Results for "Géorgie+déplacer"
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De Calgary à Vancouver, dans les brumes de l'Ouest canadien
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J21 - Totems et pont suspendu :voyageforum.com/...post=8293112#8293112
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J12 - River Safari :voyageforum.com/...post=8277098#8277098
J11 - Mount Robson park : voyageforum.com/...post=8274028#8274028
J10 - Canyon et lac Maligne : voyageforum.com/...post=8272833#8272833
J9 - Miette Hot Springs : voyageforum.com/...post=8271950#8271950
J8 - Icefields Parkway :voyageforum.com/...post=8271127#8271127
J7 - Yoho NP :voyageforum.com/...post=8267735#8267735
J6 - de Banff au lac Louise :voyageforum.com/...post=8266467#8266467
J5 - Banff city :voyageforum.com/...post=8264696#8264696
J4 - Rodéo à Okotoks :voyageforum.com/...post=8255350#8255350
J3 - Spray et Kanaski Trail :voyageforum.com/...post=8254026#8254026
J2 - Héritage Historic Village :voyageforum.com/...post=8253719#8253719
J1 - Tyrell Museum :voyageforum.com/...post=8252517#8252517

Après 8 séjours dans le grand west américain, je me disais qu'il y avait peut-être quelque chose à voir au-dessus de cette ligne droite qui borde au nord les états de Washington, Idaho et Montana. Les sites des parcs nationaux canadiens pas plus que les quelques carnets de voyage qui en parlent ne m'avaient pas vraiment convaincu. Mais l'appel vers le soleil couchant m'a amené à y regarder de plus près. Pourquoi pas ? faudrait voir ! La question s'est vraiment posé à la mi-juin, le choix des dates vite réglé, le 19 juin, l'avion était réservé, départ le 22/08, retour le 13 septembre soit 22 jours sur place. Restait à refaire les passeports périmés depuis 2 ans, ce n'a pas été le plus simple.
L'avion : Nantes Amsterdam Calgary (arrivée à 13h20) avec KLM – 4 h d'escale à Amsterdam, c'est de trop mais pas le choix. Retour de Vancouver par CDG avec AF – 1h15 d'escale, trop court en cas de retard, je raconterai le retour. Coût 1477 € mais en choisissant bien ses jours.
La voiture : j'ai réservé chez Hertz un SUV, à l'aéroport de Calgary pour le rendre à celui de Vancouver.
Le logement : priorité aux Best Western lorsqu'il y en a d'abordables pour faire étape ou résider plusieurs jours. Un séjour en Super 8 et des B&B, avec les avantages et inconvénients de ces logements. Un objectif, de pas dépasser la moyenne de 100€ par nuit, difficile à atteindre avec une nuit à Banff à plus de 280€. Je n'ai pas dit, camping ou auberge de jeunesse ne sont plus de notre âge, depuis longtemps hélas.
Les repas : le principe, un bon petit déjeuner, un sandwich le midi, un restaurant le soir.
L'argent : pas de change euro-dollar ni avant ni à l'arrivée, mais payement par carte au maximum et pour les besoins courants, sortie d'argent au distributeurs. Utilisation autant que possible de la carte American Express.
Mardi 22 août, bonnes et mauvaises surprises
Rien a dire sur le voyage, et je vous fais grâce des photos de nuages, de plateau repas et d'écrans cartographiques qui parsèment les premières pages des carnets de voyage. Je doit tout de même signaler que la qualité des images et des casques a progressé depuis nos précédentes traversées de l'Atlantique, autant chez KLM qu'au retour chez AF.
Pas de problème à l’immigration, l'AVE avait été obtenue instantanément le 21/07, un peu d'attente aux valises et nous voilà transportés par une mamy-guide vers la porte des rental-car.
Chez Hertz, bonne surprise, on me fournit une Jeep Cherokee, un peu moins chère que la Toyota figurant sur ma réservation. C'est un vrai 4x4, ce qui sera tout à fait inutile mais seuls la hauteur et l'ouverture du coffre SUV est important pour nous. Donc bonne nouvelle, sauf qu'il faut que je retourne demander comment on démarre le moteur et comment on arrête cette §%?§ de radio qui fonctionne à tue-tête ! Je découvrirai plus tard comment passer le compteur de miles en km, ouvrir le toit et autres babioles.

En route vers le Best Western de Airdrie, à 20 km au nord de l'aéroport. Nous utilisons notre vieux Tomtom, avec sa carte du nord américain. Arrivé en vue de l'hôtel, nous nous apercevons que l'échangeur a été modifié, et que notre GPS n'est pas à jours. Petite déconvenue qui nous fait faire un détour conséquent, ce qui se reproduira à plusieurs reprises.
Bien accueilli au Best Western, on nous remet les clés d'une très grande chambre où nous allons passer 3 nuits. Et oui, nous n'allons pas nous précipiter vers Banff, un événement nous retient dans le secteur jusqu'au week-end.

Après 8 séjours dans le grand west américain, je me disais qu'il y avait peut-être quelque chose à voir au-dessus de cette ligne droite qui borde au nord les états de Washington, Idaho et Montana. Les sites des parcs nationaux canadiens pas plus que les quelques carnets de voyage qui en parlent ne m'avaient pas vraiment convaincu. Mais l'appel vers le soleil couchant m'a amené à y regarder de plus près. Pourquoi pas ? faudrait voir ! La question s'est vraiment posé à la mi-juin, le choix des dates vite réglé, le 19 juin, l'avion était réservé, départ le 22/08, retour le 13 septembre soit 22 jours sur place. Restait à refaire les passeports périmés depuis 2 ans, ce n'a pas été le plus simple.
L'avion : Nantes Amsterdam Calgary (arrivée à 13h20) avec KLM – 4 h d'escale à Amsterdam, c'est de trop mais pas le choix. Retour de Vancouver par CDG avec AF – 1h15 d'escale, trop court en cas de retard, je raconterai le retour. Coût 1477 € mais en choisissant bien ses jours.
La voiture : j'ai réservé chez Hertz un SUV, à l'aéroport de Calgary pour le rendre à celui de Vancouver.
Le logement : priorité aux Best Western lorsqu'il y en a d'abordables pour faire étape ou résider plusieurs jours. Un séjour en Super 8 et des B&B, avec les avantages et inconvénients de ces logements. Un objectif, de pas dépasser la moyenne de 100€ par nuit, difficile à atteindre avec une nuit à Banff à plus de 280€. Je n'ai pas dit, camping ou auberge de jeunesse ne sont plus de notre âge, depuis longtemps hélas.
Les repas : le principe, un bon petit déjeuner, un sandwich le midi, un restaurant le soir.
L'argent : pas de change euro-dollar ni avant ni à l'arrivée, mais payement par carte au maximum et pour les besoins courants, sortie d'argent au distributeurs. Utilisation autant que possible de la carte American Express.
Mardi 22 août, bonnes et mauvaises surprises
Rien a dire sur le voyage, et je vous fais grâce des photos de nuages, de plateau repas et d'écrans cartographiques qui parsèment les premières pages des carnets de voyage. Je doit tout de même signaler que la qualité des images et des casques a progressé depuis nos précédentes traversées de l'Atlantique, autant chez KLM qu'au retour chez AF.
Pas de problème à l’immigration, l'AVE avait été obtenue instantanément le 21/07, un peu d'attente aux valises et nous voilà transportés par une mamy-guide vers la porte des rental-car.
Chez Hertz, bonne surprise, on me fournit une Jeep Cherokee, un peu moins chère que la Toyota figurant sur ma réservation. C'est un vrai 4x4, ce qui sera tout à fait inutile mais seuls la hauteur et l'ouverture du coffre SUV est important pour nous. Donc bonne nouvelle, sauf qu'il faut que je retourne demander comment on démarre le moteur et comment on arrête cette §%?§ de radio qui fonctionne à tue-tête ! Je découvrirai plus tard comment passer le compteur de miles en km, ouvrir le toit et autres babioles.

En route vers le Best Western de Airdrie, à 20 km au nord de l'aéroport. Nous utilisons notre vieux Tomtom, avec sa carte du nord américain. Arrivé en vue de l'hôtel, nous nous apercevons que l'échangeur a été modifié, et que notre GPS n'est pas à jours. Petite déconvenue qui nous fait faire un détour conséquent, ce qui se reproduira à plusieurs reprises.
Bien accueilli au Best Western, on nous remet les clés d'une très grande chambre où nous allons passer 3 nuits. Et oui, nous n'allons pas nous précipiter vers Banff, un événement nous retient dans le secteur jusqu'au week-end.
Aléafrica, dix semaines au hasard dans le sud de l’Afrique
Il y a vingt ans, en avance sur les Etats-Unis, l’Afrique du Sud élisait son premier président noir. Ceux qui étaient réduits au silence avaient tant à dire qu’on valida onze langues officielles et, pour évoquer une histoire compliquée et conjurer un avenir qui ne l’était pas moins, on inventa un drapeau multicolore : noir, rouge, bleu, jaune, vert, blanc
Rouge Le bleu du bâtiment pourrait prolonger celui de l’Océan mais l’eau du port est rouge. Dix requins pantelants gisent en plein soleil, à même le quai, devant l’entrée d’un fish &chips. Un ouvrier les arrose à jet continu évacuant dans le port ce qu’il leur reste de sang. Au moment où je sors un appareil photo un homme accourt, inquiet, et m’assure que ces requins n’appartiennent pas à une espèce protégée ; il est très convaincant bien que ne portant pas de harpon. Un camion arrive et les embarque au palan : ils partent en Australie, tous frais payés. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer la couleur de l’eau. Une usine de conditionnement de sardines occupe le quai suivant, alimentée à flots continu par les bateaux : ce sont ses rejets qui colorent le port. On comprend mieux dans quel piège ont été pris ces malheureux requins qui n’ont pas eu la bonne idée d’appartenir à une espèce protégée. Cette marée sanglante fait le bonheur de dizaines de pêcheurs alignés surla jetée et qui relèvent, à chaque lancer de cuiller, des hadas qui se trouvent être d’autres victimes collatérales de la pêche à ces abruties de sardines : qui apprendra aux sardines à voyager individuellement plutôt qu’en boule affolée. Mis en appétit, nous choisissons un autre caboulot et optons pour un… fish & chips, sans requins sur la terrasse. L’écran géant retransmet un match de cricket opposant l’Afrique du Sud à… l’Australie. Qui, hors du Commonwealth, a jamais compris les règles du cricket ? Il reste l’élégance de arbitres coiffés de panamas et le masque des batteurs, casqués comme des footballeurs américains, dans ce sport où jamais on ne se touche. Un pick-up qui n’a pas osé le rouge remonte un bateau, affuté et lourdement motorisé, un bateau de guerre dont le nom sur la coque, en noir et en français est Assassin.
Bleu Les géographes ont décidé que la pointe où le continent rend les armes au sud délimitait deux océans, l’Indien à l’Est, l’Atlantique à l’Ouest. Cape Agulhas ne doit pas son nom aux aiguilles de pins qui seraient bien en peine de survivre ici, encore moins aux aiguilles de schiste, en première ligne, mais à l’observation des premiers marins portugais qui, croisant là il y a cinq siècles, constatèrent que l’aiguille des compas indiquait strictement le nord au passage de ce cap. Dans une ambiance de finisterre deux océans furieux s’affrontent-ils jour et nuit pour défendre leur territoire ou pour ne pas décevoir les géographes autour de ce méridien, le 20ème est, tranchant le continent et l’océan? En réalité, c’est là que se rencontrent le feu descendu de l’équateur et la glace remontée de l’Antarctique. L’Indien résiste refusant qu’on vienne geler ses côtes et contraignant le courant froid à remonter l’Atlantique. On accède au feu du phare par quatre volées d’échelles abruptes pour constater que les deux océans sont uniformément bleus. Plus loin, avec ses maisons de pêcheurs basses, chaulées comme en Irlande, Arniston malgré son R ne manque pas de charme.
Vert Les moutons sont des Suffolks et les vaches des Jersiaises, un ferry à chaîne doit nous permettre de traverser la Breede River tandis qu’un crachin persistant confirme l’impression d’être en Cornouaille en septembre. Mais le ferry, petite plate d’acier contenant deux voitures, est halé à bras d’hommes, trois Sisyphe noirs enchaînés à un câble.Successivement ils partent de la proue (réversible en poupe au retour, mais est-ce encore un bateau, qui jamais ne quitte son ancre?), enroulent, comme les bolas d’un gaucho, une chaîne lestée autour du filin d’acier, enfilent le baudrier et se dirigent vers la poupe. Arrivés là, ils recommencent. Je m’harnache, je hale, j’ahane, pourrais-je être plus blanc sous le harnais ? Sur l’autre rive, un cow-boy noir en bleu chevauche un quad jaune pour, décrivant d’amples demi-cercles, rassembler des bovins indociles. Sur les collines, les parcelles immenses sont d’un vert infini, les élevages d’autruches alternent avec ceux de moutons.
Jaune Cette vaste ferme du Baavianskloof, dans l’est du Karoo, propose des emplacements de camping. Comme vous êtes seuls, vous choisissez la vue sur les croupes de grès rose que, tout à l’heure, le soleil enflammera. Il est temps de penser au feu. Courbé dans les taillis d’acacias vous voilà en quête, quelques branches, menu fretin, pas de quoi faire des étincelles, jusqu’au moment où vous devinez la dépouille d’un jeune acacia, abattu depuis longtemps. Il est deux fois plus long que vous et en pèse bien la moitié. Vous lui racontez des histoires, que vous allez le réchauffer, l’incinérer, bref, lui offrir une sépulture le soustrayant aux milliers de bestioles qui le rongent, pour l’amadouer, pour qu’il vous épargne d’une épine lorsque vous le prendrez à l’épaule. Mais un arbre seul n’a jamais fait un feu. Deux souches, légères tant elles sont minées, tant elles ont nourri, seront ses compagnes de bûcher. Maître de cérémonie, vous appariez les souches puis formez un trio avec le tronc : elles l’auront vite coupé en deux. Vous voilà avec quatre morceaux, la fête peut commencer. Une souche en flamme sur les braises, les deux troncs en croix par-dessus, la dernière souche enfin. Feu d’artifice. Bilan probable malgré les sommations (sommations :heurter le bois contre le sol attendre pour permettre aux habitants de quitter les lieux et chercher une autre cantine, recommencer jusqu’à évacuation totale), quelques dizaines de fourmis et consorts.
Noir & Blanc Dans les cuisines de ce restaurant réputé une brigade de onze, en plein coup de feu : cinq métis, quatre noirs, deux blancs, huit hommes, trois femmes, deux en surpoids, un hypocondriaque. Silence absolu dans les rangs, seul le chef lance sèchement des ordres précis. Ce qu’il a commandé arrive de toutes parts devant lui qui se réserve, outre le contrôle, d’apposer la touche finale : citron vert, branche d’aneth, crustacé en extension.Les serveurs enlèvent à la volée. La région s’enorgueillit de ses moules, va pour une sea food crispy pizza : les moules doivent-elle leur taille à la présence de la raffinerie de pétrole voisine qu’on dit être la plus grande du monde ? Quant à la pâte, elle est beaucoup moins craquante que la mariée, en séance de photos sur fond de soleil couchant sur l’océan. C’est Valentine’s Day. A une portée de fusil d’ici, dans une grotte avec vue sur mer imprenable, on a récemment mis à jour des artéfacts utilisés par mes aïeux il y a 165 000ans. Les chercheurs n’en ont pas terminé l’inventaire mais savent d’ores et déjà que les coquillages formaient la part du lion du menu.
Rouge Le bleu du bâtiment pourrait prolonger celui de l’Océan mais l’eau du port est rouge. Dix requins pantelants gisent en plein soleil, à même le quai, devant l’entrée d’un fish &chips. Un ouvrier les arrose à jet continu évacuant dans le port ce qu’il leur reste de sang. Au moment où je sors un appareil photo un homme accourt, inquiet, et m’assure que ces requins n’appartiennent pas à une espèce protégée ; il est très convaincant bien que ne portant pas de harpon. Un camion arrive et les embarque au palan : ils partent en Australie, tous frais payés. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer la couleur de l’eau. Une usine de conditionnement de sardines occupe le quai suivant, alimentée à flots continu par les bateaux : ce sont ses rejets qui colorent le port. On comprend mieux dans quel piège ont été pris ces malheureux requins qui n’ont pas eu la bonne idée d’appartenir à une espèce protégée. Cette marée sanglante fait le bonheur de dizaines de pêcheurs alignés surla jetée et qui relèvent, à chaque lancer de cuiller, des hadas qui se trouvent être d’autres victimes collatérales de la pêche à ces abruties de sardines : qui apprendra aux sardines à voyager individuellement plutôt qu’en boule affolée. Mis en appétit, nous choisissons un autre caboulot et optons pour un… fish & chips, sans requins sur la terrasse. L’écran géant retransmet un match de cricket opposant l’Afrique du Sud à… l’Australie. Qui, hors du Commonwealth, a jamais compris les règles du cricket ? Il reste l’élégance de arbitres coiffés de panamas et le masque des batteurs, casqués comme des footballeurs américains, dans ce sport où jamais on ne se touche. Un pick-up qui n’a pas osé le rouge remonte un bateau, affuté et lourdement motorisé, un bateau de guerre dont le nom sur la coque, en noir et en français est Assassin.
Bleu Les géographes ont décidé que la pointe où le continent rend les armes au sud délimitait deux océans, l’Indien à l’Est, l’Atlantique à l’Ouest. Cape Agulhas ne doit pas son nom aux aiguilles de pins qui seraient bien en peine de survivre ici, encore moins aux aiguilles de schiste, en première ligne, mais à l’observation des premiers marins portugais qui, croisant là il y a cinq siècles, constatèrent que l’aiguille des compas indiquait strictement le nord au passage de ce cap. Dans une ambiance de finisterre deux océans furieux s’affrontent-ils jour et nuit pour défendre leur territoire ou pour ne pas décevoir les géographes autour de ce méridien, le 20ème est, tranchant le continent et l’océan? En réalité, c’est là que se rencontrent le feu descendu de l’équateur et la glace remontée de l’Antarctique. L’Indien résiste refusant qu’on vienne geler ses côtes et contraignant le courant froid à remonter l’Atlantique. On accède au feu du phare par quatre volées d’échelles abruptes pour constater que les deux océans sont uniformément bleus. Plus loin, avec ses maisons de pêcheurs basses, chaulées comme en Irlande, Arniston malgré son R ne manque pas de charme.
Vert Les moutons sont des Suffolks et les vaches des Jersiaises, un ferry à chaîne doit nous permettre de traverser la Breede River tandis qu’un crachin persistant confirme l’impression d’être en Cornouaille en septembre. Mais le ferry, petite plate d’acier contenant deux voitures, est halé à bras d’hommes, trois Sisyphe noirs enchaînés à un câble.Successivement ils partent de la proue (réversible en poupe au retour, mais est-ce encore un bateau, qui jamais ne quitte son ancre?), enroulent, comme les bolas d’un gaucho, une chaîne lestée autour du filin d’acier, enfilent le baudrier et se dirigent vers la poupe. Arrivés là, ils recommencent. Je m’harnache, je hale, j’ahane, pourrais-je être plus blanc sous le harnais ? Sur l’autre rive, un cow-boy noir en bleu chevauche un quad jaune pour, décrivant d’amples demi-cercles, rassembler des bovins indociles. Sur les collines, les parcelles immenses sont d’un vert infini, les élevages d’autruches alternent avec ceux de moutons.
Jaune Cette vaste ferme du Baavianskloof, dans l’est du Karoo, propose des emplacements de camping. Comme vous êtes seuls, vous choisissez la vue sur les croupes de grès rose que, tout à l’heure, le soleil enflammera. Il est temps de penser au feu. Courbé dans les taillis d’acacias vous voilà en quête, quelques branches, menu fretin, pas de quoi faire des étincelles, jusqu’au moment où vous devinez la dépouille d’un jeune acacia, abattu depuis longtemps. Il est deux fois plus long que vous et en pèse bien la moitié. Vous lui racontez des histoires, que vous allez le réchauffer, l’incinérer, bref, lui offrir une sépulture le soustrayant aux milliers de bestioles qui le rongent, pour l’amadouer, pour qu’il vous épargne d’une épine lorsque vous le prendrez à l’épaule. Mais un arbre seul n’a jamais fait un feu. Deux souches, légères tant elles sont minées, tant elles ont nourri, seront ses compagnes de bûcher. Maître de cérémonie, vous appariez les souches puis formez un trio avec le tronc : elles l’auront vite coupé en deux. Vous voilà avec quatre morceaux, la fête peut commencer. Une souche en flamme sur les braises, les deux troncs en croix par-dessus, la dernière souche enfin. Feu d’artifice. Bilan probable malgré les sommations (sommations :heurter le bois contre le sol attendre pour permettre aux habitants de quitter les lieux et chercher une autre cantine, recommencer jusqu’à évacuation totale), quelques dizaines de fourmis et consorts.
Noir & Blanc Dans les cuisines de ce restaurant réputé une brigade de onze, en plein coup de feu : cinq métis, quatre noirs, deux blancs, huit hommes, trois femmes, deux en surpoids, un hypocondriaque. Silence absolu dans les rangs, seul le chef lance sèchement des ordres précis. Ce qu’il a commandé arrive de toutes parts devant lui qui se réserve, outre le contrôle, d’apposer la touche finale : citron vert, branche d’aneth, crustacé en extension.Les serveurs enlèvent à la volée. La région s’enorgueillit de ses moules, va pour une sea food crispy pizza : les moules doivent-elle leur taille à la présence de la raffinerie de pétrole voisine qu’on dit être la plus grande du monde ? Quant à la pâte, elle est beaucoup moins craquante que la mariée, en séance de photos sur fond de soleil couchant sur l’océan. C’est Valentine’s Day. A une portée de fusil d’ici, dans une grotte avec vue sur mer imprenable, on a récemment mis à jour des artéfacts utilisés par mes aïeux il y a 165 000ans. Les chercheurs n’en ont pas terminé l’inventaire mais savent d’ores et déjà que les coquillages formaient la part du lion du menu.
États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande"
suite en page 4
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.
Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.
De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del Sol
A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll Bridge
Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer
Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassin
Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles
Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol
Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferry
Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la dune
Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand Héron
Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David Crockett
Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...
Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite
Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiers
On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo
Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio Cruises
C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !
Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission Concepcion
La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San José
Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de Espada
Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !
Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.
Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.
Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle o��, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.
Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.
De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deer
Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big Room
Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaire
Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonne
Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes
Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens
Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicain
La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changent
Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui change
Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.
Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali Flat
Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque
Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent
Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada.
Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noir
Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parc
Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrain
Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourde
Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.
Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur
Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?
Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes
Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
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Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del SolA la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll BridgeNous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassinLe retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferryPadre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la duneLes 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand HéronNous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David CrockettEt ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visiteIl faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiersOn peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'AlamoMais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio CruisesC'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission ConcepcionLa mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San JoséDes travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de EspadaAh, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle o��, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deerMardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big RoomNous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaireLe spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonneLes concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiensEt les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicainLa route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changentAprès 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui changeNous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali FlatQuelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presqueEntre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutentPourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada. Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noirJuste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parcEnvironnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrainLe programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourdeNous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettesLà se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
Dans 10 ans, la Thaïlande, vous la voyez comment?
Ceux qui decouvrent la Thailande aujourd'hui en reviennent emerveilles..Ceux qui l'ont connus dans les annees 80 et 90 a l'epoque ou le portable et internet n'existaient pas ou presque, pourraient temoigner que c'etait quel que soit l'endroit ou on se trouvait un "vrai paradis"..Il est donc naturel que la nostalgie grandisse quand on voit dans quel sens et a quelle vitesse les choses evoluent.😕
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Avis sur itinéraire Las Vegas et Californie en avril 2008
coucou à tous !
le grand départ se rapproche et quelques questions ne trouvent pas de réponse "évidente" avec la fonction "rechercher", je me permets donc de vous soumettre notre itinéraire et de vous poser quelques questions, tous les avis sont les bienvenus, merci 😉
6 avril : arrivée à LV, nuits à l'excalibur 7 avril : mariage donc journée bien occuppée (papiers, location costume) 7 avril : LV ; visite de valley of fire et/ou red rock canyon pendant la journée, lequel me conseillez vous ? est ce que cela vaut plus le coup de prendre un "tour" ou de louer une voiture (nous partons à 1 dizaine...) ? 9 avril aprem : départ vers San Francisco avec Virgin America
9 avril soir au 13 avril : visite de SF, avec of course visite de "nuit" de Alcatraz, la messe gospel le dimanche matin, visite des différents quartiers etc... nous sommes intéréssés par le Movie's tour (tour en bus avec extraits de films tournés à SF) est ce que quelqu'un l'a fait ? c'est assez cher, est ce que cela "vaut le coup" ?
13 avril aprem : récupération de la voiture de loc et direction LA via la côte 14 avril : santa cruz, carmel, monterey ? 15 avril : visite hearst castle (avis ?), santa barbara ? 16 avril : santa monica, venice beach ? viste de catalina island ? (des avis) 17 avril : LA, visite studios Warner (des avis ?) et visite hollywood etc, nuit à LA (orbit hostel sur melrose) 18 avril : universal studios, nuit à LA (orbit hostel sur melrose) départ le 19 avril à 8h du mat'
Ce sont surtout les jours 14 15 et 16 avril qui sont pour assez difficiles à "dégrossir" car nous avons du mal à nous rendre compte des distances et des "priorités" dans les visites, toutefois nous ne souhaitons pas trop speeder, ne pas réserver d'hotel à l'avance, mais tout de même essayer de voir le "must" de cette côte mythique.
Merci d'avance pour vos réponses et merci à VF et à ses membres pour tous vos conseils "indirects" !
le grand départ se rapproche et quelques questions ne trouvent pas de réponse "évidente" avec la fonction "rechercher", je me permets donc de vous soumettre notre itinéraire et de vous poser quelques questions, tous les avis sont les bienvenus, merci 😉
6 avril : arrivée à LV, nuits à l'excalibur 7 avril : mariage donc journée bien occuppée (papiers, location costume) 7 avril : LV ; visite de valley of fire et/ou red rock canyon pendant la journée, lequel me conseillez vous ? est ce que cela vaut plus le coup de prendre un "tour" ou de louer une voiture (nous partons à 1 dizaine...) ? 9 avril aprem : départ vers San Francisco avec Virgin America
9 avril soir au 13 avril : visite de SF, avec of course visite de "nuit" de Alcatraz, la messe gospel le dimanche matin, visite des différents quartiers etc... nous sommes intéréssés par le Movie's tour (tour en bus avec extraits de films tournés à SF) est ce que quelqu'un l'a fait ? c'est assez cher, est ce que cela "vaut le coup" ?
13 avril aprem : récupération de la voiture de loc et direction LA via la côte 14 avril : santa cruz, carmel, monterey ? 15 avril : visite hearst castle (avis ?), santa barbara ? 16 avril : santa monica, venice beach ? viste de catalina island ? (des avis) 17 avril : LA, visite studios Warner (des avis ?) et visite hollywood etc, nuit à LA (orbit hostel sur melrose) 18 avril : universal studios, nuit à LA (orbit hostel sur melrose) départ le 19 avril à 8h du mat'
Ce sont surtout les jours 14 15 et 16 avril qui sont pour assez difficiles à "dégrossir" car nous avons du mal à nous rendre compte des distances et des "priorités" dans les visites, toutefois nous ne souhaitons pas trop speeder, ne pas réserver d'hotel à l'avance, mais tout de même essayer de voir le "must" de cette côte mythique.
Merci d'avance pour vos réponses et merci à VF et à ses membres pour tous vos conseils "indirects" !
Le jeu de la photo à retrouver continue...
Bonjour,
Il y a quelques jours nous nous demandions si nous devions ouvrir une nouvelle discussion car les pages à la recherche de la photo ne cessaient d'augmenter et la décision vient d'être prise par VF qui a fermé la discussion...
Elle se terminait par une photo d'Akrotiri de MoniqueM, un site qui a bien évolué depuis que je l'ai vu en 1979 !!!
C'est parti pour une centaine de pages de recherche... Quelle est la première destination ?

Il y a quelques jours nous nous demandions si nous devions ouvrir une nouvelle discussion car les pages à la recherche de la photo ne cessaient d'augmenter et la décision vient d'être prise par VF qui a fermé la discussion...
Elle se terminait par une photo d'Akrotiri de MoniqueM, un site qui a bien évolué depuis que je l'ai vu en 1979 !!!
C'est parti pour une centaine de pages de recherche... Quelle est la première destination ?

D'Aswan à Khartoum, janvier 2019
Pour éviter de faire 2 fois la route et pour voir Philae que nous n'avions pas visité lors de notre 1ère venue à Aswan en 2011 où nous avions pris une felouque pour descendre le Nil jusque Edfou( génial ) j'ai décidé de remonter le Nil depuis l'Egypte .
Ma canne anglaise ayant franchi les contrôles sans trop de Pb nous voici à Asw à l'hôtel Keylani , modeste mais propre . Petit dej modeste également , puis discussion avec un voyagiste local convoqué à ma demande pour organiser notre voyage jusqu'à Wadi-Halfa porte d'entrée au Soudan . J'avais passé un temps fou pour l'organiser depuis la France : en vain. Là en trois coups de cuillère à pot c'était réglé . Le car pour les touristes part à 4h du mat.!!!J'ai jamais été foutu de me lever si tôt sauf urgence ; en fait le car part en convoi militaire . je discute dur et j'apprends qu'il y a un bus local qui part à 8h30 à moitié prix sans convoi adopté ! Puis nous partons à Philae avec Geffrey , un Ecossais rencontré à l_' hôtel . Première surprise une présence policière incroyable avec cabanons de béton tous les 500m et automitrailleuses à l'abri du soleil à côté . Le taxi nous fait passer par la grande digue sans intérêt mais payante . Enfin arrivée au débarcadère (pas un touriste ) où Geffrey marchande comme un fou la traversée et où nous récupérons un espagnol muy sympatico . Philae pour nous seuls ou presque vraiment chouette . Retour à Asw où Geffrey nous propose d'aller en felouque visiter les îles . O.K. remarchandage forcené . La felouque se traine et finit par s'arrêter faute de vent vers l'autre côté du Nil . Pas vu les îles mais nous assistons à un coucher de soleil splendide . Un collègue de nos marins d'eau douce , motorisé , nous remorque jusqu'à la rive . Je hèle un taxi collectif qui nous amène au " Salah ed Din " , repéré dans le petit Fûté , pour nous remettre de nos émotions : excellent et mérité . Retour à l'hôtel tout proche par le souk où en passant j'achète un superbe jean , égyptien garanti .
Vers l'Orient dans les années 1970
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
« Suite au prochain numéro ! »
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
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Octobre 2014, première fois dans l'Ouest américain
Présentation
Moi, c’est Christophe, bientôt 33 ans, Vendéen, je suis développeur informatique dans le jeu-vidéo. Il y a un an jour pour jour, le 05 Octobre 2014, je partais pour mon premier vrai voyage à l'étranger : 3 semaines dans l'ouest des Etats-Unis ! En voici l’histoire.
Les Préparations
L’aventure commença en Mars/Avril 2014 ou l’envie me prend de partir, faire un break, me changer les idées. Je décide donc de réaliser un rêve que j’ai depuis longtemps, faire un tour aux Etats-Unis et plus particulièrement l’Est, New-York/Washington/Miami. Je n’ai personne pour m’accompagner, c’est la première fois que je m’organise un voyage, je commence donc à regarder ce que propose internet, circuits organisés, tarifs etc…
Mais cela ne me convient pas puis je commence à regarder les blogs pour avoir plus d’infos et découvre qu’il existe des sites/forums qui proposent de placer des annonces pour rencontrer d’autres personnes ayant les même projets. C’est à ce moment que je découvre le site du routard, voyage-forum et d’autres. Peu de personnes proposent l’Est alors je réponds à des annonces pour l’Ouest puis poste la mienne, très vite je rentre en contact avec une dizaine de personnes dont deux sortent très vite du lot, Alexandre et Yoann qui veulent eux aussi faire un road trip dans l’ouest.
Après plusieurs mails et sessions Skype nous nous rencontrons une journée à Bordeaux fin juin, nous discutons, apprenons à nous connaître, parlons des lieux à visiter etc… Nous sommes tous les trois ok pour partir ensemble, je propose un éventuel quatrième compagnon afin d’alléger les prix, ils sont d’accord. Je remis alors une annonce et répondu à d’autres et une personne accepte très vite de nous accompagner : Olivia. Elle prévoit un plus long voyage mais sera sur la côte ouest sur la même période.
Nous continuons nos échanges, préparons un trajet etc… Puis Alexandre se désiste pour des raisons personnelles. Olivia, Yoann et moi décidons alors de rechercher un remplaçant, et rencontrons Séverine. A ce moment-là nous cherchons et réservons les logements, la voiture, les billets d’avions. Mais à une semaine du départ, elle nous annonce qu’elle ne pourra venir, elle a une blessure au pied qui l’oblige à avoir des béquilles, elle ne pourra pas conduire et ne veut pas nous ralentir. Nous serons donc au final que trois et cela ne sera pas plus mal.
Le Trajet
Pour le parcours nous avons décidé de laisser faire nos envies et selon les événements prévus ou imprévus et surtout par rapport aux dates que nous avons fixé, en effet nous avons réservé uniquement dans les grandes villes.
- 05 : Maison – Nantes – Paris – San Francisco - 06-07-08 : San Francisco - 09 : San Francisco – Oakhurst - 10 : Yosemite – Mammoth Lakes - 11 : Mammoth Lakes – Death Valley – Las Vegas - 12 : Las Vegas - 13 : Las Vegas – Springdale - 14 : Zion - Hatch - 15 : Bryce Canyon – Page - 16 : Lac Powell - 17 : Antelope Canyon – Mexican Hat - 18 : Monument Valley – Four Corner – Monticello - 19 : Canyon Land – Moab - 20 : Arches – Flagstaff - 21 : Grand Canyon – Williams - 22 : Williams – Seligman – Bagdad Cafe – Los Angeles - 23/24 : Los Angeles - 25/26 : Los Angeles – Paris – Nantes – Maison
Le départ
Le 05 Octobre 2014, c’est le jour du départ, je me lève très tôt, l’aéroport de Nantes est à une heure de route, c’est ma sœur et mon beau-frère qui m’amène et je dois y être pour 6 H du matin, l’avion décollant à 8 H direction Paris Charles de Gaulle. C’est la première fois que je prends l'avion. Je suis ravi, mais la sensation d'oreilles bouchées après le décollage me perturbe, qu'est-ce qu'il se passe ? Rien de bien méchant me dit ma voisine de siège, c'est l'altitude, il faut juste bailler ou faire sembler et les oreilles se débouchent. Premier point positif, je n'ai pas peur de l'avion et j'aime plutôt ça. Arrivé à Paris, j'attends Yoann, qui lui arrive de Bordeaux une heure après moi, puis nous nous rendons à la porte d’embarquement de notre prochain vol, Il me guide car il connaît déjà et nous patientons calmement. Puis l’heure est enfin arrivé, nous montons à bord du plus gros avion actuellement en circulation : l’A380.

Tout se passe bien, l’avion part à l’heure, pour m’occuper je commence à regarder ce que propose l’écran devant moi, jeux, films, le plan de vol et même une vue de l’avion en vol.

Les repas sont bons, je ferme les yeux pour me reposer mais je n’arrive pas à dormir. Puis je regarde de temps à autre à travers le hublot et là que dire, c’est magnifique, nous sommes au-dessus de l’Islande avec ses montagnes enneigées.

Après 11 heures de vol, le commandant de bord indique qu’il commence la descente, je ne lâche plus le hublot et regarde admirativement les paysages que nous survolons. Des grandes étendues désertiques, des montagnes, des lacs, des villes et puis La Ville : San Francisco et son fameux Golden Gates. Merveilleux, ça y’est enfin j’arrive.


L’atterrissage se passe très bien, nous passons l’immigration assez rapidement, récupérons nos bagages et voilà nous sortons de l’aéroport pour fouler le sol américain, la première fois pour moi, que du bonheur.

A suivre ...
Moi, c’est Christophe, bientôt 33 ans, Vendéen, je suis développeur informatique dans le jeu-vidéo. Il y a un an jour pour jour, le 05 Octobre 2014, je partais pour mon premier vrai voyage à l'étranger : 3 semaines dans l'ouest des Etats-Unis ! En voici l’histoire.
Les Préparations
L’aventure commença en Mars/Avril 2014 ou l’envie me prend de partir, faire un break, me changer les idées. Je décide donc de réaliser un rêve que j’ai depuis longtemps, faire un tour aux Etats-Unis et plus particulièrement l’Est, New-York/Washington/Miami. Je n’ai personne pour m’accompagner, c’est la première fois que je m’organise un voyage, je commence donc à regarder ce que propose internet, circuits organisés, tarifs etc…
Mais cela ne me convient pas puis je commence à regarder les blogs pour avoir plus d’infos et découvre qu’il existe des sites/forums qui proposent de placer des annonces pour rencontrer d’autres personnes ayant les même projets. C’est à ce moment que je découvre le site du routard, voyage-forum et d’autres. Peu de personnes proposent l’Est alors je réponds à des annonces pour l’Ouest puis poste la mienne, très vite je rentre en contact avec une dizaine de personnes dont deux sortent très vite du lot, Alexandre et Yoann qui veulent eux aussi faire un road trip dans l’ouest.
Après plusieurs mails et sessions Skype nous nous rencontrons une journée à Bordeaux fin juin, nous discutons, apprenons à nous connaître, parlons des lieux à visiter etc… Nous sommes tous les trois ok pour partir ensemble, je propose un éventuel quatrième compagnon afin d’alléger les prix, ils sont d’accord. Je remis alors une annonce et répondu à d’autres et une personne accepte très vite de nous accompagner : Olivia. Elle prévoit un plus long voyage mais sera sur la côte ouest sur la même période.
Nous continuons nos échanges, préparons un trajet etc… Puis Alexandre se désiste pour des raisons personnelles. Olivia, Yoann et moi décidons alors de rechercher un remplaçant, et rencontrons Séverine. A ce moment-là nous cherchons et réservons les logements, la voiture, les billets d’avions. Mais à une semaine du départ, elle nous annonce qu’elle ne pourra venir, elle a une blessure au pied qui l’oblige à avoir des béquilles, elle ne pourra pas conduire et ne veut pas nous ralentir. Nous serons donc au final que trois et cela ne sera pas plus mal.
Le Trajet
Pour le parcours nous avons décidé de laisser faire nos envies et selon les événements prévus ou imprévus et surtout par rapport aux dates que nous avons fixé, en effet nous avons réservé uniquement dans les grandes villes.
- 05 : Maison – Nantes – Paris – San Francisco - 06-07-08 : San Francisco - 09 : San Francisco – Oakhurst - 10 : Yosemite – Mammoth Lakes - 11 : Mammoth Lakes – Death Valley – Las Vegas - 12 : Las Vegas - 13 : Las Vegas – Springdale - 14 : Zion - Hatch - 15 : Bryce Canyon – Page - 16 : Lac Powell - 17 : Antelope Canyon – Mexican Hat - 18 : Monument Valley – Four Corner – Monticello - 19 : Canyon Land – Moab - 20 : Arches – Flagstaff - 21 : Grand Canyon – Williams - 22 : Williams – Seligman – Bagdad Cafe – Los Angeles - 23/24 : Los Angeles - 25/26 : Los Angeles – Paris – Nantes – Maison
Le départ
Le 05 Octobre 2014, c’est le jour du départ, je me lève très tôt, l’aéroport de Nantes est à une heure de route, c’est ma sœur et mon beau-frère qui m’amène et je dois y être pour 6 H du matin, l’avion décollant à 8 H direction Paris Charles de Gaulle. C’est la première fois que je prends l'avion. Je suis ravi, mais la sensation d'oreilles bouchées après le décollage me perturbe, qu'est-ce qu'il se passe ? Rien de bien méchant me dit ma voisine de siège, c'est l'altitude, il faut juste bailler ou faire sembler et les oreilles se débouchent. Premier point positif, je n'ai pas peur de l'avion et j'aime plutôt ça. Arrivé à Paris, j'attends Yoann, qui lui arrive de Bordeaux une heure après moi, puis nous nous rendons à la porte d’embarquement de notre prochain vol, Il me guide car il connaît déjà et nous patientons calmement. Puis l’heure est enfin arrivé, nous montons à bord du plus gros avion actuellement en circulation : l’A380.

Tout se passe bien, l’avion part à l’heure, pour m’occuper je commence à regarder ce que propose l’écran devant moi, jeux, films, le plan de vol et même une vue de l’avion en vol.

Les repas sont bons, je ferme les yeux pour me reposer mais je n’arrive pas à dormir. Puis je regarde de temps à autre à travers le hublot et là que dire, c’est magnifique, nous sommes au-dessus de l’Islande avec ses montagnes enneigées.

Après 11 heures de vol, le commandant de bord indique qu’il commence la descente, je ne lâche plus le hublot et regarde admirativement les paysages que nous survolons. Des grandes étendues désertiques, des montagnes, des lacs, des villes et puis La Ville : San Francisco et son fameux Golden Gates. Merveilleux, ça y’est enfin j’arrive.


L’atterrissage se passe très bien, nous passons l’immigration assez rapidement, récupérons nos bagages et voilà nous sortons de l’aéroport pour fouler le sol américain, la première fois pour moi, que du bonheur.

A suivre ...
Découverte de l'Ouest américain, avec enfants (juillet 2017)
Bonjour à toutes et à tous !
Et merci déjà à tout le monde pour toutes les informations disponibles au sein de ce forum !
Nous sommes une famille avec deux enfants de 10 et 12 ans, habitués à randonner, en train d’organiser notre premier voyage dans l’ouest américain en juillet 2017. Adeptes de grands espaces et de nature, nous n’avons pas inclus de grandes villes à visiter hormis Las Vegas, d’où nous commencerons notre voyage.
Concernant les logements, nous camperons en partie afin d’être situé au mieux dans certains parcs et profiter ainsi des belles lumières du matin et du soir.
Concernant le véhicule, nous pensons louer un fullsize SUV, voire un premium SUV, afin d’avoir le maximum de chances d’obtenir un vrai 4x4 avec vitesses courtes pour les différentes pistes prévues. Est-ce la bonne stratégie ? Nous pensions passer par Alamo mais il ne me semble malheureusement pas qu’il soit possible d’avoir ces catégories pour une location de Las Vegas à Jackson Hole…
Au niveau du programme, nous hésitons entre les 2 possibilités ci-dessous, avec une préférence pour la variante 1 à priori...
Partie identique :
J01 Suisse > Las Vegas Programme : Arrivée en fin de journée
J02 Las Vegas > Las Vegas Programme : Las Vegas - Red Rock Canyon
J03 Las Vegas > Death Valley Programme : Death Valley
J04 Death Valley > Valley of Fire Programme : Death Valley - Valley of Fire
J05 Valley of Fire > Snow Canyon Programme : Valley of Fire - Snow Canyon
J06 Snow Canyon > Zion Programme : Snow Canyon - Zion
J07 Zion > Zion Programme : Zion
J08 Zion > Bryce Canyon Programme : Cedar Breaks - Red Canyon - Bryce
J09 Bryce Canyon > Kodachrom Basin Programme : Bryce - Kodachrom Basin
J10 Kodachrom Basin > Page Programme : Cottonwood Canyon Road - Old Paria - Paria Rimrocks
J11 Page > Page Programme : Antelope Canyon - Horseshoe Bend - Lake Powel - Alstrom Point
J12 Page > Page Programme : Wire Pass - Coyote Buttes North ou Edmaier’s Secret
J13 Page > Grand Canyon North Rim Programme : Coyote Buttes South - White Pocket
Variante 1 :
J14 Grand Canyon North Rim > Bryce Canyon Programme : Grand Canyon North Rim - Coral Pink SD - Bryce
J15 Bryce Canyon > Escalante Programme : Bryce - Mossy Cave - Peek-A-Boo & Spooky Gulch - Devil’s Garden
J16 Escalante > Capitol Reef Programme : Burr Trail Road - Fruita Aera - Scenic Drive
J17 Capitol Reef > Cathedral Valley Programme : Fruita Aera - Cathedral Valley
J18 Cathedral Valley > Goblin Valley Programme : Cathedral Valley - Little Wild Horse Canyon - Goblin Valley
J19 Goblin Valley > Monument Valley Programme : Little Egypt - Natural Bridges - Moki Dugway - Monument Valley Drive
J20 Monument Valley > The Needles Programme : Gooseneck - Muley Point - Valley of The Gods - The Needles
J21 The Needles > Dead Horse Point Programme : The Needles - Fishers Tower - Dead Horse Point Overlook
J22 Dead Horse Point > Moab Programme : Dead Horse Point - Island in The Sky - Arches
J23 Moab > Moab Programme : Arches
J24 Moab > Dinosaur Programme : Dinosaur
J25 Dinosaur > Jackson Hole Programme : Dinosaur - Flamming Gorge
Variante 2 :
J14 Grand Canyon North Rim > Grand Canyon South Rim Programme : Grand Canyon North Rim - Grand Canyon South Rim
J15 Grand Canyon South Rim > Monument Valley Programme : Grand Canyon South Rim - Coal Mine - Monument Valley
J16 Monument Valley > The Needles Programme : Gooseneck - Muley Point - Valley of The Gods - Moki Dugway - Valley of The Gods - Natural Brides
J17 The Needles > Dead Horse Point Programme : The Needles - Fishers Tower - Dead Horse Point Overlook
J18 Dead Horse Point > Moab Programme : Dead Horse Point - Island in The Sky - La Sal Mountains
J19 Moab > Moab Programme : Arches
J20 Moab > Goblin Valley Programme : Arches - Little Wild Horse Canyon - Goblin Valley
J21 Goblin Valley > Capitol Reef Programme : Little Wild Horse Canyon - Fruita Aera - Scenic Drive
J22 Capitol Reef > Cathedral Valley Programme : Fruita Aera - Cathedral Valley
J23 Cathedral Valley > Escalante Programme : Cathedral Valley - Burr Trail Road - Devil’s Garden
J24 Escalante > Bryce Canyon Programme : Peek-A-Boo & Spooky Gulch - Mossy Cave - Bryce Canyon
J25 Bryce Canyon > Jackson Hole Programme : Jackson Hole
Partie identique :
J26 Jackson Hole > Yellowstone Programme : Yellowstone
J27 Yellowstone > Yellowstone Programme : Yellowstone
J28 Yellowstone > Yellowstone Programme : Yellowstone
J29 Yellowstone > Grand Teton Programme : Yellowstone - Grand Teton
J30 Yellowstone > Jackson Hole > Suisse Programme : Départ en début d’après-midi
Quelques réflexions sur les parcours prévus à ce stade :
- Le J05 est peut-être un peu léger avec la fin de Valley of Fire le matin et Snow Canyon ensuite ? Ou alors intégrer Yant Flat entre deux ? Ou encore rejoindre directement Zion en fin de journée pour avoir 2 jours pleins sur Zion ensuite, mais sans pouvoir profiter d’une moins belle lumière le soir à Snow Canyon du coup…
- La variante 1 offre 2 possibilités de faire la Cotonwood Canyon Road, que nous souhaitons vraiment pouvoir faire, au cas où elle était impraticable la première fois. Cela complique du coup un peu les choses car on descend de Bryce vers Page puis on remonte... Elle permet aussi d’emprunter la Scenic Drive 95 depuis Hanksville. Et, en terminant par Moab, de découvrir Dinosaur en remontant sur Jackson Hole.
- La variante 2 permet de découvrir la North Rim et la South Rim du Grand Canyon. Je ne suis par contre pas sûr que ce soit une bonne idée d’enchaîner les deux, du moins dans ce sens. Peut-être vaut-il mieux rester sur l’ambiance plus calme offerte par la North Rim et gagner une journée du coup à placer ailleurs ? Cette variante laisse un peu plus de temps dans la région de Moab mais fait passer Dinosaur à la trappe. Et le trajet de Brye à Jackson Hole est long, Salt Lake City ne nous intéressant pas.
- La durée de 30 jours est idéale mais il me reste une petite marge d’une ou deux nuits à intégrer si jamais en fonction des idées ou des besoins. Comme à Page peut-être ou le programme est dense ?
Désolé pour le côté dense du message, mais les idées et questions se bousculent dans ma tête... Et un tout grand merci d’avance à toutes les personnes qui apporteront leur avis et autres idées et qui me permettrons de confirmer ou de modifier mes choix afin d’aboutir à un programme le plus cohérent possible et assez aéré afin de maximiser le temps à randonner et à découvrir les parcs dans de bonnes conditions. Tout reste ouvert pour l’instant.
Et merci déjà à tout le monde pour toutes les informations disponibles au sein de ce forum !
Nous sommes une famille avec deux enfants de 10 et 12 ans, habitués à randonner, en train d’organiser notre premier voyage dans l’ouest américain en juillet 2017. Adeptes de grands espaces et de nature, nous n’avons pas inclus de grandes villes à visiter hormis Las Vegas, d’où nous commencerons notre voyage.
Concernant les logements, nous camperons en partie afin d’être situé au mieux dans certains parcs et profiter ainsi des belles lumières du matin et du soir.
Concernant le véhicule, nous pensons louer un fullsize SUV, voire un premium SUV, afin d’avoir le maximum de chances d’obtenir un vrai 4x4 avec vitesses courtes pour les différentes pistes prévues. Est-ce la bonne stratégie ? Nous pensions passer par Alamo mais il ne me semble malheureusement pas qu’il soit possible d’avoir ces catégories pour une location de Las Vegas à Jackson Hole…
Au niveau du programme, nous hésitons entre les 2 possibilités ci-dessous, avec une préférence pour la variante 1 à priori...
Partie identique :
J01 Suisse > Las Vegas Programme : Arrivée en fin de journée
J02 Las Vegas > Las Vegas Programme : Las Vegas - Red Rock Canyon
J03 Las Vegas > Death Valley Programme : Death Valley
J04 Death Valley > Valley of Fire Programme : Death Valley - Valley of Fire
J05 Valley of Fire > Snow Canyon Programme : Valley of Fire - Snow Canyon
J06 Snow Canyon > Zion Programme : Snow Canyon - Zion
J07 Zion > Zion Programme : Zion
J08 Zion > Bryce Canyon Programme : Cedar Breaks - Red Canyon - Bryce
J09 Bryce Canyon > Kodachrom Basin Programme : Bryce - Kodachrom Basin
J10 Kodachrom Basin > Page Programme : Cottonwood Canyon Road - Old Paria - Paria Rimrocks
J11 Page > Page Programme : Antelope Canyon - Horseshoe Bend - Lake Powel - Alstrom Point
J12 Page > Page Programme : Wire Pass - Coyote Buttes North ou Edmaier’s Secret
J13 Page > Grand Canyon North Rim Programme : Coyote Buttes South - White Pocket
Variante 1 :
J14 Grand Canyon North Rim > Bryce Canyon Programme : Grand Canyon North Rim - Coral Pink SD - Bryce
J15 Bryce Canyon > Escalante Programme : Bryce - Mossy Cave - Peek-A-Boo & Spooky Gulch - Devil’s Garden
J16 Escalante > Capitol Reef Programme : Burr Trail Road - Fruita Aera - Scenic Drive
J17 Capitol Reef > Cathedral Valley Programme : Fruita Aera - Cathedral Valley
J18 Cathedral Valley > Goblin Valley Programme : Cathedral Valley - Little Wild Horse Canyon - Goblin Valley
J19 Goblin Valley > Monument Valley Programme : Little Egypt - Natural Bridges - Moki Dugway - Monument Valley Drive
J20 Monument Valley > The Needles Programme : Gooseneck - Muley Point - Valley of The Gods - The Needles
J21 The Needles > Dead Horse Point Programme : The Needles - Fishers Tower - Dead Horse Point Overlook
J22 Dead Horse Point > Moab Programme : Dead Horse Point - Island in The Sky - Arches
J23 Moab > Moab Programme : Arches
J24 Moab > Dinosaur Programme : Dinosaur
J25 Dinosaur > Jackson Hole Programme : Dinosaur - Flamming Gorge
Variante 2 :
J14 Grand Canyon North Rim > Grand Canyon South Rim Programme : Grand Canyon North Rim - Grand Canyon South Rim
J15 Grand Canyon South Rim > Monument Valley Programme : Grand Canyon South Rim - Coal Mine - Monument Valley
J16 Monument Valley > The Needles Programme : Gooseneck - Muley Point - Valley of The Gods - Moki Dugway - Valley of The Gods - Natural Brides
J17 The Needles > Dead Horse Point Programme : The Needles - Fishers Tower - Dead Horse Point Overlook
J18 Dead Horse Point > Moab Programme : Dead Horse Point - Island in The Sky - La Sal Mountains
J19 Moab > Moab Programme : Arches
J20 Moab > Goblin Valley Programme : Arches - Little Wild Horse Canyon - Goblin Valley
J21 Goblin Valley > Capitol Reef Programme : Little Wild Horse Canyon - Fruita Aera - Scenic Drive
J22 Capitol Reef > Cathedral Valley Programme : Fruita Aera - Cathedral Valley
J23 Cathedral Valley > Escalante Programme : Cathedral Valley - Burr Trail Road - Devil’s Garden
J24 Escalante > Bryce Canyon Programme : Peek-A-Boo & Spooky Gulch - Mossy Cave - Bryce Canyon
J25 Bryce Canyon > Jackson Hole Programme : Jackson Hole
Partie identique :
J26 Jackson Hole > Yellowstone Programme : Yellowstone
J27 Yellowstone > Yellowstone Programme : Yellowstone
J28 Yellowstone > Yellowstone Programme : Yellowstone
J29 Yellowstone > Grand Teton Programme : Yellowstone - Grand Teton
J30 Yellowstone > Jackson Hole > Suisse Programme : Départ en début d’après-midi
Quelques réflexions sur les parcours prévus à ce stade :
- Le J05 est peut-être un peu léger avec la fin de Valley of Fire le matin et Snow Canyon ensuite ? Ou alors intégrer Yant Flat entre deux ? Ou encore rejoindre directement Zion en fin de journée pour avoir 2 jours pleins sur Zion ensuite, mais sans pouvoir profiter d’une moins belle lumière le soir à Snow Canyon du coup…
- La variante 1 offre 2 possibilités de faire la Cotonwood Canyon Road, que nous souhaitons vraiment pouvoir faire, au cas où elle était impraticable la première fois. Cela complique du coup un peu les choses car on descend de Bryce vers Page puis on remonte... Elle permet aussi d’emprunter la Scenic Drive 95 depuis Hanksville. Et, en terminant par Moab, de découvrir Dinosaur en remontant sur Jackson Hole.
- La variante 2 permet de découvrir la North Rim et la South Rim du Grand Canyon. Je ne suis par contre pas sûr que ce soit une bonne idée d’enchaîner les deux, du moins dans ce sens. Peut-être vaut-il mieux rester sur l’ambiance plus calme offerte par la North Rim et gagner une journée du coup à placer ailleurs ? Cette variante laisse un peu plus de temps dans la région de Moab mais fait passer Dinosaur à la trappe. Et le trajet de Brye à Jackson Hole est long, Salt Lake City ne nous intéressant pas.
- La durée de 30 jours est idéale mais il me reste une petite marge d’une ou deux nuits à intégrer si jamais en fonction des idées ou des besoins. Comme à Page peut-être ou le programme est dense ?
Désolé pour le côté dense du message, mais les idées et questions se bousculent dans ma tête... Et un tout grand merci d’avance à toutes les personnes qui apporteront leur avis et autres idées et qui me permettrons de confirmer ou de modifier mes choix afin d’aboutir à un programme le plus cohérent possible et assez aéré afin de maximiser le temps à randonner et à découvrir les parcs dans de bonnes conditions. Tout reste ouvert pour l’instant.
Page: que faire à partir de 16h30 ou 17h30?
Bonjour,
Nous sommes toujours 4 (2 adultes 2 ado 15 et 17 ans)
Journée 4: Flagstaff - Monument Valley - Page.
J'imagine la journée : 6h debout - petit dèj 6h30 dans la voiture direction Monument Valley 10h Arrivée à Monument Valley visite pendant 3 h de Monument Valley et déjeuner 14h départ de Monument Valley 16h30 arrivée à Page
Plusieurs questions:
Est ce jouable de trouver en plein mois d'aout un petit dèj avaler en 1/2 h (ça veut dire pas de file d'attente)?
Je suis partie du principe que tous les midi c'est pique nique ou à emporter... nous ne mangeons d'ordinaire jamais jamais de fast food... ça va être dur... tous ça pour ne pas perdre trop de temps. Par contre le soir restau
Manger sur le pouce a Monument Valley est ce possible?
Est ce qu'on peu encore aller voir Antelope Canyon en arrivant à 16h30 ou 17h30 si le programme est trop serré... je serais plus attiré par cela que le lac Powell... de même j'aimerais voir Horseshoe Bend mais le soleil se couche à 18h05 et mon mari me dit que nous ne tiendrons jamais le rythme que j'envisage tous les jours
qu'en pensez-vous
Journée 4: Flagstaff - Monument Valley - Page.
J'imagine la journée : 6h debout - petit dèj 6h30 dans la voiture direction Monument Valley 10h Arrivée à Monument Valley visite pendant 3 h de Monument Valley et déjeuner 14h départ de Monument Valley 16h30 arrivée à Page
Plusieurs questions:
Est ce jouable de trouver en plein mois d'aout un petit dèj avaler en 1/2 h (ça veut dire pas de file d'attente)?
Je suis partie du principe que tous les midi c'est pique nique ou à emporter... nous ne mangeons d'ordinaire jamais jamais de fast food... ça va être dur... tous ça pour ne pas perdre trop de temps. Par contre le soir restau
Manger sur le pouce a Monument Valley est ce possible?
Est ce qu'on peu encore aller voir Antelope Canyon en arrivant à 16h30 ou 17h30 si le programme est trop serré... je serais plus attiré par cela que le lac Powell... de même j'aimerais voir Horseshoe Bend mais le soleil se couche à 18h05 et mon mari me dit que nous ne tiendrons jamais le rythme que j'envisage tous les jours
qu'en pensez-vous
Compte rendu: De Rome à Cape Town sur l’Ocean Princess - Aventure en Afrique de l’Ouest
Nous avons fait une superbe croisière... à itinéraire passablement exotique à partir de Rome: Maroc, Sénégal, Ghana, Togo, Bénin, Namibie (Walvis Bay, Luderitz), Afrique du Sud (le Cap) après quelques escales en Méditerranée dont Livourne, Cannes et Barcelone.
Au départ de ROME, on a longé la Côte atlantique de l’Afrique: du nord au sud. Voici notre itinéraire de voyage, la durée des escales et les «excursions choisies» s'il y a lieu:
Jour 1 - Rome - Port de Civitavecchia - départ à 17h
Jour 2 - Livourne – de 6h à 19h
Jour 3 - Cannes – 7h à 17h
Jour 4 - Barcelone – midi à 23h
Jour 5 - En mer
Jour 6 - Tanger (Maroc) - 8h à 17h – «Tanger & Horse Show»
Jour 7 - Casablanca (Maroc)
Jours 8 à 10 – En mer
Jour 11 - Dakar (Sénégal) – 8h à 18h - «Ile de Gorée»
Jours 12 à 14 – En mer
Jour 15 - Tema (Ghana) pour Accra – 7h à 18h - «Accra Sampler»
Jour 16 - Lomé (Togo) – 7h à 18h - «Lome Fetish Market & Kpalime»
Jour 17 - Cotonou (Bénin) – 7h à 18h - «Ouidah Capital & Ganvie»
Jours 18 à 21 – En mer (journées de repos très appréciées!)
Jour 22 -Walvis Bay (Namibie) -7h à 17h - «Swakopmund/Namibnaukluft/Walvis Bay»
Jour 23 - Luderitz (Namibie) – midi à 19h00 – «Kolmanskop, Ghost Town of the Namib»
Jours 24 et 25 – Cape Town (Afrique du Sud) – arrivée à midi; nuit au port
Jour 26 – Le Cap (Capetown) – Débarquement vers 7h00

Le Commandant a eu la chance d'obtenir la meilleure place du port pour amarrer au «Victoria & Alfred Waterfront» juste au pied du Table Bay Hotel!
Avant l'embarquement :
Fidèles à nos habitudes de croisière, nous sommes arrivés quelques jours avant l’embarquement (5 nuits à Rome) et sommes restés quelques nuits dans la ville du débarquement, soit 3 nuits au Cap (Cape Town) en Afrique du Sud. Nous avions déjà passé un mois en Afrique du Sud, sinon nous aurions prolongé ce séjour... - un pays superbe à découvrir!
Avant le départ, on s’inquiétait pour l’obtention des visas compte tenu du grand nombre de pays d'Afrique visités...😛, mais Princess Cruises s’est chargée entièrement de ce casse-tête pour nous - un service fort apprécié!
Cet itinéraire aura permis au «découvreur acharné» que je suis 😉 de visiter facilement et en tout confort des pays d'Afrique où je rêvais d’aller depuis longtemps, sans vraiment croire que j’en aurais la chance un jour…
À ma connaissance, cet itinéraire n’a été offert que 3 fois par Princess Cruises dans le segment «Africa» de leur croisière autour du monde.
Au départ de ROME, on a longé la Côte atlantique de l’Afrique: du nord au sud. Voici notre itinéraire de voyage, la durée des escales et les «excursions choisies» s'il y a lieu:
Jour 1 - Rome - Port de Civitavecchia - départ à 17h
Jour 2 - Livourne – de 6h à 19h
Jour 3 - Cannes – 7h à 17h
Jour 4 - Barcelone – midi à 23h
Jour 5 - En mer
Jour 6 - Tanger (Maroc) - 8h à 17h – «Tanger & Horse Show»
Jour 7 - Casablanca (Maroc)
Jours 8 à 10 – En mer
Jour 11 - Dakar (Sénégal) – 8h à 18h - «Ile de Gorée»
Jours 12 à 14 – En mer
Jour 15 - Tema (Ghana) pour Accra – 7h à 18h - «Accra Sampler»
Jour 16 - Lomé (Togo) – 7h à 18h - «Lome Fetish Market & Kpalime»
Jour 17 - Cotonou (Bénin) – 7h à 18h - «Ouidah Capital & Ganvie»
Jours 18 à 21 – En mer (journées de repos très appréciées!)
Jour 22 -Walvis Bay (Namibie) -7h à 17h - «Swakopmund/Namibnaukluft/Walvis Bay»
Jour 23 - Luderitz (Namibie) – midi à 19h00 – «Kolmanskop, Ghost Town of the Namib»
Jours 24 et 25 – Cape Town (Afrique du Sud) – arrivée à midi; nuit au port
Jour 26 – Le Cap (Capetown) – Débarquement vers 7h00

Le Commandant a eu la chance d'obtenir la meilleure place du port pour amarrer au «Victoria & Alfred Waterfront» juste au pied du Table Bay Hotel!
Avant l'embarquement :
Fidèles à nos habitudes de croisière, nous sommes arrivés quelques jours avant l’embarquement (5 nuits à Rome) et sommes restés quelques nuits dans la ville du débarquement, soit 3 nuits au Cap (Cape Town) en Afrique du Sud. Nous avions déjà passé un mois en Afrique du Sud, sinon nous aurions prolongé ce séjour... - un pays superbe à découvrir!
Avant le départ, on s’inquiétait pour l’obtention des visas compte tenu du grand nombre de pays d'Afrique visités...😛, mais Princess Cruises s’est chargée entièrement de ce casse-tête pour nous - un service fort apprécié!
Cet itinéraire aura permis au «découvreur acharné» que je suis 😉 de visiter facilement et en tout confort des pays d'Afrique où je rêvais d’aller depuis longtemps, sans vraiment croire que j’en aurais la chance un jour…
À ma connaissance, cet itinéraire n’a été offert que 3 fois par Princess Cruises dans le segment «Africa» de leur croisière autour du monde.
Ouest américain: circuit de 20 jours Los Angeles - Las Vegas - San Francisco en août... 2018
Bonsoir,
Je suis déjà venue poster un circuit qui aurait du se faire cet été. Malheureusement, nous n'avons pas pu faire ce beau voyage cette année. Nous le décalons finalement à 2018, ce sera pour nos 40 ans. Ca fait loin ! mais nous avons également un autre beau projet prévu pour début 2016.
J'ai donc eu le temps de lire pleins pleins de TR, y trouver pleins d'idées, potasser les différents sites cités dans ce forum. Ils m'ont bien aidé mais je bloque au niveau du temps (de route, ça peut aller grâce à Google Maps mais sur place pour les visites). Ce n'est pas facile d'évaluer tout ça. Je compte sur vous pour me donner vos avis, vos conseils, me dire ce qui va, ce qui ne va pas du tout etc...
Ah oui, nous serons accompagnés de nos 2 enfants qui auront 9 et 12 ans au moment du voyage. Suivant les randos que j'ai sélectionné, pourrez-vous me dire celles qui sont faisables avec des enfants ?
Merci d'avance de me lire.
C'est parti !
Voyage du samedi 04/08/18 au jeudi 23/08/18 :
J0 : Départ de Nantes (ou Paris ?) - arrivée à LA (hôtel quartier Hollywood ?)
J1 : LA : Venice (canaux + plage) - Santa Monica - Paramount Ranch en passant par Old Topanga Canyon Road - Griffith Observatory - retour hôtel. Trop chargé peut être ?
J2 : LA : Rodeo Drive - Beverly Hills - Hollywood Bd - Sunset bd - Caroll avenue - Downtown - Mulholland drive pour vue sur LA
J3 : LA-GC : Longue route LA-GC en passant par Bagdad Café - Amboy - Oatman - Kingman - Hackberry - Seligman - Williams - Nuit GC ou Tusayan - sunset Hopi point ?
J4 : GC : sunrise Yaki point - Trail of time - Rim trail en navette de Bright Angel Trailhead à Hermits Rest et retour - Points de vue - sunset Hopi point - Nuit GC ou Tusayan
J5 : GC-MV : Desert View drive + tower - Direction MV : valley drive - wildcat trail ? - sunset au visitor center - nuit ? Kayenta ?
J6 : MV-Page : Horseshoebend - scenic view road - Glen canyon dam - points de vue lac US89 - Lone Rock Beach - Old paria - sunset aux Toadstool Hoodoos - Nuit Page
J7 : Page-Bryce : Lower Antelope Canyon - Cottonwood Canyon road - Grosvenor Arch - Sunset Point ? - Nuit Bryce
J8 : Bryce Canyon : Sunrise Point - Queen's garden + Navajo loop trail ? - Scenic drive - points de vue - Mossy cave ou Britlescone loop trail ? - Rim trail - sunset point - Nuit Bryce
J9 : Bryce- Zion : Points de vue si pas fait la veille - Canyon overlook trail - scenic drive - Emerald pools ou petite partie des Narrows ou Riveside Walk ? - Nuit Springdale
J10 : Zion-LV : faire une rando de Zion (laquelle ?) - Valley of Fire en fin d'après-midi - Points de vue - Fire Wave - Dome trail - Elephant Rock - Seven sisters... - Nuit LV
J11 : LV : visite du Strip - outlets - Freemont experience - Nuit LV
J12 : LV-DV : rester un peu sur LV - passer par Red Rock Canyon ? - Arrivée par badwater road fin d'après-midi - badwater - natural bridge - devils golf course - artist drive - sunset Golden Canyon ? Nuit Furnace Creek ranch
J13 : DV-Lee Vining : sunrise Zabriskie Point - Dante's view - Mesquite Flat Sand Dunes - Alabama Hills ? - Bodie - Mono Lake - Nuit Lee Vining ... (Journée trop chargée je pense même sans Alabama Hills)
J14 : Lee Vining-Yosemite : Tuolumne Meadows - Tenaya Lake - Olmstead Point - Lower Yosemite fall - Mirror Lake - Half dome - El Capitan - Bridalveil fall - Valley view - Nuit El Portal ?
J15 : Yosemite : El Portal-Oakurst : Bridalveil fall si pas fait la veille - Tunnel view - Sentinel dome - Washburn Point - Glacier Point - Mariposa Grove (navette à Wamona) - Nuit Oakhurst
J16 : Oakhurst-SF : Quartier SF ? - Nuit SF ?
J17 : SF : 49 miles scenic drive ? - golden gate - sausalito - Nuit SF
J18 : SF : Downtown - Alamo Square - Chinatown - Lombard street - Pier 39 - Fisherman's wharf - Nuit SF
J19 : Retour en France
Qu'en pensez-vous ? J'ai peur d'avoir trop chargé les journées...
Je suis déjà venue poster un circuit qui aurait du se faire cet été. Malheureusement, nous n'avons pas pu faire ce beau voyage cette année. Nous le décalons finalement à 2018, ce sera pour nos 40 ans. Ca fait loin ! mais nous avons également un autre beau projet prévu pour début 2016.
J'ai donc eu le temps de lire pleins pleins de TR, y trouver pleins d'idées, potasser les différents sites cités dans ce forum. Ils m'ont bien aidé mais je bloque au niveau du temps (de route, ça peut aller grâce à Google Maps mais sur place pour les visites). Ce n'est pas facile d'évaluer tout ça. Je compte sur vous pour me donner vos avis, vos conseils, me dire ce qui va, ce qui ne va pas du tout etc...
Ah oui, nous serons accompagnés de nos 2 enfants qui auront 9 et 12 ans au moment du voyage. Suivant les randos que j'ai sélectionné, pourrez-vous me dire celles qui sont faisables avec des enfants ?
Merci d'avance de me lire.
C'est parti !
Voyage du samedi 04/08/18 au jeudi 23/08/18 :
J0 : Départ de Nantes (ou Paris ?) - arrivée à LA (hôtel quartier Hollywood ?)
J1 : LA : Venice (canaux + plage) - Santa Monica - Paramount Ranch en passant par Old Topanga Canyon Road - Griffith Observatory - retour hôtel. Trop chargé peut être ?
J2 : LA : Rodeo Drive - Beverly Hills - Hollywood Bd - Sunset bd - Caroll avenue - Downtown - Mulholland drive pour vue sur LA
J3 : LA-GC : Longue route LA-GC en passant par Bagdad Café - Amboy - Oatman - Kingman - Hackberry - Seligman - Williams - Nuit GC ou Tusayan - sunset Hopi point ?
J4 : GC : sunrise Yaki point - Trail of time - Rim trail en navette de Bright Angel Trailhead à Hermits Rest et retour - Points de vue - sunset Hopi point - Nuit GC ou Tusayan
J5 : GC-MV : Desert View drive + tower - Direction MV : valley drive - wildcat trail ? - sunset au visitor center - nuit ? Kayenta ?
J6 : MV-Page : Horseshoebend - scenic view road - Glen canyon dam - points de vue lac US89 - Lone Rock Beach - Old paria - sunset aux Toadstool Hoodoos - Nuit Page
J7 : Page-Bryce : Lower Antelope Canyon - Cottonwood Canyon road - Grosvenor Arch - Sunset Point ? - Nuit Bryce
J8 : Bryce Canyon : Sunrise Point - Queen's garden + Navajo loop trail ? - Scenic drive - points de vue - Mossy cave ou Britlescone loop trail ? - Rim trail - sunset point - Nuit Bryce
J9 : Bryce- Zion : Points de vue si pas fait la veille - Canyon overlook trail - scenic drive - Emerald pools ou petite partie des Narrows ou Riveside Walk ? - Nuit Springdale
J10 : Zion-LV : faire une rando de Zion (laquelle ?) - Valley of Fire en fin d'après-midi - Points de vue - Fire Wave - Dome trail - Elephant Rock - Seven sisters... - Nuit LV
J11 : LV : visite du Strip - outlets - Freemont experience - Nuit LV
J12 : LV-DV : rester un peu sur LV - passer par Red Rock Canyon ? - Arrivée par badwater road fin d'après-midi - badwater - natural bridge - devils golf course - artist drive - sunset Golden Canyon ? Nuit Furnace Creek ranch
J13 : DV-Lee Vining : sunrise Zabriskie Point - Dante's view - Mesquite Flat Sand Dunes - Alabama Hills ? - Bodie - Mono Lake - Nuit Lee Vining ... (Journée trop chargée je pense même sans Alabama Hills)
J14 : Lee Vining-Yosemite : Tuolumne Meadows - Tenaya Lake - Olmstead Point - Lower Yosemite fall - Mirror Lake - Half dome - El Capitan - Bridalveil fall - Valley view - Nuit El Portal ?
J15 : Yosemite : El Portal-Oakurst : Bridalveil fall si pas fait la veille - Tunnel view - Sentinel dome - Washburn Point - Glacier Point - Mariposa Grove (navette à Wamona) - Nuit Oakhurst
J16 : Oakhurst-SF : Quartier SF ? - Nuit SF ?
J17 : SF : 49 miles scenic drive ? - golden gate - sausalito - Nuit SF
J18 : SF : Downtown - Alamo Square - Chinatown - Lombard street - Pier 39 - Fisherman's wharf - Nuit SF
J19 : Retour en France
Qu'en pensez-vous ? J'ai peur d'avoir trop chargé les journées...
Campings bon marché à Laughlin, St George et au lac Powell
Bonjour à tous 🙂
Je suis en train de construire un voyage pour une colonie de vacances dans l'ouest américain, j'ai fait mon circuit pour 15 ados pendant 2 semaines.
Par contre, je suis en galère avec les sites des campings. D'abord, je trouve pas de caping dans les villes de laughlin, St george ni au ac powell. Ce qui est le plus important c'est que j'ai les tarifs de locations parce que mon budget par jour est bien trop petit (66$ ! :s ) donc les hebergement c'est du basique.
Donc si vous avez des tarifs de campings et es activités bons marché dans ces 3 villes je prend 😉
Je suis en train de construire un voyage pour une colonie de vacances dans l'ouest américain, j'ai fait mon circuit pour 15 ados pendant 2 semaines.
Par contre, je suis en galère avec les sites des campings. D'abord, je trouve pas de caping dans les villes de laughlin, St george ni au ac powell. Ce qui est le plus important c'est que j'ai les tarifs de locations parce que mon budget par jour est bien trop petit (66$ ! :s ) donc les hebergement c'est du basique.
Donc si vous avez des tarifs de campings et es activités bons marché dans ces 3 villes je prend 😉
USA 2018 - Las Vegas, St George, Bryce, Kanab, Yellowstone, Moab: SUV + RV trip – mosquitoes in the North, storms in the South

Nine Bretons in the USA from June 24 to July 20, 2018: Greenery and mosquitoes in the North, heat and storms in the South
Choosing the trip:
After returning from the USA in 2014 (travel journal here), it was clear we’d go back, this time with the firm intention of bringing our kids. 😇
2015 was the year of Scotland (travel journal here), 2016 was a work year, and 2017 was the discovery of Aragon in Spain (travel journal here)… Meanwhile, our kids’ age still seemed like a hurdle for this kind of trip. The long wait turned out to be an advantage, letting us refine the project and rally others: what started as a two-week trip for four turned into three weeks for nine!! JF’s parents (M&P, who’d already been in 2014) and JF’s brother (C&D&Y) joined our little family (C&JF&A&L)!!😎 After plenty of family discussions, route tweaks, travel journal reads, and advice from VF (plus some specialized books like Photographing the Southwest by Laurent Martrès), we made up our minds—fully aware of the constraints—and split the trip in two:
- First week, just the four of us in an SUV + hotels, looping from LV (Valley of Fire, Saint George, Bryce, Kanab), focusing on rocky, sandy, and colorful hikes:
- Followed by two weeks with nine people in 2 RVs + campgrounds, as close to nature as possible in the parks (Snow Canyon, Kodachrome, Yellowstone, Arches, Canyonlands, Dead Horse, Monument Valley, Grand Canyon):
🙂Before going further, we want to thank the forum members who took the time to answer our questions. Your patience and kindness are amazing! We might forget someone, but thank you all: Jpg13, Mlefebvre, Kast13,Glll2012New, PCecile, Aquilegia, Adumas4, Ju45, Mycovtt, Natb72, Soula1, Orionide, Simonic, Hiacinthe, etc.Traveling with nine people (ages 9 to 76, including three kids!!) requires some serious logistics and near-perfect timing to avoid wasting time. The plan went off without a hitch😎… well, almost—we’ll get into the details later…😛🏴☠️🙂 In the end, we came back enchanted and happy!! 🙂The family aspect played a big part, but we also discovered spots that were much less crowded, definitely less known to the general public and the hordes of Asian tourists… The kids returned with stars in their eyes, and the adults with just as many memories (plus around 1,200 photos and 130 GB of GoPro video to sort through)!!😎 We’re already feeling the itch to go back—a Denver loop is starting to take shape…😇
Thoughts on the Americans we met and places we visited: They haven’t changed since 2014… Still cool, optimistic, and smiling, always ready to strike up a conversation and offer help—even without the lure of our tourist dollars. (Only two cold locals at Monument Valley clearly made little effort to help us.) We noticed a few changes in the parks😕: some infrastructure was less well-maintained (wobbly wooden walkways, for example), French info pamphlets disappeared from entrance huts, and there were fewer rangers (Lee’s Ferry ranger station was closed). These changes are likely due to Trump’s restrictive policies toward national parks. On the economic side, gas prices rose by 30% since 2014, now around 0.85 € per liter, and with the current exchange rate, conditions are much less favorable for European tourists than in 2014. But this area is so beautiful—too bad Americans have such an idiot for a president!😠
The flights: Round-trip Paris CDG to Las Vegas LAS Roissy to Los Angeles with Air Tahiti Nui, then American Airlines for Los Angeles to Las Vegas. The A340s were impeccable, and service was great with Air Tahiti Nui (the tiare flower given at boarding), and no complaints about AA either.🙂
The hotels: All booked in advance, either through Hotels.com or directly on the hotel’s website (like the Planet Hollywood in Las Vegas). No surprises, everything met expectations.🙂 It’s a real plus for a family of four to have two beds in every room… Still rare in France.
The campgrounds: Except for one night at Lee’s Ferry, all were booked from France through NPS, Xanterra, and KOA sites. No surprises here either—everything met expectations and was well-organized (fire rings and tables at every site, for example).🙂
The vehicles:
First week: Four people in a GMC Yukon XL from HERTZ, at Las Vegas airport for 327 €, unlimited miles, second driver, and insurance. A typically American beast—355 hp, seven seats: it’s long, big, wide, and tall😮😎😎!! Impeccable condition, quiet, super comfortable with tons of safety features and gadgets (like weather updates tied to GPS!!), and it averaged about 12 L/100 km in 2WD (in 4WD, we nearly hit 19 L on the Stukumpah Road…). A total win thanks to the HERTZ GOLD card, following Jpg13’s advice (Jean-Pierre, you’re my idol!!😎). It let us skip the counter lines (we didn’t even stop there!), pick up the car, and leave the parking lot in under seven minutes… Even less time for the return!
Second and third weeks: Nine people in two RVs. A 30-foot RV + a 25-foot RV from CRUISE AMERICA in Las Vegas for 5000 €, unlimited miles, kitchenware, and linens/towels/comforters.
A love story in 2014 with this same agency, but unfortunately, this year was much more mixed: aging RVs, ineffective AC in the C30, a leak in the C25’s skylight, a leak in the C25’s toilet drain valve (imagine the dump every time we opened the drain plug…😠🙁), late delivery of both RVs (after 5 PM, though the contract said 4 PM max), abnormal wear on the front tires (we’d discover that later😠), trouble closing the door, etc.In short, a disappointment.😠
Note that other rental companies (El Monte and Road Bear) are probably gaining market share—we saw a lot of their vehicles on the road, and they offer much newer models (at least on the outside) for similar prices…🙂
But setting aside those issues, the vehicles still did their job: letting us sleep as close to nature as possible in the parks and enjoy beautiful sunrises/sunsets with family campfires and marshmallows flambéed with Jack Daniel’s Tennessee Honey😇!!😎 Also worth noting: Cruise America’s solid roadside assistance (we’ll talk more about that later), and how easy it was to drive these beasts—nearly 10 meters long! (Our walkie-talkies were super handy for communication between the two RVs.)
And for the last day, a Ford Transit 12-seater from Hertz, at Las Vegas airport for 145 € for 24 hours. Perfect for a day with nine people and nine suitcases + nine bags!! Everything fit in the trunk, and it let us explore LV independently (including a trip to the outlet) for less than three taxis would’ve cost…😎There you have it—the scene is set! If you’re interested in the rest, feel free to join in. The travel journal is done on the computer, and we’re up to day 11 for photos… We should be posting daily!!🙂
See you soon. Christelle & JF
Discussion autour du thème du mois de mars 2018: "Un tour du monde à cheval"
Ici le carrousel où tourneront des images, des mots, des âneries... 🙂
15 jours près de Saint George Utah en solo
Bonjour,
Ce voyage a été si superbe et atypique qu'il me donne envie de prendre la plume. De plus, j'ai eu le plaisir de croiser un membre (deux d'ailleurs 🙂) de voyage forum dans Snow Canyon, c'est l'occasion de saluer ANGYFANFAN 😉.
Cette année, pas de boucle et pas de voyage entre amis. C'est en solo que je suis partie du 23 septembre au 10 octobre. Le but de mon voyage était en fait de passer 2 semaines dans un Fitness resort afin de me faire une petite cure santé.
En réalité, mon voyage s'est découpé très simplement: 1 weekend à VEGAS - 15 jours à IVINS près de SAINT GEORGE - 1 weekend à VEGAS.
Pendant mes 15 jours dans le fitness ressort, j'ai randonnée tous les matins et fait du sport/fitness tous les après-midis. Autant vous dire que je suis rentrée plus en forme que jamais ! 😎😉
Pendant cette quinzaine, j'ai fait plus de 25 rando. L'objectif de mon voyage était de mieux découvrir la région de Saint George, souvent délaissée au bénéfice de ZION et, c'est bien à tord car cette région est l'une des plus riches de l'ouest américain.
Ce carnet a donc pour finalité de vous raconter les rando que j'ai faites, plus ou moins connu, voire inconnues pour certaines. Le but, aussi, est de vous raconter ce que les locaux m'ont appris lors de ces 15 jours passés avec eux.
Une chose est sûr, j'aime cette région toujours plus, et c'est le coeur lourd que je vous écris ces quelques lignes tant l'attente sera longue avant que je retrouve "mes collines".

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à Suivre:
Weekend à Vegas : Red Rock National Conservation Area En route pour Saint George: Valley of fire 1e semaine à IVINS: - Santa Clara hills / Sidewinder hike - Camelbak / the vortex - Snow Canyon: Hidden canyon West canyon Overlook Jonshon canyon and arch Jenny’s canyon White rock amphitheater Petrified dunes Overlook Lava flow - Pine Park 2e semaine à IVINS: - Red Cliffs Red reef Dinosaur track and silver reef Sandstone Mountain A la recherche de l'arche perdue ! - Snow Canyon Cinder Cone Padre Canyon - Yant Flat - Pioneer Park - Santa Clara Hills EEnogg Tempi po op Anasazi TH
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Ce voyage a été si superbe et atypique qu'il me donne envie de prendre la plume. De plus, j'ai eu le plaisir de croiser un membre (deux d'ailleurs 🙂) de voyage forum dans Snow Canyon, c'est l'occasion de saluer ANGYFANFAN 😉.
Cette année, pas de boucle et pas de voyage entre amis. C'est en solo que je suis partie du 23 septembre au 10 octobre. Le but de mon voyage était en fait de passer 2 semaines dans un Fitness resort afin de me faire une petite cure santé.
En réalité, mon voyage s'est découpé très simplement: 1 weekend à VEGAS - 15 jours à IVINS près de SAINT GEORGE - 1 weekend à VEGAS.
Pendant mes 15 jours dans le fitness ressort, j'ai randonnée tous les matins et fait du sport/fitness tous les après-midis. Autant vous dire que je suis rentrée plus en forme que jamais ! 😎😉
Pendant cette quinzaine, j'ai fait plus de 25 rando. L'objectif de mon voyage était de mieux découvrir la région de Saint George, souvent délaissée au bénéfice de ZION et, c'est bien à tord car cette région est l'une des plus riches de l'ouest américain.
Ce carnet a donc pour finalité de vous raconter les rando que j'ai faites, plus ou moins connu, voire inconnues pour certaines. Le but, aussi, est de vous raconter ce que les locaux m'ont appris lors de ces 15 jours passés avec eux.
Une chose est sûr, j'aime cette région toujours plus, et c'est le coeur lourd que je vous écris ces quelques lignes tant l'attente sera longue avant que je retrouve "mes collines".

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à Suivre:
Weekend à Vegas : Red Rock National Conservation Area En route pour Saint George: Valley of fire 1e semaine à IVINS: - Santa Clara hills / Sidewinder hike - Camelbak / the vortex - Snow Canyon: Hidden canyon West canyon Overlook Jonshon canyon and arch Jenny’s canyon White rock amphitheater Petrified dunes Overlook Lava flow - Pine Park 2e semaine à IVINS: - Red Cliffs Red reef Dinosaur track and silver reef Sandstone Mountain A la recherche de l'arche perdue ! - Snow Canyon Cinder Cone Padre Canyon - Yant Flat - Pioneer Park - Santa Clara Hills EEnogg Tempi po op Anasazi TH
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Un mois solo dans l'hiver russe: Saint-Pétersbourg, Moscou et la Sibérie
La Russie était sur la liste des voyages que je voulais faire en solo. Après l'Argentine et les Etats-Unis, je me suis donc envolée vers l'Est pour passer le mois de février au pays des tsars. Contrairement à mes 2 précédents voyages où j'étais partie en impro totale, j'ai méticuleusement organisé mon séjour en Russie. Je sais lire le cyrillique mais je n'ai que les bases en russe, et j'ai pu constater pendant mon séjour que très peu de Russes parlent anglais. J'ai donc essayé d'éviter tout problème de réservation lié à des incompréhensions linguistiques, et ça passe par une organisation optimale 😉
En août 2017 : Achat d'un billet multi-destinations chez Air France : Paris/St-Pétersbourg - Irkoutsk/Paris
En décembre 2017 : Envoi d'un dossier + passeport à une agence parisienne qui s'est occupée des démarches de visa à ma place. Réception du passeport + visa 15 jours après le début des démarches
En janvier 2018 : réservations hôtels sur booking et hotels.com billet de train Piter/Moscou sur le site de officiel de la RZD vol Moscou/Irkoutsk sur le site d'Aeroflot billet pour un ballet au théâtre Mariinsky sur le site officiel du Mariinsky excursions + visite d'Olkhon island avec une agence russe d'Irkoutsk
L'ancien hôtel Ukrainia, nommé Radisson Royal de Moscou - Broken Boussole ©
Hormis une semaine de battement en Sibérie, mon voyage était calé à 90% quand j'ai atterri à St-Pétersbourg :) La grande inconnue pour moi restait la météo car je n'avais jamais voyagé dans un pays froid. Et comme j'ai cherché beaucoup d'informations sur la tenue à adopter pour passer l'hiver en Russie, je vais vous donner l'exemple d'une tenue que j'ai utilisé pour visiter St-Pétersbourg et Moscou : un legging damart thermolactyl degré 3 + un jean par dessus, un t-shirt et une veste, un manteau "Toboggan" mi-long résistant à -30° (acheté lors d'un voyage au Canada), des gants et des cuissardes plates en cuir avec des chaussettes de ski. Une fois en Russie, j'ai acheté une chapka (outchenka) que j'ai porté quotidiennement. La protection de la tête restant pour moi le plus important : pendant mon séjour à St-Pétersbourg la température est tombée à -14° avec un ressenti de -20° et ce jour-là il y avait énormément de vent ! Sans chapka ça pique 😉
Surtout n'oubliez pas que : 1. Le choix des vêtements est assez subjectif, chacun sait s'il est frileux ou pas. 2. La Sibérie nécessite des vêtements différents, surtout si vous prévoyez des excursions en plein-air.
La maison du livre de style Art Deco sur l'avenue Nevski - Broken Boussole ©
DECOUVERTE DE LA VENISE DU NORD : ST-PETERSBOURG
Après un vol rapide vers Pulkovo, j'ai rejoint le centre-ville. N'ayant qu'un sac de 40L à porter, je n'ai pas pris de taxi, les transports en commun étaient pratiques et peu onéreux. Sachant qu'un billet de bus coûte 40 roubles (0,6€) et que le N°39 vous dépose au pied du métro Moskovskaya. Dans les tunnels du métro, on peut acheter une carte Podoroznhik pour 60 roubles. Des automates (en français) vous permettront de la recharger selon vos besoins : par exemple 10 trajets = 355 roubles (5€).
Quant à l'hôtel réservé, je n'ai pas été déçue ! Le Golden Age est situé dans le "triangle d'or" pétersbourgeois. Pour 22€ la nuit, j'avais une grande chambre avec lit double, bureau, réfrigérateur, et salle de bain privée avec une douche à l'italienne. La proximité avec 3 stations de métro n'a rien gâché.
Pendant mon séjour, j'ai visité de nombreux lieux de culte, notamment des cathédrales orthodoxes. A Piter, ça n'est pas ce qui manque ! J'ai commencé par la cathédrale St-Isaac dont l'entrée coûte 250 roubles (3,6€). Pour la "colonnade" il faut ajouter 250 roubles supplémentaires et pour l'audioguide en français, encore 200 roubles. A mon sens, cette cathédrale ainsi que celle de St Sauveur sur le sang versé, sont les 2 plus belles à visiter ici. La sobriété extérieure de la cathédrale St Isaac, tranche littéralement avec la richesse de sa décoration intérieure ! Tout est superbe ! Couleurs, mosaïques, icônes, marbre, colonnes en malachite et lapis-lazuli, iconostase…
Cathédrale St-Isaac, mosaïques & colonnes en malachite et lapis-lazuli - Broken Boussole ©
La cathédrale de St Sauveur sur le sang versé était la visite que j'attendais avec le plus d'impatience. J'avais hâte de voir les bulbes au bord du canal Griboedov. Malheureusement, l'édifice était en rénovation extérieure.
Cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©
L'entrée coûte également 250 roubles mais l'intérieur est tout aussi somptueux que celui de la cathédrale St Isaac. J’ai été subjugué par l’étendue des mosaïques à l’intérieur ! Il y en a plus que dans la Basilique St Marc à Venise, puisque la cathédrale pétersbourgeoise compte 7000 m² de mosaïques : rien que pour les poser il a fallu 12 ans !
Les murs et le plafond de la cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©
Il y a également de nombreuses cathédrales dont l'entrée est gratuite, comme celle de Notre-Dame de Kazan, célèbre pour son icône de la vierge de Kazan mais qui est très sombre. La cathédrale de Smolny, plus facilement accessible en bus est également très belle. Ici, la plus haute des 5 coupoles mesure presque 100 mètres de haut, et pour la modique somme de 50 roubles (0,7€) j’ai pu monter dans un des 4 clochers pour admirer la vue sur la ville. Attention, ça fait beaucoup de marches et certains escaliers sont étroits. Si vous avez le vertige ça n’est pas la peine d’essayer 🙂
La cathédrale de Smolny sous la neige - Broken Boussole ©
Pour ceux qui ont envie d’assister à une liturgie orthodoxe, je vous conseille la cathédrale St Nicolas des Marins. Les chants sont sublimes… et vous aurez l’occasion de voir l’iconostase ouverte et le pope couvert de fleurs et cadeaux par les fidèles ! Attention, interdiction de faire des photos ou de filmer ici. Et pour ceux qui ont un peu plus de temps, près de Moskovaskaya, j'ai découvert un lieu de culte très esthétique : la cathédrale de chesmé 😉
La cathédrale de Chesmé, on dirait un gâteau ! - Broken Boussole ©
Il y a bien sûr d'autres églises et cathédrales, ainsi qu'une mosquée et une synagogue mais après ces visites, je me suis concentrée sur 3 musées. Bien entendu, j'ai passé quelques heures à l'Ermitage, ce qui n'est absolument pas assez mais j'avais des impératifs d'emploi du temps pour pouvoir tout visiter ;) L'entrée coûte 700 roubles (9,9€).
L'entrée de l'Ermitage - Broken Boussole ©
Préparez vous à beaucoup marcher et à monter beaucoup de marches ! Il y a de nombreux escaliers qui permettent de vadrouiller entre le rez-de-chaussée, le 1er et le 2ème. Mais je vous conseille de prendre l’escalier du Jourdain pour commencer votre visite. Il est en marbre et son plafond vaut aussi le détour. Je ne vous cache pas qu'un plan du musée est absolument nécessaire pour une première visite, et si possible, essayez de lister les salles que vous voulez absolument voir en priorité.
Personnellement, je me suis concentrée sur les classiques, comme le Pavilion Hall (salle 204, c’est ici que l’horloge du paon s’anime), le St George Hall, l'Armorial Hall ou encore le boudoir
Le boudoir et son code couleur très rouge ;) - Broken Boussole ©
J'ai également adoré la bibliothèque du Tsar Nicolas II, la salle 227, les collections d'antiquités égyptiennes, grecques et romaines, ainsi que la collection italienne et la salle malachite. Il s’agit de la salle 189 au 1er étage, comme son nom l’indique, de nombreux éléments sont composés à partir du minéral vert. J’ai attendu (15 minutes) que les visites de groupe sortent pour pouvoir prendre la salle vide.
La salle malachite vide, l'espace d'un instant - Broken Boussole ©
L'autre musée que j'attendais de visiter avec impatience, c'était le musée Fabergé. J'avais très envie de découvrir "en vrai", des oeufs de Fabergé 🙂 Ici l'entrée sans audioguide coûte 450 roubles (6,4€) mais il y a des guides version papier en russe ou anglais. La mise en scène dans le palais Chouvalov est somptueuse. Outre plusieurs oeufs de Fabergé originaux, le musée contient énormément de richesses : des icônes sublimes, des boites à tabac ou à bijoux, des services à thé, le tout en or, argent, diamant, saphir, améthyste…
L'œuf au muguet - Broken Boussole ©
Enfin, pour m'amuser, j'ai visité ou plutôt joué au musée des jeux d'arcade soviétiques pour la somme de 450 roubles (6,4€). En échange, j'ai récupéré une boite d'allumettes remplie de kopeck de 15 centimes. Cette petite monnaie m'a permis de jouer à des jeux d'arcade disséminés sur 2 étages. Certains sont très sympas et facilement compréhensibles et d'autres... Et bien disons que j'ai gaspillé quelques pièces 😉
Bienvenue aux grands enfants ;) - Broken Boussole ©
A part ces visites, j'ai également découvert l'île de Petrogradskaya, la maisonnette de Pierre le Grand ou encore le croiseur Aurore, ainsi que la forteresse de Pierre le Grand sur l'île aux lièvres. J'ai adoré la vue depuis l'île Vassilievski et arpenter l'avenue Nevski (paradis du shopping et des bonnes pâtisseries, notamment dans l'épicerie fine Elisseïev). Mais ce sont 2 autres visites que je souhaite décrire avec plus de précisions 🙂
Lorsque j'ai acheté mes billets d'avion en août 2017, j'avais regardé avec espoir les programmations au Bolchoï et au théâtre Mariinsky. Je voulais assister à mon premier ballet en Russie dans un lieu grandiose, et j'aurais aimé voir le Lac des cygnes. Malheureusement, ce ballet ne se produisait pas aux dates qui m'intéressaient. (Pas grave, je l'ai vu en France la semaine dernière 😉 ). Du coup, en janvier 2018, j'ai choisi d'aller voir la Bayadère au théâtre Mariinsky. J'ai réservé mon billet sur le site officiel du théâtre. Un peu au hasard, j'ai choisi une place au premier rang dans une loge du Dress Circle (45€ par billet pour 6 personnes par loge). Et bien je n'ai pas regretté mon choix ! En loge, je vous déconseille fortement de prendre une place au 2ème rang, à moins de venir en famille et de placer les enfants devant vous au 1er rang. Les 3 femmes qui étaient au 2ème rang dans notre loge, ont passé 2 heures debout pour voir les danseurs...
Depuis la loge, vue sur la fosse, l'orchestre et la scène - Broken Boussole ©
Tout était sublime : l’orchestre, les danseurs, les chorégraphies, les décors, les costumes, le maquillage… Le lieu était vraiment magique. Il me tarde de voir à quoi ressemble un ballet au Bolchoï maintenant 😉
Après cette pause de quelques heures au Mariinksy, j'ai rejoint le palais Ioussoupov, situé juste à coté. L'entrée coûte 700 roubles (9,9€) soit le même prix qu'un billet pour l'Ermitage, mais l'audioguide en français est inclus dans le prix. Je ne crois pas que ce soit dans le top 10 des choses à visiter ici, mais je voulais y venir car c'est ici que Raspoutine a été assassiné, des visites spécifiques sont d'ailleurs organisées. J'ai visité l'intégralité des pièces ouvertes au public, et certaines sont de vrais bijoux ! Notamment le petit salon mauresque, la salle de billard et le théâtre privé du palais !
Le théâtre du palais Ioussoupov - Broken Boussole ©
Pendant cette visite, je n'ai quasiment croisé personne ! Après une journée aussi remplie, je suis allée dans mon QG personnel pour manger : Ketch'up. A St-Petersbourg j'ai testé plusieurs cantines, j'ai mangé au fast-food mais j'ai adoré ce restaurant là, même s'il ne sert pas de la cuisine typiquement russe. La déco, la musique, l'ambiance et la carte, tout était top. D'ailleurs, presque toute la carte était traduite en anglais, et tous les plats étaient pris en photo.
Un chawarma VIP dans sa poêle - Broken Boussole ©
St-Pétersbourg est vraiment une très belle ville, ou je suis sûre de revenir rapidement ! Mais la prochaine fois ce sera en saison estivale pour pouvoir découvrir le palais de Peterhof et le palais Catherine à Pouchkine.
Vue sur la Neva et l'Ermitage depuis le pont du Palais - Broken Boussole ©
Le prochain billet de ce carnet concernera Moscou 🙂
En août 2017 : Achat d'un billet multi-destinations chez Air France : Paris/St-Pétersbourg - Irkoutsk/Paris
En décembre 2017 : Envoi d'un dossier + passeport à une agence parisienne qui s'est occupée des démarches de visa à ma place. Réception du passeport + visa 15 jours après le début des démarches
En janvier 2018 : réservations hôtels sur booking et hotels.com billet de train Piter/Moscou sur le site de officiel de la RZD vol Moscou/Irkoutsk sur le site d'Aeroflot billet pour un ballet au théâtre Mariinsky sur le site officiel du Mariinsky excursions + visite d'Olkhon island avec une agence russe d'Irkoutsk
L'ancien hôtel Ukrainia, nommé Radisson Royal de Moscou - Broken Boussole ©Hormis une semaine de battement en Sibérie, mon voyage était calé à 90% quand j'ai atterri à St-Pétersbourg :) La grande inconnue pour moi restait la météo car je n'avais jamais voyagé dans un pays froid. Et comme j'ai cherché beaucoup d'informations sur la tenue à adopter pour passer l'hiver en Russie, je vais vous donner l'exemple d'une tenue que j'ai utilisé pour visiter St-Pétersbourg et Moscou : un legging damart thermolactyl degré 3 + un jean par dessus, un t-shirt et une veste, un manteau "Toboggan" mi-long résistant à -30° (acheté lors d'un voyage au Canada), des gants et des cuissardes plates en cuir avec des chaussettes de ski. Une fois en Russie, j'ai acheté une chapka (outchenka) que j'ai porté quotidiennement. La protection de la tête restant pour moi le plus important : pendant mon séjour à St-Pétersbourg la température est tombée à -14° avec un ressenti de -20° et ce jour-là il y avait énormément de vent ! Sans chapka ça pique 😉
Surtout n'oubliez pas que : 1. Le choix des vêtements est assez subjectif, chacun sait s'il est frileux ou pas. 2. La Sibérie nécessite des vêtements différents, surtout si vous prévoyez des excursions en plein-air.
La maison du livre de style Art Deco sur l'avenue Nevski - Broken Boussole ©DECOUVERTE DE LA VENISE DU NORD : ST-PETERSBOURG
Après un vol rapide vers Pulkovo, j'ai rejoint le centre-ville. N'ayant qu'un sac de 40L à porter, je n'ai pas pris de taxi, les transports en commun étaient pratiques et peu onéreux. Sachant qu'un billet de bus coûte 40 roubles (0,6€) et que le N°39 vous dépose au pied du métro Moskovskaya. Dans les tunnels du métro, on peut acheter une carte Podoroznhik pour 60 roubles. Des automates (en français) vous permettront de la recharger selon vos besoins : par exemple 10 trajets = 355 roubles (5€).
Quant à l'hôtel réservé, je n'ai pas été déçue ! Le Golden Age est situé dans le "triangle d'or" pétersbourgeois. Pour 22€ la nuit, j'avais une grande chambre avec lit double, bureau, réfrigérateur, et salle de bain privée avec une douche à l'italienne. La proximité avec 3 stations de métro n'a rien gâché.
Pendant mon séjour, j'ai visité de nombreux lieux de culte, notamment des cathédrales orthodoxes. A Piter, ça n'est pas ce qui manque ! J'ai commencé par la cathédrale St-Isaac dont l'entrée coûte 250 roubles (3,6€). Pour la "colonnade" il faut ajouter 250 roubles supplémentaires et pour l'audioguide en français, encore 200 roubles. A mon sens, cette cathédrale ainsi que celle de St Sauveur sur le sang versé, sont les 2 plus belles à visiter ici. La sobriété extérieure de la cathédrale St Isaac, tranche littéralement avec la richesse de sa décoration intérieure ! Tout est superbe ! Couleurs, mosaïques, icônes, marbre, colonnes en malachite et lapis-lazuli, iconostase…
Cathédrale St-Isaac, mosaïques & colonnes en malachite et lapis-lazuli - Broken Boussole ©La cathédrale de St Sauveur sur le sang versé était la visite que j'attendais avec le plus d'impatience. J'avais hâte de voir les bulbes au bord du canal Griboedov. Malheureusement, l'édifice était en rénovation extérieure.
Cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©L'entrée coûte également 250 roubles mais l'intérieur est tout aussi somptueux que celui de la cathédrale St Isaac. J’ai été subjugué par l’étendue des mosaïques à l’intérieur ! Il y en a plus que dans la Basilique St Marc à Venise, puisque la cathédrale pétersbourgeoise compte 7000 m² de mosaïques : rien que pour les poser il a fallu 12 ans !
Les murs et le plafond de la cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©Il y a également de nombreuses cathédrales dont l'entrée est gratuite, comme celle de Notre-Dame de Kazan, célèbre pour son icône de la vierge de Kazan mais qui est très sombre. La cathédrale de Smolny, plus facilement accessible en bus est également très belle. Ici, la plus haute des 5 coupoles mesure presque 100 mètres de haut, et pour la modique somme de 50 roubles (0,7€) j’ai pu monter dans un des 4 clochers pour admirer la vue sur la ville. Attention, ça fait beaucoup de marches et certains escaliers sont étroits. Si vous avez le vertige ça n’est pas la peine d’essayer 🙂
La cathédrale de Smolny sous la neige - Broken Boussole ©Pour ceux qui ont envie d’assister à une liturgie orthodoxe, je vous conseille la cathédrale St Nicolas des Marins. Les chants sont sublimes… et vous aurez l’occasion de voir l’iconostase ouverte et le pope couvert de fleurs et cadeaux par les fidèles ! Attention, interdiction de faire des photos ou de filmer ici. Et pour ceux qui ont un peu plus de temps, près de Moskovaskaya, j'ai découvert un lieu de culte très esthétique : la cathédrale de chesmé 😉
La cathédrale de Chesmé, on dirait un gâteau ! - Broken Boussole ©Il y a bien sûr d'autres églises et cathédrales, ainsi qu'une mosquée et une synagogue mais après ces visites, je me suis concentrée sur 3 musées. Bien entendu, j'ai passé quelques heures à l'Ermitage, ce qui n'est absolument pas assez mais j'avais des impératifs d'emploi du temps pour pouvoir tout visiter ;) L'entrée coûte 700 roubles (9,9€).
L'entrée de l'Ermitage - Broken Boussole ©Préparez vous à beaucoup marcher et à monter beaucoup de marches ! Il y a de nombreux escaliers qui permettent de vadrouiller entre le rez-de-chaussée, le 1er et le 2ème. Mais je vous conseille de prendre l’escalier du Jourdain pour commencer votre visite. Il est en marbre et son plafond vaut aussi le détour. Je ne vous cache pas qu'un plan du musée est absolument nécessaire pour une première visite, et si possible, essayez de lister les salles que vous voulez absolument voir en priorité.
Personnellement, je me suis concentrée sur les classiques, comme le Pavilion Hall (salle 204, c’est ici que l’horloge du paon s’anime), le St George Hall, l'Armorial Hall ou encore le boudoir
Le boudoir et son code couleur très rouge ;) - Broken Boussole ©J'ai également adoré la bibliothèque du Tsar Nicolas II, la salle 227, les collections d'antiquités égyptiennes, grecques et romaines, ainsi que la collection italienne et la salle malachite. Il s’agit de la salle 189 au 1er étage, comme son nom l’indique, de nombreux éléments sont composés à partir du minéral vert. J’ai attendu (15 minutes) que les visites de groupe sortent pour pouvoir prendre la salle vide.
La salle malachite vide, l'espace d'un instant - Broken Boussole ©L'autre musée que j'attendais de visiter avec impatience, c'était le musée Fabergé. J'avais très envie de découvrir "en vrai", des oeufs de Fabergé 🙂 Ici l'entrée sans audioguide coûte 450 roubles (6,4€) mais il y a des guides version papier en russe ou anglais. La mise en scène dans le palais Chouvalov est somptueuse. Outre plusieurs oeufs de Fabergé originaux, le musée contient énormément de richesses : des icônes sublimes, des boites à tabac ou à bijoux, des services à thé, le tout en or, argent, diamant, saphir, améthyste…
L'œuf au muguet - Broken Boussole ©Enfin, pour m'amuser, j'ai visité ou plutôt joué au musée des jeux d'arcade soviétiques pour la somme de 450 roubles (6,4€). En échange, j'ai récupéré une boite d'allumettes remplie de kopeck de 15 centimes. Cette petite monnaie m'a permis de jouer à des jeux d'arcade disséminés sur 2 étages. Certains sont très sympas et facilement compréhensibles et d'autres... Et bien disons que j'ai gaspillé quelques pièces 😉
Bienvenue aux grands enfants ;) - Broken Boussole ©A part ces visites, j'ai également découvert l'île de Petrogradskaya, la maisonnette de Pierre le Grand ou encore le croiseur Aurore, ainsi que la forteresse de Pierre le Grand sur l'île aux lièvres. J'ai adoré la vue depuis l'île Vassilievski et arpenter l'avenue Nevski (paradis du shopping et des bonnes pâtisseries, notamment dans l'épicerie fine Elisseïev). Mais ce sont 2 autres visites que je souhaite décrire avec plus de précisions 🙂
Lorsque j'ai acheté mes billets d'avion en août 2017, j'avais regardé avec espoir les programmations au Bolchoï et au théâtre Mariinsky. Je voulais assister à mon premier ballet en Russie dans un lieu grandiose, et j'aurais aimé voir le Lac des cygnes. Malheureusement, ce ballet ne se produisait pas aux dates qui m'intéressaient. (Pas grave, je l'ai vu en France la semaine dernière 😉 ). Du coup, en janvier 2018, j'ai choisi d'aller voir la Bayadère au théâtre Mariinsky. J'ai réservé mon billet sur le site officiel du théâtre. Un peu au hasard, j'ai choisi une place au premier rang dans une loge du Dress Circle (45€ par billet pour 6 personnes par loge). Et bien je n'ai pas regretté mon choix ! En loge, je vous déconseille fortement de prendre une place au 2ème rang, à moins de venir en famille et de placer les enfants devant vous au 1er rang. Les 3 femmes qui étaient au 2ème rang dans notre loge, ont passé 2 heures debout pour voir les danseurs...
Depuis la loge, vue sur la fosse, l'orchestre et la scène - Broken Boussole ©Tout était sublime : l’orchestre, les danseurs, les chorégraphies, les décors, les costumes, le maquillage… Le lieu était vraiment magique. Il me tarde de voir à quoi ressemble un ballet au Bolchoï maintenant 😉
Après cette pause de quelques heures au Mariinksy, j'ai rejoint le palais Ioussoupov, situé juste à coté. L'entrée coûte 700 roubles (9,9€) soit le même prix qu'un billet pour l'Ermitage, mais l'audioguide en français est inclus dans le prix. Je ne crois pas que ce soit dans le top 10 des choses à visiter ici, mais je voulais y venir car c'est ici que Raspoutine a été assassiné, des visites spécifiques sont d'ailleurs organisées. J'ai visité l'intégralité des pièces ouvertes au public, et certaines sont de vrais bijoux ! Notamment le petit salon mauresque, la salle de billard et le théâtre privé du palais !
Le théâtre du palais Ioussoupov - Broken Boussole ©Pendant cette visite, je n'ai quasiment croisé personne ! Après une journée aussi remplie, je suis allée dans mon QG personnel pour manger : Ketch'up. A St-Petersbourg j'ai testé plusieurs cantines, j'ai mangé au fast-food mais j'ai adoré ce restaurant là, même s'il ne sert pas de la cuisine typiquement russe. La déco, la musique, l'ambiance et la carte, tout était top. D'ailleurs, presque toute la carte était traduite en anglais, et tous les plats étaient pris en photo.
Un chawarma VIP dans sa poêle - Broken Boussole ©St-Pétersbourg est vraiment une très belle ville, ou je suis sûre de revenir rapidement ! Mais la prochaine fois ce sera en saison estivale pour pouvoir découvrir le palais de Peterhof et le palais Catherine à Pouchkine.
Vue sur la Neva et l'Ermitage depuis le pont du Palais - Broken Boussole ©Le prochain billet de ce carnet concernera Moscou 🙂
Ouest USA le retour ou "quand des citadins se prennent pour des randonneurs..."
Bonjour à tous,
Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.
Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.
J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.
Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami
Et le trajet "en gros" sur une carte

Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…
Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.
Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.
J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.
Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami
Et le trajet "en gros" sur une carte

Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…

Retour et impressions après 20 jours à l'ouest … des USA
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉











