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La Serena / Vallée d'Elqui (Chili)
Je voudrai visiter la Vallée d'ELQUI mais je dispose hélas de peu de jour.J'arriverai en début d'apres-midi à la Serena et je repartirai le surlendemain en fin de matinée.A votre avis : aller directement à la Vallée d'ELQUI et y passer 2 nuits en louant 1 voiture ou dormir la 1ere nuit à La Serena et le lendemain prendre 1 tour pour aller jusqu'à El Pisco pour y passer la journée ? A votre avis, est ce que je risque d'etre frustrée ? Combien de Km entre la Serena et El Pisco d'Elqui ?
MERCI à vous tous pour vos réponses et conseils toujours précieux !!!
Le tourisme en Algérie
Chalut tout le monde disait le marin pecheur..
desole pour les accents...deja que je ne suis pas tres fana de ces petites mouches..mais la j'ai un clavier anglophone (saxon pour les plus politises ;O) )
juste pour rajouter un petit grain de sel (ou de sable) dans l'industrie "normale" du tourisme... comment cela se fait-il qu'il y ait comme destination prisee "la tunisie", "le maroc" ..meme la libye et le mali...mais pas l'Algerie..la plupart des gens que je connais quand ils y sont alles..y ont ete soit pour le boulot soit dans les annees soixante dix, soit maintenant mais directement vers Tamenrasset... dernierement ma soeur et son mari sont alles passer trois semaines dans le nord de l'Algerie...parait qu'ils ont roule tout le long, de Tipaza jusqu'a Jijel..en passant par la casbah d'Alger...et que bon...c'est pas pire pour le moins qu'on puisse dire...le tourisme n'est pas institutionnel comme c'est le cas au maroc ou en tunisie mais pour peu qu'on sache se debrouiller..ben y a moyen de moyenner comme on dit au quebec :O) d'autres copains cienastes sont alles tourner un doc dernierement et on les a referes(meilleur moyen de voyager partout de toutes facons)...et ils sont revenus changes...oui oui..les voyages changent pour ceux qui ne se sentent pas trop fragiles pour laisser s'imprimer sur eux certaines couleurs du pays de transit...je pourrai continuer a ecrire...allez a vos questions...
bonne journee a tous
Samir
desole pour les accents...deja que je ne suis pas tres fana de ces petites mouches..mais la j'ai un clavier anglophone (saxon pour les plus politises ;O) )
juste pour rajouter un petit grain de sel (ou de sable) dans l'industrie "normale" du tourisme... comment cela se fait-il qu'il y ait comme destination prisee "la tunisie", "le maroc" ..meme la libye et le mali...mais pas l'Algerie..la plupart des gens que je connais quand ils y sont alles..y ont ete soit pour le boulot soit dans les annees soixante dix, soit maintenant mais directement vers Tamenrasset... dernierement ma soeur et son mari sont alles passer trois semaines dans le nord de l'Algerie...parait qu'ils ont roule tout le long, de Tipaza jusqu'a Jijel..en passant par la casbah d'Alger...et que bon...c'est pas pire pour le moins qu'on puisse dire...le tourisme n'est pas institutionnel comme c'est le cas au maroc ou en tunisie mais pour peu qu'on sache se debrouiller..ben y a moyen de moyenner comme on dit au quebec :O) d'autres copains cienastes sont alles tourner un doc dernierement et on les a referes(meilleur moyen de voyager partout de toutes facons)...et ils sont revenus changes...oui oui..les voyages changent pour ceux qui ne se sentent pas trop fragiles pour laisser s'imprimer sur eux certaines couleurs du pays de transit...je pourrai continuer a ecrire...allez a vos questions...
bonne journee a tous
Samir
Violence et risques à Rio
après avoir passé 1an de bonheur à Rio, en échange universitaire, j'apprend que mon école souhaite fermer l'échange, car risques trop élevés, trop de violence.
j'aimerai que cet échange universitaire se poursuive, et pour ce faire, j'ai besoin d'infos, statistiques, montrant que l'étudiant etranger au Brésil, ne risque pas sa vie et n'est pas vraiment une cible de cette violence.
si vous avez des adresses de sites, infos... me confirmant cela, je vous en serait très reconnaissant
merci beaucoup
merci beaucoup
Cellule amovible sur 4*4
😎😉je recherche toute documentation sur les cellules amovibles : fabrication artisanale ou constructeur professionnel, mais aussi toutes les spécifités techniques relatives au véhicule.
Quel est le meilleur porteur?
Merci à tous ceux qui me repondront
C.T
Mon opinion sur le climat d'insécurité au Brésil
Bonsoir,
Je souhaite apporter ma pensée aussi symbolique soit-elle concernant le sentiment et le climat d'insécurité tant dénoncé par les médias et autres facteurs extérieur influants...qui règne dans ce pays(sois-disant)
Je connais très bien ce pays et moi je dis...
STOP y en a marre d entendre systématiquement les clichés des favelas, des pistoleiros a tout les coins de rues, etc, etc...
Ce pays est "monstrueux"(je m'adresse a tout les fans de culture latine), il y à mille choses a voir et à faire et comme partout certes il y'a des pb mais arrêtons d'en faire une généralité qui finit par exaspérer les passsionés(comme moi) de ce beaux pays!
a bon entendeur 🙂
Je souhaite apporter ma pensée aussi symbolique soit-elle concernant le sentiment et le climat d'insécurité tant dénoncé par les médias et autres facteurs extérieur influants...qui règne dans ce pays(sois-disant)
Je connais très bien ce pays et moi je dis...
STOP y en a marre d entendre systématiquement les clichés des favelas, des pistoleiros a tout les coins de rues, etc, etc...
Ce pays est "monstrueux"(je m'adresse a tout les fans de culture latine), il y à mille choses a voir et à faire et comme partout certes il y'a des pb mais arrêtons d'en faire une généralité qui finit par exaspérer les passsionés(comme moi) de ce beaux pays!
a bon entendeur 🙂
Situation en Bolivie ( Part V Rodriguez ) 11 juin
Bonjour RapheFlo ! et tous les autres !
Aleluiaaaaaaa ou ne crions peut etre pas trop vite victoire, mais ca se calme et ca se debloque en effet !
A La Paz : le combustible refait surface, en effet les syndicats les plus virulents ( Federación de Juntas Vecinales ) ont laisser passer 30 camions ce matin remplis de bombones de gaz du centre de Senkata qui est au mains des syndicats. L autoroute reliant la Paz a el Alto donc a l aeroport est de nouveau praticable. Les stations services sont peu a peu reapprovisionnees et les voitures se bousculent pour faire la queue. On annonce aussi pour aujourd'hui la reouverture des liaisons routiere par bus a partir de la Terminal de omnibus. Apres avoir annoncer les vacances d hiver jeudi dernier, le ministere de l education vient de faire machine arriere et declare l ouverture des ecoles et college pour lundi prochain. Les seuls points de blocage encore en place ( a 13h h. bolivienne 19h.Paris ) sont quelques barrages autour de la Paz qui restent infranchissables ( sur chaque point de blocage autour de la capitale, il y a a peu pres 500 piqueteros par blocage ), par contre dans les departements de Santa Cruz, Cochabamba, Chuquisaca, Potosí et Oruro ils sont presques tous leves.
Dans le reste du pays : Les 119 blocages dans l ensemble du pays se levent un a un ( temporairement annoncent les syndicats ! )... Les uniques points de blocages en province qui restent se trouvent sur les routes : La Paz-Desaguadero, La Paz-Copacabana et La Paz-Oruro. On commence a faire les comptes ! la perte des trois dernieres semaines ....en bolivar, en dollar et aussi en perte d emplois ! Par exemple a Cochabamba, les 56 hotels presents en ville ont licencie 200 personnes ces derniers jours par manque de tourisme ( sur 410 emplois directs et 1000 emplois indirects ) . De meme dans les villes comme Villa Tunari, Chimoré ou Shinahota, 50 % des familles vivent directement ou indirectement du tourisme, Pour les vacances d hiver ( normalement juillet ), les reservations etaient proche de 40 % pour cette epoque avant ce dernier mois..hors la majorite des touristes ont annule. Pour vous donner une idee dans la region de Cochabamba dans le Chapare, au Salar de Uyuni, a Rurrenabaque ou a Tihuanacu, 23% des entrees touristiques vont directement a l activite hoteliere et restauration alors que 73 % de cet argent des touristes vont au transport, a l alimentation, artisanat et agences.
Au niveau politique : En fait la situation s est debloqué du fait de l annonce par le president Rodriguez de vouloir rencontrer les representants de la Fejuve ( Federación de Juntas Vecinales ) ainsi que les autres comme la COB (Central Obrera Boliviana ). Normalement la rencontre doit s'effectuer cet apres midi. La Fejuve a repondu par ce geste de la Presidence en montrant de bonne dispositions a la discussion en reouvrant l autoroute et le centre de Sendaka. Pour ce qui est du referendum d autonomie pour les provinces de l est pour le mois d'aout ( je repond a Williama ), il est pour le moment encore maintenu, mais tout depend de ce que va pouvoir negocier le nouveau pouvoir et aussi la date des elections presidentielle. Si un rapporchement et une normalisation se fait entre le pouvoir, les syndicats et les interets des cruzeños, le referendum passera certainement a la trappe, car tous se concentreront sur les presidentielles.
Photos : Cycliste achetant ses premieres bombonne de gaz ce matin devant le centre de Sendaka : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402947.jpg A Sucre, une femme donne des oranges a des mineurs qui retournent chez eux hier apres midi : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402938.jpg a une pompe a essence : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402940.jpg
C est donc le moment de partir du pays, et peut etre d'attendre encore quelques jours pour pouvoir programmer un nouveau voyage sur la Bolivie, mais avec un peu de chance la situation va revenir a la normale ( les boliviens sont fatigués et le pays a perdu enormement d'argent dans cette affaire, alors les esprits reviennent a la realite ! )
A Bientot !
Herge !
Aleluiaaaaaaa ou ne crions peut etre pas trop vite victoire, mais ca se calme et ca se debloque en effet !
A La Paz : le combustible refait surface, en effet les syndicats les plus virulents ( Federación de Juntas Vecinales ) ont laisser passer 30 camions ce matin remplis de bombones de gaz du centre de Senkata qui est au mains des syndicats. L autoroute reliant la Paz a el Alto donc a l aeroport est de nouveau praticable. Les stations services sont peu a peu reapprovisionnees et les voitures se bousculent pour faire la queue. On annonce aussi pour aujourd'hui la reouverture des liaisons routiere par bus a partir de la Terminal de omnibus. Apres avoir annoncer les vacances d hiver jeudi dernier, le ministere de l education vient de faire machine arriere et declare l ouverture des ecoles et college pour lundi prochain. Les seuls points de blocage encore en place ( a 13h h. bolivienne 19h.Paris ) sont quelques barrages autour de la Paz qui restent infranchissables ( sur chaque point de blocage autour de la capitale, il y a a peu pres 500 piqueteros par blocage ), par contre dans les departements de Santa Cruz, Cochabamba, Chuquisaca, Potosí et Oruro ils sont presques tous leves.
Dans le reste du pays : Les 119 blocages dans l ensemble du pays se levent un a un ( temporairement annoncent les syndicats ! )... Les uniques points de blocages en province qui restent se trouvent sur les routes : La Paz-Desaguadero, La Paz-Copacabana et La Paz-Oruro. On commence a faire les comptes ! la perte des trois dernieres semaines ....en bolivar, en dollar et aussi en perte d emplois ! Par exemple a Cochabamba, les 56 hotels presents en ville ont licencie 200 personnes ces derniers jours par manque de tourisme ( sur 410 emplois directs et 1000 emplois indirects ) . De meme dans les villes comme Villa Tunari, Chimoré ou Shinahota, 50 % des familles vivent directement ou indirectement du tourisme, Pour les vacances d hiver ( normalement juillet ), les reservations etaient proche de 40 % pour cette epoque avant ce dernier mois..hors la majorite des touristes ont annule. Pour vous donner une idee dans la region de Cochabamba dans le Chapare, au Salar de Uyuni, a Rurrenabaque ou a Tihuanacu, 23% des entrees touristiques vont directement a l activite hoteliere et restauration alors que 73 % de cet argent des touristes vont au transport, a l alimentation, artisanat et agences.
Au niveau politique : En fait la situation s est debloqué du fait de l annonce par le president Rodriguez de vouloir rencontrer les representants de la Fejuve ( Federación de Juntas Vecinales ) ainsi que les autres comme la COB (Central Obrera Boliviana ). Normalement la rencontre doit s'effectuer cet apres midi. La Fejuve a repondu par ce geste de la Presidence en montrant de bonne dispositions a la discussion en reouvrant l autoroute et le centre de Sendaka. Pour ce qui est du referendum d autonomie pour les provinces de l est pour le mois d'aout ( je repond a Williama ), il est pour le moment encore maintenu, mais tout depend de ce que va pouvoir negocier le nouveau pouvoir et aussi la date des elections presidentielle. Si un rapporchement et une normalisation se fait entre le pouvoir, les syndicats et les interets des cruzeños, le referendum passera certainement a la trappe, car tous se concentreront sur les presidentielles.
Photos : Cycliste achetant ses premieres bombonne de gaz ce matin devant le centre de Sendaka : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402947.jpg A Sucre, une femme donne des oranges a des mineurs qui retournent chez eux hier apres midi : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402938.jpg a une pompe a essence : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402940.jpg
C est donc le moment de partir du pays, et peut etre d'attendre encore quelques jours pour pouvoir programmer un nouveau voyage sur la Bolivie, mais avec un peu de chance la situation va revenir a la normale ( les boliviens sont fatigués et le pays a perdu enormement d'argent dans cette affaire, alors les esprits reviennent a la realite ! )
A Bientot !
Herge !
Différence de notion de voyage entre Québécois et Européens
La définition de ''voyager'' n'a pas l'air d'avoir la même signification pour la majorité des Québécois et les Européens.
Je m'explique : lorsque je parcours les forums ou que je lis les profils, je constate que pour beaucoup de Québécois, la notion de voyager signifie les Tout-inclus situé directement sur la plage sur une île du sud, alors que les récits des Européens sont plutôt du genre aventuriers, explorateurs et sur une période plus longue (ce n'est pas rare de lire qu'un Européen est parti pour une période de plus de 3 mois pour un voyage, destination dont je ne connaissais même pas l'existance).
Ou se situe la différence, je veux dire pourquoi avons-nous une notion si éloignée lorsqu'on parle de voyage?
Les Québécois semblent confondre les voyages avec les vacances. Pourquoi? Est-ce parce que nous avons peu de congé par rapport avec les Européens (à les lire, ils travaillent 1 semaine par année lol) alors que nous n'avons, pour la plupart, que 2 semaines durant l'été et 2 semaines durant l'hiver? Ou sommes-nous carrément pantouflards et ''Américanisés''? Les Québécois ont si peu envie de découvrir, à part de voir les plages et d'en comparer la couleur avec la plage précédente (je ne ris pas, dans ma famille ils font ça : ils ne jurent que par la couleur du sable!!)
Je me pose cette question car lorsque je lis des gens qui écrivent : J'ai voyagé dans tel et tel tout-inclus... pour moi cette personne n'a pas voyagé réellement, elle a pris des vacances. Il n'y a que moi que ça agace? C'est vrai que j'ai un vilain défaut : j'aime les gens précis lol
Ceci dit, je ne veux insulter personne (j'ai moi même déjà pris des vacances dans un tout inclus à Cuba)... ça reste une légère réflexion sans conséquence ;)
Je m'explique : lorsque je parcours les forums ou que je lis les profils, je constate que pour beaucoup de Québécois, la notion de voyager signifie les Tout-inclus situé directement sur la plage sur une île du sud, alors que les récits des Européens sont plutôt du genre aventuriers, explorateurs et sur une période plus longue (ce n'est pas rare de lire qu'un Européen est parti pour une période de plus de 3 mois pour un voyage, destination dont je ne connaissais même pas l'existance).
Ou se situe la différence, je veux dire pourquoi avons-nous une notion si éloignée lorsqu'on parle de voyage?
Les Québécois semblent confondre les voyages avec les vacances. Pourquoi? Est-ce parce que nous avons peu de congé par rapport avec les Européens (à les lire, ils travaillent 1 semaine par année lol) alors que nous n'avons, pour la plupart, que 2 semaines durant l'été et 2 semaines durant l'hiver? Ou sommes-nous carrément pantouflards et ''Américanisés''? Les Québécois ont si peu envie de découvrir, à part de voir les plages et d'en comparer la couleur avec la plage précédente (je ne ris pas, dans ma famille ils font ça : ils ne jurent que par la couleur du sable!!)
Je me pose cette question car lorsque je lis des gens qui écrivent : J'ai voyagé dans tel et tel tout-inclus... pour moi cette personne n'a pas voyagé réellement, elle a pris des vacances. Il n'y a que moi que ça agace? C'est vrai que j'ai un vilain défaut : j'aime les gens précis lol
Ceci dit, je ne veux insulter personne (j'ai moi même déjà pris des vacances dans un tout inclus à Cuba)... ça reste une légère réflexion sans conséquence ;)
Camping dans les laurentides le 2-3 juillet 2005
Bonjour chers voyageurs et amateurs de plein air! 😄
J'organise une nouvelle rencontre VF dans le coin de Montréal (en fait dans les Laurentides juste au nord) pour la fin de semaine du 2-3 juillet. Plusieurs d'entre vous seront en congé le 1er juillet alors devrais-je dire pour la longue fin de semaine!
Je vous propose une formule un peu différente... le camping!
Je connais un camping "sauvage" à Labelle, tout à coté de la rivière rouge. C'est fort sympathique, il y a des terrains isolés parmi les pins, de beaux petits sentiers et l'auto est quand meme pas trop loin au besoin. Un site de feu de camp commun pour faire un gros feu le soir, des tipis (habitations indiennes) pour ceux qui aimeraient tenter l'expérience. Dans la journée? La piste cyclable du petit train du nord passe à coté, possibilité de vélo. Le village du Mont Tremblant avec ses pistes de roller, de vélo, lacs, pédalo, attractions touristiques est à 15 minutes... La rivière rouge à coté où c'est possiblie de louer des kayaks et canots ou descente en "trippe" (comme un pneu). Je crois qu'on aurait notre lot d'activités!! Et bien sur, jaser voyage, faire des feux de camps, gratter la guitare, manger des marshmallow, etc!!!
C'est un camping pour des tentes, pas de camping-car... 🤪 C'est pas très grand, je devrai réserver d'avance. J'aimerais savoir s'il y a des intéressés. Si vous voulez venir 1 ou 2 journées au lieu de toute la fin de semaine, ca peut etre possible aussi.
Je me propose pour l'organisation du co-voiturage et pour les tentes... Donc si vous etes intéressé, répondez-moi et me dire d'où vous venez, si vous avez une voiture, les dates que vous y serez et si vous avez une tente (et que vous acceptez des vfistes dans votre tente).
Ce email se veut une entrée en matière pour savoir si c'est possible à organiser ou si je me lance dans le vide... Ca ne vous engage à rien. Par contre, quand j'aurai vos réponses et que je commencerai l'organisation, vous devrez me confirmer et faire un dépot pour le terrain de camping et le co-voiturage.
A bientot!!!
Véronique
J'organise une nouvelle rencontre VF dans le coin de Montréal (en fait dans les Laurentides juste au nord) pour la fin de semaine du 2-3 juillet. Plusieurs d'entre vous seront en congé le 1er juillet alors devrais-je dire pour la longue fin de semaine!
Je vous propose une formule un peu différente... le camping!
Je connais un camping "sauvage" à Labelle, tout à coté de la rivière rouge. C'est fort sympathique, il y a des terrains isolés parmi les pins, de beaux petits sentiers et l'auto est quand meme pas trop loin au besoin. Un site de feu de camp commun pour faire un gros feu le soir, des tipis (habitations indiennes) pour ceux qui aimeraient tenter l'expérience. Dans la journée? La piste cyclable du petit train du nord passe à coté, possibilité de vélo. Le village du Mont Tremblant avec ses pistes de roller, de vélo, lacs, pédalo, attractions touristiques est à 15 minutes... La rivière rouge à coté où c'est possiblie de louer des kayaks et canots ou descente en "trippe" (comme un pneu). Je crois qu'on aurait notre lot d'activités!! Et bien sur, jaser voyage, faire des feux de camps, gratter la guitare, manger des marshmallow, etc!!!
C'est un camping pour des tentes, pas de camping-car... 🤪 C'est pas très grand, je devrai réserver d'avance. J'aimerais savoir s'il y a des intéressés. Si vous voulez venir 1 ou 2 journées au lieu de toute la fin de semaine, ca peut etre possible aussi.
Je me propose pour l'organisation du co-voiturage et pour les tentes... Donc si vous etes intéressé, répondez-moi et me dire d'où vous venez, si vous avez une voiture, les dates que vous y serez et si vous avez une tente (et que vous acceptez des vfistes dans votre tente).
Ce email se veut une entrée en matière pour savoir si c'est possible à organiser ou si je me lance dans le vide... Ca ne vous engage à rien. Par contre, quand j'aurai vos réponses et que je commencerai l'organisation, vous devrez me confirmer et faire un dépot pour le terrain de camping et le co-voiturage.
A bientot!!!
Véronique
les règles en voyage ( la suite )
Salut
Je voulais rebondir sur le sujet des "trucs de filles", les règles pendant les voyages longs ou très isolés.
Moi je suis partie plusieurs fois dans le bush total, en mission humanitaire.
Je vous passe la honte des poubelles collectives dans une maison avec 9 mecs, où il faut planquer les tampons usagés, qui vont sinon boucher la fosse septique aléatoire ou qui ne se jettent pas décemment dans les latrines sèches.
C'est pas beaucoup mieux avec les serviettes. Bref, je vous passe les détails connus et vraiment pas glamour 😊 si les poubelles collectées pour être brûlées dans le jardin par l'homme de ménage. Bonjour, pour le regarder dans le yeux après les périodes délicates.
En plus, difficile de prendre en continu la pilule : il faut en embarquer pour 1 an, et avec les parasites et la tourista permanente, l'efficacité n'est pas garantie.
Et puis c'est quand même plus sympa pour l'équipe qui t'attend d'apporter des journaux francais, du saucisson, une bonne bouteille et un fromage bien de chez nous que la cargaison de tampons et autres. Socialement, cà ne se discute pas 😉.
Depuis 1 an, je pars juste avec une "mooncup" et je peux confirmer que c'est beaucoup mieux. Aucun déchet gênant, aucune odeur, pas de fuites, même après 8 heures de piste et on ne sent pas la coupelle quand on la porte.
Il faut juste choisir la bonne taille ( c'est expliqué sur le site internet ), prendre le "coup de main" pour la pose, et s'organiser un minimum : prendre une tasse d'eau aux toilettes pour la rincer par ex., et trouver une petite bassine pour la désinfecter une fois la "tempête hormonale" passée. On trouve des bassines en plastique quasiment partout en Afrique. Pour la désinfection, après avoir lavé la coupelle au savon normal, j'utilise des pastilles de chlore ( comme les Aquatabs, ou plus gros ) et après rempage je rince bien et cà roule... Personne ne s'est apercu de ma cuisine perso, alors qu'on vivait dans des conditions de promiscuité assez forte et qu'on habitait tous ensemble, 24h/24, donc pour un voyage "sac à dos", cà me paraît pas mal.
Voilà. J'espère que le p'tit conseil complémentaire pourra être utile à certaines voyageuses qui veulent voyager le sac léger et l'esprit tranquille.
Sophie
Je voulais rebondir sur le sujet des "trucs de filles", les règles pendant les voyages longs ou très isolés.
Moi je suis partie plusieurs fois dans le bush total, en mission humanitaire.
Je vous passe la honte des poubelles collectives dans une maison avec 9 mecs, où il faut planquer les tampons usagés, qui vont sinon boucher la fosse septique aléatoire ou qui ne se jettent pas décemment dans les latrines sèches.
C'est pas beaucoup mieux avec les serviettes. Bref, je vous passe les détails connus et vraiment pas glamour 😊 si les poubelles collectées pour être brûlées dans le jardin par l'homme de ménage. Bonjour, pour le regarder dans le yeux après les périodes délicates.
En plus, difficile de prendre en continu la pilule : il faut en embarquer pour 1 an, et avec les parasites et la tourista permanente, l'efficacité n'est pas garantie.
Et puis c'est quand même plus sympa pour l'équipe qui t'attend d'apporter des journaux francais, du saucisson, une bonne bouteille et un fromage bien de chez nous que la cargaison de tampons et autres. Socialement, cà ne se discute pas 😉.
Depuis 1 an, je pars juste avec une "mooncup" et je peux confirmer que c'est beaucoup mieux. Aucun déchet gênant, aucune odeur, pas de fuites, même après 8 heures de piste et on ne sent pas la coupelle quand on la porte.
Il faut juste choisir la bonne taille ( c'est expliqué sur le site internet ), prendre le "coup de main" pour la pose, et s'organiser un minimum : prendre une tasse d'eau aux toilettes pour la rincer par ex., et trouver une petite bassine pour la désinfecter une fois la "tempête hormonale" passée. On trouve des bassines en plastique quasiment partout en Afrique. Pour la désinfection, après avoir lavé la coupelle au savon normal, j'utilise des pastilles de chlore ( comme les Aquatabs, ou plus gros ) et après rempage je rince bien et cà roule... Personne ne s'est apercu de ma cuisine perso, alors qu'on vivait dans des conditions de promiscuité assez forte et qu'on habitait tous ensemble, 24h/24, donc pour un voyage "sac à dos", cà me paraît pas mal.
Voilà. J'espère que le p'tit conseil complémentaire pourra être utile à certaines voyageuses qui veulent voyager le sac léger et l'esprit tranquille.
Sophie
Enfants et altitude au Pérou, Bolivie et Chili
nous partons cet été pour 1 an avec nos 2 enfants 7 et 9 ans .Je cherche des infos sur les problèmes éventuels d'altitude genre MAM et partager des expériences, notamment sur les régions Pérou /Bolivie / Chili .La traversée de l'Altiplano nous fait vraiment rêver, mais est- ce sérieux d'emmener des enfants à ces altitudes, même en respectant les temps d'acclimatation ?
Merci de toutes les infos
Visite de Rio de Janeiro
Salut !!!
je pars au brésil dans à peine 2 mois, j'ai deja prevu beaucoup de choses mais je suis en train de me poser la question de savoir combien de jours je dois rester à Rio pour voir le principal ??? et qu'y a t il de principal justement à voir ??? de plus je vais sans doute passer une nuit blanche à rio pendant le carnaval, savez vous combien peut couter une telle nuit au sambodrome ???
merci de vos reponses
Até logo Anthony
je pars au brésil dans à peine 2 mois, j'ai deja prevu beaucoup de choses mais je suis en train de me poser la question de savoir combien de jours je dois rester à Rio pour voir le principal ??? et qu'y a t il de principal justement à voir ??? de plus je vais sans doute passer une nuit blanche à rio pendant le carnaval, savez vous combien peut couter une telle nuit au sambodrome ???
merci de vos reponses
Até logo Anthony
TDM en 2006
Salut,
Pour moi comme d'ailleurs tout le monde ici mon rêve c'est de faire le tour du monde.
Ce n'est que mon premier message, une simple prise de contact avec ceux qui voudront partager avec moi leur rêve, leur projet. Le mien pourrait se décrire ainsi :
J'ai 20 ans et suis en 2ème année de BTs Informatique, les études en ce moment ce n'est pas ce qui marche le plus, peut être la faute à ma tête qui est souvent partie ailleurs (dans ce rêve fou).
Je voudrais finir mon année scolaire (en espèrant obtenir le dipôme), puis me donner un an pour essayer d'obtenir le plus de fond possible pour ce voyage. Mon départ ne se ferait pas alors avant environ septembre 2006.
Bien sûr quand l'idée de faire ce voyage s'est développé, je voulais tout de suite partir mais au fil du temps et de mes recherches je me suis rendu compte qu'il fallait justement du temps pour le préparer mais aussi un minimum d'argent (que ce soit pour vivre mais ausii les visas et autres vaccins). Du coup je me dis que septembre 2006 serait une bonne date.
Je voudrais que mon expèrience soit unique et pour cela je ne voudrais pas être contraint par une date de retour. Je voudrais aussi pour ce voyage tracer un certain itinéraire qui passerait obligatoirement par tout les continents...
Voilà pour ce qui est de mon message d'arrivée, pour ce qui veulent continuer la conversation en me donnant des conseils ou en parlant de mon ou de sonprojet, je suis ouvert pour engager la conversation.--
bidou
Nice, Acte V: samedi 4 décembre 2004
Bon, on en parle à mots couverts mais comme on ne peut plus se passer les uns des autres, je mets en ligne la future rencontre du mois de décembre afin que tout le monde en prenne bien connaissance et que cette fois ci on batte tous les records de participation ...... on peut le faire, on est nombreux sur la région, allez on table sur une cinquantaine de personnes ..... 🤪 c'est trop, non je suis sur que l'on peut y arriver et justement ça s'organise ......
Je propose comme celà sera juste avant les fêtes, une soirée au Baroque à St Laurent du Var, dîner spectacle avec quelques numéros super, je me souviens d'une bonne soirée là bas, et on peut même danser ensuite ...... on peut aussi faire un premier rendez vous dans l'aprés midi, plus calme, pour discuter ..... lieu à trouver, et un after aprés ..... suivez moi, je connais toutes les adresses pour s'éclater ...... 😉
Allez, je lance les invitations .......
Je propose comme celà sera juste avant les fêtes, une soirée au Baroque à St Laurent du Var, dîner spectacle avec quelques numéros super, je me souviens d'une bonne soirée là bas, et on peut même danser ensuite ...... on peut aussi faire un premier rendez vous dans l'aprés midi, plus calme, pour discuter ..... lieu à trouver, et un after aprés ..... suivez moi, je connais toutes les adresses pour s'éclater ...... 😉
Allez, je lance les invitations .......
Pourquoi l'humanitaire à l'étranger?
Ce forum, et d'autres, est envahi par des messages de personnes souhaitant aller faire de l'humanitaire dans un pays étranger, bien souvent sans avoir aucune compétence pour cela. Dans le même temps les associations travaillant en France ne trouvent plus de bénévoles; que ce soit les pompiers, la croix rouge, ceux qui s'occupent des plus démunis...
Personnellement je m'occupe d'une association d'aide au développement, et comme toutes ces associations nous sommes submergés de demandes de la part de candidats au départ au Pérou ou en Afrique, alors qu'on ne peut pas trouver quelqu'un pour nous donner un coup de main pour tenir un stand ou s'occuper d'une animation qui nous permet de collecter des fonds pour financer nos actions.
Alors quelle est votre véritable motivation pour partir aider sous les tropiques plutôt qu'à côté de chez vous ?
Personnellement je m'occupe d'une association d'aide au développement, et comme toutes ces associations nous sommes submergés de demandes de la part de candidats au départ au Pérou ou en Afrique, alors qu'on ne peut pas trouver quelqu'un pour nous donner un coup de main pour tenir un stand ou s'occuper d'une animation qui nous permet de collecter des fonds pour financer nos actions.
Alors quelle est votre véritable motivation pour partir aider sous les tropiques plutôt qu'à côté de chez vous ?
Seule en Colombie en décembre
Coucou!
Est-ce que quelqu'un connaît la Colombie?
Je compte y partir en décembre pour un mois mais je n'ai que peu de renseignements sur ce pays, mis à part la certitude que c'est une destination fabuleuse (et peut-être pas encore envahie par les touristes). Est-ce dangereux pour une fille en sac-à-dos? Connaissez-vous des itinéraires sympas? J'aimerais aussi éventuellement redescendre sur l'Equateur, est-ce possible et facile d'accès? Passionnée de salsa, où faut-il aller pour vivre cette danse intensément?
Toute autre info sur ce pays sera vraiment la bienvenue...
Merci!
Est-ce que quelqu'un connaît la Colombie?
Je compte y partir en décembre pour un mois mais je n'ai que peu de renseignements sur ce pays, mis à part la certitude que c'est une destination fabuleuse (et peut-être pas encore envahie par les touristes). Est-ce dangereux pour une fille en sac-à-dos? Connaissez-vous des itinéraires sympas? J'aimerais aussi éventuellement redescendre sur l'Equateur, est-ce possible et facile d'accès? Passionnée de salsa, où faut-il aller pour vivre cette danse intensément?
Toute autre info sur ce pays sera vraiment la bienvenue...
Merci!
Cafards, rats lézards et autres z'amis... vos rencontres
Pour faire suite à l’excellent post d’Alan(http://voyageforum.com/voyage/indonesie_terreur_sumatra_D73106/) nous narrant le terrible siège qu’il a dû subir, je vous propose de collecter ici toutes vos rencontres d’infortune avec la faune locale.
Y êtes-vous sensible ou etes-vous capable de dormi du sommeil du juste dans un wagon grouillant de blattes ? Devenez-vous absolument hystérique à la simple vue d’un lézard ou d’un insecte… Racontez nous vos anecdotes…
Pour ma part je ne m’explique toujours pas comment j’ai pu autant de fois me rendre en Asie avec une telle peur de la Blatte. Par bonheur, les rencontres malheureuse furent plutôt rares, mais épiques !
21 heures / Krabi / Thaïlande
Nous devons passer la nuit dans cette charmante guest house avant de prendre le bateau pour les îles. C’est rustique, mais agréable. Nos bungalows sont blottis au fonds d’une épaisse végétation.
De retour de dîner nous trouvons une adorable chienne rachitique allaitant son petit sur le perron de notre porte. J’ai toujours penser que nous pourrions nous préoccuper des animaux quant tous les enfants vivront dans des conditions décentes… Mais je n’ai jamais réussit à l’appliquer. Ma femme et moi-même cherchons dans notre sac ce qui pourrai remplir ce frêle estomac. L’animal est adorable et son petit nous fend le cœur… Il sont maintenant repus… Et commencent à somnoler… Nous allons faire de même.
Nous rentrons nous coucher le cœur allégé par ce spectacle.
le ventilo est resté allumé la veille et j’ai encore attrapé froid. La fièvre monte doucement… la toux aussi. Je me relève prendre une aspirine. J’allume la lumière à tâtons et porte la main à ma trousse de toilette.
Quelque chose à bougé… Là juste derrière le gel douche.
J’ai à peine eut le temps de le voir. C’est derrière le flacon j’en suis certain ! Je ne bouge plus… Ma femme s’est assoupie… Et je ne peux pas sortir de la salle de bain sans en avoir le cœur net. Je ne bouge toujours pas et scrute très attentivement tout autour de moi. Je sens des fourmillements me parcourir le dos… Je ne dois pas céder à la panique… La présence éventuelle de cet insecte m’interdit d’ouvrir la bouche. Je respire fortement par le nez.
Je prend ma brosse à dent pour manipuler la bouteille de savon liquide… L’instrument est court, mais je n’ai rien d’autre à ma portée. Il bouge ! s’en est un… Il est monstrueux… 4 cm… Peut être 5… Il agite doucement ses antennes et son corps marront noir strillé d'une carapace à l'aspect huileux, semble prêt à se glisser dans n'importe quel trou crasseux... Je suis tétanisé… Je sort doucement en ne quittant pas cette horreur du regard. Si je ferme la porte… J’aurai le sentiment d’être en sécurité. Mais un autre occupe le cadre de la porte de la salle de bain! L'idée que cette rencontre n'est pas fortuite, mais que le lieu est un repert grouillant m'angoisse! Je suis cerné.
Si je ferme la porte je l’écrase… Pour bien des gens c’est une occasion inespérée de se libérer de l’occupant… Pour moi c’est un traumatisme supplémentaire… La simple idée du bruit de cette carcasse explosant pour libérer une pulpe immonde, infestée de milliers d’œuf prêt à éclore… Impossible !
Je suis en sueur et je tousse, la fièvre monte d’un cran… Je n’ai plus le choix. Ma virilité va encore en prendre un coup, mais il faut que je réveille ma femme… Elle seule pourra me sortir de cette antichambre de la psychose qui me guette. A peine 2 mios que nous sommes marriés, et déja minable... Ca promet. Mon cœur… Hommmpff Y’a des cafards Où…. Rrrhh Dans la salle d’eau Bon bah dors, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? ? ? Tu veux pas aller fermer la porte de la salle d’eau ? Ohhh tu m’emmerde avec tes bestioles elles vont pas te bouffer…Je retourne apeuré devant la porte de la salle de bain…L’occupant de la porte a disparu… Je souffle et ferme la porte…
Mais les éléments sont contre moi… C’est un mauvais film… La porte ne se ferme pas. Elle se rouvre paresseusement à chaque fois que je la renvoi dans ses gons. Je cherche une solution en la tenant. une ficelle… Mais je n’ai rien pour l’accrocher… Une chaise… Mais la porte s’ouvre sur l’intérieur de la salle de bain, il faudrait la bloquer de l’intérieur… C’est impossible. Voilà 5 min. que je tiens cette porte qui est mon unique rempart contre la crise de panique. Ma femme se lève sans rien dire… L’air furieuse… Je vais peut être passer un mauvais quart d’heure, mais le simple sentiment d’être moins seul me redonne du courage. Elle Prend un bout de ficelle. Rapproche une lourde chaise et accroche la poignée de la porte au dossier de la chaise.. Cela semble tenir…
Je suis fébrile et des frissons me parcours le corps… Je n’en pouvais plus… Je tente de m’endormir la bouche fermée… Je les imaginent rampant sur moi à la recherche de n’importe quelle cavité corporelle pour s’y loger et pondre… Au moins Alien vous offre une chance de mourir avant d’être parasité.
La nuit se passe et l’aube apporte son flot de lumière rassurante… Ces misérables insectes inoffensifs ne sont plus qu’une idée lointaine… Seule ma femme est là pour se souvenir… "Mais t’es vraiment pas bien ! Qu’est-ce qui t’a prit de faire un foin pareil pour un cafard…"…
Y êtes-vous sensible ou etes-vous capable de dormi du sommeil du juste dans un wagon grouillant de blattes ? Devenez-vous absolument hystérique à la simple vue d’un lézard ou d’un insecte… Racontez nous vos anecdotes…
Pour ma part je ne m’explique toujours pas comment j’ai pu autant de fois me rendre en Asie avec une telle peur de la Blatte. Par bonheur, les rencontres malheureuse furent plutôt rares, mais épiques !
21 heures / Krabi / Thaïlande
Nous devons passer la nuit dans cette charmante guest house avant de prendre le bateau pour les îles. C’est rustique, mais agréable. Nos bungalows sont blottis au fonds d’une épaisse végétation.
De retour de dîner nous trouvons une adorable chienne rachitique allaitant son petit sur le perron de notre porte. J’ai toujours penser que nous pourrions nous préoccuper des animaux quant tous les enfants vivront dans des conditions décentes… Mais je n’ai jamais réussit à l’appliquer. Ma femme et moi-même cherchons dans notre sac ce qui pourrai remplir ce frêle estomac. L’animal est adorable et son petit nous fend le cœur… Il sont maintenant repus… Et commencent à somnoler… Nous allons faire de même.
Nous rentrons nous coucher le cœur allégé par ce spectacle.
le ventilo est resté allumé la veille et j’ai encore attrapé froid. La fièvre monte doucement… la toux aussi. Je me relève prendre une aspirine. J’allume la lumière à tâtons et porte la main à ma trousse de toilette.
Quelque chose à bougé… Là juste derrière le gel douche.
J’ai à peine eut le temps de le voir. C’est derrière le flacon j’en suis certain ! Je ne bouge plus… Ma femme s’est assoupie… Et je ne peux pas sortir de la salle de bain sans en avoir le cœur net. Je ne bouge toujours pas et scrute très attentivement tout autour de moi. Je sens des fourmillements me parcourir le dos… Je ne dois pas céder à la panique… La présence éventuelle de cet insecte m’interdit d’ouvrir la bouche. Je respire fortement par le nez.
Je prend ma brosse à dent pour manipuler la bouteille de savon liquide… L’instrument est court, mais je n’ai rien d’autre à ma portée. Il bouge ! s’en est un… Il est monstrueux… 4 cm… Peut être 5… Il agite doucement ses antennes et son corps marront noir strillé d'une carapace à l'aspect huileux, semble prêt à se glisser dans n'importe quel trou crasseux... Je suis tétanisé… Je sort doucement en ne quittant pas cette horreur du regard. Si je ferme la porte… J’aurai le sentiment d’être en sécurité. Mais un autre occupe le cadre de la porte de la salle de bain! L'idée que cette rencontre n'est pas fortuite, mais que le lieu est un repert grouillant m'angoisse! Je suis cerné.
Si je ferme la porte je l’écrase… Pour bien des gens c’est une occasion inespérée de se libérer de l’occupant… Pour moi c’est un traumatisme supplémentaire… La simple idée du bruit de cette carcasse explosant pour libérer une pulpe immonde, infestée de milliers d’œuf prêt à éclore… Impossible !
Je suis en sueur et je tousse, la fièvre monte d’un cran… Je n’ai plus le choix. Ma virilité va encore en prendre un coup, mais il faut que je réveille ma femme… Elle seule pourra me sortir de cette antichambre de la psychose qui me guette. A peine 2 mios que nous sommes marriés, et déja minable... Ca promet. Mon cœur… Hommmpff Y’a des cafards Où…. Rrrhh Dans la salle d’eau Bon bah dors, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? ? ? Tu veux pas aller fermer la porte de la salle d’eau ? Ohhh tu m’emmerde avec tes bestioles elles vont pas te bouffer…Je retourne apeuré devant la porte de la salle de bain…L’occupant de la porte a disparu… Je souffle et ferme la porte…
Mais les éléments sont contre moi… C’est un mauvais film… La porte ne se ferme pas. Elle se rouvre paresseusement à chaque fois que je la renvoi dans ses gons. Je cherche une solution en la tenant. une ficelle… Mais je n’ai rien pour l’accrocher… Une chaise… Mais la porte s’ouvre sur l’intérieur de la salle de bain, il faudrait la bloquer de l’intérieur… C’est impossible. Voilà 5 min. que je tiens cette porte qui est mon unique rempart contre la crise de panique. Ma femme se lève sans rien dire… L’air furieuse… Je vais peut être passer un mauvais quart d’heure, mais le simple sentiment d’être moins seul me redonne du courage. Elle Prend un bout de ficelle. Rapproche une lourde chaise et accroche la poignée de la porte au dossier de la chaise.. Cela semble tenir…
Je suis fébrile et des frissons me parcours le corps… Je n’en pouvais plus… Je tente de m’endormir la bouche fermée… Je les imaginent rampant sur moi à la recherche de n’importe quelle cavité corporelle pour s’y loger et pondre… Au moins Alien vous offre une chance de mourir avant d’être parasité.
La nuit se passe et l’aube apporte son flot de lumière rassurante… Ces misérables insectes inoffensifs ne sont plus qu’une idée lointaine… Seule ma femme est là pour se souvenir… "Mais t’es vraiment pas bien ! Qu’est-ce qui t’a prit de faire un foin pareil pour un cafard…"…
C'est parti!!!!
Ca y est, le projet Geantropie commence vraiment. Et par la même mon grand voyage, rêvé depuis tant d'années. Après des mois de démarches personnelles puis administratives, je me suis envolé hier matin pour ma nouvelle vie, pour Mexico. Vous pourrez lire mes aventures géantropiques sur mon site (http://geantropie.free.fr, rubrique "En direct d'Amérique Latine"). Parfois, lorsque les aventures qui m'arriveront vaudront vraiment le coup, ou seront intéressantes mais sans rapport direct avec la Géantropie, je les relaterai ici, dans cette discussion. A suivre, donc.
Je souhaite à tous de réaliser ses rêves comme je viens de le faire hier.
Adelante!
Loopkin, le géantrope.
Je souhaite à tous de réaliser ses rêves comme je viens de le faire hier.
Adelante!
Loopkin, le géantrope.
Parc du Pantanal et Parc de la Chapada Diamantina (Brésil)
🙂Bonjour à tous,
Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇
Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.
Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .
Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.
Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇
Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.
Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .
Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.
Handicap et voyages
Namaste,
J'ai remarque qu'il n'y avait vraiment pas beaucoup (ou pas du tout!) de discussions sur le handicap en voyage. Vous etes tous en bonne sante et sans rien de casse? Les handicapes ne voyagent pas???!! Il y a pourtant grand nombre de handicaps qui touchent tous les sens (moteur, visuel, auditif...) et ces gens menent une vie normale et je pense que comme les autres certains ont le virus du voyage.
Bon, je vais devoiler un peu de moi meme😊, pour me rassurer et trouver d'autres personnes dans mon cas !
Je suis mal-entendante et seul un appareil auditif me permet d'entendre les bruits de ce siecle. Je pratique la lecture labiale pour suivre les conversations et je galere un peu dans ce monde de communication orale : le telephone, la radio, la television…
Ce qui m'enerve le plus, c'est que la parole est encore trop souvent le seul canal d'information dans les endroits importants : les aeroports, les gares, les trains... Combien de fois ai-je peste contre les messages au haut parleur ou je ne comprends rien, combien de fois ai-je flippe de rater la correspondance en avion ou l'arret de train parce que les informations passent seulement par l'oral sans un seul support ecrit. Et encore, j'ai beaucoup de chance, je peux demander aux gens ce qui a ete dit, mais j'ai beaucoup d'amis sourds qui ne parlent que la langue des signes et qui doivent batailler plus pour avoir toutes les informations.
Ce qui me gene aussi, c'est la "pollution sonore", c'est a dire ce bruit ambiant de plus en plus fort. Beaucoup de belles rencontres en voyage ou a la maison se font autour d'un verre dans un cafe ou au restaurant. N'ayant pas de "filtres internes" efficaces, j'ai du mal a dissocier la voie de l'interlocuteur a celle du gars derriere ou de la musique du comptoir. Je ne goutte donc pas trop a ces virees ou soirees entre voyageurs a se rememorer les periples ici et la, les anecdotes des bus, trains... Mais bon, je compense en observant en silence la vie des gens, sur le bord de la route, sur cette place, dans les champs...
L'apprentissage des langues est aussi complique. Deja je n'entends pas la difference entre mon accent et l'accent correct (remarque, je sais que ca arrive aussi a beaucoup d'entendants !😉). Ensuite, j'ai du mal a comprendre les mots tant que je n'en ai pas vu une ecriture phonetique...Heureusement, y'a des guides !
Deux petites "galeres" de voyage liees a mon handicap, pour continuer le topic bien charge par ailleur > Canada, mon premier voyage seule, pour visiter une cousine qui etudiaient a Quebec.
L'avion de retour Montreal-Londres-Paris qui devait partir dans la soiree est encore bloque a Philadelphie. La compagnie nous offre donc gracieusement une nuit d'hotel dans le Hilton super chicos de l'aeroport, avec depart le lendemain matin vers 6h. A l'epoque je n'avais pas encore trouve le super reveil de voyage de compet (je dors sans appareil, reveil avec la lumiere ou un vibreur sous l'oreiller) et il m'a donc fallu demander au portier-concierge de me reveiller a 5h le lendemain matin.
"Pas de probleme, je programme le reveil de la television"
"Non, je n'entends pas la nuit, il faut venir dans ma chambre"
"D'accord, je frapperais a la porte alors"
"Non, il faut entrer dans ma chambre et allumer la lumiere pour me reveiller"
Vous imaginez la gene du concierge, oblige d'ouvrir la porte de la chambre d'un client dans un hotel 5 etoiles. Et ma gene aussi a etre obligee de demander a quelqu'un d'entrer dans ma chambre alors que je n'entends rien !
A Londres, meme scenario, l'avion est arrive trop tard pour la correspondance, deuxieme Hilton, encore plus chicos que le premier, avec clientes indiennes en saris magnifiques et hommes en smoking. Le meme discours au concierge, le meme principe pour entrer dans la chambre et allumer la lumiere.
Pas trop fiere la Douya ! > Inde, business trip, samedi apres-midi.
En train de prendre ma douche tranquille (sans appareil donc, ca n'aime pas la flotte ces concentres de technologie !). Un collegue de travail indien passe me chercher en avance de 20 minutes et frappe a ma porte. Pas de reponse, re-frappe, toujours pas de reponse…
10 minutes apres, quand je remets mon appareil, j'entends les coups a la porte. Qui vois-je derriere? Mon collegue ainsi que… le reponsable marketing de l'hotel, le portier, le gars de la reception, le serveur de l'etage et encore deux ou trois autres mecs.
En fait mon collegue me sachant dans la chambre, etait inquiet de ne pas avoir de reponse et il avait rameute tout le personnel !! Ils etaient sur le point d'ouvrir la porte avec le pass !
Bref, pas des galeres bien mechantes, mais ca met du piment au voyage !!! Mon handicap ne m'empeche pas de voyager, meme si je dois souvent jouer d'ingeniosite dans certaines situations. Je dirais meme que grace a mon handicap et mes voyages, j'ai beaucoup evolue, finie la timidite, place a la debrouillardise, au systeme D.
Pour finir avec une anecdote beaucoup plus sympa. Ballade dans les souks de Marrakech avec mon frere. Je lui parle en langue des signes car il est sourd profond. Les vendeurs des souks sont tres doues pour deviner la nationalite des gens juste a leur visage et a leur allure. Et bien pour nous deux, parlant en silence avec les mains, il m'a fallu dix minutes pour convaincre le vendeur de babouches que nous n'etions pas Italiens !
C'est bien pratique la langue des signes, quand quelqu'un m'embette, je fais semblant d'etre completement sourde et lui parle avec les mains ! Ca en calme plus d'un, ca en amuse d'autres qui essayent de communiquer aussi avec les mains...
Et vous, comment vivez-vous et surmontez vous vos handicaps en voyage? Trouvez vous votre handicap plus dur a l'etranger que chez vous? Avez vous croise des handicapes qui vous ont epate par la maniere de surmonter le handicap en voyage?
Douya
J'ai remarque qu'il n'y avait vraiment pas beaucoup (ou pas du tout!) de discussions sur le handicap en voyage. Vous etes tous en bonne sante et sans rien de casse? Les handicapes ne voyagent pas???!! Il y a pourtant grand nombre de handicaps qui touchent tous les sens (moteur, visuel, auditif...) et ces gens menent une vie normale et je pense que comme les autres certains ont le virus du voyage.
Bon, je vais devoiler un peu de moi meme😊, pour me rassurer et trouver d'autres personnes dans mon cas !
Je suis mal-entendante et seul un appareil auditif me permet d'entendre les bruits de ce siecle. Je pratique la lecture labiale pour suivre les conversations et je galere un peu dans ce monde de communication orale : le telephone, la radio, la television…
Ce qui m'enerve le plus, c'est que la parole est encore trop souvent le seul canal d'information dans les endroits importants : les aeroports, les gares, les trains... Combien de fois ai-je peste contre les messages au haut parleur ou je ne comprends rien, combien de fois ai-je flippe de rater la correspondance en avion ou l'arret de train parce que les informations passent seulement par l'oral sans un seul support ecrit. Et encore, j'ai beaucoup de chance, je peux demander aux gens ce qui a ete dit, mais j'ai beaucoup d'amis sourds qui ne parlent que la langue des signes et qui doivent batailler plus pour avoir toutes les informations.
Ce qui me gene aussi, c'est la "pollution sonore", c'est a dire ce bruit ambiant de plus en plus fort. Beaucoup de belles rencontres en voyage ou a la maison se font autour d'un verre dans un cafe ou au restaurant. N'ayant pas de "filtres internes" efficaces, j'ai du mal a dissocier la voie de l'interlocuteur a celle du gars derriere ou de la musique du comptoir. Je ne goutte donc pas trop a ces virees ou soirees entre voyageurs a se rememorer les periples ici et la, les anecdotes des bus, trains... Mais bon, je compense en observant en silence la vie des gens, sur le bord de la route, sur cette place, dans les champs...
L'apprentissage des langues est aussi complique. Deja je n'entends pas la difference entre mon accent et l'accent correct (remarque, je sais que ca arrive aussi a beaucoup d'entendants !😉). Ensuite, j'ai du mal a comprendre les mots tant que je n'en ai pas vu une ecriture phonetique...Heureusement, y'a des guides !
Deux petites "galeres" de voyage liees a mon handicap, pour continuer le topic bien charge par ailleur > Canada, mon premier voyage seule, pour visiter une cousine qui etudiaient a Quebec.
L'avion de retour Montreal-Londres-Paris qui devait partir dans la soiree est encore bloque a Philadelphie. La compagnie nous offre donc gracieusement une nuit d'hotel dans le Hilton super chicos de l'aeroport, avec depart le lendemain matin vers 6h. A l'epoque je n'avais pas encore trouve le super reveil de voyage de compet (je dors sans appareil, reveil avec la lumiere ou un vibreur sous l'oreiller) et il m'a donc fallu demander au portier-concierge de me reveiller a 5h le lendemain matin.
"Pas de probleme, je programme le reveil de la television"
"Non, je n'entends pas la nuit, il faut venir dans ma chambre"
"D'accord, je frapperais a la porte alors"
"Non, il faut entrer dans ma chambre et allumer la lumiere pour me reveiller"
Vous imaginez la gene du concierge, oblige d'ouvrir la porte de la chambre d'un client dans un hotel 5 etoiles. Et ma gene aussi a etre obligee de demander a quelqu'un d'entrer dans ma chambre alors que je n'entends rien !
A Londres, meme scenario, l'avion est arrive trop tard pour la correspondance, deuxieme Hilton, encore plus chicos que le premier, avec clientes indiennes en saris magnifiques et hommes en smoking. Le meme discours au concierge, le meme principe pour entrer dans la chambre et allumer la lumiere.
Pas trop fiere la Douya ! > Inde, business trip, samedi apres-midi.
En train de prendre ma douche tranquille (sans appareil donc, ca n'aime pas la flotte ces concentres de technologie !). Un collegue de travail indien passe me chercher en avance de 20 minutes et frappe a ma porte. Pas de reponse, re-frappe, toujours pas de reponse…
10 minutes apres, quand je remets mon appareil, j'entends les coups a la porte. Qui vois-je derriere? Mon collegue ainsi que… le reponsable marketing de l'hotel, le portier, le gars de la reception, le serveur de l'etage et encore deux ou trois autres mecs.
En fait mon collegue me sachant dans la chambre, etait inquiet de ne pas avoir de reponse et il avait rameute tout le personnel !! Ils etaient sur le point d'ouvrir la porte avec le pass !
Bref, pas des galeres bien mechantes, mais ca met du piment au voyage !!! Mon handicap ne m'empeche pas de voyager, meme si je dois souvent jouer d'ingeniosite dans certaines situations. Je dirais meme que grace a mon handicap et mes voyages, j'ai beaucoup evolue, finie la timidite, place a la debrouillardise, au systeme D.
Pour finir avec une anecdote beaucoup plus sympa. Ballade dans les souks de Marrakech avec mon frere. Je lui parle en langue des signes car il est sourd profond. Les vendeurs des souks sont tres doues pour deviner la nationalite des gens juste a leur visage et a leur allure. Et bien pour nous deux, parlant en silence avec les mains, il m'a fallu dix minutes pour convaincre le vendeur de babouches que nous n'etions pas Italiens !
C'est bien pratique la langue des signes, quand quelqu'un m'embette, je fais semblant d'etre completement sourde et lui parle avec les mains ! Ca en calme plus d'un, ca en amuse d'autres qui essayent de communiquer aussi avec les mains...
Et vous, comment vivez-vous et surmontez vous vos handicaps en voyage? Trouvez vous votre handicap plus dur a l'etranger que chez vous? Avez vous croise des handicapes qui vous ont epate par la maniere de surmonter le handicap en voyage?
Douya
Les petites "galères"?
Tiens pour changer ...
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José









