Japonais en Inde: Le choc des cultures: histoire vécue à la gare de Old Delhi
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Vous qui avez sillonné sans répit les routes du mondes, vous les avez déjà rencontrés…

Ils parcours également les 4 coins du globes, souriants et l’air candide… Il suffit qu’ils entrent dans une boutique pour que votre présence ne soit plus qu’un vague souvenir pour le vendeur qui s’évertuait à vous convaincre de donner un dernier coup de grâce à votre portefeuille. Il nous ressemble à nous autres occidentaux car nous partageons un fond de culture commune basée sur la consommation, mais ils sont tellement différent.

Je veux bien évidemment parlé des Japonais.

J’ai une profonde admiration pour la culture japonaise. Ce sentiment se confond intensément avec le mystère de cette société. Je ne veux pas parler du mystère qu’évoque les paysages de la baie d’Ha long terrestres sur lesquelles se serait posé un dragon il y a quelques siècles. Non, Je veux parler d’inconnue ou d’incompréhension au sens propre.

La culture japonaise évoque pour moi le contraste le plus fort qui soit. Contraste entre la violence extrême de cette société et les usages les plus policés qui puissent exister. Contraste entre les codes de la guerre qui furent en usage et la mièvrerie des sentiments. Contraste entre la tenue des cadres citadins et la mode disco punk outrancière de certain jeunes… Tout cela reste bien mystérieux.

N’ayant pas les moyens de m’offrir un voyage dans ce pays, je prend toujours soin d’observer les jeunes japonais qui partent nombreux sur les routes du monde une fois leurs études terminées et avant d’affronter les dizaines d’année de travail acharné qui les attends.

Notre première rencontre avec le japonais en vacance eut lieu en Inde à la gare centrale d’Old Delhi.

A vrai dire nous sommes allés en Inde de façon candide. Après un rapide tour d’horizon du prix des billets d’avion, la seule destination lointaine qui s’offrait à nous était l’Inde. Nous préparions notre voyage en nous gavant l’imaginaire des récits merveilleux du Rajasthan. Oubliant presque que le sous-continent indien avait évoluée.

Arrivés à Delhi, il nous fallut quelques jours pour émerger et nous défaire de nos réflexes fondamentaux, afin de pouvoir affronter notre voyage.

Passé 2 jours dans la mégalopole, nous mettons le cap vers Jaipour. Nous devons nous rendre à la gare de Old Delhi pour prendre le train de 6h du matin.

4 heure, notre réveil sonne. Nous nous réveillons dans cette petite chambre triste aux murs sales. Il nous faut trouver un Rickshaw pour nous conduire à la gare. Il fait nuit noire dans cette rue défoncée. Ca et là des personnes dorment à même le sol ou sur le plateau des chariots qu’ils tirent durant la journée. Nous réveillons un chauffeur qui dormait dans sont tricycle à moteur. Il se frotte les yeux et nous fait signe de monter. Nous lui proposons un prix, il incline la tête de droite à gauche (j’ai encore du mal à comprendre que cela veut dire oui), nous montons.

La traversée de la ville se fait sans un mot. L’angoisse me tord le cou. C’est un dédale de petites rues crasseuses que la nuit recouvre de mystères et de fantasmes. Les kilomètres de trottoirs sont occupés par les gens endormis. Des enfants s’activent à lessiver les tables des restaurants de rue. Je ne sais plus quoi pensé je suis perdu. Le travail des enfants, la misère, dormir sur le trottoir… Que faire ? Rien… je regarde et je m’étouffe des odeurs nauséabondes refoulées par les cours d’eau dans lesquelles pourrissent les ordure de plus de 10 millions de personnes.

La peur ne me quitte pas depuis la veille. Ce triporteur n’offre aucune sécurité. Nous devons avoir environ 500 francs en liquide, plusieurs mois de salaire pour cet homme. Il serait tellement simple de nous conduire vers nulle part pour nous dévaliser. Moi-même, pour nourrir mes enfants, je n’hésiterais certainement pas longtemps. Et ce serait probablement justice.

Mais il y a peu de violence physique contre les étrangers en Indes. Nous arrivons à bon port comme nous y arriverons toujours au cours de ce voyage.

La gare de Old Delhi se dresse devant nous. C’est un cafarnaum comme je n’en ai encore jamais vu. Hommes, femmes, enfants, valides, estropiés, mendiants, moines, chèvres, vaches, tous se pressent autour de ce centre névralgique de la vielle ville. Dans toutes les positions, assis, debout ou allongés, habillés ou nus, c’est presque toutes l’inde qui nous attends. Ce petit Rickshaw qui incarnait encore mes angoisses il y a 30 secondes me semble maintenant le seul lien avec notre petite chambre d’hôtel qui était mon unique reperd. Il s’en va. Nous restons. Nous nous sentons comme ce spationaute de 2001 l’odyssée de l’espace dont le cordon avec l’humanité a été rompu et qui est condamnée à dériver dans le grand vide de l’univers, vers une mort certaine.

Nous sommes bousculés et finissons par accéder au Hall central. Des centaines de personnes sont allongées le long des murs et dorment paisiblement. Des estropiés, des indigents, mais aussi des familles qui attendent leur trains, des travailleurs en costume 3 pièces et attaché-case. Nous trouvons notre chemin entre les corps assoupis pour nous rapprocher du tableau des départs.

Notre train n’est pas encore annoncé. Devant les dizaines de guichets vides, nous renonçons à prendre un billet. Nous tenterons de le prendre directement auprès du contrôleur.

Il nous faut reprendre notre souffle. Nous trouvons un recoin où poser nos fesses. Nous regardons le spectacle incroyable de cette immense gare indienne à 5 heure du matin, en tentant de nous rendre invisibles.

Là arrivent 3 touristes japonais d’une vingtaine d’année. Mini-disc dernier cri à la ceinture, et appareils photo autour du cou. Ils avancent, têtes en l’air, la mine un rien perdue. Ils s’arrêtent en plein milieu du Hall et ouvrent leur sac pour en sortir un guide. Echangent quelques mots…. Tournent sur eux-même tentant certainement de trouver un uniforme ou une silhouette rassurante qui pourra leur ouvrir la voie. Mais rien…

J’imagine qu’ils se rendent dans la même ville que nous, premier stop obligé pour un tour du Rajasthan. Je me lève et vais à leur rencontre. Leur anglais est light et le mien bien rouillé. Je comprend tout de même qu’ils vont à Jaipour. Je leur indique que le train sera indiqué sur cet immense tableau devant eux au dessus de leurs têtes. Ils n’ont pas vus le tableau et avance en direction de mon doigt. Je ne comprend pas. Ils s’arrêtent devant la vitre d’un petit guichet et approchent leur nez de ce qui doit certainement être une petite note de service collée là il y a 20 ans. C’est écrit en Hindi.

Là le doute m’étreint. Comment ces gars peuvent s’imaginer que les quais sont indiqués sur un vieux bout de papier scotché sur une vitre que la crasse rend presque opaque. Je regarde autour de moi. Il doit y avoir plus de 500 affichette différentes collées de cette façon dans ce Hall.

Je me rapproche d’eux pour leur indiquer à nouveau le panneau. Ils me sourient et me remercie. Jettent un œil au tableau d’affichage et partent vers le quai. Je les arrête pour leur demander où ils vont. Ils ne savent pas bien. Je leur explique que le quai n’est pas encore indiqué. Ils me remercient une nouvelle fois et vont s’assoire dans un coin.

Une fois le quai annoncé, je leur fait signe de nous suivre.

Nous traversons les voies ferrées au milieu de la foule sur un pont en poutrelles métalliques qui desserre les différents quais. Le jour commence à poindre. Enfin.

Le nombre des futurs passagers rend difficile l’accès au quai. Nous nous faufilons pour tenter de gagner l’autre extrémité, moins surpeuplée.

Nous attendons le train au milieu de la cohue nous demandant si nous allons pouvoir monter dedans.

Un femme transportant un petit autel portatif nous propose de nous asperger de fumée d’encens et de nous dessiner un point au milieu du front moyennant finance. Nous refusons poliment. Elle n’insiste pas car nos 3 amis font une bien meilleurs cibles qu’elle s’empresse de solliciter. Ils n’ont pas compris ce quelle leur dit. Pour cause, elle ne parle pas anglais. Ils se regardent interdits alors qu’elle plonge sont doigt dans son petit pot de poudre coloré, et avant qu’ils n’aient pu dire un mot, ils se retrouvent tous avec la trace de son pouce au milieu du front.

Ils se regardent à nouveau et explosent de rire en se voyant affublés de ce nouvel attribut typiquement indien. Ils remercient celle qui leur a joué ce drôle de tour. Mais elle ne bouge pas et tend la main au premier. Son pote lui fait comprendre qu’elle veut des sous. Ahh ! ! ! Ils cherchent frénétiquement dans leurs poches, mais pas une pièce. Ils haussent les épaules d’un air dépité, tentant de faire comprendre qu’ils n’ont pas de monnaie. Elle pointe alors du doigt un sac à dos. L’un de nos amis l’ouvre et en sort un portefeuille.

Il cherche les roupies qu’il a du planquer derrière la centaine de dollars qui sort de la poche à billet. Là je m’étrangle ! Ce type est en train d’ouvrir son portefeuille au milieu d’un quai bondé et passe en revue tout son pognon à la recherche de quelque roupies. Il fini par trouver un petit billet qu’il donne à cette femme en lui faisant signe qu’il paye pour les 3. Mais comme c’est un jeune homme poli, il lui demande si elle est d’accord. Et comme elle, est une vieille femme futée, elle ne l’est pas… d’accord. Il faut que chacun paye et farfouille dans sa poche à billet pour faire une offrande. Je suis pété de rire. Elle a dû toucher l’équivalent de 2 semaines…. Trop forte la vieille !

Le train fini par arriver. Il n’est pas vide. Il a voyagé toute la nuit. Les portes s’ouvrent, l’odeur qui s’en échappe est intenable. Des hommes, des femmes, des enfants, mais aussi des animaux sortent des wagons. Ma copine m’attrape par la manche en me disant qu’elle veut impérativement monter en première. Nous finissons par trouver une place. Nous payons notre billet au contrôleur et nous nous endormons.

Arrivé à notre hôtel nous prenons une douche puis je sort sur le pas de la porte fumer une cigarette, en repensant à cette matinée. Cela fait bien 45 min. que nous somme là, quant arrivent, complètement liquéfiés, nos 3 amis japonais. Ils dessinent un large sourire en me voyant.

Ca ne fait que quelques jours qu’il sont en Indes… Courage les gars !
VI Vilcanota Globetrotter ·
Il faudra nous raconter la suite 😏
http://www.aventuren4x4.com Carnet Namibie : https://voyageforum.com/discussion/namibie-amie-d9300813/ Carnet Grizzlys : Carnet Grizzlys : https://voyageforum.com/v.f?post=9308751;page=last;#last
LO Lotusbleue Regular ·
Oh oui Rivotril, je suis scotché à mon écran et je savoure, j'attends la suite avec impatience...

Dur dur pour ces japonais !!!! 😏😏😏
Se donner les moyens de réussir son rêve... " Où que tu ailles, vas-y avec tout ton coeur". CONFUCIUS
OU Ouais Veteran ·
je me rapelle en syrie un petit groupe de japonnais qui voyagaient en "routard" mais ils se trimbalaient avec de grosses valises à roulette (a palmyre ou encore dans le souk de damas cela ne le fait pas trop) mais cela n'avait pas trop l'air de les deranger!!!!
un grand voyage commence toujours par un petit pas. Association NE POUR VIVRE
NA Nadja Regular ·
Moi j'aimerais bien aussi lire un japonais qui raconte le parcours un français au Japon 😛

Le réalisateur Chris Marker parle du Japon dans plusieurs de ses films, il est également fasciné par ce pays...

Notamment dans Level five et Sans soleil où foisonnent les écrans démultipliés qu'il capte sur son chemin de voyageur. de beaux films errants à l'image du voyageur, contemplatif, qui passe du temps avec son sujet...
LO Lotusbleue Regular ·
Oh oui, moi aussi Nadja j'aimerais bien lire un japonais raconter son périple en France !!!

Euh, ce que je rencontre dans le sud, souvent sont rigolos mais certains sont déçus de notre accueil !

Ma fois, vous les avez vu ces braves japonais, ils débarquent à 40 dans un bus et ils cliquent à droite, y clic à gauche, y clic tout droit !!! et remonte dans leur bus !!!! y a pas de bug on ne peut pas faire autrement que de se fendre la poire !!! en plus un collègue il a tendu la main en rigolant et bien il lui ont donné un holiwoud... pfff sont partout ces ricains !!!

M'enfin, je m'égare si Chong me lit mille pardon mais le clichet est trop caractéristique ! vi je sais Chong nous avé not' béret, not' baguette sous'l'bras et not'pastaga... rions ensemble !!! peuchère euh quand méme ! (z'avé vu l'accent c'est pour faire nordiste parce que chez nous c'est mème !)

Ca y est j'mégare encore !!!!
Se donner les moyens de réussir son rêve... " Où que tu ailles, vas-y avec tout ton coeur". CONFUCIUS
SE Seshat Regular ·
Sois sympa, Rivotril, ne nous laisse pas en plan au 1er jour de ton arrivée à Jaipur.......🙂 Racontes-nous la suite ......

On a envie de partager un peu ton voyage qui semble bien prometteur.

Quant aux japonais, pour ma part, la dernière fois que je les ai croisés, ils traversaient - petits pas et grande vitesse- le temple de Louxor, suivant à la queue leu leu (j'aurais bien dit en file indienne mais pour des japonais ?? 😉) leur guide japonaise, levant leurs gadgets numériques dernier cri vers les chapiteaux gigantesques de la forêt de colonnes, et tout cela en gants de tissu blanc et masques respiratoires.

Vision surnaturelle ? et pourtant je ne rêvais pas...................................
Seshat

Aimer s'instruire, être curieux, attentif, admirer, s'émouvoir, essayer de comprendre ce qui nous entoure... essayer de se coucher un peu moins con chaque soir !(Anna Gavalda)
PH Phil64 Globetrotter ·
Namaste Rivotril,

Ton récit et captivant, et comme le disent les filles on aimerait en savoit plus sur la suite, d'autant que je pars au Rajasthan le 21 aout, 3 semaines seul, je vais t'envoyer un message privé...

Sinon pour les japonais puisque c'est le propos de ton post :

J'ai rencontré l'an dernier un Japonais bien différent de ses collegues qui nous font bien rire, j'ai croisé Kenji le long de la falaise de Bandiagara, il se balladait une semaine le long de la falaise seil avec un guide, comme moi, pour découvrir le pays dogon.. sans appareil photo, du moins apparent, mais rédigeait plutot un carnet de voyage rempli de croquis sur le vif et explications diverses sur la cosmogonie, le plus "étrange" c'est qu'il parlait tres bien français, en fait il était étudiant aux beaux arts de Marseille, on s'est échangé qques instants nos carnets de route, c'etait bien sympa... j'étais bien content de rencontrer un japonais un peu comme nous...

Voilà c'est tout, à bientot...
Phil Voyages du bout de mon pinceau...
VI Vilcanota Globetrotter ·
Pour ma part ce que je retiens de mes rencontres japonaises c'est avant tout la face avant d'un objectif et deux mains tenant un boitier 😏.Nos amis montagnards fréquentant Chamonix comprendrons facilement ce que je veux dire.Combien de fois avons nous eu le droit à poser avec nos japonais quand nous revenions de courses et surtout devant la fontaine sur la place où le retour aprés quelques jours la haut nous conduisait à prendre un pot à la Potinière.Ils étaient tous habillés de neuf de la tête aux pieds.Je crois que maintenant Cham est trés japanisé, de nombreuses boutiques sont reprises par des japonais, c'est le Banff de la France, cela ne me dérange pas plus que cela, ils participent à maintenir de l'activité.La blague de l'époque c'était " attention où tu poses les pieds, y a peut être un appareil photo avec deux mains sous le rocher"😎😉
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DA Dalale ·
Depuis le 18 mai notre cher virotril nous tient en haleine avec son histoire qu'il ne semble pas vouloir finir.

Allez ne te fais pas prier, connecte toi vite sur ce site et raconte-nous la suite de cette aventure si bien racontée .
RI Rivotril ·
Coucou,

merci mille fois pour vos nombreuses réactions.

Vous voulez la suite? Ce serait avec plaisir, mais ce post n'était qu'une brève.

J'aurai bien du mal à vous faire le résumé de mon voyage en Inde car c'était en 1998... Et la mémoire me fait défaut.

Ensuite et surtout, parceque je n'ai toujours pas réussit à être d'accord avec moi-même sur l'Inde. Je ne suis pas sûr d'avoir compris ce pays et je suis pas même sûr de pouvoir faire le choix de le comprendre (je sais c'est compliqué, mais je ne vois pas comment cela pourrait être autrement).

Alors pour tous ceux qui souhaitent s'y rendre, je ne dirai qu'une chose: Allez-y!

Ce ne sera peut être pas des vacances pour tout le monde (Il parrait que le NOrd est plus dur qe le Sud, mais je n'ai jamais été dans le sud), mais ça dois valoir un bon voyage sur Mars.

Mon sentiment est que l'Inde n'est pas un autre pays, c'est une autre planète! Alors une expérience comme celle là, ne peut pas se rater!

Il est impossible de dire à l'avance si vous en reviendrez enchantés ou déroutés, mais vous en reviendrez avec une autre vision du monde. C'est, je pense la seule certitude.
LO Lotusbleue Regular ·
Quelle suite, Rivotril... une énigme, un grand point d'interrogation...

Ce que j'aime c'est ta vision quand tu dis :

Il est impossible de dire à l'avance si vous en reviendrez enchantés ou déroutés, mais vous en reviendrez avec une autre vision du monde. C'est, je pense la seule certitude.

et le clou c'est surtout que toi tu vis encore cette énigme !

A bientôt Rivotril et merci !
Se donner les moyens de réussir son rêve... " Où que tu ailles, vas-y avec tout ton coeur". CONFUCIUS
BI Bikeman Veteran ·
désert australien !!!!!!!!

je suis a vélo !! rien depuis des centaines de kilo, rien pendant des centaines de kilo encore, je suis avachi sur mon guidon et mon esprit est ailleurs, pour rompre la monotonie je regarde le bord de route et tous ses objets hétéroclite (cannete de biere vide, bien sur!!, téléphone portable, magazine, bouquin porno (ca atiire tj l'oeil ça ), sandwich en core emballé, kangourou exploser, kangourou en etat de décomposition, kangourou presque totalement décomposer, squellette de kangourou....

Quand tout a coup une tache a l'horizon qui devient de plus en plus grande de plus en plus nette jusqu'a se rendre a l'évidence.......un jap !!!!!

le gars pousse une sorte de chariot pour les supermarché ou il a mis ses affaires et tranquille mimille il traverse le bush australien.Arret obligatoire acolade, il parle 3 mots d'anglais et je comprend juste qu'il voulais marcher ds le désert....sacré jap !!!!
la vie est comme un livre, celui qui n'a pas voyagé n'en connais que la 1ere page.
LE Lepiaf Globetrotter ·
Binevenue à toi, le nouveau, tu dois en avoir des anecdotes comme celle-ci à nous raconter.
BI Bikeman Veteran ·
des dizaine!!!!!

j'ai parcouru le monde a vélo pendant 6 ans, des histoires drole, triste, touchante, revoltante, insolite j'en est des tonnes..

a plus
la vie est comme un livre, celui qui n'a pas voyagé n'en connais que la 1ere page.
FA Fabricia Globetrotter ·
Coucou, Cyril..

Tu commences très fort : merci pour ces mésaventures sur deux roues : la rencontre avec le Japonais et son caddie, qui prend bien la suite des contacts avec le monde des expats de ton 1er post.

Vite, continue !
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
RI Rivotril ·
Excellent!!!

Allez, une autre... (Aîe on va croire que je m'acharne)

Thaïlande...

Nous patientons depuis 2 bonne heures dans un bateau en en panne.

La trape de la cale située au milieu du couloir entre les sièges est grande ouverte... Chacun fait attention, et scrute le moteur et les 2 mécano qui peinent à régler leur engin.

Il y a bien 2 mettre de profondeur entre le plancher et le fond de la cale.

Là 2 Japonnais se pointe gaiement sac au dos, le nez en l'air. Ils empruntent le couloir central à la recherche d'une place libre. Personne ne prette réellement attention à eux... Voilà 2 heures que nous sommes là et chacun pense que tout le monde à compris la cause de nos ennuis et à été jetter un oeil dans ce trou béant au milieu du couloir.

Mais non... Rien le temps de dire... Plouf, en voilà qui tombe lourdement au fond, sur le moteur.

J'ai peur... Ca pourrait être grave. Par bonheur il ne s'est qu'ouvert le genou. Ca à l'air profond, mais cela reste de l'ordre de la dizaine de points de sutures... Il sort de la cale partagé entre un sourire pincé et une légère grimace liée à la douleur...

Je devrait pas le dire, mais en même temps quant j'y repense ça me fait toujours marrer...
PH Phil64 Globetrotter ·
Etonnant ton histoire du jap... je dois dire qu'elle m'a bien fait marrer aussi, mais bon sur le moment l'instant devait être plus grave... Au fait, t'y étais seul en Inde Nord ? si t'as des tuyaux pour moi... j'y pars en Aout/sept seul...

A bientot, et continue de nous faire marrer...ou plutot sourire car c'est pas bien de se moquer du malheur des autres, même des japs...

A +
Phil Voyages du bout de mon pinceau...
LI Li ·
Et bien apres avoir lu tout ça, je me rappelle aussi d un japonais cet hiver au Vietnam :c était a Muine il arrivait tout juste de Saigon et réservait une ballade en jeep dans une agence, il avait une serviette de plage sur les épaules et voulait savoir si on allait l arreter quelque part pour qu il puisse se baigner.Je pense qu il ne s était pas aperçu qu il suffisait juste de traverser la route pour se retrouver sur la plage....(c est vrai elle était un peu cachée par les bungalows et les restos....)mais il était super content de pouvoir payer avec la "japanese monney" et le gars de l agence était content aussi, alors...Moi en tout cas j adore leur look!
LE Lepiaf Globetrotter ·
Puisque le thème de la discussion est devenu "vos rencontres marrantes avec des japonais", j'y vais :

Bali, Ubud, une boutique vendant de jolis objets. Ma femme et moi sommes en négociations depuis quelques minutes. Une japonaise entre dans la boutique, ombrelle et gants de dentelle, tailleur léger très chic et certainement très couteux, talons hauts, l'air distant voire dédaigneux.

Elle jette un coup d'oeil panoramique sur la boutique, choisit une lampe, l'apporte à la caisse, demande le prix et sort sa CB. Le temps d'emballer la lampe et c'est terminé, en tout 5 minutes maxi.

La vendeuse revient vers nous et reprend où nous en étions en faisant remarquer que certains clients ne négocient pas, eux. Nous éclatons de rire en lui disant que nous ne sommes pas japonais et que ce sont eux qui sont bizarres. Elle se marre aussi et nous obtenons le prix souhaité.
SE Seshat Regular ·
Et que dire quand nous devenons le japonais d'un japonais ? (je veux dire l'être humain bizzaroïde...)

je m'explique :

Sur la Côte d'Azur, nous croisons souvent des cars de japonais (entre autres) qui mitraillent la mer, les beaux hôtels, les palmiers, la plage ....... d'accord d'accord

Mais un beau jour de promenade domicale sur la Promenade des anglais, un groupe a pris ma petite famille pour sujet "typique" à ramener en souvenir et nous ont pris sous tous les angles, après nous avoir demandé quand même, avec force courbettes 😉

Je n'avais pourtant pas de baguette sous le bras ni de béret sur la tête !! Nous n'étions qu'une petite famille française très banale, avec enfants et chien en balade. Ce jour là je me suis sentie dans la peau de ces populations que nous même n'hésitons pas à mitrailler, avec les très beaux résultats qu'on peut voir sur ce forum.

Finalement, j'imagine ma famille dans les pages d'un album de photos souvenir d'une famille japonaise, et ça ne me déplait pas de penser que nous sommes censés représenter la "famille typique française" pour ceux qui regardent cette photo 🙂 Depuis, j'hésite moins à photographier moi-même les sujets qui me plaisent, toujours en leur demandant la permission bien sur.

J'ai d'autres rencontres japonaises en réserve, ça sera pour un autre post 😎
Seshat

Aimer s'instruire, être curieux, attentif, admirer, s'émouvoir, essayer de comprendre ce qui nous entoure... essayer de se coucher un peu moins con chaque soir !(Anna Gavalda)
PH Phil64 Globetrotter ·
Coucou Nadine,

Voilà une rélexion interressante, je me suis souvent demandé comment je réagirai moi, si un japonais me mitraillerait en train de passer la tondeuse dans mon jardin... Tout dépend comment cela se passe bien sûr... J'aime bien ta conclusion !

A bientot pour les prochaines rencontres nippones...
Phil Voyages du bout de mon pinceau...
MA Maitairoa Globetrotter ·
... je me suis même laissé dire que les photos de ta famille sont devenues "culte" sur le web au Japon, où les soirées qui leur sont consacrées ont mis le karaoke au placard ...

... je mène mon enquête et vous en dirai plus une prochaine fois ... l'adresse du site, peut-être ?

... affaire à suivre ...
SE Seshat Regular ·
Ah c'est pour ça que maintenant on me demande des autographes quand je croise des japonais ? je me disais aussi .... 🙂
Seshat

Aimer s'instruire, être curieux, attentif, admirer, s'émouvoir, essayer de comprendre ce qui nous entoure... essayer de se coucher un peu moins con chaque soir !(Anna Gavalda)
GA Galwen ·
Je ne suis pas sûr d'avoir compris ce pays et je suis pas même sûr de pouvoir faire le choix de le comprendre (je sais c'est compliqué, mais je ne vois pas comment cela pourrait être autrement).

J'aime bien cette phrase, toute humble. Mais je me suis toujours demandé comment on pouvait "comprendre" un pays, en y étant le passager une semaine, un mois, un an. J'ai déjà parfois du mal à comprendre le pays où j'ai toujours vécu, alors... 🤪
PA Parvat Globetrotter ·
Chouette! Ca change des belges! 😛

Japon, juin 98. Je me balade dans la campagne, un coin paumé... Quelques grosses villas entourées de jardins splendides bien évidemment. Devant l'une d'elle, je m'arrête, mes yeux fixés sur une statue tronant au milieu de la pelouse si bien entretenue... Mes yeux s'arrondissent, ma bouche s'ouvre.... Un Mannekenpis!!! Mon appareil! Je ne peux pas manquer ca! 😏
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
GA Galwen ·
Un Japonais tombé amoureux de Brussssels? Ou un expatrié belge nostalgique du pays? 😉

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