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Utilisation d'une autre nationalité pour contourner le visa (Thaïlande)
by Green1976 · 2014-05-03 · 39 replies
Bonjour

J'ai actuellement deux nationalités dont la française et je souhaite acquérir une troisième car j'ai le droit. Je sais ça fait beaucoup..c'est la vie et c'est pas interdit 😉 L'avantage c'est que la troisième nationalité est l'Argentine. Ce pays est un des rares pays a permettre de rentrer en Thaïlande sans visa pour 3 mois.

J'ai essayé de trouver l'information concernant une entrée par terre(3 mois aussi?), limitation du nombre par an?, prolongation possible sur place?.

Imaginons que je prenne un billet pour un peu moins de 2 mois ou un peu plus, est ce que la compagnie aérienne peut me bloquer même si je leur présente mon passeport argentin car c'est celui là que j'utiliserai pour renter en Thaïlande? Ça me semble tout à fait légal de quitter le territoire français avec le passeport français et d'user du passeport argentin en Thaïlande pour bénéficier des 3 mois sur place.

Je sais aussi qu'ils peuvent demander la vaccination contre la fièvre jaune mais j'ai lu que si on habite en France, elle n'est pas exigé.

Ce qui serait le top c'est de ne pas avoir de limitation dans le nombre de fois que je peux avoir ces 3 mois et encore mieux si la sortie par terre me donne encore trois mois. Trop beau pour être vrai mais ça m'éviterai plein d'emmerdes qu'on a avec le passeport français.

Surement très peu de gens sont concernés par mon cas, mais bon qui sait et de toute les façons c'est effectivement bien jouissif de pouvoir jouer avec ses passeports, je tenais à vous le signaler 😏
Magnifique dépaysement en République Turque de Chypre du nord (2013)
by Biscuiterie · 2013-11-15 · 3 replies
On en parle peu de cette partie de l'île et pourtant... J'ai été tellement enchantée de ce voyage en République turque de Chypre du Nord en juin 2013, que j'ai envie de le partager!

A présent, nous voici en juin, et dans quelques jours, je quitte mon éperon et m’envole, avec ma dynamique voisine, vers Chypre du Nord, je précise « du Nord » car je suis déjà allée à Chypre, mais côté sud. La République turque de Chypre du Nord (en turc, Kibris) désigne l’Etat autoproclamé en novembre 1983 par les dirigeants turcs de l’île de Chypre. L’armée turque de la région territoriale d’Anatolie a envahi le territoire, en réaction au coup d’état des nationalistes grecs désirant rattacher Chypre à la Grèce, alors sous la dictature des colonels. Cet état turque de Chypre du Nord n’est pas reconnu internationalement, mais uniquement par la Turquie. La capitale Nicosie est divisée en deux par une ligne de démarcation, appelée « ligne verte ». Cette ligne avait été imposée par les Nations Unies en 1974. Il y a donc Nicosie-Nord et Nicosie-Sud, chacune dépendant d’un territoire. En 2004, Chypre du Sud a adhéré à l’Union européenne. Le gouvernement de ce territoire n’a aucun contrôle de la partie nord de l’île. Cette partie n’est pas encore intégrée à l’Union européenne. Chronologiquement, tout commença en 1960 alors que la République de Chypre obtenu son indépendance de la domination britannique, basée sur le principe de l’égalité entre les communautés grecques et turques. La Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne étaient garanties de l’intégrité territoriale de la nouvelle république. A Noël 1963, le partenariat entre ces 2 communautés se termina. Depuis lors, les chypriotes turcs se gouvernent eux-mêmes. En 1974, la junte militaire grecque à Athènes porta un coup d’état à Chypre, pour l’union avec la Grèce. Le 20 juillet 1974, l’armée turque intervenait sur l’île avec le but de restaurer l’ordre constitutionnel de la république de Chypre, en utilisant les droits garantis par le traité de 1960. Le résultat de cette opération de paix turque fut que les chypriotes turques déménagèrent vers le nord et les chypriotes grecs vers le sud, abandonnant leurs biens. Le 13 février 1975, les turques chypriotes déclarent l’état fédéral turque de Chypre et le 15 novembre 1983, la république turque du nord de Chypre est proclamée. Le 23 avril 2003, la frontière entre le nord et le sud de l’île fut ouverte, et le passage entre les 2 régions commença… mais reste néanmoins sous contrôle. Deux drapeaux flottent côte à côte : le turc et le chypriote turc, l’un sur fond rouge et l’autre sur fond blanc.

L’hôtel se situe dans un village côtier, proche de Kyrenia, la 3ème ville de Chypre du Nord, après Nicosie-Nord et Famagouste. Kyrenia, ville portuaire, est dominée par la chaîne de Kyrenia et le massif montagneux Pentadactylos, une chaîne étroite et escarpée (point culminant à 1.024 mètres d'altitude) qui sépare la ville de la plaine de Mésorée (grenier à grains du pays) et de Nicosie. Avant l'invasion turque, Kyrenia était un haut lieu touristique de l’île. Son petit port fermé, entouré de maisons vénitiennes et dominé par une citadelle, une église et une mosquée, a une certaine élégance. Bien que le voyage soit décrit comme « circuit », je reste 7 nuits dans le même hôtel, et visiterai en excursions organisées la partie nord de l’île. Enfin, je vais pouvoir découvrir ce petit pays à un rythme moins endiablé qu’au Rajasthan, et ce, dans tous les sens du terme !

Lors de mes 2 séjours au sud de l’île, j’ai souvent entendu que cette partie de l’île était dangereuse car peuplée d’habitants irrespectueux. Certes, les chypriotes turcs évoquent davantage le conflit, mais de là à trouver risqué de s’y rendre, il y a un fossé! Rappelons-nous qu’autrefois, deux communautés vivaient en parfaite harmonie.

A 70 km de la Turquie (passage obligé), cette île fut l’hôte de nombre de civilisations au travers des siècles, grâce à sa localisation stratégique aux carrefours des routes commerciales et religieuses. La République turque de Chypre du Nord s’étend sur 3.350 km² et son héritage du passé remonte à 10.000 ans. La 1ère occupation de l’île date de 8.000 av. J.-C., de la période néolithique à nos jours.

Quand on a déjà visité Chypre du Sud (en 93 et 98), on se rend compte de la grande différence entre les 2 parties, et par ailleurs, entre les 2 communautés – les chypriotes grecs et les chypriotes turcs. Le nord n’est pas encore exploité de manière optimale. L’environnement est fort sauvage, naturel, authentique. Les traces et les camps militaires sont encore très présents, et l’embargo se fait ressentir lorsque l’on est touriste. Les biens de consommation sont originaires de l’île ou importés de la seule Turquie.

La première journée complète sur place emmena les 25 personnes qui formèrent le groupe à Famagouste (Gazimaguza). Cette ville est très souvent nommée « un musée à ciel ouvert ». Qu’il est agréable de déambuler dans cette ville, on y rencontre des églises dont certaines furent transformées en mosquées par l’ajout de minarets (le nord est musulman mais non pratiquant, ou si peu) ; des remparts créés par les lusignans des portes de la vieille ville la tour d’Othello, élevée au 14ème siècle pour protéger la ville contre les invasions. Selon une légende, c’est dans cette tour que les actions de la tragédie de Shakespeare ont eu lieu un palais vénitien datant de 1522 les bains turcs … Une partie de la ville est appelée « ville fantôme », une cité balnéaire datant des années 60. Les chypriotes grecs et turcs ont été chacun « renvoyé » dans leur partie de l’île, devant abandonner leurs biens. Des points étaient attribués en fonction de leurs possessions et ils avaient droit à une maison de même valeur en points dans l’autre partie de l’île… Depuis le contrôle par l’armée turque en 1974, plus personne n’y habite. C’est une zone militaire, une ruine qui ne sert à rien depuis longtemps. Tout autant que l’on peut voir de nombreuses maisons, encore meublées, devenues des ruines avec les années…

Nous nous rendrons au monastère de Saint-Barnabé, où le saint patron de l'île fut supplicié. Il était l'un des fondateurs de l'église indépendante grecque orthodoxe, et est le mécène de Chypre. Le hasard fit qu’en ce 11 juin, c’est sa fête et que beaucoup de chypriotes grecs y vinrent en pèlerinage. Le magnifique palais a été construit dans un joli parc par les occupants vénitiens de Chypre sur les vestiges d'un palais Lusignan du 13ème siècle. L'église byzantine à trois coupoles date du 9ème siècle et fut, jusqu'au 16ème siècle, siège de l'archevêché de Chypre. Elle intègre le musée des icônes. Les icônes, un véritable art cypriote, qui date du VIIème au XXème siècle. A quelques pas s'élève la chapelle funéraire de l'apôtre, sans ornement, ainsi que la crypte dans laquelle furent, selon la légende, retrouvés les ossements du saint. C’est une destination importante du tourisme religieux.

Nous poursuivons par une visite du site archéologique de Salamis. Ses origines sont anciennes, mais l’essentiel de ce qu’on y voit remonte aux périodes romaine et paléochrétienne. Il semblerait que la ville ait été fondée en 1181 av. J.-C. par Teucer, fils de Télamon, roi de l'île grecque de Salamine. Une situation favorable, un port naturellement bien dessiné, et le commerce actif du cuivre, du blé, de l'huile et du sel lui valurent très rapidement la première place parmi les cités-royaumes de Chypre. A l'époque archaïque (environ 700-475), alors même que l'île était sous domination étrangère, elle conservait encore une autonomie locale considérable. Après un tremblement de terre au 4ème siècle apr. J.-C., Salamine fut reconstruite par l'empereur Constantin qui lui donna le nom de Constantia. Après les incursions arabes du 7ème siècle, la partie de la ville qui entoure la basilique de Saint-Epiphanios fut consolidée et rebaptisée Nea Justinianopolis. En conséquence à de nouveaux séismes, les derniers habitants allèrent s'installer à Famagouste. La majeure partie de la ville de Salamine qui, à l'époque romaine, avait une superficie de 5 km² et comptait quelque 200.000 habitants, n'est aujourd'hui que décombres. Les fouilles en cours dégagent la ville romaine et ses grands aménagements. Ce site demande un peu d’imagination pour recréer visuellement le lieu et s’y représenter la manière d’y vivre jadis… Ah les ruines, c’est bien joli… mais encore.

De retour à l’hôtel, nous y découvrons l’ambiance « familiale » autour de la piscine et son jardin fleuri, arboré de nombreux palmiers et orchidées endémiques. Le lendemain, nous nous rendons au château de St-Hilarion construit sur 3 niveaux et dont le dernier, atteint après plusieurs centaines d’escaliers, est dans le brouillard... Il fut construit à l’origine comme tour de garde. Son nom provient d’un moine ermite exilé de la Palestine qui se promenait dans le désert afin de convertir les gens au christianisme (4ème siècle). Il termina sa vie tranquille à Limassol, où une famille grecque lui a trouvé une grotte pour y finir paisiblement ses jours… Le château apparait comme dans un conte de fées, il inspira Walt Disney dans les années 1920 pour la création de son château de Blanche-Neige. Nous grimpons et arrivons à hauteur des nuages… sans pouvoir les toucher… drôle de sensation. Ce lieu est un havre de paix comme beaucoup d’autres. L’après-midi se poursuivit dans un sympathique petit village hissé dans la montagne : Bellapais. Le cloître de Bellapais (Abbaye de la Paix) date du 12ème siècle et est un admirable exemple de l'architecture gothique de la dynastie de Lusignan. Le panorama suggère au regard de se poser sur de spacieuses demeures avec piscine, où on aurait déjà bien envie de se jeter, tellement l’air est chaud !

Le quatrième jour, nous nous dirigeons vers la région des agrumes, dans la partie occidentale de l’île, à Morphou (Guzelyurt – Guzel = beau Yurt = pays). D’abord, le musée de la nature et de l’archéologie nous ouvre ses portes. Ce n’est pas un musée très transcendant, on y voit quelques pots anciens et de nombreux animaux empaillés. Sans grand intérêt ! Nous traversons Lefke, réputé pour ses mines de cuivre. Ensuite le monastère Saint-Mamas nous accueille. L'église du cloître était un bâtiment Byzantin à l'origine, construite au lieu d'un temple pour la déesse Aphrodite. Cet édifice fut d’abord une église byzantine. Les Lusignan y ajoutèrent des éléments gothiques. Puis, en 1725, elle fut en grande partie reconstruite. C’est à cette période que le dôme fut érigé. Avant 1974, on y venait nombreux pour se recueillir devant la tombe de Saint-Mamas, un des saints les plus vénérés de l’île. Celui-ci était un ermite qui aurait vécu aux alentours de la période byzantine. Sa condition ne lui permettait pas de payer les taxes imposées aux autres citoyens, dès lors, il fut convoqué à Nicosie. Mais sur le chemin, il défendit un agneau attaqué par un lion. Et c’est sur le dos du félin et avec l’agneau dans les bras qu’il fit son entrée en ville, tout fier ! Le gouverneur, impressionné, le déclara exempt de toutes taxes. Un peu plus loin, sur une colline à 250 m au-dessus du niveau de la mer, les vestiges de Vuni Palace, demandent beaucoup d’imagination malgré les explications du guide ! Mais le tableau qui se présente sur l’îlot Petra Tou Limnidi et sur un pont qui servait de bande passante pour l’apport du cuivre en train vers les bateaux est impressionnant. Le nom Chypre vient d’ailleurs du grec signifiant cuivre. On remarque que les rivières sont asséchées. Dans la montagne Troodos au sud de l’île, des barrages ont été érigés afin que l’eau n’arrive pas au nord… L’eau est importée de… Turquie.

Non loin de Guzelyurt, nous faisons une halte aux ruines d'une basilique byzantine et d’un théâtre de l’époque romaine, un véritable voyage dans le temps vers l’époque de Constantin le Grand, dont le sol est composé de mosaïques. Elles semblent représenter une oie mais il s’agit d’un cygne qui est l’incarnation d’Aphrodite, déesse de l’amour.

Après le repas du soir à l’hôtel, nous avons droit à une soirée dansante, où tous les convives ont pu se défouler… Bien amusant et sympathique, car il est vrai que l’on a vite fait le tour du village de Karaoglanoglu où nous logeons. Cette localité a été désertée. Il reste quelques petites échoppes en bord de route, mais il n’y a guère de vie… sauf des chats, plein de chats ! A mon grand bonheur ! Il y a bien 2 biquettes à côté de l’hôtel, sur… le terrain de tennis, lui aussi déserté, de lignes, et de joueurs…

Le 5ème jour, nous nous rendons dans la capitale de l’île : Nicosie (Lefkosa). Depuis l'invasion de la Turquie en juillet 1974, Nicosie est une ville coupée en deux. La ligne de démarcation la traverse d'ouest en est, du bastion de Rocca au bastion de Flatro. C’est en 1962/63, qu’un arménien, le colonel Green, marqua une ligne sur la carte de Chypre, avec un stylo vert, d’où le nom de « ligne verte ». Il y a 3 portes d’accès. Les postes militaires grecs d'un coté, les postes militaires turcs de l'autre, sont tenus à distance les uns des autres. Le touriste ou le chypriote de l’autre communauté y est tenu d’y présenter son visa à l’entrée comme à la sortie. La situation n'est pas sans évoquer Berlin... Une fois que nous avons passé un poste frontière, nous découvrons une ville relativement bien entretenue aux frais du l'Union Européenne qui tente de réduire les inégalités nord/sud a grand renfort d'aides.

Le dernier jour d’excursion organisé nous emmena en jeep (de l’armée pour certaines) à travers les villages montagnards. La chaîne de montagne est appelée « les 5 doigts ». Il existe plusieurs légendes autour du nom de cette montagne. En voici une : Il y avait une jolie jeune fille qui vivait dans un village des montagnes. Deux jeunes hommes étaient amoureux d’elle. Un avec un grand cœur et l’autre non. Ils ont parié entre eux pour savoir vers qui irait la fille. Et ils décidèrent d’avoir un duel. Un des deux a sauté dans la mer d’Anatolie et a laissé son empreinte de main dans le sol, ses 5 doigts formant les sommets déchiquetés des montagnes. Les paysages sont à perte de vue. Cette expérience en jeep est à ne pas manquer ! Il y règne un calme inimaginable et des paysages à couper le souffle… Nous nous sommes arrêtés à Mavi Kösk, la « maison bleue », qui se trouve dans un camp militaire. Elle fut construite en 1957 pour Paul Pavlides, l’avocat de Makarios, élu président en 1959. Là aussi, un certain nombre de mythes ont été mentionné. Une rumeur dit qu’il était trafiquant d’armes, et qu’en 1974, il a du fuir par un sas de secours sis derrière son lit, quand l’armée turque a pris le contrôle de cette partie de l’île. Jusqu’il y a quelques années, la maison a été utilisée comme résidence pour un général turc, et est devenue musée à son départ. Seize pièces de grande taille, mobilier d’époque, air conditionné, cela parait démesuré. Une pièce intéressante est la salle à manger faite sur mesure et un bar recouvert d’une peau de crocodile ! Du jardin, on a une magnifique vue, qui, malheureusement, ne fut pas instaurée pour le plaisir des yeux, mais pour sa position stratégique, d’où il était aisé de mitrailler l’ennemi.

Nous voici déjà à la fin du séjour. Les 2 dernières journées sont très chaudes. Pas de vent, un soleil radieux et un ciel sans nuage… Nous décidons de prendre le dolmus (bus local) pour nous rendre à Kyrénia toute proche. Cette cité est incontestablement le centre du tourisme et a les caractéristiques d’une ville méditerranéenne avec son petit port, ses restaurants et ses quelques petits bateaux. La ville de pêcheurs est fondée autour du château fort. Il porte les marques des périodes byzantine, lusignanne et vénitienne. La date précise de sa construction est toutefois difficile à établir malgré les fouilles archéologiques. A l’intérieur, le musée du « navire coulé » présente une épave, enfin quelques morceaux de bois… Ses donjons sont bien préservés, de même que sa tour vénitienne, sa citerne, la tour lusignane. Kyrénia, une agréable baie, pour une vue panoramique sur la mer cristalline.

La gastronomie fait partie des découvertes d'un voyage... La cuisine chypriote est très proche des cuisines grecque dans le sud et turque dans le nord. Les mezzes sont présents dans les 2 parties de l’île, à la différence que dans le nord, ils ne contiennent pas de porc. Un aliment célèbre est l’halloumi, du fromage, avec une texture semblable à la mozzarella, un goût salé, et souvent accompagné de menthe. Le poulet est cuit avec des molohiya, une plante verte qui ressemble un peu à des épinards. On savoure également des kebab, de la viande hachée, de même que des fruits locaux tels que les oranges ou la pastèque. Un autre produit réputé est le café. La clé pour sa réussite est dans les méthodes utilisées pour broyer les grains. Ils sont ensuite cuits avec du sucre pour créer une mousse crémeuse, tout à fait unique à cette partie du monde. Hélas, on ne trouve pas de pâtisseries mais plutôt des loukoums ou des fruits secs. La zivania, l’une des boissons alcoolisées traditionnelles, une eau de vie au raisin, est produite sur l’île depuis la fin du 14ème siècle.

Ne pas parler de la flore serait un impair. La flore de Chypre du nord est riche et colorée. La plaine est recouverte d’oliviers, et de caroubiers dont ses fruits, en forme de haricots, auraient un goût de chocolat. Bien que la terre soit très aride, une végétation qui s’adapte à peu d’eau s’est développée. L'hibiscus est la plante (ou plutôt un arbre) par excellence, les fleurs sont magnifiques et s'ouvrent dès le premier rayon de soleil, une vraie merveille. La couleur principale est le rouge. Les lauriers roses se rencontrent à tous les coins de rue, ils sont très beaux vu le climat. Les orchidées, les tulipes pasiplia endémiques fleurissent en nombre ainsi que les roses trémières, des roses à hautes tiges dont les fleurs foisonnent tout au long de l’été, qui dure 360 jours par an...

Oui, un séjour à Chypre du nord est agréable et reposant. A un moment donné, je me suis exclamée : « Si ce n’est pas le bonheur, ça y ressemble ! ». Les touristes n’ont pas encore trop envahi ce coin de paradis en bordure de Méditerranée. La beauté de la nature reste intacte et originelle. Le climat y est doux en hiver et chaud en été. La pluie est très rare. Sa riche histoire et sa diversité culturelle attirent les amateurs d’histoire. Ce charme d’antan préservé, la chaleur, la quiétude et l’authenticité des paysages ne peuvent que séduire une personne souhaitant associer détente, flânerie, petites excursions et visites de sites antiques, et nature à l’état pur ! Mais à abuser avec modération sinon on risque de trouver le temps long. Car oui, là, on est coupé du monde et les moyens pour y vivre sont limités et ressemblent à une vie en autarcie.

J'espère que ce carnet vous donnera l'envie de vous rendre dans cette partie du monde qui n'est pas encore envahie du tourisme de masse. En tout, je vous le conseille si vous appréciez le calme, la nature à l'état sauvage et le soleil! D'autres photos sont visibles sur mon site personnel.

Carine
Fabuleuse Namibie: récit de 22 jours magiques en famille
by LaLee · 2013-08-22 · 59 replies
La Namibie, cela faisait quelques années que j’en rêvais! Alors, il y a 2 ans, j’ai commencé à rêver tout haut, mon enthousiasme a convaincu toute ma tribu et mon beau-frère en plus. J’ai passé des heures et des heures sur le forum, appris des tas de choses dans vos magnifiques carnets de voyage et les discussions, sur internet, sur des cartes détaillées, j’ai pris des paquets de notes, fait des tas de calculs autant en km qu’en Euro, pas un jour sans que j’y pense, les images et les noms des endroits dansaient dans ma tête, j’ai épargné tout ce que je pouvais, j’ai rencontré Vincent de Bel Africa, on a conclu notre circuit et il s’est occupé de toutes nos réservations, j’ai acheté nos vols, réservé le parking à Francfort et puis il restait plus qu’à attendre 9 mois. Le forum Namibie est riche de très beaux carnets, on sent combien cette destination laisse de traces dans le cœur et la mémoire. Entre les textes superbement rédigés par les uns, les photos merveilleuses des autres ou les exploits hors pistes de certains, mon carnet et notre circuit sont très classiques. Cependant, j’espère apporter ma pierre à l’édifice dans le sens où nous avons réalisé ce voyage avec deux petites filles de 6 et presque 4 ans (= les petites, famille de mon beau-frère), ainsi qu’avec nos deux ados, le fiston de 15 ans et notre fille de 18 ans (= les grands), je me dis donc que cela intéressera peut être de nouveaux candidats à la recherche de ce genre d’infos. En tous les cas, pour nous, ce voyage fut exceptionnel !

Pour ceux qui veulent directement accéder au récit de voyage avec photos, c’est ici :

http://voyageslalie.blogspot.be/p/namibie.html

Et pour ceux qui veulent en lire plus sur nos impressions personnelles et notre expérience sur place :

Namibie pour les jeunes enfants: on a trouvé la Namibie, une excellente destination pour les enfants. C’est un pays sûr où ils peuvent s'amuser dans la nature, être libres, il y a toujours un caillou sur lequel sauter, des rochers ou un arbre à escalader, du sable ou une branche pour jouer, une dune à grimper, des animaux à voir ou à entendre. Les petites ont eu des vacances formidables, un grand sourire chaque matin, jamais elles ne s'ennuyaient. Camper, dormir dans les tentes, se laver dans une douche attachée au tronc d’un arbre, … tout était une aventure. C'est fou ce que les jeunes enfants s'amusent en Namibie! Durant les trajets en voiture, elles coloriaient, faisaient de petits bricolages, collaient des autocollants dans des livres ou sur les vitres, chantaient, parlaient avec leurs parents ou regardaient un DVD. A noter quand même que les fillettes sont des enfants faciles, qu’elles aiment voyager et être en vadrouille en famille, qu’elles supportent la voiture et qu’elles ont été très contentes d’avoir la piscine à chaque étape dans le nord et à Etosha où la température de l’eau était acceptable à cette saison.

Namibie pour les ados: nos deux grands sont revenus enchantés de leur voyage. Ils ont dû d’abord aussi se mettre au rythme namibien. Il y a des jours où les trajets leur ont semblés un peu longs car nous avons, nous adultes, plus longtemps de plaisir à la contemplation des paysages qu'eux (heureusement ils avaient leur MP3) et certains jours étaient plus répétitifs que lors de nos autres voyages. Le contact avec la population locale et la découverte d’une autre culture sont aussi des aspects qu'ils ont fort appréciés lors de nos autres voyages en Asie et qui leur ont un peu manqué cette fois. Mais la beauté de la Namibie les a charmé. Ils ont adoré les activités (Mola-Mola, Sandwish Harbour, Living Desert Tour, les sundowners, le rafting, ...), la recherche des animaux, la vie de camping en pleine nature, les feux de camp, la voûte étoilé, la lune qui nous éclaire un peu plus chaque soir, .... Il ne suffirait vraiment que d’un mot pour qu’ils repartent avec nous en Namibie !

Santé : nous n’avons eu absolument aucun problème sur place. Comme toujours, nous avions une pharmacie bien remplie mais à part un pansement et du désinfectant pour quelques égratignures, nous n’avons eu besoin de rien. Il est impératif d’avoir du beurre de cacao (avec protection solaire) toujours sous la main. Il fait extrêmement sec et les lèvres en font les frais très rapidement si on ne se protège pas dès le début. Un body lotion est aussi recommandé car la peau devient très sèche. Nous avions aussi le nez très sec et les muqueuses irritées avec souvent un peu de sang quand on se mouchait (air sec et très poussiéreux), aucun problème mais comme ça vous êtes prévenus que c’est normal.

Hygiène: excellente, partout très propre, même dans les toilettes des stations service perdues au milieu de nul part.

Air Namibia: aucun commentaire négatif malgré ce que j’avais parfois lu. Vol à l'heure (on est même arrivé en avance à Windhoek), personnel « normal » (ni très sympa ni antipathique). A bord: vins et apéro (Amarula, mmm !) gratuits, boissons souvent servies, repas tout à fait correct, avion un peu vieillot (les nouveaux appareils arrivent bientôt avec écrans individuels !) mais franchement j'ai déjà vu pire. Très bon pilote, vol calme avec quelques turbulences classiques, mais vraiment rien de bien inquiétant.

Véhicule : on a été très content de rouler en 4x4 sur les pistes (pneus, suspension, amortisseurs, …), selon nous, ce doit être nettement plus confortable. Par moment, on est bien secoué. Avec une voiture normale, je suppose qu’on est quand même obligé de rouler un peu moins vite aussi.

Routes et pistes: la majorité très bonnes et roulantes, parfois franchement désagréables et fatigantes (heureusement cela n’est pas arrivé souvent !). Une piste « D » peut être meilleure qu’une « C ». Mais dans l’ensemble, ça roule bien et en général la vitesse varie du 65km/h à 85km/h en fonction de l’état de la piste, des cuvettes et des troupeaux. Les routes asphaltées sont bonnes à très bonnes (vitesse entre 100km/h à 120km/h).

Temps de route: pas toujours facile à déterminer car fonction de l'état de la piste qui peut être très variable et on ne le sait pas avant de partir. Donc, le temps de route est parfois plus long que prévu dans le roadbook ce qui peut être frustrant au vu des activités que l'on veut faire avant de se mettre en route ou qu’on espérait encore faire en arrivant avant que le soleil ne se couche. Mais en général, ça se gère bien.

Lodge: en général très beau, charmant, bien situé. Nous avons toujours été accueilli les bras ouverts par des personnes très aimables et avec un grand sourire. Etre serviable veut encore vraiment dire quelque chose là-bas.

Campings: excellents, beaux emplacements, sanitaires propres. Très différents les uns des autres (certains avec plus de confort que d’autres, avec une prise électrique ou non, piscine, …)

Repas: il est possible de manger au resto pour pas trop cher. Dans l'ensemble, j'ai trouvé les courses au Spar assez chères comparées à chez nous alors que les prix des restos sont souvent inférieurs à nos standards. La viande est d’une qualité exceptionnelle qu’on ne connaît plus chez nous et le poisson à la côte est excellent.

Adaptation : Il nous a fallu quelques jours pour prendre le rythme, avoir nos repères, nous habituer à la conduite sur les pistes, à la nuit qui tombe vite, aux temps de routes, à la vie en camping, à s'organiser pour maximaliser nos journées enfin bref pour prendre le rythme namibien. J'avoue avoir eu un doute tout au début me demandant si j'avais choisis la bonne formule pour faire ce voyage. 😉 Mais, c’est très vite passé et après c'est que du plaisir, que du bonheur! Si on avais pu, on serait resté un mois de plus !

Points forts: les paysages extraordinaires, tellement beaux qu'on ne peut pas vraiment en rendre la beauté sur photos, surtout certaines nuances de couleurs et l'immensité. Difficile de tout photographier, on a laissé pleins de photos là- bas car on ne peut pas sans cesse s'arrêter sur le bord de la piste. Mais heureusement, on stocke toutes ces magnifiques images dans sa mémoire. La gentillesse et la passion des gens qui nous ont accueilli sur place et lors de nos excursions. Se sentir seuls au monde, être loin du matérialisme, du stress et du 'trop' européen. La vie en pleine nature, se re-sourcer, vivre au rythme du lever et coucher de soleil.

Points négatifs: il y en a très peu !! les jours sont très courts ce qui hélas ne laisse pas énormément de place au farniente (faut aussi faire les courses et cuisiner) et rend certain jours trop courts car il n'est pas possible de faire tout ce qu’on aurait voulu. Parfois, on regrette de ne pas pouvoir rester plus longtemps à un endroit qui plaît bien.

Quelques chiffres : 22 jours complets sur place, 4450 km de parcourus, 765l d’essence, 12 nuits en camping, 7 nuits en lodge, 2 nuits en appartement.

Combien ça coûte ? Vols Francfort-Windhoek Air Namibia: 4x 840€ Parking Francfort : 100€, essence A/R : 100€ Rachat franchise Assurlocauto : 99€ Frais sur place : 2400€ (dont 700€ d’essence, 400€ courses alimentaires, 112€ entrées dans les parcs, 118€ nouveau pneu, 2 campings à payer sur place, les activités dans les lodges, boissons, quelques restaurants, souvenirs, don à l’école, visite village Himba, …) Bel Africa : 6990€ (réservations campings et lodges en ½ pension, certaines activités sur place, location 4x4 pour 22 jours)

Conclusion : un voyage magique! La Namibie vous touche cœur et âme. Après, il n’y a plus que le désir de retrouver cette plénitude, l’entendue des paysages, les pistes à perte de vue, se sentir seul au monde et en accord avec la nature, la beauté du silence, la splendeur des couleurs, la magie des sundowners sur la Kunene river, la voie lactée étincelante, … Après, demeure l’obsédante question : pourrons-nous jamais y retourner un jour ?
Jeu de mots, le 3ème...
by Kola · 2013-06-22 · 999 replies
Ce n'est pas un rébus, ni une charade... et il faut trouver un lieu. 🙂

.........
Plongée en février: Guadeloupe ou Martinique?
by Grisouille21 · 2012-11-30 · 19 replies
Bonjour tt le monde, Je suis actuellement en train de passer mon niveau 1 de plongée (en piscine) et j'ai 4 plongées à effectuer en mer Pour le valider... J'ai une semaine de vacances début février et j'aimerais donc partir dans les Antilles pour plonger. MAIS impossisble de choisir entre Guadeloupe et Martinique.. Pouvez vous me conseiller?

L'idée est de ne rien faire d'autre qu lézarder sur une plage et plonger... Donc selon vous laquelle est la plus intéressante au niveau des fonds (pour des plongées niveau 1) et laquelle possède les plus belles plages? Sinon culturellement je sais que les 2 sont intéressantes et au niveau du climat, il fait beau sur les 2 îles en février je crois... Dur de choisir... Merci d'avance pour vos conseils.
Visiter Havasupai cet été (Arizona)
by Gizmo85 · 2012-02-02 · 32 replies
Bonjour a tous,

Je pars 3 semaines dans l'ouest americain fin aout/debut septembre. Jaimerais visiter havasupai qui a semble t il re-ouvert pour cet ete. Par contre, suite au conseil precieusement glane sur le forum jai tente de contacter et par mail et par telephone pour reserver les nuits au campground, mais sans succes.

Aucune reponse au mail et personne ne repond au telephone. Je sais que certain ici on reussit, comment avez vous fait ?

Merci a vous.
Ouest canadien en septembre 2012: élaboration de notre voyage
by Sophie1409 · 2012-01-13 · 165 replies
Bonjour à tous,

Hop, je me jette à l'eau et crée un topic consacré à notre voyage de septembre 2012. Il est destiné à rassembler toutes mes questions et tous vos bons conseils, bons plans, ou bonne blague qui vous passe par la tête (je ne suis pas sectaire ^^). Et s'il peut servir à aider d'autres personnes dans le futur (comme moi je m'aide des carnets de certains d'entre vous), tant mieux 🙂

On en est au tout début de notre réflexion, je n'ai lu que quelques pages du Routard et du Lonely Planet encore...

Etat d'avancement actuel :

- nous décollons le mardi 04 septembre d'Amsterdam à 12h30 - Arrivée à Calgary à 13h30 - nous repartons de Vancouver le jeudi 27 septembre à 16h00 - Arrivée à Amsterdam le vendredi 28 à 10h20 - on a souscrit l'assurance annulation + assistance ("parce que nous sommes des jeunes gens prudents" 😇 )

Ce que nous voulons faire/voir (sans encore avoir vérifié si c'était possible ^^) - en vrac et liste non exhaustive bien sûr, en relisant les carnets des autres VForumeurs et en suivant vos conseils, je vais certainement l'allonger, je me connais 😛 :

- Banff ( randos + Banff Upper Hot Springs) - Yoho et/ou Kootenay - Lake Louise (et son teahouse cf. Lonely Planet) - Jasper - Waterton - Drumheller (musée + sentier des dinos) a l'air sympa mais je crois que géographiquement ça se mettra mal - Whistler : je ne sais pas quoi en penser, il faut que je me renseigne plus - Vancouver - Victoria - Tofino - voir des ours (mais peut-être pas de trop trop près 😮 ), des baleines, des orignaux, des marmottes, ... - faire plein de randos (nous sommes bons marcheurs)

Ce que nous ne voulons pas faire/voir :

- Ne pas faire 400 km en voiture chaque jour (s'il faut faire des choix, ma foi, nous les ferons, je préfère voir moins quantitativement mais plus qualitativement), d'autant plus que je serai la seule à conduire (Mr est d'ores et déjà chargé d'être le copilote de compèt' et est prévenu que si l'on se perd, cela sera de sa faute et il subira mes terribles foudres !) - Conséquence du point précédent : on fera l'impasse sur l'Inside Passage (Prince Rupert me semble vraiment trop loin 😕), la bonne nouvelle c'est que ça fait une belle petite économie - Camper => ça sera donc motel pas cher et chambre privée en auberge de jeunesse 😉

Si vous avez des remarques ou suggestions, n'hésitez surtout pas 🙂

1ère question : la voiture à Vancouver est-elle vraiment nécessaire ? J'avais dans l'idée de la rendre en arrivant à Vancouver pour les derniers jours et de faire Vancouver à pied et transports en commun... Est-ce une bonne idée ?

Merci d'avance 😉
Brooks modèles "impériale"
by Laurent42 · 2011-09-22 · 46 replies
Bonjour

Brooks propose plusieurs de ses modèles en version "impériale" càd avec un trou sur le dessus pour limiter les pressions au niveau du périnée. Il y a notament les modèles "B17 impériale" et "B17 Narrow impériale" Je suis intéressé par ce modèle car toutes mes selles en "plastique" sont dotées d'un trou et me conviennent très bien.

Quels sont ceux d'entre vous qui ont essayé ce modèle? Est il réellement confortable? Et quel est la durée de vie du cuir avec cet orifice supérieur.

Et pour ceux qui ont une brooks plus "classique" (B17 ou team pro, ou swift), Avez vous des douleurs au périnée sur les longs parcours.

Merci d'avance pour votre aide et informations précieuses. Laurent
Coyote Buttes South avec la Paria Outpost Outfitter, sans BBQ (États-Unis)
by Syl08 · 2011-04-15 · 107 replies
Bonjour,

N'étant pas la seule dans ce cas, je pose la question sur le forum:

Nous sommes deux adultes et allons faire en juin Coyote Buttes South avec la Paria Outpost Outfitter (les Dobsons). Par email, ils m'ont inscrit sur leur camendraier an nous inforùmant que nopus partirions à 6h (pour évioetr les grosses chaleur) avec un retour à 15h et que nous devrons payer 175 $ par personne en espèces sur place.

Or sur leur site, il est indiqué que le prix (175 $) comprend également un BBQ le soir... ce qui ne sera pas le cas étant donné que nous les quitterons à 15h....

Ainsi, pour celles et ceux qui sont passés par eux en faisant 6h-15h, leur ont-ils fait une ristourne étant donné que le BBQ du soir n'est pas compris ou ont-ils payé quand même les 175 $ demandés?

Merci pour votre réponse qui en aidera plus d'un je crois.

Bonne journée Sylvie
Trek incontournable dans la Cordillère des Andes?
by Zinzin6317 · 2010-09-08 · 17 replies
bonjours, prévoyant un voyage en amérique de sud en juillet 2011 pour faire un trek avec un ami dans la cordillère des andes en bolivie ou au pérou, j'aurais aimé avoir quelques pistes sur les treks possibles de moins de 7 jours qui valent vraiment le coup. Je me demandais aussi si l'on pouvais facilement se passer d'un guide, car je preférerais partir seul. Si oui, où se procurer des cartes de randonné ou des topos ? 🤪 Pour ce qui est de notre condition physique, nous avons fait le gr20 corse cet été sans trop difficulté. Je n'ai aucune idée de la difficulté des treks dans la cordillère. Voilà, j'espère ne pas avoir été trop vague.
De retour du Costa Rica au mois d'août 2010
by Travel71 · 2010-08-23 · 23 replies
Autant le dire on reste un peu sur sa faim. Pour la météo le CR au mois d'août on s'attend à de la pluie en fin de journée mais le problème est qu'elle ne s'arrête pas toujours le matin suivant. Excepté les côtes le reste est très arrosé et même quand il ne pleut pas le ciel est couvert du moins en altitude et la vue des volcans a été rendue impossible. Pour le reste les réserves sont sympas (Manuel Antonio; Monteverde; Rincon de la Vieja ; Cahuita) mais compte tenu de la faible étendue elles se font dans la journée. Mais au mois d'août il y a les tortues marines... et ça c'est très sympa à voir. Je pense que les gens qui ont déjà eu la chance d'aller en Asie et de parcourir des forêts tropicales seront déçus du CR. En revanche bien que peu dépaysant au contact des villes et de la population qui vit à l'européenne ou à l'américaine il faut noter que les gens sont très sympas.
Organisation d'une traversée des Etats-Unis
by Ion76 · 2010-08-17 · 23 replies
Hello!!!

Je viens vous demander votre aide, car j'ai un projet à réaliser mais je ne sais par quel bout commencer. Avec une amie on a pour projet de se faire une "traversée" des USA. L'idée serait de prendre l'avion de Paris et d'aller à New York 4 jours, puis de traverser les USA jusqu'à Los Angeles (bus, location de voiture, train... On ne sait pas trop quoi choisir) pour voir les villes de l'intérieur du pays pour finir par 4 jours à Los Angeles et reprendre l'avion pour Paris. Ou dans l'autre sens pourquoi pas 😉

Pourriez-vous m'aguilliez sur les info suivantes?

- La durée à prévoir - Le budget - Les villes ou régions vraiment sympa à faire entre New York et Los Angeles - Les étapes indispensables à visiter - Le transport - Le logement - Les risques et choses à éviter Plus toutes les choses que j'ai surement oubliées!

Merci de votre aide. 🙂
Pneu anti-crevaison de Michelin pour vélo: votre avis?
by Aldoniel · 2010-07-12 · 3 replies
Bonjour,

j'ai vu que Michelin fabriquait un pneu orienté voyage appelé Pilot Tracker, avec un système anti-crevaison dit "protek max".

Mais je n'ai vu aucun retour sur le net, ou aucun détail sur leur technologie (kevlar ? vectran ? autre ?).

Quelqu'un sait-il si c'est fiable ? Si ça tient la distance ? crève peu ?

Merci
Politique de fidélisation de Costa
by Arcocéan · 2010-04-15 · 195 replies
Bonsoir à tous,

J'ai réservé le 16/10/2009 une croisière Costa pour les îles grecques sur le Fortuna (départ dans 10 jours soit le 26/04/2010) auprés de mon agence de voyage habituelle, cout 2618,50€ pour 2 pers avec les vols. Ce soir, je me livre à un petit jeu. Je vais sur le site Costa sans me loguer (donc inconnu pour Costa) je veux réverser la croisière îles grecques avec la même catégorie de cabine et à la même date, cout 2267,50€ pour 2 pers avec les vols. Surpris, je pense que cela doit encore moins cher pour les bons clients qui possèdent la fameuse carte de fidélité Costa donc je me logue et deuxième surprise on me répond que la catégorie choisie n'est plus disponible. J'en déduis que Costa préfère un client qui fait une première croisière, qui va payer moins cher, qui réserve au dernier moment et qui va être surclassé (par manque de cabine dans la catégorie demandée) plutôt qu'un client fidèle qui a une réduction de 5% sur le tarif prima, qui a réservé 6 mois auparavant et qui ne sera jamais surclassé. De plus, Costa nous a fait payer un supplément de 160€ pour 2 pers pour changement d'horaire de vol retour afin d'effectuer l'excursion Murano et Burano (c'est à dire on leur fait gagner un peu plus d'argent mais ce n'est pas encore assez) Alors la politique de fidélisation de Costa c'est ....... Trés déçu par tout cela, nous ne reprendrons plus de croisière Costa à moins qu'il y ait un réel changement ce qui m'étonnerais. Le pigeon a été bien plumé mais il va attendre que les plumes repoussent pour voler vers d'autres cieux.

A bientôt sur VF
Tour du monde en famille de onze mois à partir d'août 2010
by Laurentbrux · 2010-03-17 · 93 replies
Bonjour à tous,

nous partons avec nos 2 enfants faire un tour du monde en famille (2 enfants de 6 et 8 ans), pendant 11 mois à partir d'août 2010.

Voici notre itinéraire (quasiment définitif car nous avons réservé les vols) :

Afrique australeAfrique du sud : du 02/08/2010 au 30/08/2010Botswana et chutes Victoria : du 01/09/2010 au 20/09/2010Asie et OcénanieChine : du 21/09/2010 au 10/10/2010Japon : du 11/10/2010 au 25/10/2010Bali : du 26/10/2010 au 09/11/2010Vietnam / Cambodge / Thaïlande / Laos : du 10/11/2010 au 15/01/2011Australie : du 16/01/2011 au 25/02/2011Nouvelle Zélande : du 26/02/2011 au 25/03/2011PolynésieTahiti : du 26/03/2011 au 07/04/2011Amérique du sudIle de Pâques : du 07/04/2011 au 15/04/2011Chili / Argentine / Bolivie / Equateur : du 15/04/2011 au 30/06/2011Nous définissons actuellement nos périples dans les différents pays.

Si vous aussi vous préparez un TDM et que vous souhaitez échanger des informations sur les préparatifs et itinéraires, n'hésitez surtout pas :). Si vous passez dans un des pays à la même période que nous, cela nous fera plaisir de vous croiser ne serait-ce que pour parler un peu le français et échanger sur les voyages.

A noter : pour l'instant, j'ai travaillé principalement sur les itinéraires de l'Afrique du Sud jusqu'au Laos par ordre de visite de ces pays ...

Laurent
Vols SkyEurope Paris-Vienne depuis le 15 août?
by Nagnie · 2009-08-27 · 41 replies
Bonjour, Je dois prendre un vol skyeurope Paris-Vienne la semaine prochaine avec skyeurope. J'ai vu que l'aéroport de Vienne refuse cette compagnie depuis le 15 août. Apparemment les vols pour Vienne seraient transférer sur Bratislava et un système de bus serait mis en place pour rejoindre l'aéroport de Vienne. Quelqu'un a-t-il pris ce vol depuis le 15 août? Comment cela se passe-t-il? Où faut-il prendre le bus? Est-ce gratuit? Et pour le retour pour Paris c'est pareil? Merci pour les informations.
Improvisation Nomade (3) (Roumanie-Bulgarie)
by Nicodilo · 2009-07-28 · 7 replies
Oradea

La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad

Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes

Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova

Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.

Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.

Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.

Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.

Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !

Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.

Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !

La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.

Omar Khayyâm.
Compagnies de croisières qui acceptent le surclassement?
by Accolade · 2009-05-17 · 37 replies
Bonjour,

Je voulais vous demander s’il était possible de lister dans ce post, les compagnies qui selon votre connaissance acceptent le Surclassement. ???

Pour mieux m’expliquer je veux prendre le risque de réserver une cabine intérieure, puis sur place, s’il reste des cabines disponibles, demander à remonter vers une cabine avec fenêtre moyennant un petit supplément…😉

Merci
Bataille de Dien Bien Phu le 7 mai 1954 (Vietnam)
by Larsay · 2009-05-07 · 118 replies
Aujourd'hui, 7 mai 2009, c'est le 55e anniversaire de la bataille de Dien Bien Phu, 57 jours d'enfer integral. Les chiffres parlent: 15 700 hommes du cote francais au debut de la bataille, 11 700 survivants le 7 mai, dont 4400 blesses; ayons une pensee pour toutes les victimes -francaises et viets- de cet effroyable gachis commis par les politiciens de tous bords et de tous poils -les anglais ont ete plus beaucoup plus intelligents avec leurs colonies- et une pour les 7600 (sur 10 900, soit 70%) prisonniers francais morts en 4 mois dans les effroyables camps du vietminh
Le guide du Lonely futard (Thaïlande)
by Bobcat · 2009-01-15 · 14 replies
Bonjour, j'ai déjà posté ce texte quelques semaines après mon arrivée au Royaume de Siam. Je vous le propose de nouveau, complété.....mais non expurgé

Ce pourrait être le premier Chapitre d'un livre : "La Thaïlande pour les nuls"😉

Ceci se veut un simple recueil d’impressions, de vécu, de réflexions entendues ou lues ça et là et surtout un clin d’œil sympathique sur la vie en Thaïlande. Aucune idée de critique ou malsaine, simplement un peu d’humour.

Oui, Je sais, j’ai quelquefois un humour particulier qui ne fait pas rire tout le monde. Mais comme l’as dit quelqu’un avant moi « rions de tout de peur d’avoir à en pleurer »…..Merci de votre compréhension.

Des questions sur la Thaïlande ?

A partir de quand on peut conduire un scooter sur la route en Thaïlande ? Dès qu’on t’enlève les petites roues du vélo et que tu as les jambes assez longues pour passer les vitesses.….

C’est difficile de passer le permis de conduire en Thaïlande ? Le permis de quoi ? ? ?

Je vois beaucoup de Thaï rouler dans de gros 4x4, pourquoi ? Quand tu es sur la route Udon Thani / Sakhon Nakhon et que tu te retrouves à 3 de front sur une route à deux voies avec en face un bus et bien…………. pour les voitures, c’est un peu comme aux vestiaires des hommes : Celui qui à la plus petite ne fait pas le fier…..

Comment sait-on qu’un Thaï va tourner à droite ou à gauche ? On ne sait pas, mais quand il freine, on peut penser que c’est pour tourner… Par contre quand il allume ses warnings, cela indique qu’il va aller tout droit au prochain carrefour : C’est logique, puisqu’il ne va ni à droite ni à gauche

Et le warning, alors il ne sert pas à indiquer un danger ou un véhicule en panne ? Non, pour cela, on met des branches sur la route à distance du véhicule arrêté en panne. NB : Si la branche est pointée verticalement, elle signale un trou dans la route NB 1 : Plus les branches sont grosses et nombreuses, plus le véhicule arrêté est gros. NB 2 : Rien n’oblige les Thaïs à mettre des branches sur le sol, donc l’absence de branches ne veut pas dire absence de danger….

On dit que les Thaïs mangent tout le temps, c’est vrai ? C’est complètement faux, ils mangent seulement toutes les deux heures !

Et les Thaïlandaises, on dit aussi qu’elles mangent beaucoup ? Là encore, c’est faux ! Elles mangent tout ce qu’il y a sur la table et c’est tout….

Il paraît que les Thaïlandais mangent de tout ? C’est surtout qu’ils mangent tout de tout…Des cornes aux sabots….Dans le Porc-épic, il n’y a que le « épic » qui ne sont pas mangées…

Il paraît que les Thaïlandaises ont une grâce naturelle incomparable quand elles mangent, c’est vrai ? Absolument, il faut les voir quand elles découpent adroitement une crevette avec une fourchette et une cuillère, qu’elles portent le morceau doucement à la bouche et ensuite comme elles mastiquent à petites bouchées avec grâce et élégance : elles ont l’air de Princesses de la Table…C’est un vrai plaisir que de les voir manger si délicatement et même l’usage discret du cure-dent caché derrière une serviette en papier dénote des bonnes manières ! A la fin du repas, au moment de se lever, le rot sonore qu’elles émettent la bouche grande ouverte vient vraiment du fond du cœur et c’est une dernière preuve de politesse et comme un genre de remerciement pour le repas…..

De même, lorsqu’une jeune femme Thaï devant vous se retourne en mettant sa tête de biais, ce n’est pas pour vous dévisager. Non, non, elle tournela tête juste pour cracher le gros glaviot qui l’encombre et qu’en tant que jeune fille bien éduquée, elle ne crachera pas devant elle….

C’est épicé la nourriture Thaï ? Pour tout te dire, même les mouches ne viennent pas se poser sur la bouffe !

Vraiment épicé ? Quand tu as la chance de tomber sur une gousse d’ail entière crue dans ton plat, en comparaison du reste, tu as l’impression de croquer un bonbon à la menthe….

Les petits pois bien gros et bien verts ? …Ce ne sont pas des petits pois, mais du poivre vert….Donc on ne fait pas une seule bouchée de tous les petits pois de l’assiette…..

Pareil pour les sympathiques tranches de pousses de bambou dont tu penses qu’elles vont te rafraîchir….C’est du Gingembre….

Pour tout dire, les Thaïs rajoutent du sucre par-dessus le piment pour faire passer ….

La salade de papaye verte, c’est bon ? Très bon, mais ne croit surtout pas un seul instant que comme son nom pourrait le faire croire, c’est rafraîchissant……

Et le Durian, c’est bon ? Comme l’as dit un célèbre auteur en parlant du Haggish : Au début j ‘ai cru que c’était de la merde, après avoir goûté, j’ai regretté que cela n’en fut pas…. Le Durian, c’est pareil ! ! ! Pour les connaisseurs, le Durian, c’est comme le « fafaru » Polynésien….Mais des goûts et des odeurs, on ne discute pas !

Au fait, le sel et le poivre : et bien c’est le contraire d’ailleurs dans le monde ! ! ! La salière à les petits trous et le poivrier les gros……De toutes les façons, pour rajouter du poivre dans la nourriture Thaï, il faut être un sacré pervers !

On dit que les Thaïs mangent des insectes, c’est vrai ? Vrai ! J’ai amené ma femme visiter le Zoo de Singapour. Quand nous sommes rentrés dans la galerie « Kingdom of Insect », elle m’a dit « Oh, c’est comme au marché chez nous ! Mais pourquoi ils ont tout mis la nourriture dans des boites en verre ???

On m’a dit que comme nous (les Français..) les Thaïs mangeaient des cuisses de Grenouilles ? Oui, c’est vrai, mais pas que les cuisses, toute la grenouille….

L’avantage des Européens face à la cuisine Thaï ? Et bien, c’est que pour le même prix ils apprécient deux fois la nourriture épicée Thaï quand ils la sentent passer : la première fois en l’avalant et le lendemain en allant aux toilettes….

NB : Au sujet des toilettes, Il n’y a pas de papier dans les toilettes publiques …..Il faut le prendre à l’entrée et ne pas se tromper dans le nombre de feuilles : si on est court, on est court…..Trop n’as jamais manqué… NB 1 : Par contre, on trouve du papier toilettes sur toutes les bonnes tables, vu que c’est ce qui sert de serviettes….de table. NB 2 : en cas d’oubli du papier, la petite douchette sur le coté des toilettes est bien utile…. NB 3 : Qui peut me dire comment on s’essuie les fesses mouillées par la douchette ? NB 4 : Si les toilettes sont plus basses que d’habitude et sans couvercle, Attention, ce sont des toilettes « à la turque » et on ne s’assoie pas dessus, on s’accroupit ! NB 5 : La poubelle à coté des toilettes sert à mettre le papier toilettes «usagé »….

C’est dangereux pour un piéton de traverser la rue à Bangkok ? C’est en tous cas le moyen le plus rapide et le moins cher de se suicider.

Par contre, à la campagne, (c’est à dire à la sortie de Bangkok) que tu sois à pieds, en vélo, en scooter ou en voiture : tu laisses traverser les buffalos et autres vaches…. De toutes les façons, si tu ne t’arrêtes pas, elles traverseront quand même…..N’oublies pas que ce sont elles les suicidaires…..

C’est vrai que les Thaïs sont plutôt petits ? Pas plus qu’ailleurs, mais dans un taxi, monte toujours derrière le chauffeur, c’est là où tu auras le plus de place pour tes jambes…Pareil au marché, penses à baisser la tête pour passer sous les parasols….

A combien on peut monter dans un pick up en Thaïlande ? Et bien dedans, en principe c’est à 5. Et dans la benne ? C’est tant qu’il y a de la place.

C’est vrai qu’il y a des embouteillages à BKK ? Faux ! Il y a un seul embouteillage à Bangkok, mais il prend toute la ville

Comment appelles t’on un barrage de Police sur la route en Thaïlande ? Un péage….

Comment appelles t’on un Européen en Issan ? Hello Handsome man

Et le même à Pattaya ? Hello Sexy man!

Et comment appelles t’on dans toute la Thaïlande le même Européen qui a perdu sa Carte Bleue ? Un célibataire………

On dit que les Thaïlandaises adorent l’argent ? C’est faux, elles aiment l’argent …..C’est l’or qu’elles adorent !

Comment sait –on qu’une femme Thaïlandaise à fini de se maquiller ? Quand elle commence à se coiffer ! OK, mais alors quand sait-on qu’une Thaïlandaise a fini de se coiffer ?? Quand elle commence à se maquiller ! Bon, sans déconner, comment sait-on qu’elle a finie de se coiffer et de se maquiller ? Quand elle recommence à se servir de son téléphone portable !

A combien peut-on monter sur un scooter en Thaïlande ? En principe 4, mais les bébés ne comptent pas.

C’est comment les infos en Thaï à la télé ? C’est comme de lire du braille avec des moufles….Même si on s’intéresse, On ne comprend pas tout

C’est délirant ça, d’organiser des courses de Taxis en pleine rue à Bangkok ! Ce ne sont pas de courses de Taxis, mais des Taxis en course !

La prostitution est interdite en Thaïlande ? Oui, c’est vrai. Mais le sponsoring est autorisé……

Et le « poil aux pattes que l’on voit chez les jeunes femmes Thaïes » ? C’est vrai qu’Il n'y a rien de plus surprenant que de voir dans la rue une charmante jeune femme, habillée pomponnée au top et de voir ses jambes couvertes, non pas de duvet (sans connotation…..) mais de gros bons poils noirs !!!!

Seules celles qui ont été au contact de la culture occidentale et qui ont en été souvent et profondément pénétrées ....s'épilent "aussi" les jambes……

Et la « moustache » ? Qui n'as jamais vu une superbe jeune femme maquillée et pomponnée et portant fièrement une belle moustache bien noire sur la lèvre supérieure ? Encore un mystère de l'Asie : Dans la culture du Pays du Sourire, les lèvres sont souvent rasées ou épilées...........mais pas toutes……

C’est quoi la différence entre la boxe et la boxe Thaï ? C’est comme la différence entre le foot et le rugby : Tu te sers des mains et des pieds…

Comment se répartissent les taches au sein des couples western /Thaïs ? C’est simple, Elle ouvre mes bières et Je regarde la télé…

Et pour la voiture ? Pareil, je bois, elle conduit….

Et point de vue sexe ? L’avantage des européens en Thaïlande c’est qu’en proportion, ils ont l’impression d’être monté comme Rocco Siffredi…. L’inconvénient, c’est qu’ils découvrent aussi les problèmes de mecs montés comme Rocco Siffredi….Pour résumer et imager : Ce que tu mets d’habitude dans une cruche, ne rentres pas toujours dans une tasse à thé….. NB : Attention à l’ovaire load : Avant de pratiquer la grimpette en levrette, s’assurer d’abord de l’ouverture du col de l’utérus…..

Et les « Ladyboys » ? Il faut faire attention, parfois, tu montes te coucher avec une beauté et tu te réveilles avec un beau Thaï.. Et là, bonjour le grand moment de solitude……….

Mais comment reconnaît-on les Ladyboys dans la rue ? C’est simple, ils/elles ont de la poitrine…… Personnellement, je préfère les appeler « Sirènes » que « Ladyboys ». D’abord, c’est moins péjoratif et puis elles sont comme les Sirènes, en haut ça commence par un corps de femme et en bas, ça se termine par une queue…..

Quelle est la hauteur maxi des chargements autorisés pour les pick-up en Thaïlande ? Tant que ça passe sous les ponts c’est bon……Et il n'y a pas de ponts…… NB : A partir de 5 m de haut, on met des perches en bambou inclinées d ‘avant en arrière pour que les fils électriques qui traversent la route ne touchent pas la charge….

Quel est le sport féminin le plus pratiqué en Thaïlande ? La chasse au farang…option mariage

Et le sport masculin ou les Thaïlandais sont Champion du Monde ? Pareil : les boules…

C’est comment l’administration Thaï en général par rapport à l’administration Française ? Pareil ! Il te manque toujours un papier et si par hasard tu as le bon le papier : C’est l’original et il faut deux copies Et, si par encore plus grand hasard, tu as les deux copies, on te demandera l’original. Mais tout cela avec le sourire….. NB : Si tu as les originaux et les copies, tu n’es pas au bon bureau…..

Et la poste ? Alors là, c’est comme en France, d’ailleurs, ils doivent avoir le même logiciel de travail et faire les mêmes stages de formations car ils sont aussi efficaces que les guichetiers Français …... Et dans tous les cas, comme en France, tu fais la queue……Mais assis, après avoir déposé ton ID dans une boite sur le guichet et tu attends que le préposé t’Appelle…

NB : En pratique, quand dans le plus grand silence, tu le vois tourner et retourner une carte d’Identité entre ses mains, tu sais que c’est ton tour…..

Et comment sont les écoles en Thaïlande ? Peintes en blanc ….

OK, Et les Universités ? Pareil, mais avec des étages…

La vraie différence entre les Western et les Asiatiques ? Les premiers se pourrissent la vie en se posant des questions pout toujours savoir le Pourquoi du Comment. Les seconds se contentent du Combien…….

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