des rues. Nous apercevons les pyramides dans la brume de la pollution, ce sera pour plus tard !

A la sortie de la ville, nous quittons le volubile Helal et rencontrons notre chauffeur/guide/cuisinier et pour finir bédouin Nashat avec le 4X4 qui nous transportera dans notre périple.

Sur la route, nous passons de multiples sas de contrôle avec des militaires. Il est précieux le désert ? Pour qu’il y ait autant de contrôle, il ne doit pas être si désert que cela …



Nous arrivons dans l’oasis du Fayoum, région très fertile non par son lac salé qui borde ses rives , mais par les boues en provenance du Nil. Nashat nous emmène dans un dédale de ruelles, longeant des maisons de briques blanches plus ou moins en construction, des caniveaux d’eau croupie remplis de bouteilles vides et d’immondices pour débusquer des fruits et légumes à sa convenance : un étal directement dans la rue sur une couverture à même le sol, tenu par une femme (une des rares non voilée), eut sa préférence. Des enfants d’apparence plutôt pauvre en profiteront d’abord timidement puis plus gaillardement pour nous approcher et finalement nous demander de l’argent. Ce seront les seuls au cours de notre voyage . Dans l’oasis, nous croiserons beaucoup de femmes voilées intégralement, de noir vêtues, telles des fantômes. Nous longeons le lac Qarum dont la surface lisse se confond exactement avec la couleur du ciel, effaçant ainsi toute trace de la ligne d’horizon. Nous admirons quelques belles images de bateaux et de pêcheurs qui rangent leurs filets, puis les cultures de fleurs et de jasmin. A la sortie de l’oasis, nous quittons la route goudronnée pour avoir une vue d’ensemble du haut d’un promontoire rocheux puis à nouveau le goudron nous mène, en plein désert, jusqu’au Wadi-El-Hitan, le désert des baleines, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.



Il regroupe la plus grande concentration au monde de squelettes de baleines qui appartiennent à l’ordre le plus ancien de ces dernières, ordre désormais éteint. Certains pourraient s’étonner de trouver des mammifères marins à cet endroit. Pourtant rien de plus normal si l’on en croit les géologues puisque ces terres étaient immergées lors de la Pangée (période pendant laquelle il n’y avait qu’un unique continent). Les restes de ces mammifères, s’ils ne sont pas extrêmement impressionnants, sont fort bien mis en valeur et le chemin explicatif plutôt bien fait dans un écrin minéral de toute beauté. Le rocher de grès est ici élégamment dentelé par le vent. Nous attaquons ce sentier sous un soleil de plomb, après un repas préparé par Nashat et l’homme qui tient l’unique auberge du coin. Côté repas, les plats contiennent beaucoup de crudités, ce qui nous pose un problème, nos estomacs occidentaux n’y sont pas préparés. Comme nous ne pouvons pas faire l’affront de tout laisser, nous y allons du bout des lèvres mais nous le faisons, et chaque jour par la suite un peu plus (ceci dit, certains vont quand même en subir les conséquences un peu plus tard ). Au menu du jour : crudités donc, haricots et oignons écrasés, salade de tomate au fromage blanc (vita de tomato), fromage de chèvre ou brebis , chips et fruits.

Après la balade, nous reprenons la route que nous quittons après quatre ou cinq kilomètres pour un hors piste dans les dunes à la « Paris-Dakar », du moins tel que nous pouvons l’imaginer. Les paysages sont sauvages et à couper le souffle entre roches et dunes. Nous arrivons au pied d’un monolithe de grès qui constituera notre campement. Nashat nous laisse « quartier libre » pendant qu’il installe le camp. Nous ne nous faisons pas prier et nous dirigeons vers un cordon de dunes près de falaises. Ce furent des instants magiques sous la lumière chaude et rasante du soleil couchant. Sur 360 ° tout est agréable à l’œil. Photos, sauts de dunes, recherche du caillou magique… De retour au camp à la nuit tombante, le camp est prêt: un feu allumé, un petit coin de paradis bédouin constitué d’un immense pare-vent adossé à la voiture, des couvertures, des coussins autour d’une table basse de trente centimètres de haut. Au menu: riz et poulet en papillotes, crudités. Et nous buvons notre premier thé bédouin à la menthe, un vrai de vrai préparé par Nashat et que nous attendrons avec plaisir chaque soir ensuite. Nous apprenons quelques jeux de carte à Nashat puis l’espace repas est transformé en quelques minutes en chambre à coucher sous la voute céleste sans lune. Dans des duvets recouverts de couvertures en poils de chameaux, il n’y a aucun risque d’avoir froid, d��autant que les nuits ne furent jamais froides.

3ème jour : Les premières lueurs du jour nous réveillent. . Le spectacle est saisissant de beauté avec une lumière douce qui redonne vie aux reliefs. Robin est debout illico presto pour profiter du « bac à sable ». L’appel du désert est le plus fort et nous partons en exploration, l’appareil photo à la main, pour saisir la beauté de l’instant. Après le petit déjeuner, nous reprenons la piste puis la route interminable vers l’oasis de Bahariya, le tout sur un fond musical local appuyé, un poil lancinant pour nos oreilles peu habituées aux rythmes et aux intonations égyptiennes. Il nous faudra quelques jours pour arriver à distinguer la musique bédouine locale (que nous avons préférée) de celle de la radio.



L’arrivée à Bahariya, au milieu du désert, casse complètement le mythe « tintinesque » de l’oasis. Bawiti en est la ville principale : maisons en construction ou pas finies, détritus partout dans la ville, terrains vagues où s’entassent de la ferraille, des tas de terre ou de cailloux et des immondices. Ici, pour ainsi dire, toutes les femmes portent le voile intégral. Rien de franchement réjouissant, en tout cas vue de notre fenêtre. Nashat quitte la partie habitée et nous amène pique-niquer dans la partie végétale de l’oasis, sous les dattiers, en compagnie des moustiques qui semblent visiblement préférer le casse-croûte français au casse-croûte égyptien (car Nashat n’est pas du tout sollicité par ces dames moustiques !). Quelle luxuriance. Toute cette végétation est rendue possible par des canaux d’irrigation qui sillonnent la palmeraie et qui permettent d’inonder les parcelles. Aux pieds des palmiers qui entretiennent de l’ombre, les égyptiens font pousser toute sorte de cultures. Ces canaux nécessitent un entretien permanent et donc une main d’œuvre assez abondante. Nous finissons notre route après un ravitaillement en essence, vers le désert noir au cœur duquel se situe le campement d’Helal, « le jardin sous la lune ». C’est mignon comme tout avec ses jardins durement gagnés sur le désert, son expo de pierres de ce même désert et ses petites maisons en terre. Nous emménageons dans nos trois chambres coquettes (nous sommes les seuls dans le campement) puis nous filons dans le désert près du camp, pour assister au coucher du dieu Rê. Comble du luxe, ici nous pouvons nous doucher (froide le soir et chaude le matin). Certains ont partagé ce moment avec une araignée gigantesque qui bien qu’ayant la bougeotte, était prête à la cohabitation sereine. Nous enchaînons avec le dîner dans une vaste pièce très accueillante au sol tapissé de couvertures et équipée de coussins et tables basses (30 à 40 cm du sol). Toute l’équipe de bédouins (masculine car nous n’avons qu’entraperçu les femmes) s’est ensuite réunie pour un intermède musical plutôt simple et chaleureux avec trois djembés, une flûte (poussive car elle se bouchait tout le temps), un tambourin et surtout des chants. Certains d’entre eux ont entamé des danses bédouines. Ça ne vaut pas une danse du ventre ont pensé certains mais ce n’est pas du tout le style local … Le moment fut agréable. De retour à nos chambres, Thibaud retrouve une copine de l’araignée à sa porte. Celle- ci aura moins de chance que celle de la douche. Du coup, nous vérifions les coins et recoins de notre propre chambre. En tout cas, tout cela ne nous a pas empêché de passer une douce nuit dans un calme serein.

4ème jour



Lever vers 7h30 suivi d’un petit déjeuner copieux sous une tonnelle. Au programme du jour, le désert noir, ainsi nommé à cause des pierres noires d’origine volcanique qui reposent sur un beau sable jaune. Lorsque l’on marche dessus, le son en est presque cristallin. Qui dit volcan dit cônes. Nous partons en 4 X 4 explorer l’un des cônes, entre groupes rocheux sombres et larges plages de sable. Nashat nous dépose pas trop loin du sommet, au milieu d’une belle langue de sable que nous gravissons pour admirer l’ensemble du paysage. Toutes les pointes placides noires sont autant de volcans qui firent l’animation du secteur. C’est beau, simple et lunaire.



De retour vers l’oasis, nous passons voir la source « magique », une pompe qui puise de l’eau parfaitement limpide et tiède mais un peu sulfureuse à deux cents mètres de profondeur et qui est à l’origine de toute la verdure de cette partie de l’oasis. Autant dire que l’endroit est peut être magique mais en tout cas stratégique ! Après cette douce halte civilisée au « jardin sous la lune », nous reprenons la piste en début d’après midi, sous un soleil de plomb, pour le désert blanc tant attendu. La vallée où nous étions étant bordée d’une falaise qui nous barre la route, il faut faire un certain nombre de kilomètres dans du sable assez mou, en la longeant, avant d’atteindre une sorte de « passe » pour accéder à un plateau. Disons que la « passe » en question n’est non seulement pas indiquée, mais en plus c’est juste une partie de la falaise un peu moins raide et moins haute que le reste, précédée d’une rampe d’accélération. La surprise est totale lorsque Nahat s’est mis à foncer droit vers le mur. D’un coup, le 4x4 est projeté au sommet. Je ne pensais pas qu’une telle montée fut possible avec un véhicule ! La piste qui suit est très changeante. Nashat est un pilote chevronné et semble connaître le désert comme sa poche. Nous naviguons à vue au milieu du sable profond et des monticules.



Nous arrivons à Aqabat, sorte de « monument valley » égyptien, fait d’un sol plat sur lequel sont disposés de gros blocs blancs gigantesques et de dunes rosées magnifiquement sculptées. Un spectacle sublime qui en impose. C’est là que nous installons le campement du soir, au pied d’un bloc rocheux monumental. Comme d’habitude, nous vaquons à nos occupations photographistiques , méditatives ou plus physiques avec les descentes de dunes, pendant que Nashat prépare le camp et le dîner (c’est le seul moment où nous profitons allègrement d’être dorlotés, sinon nous avons décidé de partager la vaisselle et le rangement du camp !) Après dîner et notre thé, nous entamons nos parties de cartes devenues rituelles. Mais ce soir là, un invité non prévu mettra fin inopinément à notre partie : un fennec (ou une fennec ???). Ce petit coquin (nous supposerons donc que c’est un garçon et nous l’appellerons Houcine, c’est le nom bédouin pour fennec) a senti l’odeur du poulet grillé. Court sur pattes, qu’il compense par la taille des oreilles. Il est à la fois farouche et téméraire et vient prendre un bout de poulet entre les doigts de Robin puis file au triple galop pour se cacher ensuite. Nous nous endormons de nouveau sous les étoiles avec du fennec plein les yeux.

5ème jour



Le camp plié, nous faisons route vers le désert blanc. Petit arrêt ludique dans les dunes pour un grand concours de saut avant un passage à la « magic spring » : juste quelques palmiers au milieu du désert, comme dans tintin au pays de l’or noir. Nous profitons de l’eau qui coule naturellement pour remplir les jerricans, faire un petit brin de toilette. La paysage est tantôt totalement plat comme le fond d’un lac séché, tantôt il fait apparaître des monticules blancs, comme sculptés par le vent, lorsque la surface plate est « entamée par l’érosion». Ces structures de calcaire petites au début finissent par prendre des formes fabuleuses. Nous nous arrêtons pour les admirer et sur le sol, l’endroit est rempli de petites pierres noires qui semble être de la pyrite et qui proviennent des failles à l’intérieur de la craie qui caractérise le désert blanc. Certaines cristallisent sous forme d’étoiles, d’autres de tubes, de cônes … Nous en collecterons quelques unes qui intrigueront à chaque fois les douaniers à l’aéroport de part leur structure métallique (on nous a demandé de les mettre en soute pour ne pas prendre de risque).

Nous avons décidé de faire confiance à Nathalie qui travaille pour Helal et de suivre l’itinéraire proposé. Nous n’avons donc pas dormi dans le désert blanc qui pour elle est tellement prisé qu’on est les uns sur les autres. C’est vrai que nous n’avons jamais vu personne dans nos bivouacs et que nous avons dormi dans des endroits toujours superbes. Cela-dit, nous sommes passés dans le désert blanc au zénith (du coup on l’avait pour nous tout seuls vue la chaleur accablante) et nous n’avons pas pu profiter de la douceur de la lumière du soleil couchant ou du levant et pour nous la lumière était très crue. Bon, ce fut fantastique quand même et on a vu que des endroits extras dans le Western désert ce soir là, mais il reste une petite frustration sous forme de dilemme : éviter la « foule » et rater les belles lumières ou l’inverse ??? En tout cas, pour nous le désert est resté … désert !



Nous repartons donc après avoir vu la poule et le chameau (deux structures imposantes et remarquables parmi les monolithes. Nouvel arrêt à une magic spring bondée à la périphérie du désert blanc. Sous les palmiers, il y avait tellement de monde que nous n’avons pas pu y pénétrer (ce qui donne des éléments de réponse à notre dilemme précédent). Les caravanes de chameaux s’y arrêtent toutes pour pique-niquer. Thibaud se met à saigner abondamment du nez à cause de la chaleur.



Nashat nous emmène manger beaucoup plus loin dans le western désert, malgré l’heure tardive. Ouf ! Il y a vraiment trop de monde ici, on n’était pas à l’aise. Nous nous installons pour le pique-nique à l’ombre d’un monument minéral. Assoiffée de désert et de photos, Sylvie repart sous un soleil de plomb pendant que tous les autres restent à l’ombre tant il fait chaud. Grand bien leur en fasse, elle n’était pas tout fraîche au retour ! Nous déjeunons dans la chaleur étouffante et repartons lorsque le soleil est un peu plus bas. Le Western désert est également très attachant (le plus beau diront certains !). On y trouve de grosses structures rocheuses, des bancs de sable et des répliques des blocs blancs comme dans le désert blanc mais en plus arrondis. Ils ressemblent de loin à des petits villages de huttes blanches. Sur la route nous nous arrêtons à un endroit particulièrement fossilifère. Sur le sable ocre sont posés des cailloux noirs « métalliques ». A bien y regarder, la plupart d’entre eux sont des fossiles de coquillages, coraux ( ?), … Dans ce paysage enchanteur, Nashat grimpe une dune au pied d’un bloc énorme qui domine le western désert et arrête son moteur. Notre nouveau camp de nuit est encore judicieusement choisi. La vue est superbe. Il règne une drôle d’ambiance : une brume englobe tout et nous voilera aussi le coucher de soleil. C’est un peu irréel. Nous partons de nouveau en vadrouille au milieu de toutes ces structures qui rappellent des huttes en terre pour certains et des espèces de gros tas de fiente de dinosaure tels que l’on peut les voir dans « Jurassic Park » pour une autre, d’autant que c’est parfois tellement mou que l’on s’y enfonce. Jusqu’où va l’imagination … C’est notre dernier soir et il faut en profiter au maximum. Nous espérons voir de nouveau un « houcine » (tel que nous l’avons surnommé), mais Nashat nous dit qu’il n’y a pas de poulet et que nos chances sont maigres ! Comme d’habitude, nous jouons aux cartes sous les étoiles et la lune. Une truffe courte sur pattes avec deux grandes oreilles s’invite au moment de manger. Celui-ci est encore plus coquin et aventurier que le précédent. A défaut de poulet, nous lui offrons un peu d’eau. Il restera de longues minutes avec nous à aller et venir puis disparaitra dans la nuit sous la lumière des flashs. Cette nuit là fut encore plus chaude que les précédentes. Quel plaisir que de goûter le grand air, d’entendre et de sentir un léger vent nous caresser le visage. Un parfum de liberté et de sérénité…

6ème jour Gilles se lève en premier au lever du soleil pour goûter à la belle lumière toujours tamisée par l’air légèrement brumeux (de poussière et non d’eau !), l’appareil photo à la main. Il tombe nez à truffe avec notre fennec. Celui-ci s’approche, se laisse photographier et prendre des poses diverses certainement pour gagner sa pitance (rusé petit renard). Malgré l’exclusivité du fennec sous la lumière du jour qui aurait pu le rendre célèbre, Gilles réveille le reste de la troupe ébouriffée et turbulente. Pas farouche quand même. Il doit être affamé et recherche un petit quelque chose, mais après divers essais (pain, vache qui rit, confiture), il ne daignera rien accepter hormis un peu d’eau. Nous passerons un bon moment en sa compagnie avant de le voir s’éloigner sur fond de désert ! Merci et longue vie, petit Houcine. La matinée est consacrée à la visite du western désert très attachant avec ses champs de gros champignons blancs disposés harmonieusement. De près, les champignons sont construits d’un bloc blanc habillé de dentelle de roches sculptées. A voir ! Cela devait arriver, nous regagnons le bitume qui nous conduit vers « le jardin sous la lune ». Nous nous arrêtons au passage à la montagne de cristal, sorte de veines, voire grandes fissures remplies de cristaux de quartz.



A notre arrivée au camp, tous les bédouins nous laissent « garder » le campement car c’est jour de prière ! Belle confiance. Après le déjeuner nous partons rejoindre Helal et un taxi pour le Caire à Bawiti. Nous faisons nos adieux chaleureux à Nashat, notre guide, cuisinier et pilote qui a rendu cette aventure passionnante. La route goudronnée et ennuyeuse pour le Caire durera cinq heures. Un tout autre périple nous attend pour la suite du voyage aux antipodes du précédent : de l’eau, de la végétation, du monde. A l’aéroport, un douanier s’émeut de tous nos cailloux métalliques collectés dans le désert, même après lui avoir montré le contenu du sac qui les détenait (rien d’illégal d’ailleurs). Pour un peu nous passerions pour d’odieux trafiquants de pierres précieuses. Au final cela se soldera par un petit billet discrètement remis à sa demande. C’est une autre culture … Notre avion part avec une demie heure de retard, mais le taxi réservé par l’intermédiaire du Sara hotel à Assouan sera bien au rendez-vous. C’est à deux heures du matin que nous nous couchons, enfin ! Demain nous embarquons directement sur la felouque sans avoir le temps de voir ni Assouan, ni le temple de Philae, ni Abu Simbel. Il faut bien faire des choix. Une prochaine fois peut-être….

7ème jour

Pour la felouque, nous nous sommes adressés aux « gréements du Nil », gérés par Sara, une française qui vit désormais en Égypte depuis de longues années. Les gréements du Nil : www.felouques-nil.com

Nous avons rendez-vous avec Karim, notre accompagnateur, à dix heures. Bien entendu, comme les autres, il est en avance. Il nous emmène rejoindre les deux bateaux et toute l’équipe (cinq personnes quand même) qui partagera nos journées durant toute la durée de l’expédition : - Ashur, sera notre cuisinier (grand chef et propriétaire de la felouque), - Ahmada pilotera le bateau à moteur « bateau resto » , ( mais il est en fait juste venu pour voir si tout allait bien et nous a quitté ensuite) - Ahmed, capitaine de la felouque et son mousse Kaled qui feront vraiment partie de notre vie quotidienne, tellement souriants, attachants et avec qui nous serons la totalité du temps sur la felouque - Karim, notre accompagnateur qui nous emmènera dans la plupart des visites. Ils sont en grande majorité nubiens. Beaucoup de monde pour nous tous seuls, mais nous les avons tous aimés et avons beaucoup apprécié de partager quelques moments avec eux, tout comme avec Nashat le bédouin du désert ! Pourquoi deux bateaux me direz-vous ? Il y a en fait une felouque (la nôtre est aux couleurs de Bob Marley), qui se meut par la force d’Eole (ça marche aussi, même si ce n’est pas le bon Dieu) et un bateau à moteur comme lieu de repas et qui transporte tout le nécessaire. En tout cas, la felouque est immédiatement très accueillante avec son grand « tatamis » sur le pont (qui sert aussi de matelas de couchage) et l’espace utilisable important qui fait que l’on a de la place pour vivre et se déplacer. Pour les plus turbulents le footing reste quand même périlleux.

Nous voilà partis pour une longue journée de navigation, par bon vent. La felouque est recouverte de couvertures et de coussins et l’on pouvait se prendre un peu pour Hatchepsout voguant au fil du Nil. Comme nous remontons le vent, qui vient du nord, nous faisons beaucoup de bords et donc les kilomètres se gagnent difficilement. C’est là que Thibaud a décidé de payer son tribu pour la nourriture pas très bien acceptée par son organisme. Il donne à manger aux poissons régulièrement, nourriture à base de karkadet (boisson à base de fleur d’ibiscus) qu’il a gloutonnement avalé sans modération au petit déjeuner. Au moins cela fait des heureux dans la rivière. Comme si cela n’était pas suffisant, Robin de son côté a misé sur des problèmes intestinaux prononcés. Comme il n’y a pas de toilettes à bord, il faut s’arrêter le long des berges. Ce n’est pas trop compliqué comme manœuvre mais c’est juste une question de temps que l’opération prend. Vers seize heures, le vent se met à faiblir, puis à tomber … Certes, même sans vent il y a le courant qui nous est favorable, mais c’est quand même laborieux. A chaque demande de Robin, plié en deux, pour s’arrêter sur les bords du Nil, il fallait repartir « à la rame » avec, en guise de rames, des sortes de grosses planches qui pouvaient pousser un peu notre embarcation de plusieurs tonnes, mais épuisait aussi totalement nos valeureux marins ! Bref, après cette errance de fin de journée nous finissons par arriver enfin à bon port au coucher du soleil.

Le soir, on descend des tentures et cela devient une grande chambre familiale de plein air. Comme cela les étoiles ne sont pas visibles mais on a bien l’impression de dormir dehors ! Une petite tente avec des toilettes est installée sur la rive et une planche pour descendre du bateau (la fameuse rame). La navigation ça creuse et ça fatigue, demain sera un autre jour !

8 ème jour



Ashur nous a préparé un copieux petit déjeuner au menu duquel figurent des crêpes. Quel bonheur ! Au programme, nous partons avec Karim pour le village de Daraw où a lieu un marché aux chameaux tous les samedis et dimanches, parait-il le plus important d’Egypte. En effet, une grande centaine de chameaux attendent de changer de propriétaire sous le contrôle d’un tas d’hommes qui discutent le coup. C’est très exotique ! Ces chameaux arrivent du Soudan, par la piste des quarante jours, soit 1800 kilomètres . C’est vraiment un haut lieu de rassemblement avec un fort rayonnement. Les jeunes seront mangés et les autres deviendront salariés à temps plein payés en nourriture, pour travailler (certains même deviendront bêtes de courses dans des émirats arabes). Le traitement des bêtes nous a paru assez rude à priori mais avec respect, pour ce que nous en avons vu. En tout cas, cela vaut largement le déplacement.



Karim nous emmène ensuite dans le souk du village pour y faire les courses. Sans accompagnateur, nous errons d’abord timidement dans les rues pour prendre quelques clichés. Là aussi nous sommes complètement immergés dans un autre monde. La rue est en terre battue. Des ânes tirant des charrettes ou portant un ou plusieurs humains constituent l’essentiel de la circulation, avec des sortes de vespas chinois à carénage intégral. Les étals surplombés de tentures donnent un aspect chaleureux à l’endroit. C’est l’exotisme complet. Ici, il n’y a pas de touristes et les gens sont sympathiques, plutôt avenant et ne nous sollicitent pas. Prendre des photos n’a pas été un problème, au contraire. Souvent ils nous souriaient ou bombaient le torse fièrement devant l’objectif. Un vrai bon moment. Nous retrouvons ensuite « tous nos gars » de l’équipage en train de coudre ! Et oui, la felouque va avoir une nouvelle voile. Sous les directives d’Ashur, ça va coudre pendant plusieurs jours !



La felouque nous dépose ensuite au temple de Kom Ombo, notre première visite d’un site archéologique. Le temple est dédié à Sobek (le Dieu à la tête de croco) et à Horus (le Dieu à tête de faucon), mais sans guide, il est bien difficile de percevoir toutes les subtilités du site. Malgré notre livre, nous passons forcement à côté de plein de choses intéressantes. Dommage ! En tout cas, les anciens s’y connaissaient en tags incrustés, en architecture et avaient des peintures tenaces qui résistent au temps. Un très bel endroit ! Déjeuner sur le bateau restau, où nous avons la chance de pouvoir goûter un peu tous les jours la cuisine locale, et route en felouque vers notre étape du soir ! Et quelle étape ! Dans une petite bicoque, sur les rives du Nil, un homme est en train d’attiser un feu. C’est un soudanais qui fait un café extraordinaire « à la turque » nous explique notre guide. Nous prenons notre douche avec l’eau du Nil réchauffée et un gobelet, et nous rejoignons tout le monde pour assister à la préparation de cette mixture fabuleuse. Il faut être très patient pour pouvoir goûter ces quelques gouttes de nectar fait main (un bon quart d’heure). Une des caractéristiques du truc, d’après Karim, c’est qu’il n’empêche pas de dormir. Il faut espérer que cela soit vrai car ce qui ressort de la fiole de fin de préparation est concentré et moyennement fluide. Pour ma part, j’ai goutté celui macéré avec du gingembre, et je n’ai pas voulu abuser de peur de ne pas pouvoir dormir, mais Dieu que je le regrette. Lucas a goutté pour la première fois de sa vie du café, et lui, il ne s’y est pas trompé il en a pris deux (petites) tasses (et a d’ailleurs fort bien dormi derrière !). Alors, qu’a t-il de spécial ce café ? Difficile à dire, il n’a aucune amertume, un fort bon goût persistant et il ne ressemble à aucun autre café. Le secret de cette potion en tous cas nous restera étranger … Dommage ! Tout cela provoque une bonne humeur à l’ensemble du groupe. Ashur en profite pour dégainer son djembé et nous voilà partis pour une soirée de musique nubienne. Le scénario est simple: un chanteur improvise une phrase et tout le monde reprend en chœur en tapant dans les mains si affinité. Ce type d’événement musical ne doit pas être rare car ils y prennent visiblement un grand plaisir. Surprise, à un moment ils veulent nous faire plaisir et entonnent « elle descend de la montagne à cheval », avec des paroles remaniées qui évoquent la felouque, puis « alouette, gentille alouette ». « A vous » ! C’est Gilles le musicien de la famille qui « s’y colle » et qui improvise sur alouette, « et la tête » et les plumes » et « les bras » et « les mains ». Il chantait vraiment n’importe quoi, dans le feu de l’improvisation, mais tous reprenaient en cœur et sans se tromper avec force claquements de mains. Nous avons ensuite participé à quelques chants nubiens dont les paroles nous ont échappées, mais fort entraînantes…. Quelle soirée, mais quelle soirée !

9 ème jour

Petit déjeuner toujours excellent et très copieux. Karim nous emmène marcher sur les bords du Nil pour visiter les luxuriants jardins qui le bordent ainsi qu’un village, . La balade commence au milieu des palmiers, dattiers et manguiers. Dans une zone plus aride nous découvrons des ruines de tombes de nobles égyptiens antiques. Sous nos pieds pourraient bien être enfouis des trésors architecturaux, mais faute de crédit, tout cela reste dans le sable. Peut-être est-ce une bonne chose, pour qu’il reste encore de quoi découvrir pour les générations futures. Puis nous atteignons le village de Fares.



Celui-ci a la particularité de regrouper une grande concentration de gens très croyants et dont beaucoup ont fait le pèlerinage à La Mecque. Les murs de leur maison « parlent » de cet événement marquant au travers de dessins et de textes. Ils inscrivent notamment le nom de tous ceux qui y ont été et qui portent désormais le titre très honorifique de « hadj ». Ce village est visiblement très prospère, d’après Karim, grâce au commerce des dattes et des aides gouvernementales pour l’irrigation. Nous prendrons plaisir à le découvrir, avec encore des gens bien sympathiques. De retour à la felouque, Karim nous propose de nous baigner dans le Nil. C’est vrai qu’à cet endroit l’eau semble claire, et le soleil bien lourd. Aaaarrrgh ! Que faire ! Le Nil est réputé (et nous avons pu le constater) comme très sale, véhiculant la bilharziose. Et d’un autre côté, comment expliquer à notre équipage qui se baigne tous les jours dedans que ça n’est pas propre pour nous. Seul Robin s’y est partiellement trempé (lâcheurs de parents) pour jouer avec Kaled. A mon avis, le troisième bras qui lui pousse maintenant ne provient pas de cela …

Petit à petit et un peu plus chaque jour, la felouque se transforme en tripot. On s’affronte entre Français et Egyptiens au jeu de « UNO », au « siga »(sorte de morpion égyptien plus intéressant ) ou « Abalone », et petit à petit notre vocabulaire égyptien s’étoffe : « arami » (tricheur)…

Un petit mot sur le thé que l’on nous amène régulièrement sur la felouque. «Combien de sucres dans ton thé ? » demande Karim à Robin. « Comme celui de Kaled hier» répond-il. Tout le monde explose de rire, car Kaled, comme les autres, le boit « à l’égyptienne », c'est-à-dire avec quatre sucres (dans une petite tasse !). Robin ne s’y est pas trompé ! Bon, en Egypte, tu as le droit de le boire à l’égyptienne, mais en France, tu reprendras des coutumes françaises mon garçon !



Le soir nous nous amarrons au quai des carrières du Djebel Silsileh, carrières pharaoniques de grès qui ont servi notamment à la construction des pyramides (le granit venant d’Assouan).Nous les visitons en compagnie de Karim qui nous explique la technique utilisée. La vue sur le Nil est belle et nous découvrons également quelques tombes encore bien colorées. Sur la rive opposée, les carrières sont inaccessibles et un mois auparavant, selon lui, des fouilles ont été effectuées pour trouver un chemin sous le Nil reliant les deux carrières. Ce fut un échec (à par des quais qui furent trouvés) !

De retour à la felouque, nous retrouvons l’équipage toujours affairé à coudre la voile. Ils travaillent jusqu’à la nuit. Nous contribuons au travail en fournissant de la lumière et en enfilant les aiguilles de fils de coton. Cette nouvelle voile, nous ne la verrons malheureusement pas en place avant notre départ ! Une dahabeya (bateau a deux voiles triangulaires nécessitant beaucoup de vent pour naviguer) a eu l’idée de venir accoster pour la nuit à côté de notre felouque. A cela rien à redire. Pour entretenir le confort des quatre personnes sur l’embarcation, le capitaine laisse tourner le gros moteur du bateau qui le tracte pour remonter le Nil, pour produire de l’électricité. Résultat, nous en avons subi le bruit et l’odeur toute la nuit. Ashur s’est bien déplacé deux fois au cours de la nuit pour demander du silence, mais sans succès. On a tous des poches sous les yeux le lendemain et de la haine envers qui vous savez !!!!!!

10 ème jour



Réveil très très matinal donc ce matin-là. Une randonnée de trois heures nous attend dans le désert du Wadi -El Chott. Karim nous présente Ahmed et son âne Aziza pour Robin, si on le souhaite. Robin n’a pas besoin d’âne, c’est un bon marcheur, mais nous avons à cœur de faire travailler le jeune Ahmed. Le désert mérite bien entendu son titre. Dès que l’on s’éloigne un peu des abords du Nil, le sable et la pierre reprennent immédiatement le dessus. Le soleil tape dur et pourtant on n’est que fin février ! Nous découvrons des « graffitis » du personnel travaillant pour Hatchepsout ou peut-être même des brouillons. La balade est sympa, la vue est belle. Nous quittons Aziza et son maître et regagnons notre felouque pour rejoindre notre bivouac du soir, après un très bon déjeuner et une belle navigation remplie de nombreuses parties de cartes. Les rives défilent sous nos yeux, bande de verdure regorgeant de vie sur un arrière plan figé de désert aride. Pour ceux qui ne jouent pas aux cartes, l’heure est à la contemplation. Robin n’a qu’un rêve, être mousse sur le bateau, aider, mais aider pour de vrai. Un matin, il se lève en disant « maman , tomorrow will be » (phrase répondue quand il a demandé à replier et à attacher la voile) « cela veut dire que c’est aujourd’hui ? » Ahmed et Kaled vont jouer le jeu et ne manqueront pas de lui faire plaisir. Capitano a été son surnom. Il a barré, replié et est monté au mât comme Kaled l’intrépide …. Lucas lui aussi fut capitaine à son tour. En récompense, Ahmed lui offrit le collier qu’il portait toujours en provenance du Brésil. Désormais notre capitaine sans bateau le porte tous les jours. Notre base du soir est encore un endroit très attrayant sur une petite île toute de verdure vêtue. Nous regardons les pêcheurs du Nil rentrer au soleil couchant. L’instant est magique. La lumière est métallique. Le silence est juste troublé par les chants émanant de plusieurs mosquées qui marquent l’heure de la prière. Karim nous explique que dans chaque village, il y en a entre cinq et sept mosquées! Ce n’est donc pas de l’écho que nous entendons mais les chants mêlés de plusieurs sources qui s’harmonisent entre elles. Ashur se lève tous les matins à cinq heures pour la prière, mais nous ne l’apprendrons qu’à la fin, car bien que dormant dans la cabine sur notre felouque, il a toujours été d’une grande discrétion.

Ce soir est notre dernier soir sur la felouque. Ashur lance quelques chants soutenus par son Djembé puis Karim enchaîne avec tout un panel d’énigmes. On voit que les Égyptiens ne passent pas tout leur temps le soir devant la télé. Ils savent s’occuper facilement en société (au moins c’est notre interprétation). Ahmed, hélas, ne partage pas notre soirée, car il a eu visiblement des mots avec Ashur sur l’endroit où accoster, et depuis le matin, il boude et refuse tout repas ou collation préparé par Ashur. Nous apprenons que Kaled, lui, va venir en France dans deux mois pour y disputer des championnats de boxe. Il est étudiant et travaille sur la felouque pendant ses vacances. Il pratique la boxe dans son école et il est déjà champion de pas mal de pays du Moyen Orient. Du coup, il a déjà beaucoup voyagé à vingt ans. Même s’il affronte des français, notre cœur sera pour lui. Bonne chance Kaled ! Robin s’endort au cours de la soirée et se met à rêver tout haut : « Chokkran » l’entend-on dire. Il rêve en arabe maintenant. Je crois que ça y est, l’Égypte l’a adopté !

11 ème jour

Nous nous levons très tôt : 6h30. Gloups, nous devons faire nos adieux à tous. C’est pas facile, on s’attache vite. Karim nous emmène dans le bateau à moteur jusqu’à Edfou et Ahmed nous accompagne. Il a lui aussi visiblement le cœur gros de nous quitter car il a bien sympathisé avec les enfants. Nous lui laissons notre jeu de UNO en souvenir.

Nous rejoignons Mohamed, guide francophone dépêché par Sara. Il doit nous faire visiter le temple d’Edfou . Cela fait tout drôle de reparler français et nous avons bien du mal à ne pas glisser des phrases en anglais. Le guide est bien, le temple aussi, mais c’est le jour d’arrêt de tous les gros bateaux en provenance de Louxor. Là, c’est vraiment trop : sept rangées de cinq ou six bateaux attendent sur le quai et ont déversé leurs flots de touristes dans le temple d’Edfou. Après la solitude du désert et la tranquillité de la felouque, nous avons du mal avec la foule et nous n’apprécions pas Edfou à sa juste valeur. Notre guide nous ramène ensuite jusqu’à Louxor que nous atteignons vers midi. Il y a quelques temps, il fallait voyager en convoi. C’est maintenant chose oubliée et nous avons donc circulé très librement. Nous nous installons à l’hôtel Saint Joseph, pas trop mal noté sur « tripadvisor ». Les enfants apprécient particulièrement la piscine sur la terrasse qui domine Louxor et le Nil. La vue est sympa, même si quelques constructions peu harmonieuses (dont le club med) nous gâchent un peu la vue. Quel plaisir de prendre une douche simplement (c’est vrai que sur la felouque l’opération était viable mais pas simple). Nous avions décidé de visiter par nos propres moyens Karnak l’après-midi, puis Louxor le soir, sous l’éclairage artificiel. Au dernier moment, nous changeons d’avis car sans guide, nous passons à côté de beaucoup de choses. Du coup nous sollicitons Mohamed notre guide d’Edfou pour les deux sites. Après un peu de marchandage (dont je crois, il n’est pas sorti perdant) l’affaire fut conclue.



A Karnak, nous décidons de visiter le musée à ciel ouvert avec la chapelle rouge d’Hachepsout, lieu recommandé par Sara. Il faut prendre un ticket en plus mais nous ne l’avons pas regretté (attirés pour avoir pas mal bouquiné sur la vie de la seule femme pharaon). Que dire de Karnak qui est déjà tellement célèbre ? Et bien que cela est impressionnant ! La forêt de pylônes nous ramène à la taille de lilliputiens. La lumière joue à cache-cache avec les alignements et les perspectives. « Vu mon sens de l’orientation, j’aurais du penser à jeter des petits cailloux pour ne pas me perdre » dit Sylvie ! Nous marchons dans les pas des pharaons, au milieu d’une vie grouillante comme il y a quelques siècles, mais les revenants feraient certainement des bonds en voyant les touristes partout profaner ce qui fut hautement sacré il y eut un temps et qui est retourné maintenant à l’état de construction imposante. . Le temps a raison de tout … (petit intermède philosophique). Nous quittons Karnak en longeant la « fameuse » route des sphinx qui va ouvrir sous peu. Elle doit relier Louxor à Karnak sur trois kilomètres mais elle nous laisse un sentiment mitigé. Nous voyons plus de socles que de sphinx et surtout de nombreuses maisons détruites et d’édifices pour déterrer les « trésors d’antan. En fait, pour faire les fouilles, les gens ont été déplacés, délogés et souvent, pas relogés. Ce chantier en tout cas ne fait pas l’unanimité et le maire de la ville a du faire face à de grosses manifestations. Le jeu en vaut-il la chandelle ?



Après la grosse chaleur de Karnak, nous retournons faire un plouf dans la piscine de l’hôtel en attendant le soir. Nous retrouvons notre guide en soirée au temple de Louxor, en empruntant une calèche (exotique et à peine plus cher qu’un taxi si on négocie bien). Eclairé de nuit, c’est vraiment très beau. Louxor est un temple qui a la particularité d’héberger une mosquée et une partie chrétienne. En tout cas, ça conserve ! Les explications de Mohamed nous permettront de bien apprécier tous les secrets symboliques que renferment ces édifices. « Ceci-dit » fait remarquer Gilles, «la religion pharaonique, un poil ésotérique et très contraignante, a empêché toute diversité dans l’expression artistique». Nous terminerons la soirée au « Sofra » restaurant, pas très loin du temple, au milieu des coussins, des décorations orientales et d’une petite table ronde, très sympa .

12 ème jour

C’est dans le site d’un passionné de Louxor et de l’Egypte, Christian, qui fait partie aussi de Voyage Forum, que fut trouvé notre guide du jour, Ahmed Fingan. Adresse de son site : http://louxoregypte.be/site/

Ahmed, comme presque tous les égyptiens, a plusieurs travails à son arc, car un ne suffit pas à vivre. Il est aussi journaliste. Pour un prix, me semble-t-il modique (50€, voiture comprise), il nous a pris en charge du matin jusqu’en fin d’après-midi pour nous faire visiter, selon notre désir, la rive ouest de Louxor : le royaume des morts. Nous l’avons beaucoup apprécié, de part sa culture, sa discrétion et toutes ses explications qu’elles soient de l’époque pharaonique ou de l’époque actuelle. Il nous a fait un petit peu appréhender les us et coutumes actuels. Nous ne pouvons que chaudement le recommander. Il essaie désormais aussi de monter une agence de voyages organisatrice de trips en felouque ou excursions dans le désert… latasse1974@yahoo.fr



Nous commençons par le temple d’Hatchepsout qui nous est chère après avoir presque tous lu « la dame du Nil » : du coup, ça rend le temple encore plus vivant. De bonne heure, nous l’avons à nous tous seuls et ça ne gâche rien. Là encore, nous sommes impressionnés par le nombre de chantiers de fouilles (comme dans chaque site visité auparavant). Ça creuse dans tous les coins. Sur places, des égyptiens sont en train de restaurer très minutieusement des vestiges, à coup de pinceau ou de seringue. Un travail de patience et de longue haleine.



Après avoir bien profité et des lieux et des explications d’Ahmed, nous nous dirigeons vers Deir El-Medineh, le village des artisans de la nécropole thébaine. Ceux-là n’étaient pas des esclaves comme il a souvent été dit, mais des ouvriers bien payés. Pendant leur temps libre, ils travaillaient à leur propre tombe et usaient de tout leur savoir-faire. Nous en avons visité certaines, mais sans appareil photo et sans guide comme l’oblige la réglementation. Du coup, Ahmed nous donne les explications à l’aide de photos et de cartes postales avant d’entrer. Pratique ! Il fera de même pour la vallée des rois, puisque c’est le même topo. Les tombes sont des merveilles. Les styles sont très différenciés et les couleurs sont d’une fraicheur qui laisse perplexe quant à leur âge ! Les artisans gardaient aussi sur place des brouillons, des comptes-rendus de leurs travaux, des factures, tout cela sur des plaques d’argile qui ont été fort utiles aux archéologues. Sur le même site, nous visitons le temple d’Hathor, restauré depuis peu (il y reste même hélas quelques échafaudages). Un bien bel endroit également.



Quatrième étape du jour, le temple de Ramses III, Medinet Habou. Il est grand, beau (comme tous les pharaons) , mais est-ce vraiment un être recommandable ?. Il s’est approprié certaines constructions en y ajoutant juste sa signature et en effaçant la précédente – pratique courante à priori. Pour ne pas subir la même chose, Ramses III a gravé ses hiéroglyphes très profondément (10 à 15 bon centimètres). On est loin de la finesse des reliefs d’Hatchepsout. Quelques fresques remarquables reproduisent de charmantes pratiques de l’époque : les prisonniers de guerre se voyaient amputés de leurs mains et de leurs bijoux de famille. C’est le genre de truc qui motive les guerriers au combat j’imagine. Bref, Ramses III était visiblement un rustre, mais a t-on le droit de parler de la sorte d’un pharaon ? Petit soupçon de délicatesse dans ce monde de brute, il a quand même inventé les premières toilettes de l’histoire, « à la turque » (on devrait dire à l’égyptienne !)

Ventre vide n’a point d’oreille dit le proverbe. C’est ce qui nous est arrivé au sortir du temple. Nous allons dans le premier resto que nous trouvons mais c’est assez cher sans un énorme souvenir.

Cinquième étape : la vallée des rois. En arrivant sur le site, une tempête de poussière s’est levée, avec un vent assez violent. Le ciel s’obscurcit et devient opaque. Nous devons nous abriter à chaque instant et protéger nos yeux et nos voies respiratoires. Là encore nous ne sommes pas autorisés à prendre des photos. Nous visitons la tombe de Thoutmosis III, le beau-fils d’Hatchepsout. Ce charmant garçon l’aimait tellement qu’il a essayé d’effacer son nom de tous les monuments. C’est beau la famille. Très belle tombe en tout cas avec un style tout personnel. Nous enchaînons avec celle de Ramses III (le rustre !!!) et la double tombe de Taousert et Sethnakht.Quelle beauté ces tombes. La couleur semble parfois fraiche de la veille et la gravure d’une grande précision. Plus le temps avance, plus le nuage de poussière assombrit et jaunit le ciel. Nous nous arrêtons aux colosses de Memnon, en réfection, dans une atmosphère surnaturelle de vent de sable. Nous quittons Ahmed Fingan (fingan signifie tasse pour le thé) que nous remercions encore pour la qualité de ses explications et notre chauffeur de taxi à qui nous donnons rendez-vous à cinq heures du matin pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. Ce fut une très bonne journée, riche et bien remplie. De retour à l’hôtel, nous oublions la piscine pour nous détendre car c’est la tempête à Louxor. De toute façon nous avons quelques emplettes à faire avant le départ. Go pour les souks !



Les vendeurs sont roublards, c’est de bonne guerre, mais pas trop insistants et en aucun cas agressifs. Nous y passons une bonne heure bien agréable. Nous allons ce soir-là manger chez « Maxime », le restaurant de Sara des felouques, qui a semble-t-il bonne réputation. Nous partons en calèche après avoir fait répéter au conducteur « chaque close de notre contrat oral». Nous avons sur le sujet été prévenu qu’il faut énormément se méfier avec eux. Bingo ! Pendant le trajet il est très lourd avec ses « oulala mama » à tire-larigot. Et puis l’immanquable se produit. Il nous réclame plus, hausse le ton et devient agressif. Nous lui répondons que tout était convenu, la destination, le nombre de passagers et le prix. Mais il hausse fortement le ton dans la rue. Nous laissons la somme prévue sur le siège et avons finalement gain de cause. Ce sera le seul personnage avec lequel nous aurons eu un différent durant tout le voyage. Il est atypique ce restaurant, avec une façade que l’on peut qualifier d’immeuble « gothique » ou « médiéval ? ». A recommander (bien qu’un poil long sur les desserts car semble t-il il manquait un ingrédient).

13 ème jour – va-t-il nous porter chance ?

Lever aux aurores (4h30) et direction l’aéroport. Nos cailloux métalliques font encore sensation à la douane mais finissent par passer sans problème et l’avion n’a quasiment pas de retard. La tempête de sable continue comme la veille, mais cela ne semble pas gêner les réacteurs. A l’arrivée un van doit nous emmener directement aux pyramides où nous devons retrouver Fadi, un guide recommandé dans un carnet de voyageur. La journée va être longue et nous n’avons pas de temps à perdre ! Il fallait bien qu’il y ait un grain de sable dans toute cette mécanique fort bien huilée depuis le début du voyage. C’est un coup du 13 diront certains ! Le chauffeur de taxi est bien là, mais lui veut nous emmener à l’hôtel et pas aux pyramides tel que c’était prévu ! Un coup de fil à l’hôtel à la personne qui a géré tout ça puis le temps de reboucler avec la compagnie et le problème est finalement réglé. Ouf ! Nous appelons Fadi pour le prévenir de notre retard. « Je vous attendais hier » répond-il. « Aujourd’hui, je suis au travail ! ». Damned, après enquête, il s’est trompé de jour (il s’excusera mille fois par la suite, mais en attendant…. ) Et nous voilà partis pour les pyramides avec un chauffeur taciturne, qui ne parle pas vraiment anglais, dans une voiture bien trop grande pour nous puisque nous devions être sept et sans connaître quoique ce soit à ce que nous allions voir puisque nous devions être escortés et guidés (bon, pour les pyramides, on avait quelques idées quand même). Dans ce cas, nous dégainons une carte maîtresse : le « guide du routard ». Nous traversons de nouveau le Caire, pour la troisième fois, mais cette fois-ci, l’ambiance a changée : la veille il y a eu une pluie diluvienne accompagnée de grêle (ce qui est plutôt rare) et nous roulons dans l’eau qui s’accumule dans toutes les parties basses des routes (parfois trente à quarante centimètres). Ici il n’y a pas d’assainissement pour ce type de situation! Ahmed nous avait dit à Louxor pendant la tempête de sable, qu’ils attendaient des inondations vers Assouan et le Sinaï. Et bien, nous, nous aurons des photos des pyramides avec des nuages et des flaques d’eau devant, ça n’est pas si commun !



On a beau les avoir vues sous toutes les coutures en photo, elles sont quand même très impressionnantes ces bon sang de pyramides. Nous prenons notre temps pour les voir. Puis, pendant qu’une partie de la famille ira se balader à dos de chameau (ce qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une vue générale du site – les chameliers étaient également tout juste agréables) l’autre descendra pendant ce temps dans la pyramide de Khéphren. Un peu de déception par rapport aux souvenirs d’il y a vingt ans. Certes les pyramides sont toujours aussi hautes et impressionnantes, mais on n’y accède plus librement et un énorme truc moche (c’est un musée) a été construit à la base de l’une d’elle gâchant considérablement le paysage. Idem pour le matou, heu, je veux dire le sphinx. On ne peut même plus aller entre ses pattes, on est obligé de le voir de haut ! Un peu agaçant tout ça d’autant que tous les monuments se payent plutôt chers ! Nous sommes juste à l’heure de visite de la pyramide de Kheops (seulement deux fois 150 personnes dans la journée – après elles s’écroulent ?), mais comme les sites ferment à seize heures, nous n’aurions pas le temps d’aller ailleurs.



Nous sautons le repas de midi pour ne pas perdre de temps et partons pour Saqqarah et sa fameuse pyramide à degrés du roi Djoser, la plus ancienne. Ok, c’est haut mais moins impressionnant quand même qu’à Guizèh. Nous voulions aussi visiter la tombe superbe de Mérérouka comme cela était prévu initialement avec notre guide. Elle est fermée ! Nous descendons dans le mastaba de Ti, très jolie tombe pleine de scènes finement ciselées et colorées de la vie quotidienne égyptienne (photos interdites à nouveau) puis dans la pyramide de Téti. Nous croisons un couple de français qui a vécu dix ans en Égypte et qui est furieux après le chef des antiquités égyptiennes. Les sites sont, d’après eux, de plus en plus chers et de moins en moins accessibles, ce que nous confirmons. Les plus belles tombes étaient fermées. Nous finissons cette journée harassante au pas de course dans le musée Imothep (très bien mis en valeur) , juste avant sa fermeture. De belles pièces, mais ce n’est qu’un avant goût de ce que nous verrons le lendemain au musée du Caire.

Le soir venu, nous faisons simple : pizzeria « Thomas », le restau branché du coin. On y mange de bonnes pizzas, avec beaucoup de monde dans une ambiance finalement assez feutrée. Après une bonne nuit de sommeil (de nouveau à l’hôtel Longchamps), nous partons pour notre ultime expédition : le musée des antiquités égyptiennes du Caire. Nous sommes aux portes juste avant l’ouverture ce qui nous permet dès celles-ci ouvertes de filer à l’espace Toutankhamon, réputé souvent bondé. Nous serons presque seuls pour admirer le fameux masque sous toutes ses coutures, ce qui vaut, avec les sarcophages en poupées russes de l’époque, à eux seuls le déplacement. Même si ce musée ne met pas toutes ses pièces en valeur et donne un minimum d’explication (parfois uniquement en arabe – mais est-ce fait exprès pour inciter à prendre un des nombreux guides qui proposent leur service dans toutes les langues à l’entrée ? ), on y peut y passer de longues heures sans se lasser. A voir absolument ! Nous décidons de ne pas visiter la salle des momies pour deux raisons : Nous avons une certaine pudeur et les laissons à leur tranquillité et puis, il faut de nouveau payer en plus de l’entrée du musée, et ça devient vraiment très cher. Les antiquités égyptiennes en Egypte, ça va finir par être comme du caviar ! De retour à notre hôtel, nous savons que c’est fini, nous vivons nos dernières heures dans ce pays très attachant. Toutes les journées ont été un dépaysement total. Nous avons oublié notre quotidien et avons l’impression d’être partis des lustres. Quel voyage ! C’est un autre monde parallèle au nôtre. Ce voyage fut une de nos plus belles destinations que nous ne pouvons que conseiller à tous. C’est l’été au milieu de l’hiver !

Le retour fut presque une formalité jusqu’à Zurich. Petite anecdote vécue à l’aéroport du Caire où nous dépensions nos dernières livres : la caissière était en train de déchirer une carte postale allemande pour récupérer le timbre et coincer les boutons de ses tiroirs avec les lambeaux. « Nous espérons que les nôtres ne subirons pas le même traitement » lui lançons nous. Le simple sourire en retour ne nous a pas vraiment rassuré (mais nos cartes sont arrivées). Peut-être avait-elle une dent contre les allemands ! Notre arrivée à Lyon était prévue samedi 27 mars vers 22H30. La fin du vol fut, comment dire, quelque peu agitée, voir franchement périlleuse. Alors que nous sommes sur le point d’atterrir, dans de fortes turbulences, le pilote remet les gaz à fond et pointe le nez de l’appareil vers le ciel. C’est lorsque l’hôtesse nous a annoncé que le commandant de bord voulait nous parler que l’on a commencé à comprendre que tout ce rodéo n’était pas normal. Lors de la deuxième approche, après une bonne demie heure de tour de piste, à part une sorte de surfeur décoloré et bodybuildé derrière nous qui n’arrêtait pas de parler comme un expert des difficultés que le pilote rencontrait, un silence glacial s’était installé dans la cabine, entrecoupé des grincements lugubres de la carlingue. Lorsque les roues ont touché le sol, la performance du pilote fut saluée par une impressionnante salve d’applaudissements suivie de gros soupirs de soulagement. Nous le saurons bien vite, au sol sévissait la tempête Xynthia !

Divers liens qui peuvent être utiles :

Pour le désert : Helal Travelwww.helaltravel.com Le Caire : hotel Longchampswww.hotellongchamps.com Pour les felouques : Les gréements du Nilwww.felouques-nil.com Assouan : Sara Hotel www.sarahotel-aswan.com Hotel Saint Joseph à Louxor : reserve par l’intermédiaire de Expedia.fr

Ahmed Fingan, guide à Louxor : http://louxorguide.com latasse1974@yahoo.fr Mine de renseignements, le site de Christian : http://louxoregypte.be/site/

Pour que les enfants au-dessus de 12 ans bénéficient du tarif étudiant sur les sites (très intéressant car les sites sont hors de prix !) : carte internationale d’étudiantwww.isic.fr (13€ par enfant) J’avais pris la même en tant que professeur (18€)

Guides utilisés : le guide du routard et guide bleu

Et beaucoup de contacts par mail avec sara des felouques et Nathalie de Helal Travel…
Étudiante à la recherche d'une action bénévole pour l'été 2010
by Abbesf · 2010-04-21 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je suis une étudiante de 22 ans qui recherche un chantier bénévole entre Juin et Aout 2010. J'aimerai offrir mon temps à des gens vraiment dans le besoin. Aujourd'hui pour être bénévole il faut possèder un budget important. Moi j'ai peu de moyen si ce n'est ma grande motivation et mon envie d'aider autrui =)

Donc je lance un appel sur ce forum, y a t-il des associations, des ONG ou même des groupes d'étudiants qui recherche des bénévoles pour cet été???

Je suis interressé par tout type de chantier bénévole, mais je suis particulièrement attiré par tout ce qui a attrait à l'eau (distribution, acheminement, puits, eau potable/usées, pollution, santé, environnement, etc). J'ai de l'expérience avec les enfants (animatrice en centre de loisirs et soutien scolaire), donc je suis partante pour tout ce qui concerne les enfants.

J'espère que vous pourrez m'aider, merci d'avoir pris le temps de lire mon message =)
Annuler son voyage en Islande? (été 2010)
by Lenakat22 · 2010-04-18 · 65 replies
J'ai réservé un autotour (D'est en ouest par island tours) pour le mois de juillet2010. Cette éruption remet "tout en cause" car nous ne visitons que le sud...et si la route est fermée, ou sous un nuage de cendres, je ne vois plus trop l'intérêt de faire ce voyage :-// d'autant que nous sommes avec nos enfants (8 et 5 ans) ...qu'en pensez vous? On maintient en sachant qu'un 2ième volcan puisse entrer en éruption ou que celui là continue longtemps (apparemment tous les vulcanologues lui prédisent une longue éruption) ....ou on annule avant de régler le solde? ;-))
Sri Lanka et Maldives: un voyage en vert et bleu!
by Krikri6792 · 2010-04-08 · 27 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage effectué du 14 au 29 mars 2010, sept jours au Sri Lanka (uniquement la région montagneuse du Centre) pour visiter et randonner suivis de sept jours aux Maldives pour plonger.

Pour une version avec davantage de photos, allez directement ici :

sites.google.com/...yagesceylanmaldives/



Présentation

Ah ! un peu de soleil et de chaleur en cette fin d’hiver seraient vraiment les bienvenus.

Un coup d’œil à notre « Guide du Voyageur - Saisons et climats »… Voyons voir… en mars, quelle région du monde pourrait bien répondre à notre attente ?

Trouvé ! Les Maldives… OK pour la mer, le soleil et les poissons mais, pour le reste, c’est un peu limité. Et le Sri Lanka voisin ? OK pour la montagne ou le culturel mais pour la mer, ce n'est pas vraiment l'idéal.

Alors… si on combinait un peu des deux ?

Sept jours au Sri Lanka, en se concentrant sur la région montagneuse du centre (il faut faire des choix), puis sept jours aux Maldives pour nager et plonger. Parfait !

Il ne reste qu’à prendre les billets Paris - Colombo - Malé - Paris et déjà le départ approche, c’est pour le 14 mars 2010.

Au Sri Lanka

Pour un séjour aussi court, autant ne pas perdre de temps dans les transports. La meilleure formule nous semble être celle du chauffeur guide. Très vite, nous en contactons quatre.

C’est Malik qui est le plus réactif. Il est le propriétaire d’une guesthouse et d’une petite agence (Malik Tours) à Kandy. Nous lui exposons nos envies et quelques points d’intérêt auxquels nous tenons : - - un parcours passant par Kandy puis continuant dans les montagnes - - bénéficier à chaque étape de quelques heures pour randonner - - mixer hébergement en pensions de famille (guesthouse) et en hôtel de charme.

Nous nous mettons alors d’accord sur les villes étapes suivantes : Kandy (2 jours), Nuwara Elyia (2 jours), Ella (1 jour) et Dalhousie (1 jour).

Après ces sept jours, la tête dans les sommets, notre voyage se poursuivra aux Maldives, la tête sous l’eau.

Aux Maldives

Les Maldives, ce sont 1190 îles dont une centaine ouvertes au tourisme ! Alors comment s’y retrouver ? Laquelle choisir ?

Après avoir tenté quelques îles connues, Rihiveli où nous étions en 1985, d’autres dont on nous avait parlé (Embudu, Eriyadu, Bandos, Kuredu et j’en passe), certaines trop chères, d’autres trop éloignées, certaines trop peuplées, d’autres sans lagon… nous avons fini par jeter notre dévolu sur…

HELENGELI

… qui a l’air de répondre à nos critères et que le guide Nelles décrit ainsi :

«… Une des îles les plus isolées de l’atoll de Malé Nord… une île de solitaires et de plongeurs dans l’âme… quarante sites de plongée sous-marine… un récif internequi se prête à la plongée en apnée… une île soignée et à la fois laissée à l’état de nature… seulement cinquante chambres au cœur d’une végétation quasiment intacte… Bref, un refuge idéal pour qui recherche le calme, la détente et un petit goût d’aventure. »

C’est tout à fait ce qu’il nous faut !

Le vol sur l'A380

Dim 14/03/10 : de Paris à Colombo via Dubaï

C’est le jour J et nous découvrons, à notre grande surprise, quelques heures avant le départ, que le vol EK 74 (Emirates) Paris - Dubaï s’effectue sur un A380. Nous sommes par conséquent d’autant plus excités de découvrir le super jumbo.

Sous un ciel maussade, le voici, garé sur le tarmac de Roissy… Longueur 73,4 mètres pour une envergure de 79,8 mètres !

Un zoom sur le fuselage confirme son identité.

Le bel oiseau ainsi perfusé fait un peu de peine à voir mais c’est impressionnant… tout ce que ce géant à deux étages peut engloutir comme cargaison ! Il va pouvoir décoller avec tout ce chargement… et près de 500 passagers qui montent maintenant à bord ?

En attendant le décollage, nous testons le confort de nos sièges : plus de place pour les jambes, une inclinaison plus importante et 81centimètres entre les sièges, des écrans individuels avec plus de 1200 canaux de divertissement… bref, un confort sans pareil !

Ajoutons à cela un décollage en douceur, un personnel polyglotte et attentionné, des repas délicieux et d’une rare qualité… les six heures trente à bord passent très vite et déjà Dubaï scintille de mille feux ! Après plusieurs tours au-dessus du désert, notre 380 se pose délicatement.

Bon, là, il faut quitter le super appareil et poursuivre, après deux heures d’escale, plus modestement sur un Boeing 777 mais le service Emirates, là encore, est top !

Tout juste le temps de s’assoupir un peu pendant ces quatre heures et quart de vol, la nuit est très courte. Le soleil est levé depuis belle lurette au Sri Lanka. Il est 8 h 30 heure locale quand nous atterrissons à Colombo.

On avait envie de chaleur, il fait déjà 27° en ce début de matinée. Ça promet !

Vol sur A 380

Kandy, au bord du lac

Lu 15/03/10 : Kandy

Dans le hall de l’aérogare, il y a foule, chacun avec sa petite pancarte. Nous repérons très vite celle portant notre nom : le chauffeur envoyé par Malik nous attend. Après les présentations (il s’appelle Nimal et c’est lui qui nous conduira pendant ces sept jours), il nous entraîne à l’extérieur où nous attendons qu’il aille chercher le véhicule au parking.

Ça y est, valises et sacs remplissent le coffre de la Nissan. En route vers Kandy à travers une campagne rappelant l’île Maurice d’il y a trente ou quarante ans.

Une centaine de kilomètres mais près de trois heures de trajet, car ici l’état des routes et les conditions de circulation allongent considérablement les délais. Nous comprenons rapidement qu’ici un conducteur a besoin d’avoir de bons réflexes pour freiner, d’un bon coup de volant pour éviter les véhicules en face ou les piétons, d’un bon klaxon pour se faire entendre, d’un soupçon d’inconscience ou d’un bon ange gardien pour doubler en toute circonstance.

Après celle de l’Equateur et de l’Egypte, la conduite sri lankaise est, elle aussi, très folklorique : la priorité est au plus gros !

C’est donc avec un certain soulagement que nous voyons arriver Kandy, la deuxième ville du pays, 500 mètres d’altitude, porte d’entrée de la région montagneuse. Nous nous posons pour deux jours à la Palm Garden Guesthouse, propriété de Malik, dans un quartier sans charme mais la pension, comme son nom l’indique, est entourée de palmiers, de cocotiers et de jacquiers.

La chambre est simple mais l’accueil très chaleureux et à défaut d’avoir la vue sur le lac, il y a une terrasse très agréable sur le toit.

Après un bon repos, nous partons en fin d’après-midi voir un des points d’intérêt de Kandy : son lac… et quatre kilomètres pour en faire le tour… à pied bien sûr ! Il fait très chaud (plus de 30°).

Une petite halte sous cet arbre pluricentenaire est bienvenue !

Celui-ci, en fleur, saupoudre la rive d’une pluie de pétales roses !

Tout a l’air si paisible !

C’est oublier la ronde infernale des voitures, des bus et des tuk-tuk autour du lac, un incroyable concert de coups de klaxon, de coups d’accélérateur et de coups de frein dans une pollution regrettable !

Alors c’est avec bonheur que nous retrouvons la terrasse de la pension après un dernier coup d’œil sur le lac depuis les hauteurs de la ville. Le temple de la Dent, sur le bord du lac, sera pour demain.

Pour le dîner, nous avions commandé à la cuisinière un « rice and curry » mais je ferai, toute seule, honneur à ce plat succulent et copieux, tout juste épicé comme il faut pour mon palais d’Européenne… pendant qu’Hervé est cloué au lit avec une très forte migraine !

Lac de Kandy

Kandy, son jardin botanique et ses temples

Ma 16/03/10 : Kandy (suite)

La nuit a été chaude mais réparatrice pour notre malade d’hier et dès le lever du jour, nous sommes sur pied. Au programme de cette matinée : un peu de culture avec le temple de la Dent.

Situé au nord du lac, ce temple renferme la plus importante relique bouddhique du pays : une dent de Bouddha. Tous les jours, trois cérémonies ont lieu à 5 h 30, 9 h30 et 18 h 30. A 5 h30, on était encore au fond de notre lit alors c’est à celle de 9 h 30 que Nimal nous amène.

Nous nous mêlons à la file des fidèles venus en nombre, les mains chargées d’offrandes, se recueillir avec beaucoup de ferveur dans le sanctuaire. Comme eux, nous nous déchaussons et découvrons la tête à l’entrée du site, tout en veillant à avoir épaules et jambes couvertes.

Voici la partie la plus ancienne et la plus intéressante du temple : le pavillon reliquaire avec, au rez-de-chaussée, de magnifiques fresques et boiseries.

Au roulement de tambours, les pèlerins se pressent vers la galerie à l’étage afin d’y apercevoir le « tabernacle » contenant la dent. Nous, on se contentera d’un coup d’œil furtif avant de continuer notre progression dans d’autres salles du temple.

Bouddha est partout !

Nous sommes impressionnés par tant de ferveur !

Nous finissons la visite par la salle de l’éléphant Rajah, contenant la dépouille naturalisée du célèbre éléphant qui pendant des décennies a porté le reliquaire en or lors de cérémonies annuelles à Kandy. Touchant !

Il est 11 heures et il fait très chaud ! Se mettre au frais et au calme au jardin botanique de Peradeniya est la meilleure solution à cette heure de la journée. Nous prenons tout notre temps pour arpenter le parc.

A six kilomètres de Kandy, sur une superficie de 60 ha, c’est le plus grand jardin botanique du pays. C’est un havre de paix au regard de l’agitation grouillante de la ville.

Des pelouses et massifs bien taillés…

Des arbres remarquables…

Ce Ficus Benjamina… gigantesque et tentaculaire !

Ce « Bronze Shower Tree » (Cassia moschata)… magnifique !

Cet arbre à boulets de canon (Couroupita guianensis)… en fleur !

Et cet arbre… de roussettes bien garni !

Des variétés confidentielles comme ces cocos de mer (Lodoicea maldivica) qui, en principe, sont endémiques des Seychelles et qui ont réussi à se développer ici. Leurs fruits qui demandent six ans pour arriver à maturité peuvent peser jusqu’à 20 kg et vaudraient une fortune.

Des animaux… exotiques ou pas ! Deux petits singes espiègles venus chatouiller les doigts de pied du photographe !

Un lézard bien caché !

Et un scorpion exhibé par un local en échange d’un petit billet !

Enfin une superbe collection d’orchidées !

On en a plein les yeux et plein les gambettes aussi… alors, une petite pause rafraîchissement à la cafétéria du jardin, puis un repos bien mérité dans notre chambre avant de repartir, en fin d’après-midi, dans la campagne kandyenne à la découverte de trois (petits) temples.

Loin du faste du temple de la Dent, ici, nous avons le privilège d’être les seuls visiteurs, et, quand le gardien du deuxième temple vient avec sa clé ouvrir le sanctuaire, nous nous sentons très honorés.

Une journée bien remplie qui se termine sur la terrasse de la pension avec un « rice and curry » qu’Hervé peut enfin apprécier. Quant à moi, je ne suis pas mécontente de goûter cette variante car les plats de légumes ne sont pas tous les mêmes qu’hier. Nous terminons par une assiette de fruits, papaye, ananas, banane.

Dans le jardin botanique

Temple kandyen

Tea Factory, au coeur des plantations

17/03/10 : de Kandy à Nuwara Eliya

8 h 30 : la voiture est prête. Nous prenons congé de nos hôtes Malik, Laetitia et la petite Selima ainsi que de toute l’équipe de la pension, aux petits soins pour nous pendant ces deux jours.

Route vers Nuwara Eliya (prononcez Niourélia) à environ 80 kilomètres de Kandy en passant progressivement de 500 mètres à 2000 mètres d’altitude. Pas étonnant alors qu’en sortant de la voiture à Ramboda (1400 mètres), l’air soit plus vif et la brise rafraîchissante. On respire et on profite des premiers paysages de plantations de thé !

La maison de thé des Blue Fields invite à une petite halte. Visite de la fabrique, dégustation d’une tasse de thé, mais bien que nous adoptions le thé tout au long de notre séjour (buvons local !) nous ne sommes pas vraiment amateurs. Ce n’est donc pas avec nous que la boutique fera affaire !

Après quatre heures de trajet sur une route de montagne sinueuse mais agréable, nous voilà à Nuwara Eliya, la principale villégiature du Sri Lanka. Le centre-ville poussiéreux et turbulent est typiquement sri lankais mais la ville, prisée autrefois par les pionniers anglais de l’industrie du thé, a gardé des traces de l’époque : son golf, sa poste, ses jardins…

C’est d’ailleurs dans le très british Victoria Park que nous nous installons pour pique-niquer avant de poursuivre car notre destination finale, le Tea Factory Hotel, est encore à quinze kilomètres de cette ville et à quatre kilomètres du village de Kandapola au bout d’un chemin cahoteux.

L’accueil à l’hôtel dépasse nos attentes. Un majordome en uniforme et en gants blancs nous ouvre la porte de la voiture. Les employés se pressent, l’un s’occupant des valises, l’autre s’occupant du check in, le troisième s’occupant de nous.

En guise de bienvenue, il nous fait une petite marque sur le front puis nous offre dans le creux de la main quelques grains de sucre Candy, de cardamome et de cumin (à croquer !). Enfin une tasse d’un excellent thé épicé accompagné de sa recette.

On nous fait gentiment remarquer que ce soir, pour le dîner, le pantalon long est de rigueur ! « Smart casuel dressing code », en l’occurrence habillé, mais décontracté…ouf, car on n’avait prévu ni le costume ni la robe !

Voyons maintenant notre chambre !

Cet hôtel est une ancienne fabrique de thé reconvertie, en ayant pris soin de conserver toute la structure extérieure ainsi que certaines machines de l’époque que l’on peut d’ailleurs voir fonctionner en soirée.

Pas de temps à perdre, on a très envie de faire le tour du propriétaire. L’hôtel, vue de face.

Une grande terrasse… donnant sur les plantations.

Tiens, un beau cottage… Il s’avère que c’est la maison du manager et le jardinier, sur place, est fier de nous montrer les formes les plus étonnantes des buissons de buis.

Il y a là tout le bestiaire : dinosaure, éléphant, mickey mouse, lapin…

A 16 heures, nous avons rendez-vous avec Meya pour un « nature walk » à travers la campagne environnante, vers le village et le temple d’abord...

… entre champs de thé et plates-bandes de légumes.

Notre guide nous montre des oiseaux, des plantes, nous fait sentir le cyprès, le fenouil, l’eucalyptus et la citronnelle et nous entraîne à travers les coteaux.

Nous nous attendions à une petite promenade du dimanche mais pas du tout, Meya marche d’un bon pas et, au-delà des plantations de thé, s’enfonce dans la forêt primaire où nous le suivons tant bien que mal… chaussés de nos sandales. Après avoir trébuché sur quelques racines, nous débouchons dans une belle parcelle d’eucalyptus.

Quel calme ! Nous sommes dans notre élément !

C’est finalement au bout de deux heures et pas loin de dix kilomètres que nous retrouvons l’hôtel, au moment où la brume commence à envelopper les collines. Le nom de « Misty Mountains » colle bien à ces lieux !

Au dîner, un buffet « Around the world in two and half hours » nous met en appétit avec plein de spécialités locales et internationales et surtout un bon choix de desserts.

Tea Factory Hotel

Ella et le petit pic d'Adam

Je 18/03/10 : de Nuwara Eliya à Ella

Le ciel très dégagé au lever du jour est vite envahi par des nuages qui lui donnent un aspect ouaté.

Comme hier, à 8 h 30, c’est le départ, direction Ella, cinquante kilomètres. Aux alentours, le paysage des champs de thé ressemble à un grand tapis vert piqueté des taches colorées que forment les cueilleuses.

Plus loin, les cultivateurs eux aussi sont déjà à l’œuvre… à la grande joie des hérons.

Le trajet est particulièrement long et pénible, ralenti par les nombreux travaux sur le parcours, les passages incessants dans des bourgades grouillantes et crasseuses, la circulation intense et le trafic des bus sur ces petites routes étroites et sinueuses.

Les cinquante kilomètres prendront plus de trois heures et vers midi, nous atteignons enfin Ella. Le village en lui-même n’a que peu d’intérêt mais notre guesthouse « Ambiente » est située à l’écart, à flanc de colline, dans un environnement fleuri. Notre chambre simple, mais avec une grande terrasse, offre une des meilleures vues de la région… sur Ella Rock et Little Adam’s Peak de part et d’autre d’Ella Gap. On nous dit que, par temps clair, on peut apercevoir la côte à travers cette faille !

Aujourd’hui c’est loin d’être le cas, il fait nuageux et orageux. La montée à Ella Rock est compromise, il aurait fallu partir de bon matin. On espère tout de même grimper jusqu’au petit pic d’Adam.

En attendant de voir l’évolution des conditions, nous partageons avec trois touristes américains de retour de randonnée deux gros sandwichs club, bien trop copieux pour nous !

Vers 14 h 30, malgré une météo incertaine, nous persuadons Nimal de nous accompagner en voiture au départ du sentier vers Little Adam’s Peak. En réalité, il a prévu de venir avec nous.

Comme pour son aîné le pic d’Adam (que nous gravirons dans quelques jours), on y accède par des marches mais, malgré la chaleur, ce ne sont finalement pas plus de cent mètres de dénivelé pour 1,7 kilomètres l’aller… une bagatelle ! Nimal sue à grosses gouttes et nous laisse faire, tout seuls, la dernière grimpette jusqu‘au sommet, préférant l’ombre d’un eucalyptus.

Là-haut, la vue est très belle bien que partiellement dans les nuages. Mais le ciel orageux donne à ce paysage une ambiance très particulière.

Nous pressons le pas dans la descente car les nuages se font de plus en plus menaçants jusqu’à donner une petite averse qui n’aura pourtant pas le temps de mouiller ni la terre ni nos chemises.

Le soleil réapparaît alors que nous nous apprêtons à faire une deuxième balade à partir de la pension, il est encore tôt : Hervé veut parcourir le début du chemin vers Ella Rock.

Pour cela, il faut descendre jusqu’à la voie ferrée, y marcher pendant deux, trois kilomètres (ici marcher sur la voie ferrée est normal) jusqu’à un pont et une cascade (partiellement sèche).

En chemin, beaux paysages de rizières et de cultures en terrasses.

Pour les piétons, marcher sur la voie ferrée est bien plus sûr que de marcher sur le bord d’une route. On y fait plein de rencontres, notamment avec ces écoliers.

Ce soir, « chop sue and noodles » pour changer un peu du « rice and curry ».

Petit pic d'Adam

A SUIVRE !
Encore un opposant pacifiste mort en prison à Cuba
by Kapdiwasa · 2010-03-17 · 72 replies
Cuba : la mort d'Orlando Zapata, gréviste de la faim

Par Michel Faure | Journaliste | 24/02/2010 | 21H11

Le seul crime qu'avait commis Orlando Zapata Tamayo, mort mardi 23 février à La Havane des suites de sa grève de la faim à l'âge de 42 ans, était d'être en désaccord avec le régime cubain. Il n'avait tué personne, ni volé, ni agressé quiconque. Il était simplement un opposant à Fidel Castro, et le disait, comme cela aurait été son droit le plus élémentaire dans n'importe quelle démocratie. Mais les dictatures sont justement nommées des régimes totalitaires pour ne laisser aucun espace à la liberté, aucun champ à la divergence d'opinions. Le désaccord est une trahison, et demander la démocratie à Cuba est donc un crime. Comme la paranoïa est aussi au programme, ce crime, tellement odieux, ne peut-être qu'une perversion inspirée de l'étranger, et le dissident est bien évidemment, aux yeux du pouvoir cubain, un agent au service de la CIA et des Etats-Unis. Pris dans la grande rafle des dissidents d'avril 2003 Pour toutes ces extravagantes raisons, Orlando Zapata avait été pris dans la grande rafle des dissidents cubains d'avril 2003. Soixante-quinze personnes, dont plusieurs journalistes indépendants, avaient été arrêtées et jugées à des peines parfois sévères. Celle de Zapata fut relativement légère, tout en restant totalement injuste : trois ans de prison. Zapata, cependant, fut un « mauvais » prisonnier, ce qui lui valu une nouvelle condamnation à vingt-cinq ans supplémentaires de prison. Zapata, qui avait été désigné « prisonnier de conscience » par Amnesty International, avait entamé une grève de la faim voici 85 jours. Sa mère, il y a une semaine, avait alerté l'opinion de la gravité de l'état de santé de son fils, et le quotidien Miami Herald avait publié la nouvelle. Le prisonnier, d'abord transporté dans une clinique de la région de Camaguey, avait été hospitalisé il y a quelques jours à la Havane où il est mort. Selon la BBC, le dernier dissident cubain à mourir d'une grève de la faim en prison fut un étudiant et poète, Pedro Luis Boitel, en 1972. La blogueuse cubaine Yoani Sanchez, sur Twitter, appelle à un deuil national. Photo : registre de condoléances ouvert à La Havane après la mort d'Orlando Zapata Tamayo (Enrique De La Osa/Reuters)

C'est toujours aussi stupéfiant de mépris pour les droits de l'homme mais ça continue de plus belle malgré le pseudo assouplissement régulièrement invoqué sur VF par le "fanclub" de Cuba................

Viva la libertad!.............................y.............................Vivan las vacaciones en Cuba!
Jeu des photos: nouveau souffle!
by Lilie82 · 2010-03-09 · 595 replies
Salut VFistes,

On ne va pas attendre Aristo parce que sinon... 😛

Alors?.. c'est ou?

😉

Lilie
Martinique: petites nouvelles du quotidien à partir du 1er mars 2010
by Madikéra · 2010-03-01 · 1063 replies
Bonjour,

Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.

Bonne prochaine venue dans nos îles.
Easyjet, c'est du vol! Un vrai cauchemar!
by 69contact69 · 2010-02-18 · 134 replies
Notre cauchemar avec Easyjet !

Réfusé à l'embarquement car mon enfant avait un plâtre !

Il y a quelques mois, nous nous sommes présentés à l'enregistrement avec mon enfant pour un vol national. Nous nous sommes présenté dès l'ouverture du guichet, soit plus de 2 heures avant l'embarquement.

On nous a enregistré sans problème.

Cependant, au moment de monter dans l'avion, on nous a refusé l'accès car mon enfant portait un plâtre (depuis plusieurs semaines).

On m'a dit qu'il fallait un certificat médical. Je leur ai dit que je n'étais pas au courant, et surtout, qu'ils auraient pu nous le dire au moment de l'enregistrement, et pas au moment de monter dans l'avions, nous aurions disposé de 2 heures pour contacter notre médecin et avoir le certificat (démarche que nous avons faites et qui nous a pris 30 min !).

Ils se réfugient derrière leurs conditions générales, comme d'habitude, où il y a 10 pages, écrite en petits caractères...mais bon, au moment de la réservation, mon enfant n'avait pas le bras cassé...

Au final, Easy jet nous a donc refusé l'embarquement et nous a prié de quitter la zone sans délais..

Mon enfant était en pleurs, nous nous faisions une joie de retrouver des amis pour une grande fête pour le week end.

Je déplore l'attitude du personnel au sol qui n'a montré aucuns signes de compassion, de compréhension, de sympathie envers nous, voir plutot du mépris !

On nous a dit simplement de ressortir, sans même nous proposer une solution alternative malgré mes demandes insistantes.

Je vous laisse imaginer la déplorable image que la compagnie a laissé aux autres passagers. Ils étaient tous dégoûtés de voir ça ! D'ailleurs, personne parmis les voyageurs n'était au courant de cette procédure.

Compagnie low cost, mais aussi low service.

Soyez vigilants !

Bien sur, j'ai ennvoyé une lettre de réclamation, et pas de nouvelle à ce jour.

En attendant, j'informe « la planete » de cette mésaventure, à défaut d'être indemnisé.
Itinéraire de dix-huit jours en France, premier voyage en Europe
by Natisa · 2010-02-14 · 75 replies
Bonjour, SVP donnez votre opinion sur l'itinéraire proposé. Premier voyage en Europe en mai 2010, couple soixantaine. Jour 1, 2, 3, 4 Paris Jour 5, 6 Bruges Jour 7 Rouen Jour 8, 9 Mont St. Michel Jour 10, 11 Blois Jour 12 Clermont Jour 13 Avignon Jour 14, 15, 16, 17 et 18 Nice et environs. Mon ancètre, Sébasrien Hervet fils de Gabriel Hervet et Marguerite Lorillo qui se sont mariés à St. Martin, Blois aux environs de 1660. Est-il possible de visiter ce village? Est-il onéreux de louer l'auto à Paris et la laisser à Nice? Merci de répondre Blaise

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