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La Norvège à moto: hébergements, ferry, routes...
Bonjour
Après avoir fait la Norvège en camping car avec mon père, nous souhaitons partir en mai 2020 pour cette fois ci faire le pays et en passant par les fjord en moto pour 22jours 1200gs adventure F800r équipe route ( est t-elle fiable pour ce trip)
Nous aimerions avoir des retours d'expérience de motards qui on déjà fait ce voyage
Des conseils sur l'hébergement ( type d'hébergement et tarif) la météo en mai sur le pays, l'organisation de la nourriture car midi et soir au restaurant on sait que cela coupe très chère
Les traverses en ferry, l'état des routes etc
Également, avoir des retours d'expérience de vos trip organisé par des organismes spécialisé ou même des aventuriers prêt à nous suivre 😉
Merci de vos retours et à bientôt
Romain & Daniel
Voici un lien avec notre itinéraire en norvege Nous partirions de Tours https://goo.gl/maps/84z18C6mpYUUaehi9
Après avoir fait la Norvège en camping car avec mon père, nous souhaitons partir en mai 2020 pour cette fois ci faire le pays et en passant par les fjord en moto pour 22jours 1200gs adventure F800r équipe route ( est t-elle fiable pour ce trip)
Nous aimerions avoir des retours d'expérience de motards qui on déjà fait ce voyage
Des conseils sur l'hébergement ( type d'hébergement et tarif) la météo en mai sur le pays, l'organisation de la nourriture car midi et soir au restaurant on sait que cela coupe très chère
Les traverses en ferry, l'état des routes etc
Également, avoir des retours d'expérience de vos trip organisé par des organismes spécialisé ou même des aventuriers prêt à nous suivre 😉
Merci de vos retours et à bientôt
Romain & Daniel
Voici un lien avec notre itinéraire en norvege Nous partirions de Tours https://goo.gl/maps/84z18C6mpYUUaehi9
Condor continue à voler!
Bien que filiale de Thomas Cook la Cie allemande Condor a confirmé continuer a assurer ses vols et a demandé a l'Etat un pret d'urgence pour "passer le cap"
Donc pour le court terme risque visiblement limité... pour le moment ... mais par contre acheter un billet pour dans X mois c'est prendre un risque non négligeable la sagesse attendre un peu pour voir comment ça se décante
a lire https://www.lechotouristique.com/article/faillite-de-thomas-cook-condor-continue-de-voler
Donc pour le court terme risque visiblement limité... pour le moment ... mais par contre acheter un billet pour dans X mois c'est prendre un risque non négligeable la sagesse attendre un peu pour voir comment ça se décante
a lire https://www.lechotouristique.com/article/faillite-de-thomas-cook-condor-continue-de-voler
Retour en mots et en images: France - Oman à vélo
Bonjour à tous !
La première partie de mon voyage accomplie, je peux désormais en parler ! Actuellement au Caire en attente du départ pour la traversée du continent Africain, je me fais un plaisir de partager ce petit voyage avec vous. Mais par où commencer ?
Quelques chiffres :
- Départ de Saint Quentin, France, le 5 mai 2018 et dernier coup de pédale à Mascate le 10 décembre 2018. - 12 449km et 734 heures de vélo - 220 jours - 4 crevaisons - Quelques milliers de d+ - Quelques pays : France - Belgique - Hollande - Allemagne - Rep tchéque - Pologne - Ukraine - Moldavie - Transnistrie - Roumanie - Hongrie - Slovaquie - Serbie - Bosnie - Croatie - Monténégro - Albanie - Grèce - Turquie - Iran - EAU - Oman. - Aucun problème - Hormis l'inévitable bateau pour rejoindre les émirats, que du vélo.
Le trajet :
Vous trouverez la carte en pièce jointe. Mais concernant le trajet, si c'était à refaire, je ne changerais surement rien. Même si deux d'entre ces pays ont étaient plutôt froid à mon égard, disons que l’expérience fut intéressante en un sens. Et j'avais des choses à raconter le soir dans mes carnets.
Si l'on y regarde de plus prés, il n'a pas grand sens. Mais à quoi bon s'efforcer à donner un sens aux yeux des autres alors que pour moi il était la suite on ne peut plus logique. C'est une route qui suit les envies et la météo. J'avais envie d'approfondir plus avec certains pays que j'avais traversé auparavant avec d'autres moyens de locomotion.
Si vous avez une question rapport à tout ça n’hésitez pas. Juste quelques points rapides qu'il me plait à souligner :
- Allemagne : Finalement j'ai passé pas mal de temps dans le désert Iranien à rêver de la simplicité de l'Allemagne. C'est pas très exotique mais super chouette. Facile de bien magner et de bien boire. Les gens sont très agréables et accueillants avec les cyclos. Les pistes sont merveilleuses et suivre les fleuves est un réel plaisir. Bref, je commence à l'avoir traversé dans quelques directions mais ce n'était pas la dernière !
- Ukraine : Bon là gros coup de cœur. J'en frissonne à l'idée. C'est beau, c'est simple. Les routes obligent à prendre le temps, pas de danger de faire d’excès de vitesse. Les paysages sont beau, ornés de coupoles dorés qui indiquent au loin déjà les maisons de Dieu. Quant aux Ukrainiens, médaille d'or. Je n'ai traversée qu'une petite partie du sud ouest donc ne peux et ne veux généraliser, mais pour mon pote et moi ce fût une merveille permanente malgré une météo éprouvante. C'était simple, pur. Tu rentres pour boire un café, puis lorsque tu demandes où tu peux poser la tente on te regarde chaque fois avec un regard interrogatif : Ben non tu dors là. Je ne peux pas prétendre avoir été à jeun de tout le périple mais bon..
- Moldavie : J'aurais à peu prés les mêmes réflexions que pour l'Ukraine. De belles étendues d'herbes qui n'attendent que les tentes. Des Moldaves toujours prêt à aider pour ci ou ça. Vraiment encore, wahou.
- Roumanie : Bon désolé mais encore pareil. Alors il faut tout de même précisé que j'ai traversé tout le nord : Transylvanie/Maramures. Une merveille malgré la météo. Les gens sont beaux et bons. Quels beaux moments humains encore une fois. Alors loin de moi l'idée de me faire le défenseur de la veuve et de l'orphelin mais mince, pour la 3éme fois ou je m'attardais là bas, c'est toujours le même constat. Et cette fois ci l'apothéose. Merci à tous ces gens qui m'ont ouvert la porte sans question aucune, juste parce que j'en avais besoin. Les montagnes ne sont pas si ardues dans le nord et les paysages en valent le coup, tout comme les églises, les villages et les individus absolument charmants. Je reviendrais !
- Serbie : Juste pour la surprise. J'avais déjà passer du temps là bas et ce ne fût pas forcément exceptionnel mais à vélo, tout change. Et les Serbes furent vraiment et sincèrement bon avec nous. De plus le pays est chouette ! Nous avons suivi la vallée de la Drina, enchainant les passages de frontière entre Serbie et B-H.
- Monténégro : Surpris parles déchets partout. Ok, je plaide coupable, le mois d'aout n'était pas la meilleur des idées, mais j'avoue qu'on a un peu fui le pays. Traffic, touristes massés sur les mêmes endroits, poubelles à ciel ouverte. Mais les montagnes sont un vrai régal. Costaud comme trajet mais beau ! CA se mérite parait il.
- Albanie : Je ne sais pas trop quoi en dire. Je dois y retourner encore probablement. Je n'ai jamais autant fait coucou de la main par ailleurs. Un monde d'homme, de Mercedes et de car wash. Mais des gens bienveillants et souriants. Demande approfondissement !
- Grèce : Petit bol d'air frais. Une route nationale abandonnée jouxtant la nouvelle, vide de voitures et qui permet de faire un bon bout de la traversée ouest-est du pays. Facile de trouver quelques plages qui n'intéressent pas les vendeurs et beignets et les mangeurs de ces derniers. Sinon relativement sale partout où les Hommes se trouvent au mois d'Aout. Une calamité. Comment peut on apprécier un endroit et tout laisser derrière soit à quelques mètres d'une poubelle ? Il faut fuir les lieux touristiques. Ça parait évident mais c'est la condition sine qua non pour ne pas devenir misanthrope. Contexte de mois d'aout je rappelle !
- Turquie : Par où commencer ? Surement mon gros coup de cœur. Une relation parfaite avec les Turques. Toujours aidants et bienveillants, en gardant la distance qui m'est nécessaire pour vivre et m'ébattre. Des paysages changeants et tous plus grandioses les unes que les autres. Du dénivelé masi je m'attendait à pire pour être honnête. Par contre lorsque ça grimpe, c'est à la Turque, pas de pitié pour les cyclistes.. On s'arrête boire un thé, puis on en boit dix sans en payer un seul. Les jardins des mosquées nous furent gracieusement proposé presque chaque soir, avec le réveil qui va de pair. Un peu plus rude à l'est, quoique moins que ce que j'attendais. Bref j'ai beaucoup aimé.
- Iran : Le gros du débat. Je me rends compte encore aujourd'hui combien le pays est mal connu et mal perçu. Donc plusieurs choses, ce que j'ai entendu auparavant avec mes oreilles de cyclistes/voyageurs et ceux de l'occidental. Pour les cyclos et voyageurs : Je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité. Les Iraniens sont de belles personnes bienveillantes et généreuses. Aucun doute la dessus. Ça en devient fascinant tant l'hospitalité est ancré dans la culture. EN REVANCHE, c'était trop pour moi. Moi en tant que personne avec son caractère, sa patience, ses envies. Beaucoup trop et tout le temps. JE comprends que ça charme le touriste qui jump d'un bus à l'autre pendant 10 jours. Mais après 10 semaines sans carapaces autre que la toile de tente, ça devient vite fatiguant. Donc l'hospitalité oui, grand oui. Les rois même. Mais pour moi c'était trop et en permanence. Donc ça n'a pas rendu la route facile du tout. La fatigue, le soleil, les étendues plates et désertiques. Autant de choses qui font que je dois avoir ma bulle à un certain moment. Et là c'est pas possible. J'avoue j'ai même penser à prendre un bus lorsque je roulais dans les montagnes avec un cyclo Allemand. Mais non, tout s'est fait à vélo et j'en suis bien heureux. Les paysages sont fascinants, la population est touchante. Un fort moment, dans les hauts et les bas. Concernant le point de vue occidental, la population est à mettre loin de la sphère politico-religieuse qui gère le pays. Ils ne les aiment pas, attendent patiemment le changement (un peut trop d'ailleurs ?) Les Iraniens étouffent dans un pays qui tourne à circuit fermé. Principaux réseaux sociaux interdit, youtube interdit, connexion internet plutôt mauvaise, culture emprisonnée... Quand aux femmes, elles sont merveilleuses par leur force. Et bien plus que le hommes qui je trouve, se laisse vivre dans une société phalocratique qui leur convient plutôt bien . Mais les femmes. Elles sont connectées, ambitieuses, cultivées, engagées.. Respect ! Donc oui c'est safe, oui c'est beau, oui c'est hyper intéressant, oui Isfahan est magique, oui on se prend pour Loti ou Bouvier en pénétrant dans cette dernière. Mais à vélo, c'est mi figue mi raisin à mon humble avis. C'est moins facile que ce que j'attendais. Et les cyclos qui en ressortaient pour entrer en Turquie avaient l'air fatigué : "Préserves toi, tu verras.."
- Oman : J'ai vraiment aimé ! Pas assez de temps hélas mais je reviendrais, aussi. J'ai longé la côte depuis les émirats et c'était vraiment chouette. J'ai retrouvé un peu le bordel qui me plait tant. Des villages de pécheurs un peu chaotiques, des hommes tout de blanc vêtu, la possibilité de dormir partout sans gêner personne, aucun problème de sécurité. Vraiment un chouette coup de cœur !
-
Budget :
En vivant sans trop me priver, et avouons le, en faisant couler l'alcool à flot en Europe, j'ai dépensé environ 10 euros par jour. Alors ça inclus ceci : - Je dors dehors - Je ne me prive pas de manger correctement - Quelques achats de matos - Visas, bateau et une nouvelle go pro - Quelques nuits en auberge, pas mal de restaurants - Quelques souvenirs et envois par colis
Dormir :
Bivouac systématique sauf dans les grandes villes pour profiter des avantages de la vie en ville. De manière globale, il est possible de dormir partout si l'on fait preuve de bon sens. Il faut demander, analyser, se renseigner, regarder la carte.. Sinon le vélo est un sacré avantage visuelle. Ça ne fait pas pèlerin ou paumés (Je ne mélange pas les deux hein !). Les gens sont de manière globale sympathiques avec les cyclos. Donc ça permet d'économiser de l'argent mais ça, ce n'est que la mauvaise justification. Dormir dehors c'est vivre. Se libérer des 4 murs surmontés d'un toit pour s'endormir pour les étoiles, c'est le BONHEUR. Je dors d'ailleurs maintenant très mal en intérieur, complétement perdu à me réveiller 3 fois par nuit pour me demander où je suis. Je pourrais faire un article entier sur le fait de dormir dehors tellement tout ça est fascinant. Mais ça vous le savez déjà. Mais une dernière chose, ce que j'ai pu voir sur la route du concept du "luxury" dans le regard global des Hommes est bien loin du mien. Le luxe, c'est de s'éloigner de tout et tous. De regarder le feu danser, les étoiles arriver et de réaliser combien tout cet environnement met tout en œuvre pour que la nuit soit douce et belle. ( J'ai aussi tout un tas d'histoire de bivouac merd*que hein. Mais l'idée là est plus de parler du fait de dormir DEHORS. De laisser les lumières naturelles guider et laisser la nature nous gratifier de ses bruits secrets que seuls les Hommes qui ont l'oreille assez attentive et intéressée peuvent percevoir)
Matos :
Ce qui se fait de plus courant dans le domaine. Un Surly LHT monté en 26 pouces. Tubus, Schwalbe, Ortlieb.. Tente MSR, duvet Cumulus, Réchaud multicombustible.. Du solide, du fiable. Éprouvé et approuvé. Je ne pousse cependant pas à dépenser des milliers d'euros en insinuant que c'est la seule manière d'arriver au bout de tant de kilomètres. Mais pour ma part, j'aime le beau matos, et le matériel en qui je peux avoir confiance en toutes circonstances.
Conclusion ?
Conclusion temporaire puisque je suis maintenant en Égypte pour traverser l'Afrique par l'est. Mais toujours est il que ce fût merveilleux jusqu'alors. J'ai pris un plaisir fou et je prends d'ailleurs plaisir à écrire là maintenant puisque tout remonte en moi lentement. Un peu à fleur de peau d'avoir vécu au milieu de ce bordel d'humanité. Les monde est bien plus beau que ce que l'on veut bien l'entendre. Même si surpris et attristé par la situation crasseuse de la planète, j'ai foi en l'Homme. Ce n'est pas tout rose. Il y a d'ailleurs tout une liste de choses qui font parti du quotidien des cyclos. Si ça intéresse je peux aussi soulever ces points là. Donc loin d'être tout rose, soit. Mais je me demande chaque jour comment je vais bien pouvoir faire pour rendre un jour tout ce que j'ai déjà reçu. Un sourire, un café, un croissant. Le moindre petit détail qui fait briller les yeux et rend le sourire de voir que l'humanité a encore de beaux jours devant elles si tant est qu'elle ouvre les yeux sur sa propre condition. La différence est belle, mais le respect d'autrui est l'outil qui permet le vire ensemble. Et ça vaut pour tous et tout.
Mais tout ceci n'est que mon humble avis, discutable et réfutable. Quoique mes sentiments et impressions ne le sont pas vraiment. Ils m'appartiennent. Et aussi, c'est l'avis d'un homme. Donc surement bien différent de l’expérience d'une femme qui pédale à travers le monde.
La vie est belle !
Vous pouvez jeter un oeil sur mon site : www.lepedalistan.com Ou encore suivre ma progressions sur instagram où j'essaie de poster chaque jour une photo et un court texte : @lepedalistan.
Désolé pour le pavé, à vous les studios. Clotaire. Love and light.
La première partie de mon voyage accomplie, je peux désormais en parler ! Actuellement au Caire en attente du départ pour la traversée du continent Africain, je me fais un plaisir de partager ce petit voyage avec vous. Mais par où commencer ?
Quelques chiffres :
- Départ de Saint Quentin, France, le 5 mai 2018 et dernier coup de pédale à Mascate le 10 décembre 2018. - 12 449km et 734 heures de vélo - 220 jours - 4 crevaisons - Quelques milliers de d+ - Quelques pays : France - Belgique - Hollande - Allemagne - Rep tchéque - Pologne - Ukraine - Moldavie - Transnistrie - Roumanie - Hongrie - Slovaquie - Serbie - Bosnie - Croatie - Monténégro - Albanie - Grèce - Turquie - Iran - EAU - Oman. - Aucun problème - Hormis l'inévitable bateau pour rejoindre les émirats, que du vélo.
Le trajet :
Vous trouverez la carte en pièce jointe. Mais concernant le trajet, si c'était à refaire, je ne changerais surement rien. Même si deux d'entre ces pays ont étaient plutôt froid à mon égard, disons que l’expérience fut intéressante en un sens. Et j'avais des choses à raconter le soir dans mes carnets.
Si l'on y regarde de plus prés, il n'a pas grand sens. Mais à quoi bon s'efforcer à donner un sens aux yeux des autres alors que pour moi il était la suite on ne peut plus logique. C'est une route qui suit les envies et la météo. J'avais envie d'approfondir plus avec certains pays que j'avais traversé auparavant avec d'autres moyens de locomotion.
Si vous avez une question rapport à tout ça n’hésitez pas. Juste quelques points rapides qu'il me plait à souligner :
- Allemagne : Finalement j'ai passé pas mal de temps dans le désert Iranien à rêver de la simplicité de l'Allemagne. C'est pas très exotique mais super chouette. Facile de bien magner et de bien boire. Les gens sont très agréables et accueillants avec les cyclos. Les pistes sont merveilleuses et suivre les fleuves est un réel plaisir. Bref, je commence à l'avoir traversé dans quelques directions mais ce n'était pas la dernière !
- Ukraine : Bon là gros coup de cœur. J'en frissonne à l'idée. C'est beau, c'est simple. Les routes obligent à prendre le temps, pas de danger de faire d’excès de vitesse. Les paysages sont beau, ornés de coupoles dorés qui indiquent au loin déjà les maisons de Dieu. Quant aux Ukrainiens, médaille d'or. Je n'ai traversée qu'une petite partie du sud ouest donc ne peux et ne veux généraliser, mais pour mon pote et moi ce fût une merveille permanente malgré une météo éprouvante. C'était simple, pur. Tu rentres pour boire un café, puis lorsque tu demandes où tu peux poser la tente on te regarde chaque fois avec un regard interrogatif : Ben non tu dors là. Je ne peux pas prétendre avoir été à jeun de tout le périple mais bon..
- Moldavie : J'aurais à peu prés les mêmes réflexions que pour l'Ukraine. De belles étendues d'herbes qui n'attendent que les tentes. Des Moldaves toujours prêt à aider pour ci ou ça. Vraiment encore, wahou.
- Roumanie : Bon désolé mais encore pareil. Alors il faut tout de même précisé que j'ai traversé tout le nord : Transylvanie/Maramures. Une merveille malgré la météo. Les gens sont beaux et bons. Quels beaux moments humains encore une fois. Alors loin de moi l'idée de me faire le défenseur de la veuve et de l'orphelin mais mince, pour la 3éme fois ou je m'attardais là bas, c'est toujours le même constat. Et cette fois ci l'apothéose. Merci à tous ces gens qui m'ont ouvert la porte sans question aucune, juste parce que j'en avais besoin. Les montagnes ne sont pas si ardues dans le nord et les paysages en valent le coup, tout comme les églises, les villages et les individus absolument charmants. Je reviendrais !
- Serbie : Juste pour la surprise. J'avais déjà passer du temps là bas et ce ne fût pas forcément exceptionnel mais à vélo, tout change. Et les Serbes furent vraiment et sincèrement bon avec nous. De plus le pays est chouette ! Nous avons suivi la vallée de la Drina, enchainant les passages de frontière entre Serbie et B-H.
- Monténégro : Surpris parles déchets partout. Ok, je plaide coupable, le mois d'aout n'était pas la meilleur des idées, mais j'avoue qu'on a un peu fui le pays. Traffic, touristes massés sur les mêmes endroits, poubelles à ciel ouverte. Mais les montagnes sont un vrai régal. Costaud comme trajet mais beau ! CA se mérite parait il.
- Albanie : Je ne sais pas trop quoi en dire. Je dois y retourner encore probablement. Je n'ai jamais autant fait coucou de la main par ailleurs. Un monde d'homme, de Mercedes et de car wash. Mais des gens bienveillants et souriants. Demande approfondissement !
- Grèce : Petit bol d'air frais. Une route nationale abandonnée jouxtant la nouvelle, vide de voitures et qui permet de faire un bon bout de la traversée ouest-est du pays. Facile de trouver quelques plages qui n'intéressent pas les vendeurs et beignets et les mangeurs de ces derniers. Sinon relativement sale partout où les Hommes se trouvent au mois d'Aout. Une calamité. Comment peut on apprécier un endroit et tout laisser derrière soit à quelques mètres d'une poubelle ? Il faut fuir les lieux touristiques. Ça parait évident mais c'est la condition sine qua non pour ne pas devenir misanthrope. Contexte de mois d'aout je rappelle !
- Turquie : Par où commencer ? Surement mon gros coup de cœur. Une relation parfaite avec les Turques. Toujours aidants et bienveillants, en gardant la distance qui m'est nécessaire pour vivre et m'ébattre. Des paysages changeants et tous plus grandioses les unes que les autres. Du dénivelé masi je m'attendait à pire pour être honnête. Par contre lorsque ça grimpe, c'est à la Turque, pas de pitié pour les cyclistes.. On s'arrête boire un thé, puis on en boit dix sans en payer un seul. Les jardins des mosquées nous furent gracieusement proposé presque chaque soir, avec le réveil qui va de pair. Un peu plus rude à l'est, quoique moins que ce que j'attendais. Bref j'ai beaucoup aimé.
- Iran : Le gros du débat. Je me rends compte encore aujourd'hui combien le pays est mal connu et mal perçu. Donc plusieurs choses, ce que j'ai entendu auparavant avec mes oreilles de cyclistes/voyageurs et ceux de l'occidental. Pour les cyclos et voyageurs : Je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité. Les Iraniens sont de belles personnes bienveillantes et généreuses. Aucun doute la dessus. Ça en devient fascinant tant l'hospitalité est ancré dans la culture. EN REVANCHE, c'était trop pour moi. Moi en tant que personne avec son caractère, sa patience, ses envies. Beaucoup trop et tout le temps. JE comprends que ça charme le touriste qui jump d'un bus à l'autre pendant 10 jours. Mais après 10 semaines sans carapaces autre que la toile de tente, ça devient vite fatiguant. Donc l'hospitalité oui, grand oui. Les rois même. Mais pour moi c'était trop et en permanence. Donc ça n'a pas rendu la route facile du tout. La fatigue, le soleil, les étendues plates et désertiques. Autant de choses qui font que je dois avoir ma bulle à un certain moment. Et là c'est pas possible. J'avoue j'ai même penser à prendre un bus lorsque je roulais dans les montagnes avec un cyclo Allemand. Mais non, tout s'est fait à vélo et j'en suis bien heureux. Les paysages sont fascinants, la population est touchante. Un fort moment, dans les hauts et les bas. Concernant le point de vue occidental, la population est à mettre loin de la sphère politico-religieuse qui gère le pays. Ils ne les aiment pas, attendent patiemment le changement (un peut trop d'ailleurs ?) Les Iraniens étouffent dans un pays qui tourne à circuit fermé. Principaux réseaux sociaux interdit, youtube interdit, connexion internet plutôt mauvaise, culture emprisonnée... Quand aux femmes, elles sont merveilleuses par leur force. Et bien plus que le hommes qui je trouve, se laisse vivre dans une société phalocratique qui leur convient plutôt bien . Mais les femmes. Elles sont connectées, ambitieuses, cultivées, engagées.. Respect ! Donc oui c'est safe, oui c'est beau, oui c'est hyper intéressant, oui Isfahan est magique, oui on se prend pour Loti ou Bouvier en pénétrant dans cette dernière. Mais à vélo, c'est mi figue mi raisin à mon humble avis. C'est moins facile que ce que j'attendais. Et les cyclos qui en ressortaient pour entrer en Turquie avaient l'air fatigué : "Préserves toi, tu verras.."
- Oman : J'ai vraiment aimé ! Pas assez de temps hélas mais je reviendrais, aussi. J'ai longé la côte depuis les émirats et c'était vraiment chouette. J'ai retrouvé un peu le bordel qui me plait tant. Des villages de pécheurs un peu chaotiques, des hommes tout de blanc vêtu, la possibilité de dormir partout sans gêner personne, aucun problème de sécurité. Vraiment un chouette coup de cœur !
-
Budget :
En vivant sans trop me priver, et avouons le, en faisant couler l'alcool à flot en Europe, j'ai dépensé environ 10 euros par jour. Alors ça inclus ceci : - Je dors dehors - Je ne me prive pas de manger correctement - Quelques achats de matos - Visas, bateau et une nouvelle go pro - Quelques nuits en auberge, pas mal de restaurants - Quelques souvenirs et envois par colis
Dormir :
Bivouac systématique sauf dans les grandes villes pour profiter des avantages de la vie en ville. De manière globale, il est possible de dormir partout si l'on fait preuve de bon sens. Il faut demander, analyser, se renseigner, regarder la carte.. Sinon le vélo est un sacré avantage visuelle. Ça ne fait pas pèlerin ou paumés (Je ne mélange pas les deux hein !). Les gens sont de manière globale sympathiques avec les cyclos. Donc ça permet d'économiser de l'argent mais ça, ce n'est que la mauvaise justification. Dormir dehors c'est vivre. Se libérer des 4 murs surmontés d'un toit pour s'endormir pour les étoiles, c'est le BONHEUR. Je dors d'ailleurs maintenant très mal en intérieur, complétement perdu à me réveiller 3 fois par nuit pour me demander où je suis. Je pourrais faire un article entier sur le fait de dormir dehors tellement tout ça est fascinant. Mais ça vous le savez déjà. Mais une dernière chose, ce que j'ai pu voir sur la route du concept du "luxury" dans le regard global des Hommes est bien loin du mien. Le luxe, c'est de s'éloigner de tout et tous. De regarder le feu danser, les étoiles arriver et de réaliser combien tout cet environnement met tout en œuvre pour que la nuit soit douce et belle. ( J'ai aussi tout un tas d'histoire de bivouac merd*que hein. Mais l'idée là est plus de parler du fait de dormir DEHORS. De laisser les lumières naturelles guider et laisser la nature nous gratifier de ses bruits secrets que seuls les Hommes qui ont l'oreille assez attentive et intéressée peuvent percevoir)
Matos :
Ce qui se fait de plus courant dans le domaine. Un Surly LHT monté en 26 pouces. Tubus, Schwalbe, Ortlieb.. Tente MSR, duvet Cumulus, Réchaud multicombustible.. Du solide, du fiable. Éprouvé et approuvé. Je ne pousse cependant pas à dépenser des milliers d'euros en insinuant que c'est la seule manière d'arriver au bout de tant de kilomètres. Mais pour ma part, j'aime le beau matos, et le matériel en qui je peux avoir confiance en toutes circonstances.
Conclusion ?
Conclusion temporaire puisque je suis maintenant en Égypte pour traverser l'Afrique par l'est. Mais toujours est il que ce fût merveilleux jusqu'alors. J'ai pris un plaisir fou et je prends d'ailleurs plaisir à écrire là maintenant puisque tout remonte en moi lentement. Un peu à fleur de peau d'avoir vécu au milieu de ce bordel d'humanité. Les monde est bien plus beau que ce que l'on veut bien l'entendre. Même si surpris et attristé par la situation crasseuse de la planète, j'ai foi en l'Homme. Ce n'est pas tout rose. Il y a d'ailleurs tout une liste de choses qui font parti du quotidien des cyclos. Si ça intéresse je peux aussi soulever ces points là. Donc loin d'être tout rose, soit. Mais je me demande chaque jour comment je vais bien pouvoir faire pour rendre un jour tout ce que j'ai déjà reçu. Un sourire, un café, un croissant. Le moindre petit détail qui fait briller les yeux et rend le sourire de voir que l'humanité a encore de beaux jours devant elles si tant est qu'elle ouvre les yeux sur sa propre condition. La différence est belle, mais le respect d'autrui est l'outil qui permet le vire ensemble. Et ça vaut pour tous et tout.
Mais tout ceci n'est que mon humble avis, discutable et réfutable. Quoique mes sentiments et impressions ne le sont pas vraiment. Ils m'appartiennent. Et aussi, c'est l'avis d'un homme. Donc surement bien différent de l’expérience d'une femme qui pédale à travers le monde.
La vie est belle !
Vous pouvez jeter un oeil sur mon site : www.lepedalistan.com Ou encore suivre ma progressions sur instagram où j'essaie de poster chaque jour une photo et un court texte : @lepedalistan.
Désolé pour le pavé, à vous les studios. Clotaire. Love and light.
Scandinavian Road Trip, July 2018
EDITOR’S NOTE: As with every travel journal I publish, I won’t force anyone to agree with my comments—they’re my own, I share my feelings, and that’s it. Your comments are, of course, welcome, but I’ll refrain from responding to any hint of controversy, as has happened in the past.

For the summer holidays of 2018, we decided to take a break from long-haul, transcontinental trips. They’re expensive and exhausting, and this year, we also had to consider our young student’s limited vacation days. So, it was a short 14-day circuit in Scandinavia. Very quickly, I had to abandon the unrealistic idea of driving door-to-door with our personal car (unlike last year—see my "Balkan Stroll" story). Too many kilometers and stops. Still, crossing Poland, Lithuania, Estonia, and Latvia before taking a ferry from Tallinn to Helsinki and Finland was tempting—what a shame.

As usual, I planned ahead and started booking in early February for a mid-July departure, typically the best time weather-wise for this destination. Browsing tour operator catalogs didn’t offer much insight—just the usual circuits. Most aim for the North Cape, but we didn’t have time for that. First, via Expedia, we booked our flight tickets: Paris to Stockholm, Helsinki to Paris for the return (880 euros for three), plus a domestic flight from Oulu to Helsinki in Finland (220 euros). The unanimous advice was that there’s not much to see between the two cities, so this saved us a night’s accommodation and a day of car rental. However, the "drop-off" fees (not returning the car to the country of origin) were unavoidable. Out of 1,100 euros for 12 days of rental, this fee was significant—I say this from memory because I never received a detailed document or even the contract itself after picking up the car, despite my complaints. That said, Holiday Autos offered the best rates at the time with Hertz. Plus, I think we were unknowingly upgraded to a Volvo XC 40 T5 automatic, packed with electronics and an incredibly efficient GPS (so I lugged around my updated TomTom for nothing). I wasn’t used to it, and I’ll come back to that. For 50 euros, I also booked one of the many mandatory ferry crossings in Norway—unless you want to drive kilometers around the countless fjords. Specifically, the Bognes-Lødingen route to reach the Lofoten Islands, a must-see in Norway (though not necessarily the best choice I made—I’ll come back to that). Then, gradually via Booking.com, I reserved hotel accommodations, which wasn’t easy at reasonable prices. For three people, it’s nearly impossible to find a room with three real beds—often a sofa bed or even two separate rooms!!!! Norway isn’t a budget-friendly destination for us, yet French tourists are everywhere—groups or families traveling independently. Okay, you’re probably wondering when I’ll get started—I’m getting there... First up, Stockholm, a two-hour flight from Paris. A first for us: we’d gotten used to online check-in within 30 hours of the flight and sometimes printing our boarding passes. But, as progress never stops, at Roissy, we now also print our baggage tags at a kiosk, then place them on the conveyor belt ourselves, scan the barcode with the handheld scanner, and watch the luggage disappear—hoping it doesn’t get misrouted. With all this reduced staff, I hope ticket prices will drop. What? Huh? I’m naive... Okay, fine! Plus, during the flight, don’t expect any snacks—everything’s paid for now, except for water and coffee. I didn’t think I was on a low-cost flight!!! Picking up the car at Arlanda Airport went smoothly, except the contract signed on a tablet (progress, right?) was never emailed to me as promised—too bad... The Volvo SUV packed with electronics: as usual, aside from adjusting the mirrors and seat, I didn’t bother learning all the features and accessories for better handling. So, from the start, I felt jerky movements in the steering, independent of my control. The white-line detection was activated and corrected my direction whenever I got too close... And that’s not all—there’s also driving assistance. Besides the speed limiter, the car accelerates or brakes on its own based on the distance from the vehicle ahead. You still have to keep your hands on the wheel, though—too bad, we could’ve played cards and let it drive itself. When you slow down, if you signal to overtake and turn the wheel, it accelerates to pass. Soon, we won’t even need a driver’s license... Not to mention the little light in the side mirror to signal vehicles in the "blind spot"—very useful. But given the excessively strict speed limits in these parts, it’s still handy. I’ll unfortunately come back to this later!!!!!! In the end, we covered 4,700 km in 8 days of actual travel—no small feat!!!!!! Stockholm: still loyal to the hop-on-hop-off sightseeing buses (or the reverse), I booked our tickets online with a discount. It remains (for us) one of the best ways to visit and get around big cities. The tourist attractions aren’t that numerous. Forty kilometers from the airport, we reached our hotel, Clarion Amaranten. At reception, we were told our reservation was for four days, not two. I insisted, and they told me to call Booking.com to fix it—they couldn’t do anything themselves. Luckily, a nice blonde understood the situation and asked where we were from to lighten the mood. For me, it worked... After a few minutes of back-and-forth, we realized a namesake had booked at the same time. I think the intern got mixed up—oh well. We finally dropped off our bags and headed out under the sun for the included boat tour. It’s beautiful and relaxing under 26°C. We glided past massive cruise ships, very common in these Nordic countries, especially for fjord tours.

We passed Djurgården, one of the city’s 14 islands, home to the Tivoli amusement park and several museums, including the ABBA Museum and the Vasa Museum. I’m not talking about the crispy sandwiches sold since 1919 but the infamous warship that sank in the harbor on its maiden voyage in 1628 after sailing just a few hundred meters. Its intact hull was salvaged in 1961, and since then, it’s one of Sweden’s most visited museums. The country is a quarter smaller than France and has 10 million inhabitants, mostly in the three big cities (Stockholm, Gothenburg, Malmö). The rest is empty, filled with lakes and forests. The currency is the krona, with 1 euro worth about 10 SEK. Dinner in the Old Town consisted of a so-called Viking burger (more like a kebab) and meatballs—the famous Swedish meatballs with potatoes, just like at IKEA... I have to say, here, it seems the Vikings have long been just blond heads—I get it... It still cost us 550 SEK. A beer alone costs at least 9 euros!!!!
DAY 2. Sunny skies. After a hearty buffet breakfast with salmon, herring in all forms, eggs, cold cuts, bread, and pastries (don’t worry, the classics are there), we started the day by visiting the City Hall tower, famous for hosting the Nobel Prizes (except the Peace Prize, awarded in Oslo). At 106 meters tall, with 365 steps and 9 clocks, it weighs twice as much as the Eiffel Tower. Access is at fixed times in small groups for safety. You can climb up to 73 meters for a 360° view of the city. Next, we visited the Royal Palace, still the official residence of the King of Sweden, and its Treasury (entry: 160 SEK). We skipped the 12:15 PM changing of the guard—three-quarters of an hour before, dozens of onlookers were already crowding the front rows in the sun.

So, we took our favorite bus to rest a bit and tour the city. We also took the subway to see several "decorated" stations—love it or hate it, but it’s original. In the late afternoon, we returned to the Old Town and its Gamla Stan to find some souvenirs, even if it feels more like Bollywood than Viking country, complete with music in the shops—a nice sign of integration... One of the first things that surprised us was the very light car traffic—no traffic jams in this capital. But there are tons of electric and regular bikes, skateboards, and scooters. Also, lots of roadwork and housing construction—apparently a big need. For dinner (our only meal of the day), we treated ourselves to something local at Borgmästaren (Stora Nygatan 35). DECIDEDLY, I’M TELLING YOU EVERYTHING...
DAYS 3 & 4. Contrary to what I was told upon arrival, the hotel parking (700 SEK for 2 nights) didn’t open at 7:00 AM but at 9:00 AM on Saturday. After having to call myself (the French-speaking African receptionist couldn’t do it for me, especially after I told him I thought Croatia would win against France in the World Cup final), the kind parking attendant (partnered with the hotel—there’s the catch) arrived early and let us leave at 8:30 AM to start our east-to-west route to Norway and Oslo, 530 km away, finally beginning our summer adventure. At the border, absolutely no checks, and on the road, aside from lakes and forests, not much to see. However, tolls are very common—don’t overlook this in your budget. In Sweden, everything’s covered by the rental company, but not in other countries. In Norway, there are many automatic toll sections—cameras film your license plate and send you the bill later. So, you must register online at www.epcplc.com/rental, with or without your credit card details, and wait for the final bill. As of now, I haven’t received it, but after noting almost all of them, it should easily reach 200 euros. Roads, tunnels, and bridges are often toll-based to fund maintenance or new constructions. We reached the Norwegian capital at 3:00 PM and checked into our room. Small hiccup: the hotel parking, not reservable, was full on Saturday. Parking meters only take coins for a max of 2 hours. Luckily, tomorrow’s Sunday—free parking from 8:00 PM until Monday morning. After circling the neighborhood, I finally found a spot for my little car—even if it’s not mine, I still care about it...

The Thon Slottsparken Hotel is slightly off-center, but a little walking won’t hurt. The nearby Hertz agency was closed—too bad, I would’ve liked to complain about still not receiving my rental contract by email... With the nice weather, we started with a walking tour of the main sights: the palace, Karl Johans gate (the main street), and some souvenir shopping to fill the display cases back home—if there’s space. We also visited the deserted Akershus Fortress, where two poor young soldiers stood guard in the scorching sun. Below it, the World Cup final fan zone was being set up. Dinner was at Rorbua for 90 euros—ouch. Hard to find, tucked away from the harbor pier. We skipped the paid ascent of the city’s only "tower" with a panoramic view—tickets had to be paid by credit card, and given the fees my bank charges, I’d had enough. Note that card payments are widely accepted here, even for small amounts. When I tried to get change in cash for a 50-euro equivalent bill, some café owners were embarrassed.
DAY 4. After discussion, we planned the day: first up, one of Oslo’s must-sees, the Vigeland Sculpture Park, featuring bronze, granite, and cast-iron works by Gustav Vigeland (1869–1943). Given the distance, we took the tram—some cars still had their old-school charm!!!! Despite the early hour, hordes of Asian tourists were already there, making photo-taking a nightmare—same everywhere they go. The park is a matter of taste... The 17-meter monolith with 121 intertwined bodies is remarkable, and rightly so. Lazy, we took the tram again to save time—same name, tight schedule. I stopped by the Hertz agency, where the overwhelmed employee promised to try to help. Given his enthusiasm, I doubted it. From the start, I’ve really felt the welcome here, at least for French visitors, isn’t great. Remember my previous reports—it’s becoming a habit. Tourist brochures aren’t available in French here either—strange... Anyway, we took a relaxing fjord cruise. Besides the quirky opera house, the beautiful summer homes on the islands were really tempting. Next, with another paid boat, we headed to the Bygdøy peninsula and its museums. We skipped the Viking Ship Museum in favor of the Norwegian Folk Museum. It features different buildings from across the country, by era and region. Unfortunately, few actors in period costumes—common in this type of tourist attraction. Its real highlight is the stave church, very beautiful. On this late Sunday afternoon, bars and restaurants competed to become World Cup 2018 fan zones—crowds everywhere. So, we decided to head back to rest and catch a glimpse of the African French team against Croatia. It’ll go down in history: a 4-2 victory, with a beautiful goal by Lloris... Go "Les Bleus"—I get it...
DAY 5. Oslo to Bergen: 450 km, but with detours, it was nearly 550. The real journey begins. Departure at 7:00 AM after sleeping in and a mediocre breakfast. Arrival at 5:00 PM—yes, driving’s slow... More tolls, but under 26°C, the real beauty starts around Geilo. First real fjord—it’s stunning. Then those houses with vegetated roofs blending perfectly into the landscape, sometimes nearly invisible... (Not bad, right? And it’s all me!!!)

We also discovered tunnels with "indoor roundabouts" and underground roads crossing—never seen that before!! We followed the shores of Lake Tyrifjord and the Hallingdal valleys. After Geilo, views of the Hardangerjøkulen glacier (achoo!) and the Vøringfossen waterfall (Norway’s highest at 163 meters) and Steinsdalsfossen in the Hardangerfjord (the country’s second-longest). Bergen, Norway’s second city, is built between seven mountains. Aside from the colorful old docks along the wharf, there’s not much to see. At the market, stalls of fresh fish, jars of various fish eggs (all called "caviar" here), and cold cuts made from reindeer, moose, and whale.

For 10 euros per person, we queued for the steep funicular for a great view of the city. Dinner was at "Fish Me," very busy. The salmon looked appetizing, and my first whale steak for 27 euros was... interesting. Our hotel, Augustin, is near the center. They charged me 150 NOK to park in the nearby public lot...
DAY 6. Bøverdalen, our evening stop, was less than 300 km away, but along the way, we had our first two scenic routes and first ferry crossing. When I got back in the car, I noticed the seagulls—rightful tenants of the harbor—had turned it into a Picasso painting overnight... First stop in Voss to peek inside its Vangskyrkja church (for a fee). The mural icons all have a marked squint, making the angels on the ceiling smile—quite the original touch. In 1277, it shocked people.

Gudvangen at the end of the Nærøyfjord offers beautiful views and a waterfall. An 11 km tunnel took us to Aurland and the Sognefjord, the king of fjords at 180 km long. Then we took Route 243 to Lærdal instead of a second long tunnel. A 47 km very narrow road with no passing except in designated spots. Buses, RVs, and trailers were in the mix—between backing up and moving forward, how do you expect me to... pass? At some spots, I had to "burn some oil" (non-edible). The beautiful viewpoints along Jotunheimen Park and its high peaks were hard-earned.

By midday, the 26°C of previous days gave way to 11°C with downpours and gusts. To reach Kaupanger, its stave church, and Route 55 (108 km), we took the Fodnes-Mannheller ferry for 119 kr (about 13 euros) for a 20-minute crossing. For these short trips, rotations are frequent, and wait times are short. The Sognefjellet route took us along lakes and snow-capped peaks—too bad the weather wasn’t cooperating. In Bøverdalen, in the middle of nowhere, we reached the Elveseter Hotel, the only one in the area, and it was packed. Luckily, it’s big. Recent reviews had us a bit worried, but personally, all the well-maintained wooden buildings gave the place charm. Our two small, simple rooms had character, and the common areas’ decor was interesting—a pile of antiques... Unless you dine on-site (reservations required for one of two sittings), the only option is to drive 20 km to Lom to see its beautiful stave church—but we didn’t go in (7 euros per person, and that’s enough). Dinner was three pizzas for 70 euros—yes, it’s expensive here.

Note that in most establishments, bars, or restaurants, you have to order and pay at the counter yourself. A *stavkirke* or *stavkyrkje* (in Norwegian Bokmål and Nynorsk) is a medieval wooden church typical of Norway, though excavations suggest similar churches may have existed elsewhere in Northern Europe. About 1,300 medieval churches were recorded, with 28 preserved in Norway. In French, they’re called "églises en bois debout" (standing wood churches) because masts or posts support the roof and nave elevation, as well as the walls. The stave church is one of the most elaborate and technically advanced types of wooden construction in Northwestern Europe during the Middle Ages. This technique is represented by the Urnes Stave Church (a UNESCO World Heritage Site), Borgund (the best-preserved in its medieval form), and 25 others—from the largest, Heddal, to the smallest, Undredal, in the stunning Sognefjord, plus a few others in Northwestern Europe.
DAY 7. Heading to Trondheim—supposedly 320 km, but with detours, it was nearly 550. Unpredictable weather until about 1:00 PM, but it’s better because it’s the day of the "triples": 3 scenic routes, 3 ferries, and 3 "underwater" tunnels. No rush—here, there’s no need to "hurry to arrive before night" because as you head north, the sun lingers and sets less and less, eventually not setting at all. First, in Grotli, we took the 27 km of Route 258, *Gamle Strynefjellsvegen* (achoo), also very narrow and unpaved in the first section. Luckily, campers and RVs aren’t early risers—otherwise, I’d have had to make not just oil but olives this time. We only passed four other users. However, despite the early hour, local road workers were already on the job, and we had to ask the excavators to move several times to let us pass. At Langvatnet, we joined Route 63, called the Eagle Road here—mediocre, except for Geiranger at the end of the narrowest fjord in the country. A cruise ship had just unloaded its passengers, who rushed into the few shops. After the Eidsdal-Linge ferry (10 minutes) and Gudbrandsjuvet with its waterfalls, we tackled the famous Trollstigen (Troll’s Path), winding and very touristy. Coming from the south, we descended it. Mandatory photo stop at the tourist center and its impressive walkway. The descent into the valley was tough—the bus driver ahead of us must’ve been disabled, blind, and quadriplegic, taking two tries at every hairpin turn, causing a traffic jam behind and for those "going up" waiting at passing spots!!!

On Route 64, we took the Åfarnes-Solnes ferry instead of the initially planned 660 because my young passenger insisted on part of the "Atlantic Road." From what we’d read on blogs, only the last 11 km are spectacular, with arched bridges connecting islets. So, in Molde, we headed to Eide, then Vevang—beautiful but nothing more. The rain spoiled the scenery. Quick photo stop in Kristiansund, then a long underwater tunnel and the Kanestraum-Halsa ferry (7 km, 20 minutes) to reach the E39 toward Trondheim.

We all agreed that all these wooden houses and churches reminded us of the U.S. in their architecture—especially since, like there, a flagpole with the national flag often stands in front of homes. Trondheim, Norway’s third city, doesn’t have much to see. A university town in the country’s center, aside from its Nidaros Cathedral (closed when we arrived late), its wooden bridge, and colorful old docks on pilings—nothing else. Even finding food was complicated. As for accommodation, Booking.com had forgotten to mention that the Nidaros Pilgrimsgard is a "pilgrim hostel" on the Camino de Santiago. Monastic atmosphere and spartan rooms for reflection—same for the frugal breakfast in silence... Anyway... Luckily, the night before, in a kitschy place run by hip youngsters, I’d stocked up on a hearty assortment of marinated herring with aquavit that burned the rest of my esophagus. (BAKLANDET SKYDSSTATION) I’m really doing all the work for you...
DAY 8. Heading to Mo i Rana—633 km actually covered instead of the planned 480 through Nord-Trøndelag!!! After Steinkjer and its fjord, we decided to take Route 763, parallel to the E6, for less traffic and to see pretty mountain villages. We also stopped in Bola to see a petroglyph (Stone Age rock carving) of a reindeer. After Medja, we skipped Kjerringfoss and Europe’s largest salmon ladder (paid access). Instead, via the Holm-Vennesund ferry, we took a bit of the scenic Route 17 before reaching Mosjøen and Mo i Rana (too many ferries if you do the whole route). Along the way, we saw reindeer and moose relaxing on the road several times. Mo i Rana is small. The Ole Tobias Hotel was packed, and parking was complicated. For dinner, we crossed the street to "No. 3," the only option. Two spicy bacalao and a whale steak cost us 90 euros... At this rate, I had to find an ATM to finish the Norwegian stay properly. The 2,000 euros exchanged before leaving (at 9.28) were already partially gone. Cigarettes cost 13 euros a pack here—twice as much as in Sweden—while unleaded gas is 1.85 euros per liter.
DAY 9. Heading to the main event of the trip: the Lofoten Islands. First programming mistake: not studying the subject well, I preferred a shorter ferry crossing from further north on the mainland. But that also meant arriving further north on the islands.

I booked for 50 euros (vehicle, driver, and two passengers included on the official Torghatten Nord site) for Bognes-Lødingen—a one-hour crossing. I should’ve left from Bodø to Leknes or better yet Moskenes and the town of Å for three hours—it would’ve saved time by avoiding the drive north and crossing to the south before heading back up the islands. Luckily, we still managed two different routes. Fortunately, the great weather returned, and I have to say, IT’S REALLY, REALLY, REALLY... BEAUTIFUL... Memory cards are melting—not just from the heat.

Two things worked in our favor, if I may say so, and countered my little blunder: first, I’d booked the 2:30 PM ferry, but arriving at the departure at noon, we easily took the earlier one—two hours saved. With the longer crossings, rotations with only two boats are much less frequent (8 to 12 per day depending on the season, vs. 6 to 8 for the southern route). Second, after Mo i Rana, we crossed the Arctic Circle, and today, the sun only "sets" from 12:20 AM to 1:50 AM. What luck! With a 7:40 AM departure (after sleeping in), I could drive until 11:00 PM easy!!!!!! And cover only 740 km!!!!!! Here, winters don’t drop below zero, but from early November to late January, it’s night almost all the time, with a supposed daylight clarity from 10:00 AM to 2:00 PM like a rainy day back home. But apparently, the northern lights and reflections on the snow also provide light!! I’d love to see that, but I’ll have to come back... We crisscrossed everything humanly possible, sometimes stopping abruptly in the middle of the road for photos—much to the locals’ dismay, but they’re used to the madness of temporary invaders enchanted by the place... These steep mountains "falling" into the water with all those colorful "rorbu" villages are magnificent. Rorbu are traditional fishermen’s cabins on stilts by the water, which over time have become the must-stay accommodation here—many have never housed any fishermen!!! The villages follow one after another, each more beautiful than the last. In Nusfjord, in season, pedestrians are even charged an access fee between 10:00 AM and 6:00 PM. At 7:00 PM, the booth was closed—lucky us, no crowd. The ochre wooden facades are beautiful, but don’t get too close—the seagulls nest there and see any approach as aggression. The result? Bomb-like droppings that can leave unpleasant memories. Go peek inside the grocery store—it’s kept its old-world charm. With the season, the many cod drying racks are empty. The hour turned, and our southward journey stopped in Reine—too bad for Å, not far, but fatigue got the better of me. We had to "go back up" to Kabelvåg for our rorbu at Nyvågar. We’d stocked up on groceries to eat quietly in this cozy little place (very small single beds upstairs).
DAY 10. We headed back north on the islands to reach Tromsø (grandiosely nicknamed the "Paris of the North"), with a late 7:50 AM departure despite 450 km to cover—things are getting lax at the end of the trip!!! However, this stop didn’t reveal much of interest—it’s the lake region, but meh. Tour operators include it as the last stop toward the far north. Aside from the Målselvfossen waterfall and its (paid) salmon ladder, nothing to report. We arrived at 3:00 PM, and the second room in our Quality Saga Hotel wasn’t ready yet. Plus, the parking we’d requested wasn’t accessible—the eight spots were taken. Even in this small town, free and easy parking is rare. Two souvenir shops and a main street (Storgata)—that’s it. Not to mention a nice storm that cooled things down. The only curiosity is the church, but it’s closed and under renovation—the exterior scaffolding ruins the only photo opportunity here. Otherwise, the Arctic Cathedral is visible from afar—that’s enough for us. The sun only sets for 20 minutes, from 12:40 AM to 1:00 AM!!!!! Last note before leaving this country: every morning at the breakfast buffet with all those eggs, I asked for a Norwegian omelet. Believe it or not, they don’t know the recipe for a Norwegian omelet!!!! 😏😛😉
DAY 11. Heading to Finland (with an extra hour time difference) and Rovaniemi, self-proclaimed official Santa Claus Village—it’s not nice to play on kids’ heartstrings for money!!!! On the 400 km of road (that or avoiding the Lofoten), nothing to see except two sad "Sami" shops. But there’s also AND ESPECIALLY: The run-in with a police radar mounted on the dashboard to welcome me to this country: alone, on a straight, flat road in the middle of the forest, I had this privilege—especially at a spot limited to 80 km/h instead of 100 as I thought. Of course, most well-meaning readers will think: serves him right... Only here’s the thing: in Finland, for years, speeding fines depend on the "Päiväsakko," meaning based on your income and number of children, a subtle calculation of average daily money is made and multiplied proportionally to the estimated severity of the offense... Ignorant of this, I naively but honestly answered the questions. The result? The fine was enormous—I won’t say the amount out of shame, but especially out of hatred for this country that ruined my vacation. Others like me, potential murderers, have been fined up to 170,000 euros (I wrote ONE HUNDRED SEVENTY THOUSAND EUROS) for a 40 km/h speeding offense!!!! I hope the clowns running France quickly adopt this particularly SOCIAL measure. Let the lazy and parasites of the country freely enjoy the road in their BMWs and MERCs!!! Let me tell you, I’ll spend my savings elsewhere in the future. So, a tip: be as dishonest as these conscientious police—say you’re unemployed with five kids, and maybe they’ll give you money!!!!! I’m really disgusted. No wonder in this nothing-to-see town, drivers sheepishly drive in a "little train" at 40 behind an RV without anyone daring to overtake. I think sometimes human stupidity should have limits, and the word freedom should regain its meaning!!! To those who understand, cheers. And as written at the start: trolls, abstain. I stand by what I said and sign it. After this brutal introduction to Finnish discriminatory laws, you can imagine Rovaniemi and its two-bit Santa Claus—I couldn’t care less. Even under the storm, at 6:00 PM on Sunday, even in summer, the scammer shops and profiteers of the Santa Claus Village (conveniently located on the Arctic Circle...) were already closed. Good riddance!!! The Arctic City Hotel is fine. I struggled to swallow my Tex-Mex at Pancho Villa (local chain).
DAY 12. Toward Oulu via Tornio, 200 km, and again, nothing to see in this land of lakes and forests. Detour and only photo stop in Tervola for a wooden church—my vacation is officially ruined... The Cumulus City Hotel is fine in this pleasant but empty and dull city, though it’s a university and tech hub. To cheer myself up, we splurged on a supposedly Viking meal at Harald—don’t know if the recipes are authentic, but my "Viking" knowledge stops at Vik, the animated boobs... Anyway, it’s good, unusual, and hearty.
DAY 13. After struggling to fill the tank (no station open with cash payment, only cards), we returned the chariot at the airport. The offices weren’t open yet at this early hour (8:35 AM flight), so I left the key in a mailbox without any inspection—I didn’t like that at all. I thought we’d get a propeller plane, but it was a well-filled Airbus. One-hour flight to Helsinki, the capital. Impossible to get clear information on buses to the city center, 40 km away. So, for 37 euros, we took a taxi with a trunk big enough for our three suitcases and three "cabin" bags. I’m not counting the cost anymore. At 10:00 AM, we could finally check into our large triple room at the Cumulus City Hotel on Hakaniemi Square—again, despite the size, with a fold-out armchair bed. Off to visit our last city, with the obvious purchase—you guessed it—a 24-hour bus ticket with a 1.5-hour mini-cruise for 43 euros per person...

The boat tour showed that the standard of living seems high here too—summer homes (or not) on the islands are very beautiful. A small canal was even dug to save these lucky owners time on maritime transport. Apartments sell for a fortune. Back at Market Square, we grabbed a snack at the market—a reindeer kebab with dried reindeer, cheese, and a mini cracker—simple but delicious. No time to waste—ours is limited. Even if there’s not much to see tourist-wise. Four churches compete: the very busy and beautiful Helsinki Cathedral (better outside than in), its direct rival the Orthodox Uspenski Cathedral (same), the Rock Church (Temppeliaukio) and the Wooden Church (Kampin)—both as beautiful inside as out!!! Here too, very little car traffic, but tons of people—tourists or not—and joggers. In the evening, a bit tired, we headed to the off-center hotel to try the Scandinavian Hesburger chain. For connoisseurs and 29 euros, decent fries and burgers resembling Burger King’s—while the other American giant is left behind. Personal taste, I guess. The next day, we took the bus tour again, passing the Parliament and the controversial Sibelius Monument—a 24-ton pile of clanging iron pipes. Then, to kill time, we headed to Linnanmäki amusement park, on a hill overlooking the city. Rides are packed together, and a new one appears every year. Mostly family-oriented, but two or three thrill rides were packed. Despite my advancing age, I gave it a try—obviously regretted it afterward... Europe’s oldest wooden roller coaster (1950) shows the genius of its creators, with a brakeman at the back—worth the detour and passes the time. We ate (if you can call it that) on-site for 19 euros. Back "in town," classic shopping centers are numerous, but souvenir shops can be counted on one hand. No matter—we had to pack because tomorrow’s the return. We ate burgers again near the hotel and Hes... but served at the table for 67 euros. The next morning, to kill time before the 4:00 PM flight, we went to the port and its tourist market, where I splurged 15 euros on a cap to add to (or clutter) my already well-stocked collection. We finally learned that bus 615 goes to the airport, with a stop in front of our hotel where the luggage was left in storage after checking out. Still, count 40 minutes with this indirect route. Via an Air France flight operated by Finnair, after 3 hours, we returned to Roissy CDG—our vacation is truly over!!!!!!
CONCLUSION (if I may) Among the three capitals we visited, our unanimous ranking is: Oslo, Helsinki, and Stockholm—period. Despite a few imperfections in my itinerary, I’d say the Lofoten Islands are really worth it—two days on-site is a minimum. Finland, and not just because of the radars, is way below—nothing to see tourist-wise. I didn’t say nothing to do for those with time—nuance... Norwegian fjords, even if once you’ve seen one, you’ve seen them all, are really beautiful, though this destination is quite expensive for us. Norway, thanks to its oil and gas, is very wealthy, near full employment, with an annual GDP per capita of 70,000 euros!!! A pack of cigarettes at 13 euros and beer at 10 euros doesn’t make this a dream destination for an addict like me. We were very lucky with the weather—only two and a half days of rain over 14, unlike many bloggers whose stories I read before leaving. The welcome wasn’t always what we expected. Despite the massive French presence, we’re not always as welcome as Asian conquerors, to whom the West, racing to its doom, continues to roll out the red carpet—literally! I don’t regret our choice—it’s worth seeing once, but only once. At least now we know what we’re talking about!!!!! Finally, as always, here’s the link to my public slideshow on YouTube. For the private one, some spicy scenes (especially with Santa and a troll) could cause me more problems—I’ve had enough!!! www.youtube.com/...zbIgZC6Pk&t=165s See you soon, maybe for new adventures and getaways. DJ93.

For the summer holidays of 2018, we decided to take a break from long-haul, transcontinental trips. They’re expensive and exhausting, and this year, we also had to consider our young student’s limited vacation days. So, it was a short 14-day circuit in Scandinavia. Very quickly, I had to abandon the unrealistic idea of driving door-to-door with our personal car (unlike last year—see my "Balkan Stroll" story). Too many kilometers and stops. Still, crossing Poland, Lithuania, Estonia, and Latvia before taking a ferry from Tallinn to Helsinki and Finland was tempting—what a shame.

As usual, I planned ahead and started booking in early February for a mid-July departure, typically the best time weather-wise for this destination. Browsing tour operator catalogs didn’t offer much insight—just the usual circuits. Most aim for the North Cape, but we didn’t have time for that. First, via Expedia, we booked our flight tickets: Paris to Stockholm, Helsinki to Paris for the return (880 euros for three), plus a domestic flight from Oulu to Helsinki in Finland (220 euros). The unanimous advice was that there’s not much to see between the two cities, so this saved us a night’s accommodation and a day of car rental. However, the "drop-off" fees (not returning the car to the country of origin) were unavoidable. Out of 1,100 euros for 12 days of rental, this fee was significant—I say this from memory because I never received a detailed document or even the contract itself after picking up the car, despite my complaints. That said, Holiday Autos offered the best rates at the time with Hertz. Plus, I think we were unknowingly upgraded to a Volvo XC 40 T5 automatic, packed with electronics and an incredibly efficient GPS (so I lugged around my updated TomTom for nothing). I wasn’t used to it, and I’ll come back to that. For 50 euros, I also booked one of the many mandatory ferry crossings in Norway—unless you want to drive kilometers around the countless fjords. Specifically, the Bognes-Lødingen route to reach the Lofoten Islands, a must-see in Norway (though not necessarily the best choice I made—I’ll come back to that). Then, gradually via Booking.com, I reserved hotel accommodations, which wasn’t easy at reasonable prices. For three people, it’s nearly impossible to find a room with three real beds—often a sofa bed or even two separate rooms!!!! Norway isn’t a budget-friendly destination for us, yet French tourists are everywhere—groups or families traveling independently. Okay, you’re probably wondering when I’ll get started—I’m getting there... First up, Stockholm, a two-hour flight from Paris. A first for us: we’d gotten used to online check-in within 30 hours of the flight and sometimes printing our boarding passes. But, as progress never stops, at Roissy, we now also print our baggage tags at a kiosk, then place them on the conveyor belt ourselves, scan the barcode with the handheld scanner, and watch the luggage disappear—hoping it doesn’t get misrouted. With all this reduced staff, I hope ticket prices will drop. What? Huh? I’m naive... Okay, fine! Plus, during the flight, don’t expect any snacks—everything’s paid for now, except for water and coffee. I didn’t think I was on a low-cost flight!!! Picking up the car at Arlanda Airport went smoothly, except the contract signed on a tablet (progress, right?) was never emailed to me as promised—too bad... The Volvo SUV packed with electronics: as usual, aside from adjusting the mirrors and seat, I didn’t bother learning all the features and accessories for better handling. So, from the start, I felt jerky movements in the steering, independent of my control. The white-line detection was activated and corrected my direction whenever I got too close... And that’s not all—there’s also driving assistance. Besides the speed limiter, the car accelerates or brakes on its own based on the distance from the vehicle ahead. You still have to keep your hands on the wheel, though—too bad, we could’ve played cards and let it drive itself. When you slow down, if you signal to overtake and turn the wheel, it accelerates to pass. Soon, we won’t even need a driver’s license... Not to mention the little light in the side mirror to signal vehicles in the "blind spot"—very useful. But given the excessively strict speed limits in these parts, it’s still handy. I’ll unfortunately come back to this later!!!!!! In the end, we covered 4,700 km in 8 days of actual travel—no small feat!!!!!! Stockholm: still loyal to the hop-on-hop-off sightseeing buses (or the reverse), I booked our tickets online with a discount. It remains (for us) one of the best ways to visit and get around big cities. The tourist attractions aren’t that numerous. Forty kilometers from the airport, we reached our hotel, Clarion Amaranten. At reception, we were told our reservation was for four days, not two. I insisted, and they told me to call Booking.com to fix it—they couldn’t do anything themselves. Luckily, a nice blonde understood the situation and asked where we were from to lighten the mood. For me, it worked... After a few minutes of back-and-forth, we realized a namesake had booked at the same time. I think the intern got mixed up—oh well. We finally dropped off our bags and headed out under the sun for the included boat tour. It’s beautiful and relaxing under 26°C. We glided past massive cruise ships, very common in these Nordic countries, especially for fjord tours.

We passed Djurgården, one of the city’s 14 islands, home to the Tivoli amusement park and several museums, including the ABBA Museum and the Vasa Museum. I’m not talking about the crispy sandwiches sold since 1919 but the infamous warship that sank in the harbor on its maiden voyage in 1628 after sailing just a few hundred meters. Its intact hull was salvaged in 1961, and since then, it’s one of Sweden’s most visited museums. The country is a quarter smaller than France and has 10 million inhabitants, mostly in the three big cities (Stockholm, Gothenburg, Malmö). The rest is empty, filled with lakes and forests. The currency is the krona, with 1 euro worth about 10 SEK. Dinner in the Old Town consisted of a so-called Viking burger (more like a kebab) and meatballs—the famous Swedish meatballs with potatoes, just like at IKEA... I have to say, here, it seems the Vikings have long been just blond heads—I get it... It still cost us 550 SEK. A beer alone costs at least 9 euros!!!!
DAY 2. Sunny skies. After a hearty buffet breakfast with salmon, herring in all forms, eggs, cold cuts, bread, and pastries (don’t worry, the classics are there), we started the day by visiting the City Hall tower, famous for hosting the Nobel Prizes (except the Peace Prize, awarded in Oslo). At 106 meters tall, with 365 steps and 9 clocks, it weighs twice as much as the Eiffel Tower. Access is at fixed times in small groups for safety. You can climb up to 73 meters for a 360° view of the city. Next, we visited the Royal Palace, still the official residence of the King of Sweden, and its Treasury (entry: 160 SEK). We skipped the 12:15 PM changing of the guard—three-quarters of an hour before, dozens of onlookers were already crowding the front rows in the sun.

So, we took our favorite bus to rest a bit and tour the city. We also took the subway to see several "decorated" stations—love it or hate it, but it’s original. In the late afternoon, we returned to the Old Town and its Gamla Stan to find some souvenirs, even if it feels more like Bollywood than Viking country, complete with music in the shops—a nice sign of integration... One of the first things that surprised us was the very light car traffic—no traffic jams in this capital. But there are tons of electric and regular bikes, skateboards, and scooters. Also, lots of roadwork and housing construction—apparently a big need. For dinner (our only meal of the day), we treated ourselves to something local at Borgmästaren (Stora Nygatan 35). DECIDEDLY, I’M TELLING YOU EVERYTHING...
DAYS 3 & 4. Contrary to what I was told upon arrival, the hotel parking (700 SEK for 2 nights) didn’t open at 7:00 AM but at 9:00 AM on Saturday. After having to call myself (the French-speaking African receptionist couldn’t do it for me, especially after I told him I thought Croatia would win against France in the World Cup final), the kind parking attendant (partnered with the hotel—there’s the catch) arrived early and let us leave at 8:30 AM to start our east-to-west route to Norway and Oslo, 530 km away, finally beginning our summer adventure. At the border, absolutely no checks, and on the road, aside from lakes and forests, not much to see. However, tolls are very common—don’t overlook this in your budget. In Sweden, everything’s covered by the rental company, but not in other countries. In Norway, there are many automatic toll sections—cameras film your license plate and send you the bill later. So, you must register online at www.epcplc.com/rental, with or without your credit card details, and wait for the final bill. As of now, I haven’t received it, but after noting almost all of them, it should easily reach 200 euros. Roads, tunnels, and bridges are often toll-based to fund maintenance or new constructions. We reached the Norwegian capital at 3:00 PM and checked into our room. Small hiccup: the hotel parking, not reservable, was full on Saturday. Parking meters only take coins for a max of 2 hours. Luckily, tomorrow’s Sunday—free parking from 8:00 PM until Monday morning. After circling the neighborhood, I finally found a spot for my little car—even if it’s not mine, I still care about it...

The Thon Slottsparken Hotel is slightly off-center, but a little walking won’t hurt. The nearby Hertz agency was closed—too bad, I would’ve liked to complain about still not receiving my rental contract by email... With the nice weather, we started with a walking tour of the main sights: the palace, Karl Johans gate (the main street), and some souvenir shopping to fill the display cases back home—if there’s space. We also visited the deserted Akershus Fortress, where two poor young soldiers stood guard in the scorching sun. Below it, the World Cup final fan zone was being set up. Dinner was at Rorbua for 90 euros—ouch. Hard to find, tucked away from the harbor pier. We skipped the paid ascent of the city’s only "tower" with a panoramic view—tickets had to be paid by credit card, and given the fees my bank charges, I’d had enough. Note that card payments are widely accepted here, even for small amounts. When I tried to get change in cash for a 50-euro equivalent bill, some café owners were embarrassed.
DAY 4. After discussion, we planned the day: first up, one of Oslo’s must-sees, the Vigeland Sculpture Park, featuring bronze, granite, and cast-iron works by Gustav Vigeland (1869–1943). Given the distance, we took the tram—some cars still had their old-school charm!!!! Despite the early hour, hordes of Asian tourists were already there, making photo-taking a nightmare—same everywhere they go. The park is a matter of taste... The 17-meter monolith with 121 intertwined bodies is remarkable, and rightly so. Lazy, we took the tram again to save time—same name, tight schedule. I stopped by the Hertz agency, where the overwhelmed employee promised to try to help. Given his enthusiasm, I doubted it. From the start, I’ve really felt the welcome here, at least for French visitors, isn’t great. Remember my previous reports—it’s becoming a habit. Tourist brochures aren’t available in French here either—strange... Anyway, we took a relaxing fjord cruise. Besides the quirky opera house, the beautiful summer homes on the islands were really tempting. Next, with another paid boat, we headed to the Bygdøy peninsula and its museums. We skipped the Viking Ship Museum in favor of the Norwegian Folk Museum. It features different buildings from across the country, by era and region. Unfortunately, few actors in period costumes—common in this type of tourist attraction. Its real highlight is the stave church, very beautiful. On this late Sunday afternoon, bars and restaurants competed to become World Cup 2018 fan zones—crowds everywhere. So, we decided to head back to rest and catch a glimpse of the African French team against Croatia. It’ll go down in history: a 4-2 victory, with a beautiful goal by Lloris... Go "Les Bleus"—I get it...
DAY 5. Oslo to Bergen: 450 km, but with detours, it was nearly 550. The real journey begins. Departure at 7:00 AM after sleeping in and a mediocre breakfast. Arrival at 5:00 PM—yes, driving’s slow... More tolls, but under 26°C, the real beauty starts around Geilo. First real fjord—it’s stunning. Then those houses with vegetated roofs blending perfectly into the landscape, sometimes nearly invisible... (Not bad, right? And it’s all me!!!)

We also discovered tunnels with "indoor roundabouts" and underground roads crossing—never seen that before!! We followed the shores of Lake Tyrifjord and the Hallingdal valleys. After Geilo, views of the Hardangerjøkulen glacier (achoo!) and the Vøringfossen waterfall (Norway’s highest at 163 meters) and Steinsdalsfossen in the Hardangerfjord (the country’s second-longest). Bergen, Norway’s second city, is built between seven mountains. Aside from the colorful old docks along the wharf, there’s not much to see. At the market, stalls of fresh fish, jars of various fish eggs (all called "caviar" here), and cold cuts made from reindeer, moose, and whale.

For 10 euros per person, we queued for the steep funicular for a great view of the city. Dinner was at "Fish Me," very busy. The salmon looked appetizing, and my first whale steak for 27 euros was... interesting. Our hotel, Augustin, is near the center. They charged me 150 NOK to park in the nearby public lot...
DAY 6. Bøverdalen, our evening stop, was less than 300 km away, but along the way, we had our first two scenic routes and first ferry crossing. When I got back in the car, I noticed the seagulls—rightful tenants of the harbor—had turned it into a Picasso painting overnight... First stop in Voss to peek inside its Vangskyrkja church (for a fee). The mural icons all have a marked squint, making the angels on the ceiling smile—quite the original touch. In 1277, it shocked people.

Gudvangen at the end of the Nærøyfjord offers beautiful views and a waterfall. An 11 km tunnel took us to Aurland and the Sognefjord, the king of fjords at 180 km long. Then we took Route 243 to Lærdal instead of a second long tunnel. A 47 km very narrow road with no passing except in designated spots. Buses, RVs, and trailers were in the mix—between backing up and moving forward, how do you expect me to... pass? At some spots, I had to "burn some oil" (non-edible). The beautiful viewpoints along Jotunheimen Park and its high peaks were hard-earned.

By midday, the 26°C of previous days gave way to 11°C with downpours and gusts. To reach Kaupanger, its stave church, and Route 55 (108 km), we took the Fodnes-Mannheller ferry for 119 kr (about 13 euros) for a 20-minute crossing. For these short trips, rotations are frequent, and wait times are short. The Sognefjellet route took us along lakes and snow-capped peaks—too bad the weather wasn’t cooperating. In Bøverdalen, in the middle of nowhere, we reached the Elveseter Hotel, the only one in the area, and it was packed. Luckily, it’s big. Recent reviews had us a bit worried, but personally, all the well-maintained wooden buildings gave the place charm. Our two small, simple rooms had character, and the common areas’ decor was interesting—a pile of antiques... Unless you dine on-site (reservations required for one of two sittings), the only option is to drive 20 km to Lom to see its beautiful stave church—but we didn’t go in (7 euros per person, and that’s enough). Dinner was three pizzas for 70 euros—yes, it’s expensive here.

Note that in most establishments, bars, or restaurants, you have to order and pay at the counter yourself. A *stavkirke* or *stavkyrkje* (in Norwegian Bokmål and Nynorsk) is a medieval wooden church typical of Norway, though excavations suggest similar churches may have existed elsewhere in Northern Europe. About 1,300 medieval churches were recorded, with 28 preserved in Norway. In French, they’re called "églises en bois debout" (standing wood churches) because masts or posts support the roof and nave elevation, as well as the walls. The stave church is one of the most elaborate and technically advanced types of wooden construction in Northwestern Europe during the Middle Ages. This technique is represented by the Urnes Stave Church (a UNESCO World Heritage Site), Borgund (the best-preserved in its medieval form), and 25 others—from the largest, Heddal, to the smallest, Undredal, in the stunning Sognefjord, plus a few others in Northwestern Europe.
DAY 7. Heading to Trondheim—supposedly 320 km, but with detours, it was nearly 550. Unpredictable weather until about 1:00 PM, but it’s better because it’s the day of the "triples": 3 scenic routes, 3 ferries, and 3 "underwater" tunnels. No rush—here, there’s no need to "hurry to arrive before night" because as you head north, the sun lingers and sets less and less, eventually not setting at all. First, in Grotli, we took the 27 km of Route 258, *Gamle Strynefjellsvegen* (achoo), also very narrow and unpaved in the first section. Luckily, campers and RVs aren’t early risers—otherwise, I’d have had to make not just oil but olives this time. We only passed four other users. However, despite the early hour, local road workers were already on the job, and we had to ask the excavators to move several times to let us pass. At Langvatnet, we joined Route 63, called the Eagle Road here—mediocre, except for Geiranger at the end of the narrowest fjord in the country. A cruise ship had just unloaded its passengers, who rushed into the few shops. After the Eidsdal-Linge ferry (10 minutes) and Gudbrandsjuvet with its waterfalls, we tackled the famous Trollstigen (Troll’s Path), winding and very touristy. Coming from the south, we descended it. Mandatory photo stop at the tourist center and its impressive walkway. The descent into the valley was tough—the bus driver ahead of us must’ve been disabled, blind, and quadriplegic, taking two tries at every hairpin turn, causing a traffic jam behind and for those "going up" waiting at passing spots!!!

On Route 64, we took the Åfarnes-Solnes ferry instead of the initially planned 660 because my young passenger insisted on part of the "Atlantic Road." From what we’d read on blogs, only the last 11 km are spectacular, with arched bridges connecting islets. So, in Molde, we headed to Eide, then Vevang—beautiful but nothing more. The rain spoiled the scenery. Quick photo stop in Kristiansund, then a long underwater tunnel and the Kanestraum-Halsa ferry (7 km, 20 minutes) to reach the E39 toward Trondheim.

We all agreed that all these wooden houses and churches reminded us of the U.S. in their architecture—especially since, like there, a flagpole with the national flag often stands in front of homes. Trondheim, Norway’s third city, doesn’t have much to see. A university town in the country’s center, aside from its Nidaros Cathedral (closed when we arrived late), its wooden bridge, and colorful old docks on pilings—nothing else. Even finding food was complicated. As for accommodation, Booking.com had forgotten to mention that the Nidaros Pilgrimsgard is a "pilgrim hostel" on the Camino de Santiago. Monastic atmosphere and spartan rooms for reflection—same for the frugal breakfast in silence... Anyway... Luckily, the night before, in a kitschy place run by hip youngsters, I’d stocked up on a hearty assortment of marinated herring with aquavit that burned the rest of my esophagus. (BAKLANDET SKYDSSTATION) I’m really doing all the work for you...
DAY 8. Heading to Mo i Rana—633 km actually covered instead of the planned 480 through Nord-Trøndelag!!! After Steinkjer and its fjord, we decided to take Route 763, parallel to the E6, for less traffic and to see pretty mountain villages. We also stopped in Bola to see a petroglyph (Stone Age rock carving) of a reindeer. After Medja, we skipped Kjerringfoss and Europe’s largest salmon ladder (paid access). Instead, via the Holm-Vennesund ferry, we took a bit of the scenic Route 17 before reaching Mosjøen and Mo i Rana (too many ferries if you do the whole route). Along the way, we saw reindeer and moose relaxing on the road several times. Mo i Rana is small. The Ole Tobias Hotel was packed, and parking was complicated. For dinner, we crossed the street to "No. 3," the only option. Two spicy bacalao and a whale steak cost us 90 euros... At this rate, I had to find an ATM to finish the Norwegian stay properly. The 2,000 euros exchanged before leaving (at 9.28) were already partially gone. Cigarettes cost 13 euros a pack here—twice as much as in Sweden—while unleaded gas is 1.85 euros per liter.
DAY 9. Heading to the main event of the trip: the Lofoten Islands. First programming mistake: not studying the subject well, I preferred a shorter ferry crossing from further north on the mainland. But that also meant arriving further north on the islands.

I booked for 50 euros (vehicle, driver, and two passengers included on the official Torghatten Nord site) for Bognes-Lødingen—a one-hour crossing. I should’ve left from Bodø to Leknes or better yet Moskenes and the town of Å for three hours—it would’ve saved time by avoiding the drive north and crossing to the south before heading back up the islands. Luckily, we still managed two different routes. Fortunately, the great weather returned, and I have to say, IT’S REALLY, REALLY, REALLY... BEAUTIFUL... Memory cards are melting—not just from the heat.

Two things worked in our favor, if I may say so, and countered my little blunder: first, I’d booked the 2:30 PM ferry, but arriving at the departure at noon, we easily took the earlier one—two hours saved. With the longer crossings, rotations with only two boats are much less frequent (8 to 12 per day depending on the season, vs. 6 to 8 for the southern route). Second, after Mo i Rana, we crossed the Arctic Circle, and today, the sun only "sets" from 12:20 AM to 1:50 AM. What luck! With a 7:40 AM departure (after sleeping in), I could drive until 11:00 PM easy!!!!!! And cover only 740 km!!!!!! Here, winters don’t drop below zero, but from early November to late January, it’s night almost all the time, with a supposed daylight clarity from 10:00 AM to 2:00 PM like a rainy day back home. But apparently, the northern lights and reflections on the snow also provide light!! I’d love to see that, but I’ll have to come back... We crisscrossed everything humanly possible, sometimes stopping abruptly in the middle of the road for photos—much to the locals’ dismay, but they’re used to the madness of temporary invaders enchanted by the place... These steep mountains "falling" into the water with all those colorful "rorbu" villages are magnificent. Rorbu are traditional fishermen’s cabins on stilts by the water, which over time have become the must-stay accommodation here—many have never housed any fishermen!!! The villages follow one after another, each more beautiful than the last. In Nusfjord, in season, pedestrians are even charged an access fee between 10:00 AM and 6:00 PM. At 7:00 PM, the booth was closed—lucky us, no crowd. The ochre wooden facades are beautiful, but don’t get too close—the seagulls nest there and see any approach as aggression. The result? Bomb-like droppings that can leave unpleasant memories. Go peek inside the grocery store—it’s kept its old-world charm. With the season, the many cod drying racks are empty. The hour turned, and our southward journey stopped in Reine—too bad for Å, not far, but fatigue got the better of me. We had to "go back up" to Kabelvåg for our rorbu at Nyvågar. We’d stocked up on groceries to eat quietly in this cozy little place (very small single beds upstairs).
DAY 10. We headed back north on the islands to reach Tromsø (grandiosely nicknamed the "Paris of the North"), with a late 7:50 AM departure despite 450 km to cover—things are getting lax at the end of the trip!!! However, this stop didn’t reveal much of interest—it’s the lake region, but meh. Tour operators include it as the last stop toward the far north. Aside from the Målselvfossen waterfall and its (paid) salmon ladder, nothing to report. We arrived at 3:00 PM, and the second room in our Quality Saga Hotel wasn’t ready yet. Plus, the parking we’d requested wasn’t accessible—the eight spots were taken. Even in this small town, free and easy parking is rare. Two souvenir shops and a main street (Storgata)—that’s it. Not to mention a nice storm that cooled things down. The only curiosity is the church, but it’s closed and under renovation—the exterior scaffolding ruins the only photo opportunity here. Otherwise, the Arctic Cathedral is visible from afar—that’s enough for us. The sun only sets for 20 minutes, from 12:40 AM to 1:00 AM!!!!! Last note before leaving this country: every morning at the breakfast buffet with all those eggs, I asked for a Norwegian omelet. Believe it or not, they don’t know the recipe for a Norwegian omelet!!!! 😏😛😉
DAY 11. Heading to Finland (with an extra hour time difference) and Rovaniemi, self-proclaimed official Santa Claus Village—it’s not nice to play on kids’ heartstrings for money!!!! On the 400 km of road (that or avoiding the Lofoten), nothing to see except two sad "Sami" shops. But there’s also AND ESPECIALLY: The run-in with a police radar mounted on the dashboard to welcome me to this country: alone, on a straight, flat road in the middle of the forest, I had this privilege—especially at a spot limited to 80 km/h instead of 100 as I thought. Of course, most well-meaning readers will think: serves him right... Only here’s the thing: in Finland, for years, speeding fines depend on the "Päiväsakko," meaning based on your income and number of children, a subtle calculation of average daily money is made and multiplied proportionally to the estimated severity of the offense... Ignorant of this, I naively but honestly answered the questions. The result? The fine was enormous—I won’t say the amount out of shame, but especially out of hatred for this country that ruined my vacation. Others like me, potential murderers, have been fined up to 170,000 euros (I wrote ONE HUNDRED SEVENTY THOUSAND EUROS) for a 40 km/h speeding offense!!!! I hope the clowns running France quickly adopt this particularly SOCIAL measure. Let the lazy and parasites of the country freely enjoy the road in their BMWs and MERCs!!! Let me tell you, I’ll spend my savings elsewhere in the future. So, a tip: be as dishonest as these conscientious police—say you’re unemployed with five kids, and maybe they’ll give you money!!!!! I’m really disgusted. No wonder in this nothing-to-see town, drivers sheepishly drive in a "little train" at 40 behind an RV without anyone daring to overtake. I think sometimes human stupidity should have limits, and the word freedom should regain its meaning!!! To those who understand, cheers. And as written at the start: trolls, abstain. I stand by what I said and sign it. After this brutal introduction to Finnish discriminatory laws, you can imagine Rovaniemi and its two-bit Santa Claus—I couldn’t care less. Even under the storm, at 6:00 PM on Sunday, even in summer, the scammer shops and profiteers of the Santa Claus Village (conveniently located on the Arctic Circle...) were already closed. Good riddance!!! The Arctic City Hotel is fine. I struggled to swallow my Tex-Mex at Pancho Villa (local chain).
DAY 12. Toward Oulu via Tornio, 200 km, and again, nothing to see in this land of lakes and forests. Detour and only photo stop in Tervola for a wooden church—my vacation is officially ruined... The Cumulus City Hotel is fine in this pleasant but empty and dull city, though it’s a university and tech hub. To cheer myself up, we splurged on a supposedly Viking meal at Harald—don’t know if the recipes are authentic, but my "Viking" knowledge stops at Vik, the animated boobs... Anyway, it’s good, unusual, and hearty.
DAY 13. After struggling to fill the tank (no station open with cash payment, only cards), we returned the chariot at the airport. The offices weren’t open yet at this early hour (8:35 AM flight), so I left the key in a mailbox without any inspection—I didn’t like that at all. I thought we’d get a propeller plane, but it was a well-filled Airbus. One-hour flight to Helsinki, the capital. Impossible to get clear information on buses to the city center, 40 km away. So, for 37 euros, we took a taxi with a trunk big enough for our three suitcases and three "cabin" bags. I’m not counting the cost anymore. At 10:00 AM, we could finally check into our large triple room at the Cumulus City Hotel on Hakaniemi Square—again, despite the size, with a fold-out armchair bed. Off to visit our last city, with the obvious purchase—you guessed it—a 24-hour bus ticket with a 1.5-hour mini-cruise for 43 euros per person...

The boat tour showed that the standard of living seems high here too—summer homes (or not) on the islands are very beautiful. A small canal was even dug to save these lucky owners time on maritime transport. Apartments sell for a fortune. Back at Market Square, we grabbed a snack at the market—a reindeer kebab with dried reindeer, cheese, and a mini cracker—simple but delicious. No time to waste—ours is limited. Even if there’s not much to see tourist-wise. Four churches compete: the very busy and beautiful Helsinki Cathedral (better outside than in), its direct rival the Orthodox Uspenski Cathedral (same), the Rock Church (Temppeliaukio) and the Wooden Church (Kampin)—both as beautiful inside as out!!! Here too, very little car traffic, but tons of people—tourists or not—and joggers. In the evening, a bit tired, we headed to the off-center hotel to try the Scandinavian Hesburger chain. For connoisseurs and 29 euros, decent fries and burgers resembling Burger King’s—while the other American giant is left behind. Personal taste, I guess. The next day, we took the bus tour again, passing the Parliament and the controversial Sibelius Monument—a 24-ton pile of clanging iron pipes. Then, to kill time, we headed to Linnanmäki amusement park, on a hill overlooking the city. Rides are packed together, and a new one appears every year. Mostly family-oriented, but two or three thrill rides were packed. Despite my advancing age, I gave it a try—obviously regretted it afterward... Europe’s oldest wooden roller coaster (1950) shows the genius of its creators, with a brakeman at the back—worth the detour and passes the time. We ate (if you can call it that) on-site for 19 euros. Back "in town," classic shopping centers are numerous, but souvenir shops can be counted on one hand. No matter—we had to pack because tomorrow’s the return. We ate burgers again near the hotel and Hes... but served at the table for 67 euros. The next morning, to kill time before the 4:00 PM flight, we went to the port and its tourist market, where I splurged 15 euros on a cap to add to (or clutter) my already well-stocked collection. We finally learned that bus 615 goes to the airport, with a stop in front of our hotel where the luggage was left in storage after checking out. Still, count 40 minutes with this indirect route. Via an Air France flight operated by Finnair, after 3 hours, we returned to Roissy CDG—our vacation is truly over!!!!!!
CONCLUSION (if I may) Among the three capitals we visited, our unanimous ranking is: Oslo, Helsinki, and Stockholm—period. Despite a few imperfections in my itinerary, I’d say the Lofoten Islands are really worth it—two days on-site is a minimum. Finland, and not just because of the radars, is way below—nothing to see tourist-wise. I didn’t say nothing to do for those with time—nuance... Norwegian fjords, even if once you’ve seen one, you’ve seen them all, are really beautiful, though this destination is quite expensive for us. Norway, thanks to its oil and gas, is very wealthy, near full employment, with an annual GDP per capita of 70,000 euros!!! A pack of cigarettes at 13 euros and beer at 10 euros doesn’t make this a dream destination for an addict like me. We were very lucky with the weather—only two and a half days of rain over 14, unlike many bloggers whose stories I read before leaving. The welcome wasn’t always what we expected. Despite the massive French presence, we’re not always as welcome as Asian conquerors, to whom the West, racing to its doom, continues to roll out the red carpet—literally! I don’t regret our choice—it’s worth seeing once, but only once. At least now we know what we’re talking about!!!!! Finally, as always, here’s the link to my public slideshow on YouTube. For the private one, some spicy scenes (especially with Santa and a troll) could cause me more problems—I’ve had enough!!! www.youtube.com/...zbIgZC6Pk&t=165s See you soon, maybe for new adventures and getaways. DJ93.
Frontière Hloukhiv (Ukraine) - Kours (Russie) ouverte?
Bonjour à tous
Après bien des recherches, pas de "post" pour le passage de cette frontière.
Désirant passer de l'Ukraine au Kazakhstan (via la Russie en transit), savez-vous Si on peut passer par là?
Sinon ça sera par KHARKIV. Merci pour vos commentaires.
Après bien des recherches, pas de "post" pour le passage de cette frontière.
Désirant passer de l'Ukraine au Kazakhstan (via la Russie en transit), savez-vous Si on peut passer par là?
Sinon ça sera par KHARKIV. Merci pour vos commentaires.
Budget utopique pour 5 à 6 mois en sac à dos autour du monde?
Bonjour, Bonsoir,
Je viens vers vous car je suis un peut perdu. Je prépare mon premier vrais voyage seul en sac à dos, comme beaucoup de monde j'ai pleins de questions auxquelles je n'ai pas de réponse, du moins un minimum "claire", peut être (surement) qu'il n'y en a pas.
J'ai donc pour projet de partir de 5 à 6 mois en sac à dos : 1 mois en France, 1 mois en Islande, 1 mois en Irlande, 1 mois en Pologne (ou Hongrie) et pour finir 1 mois en Thaïlande. Les durées ne sont pas fix, comme la date de départ d'ailleurs (Mai ou Juin 2019).
Pour tout ces pays j'ai prévu 7000-7500e de budget (billet d'avions compris), est-ce complètement utopique ? Je précise que pour toutes les destinations (sauf pour L'Islande ou j'aimerais louer une voiture 10 à 15 jours) mon mode de voyage (transport, hebergement) serait principalement le camping, stop, habitant, woofing, couchsurfing, auberge (hotel vraiment exceptionnellement!)
Quand pensez vous ?
Merci à ceux qui prendront la peine de me lire et de me répondre :) !
Je viens vers vous car je suis un peut perdu. Je prépare mon premier vrais voyage seul en sac à dos, comme beaucoup de monde j'ai pleins de questions auxquelles je n'ai pas de réponse, du moins un minimum "claire", peut être (surement) qu'il n'y en a pas.
J'ai donc pour projet de partir de 5 à 6 mois en sac à dos : 1 mois en France, 1 mois en Islande, 1 mois en Irlande, 1 mois en Pologne (ou Hongrie) et pour finir 1 mois en Thaïlande. Les durées ne sont pas fix, comme la date de départ d'ailleurs (Mai ou Juin 2019).
Pour tout ces pays j'ai prévu 7000-7500e de budget (billet d'avions compris), est-ce complètement utopique ? Je précise que pour toutes les destinations (sauf pour L'Islande ou j'aimerais louer une voiture 10 à 15 jours) mon mode de voyage (transport, hebergement) serait principalement le camping, stop, habitant, woofing, couchsurfing, auberge (hotel vraiment exceptionnellement!)
Quand pensez vous ?
Merci à ceux qui prendront la peine de me lire et de me répondre :) !
Idées d'endroits à voir en Belgique
Bonsoir à tous !
Que d'émotions de revenir sur ce forum. J'ai décidé de solliciter à nouveau vos avis précieux puisque mon tour du monde approche.
Petite présentation : je m'appelle Mathilde, je suis étudiante et j'ai 23 ans ça fait depuis 7 ans que je fais des recherches pour un tour du monde en combi. J'aimerais le faire à 25 ans et cette année j'ai pris conscience qu'il fallait que je m'organise vraiment.
Ma première étape est la Belgique, je suis déjà allée deux fois à Bruxelles et une fois à Bruges du coup je n'aimerai refaire que la deuxième ville. Mais sur ce forum ce qui m'intéresse c'est vos infos sur la Belgique ; les villes, les villages, les sites naturels qu'il faut voir selon vous. Je n'ai pas envie de me fixer d'itinéraire précis juste de gambader (enfin rouler plutôt) à travers ce pays si proche et si méconnu.
En vous remerciant pour vos réponse ! Mathilde
Ma première étape est la Belgique, je suis déjà allée deux fois à Bruxelles et une fois à Bruges du coup je n'aimerai refaire que la deuxième ville. Mais sur ce forum ce qui m'intéresse c'est vos infos sur la Belgique ; les villes, les villages, les sites naturels qu'il faut voir selon vous. Je n'ai pas envie de me fixer d'itinéraire précis juste de gambader (enfin rouler plutôt) à travers ce pays si proche et si méconnu.
En vous remerciant pour vos réponse ! Mathilde
Périple Russie - Estonie - Finlande seule avec 2 enfants
Bonjour à tous,
Je me tourne vers vos conseils avisés pour avoir vos idées sur une idée de voyage que je prépare pour cet été. Je suis une maman solo avec 2 petits de 4 et 8 ans. On voyage toujours tous les 3, on rentre tout juste de Rio et sa région.
Pour cet été, on s'orientait sur le petit trip suivant : Moscou (4 jours)-Saint Petersbourg (4 jours)-Tallinn (3 jours)-Helsinki (3 jours).
Sauf que depuis que je commence à en parler autour de moi..."c'est un peuple très froid", "tu vas voir ils sont pas franchement chaleureux" sans oublier mon collègue de boulot (noir) qui m'a complètement refroidi quand il m'a raconté les bruits de singe que certains russes ont fait sur son passage dans la rue... Mes enfants sont métis et du coup ça m'interroge un peu. Je pensais louer une chambre chez l'habitant via airbnb mais j'ai peur de l'accueil du coup...j'en viens carrément à me demander si c'est une bonne idée.
On aime bien vadrouiller une fois sur place, on voyage loin de tout ce qui est organisé pour nous permettre de faire ce qu'on a envie, quand on a envie...
Ceux qui connaissent bien la Russie, vous confirmez (ou pas ?) ce que les initiés me rapportent de la Russie ?
Pensez-vous que la durée des "escales" soit suffisante ?
Si ça vous parait vraiment compliqué à réaliser, vous m'aideriez à trouver une autre destination sympa ?
On a déjà fait Copenhague, Prague, Istanbul, Stockholm, on a pas envie de grosses chaleurs, on a 3 semaines maximum et 2000 à 2500 euros de budget...
Merci infiniment pour vos avis/votre aide !
Je me tourne vers vos conseils avisés pour avoir vos idées sur une idée de voyage que je prépare pour cet été. Je suis une maman solo avec 2 petits de 4 et 8 ans. On voyage toujours tous les 3, on rentre tout juste de Rio et sa région.
Pour cet été, on s'orientait sur le petit trip suivant : Moscou (4 jours)-Saint Petersbourg (4 jours)-Tallinn (3 jours)-Helsinki (3 jours).
Sauf que depuis que je commence à en parler autour de moi..."c'est un peuple très froid", "tu vas voir ils sont pas franchement chaleureux" sans oublier mon collègue de boulot (noir) qui m'a complètement refroidi quand il m'a raconté les bruits de singe que certains russes ont fait sur son passage dans la rue... Mes enfants sont métis et du coup ça m'interroge un peu. Je pensais louer une chambre chez l'habitant via airbnb mais j'ai peur de l'accueil du coup...j'en viens carrément à me demander si c'est une bonne idée.
On aime bien vadrouiller une fois sur place, on voyage loin de tout ce qui est organisé pour nous permettre de faire ce qu'on a envie, quand on a envie...
Ceux qui connaissent bien la Russie, vous confirmez (ou pas ?) ce que les initiés me rapportent de la Russie ?
Pensez-vous que la durée des "escales" soit suffisante ?
Si ça vous parait vraiment compliqué à réaliser, vous m'aideriez à trouver une autre destination sympa ?
On a déjà fait Copenhague, Prague, Istanbul, Stockholm, on a pas envie de grosses chaleurs, on a 3 semaines maximum et 2000 à 2500 euros de budget...
Merci infiniment pour vos avis/votre aide !
Slovakia 2013: Périple exceptionnel de 39 jours avec Joly Jumpy!
Saluté,
Toujours le même principe pour mes carnets de voyage, un jour = une photo !
d'abord, quelques petits renseignements, nous sommes partis en couple durant l'été 2013 en Slovaquie pendant 39 jours avec notre Joly Jumpy aménagé (un lit surélevé, un porte vélo).
Pour beaucoup plus de détails sur notre voyage, il y a un site très détaillé : ATCHOUMATION avec même une (géniale) radio sur laquelle on peut écouter des jeunes artistes de la Slovaquie !!
Notre parcours pour commencer :
Den 1 à 4 : Nos premiers jours sont consacrés au Festival Lasemo, en Belgique : trois jours de plaisirs musicaux, avec ici le groupe Camping de Luxe.
Den 5 : Première soirée Slovaque après la visite de 2 chateaux en ruines, en face de celui de la ville de Trencin.
Den 6 : Chateau de Bojnice.
Den 7 : Vélo dans la Gaderska Dolina, belle vallée des Vel'ka Fatra
Den 8 : Strecno Hrad, un beau chateau en ruines qui surplombe le Vah, affluent royal de l'impérial Danube.
Den 9 : Visite de Zilina.
Den 10 : Les roches de Sul'ovske Skaly.
Den 11 : Les choses sérieuses commencent, la rando au Velky Rozsutec dans les Mala Fatras.
Den 12 : Le magique et somptueux chateau d'Oravsky Podzamok.
Den 13 : Les trois lacs glaciers de Rohacske Pleso, une superbe randonnée !
Den 14 : Première pause au Liptovska Mara, entre Molkkÿ, Kubb et baignades ...
Den 15 : Le village pittoresque de Vlkolinec, inscrit à l'Unesco.
Den 16 : Les grottes Slovaques (Unesco), très variées : ici le spa de Domica Jaskyna.
Den 17 : Le canyon de Zadiel.
Den 18 : Kosice, la magnifique capitale de l'est Slovaque.
Den 19 : Tour de vélo marqué par un passage rapide en Ukraine et une rencontre avec des douaniers..
Den 20 : Très grosse journée : les Fourmis Bleues du Morske Oko, les Carpates, la route des Eglises en Bois (Unesco) : à voir sur le site !
Den 21 : La cité de Bardejov, classée elle aussi à l'Unesco.
Den 22 : Le chateau de Spis, lui aussi classé à l'Unesco, oui, ça fait beaucoup ! (et ce n'est pas fini ...
d'abord, quelques petits renseignements, nous sommes partis en couple durant l'été 2013 en Slovaquie pendant 39 jours avec notre Joly Jumpy aménagé (un lit surélevé, un porte vélo).
Pour beaucoup plus de détails sur notre voyage, il y a un site très détaillé : ATCHOUMATION avec même une (géniale) radio sur laquelle on peut écouter des jeunes artistes de la Slovaquie !!
Notre parcours pour commencer :

Den 1 à 4 : Nos premiers jours sont consacrés au Festival Lasemo, en Belgique : trois jours de plaisirs musicaux, avec ici le groupe Camping de Luxe.
Den 5 : Première soirée Slovaque après la visite de 2 chateaux en ruines, en face de celui de la ville de Trencin.
Den 6 : Chateau de Bojnice.
Den 7 : Vélo dans la Gaderska Dolina, belle vallée des Vel'ka Fatra
Den 8 : Strecno Hrad, un beau chateau en ruines qui surplombe le Vah, affluent royal de l'impérial Danube.
Den 9 : Visite de Zilina.
Den 10 : Les roches de Sul'ovske Skaly.
Den 11 : Les choses sérieuses commencent, la rando au Velky Rozsutec dans les Mala Fatras.
Den 12 : Le magique et somptueux chateau d'Oravsky Podzamok.
Den 13 : Les trois lacs glaciers de Rohacske Pleso, une superbe randonnée !
Den 14 : Première pause au Liptovska Mara, entre Molkkÿ, Kubb et baignades ...
Den 15 : Le village pittoresque de Vlkolinec, inscrit à l'Unesco.
Den 16 : Les grottes Slovaques (Unesco), très variées : ici le spa de Domica Jaskyna.
Den 17 : Le canyon de Zadiel.
Den 18 : Kosice, la magnifique capitale de l'est Slovaque.
Den 19 : Tour de vélo marqué par un passage rapide en Ukraine et une rencontre avec des douaniers..
Den 20 : Très grosse journée : les Fourmis Bleues du Morske Oko, les Carpates, la route des Eglises en Bois (Unesco) : à voir sur le site !
Den 21 : La cité de Bardejov, classée elle aussi à l'Unesco.
Den 22 : Le chateau de Spis, lui aussi classé à l'Unesco, oui, ça fait beaucoup ! (et ce n'est pas fini ...Alcool au duty free du port de Malte
Bonjour.
Voila, cet été lors d'une croisière, je me suis arrêté à Malte et j'en ai profité pour acheter de l'alcool au Duty Free du port car on m'avait dit que ce n'était vraiment pas cher. Et c'est le cas ! J'ai acheté une bouteille de Vodka d'1L à seulement 6€ (c'est plus du double en supermarché en France !). Mais du coup je me pose une question : y-a-t-il un piège derrière ? Est-ce la même qualité ?
Merci de vos réponses !
Visign
Voila, cet été lors d'une croisière, je me suis arrêté à Malte et j'en ai profité pour acheter de l'alcool au Duty Free du port car on m'avait dit que ce n'était vraiment pas cher. Et c'est le cas ! J'ai acheté une bouteille de Vodka d'1L à seulement 6€ (c'est plus du double en supermarché en France !). Mais du coup je me pose une question : y-a-t-il un piège derrière ? Est-ce la même qualité ?
Merci de vos réponses !
Visign
Projet d'itinéraire Bordeaux - République Tchèque en voiture
Bonjour à tous!
Je vous soumets un projet d'itinéraire en république Tchèque(du 13/09 au 25/09);vos remarques et conseils seront les bien venus!
Nous partons de Bordeaux en voiture pour Prague dans un 1er temps;nous y restons 3 jours pleins ( hotel Coronet près du Palais des congrès, parking gratuit );ensuite direction Adrspach en Bohême de l'Est, via Kutna Hora;puis Litomysl, via Broumov(monastère des bénédictins ) Opocno ( chateau Renaissance ), les monts Orlické Hory le long de la frontière polonaise, Lanskroun;ensuite, direction Telc, via Nove Mesto ( église St Jean Népomucène ), le château de Pernstejn, Tisnov ( abbaye cistercienne ), Trebic; Telc-Cesky Krumlov, (nous y restons 2 jours )ensuite, direction Karlovy Vary puis retour à Bordeaux!
Amicalement
Jean
Vol le moins cher Europe-Pékin?
Salut à tous !
Je prévois d'aller à Pékin et je voudrais trouver le vol le moins cher d'Europe,
avez-vous quelques conseils, sur la base vous rencontrez ?
Mercie beaucoup, Lucile
Je prévois d'aller à Pékin et je voudrais trouver le vol le moins cher d'Europe,
avez-vous quelques conseils, sur la base vous rencontrez ?
Mercie beaucoup, Lucile
Suisse: faire la route n°3 "Nord-Sud" en cyclo-camping
Bonjour,
Je souhaite relier Bâle à Andermatt par cette route en cyclo-camping dans quelques jours. Quelqu'un a-t-il l'expérience des camping? Ils ne semblent pas bien nombreux entre Bâle et Lucerne... Le premier que je vois sur la route se trouve à Gugenhof, près de Stüsslingen. N'y en a-t-il pas d'autre moins loin de Bâle?
Grand merci pour votre aide!
Je souhaite relier Bâle à Andermatt par cette route en cyclo-camping dans quelques jours. Quelqu'un a-t-il l'expérience des camping? Ils ne semblent pas bien nombreux entre Bâle et Lucerne... Le premier que je vois sur la route se trouve à Gugenhof, près de Stüsslingen. N'y en a-t-il pas d'autre moins loin de Bâle?
Grand merci pour votre aide!
Paris-Moscou en voiture: itinéraire, douanes, etc?
Bonjour,
Je pense aller cet été avec ma femme à Moscou en voiture et je cherche toute information qui peut m'aider: itinéraire, traversée des douanes, le trajet, vos conseils, vos histoires et expériences...etc
Merci, Leonid
Merci, Leonid
Routes "des châteaux" et "romantique" de l'Allemagne à vélo
Bonjour!
Je cherche des informations sur la "Route des châteaux" et la "Route romantique" que je vais faire en vélo.
C'est à dire quoi aller voir et ou arreter.
merci
merci
Improvisation Nomade (2) (Italie-Slovénie-Hongrie-Slovaquie)
Laisser l’hiver dehors.
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons à Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons à Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Comment stocker toutes ses photos lors d'un tour du monde?
Un long voyage autour du monde va, un bon matin, demander de trouver une solution pour décharger les cartes mémoires des appareils numérique. Quelques solutions : Transporter un ordinateur portable Encombrant mais super pratique Acheter un disque dur comme le XS drive Vosonic (une petite recherche Google pour en savoir plus) Rapide et petit, espace un peu limité S'abonner à un servide de stockage en ligne (voir http://fdcanada.ca/) Impossible de perdre ses photos, connexion Internet obligatoire (café Internet) Acheter plus de cartes mémoires :)S'autres solutions ?
Mon séjour avec l'association PASYD au Togo
Salut,
Je suis partie l'été dernier avec l'ONG PASYD à Lomé au Togo et j'ai vécu une expérience géniale! J'y retourne d'ailleurs cet été. Etant restée en lien permanent avec les membres actifs de l'association, je me suis proposée pour leur faire un peu de pub car bien souvent les mauvaises assoc, fréquentes au Togo malheureusement, desservent les sérieuses...3 chantiers sont mis en place cet été, le soutien scolaire qui est trés demandé, la sensibilisation et prévention SIDA et le reboisement. Il reste des places dans ces deux derniers chantiers donc n'hésitez pas à m'écrire si vous voulez plus d'infos et rejoignez moi ! A trés bientôt Anne
Je suis partie l'été dernier avec l'ONG PASYD à Lomé au Togo et j'ai vécu une expérience géniale! J'y retourne d'ailleurs cet été. Etant restée en lien permanent avec les membres actifs de l'association, je me suis proposée pour leur faire un peu de pub car bien souvent les mauvaises assoc, fréquentes au Togo malheureusement, desservent les sérieuses...3 chantiers sont mis en place cet été, le soutien scolaire qui est trés demandé, la sensibilisation et prévention SIDA et le reboisement. Il reste des places dans ces deux derniers chantiers donc n'hésitez pas à m'écrire si vous voulez plus d'infos et rejoignez moi ! A trés bientôt Anne
Tour d'Europe dans les mois qui suivent...
Bonjour, je vais commencer par expliquer un peu le pourquoi cette envie de tour d'Europe me motive de plus en plus.
Je suis étudiant en classe prépa sur Strasbourg depuis septembre. Déjà l'an dernier partir un an en tour du monde me motivait. Je me suis donc renseigné et question finance c'est vraiment trop juste! Au fur et à mesure je me suis limité dans mes choix, et j'ai réduit mon champs de vision. Aujourd'hui l'Europe me tente vraiment beaucoup.
J'aimerais donc savoir si certain d'entre vous sont déjà partis faire un tour d'Europe, ou on des pays à me conseiller ...? Quel budget me conseilleriez vous ? Y aurait-il des gens intéressés pour partir à plusieurs ? ...
Merci beaucoup d'avance ;)
J'aimerais donc savoir si certain d'entre vous sont déjà partis faire un tour d'Europe, ou on des pays à me conseiller ...? Quel budget me conseilleriez vous ? Y aurait-il des gens intéressés pour partir à plusieurs ? ...
Merci beaucoup d'avance ;)
Andrzej Stasiuk: sur la route de Babadag
C'est toujours un plaisir de découvrir un nouvel auteur. Et là, j'en tiens un bon!
J'ai lu pour la première fois Andrezej Stasiuk dans un Courrier International de la fin 2008.
Il parlait de son voyage en Sibérie, jours paisibles dans la steppes, à la frontière chinoise.
Depuis, je retrouve avec plaisir son style et sa qualité d'écriture dans Sur la route de Babadag (Ed. Bourgois). C'est très fin, il nous emmène dans différents voyages. Le voyage présent, en Europe centrale et orientale : il va sans but précis, monte dans un bus car il est là, dans un train car la couleur lui plaît. Il s'accorde même le droit de ne pas avancer, de tourner en rond. Il a une prédilection pour les petites villes, a priori sans intérêt mais qui en ont un justement car elles ne figurent pas dans les guides! Ce voyage lui en rappelle d'autres qu'il nous décrit également. Et puis, il y a la description du voyage à l'état de projet, de fantasme, avant de l'entreprendre en réalité. Sans cesse il va du voyage présent à celui du passé et revient en arrière pour écrire sur le présent lorsque qu'il était futur. C'est une errance dans le temps et dans l'espace.
Je recommande chaudement cet auteur.
Si vous avez goûté à d'autres livres de lui, je vous serais reconnaissant d'en faire part ici! Je n'ai pas encore vu de sujet sur Stasiuk dans ce forum.
sa vie : http://www.evene.fr/celebre/biographie/andrzej-stasiuk-28548.php
son oeuvre :
http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/carte_lit/niv5.php?id_chap=2005
Depuis, je retrouve avec plaisir son style et sa qualité d'écriture dans Sur la route de Babadag (Ed. Bourgois). C'est très fin, il nous emmène dans différents voyages. Le voyage présent, en Europe centrale et orientale : il va sans but précis, monte dans un bus car il est là, dans un train car la couleur lui plaît. Il s'accorde même le droit de ne pas avancer, de tourner en rond. Il a une prédilection pour les petites villes, a priori sans intérêt mais qui en ont un justement car elles ne figurent pas dans les guides! Ce voyage lui en rappelle d'autres qu'il nous décrit également. Et puis, il y a la description du voyage à l'état de projet, de fantasme, avant de l'entreprendre en réalité. Sans cesse il va du voyage présent à celui du passé et revient en arrière pour écrire sur le présent lorsque qu'il était futur. C'est une errance dans le temps et dans l'espace.
Je recommande chaudement cet auteur.
Si vous avez goûté à d'autres livres de lui, je vous serais reconnaissant d'en faire part ici! Je n'ai pas encore vu de sujet sur Stasiuk dans ce forum.
sa vie : http://www.evene.fr/celebre/biographie/andrzej-stasiuk-28548.php
son oeuvre :
http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/carte_lit/niv5.php?id_chap=2005










