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Réseau bus français: plus de 1 000 dessertes dans l'hexagone et 3 200 vers l'étranger
by VoyageForum · 2015-11-06 · 0 replies
Quelques mois après la libéralisation du transport en autocar, le réseau français est en pleine expansion avec aujourd'hui 148 villes concernées, plus de 1 000 dessertes dans l'hexagone et 3 200 vers l'étranger. Cinq opérateurs dominent le marché avec Isilines, Flixbus, Megabus, Starshipper et iDBUS qui est la filiale de la SNCF. Lire la suite...
Thaïlande: décès du Patriarche
by GeorgesOZ · 2013-10-28 · 16 replies
http://www.liberation.fr/monde/2013/10/25/la-thailande-en-deuil-apres-la-mort-de-son-patriarche-bouddhiste_942259

http://abcnews.go.com/International/wireStory/thai-buddhisms-supreme-patriarch-dies-100-20668394

Le décès il y a quelques jours du patriarche Somdet Phra Nyanasamvara. Extraits :

« La police a demandé aux bars, discothèques et autres lieux de loisir de ne pas organiser de concerts et de ne pas permettre de danser jusqu’au 8 novembre, en signe de respect.

Le gouvernement, qui a également fait part de sa «tristesse», a ordonné que les drapeaux soient mis en berne pendant trois jours et appelé les fonctionnaires et le public en général à observer un deuil de 30 jours.»

Quant aux lieux de plaisirs divers, il y en a pas mal qui ne tiennent aucun compte de ce que demande la police…..Je laisse à d’autres de commenter s’ils le veulent….

Ce qui pourrait intéresser certains visiteurs :

« Les touristes souhaitant visiter le palais royal sont également priés de ne pas porter de couleurs vives pendant la période de deuil. »
Infirmière cherche mission en pouponnière francophone
by Senmout · 2011-01-09 · 3 replies
Bonjour Je suis infirmiére libérale et les enfants grandissant , je dispose de temps pour des missions humanitaires . De preference aupres des enfanst et dans l'idéal en pouponniere ( experience de 3 ans en maternité) Pays francophone car je ne parle pas suffisamment l'anglais pour assurer une mission.

Merci de me faire part de vos experiences et adresses

Merci Sylvie
Cherche emploi d'infirmière à Bamako (Mali)
by Clarisseikoo · 2009-04-26 · 1 reply
Je suis infirmiere liberale en region parisienne je souhaite m installer a bamako si vous avez une piste ecrivez moi
Recherche emploi à Bamako
by Clarisseikoo · 2009-04-17 · 1 reply
je suis infirmiere liberale en region parisienne et j envisage de m installer a bamako je suis donc a la recherche d un emploi si vous avez des pistes ecrivez moi
Faut-il donner un pourboire à un PNC?
by LAgentSecret · 2007-05-20 · 11 replies
http://www.liberation.fr/actualite/societe/249537.FR.php

suite à cet article et surtout à sa conclusion :

"De son côté, Force ouvrière, en rappelant que «le vol est réprimé par la loi», estime qu' «il faut être conscient que bon nombre de personnels navigants et de cabine sont obligés de trouver une activité à côté de leur travail à Air France pour arrondir leurs fins de mois. Ceci amène à une question que la direction devrait se poser : le salaire des PNC est-il suffisant pour vivre en région parisienne ?»

La question se pose : si l'on est satisfait du service à bord, faut-il donner un pourboire à un PNC ?

Ca se discute comme dirait un célèbre passager d'AF 😉 mais la question est posée pour toute les compagnies
Recyclage à Delhi
by Lepiaf · 2005-12-27 · 4 replies
Source : Libération mardi 27 décembre 2005

C'est un étonnant exemple de recyclage à vocation commerciale. Depuis deux ans, une petite ONG indienne, Conserve, récupère les sacs plastique qui jonchent les trottoirs de New Delhi pour en faire... des accessoires de mode destinés aux pays occidentaux. Sacs à main, ceintures, classeurs, portefeuilles et même, depuis peu, bijoux et chaussures, les collections sorties des poubelles de la capitale indienne atterrissent en effet dans les boutiques chic de Londres, Amsterdam, Milan ou Madrid, où certains sacs se vendent jusqu'à 80 euros. Une initiative non seulement écologique mais aussi créatrice d'emplois : entre la collecte, le tri, la production et le contrôle de qualité, le projet emploie en permanence 300 personnes. Et les bénéfices sont réinvestis dans des projets à vocation sociale pour les communautés qui participent au projet, à savoir des pauvres des environs de New Delhi.

Procédé. Fondé en 1998, Conserve comptait au départ ne s'occuper que des questions de collecte de déchets et de récupération d'énergie. «Mais nous nous sommes rendu compte que la plus grosse pollution provenait du plastique, or aucune ONG ne travaillait sur ce problème», résume la fondatrice, Anita Ahuja. Coup de chance, son mari, Shalabh, est ingénieur. Dans son petit laboratoire, à la maison, il expérimente pour voir s'il y a moyen de réutiliser les sacs plastique usagés. C'est finalement une stagiaire britannique, Bishee Wallace, qui, en 2003, trouve le procédé le plus efficace : une machine capable de transformer les détritus en feuilles colorées facilement malléables, sans avoir à ajouter de colorants. Une amie styliste se propose alors de fabriquer quelques sacs à main. Le résultat est immédiat : «L'idée de départ était surtout de montrer aux autorités municipales qu'il était possible de réutiliser le plastique, mais dès que nous avons présenté nos produits dans un salon professionnel, nous avons récupéré pour 35 000 euros de commandes !», se souvient Anita Ahuja. L'an dernier, Conserve a ainsi vendu pour plus de 100 000 euros de marchandises. Une fois les frais de fonctionnement payés, les bénéfices ont servi à ouvrir une école dans l'un des centres de tri, situé dans un bidonville, spécialisé dans le recyclage en lisière de la capitale. Avec seulement dix kilos de plastique récoltés chaque jour et une capacité de production d'environ 4 000 sacs par mois, la dimension de l'opération reste modeste. Vu la matière première, le potentiel est pourtant énorme : peuplée de quinze millions d'habitants, New Delhi rejette chaque jour 7 000 tonnes de déchets, dont 10 à 15 % de matière plastique. Sans compter la possibilité d'étendre le projet aux autres villes du pays. Conserve a d'ailleurs déjà été approché par des géants comme Ikea, Habitat et Benetton, séduits tant par le produit que par le procédé. L'ONG a malheureusement dû décliner : «Ils demandent des centaines de milliers de pièces, ce qui est impossible vu nos moyens de production artisanaux», explique Shalabh Ahuja.

Plutôt que de monter une usine, ce qui est interdit pour une ONG, Conserve traite en effet avec des particuliers qui travaillent chez eux. «Nous avons deux ambitions : éliminer le plastique et aider les plus pauvres, explique Anita Ahuja. Nous travaillons donc avec les éboueurs, mais cela rend une production centralisée impossible, car ils ne travaillent qu'à l'échelle de leur quartier.» En l'absence d'un ramassage public des ordures, en Inde, ce sont en effet des civils qui collectent et trient tout ce qui peut être recyclé, avant de revendre aux grossistes. Problème : ces éboueurs amateurs délaissent souvent le plastique du fait qu'il faut des centaines de sacs pour obtenir un kilo payé seulement 4 roupies (0, 07 euro). Pour les convaincre, Conserve rachète donc le produit quatre fois plus cher, une fois trié et lavé. Et les donne ensuite aux familles qui ont été équipées des fameuses machines à recycler. Les familles revendent alors les feuilles en plastique aux fabricants. «Le gros problème, c'est de retrouver à chaque fois les mêmes couleurs, les clients étrangers sont très exigeants», explique Anita Ahuja.

Accessoires. Jusqu'ici, toute la production est en effet destinée à l'export. «Les Indiens trouvent le processus ingénieux, mais ils ont tendance à penser que le produit est sale puisque la matière première est ramassée dans les rues.» Les Occidentaux, eux, adorent. «La réaction est toujours très favorable, tant sur le produit que sur l'histoire qu'il y a derrière», affirme ainsi David Friedlander, un distributeur français de papeterie et accessoires pour artistes, qui ne vend que les feuilles brutes. «C'est un modèle efficace pour lutter contre la pollution et la pauvreté tout en faisant des affaires.» Loin du commerce équitable, les clients étrangers multiplient en effet par cinq ou dix le prix des produits Conserve une fois qu'ils sont en magasin, comme avec leurs autres fournisseurs. «Les clients font certes leur marge, concède Shalabh Ahuja, mais le fait est que leurs commandes permettent d'éliminer un détritus encombrant, de créer des emplois pour les plus démunis et de lever des fonds pour des projets sociaux, le tout à partir de rien.» Avec les bénéfices de cette année, Conserve espère avoir assez pour ouvrir un centre de formation aux métiers de la mode. «Les éboueurs deviendront stylistes», prévoit déjà Anita Ahuja.
Crépuscule artificiel en Malaisie
by Lepiaf · 2005-08-11 · 10 replies
Journal Libération

jeudi 11 août 2005 - 12:42

Le centre international de convention de Putrajaya, la capitale administrative de la Malaisie, à une centaine de kilomètres de Kuala Lumpur, est plongé dans un crépuscule artificiel, jeudi matin. Le nuage jaunâtre est provoqué par les immenses feux de défrichement en Indonésie voisine, devenus incontrôlables.

Le gouvernement a déclaré l'état d'urgence sur l'ensemble de la vallée de Klang, où se situe la capitale, Kuala Lumpur. Ce plan prévoit notamment le déclenchement de pluies artificielles pour disperser les fumées irrespirables.

Depuis une semaine, la capitale malaisienne suffoque. Le sommet des immeubles a disparu. Les gens se sont rués sur les masques de papier dans les pharmacies qui, en rupture de stocks, limitent les ventes à quelques unités par personne. Les habitants ont d'ailleurs été invités à rester chez eux.

Le second aéroport de Kuala Lumpur, Subang, a été fermé après que la visibilité soit tombée à 300 m. Des plans d'urgence ont été mis en place au cas où l'aéroport principal devrait à son tour interrompre le trafic. Le nuage de fumée perturbe également la navigation dans le détroit de Malacca, qui sépare Sumatra de la péninsule malaisienne et par où transite un tiers du commerce mondial.

La Malaisie n'avait pas connu une telle situation depuis huit ans. En 1997 et 1998, des incendies similaires avaient obscurci le ciel d'une partie de l'Asie du Sud-Est pendant des mois, provoquant de nombreuse perturbations. Les pertes économiques avaient été estimées à 9, 3 milliards de dollars.
Corée du Sud: un ferry aurait coulé entre la côte et l'île de Jéju
by Milhusa · 2014-04-16 · 3 replies
Extrait du journal LIBERATION :

Avez-vous eu vent de ce terrible événement ?!

"Plusieurs centaines de disparus dans le naufrage d'un ferry en Corée du Sud"

"Au moins deux personnes sont mortes et près de 300 manquaient encore à l’appel mercredi, quelques heures après le naufrage d’un ferry près de la côte méridionale de Corée du Sud, où des centaines de lycéens avaient embarqué pour un voyage scolaire. Les secours n’ont récupéré que 180 personnes sur les 477 à bord, ont indiqué les autorités.

Le gouvernement avait affirmé peu auparavant que 368 personnes avaient été sauvées. Mais le porte-parole des gardes-côtes a déclaré à l’AFP : «Notre bilan officiel est de 180. Nous ne savons pas d’où vient le nombre des 368 évoqué auparavant.» Le bateau avait à son bord 448 passagers, dont 324 lycéens et 14 professeurs accompagnateurs, et 29 membres d’équipage. Il transportait aussi 150 véhicules. Deux corps ont été retrouvés : celui d’une femme membre d’équipage et celui d’un lycéen. Des photos diffusées à la télévision montrent le ferry penché à un angle de 45 degrés, la poupe dans l’eau, surplombé d’une nuée d’hélicoptères. Une autre image le montre pratiquement sombré, seule l'étrave restant visible. Sur des images vidéo, des passagers terrifiés, en gilet de sauvetage, grimpent dans des canots de sauvetage alors que l’eau recouvre peu à peu le pont et que le ferry glisse doucement dans la mer. D’autres se jettent à l’eau, où des sauveteurs, y compris l’équipage de ce qui semble être un bateau de pêche, les récupèrent tant bien que mal. La température de l’eau était de 12 degrés.«UN BRUIT ÉNORME» Le bateau, qui se rendait sur l’île de Jeju (sud), a envoyé un signal de détresse à 9 heures (2 heures du matin en France). Des témoignages de passagers laissent entendre que le ferry a heurté le fond. «Nous avons entendu un bruit énorme et le bateau a soudainement commencé à pencher, a indiqué par téléphone un lycéen à la chaîne de télévision YTN par téléphone. Certains de mes camarades sont tombés avec violence et ont commencé à saigner. Nous avons sauté dans l’eau et les bateaux de secours nous ont récupérés.» Le ferry assurait la liaison entre le port d’Incheon (ouest) et l’île touristique de Jeju (sud). L’accident s’est produit à quelque 20 km de l’île de Byungpoong et les conditions météo étaient «bonnes», avec un vent et une houle faibles, selon les gardes-côtes. Les lycéens, qui viennent d’une école d’Ansan (sud de Séoul), se rendaient en voyage scolaire à Jeju, haut lieu touristique de la Corée du Sud, appelé «le Hawaï sud-coréen». Dans l’amphithéâtre de l’établissement, les parents des élèves avaient été réunis et les images des télévisions montraient des scènes de chaos : certains parents hurlaient contre les dirigeants de l’école tandis que d’autres tentaient désespérément de joindre leurs enfants par téléphone. «Je viens de parler à ma fille. Elle dit avoir été secourue avec dix autres lycéens», déclarait une mère, soulagée, à la télévision YTN. «Ils ont sauté à l’eau avant d’être secourus. L’un a été blessé à la jambe et est soigné à l’hôpital.» Les secours comprennent 18 hélicoptères et 34 navires, marchands, militaires et des garde-côtes. Des centaines de ferries assurent les liaisons entre les côtes sud-coréennes et les îles chaque jour, et les accidents sont rares. Mais 300 personnes avaient trouvé la mort en octobre 1993 lorsqu’un ferry avait chaviré au large de la côte occidentale."
Mali: les rebelles du MNLA proclament l'indépendance du nord du pays
by VoyageForum · 2012-04-06 · 1 reply
Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), importante composante de la rébellion touareg malienne, a proclamé vendredi 6 avril "l'indépendance de l'Azawad". Lire la suite...
Vivre et travailler à Madagascar
by Vivie1 · 2012-01-18 · 8 replies
bonjour , je suis actuellement infirmiere libérale et mon compagnon est dans le commerce ; nous avons le projet de partir vivre sur cette île et d'y creer une activité ( commerce entreprise ? ) ceci avec le but d'acquerir une qualité de vie que nous ne trouvons plus en france et non de faire fortune !!!! . Je désirerai bien sûr continuer d'excercer mon métier .Y a t'il des structures médicales suceptibles d'être génératrices d'emplois ou bien dois-je plutôt me tourner vers une ONG ? merci de vos témoignages
Livre: "Quai de Ouistreham" par Florence Aubenas
by Williama · 2010-02-23 · 39 replies
Florence Aubenas est journaliste à Libération et ex-otage. Elle vient de publier un livre de voyage social absolument décoiffant, renversant, haletant où on découvre qu'en France aujourd'hui des femmes se lèvent tôt le matin pur gagner 700euros par mois😮😠. Suite à un congé sans solde et pendant 6 mois elle s'est immergée dans la France d'en bas en endossant le tablier et les sandales en plastique d'une femme de ménage. Oui la parisienne a osé! et en plus cela se passe dans un trou normand : Ouistreham😮

Florence relate la fatigue nerveuse, elle dénonce les déplacements incessants bus, train et re bus ... c'est une grande découverte : tout le monde ne vit et ne travaille pas dans le même arrondissement😮 ... "mais c'est normal" lui dit une consoeur "tu viens d'où toi?", c'est la séquence émotion! et puis il y a l'ambiance de merde entre femmes de ménage pour obtenir le plus d'heures et Flo apprend aussi "à la fermer". Mais tout de même ces femmes sont touchantes, il y a de grands moments de solidarité "car sans elle on n'arrrive à rien" notamment pour l'obtention de primes. Elle a lutté ... c'est beau! Maintenant après avoir butinée chez les déclassés elle va pouvoir faire son miel littéraire relayé par tout le réseau de copinage médiatique parisien.

Voilà si vous êtes intéressés par le boboïsme voyageur néo-colonial c'est le livre du moment! ça vous rappellera par certains aspects les grands découvreurs du XIXe siècle chez les bons sauvages. Mais franchement en se mettant à ce point à côté de ses sandales comment s'étonner ensuite que Libé et tout un courant politique perdent autant de lecteurs et de crédibilité?
Physiotherapist in Switzerland
by Kinesico · 2009-02-18 · 10 replies
Hi, I’m a self-employed physiotherapist in France, and as my wife (a nurse) and I look into working abroad in about two years, I’ve been offered an equivalence to become a respiratory physiotherapist in Switzerland. Actually, I’m currently doing a postgraduate diploma in pediatric respiratory physiotherapy and want to specialize in that area. Anyway, that’s not the main point—could anyone explain the pros and cons of doing this job in Switzerland? Based on the paperwork I’ve received, the equivalence seems purely administrative or almost... What about working conditions, quality of life, salaries, etc.?

Thanks for your replies. PS: Same question for my wife, a nurse, regarding her integration.

Thanks, Nicolas and Bérengère
Travailler comme infirmier en Polynésie-Française
by Nonal · 2009-02-16 · 14 replies
Bjr à tous, infirmier libéral en métropole je cherche à venir m' installer en polynésie pour y exercer mon métier...C 'est pourquoi je recherche toutes personnes susceptibles de me renseigner dans ce domaine, infirmière ou non, afin de monter à bien ce projet qui me tiens à coeur .A savoir ma compagne est aide soignante et nous partirons avec un garcon de 10 ans et un bout de chou de 1 mois et demi ... Je sais que ma question est vague et que je ne sais pas par ou commencer mais toutes infos me seront utiles notamment en ce qui concerne le travail, le logement dans un premier temps ... SI une infirmière libérale exercant pouvait me donner son avis cela serait interressant ...Il y a bien un hopital à Raitea ? embauche t il ? pour ma compagne aide soigante ? MERCI par avance pour vos réponses
Madagascar comme on aimerait voir en parler plus souvent.....
by Mesrob · 2008-10-07 · 44 replies
Madagascar: les sens dessus dessous Libération et l'Apaj se sont associés pour lancer un concours de reportages sur le thème du Voyage, réservé aux jeunes de moins de 26 ans. Voici le récit du deuxième prix, Marine Courtemanche, 21 ans, également publié dans le quotidien ce week-end. 19 SEPTEMBRE 2008 photos: cc jonathan Talbot / World resource institute staff 13 Itinéraire sensible d’un vazaha à Madagascar.

Les cinq sens, quotidien du sensationnel. Le sixième est la culture. Un bien grand mot, disons l’éducation. A Mada comme ailleurs, les impressions succèdent aux sensations : un vazaha sur l’Ile Rouge. Un vazaha, c'est-à-dire un étranger. Une vazette, par extension vous comprendrez. Terme ni affectueux, ni agressif, juste stigmatisant. Voyageurs, donc sommés de livrer un sentiment général aux avides d’évasion sur canapé. « Alors ? C’était comment ? » Une impression générale : « Tip top ! » « Dur » « Inoubliable ! ». Un mensonge gros comme la planète. Des battements de cils, du décousu. Une soupe. Oui, c’est ça, une soupe de sensations. Le truc dans une soupe, c’est que les ingrédients sont broyés. Alors évitons. Bienvenue à Mada, tous vos sens sont sollicités, les décollages et atterrissages sont perpétuellement imminents.

Odorat : immondices et délices

Le nez occidental connaît toutes ces odeurs : gaz de pots d’échappement, poubelles, eaux insalubres, poussière…Par contre il est agressé quand elles se manifestent toutes dans un même espace temps. De la pollution aux senteurs poussiéreuses, des bennes à ordures gigantesques mêlées aux égouts vomissants : le nez blanc se sent mal car il les sent trop bien. Manque d’habitude. Pensée polluée et question naïve : pourquoi Antananarivo (Tana) la capitale obtient la deuxième place du palmarès planétaire des villes où la pollution de l’air est reine ? Voyons voir. Deux simples constats : les 4x4 démesurés, ou 4L et mini-bus déglingués (« taxi be ») constituent l’essentiel du parc automobile à Mada, et tout ce petit monde est en constante augmentation. Implacable. Une odeur totalement oubliée : la viande des bouchers à l’air libre. Elle sèche ou pourrit, brûle ou suinte selon la météo. Le nez est particulièrement écœuré par celle-ci, de bon matin (oh, même à 17h, vous conviendrez). Alors dès qu’il le peut, le nez guide les muscles, qui guident les pieds, qui guident le corps vers le trottoir opposé, histoire de ne pas trop paraître dégoûté. Etre dégoûté c’est faire mauvais genre car oui, tout le monde voit que toi, tu possèdes un frigo, voire un congélateur. Trop facile. Parfois, l’odorat vazaha est déçu. On lui avait parlé d’orchidées et d’ylang-ylang mais en ville ces deux délices odorants se font rares. Alors d’autres réconforts olfactifs sautent au nez : la pluie tropicale sur sol chaud, les brochettes de zébu du vendredi magnifique, les mofagasy («pains malgaches») et les beignets à la banane des gargotes. Ceux là entre autres empestent plus souvent et joliment les rues de Tana.

Ouïe : du bruit au message

Contexte : instant d’un après-midi de jour chômé. Si on aiguise l’attention, retenons un paysage auditif : Fond sourd de moteurs (voitures et motos redoublent d’efforts dans la montée). Klaxons saupoudrant les ronronnements pétrolés. Pas courant dans l’escalier. Un bébé chouine. Un homme siffle (interpelle un voisin ou un collègue). Et surtout, comme toujours, et à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, les chiens. Ils aboient, chantent, hurlent, gémissent, gueulent, geignent. L’immense majorité des chiens à Tana sont des chiens sans race, sans tatouage, sans toilettage, parfois sans maison, souvent sans maître. Rarement, ils mordent, exceptionnellement les touristes, mais le Routard s’alarme quand même et remplit les poches de l’Institut Pasteur.

Un autre qui n’hésite pas à sonner l’alarme, c’est le Président de la République malgache : tous ses déplacements sont ornés de sirènes, cinq ou six 4x4 imposants à vitres teintées, motos policières et sbires au volant. Vitesse oblige, les policiers placés sur tout le long de l’itinéraire et armés de trop longues mitraillettes écartent les lambdas de la route. Alors si on doit parler de message auditif, celui là dirait « Poussez-vous, je suis puissant, menacé et menaçant ». Je perçois un autre message, qui crie « feignasses ! » aux dormeurs des matins : 6h45 ils n’émergent que douloureusement alors que les enfants discutent déjà sur le chemin de l’école et les travaux des adultes sont engagés. N’oublions pas les quiproquos auditifs : un « tsstss » dans la rue n’a ici rien d’insultant mais correspond simplement à notre « hé ! », pour quelqu’un qu’on interpelle. Souci : il sert également aux jeunes hommes en équivalent de notre fameux « hé madmoiselle ! ». Les « tsstss » s’accompagnent donc régulièrement de «Bonzour ça va?», «Bonsoir zolie beauté », «Salut série », ou « ze t’aime, tu vas où?»… Au moins, pas d’insultes. La langue malgache. Trop peu d’expatriés l’apprennent ; paressent. Excessivement facile de parler français. Penser qu’il en est de même pour les Malgaches, détrompons nous. Même quelques 3V (« vieux vazaha vicieux ») se font avoir : ils arrivent sur le territoire pensant trouver leur dulcinée d’Internet qui maniait si bien les « je t’aime », et tombent sur une entremetteuse leur présentant une jeune paumée parlant difficilement le Molière. « Oh. Bon tant pis, elle est bonne quand même ». Honte et désespoir recto-verso.

Goût : le luxe du vazaha et sa turista

Avant de partir dans un pays classé dans la catégorie « non industrialisés », le vazaha profite bien de ses derniers plaisirs de la bouche et se dit « didjiou que ça va me manquer ! Allez, en rentrant ça sera l’orgie. ». Or, ce qu’il ne sait pas c’est que les restaurants à Mada : foison ! Et surtout largement à portée d’un blanc portefeuille… Alors les papilles sont en fête : vanille, poivre vert, gingembre, langoustes, foie gras, légumes aux goûts insoupçonnés, fruits sucrés. Trois, quatre, cinq ou six fois par semaine, c’est le surprenant luxe. Profitons et mangeons même malgache : romazava, ravitoto, sakafo, tilapia, rhum arrangé au gingembre, repas dans les gargotes et…oups. Le vazaha devient soudainement le meilleur ami des cabinets : la turista. Le grand mal du blanc à l’estomac aseptisé. Aucun germe, même nanoscopique, n’est supporté. Le vazaha en post « crise des intestins liquides » devient parano. Il sent l’odeur du smecta à chaque nouvelle bouchée. Il se met ensuite à l’eau javellisée. Puis repart pour un marathon des restaurants. Et la question-scrupule du jour est : combien d’années va encore vivre la dame qui habite dans la benne à ordures de l’autre côté de la rue, mangeant et dormant dans ce que seuls les vers et les mouches trouvent encore appétissant ? Il paraît même qu’une autre équipe la relaye pour un second triage à la déchetterie. C’est ainsi que fonctionne le traitement des déchets à Tana. Bon courage à ceux qui arrivent avec leurs poubelles bleues, bons sentiments à ras bord.

Toucher : chaleur et écart de richesses

Sortie d’avion et l’étouffante bouffée tropicale saisit. Les pores des visages pâles sont premièrement ravis et se resserrent, deuxièmement desserrés par l’étau de la pollution. L’essentiel si on veut que ça glisse à Tana (et sans huile) côté santé, c’est le rituel lavement des mains. Des mains qui touchent, effleurent, s’agrippent, manquent d’éviter, transpirent, échangent. A Tana, verbes dangereux. Exemple seul, et à lui exemplaire : les billets. Ceux là doivent rassembler un total inimaginable d’horreurs microbiennes. A juger : couleur, texture, odeur. L’argent a donc une odeur : pas une bonne nouvelle. Alors on frotte, rince, astique ; ceux qui peuvent avec du savon, les autres dans les flaques brunâtres. Moment de conscience honteuse : «Oh mince il s’approche, et il me parle. Non, non résiste, prends ton air détaché…Pourtant il est si petit, pourtant il est si pieds nus. Son grappin de petite sœur sur le dos, il connaît son refrain par cœur. "Madame, madame, s’il vous plait pour manger ". Qu’est-ce qu’il est sale…Contente toi de refuser, garde ton principe, pas de mendicité…Zut il me suit. Accélère le pas, ça ira, de toute façon tu ne l’aideras pas si tu craques….Et puis n’oublie pas les bouts de pain restés sur la table du restau la prochaine fois. Oula son nez coule il reste de la morve sèche sur sa lèvre supérieure. Je ne voudrais vraiment pas qu’il me touche…D’ailleurs ils tendent toujours la main mais ne touche jamais. Pas même un effleurement. La distance économique ?…Il laisse tomber. Ouf.» Jusqu’au prochain.

Vue : l’envie du flou, parfois

La tragédie du contraste. Les pairs restés en France imaginent constamment doigts éventaillés sur sable fin et ombragé de cocotiers. Le vazaha lui-même avait certaines images en carton pâte en tête. A l’atterrissage, la réalité est clichée et surprise. La première impression apparaît cinématographique : couleurs et décors qui sonnent encore faux. Puis les détails sautent aux yeux. On a peine à croire ce qu’on voit et l’appareil photo, canne à pêche aux preuves d’exotisme, jaillit entre les mains. Mais le cadre est ridicule, la pose anti-naturelle et les couleurs sèches. Nombreux sont les touristes qui cherchent sans repos un sourire sucré sur peau dorée, pour montrer à quel point le dénuement force le sourire qu’ont perdu nos contrées superficielles. Ils oublient (s’étant concentrés sur la misère) la classe moyenne malgache presque occidentalisée, moins voyante mais peut être plus bruyante dans les karaokés, dégustant, les jours de fêtes, les plats traditionnels désertés par les restaurants. Ils oublient aussi trop souvent les contrastes de Tana. Et c’est ainsi qu’intervient l’envie du flou, le besoin de ne pas voir les paradoxes écœurants de la capitale. Culpabilité de riche ? Certainement. Douleur d’humain ? Aussi. Tana est l’exemple parfait d’une capitale qui concentre tous les pouvoirs et richesses locales et étrangères en attirant de trop nombreux démunis qui espèrent. Les couples mixtes aux écarts d’âge, de couleur et de pouvoir d’achat en sont une conséquence perverse. L’amour est insulté et plus personne ne croit à leur sincérité. Ou alors à la sincérité de leur désespoir, affectif pour l’un et financier pour l’autre. Pendant ce temps, l'Ambassadeur de France à Madagascar touche quinze mille euros mensuels et mange des petits fours ; le mec qui dort sur le trottoir d’en face gagne des regards de pitié et mange ce qu'il reste des ordures. Méritocratie ? Ne pas voir, ou moins distinctement le petit tas d'enfants qui ne connaissent ni propreté ni confort le matin, émergeant d'une nuit dehors. Ou les bienheureuses mouches sur les présentoirs. Ou les plongeurs des bennes à ordures, pieds et mains nus. Ou le répugnant amas d'immondices s'accumulant dans des rigoles dans lesquelles des jeunes filles se lavent les cheveux, près de brinquebalantes habitations. Ou les malformations des corps mal soignés, dont certains sont abandonnés au milieu de la route, mendiants.

Caverne aux horreurs, île aux merveilles.

Le flou parfois serait criminel. Madagascar, la superbe : mirettes écarquillées, remplies d’escaliers fluos de plants de riz, se mêlant à la terre rouge sang. La touristiquement classique route du sud offre aux yeux mille trésors détaillés de couleurs : le golden des rizières, le cristal des roches, l’or des plaines à saveur savane, le jaspe des habitations en terre cuite, l’aigue-marine du canal du Mozambique… Nationale 7, on est heureux. Des piscines naturelles aux lémuriens amusants, symboles de l’île, Mada concentre plus de beauté que l’œil ne peut en voir. Tana a du beau aussi. Admiration, mouvements de ville: des porteurs de paniers, bassines, cartons remplis jusqu'à l'impossible, posés sur leurs petits chapeaux de raphia, comme sur une surface stable. Ils avancent sans ciller. Les enfants noués à l'aide d'un tissu sur le dos courbé de leur mère ou de leur grande sœur. Les receveurs de taxi be, sautant à l'arrière de leur gagne pain en marche, essayant d'oublier que l'un des leurs n'a pu éviter, l’autre jour, le deuxième taxi be qui suivait, et en est mort écrasé. Les pompistes des stations essence, oisifs dans leurs combinaisons oranges. Les yeux ne font pas le tri. Ils voient tout et s'enrichissent, du beau comme de l'insupportable.

Je vous vois peut être perturbés car vous vous sentez engloutis par une avalanche de faits éparpillés. Et j’en ai dit tellement peu… Ce reportage touchera possiblement votre marmite émotive et a pour ambition seule de donner un panel de sensations personnelles. Je vous entends déjà : il vous prend l’envie de goûter aux voyages…

Courti.

Vivre et travailler en Martinique ou en Guadeloupe?
by Soso17 · 2007-09-07 · 7 replies
BONJOUR je suis infirmière libèrale;j'ai comme projet de partir m'installer en martinique ou guadeloupe, avec mon fils de 8 ans.je ne connais ni l'un ni l'autre et me donne 1 an pour prèparer cette aventure. Alors, donnez moi des conseils, des tuyaux etc.........merci d'avance...........😎😎😎

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