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Deux semaines à Paris
by Cryne · 2007-04-24 · 36 replies
J aimerais savoir si quelqu'un connait l'hôtel de Roubaix dans le 3 ieme arrondissement de Paris

Je vais y séjourner 2 semaines a partir du 30 septembre Si vous avez des choses à me suggérer à visiter Un coin tranquille ou pas..ce coin je pars avec mes deux enfants on adore marcher on veut en voir le plus possible bien sûr on se déplacera en métro en prenant des passes pour la semaine On y a déja été donc on connait la tour eiffel, arc de triomphe etc... On voudrait voir des choses qu'on ne connait pas Visiter les marchés publics aussi Si on pourrait voir un peu la banlieue ca serait bien Merci à l'avance de vos bons conseils :-)
Terrain de camping proche du centre de Berlin pour stationnement de camping-car
by Flamenco · 2006-08-15 · 13 replies
bonjour, je recherche un terrain de camping proche du centre de Berlin( accès bus, etc.....)pour y stationner mon camping car.Remerciements à ceux qui pourront me fournir des infos.
Où partir pour la Toussaint pas cher?
by Celine03 · 2005-10-12 · 5 replies
ma fille et ma mere veulent partir a la toussaint 1 semaine mais elle ne savent pas où aller. avec un petit budget est il possible de voyager, et, de plus en periode scolaire.si vous avez des renseignements, surtout repondez moi vite car je compte sur vos conseils .d'avance merci, celine.
Terre de la Teranga (Sénégal 10.04)
by Simba · 2004-11-02 · 46 replies
Je réalise ce carnet de manière un peu différente de ceux que j’ai posté précédemment. Je ne suis restée qu’une semaine (bien trop court j’avoue) mais il y a tant de choses à dire que je le scinderais par journée, au risque de me et de vous étourdir avec un texte continu. Je le ponctuerais de photos également …L’apprentissage du numérique ayant ravivé nos (à JP et moi) ardeurs pour cette autre passion qui est la photo.

Depuis mon enfance jusqu’à ce jour j’ai eu la chance de vivre en Afrique centrale, de flâner dans les plaines herbeuses de l’Afrique de l’Est, d’effleurer l’Afrique Australe avec la péninsule africaine (South Africa) avant de plonger mon regard sur la terre Ocre de l’Afrique de l’Ouest …

Mon « Out of Africa à moi » se décline donc de manière transversale et le Sénégal est bien la terre de la Teranga (l’accueil en Wolof)

Je ne reprendrais pas ici les péripéties « made in Sénégal Airways » 😉 …Le départ chaotique et le retour épique sont déjà plus qu’illustrés dans le Forum sur les Compagnies aériennes …

L’essentiel pour moi était de partir …et rien que poser mes pieds sur le tarmac de Dakar à suffit à effacer ces longues heures d’attente …

Acte 1,

Une première paupière s’ouvre après 4 heures de sommeil …il est 8h00 du mat (heure locale, 2 h de moins qu’en Europe), je sens déjà le soleil percer au travers de la moustiquaire, j’entends le chant des oiseaux … j’ouvre la seconde, pressée de sortir du bungalow, ne fut ce que pour palper de plus près le bleu du ciel, sentir ce 1er contact qui se caractérise par une chaleur oppressante … la multiplicité des couleurs revêt les plus beaux atours des fleurs exotiques (hibiscus, bougainvilliers …), quelques agames grimpent sur le mur, j’entends le fracassement des vagues de l’océan Atlantique …

Salamaleikum … Aleikum Salam, j’y suis ! 😊

Cette journée se déclinera sous les signes du farniente (c’est que le voyage de la veille fut plus long qu’un Cape Town-Paris, alors que le Sénégal n’est qu’à 5h30 de vol de la France ) et de la découverte des premiers alentours …

Au dehors, première rencontre avec une villageoise de Saly : Jacqueline. Les gens ici sont d’une gentillesse incroyable, se saluer est tout naturel (Mon Dieu qu’on est bien loin de l’Europe et du pincement aux lèvres 🤪 de ceux qui ont peur de louper leur métro dans la course au temps. Nous autre occidentaux avons une montre dans le ventre, mais ici le temps n’a pas de prise … Et c’est pour cela que je l’aime tant ce continent de latérite), bras dessus, bras dessous elle m’entraîne à l’entrée du village, sort de ses vieux sachets, son artisanat local qu’elle étale à grands coups de rire à même le sol 😏 Elle déplie son boubou et on prend place pour la première tractation de la bonne vieille technique du marchandage ….J’ai, un peu perdu la main (moi qui connaît pourtant ces petits rouages) .Je me retrouve donc rapidement avec une multitude de bracelets et colliers en mains (aux couleurs du pays (vert, jaune, rouge) ou arborant le Kori (coquillage, première monnaie du Sénégal et super Gri-gri), sans pouvoir m’en défaire. De bonne grâce et toujours avec le sourire, je lui prends plus de choses que ce dont j’ai réellement besoin mais finalement qu’importe, puisque cela servira à une bonne cause : l’achat du riz pour le repas familial de ce soir. C’est qu’une majeure partie de la population Sénégalaise est musulmane et que le Ramadan a débuté le 15 de ce mois.

Deuxième et fabuleuse rencontre : Andala 😊😊 (originaire de Dakar, il vit actuellement à Saly). Grand et d’une élégance rare … Cet homme deviendra notre ami tant il est plaisant d’être en sa compagnie. Il dégage une telle simplicité et générosité.

Absorber ses paroles c’est comme boire un bon jus de Bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus).😛 Humble et bien aux fait des réalités du terrain, c’est lui qui le premier nous fera découvrir son pays sous un regard différent (il nous parlera des conditions sanitaires (il est le représentant local de l’Association humanitaire ANTA (qui porte le nom de sa fille), de la vie du village, des travers de la station trop touristique de Saly Portugal …).

Comme bien des habitants de la petite côte, il vit principalement du tourisme (sacré guide local et vente d’artisanat).

Il nous entraîne au cœur du village, la nuit est tombée et chaussée de mes éternelles tongs, je sens la terre ocre (qui a pris toute la chaleur du soleil de la journée), pénétrer entre mes orteils … Je n’y vois pas grand chose, le village est à peine éclairé mais cette sensation physique du contact avec le sol m’apaise.

Andala s’arrête près d’un Baobab (véritable symbole du Sénégal) et nous explique qu’avant la construction du dispensaire, les femmes accouchaient entre les énormes racines de ce géant, un pagne recouvrant le corps pour permettre un minimum d’intimité, le ventre couvert de beurre de Karité pour atténuer les douleurs afin de mettre au monde une petite frimousse couleur ébène.

Après avoir déambulé dans les diverses ruelles du village, on s’assied sur "le banc du bonheur" (comme ils l’appellent ici) au cœur de sa petite boutique. Au dessus de la porte moult Gri-gri (quoiqu’il en porte autant sur lui 😉 : aux doigts, au cou, au bras, à la ceinture … Véritable empreintes locales pour se protéger des mauvais sorts et pour rencontrer la chance et l’amour). C’est que les Marabouts (appelés aussi Serigne) sont légion au Sénégal. Il ne s’agit pas ici, comme vous vous en doutez du grand oiseau des marais d’Afrique, mais de ces hommes que les villageois consultent régulièrement pour se protéger des influences maléfiques ! A ne pas confondre avec les « Mara – bout – de ficelle » 😛, pseudo sorciers et petits escros !

Pour ma part, je suis parée, j’ai un Kori autour du cou !🙂

On rencontre, plein de gens qui voyant « de nouveaux toubabs » (les tout blancs !) arrivent en masse pour faire connaissance. Bien que nous ne soyons pas français, la France est un sujet régulièrement évoqué lors des discussions (histoire oblige). "Quand la France à un rhume, c’est le Sénégal qui tousse !" nous dit un homme … A méditer !

L’artisanat d’Andala est magnifique et je craque complètement pour les 7 masques de la semaine (hé Phil ! Y aura même des croquis si si !!! 😄), il nous en explique les significations qui caractérisent bien la vie, comme elle se déroule au cœur de ses villages. Les masques Passeports sont superbes aussi (mais la bourse n’est pas extensible 😐).Ils permettaient jadis de passer d’un pays à l’autre (Gambie, Sénégal, Mali etc …). De l’achat que l’on fera, une partie de la somme sera reversée directement dans la caisse de la communauté du village et servira à la scolarité des enfants et à l’équipement du dispensaire (bel exemple de solidarité !).

Le retour se fera par l’autre bord du village qui donne sur la plage, les pirogues des pêcheurs sont là, elles dorment paisiblement sous les lueurs de la pleine lune.

Un bon repas pour terminer cette première journée et surtout la découverte du Groupe musical de Xalaat (la pensée en Wolof – voir le post dans le Forum Musique du Monde)

Aaahhhh la reprise de Dibi Dibi Rek d’ Ismaël Lô quel régal …😊😊😊 Je peux refermer mes paupières et rêver déjà à demain ...
Cours de français langue étrangère à la Réunion?
by Lilouboum · 2004-02-06 · 20 replies
Salut a tous, oui oui je squatte le forum!!!!

Alors, pour savoir si par hasard il y a des centres qui offrent des cours de Francais Langue Etrangere a La Reunion, c'est-a-dire des cours de francais pour les non-francophones.

JE sais bien que notre chere education nationale considere qu'a La Reunion le francais est une langue maternelle (le colonialisme tient tjs en place, non?enfin moi ce que j'en dis, je suis pas une specialiste...je voudrais pas polemiquer), mais moi je suis prof de francais pour les etrangers, donc je voudrais savoir s'il y aurait des debouchés pour moi...que ce soit de riches touristes, ou... allez savoir!!!

Car sur le site officiel des institutions qui offrent ce type de cours, je n'ai rien vu sur l'ile...

Ou pensez-vous que, boum badaboum, je puisse monter un tel centre pour attirer les touristes ? ou les scolaires de je ne sais où ?

A bientot,

merci pour les reponses futures...

lili
Voyage en Europe sur le thème la deuxième guerre mondiale
by Ejx1212 · 2017-08-08 · 15 replies
Bonjour, j'aimerais avoir votre avis sur un itinéraire qui me permettrait de voir Londre, Cracovie et Auschwitz, les plages du débarquement....enfin tous ce qui est possible de voir en 15 jours!!
Qui fait la croisière de Dubaï à Yokohama sur le MSC Splendida le 31 mars 2018?
by Paulesimone · 2017-07-29 · 312 replies
qui fait la croisière de Dubai à Yokohama sur le MSC Splendida le 31 mars 2018??
Ouverture de la frontière Maroc - Algérie en juin 2017
by B5fef6 · 2017-05-14 · 48 replies
en juin 2017 la frontiere sera ouverte entre le maroc et l algérie...qu en pensez vous??
Entre Istanbul et la côte lycienne
by Senmout · 2016-05-03 · 5 replies
COMPTE RENDU D’UN VOYAGE EN TURQUIE. Attention , ce n’est pas un carnet de voyage mais juste un compte -rendu pouvant servir à l’élaboration d’un voyage .

TRANSPORTS :

Avion : Lyon / Istanbul / Istanbul / Analya / Izmir / Lyon : 373 E par personne avec la Turkish airline . Satisfaisant .

Location de voiture : Par autoescape en me promettant que c’est la derniére fois !!! 😠😠 Accueil téléphonique pour la réservation déplorable ( cela a bien changé depuis des années ) . 7 jours pour une voiture taille petite , prise à Antalya et restitution à Izmir pour : 284 E dont 158 e de location et 126 e de drop off à Izmir ( 20e plus cher que ce que Autoescape m’avait annoncé ) . Loueur : Essence car rental : LAMENTABLE !!! Nombreuses difficultés pour les contacter suite à un retard d’avion , accueil à la limite du cordial , accueil à aéroport et déposés sur un terrain vague à quelques kilometres de l’aéroport , dans un cabanon miteux … Pas très rassurant !

Essence : 4,40 TL / litre

Parking : La Turquie bat presque la France sur le prix de parking qui , à la longue , représente un vrai budget .

- Antalya centre : 10 TL / jour - Aphrodisias : 7 TL - Sirince : 10 TL - Ephese : 10 TL - Termessos : 5 TL - Pamukkale : 10 TL

Metro à Istanbul : Vendus par 3 à Sultanamet et aux environs de Galata ( uniquement ) : 10 TL sinon à l’unité : 4 TL . Nous avons beaucoup marché et avons peu pris les transports en commun sauf pour aller à St Sauveur de Chora .

PRIX DES VISITES :

- Aphrodisias : 15 TL audioguide : 10 - Ephese : 30 TL audioguide : 20 - Terrace House d’Ephese : 15 TL - Topkapi : 30 TL audioguide : 20 - Harem : 15 TL - Citerne basilique : 20 - Sainte Sophie : 30 TL audioguide : 20 - Termessos : 5 - Myra tombes : 15 audioguide 15 couplé avec Eglise - Saint Nicolas : 15 - Xanthos : 10 - Chimaera : 6 - Pamukkale et Hierapolis : 25

HEBERGEMENTS :

Tous les hôtels proposent le petit déjeuner inclus . Les horaires des petits déjeuners commencent rarement avant 7h30 / 8h .

Istanbul : Sari Konack : 4 nuits : 110e / nuit Situé à quelques pas de la mosquée bleue . Très bon accueil . Chambre spacieuse et très bien équipée . Bel établissement . Très bon et copieux petit déjeuner . Nous avons trouvé très pratique d’être à Sultanamet . Beaucoup de restaurants tout proche .

Antalya : Citrus garden : 2 nuits : 45e / nuit 🙂🙂 Situé dans la vieille ville d’Antalya . Dés qu’on passe l’énorme porte d’entrée , on se retrouve au calme et au milieu d’un charmant jardin . Les chambres sont spacieuses , claires , bien décorées par la patronne qui a de l’or dans les mains . Accueil très sympathique ; on s’y sent chez soi . Les propriétaires sont vraiment à votre service et votre écoute . Excellent petit déjeuner , varié d’un jour sur l’autre , avec les produits frais et maison . Un excellent souvenir !

Kas : Sonne hotel : 1 nuit : 60e Situé à quelques pas du port . Hotel propre mais chambre minuscule ( deux petites valises qu’on ne savait où poser …) . C’est bien pour une nuit mais difficile , à mon humble avis, pour plusieurs jours . Belle vue sur la mer .

Fethiye : Alesta Yatch hotel : 1 nuit : 72 e Hotel grande classe sur le port de Fethiye et à 5 minutes du centre de la vieille ville . Vue sublime sur le port et les montagnes avoisinantes . Chambre grand luxe et petit déjeuner exceptionnel . Spa et piscine mais non utilisés . Navette pour plage privée non utilisée .

Pamukkale : Sinter Terrace : 1 nuit : 40e 😇😇 Pension de famille et accueil très , très chaleureux ! Chambre spacieuse, très kitch certes mais très propre . Jolis jardins et terrasse . Petit déjeuner maison, frais et copieux . Nous y avons aussi pris le repas du soir pour un prix dérisoire , très bien servi et très bon ( spécialité de viande ou truite ) . Ici aussi , les propriétaires sont très dévoués .

Selçuk : Kalehan hotel : 1 nuit : 50e 😠😠😠 La grande deception du séjour . Proche du centre ville de Selçuk . Hotel glauque . Accueil purement intéressé du propriétaire . Nous n’étions que deux couples dans l’hôtel et le propriétaire a cru bon de nous mettre au troisiéme étage , en bout de couloir dans une chambre pour 4 personnes , certes immense mais froide et qui aurait largement besoin d’être rafraichie . Salle de bain à peine propre . C’est le seul endroit où la bouteille d’eau mise à disposition dans la chambre était payante … Literie minable, taie d’oreiller déchirée . Petit déjeuner avec le strict nécessaire et pas très frais ( j’ai été malade dans la journée ) . Bref , passez votre chemin !

Izmir Aéroport : Tav Airport : 1 nuit : 77e Situé dans le hall de l’aéroport . Grand confort et excellente prestation. Bon bien sûr , on ne choisit pas ce type d’hôtel à moins d’arriver tard le soir ou partir tôt le matin . Notre vol était à 5h50 et ce fut très pratique . Attention toutefois car les chambres standards sont dépourvues de fenêtres … attention pour les claustros…

RESTAURATION

Il y en a pour tous les goûts et à tous les prix . La cuisine nous a plutôt étonnée en positif . Partout , on y trouve viande , poisson et plats végétariens . C’est très souvent copieux . Le seul petit reproche qu’on ferait : cuisine grasse donc au fil de jours c’est pesant . Le Mezze restera notre favori . Vu les petits déjeuners très copieux , nous avons tous les jours sauté le déjeuner , d’autant plus qu’on trouve toujours à grignoter avec un thé , quelques pâtisseries orientales . Voici nos meilleurs souvenirs .

Istanbul : Ubud Ethic à Sultanamet : La solution de facilité , étant donné la pluie permanente , car il se situait juste en face de l’hôtel . Très bon accueil . Mélange de cuisine turque et asiatique . Mezze à partager , un plat , une boisson : 90 TL pour deux .

Kas : Turkuaz restaurant et meyhane :🙂🙂🙂 Notre meilleure expérience en Turquie . Cadre très agréable avec magnifique terrasse et tonnelle . Les propriétaires sont charmants et très à l’ écoute . La cuisine est raffinée . Un excellent Mezze !!!! Mezze , un plat , boisson : 85 TL

Fethiye : Megri : C’est simple , c’est sur la grand place de la vieille ville , nombreuses tables en terrasse . Accueil sympa . Nous avons décidé de goûter une spécialité pour deux : le Beshi kepap ( cuisson de la recette : viande ou poissons et crustacées avec des tomates , oignons, aubergines cuit à l’étouffée dans un amphore qui est cassée devant vous juste avant la dégustation ) qui est servi avec riz et frites : un REGAL !!!! Salade pour deux , le Beshi Kepap et boisson pour deux : 110 TL

DIVERS

- Climat : A Istanbul : pluie sans discontinuer pendant 3 jours , froid et vent … dommage … : Sur la côte Lycienne : l’éternel printemps . Ciel bleu azur et entre 20 et 25 degrés en journée ; Soirée à 18 degrés . : Pamukkale : A l’intérieur des terres donc plus frais mais ciel azur . : Vers Izmir : ciel toujours bleu , températures plus fraiches qu’au sud , entre 16 et 18 en journée . Nuit très fraiche .

- Change : La monnaie est la Lyra . Aucun problème de change , il y a partout des distributeurs, des bureaux de change . : 1 euro = 0,30 environ TL

- Guides : Le guide vert fut notre meilleur allié pour la visite des sites . : Le Lonely planet

- Quelques prix : - Thé turc : 3 - Café turc : 7 - Jus d’orange frais : 8 - Marrons chauds 200 gr : 10 - Grande bouteille d’eau : 1,5

ITINERAIRE

J 1 : Vol Lyon / Istanbul J 2 : Istanbul J 3 : Istanbul J 4 : Istanbul J 5 : Istanbul / Antalya J 6 : Antalya et Termessos J 7 : Côte Lycienne avec arrêt : Chimera , Myra , Kas J 8 : Côte lycienne avec arrêt : Kalkan , Xanthos , Fethiye J 9 : Route Fethiye / Pamukkale . Visite Hierapolis et site géologique . J 10 : Aphrodisias puis route vers Selçuk J 11 : Ephese . Village de Sirince . Route vers Izmir . J 12 : Retour Izmir / Istanbul / Lyon

NOS VISITES A ISTANBUL

- Topkapi 🙂🙂 Nous y avons passé 4 h et nous nous y sommes rendus dés l’ouverture , évitant ainsi l’essentiel de la foule sur laquelle nous avions une longueur d’avance . Nous avons commencé par le palais , le trésor , le pavillon du St manteau avec les reliques de Mahomet ( manteau, poils de barbe, lettre écrite de sa main, son sceau, épées mais aussi les clefs de la Kaaba et un écrin d’or de la pierre noire . J’avoue que cela m’a impressionné . Puis visite de la salle du divan , le pavillon des circoncisions , le pavillon de Bagdad , les jardins, la mosquée et enfin le harem . Tout y est resplendissant et les mosaïques sont fabuleuses . Une très belle visite avec un audioguide indispensable .

- La citerne basilique . Ouvrage byzantin surnommé le palais englouti qui est une vaste citerne souterraine qui alimentait le grand palais sous Constantin puis Topkapi . 336 colonnes … Visite est rapide mais d’un belle effet .

- Pont Galata avec ses pêcheurs / Funiculaire / Grande rue Istikal avec ses ambassades , hôtels particuliers , enseignes anciennes et nouvelles, tramway , passages couverts, église St Pierre - Paul … un mélange de l’ancienne ville et la moderne / Place Taksim , symbole de la révolution / tour Galata : nous n’y sommes pas montés tant il faisait gris , pluvieux et brumeux .

- Sainte Sophie . 🙂🙂🙂 Idem , nous y sommes à l’ouverture et nous n’attendons que quelques minutes pour obtenir les tickets et l’audioguide . Ancienne église , puis basilique convertie en mosquée : un mélange étonnant mais fascinant . Visite de 2h .

- Hippodrome / la colonne de Constantin / Rue du Grand Bazar / Grand bazar : visite succinte car on trouve l’endroit surfait / Mosquée de Soliman ( hélas , nous sommes vendredi ) / descente par un lacis de ruelles colorées vers le quartier Pamuk au milieu des grossistes en tout genre et des vieilles konaks : un grand bazar plus authentique . Total de cet itinéraire : 5 h avec les pauses thé bien sûr !

- Musée archéologique : En pleine restauration , heureusement car vieillot et décrépi . Bof … j’y allais essentiellement pour y voir le traité de Kadesh .

- Mosquée bleue : 🙂🙂🙂 Nous y étions vers 10H et nous avons attendu environ 45 mn pour y rentrer . Voile obligatoire pour les femmes fourni si besoin ( mon foulard a fait l’affaire ) . Une véritable merveille , dommage qu’il y avait autant de monde …

- Eglise St Sauveur de Chora . 🙂🙂🙂 Nous avons hésité car c’est un peu excentré mais nous avons bien fait d’y aller car ce fut une de nos plus belles visites d’Istanbul ! De la place de Ste Sophie , tramway T1 jusqu’à l’arrêt Topakpi ( attention , j’ai bien dit arrêt et non palais ! ) puis changement pour le T4 et s’arrêter au 3eme arrêt . Visite avec audioguide . C’est l’un des plus fabuleux ensemble de mosaïques que j’ai pu admirer dans ma vie ! un régal des yeux ! Prevoir une visite d’ 1H30 .

- Le Bosphore : Metro Marmaray sous le Bosphore jusqu’à Uskudar ( ouvrage impressionnant ) . On a ensuite marché jusqu’à Kadikoy en passant devant le phare Leandre . De Kadikoy , on a pris le ferry pour revenir vers Sultanamet . Le circuit pourrait être très sympa mais nous l’avons fait sous des trombes d’eau ininterrompues , dommage …

NOS VISITES HORS ISTANBUL

- Termessos . 🙂🙂🙂 Situé à 30 km d’Antalya . Le site est complètement perdu dans la montagne . C’est un peu le Machu Picchu ou l’Angkor de la Turquie ! Ce site m’a totalement fasciné . Sans doute parce que c’était le premier mais aussi pour ce côté mystérieux et loin des foules . Du parking , il y a encore 3km de chemin pentu et caillouteux avant de commencer la visite et atteindre la porte du site et ses tours défensives . Il est important d’être bien chaussé . Noyées dans le maquis de pins , oliviers , buissons , crocus , les ruines … et le silence ! Nous serons seuls sur le site pendant environ deux heures avec pour toute compagnie les oiseaux et les écureuils . L’atmosphère est envoutante , on dirait presque que ceux qui y vécurent sont encore là … On a commencé par le gymnase , les voutes des bains . Puis un gigantesque champs de ruines qu’était la grande rue à colonnades . On voit enchevêtrés colonnes , stéles, morceaux de sculpture … Ville fantôme … Puis , on grimpe encore 15 mn en pleine nature , dans la pinède , pour atteindre le tombeau d’Alcetas , général d’Alexandre le grand et y découvrir son destin tragique . Le panorama sur les ruines de Termessos , les montagnes environnantes et la vallée est magnifique . On y serait resté de heures ! En redescendant , nous bifurquons vers la nécropole sud . Après 10 mn de marche , apparaissent le premiers tombeaux . Le chemin serpente ainsi pendant 30 mn offrant un incroyable spectacle car le temps a littéralement fait exploser des centaines de sarcophages plus ou moins intacts , avec de plus ou moins belles sculptures . On a l’impression d’être hors du temps et nous somme toujours seuls ! De là , va naître , pour moi, une véritable fascination et découverte pour les tombeaux lyciens qui ne me quittera pas de tout le voyage ! Nous revenons sur nos pas pour finir avec l’agora , les citernes , le boulotterions , le temple d’Artemis et enfin le théâtre . Ce n’est qu’à partir de là que nous rejoignons une poignée de congénéres . Retour à la voiture après 5h de visite et les mollets en compote mais tellement heureux ! Bref , je vous recommande vivement cette visite !

- Site de Chimera . Bon , j’avoue c’est purement mythologique … Apres 30 mn d’un chemin assez ardu fait d’escaliers , pentes abruptes , on voit brûler quelques petites flammes qui s’échappent de la montagne . Pour les scientifiques ce sont des émanations de méthane , pour le littéraires , dont je fais partie , c’est la repaire de la Chimère , monstre mythologique cracheur de feu . Cela doit être plus interessant à voir à la nuit tombée … peut être … Bref, ce fut l’occasion de réviser une partie de l’Iliade .

- Le site de Myra Très impressionnante falaise avec des tombeaux rupestres . Les tombes lyciennes s’étagent sur la paroi . Un beau théâtre aussi .

- Eglise Saint Nicolas . De belles peintures bien conservées mais un audioguide qui rend la visite interminable … Un peu déçus de cette visite .

- Côte entre Kas et Fethiye La route longe la mer et offre des vues magnifiques . Kas est un petit bourg certes touristique mais avec un joli petit port et très agréable à flâner . Kalkan : idem , trés agréable , port de pêche mais un peu plus grand et touristique que Kas . Fethiye : trés touristique et beaucoup plus moderne .

- Xanthos . Un petit site mais qui a retenu notre attention car on y trouve le troisième type de tombe lycienne : sur pilastre .

- Pamukale 🙂🙂🙂 Nous y arrivons à 13 h et nous resterons 4H . Nous choisissons de commencer par le côté sud ( côté sud au côté nord: distance de 2,5 km ) . Nous longerons d’abord les bassins ( on s’est refusé de s’y baigner car quel dommage de dénaturer et saccager une telle merveille géologique ) puis nous visiterons le site romain . Pensez aux lunettes de soleil . Mention spéciale pour le site géologique côté porte byzantine car il n’y a quasiment personne . Nous avons adoré la beauté endormie de la nécropole , entre tumulus et cyprès . C’est le coin le plus calme du site . Immense cardo avec la porte de Domitien et ses trois belles arcades . Le théâtre était inaccessible ce jour là . Nous ne sommes pas allés jusqu’au martyrium de St Philippe et nous ne sommes pas allés à l’antique pool qui nous paraissait surfaite . Bref , un endroit plein de charme pour le peu qu’on s’éloigne du triangle musée / bassin à baignade / antique pool .

- Aphrodisias 🙂🙂🙂 A 1h30 de route de Pamukale ou 2H de Selçuk . Site magique perdu dans une plaine et entouré de montagnes . Nous avons mis 2h pour visiter le site et 30 mn pour le musée qui ne nous a pas transporté . De très beaux monuments très bien conservés comme le Tetrapylon , le temple d’Aphrodite , le stade, le théâtre , le bouleuterion.

- Ephese site antique .🙂🙂🙂 Nous finissons en beauté et nous avons apprécié de faire les visites dans ce sens car nous sommes allés crescendo dans la grandeur , beauté et état de conservation des sites . Nous sommes arrivés à l’ouverture juste une heure avant que les cars ne déversent des milliers de touristes . Par une entrée ou une autre , contrairement à ce qui est indiqué dans les guides , il y a des hordes . C’est le seul endroit où nous avons souffert de ce flot , une grande chance , je pense . Une mention spéciale pour la bibliothèque de Celsius et le quartier des maisons avec le murs et mosaïques intacts . Attention , cela fait l’objet d’une tarification à part que vous pouvez prendre avec le billet d’entrée et dans ce cas , c’est moins cher ou sur place : plein tarif . Ce serait vraiment dommage de s’en priver car c’est assez unique .

CONCLUSIONS :

- Nous avons adoré : La magie du site de Termessos ! : L’Eglise St sauveur de Chora : Le savant mélange géologie / culture du site de Pamukale : L’accueil de nos hôtes à Pamukale .

- Nous avons aimé : Toutes les splendeurs que recèlent Istanbul : Les sites d’ Ephese , Aphrodisias , Myra : L’accueil des turcs toujours souriants , plein d’entrain et prêts à aider . : La côte sauvage lycienne : Nous régaler de pâtisseries, thé et Mezze .

- Nous n’avons pas aimé : Le Kalehan hôtel à Selçuk , glauque !!!! : le prix des parkings partout !
Vallée de la Tchouïa, entre Novossibirsk et la frontière mongole?
by Vence · 2016-02-29 · 29 replies
Bonjour, Qui a fait la vallée de la TCHOUÏA, entre NOVOSSIBIRSK et la frontière mongole ? Je louerai une voiture à l'aéroport de NOVOSSIBIRSK et descendrai le long de la route jusqu'à la frontière . Je pense faire ce trajet en 2 ou 3 jours AR , et je recherche un hôtel sympa sur la route qui parait-il, est magnifique et un condensé des paysages russes ! Merci pour votre aide.
À visiter dans la province de Buenos Aires
by Herge · 2015-06-17 · 7 replies
Bonjour à tous !

Quelques idées de circuits pour ceux qui veulent voir autre chose que les « 8 fanions » (Bariloche, Salta, Iguazu, Ushuaia, Valdes, Mendoza, El Calafate, Buenos Aires) en Argentine. Oui, je vais peut être en étonner plus d’un mais l’Argentine ne se résume (heureusement) pas à 8 punaises plantées sur une carte d’un pays aussi vaste que 5 fois la France. Entre chaque « punaise » distant chacune de plusieurs centaines de km, vous pouvez bien imaginer qu’il y en a des villages, des parcs, des montagnes et des vallées avec des curiosités à découvrir !

Donc pour ceux qui viennent en Argentine (pour 3 ou 4 semaines) uniquement pour faire le « bip bip » sur des vols intérieurs et se retrouver sur chaque « punaise » pour « faire » le « circuit nord » et le « circuit sud » en 3 jours, il y a en effet le guide du routard ou le Petit Futé qui donnent d’excellents conseils. Pour les autres voyageurs qui veulent découvrir autre chose en Argentine, les guides étrangers sont assez limités, et il faut profiter alors de son passage à Buenos Aires pour « faire » les librairies et s’armer de guides argentins et de cartes routières centrés sur une province en particulier. Lors de votre voyage (qu’il soit le premier ou non) vous allez atterrir à Ezeiza, qui se trouve dans la province de Buenos Aires (Capitale La Plata). A ne pas confondre avec la ville de Buenos Aires indépendante de la province. Or, il n’existe presque rien dans les guides étrangers sur cette province (qui en passant s’étend sur une surface plus grande que celle de l’Italie). On nous rabâche Tigre et à la rigueur San Antonio de Areco, mais le reste de la province est considérée comme « Terra incognita ». Une sorte d’espace tout blanc sur les cartes des guides français !

Ce post a donc pour but de vous montrer que la « grosse tache blanche » est peuplée par des centaines de villages et de petites villes qui valent le détour, des parcs naturels, des massifs montagneux, des lacs, une cote atlantique, et des vallées qui n’attendent que vous ! Quelques idées donc de balades pour ceux qui ont dans l’idée de passer au moins 1 semaine dans la province. Le mieux (comme toujours en Argentine) est de louer une voiture et de faire une boucle pour la rendre bien sur au même endroit. Comptez dans les 2.000 km pour une semaine ou 3.000 km pour 2 semaines.

Pour le sud de la Province, j’ai repéré pour le moment 3 premières destinations intéressantes qui sont :

Chacomus:



C’est est une petite ville de 30.000 habitants de la province de Buenos Aires située à 130 km au sud de la ville de Buenos Aires extrêmement bien desservie puisque sur la route entre la capitale argentine et la ville de Mar del Plata. Elle est devenue en quelques années à la mode pour les porteños y passant quelques jours par exemple lors d’un weekend long. On a donc l’avantage en 1 heure et demi de voiture de se retrouver en pleine campagne, proche de très nombreux lacs dans une ambiance dépaysante surtout quand on vient de la grande ville ! Si vous y passez en semaine, c’est encore plus tranquille ! Une bonne étape donc si vous vous dirigez vers le sud ! … et surtout totalement ignorée du tourisme de masse. De nombreux restaurants, des hôtels pour tous les prix, et des lagunes ….. La lagune de Chascomus bien sur, vous pouvez faire le tour en voiture ou en vélo (30km), mais aussi d’autres bien plus sauvages et presque sans aucun construction comme celles de Vitel, Mananciales, Salada, Chis Chis, del Burro, etc…. Cerise sur le gâteau, c’est le rendez vous des ornithologues, par exemple pour voir les flamands roses (El Flamenco Austral) « Phoenicopterus chilensis ». Donc nature et oiseaux sont au rendez vous et cela à une heure et demi de la Plaza de Mayo ! Article plus complet sur Chascomus.

Balcarce :



Un endroit spécial pour faire changer d’idée ceux qui pensent que la province de Buenos Aires n’est qu’une succession de pampa plate et monotone. En effet, la ville de Balcarce se trouve en plein dans le massif dit du « système de Tandilia ». Sachez que celui-ci a plus de 2,5 milliards d’années, ce qui en fait un des plus anciens au Monde. Une chaine de 340 km de long sur 60 km de large. Le plus haut sommet est à 524 m. C’est aussi dans cette chaine, qu’on a trouvé les restes les plus anciens de l’homme en Amérique. En effet si jusqu’á présent on a toujours prétendu que l’homme était arrivé en Amérique par le détroit de Béring il y a 14.000 ans, voila que quelques découvertes au Brésil et en Argentine (dont dans cette sierra) remet tout en doute. Nous y avons trouvé des traces de l’homme d’il y a 60.000 ans ! 2 à 3 journées sont suffisantes à Balcarce en y joignant des randonnées, ou alors vous êtes un mordu des sierras qui l’entourent et dans ca cas la, alterner aussi parapente et randonnées un peu plus ardues avec visites de quelques grottes. Randonnées à cheval ou tour en barque sur les lacs environnants. Vous êtes plongés à fond dans la campagne et surtout totalement hors des sentiers battus. L’élément le plus connu reste tout de même l’excellent Musée Fangio au centre ville. Article plus complet sur Balcarce.

Tandil :



C’est une petite ville de 120.000 habitants située à 375 km au sud ouest de Buenos Aires, a essentiellement une activité agricole et d’élevage, mais a pu au fil du temps se développer touristiquement grâce notamment à la Sierra (chaine de montagnes basses). Les principales attractions de la région sont Le « cerro Centinela », le « Parque Independencia », le « Calvario », la « Piedra Movediza », et le « Lago del Fuerte ». Tandil est peuplé essentiellement de descendants d’italiens, de Basques Français et d’Espagnols arrivés vers 1865-1895, mais il est à noter une particularité qui est l’installation de la première colonie danoise du pays en 1847. Il existe toujours des descendants Danois luthériens à Tandil. Une chose aussi a découvrir est le “Chemin mystérieux” (Camino misterioso) ainsi baptisé car très énigmatique. En effet une petite rue se termine en sentier dans les collines, et bien qu’il semble que ca soit une descente, il s’agit d’une montée. La population des lieux l’attribut a une sorte de magnétisme. Il paraitrait plutôt qu’il s’agisse d’une illusion optique. Vous êtes dans la nature, mêler la découverte au sport, c’est aussi dans cette ville que vous pouvez faire des balades à vélo, à cheval, de l’escalade, varappe, descente en rappel. Toujours plein de plans d’eau c’est aussi le moyen de faire de la voile, canoë, etc…(Je pense plus particulièrement aux étudiants et stagiaires français basés à Buenos Aires !). Article plus complet sur Tandil. Article plus complet sur Tandil.

Voila, c’est déjà un premier jet ! Vous imaginez bien qu’’il y a encore plein d’autres destinations très proches de Buenos Aires (par la route) dans un rayon de 150 à 400 km. Je compte sur vous pour ajouter votre grain de sel par d’autres posts ci-dessous !

A bientôt ! Et bonne route !

Herge ! www.petitherge.com
Chine du Centre (de Xi’an à Pékin) – Septembre 2014
by Nancy · 2014-10-06 · 17 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

“Nous n’avons pas changé les Yuans qui nous restaient. C’est tout dire. Nous comptons bien poursuivre notre découverte de cet immense pays. Bien vite.” Telle était la conclusion de notre première approche de la Chine, en Avril dernier. Nous n’avons pas tardé ! Puisque Septembre est le mois idéal pour visiter Pékin et sa région, c’est décidé, 2014 sera pour nous une année consacrée à la Chine.

NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :

Dim 7 Sept – Arrivée du vol China Southern à Xi’an à 10h25 – 3 nuits à Xi’an Lun – Han Yang Ling – Ville intra-muros Mar – Bing Ma Yong – Ville intra-muros – Spectacle au Tang Dynasty Palace Mer – Ville extra-muros – Train de nuit vers Pingyao Jeu – Temple Shuanglin – Ville intra-muros – 4 nuits à Pingyao Ven – Ville intra-muros Sam – Résidence Wangjia – Village et château de Zhangbi – Ville intra-muros Dim – Résidence Qioajia – Qixian Gucheng – Temple Zhenguo – Ville intra-muros Lun – Bus pour Taiyuan – Jinci Temple – Bus pour Wutaishan – 2 nuits à Wutaishan Mar – Temples tibétains (Puhua - Xiantong – Tayuan – Nanshan …) Mer – Bus pour Datong – Ville intra-muros (Monastère Huayan – Mur des 9 dragons) - 2 nuits à Datong Jeu – Bus urbain pour Hunyuan : Xuankong Si (monastère suspendu) – Taxi pour Yingxian : Muta (pagode en bois) – Retour en bus Ven – Bus urbain pour Yungang : Grottes – Retour en bus – Ville intra-muros (temple Shanhua) – Train de nuit vers Pékin Sam – Métro + bus pour Chengde – Palais d’été et parc impérial - 2 nuits à Chengde Dim – Temples lamaïques Lun – Bus pour Pékin – Balade dans les hutongs – Temple des Lamas – Temple de Confucius – 5 nuits à Pékin Mar – Cité Interdite Mer – Rando sur la Grande Muraille : 6km depuis Jinshanling vers Simatai Jeu – Palais d’été – Marché aux puces de Panjiayuan – Canard laqué chez Dadong Ven – Temple du Ciel – Quartier Dashilar – Quartier de Shishahai Sam 27 Sept – Départ (mouvementé – grève AF)

BUDGET : Cours : 10 Yuans (ou RMB) = 1,2 €

Dépenses préalables : Visa : 71 €/p Vols : 860 € l’A/R /p Train de nuit Xi’an/Pingyao : 74 € pour nous 2 Dépenses sur place : Hébergement : 1076 € pour 18 nuits Autres (repas, transports, entrées des sites …) : 1621 € (dont environ 530 € d’entrées de sites !) Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 4633 €

On peut serrer ce budget en réservant des hôtels moins chers. On s’est un peu lâché sur Pingyao et Pékin. Le charme a un prix … Un repas cher aussi chez Dadong à Pékin. Pour le reste, on a été sage. Les sites sont chers … et nombreux.

Beaucoup de paiement cash. Retraits faciles aux ATM.

VISA : N’attendez pas le dernier moment, ça prend du temps pour constituer le dossier … www.otchine.com/Formalites_et_Visa.htm Une fois encore, j’ai réservé (sans frais) sur Booking.com des hôtels pour couvrir tout mon séjour (comme requis) que j’ai annulés dès le visa obtenu. Il est coûteux : 71 €/p.

GUIDES : Lonely Planet (LP) Très léger sur le Shanxi. Vraiment décevant. Guide du Routard (GdR) – Edition 2013-2014 J’ai nettement préféré le GdR au LP. Guide Bleu (GB) Parce que nous avions envie d’approfondir le côté culturel et historique. Pas déçus évidemment. Avec le GB, on sait à quoi s’attendre.

Un guide papier est indispensable pour avoir la transcription en idéogrammes chinois des endroits où l’on souhaite aller. C’est suffisant mais indispensable. D’autant que nous ne pouvons pas compter sur la prononciation des mots transcrits en pinyin … on n’a pas le bon accent !

Pour préparer notre périple, j’ai également énormément utilisé ce site : www.travelchinaguide.com/cityguides/ Extrêmement complet.

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Guangzhou/Xi’an et Beijing/Guangzhou/Paris – China Southern/Air France Achetés début juin via Voyages-sncf.com. 860 € l’AR/p Suite à la grève Air France, notre vol retour Canton-Paris a été annulé. En dehors de ses excuses, AF ne nous a été d’aucun secours. C’est à l’aéroport de Pékin, au comptoir China Southern, qu’en 20 minutes, un employé diligent et aimable a réglé notre problème en nous trouvant un vol direct sur Air China. OUF ! Complément du 25/10/2014. Je me dois de rendre justice à AF : nous venons de recevoir un email de leur part nous offrant un avoir de 800 € chacun en compensation des désagréments subis. Parfait !

2 – Transports locaux Pour les novices de la Chine, je vous invite à lire les préliminaires de ce chapitre dans mon précédent carnet : voyageforum.com/...ost=6518729;#6518729 Sur ce périple, absolument aucune difficulté. Nous avons souvent trouvé des employés en gare parlant quelques mots d’anglais. Comme on me l’avait prédit sur VF, ce voyage a été beaucoup plus facile que le précédent au Yunnan. GF = Gare ferroviaire GR = Gare routière

2.1- Le train

Xi’an – Pingyao Nous rejoignons la gare ferroviaire de Xi’an en métro depuis notre hôtel. Train de nuit 2672 – couchettes molles – départ 22h53 – durée 8h20min Billets de train réservés via internet depuis la France le 21/07 avec une demande de livraison des tickets à l’hôtel de Xi’an. www.chinatripadvisor.com/english/ Extrêmement simple et efficace avec quelques échanges de mails de validation. J’ai notamment envoyé la réservation Booking.com en chinois pour qu’il n’y ait aucune ambigüité. A notre arrivée à l’hôtel Citadines de Xi’an, nos billets nous attendaient. Un excellent service mais qui a un coût : les 2 billets coûtent 410 Y facturés 74 € soit 50% de plus que le coût net des billets … Au départ du train, le contrôleur échange notre billet contre une contremarque. Quelques minutes avant l’arrivée, il vient nous réveiller et nous rend nos billets (qu’il faudra rendre pour sortir de la gare). A Pingyao, nous rejoindrons l’hôtel à pied (merci GoogleMaps).

Datong - Pékin Je demande à l’hôtel de Pingyao de réserver 2 couchettes, 10 jours avant. Surprise ! Tout est plein. Pas le choix, contraints de réserver 2 sièges. Le service payé à l’hôtel est quasiment aussi cher que le prix de la place : 53 Y la place, 30 Y le service ! LOL ! Voyage inconfortable et fatigant mais belle expérience. Impossible de dormir : les lumières restent allumées dans le wagon, les gens sont bruyants, les sièges étroits et raides, le contrôleur hurle les gares d’arrivée. Qu’importe ! Nous voici à Pékin à 4h30 du matin. Le métro ouvre ses portes à 5h …

Des renseignements très précieux ici : www.seat61.com/China.htm Je suis une fan inconditionnelle de ce site absolument remarquable !

2.2 - Le bus longue distance (coach) Je n’ai réservé qu’un seul bus, celui de Wutaishan à Datong, la veille pour le lendemain matin, réservé directement à la GR. Pour les autres, les bus étaient suffisamment nombreux pour que la résa ne soit pas nécessaire. Aucune galère. Nous n’avons jamais dû attendre. Bon à savoir : sur le billet, le n° imprimé à côté du prix est la plaque d’immatriculation du bus.

2.3 - Les bus urbains Prix dérisoire : 1 Y le trajet, on glisse le billet dans une boite transparente à côté du chauffeur. Attention, il faut l’appoint. En fait, il suffit d’oser et ne surtout pas croire que c’est infaisable ! Aux arrêts, tous les parcours de bus sont décrits. Les numéros des bus sont en chiffres arabes, les stations en chinois vertical. En rouge, la station où l’on est, une flèche indique le sens du bus. Ensuite, il faut observer. Parfois, on y arrive tout seul, on repère les caractères de la gare (à force, celui-là on le connait !) ou du temple … Et puis, sinon, il suffit de demander. Et pourquoi pas directement au chauffeur du bus ? A Datong, nous voulions retourner à la gare ferroviaire. Fin de journée, personne à l’arrêt pour nous renseigner. Le bus 27 arrive. On grimpe, je montre mon idéogramme au chauffeur. Elle m’explique longuement … en Chinois. On croit comprendre qu’il y a une correspondance. Devant mes yeux ronds, elle nous fait signe de nous asseoir. Et 15 minutes plus tard, nous refait signe de descendre, descend avec nous ( !) et, à l’arrêt, nous montre le numéro du bus à prendre et la station où descendre. Il n’y a plus qu’à attendre le bus 15 et ensuite à compter les stations. Les gens sont serviables, gentils et généralement plutôt contents de nous voir prendre les bus urbains. N’hésitez pas, après c’est un vrai bonheur ! Et quasi gratuit ! Quelle importance de se tromper à ce prix-là ?! Et puis, quel plaisir de traverser les villes en bus ! Nous les avons énormément utilisés à Datong, d’autant que nous en avions pleins devant notre hôtel, à côté de la gare ferroviaire.

2.4 – Les taxis Coût assez faible. Avec ou sans compteur. Jamais de grosse arnaque.

2.5 – Le métro 2Y le trajet. A Xi’an, peu de lignes encore. A Pékin, par contre, il va partout, y compris à l’aéroport (surtaxe pour l’aéroport : ticket à 25 Y qu’il faut acheter à Donzhimen ou à Sanyuanqiao. Ca se fait tout seul). A Pékin, nous avons acheté un pass qui permet de ne pas avoir à acheter son ticket à chaque fois mais ne donne aucune réduction. C’est juste pratique. www.travelchinaguide.com/...ation/smart-c... Imprimez un plan couleur depuis la France, les stations de métro ne vous remettront qu’une impression A4 en noir et blanc. Il s’est beaucoup développé pour les JO de 2008 et les plans ne sont pas tous à jour. Celui de notre GdR (pourtant version 2013-2014) ne l’était pas. Contrairement à Paris, le guichet ne vous vendra pas de ticket, il vous fera de la monnaie pour vous permettre ensuite d’utiliser les automates (anglais disponible). Il n’y a que la 1ère fois qui coûte. Après … c’est de la rigolade ! On peut même y recharger son pass. Les stations de métro à Pékin ne se repèrent pas aussi facilement qu’à Paris (sans chauvinisme aucun, leur métro est sacrément plus beau que notre vieux réseau). Mais pas de gros M orange pour nous faire signe. Ici, ce sont des panneaux bleus avec un sigle B entouré d’un G, à la même hauteur que tous les autres. Donc, il faut être vraiment attentif. Une illustration ici : www.travelchinaguide.com/...portation/sub...

2.6 – Les voitures privées Utilisées pour nos 2 excursions autour de Pingyao : - la résidence Wang et Zhanbi Castle – 300 Y - la résidence Qiaojia – Qixian Gucheng – Zhenguo Si – 250 Y On n’a pas eu à chercher. On s’est fait démarcher un matin dans la vieille ville. Sans précision sur la durée. Aucune embrouille. Chauffeur plaisant et souriant. Egalement : - le temple Shuanglin – 60 Y + 10 pour le parking (!) C’était un taxi que nous avons trouvé aux portes de la vieille ville.

Concrètement, pour notre itinéraire : Je ne cite que les grands déplacements … o-o Aéroport de Xi’an – Bell tower Airport Shuttle – Line 1 On prend les tickets dans le hall d’arrivée. 26 Y – 40 min o-o Xi’an – Pingyao Train 2672 - couchettes molles – 205 Y – départ à 22h53 – arrivée à 7h13 – durée 8h20 o-o Pingyao – Taiyuan 26 Y – départ à 8h40 – 1h30 jusqu’à un arrêt (sur notre demande) de bus urbain (301) pour Jinci Temple o-o Taiyuan – Wutaishan A la GR de l’Est de Taiyuan 73 Y – départ à 15h20 – 3h30 o-o Wutaishan – Datong (réservé la veille) 75 Y – départ à 7h30 – 4 par jour seulement – 3h30 o-o Datong – Hunyuan (monastère suspendu) A la GR principale 35 Y – départ à 9h – 2h + voiture gratuite jusqu’au monastère o-o Hunyuan – Yingxian (pagode en bois) Taxi : 60 Y / personne – 45 min o-o Yingxian (pagode en bois) - Datong Je décris plus bas comment trouver la GR de Yingxian depuis la pagode (20 min à pied) 30 Y – départ à 15h10 – 1h20 Arrivée à la GR du Sud de Datong – Bus urbain 30 pour rejoindre la GF o-o Datong – Pékin Train K1112 – sièges (dur ou mou ? je ne sais pas) – 53 Y – départ à 22h08 – arrivée à 4h37 – durée 6h30 Réservation à Pingyao trop tardive … plus de couchette. o-o Pékin – Chengde A la GR de Sihui 85 Y – départ à 7h10 – 3h30 Arrivée à la GR du Sud de Chengde – Taxi pour rejoindre le centre ville (22y) o-o Chengde – Pékin A la GR principale de Chengde (le bus passera et s’arrêtera à la GR du Sud) 85 Y – départ à 7h30 – 3h30 Arrivée à Liuliqiao – métro à côté

HEBERGEMENTS : Ils sont quasiment tous dans le GdR.

Xi’an Citadines Central Xi’an www.citadines.com/...na/xian/central.html 3 nuits réservées sur Booking.com - 390 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Petit dej buffet à 38 Y – 1 petit dej / nuit inclus dans le prix. Il faut payer le second. L’hôtel n’a aucun charme particulier, la chambre est propre, très spacieuse (c’est un petit studio) et vraiment confortable mais un peu vétuste. L’intérêt, c’est son emplacement : à quelques pas de la Tour du Tambour.

Pingyao Yide Hotel www.yide-hotel.com/zhonghe0.htm Cité dans le GdR 4 nuits réservées sur Booking.com – 595 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Petit dej non inclus – A la carte – Un peu cher. Beaucoup de charme. Dans une jolie siheyuan (maison traditionnelle), chambre spacieuse et confortable. Très bon accueil, dans un bon anglais.

Wutaishan You Hao Hotel Je ne sais pas le situer 280 Y / nuit – Cash - Petit dej inclus ou pas ? Je ne sais pas, de toute façon, pas envie … Chambre spacieuse mais froide, dans tous les sens du terme. La chambre n’a pas été faite entre nos 2 nuits … Pas bien grave pour le lit, mais on aurait apprécié des serviettes sèches. Bref … je ne vais pas faire ma chochotte, mais quand même … Un seul avantage : à quelques dizaines de mètres de la gare routière.

Datong Hong Qi Hotel 11, Zhangqian Jie (GdR) 240 Y / nuit – Cash – Petit dej buffet inclus Notre vrai gros coup de cœur !! Et pourtant, grand hôtel classique, sans grand charme mais qui présente de nombreux avantages. Grande chambre, confortable et propre. Petit dej très sympa (chinois). Bien situé, à 2 pas de la GF et d’un terminus de bus. Nombreux bus urbains. Restaurant voisin (Tonghe Restaurant), coup de cœur du LP, à très juste titre ! Le manque de charme, ou d’âme plus justement, est compensé par tous ces avantages de situation.

Chengde Mountain Villa Hotel 11, Lizhengmen (GdR) 300 Y / nuit – Cash - Petit déj buffet non inclus (30Y), pas très agréable. Face au Summer Palace. Confort classique d’un grand hôtel. Pratique : beaucoup de bus urbains à proximité qui nous ont servi pour aller aux temples.

Pékin Courtyard 7 www.courtyard7.com/ Cité dans le GdR 5 nuits réservées sur Booking.com – 643 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Hôtel de charme très bien situé dans le cœur historique de Pékin, dans un hutong calme, perpendiculaire à la très touristique NanLuoGuXiang. Excellent accueil dans un anglais parfait. Petit déjeuner buffet superbe inclus. J’en salive encore !! On gagne le repas du midi avec de tel petit dej. Vu les tarifs, nous avions choisi une chambre standard. Elle était un peu petite … Nous nous sommes adaptés en glissant nos sacs à dos sous le joli lit à baldaquin. Sdb petite mais très agréable et très fonctionnelle.

REPAS : Je donne quelques adresses qu’on a aimées dans le corps du paragraphe suivant. Les plats de légumes tournent entre 10 et 40 Y. Nous avons souvent mangé dans de petits restaurants simples, sans prétention. Les portions sont toujours très conséquentes et nous n’avons jamais été déçus. On a souvent eu droit à des menus, pas forcément en anglais, mais avec photos. Ca aide. On nous aussi assez souvent servi d’office de l’eau chaude. Nature. Pas très amateurs et surtout pas habitués, nous demandions à y rajouter du thé. Un seul écart dans nos restau : le très chic Dadong à Pékin, pour goûter un canard laqué. Un beau et bon moment. Je détaille plus bas. Une seule erreur (mais de taille) : un petit fast food chinois à l’intérieur du Palais d’Eté de Pékin. Absolument infect ! On a bien regretté notre choix quand on a vu le petit restau hyper sympa qui se trouve sur la petite île dans Suzhou Street (toujours dans le Palais d’Eté). Dommage.

L’ITINERAIRE : Voilà bien longtemps que nous n’avions pas pu partir 3 semaines. Mais pas question de changer nos habitudes : nous en profitons pour faire un beau périple et, surtout, pour prendre notre temps. C’est clair qu’on aurait pu en faire plus. Nous avons préféré approfondir et profiter de chacune de nos étapes. Une critique toutefois sur notre programme. S’il permet de découvrir l’Histoire de la Chine à travers ses temples, ses palais, ses belles résidences anciennes, ces quartiers pittoresques, il manque peut-être un peu de variété, de Nature. Instructif, enrichissant, aucun doute mais peut-être un peu répétitif. On s’en est rendu compte à nos photos. Il y a redite …

Xi’an - La tombe du 1er empereur Qin, Bing Ma Yong Tout le monde vient à Xi’an pour ça. Donc … du monde mais rien qui ne soit gérable et nous avons pu approcher de chacune des fosses sans difficulté. Accès facile en métro (station Wulukou) + 500m de marche jusqu’à la GF + bus 5 sur le parvis (7 Y) Des infos ici : www.travelchinaguide.com/...rtation/tour-... Une fois arrivé, on a pris la navette (5 Y) pour économiser nos forces et atteindre l’entrée. Pas de navette au retour pour nous obliger, comme de juste, à traverser toute la partie boutiques … Ne ratez pas le hall des chariots de bronze avant de voir les fosses. C’est superbe ! C’est incontournable. Mais je ne suis pas sûre de ne pas avoir préféré Han Yang Ling … - La tombe de l’empereur Han Yang Ling Beaucoup moins touristique. Quasiment personne. C’est moins grandiose que Bing Ma Yong mais plus émouvant, plus humain peut-être. Accès facile en métro (station Shi Tu Shu Gan – sortie D) + bus urbain 4 (arrêt de bus juste à la sortie du métro) jusqu’au terminus. - Les remparts qu’on a ratés car il pleuvait. On le regrette encore aujourd’hui ! Ils sont ici plus impressionnants que ceux de Pingyao. On avait prévu d’en faire le tour en tandem … Ce sera pour une autre fois ! - Le musée du Shaanxi gratuit sur présentation du passeport, trop rare pour s’en priver ! En fait, il est intéressant car il est plutôt petit et quelques guerriers y sont présentés qu’on peut voir de près. En 1 heure, on a fait le tour. - Les pagodes de l’Oie Sauvage (petite et grande). La petite est plus mignonne. - La forêt des stèles Un peu aride car difficile d’apprécier les textes … C’est le site qui peut sauter si besoin. D’autant qu’il est assez cher (75 Y). - Intra-muros : les tours du Tambour, de la Cloche, le quartier Hui, la grande mosquée Tout est dans le même coin. Le quartier Hui est très animé avec une ambiance toute différente en soirée.

Et pour manger ? On a bien aimé DeFaChang (au rez-de-chaussée, à l’étage c’est plus chicos). Il est situé au-dessus d’Häagen-Dazs, sur la place devant la Tour des Tambours. Grande cantine populaire, du choix, pas cher. Dans le quartier Hui, nous avons testé le fameux paomo, une fois au bœuf (25 Y), une autre fois à l’agneau (30 Y). C’est bon sans plus car, oserai-je dire, un peu … étouffe-chrétien.

Spectacle au Tang Dynasty Palace On se décide au dernier moment. On y va sans même avoir réservé. On verra bien. On pensait trouver un petit spectacle genre kermesse d’école de fin d’année … Euh, non, c’est plus proche de nos cabarets parisiens. On a eu de la chance, il restait des places : 220 Y sans le repas. Une boisson offerte. Philippe opte pour un martini blanc, moi pour le champagne. Si vous aimez le champagne, choisissez le martini ! Le spectacle présente plusieurs tableaux. Danses, orchestre, chant … une très belle troupe d’environ 50 personnes, beaux décors, beaux costumes et un petit commentaire en Anglais pour nous guider. Une bien belle soirée !

3 jours suffisent en consacrant 2 matinées pour les 2 tombeaux. Tout est facilement accessible avec le métro et un peu de marche …

Pingyao Pour moi, ce fut le clou du voyage. J’ai adoré cette jolie ville traditionnelle aux rues pavées, aux magnifiques remparts, aux toits retroussés de tuiles grises, aux nombreuses résidences restaurées, à l’ambiance touristique sans être dénaturée, aux petits restau sympas et chaleureux … J’y aurais volontiers passé 1 j de plus rien que pour le plaisir de flâner encore dans les rues. Billet unique pour tous les sites de la vieille ville : 120 Y, valable 3 jours. Ca les vaut largement. Ne croyez pas qu’après avoir vu 1 ou 2 résidences, vous les aurez toutes vues … Chacune a son charme, son originalité. Une de nos préférées fut la dernière qu’on a visités (comme quoi !) : Xie Tong Qing Draft Bank. Les environs de Pingyao recèlent également des trésors. Nous avons été très impressionnés par Wangjia Dayuan et Qiaojia Dayuan. Les 2 valent l’excursion. Très différentes. Que nous avons fait en louant les services d’un chauffeur souriant. Pas d’embrouille. Par contre, nous n’avons pas trouvé beaucoup d’intérêt au Temple ShuangLin.

A Datong, nous avons rencontré un touriste suisse qui avait la chance de voyager pendant 8 semaines en Chine. Il n’avait prévu Pingyao que comme un A/R depuis Taiyuan. Il n’y passait même pas une nuit ! Je pense que c’est vraiment dommage. Pour ma part, je ne regrette pas d’y avoir consacré 4 nuits.

Jinci Temple Nous le visitons lors de notre transfert de Pingyao à Taiyuan. Le bus de Pingyao nous déposera à un arrêt de bus urbain. Bus urbain 301 qui après 45 min de tournicoti, nous déposera enfin sur le parking du temple. Assaillis aussitôt par des chauffeurs qui nous vendent leur prestation. On comprend qu’ils proposent soit un grand tour en forêt (ben non) ou simplement un transport jusqu’à l’entrée de la pagode (ben oui). Comme on ne voit décidément pas où se trouve ce temple, on se laisse emmener pour 10 Y. Bon, au final, ce n’était pas bien loin mais, avec nos sacs à dos, ce n’est pas plus mal comme ça. Le temple (68 Y) ne dispose pas de consigne. Zut. Donc, on visite façon escargot, avec notre maison sur le dos. Le temple est tellement joli qu’on finit par ne plus les sentir ! Effet divin … Retour à Taiyuan en taxi (80 Y) jusqu’à la GR longue distance. C’est long, on découvre Taiyuan toute en longueur et en hauteur ! Pas laide du tout d’ailleurs. Après Pingyao, ça nous change. Une fois arrivés, on comprend qu’on n’est pas à la bonne gare pour aller à Wutaïshan. Evidemment, on trouve une employée super sympa qui nous écrit sur un papier kraft le nom de la bonne gare (GR de l’Est) et le n° du bus urbain qu’on doit prendre pour nous y rendre. Le bus 619 n’arrive pas … L’heure tourne. On finit par sauter dans un taxi qui nous y emmène pour 40 Y. Encore une belle petite trotte ! Qu’elle est grande cette ville ! On arrive à la bonne gare à 14h50. On reconnait les idéogrammes de notre destination. Oui, nous aurons des places dans le prochain bus qui part à 15h20 ! Ouf ! C’était quand même un peu tendu tout ça ! Mais pour en revenir au Jinci Temple, ce fut un des mes préférés !

Wutaishan Cette étape démarre mal. Nous arrivons en bus, en début de soirée, nuit noire. Le bus se gare, non pas à la gare routière comme nous l’attendions, mais devant un hôtel où tous les pèlerins prennent leur chambre sans discuter. Je vais voir la chambre. Pas chère, c’est sûr. Mais trop déprimante ! Non, pas envie de passer 2 nuits ici. Et puis, on se sent un peu pris en otage, sensation désagréable. On dégage. Mais du coup … où chercher ?... Il fait nuit, il fait froid, on ne sait pas où on est, pas au centre-ville, c’est sûr. Pas de taxi, rien pour nous emmener ailleurs. Un peu plus haut, on trouve finalement un autre hôtel qui nous conviendra mieux (à défaut de nous plaire). Pas trop le choix de toute façon. Mais au moins, c’est notre choix. J’ai horreur qu’on décide pour moi et on ne me changera pas à mon âge. Le lendemain, il fait jour (eh oui !). Enfin, on se repère. On est à quelques pas de la gare routière. Ca, finalement, c’est plutôt pratique. De centre-ville, pas vraiment. De ville, pas vraiment non plus d’ailleurs. Les maisons sont toutes les mêmes. Ici, les toits en tôle (bleu pour certains) ont remplacé les jolies toitures retroussées en tuiles grises et rondes. Tout est sur le même modèle, maisons, boutiques, restaurants … Façade peinte en gris, enseigne en jaune sur un panneau de tôle marron. Aucune âme, aucun charme. C’est triste à mourir. En plus, il pleut, il fait froid … On voulait prendre notre petit déjeuner “en ville” avant de démarrer nos visites de temple. On ne trouve rien. Absolument rien. Coup de blues ! Les repas ne permettront pas non plus d’apporter cette petite note de chaleur, de bien-être, de réconfort qui nous manque et qui peut parfois suffire à retourner une situation, une impression. On a le sentiment que tous les restau servent la même chose, dans un cadre identique, diablement froid. La nourriture est quelconque et la note affreusement salée (2 fois plus chère qu’ailleurs). Les temples ne nous transportent pas non plus … Pourtant, nous en attendions beaucoup. Le droit d’entrée (billet global) est de 168 Y + 50 Y pour une navette sensée desservir tous les temples (rappelons que le prix d’un trajet en bus urbain, c’est 1 Y …). Malgré le billet groupé, certains temples réclament encore un petit droit d’entrée (certes dérisoire, 5 ou 10 Y, mais quand même … ça soûle). Coup de blues !... En milieu d’apm, encore plein de courage (surtout Philippe !), nous décidons d’aller visiter un dernier temple, le Nansha, un peu à l’écart. Nous attendons la navette 4. Puisqu’on a payé, profitons-en. Nous l’attendrons près d’1 heure … Au final, nous abandonnerons et rejoindrons ce temple à pied (finalement, ça se fait, et ça, c’est plutôt un chouette souvenir). Bref, vous avez compris, on n’a pas beaucoup aimé cette étape. Trop chère. Trop triste. J’ai bien conscience que le temps (une pluie incessante toute la journée) n’a pas aidé mais il n’y a pas que ça. Si c’était à refaire, je garderai ces 2 précieux jours pour autre chose. C’est un avis bien personnel, je sais que d’autres ont beaucoup aimé, raison pour laquelle d’ailleurs nous avions inclus cette étape dans notre programme. Avec une arrivée de jour et une météo un peu plus clémente, je suis sûre que nous aurions ressenti les choses différemment. Maintenant, ce qui reste totalement factuel, c’est que c’est une étape qui coûte cher. La route vers Datong est magnifique. Nous traversons de très belles montagnes, cultures en terrasse et superbes petits villages où on retrouve la si belle architecture traditionnelle qui nous a manqué à Wutaishan. On revit !

Datong Initialement, j’avais pensé pouvoir visiter le monastère suspendu en arrivant de Wutaïshan. En effet, il y a (parait-il) un bus matinal qui fait le trajet Wutaïshan-Hunyuan. Quelle erreur c’aurait été ! Car autant il est possible de visiter Jinci Temple avec les sacs à dos, autant c’est impensable pour le monastère suspendu. Nous avons finalement visité le monastère suspendu et la pagode en bois depuis Datong. Sans les sacs. Et c’était bien mieux ainsi. Une de nos journées préférées ! - Monastère suspendu : Accès facile : bus urbain 15 jusqu’à la GR principale puis bus pour Hunyuan (35 Y). A l’arrivée des voitures emmènent les touristes gratuitement jusqu’au monastère. Le monastère nous a subjugués. D’autant qu’il faisait beau ! Enfin, un ciel bleu !! N’hésitez pas à y grimper, même si vous êtes sujet au vertige (je le suis). Ca se fait. Beaucoup de monde. Ca double assez peu car il n’y a pas la place et ça pousse moins qu’ailleurs. Taxi (60 Y par personne) pour aller ensuite jusqu'à la pagode, à Yingxian. Pagode vieille de 1000 ans ! Respect Madame. Certes, vos épaules sont un peu voutées mais, quand même, quel port de tête ! J’ai été extrêmement impressionnée par cette prouesse architecturale, tout en finesse, tout en technique aussi (pas un seul clou), tout en pureté ! Grandiose. Retour à Datong en bus. Pour vous rendre à la gare routière de Yingxian : en sortant de la pagode, face à vous, rue piétonne jusqu’au bout, puis à droite sur un bon gros km. La gare est sur le même trottoir, un grand bâtiment gris, moderne, formé par 2 quarts de cercle. Une vingtaine de minutes à pied pour s’y rendre. 30 Y le billet. On arrive à la gare du Sud de Datong, le bus urbain 30 nous ramène à la GF, à 2 pas de notre hôtel (que je recommande chaudement).

- Grottes de Yungang Bus urbain 4 jusqu’au terminus, puis bus urbain 3. Beaucoup de décorum pour ce site qui attire une grande foule. Pour autant, aucune queue aux caisses ! Inutile d’utiliser les navettes du site. On traverse un temple moderne, un pont, une allée d’obélisques (c’est un poil pompeux tout ça …) et on arrive à la grotte n°1. Les plus belles grottes sont celles protégées par un portail en bois (n° 5-6-7 et 8) et puis, la très symbolique n°20. Gardez les 5 à 8 pour la fin au risque de ne pas apprécier les autres, beaucoup plus simples. Une bonne matinée suffit à la visite. Retour sur le parking, là où nous a laissés le bus en arrivant. On le rate de peu. Un autre bus, à impériale, attend. On l’inspecte et on reconnait l’idéogramme de la gare ferroviaire ! DA TONG ZHAN ! On grimpe, on vérifie quand même auprès du chauffeur, c’est bon ! Le retour sera direct. Toujours pour 1 tout petit yuan !

- Mur des 9 Dragons Oh, qu’il est beau !

Datong est en pleine reconstruction. Ils rasent le vieux pour faire du “simili” vieux. La muraille est totalement restaurée. Du coup, de jolis quartiers, plein de charme, mais sans âme, car tout neufs et pour l’instant encore bien vides. Le meilleur exemple est la superbe place, proche du monastère Huayan, qui ne demande plus qu’à s’animer. Un très très beau décor mais où il manque les acteurs.

Et pour manger : Notre gros coup de cœur du voyage : Tonghe Restaurant, voisin de notre hôtel, donc à gauche de la GF (en regardant la gare). On dirait un hall d’hôtel. Ce n’est pas hyper chaleureux, trop grand, trop haut de plafond. L’accueil est assez froid. Par contre, on y mange divinement. Superbe carte avec photos et prix incroyablement bas. On y a pris 3 repas, avec délectation !

Chengde Pour arriver à Chengde, nous avons enchaîné un bus juste après notre train de nuit Datong-Pékin. C’est fatigant (d’autant que nous n’avions pas fermé l’œil puisque nous n’étions pas en couchette …) mais quel gain de temps ! Ca peut paraitre un peu fou sur le papier mais, c’est assez facile puisque nous arrivions très très tôt à Pékin. Le métro se trouve sur la parvis de la gare, nous attendons son ouverture et on le prend jusqu’à Sihui. La gare routière de Sihui est à côté. Premier bus pour Chengde. Nous avions également prévu de nous arrêter en route pour aller voir la muraille à Jinshanling. Nous le demandons au chauffeur, qui sagement s’arrête. Finalement, nous déclinons car le temps est pourri, on ne voit pas à 10 mètres. Aucun intérêt. Mais au final, ce raté va bien nous servir ! On arrive à la gare routière du Sud. Taxi pour monter en centre ville. Compteur : 22 Y. A midi, nous étions installés, douchés, prêts à partir à la découverte de Chengde. - Palais d’été et parcs impérial 120 Y - L’après-midi suffit. C’est beau, c’est sympa … mais rien de bien différent de tout ce qu’on a vu jusqu’à présent. On se fait néanmoins une belle et longue balade dans le grand parc. Mais ça ne vaut pas 120 Y … - Temples lamaïques Nous y consacrons toute la journée du lendemain. On commence par le temple de l’Ecole du Potala. Nous serons frustrés, et c’est paradoxal, à la fois par le manque d’entretien et par tous les échafaudages qui défigurent le temple. D’autant qu’on ne voit aucun ouvrier et que pour certains, bien rouillés et bien poussiéreux, on se demande depuis combien de temps ils sont là et combien de temps encore ils vont rester … Donc, on grognonne et la magie n’opère pas !! Il faut dire aussi que l’architecture tibétaine est assez austère. 2 heures de visite quand même. Sous la pluie (ah, ben oui !) et en grognonnant. Une voiturette électrique nous conduit gratuitement vers le temple du Bonheur et de la Longévité (billet couplé). Ici aucun échafaudage et bien plus propre. Voilà qui nous ragaillardit. On ne grognonne plus ! Nous irons encore voir celui de la Paix Universelle avec sa statue colossale tout en bois et nous finirons par le très joli temple Pule, circulaire. Au final, on est ravi de notre journée qui partait pourtant plutôt mal.

Nous rentrons sur Pékin en bus. Le bus urbain 28 peut nous conduire jusqu’à la gare principale. Mais à cette heure matinale, ils sont bondés et avec nos sacs à dos … pas très cool pour ceux qui travaillent. Bref, on prend un taxi : 10 Y.

Pékin Où allons-nous arriver à Pékin ?... Si c’est à Sihui, c’est bon, on va reconnaître et on saura vite trouver le métro, mais sinon ?… Bien sûr, nous arrivons ailleurs : Liuliqiao. Bon … On demande, et, comme souvent, on se fait chaperonner jusqu’au métro tout proche, cette fois-ci par 2 jeunes tout heureux de nous aider. Nous avons consacré 4,5 jours à Pékin. C’est forcément court. Nous n’avons vu que les points phares. - La Grande Muraille Au 85 de la NanLuoGuXiang, nous trouvons une petite agence/auberge qui propose une excursion à la journée vers la Muraille. Exactement ce qu’on cherchait ! 2 heures de bus jusque JinShanLing, on monte sur la muraille, on la suit sur 6 km, on redescend à la tour 22, un peu avant Simatai. Le bus nous reprend ici. Rando facile de 3 heures sur la muraille. Pour nous tout seuls ! Soit quand même un groupe de 37 voyageurs individuels mais qui s’éparpille bien vite, personne n’ayant envie de rester en groupe. On a la muraille pour soi tout seul. Pas de haut-parleur. Pas de drapeau de ralliement qui s’agite frénétiquement. Juste le silence et la muraille qui serpente dans la montagne à perte de vue. Par chance, ce jour-là, il faisait très beau. Aucune brume. C’est lourd, ça prend la journée complète pour seulement 3 heures sur la muraille. Mais que ça vaut le coup !! Une guide nous encadre et nous donne, dans un excellent anglais, toutes les indications pour savoir où descendre et où retrouver le bus. 3 heures, c’est large, il n’y aura aucun retardataire. 280 Y tout compris (transport + entrée). Repas à notre charge. Quel cadre pour un pique nique ! Sachant que le bus pour Chengde est à 85 Y (donc 170 A/R) et l’entrée à 65 … c’est vite vu. Je recommande chaudement cette excursion qui vous permet de vivre la muraille. - La Cité Interdite Ceux qui connaissent la foule de Disneyland Paris, c’est … au moins autant ! C’est le seul lieu (de notre voyage) où vraiment, il y avait du monde. Enormément de groupes de Chinois, avec le bob assorti au drapeau du guide qui faisait hurler son haut-parleur … Ca, c’est le mauvais côté. Maintenant, c’est incontournable, c’est inratable et c’est fabuleux !! Nous avons passé 6 heures dans cet immense lieu, en le visitant sans courir, en prenant le temps de nous poser dans un coin à chaque endroit un peu stratégique pour lire le GB (dans de tels cas, c’est le guide maître !), en nous imprégnant, toujours un peu à l’écart de la foule. Oui, oui, on y arrive très bien. Les Chinois s’entassent devant les portes de chaque palais pour y apercevoir et photographier le trône. Mais ce n’est finalement pas le plus important, en tout cas, ce n’est pas ce qui reste. L���architecture est merveilleuse et a suffi à nous réjouir. Nous avons manqué quelques trônes ? Quelle importance ?... Si vous avez le temps, ne prévoyez pas une autre grande visite le même jour. Ce serait dommage. La Cité Interdite mérite bien sa journée à elle. - Le temple du Ciel Dans les parcs, aux alentours de ce magnifique temple circulaire, toute la Chine séculaire se retrouve et pratique toute sorte d’activités physiques douces. J’aurais pu rester des heures à admirer ces Chinois, assez âgés pour la plupart, jouer, danser, chanter, s’entraîner. Toujours en douceur, avec esthétisme, délicatesse. Aucune activité violente. Un très bon moment, dans un cadre magnifique, avec en toile de fond le temple du ciel et un calme qu’on n’imagine pas trouver à Pékin. - Le palais d’été Immense parc avec ses palais, ses longs couloirs, ses halls, ses pavillons … Ne ratez pas Suzhou Street où l’empereur se donnait l’impression de “sortir” Voilà les 4 sites phares qui ont occupé nos 4 journées. Chacune complétée par la découverte d’un quartier : les hutons de NanLuoGuXiang, le quartier Dashilar, les lacs de Shishahai, le marché aux puces de Panjianyuan … Nous aurions aimé en faire plus …

Et pour manger : Une petite folie. Nous voulions absolument goûter du canard laqué. Alors tant qu’à faire, autant choisir une belle et bonne adresse. Dadong – 5th Floor, Jinbao Palace, 88 Jinbao Street, Dongcheng District Le restaurant occupe TOUT le 4ème étage (donc 5th Floor) de l’immeuble. On tombe sur la réception dès que les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Et c’est très très chic. On se sent un peu patauds avec nos T-shirts et nos chaussures de marche mais on est néanmoins accueillis avec le sourire. Pas de réservation, mais il est tôt : 17h30 (le restau semble déjà bien rempli !). On nous trouve une place (enfin 2), sur une grande table qui visiblement accueille les sans résa. Un peu à l’écart, on ne profite pas au mieux du restaurant mais ça reste extrêmement joli et très classe. Nous commanderons juste un canard laqué (1 complet pour nous 2), l’assortiment qui va avec (sauce aux prunes, émincé de radis, carottes, oignons, ciboule …) et du thé. Le canard est à 268 Y la pièce (donc pour nous 2), les sauces sont à 12 Y/p et le thé à 58 Y/p (le seul truc hors de prix finalement !). On s’en tire donc pour un peu plus de 400 Y pour nous 2, qu’on paie en CB. Franchement, ça les vaut !! Sauf le thé … Le canard est découpé devant nous avec beaucoup d’élégance et de savoir-faire. Et on nous a montré, gentiment, sans chichi, comment préparer nos crêpes (resservies à volonté semble-t-il) pour le déguster. C’est super bon. Ne pensez pas qu’un canard pour 2, ce soit trop, non, car la découpe entraîne beaucoup de pertes (en tous cas pour le client). En quelques minutes, la grande table se remplit avec 5 autres couples. Et nous ferons petits joueurs face à eux. Car, tous, vont commander plusieurs plats EN PLUS du canard laqué ! Jusqu’à 5 plats !! Des petites boîtes hermétiques sont à disposition pour emporter tout ce qui n’est pas consommé. Forcément …

ET SI C’ETAIT A REFAIRE : Xi’an, Pingyao, Datong et Pékin me paraissent incontournables. Après chacun aura sa sensibilité face à ces villes mais elles sont immanquables. Chengde est intéressante si on a du temps. Enfin, sans trop hésiter, je remplacerai l’étape de Wutaïshan par 2j de plus à Pékin pour découvrir des quartiers moins touristiques (et du coup, apporter peut-être un peu de variété au voyage). Ou bien 1j de plus à Pingyao, juste pour le plaisir de flâner, et 1j de plus à Pékin.

DIVERS : L’accueil : beaucoup de gentillesse, d’égards, d’aide. Un monsieur nous accompagne jusqu’à l’arrêt du bus que nous cherchions, un couple détourne sa promenade pour nous montrer le Mur des 9 Dragons, une jeune-fille nous accompagne à travers toute la ville nouvelle de Pingyao pour nous permettre de réparer notre APN, un chauffeur de bus descend de son bus pour nous indiquer quelle correspondance prendre, … on ne compte plus ce genre d’attentions. Bien sûr, ils crachent beaucoup, ils braillent, ils bousculent, ils doublent, ils mangent disons … autrement. Ca peut être déroutant, voire parfois, choquant. Leurs normes ne sont pas les nôtres, voilà tout. Nous avons pris le parti de nous en amuser et de ne surtout pas juger. Quand un bus de Chinois(es) veut faire pipi et que vous y êtes déjà … que se passe-t-il ? Une véritable foire d’empoigne pour SORTIR des wc (à la Cité Interdite). Une pure folie ! Le regard abasourdi de Philippe et sa bouche bée quand il m’a vue enfin émerger de cette cohue me font encore mourir de rire aujourd’hui. Quelle idée aussi d’aller faire pipi quand un bus arrive … Leur savoir-vivre est ailleurs. Cette formule n’est pas de moi, je l’ai lu sur VF ou ailleurs, je ne sais plus. Je la trouve parfaite. Tout y est dit. La communication : cette fois (par rapport au Yunnan), nous avons rencontré beaucoup plus de Chinois parlant anglais. Sinon, comme toujours, en montrant les idéogrammes du GdR, on arrive à tout ! La carte bancaire : assez peu acceptée sauf dans les hôtels plus chers Le climat à cette époque : pas de chance, nous avons eu beaucoup, beaucoup de pluie. Fine mais incessante. Froid uniquement à Wutaishan. Pourtant, selon toutes les sources (écrites ou humaines), septembre, c’aurait dû être bien … Pas de bol. Vêtements : Kway ! Et 2 parapluies achetés sur place. En dehors de ça, ce n’est pas la transpiration qui nous a salit ! L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes chinois Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : ràs Les photos : euh … sujet délicat. Dans un temple à Pingyao, je lâche l’APN. Comme dit Philippe : un spasme !... Ce crétin (je parle de l’APN) ne s’en remet pas. Pourtant, il n’est pas tombé de bien haut. ZUT ! La boulette ! La méga-boulette. On est à Pingyao vieille ville, où trouver un vendeur d’APN ? Nous y arriverons, encore une fois grâce à l’aide et à la gentillesse de plusieurs Chinois. 1 heure plus tard, nous aurons un nouvel APN qui nous raconte sa vie en Chinois. C’est cool ! Heureusement, on a pu trouver quasiment le même modèle (tout au moins la même marque) donc, on s’y retrouve. Au final, c’est un beau souvenir mais sur le coup … vent de panique ! Car quand même, pour nous tous, les photos, c’est un superbe souvenir et le meilleur support de notre mémoire. Avec elles et notre carnet de route, nous revivons notre voyage à volonté. Quant aux photos, elles seraient toutes bien plus jolies avec un beau ciel bleu. Mais, ça, ce n’est pas ma faute. Les achats perso : pas grand-chose, mais c’est perso. Les estampes sont superbes mais chères. Le Wifi : bien répandu et gratuit Une petite boussole : c’est tellement utile. Lecture : “Moi, Confucius” de José Frèches. Sur place, c’est un régal. Une façon agréable et simple d’aborder le confucianisme.

On a beaucoup aimé : 🙂 Notre journée sur la Grande Muraille. Lieu mythique ! Ne jamais devoir faire la queue aux ticket offices, même pas à la Cité Interdite … Les réverbères des villes. Souvent très futuristes, toujours très jolis. On n’y fait pas assez attention de jour. Regarder les Chinois vivre ensemble (jeux, gym, danse, chant …)

On a moins aimé : 😕 Les prix trop élevés de certains sites. L’épreuve de certaines toilettes publiques

En conclusion : Cette fois encore, nous avons quitté la Chine en conservant les yuans qui nous restaient. On sait qu’on va revenir. Probablement pour découvrir la région de Shanghai. Nous sommes tombés sous le charme de ce pays que nous avions tant craint de visiter !
Remontée de la Saône à vélo
by Lucbertrand · 2014-08-11 · 3 replies
Remontée de la Saône à vélo

La Saône est le cinquième cours d’eau français avec plus de 400 kilomètres. Elle prend sa source dans un petit village au pied des Vosges du nom de Vioménil, et se jette dans le Rhône après avoir traversé de vastes zones de prairies. Certains esprits diraient que c’est le Rhône qui se jette dans la Saône. En effet, elle est beaucoup plus large que ce dernier, même si par un subterfuge juste avant le confluent il semble s’étaler un peu plus pour se donner de l’importance. Ce qui le caractérise, c’est sa fougue et son côté sauvage et rapide, pressé qu’il est entre des montagnes au nord de Lyon. La Saône, au contraire, s’étale tout en méandres vastes dans un bassin aux courbes arrondies sans dénivelé.

Je vais remonter cette magnifique rivière au début du mois d’août 2014, en quatre étapes respectivement de 84, 112,122 et 97 kilomètres. Je vais découvrir une rivière sauvage aux bords souvent non aménagés, ce qui me donnera l’impression d’être dans un pays lointain à rouler entre terre, herbe, boue et fondrières, et toujours avec en arrière-plan immédiat cette eau sombre et terreuse, cependant calme. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Allais-je vite trouver monotone cette campagne plate ? Eh bien non, ce fut tout le contraire. Cette nature paisible a un effet très reposant. La multitude d’aspects que revêt le cheminement, de l’aménagement impeccable de la « voie bleue » au plus oublié des anciens chemins de halage envahi de végétation sauvage faisant un mur de part et d’autre d’une piste ténue, offre une variété surprenante. De plus, il faut bien souvent rester en éveil pour éviter les ornières, les trous, les pierres et autres flaques de boue, tout en négociant par endroits des herbes hautes. Non, cette randonnée que je vais vous narrer, ne m’a absolument pas paru ennuyeuse. Elle m’a procuré un joli moment de vélo et m’a enthousiasmé. Après une traversée de Lyon à partir de chez moi, je me retrouve au confluent du Rhône et de la Saône, prêt pour une nouvelle aventure, seul avec mon vélo chargé de tout ce qui permet l’autonomie du voyageur au long cours. Le Rhône à ma droite et la Saône à ma gauche, ça y est le projet peut commencer à se réaliser.

Comme il est étonnant de constater la rapidité avec laquelle on bascule de notre vie de sédentaire vers l’émoi du voyage. La magie de l’aventure s’enclenche dès le premier tour de roues. L’ensorcellement est tel, que je traverse ma ville natale comme je découvrirais une ville inconnue à l’autre bout du monde après de longues journées de pédalage ! Comme toujours, la même fébrilité me gagne à l’idée de partir, que ce soit pour quelques jours ou quelques mois. L’essence du voyage réside à mon sens dans la non-planification et dans le fait de se laisser mener par le sens général du projet et non par les détails.

A Lyon le confluent ne désigne pas seulement la convergence des deux fleuves, mais aussi l’immense quartier moderne qui s’est établi en ce lieu. C’est la première fois que je m’y aventure. L’architecture est avant-gardiste, l’eau est présente partout, car de grands bassins ont été aménagés, même un petit port exhibe sa kyrielle de bateaux. Je longe des quais un peu encombrés du fait de travaux. Des activités passées il reste de vieux rails qu’il faut bien négocier pour ne pas tomber. Une fois le quartier de la confluence dépassé, sur ma gauche apparaît le Vieux Lyon. La cathédrale Saint-Jean, l’église Saint-Georges et la basilique de Fourvière sont inondées de la lumière du soleil matinal venant de l’est. Je passe rive droite par le pont Napoléon et rejoins la piste cyclable. Elle est envahie d’une foule de touristes qui regagnent leur grand bateau après une visite de ce quartier réputé de Lyon, qui a été inscrit au patrimoine de l’UNESCO. Je mets presque pied à terre pour me frayer un chemin dans cette masse humaine. Heureusement, pas une seule personne ne m’a demandé si je venais de loin. Qu’aurais- je répondu ?

Lyon se quitte très facilement et j’arrive à l’île Barbe. Je reste rive droite jusqu’à Collonges, bien évidemment en passant devant « chez Bocuse » je m’arrête faire la photo de ce bâtiment aux couleurs vives. Je rejoins rive gauche la piste cyclable que je vais suivre jusqu’à Macon. Parfois très praticable, parfois herbeuse parfois pierreuse, je vais découvrir tout le charme de cette belle remontée de la Saône. Les jours derniers pour ne pas dire le mois dernier le temps a été particulièrement mauvais, ce qui fait que tout naturellement la boue est très présente. Je dois négocier avec prudence de nombreuses larges flaques d’eau. Il est toujours plus facile de rouler sur l’herbe que sur la terre détrempée, car cela évite de récupérer des gros paquets de boue qui bloquent les roues.

Je fais un passage par les hauts de Trévoux, petite cité chargée d’histoire, qui très longtemps fut ville frontière. La côte est rude mais le coup d’œil sur la rivière en contre-bas vaut le déplacement. Puis je me laisse glisser à nouveau vers les berges, et je prends la direction de Macon. Sans difficulté, à part un petit passage scabreux à Jassans je rejoins la préfecture de la Saône-et-Loire. A part les trois derniers kilomètres j’ai toujours roulé sur des itinéraires dédiés aux vélos ou des chemins.

Après une nuit pas terrible au camping au nord de Macon, à cause du bruit du trafic routier, je retrouve rive droite la voie bleue, que je vais suivre jusqu’à Chalon-sur-Saône. Les trente premiers kilomètres jusqu’à Tournus sont bien aménagés et c’est un régal de rouler au petit matin dans une nature qui s’éveille. De temps à autre, un lapin détale sur la piste, un héron cendré décolle de derrière des roseaux, quelques gros poissons font de larges ronds à la surface de l’eau. Un son étrange et mat me fait tourner la tête, il s’agit du battement d’ailes de cygnes qui tentent de décoller en frappant l’eau avant de pouvoir prendre un peu d’altitude. Je croise quelques cyclistes à la mine épanouie, qui comme moi sont sous le charme du lieu. Puis je tombe sur un couple chargé, qui manifestement voyage à vélo. Comme toujours dans ces cas on engage la conversation. Ils sont en train d’effectuer un périple d’une semaine en Bourgogne. Ils me mettent en garde contre la très mauvaise qualité du chemin entre Tournus et Chalon sur une trentaine de kilomètres. Ils ont décidé de le quitter et de rejoindre la route la plus proche car l’herbe, la boue et les trous rendaient leur progression trop pénible. Bon je verrai bien. Eh bien ce parcours à travers des prairies à l’herbe douce me procura un grand plaisir. A part quelques pêcheurs je n’ai vu personne et j’ai eu l’impression d’être à l’autre bout du monde. Bien évidemment, je recommande de ne pas éviter ce tronçon. De toute évidence nous ne recherchons pas tous la même chose à cheminer sur nos deux roues. Cette diversité fait le charme de l’activité.

Cette partie d’itinéraire depuis mon départ ce matin à Macon, je l’ai parcourue entièrement sur route interdite à la circulation automobile. A partir de Chalon je n’ai pas d’indication concernant l’existence de la voie bleue. Je prends donc la direction du village de Gergy, situé une quinzaine de kilomètres au nord. Une fois arrivé, un passant me voyant en train de consulter ma carte m’a indiqué la voie verte à proximité. Elle est magnifique, serpentant le long de la rivière, parfois traversant de vastes pâtures, dont il faut ouvrir les portails en faisant bien attention de les refermer, car le bétail y est nombreux. Un vrai plaisir ce parcours un peu cabossé, où la pratique du vélo est un bonheur.

Arrivé à Verdun-sur-le-Doubs, je découvre le confluent de cette rivière avec la Saône. En voyant l’endroit, il est difficile de savoir quel est le cours d’eau le plus important. Je change de rive et je traverse le Doubs et me trouve rive gauche de la Saône, à nouveau sur une piste sauvage entre pâtures, forêts et champs cultivés. Je croise une jeune femme à vélo qui est lancée dans un tour de France des cuisines régionales au travers des chefs cuisiniers. Elle compte terminer son périple en novembre à Paris. Ses multiples expériences glanées au cours de son chemin, elle a l’intention de les regrouper dans un livre. Après ce moment de discussion très agréable je reprends ma route. Le temps se fait menaçant, les premières gouttes se mettent à tomber. Sur ces bords de rivière peu ou pas entretenus, la pluie devient vite un problème, l’herbe étant glissante et la boue collante. Mais les précipitations restent faibles et l’avancement n’est pas perturbé. Quelques kilomètres avant la petite ville de Seurre je retrouve une piste goudronnée, qui me conduit directement au centre de la cité. J’hésite entre hôtel et camping. Mais la proximité de ce dernier d’un axe routier passant et le temps menaçant me conduisent à opter pour la première option. L’hôtel du commerce est le seul de la ville, petit établissement au centre, au style désuet bien sympathique que j’adore. De plus il pratique des prix doux, 45 euros une belle petite chambre avec une grande baignoire, même si je ne prends jamais de bain ! Ça ajoute au charme désuet. Rien ne me déprime plus que ces grands hôtels aux standards internationaux à l’allure désincarnée et aux moquettes sur lesquelles on glisse sans bruit. Non, je préfère nettement ces petits hôtels aux vieux parquets et aux escaliers moult fois cirés et qui craquent à chaque pas, signe que l’on est dans un endroit qui vit.

Au matin, le départ se fait sous une pluie qui s’intensifie rapidement, malgré les prévisions météo qui n’étaient pas très pessimistes. Le temps de m’arrêter et de mettre mon imperméable et l’ondée prend fin. Je roule le long du canal, dont la piste est en meilleur état que le chemin de halage de la Saône, qui avec la pluie de la nuit doit ressembler à un champ de boue. Par moments les terres labourées sur les bords du canal prennent un air austère sous un ciel gris. Cela me fait penser un peu à ce que j’avais ressenti sur certaines portions de la vélo-route du Danube en Allemagne A Saint-Jean-de-Losne, je croise trois jeunes Suisses engagés dans une traversée Zurich-Bordeaux.

Je retrouve la rivière, son trafic fluvial et ses nombreuses écluses qui fonctionnent à plein rendement au cours du mois d’août. Le chemin une fois encore prend tous les aspects, passages en forêts, en sous-bois, parmi les buissons, dans les champs qu’ils soient d’herbe ou de boue. Pas le temps de s’ennuyer, le long de cette rivière aux larges méandres les perspectives sont en changements permanents. Et puis des bateaux de temps à autre donnent une touche de couleur à cette eau sombre due aux hautes eaux qui charrient des alluvions. Je m’arrête pour observer un pêcheur sur son esquif. Il est en train de batailler avec un gros silure. Entre son chien tout excité et son poisson rageur il ne sait plus où donner de la canne !

A partir de Gray, dans l’après-midi bien avancée le temps redevient très beau et de magnifiques petits nuages constellent le ciel, une véritable ambiance de journée d’été. La piste est excellente et les kilomètres défilent. Dans ces moments le vélo est plus qu’un plaisir, on sent une forme de jouissance dans l’effort soutenu sans aucune souffrance. On est en pleine cure de vélo-thérapie. La campagne ne recèle pas beaucoup de villages et ceux que je croise sont minuscules. Je n’ai pas de provisions donc je n’envisage pas dans ces conditions de bivouaquer au bord du fleuve, d’abord trouver une épicerie. Arrivé à Ray-sur-Saône, on m’indique un camping 6 kilomètres plus loin à Soing-Cubry-Charentenay. Le nom est aussi long que la bourgade est minuscule. Ce genre de camping, on aimerait en trouver plus. Installé sur une belle pelouse en bordure de rivière, il respire le calme. L’accueil est des meilleurs par l’employée communale. Une épicerie à deux cents mètres au centre du village offre un large choix de boissons et d’aliments, un pur bonheur !

Un couple de cyclistes hollandais s’est aussi arrêté pour la nuit. Ils sont lancés dans un trajet Pays-Bas la méditerranée. On échange quelques mots. Mais on ne trouve pas la communion d’esprit que l’on peut avoir lorsqu’on tombe sur un autre « fou » à vélo au milieu du désert de l’Atacama ou le long du Mékong. Pourquoi ? Certes on est moins loin de chez soi en Europe, mais l’expérience n’en est pas moins passionnante.

Déjà le dernier jour de cette courte escapade. Il me reste 97 kilomètres pour rejoindre la source. Mais, j’ai l’intention une fois arrivé à ce point d’essayer de rejoindre Cornimont où mon épouse m’attend. Ce qui rajoute 67 kilomètres, donc un total de 164, cela promet une belle journée d’effort. On espère dans ces cas qu’il n’y aura pas d’imprévu et si possible pas trop de vent contraire pour rendre la distance impossible à accomplir dans la journée. Lever 6 heures, tout le monde dort encore dans le camping, départ 7 heures. Le temps est frais, sur la rivière voguent de grands bancs de brouillard. Ces mises en route matinales, je les vis comme une féerie. La lumière rasante du soleil amplifie les contrastes, les ombres démesurées au sol donnent du mystère aux choses et aux lieux. L’immobilité de l’air transforme la surface de l’eau en un parfait miroir sur lequel se reflètent les nuages et les brumes, et aussi plus étonnant les traînées d’avion. On les voit même progresser. Je stoppe ma progression et observe le reflet d’un avion en mouvement. Son image sur l’eau va percuter la berge et donc disparaître, car l’herbe ne sera jamais un miroir ! J’ai envie de m’arrêter à chaque détour pour prendre une photo, tant les contrastes et les reflets sont étonnants dans cet univers flou « hamiltonien ». Le ciel, les nuages et les arbres accompagnés de leurs reflets se fondent au milieu d’une brume ténue. Je ne sais pas si la comparaison est juste, mais c’est ce qui me vient, peut-être à tort, à l’esprit.

A 9 heures je m’arrête à Port-sur-Saône et effectue une bonne pause casse-croûte dans un bistrot bien français. S’arrêter c’est souvent gagner du temps, car après on se trouve dans de meilleures dispositions pour redoubler d’effort. Effectivement, je reprends mon chemin le long de la D20, petite route déserte qui suit la Saône au plus près. Tout va pour me mieux, je ne suis jamais en dessous de 25km/h. Seul petit problème, qui a failli en être un gros. Je recharge la batterie de mon appareil photo à l’aide d’une prise USB sur mon moyen avant. Pour ce faire, je dois le laisser ouvert, et comme je l’ai autour du cou des gouttes de sueur tombe dessus et se glissent à l’intérieur le long de la batterie. Ce qui occasionne un court-circuit. Je crains le pire. Je m’arrête entre autre pour nettoyer ma chaîne et la graisser et j’en profite pour exposer l’intérieur de mon appareil aux rayons du soleil. Miracle, au bout de dix minutes, juste le temps que je remette mon vélo en état de marche, la chaleur a fait son effet et mon appareil fonctionne de nouveau. L’autonomie en courant nécessite quelques précautions et on apprend toujours un peu plus.

Encore une rencontre avec un Italien qui est parti de Hambourg et qui se rend en Espagne à vélo. Cool, il n’a même pas de carte, seulement un vague dessin au crayon ! Je lui permets de se positionner au mieux et d’affiner son itinéraire pour la journée. On rigole un grand coup, mais bon vingt minutes se sont envolées et mes 164 kilomètres risquent de devenir un rêve !

A partir de Corre ou un peu avant, j’ai du mal à situer la Saône. Je longe donc le canal encore quelques kilomètres, puis je coupe directement à travers un petit massif forestier pour rejoindre directement Vioménil et la source tant désirée. Je l’atteins, il est 15 heures. Elle est sèche, étonnant alors qu’à une vingtaine de kilomètres on a déjà une rivière de belle taille. J’en déduis que tout n’est que question de symboles. Une belle petite aventure va prendre fin, au détail près que j’espère encore abattre 67 kilomètres cet après-midi par une forte chaleur. Contrairement à ce que je pensais la route en direction de Xertigny, Remiremont et Cornimont n’est pas vraiment plate. Jusqu’à Xertigny j’ai souffert de la chaleur dans des côtes conséquentes en inclinaison et en longueur, avec un vent adverse, ce qui m’a pris presque deux heures. A 18 heures Remiremont est atteint, j’ai même eu le temps de ramasser un magnifique cèpe et une belle poignée de chanterelles. Il ne me reste plus qu’à dérouler le long de la voie verte en direction de Cornimont. Je n’arrive à la trouver qu’à Vagney. Il me reste une quinzaine de kilomètres à parcourir en léger faux-plat montant. Cette dernière portion, alors que le soleil devient rasant avant de se coucher, est un enchantement. Je ne sens pas la fatigue, tout accaparé par la beauté de la nature et en particulier par la surface de la Moselotte, où je guette les éventuelles truites en train d’effectuer leurs derniers gobages. En effet, dès demain je reprends mon activité de pêcheur à la mouche, en « no kill of course ».
Navette Orly-Roissy, correspondance de 3h10
by Wetto · 2013-04-07 · 26 replies
j'ai pris sur le site air france 4 billets Strasbourg Denver. Je ne me suis pas aperçue que le premier vol strasbourg paris arrivait à Orly et le second partait de Roissy.... On arrive à Orly à 7h25, il faut récupérer les bagages, et on repart de Roissy à 10h35 avec fermeture de l'enregistrement à 9h35... Air France me dit que c'est faisable, mes amis n'y croient pas... je panique... quelqu'un peut me rassurer ??? merci d'avance
Recherche d'un centre de plongée à Townsville (Australie)
by Electronobo · 2012-08-02 · 9 replies
Bonjour,

Je pars en Australie au mois d'octobre, et je recherche un centre de plongée pour faire 2 jours de plongée non consécutifs.

J'ai trouvé par exemple Adrenaline Dive, ou encore Salt dive (pas trouvé beaucoup d'info sur eux...).

Je suis débutant, mais j'ai mon niveau 1. D'après ce que je vois, les prix tournent autours de 300AUD la journée, pour 2 plongées (location du matériel inclus, repas, etc.). Je trouve ça cher !

Je vous contacte alors pour avoir un feedback sur certains centre de plongée, etc..

Merci d'avance pour vos réponses !

Sébastien.
Retour de la Malaisie (février 2012)
by Sunhae · 2012-02-21 · 165 replies
Une autre Asie... C'est exactement l'impression que nous avons eu en atterrissant à Kuala Lampur ce 4 février 2012. Certes une chaleur à faire transpirer les cailloux était là, dès la descente de l'avion. Moite et exotique, quoique finalement très supportable pour nous qui nous les caillons grave depuis quelques mois en Corée du sud.

Très vite les trombines qui nous entourèrent ne nous laissèrent aucun doutes ; nos six heures d'avion nous avaient bel et bien transporté vers un ailleurs inconnu. Mais un ailleurs Tellement éloigné de nos ex-pénates européennes, et de celles d'Asie du Nord-Est ou nous vivons, ou bien encore même de celles d'Asie du Sud-est que nous connaissons si bien, que le fait est que même le globe-trotteur le plus aguerrit n'y retrouverait pas ses petits. Car la Malaisie comment vous dire, ça ne ressemble à rien de répertorié sur la carte du tendre touristique. C'est un peu comme si on avait pris le meilleur d'un peu partout pour le réunir dans une belle vitrine qui s'offre à vous et n'en finit plus de vous faire baver d'envie. Oui j'ai bien dit baver. Voici donc grosso modo ce que vous y trouverez juste à côté des soldes du mois. Visez moi donc un peu le topo : - Une stabilité politique à toute epreuve voulue par un couple royal adoré (et qui apparemment se décarcasse franchement du trognon pour son peuple) dans un pays à fonctionnement libre et démocratique, - Une accession à l'éducation et à la santé qui donnerait envie d'aller se cacher à n'importe quel soi-disant pays développé. - Une sécurité omni-presente et des infrastructures développées qui rendent le moindre déplacement aussi facile qu'une promenade de santé, - Une population supra-accessible et ouverte à la causette en toute circonstances. Et une gentillesse naturelle chez l'otochtone qui doit être génétique (c'est pas possible autrement), - Des paysages d'une variété extrême, tant par leur beauté que par leur différences et qui n'on absolument rien à envier aux plages paradisiaques de la Thailande du sud ou des Maldives, Des plantations de thé dans les hauteurs montagneuses si rafraichissantes en passant par les villes au passé colonial les plus belles et les mieux conservées d'Asie, sans oublier les jungles primaires les plus étendues de la planète, les innombrables îles ou il y a tellement à faire qu'il serait vraiment trop stupide de ne faire que s'y cramer le derme sur la plage (mais ou c'est possible aussi). - Des spots de plongée tel que Sipadan à Borneo (top 10 mondial). - Un culte des traditions aborigènes captivant. Notamment avec les orang Asli. - Un calme royal y compris dans les lieux les plus touristiques car il y a belle lurette qu'on a comprit dans ce pays qui semble être dirigé par autre chose que des neuneux du jakpot touristique, qu'il est hors de question de voir ici apparaître des enfers tels que Ko Phi Phi ou Pataya en Thaïlande pour ceux qui connaissent (les autres ne perdent vraiment rien). - Un coût de la vie équivalent à celui de la Thaïlande mais avec un service BIEN supérieur, tant en qualité qu'en quantité (à commencer par le comestible). - Un choix culinaire infiniment plus vaste que dans les autres pays d'Asie, puisque qu'on mange ici malais, indonésien, chinois, baba nonya (du non d'une ethnie que j'évoquerais plus tard), indien, pakistanais, népalais, européen ou même russe. Ceci pour un rapport qualité prix qui laissera pantois tous les affolés de la fourchette et du porte- monaie. Pays étranger Numéro 1 à ce jour pour nous en terme de plaisir et de variété. - Et par dessus tout, comme une magistrale surprise sur le gâteau, ce qui nous a VRAIMENT touché au coeur, et nous y a même fait des ricochets dessus, l'incroyable, l'unique tolérance de ce pays pour qui le mélange des populations ethniques et religieuses est une seconde nature. Voir même une qualité élevée au statut de richesse suprême. Malais de souche, malais baba nonya chinois et malais indiens sont les 3 grandes communautés visibles puisqu'elles composent 70 % de la population, (les dernières étant les descendants des couples chinois-malais ou indien-malais mais qui ont conserve intactes les traditions de leurs pays d'origine, tant religieuses, vestimentaires que culinaires). Quand je vous aurais dit que la Malaisie est probablement l'un des seuls pays ou il est possible de voir se bidonner ensembles attablées au même café, une malaise portant le voile musulman, une chinoise en short et en top sexy, une musulmane portant le niqab et une indienne en sari multicolore, je vous aurais tout dit. La Malaisie c'est ça et comme le dit si justement son premier Ministre : " Peu importe dans ce pays d'être malais de souche, baba nonya chinois ou malais-indiens. Ce qui importe c'est que toutes les races puissent continuer à partager un roti canai à la même table". Tun Abdullah Ahmad Badawi. Un roti canai étant une sorte de galette dont les malais se délectent à toutes les sauces (et nous aussi). On pourrait croire que ce ne sont que des mots trempés dans le miel des beaux discours de campagnes, et bien non. En Malaisie vous pouvez bien faire partie de la secte des adorateurs de teckel à poil dur si ça vous chante, qu'on vous fichera toujours une paix aussi royale. Et cette mixité tellement surnaturelle à nos yeux d'occidentaux habitués aux ghettos, ici on fait plus que la tolérer, on la provoque. Ma parole ces gens auraient pu inspirer le contenu de notre si distinguée déclaration des droits de l'homme. Mieux que ça, ils en assurent les travaux pratiques au quotidien, naturellement et ce depuis le 16 éme siècle ! date à laquelle ont commencé les premiers " mélanges " . Tandis que nous, les pseudo inventeurs de la liberté du peuple, continuons à utiliser la chose comme un joli coussin de supériorité intellectuelle et d'humanisme. On sait fort bien s'y asseoir dessus mais passé le temps de la théorie nos actes ne valent souvent pas tripette. A ce sujet, tout au long de ce sejour que je m'en va maintenant vous compter par le menu, (histoire de rencarder illico les futurs découvreurs avec moulte photos et infos), une petite voix obssédante n'a cesse de me dire : " Mais si cela existe ici, toute cette tolérance, cette acceptation de l'autre, tous les autres, c'est donc possible ! ". Et croyez le ou non, cette petite voix n'a pas fini de résonner en moi. Bon voyage virtuel donc, en espèrant du fond de mon petit coeur que tres vite ce voyage n'aura plus pour vous de virtuel que le mot. Courez, courez visiter la Malaisie, vous m'en direz des nouvelles. Foi de Barbara. Si cela peut aider de futurs voyageur je m'engage a publier ici le detail de notre parcours, nos infos, nos adresses. La suite viendra tout bientot.
Retour de la croisière de Noël du Fantasia du 19 au 28 décembre 2012
by Madisson · 2011-12-31 · 195 replies
bonjour à tous et meilleurs voeux 😛😛

dans 4h à peine ça y est nous tournons une page , une année bien, pour commencer ce récit je vais dejà vous donner un aperçu personnel des points positifs et négatifs de la croisiere ensuite je rentrerai davantage dans les détails et surtout sur les escales vous êtes prêts ? alors c parti 😉😉😉

POINTS POSITIFS - --

- un bon point pour les repas meilleurs au restaurant red velvet et servis bien chaud - toujours une bonne note pour le risotto - une jolie chambre balcon de belle taille + sofa - service de chambre impeccable, personnel agréable et courtois - bateau très propre - excellent buffet de minuit ; le meilleur jamais vu aupparavant ; du travail magnifique- ment accompli; un grand bravo ici meme - une excellente troupe de théatre pour la représentation mickael jackson ; excellent - une très bonne odeur de frais aux abords des couloirs de cabines la meme odeur que sur le splendida d ailleurs (y a des odeurs qui marquent ! vous le verrez plus loin!! )

POINTS NEGATIFS - --

- très mauvais serveur de table(sugita indonésien)( le premier en 5 croisieres !! ) - horaire du soir trop tot 18h/18h15 dernier carat...ce sera la dernière fois - beaucoup trop de gamins au casino - des gens toujours aussi bruyants dont on connait la nationalité par réputation - pas de jus de fruit au déjeuner (midi) - bagarre au zanzibar , vol et casses d assiettes, insultes ... - le pressing un peu long (sinon c 50% plus cher) et les habits meme pas sous film juste posés sur porte-manteau - il a fallu réclamer la coupe à fruits( mais ensuite on a eu 3 de plus !!! )😛

j ai sans doute oublier des choses mais bon faut préparer le réveillon alors je vais faire une pause et je vous dis à plus tard ...; je dirai que mis à part notre serveur tout a été bien dans l'ensemble bonne soirée à tous qu on enterre vite cette année 2011 ;;;;;;;;;;;;;; 😛
Voyage gagné pour la Turquie
by Marina311 · 2011-07-14 · 102 replies
Bonsoir,

Je viens de recevoir un courrier de la part de la société de vente par correspondance Afibel, m'annonçant que j'ai gagné un voyage en Turquie pour 2 personnes, avec l'agence CIGALE VOYAGES.

Ce voyage comprend le vol aller-retour France Turquie, 7 nuits d'hôtels 4 et 5*, 7 petits déjeuners et 2 excursions.

Cependant, les taxes d'aéroport et les frais d'inscription (96 € par personne), l'assurance (30 € par personne) et la pension complète (159 € par personne) ne sont pas compris.

Est-ce que ce voyage vaut vraiment le déplacement puisqu'il revient, pour deux personnes, à 570 € et surtout n'y a-t-il pas un piège ou une arnaque derrière cette offre ? Si quelqu'un a reçu ce genre de proposition, ou bien a effectué ce voyage, j'aimerais avoir vos impressions et vos conseils.

Merci à tous pour vos réponses.

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