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Voyage en Thaïlande du 25 février au 8 mars: quel budget prévoir?
Bonjour! Je pars en groupe (amicale copains de classe) en février en thailande (du 25 février au 8 mars 2009).Il est prévu un circuit de 8 jrs et 2 jrs en balnéo .Le voyage en avion et le circuit avec petit déj et diner le soir (ss boissons)+ hotel sont règlé.
Quel budget prévoir pour un couple, pour les repas de midi, les boissons, et les dépenses diverses( ballade éléphants, temple, souvenirs ???) pour les 8 jrs de circuit + 4 repas et boissons à l'hotel les 2 derniers jours ???
Pour Noël on nous a offert, des dollars ( en coupure de 50, 20, 10 et 5)...dois je faire le change ici en euros ou puis je faire le change en baths directement sur place ???
Ex: si j'ai bien vu ....380 dollars = 271 euros = 13167 baths...
Nous sommes un peu juste niveau budget, mais nous ne voudrions pas nous retrouver "coincé"...nous comptions 500 euros pour 2....pour les 12 jrs ???? Nous avons également une cb master carte.....qui a des conseils ou expérience....Merci pour vos infos ....
Nous sommes un peu juste niveau budget, mais nous ne voudrions pas nous retrouver "coincé"...nous comptions 500 euros pour 2....pour les 12 jrs ???? Nous avons également une cb master carte.....qui a des conseils ou expérience....Merci pour vos infos ....
Remboursement de billets d'avion pour vol sur Bangkok annulé?
Bonjour, nous devions partir le 28 novembre 2008 en thailande pour 15 jours de rêve.... mais l'instabilité politique, a fait que la compagnie aérienne a annulé son vol pour bangkok et notre voyage est tombé à l'eau.
L'agence de voyage nous dit qu'il faut attendre entre 2 et 6 mois pour se faire rembourser.
1- il faut 1 an d'economie pour faire ce voyage
2- on part pas
3- notre argent est bloqué je ne sais ou ... et en plus il faut attendre jusque 6 mois pour se faire rembourser !!
Je précise que nous avons pris une assurance annulation ....
L'agence de voyage qui nous a vendu nos billets ne se fouttraient pas un peu de nous ??
Merci de me faire partager votre experience votre savoir en matière de droit !!!
Cécile
Je précise que nous avons pris une assurance annulation ....
L'agence de voyage qui nous a vendu nos billets ne se fouttraient pas un peu de nous ??
Merci de me faire partager votre experience votre savoir en matière de droit !!!
Cécile
Deux filles seules à Bangkok en février 2009: sécurité, précautions?
salut tt le monde!
Je pars avec ma meilleure amie à bankok en fevrier 2009 .Nous avons un tout petit budget env 300e chacune pour 18j (sans avion et hebergement biensur!) :qu'en pensez-vous? Quelles sont les précotions sanitaires à prendre avant de partir?
Aussi par rapport à la sécurité et aux codes vestimentaires pour les femmes, avez vous des conseils?C'est la première fois que nous allons en asie (je n'ai été que dans des pays arabes).
Dernière question, nous partirons tres certainmt avec Qatar Airways, est-ce une bonne compagnie par rapport aux escales?
Merci bcp et dsl pour le nombre de questions😉😊!
ilion
Koh Tao ou Koh Phan Gan et quel hôtel? (Thaïlande)
Bonjour,
Je prépare actuellement mon voyage pour la Thailande pour le 1er janvier au 22 janvier.
Avec mon ami, nous comptons aller à la plage pendant 3-4 jours max. Mais on hésite encore entre koh tao et ko phan gan. Quelqu'un pourrait me conseiller? on aime les endroits calme et pas trop touristique. Mon copain souhaite faire de la plongée, et je sais que que ko tao est "l'ile de la plongée", mais comme moi, j'y ai déjà été il y a 2 ans, si possible je préférerai ko phan gan... est ce qu'il y a également de la plongée qui est pratiquée la bas? D'ailleurs au passage, j'avais vraiment trouvé ko tao paradisiaque à l'époque. Est ce que ko phan gan est dans le même trip?
et dernière question, je pense prendre un resort sur place. Est ce que pour cette période vous pensez que les hotels sont pleins, et qu'on risque de se retrouver sans bcp de choix? ou n'y a t-il aucun risque à se rendre sur place pour se trouver une chambre?
merci d'avance pour vos réponses!
Je prépare actuellement mon voyage pour la Thailande pour le 1er janvier au 22 janvier.
Avec mon ami, nous comptons aller à la plage pendant 3-4 jours max. Mais on hésite encore entre koh tao et ko phan gan. Quelqu'un pourrait me conseiller? on aime les endroits calme et pas trop touristique. Mon copain souhaite faire de la plongée, et je sais que que ko tao est "l'ile de la plongée", mais comme moi, j'y ai déjà été il y a 2 ans, si possible je préférerai ko phan gan... est ce qu'il y a également de la plongée qui est pratiquée la bas? D'ailleurs au passage, j'avais vraiment trouvé ko tao paradisiaque à l'époque. Est ce que ko phan gan est dans le même trip?
et dernière question, je pense prendre un resort sur place. Est ce que pour cette période vous pensez que les hotels sont pleins, et qu'on risque de se retrouver sans bcp de choix? ou n'y a t-il aucun risque à se rendre sur place pour se trouver une chambre?
merci d'avance pour vos réponses!
Réservation du vol Bangkok-Phuket?
bonjour,
je passe quelques jours a bangkok au mois de fevrier et j aimerai savoir si il est possible de reserver le trajet en avion bangkok - phuket depuis des agences a bangkok sans a avoir a retourner a l aeroport? MERCI
je passe quelques jours a bangkok au mois de fevrier et j aimerai savoir si il est possible de reserver le trajet en avion bangkok - phuket depuis des agences a bangkok sans a avoir a retourner a l aeroport? MERCI
Prolonger le visa thaïlandais de trente jours sans sortir du territoire?
Bon je viens de prendre connaissance des nouvelles dispositions de prolongement de visa : seulement 15 jours de prolongation de visa quand on entre en thailande par voie terrestre...
Question :je pars deux mois tous ronds dans 10jours je comptais sortir du pays au bout de 1 mois par le cambodge mais bon si on me prolonge que de 15jrs ca va pas le faire... Est il possible de prolonger tout simplement de 30jours sans sortir de Thailande en allant a la police touristique par exemple???
MERCI BCP D'AVANCE
Hôtel le mieux placé pour visiter Bangkok?
Bonjour a tous,
Voila je vais rester quelques jours a BKK et j ai le choix entre plusieurs hotels qui sont situes a:SilomPhaholyothinSukhumvitRangnamSiam SquareFortune Town?
Donc j ai besoin de vos conseils pour me dire quel coin est le mieux place et plus pratique pour visiter la ville sachant que je reste pas longtemps Ah et pour le 31 decembre ou est ce que ca vaut le coup?
Merci pour vos infos 😄
Voila je vais rester quelques jours a BKK et j ai le choix entre plusieurs hotels qui sont situes a:SilomPhaholyothinSukhumvitRangnamSiam SquareFortune Town?
Donc j ai besoin de vos conseils pour me dire quel coin est le mieux place et plus pratique pour visiter la ville sachant que je reste pas longtemps Ah et pour le 31 decembre ou est ce que ca vaut le coup?
Merci pour vos infos 😄
Thaïlande: le roi annule son adresse à la nation
Le roi de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej, est "légèrement souffrant" et ne peut pas s'adresser comme prévu à la nation à l'occasion de son anniversaire, a annoncé jeudi le prince héritier qui s'exprima à sa place.
Thaïlande: départ du Premier ministre
La crise thaïlandaise a connu mardi deux rebondissements majeurs avec le départ forcé du Premier ministre Somchai Wongsawat et un accord avec les manifestants antigouvernementaux en vue d'une reprise rapide du trafic aérien à Bangkok.Discussion: Thaïlande
Les manifestants, vêtus de jaune, en signe d'allégeance au roi, occupaient depuis une semaine les deux grands aéroports commerciaux de la capitale.
Ils ont lâché du lest après un verdict sans détour de la Cour constitutionnelle ordonnant la dissolution du parti au pouvoir et l'exclusion de M. Somchai de la scène politique pendant cinq ans.
Le président de l'autorité chargée des aéroports de Thaïlande (AOT), Vudhihaandhu Vichairatama, a annoncé un accord avec "l'Alliance du peuple pour la démocratie" (PAD) en vue d'une évacuation de ses militants de l'aéroport international Suvarnabhumi.
Un premier avion pourrait partir "d'ici à 24 heures, s'il n'y a pas de problème technique", a-t-il dit. Mais d'autres responsables ont indiqué que la remise en état du site et toutes les vérifications d'usage pourraient prendre plusieurs jours avant un retour à la normale.
Le fondateur de la PAD, Sondhi Limthongkul, a promis l'arrêt de toutes les manifestations mercredi, deux jours avant le 81e anniversaire du très respecté monarque Bhumibol Adulyadej.
La PAD "a accepté de cesser les manifestations après une longue campagne de 192 jours. Nous avons remporté une victoire et atteint nos objectifs", a affirmé M. Sondhi.
Peu après 21H00 (14H00 GMT), a indiqué la police, plus de 7.000 partisans du gouvernement sortant, vêtus de rouge, étaient rassemblés devant l'Administration métropolitaine de Bangkok (centre-ville) pour protester contre ce "coup d'Etat déguisé", alors que l'armée a refusé de prêter main forte à la police pour débloquer les aéroports.
Suvarnabhumi (700 vols quotidiens) et Don Mueang (vols intérieurs) avaient été pris d'assaut la semaine dernière par des milliers de manifestants de la PAD, déterminés à achever la croisade entamée contre le gouvernement le 25 mai.
La fermeture des aéroports a bloqué en Thaïlande plus de 350.000 passagers et de nombreux touristes tentaient encore mardi de partir depuis les aéroports secondaires de Phuket (sud), de Chiang Mai (nord) et une base navale au sud-est de Bangkok.
La Cour constitutionnelle a rendu un verdict décisif qui a mis fin sur le champ aux activités du Premier ministre.
Le parti au pouvoir et deux formations alliées ont été sanctionnés car certains de leurs responsables ont été reconnus coupables de fraude électorale, notamment "d'achats de voix", pendant les législatives de décembre 2007 qui avaient mis fin à quinze mois de gouvernement militaire.
Au total, 109 dirigeants ont été exclus de la scène politique.
En vertu de la Constitution adoptée en août 2007, sous l'impulsion d'une junte, un parti peut être dissout en Thaïlande si un seul de ses responsables est coupable de fraude électorale.
Le parti au pouvoir regroupait les lieutenants de l'ex-Premier ministre et homme d'affaires Thaksin Shinawatra, renversé en septembre 2006 par l'armée. M. Somchai est le beau-frère de M. Thaksin, en exil.
Le clan Thaksin, populaire parmi les masses rurales du nord de la Thaïlande, est honni par une bonne partie des élites traditionnelles et des classes moyennes de Bangkok.
En mai 2007, sous l'impulsion de généraux, un tribunal avait ordonné la dissolution du parti fondé par M. Thaksin, le Thai Rak Thai (TRT). Il avait en outre interdit à 111 dirigeants, dont M. Thaksin, d'exercer toute activité politique pendant cinq ans.
crise Anticipant un scénario similaire, le PPP, successeur du TRT, a déjà créé une "coquille" politique vide, le Pheu Thai, où 216 députés épargnés mardi par la justice ont l'intention de se regrouper.
La PAD a menacé de reprendre son combat si les alliés de M. Thaksin revenaient aux affaires ou tentaient d'"amender la Constitution ou de brider le pouvoir de la monarchie".
La crise thaïlandaise a pris une tournure parfois violente entre pro et antigouvernementaux (sept morts, des centaines des blessés depuis août).
Elle n'a cependant pas perturbé le défilé militaire en grande pompe organisé mardi à l'occasion de l'anniversaire du roi qui n'a pas dit un mot sur les désordres.
Les événements ont porté un coup très rude à la florissante industrie touristique thaïlandaise et les pertes se chiffrent en milliards de dollars.
Le chaos a également coûté la vie à quatre étrangers -deux Canadiens, un Néerlandais et un Hongkongais- qui tentaient de prendre des vols dans le sud et ont été tués dans des accidents de la route ces derniers jours.
Crise actuelle en Thaïlande et réponses du forum
Lecteurs, et participants + ou - assidus de VF Thailande,
Je me permets un post pour vous dire que je suis particulièrement chagriné (😠😠) en constatant le résultat que procure la situation thailandaise à l'égard de certains esprits : Des questions relativement idiotes : comment sera la situation dans 3 mois ? ou carrément plus droles : j'ai prévu le voyage dans 6 mois, je change de destination ? Et dont les réponses relèvent purement et simplement de la pure voyance !! Des questions plus égoistes : Et pour moi dans 2 jours vous croyez que ca passera ? Celles là relèvent plus de la chance. D'autres purement informatives (copie d'articles récents) mais qui sont bien vite fagocitées par des commentaires de politique (thaie) comparée (sans intérêt) dont les auteurs sont relativement bornés mais leur avis est bon sous prétexte qu'ils vivraient (ou auraient vécu) dans le pays : le résultat ressemble à un magma illisible ou incompréhensible = ON AVANCE PAS (je dirais même qu'on recule), le tout agrémenté de quelques insultes ou smileys désobligeants. Il est vrai que c'est aussi le lot commun des forums.
La conséquence observée par votre serviteur n'est qu'un pugilat linguistique entre sourds muets (et aveugles) !! Chacun croit détenir LA vérité à défaut d'en détenir UNE. D'autres s'ingénuent à inquiéter par des réponses pleines de sous entendus (du style : et ça n'est pas pret de s'arranger) pour alimenter la psychose ambiante. Mais PERSONNE (à quelques exeptions 😇 ) n' a cru bon d'avouer que PERSONNE NE SAIT. Une majorité "tape" sur des journalistes incompétents sans prendre en considération que notre presse peut aussi recéler des gens compétents.
Heureusement quelques membres plus pragmatiques, moins enflammés (dont un corse) et en prise directe avec les évènements, ont tenté d'être rassurants. C'est ce que je retiendrai.
A titre personnel, j'ai déja du mal à comprendre notre politique nationale (PS navrant = Sarko fort) alors essayer d'expliquer la politique thaie relève du miracle !!
Restons dans ce que cette communauté sait très bien faire = préparer ou organiser un voyage en Thailande en indiquant les erreurs à ne pas commettre.
Ite misa est 😛
Je me permets un post pour vous dire que je suis particulièrement chagriné (😠😠) en constatant le résultat que procure la situation thailandaise à l'égard de certains esprits : Des questions relativement idiotes : comment sera la situation dans 3 mois ? ou carrément plus droles : j'ai prévu le voyage dans 6 mois, je change de destination ? Et dont les réponses relèvent purement et simplement de la pure voyance !! Des questions plus égoistes : Et pour moi dans 2 jours vous croyez que ca passera ? Celles là relèvent plus de la chance. D'autres purement informatives (copie d'articles récents) mais qui sont bien vite fagocitées par des commentaires de politique (thaie) comparée (sans intérêt) dont les auteurs sont relativement bornés mais leur avis est bon sous prétexte qu'ils vivraient (ou auraient vécu) dans le pays : le résultat ressemble à un magma illisible ou incompréhensible = ON AVANCE PAS (je dirais même qu'on recule), le tout agrémenté de quelques insultes ou smileys désobligeants. Il est vrai que c'est aussi le lot commun des forums.
La conséquence observée par votre serviteur n'est qu'un pugilat linguistique entre sourds muets (et aveugles) !! Chacun croit détenir LA vérité à défaut d'en détenir UNE. D'autres s'ingénuent à inquiéter par des réponses pleines de sous entendus (du style : et ça n'est pas pret de s'arranger) pour alimenter la psychose ambiante. Mais PERSONNE (à quelques exeptions 😇 ) n' a cru bon d'avouer que PERSONNE NE SAIT. Une majorité "tape" sur des journalistes incompétents sans prendre en considération que notre presse peut aussi recéler des gens compétents.
Heureusement quelques membres plus pragmatiques, moins enflammés (dont un corse) et en prise directe avec les évènements, ont tenté d'être rassurants. C'est ce que je retiendrai.
A titre personnel, j'ai déja du mal à comprendre notre politique nationale (PS navrant = Sarko fort) alors essayer d'expliquer la politique thaie relève du miracle !!
Restons dans ce que cette communauté sait très bien faire = préparer ou organiser un voyage en Thailande en indiquant les erreurs à ne pas commettre.
Ite misa est 😛
Thaïlande: qu'est-ce que le PAD?
Une nébuleuse nationaliste à l'origine des troubles en Thaïlande
Bangkok, correspondant L'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), instigatrice des troubles qui déstabilisent le pouvoir en Thaïlande, constitue une nébuleuse informelle composée de plusieurs groupes autour d'une idée nationaliste assez floue. Elle s'abrite derrière l'autorité du roi Bhumibol Adulyadej, très respecté dans le royaume, qui ne l'a désavouée qu'en une occasion. C'était en avril 2006, lors de la crise avec le gouvernement Thaksin, le roi Bhumibol avait fermement repoussé, en la déclarant "non démocratique", la demande de la PAD de nommer un premier ministre de sa propre autorité. Depuis, le roi n'a plus rien dit sur la confrontation entre la PAD et le gouvernement. Il célèbre le 5 décembre son 81e anniversaire.
A l'origine de la formation de la PAD, en février 2006 se trouvent des Bangkokiens de l'élite, proches du palais royal, rassemblés derrière un magnat de la presse, Sondhi Limthongkul, propriétaire du groupe The Manager, comprenant un journal et son site Internet, ainsi qu'une télévision par satellite, ASTV, basée à Hongkong. L'Alliance comprend aussi diverses sectes bouddhistes dont la rigoriste Santi Asoke dirigée par un général de police à la retraite, Chamlong Srimuang, ancien gouverneur de Bangkok, en désaccord avec le corps principal du bouddhisme du royaume. Puis quelques émanations de l'armée, dont des généraux de réserve liés au conseil privé du roi. Au fil du mouvement de protestation s'y sont joints des membres du Parti démocrate (opposition parlementaire) liés aux intérêts thaïlandais du sud musulman, en troubles ; des syndicalistes du secteur public (où les syndicats sont modérément représentés) tel Somsak Kosaisuuk ; quelquesanciens militants de gauche des années 1970 et des universitaires en rupture avec la hiérarchie. LA DÉMOCRATIE JUGÉE IMPROPRE À LA CULTURE THAÏLANDAISE
Cette alliance informelle se définit comme un mouvement "civique provisoire". Son nationalisme l'a poussée à s'opposer au gouvernement de Thaksin Shinawatra – renversé le 19 septembre 2006 –, puis à ses deux successeurs sur des points précis de souveraineté nationale : une vente d'intérêts privés dans les télécommunications par Thaksin à un groupe d'investisseurs singapouriens liés à l'Etat et une concession "unilatérale" au Cambodge sur l'accès controversé à un temple de style angkorien à la frontière entre les deux pays. En cause également, la politique économique favorisant l'investissement étranger que la PAD veut limiter fortement. Le mot d'ordre de la PAD est la démission immédiate de tout gouvernement soupçonné de servir de couverture à l'ex-premier ministre, en exil et sous le coup de la justice thaïlandaise. Il préparerait son éventuel retour en politique. Une philosophie de l'Etat d'inspiration traditionnelle lui fait rejeter le système démocratique, sa représentation parlementaire considérée impropre à la culture thaïlandaise. L'Alliance prône en revanche une représentation "sélective" partiellement cooptée. Leurs manifestations sont relativement sectaires autour de slogans très limités conspuant Thaksin et les deux chefs successifs du gouvernement qui ont été nommés par scrutin légal depuis fin 2007. Certaines prises de position les rapprochent d'une forme d'extrême droite rejetant l'ensemble de la classe politique "véreuse" et les "mœurs dépravées". Des soutiens en coulisse, mal connus, lui apportent un degré d'organisation inhabituel passant par le bouche à oreille et encadré de gros bras qui ont à plusieurs reprises fait le coup de poing contre ceux des partisans du gouvernement. Des moyens financiers visiblement étendus lui ont permis d'occuper en permanence "Government House" à Bangkok, le siège de l'exécutif, avec un dispositif de campement bien structuré, depuis la fin août.Francis Deron (Le Monde)
Bangkok, correspondant L'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), instigatrice des troubles qui déstabilisent le pouvoir en Thaïlande, constitue une nébuleuse informelle composée de plusieurs groupes autour d'une idée nationaliste assez floue. Elle s'abrite derrière l'autorité du roi Bhumibol Adulyadej, très respecté dans le royaume, qui ne l'a désavouée qu'en une occasion. C'était en avril 2006, lors de la crise avec le gouvernement Thaksin, le roi Bhumibol avait fermement repoussé, en la déclarant "non démocratique", la demande de la PAD de nommer un premier ministre de sa propre autorité. Depuis, le roi n'a plus rien dit sur la confrontation entre la PAD et le gouvernement. Il célèbre le 5 décembre son 81e anniversaire.
A l'origine de la formation de la PAD, en février 2006 se trouvent des Bangkokiens de l'élite, proches du palais royal, rassemblés derrière un magnat de la presse, Sondhi Limthongkul, propriétaire du groupe The Manager, comprenant un journal et son site Internet, ainsi qu'une télévision par satellite, ASTV, basée à Hongkong. L'Alliance comprend aussi diverses sectes bouddhistes dont la rigoriste Santi Asoke dirigée par un général de police à la retraite, Chamlong Srimuang, ancien gouverneur de Bangkok, en désaccord avec le corps principal du bouddhisme du royaume. Puis quelques émanations de l'armée, dont des généraux de réserve liés au conseil privé du roi. Au fil du mouvement de protestation s'y sont joints des membres du Parti démocrate (opposition parlementaire) liés aux intérêts thaïlandais du sud musulman, en troubles ; des syndicalistes du secteur public (où les syndicats sont modérément représentés) tel Somsak Kosaisuuk ; quelquesanciens militants de gauche des années 1970 et des universitaires en rupture avec la hiérarchie. LA DÉMOCRATIE JUGÉE IMPROPRE À LA CULTURE THAÏLANDAISE
Cette alliance informelle se définit comme un mouvement "civique provisoire". Son nationalisme l'a poussée à s'opposer au gouvernement de Thaksin Shinawatra – renversé le 19 septembre 2006 –, puis à ses deux successeurs sur des points précis de souveraineté nationale : une vente d'intérêts privés dans les télécommunications par Thaksin à un groupe d'investisseurs singapouriens liés à l'Etat et une concession "unilatérale" au Cambodge sur l'accès controversé à un temple de style angkorien à la frontière entre les deux pays. En cause également, la politique économique favorisant l'investissement étranger que la PAD veut limiter fortement. Le mot d'ordre de la PAD est la démission immédiate de tout gouvernement soupçonné de servir de couverture à l'ex-premier ministre, en exil et sous le coup de la justice thaïlandaise. Il préparerait son éventuel retour en politique. Une philosophie de l'Etat d'inspiration traditionnelle lui fait rejeter le système démocratique, sa représentation parlementaire considérée impropre à la culture thaïlandaise. L'Alliance prône en revanche une représentation "sélective" partiellement cooptée. Leurs manifestations sont relativement sectaires autour de slogans très limités conspuant Thaksin et les deux chefs successifs du gouvernement qui ont été nommés par scrutin légal depuis fin 2007. Certaines prises de position les rapprochent d'une forme d'extrême droite rejetant l'ensemble de la classe politique "véreuse" et les "mœurs dépravées". Des soutiens en coulisse, mal connus, lui apportent un degré d'organisation inhabituel passant par le bouche à oreille et encadré de gros bras qui ont à plusieurs reprises fait le coup de poing contre ceux des partisans du gouvernement. Des moyens financiers visiblement étendus lui ont permis d'occuper en permanence "Government House" à Bangkok, le siège de l'exécutif, avec un dispositif de campement bien structuré, depuis la fin août.Francis Deron (Le Monde)
Article instructif sur la situation politique thaïlandaise actuelle (mi-novembre 2008)
La Thaïlande déchirée
entre le rouge et le jaune
Par François Hauter, envoyé spécial à Bangkok
14/11/2008 | Mise à jour : 23:09 | Commentaires 5 .
Aujourd'hiu, la ville et le pays vaquent à leurs affaires, comme si la politique n'avait plus d'importance. Crédits photo : AFP La démocratie thaïlandaise est menacée par l'affrontement entre l'ex-premier ministre Thaksin et l'Alliance populaire pour la démocratie soutenue par des généraux extrémistes.
Vous cherchez le porte-parole du gouvernement ? Avancez jusqu'au parking du retour des voitures de location, et en face, il sera à l'étage, dans les vieux bureaux de Thaï Airways…». Réfugié dans l'ancien aéroport de Bangkok, le gouvernement thaïlandais n'en mène pas large. C'est la chienlit au royaume du Siam.
Imaginez François Fillon, Bernard Kouchner et Rachida Dati réfugiés dans les couloirs du Bourget, sans cartes de visite, car des manifestants venus occuper Matignon, le Quai d'Orsay et la Place Vendôme ne leur auraient même pas laissé le temps d'emmener l'indispensable. «C'est très désagréable de travailler ici», s'exclame la charmante assistante du porte-parole, en évitant élégamment un cafard qui fonce sur le sol d'une ex-cantine des bagagistes, devenue cafétéria des ministres, des hauts fonctionnaires, de l'élite de l'administration thaïlandaise.
La politique, «une porcherie»
Quinze kilomètres plus loin, en plein centre de Bangkok, le quartier de la Government's House, avec ses parcs, ses larges avenues ombragées par d'admirables frondaisons, ses ministères élégants, est transformé en un terrain de camping, une foire à Neuneu, avec des toilettes de campagne, des cantines roulantes, des stands de brochettes, des barricades de pneus, des haut-parleurs crachant non-stop des harangues enflammées, et des tentes multicolores sous lesquelles des grands-pères et des adolescents boutonneux, des mammas et des bimbos font des toilettes de chat, à même le gazon. Après deux morts, onze blessés, des centaines de recours judiciaires, presque six mois d'affrontements directs, les manifestants et les hommes politiques sont exsangues en Thaïlande. Le bras de fer entre des protestataires qui ne s'appuient sur aucune majorité électorale et un gouvernement manipulé depuis Londres par un ex-premier ministre, condamné à deux ans de prison ferme, n'aboutit à rien, sinon à effrayer quelques touristes. La ville et le pays vaquent à leurs affaires, comme si la politique n'avait plus d'importance. Les généraux, las de reprendre le pouvoir sans avoir l'expérience nécessaire pour gérer une nation moderne, ne sortent plus de leurs casernes. Le roi, Bhumibol Adulyaadej, sur le trône depuis six décennies et vénéré par les soixante-dix millions de Thaïlandais comme un dieu vivant, passe le plus clair de son temps dans son palais de Hua Hin, à 230 kilomètres au sud de Bangkok : son rôle n'est pas de descendre dans l'arène politique, puisqu'il est le seul point de ralliement des Thaïlandais. Il n'est que le souverain d'une monarchie constitutionnelle. Après dix-huit coups d'État et autant de Constitutions durant les soixante-cinq dernières années, la démocratie thaïlandaise tourne en rond, elle se cherche, encore et toujours. Elle nous rappelle qu'aucune nation n'échappe à la séquence des expériences pénibles, pour régler l'horloge délicate de son propre modèle démocratique. Le cas de la Thaïlande est passionnant, car il illustre la difficulté de faire émerger la démocratie, en Asie. Comment passer des sociétés inégalitaires de la région, d'essence confucéenne, à des communautés de citoyens libres et égaux en droits ? Le basculement, douloureux, s'opère cependant, parce que la Thaïlande, comme les autres grands pays d'Asie du Sud-Est, est entrée activement dans le capitalisme depuis un demi-siècle, et que le décalage entre une économie sophistiquée et une organisation sociale telle que nous l'avons connue au Xe siècle, en Europe, ne peut plus rester béant. D'où, à Bangkok, une sorte d'«accélération de l'histoire» locale, ponctuée d'événements dramatiques, de coups d'État, d'élections contestées et de manifestations sanglantes. L'avènement aussi de dirigeants cyniques et dévoyés, ou d'aventuriers illuminés, qui exploitent outrageusement les failles des régimes parlementaires et font l'actualité du moment, chaotique. Dans l'esprit des populations asiatiques, l'exercice de la politique n'est pas un métier respectable. Elle est synonyme de prébendes et de malhonnêtetés. «Je ne vois pas pourquoi j'irai descendre dans une porcherie», dit abruptement Korbsook Iamsuri, une femme d'affaires, pour expliquer qu'elle ne se présentera jamais devant des électeurs. Dans cette société où les votes s'achètent, c'est l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, qui a poussé le modèle de la corruption à de telles extrémités que la situation dans le pays est devenue explosive. M. Thaksin, un populiste cynique, teigneux, grand ami de la Chine et de la junte birmane, est une sorte de Berlusconi, le côté farfelu en moins. Ancien policier, il a fait fortune en vendant des ordinateurs, puis des téléphones portables, cela grâce évidemment à ses relations dans l'administration. Pur produit du système liant toujours affaires publiques et privées, il a illustré sa devise («la démocratie est un moyen, pas une fin») en multipliant sa fortune par quatre pendant qu'il était au pouvoir, entre 2001 et 2006. «Thaksin a poussé la corruption trop loin. Il a été condamné à deux ans de prison, et il n'accepte pas le verdict», constate Saikwan Preasunan, une femme d'affaires. Saikwan, comme toute l'intelligentsia thaïe, déteste que M. Thaksin, depuis son refuge londonien, tire encore les ficelles de la politique locale, en disposant d'un gouvernement à sa botte, à Bangkok. Mais que faire légalement contre lui ? Son parti ne dispose-t-il pas d'une majorité des élus du peuple, au Parlement ? N'a-t-il pas rassemblé le 1er novembre dernier, 80 000 de ses supporteurs dans un stade, en les affublant tous d'une chemise rouge, et en se présentant à eux, par le biais d'une vidéo depuis son exil, comme la victime d'un système judiciaire chapeauté par le souverain ? Un discours sur le mode : «Ils veulent me jeter deux années en prison, alors que j'ai tant fait pour vous !» Face à une majorité de Thaïlandais fascinés par un Thaksin Shinawatra tyrannisant la démocratie thaïe en la dévoyant (et qui veut récupérer, en rentrant dans son pays, deux milliards de dollars de sa fortune bloqués en Thaïlande), voici maintenant la tyrannie d'une minorité, celle d'un mouvement intitulé Alliance populaire pour la démocratie (PAD). Son animateur principal, M. Sondhi, est un milliardaire, un ancien ami de M. Thaksin. «Moi, je mets le feu», nous dit M. Sondhi, dans sa villa encombrée d'œuvres d'art. Le 26 août dernier, ce personnage inspiré qui évoque volontiers les «démons» pour mettre du piment dans ses discours, envoyait le PAD à l'assaut des bâtiments officiels, et installait sa chaîne de télévision au milieu des manifestants. Ce programme tient en haleine un million de téléspectateurs quotidiennement, en diffusant depuis les palais gouvernementaux occupés, un reality show sur la révolution en marche, c'est-à-dire une dénonciation féroce du gouvernement élu. Le PAD, soutenu par la reine et certains généraux extrémistes, a habillé ses fanatiques de chemises jaunes. Le jaune est la couleur du roi. Le PAD n'hésite pas à jouer avec le feu : il instrumentalise le roi. Vers une guerre civile ?
À l'ancien aéroport de Bangkok, nous demandons au porte-parole du gouvernement, qui longtemps a dirigé les chemises rouges, pourquoi les autorités thaïes, lorsqu'elles ont lancé (sans succès) la police contre les «chemises jaunes», ont utilisé de meurtriers gaz lacrymogènes «made in China» plutôt que des pompes à eau. «La municipalité ne nous a pas prêté les voitures des pompiers», répond-il. Et pourquoi le gouvernement thaï ne coupe-t-il pas l'eau et l'électricité aux manifestants du PAD, qui occupent indûment les bâtiments officiels ? «Ils sont riches, ils ont des générateurs», répond ce M. Nattawut Saikuer, qui ne cache même plus l'impuissance des autorités. Le tragique de cette situation est que la haine ne fait que grandir entre rouges et jaunes, alors que le souverain se fatigue, et que chaque camp, anticipant l'affaiblissement de la monarchie, fourbit ses armes. «La situation la pire serait le déclenchement d'une guerre civile dans l'année à venir», dit le Dr Prinya, de la faculté de droit de l'université Thammasart. La Thaïlande n'a connu jusqu'à ce jour que des dictatures issues de coups d'État. Ou des gouvernements corrompus issus d'élections. Il lui reste bien peu de temps pour tirer les leçons des erreurs du passé.
Aujourd'hiu, la ville et le pays vaquent à leurs affaires, comme si la politique n'avait plus d'importance. Crédits photo : AFP La démocratie thaïlandaise est menacée par l'affrontement entre l'ex-premier ministre Thaksin et l'Alliance populaire pour la démocratie soutenue par des généraux extrémistes.
Vous cherchez le porte-parole du gouvernement ? Avancez jusqu'au parking du retour des voitures de location, et en face, il sera à l'étage, dans les vieux bureaux de Thaï Airways…». Réfugié dans l'ancien aéroport de Bangkok, le gouvernement thaïlandais n'en mène pas large. C'est la chienlit au royaume du Siam.
Imaginez François Fillon, Bernard Kouchner et Rachida Dati réfugiés dans les couloirs du Bourget, sans cartes de visite, car des manifestants venus occuper Matignon, le Quai d'Orsay et la Place Vendôme ne leur auraient même pas laissé le temps d'emmener l'indispensable. «C'est très désagréable de travailler ici», s'exclame la charmante assistante du porte-parole, en évitant élégamment un cafard qui fonce sur le sol d'une ex-cantine des bagagistes, devenue cafétéria des ministres, des hauts fonctionnaires, de l'élite de l'administration thaïlandaise.
La politique, «une porcherie»Quinze kilomètres plus loin, en plein centre de Bangkok, le quartier de la Government's House, avec ses parcs, ses larges avenues ombragées par d'admirables frondaisons, ses ministères élégants, est transformé en un terrain de camping, une foire à Neuneu, avec des toilettes de campagne, des cantines roulantes, des stands de brochettes, des barricades de pneus, des haut-parleurs crachant non-stop des harangues enflammées, et des tentes multicolores sous lesquelles des grands-pères et des adolescents boutonneux, des mammas et des bimbos font des toilettes de chat, à même le gazon. Après deux morts, onze blessés, des centaines de recours judiciaires, presque six mois d'affrontements directs, les manifestants et les hommes politiques sont exsangues en Thaïlande. Le bras de fer entre des protestataires qui ne s'appuient sur aucune majorité électorale et un gouvernement manipulé depuis Londres par un ex-premier ministre, condamné à deux ans de prison ferme, n'aboutit à rien, sinon à effrayer quelques touristes. La ville et le pays vaquent à leurs affaires, comme si la politique n'avait plus d'importance. Les généraux, las de reprendre le pouvoir sans avoir l'expérience nécessaire pour gérer une nation moderne, ne sortent plus de leurs casernes. Le roi, Bhumibol Adulyaadej, sur le trône depuis six décennies et vénéré par les soixante-dix millions de Thaïlandais comme un dieu vivant, passe le plus clair de son temps dans son palais de Hua Hin, à 230 kilomètres au sud de Bangkok : son rôle n'est pas de descendre dans l'arène politique, puisqu'il est le seul point de ralliement des Thaïlandais. Il n'est que le souverain d'une monarchie constitutionnelle. Après dix-huit coups d'État et autant de Constitutions durant les soixante-cinq dernières années, la démocratie thaïlandaise tourne en rond, elle se cherche, encore et toujours. Elle nous rappelle qu'aucune nation n'échappe à la séquence des expériences pénibles, pour régler l'horloge délicate de son propre modèle démocratique. Le cas de la Thaïlande est passionnant, car il illustre la difficulté de faire émerger la démocratie, en Asie. Comment passer des sociétés inégalitaires de la région, d'essence confucéenne, à des communautés de citoyens libres et égaux en droits ? Le basculement, douloureux, s'opère cependant, parce que la Thaïlande, comme les autres grands pays d'Asie du Sud-Est, est entrée activement dans le capitalisme depuis un demi-siècle, et que le décalage entre une économie sophistiquée et une organisation sociale telle que nous l'avons connue au Xe siècle, en Europe, ne peut plus rester béant. D'où, à Bangkok, une sorte d'«accélération de l'histoire» locale, ponctuée d'événements dramatiques, de coups d'État, d'élections contestées et de manifestations sanglantes. L'avènement aussi de dirigeants cyniques et dévoyés, ou d'aventuriers illuminés, qui exploitent outrageusement les failles des régimes parlementaires et font l'actualité du moment, chaotique. Dans l'esprit des populations asiatiques, l'exercice de la politique n'est pas un métier respectable. Elle est synonyme de prébendes et de malhonnêtetés. «Je ne vois pas pourquoi j'irai descendre dans une porcherie», dit abruptement Korbsook Iamsuri, une femme d'affaires, pour expliquer qu'elle ne se présentera jamais devant des électeurs. Dans cette société où les votes s'achètent, c'est l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, qui a poussé le modèle de la corruption à de telles extrémités que la situation dans le pays est devenue explosive. M. Thaksin, un populiste cynique, teigneux, grand ami de la Chine et de la junte birmane, est une sorte de Berlusconi, le côté farfelu en moins. Ancien policier, il a fait fortune en vendant des ordinateurs, puis des téléphones portables, cela grâce évidemment à ses relations dans l'administration. Pur produit du système liant toujours affaires publiques et privées, il a illustré sa devise («la démocratie est un moyen, pas une fin») en multipliant sa fortune par quatre pendant qu'il était au pouvoir, entre 2001 et 2006. «Thaksin a poussé la corruption trop loin. Il a été condamné à deux ans de prison, et il n'accepte pas le verdict», constate Saikwan Preasunan, une femme d'affaires. Saikwan, comme toute l'intelligentsia thaïe, déteste que M. Thaksin, depuis son refuge londonien, tire encore les ficelles de la politique locale, en disposant d'un gouvernement à sa botte, à Bangkok. Mais que faire légalement contre lui ? Son parti ne dispose-t-il pas d'une majorité des élus du peuple, au Parlement ? N'a-t-il pas rassemblé le 1er novembre dernier, 80 000 de ses supporteurs dans un stade, en les affublant tous d'une chemise rouge, et en se présentant à eux, par le biais d'une vidéo depuis son exil, comme la victime d'un système judiciaire chapeauté par le souverain ? Un discours sur le mode : «Ils veulent me jeter deux années en prison, alors que j'ai tant fait pour vous !» Face à une majorité de Thaïlandais fascinés par un Thaksin Shinawatra tyrannisant la démocratie thaïe en la dévoyant (et qui veut récupérer, en rentrant dans son pays, deux milliards de dollars de sa fortune bloqués en Thaïlande), voici maintenant la tyrannie d'une minorité, celle d'un mouvement intitulé Alliance populaire pour la démocratie (PAD). Son animateur principal, M. Sondhi, est un milliardaire, un ancien ami de M. Thaksin. «Moi, je mets le feu», nous dit M. Sondhi, dans sa villa encombrée d'œuvres d'art. Le 26 août dernier, ce personnage inspiré qui évoque volontiers les «démons» pour mettre du piment dans ses discours, envoyait le PAD à l'assaut des bâtiments officiels, et installait sa chaîne de télévision au milieu des manifestants. Ce programme tient en haleine un million de téléspectateurs quotidiennement, en diffusant depuis les palais gouvernementaux occupés, un reality show sur la révolution en marche, c'est-à-dire une dénonciation féroce du gouvernement élu. Le PAD, soutenu par la reine et certains généraux extrémistes, a habillé ses fanatiques de chemises jaunes. Le jaune est la couleur du roi. Le PAD n'hésite pas à jouer avec le feu : il instrumentalise le roi. Vers une guerre civile ?
À l'ancien aéroport de Bangkok, nous demandons au porte-parole du gouvernement, qui longtemps a dirigé les chemises rouges, pourquoi les autorités thaïes, lorsqu'elles ont lancé (sans succès) la police contre les «chemises jaunes», ont utilisé de meurtriers gaz lacrymogènes «made in China» plutôt que des pompes à eau. «La municipalité ne nous a pas prêté les voitures des pompiers», répond-il. Et pourquoi le gouvernement thaï ne coupe-t-il pas l'eau et l'électricité aux manifestants du PAD, qui occupent indûment les bâtiments officiels ? «Ils sont riches, ils ont des générateurs», répond ce M. Nattawut Saikuer, qui ne cache même plus l'impuissance des autorités. Le tragique de cette situation est que la haine ne fait que grandir entre rouges et jaunes, alors que le souverain se fatigue, et que chaque camp, anticipant l'affaiblissement de la monarchie, fourbit ses armes. «La situation la pire serait le déclenchement d'une guerre civile dans l'année à venir», dit le Dr Prinya, de la faculté de droit de l'université Thammasart. La Thaïlande n'a connu jusqu'à ce jour que des dictatures issues de coups d'État. Ou des gouvernements corrompus issus d'élections. Il lui reste bien peu de temps pour tirer les leçons des erreurs du passé.
Nouvelle tension politique en Thaïlande
Qu'en-est-il réellement sur place?
Voir les articles: la tension politique remonte à Bangkok, 85 blessés près du Parlement Heurts à Bangkok, démission d'un vice-Premier ministre
Une influence sur le cours du Baht? 😉 (ca c'est pour détendre l'atmosphère 😛😄😏😏)
Voir les articles: la tension politique remonte à Bangkok, 85 blessés près du Parlement Heurts à Bangkok, démission d'un vice-Premier ministre
Une influence sur le cours du Baht? 😉 (ca c'est pour détendre l'atmosphère 😛😄😏😏)
Province Hat Yai (Sud thaïlandais) et la Malaisie: situation et conditions de voyage?
Bonjour,
Nous souhaitons aller en famille, parents et enfants, dans le sud Thaïland vers le 14 juillet pour ensuite passer en Malaisie. Quelq'un a-t-il des informations récentes sur la situation dans cette partie du pays, sur la province de Hat Yai, est-ce dangereux ? nous pensions traverser en train depuis Bangkok jusqu'a Kota Baru.
Choisir le Laos ou la Thaïlande en mars 2009?
bonjour
je suis déjà allé en Thailande, j'ai beaucoup apprécié, même si je suis resté sur ma faim par manque de temps.
je dois repartir en mars 2009, mais désireux de mettre l'accent sur les villages ethniques, leur authenticité et leur culture j'hésite entre le nord ouest de la thailande ou le Laos.
donnez moi vôtre avis, merci
je suis déjà allé en Thailande, j'ai beaucoup apprécié, même si je suis resté sur ma faim par manque de temps.
je dois repartir en mars 2009, mais désireux de mettre l'accent sur les villages ethniques, leur authenticité et leur culture j'hésite entre le nord ouest de la thailande ou le Laos.
donnez moi vôtre avis, merci
Taksin, roi des rizières (Thaïlande)
a la critique, celà semble divertissant:
http://www.gavroche-thailande.com/magazine/critiques.php?code=
La romancière Claire Keefe-Fox, déjà bien connue des amoureux et amateurs du Siam, nous avaient donné en 1998 un excellent récit sur Constance Phaulkon (dit le Faucon du Siam), ce Grec célèbre du 17ème siècle, devenu conseiller du roi Naraï et quelque peu responsable des non moins célèbres ambassades de Louis XIV à la cour d'Ayuthaya. Il s'agissait du Ministre des Moussons (chez Plon également). Voici qu'elle nous revient avec un nouveau roman gravitant autour d'un autre personnage énigmatique de l'histoire thaïe: le roi Taksin, qui, à la suite de la destruction de la capitale par les Birmans en 1767, réunifia le royaume, bouta les ennemis hors du pays et se fit roi du Siam reconstruit par lui. Les Thaïlandais ont eu l'honneur et le plaisir de lire Le Roi des Rizières un an avant nous, puisqu'il a paru en traduction en 2006 (Nanmeebooks, 2549, 437 pages). Le premier roman siamois de Madame Keefe-Fox suivait d'assez près les bonnes sources de l'histoire. Or, voici, que, sans trahir pour autant l'histoire telle qu'elle nous est transmise par les documents, lauteur donne ici libre cours à une fiction romanesque intense en créant un personnage qui fait toute la qualité de son récit et en établit la vraisemblance. Il s'agit de Mathieu de Kerhervé (devenu Ma Tyou en siamois), frère fictif d'un personnage réel qui fut missionnaire au Siam à l'époque où se situe l'action. Oserait-on dire que la création de ce personnage donne à la romancière une envergure de belle venue, que n'avait peut-être pas son premier essai romanesque? Il lui permet de jouer avec le temps et les modes de récit, le personnage principal apparaissant tour à tour dans les parages du héros et dans sa vieillesse et sa fin alors qu'il est retourné dans sa Bretagne natale. Par la voix d'un narrateur principal, nous sommes introduits au journal que Mathieu a laissé des événements de la chute d'Ayuthaya et de la reconquête du pays par celui qui allait devenir le roi Taksin. Par cette invention, la romancière se sent plus libre dans son style qui à pris de l'ampleur depuis le Ministre des Moussons et qui livre ici des pages d'une très grande beauté. Le personnage de Mathieu ayant été introduit auprès du héros par un descendant du Phaulkon, l'auteur crée ainsi une amorce de cycle entre son premier et son second roman. Le roi Taksin ayant été détrôné (pour cause de folie qui le menait souvent à la tyrannie) par un ami d'enfance qui allait devenir le fondateur de la dynastie Chakri, on saura gré à la romancière de ne pas avoir insisté outre mesure sur sa mort mystérieuse (et atroce). Claire Keefe-Fox travaille actuellement à un troisième roman siamois, qui se situera dans la ville de Chanthaburi à l'époque où elle se trouva sous domination française (1893 - 1905). Nous avons encore de belles heures de lecture devant nous. Jean Marcel «Le Roi des rizières» de Claire Keefe-Fox (Plon, 2007, 381 pages).
http://www.gavroche-thailande.com/magazine/critiques.php?code=
La romancière Claire Keefe-Fox, déjà bien connue des amoureux et amateurs du Siam, nous avaient donné en 1998 un excellent récit sur Constance Phaulkon (dit le Faucon du Siam), ce Grec célèbre du 17ème siècle, devenu conseiller du roi Naraï et quelque peu responsable des non moins célèbres ambassades de Louis XIV à la cour d'Ayuthaya. Il s'agissait du Ministre des Moussons (chez Plon également). Voici qu'elle nous revient avec un nouveau roman gravitant autour d'un autre personnage énigmatique de l'histoire thaïe: le roi Taksin, qui, à la suite de la destruction de la capitale par les Birmans en 1767, réunifia le royaume, bouta les ennemis hors du pays et se fit roi du Siam reconstruit par lui. Les Thaïlandais ont eu l'honneur et le plaisir de lire Le Roi des Rizières un an avant nous, puisqu'il a paru en traduction en 2006 (Nanmeebooks, 2549, 437 pages). Le premier roman siamois de Madame Keefe-Fox suivait d'assez près les bonnes sources de l'histoire. Or, voici, que, sans trahir pour autant l'histoire telle qu'elle nous est transmise par les documents, lauteur donne ici libre cours à une fiction romanesque intense en créant un personnage qui fait toute la qualité de son récit et en établit la vraisemblance. Il s'agit de Mathieu de Kerhervé (devenu Ma Tyou en siamois), frère fictif d'un personnage réel qui fut missionnaire au Siam à l'époque où se situe l'action. Oserait-on dire que la création de ce personnage donne à la romancière une envergure de belle venue, que n'avait peut-être pas son premier essai romanesque? Il lui permet de jouer avec le temps et les modes de récit, le personnage principal apparaissant tour à tour dans les parages du héros et dans sa vieillesse et sa fin alors qu'il est retourné dans sa Bretagne natale. Par la voix d'un narrateur principal, nous sommes introduits au journal que Mathieu a laissé des événements de la chute d'Ayuthaya et de la reconquête du pays par celui qui allait devenir le roi Taksin. Par cette invention, la romancière se sent plus libre dans son style qui à pris de l'ampleur depuis le Ministre des Moussons et qui livre ici des pages d'une très grande beauté. Le personnage de Mathieu ayant été introduit auprès du héros par un descendant du Phaulkon, l'auteur crée ainsi une amorce de cycle entre son premier et son second roman. Le roi Taksin ayant été détrôné (pour cause de folie qui le menait souvent à la tyrannie) par un ami d'enfance qui allait devenir le fondateur de la dynastie Chakri, on saura gré à la romancière de ne pas avoir insisté outre mesure sur sa mort mystérieuse (et atroce). Claire Keefe-Fox travaille actuellement à un troisième roman siamois, qui se situera dans la ville de Chanthaburi à l'époque où elle se trouva sous domination française (1893 - 1905). Nous avons encore de belles heures de lecture devant nous. Jean Marcel «Le Roi des rizières» de Claire Keefe-Fox (Plon, 2007, 381 pages).
Visa pour un séjour de plus de trente jours en Thaïlande même si l'on sort du territoire?
😮
Salut à tous, j'ai un souci qui ne s'est jamais posé auparavant, mes séjours en Thailande n'ayant pas excédé 30 jours. Nous partons en famille du 7 Juillet au 8 Aout soit plus de 30 jours entre les 2 dates (avec un vol A/R). Nous n'avons pas pris de visa ayant l'intention de faire un petit séjour au Laos entre temps (ce qui ramènera le compteur à 30 jours de nouveau lors de notre retour en Thailande). Certains voyageurs m 'ont affirmé sur d'autres forums que des compagnies aériennes peuvent refuser l'embarquement pretextant que notre situation n'est pas en conformité avec les lois du pays (en particulier des compagnies du golfe). A titre indicatif je pars avec la royal jordanian. Avez vous quelques tuyaux à ce sujet ; faut il à votre avis prendre le visa laotien depuis Paris pour prouver que l'on n'excedera pas les 30 jours "légaux" en Thailande .
Merci de vos conseils précieux face à une question qui doit revenir en boucle ....
Cordialement
Thaksin prévoit de faire son «come-back» en Thaïlande demain (28 février 2008)
L'ex-premier ministre et milliardaire en exil Thaksin Shinawatra prévoit de revenir en Thaïlande jeudi, pour la première fois depuis le coup d'État militaire l'ayant renversé il y a près de 18 mois, ont annoncé des responsables thaïlandais. Suite ICI .
Thaïlande: fermeture d'établissements et pas d'alcool ce week-end! (23-24 février 2008)
Sawat dee kaap
on se croirait au elections.....Pareil, les disco fermer et pas d'alcool dans les resto et bar.....
Cette fois c'est pour Boudha, jeudi etais ferier pour Boudha et ce week end no alcool.....
C'est un carnage ca pour les commerce, deux week en en decembre et la rebelotte....
Y a vraiment des lois et tradition etrange....
Quatre semaines en Thaïlande pour fille seule
Salut!
Je compte partir en juillet pour 4 semaines en Thailande, que me conseilleriez vous de faire...et ne pas faire sachant que je pars seule avec mon sac à dos?
Merci!!!









