Results for "Syrie+souvenir+artisanat"
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Hébergement à Konya en Turquie
Bonjour tout le monde! On cherche a se renseigner comment faire pour nous heberger de bon marche pour une seule nuit a Konya, Turquie. On est couple.
Merci d'avance!🙂
Des photos, des photos, encore des photos!
Et hop c'est reparti pour un tour ! 😉
Mais où cela peut-il bien être ?? 😮😮
Mais où cela peut-il bien être ?? 😮😮
Jet de pierres à vélo en Egypte!
Bonjour a tous,
En ce moment, je suis en Egypte en voyage a velo couche depuis le 20 mars. Les routes sont bonnes, mais la circulation est difficile pour un cyclo au Caire. Les adultes sont accueillants, mais les enfants, ca depend beaucoup !! Depuis que je suis arrive en Egypte, des enfants n'ont jette des pierres a une dizaine de reprise et l'un d'entre eux a donne 2 ou 3 coups de pieds dans une des saccoche arriere alors que je roulais a velo. Lui meme avait aussi un velo.
Dans une oasis du Sinai, des gamins ont egalement essaye de prendre des affaires sur le porte bagage, alors que je passais et que ca montait, pas de possibilite de fuite. Il y a quelques jours, j'ai croise un Ecossais qui venait de la Jordanie, il m'a dit que les jets de pierres, c'etait 2 a 3 fois par semaines. Il n'a pas aime ce pays ou je compte aller car je veux revenir en france a velo, en passant par la Jordanie, la Syrie, la Turquie, la Grece et l'Italie.
Au bout du compte, je me demande si je vais aller dans l'est de la Turquie dans ces conditions, je peux couper court en sortant de la Syrie et arriver rapidement en Grece. D'autres cyclo auraient ils eu le meme genre d'experience au Moyen Orient ? Comment faut il interpreter ces jets de pierres ?? En tout cas, c'est tres desagreable de voir des enfants au bord de la route et de ne pas savoir quelle sera leur reaction. Depuis que je circule a velo, c'est bien la premiere fois que cela arrive. Pourtant, je connais une quarantaine de pays.
En ce moment, je suis en Egypte en voyage a velo couche depuis le 20 mars. Les routes sont bonnes, mais la circulation est difficile pour un cyclo au Caire. Les adultes sont accueillants, mais les enfants, ca depend beaucoup !! Depuis que je suis arrive en Egypte, des enfants n'ont jette des pierres a une dizaine de reprise et l'un d'entre eux a donne 2 ou 3 coups de pieds dans une des saccoche arriere alors que je roulais a velo. Lui meme avait aussi un velo.
Dans une oasis du Sinai, des gamins ont egalement essaye de prendre des affaires sur le porte bagage, alors que je passais et que ca montait, pas de possibilite de fuite. Il y a quelques jours, j'ai croise un Ecossais qui venait de la Jordanie, il m'a dit que les jets de pierres, c'etait 2 a 3 fois par semaines. Il n'a pas aime ce pays ou je compte aller car je veux revenir en france a velo, en passant par la Jordanie, la Syrie, la Turquie, la Grece et l'Italie.
Au bout du compte, je me demande si je vais aller dans l'est de la Turquie dans ces conditions, je peux couper court en sortant de la Syrie et arriver rapidement en Grece. D'autres cyclo auraient ils eu le meme genre d'experience au Moyen Orient ? Comment faut il interpreter ces jets de pierres ?? En tout cas, c'est tres desagreable de voir des enfants au bord de la route et de ne pas savoir quelle sera leur reaction. Depuis que je circule a velo, c'est bien la premiere fois que cela arrive. Pourtant, je connais une quarantaine de pays.
Le choc d'un désastre écologique en voyage
C’est à une vision d’horreur à laquelle le voyageur est convié en arrivant à destination, une vision à laquelle il n’est nullement préparé. Pris par surprise, il écarquille les yeux en se demandant si il doit en croire ses yeux. Le spectacle est peu banal et il est donné à Tartous, en Syrie. Les guides évoquent une charmante bourgade située sur les rives de la Méditerranée et à proximité de sites historiques d’un grand intérêt. Il faut lire alors entre les lignes pour constater rétrospectivement que ces guides déploient des trésors de diplomatie, une véritable langue de bois, pour indiquer que la baignade n’ y est pas "vraiment recommandée". Ben voyons ! La plage de Tartous, toute de sable blond et qui s’étale sur des kilomètres à perte de vue est une véritable poubelle ! Sur ce qui aurait pu être un Saint-Tropez oriental, par la grâce d’un Allah plus précis dans son bouquin sur les affaires de propreté et d’hygiène et d’une Municipalité moins gangrenée par la corruption et l’immobilisme, sont disposées, environ tous les 100 mètres, d’énormes canalisations qui déversent en direct toutes les eaux usées de la ville. Grisâtres, glauques, répugnantes, ces masses liquides s’écoulent nonchalamment et inexorablement vers une mer devenue méconnaissable, d’une couleur indéfinissable, mélange de boueux et de gris, et exhalant des odeurs fétides susceptibles de retourner l’estomac des plus sensibles. La plage est une immense décharge publique improvisée où l’on jette absolument tout : plastiques, croûtes de maïs, verre, mégots, papiers… Des chats à la plage, allez à Tartous, vous en verrez treize à la douzaine, qui se disputent ou se partagent intelligemment quantité de sachets éventrés. En m’en prenant plein les mirettes de cet extraordinaire spectacle, j’éclate de rire tout seul en me remémorant les propos de l’hôtelier, la veille au soir, qui me vantait la vue sur mer de ses chambres et m’indiquait qu’elles étaient naturellement plus chères que les autres.
A part ça, certains cafetiers ont disposé transats et parasols sur la plage. Certes, il n’y a pas foule, mais tout de même, déguster un en-cas, avaler une boisson rafraîchissante sont des agréments offerts au chaland à une poignée de mètres, pour ne pas dire au milieu, des immondices et des débouchés des égouts. L’idée ne viendrait pas à l’esprit de ces stratèges de nettoyer toute la plage. Non, chacun n’a d’yeux que pour son petit périmètre. Je continue ma promenade et soudain, je m’immobilise. J’hallucine : un Monsieur est en train de faire trempette dans l’eau et il tient dans ses bras un bébé. Large sourire, heureux à l’évidence de profiter de la fraîcheur marine et faisant de grands signes à sa femme, qui le rejoint illico avec un appareil photos pour une série de clichés, avec bébé dans les bras, bébé dans l’eau etc. Dans ma précipitation, comme si je voulais profiter d’une vision fugace, j’ai complètement raté la mienne, de photo. Je prends mon temps pour une deuxième tentative. J’ai aujourd’hui dans mon album Syrie une photo représentant un papa tenant fièrement sa progéniture et barbotant dans une eau glauque et crade, en train de se faire photographier joyeusement par sa femme, le tout à proximité de canalisations bien visibles et bien actives. Horrible et affligeant ! Je me fais aujourd’hui la réflexion suivante : et si tout cela préfigurait l’avenir ? Ce que seront devenues nos plages et nos rivières dans un monde surchargé et surpeuplé. Tartous, ville pionnière d’une planète saccagée par la populace et les déchets ? Bien malin, celui qui peut aujourd’hui nous rassurer catégoriquement sur le sujet. Anne, une parisienne rencontrée au musée de Damas et voyageant également seule en Syrie, a beau me marteler que les eaux de la Seine étaient d’une incroyable saleté jusqu’au début des années ‘80 et que, dans les années ’70, les ouvriers en Grande-Bretagne se reposaient en été sur la plage de Brighton, notoirement sale et polluée, j’ai du mal à imaginer une prise de conscience collective à l’échelle mondiale et l’invention d’une solution radicale au problème des déchets ménagers et industriels. La croissance démographique est ce qu’elle est, c’est-à-dire implacable et désespérante et elle ne présage strictement rien de bon…
Je quitte Tartous triste et inquiet. Direction Safita, le Krach des Chevaliers, Homs, Damas, Palmyre, Deir Zohr. Le moral reviendra…
Khaldoun
A part ça, certains cafetiers ont disposé transats et parasols sur la plage. Certes, il n’y a pas foule, mais tout de même, déguster un en-cas, avaler une boisson rafraîchissante sont des agréments offerts au chaland à une poignée de mètres, pour ne pas dire au milieu, des immondices et des débouchés des égouts. L’idée ne viendrait pas à l’esprit de ces stratèges de nettoyer toute la plage. Non, chacun n’a d’yeux que pour son petit périmètre. Je continue ma promenade et soudain, je m’immobilise. J’hallucine : un Monsieur est en train de faire trempette dans l’eau et il tient dans ses bras un bébé. Large sourire, heureux à l’évidence de profiter de la fraîcheur marine et faisant de grands signes à sa femme, qui le rejoint illico avec un appareil photos pour une série de clichés, avec bébé dans les bras, bébé dans l’eau etc. Dans ma précipitation, comme si je voulais profiter d’une vision fugace, j’ai complètement raté la mienne, de photo. Je prends mon temps pour une deuxième tentative. J’ai aujourd’hui dans mon album Syrie une photo représentant un papa tenant fièrement sa progéniture et barbotant dans une eau glauque et crade, en train de se faire photographier joyeusement par sa femme, le tout à proximité de canalisations bien visibles et bien actives. Horrible et affligeant ! Je me fais aujourd’hui la réflexion suivante : et si tout cela préfigurait l’avenir ? Ce que seront devenues nos plages et nos rivières dans un monde surchargé et surpeuplé. Tartous, ville pionnière d’une planète saccagée par la populace et les déchets ? Bien malin, celui qui peut aujourd’hui nous rassurer catégoriquement sur le sujet. Anne, une parisienne rencontrée au musée de Damas et voyageant également seule en Syrie, a beau me marteler que les eaux de la Seine étaient d’une incroyable saleté jusqu’au début des années ‘80 et que, dans les années ’70, les ouvriers en Grande-Bretagne se reposaient en été sur la plage de Brighton, notoirement sale et polluée, j’ai du mal à imaginer une prise de conscience collective à l’échelle mondiale et l’invention d’une solution radicale au problème des déchets ménagers et industriels. La croissance démographique est ce qu’elle est, c’est-à-dire implacable et désespérante et elle ne présage strictement rien de bon…
Je quitte Tartous triste et inquiet. Direction Safita, le Krach des Chevaliers, Homs, Damas, Palmyre, Deir Zohr. Le moral reviendra…
Khaldoun
Instabilité politique au Liban???
Bonjour,
Voilà, je vais effectuer mon stage au Liban de Mai à Août mais je me fais un peu de souci au niveau de l'instabilité politique. Est ce que vous pensez que ça craint ou pas ? Parce que j’y vais en pleine période des élections…
Voilà, je vais effectuer mon stage au Liban de Mai à Août mais je me fais un peu de souci au niveau de l'instabilité politique. Est ce que vous pensez que ça craint ou pas ? Parce que j’y vais en pleine période des élections…
Typhoïde en Egypte
Au cours d'un voyage en Egypte, cet été, mon fils, 20 ans, a contracté une typhoide.C"était un voyage classique, croisière sur le Nil, séjour Mer Rouge, Le Caire.Il a commis l'erreur de boire l'eau du robinet sur le bateau, mais ce n'est qu'une hypothèse.D"autres voyageurs ont ils connu une expérience de ce type, et peuvent Ils me renseigner, par exemplee sur la durée de la convalescence?Merci!
Où aller au Moyen-Orient?
Salut a tous
Je vis a Guatemala La ciudad. Un peu compliqué pour trouver des infos sur le MO. Heureusement il y a voyage forum ....
Je viens donc de decider que j irai au MO. Depart dans 2 semaines ...mais ou vais je allé ?
J ai aucune experience du MO : quelqu un pourrait il me faire une breve topo des pays du coin ?
En faisant le hit parade du Forum, je crois que la Syrie gagne. Mais il faut un visa pour la Syrie ( en 2 semaines, pas facile depuis le Guatemala)
Le yemen, va tres fort aussi : la, on parle carrement de visa a travers une agence ...
Est il possible d aller au Liban ( Visa a l airport) et de la, passer en Syrie ?
Bienvenue aux suggestions, bien entendu !
Salut et merci
Andre
La syrie, zut alors, il faut un visa.
La jordanie, on n en parle pas tres bien dans ce forum
Oman ????
Quelqu un peut il m aider a prendre une decision ?
Y a t il moyen de rentrer au Liban et d al
Je vis a Guatemala La ciudad. Un peu compliqué pour trouver des infos sur le MO. Heureusement il y a voyage forum ....
Je viens donc de decider que j irai au MO. Depart dans 2 semaines ...mais ou vais je allé ?
J ai aucune experience du MO : quelqu un pourrait il me faire une breve topo des pays du coin ?
En faisant le hit parade du Forum, je crois que la Syrie gagne. Mais il faut un visa pour la Syrie ( en 2 semaines, pas facile depuis le Guatemala)
Le yemen, va tres fort aussi : la, on parle carrement de visa a travers une agence ...
Est il possible d aller au Liban ( Visa a l airport) et de la, passer en Syrie ?
Bienvenue aux suggestions, bien entendu !
Salut et merci
Andre
La syrie, zut alors, il faut un visa.
La jordanie, on n en parle pas tres bien dans ce forum
Oman ????
Quelqu un peut il m aider a prendre une decision ?
Y a t il moyen de rentrer au Liban et d al
Japonais en Inde: Le choc des cultures: histoire vécue à la gare de Old Delhi
Vous qui avez sillonné sans répit les routes du mondes, vous les avez déjà rencontrés…
Ils parcours également les 4 coins du globes, souriants et l’air candide… Il suffit qu’ils entrent dans une boutique pour que votre présence ne soit plus qu’un vague souvenir pour le vendeur qui s’évertuait à vous convaincre de donner un dernier coup de grâce à votre portefeuille. Il nous ressemble à nous autres occidentaux car nous partageons un fond de culture commune basée sur la consommation, mais ils sont tellement différent.
Je veux bien évidemment parlé des Japonais.
J’ai une profonde admiration pour la culture japonaise. Ce sentiment se confond intensément avec le mystère de cette société. Je ne veux pas parler du mystère qu’évoque les paysages de la baie d’Ha long terrestres sur lesquelles se serait posé un dragon il y a quelques siècles. Non, Je veux parler d’inconnue ou d’incompréhension au sens propre.
La culture japonaise évoque pour moi le contraste le plus fort qui soit. Contraste entre la violence extrême de cette société et les usages les plus policés qui puissent exister. Contraste entre les codes de la guerre qui furent en usage et la mièvrerie des sentiments. Contraste entre la tenue des cadres citadins et la mode disco punk outrancière de certain jeunes… Tout cela reste bien mystérieux.
N’ayant pas les moyens de m’offrir un voyage dans ce pays, je prend toujours soin d’observer les jeunes japonais qui partent nombreux sur les routes du monde une fois leurs études terminées et avant d’affronter les dizaines d’année de travail acharné qui les attends.
Notre première rencontre avec le japonais en vacance eut lieu en Inde à la gare centrale d’Old Delhi.
A vrai dire nous sommes allés en Inde de façon candide. Après un rapide tour d’horizon du prix des billets d’avion, la seule destination lointaine qui s’offrait à nous était l’Inde. Nous préparions notre voyage en nous gavant l’imaginaire des récits merveilleux du Rajasthan. Oubliant presque que le sous-continent indien avait évoluée.
Arrivés à Delhi, il nous fallut quelques jours pour émerger et nous défaire de nos réflexes fondamentaux, afin de pouvoir affronter notre voyage.
Passé 2 jours dans la mégalopole, nous mettons le cap vers Jaipour. Nous devons nous rendre à la gare de Old Delhi pour prendre le train de 6h du matin.
4 heure, notre réveil sonne. Nous nous réveillons dans cette petite chambre triste aux murs sales. Il nous faut trouver un Rickshaw pour nous conduire à la gare. Il fait nuit noire dans cette rue défoncée. Ca et là des personnes dorment à même le sol ou sur le plateau des chariots qu’ils tirent durant la journée. Nous réveillons un chauffeur qui dormait dans sont tricycle à moteur. Il se frotte les yeux et nous fait signe de monter. Nous lui proposons un prix, il incline la tête de droite à gauche (j’ai encore du mal à comprendre que cela veut dire oui), nous montons.
La traversée de la ville se fait sans un mot. L’angoisse me tord le cou. C’est un dédale de petites rues crasseuses que la nuit recouvre de mystères et de fantasmes. Les kilomètres de trottoirs sont occupés par les gens endormis. Des enfants s’activent à lessiver les tables des restaurants de rue. Je ne sais plus quoi pensé je suis perdu. Le travail des enfants, la misère, dormir sur le trottoir… Que faire ? Rien… je regarde et je m’étouffe des odeurs nauséabondes refoulées par les cours d’eau dans lesquelles pourrissent les ordure de plus de 10 millions de personnes.
La peur ne me quitte pas depuis la veille. Ce triporteur n’offre aucune sécurité. Nous devons avoir environ 500 francs en liquide, plusieurs mois de salaire pour cet homme. Il serait tellement simple de nous conduire vers nulle part pour nous dévaliser. Moi-même, pour nourrir mes enfants, je n’hésiterais certainement pas longtemps. Et ce serait probablement justice.
Mais il y a peu de violence physique contre les étrangers en Indes. Nous arrivons à bon port comme nous y arriverons toujours au cours de ce voyage.
La gare de Old Delhi se dresse devant nous. C’est un cafarnaum comme je n’en ai encore jamais vu. Hommes, femmes, enfants, valides, estropiés, mendiants, moines, chèvres, vaches, tous se pressent autour de ce centre névralgique de la vielle ville. Dans toutes les positions, assis, debout ou allongés, habillés ou nus, c’est presque toutes l’inde qui nous attends. Ce petit Rickshaw qui incarnait encore mes angoisses il y a 30 secondes me semble maintenant le seul lien avec notre petite chambre d’hôtel qui était mon unique reperd. Il s’en va. Nous restons. Nous nous sentons comme ce spationaute de 2001 l’odyssée de l’espace dont le cordon avec l’humanité a été rompu et qui est condamnée à dériver dans le grand vide de l’univers, vers une mort certaine.
Nous sommes bousculés et finissons par accéder au Hall central. Des centaines de personnes sont allongées le long des murs et dorment paisiblement. Des estropiés, des indigents, mais aussi des familles qui attendent leur trains, des travailleurs en costume 3 pièces et attaché-case. Nous trouvons notre chemin entre les corps assoupis pour nous rapprocher du tableau des départs.
Notre train n’est pas encore annoncé. Devant les dizaines de guichets vides, nous renonçons à prendre un billet. Nous tenterons de le prendre directement auprès du contrôleur.
Il nous faut reprendre notre souffle. Nous trouvons un recoin où poser nos fesses. Nous regardons le spectacle incroyable de cette immense gare indienne à 5 heure du matin, en tentant de nous rendre invisibles.
Là arrivent 3 touristes japonais d’une vingtaine d’année. Mini-disc dernier cri à la ceinture, et appareils photo autour du cou. Ils avancent, têtes en l’air, la mine un rien perdue. Ils s’arrêtent en plein milieu du Hall et ouvrent leur sac pour en sortir un guide. Echangent quelques mots…. Tournent sur eux-même tentant certainement de trouver un uniforme ou une silhouette rassurante qui pourra leur ouvrir la voie. Mais rien…
J’imagine qu’ils se rendent dans la même ville que nous, premier stop obligé pour un tour du Rajasthan. Je me lève et vais à leur rencontre. Leur anglais est light et le mien bien rouillé. Je comprend tout de même qu’ils vont à Jaipour. Je leur indique que le train sera indiqué sur cet immense tableau devant eux au dessus de leurs têtes. Ils n’ont pas vus le tableau et avance en direction de mon doigt. Je ne comprend pas. Ils s’arrêtent devant la vitre d’un petit guichet et approchent leur nez de ce qui doit certainement être une petite note de service collée là il y a 20 ans. C’est écrit en Hindi.
Là le doute m’étreint. Comment ces gars peuvent s’imaginer que les quais sont indiqués sur un vieux bout de papier scotché sur une vitre que la crasse rend presque opaque. Je regarde autour de moi. Il doit y avoir plus de 500 affichette différentes collées de cette façon dans ce Hall.
Je me rapproche d’eux pour leur indiquer à nouveau le panneau. Ils me sourient et me remercie. Jettent un œil au tableau d’affichage et partent vers le quai. Je les arrête pour leur demander où ils vont. Ils ne savent pas bien. Je leur explique que le quai n’est pas encore indiqué. Ils me remercient une nouvelle fois et vont s’assoire dans un coin.
Une fois le quai annoncé, je leur fait signe de nous suivre.
Nous traversons les voies ferrées au milieu de la foule sur un pont en poutrelles métalliques qui desserre les différents quais. Le jour commence à poindre. Enfin.
Le nombre des futurs passagers rend difficile l’accès au quai. Nous nous faufilons pour tenter de gagner l’autre extrémité, moins surpeuplée.
Nous attendons le train au milieu de la cohue nous demandant si nous allons pouvoir monter dedans.
Un femme transportant un petit autel portatif nous propose de nous asperger de fumée d’encens et de nous dessiner un point au milieu du front moyennant finance. Nous refusons poliment. Elle n’insiste pas car nos 3 amis font une bien meilleurs cibles qu’elle s’empresse de solliciter. Ils n’ont pas compris ce quelle leur dit. Pour cause, elle ne parle pas anglais. Ils se regardent interdits alors qu’elle plonge sont doigt dans son petit pot de poudre coloré, et avant qu’ils n’aient pu dire un mot, ils se retrouvent tous avec la trace de son pouce au milieu du front.
Ils se regardent à nouveau et explosent de rire en se voyant affublés de ce nouvel attribut typiquement indien. Ils remercient celle qui leur a joué ce drôle de tour. Mais elle ne bouge pas et tend la main au premier. Son pote lui fait comprendre qu’elle veut des sous. Ahh ! ! ! Ils cherchent frénétiquement dans leurs poches, mais pas une pièce. Ils haussent les épaules d’un air dépité, tentant de faire comprendre qu’ils n’ont pas de monnaie. Elle pointe alors du doigt un sac à dos. L’un de nos amis l’ouvre et en sort un portefeuille.
Il cherche les roupies qu’il a du planquer derrière la centaine de dollars qui sort de la poche à billet. Là je m’étrangle ! Ce type est en train d’ouvrir son portefeuille au milieu d’un quai bondé et passe en revue tout son pognon à la recherche de quelque roupies. Il fini par trouver un petit billet qu’il donne à cette femme en lui faisant signe qu’il paye pour les 3. Mais comme c’est un jeune homme poli, il lui demande si elle est d’accord. Et comme elle, est une vieille femme futée, elle ne l’est pas… d’accord. Il faut que chacun paye et farfouille dans sa poche à billet pour faire une offrande. Je suis pété de rire. Elle a dû toucher l’équivalent de 2 semaines…. Trop forte la vieille !
Le train fini par arriver. Il n’est pas vide. Il a voyagé toute la nuit. Les portes s’ouvrent, l’odeur qui s’en échappe est intenable. Des hommes, des femmes, des enfants, mais aussi des animaux sortent des wagons. Ma copine m’attrape par la manche en me disant qu’elle veut impérativement monter en première. Nous finissons par trouver une place. Nous payons notre billet au contrôleur et nous nous endormons.
Arrivé à notre hôtel nous prenons une douche puis je sort sur le pas de la porte fumer une cigarette, en repensant à cette matinée. Cela fait bien 45 min. que nous somme là, quant arrivent, complètement liquéfiés, nos 3 amis japonais. Ils dessinent un large sourire en me voyant.
Ca ne fait que quelques jours qu’il sont en Indes… Courage les gars !
Ils parcours également les 4 coins du globes, souriants et l’air candide… Il suffit qu’ils entrent dans une boutique pour que votre présence ne soit plus qu’un vague souvenir pour le vendeur qui s’évertuait à vous convaincre de donner un dernier coup de grâce à votre portefeuille. Il nous ressemble à nous autres occidentaux car nous partageons un fond de culture commune basée sur la consommation, mais ils sont tellement différent.
Je veux bien évidemment parlé des Japonais.
J’ai une profonde admiration pour la culture japonaise. Ce sentiment se confond intensément avec le mystère de cette société. Je ne veux pas parler du mystère qu’évoque les paysages de la baie d’Ha long terrestres sur lesquelles se serait posé un dragon il y a quelques siècles. Non, Je veux parler d’inconnue ou d’incompréhension au sens propre.
La culture japonaise évoque pour moi le contraste le plus fort qui soit. Contraste entre la violence extrême de cette société et les usages les plus policés qui puissent exister. Contraste entre les codes de la guerre qui furent en usage et la mièvrerie des sentiments. Contraste entre la tenue des cadres citadins et la mode disco punk outrancière de certain jeunes… Tout cela reste bien mystérieux.
N’ayant pas les moyens de m’offrir un voyage dans ce pays, je prend toujours soin d’observer les jeunes japonais qui partent nombreux sur les routes du monde une fois leurs études terminées et avant d’affronter les dizaines d’année de travail acharné qui les attends.
Notre première rencontre avec le japonais en vacance eut lieu en Inde à la gare centrale d’Old Delhi.
A vrai dire nous sommes allés en Inde de façon candide. Après un rapide tour d’horizon du prix des billets d’avion, la seule destination lointaine qui s’offrait à nous était l’Inde. Nous préparions notre voyage en nous gavant l’imaginaire des récits merveilleux du Rajasthan. Oubliant presque que le sous-continent indien avait évoluée.
Arrivés à Delhi, il nous fallut quelques jours pour émerger et nous défaire de nos réflexes fondamentaux, afin de pouvoir affronter notre voyage.
Passé 2 jours dans la mégalopole, nous mettons le cap vers Jaipour. Nous devons nous rendre à la gare de Old Delhi pour prendre le train de 6h du matin.
4 heure, notre réveil sonne. Nous nous réveillons dans cette petite chambre triste aux murs sales. Il nous faut trouver un Rickshaw pour nous conduire à la gare. Il fait nuit noire dans cette rue défoncée. Ca et là des personnes dorment à même le sol ou sur le plateau des chariots qu’ils tirent durant la journée. Nous réveillons un chauffeur qui dormait dans sont tricycle à moteur. Il se frotte les yeux et nous fait signe de monter. Nous lui proposons un prix, il incline la tête de droite à gauche (j’ai encore du mal à comprendre que cela veut dire oui), nous montons.
La traversée de la ville se fait sans un mot. L’angoisse me tord le cou. C’est un dédale de petites rues crasseuses que la nuit recouvre de mystères et de fantasmes. Les kilomètres de trottoirs sont occupés par les gens endormis. Des enfants s’activent à lessiver les tables des restaurants de rue. Je ne sais plus quoi pensé je suis perdu. Le travail des enfants, la misère, dormir sur le trottoir… Que faire ? Rien… je regarde et je m’étouffe des odeurs nauséabondes refoulées par les cours d’eau dans lesquelles pourrissent les ordure de plus de 10 millions de personnes.
La peur ne me quitte pas depuis la veille. Ce triporteur n’offre aucune sécurité. Nous devons avoir environ 500 francs en liquide, plusieurs mois de salaire pour cet homme. Il serait tellement simple de nous conduire vers nulle part pour nous dévaliser. Moi-même, pour nourrir mes enfants, je n’hésiterais certainement pas longtemps. Et ce serait probablement justice.
Mais il y a peu de violence physique contre les étrangers en Indes. Nous arrivons à bon port comme nous y arriverons toujours au cours de ce voyage.
La gare de Old Delhi se dresse devant nous. C’est un cafarnaum comme je n’en ai encore jamais vu. Hommes, femmes, enfants, valides, estropiés, mendiants, moines, chèvres, vaches, tous se pressent autour de ce centre névralgique de la vielle ville. Dans toutes les positions, assis, debout ou allongés, habillés ou nus, c’est presque toutes l’inde qui nous attends. Ce petit Rickshaw qui incarnait encore mes angoisses il y a 30 secondes me semble maintenant le seul lien avec notre petite chambre d’hôtel qui était mon unique reperd. Il s’en va. Nous restons. Nous nous sentons comme ce spationaute de 2001 l’odyssée de l’espace dont le cordon avec l’humanité a été rompu et qui est condamnée à dériver dans le grand vide de l’univers, vers une mort certaine.
Nous sommes bousculés et finissons par accéder au Hall central. Des centaines de personnes sont allongées le long des murs et dorment paisiblement. Des estropiés, des indigents, mais aussi des familles qui attendent leur trains, des travailleurs en costume 3 pièces et attaché-case. Nous trouvons notre chemin entre les corps assoupis pour nous rapprocher du tableau des départs.
Notre train n’est pas encore annoncé. Devant les dizaines de guichets vides, nous renonçons à prendre un billet. Nous tenterons de le prendre directement auprès du contrôleur.
Il nous faut reprendre notre souffle. Nous trouvons un recoin où poser nos fesses. Nous regardons le spectacle incroyable de cette immense gare indienne à 5 heure du matin, en tentant de nous rendre invisibles.
Là arrivent 3 touristes japonais d’une vingtaine d’année. Mini-disc dernier cri à la ceinture, et appareils photo autour du cou. Ils avancent, têtes en l’air, la mine un rien perdue. Ils s’arrêtent en plein milieu du Hall et ouvrent leur sac pour en sortir un guide. Echangent quelques mots…. Tournent sur eux-même tentant certainement de trouver un uniforme ou une silhouette rassurante qui pourra leur ouvrir la voie. Mais rien…
J’imagine qu’ils se rendent dans la même ville que nous, premier stop obligé pour un tour du Rajasthan. Je me lève et vais à leur rencontre. Leur anglais est light et le mien bien rouillé. Je comprend tout de même qu’ils vont à Jaipour. Je leur indique que le train sera indiqué sur cet immense tableau devant eux au dessus de leurs têtes. Ils n’ont pas vus le tableau et avance en direction de mon doigt. Je ne comprend pas. Ils s’arrêtent devant la vitre d’un petit guichet et approchent leur nez de ce qui doit certainement être une petite note de service collée là il y a 20 ans. C’est écrit en Hindi.
Là le doute m’étreint. Comment ces gars peuvent s’imaginer que les quais sont indiqués sur un vieux bout de papier scotché sur une vitre que la crasse rend presque opaque. Je regarde autour de moi. Il doit y avoir plus de 500 affichette différentes collées de cette façon dans ce Hall.
Je me rapproche d’eux pour leur indiquer à nouveau le panneau. Ils me sourient et me remercie. Jettent un œil au tableau d’affichage et partent vers le quai. Je les arrête pour leur demander où ils vont. Ils ne savent pas bien. Je leur explique que le quai n’est pas encore indiqué. Ils me remercient une nouvelle fois et vont s’assoire dans un coin.
Une fois le quai annoncé, je leur fait signe de nous suivre.
Nous traversons les voies ferrées au milieu de la foule sur un pont en poutrelles métalliques qui desserre les différents quais. Le jour commence à poindre. Enfin.
Le nombre des futurs passagers rend difficile l’accès au quai. Nous nous faufilons pour tenter de gagner l’autre extrémité, moins surpeuplée.
Nous attendons le train au milieu de la cohue nous demandant si nous allons pouvoir monter dedans.
Un femme transportant un petit autel portatif nous propose de nous asperger de fumée d’encens et de nous dessiner un point au milieu du front moyennant finance. Nous refusons poliment. Elle n’insiste pas car nos 3 amis font une bien meilleurs cibles qu’elle s’empresse de solliciter. Ils n’ont pas compris ce quelle leur dit. Pour cause, elle ne parle pas anglais. Ils se regardent interdits alors qu’elle plonge sont doigt dans son petit pot de poudre coloré, et avant qu’ils n’aient pu dire un mot, ils se retrouvent tous avec la trace de son pouce au milieu du front.
Ils se regardent à nouveau et explosent de rire en se voyant affublés de ce nouvel attribut typiquement indien. Ils remercient celle qui leur a joué ce drôle de tour. Mais elle ne bouge pas et tend la main au premier. Son pote lui fait comprendre qu’elle veut des sous. Ahh ! ! ! Ils cherchent frénétiquement dans leurs poches, mais pas une pièce. Ils haussent les épaules d’un air dépité, tentant de faire comprendre qu’ils n’ont pas de monnaie. Elle pointe alors du doigt un sac à dos. L’un de nos amis l’ouvre et en sort un portefeuille.
Il cherche les roupies qu’il a du planquer derrière la centaine de dollars qui sort de la poche à billet. Là je m’étrangle ! Ce type est en train d’ouvrir son portefeuille au milieu d’un quai bondé et passe en revue tout son pognon à la recherche de quelque roupies. Il fini par trouver un petit billet qu’il donne à cette femme en lui faisant signe qu’il paye pour les 3. Mais comme c’est un jeune homme poli, il lui demande si elle est d’accord. Et comme elle, est une vieille femme futée, elle ne l’est pas… d’accord. Il faut que chacun paye et farfouille dans sa poche à billet pour faire une offrande. Je suis pété de rire. Elle a dû toucher l’équivalent de 2 semaines…. Trop forte la vieille !
Le train fini par arriver. Il n’est pas vide. Il a voyagé toute la nuit. Les portes s’ouvrent, l’odeur qui s’en échappe est intenable. Des hommes, des femmes, des enfants, mais aussi des animaux sortent des wagons. Ma copine m’attrape par la manche en me disant qu’elle veut impérativement monter en première. Nous finissons par trouver une place. Nous payons notre billet au contrôleur et nous nous endormons.
Arrivé à notre hôtel nous prenons une douche puis je sort sur le pas de la porte fumer une cigarette, en repensant à cette matinée. Cela fait bien 45 min. que nous somme là, quant arrivent, complètement liquéfiés, nos 3 amis japonais. Ils dessinent un large sourire en me voyant.
Ca ne fait que quelques jours qu’il sont en Indes… Courage les gars !
Voyager seule au Moyen-Orient
Coucou 🙂!
L'an prochain, si tout va bien, je pars au Moyen-Orient et plus precisement au Liban. Parce que je serai sur place une année, je compte bien découvrir les pays limitrophes du Liban (ou plus loin si j'ai le temps).Cependant; on me déconseille de partir seule en Jordanie ou en Syrie car il n'est pas dans les habitudes de laisser une femme voyager sans "escorte" et qu'au pire on pourrait me prendre pour une prostituée ! Est-ce bien réel? Est-ce qu'il est vraiment préférable que je sois accompagnée? Et quand est-il pour l'Iran (pays que je souhaite vraiment visiter) ? Le Liban est t-il, lui aussi, un pays "déconseillé" pour une femme seule?
Sur ce; bon chat et bon voyage à tous!
Snounit.
L'an prochain, si tout va bien, je pars au Moyen-Orient et plus precisement au Liban. Parce que je serai sur place une année, je compte bien découvrir les pays limitrophes du Liban (ou plus loin si j'ai le temps).Cependant; on me déconseille de partir seule en Jordanie ou en Syrie car il n'est pas dans les habitudes de laisser une femme voyager sans "escorte" et qu'au pire on pourrait me prendre pour une prostituée ! Est-ce bien réel? Est-ce qu'il est vraiment préférable que je sois accompagnée? Et quand est-il pour l'Iran (pays que je souhaite vraiment visiter) ? Le Liban est t-il, lui aussi, un pays "déconseillé" pour une femme seule?
Sur ce; bon chat et bon voyage à tous!
Snounit.
From France to Mecca by Bike
Assalamu 'alaykum,
Hi everyone,
This thread is to echo some posts I’ve read on this forum while researching a potential bike trip from Annecy to Mecca. I came across several discussions where members mentioned being very interested in cycling to the holy city.
So, God willing, I plan to attempt this journey from January to June next year. The idea is to head to Turkey first, then assess the most reasonable routes based on the geopolitical situation around Palestine and as far as Iraq. Since the Turkish-Syrian border is closed, the only remaining (and I mean *only* remaining) overland option would be to go through Iraqi Kurdistan, Iraq, then Jordan, and finally Saudi Arabia.
That’s the first major challenge of this project. The second is timing. Due to the schedule, I’ll be starting in the middle of winter across Europe and finishing in the peak of summer in Saudi Arabia. If I’d had a choice, I’d have waited a good dozen years—but well, twelve years...
I won’t go into too much detail about the planned route in this post, but here are the broad strokes already set: Annecy to Istanbul. The rest is a bit too far ahead to map out properly. Crossing the Italian border via the Montgenèvre Pass. Straight through northern Italy as quickly as possible (not necessarily very pleasant) to reach Ljubljana. The fastest route through Croatia to spend as much time as possible in Bosnia-Herzegovina. Serbia via the Sandžak region. It crosses the Pešter plateau, which intimidates me at this time of year—its nickname, the "Siberia of the Balkans," says it all... Then Kosovo, North Macedonia, Greece, and Turkey.
I’m open to any advice on this itinerary. The choice was made to pass through as many Muslim-majority regions as possible. In the middle of winter in the Balkans, I don’t feel mentally up to bivouacking alone in that climate. So, I’ll try to find accommodations in mosques or even with locals as much as possible.
That’s the project in a nutshell. The big catch—some of you may have already noticed—is that I’m doing this solo. Yet, this is strongly discouraged by our Prophet—peace and blessings of Allah be upon him. So, I invite anyone interested in joining this project, whether closely or from afar, to reach out and contact me. Any contribution is welcome, whether it’s company for the whole journey (one can always hope!) or just part of it. Advice, contact suggestions, places to stay, and information about Hajj or Umrah are also appreciated.
Thanks for reading this far. I’ll try to check my VoyageForum account from time to time to see if anyone has responded to this thread and will happily reply to your messages and questions.
Take care, Assalamu'alaykum.
Sam

This thread is to echo some posts I’ve read on this forum while researching a potential bike trip from Annecy to Mecca. I came across several discussions where members mentioned being very interested in cycling to the holy city.
So, God willing, I plan to attempt this journey from January to June next year. The idea is to head to Turkey first, then assess the most reasonable routes based on the geopolitical situation around Palestine and as far as Iraq. Since the Turkish-Syrian border is closed, the only remaining (and I mean *only* remaining) overland option would be to go through Iraqi Kurdistan, Iraq, then Jordan, and finally Saudi Arabia.
That’s the first major challenge of this project. The second is timing. Due to the schedule, I’ll be starting in the middle of winter across Europe and finishing in the peak of summer in Saudi Arabia. If I’d had a choice, I’d have waited a good dozen years—but well, twelve years...
I won’t go into too much detail about the planned route in this post, but here are the broad strokes already set: Annecy to Istanbul. The rest is a bit too far ahead to map out properly. Crossing the Italian border via the Montgenèvre Pass. Straight through northern Italy as quickly as possible (not necessarily very pleasant) to reach Ljubljana. The fastest route through Croatia to spend as much time as possible in Bosnia-Herzegovina. Serbia via the Sandžak region. It crosses the Pešter plateau, which intimidates me at this time of year—its nickname, the "Siberia of the Balkans," says it all... Then Kosovo, North Macedonia, Greece, and Turkey.
I’m open to any advice on this itinerary. The choice was made to pass through as many Muslim-majority regions as possible. In the middle of winter in the Balkans, I don’t feel mentally up to bivouacking alone in that climate. So, I’ll try to find accommodations in mosques or even with locals as much as possible.
That’s the project in a nutshell. The big catch—some of you may have already noticed—is that I’m doing this solo. Yet, this is strongly discouraged by our Prophet—peace and blessings of Allah be upon him. So, I invite anyone interested in joining this project, whether closely or from afar, to reach out and contact me. Any contribution is welcome, whether it’s company for the whole journey (one can always hope!) or just part of it. Advice, contact suggestions, places to stay, and information about Hajj or Umrah are also appreciated.
Thanks for reading this far. I’ll try to check my VoyageForum account from time to time to see if anyone has responded to this thread and will happily reply to your messages and questions.
Take care, Assalamu'alaykum.
Sam

«Je ne veux plus gueuler: "Comment va le monde?" Et qu'on me réponde: «Il va comme il va»
Dans la tiédeur d’un soir d’été, deux amies devisaient paisiblement.
Elles parlaient d’amour.
L’une de l’amour de sa compagne qui la rendait plus forte, l’autre de l’amour de son mari qui la rendait plus douce.
Elles parlaient voyages Les voyages d’autrefois où les anecdotes s’enrubannent année après année de détails sortis de leur imagination fertile et qui rendaient leurs récits plus épiques et ceux récents encore à l’état de fraîche émotion.
La bouteille de vin blanc s’embuait sur la table blanche en fer, l’herbe roussie chatouillait leurs pieds nus, elles se sentaient comblées, heureuses et libres et, sans doute pour cette raison, il leur était facile de parler du monde d’aujourd’hui, facile d’évoquer les conflits, les émeutes, les violences, les épidémies.
Epargnées, tranquilles, trempant avec gourmandise leurs lèvres dans le gewurztraminer frais, elles s’interrogeaient :
« T’as vu avec le covid on ne parle plus des guerres, c’est covid partout, encore que ça commence à ralentir, y’a le foot » « Ah oui, t’as raison, tu crois que ça pète encore en Syrie, en Lybie, au Yémen, en Somalie, au Sahel ? » « Chais pas, mais au Liban, quelle horreur cette explosion et tous ces gens morts ou sans maison » « T’as entendu les humanitaires au Niger ? » « Oui, pas les premiers pas les derniers à mourir bêtement » « Et au Brésil et en Colombie, ça c’est calmé ? » « Aucune idée » « Et à Hong-Kong et au Brésil et au Vénézuela, je me demande si ça manifeste toujours » « Chais pas, mais aux Etats-Unis entre blancs et noirs c’est pas cool, t’as vu les émeutes et ça va continuer, tu peux croire » « moi, c’qui me rend dingue c’est tous les gens dans le monde qui ont faim, qui n’ont pas de boulot ou qui l’ont perdu » « oui, c’est triste » « En tout cas, on entend plus parler des migrants, ni ceux de Lampedusa, ni ceux des jungles là-haut » « T’imagines un peu le monde entier à l’arrêt. Comment veux-tu que la terre reste en paix » « Et ceux qui se battent, qui sont en guerre, se tapent le covid en plus » « Et t’as vu en Bielorussie, pareil, ça chauffe aussi » « T’as déjà vu des révolutions pacifiques toi ? » « Ouais, c’est plus embêtant c’est pas loin d’chez nous » « Et le mec empoisonné par les russes, paraît qu’il est en Allemagne » « Chez nous ça va être chaud à la rentrée, j’te l’dis, tu verras, avec les chômeurs, le covid, les gosses à l’école, le télétravail oui et non, on va pas rire »
« Moi, j’te dis qu’il n’y a pas que les incendies de forêts qui bousillent la terre, y’a les incendies de fureur dans le coeur des hommes »
« Oh , t’as pas parlé des masques, des mesures barrières, etoussaettoussa » « Et toi de ton dada favori, l’eau, l’or du monde » « Eh ne me branche pas sur ce sujet, je suis intarissable »
« Allez, t’es pas marrante, tiens, on finit la bouteille, l’est super bon ce vin »
Ainsi, dans la tiédeur d’un soir d’été, deux amies devisaient. A l’abri sous le tilleul, comme à l’abri derrière un écran, comme sur vf, la vie défile, bouleverse, secoue, agace, exaspère ou indiffère et « passent les jours, passent les semaines.../... »
« Comment va le monde? Il est rouge sang Et à mon avis, il l'est pour longtemps Comment va la vie? Il y a des endroits Elle vaut dix dollars combien je te dois
Comment va la guerre? Elle va comme elle va Elle est planétaire, on se reverra Comment va la banque? La banque surnage Pour les grands requins y a pas de naufrage Comment va la mort? Record absolu Toujours très discrète, je n'en sais pas plus » .../… B. Lavilliers
(Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.
Euhhhh, chuis dans la bonne rubrique.)
Elles parlaient voyages Les voyages d’autrefois où les anecdotes s’enrubannent année après année de détails sortis de leur imagination fertile et qui rendaient leurs récits plus épiques et ceux récents encore à l’état de fraîche émotion.
La bouteille de vin blanc s’embuait sur la table blanche en fer, l’herbe roussie chatouillait leurs pieds nus, elles se sentaient comblées, heureuses et libres et, sans doute pour cette raison, il leur était facile de parler du monde d’aujourd’hui, facile d’évoquer les conflits, les émeutes, les violences, les épidémies.
Epargnées, tranquilles, trempant avec gourmandise leurs lèvres dans le gewurztraminer frais, elles s’interrogeaient :
« T’as vu avec le covid on ne parle plus des guerres, c’est covid partout, encore que ça commence à ralentir, y’a le foot » « Ah oui, t’as raison, tu crois que ça pète encore en Syrie, en Lybie, au Yémen, en Somalie, au Sahel ? » « Chais pas, mais au Liban, quelle horreur cette explosion et tous ces gens morts ou sans maison » « T’as entendu les humanitaires au Niger ? » « Oui, pas les premiers pas les derniers à mourir bêtement » « Et au Brésil et en Colombie, ça c’est calmé ? » « Aucune idée » « Et à Hong-Kong et au Brésil et au Vénézuela, je me demande si ça manifeste toujours » « Chais pas, mais aux Etats-Unis entre blancs et noirs c’est pas cool, t’as vu les émeutes et ça va continuer, tu peux croire » « moi, c’qui me rend dingue c’est tous les gens dans le monde qui ont faim, qui n’ont pas de boulot ou qui l’ont perdu » « oui, c’est triste » « En tout cas, on entend plus parler des migrants, ni ceux de Lampedusa, ni ceux des jungles là-haut » « T’imagines un peu le monde entier à l’arrêt. Comment veux-tu que la terre reste en paix » « Et ceux qui se battent, qui sont en guerre, se tapent le covid en plus » « Et t’as vu en Bielorussie, pareil, ça chauffe aussi » « T’as déjà vu des révolutions pacifiques toi ? » « Ouais, c’est plus embêtant c’est pas loin d’chez nous » « Et le mec empoisonné par les russes, paraît qu’il est en Allemagne » « Chez nous ça va être chaud à la rentrée, j’te l’dis, tu verras, avec les chômeurs, le covid, les gosses à l’école, le télétravail oui et non, on va pas rire »
« Moi, j’te dis qu’il n’y a pas que les incendies de forêts qui bousillent la terre, y’a les incendies de fureur dans le coeur des hommes »
« Oh , t’as pas parlé des masques, des mesures barrières, etoussaettoussa » « Et toi de ton dada favori, l’eau, l’or du monde » « Eh ne me branche pas sur ce sujet, je suis intarissable »
« Allez, t’es pas marrante, tiens, on finit la bouteille, l’est super bon ce vin »
Ainsi, dans la tiédeur d’un soir d’été, deux amies devisaient. A l’abri sous le tilleul, comme à l’abri derrière un écran, comme sur vf, la vie défile, bouleverse, secoue, agace, exaspère ou indiffère et « passent les jours, passent les semaines.../... »
« Comment va le monde? Il est rouge sang Et à mon avis, il l'est pour longtemps Comment va la vie? Il y a des endroits Elle vaut dix dollars combien je te dois
Comment va la guerre? Elle va comme elle va Elle est planétaire, on se reverra Comment va la banque? La banque surnage Pour les grands requins y a pas de naufrage Comment va la mort? Record absolu Toujours très discrète, je n'en sais pas plus » .../… B. Lavilliers
(Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.
Euhhhh, chuis dans la bonne rubrique.)
Off to explore Jordan!
Well, since the lockdown is dragging on, I’m starting a new travel journal following the one I finished publishing yesterday:
https://voyageforum.com/discussion/voyage-pays-perles-voyage-dans-ouest-americain-d9943984/
This time, after the U.S., we’re heading to the Middle East—Jordan!
And we’re keeping up the good habits: one day’s entry published every day at 5:30 PM! Happy reading, and feel free to leave a comment, question, or remark...
Franck
Franck
Dossier détaillé sur Pompéi
Bonjour à Tous,
Quelques plans illustrés, les appellations des bâtiments, comment se repérer, nous pensons que toutes ces ressources peuvent aider les autres voyageurs.
Munis de la carte disponible sur place et de notre dossier, qui présente les lieux quartier par quartier nous vous souhaitons une belle visite.
Au plaisir de lire vos questions éventuelles.
Véro
Quelques plans illustrés, les appellations des bâtiments, comment se repérer, nous pensons que toutes ces ressources peuvent aider les autres voyageurs.
Munis de la carte disponible sur place et de notre dossier, qui présente les lieux quartier par quartier nous vous souhaitons une belle visite.
Au plaisir de lire vos questions éventuelles.
Véro
Voyager seule en Turquie?
Bonjour je prévois voyager seule en Turquie oui peut être accompagnée d’un cousin qu’e Sont les choses à savoir dans les 2 cas ??? Merci sylvie
Le dernier Guide du Routard... mauvaise surprise
Je viens d'apprendre que depuis janvier 2017 nous avons droit à une nouvelle mouture du guide du routard :
" Le guide du routard des investisseurs "
http://www.capital.fr/entreprises-marches/et-maintenant-un-guide-du-routard-de-la-bourse-1200853
Pour moi la coupe est pleine , les routards se sont déjà transformés en clientèle aisée , bien loin du postulat des années 1975 quî permettait à des jeunes de voyager à petits prix .
Certe les routards du début ont vieillis , ils préfèrent un certain confort et c'est bien naturel .
Mais que reste t'il pour les jeunes précaires , les retraites modestes pour quî voyager est une passion .
Allez , creusez vous la tête il y a de la place pour un nouveau routard . ....
Certe les routards du début ont vieillis , ils préfèrent un certain confort et c'est bien naturel .
Mais que reste t'il pour les jeunes précaires , les retraites modestes pour quî voyager est une passion .
Allez , creusez vous la tête il y a de la place pour un nouveau routard . ....
Voyager, l'occasion de découvrir de nouveaux alcools?
Bonjour à tous,
J'aimerais connaître votre comportement en voyage vis-à-vis de l'alcool. Est-ce que vous en profitez pour tester les spécialités locales comme on le fait souvent avec la nourriture ? Vous arrive-t-il parfois de ramener des bouteilles pour ensuite les faire goûter à vos amis ou pour vous évader via la boisson :) ? Avez vous déjà cherché à acheter après votre retour des alcools découverts durant un voyage ?
Si je m'intéresse à cela, c'est que j'étudie l'idée d'ouvrir un site de e-commerce proposant des alcools un peu originaux et principalement des spécialités étrangères.
Je me permet également de mettre un lien vers une enquête qui va m'aider à faire un site de qualité et qui correspondra à ce que les potentiels clients en attendent : goo.gl/forms/ml13elr1Ldnu4Tqt1 (comptez 3 minutes pour répondre)
Mon message est certes intéressé, mais n'y voyez ici aucune promo, tout ce qui m'intéresse, c'est d'avoir votre avis. Et l'avis de voyageurs m'intéresse beaucoup
Si vous avez des anecdotes de voyage à ce sujet, c'est aussi l'occasion d'échanger... j'ai pour ma part une terrible expérience au Fernet-Coca en Argentine qui m'a bien pris en traitre :)
J'aimerais connaître votre comportement en voyage vis-à-vis de l'alcool. Est-ce que vous en profitez pour tester les spécialités locales comme on le fait souvent avec la nourriture ? Vous arrive-t-il parfois de ramener des bouteilles pour ensuite les faire goûter à vos amis ou pour vous évader via la boisson :) ? Avez vous déjà cherché à acheter après votre retour des alcools découverts durant un voyage ?
Si je m'intéresse à cela, c'est que j'étudie l'idée d'ouvrir un site de e-commerce proposant des alcools un peu originaux et principalement des spécialités étrangères.
Je me permet également de mettre un lien vers une enquête qui va m'aider à faire un site de qualité et qui correspondra à ce que les potentiels clients en attendent : goo.gl/forms/ml13elr1Ldnu4Tqt1 (comptez 3 minutes pour répondre)
Mon message est certes intéressé, mais n'y voyez ici aucune promo, tout ce qui m'intéresse, c'est d'avoir votre avis. Et l'avis de voyageurs m'intéresse beaucoup
Si vous avez des anecdotes de voyage à ce sujet, c'est aussi l'occasion d'échanger... j'ai pour ma part une terrible expérience au Fernet-Coca en Argentine qui m'a bien pris en traitre :)
Jordanie, entre Nature et Histoire

Je ne saurai que trop vous conseiller de lire le texte avec l'intégralité des photos et dans sa globalité: sites.google.com/...nienatureethistoire/
Grisemote, levée du pied droit, un matin de printemps ensoleillé, je m’souviens c’était un samedi : « Petite devinette pour trouver notre prochaine destination de vacances : Mes voisins sont turbulents (et c’est rien de le dire) Chez moi on est libre de circuler partout et en toute sécurité Si la chaleur te fait peur passe ton chemin Je regorge de points d’intérêt tant naturels qu’archéologiques Je sais, l’Egypte ? Tu chauffes, mais c’est plus serein en ce moment La Turquie ? Non, c’est plus petit et un poil plus loin L’Iran ? Non, c’est grand et parait-il accueillant, mais il me semble que tu n’es pas vraiment libre de tes mouvements Bigre, Israël alors ? Allez, c’est la Jordanie ! Certes, de très mauvaises langues diront que les frontières avec la Syrie et l’Irak ne sont pas engageantes, mais d’après mes infos, c’est une destination superbe et qui semble sûre. Entre Petra, la mer morte et le désert, pas de quoi s’ennuyer. Pour la chaleur, la majorité du pays est en altitude ce qui le rend chaud mais supportable en juillet. » Comme généralement les billets sont soit déjà pris soit sur le point de l’être, je sais d’avance que toute résistance par rapport à la destination est vaine. Franchement, vu la configuration du pays, j’avoue que je ne m’y serais pas aventuré. Faisons confiance au guide .
C’est par un vol Lufthansa de 4 heures1/2 à partir de Francfort, que nous franchissons allègrement la méditerranée pour atterrir à Amman. Dans ce moyen-courrier, pas d’écran donc pas de film, pas de supers appui-tête. Ça rappelle notre TER SNCF comme confort mais à l’heure, ce qui fait une belle différence vu que nous touchons le sol vers 2 heures du matin. Un taxi nous attend, un grand sourire aux lèvres pour nous amener au Mariam Hotel à Madaba , ville la plus proche de l’aéroport.
Le premier contact est plutôt sympathique avec nos différents interlocuteurs. Il fait chaud mais ce n’est pas la fournaise en pleine nuit. Le changement culturel se vit rapidement dans ce qui nous reste de nuit, avec le chant à gorge déployée du muezzin qui, insomniaque, nous fait partager sa joie de vivre. Heureusement, il n’est pas seul, d’autres aux alentours prennent le relais pour ne pas faire retomber l’ambiance. Pas de doute, même dans cette ville « chrétienne », nous sommes bien en pays musulman. Bah, c’est ça aussi l’exotisme pour nous, même s’il faut bien avouer que ça ne joue pas vraiment le rôle d’un somnifère.
Après le p’tit dej local qui lui aussi transporte nos papilles dans un tout autre univers que celui de nos saveurs européennes, nous prenons possession de notre voiture, pas très grande, mais largement suffisante pour ce que nous avons à faire, c’est à dire de la route (pas de piste au programme cette fois). Elle possède un toit ouvrant du meilleur effet, mais que nous ne pourrons ouvrir que le soir comme nous l’apprendrons dès la première utilisation. Bien entendu, le ciel est bleu et à 8h00, le soleil montre déjà une belle vigueur.
Nous partons pour notre première escapade dans la ville. Dire que nous sommes vus comme des anonymes serait mentir, mais nous ne sommes pas sollicités de toutes parts et si certains commerçants s’adressent plus particulièrement à nous, ce n’est jamais avec insistance. Grisemote est habillée à la mode locale, donc plutôt couverte mais sans excès Nous croisons de nombreuses femmes auxquelles même la couleur des yeux n’est pas accessible à notre regard, mais pour la majorité, c’est plutôt un simple voile. L’ambiance locale est celle d’une ville animée avec de nombreux commerces. Nous visitons quelques lieux « chrétiens » puisque c’est une des particularités de la ville. Les mosaïques qui y ont été retrouvées sont des pièces archéologiques de grand intérêt, notamment la carte de Palestine datant du VIème siècle et qui retrace les différents lieux bibliques de l’époque.
Le soir, nous tentons notre premier restau. Bien sous tous rapports, tant pour l’accueil que pour le contenu de l’assiette, pléthorique d’ailleurs et agrémenté d’une bière locale (boisson qui ne se trouve pas partout mais pas de façon exceptionnelle non plus sur les lieux touristiques).

Nous nous lançons dès le lendemain sur la route du Roi, route ancestrale mais dont l’origine du nom n’est pas bien définie. Le désert aride est aux portes de la ville. La route est de bonne qualité, en général non piégeuse (gare quand même aux animaux, notamment les troupeaux de moutons ou de chèvres). L’herbe grillée partage son territoire avec de la roche et quelques arbres, mais peu de cultures. Ici, c’est plutôt l’élevage qui domine, mais pas de bovins qui ont besoin de plus d’eau. (La Jordanie fait partie des quatre pays au monde les plus pauvres en eau.)
Les paysages s’enchaînent, vallonnés, secs, arides, désolés et en même temps photogéniques. Se ravitailler est simple dans les petites échoppes des villages le long de la route. Les prix sont divisés par deux à trois par rapport aux lieux touristiques et les mets locaux sont plutôt bons et de qualité. Mention spéciale pour le pain local, sous forme de galette de taille souvent plus que respectable pour un prix très modique. La langue commune étant souvent le mime, cela limite les conversations au strict minimum en dehors de bonjour, au revoir et merci. Nous nous y mettrons.

De villages en villages, nous arrivons à Machéronte, haut lieu de sacrifice, celui de Salomé la douce qui demanda la tête de Jean Baptiste en échange de sa fameuse danse des sept voiles. Cela demande quand même un poil d’imagination, car en fait, il ne reste que quelques pierres en haut d’une colline protégée par un soleil agressif et habitée par des chèvres. La vue en revanche est plutôt agréable vers l’horizon sur la mer morte et Israël. La route du Roi s’aventure dans des canyons profonds (il faut dire qu’il n’y a pas le choix), qui nous montrent à quel point l’altitude est un atout pour la température : en passant de 33° à 900 m sur le plateau à plus de 40° aux alentours de 200 m.

Nous enchaînons par une petite visite à feu le croisé Renaud de Châtillon au château de Kérak, sinistre personnage à priori s’étant distingué par des massacres de locaux pour laisser une trace dans l’histoire lors des croisades ( Pour les cinéphiles, gros méchant dans « Kingdom of heaven »). C’est réussi ! Le château est au milieu de la ville, fort animée et plutôt commerçante. Compte tenu du chemin qui reste à faire, nous optons pour la recherche d’un point de vue externe sur les remparts, assez bien conservés, sans visiter la forteresse.

La voiture en fin de journée atteint enfin le secteur de Dana notre destination. Bien entendu, ce qui manquait à notre tableau de chasse de la journée, c’est de se perdre, ce qui fut fait avec brio pendant les derniers kilomètres sur une piste. Dans tout chemin il y a une aventure pour qui sait la trouver aurait pu dire un prophète. La nôtre fut modeste, avec l’attaque en règle d’un troupeau de chèvres et de moutons dévalant une colline, accompagné par des bergers hilares. Nous atteignons la réserve naturelle de Dana dans la soirée. Nous avons opté pour la Dana Guesthouse, car les autres logements, en juillet, pouvaient être étouffants. Celle-ci est en dehors de la réserve, mais offre une vue imprenable. Au début nous passons par le petit village de Dana qui semble morne et un peu désolé. Puis au balcon de l’hôtel, crack - la mâchoire se décroche : « Ah oui, quand même ! » Une grosse envie de se prendre pour un oiseau et de survoler cette vallée immense et absolument magnifique aux couleurs du coucher de soleil.
L’hôtel est vide et la chaleur n’explique pas tout. Les touristes ne sont plus légion dans le secteur. La guerre aux portes des frontières y serait pour quelque chose ? En tout cas, pour nous, l’endroit est enchanteur avec une chambre coquette (mais avec les sanitaires sur le palier, ce qui n’est pas grave puisque nous sommes seuls) qui donne sur un très large balcon qui surplombe THE vallée. On nous fait un briefing des activités et treks alentours, afin que nous nous organisions en fonction de nos attentes sur les trois jours prévus. Cependant, comme nous sommes les seuls, il nous faudra payer la rando accompagnée (obligatoire pour la plupart) pour quatre personnes, GLOUPS ! Du coup, on va revoir nos randos prévues à la baisse, surtout que pour certaines, il faut également payer la navette pour s’y rendre…Ce n’est pas fait pour encourager le peu de touristes qui fréquentent actuellement le pays. Très dommage tout ça !
Le repas n’ayant pas été commandé « à temps » à l’hôtel, nous recherchons un restaurant vers le village. Pas foule. Normal, le hameau est abandonné, mais commence à reprendre vie, grâce à l’office des parcs nationaux qui offre une aide à ceux qui s’y installent. Il faut dire que l’hiver, il y fait très froid car nous sommes à plus de 1000 mètres, et le village se retrouve coupé de tout. Nous entrons donc dans le premier endroit ressemblant à un restau qui se présente. « Il y a quelqu’un ? » résonne dans le hall d’entrée.Notre hôte nous accueille, visiblement content de rencontrer des touristes.
Ici pas de carte, le patron parle l’anglais et propose ce qu’il a ( de toute façon toujours une base de houmous et de mtabbal, préparation d'aubergines) et qu’il nous sert en terrasse avec vue sur le village dont au moins la moitié des maisons sont délabrées. Vers 5h30, j’ouvre un œil et gagne le balcon. Le soleil baille encore et ne dissipe qu’une faible lumière douce et chaude sur la vallée encore sans ombre. Les oiseaux en profitent pour faire leurs courses avant le cagnard qui va les clouer au nid. Quel privilège cette vue, depuis la chambre.
Après un p’tit dej plus que copieux et un service irréprochable, nous partons au Rummana Campsite à quelques kilomètres de voiture

Début du trek du tour du camp » vers 11H00. Chapeau, crème et vêtements pour protéger nos peaux sensibles obligatoires. Nous décidons d'enchainer Dana village trail et cave trail qui sont deux balades assez courtes. Grisemote repère rapidement sur le parcours des lézards bleus vifs, le sujet phare du jour, dans un décor tout en rondeurs. Ayant eu la maladresse de m’approcher trop près d’une des cibles, je suis banni pour le reste des temps à rester à distance. Le camping de Rummana est extraordinaire, au coeur de la réserve naturelle. En logeant à la Dana Guesthouse, nous n'étions pas au sein de la réserve, donc soumis aux horaires d'ouverture (et en plus de navette, car nous ne pouvons pas atteindre le campsite avec notre propre voiture), trop tard pour voir des animaux. Par contre, en juillet la chaleur est éprouvante, nous ne nous sentions pas de dormir sous la tente! Finalement à part les lézards nous n'avons pas croisé d'animaux.

Le lendemain, le trek prévu est Al-Shaq Al Reef, avec un guide extra : Salem. Ancien militaire plutôt bien gradé, il connait le pays comme sa poche et sait le faire partager. Le parcours est très attrayant avec comme point d’orgue la montée d’un canyon qui nous amène à un sommet idéalement placé pour voir toute la beauté du site. Arrivés au sommet, sous une arche, il dégaine une bouilloire et fait un de ces thés magiques de Jordanie, plutôt sucré comme cela se pratique, mais tellement bon. A ce moment, nous sommes les rois du monde. Salem nous explique tout le long du chemin les propriétés de certaines plantes dont il se sert à titre médicinal. Le désert est une richesse pour celui qui le connait et un espace assez dangereux et épineux pour les autres. A notre guesthouse, des touristes omanais viennent admirer la vue. Nous sommes invités à partager le thé.

La dernière journée est consacrée à descendre le canyon en faisant un tout petit bout du Feynan Trail. Ce trek est long de 16 kilomètres, et presque sans ombre tout du long. Au mois de juillet, c’est pas forcément une bonne idée.Levés à 6h00, avant le soleil pour éviter la chaleur, avec pour objectif de descendre deux heures uniquement puis de faire demi tour. Au petit matin, les oiseaux s’affairent à leurs emplettes en le faisant savoir à qui est déjà levé. Les premiers kilomètres sont ternes, sur une piste qui peut être empruntée par des voitures. Puis le chemin devient plus intéressant. Les flans du canyon s’éclairent de rouge et de jaune. Les objectifs de nos appareils photo essaient de capter cette atmosphère si particulière qu’il y a dans un endroit isolé et grandiose. La remontée sera nettement plus pénible, d’abord parce que par définition elle demande plus d’effort, et ensuite parce que la chaleur monte vite et fait des ravages sur les organismes. En contrepartie, vider nos bouteilles d’eau nous rend plus léger.

Ce n’est pas sans un dernier regard déjà nostalgique de cet endroit magique que nous quittons la vue surplombante de l’hôtel. Direction Pétra. Sur la route, nous passons par Shobak, le château construit par Baudouin 1er premier roi de Jérusalem. L’approche de la forteresse est très attrayante avec ses petits villages en pierre, dans un environnement calcaire qui fait penser à un paysage de neige. Nous visitons les ruines et prenons quelques clichés des murs encore vaillants qui le constituent. Ils savaient construire solide à cette époque là. Et maintenant, en route, Pétra on arrive ! Le temps de s’installer au Petra Palace Hotel, dans une chambre avec vue sur la piscine, et de remarquer que nous sommes seuls à l’étage de ce très grand hôtel (ici comme ailleurs les touristes se font rares), et nous voilà à déambuler dans la rue au gré des boutiques de souvenirs et des artistes « peintres » de bouteilles de sable. Un bon restau oriental et au lit, demain nous devons nous lever tôt.
C’est le grand jour ! Depuis le temps que l’on attend cela. Nous avons pris des billets pour une visite de 3 jours. Avec le Jordanian Pass, c’est vite amorti, car Pétra est le site dont l’entrée est la plus chère au monde. Trois jours, c’est bien, mais c’est encore peu face à l’immensité du site. Levés tôt, petit dej expédié, nous nous présentons à l’entrée du fameux site. Le but du jeu, c’est d’arriver pour voir le lever du soleil se déclarer sur le Khazneh (le trésor). Les premiers pas commencent par un chemin d’approche banal de deux bons kilomètres (le siq extérieur), où nous sommes sollicités fréquemment par des rabatteurs un peu collants (ce qui est rare en Jordanie) pour nous proposer la selle confortable de leurs chevaux jusqu’à l’entrée , ce que nous déclinons.

Ensuite débute le Siq, un canyon profond de roches rouges étroit et sinueux. Il est tôt, les touristes ne sont peut-être pas encore levés, et nous sommes presque seuls au milieu de cette pure beauté de la nature.
Des équipes avec des grimpeurs nettoient la paroi pour que des blocs ne s'effondrent pas sur les touristes et autochtones qui empruntent le défilé du siq.
Au bout du défilé, apparait d’un coup dans toute sa splendeur le « trésor », bien connu de tous les fans des « Aventuriers de l’arche perdue ». Contrairement au film, le Graal peut se trouver facilement dans toutes bonnes échoppes alentours qui vendent d’authentiques pièces de tout ce dont vous pouvez rêver. Pour ce qui est de l’immortalité, en revanche, les vendeurs restent un peu vagues, donc méfiance sur les effets quand même. Compte tenu du prix, ils doivent être limités de toute façon. Les dromadaires qui mâchouillent on ne sait quoi puisqu‘il n’y a pas d’herbe, regardent toute cette activité humaine de toute leur hauteur méprisante, en attendant que le bédouin chargé de leur trouver un cavalier s’acquitte de sa tâche. Il est huit heures environ, le soleil commence à s’exprimer avec insistance, on sent que la journée sera dure. Heureusement, nous avons deux litres d’eau par personne, ce qui est au final plutôt juste. Dans un environnement aussi touristique, autant dire que ce n’est pas un problème d’en trouver. Nous continuons donc notre découverte vers le théâtre, plutôt bien conservé en empruntant la rue des façades, riche de bâtiments creusés directement dans la roche (grès ou sable fossilisé). Les dessins formés par les couleurs des différentes couches donnent un cachet particulier à l’ensemble.

Les aléas dans un voyage: la narration de Gilles
Une divergence de route aura vite fait de désunir l’équipe. Le plus indiscipliné des deux, qui a pris l’initiative de ne pas suivre le parcours prévu, se voit distancé sévèrement de l’autre partie du groupe (c’est-à-dire Grisemote). C’est avec un peu de retard qu'il entame une longue marche sous une chaleur accablante, qui monte impitoyablement en haut de la falaise, dans l’espoir de retrouver l’autre moitié. Certes la vue est belle sur le site, mais il faut la gagner. Arrivé en haut, pas de trace de Grisemote malgré le chemin unique. Fâcheux ! Le sillon longeant la falaise, il suffit de le suivre. Au bout d’un temps certain, une nouvelle falaise marque la fin de l’aventure avec une belle surprise. Nous sommes en haut du siq avec une vue absolument imprenable sur le « Trésor ». A cet endroit improbable, Salem nous accueille dans son nid d’aigle douillet où il sert un thé délicieux à l’ombre pour 1 JOD ce qui me fait oublier quelques instants que Grisemote manque toujours à l’appel. C’était comment avant, quand il n’y avait pas de téléphone portable ? Simple, on se cherchait pendant des heures. Le mien étant à l’hôtel, nous allons faire un saut dans le passé. En parlant de saut, n’ayant pas envie de refaire l’intégralité du trek pour le retour sous l’écrasante chaleur du soleil, Salem m’indique son raccourci : une dangereuse descente à pic dans les rochers et le sable à première vue, mais faisable pour qui est patient et bien chaussé. Il permet de revenir tout simplement au Trésor, à l’ombre. Le plancher des chameaux atteint, je repars à la recherche de la Grisemote perdue, une paille dans une botte de foin…. Les kilomètres s’enchaînent et l’heure tourne. Perdu pour perdu, je fais grincer les mollets vers 14H00 dans l’abrupte montée du Monastère. Tous les 100 mètres, un stand tenu souvent par des femmes qui nous veulent du bien ponctue le chemin d’arrêts plus ou moins longs. Négociateur minable d’habitude, comme j’ai envie d’écourter au maximum sans être désagréable les transactions commerciales dont je n’ai pas envie, je donne des prix plancher à toutes mes interlocutrices de façon à les dégoûter de discuter avec moi. Rien n’ y fait, je remporte assez souvent la mise (pas assez bas les prix mon fils) . Du coup, le sac continue de se remplir de bracelets en argent pur, de colliers en os de chameaux finement ciselés, de cristaux probablement proches du diamant et autres babioles indiscutablement authentiques qui pourraient néanmoins plaire à Grisemote si je la retrouve un jour. De nombreux touristes optent eux pour la montée en âne. Si pour des petites japonaises l’âne trottine presque, pour de bons gros européens ou américains nourris au hamburger, j’ai mal pour eux, surtout vu le taux de grimpette. Arrivé en haut du Monastère, (qui vaut le coup d’œil), le chemin continue vers un sommet qui devrait logiquement offrir un point de vue idéal. Va pour le pic. Sans aucune surprise, le sommet est habité d’un nid douillet où deux bédouins au large sourire te proposent du thé pour 1 JOD, jouent de la guitare et chantent, très bien d’ailleurs, histoire de te mettre à l’aise. Ton regard commence un 360 ° pour admirer un paysage à couper le souffle. Et là, sans que tu t’en rendes compte, la deuxième lame s’abat sur toi. Au milieu du 360°, ton regard tombe sur un étal de bracelets qui te tendent la main. M’enfin ! Ici, ils sont bien travaillés, mais pour un prix moins modique que d’habitude. Le piège se referme sur moi. Je me dis « tiens, ça plairait bien à Grisemote – mais au fait, où est-elle ? ». D’un coup, la culpabilité me prend et j’achète le plus beau du lot, histoire d’adoucir ma peine, que je sois coupable ou non. Donc, je déconseille formellement le pic pour toute âme sensible, voyageur solitaire mélancolique ou plus simplement homme qui a perdu sa femme (la réciproque ne me semble pas vraie). La poésie du lieu ne me fait pas oublier qu’il doit me rester entre deux et trois bonnes heures pour rentrer à l’hôtel. Le soleil se fait moins chaud. Signe qui ne trompe pas, les étals de la descente sont souvent vides, désertés de leurs occupantes, ce qui me simplifie la tâche. Ceci dit, sans les plaindre particulièrement, le contexte touristique très dégradé plus la chaleur de l’été ne les aident pas à gagner leur vie. Clopin, clopan (rien à voir avec la cigarette), pas après pas, je retourne au trésor, presque sans un regard. Les jambes commencent à accuser sérieusement le coup après un nombre significatif d’heures de marche. Dans le siq circulent des carrioles transportant des fainéants … que j’envie, mais le désir de tout faire à pied est plus fort. Les deux derniers kilomètres sont éreintants, ainsi que l’escalier de l’hôtel, du haut de ses quatre marches. Alors, l’épisode « recherche Grisemote désespérément » va-t-il prendre fin ? Il y a comme un flottement dans la chambre lorsque j’entrouvre la porte. On sent dès la première seconde, que le bracelet ciselé ne suffira pas … Une bière au Cave bar, une grosse heure plus tard, permettra de mettre au point une stratégie puissante pour le lendemain, un système infaillible pour se retrouver : prendre tous les deux notre mobile !
Les aléas dans un voyage: la narration de Sylvie
De mon côté, c'est tout de suite moins lyrique. Absorbée par la recherche des multiples lézards multicolores et guidée par mon sens de l'orientation inexistant, je suis le seul chemin improbable. Joli, certes, mais quand même très escarpé, voire dangereux. Etant seule au monde (normal, puisque ce n'est pas le bon parcours), je décide de faire demi-tour, ayant eu une superbe vue sur le théâtre et ses alentours, mais point de Khazneh! Je regagne le plancher des vaches, ou pour être plus exacte , celui des chèvres ou des moutons, et déambule au milieu des tombes royales, du grand temple et autre. Je me pose ici et là pour boire un coca fort bien venu. Malgré l'altitude de 800 mètres, en été, il fait quand même très chaud.
Je m'attarde un long moment au niveau du Trésor, (Khazneh). Quand nous arrivons le matin, tôt, c'est quasiment vide. Il y a beaucoup plus de bédouins qui déambulent à leurs petites affaires que de touristes. D'ailleurs dire que nous avons eu Pétra pour nous tous seuls n'est pas très loin de la vérité. Il paraît qu'habituellement ça grouille de monde, là c'est plus que raisonnable....
Donc, au milieu de la journée, le quartier du trésor est méconnaissable, c'est une ville dans la ville. Dromadaires côtoient chevaux avec ou sans calèche, ânes, chiens, chats, lézards.... Bédouins de toutes parts essayant d'appâter le chaland pour une balade à dos d'animal, ou pour vendre de tout et de rien, groupes de touristes avec leurs guides qui se succèdent devant la façade du Khazneh. Et tout cela au milieu d'un nuage de poussière omniprésent. Je croise également à plusieurs reprises des hommes de très belle allure, leur poignard à la hanche, c'est la police bédouine de Pétra. Il n'est pas rare non plus de rencontrer des gladiateurs, qui regagnent le lieu où ils vont poser pour une photo "authentique" au milieu des édifices antiques. Je note quand même, ombre au tableau, la présence de nombreux enfants, parfois très très jeunes qui travaillent sur le site. Il paraît que le gouvernement a interdit le travail des enfants, mais visiblement cela n'a pas eu beaucoup d'impact ici! Deuxième ombre au tableau, le traitement de certains bédouins sur les animaux. Nous sommes intervenus une fois sur un homme qui jetait des pierres énormes en pleine tête d'un pauvre cheval. Il existe à l'entrée, une fondation britannique qui s'occupe de soigner les animaux qui travaillent ici.
J'ai également croisé à plusieurs reprises, des "Jack Sparrow", répliques bédouines de Johnny Depp dans "Pirates des Caraïbes". Ceux-là sont beaucoup moins glorieux que notre séduisant pirate, puisqu'ils sillonnent le site à la recherche de femmes esseulées (moi en l'occurrence), pour vendre leurs charmes. Pour ma part, je vais me contenter de goûter au coca!!!
Fatiguée, je regagne par le siq, notre hôtel en vue d'une détente dans la piscine, fourbue, déçue d'avoir perdu Gilles, mais satisfaite tout de même de cette journée bien remplie.
JOUR 2
Reprenons donc le cours de notre récit au deuxième jour, avec la montée à El Khubthah (2 ème essai pour certaine, 2ème fois pour d'autre), Wadi Es-Siyaggh et le monastère (2ème pour Gilles!).Nous avons tenté d'entrer sur le site par une rando parallèle au siq (wadi Al-Mudhlim), nous devons être normalement accompagnés, mais nous nous sommes fait repérer et avons donc abandonné l'idée, et rejoint le trésor, puis la rue des façades à nouveau par le siq.

Rapidement, à force de regarder les étals qui jalonnent le parcours, nous nous embarquons dans la négociation d’authentiques pièces historiques de musée qui nous deviennent sur le coup indispensables compte tenu du prix affiché au début et du prix obtenu. Pas de quoi se ruiner non plus, mais le sac se remplit et une fois l’affaire conclue, on peut se demander si nous en avions réellement besoin … Comme maintenant je connais le chemin par cœur, je pilote en maître l’équipage jusqu’à Salem et sa flûte et la prodigieuse vue sur le « trésor ». A la demande, Salem montre tous ses talents de musicien à la flûte et sur une sorte de violon local (le rababah). L’acoustique est phénoménale et la dextérité de notre hôte en fait un moment d’apaisement total. Je guide enfin Grisemote lors de la descente aventureuse qui nous ramène au Khazneh. Assez sportif, mais cela nous a évité de refaire tout le chemin en sens inverse, très, très long!

Nous déambulons au milieu des tombes, église, temple. Prenons le temps de partager un thé avec une famille bédouine (sans oublier de leur acheter un souvenir). Nous grignotons nos paniers pique nique, et le soleil est désormais au zénith. Nulle envie d'entamer la grimpette jusqu'au monastère, surtout que celui-ci est au soleil pas avant le milieu de l'après-midi.

Lors de notre pause thé, nous regardons avec amusement et empathie, un pauvre gars qui court en permanence derrière son âne monté par une japonaise qui veut faire tout Pétra au pas de course. Nous le retouvons quelques temps après, dégoulinant, et échangeons quelques mots sur sa condition physique!!! Il s'appelle Souleyman. Nous sympathisons, et il nous indique un wadi où l'on peut se rafraîchir, d'ailleurs il y va de ce pas avec son âne Jacques. C'est ainsi qu'après une boisson fraîche, nous décidons de le rejoindre avant la montée au monastère et nous nous engageons dans Wadi es- Siyaggh. Au bout du chemin nous retrouvons Souleyman qui nous invite avec ses compagnons à partager leur thé. Au terme du voyage, nous ne compterons plus le nombre de thés que nous avons sirotés à toute occasion. Les jordaniens sont très conviviaux et gentils. Ne pas offrir le thé serait un manque à leur hospitalité, et le refuser, un manque de courtoisie. Le thé jordanien est non pas à base de menthe, mais de diverses herbes dont essentiellement la sauge qui lui donne un goût très particulier. Sans oublier bien entendu, l'énorme quantité de sucre qui l'accompagne! En tous cas, sucre ou sauge, c'est la seule chose qui nous a vraiment désaltéré. Puis Souleyman propose de faire le retour (gracieusement) sur son âne. Pourquoi pas, Grisemote c'est elle qui s'y colle, et elle adore ça, et derrière la rando du monastère nous attend en plein cagnard, et ce n'est pas rien!

Je retrouve avec plaisir mes petites marchandes du monastère, remplace le collier en os de chameau que Grisemote a déjà cassé, mais évite soigneusement le pic du 360°. Bref, la routine quoi. Il y a le monastère en lui-même, superbe, avec son petit café en face où nous prendrons un citron pressé, mais aussi plusieurs belvédères que l'on atteint après une courte marche . Cela en rajoute encore dans les patounes, mais ça vaut le coup, les vues sont superbes. De façon plus qu'improbable, au fin fond du bout du monde, à chaque nid d'aigle, nous tombons sur une cahute dans laquelle on peut boire un thé, ou parfois écouter les talents de musicien de l'occupant bédouin. Sur le chemin du retour, nous croisons de nouveau Souleyman et lui proposons de lui louer ses services à la fin de la descente pour nous ramener à dos d'âne jusqu'au trésor. Après nos diverses randos du jour, nous sommes rincés! La surprise fut que nous voulions faire travailler Souleyman pour le remercier, mais il avait délégué le service à une maîtresse femme de fort tempérament, propriétaire d'un cheptel d'ânes et qui emploie des hommes pour conduire les bêtes. Nous négocions ferme, mais elle a juste omis de nous dire que le conducteur des ânes devait être rétribué par nos soins à l'arrivée sous forme d'un pourboire généreux. C'est ainsi que nous partons avec Mohamed et les ânes. Nous empruntons l'allée principale, le soleil se couche sur les tombes royales, la lumière et les couleurs de la roche sont fabuleuses. Comme nous avons bien traîné, nous sommes certainement les seuls touristes restants sur le site. On nous a d'ailleurs proposé de rester pour voir la pleine lune sur Pétra, car il n'y a pas d'obligation d'heure de sortie, mais là on n'en peut plus! Par contre, c'est l'heure où tous les bédouins vaquent à leurs propres activités. Pour les enfants, c'est judo. Et tous à la même heure se dirigent en kimono vers le tatami qui les attend. C'est assez amusant de voir cette petite vie sans touristes. Les ânes nous déposent au Khazneh, ils n'ont pas le droit d'aller plus loin. Nous empruntons donc le siq à pieds une nouvelle fois. A la sortie, il nous reste encore tout le siq extérieur à parcourir, presque 1 kilomètre. Là, ce sont les chevaux qui nous tendent les bras (ou plutôt les jambes). Le retour à dos de cheval est compris dans le prix du ticket d'entrée, cependant il faudra s'acquitter d'un pourboire suffisant pour le conducteur des canassons. On n'en peut plus! Nous ne savons même pas si nos pieds sont encore présents ou si nous avançons sur des moignons de pieds érodés par la marche non stop de la journée. A cheval donc.... En plus, Grisemote adore ça.

C'est notre dernière étape à Pétra, avant de prendre la route pour le Wadi Rum où nous sommes attendus en fin d'après-midi. L'objectif du jour, c'est encore une belle rando: le haut lieu des sacrifices. Cette fois-ci nous n'empruntons pas le siq. Nous venons faire tamponner nos tickets au visitor center, puis nous prenons un taxi qui nous mène à Umm Sayhoun, village de la seconde entrée du site.

Le sentier qui grimpe, qui grimpe débute juste à côté du théâtre. Là encore le paysage est splendide, et plusieurs belvédères sont disséminés de part et d'autre. Il n'est pas toujours facile de se repérer au milieu du paysage désertique dans lequel nous sommes d'ailleurs seuls. Grâce au GPS du téléphone nous retrouvons notre chemin aisément. Là encore le chemin est jalonné de vendeuses qui espèrent toutes qu'on s'arrête à leur stand. On essaye de faire plaisir aux unes et aux autres et on doit batailler ferme... Nous n'avons jamais lésiné sur les pourboires (peut-être le plus gros budget de notre voyage), ni sur l'achat de souvenirs, thé ou autre. Nous sommes pleinement conscients de la détresse dans laquelle sont les jordaniens à l'heure actuelle. Sous-développés en eau, pas de ressources énergétiques ou peu (ils en achetaient 80% à l'Egypte avant le printemps arabe, des réfugiés à leurs frontières, et là-dessus on rajoute des touristes maintenant inexistants (à part ceux du Moyen Orient). Alors notre contribution ce sera celle-là, et notre visite de ce pays pourtant fabuleux mais boudé actuellement. Combien de fois dans la rue est-on venu nous serrer la main en nous remerciant d'être là. C'est très triste, et nous souhaitons que le pays retrouve ses touristes comme il le mérite. Au milieu des roches, au milieu de rien, l'échoppe de Mohamed chez qui nous prendrons un thé salvateur.
Papaoutai
On n’est pas chez Michel Drucker, alors forcément, l’amphithéâtre est assez clairsemé. La rencontre, réunissant deux auteurs, invités à débattre dans le centre-ville du Luxembourg est pour le moins intimiste. Il faut dire qu’au cœur de la discussion, il y a deux livres ayant pour thème la violence consubstantielle à la nature humaine, poussée à un degré d’horreur absolu...
L’événement est chapeauté par l’institut Pierre Werner qui se veut médiateur culturel entre la France, l’Allemagne et le Luxembourg.
Lors du dernier échange organisé par cet institut auquel j’ai pu assister, le micro était tendu à l’orientaliste allemand, essayiste et romancier, Navid Kermani, et Mathias Enard après la sortie de Boussole. Les heures passées en leur compagnie avaient été intenses et foisonnantes.
J’ai tout juste eu le temps de refermer l’un des ouvrages en question avant la rencontre de mercredi. Comment Baptiste est mort, d’Alain Blottière, auteur français, écrivain voyageur, qui s’est inspiré d’un fait divers (l’enlèvement d’une famille française par Boko Haram il y a quelques années au Cameroun) pour écrire un roman fort, remuant sur le fanatisme bestial, l’embrigadement, l’état de choc des otages (pendant, après), mais aussi la fascination du désert, le silence impalpable, la beauté ressentie jusqu’à l’exaltation de l’absolu dénuement, la poésie de peintures pariétales découvertes dans une grotte au cours d’une expérience qui aurait dû être traumatisante mais qui s’avère mystique pour le personnage principal....
On suit le long debriefing, mené par un interrogateur, flic supposé, d’un jeune ado qui a réchappé à l’horreur, et dont les silences en disent plus long que les bribes de témoignages qu’on tente de lui extorquer. Le gamin égrène ses souvenirs au compte-goutte, la défonce aux "pilules de courage" que les ravisseurs consomment comme des nounours haribo avant de commettre les pires exactions, le regard terrorisé du jeune frère, non pas devant les terroristes mais devant son frère aîné pour des raisons qu’on saura en lisant le bouquin...
Pour ce qui est de l’autre roman placé au cœur de ce débat, Retour en Barbarie, je l’ai acheté sur place, séduite par la "prestation" de son auteur… qui n’en a quasiment pas parlé ! Gaston Carré, journaliste, romancier franco-allemand, s’est effacé tout au long de la rencontre au profit de son interlocuteur, dont il n’a eu de cesse de vanter les talents.
Aux questions bateau de l’animateur (aussi efficace qu’un valium), qui l’invitait à commenter un passage de Retour en Barbarie, il a répondu avec l’humour, feignant d’un air halluciné de ne pas se souvenir des quelques phrases citées ou, interrogé sur le sens du titre choisi, expliquant que, là aussi, il avait complètement zappé que le titre de son précédent roman contenait déjà le mot Retour. Quand son éditeur lui en a fait la remarque, il en a conclu que le genre introspectif semblait être son registre de prédilection.
Ne l’ayant pas encore lu, mais en ayant un exemplaire superbement dédicacé, je suis juste en mesure de dire que, quand il apprend que son étudiant en médecine de fiston a envoyé balader ses études pour partir en Syrie et préfère prêter serment à Daech qu’à Hippocrate, un père se remet en question en se souvenant de la radicalité de sa propre jeunesse.
Ce que je peux déjà en dire, c’est qu’en exergue du bouquin, Gaston Carré a choisi un passage d’une belle chanson de Stromae :
Où t’es, papa où t’es ?
Dites-moi d’où il vient Enfin je saurai où je vais (…) Un jour ou l’autre on sera tous papa Et d’un jour à l’autre on aura disparu Serons-nous détestables ? Serons-nous admirables ? (…) Dites-nous qui donne naissance aux irresponsables
Papaoutai pourrait également résumer Comment Baptiste est mort...
L’événement est chapeauté par l’institut Pierre Werner qui se veut médiateur culturel entre la France, l’Allemagne et le Luxembourg.
Lors du dernier échange organisé par cet institut auquel j’ai pu assister, le micro était tendu à l’orientaliste allemand, essayiste et romancier, Navid Kermani, et Mathias Enard après la sortie de Boussole. Les heures passées en leur compagnie avaient été intenses et foisonnantes.
J’ai tout juste eu le temps de refermer l’un des ouvrages en question avant la rencontre de mercredi. Comment Baptiste est mort, d’Alain Blottière, auteur français, écrivain voyageur, qui s’est inspiré d’un fait divers (l’enlèvement d’une famille française par Boko Haram il y a quelques années au Cameroun) pour écrire un roman fort, remuant sur le fanatisme bestial, l’embrigadement, l’état de choc des otages (pendant, après), mais aussi la fascination du désert, le silence impalpable, la beauté ressentie jusqu’à l’exaltation de l’absolu dénuement, la poésie de peintures pariétales découvertes dans une grotte au cours d’une expérience qui aurait dû être traumatisante mais qui s’avère mystique pour le personnage principal....
On suit le long debriefing, mené par un interrogateur, flic supposé, d’un jeune ado qui a réchappé à l’horreur, et dont les silences en disent plus long que les bribes de témoignages qu’on tente de lui extorquer. Le gamin égrène ses souvenirs au compte-goutte, la défonce aux "pilules de courage" que les ravisseurs consomment comme des nounours haribo avant de commettre les pires exactions, le regard terrorisé du jeune frère, non pas devant les terroristes mais devant son frère aîné pour des raisons qu’on saura en lisant le bouquin...
Pour ce qui est de l’autre roman placé au cœur de ce débat, Retour en Barbarie, je l’ai acheté sur place, séduite par la "prestation" de son auteur… qui n’en a quasiment pas parlé ! Gaston Carré, journaliste, romancier franco-allemand, s’est effacé tout au long de la rencontre au profit de son interlocuteur, dont il n’a eu de cesse de vanter les talents.
Aux questions bateau de l’animateur (aussi efficace qu’un valium), qui l’invitait à commenter un passage de Retour en Barbarie, il a répondu avec l’humour, feignant d’un air halluciné de ne pas se souvenir des quelques phrases citées ou, interrogé sur le sens du titre choisi, expliquant que, là aussi, il avait complètement zappé que le titre de son précédent roman contenait déjà le mot Retour. Quand son éditeur lui en a fait la remarque, il en a conclu que le genre introspectif semblait être son registre de prédilection.
Ne l’ayant pas encore lu, mais en ayant un exemplaire superbement dédicacé, je suis juste en mesure de dire que, quand il apprend que son étudiant en médecine de fiston a envoyé balader ses études pour partir en Syrie et préfère prêter serment à Daech qu’à Hippocrate, un père se remet en question en se souvenant de la radicalité de sa propre jeunesse.
Ce que je peux déjà en dire, c’est qu’en exergue du bouquin, Gaston Carré a choisi un passage d’une belle chanson de Stromae :
Où t’es, papa où t’es ?
Dites-moi d’où il vient Enfin je saurai où je vais (…) Un jour ou l’autre on sera tous papa Et d’un jour à l’autre on aura disparu Serons-nous détestables ? Serons-nous admirables ? (…) Dites-nous qui donne naissance aux irresponsables
Papaoutai pourrait également résumer Comment Baptiste est mort...
The most welcoming people?
Hi there,
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
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Transports intérieurs en Iran
Hello à tous !
je suis en train de préparer mon itinéraire de 25j en solo en Iran et me demande quels sont les meilleurs transports (bon rapport qualité/prix/temps) pour me rendre d'abord de Téhéran à Shiraz puis le circuit classique : Persepolis - Yazd - Espahan - Kachan puis Téhéran... ou autres villes intermédiaires si intérêt.
Si vous avez des bons tuyaux d'hébergements je suis preneuse !
Merci 😉 Nicole
Merci 😉 Nicole






