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Les Seychelles: 10 jours de rêve
by Chris6482 · 2013-10-11 · 7 replies
Je reviens d’un voyage de 10nuits/12jours aux Seychelles du 9 au 20 août 2013. Avant de partir, j’ai beaucoup visité les forums afin de connaitre les avis sur nos hôtels, et pouvoir organiser un peu notre séjour. Alors maintenant j’ai décidé de vous faire partager à mon tour ce voyage de rêve. C’était notre premier voyage à mon copain et moi et mon rêve était de partir aux Seychelles. Nous sommes partis avec exotisme, et avons pris un combiné Praslin-La digue-Mahé tout en demi-pension. Nous avons pris un vol de nuit le 9août au départ de Lyon. Après une escale à Dubaï nous sommes arrivés aux Seychelles le 10août en début d’après-midi. L’avion atterrit le long de l’océan, déjà là j’ai trouvé ça magnifique, l’eau était tellement claire. Puis nous avons pris un petit avion pour nous rendre à Praslin, c’est par cette île que nous avons commencés notre séjour pour 4nuits, soit du 10 au 14août. Arrivés à l’aéroport de Praslin, un représentant de Mason’s travel nous attendait pour nous transférer à notre hôtel. Nous avons logés au Berjaya resort. Une fois arrivés à l’hôtel, une personne s’est occupée de nous, de nos bagages, on nous a servi un cocktail de bienvenue. Agréablement surprise par la chambre, on dirait un petit village et chacun à sa petite maison d’une surface d’environ 40m2 avec deux salles de bain, une chambre et un salon, bref très charmant. L’hôtel est à côté de la plage anse Volbert, très belle plage. La première fois que je l’ai vu j’ai di juste « waouh ». Le sable est presque blanc et aussi fin que de la farine, l’eau est très claire, la plage est propre mais des algues y sont présentes. Nous avons donc passés 4nuits à Praslin. Le premier jour étant un dimanche nous sommes resté sur la plage anse Volbert et avons juste fait les boutiques souvenirs pas loin. Le 2e jour nous avons loués une voiture directement à l’hôtel pour 50euros + 100roupies (+200roupies pour l’essence utilisée) et sommes partis à la découverte de cette île. Nous avons commencés par la vallée de mai (650roupies pour 2) et avons découvert le fameux coco de mer. Nous avons choisi le parcours de 1.7km (1h30 de marche) et cela était bien suffisant. Nous n’avions pas pris de guides mais nous avons quand même vu des araignées, un gecko, les cocos de mer, des oiseaux. Très belle forêt ! Nous avons continué le tour de l’île en voiture et nous avons découvert les magnifiques routes des Seychelles : étroites, pentues, des virages et pas de protection le long des routes. Que de belles plages le long de la route, nous avons parcouru la Baie st Anne mais ne nous sommes pas arrêtés, et nous avons pris la direction d’Anse Lazio. J’avais tellement entendu parler de cette plage que l’on ne pouvait pas passer à côté. Et en effet très belle plage. Des rochers magnifiques, une eau limpide, des vagues certes, mais une plage de toute beauté. Ensuite nous avons repris le chemin du retour. Le 3e jour nous avons fait Curieuse/St Pierre pour 2550roupies pour la journée à deux.Journée superbe, tout est pris en charge et on s’est bien occupé de nous. Nous avons vu les tortues géantes sur Curieuse, pris le chemin qui mène à ‘Doctor house’ et au bout nous sommes tombés sur une plage à couper le souffle, Anse st José. Le midi la table était dressée, petites fleurs, barbecue…Et ensuite nous sommes allées à l’îlot st Pierre, qui est au passage époustouflant, pour faire de la plongée avec masque et tuba. Retour vers 16h15 à l’hôtel. Le matin du 14août, transfert de Praslin à la Digue en bateau, le Cat William Rose. Là encore nous avons bien été pris en charge par Mason. Nous avons logé à la Digue Island Lodge pour 3nuits, soit du 14 au 17 août. Ici grande surprise nous étions dans des chalets, alors qu’avant de partir nous avions demandé à être en chalet et on nous avait malheureusement annoncé que nous serions en chambre standard, alors imaginez notre surprise lorsque l’on nous a conduit à notre chambre. La chambre était avec vue sur jardin, aucune gêne avec les voisins puisque les chalets sont bien séparés par de la verdure. L’après-midi, baignade à la plage à côté, anse Royale. Nous avions l’impression d’être seuls sur la plage, par rapport à la côte en France. Le lendemain, 15août ; fête de la Digue, nous avons eu la chance de voir un peu cette fameuse fête. De bon matin, location de vélos pour 200r la journée pour deux vélos, et c’est parti. C’est tellement agréable de pourvoir circuler librement sans voitures. L’île est calme est paisible. Nous avons commencé par l’Union Estate (100roupies l’entrée) à deux pas de l’hôtel. Puis bien sûr nous nous sommes arrêtés sur la fameuse plage Anse source d’argent. Plage magnifique, mais à y aller de bonne heure car il y a un peu plus de monde. Sur la plage, une femme préparait un cocktail à base de fruits frais, et un homme préparait aussi des salades de fruits à manger directement dans des feuilles de palmiers, et faisait gouter la fameuse coco. Donc nous avons bien sûr bu dans une coco, c’est bon mais un peu écœurant à la longue. Puis nous avons continué notre petit tour de l’île. Les maisons étaient toutes décorées, le bord des routes également. Nous avons voulu aller à la belle vue et éventuellement au nid d’aigle car j’avais lu qu’il y avait une très belle vue de l’île, mais en effet la route est pentue, impossible de le faire à vélo ; il vaut mieux le laisser et monter à pied, équipez-vous de chaussures de marche. Donc nous avons commencé à monter mais avec le soleil, la chaleur nous avons vite abandonné, il faut s’accrocher. Donc grand regret de pas avoir été jusqu’au bout, pour une prochaine fois peut être. Puis nous avons fait un arrêt à Grand Anse et ça vaut le coup, c’est une plage juste magnifique, c’est paradisiaque. Par contre il ne vaut mieux pas se baigner il y a vraiment beaucoup de vagues c’est très dangereux. La journée s’est terminée par la Passe où se trouvait la « fête ». Stands, brocante, jeux… Très animé ce jour-là. Le 3e jour sur l’île, journée tranquille sur la plage anse la réunion à l’hôtel. Samedi 17août ; transfert de la Digue à Praslin, puis de Praslin à Mahé. Nous avons pris le cat rose William II et un petit avion. Nous avons perdu toute la matinée et une partie de l’après-midi à cause du transfert. Nous avons dû rester à proximité de l’hôtel pour le restant de la journée. Soit dit en passant hôtel plus classique, grand hôtel certes, luxueux et très propre, mais chambre en étage, donc moins de charme que les hôtels précédents. L’hôtel comporte 3 ou 4 restaurants mais étant en demi-pension nous n’avons pas eu le choix sur le restaurant, nous devions manger au Parrot avec buffet à volonté. Cela dit le restaurant comporte un petit comptoir asiatique, ça avait l’air très bon alors nous avons voulu essayer un soir mais il faut s’inscrire à la réception avant midi, et une réceptionniste nous a dit qu’il fallait payer un supplément donc finalement nous n’y avons pas mangé. La piscine de l’hôtel très bien, elle est plutôt grande. La plage juste à côté de l’hôtel, Beau Vallon, est très grande, elle s’étend sur plusieurs km et est beaucoup plus fréquentée. L’hôtel comporte un casino que nous avons essayé le soir même, mais attention pantalon et tee shirt manche longue obligatoires. Le lendemain, dimanche, nous sommes restés à proximité de l’hôtel, balade le long de la plage, bronzette, le midi nous avons mangé à la pizzéria. Sur la plage il y a plusieurs activités proposées : ski nautique, jet ski, canoë, etc. Nous nous sommes laissés tenté par du jet ski, nous avons payés 600 roupies pour deux car nous faisions partis de l’hôtel (700roupies normalement). Cela dur 20minutes, nous étions tous les deux sur le jet ski. C’était la première fois que nous en faisions et c’était super. On peut voir Mahé différemment, très très joli. Le soir nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil à l’horizon. Lundi 19août, dernier jour, nous avons fait le tour de Mahé en bus avec le groupe Mason pour 140euros à deux pour la journée, repas compris. Le bus est venu nous chercher à 8h30, nous étions un petit groupe d’environ 12personnes, accompagné d’un guide. Nous avons commencé par Victoria, la capitale. La dame qui nous servait de guide, nous a montré tous les monuments, les bâtiments ou lieux importants, the Clock Tower bien évidemment, le marché où nous avons acheté un mélange d’épices. La capitale est très petite donc le tour était vite fait, en même pas 1heure nous avions terminé. Mais je regrette de pas avoir eu plus de temps libre, nous avons juste eu 20 minutes pour faire le tour du marché et retourner au point de rendez-vous, ce qui fut quand même trop rapide. De retour dans le bus, c’est parti pour la visite de l’île. Tout au long du trajet le guide nous explique la vie seychelloise, nous raconte des anecdotes, nous arrête pour admirer la vue panoramique. Direction les ruines de Venn’s Town, plantation de thé avec dégustation de thé à la vanille, Pineapple studio, puis les jardins du roi où nous avons mangé. Et enfin nous avons terminé par le village artisanal (the Craft village), mais une fois de plus ce fût trop rapide, 10min pour faire le tour. Nous n’avons pas eu le temps de rentrer dans toutes les petites maisons. Pour 16h30 retour à l’hôtel. Nous avons passé la fin de la journée sur la plage à admirer le magnifique coucher de soleil. Mardi 20août, levés 4h45 pour prendre notre avion prévu à 8h20. Le restaurant étant ouvert nous avons pu prendre un petit déjeuner vers 5h. Pour résumer, très contente de l’organisation, nous nous sommes occupés de rien, un représentant de Mason était toujours présent pour chaque transfert. Les Seychellois sont aux petits soins, ce sont des gens très aimables et accueillant et sont très respectueux de l’environnement. On se sent en sécurité aux Seychelles, ni vols, ni agressions. En ce qui concerne le temps, les deux premiers jours étaient un peu couverts sinon c’était soleil avec des passages de nuages tout le séjour et nous avons eu seulement 2minutes de pluie. Il y avait un peu de vent mais comme il faisait très très chaud ce n’était pas gênant du tout. D’ailleurs j’aurais pensé qu’il y avait 35degrés et pourtant il paraitrait que nous n’avons même pas eu 30degrés. Au niveau des hôtels, nous avons été agréablement surpris, mais une préférence pour la Digue Lodge, nous avons adoré. Petit regret de ne pas avoir fait le nid d’aigle à la digue, éventuellement des îles voisines, de ne pas avoir eu plus de temps à Mahé pour faire les boutiques souvenirs à Victoria, visiter les plages, de ne pas avoir fait St Anne. Je pense qu’il manquait encore 2-3jours au séjour. A présent je ne souhaite qu’une chose c’est repartir…
Notre carnet de route à Madagascar en août 2012
by Juanito31 · 2013-02-25 · 5 replies
Vous trouverez ci-après notre carnet de route à Madagascar en juillet-août 2012. Nous sommes un couple de 43 et 45 ans et avons voyagé avec nos avons 2 enfants de 16 et 19 ans (en 2012). Nous avons préparé ce voyage dans l'optique de rencontrer un enfant que nous parrainons à Diego Suarez, Valisoa, et sa famille. Si vous souhaitez voir davantage de photos, faites un petit tour sur notre blog. - J0, 15 juillet 2012 : Nous arrivons par un vol Air France (atterrissage du vol à Tananarive à 23H00 - heure locale). Après avoir fait les formalités, nous sommes pris en charge par notre contact et Guy qui sera notre chauffeur pour le trajet. Nous avons un van 9 places de marque coréenne qui fonctionnera très bien. Nos conducteurs nous conduisent dans Antananarivo à l'hôtel Niaouly où nous prenons nos 2 chambres à 1H00 du matin. On se couche très vite car le réveil est prévu à 6h30 pour un départ de l'hôtel que nous avions envisagé à 8h00... - J1, 16 juillet 2012 : tôt le matin, nous faisons du change dans l'enceinte de l'hôtel par l'intermédiaire de notre loueur de voiture. Nous aurons là le meilleur taux de tout le séjour, la transaction se déroule sans souci mais arrivés avec 15 billets de 200 €, nous repartons avec 8 millions d'Ariarys qui représentent 8 liasses de billets de presque 10 cm d'épaisseur chacune... Notre loueur de voiture nous fournit également une carte SIM malgache pour notre téléphone mobile (c'est une opération indispensable pour les contacts locaux et nous le lui avions demandé avant notre départ de France). Nous partons ensuite vers 9H00 en direction du parc d'Ankarafantsika. Nous nous arrêtons en route pour acheter quelques provisions de nourriture, de l'eau en bouteille et une recharge de téléphone. Longue route relativement bonne jusqu'à Ambonjondramy (c'est la ville qui se situe à l'intersection entre les routes RN4 et RN6, un peu moins ensuite. Nous pique-niquons sur le bord de la route et arriverons à destination vers 19H00 (il fait nuit noire depuis déjà une heure et on est un peu perdu)... Ne trouvant pas d'hôtel à la ville proche, nous poussons jusqu'au parc qui nous trouvera finalement un bungalow malgré le refus que j'avais reçu par mail 3 mois avant (j'en conclus qu'ils gardaient un bungalow en réserve pour les gens qui, au dernier moment souhaitent dormir sur place). Nous prenons le dîner dans le restaurant du parc. - J2, 17 juillet 2012 : avant de choisir les balades dans le parc, je me renseigne pour une deuxième nuit dans le bungalow qui sera finalement également possible... Nous faisons 2 circuits dans le parc, un premier le matin puis un second à partir de 15h30 avec un retour dans la nuit pour essayer de voir les animaux nocturnes, cette extension n'était pas comprise dans le prix initial, nous avons donné un pourboire un peu plus lourd à notre guide Claudio qui a été très sympa. Au vu des petits soucis rencontrés pour trouver un hébergement le premier soir dans cette zone peu touristique, nous abandonnons le transfert vers Marovoay que nous avions envisagé pour la visite des rizières. En effet, malgré plusieurs appels, notre contact ne nous a pas rappelé et nous n'avons pas eu d'infos sur les hébergements possibles... Finalement Jean-Philippe nous rappellera le lendemain alors que nous étions déjà sur la route d'Antsohihy... - J3, 18 juillet 2012 :Départ le matin vers Antsohihy, le restaurant nous prépare des sandwiches ( (omelette ou sardines) pour le pique-nique du midi que nous prendrons sur le bord de la route. Nous arrivons vers 15h30 et nous posons au Relais de La Sofia (c'est un hôtel à l'extérieur de la ville constitué par des bungalows disposés autour d'une cour en gravier. Nous prenons le temps de contacter l'hôtel Palma-Nova pour réserver 2 chambres et une excursion à VTT, de faire une petite lessive et de lire un peu avant la tombée de la nuit. Nous prenons le repas du soir au Paradisier, un restaurant propre mais une cuisine pas des plus fantastiques, on a même droit à du poisson sorti du congélateur. Nous regrettons de ne pas avoir poussé jusqu'à Ambanja car il n'y a pas grand chose à faire à Antsohihy ... - J4, 19 juillet 2012 : Petit-déjeuner au Paradisier puis départ vers Ambanja pour 3h30 de route (190 km). Arrivée à l'hôtel Palma-Nova vers 12h30, cet hôtel est des plus agréables, nous le recommandons et nous aurions aimé y séjourner quelques jours de plus car le propriétaire, Nathanaël, organise des excursions en éco-tourisme (essentiellement en VTT et bivouac), un bon moyen de découvrir la vallée du Sambirano en étant au contact des habitants. Nous nous installons dans nos chambres ( Il ne restait plus que 2 chambres parmi les plus simples avec WC dans le couloir, prix 30000 Ariary par chambre).avant de prendre un bon repas. A 14h30, Michelin, notre guide est déjà à pied d'oeuvre pour préparer les VTT avant le départ de notre balade à VTT pour une visite d'une plantation de cacao et d'Ylang-Ylang... Une balade très sympa d'environ 3-4h, on rentre à Ambanja en fin d'après-midi en même temps que les habitants qui rentrent du travail. On apprécie beaucoup d'être vraiment immergé dans l'ambiance. Coucher de soleil sur le pont puis retour à l'hotel Palma-Nova où nous prenons notre dîner (un repas très apprécié). - J5, 20 juillet 2012 : Après le petit-déjeuner, départ pour le parc des Tsingy de l'Ankarana. Arrivée chez Goulam à 11h30. Nous n'étions pas attendus si tôt, en conséquence, le repas est réalisé avec la nourriture disponible au camp. Goulam arrivera vers 13H00 de Diego avec une famille de 3 personnes. L'ambiance au camp est très moyenne car Goulam a aussi promis à cette famille d'être leur guide et qu'il n'ose pas nous le dire franchement... Finalement, il part avec nous pour la balade de l'après-midi et l'autre famille nous fait sentir qu'ils n'apprécient pas. Quelques lémuriens au début de la balade, un boa et des chauves-souris pour la faune. Ensuite, il faut être intéressé par la géologie pour réellement apprécier la balade. Nuit dans un des 3 gîtes tout neufs, l'eau courante n'est pas encore installée, on prendra notre douche avec un broc. Pluie toute la nuit, une petite gouttière dans la maison qui nous réveillera régulièrement. - J6, 21 juillet 2012 : Journée prévue dans le parc de l'Ankarana mais la pluie ne s'arrêtant pas, nous jetons l'éponge à 9h30 et décidons de partir 1 jour plus tôt pour Diégo Suarez. Avant de partir, nous avons une explication franche avec Goulam sur la méthode qu'il a employée. Nous sommes en décalage avec lui sur le plan de l'organisation mais, après une bonne discussion nous nous quittons sur une bonne et franche poignée de mains. La pluie s'arrête finalement au moment où nous quittons le campement. Arrivée à l'hôtel Le Petit Paradis en fin de matinée après 3H00 de route (les 150 km entre Ankarana et Diego Suarez sont très difficiles, des nids de poule de la taille d'une bauge de sanglier ornent régulièrement la route. L'hôtel n'a plus qu'une chambre de libre mais le personnel très serviable l'aménage pour 4 personnes en rajoutant 2 petits lits ... Le propriétaire, Pierre, et les membres du personnel sont très prévenants et à l'écoute de nos demandes. On déjeune au restaurant Mora-Mora tout proche de la Place de l'Indépendance. Carte très simple plats Malgaches et Mauriciens très abordables. Une balade dans Diego Suarez l'après-midi terminée par une visite de l'Association Coeur et Conscience par laquelle nous parrainons un enfant de 8 ans, Valisoa. Le soir repas au restaurant Le Balafomanga, cuisine très goûteuse, plats copieux. A Diego Suarez (mais aussi dans d'autres villes) nous avons été gênés par les "vieux blancs" qui viennent se remarier avec de jeunes malgaches en mettant en avant leur retraite qui tombe tous les mois et qui profitent de la pauvreté de l'Ile. Mauvais point pour le Balafomanga, le propriétaire fait partie de cette "caste" qui, dans notre référentiel, dévalorise les Vazahaa... Nous ne retournerons plus au restaurant le Balafomanga. Pour information, le propriétaire gère également l'Hôtel La Résidence Kathyly... - J7, 22 juillet 2012 : Le matin, nous entamons une balade à pied dans Diego, mauvaise idée, nous sommes un dimanche et, à Diego Suarez, ce jour est synonyme de ville morte. Aussi, malgré nos "circonvolutions" pour rallonger le circuit, nous revenons bien vite sur nos pas ... les monuments et les bâtiments présentant un intérêt architectural ne sont pas légion. Diego Suarez est en fait une ville coloniale qui a subi les affres du temps, la plupart des bâtiments ont été endommagés par les tempêtes tropicales et n'ont pas été remis en état ensuite. Nous vous conseillons de vous promener sur la rue Colbert avec ses maisons coloniales, de visiter le bâtiment de l'Alliance franco-Malgache installé dans l'ancien marché couvert, de faire une petite photo devant la statue du Maréchal Joffre qui surplombe le port de Diego, de rejoindre l'ancien hôpital et de terminer par le quartier militaire après avoir remonté la rue Colbert par le quartier militaire dans lequel quelques bâtiments de l'époque coloniale encore exploités par l'armée Malgache. Par contre, le dimanche, il vous faudra privilégier une excursion à la Plage de Ramena, comme les malgaches, afin d'éviter de passer une longue journée à languir dans la rue Colbert où tous les magasins ont fermé leurs portes... Par contre, le midi nous avons déjeuné dans une table d'hôtes tenue par un marseillais qui vaut le détour pour le repas, pour le prix et aussi pour sa Caipirinha et son rhum arrangé... Elle s'appelle la table d'Argent, est en retrait de la rue Colbert, on y accède par un petit portillon bleu qu'il ne faut pas rater. Attention, le nombre de tables est limité : 2-3 en terrasse et 2-3 à l'intérieur. Nous avons passé la nuit à Diego. - J8, 23 juillet 2012 : Une journée d'excursion à la baie du Courrier et avec montée à Windsor Castle pour apprécier le point de vue sur les baies alentours. Trajet en 4x4 obligatoire depuis Diego. 2h30 l'aller. Compter ensuite 2H pour la montée à Windsor Castle. Et quand vous arriverez en bas, vous apprécierez le pique-nique préparé au feu de bois : crudités en entrée, brochettes de boeuf marinées accompagnées de riz et fruits en dessert ... très agréable. Une petite escapade de 30 minutes au bord de la plage (on ne se baignera pas car la plage est privée, rachetée par une société qui a créé un village "vacances" pour des amoureux de la pêche en mer). Il nous faudra ensuite reprendre le 4x4 pour les 2h30 de retour vers Diego. Nous avons réalis l'excursion avec l'association DiegoGuide (voir http://www.diegoguide.com/). Nuit à Diego. - J9, 24 juillet 2012 : : Visite du marché de Diego Suarez le matin. Il faut avoir l'estomac bien accroché et l'odorat moyennement développé. La vue des étals de viande et du sol autour est ... particulière. Ce matin là, nous étions quasiment les seuls blancs dans le marché. Je n'ai pas osé sortir l'appareil photo qui est resté bien sagement dans ma poche ... Même si j'adore les photos et l'ambiance des vrais marchés populaires (au sens noble du terme) à Diego, j'avais vraiment l'impression que sortir mon appareil photo m'aurait transformé en voyeur irrespectueux ! L'après-midi sera consacré à la visite de l'Association Coeur et Conscience (la directrice nous présente tous les employés et les rôles de chacun, de nombreuses familles sont en attente d'un rendez-vous dans le cabinet dentaire de l'association ou bien pour le dépôt d'un dossier de demande de parrainage...). L'association prend en charge 580 familles au-travers du parrainage d'enfants et de nombreux dossiers sont en attente, voir ici : http://www.coeuretconscience.org/spip.php?page=formu&cc=4. Nous avons rendez-vous avec la maman de Valisoa en milieu d'après-midi, Valisoa et sa famille vivent dans un quartier informel : ruelles en terre, maisons en tôles sans eau courante. La maison de Valisoa est constituée de 2 pièces : une petite "cuisine" et une pièce principale Salle à manger/chambre, 2 lits pour 5 personnes (Valisoa, ses 2 soeurs et ses parents), la fontaine publique est à 500 m de la maison. Après un échange de 2 heures et le don de quelques présents utiles, ce seront des effusions sincères à notre départ. Même si nous sommes en vacances en privilégiés, nous prenons conscience du confort dans lequel nous vivons et de la faible importance de nos petits tracas quotidiens ... Nuit à Diego. - J10, 25 juillet 2012 : Départ vers Ramena avec un chauffeur de taxi très sympa qui travaille régulièrement avec l'hôtel (il était présent à l'hôtel quasiment tous les soirs). Un peu plus cher que les autres taxis mais très serviable et nettement plus compétent (il connaît vraiment sa ville alors que d'autres chauffeurs de taxi ont plutôt tendance à chercher leur chemin dès qu'on s'éloigne du centre-ville - même pour aller voir le Pain de Sucre ...). Arrivé à Ramena, le chauffeur nous conduit voir une "matrone" propriétaire de bateaux de pêche qui nous organisera l'excursion à la Mer d’Émeraude pour le lendemain avec une petite ristourne sur les prix habituels... Ce n'est pas un chauffeur de taxi mais une agence de voyage ;-) Durant le trajet, il nous propose de nous amener de Diego à Ankify en 4x4 individuel (5 heures de route) pour un tarif très compétitif. Nous n'avons pas été déçus et avons conservé son numéro de téléphone .. au cas où ;-) A Ramena, nous logeons "Chez Serge", une super adresse : pas cher, personnel très accueillant, repas du soir très correct ! Nous aurions pu y rester quelques jours de plus sans problème. Serge travaille avec les habitants et le midi, il incite ses clients à manger dans les gargotes au bord de la plage, nous avons apprécié "Chez Luciano", entrée, plat, dessert et Rhum arrangé pour un prix abordable. L'après-midi farniente et balade digestive sur la plage. - J11, 26 juillet 2012 : Départ à 8h30 pour l'excursion de la Mer d’Émeraude. C'est super, nous sommes les seuls touristes sur le bateau avec le capitaine/cuistot, son aide, une personne qui vient pour nettoyer la plage et 2 masseuses/coiffeuses. Nous arrivons les premiers sur la plage après 1H de navigation ; on en profite pour faire des photos et aussi pour une baignade dans cette eau turquoise. Heureusement que nous en profitons tôt parce que le temps va vite se gâter et que la fin de matinée et le début d'après-midi seront très ventés et un peu frisquets. Un pique-nique des plus sympas : crabe en sauce, poissons marinés et grillés, riz-coco, fruits en dessert et bière et coca en boissons.. nous sommes repus. Après une petite sieste, on replonge à nouveau dans une zone plus poissonneuse avant de quitter la plage avant les autres bateaux. Finalement, on sera reparti un peu trop tôt car la marée n'est pas assez haute et on sera bloqué pendant 30 bonnes minutes dans la passe sous une pluie des plus toniques. Que de souvenirs ! Arrivée sur la plage de Ramena vers 15H00, le temps s'est remis au beau et on profite encore de la plage pendant 2 bonnes heures avant de rentrer à l'hôtel. Nuit à Ramena. - J12, 27 juillet 2012 : Journée Cool, on a flemmassé sur a plage. Le matin du côté tranquille de la plage : pas de monde mais la baignade dans cette zone n'est pas des plus agréables et du côté plus animé pour l'après-midi. Nuit à Ramena. - J13, 28 juillet 2012 : Rando des 3 baies le matin. Serge Nous dépose avec son 4x4 à la Baie de Salakava, point de départ de l'excursion. On marchera tranquille le long des 3 baies : Baie de Salakava, baie des pigeons et baies des dunes puis vers le Phare de Miné. Par contre, le retour vers Ramena est un peu long et pas très visuel... On arrive finalement sur la plage de Ramena vers 13h30 (environ 4H de marche au total). L'après-midi c'est farniente sur la plage au milieu des des habitants de Diego Suarez qui sont venus passer un week-end à la plage. Nuit à Ramena. - J14, 29 juillet 2012 : Départ à 7h30 le matin pour faire la route vers Ankify, nous avons réservé pour les 4 nuits suivantes chez Mme Madio. Notre chauffeur de taxi nous a trouvé un super 4x4 pour faire le trajet. Du coup, les nids de poule nous paraissent moins profonds qu'à l'aller ;-). Décidément notre chauffeur est une vraie agence de voyages, il connaît tout le monde y compris le fils de Mme Madio qui doit venir nous chercher à l'embarcadère. On se coordonne nickel (ou plutôt le chauffeur se coordonne nickel avec le capitaine du bateau) et du coup pas de perte de temps, sitôt arrivé (12h30 environ) que nous sommes déjà embarqués dans le bateau et nous quittons le quai vers 13h00. Nous ne subirons pas les demandes insistantes des habitants qui voudraient bien gagner un peu d'argent en portant les valises ...). Par contre, notre chauffeur ne perd pas non plus de temps de son côté : à peine sommes nous descendus qu'il a déjà rechargé la voiture ... il ne fera pas le voyage retour à vide : tant mieux pour lui, à Mada, il faut savoir se débrouiller. Gilbert, le capitaine du bateau nous attendait avec Mariano et David ses petits enfants pour une heure de pirogue à moteur pour rejoindre Nosy Komba. On arrive finalement vers 14h30 à l'hôtel, les bungalows sont des cases en falafa très rustiques, les sanitaires sont ... comment dire .. très rustiques. Dans certaines cases, c'est juste un bac. Par contre, le prix est modique et l'accueil très chaleureux. Pendant que nous nous installons, Mme Madio nous prépare un repas malgré l'heure tardive. Le lendemain on aura droit à la langouste grillée ... fameuse. Après le repas, nous partons pour une petite balade dans le village et sur la plage pour ramasser des coquillages. La Nuit est un peu rude car tout est rustique mais surtout la literie est très "molle". - J15, 30 juillet 2012 : Journée à Nosy Komba. La matinée est passée au petit parc "zoologique" qui héberge de nombreux lémuriens (race Maki), quelques caméléons, 3 boas et 4 tortues. Le reste de la journée, c'est farniente à la plage. Le soir, un groupe d'enfants, attirés par Alice, viennent à notre rencontre, ils passeront une heure à jouer avec nous sur la plage. Résultat quelques belles photos au soleil couchant. Transfert tôt le matin vers Ankify. Départ de puis bateau vers Nosy Be et Nosy Komba. - J16, 31 juillet 2012 : Départ le matin vers Nosy Tanikely avec le bateau de Gilbert, arrivée sur place à 10h00, après avoir payé le droit d'entrée, nous enfilons masque et tuba et passons 45 minutes dans l'eau à observer les nombreuses races de poissons. Après quelques minutes de repos sur la plage, nouvelle séance de snorkeling. Par contre, David et Mariano viennent nous chercher pour partir, il est seulement 12h30. Nous sommes très déçus, nous n'aurons pas vu les tortues alors qu'il y en avait à proximité. Grosse séance d'explications avec la famille Madio, Gilbert s'échappe, Mme Madio reporte la faute sur son fils et Alfredo, un ancien avocat Italien qui s'est "posé" à Nosy Komba il y a une vingtaine d'années pour se marier avec Mme Madio et qui s'occupe uniquement des réservations, s'empêtre dans les explications nébuleuses. En définitive, ils ont "foiré" notre sortie et s'excusent mais ils essayent encore de nous maintenir la sortie à Lokobe mais en la décalant d'un jour pour nous faire rester un jour de plus. Nous prenons contact avec Eric, un autre propriétaire de bateau (bar au centre du village) qui se met en 4 pour organiser notre sortie à Lokobé dès le lendemain matin et notre transfert vers Nosy Be pour le surlendemain. On comprendra ensuite que les 2 familles sont en "compétition" pour le tourisme et qu'Eric a marqué des points. Nuit à Nosy Komba. - J17, 1 août 2012 : Départ le matin, rendez-vous à 8H00, pour une excursion à Lokobe. Après quelques péripéties, attente du bateau qui était parti chercher de l'essence à Nosy Be, changement de bateau en mer, nous nous dirigeons enfin à pleine vitesse vers Lokobe, mais Eric veut "couper le fromage" et, à marée basse, ce n'est pas la meilleure idée qu'il aura eue... il cesse le moteur sur les rochers, on finit le trajet à très petite vitesse... On arrive au point de départ de notre circuit à 11h00, Eric nous confie à Jean, un guide rencontré sur la plage. Eric négocie le tarif pour nous puis nous donne rendez-vous au point d'arrivée de notre balade. Nous partons pour 3H00 mais la balade dure en fait plutôt 4H00 en marchant à rythme soutenu. C'est une balade en forêt, il faut donc être bien protégé contre les moustiques (malgré cela nous serons bien piqués ...). Au cours de la balade, nus verrons de nombreux lémuriens, 2 gros boas (des touristes allemands complètement irresponsables, ils vont attraper un boa sur la branche pour faire une photo malgré les interdictions de leur guide ...), plusieurs grosses couleuvres. Jean connaît très bien la forêt. Arrivés au village, le restaurant ne peut plus nous faire à manger, nous appelons Eric et, miracle, après son intervention, on nous fait passer à table et on sera en mesure de nous préparer un repas complet et bien copieux ... Un collègue d'Eric vient nous chercher pour nous ramener à Nosy Komba, c'est alors que nous apprenons que le moteur du bateau du matin est cassé et qu'il est déjà à Hellville pour réparation... Arrivée à Nosy Komba, nous nous entendons avec Eric pour le transfert du lendemain. - J18, 2 août 2012 : Lever tôt le matin pour un départ à 7H00, notre capitaine vient nous chercher à l'hôtel pour transporter nos bagages sur le bateau. Alfredo nous "interdit" de porter les bagages, c'est l'équipe d'Eric qui doit prendre en charge. Malgré les petits problèmes avec Gilbert, la famille Madio est vraiment serviable et à l'écoute des touristes. A notre départ, nous avons le coeur serré car toute la famille était vraiment serviable. Ils nous ont fait des petits cadeaux et nous nous sommes quittés en bons termes. Seul Gilbert s'est effacé après l'excursion ratée de Nosy Tanikely et nous ne l'avons quasiment plus revu durant les 2 derniers jours... A l'arrivée à Hell Ville, nous rencontrons un chauffeur de taxi, Bachir, qui va se mettre en 4 pour nous prendre en charge malgré nos bagages conséquents, il enlève la plage arrière de sa voiture et se débrouille pour nous faire monter. Il nous amène à la banque pour faire un change d'argent puis dans un bar pour prendre un petit-déjeuner. Hellville est une ville coloniale dans laquelle les maisons ont été conservées dans un relativement bon état. Claudio nous conduit ensuite "Chez Eugénie" sur la plage d'Andilana (20 km au Nord d'Hellville) où nous arrivons en fin de matinée (Bachir nous donne son numéro, il est prêt à revenir pour nous promener ou bien pour nous ramener à Hell Ville pour le retour). Après notre installation dans un appartement dont la décoration remarquable de bon goût vient juste d'être terminée (nous serons les premiers à séjourner dans cet appartement), nous prenons la direction de la plage d'Andilana pour une petite balade avant le repas (lorsque nous partons, Jean-Marc est en train de mitonner le plat du jour : des boulettes de zebu à base de produits bien frais comme l'ensemble de sa carte d'ailleurs). Au cours de notre balade, nous longeons la plage du grand hôtel d'Andilana, l'hôtel club par excellence, quelle chance de ne pas y séjourner ! Nous rencontrons bien vite plusieurs groupes de jeunes qui essayent de nous vendre une excursion (Nosy Iranja, Nosy Sakatia, Lokobe...), nous engageons la conversation sur le programme et les prix mais prenons notre temps. Finalement en rentrant à l'hôtel, nous rencontrons Claudio dans le village, il est aussi guide pour les excursions, nous discutons quelques minutes et Claudio nous annonce un prix inférieur à celui que nous avions négocié sur la plage ... Nous topons avec Claudio pour une excursion le lendemain pour Nosy Iranja. Coordonnées de Claudio, le 0261 doit être rajouté si vous téléphonez depuis un autre pays : 0 (0261) 33 73 47 860. Après le repas, c'est une après-midi farniente malheureusement perturbée en début de soirée par des attaques de moka foï que nous n'arrivons pas à repousser malgré les produits dont nous nous étions enduits... - J19, 3 août 2012 : Farniente plage à Nosy Be sur la plage d'Andilana. - J20, 4 août 2012 : Excursion à Nosy Iranja, cette excursion n'est pas possible toutes les semaines car elle doit être faîte à marée basse pour profiter de la langue de sable qui relie les 2 îles. Notre guide sera Claudio, nous sommes les seuls français du groupe avec 8 italiens, Claudio parle parfaitement Italien et très bien le français. Les Italiens sont un groupe de l'hôtel Club, nous sommes donc un peu isolés mais Claudio s'occupe de nous du mieux possible. Après 2h00 de bateau rapide, nous arrivons à Nosy Iranja, quelle surprise : sable blanc, eau limpide turquoise, on se croirait aux Seychelles ou aux Maldives. On passe la fin de matinée dans l'eau à faire des photos puis nous rejoignons le village où Claudio s'est occupé de la préparation du repas : crabe en sauce, langouste grillée, crudités, riz coco, poisson frais grillé, ananas, bananes. C'est un vrai repas de fête pris sur une île paradisiaque. A la fin du repas, Claudio veut nous faire boire du lait de coco, mal lui en pris car il se coupe à la main avec la machette en ouvrant la noix de coco. Remède local, il cautérise la plaie avec vinaigre pour désinfecter et canne à sucre pour stopper les saignements ! Nathalie, infirmière, lui propose de venir faire un pansement à l'hotel avec strips et bandages, Claudio accepte, il viendra en soirée et nous sera très reconnaissant pour cette petite aide bien naturelle. Nous partons en début d'après-midi avant que la mer ne soit trop remontée. Sur le "chemin" du retour, nous faisons une halte sur l'île aux lémuriens, un tout petit ilôt qui abrite quelques familles de lémuriens moins apprivoisées que sur Nosy Komba ou Nosy Be mais ils viennent quand même chercher des bananes ! Nous serons de retour à l'hôtel vers 17h30. - J21, 05 août 2012 : le matin, Jean-Marc nous a arrangé une petite sortie en pirogue avec un pécheur pour une matinée de snorkeling. L'aller n'est pas de tout repos, la pirogue n'a pas de moteur et il nous faut pagayer pour aider notre capitaine. Arrivés à notre site de snorkeling, les consignes données, nous enfilons palmes, masque et tuba et nous plongeons. Toutefois, la pirogue ayant pas mal bougé à l'aller, Nathalie ne se sent pas bien et après 45 minutes de nage, nous revenons tous à la pirogue pour rejoindre le rivage. La séance aura été écourtée mais en fait, il y avait beaucoup de vagues et, même si les poissons étaient visibles il était très difficile de les photographier. Après avoir aidé 2 jeunes à "embarquer" 5 russes pour une balade en pirogue (nous avons fait la traduction en anglais), nous revenons à l'hôtel. Après le déjeuner, nous revenons sur la plage pour une dernière après-midi de farniente. Jusqu'à 15h30 nous "profiterons" du spectacle musique et danse donné au restaurant "Chez Loulou". A ce propos, nous souhaitons dire que ce restaurant est plus cher que "Chez Eugénie", que la carte présente moins de choix et les plats sont moins recherches ... en somme, 'il nous semble "surcoté" dans les guides (à bon entendeur ...). - J22, 06 août 2012 : Le matin, Bachir est en avance sur notre rendez-vous, à 6h30, il nous attend déjà devant l'hôtel (rendez-vous à 7h00), il charge nos bagages pendant que nous prenons le petit-déjeuner en terrasse. Il nous amène directement à l'embarcadère de Hell Ville et nous fait passer avec un de ses amis, ce qui fait que nous n'attendrons pas. Nous avons cotoyé Bachir pendant 2 matinées mais nous avons trouvé un chauffeur de taxi très serviable qui se mettra en 4 pour vous aider, ses coordonnées sont les suivantes, le 0261 doit être rajouté si vous téléphonez depuis un autre pays : 0 (0261) 32 44 77 037. Durant notre séjour à Nosy Be, nous avions négocié par téléphone avec un propriétaire de taxi brousse pour nous convoyer directement d'Ankify vers Tananarive pour un tarif qui se révèlera plus tard trop élevé (nous n'avions pas d'autres contacts pour comparer les prix). A l'arrivée du bateau, notre "taxi" pour Tananarive nous attend, nous achetons quelques provisions auprès des commerçants installés sur l'embarcadère d'Ankify : gateaux secs, ananas, bananes et eau et nous partons. Dès la première côte, nous sentons que le taxi est poussif ..., les 2 chauffeurs nous proposent de déjeuner à Ambanja après seulement 45 minutes de route ! Nous refusons mais ils s'arrêtent quand même et réparent le bouchon du radiateur avec de la colle, bizarre. Nous repartons après une heure. Au bout de 90 km, gros boum, c'est le radiateur qui est maintenant fendu en 2 ! Nous nous arrêtons au bord de la route près d'un grand manguier. Un des 2 chauffeurs se fait prendre en stop pour aller chercher de la colle dans la ville la plus proche, il nous faudra attendre au moins 3 heures ! Finalement, on questionne un peu le chauffeur resté avec nous et il nous avoue que l'autre chauffeur n'est pas son frère mais le propriétaire du véhicule et que ce dernier était en panne avant de partir ! Nous sommes alors moins gentils et finalement notre chauffeur repart en direction du prochain village dans lequel nous nous arrêtons pour acheter de la colle et tenter une nouvelle réparation de fortune (au passage, nous ferons là les photos les plus authentiques de notre séjour !!!). Après 2 H de réparation, nouveau départ, au bout de 80 km de plus, la réparation tombe en lambeaux et il nous faudra faire les 80 kilomètres suivants en s'arrêtant tous les 10 km pour refaire le plein d'eau dans le moindre ruisseau que nous trouverons (à la fin du trajet, le radiateur devait contenir plus de boue que d'eau...). De manière improbable, nous récupérons le second chauffeur à nuit noire à 30 km d'Antoshihy. Arrivé à cette ville, les chauffeurs sont prêts à continuer jusqu'à Tananarive soit 700 km alors que nous avions fait 230 km en 12 h !!! Nous nous fâchons tout rouge et exigeons d'aller au centre de taxi brousse et nous demandons au 2nd chauffeur (pas le propriétaire du véhicule) de trouver un taxi brousse pour rejoindre Tananarive. La recherche prendra moins de 30 minutes et nous pourrons même choisir le véhicule ! Nous roulerons ensuite toute la nuit avec 2 chauffeurs qui se relaieront et, malgré une crevaison dans une ville encore improbable, nous arriverons ensuite à l'hôtel Niaouly à Tananarive aux alentours de 10h30. La morale de l'histoire : nous aurions du aller d'Ankify à Ambanja en taxi et prendre ensuite un taxi-brousse à Amabanja où nous aurions eu le choix du véhicule car il y a toujours de nombreux taxis en stationnement en attente de clients potentiels ... à vous de jouer ;-) - J23, 07 août 2012 : Arrivés à Tananarive, nous nous installons à l'hôtel. Après le repas, les filles choisissent de se reposer pour récupérer de la très mauvaise nuit passée dans le taxi brousse. Avec Valentin nous partons nous promener dans Tananarive et nous allons au marché Analakely pour se plonger dans l'ambiance et nous y serons bien vite quand 2 petits gamins de 10 ans essayent de nous faire les poches ;-). Nous en profitons pour faire quelques belles photos. Nous repassons à l'hôtel pour prendre les filles et montons ensuite vers la ville haute pour profiter du point de vue. Nous prenons tous nos repas à l'hôtel Niaouly, les prix sont très corrects et la carte est régulièrement renouvelée grâce aux plats du jour. Nous profiterons des "pauses" Caipirinha pour échanger nos impressions avec les autres touristes (l'hôtel concentre pas mal de francophones). - J24, 08 août 2012 : Même si nos différents contacts sur place nous le déconseillent, nous retenons de passer la matinée au marché d'Andjiavoung ... attention les yeux, une cohue sans précédent, dans les allées, nous sommes serrés comme des sardines, nous faisons quelques photos mais dans certaines zones du marché (fripes), il nous semble être un peu de trop mais l'impression passe bien vite. On nous avait dit de faire nos achats de souvenirs à Tananarive, ce ne sera finalement pas une bonne idée car nous ne trouverons pas tout ce que nous recherchons ou alors à des prix plus élevés. Nous vous conseillons donc d'acheter les souvenirs dans les zones de production sans attendre un hypothétique meilleur prix à Tananarive. L'après-midi, nous allons au marché artisanal de la Digue, les sollicitations sont très nombreuses alors que nous avions déjà acheté la plupart de nos souvenirs. Nous achèterons toutefois une très belle toile représentant les escaliers d'Analakely qui trône maintenant au coeur de notre salon ;-) - J25, 09 août 2012 : Nous descendons nos valises dans une chambre sans vue, réservée pour la journée afin de pouvoir prendre une douche et se changer avant de rejoindre l'aéroport. Nous profitons d'une dernière journée tranquille à Tananarive pour l'écriture et l'envoi des cartes postales (très difficiles à trouver en dehors de Tananarive) et pour les derniers achats. Pour ce faire, nous avons fait un petit tour à la Lisy Art Gallery et nous avons bien apprécié ces dernières emplettes "à la cool" avec des prix affichés et sans pression. Nous avons également acheté du rhum chez un grossiste à 2 pas de l'hôtel Niaouly. Nous serons accompagnés à l'aéroport par Justin, ce sera l'occasion d'échanger avec lui sur nos impressions de notre séjour organisé en autonome. En effet, Justin est en présent tous les jours à l'hôtel Niaouly pour organiser des circuits (essentiellement dans le Sud). Il discute avec vous sur ce que vous voulez faire et propose le circuit avec départ dans les 2 jours. Justin fait partie d'une association de guides-chauffeurs et fait visiter le village de sa naissance qu'il essaye d'aider pour la scolarisation des enfants. Les prix des circuits proposés par Justin sont raisonnables et Justin vous fait profiter des contacts de son association d'éco-tourisme. Nous lui avons conseillé un couple d'amis, 1 semaine avant le départ, ils n'avaient pas de nouvelles de leur contact pour un circuit de 10 jours. Ils commençaient à craindre pour leur séjour et Justin leur a préparé un circuit qu'ils ont particulièrement apprécié. Nous pouvons vous donner son mail et son numéro de téléphone si vous souhaitez anticiper vos recherches.
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine
by Hermine82 · 2013-01-20 · 4 replies
De Buenos Aires à Bariloche Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants. A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons. La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé. Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue. Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle. Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir. Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion. Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter. Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française. L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.

CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.

SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se prom��nent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.

ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Compte rendu de croisière Oasis of the Seas - 24 novembre 2012
by Globetrekkie · 2012-12-04 · 147 replies
Et voilà, nous sommes revenus de notre croisière d'une semaine sur l'Oasis of the Seas, du 24/11 au 01/12. Comme promis ici, je vais prendre ma plume (ou plutôt mon clavier) afin de relater cette expérience inoubliable. 🙂

Car elle fut bien inoubliable, j'en rêve encore....

Tellement inoubliable, tellement de choses à raconter, qu'on ne sait pas trop par où commencer. Je vais donc faire ce compte-rendu en plusieurs étapes.

D'abord, je ferai un résumé de la croisière, jour par jour. Ensuite, je prévois de vous faire une visite guidée du bateau, j'espère que cela pourra servir à d'autres futurs chanceux croisiéristes. Enfin, je donnerai quelques trucs et astuces pour profiter au mieux de la croisière sur l'Oasis.

Mais first things first : un petit préambule pour remettre cette croisière dans le contexte :

POURQUOI L'OASIS ??

2012, l’année de la loose !! Nan, pas tant que ça en fait, c’est juste que Steph est privé de vacances depuis un an, ça commence à faire long, surtout qu’on a la bougeotte tous les 2, et qu’on prend tellement de plaisir à explorer le Monde d’habitude. En début d’ année, Steph a changé de boulot et a entamé en même temps une formation qui le bloque plusieurs jours par mois. Conséquence, il a fallu sacrifier les vacances habituelles, pas de croisière en Mai, pas d’autotour sur les routes du Nouveau-Mexique cet été, snif. Moi, j’ai pu partir vadrouiller un peu quand même, mais pour Steph, oualou, peau de zébi !

Autant dire que pour la seule semaine de congés de Steph, on a décidé d’en profiter au max !! On fêtera également nos 4 ans de mariage, l’occasion était trop belle pour succomber à notre désir de découvrir un bateau de rêve, l’Oasis of the Seas.

Après 2 croisières en Méditerranée sur le Costa Concordia et sur le Costa Fortuna, nous sommes devenus adeptes de cette manière de voyager (entre autres), et avons envie d’essayer une autre compagnie. Des reportages, et des comptes-rendus sur l’Oasis et l’Allure of the Seas, nous ont fait rêver, on n’a donc pas mis longtemps à décider d’aller à l’abordage d’un de ces 2 sisterships. Notre date de départ arrêtée , on choisit l’Oasis, de par son itinéraire, Labadee (Haïti), Falmouth (Jamaïque), et Cozumel (Mexique).

Seulement 3 escales prévues au programme, sur une croisière de 7 jours, cela peut paraître peu, mais en fait, la vraie destination, c’est l’Oasis !! Il est tellement grand, propose tant d’activités, que 3 jours en mers pour découvrir ce mastodonte, cela ne semble pas de trop.

Voilà, le contexte résumé, je vais pouvoir commencer le résumé de la croisière, j'espère que ça en intéressera certains.
Mongolie - juillet 2012
by ARD07 · 2012-11-01 · 4 replies
Ce carnet est réalisé par copie des articles de notre blog (fait pour notre famille et nos amis); ce n'est donc pas un vrai carnet comme certains rédigent. Il peut cependant donner une idée de parcours dans ce superbe pays.

Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.

Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.

Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.

Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.

Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.

Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!

Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4

Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.

Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6

Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7

Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8

Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.

Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.

Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.

Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…

Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.

Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!

Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.

Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.

Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!

Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8

Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).

Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.

Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!

Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.

Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota

Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.

Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.

Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.

Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Air Madagascar à la rue!
by JohnBill · 2012-10-05 · 100 replies
Bonjour, pour l'anecdote, Air Merdagascar va de mal en pis. Vol vers la Réunion prévu à 9h. Le lendemain on me dit 6h30 ! La veille au soir du départ, on me "confirme" départ à 14h20 !! Va t'organiser avec ça, mon taxi préféré en devient fou. Cordialement,
Quinze jours en Chine au mois d'avril 2012: Shanghai-Xi'an-Pingyao-Datong-Pékin
by Sia03 · 2011-12-01 · 37 replies
Bonjour à tous!

Après avoir beaucoup profité des informations de VF pour la préparation de mes précédents voyages en Asie et Moyen-Orient, j'en profite cette fois encore ;-)

J'aimerais beaucoup avoir votre avis sur mon ébauche d'itinéraire pour les 15 premiers jours d'avril 2012, où nous partirons en famille en Chine (Parents + 3 "grands" enfants majeurs). Ce sera notre première fois à tous en Chine, nous avons envie de voir le maximum de chose de ce pays qui semble si incroyable !

Samedi 31mars

Arrivée Shanghai - visite

Dimanche 1 avril

Shanghai visite

Lundi 2 avril

Suzhou

Mardi 3 avril

Trajet Shanghai – Xi’an (avion)

Mercredi 4 avril

Xi'an - Armée de terre cuite

Jeudi 5 avril

Hua Shan (selon la météo)

Vendredi 6 avril

Visite Xi’an -Train de nuit Xi’an /Pingyao

Samedi 7 avril

Visite Pingyao

Dimanche 8 avril

Visite Pingyao matin – Train pour Datong l’aprem (arrivée en début de soirée)

Lundi 9 avril

Visite monastère suspendu + grottes bouddhiques de Yungang

Train de nuit Datong – Pékin

Mardi 10 avril

Visite Pékin

Mercredi 11 avril

Grande Muraille de Chine

Jeudi 12 avril

Visite Pékin

Vendredi 13 avril

Départ

Que pensez-vous de cet itinéraire ? Est-ce que ce ne sera pas trop la course entre Xi'an et Pékin ? Nous sommes habitués à voyager (donc pas trop de soucis niveau confort et rythme normalement), et la météo ne devrait pas être un fardeau (d'après ce que j'ai lu, les températures devraient être agréables sans être très chaudes, et il ne devrait pas trop pleuvoir)...

Un immense merci d'avance pour toutes vos remarques, suggestions ou observations sur le sujet :-)
Croatie: Côte Dalmate, d'îles en îles...
by Jemaflor · 2011-09-21 · 11 replies
Des îles … Il y en a plus d’un millier tout le long des côtes de la Croatie, aussi, vouloir les évoquer à travers un récit de voyage peut faire craindre au lecteur un texte quelque peu rébarbatif, style catalogue ! Donc un choix s’impose parmi cet ensemble, il sera tout naturel pour moi. En effet, il se limitera à quelques îles de la côte dalmate, celles où j’ai fait escale lors d’un périple en bateau.

Le voyage vous tente ? Comme il reste encore quelques places (virtuelles) sur le bateau, n’hésitez pas à embarquer … Alors, prêt pour la croisière ? Cela tombe bien, le départ est imminent.

Quelques miles parcourus sur les eaux de l’Adriatique … et déjà des côtes croates qui s’estompent au loin, légèrement masquées par des brumes de chaleur. Nous naviguons dans l’archipel des Elaphites et parmi les 14 îles qui le composent, Lopud est notre destination. Après avoir longé la côte Est de la petite île, une répétitive succession de rochers , la vision de la baie de Lopud-village a de quoi séduire. L’anse est régulière, en parfait arc de cercle, et à une de ses extrémités, sur un promontoire rocheux, sont bâties une église et un monastère. Ils dominent un quai et un port dont la taille correspond à celle de l’île, c'est-à-dire presque minuscule.



Une plage complète le tableau, très agréable avec son sable fin, une vraie invitation à y poser sa serviette le temps d’une baignade relaxante. D’autant que les plages de sable ne sont pas légion en Croatie, c’est peut-être pour cette raison que celle de Lopud est vantée comme une des plus belles de l’Adriatique, soit !

Bordant le quai, une promenade suit le rivage avec quelques terrasses de cafés/restaurants avec vues imprenables sur la mer. Quant aux maisons du village, elles ont toutes le style traditionnel de la région, des murs en moellons de pierre blanche et des toitures très colorées faites de tuiles rouges.

Chemin faisant à travers les pins et les cyprès de la colline on est bercé par la musique des cigales et il faut en convenir, quelque peu écrasé par la chaleur d’un ardent soleil. Cette piste conduit à la rive opposée au village, la crique et la plage y sont paraît-il ravissantes.



Effectivement la plage (encore du joli sable fin) de Sunj est très plaisante … finalement beaucoup plus que le plagiste local. Il a installé sur l’ensemble de la baie des transats, histoire de ne laisser que peu d’espace libre sur cette plage pourtant publique. On comprendra vite pourquoi ! Le voilà très insistant voulant nous louer à tous prix un de ses transats …

Mais le voyageur itinérant ne s’attarde jamais longtemps à une même place et ne désire pas forcément lézarder toute la journée au soleil, si belle soit la plage … et voici notre homme très contrarié devant notre refus qui part en vociférant des expressions mélangeant Anglais et Croate … je suppose que l’on a rien perdu en ne saisissant pas le sens de toutes ces paroles !

Des gens plus accueillants (comme d’ailleurs la plupart des Croates), nous en trouveront en regagnant le village ; certains habitants proposent aux visiteurs quelques produits de leurs arbres fruitiers : des raisins gorgés de jus et des figues bien mûres … pour seulement quelques kunas (la monnaie locale).



Avant de quitter l’île, il nous reste un peu de temps pour flâner encore le long du front de mer, admirant quelques vielles demeures ou chapelles, comme celle dédiée à St Jérôme dont la quiétude intérieure paraît idéalement propice au recueillement.

Dans le parc arboré voisin, c’est plutôt le repos à l’ombre que les visiteurs viennent chercher. A voir plus particulièrement parmi tous les arbres, deux pins géants dont les troncs possèdent une impressionnante circonférence.

Le périple nautique sur la belle bleue continue, d’île en île … Notre seconde étape est maintenant toute proche. Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s’était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c’est plus naturel et convient parfaitement à l’île de Mljet où nous faisons donc escale.



Une escale très nature, puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts. Ici, dans ce Parc Naturel on souhaite bien sûr recevoir des visiteurs mais de façon limitée, la condition indispensable pour que cette nature généreuse soit préservée.

Lorsque l’on vient dans cette région des îles c’est avant tout pour profiter de la jolie mer Adriatique mais à Mljet, on y vient surtout pour admirer des lacs … Le Malo Jezero et le Veliko Jezero.

La petite histoire conte qu’autrefois l’île était infestée de reptiles venimeux, on a même importé des mangoustes afin d’éradiquer les dangereux reptiles mais lors de cette visite, je n’ai vu qu’un seul serpent … enfin, façon de parler ! Ce serpent est de … terre et de pierres, il serpente à travers les collines et la pinède de l’île ! Il permet d’atteindre le premier lac, la vue est superbe, quelle palette de teintes ! Le vert lumineux des aiguilles de pin s’harmonise avec le bleu turquoise des eaux du lac.



Poursuivons le chemin jusqu’au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres. Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer.

Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse mesurant plusieurs dizaines de centimètres. « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il avec un large sourire de satisfaction ! Mais sa joie sera vite contrariée : un garde du Parc l’a aperçu. Confiscation du coquillage, contrôle d’identité et amende de 50 € … rien que çà !

Ce bivalve est protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique.

Alors, chers voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !

Il suffit de passer le pont … pour découvrir le second lac. Soit en promeneur en suivant les chemins bordant le lac, soit en cycliste en louant un VTT, ou à l’indienne en pagayant sur un canoë ou bien encore en bateau-promenade à moteur …



Tiens, justement il y a un bateau qui va partir. La balade lacustre nous fait raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Par endroits, un hameau ou entre quelques arbres, des habitations en pierre dont la vue doit être imprenable sur le lac mais aussi et surtout sur le joyau du lac Veliko ; un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XII éme siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !



De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière !

Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).

La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.



Quand on pense île, on imagine souvent un lieu isolé, quelques hameaux, une nature intacte et des rivages enchanteurs … en effet, c’est souvent le cas. Mais une île peut être aussi un lieu de patrimoine, un témoignage historique et seulement une cité, même en Dalmatie. Trogir appartient à cette catégorie, une île qui se résume à une cité médiévale classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, une référence.



Dès l’arrivée par la mer on est sous le charme de l’île-cité et de son ensemble architectural, des tours, des églises et des clochers dominent la ville ; même le quai est ravissant avec sa promenade et ses palmiers dattiers.

Entrons dans l’enceinte fortifiée par l’élégante porte sud et continuons notre visite à travers les ruelles étroites et tortueuses pour gagner la « Trg » … Trg ? Non, ce ne sont pas les trois initiales d’un sigle énigmatique ! Trg est tout simplement la traduction en Croate de « place ».

La Trg principale de la ville est nommée Trg Ivana Pavla II (Jean-Paul II), là on peut y admirer un intéressant patrimoine : la Tour de l’Horloge (XV ème), le Palais Cipiko (XV ème), la Loggia (XIV ème) qui servait à l’époque de tribunal, l’Hôtel de Ville et bien sûr la Cathédrale Saint-Laurent avec son chef d’œuvre du au maître sculpteur Radovan. Un portail roman (1240) représentant certains épisodes de la vie du Christ mais aussi deux magnifiques lions témoignant de l’époque où la cité était sous influence vénitienne.

Le haut clocher qui s’élève à 47 mètres permet de bénéficier d’un point de vue général sur l’ensemble de la ville, montons donc. Si l’on est sujet aux vertiges, il vaut mieux s’abstenir car les deux derniers escaliers métalliques disposés de bric et de broc sont quelque peu impressionnants et n’inspirent pas vraiment confiance … Qu’à cela ne tienne !

Arrivé au sommet du clocher on est récompensé par la superbe vue qui s’étend sur 360°, de la fameuse Trg, tout en bas, en passant par les toitures traditionnelles jusqu’au port de la presqu’île de Ciovo et pour ne pas oublier que nous sommes en Croatie, un drapeau aux couleurs de cette nation indépendante depuis 1991 flotte au vent.



Il faut aussi parcourir la ville en déambulant parmi ses ruelles, là, on découvrira au décours de la balade, un patio qui inspire la tranquillité et la fraîcheur avec sa décoration végétale, ici, un monastère ou une église …

Même la vision des pavés que l’on foule vaut la peine de s’y intéresser, la patine naturelle de ces pierres leur donne un aspect poli et luisant du plus bel effet ; sur un plan plus pragmatique, certains vous diront qu’ils sont glissants même par temps sec !



Des reflets lumineux, sur les pavés mais aussi ceux de la ville, je les ai apprécié au petit matin, un moment privilégié où le mariage entre des eaux calmes et une lumière splendide m’ont permis d’admirer Trogir en double, grâce à ce superbe miroir d’eau.



Il est des moments au cours d’une navigation pendant lesquels le regard et l’intérêt laissent passivement défiler le paysage … Est-ce en raison de la relative monotonie des côtes sud de l’île de Hvar que nous sommes en train de longer ? De loin, depuis la mer, cette côte donne l’aspect d’une muraille minérale, aride en son sommet. On a l’impression qu’il n’y a rien de particulier à observer et pourtant régulièrement l’œil est accroché par un détail. Soit un village escarpé sur le versant montagneux ou bien par des cultures dessinant des lignes, certainement des rangs de vigne.



Un autre bateau suit comme nous cette côte, sa présence anime ce paysage et nous renvoie également un peu de notre propre image, en effet, nous nous trouvons sur une embarcation pratiquement identique.

A présent, les habitations sur la berge se font plus denses, le port de Hvar n’est plus qu’à quelques encablures. Cette île et cette ville portent le même nom, il paraît imprononçable. Pour s’approcher le plus près de l’intonation croate il faut l’exprimer en l’accompagnant d’un profond soupir … Hvvarrr ! ça y est, je crois que j’y arrive ?

En entrant dans la rade le très bel édifice du monastère franciscain avec son campanile Renaissance attire immanquablement le regard comme également la Forteresse surplombant la ville.



Mais avant tout, Hvar est beaucoup plus renommée pour son atmosphère festive en été que pour son patrimoine (pourtant remarquable !) Ne surnomme-t-on pas Hvar le petit St Trop’ de l’Adriatique ? Pour avoir un bon aperçu de l’ambiance locale, on peut (il faut !) aller prendre un verre dans le bar le plus tendance de la ville.

Le Hula Hula, c’est son nom, est situé au bord de l’eau parmi les rochers à quelques centaines de mètres du port. La fête y bat son plein dès la fin d’après-midi, la vue imprenable sur le coucher de soleil doit, à n’en pas douter, contribuer à cet engouement. Difficile de dénicher une place assise tellement on se presse au Hula Hula, jetseteurs ou simple vacanciers, jeunes ou moins jeunes, la plupart reste debout verre à la main, les serveurs se faufilent en tenant à bout de bras plateaux ou sceaux à glaçons. Les bières et cocktails coulent à flots et les silhouettes se dandinent aux rythmes saccadés de tubes technos.



Et lorsque l’ambiance retombe, le DJ aux manettes ne manque pas de relancer la cadence, remix et basses à fond … alors, les bras se lèvent, index pointés vers le ciel ou vers le flamboyant soleil couchant et en cœur les fêtards de reprendre des hula hula !

Le soleil a maintenant disparu sous l’horizon mais la fête est loin d’être finie, on imagine qu’elle se prolongera toute la nuit, c'est-à-dire jusqu’aux premières lueurs du matin.

Dans le centre de la petite ville comme autour du port, là aussi, l’animation n’est pas en reste. On se bouscule par endroits pour une place de restaurant, un fauteuil à une terrasse de café bien placée ou dans les bars musicaux. Flot de touristes est synonyme pendant la saison estivale de marché artisanal, celui de Hvar est situé en face du port : étalages de souvenirs, de gadgets en tout genre … le lieu fleure bon la lavande, c’est une spécialité de l’île vendue en sachets ou en flacons, parfum garanti.



On flâne aussi le long du quai en observant les nombreux yatchs amarrés, chromes étincelants, luxe, opulence et intérieurs cossus baignés d’une douce lumière tamisée. Les heureux occupants son attablés sur le pont de leur rutilante embarcation, cocktail ou coupe de champagne à la main. L’allure est décontractée, pourtant il se dégage de cette ambiance une fausse intimité, on semble jouer un spectacle avec pour acteurs les propriétaires sur une scène (leur yacht) et les spectateurs curieux sur le quai … ici, on vient pour voir mais aussi pour être vu !

Les vrais habitants et la vraie vie de la cité, c’est aux premières heures de la matinée suivante que j’ai pu en avoir un aperçu, le temps d’une balade parmi le dédale de ruelles de la colline de Spanjola, le quartier ancien de Hvar. La cité est redevenue silencieuse, on perçoit seulement quelques bribes de conversations entendues entre voisins, d’un patio ou d’une cour à l’autre.



Le moment est idéal pour admirer le patrimoine de la cité : la cathédrale Saint-Etienne (style Renaissance) et sa place pavée, l’ancien théâtre (1612) et la Forteresse perchée … On croise çà et là, quelques femmes vêtues de robes sombres et filet à provisions à la main partant faire leur marché … plus tard, elles rentreront dans leur maison pour profiter de la fraîcheur intérieure et effectuer leurs travaux ménagers . Quant à la ville, elles la laisseront (momentanément) aux nombreux visiteurs.

Les îles ou les caps sont toujours annoncés par un phare…



Ici, une lanterne, une tour et une maisonnette, c’est la balise qui marque l’Ouest de l’île de Brac vers laquelle nous nous dirigeons.

La pointe rocheuse contournée nous progressons dans un chenal qui nous mène à la ville de Mina. Une courte escale, le temps d’un ravitaillement. Le temps aussi d’observer, depuis le pont du bateau, les environs : le va et vient des bateaux dans le port, les quais et les façades des maisons en pierre … plus le regard s’élève vers le haut de la colline boisée et plus le vert des arbres prend une teinte brune voire noire ! Comme dans beaucoup de ces îles de l’Adriatique où la sécheresse sévit pendant l’été, les pinèdes sont parfois victimes d’incendies dévastateurs.



A Brac, en juillet dernier, des centaines d’hectares sont partis en fumée laissant par endroits ce spectacle de désolation avec des silhouettes calcinées. A bien observer la limite des pins brûlés, on peut voir que certaines habitations ont eu très chaud … dans tous les sens du terme ! Aucun incendie n’est signalé lors de notre passage le long des côtes de Brac mais on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne la côte dalmate.



Au loin on distingue nettement un très haut panache de fumée qui semble prendre son origine sur un des versants de la montagne croate … encore un départ de feu !

Même si Brac n’est pas l’île de la région la plus courue par les estivants, elle possède néanmoins beaucoup d’attraits, à l’image de sa plage de sable dorée de Zlatni Rat à Bol, sur la côte sud : un admirable banc de sable qui s’avance dans les eaux bleues de la mer … la photo aérienne figure sur tous les dépliants touristiques ou guides de voyage. Dommage, nous ne sommes pas en avion … mais en bateau, ce qui est déjà très plaisant !

Autre atout qui a fait la renommée de l’île depuis très longtemps et bien au-delà des frontières du pays, le calcaire unique de Brac. Cette roche au grain d’une finesse incomparable est extraite du sol de l’île depuis l’époque romaine. Le calcaire de Brac a été utilisé pour la construction de prestigieux édifices un peu partout dans le monde, des parlements de Budapest ou de Vienne à la Maison Blanche à Washington … et dans la région me direz-vous ?

On retrouve de la pierre de Brac dans les ruines du Palais de l’Empereur Doclétien, c’est à quelques encablures, précisément à Split. Cap sur la deuxième ville de Croatie après la capitale Zagreb et premier port du pays.

Les caves du Palais de Dioclétien construites à partir de l’an 298 représentent les parties les mieux conservées de l’ensemble du site antique.



Les piliers et les voûtes sont toutes en calcaire de l’île de Brac. Cette partie du palais à été mise au jour lors de fouilles archéologiques seulement depuis les années 50. Et si ces salles voûtées ont si bien résisté à l’usure des temps c’est grâce aux … détritus ! Explications : si le sommet des caves laisse apparaître des trous ce n’était pas pour laisser entrer la lumière mais plutôt les ordures, en effet les déchets accumulés au fil des années dans ces salles ont étayés ce sous-sol et ont donc participé à leur conservation … des poubelles au service du patrimoine ! Ces imposantes caves antiques revivent régulièrement et pas uniquement par le passage de groupes de visiteurs ; chaque printemps en avril, un marché aux fleurs est organisé en ce lieu qui pour l’occasion doit embaumer de douces senteurs.

A propos de marché, celui de la ville est situé juste à côté de l’enceinte fortifiée édifiée à l’époque vénitienne tout autour des ruines du palais. Y déambuler après la visite du riche ensemble architectural de la vielle ville (cathédrale, ruelles, baptistère, statues, chapelles et boutiques de souvenirs) s’avère être une balade reposante.



On y verra de vielles paysannes foulard autour du visage vendre les produits du terroir : tomates, raisins, figues, poivrons … et bien d’autres fruits et légumes qui vous mettrons en appétit.

Prenons à nouveau la mer, en arrivant au large des côtes nord de Brac, peu à peu on distingue un trait de côte assez clair qui contraste avec le reste du paysage. Les fameuses carrières de Pucisca apparaissent maintenant, elles prennent l’aspect d’immenses terrasses ou de géantes marches d’escalier à flanc de montagnes.



L’exploitation du calcaire local est toujours destinée à la construction mais également à la sculpture. Avec une telle quantité et une telle qualité de pierre disponible sur place on comprend pourquoi il n’y a aucune maison en briques à Brac !

L’arrivée par la mer à Korcula fait partie d’un des moments du voyage que l’on ne peut oublier. Quel panorama ! La petite ville qui porte le même nom que l’île sur laquelle elle est située apparait de loin comme posée sur la mer.



Plus on s’approche et plus on admire sa ceinture de remparts et de tours, ses façades dont les pierres prennent une belle teinte dorée sous l’effet des rayons du soleil de fin d’après-midi et pour couronner l’ensemble, il y a le clocher de la cathédrale Saint-Marc. Assurément le plus beau point de vue que peut offrir cette cité médiévale qui est parfois comparée à une « petite Dubrovnik », un vrai compliment.



A peine débarqué pénétrons dans le cœur de la vieille ville par la porte de la Terre, une tour carrée décorée par un lion de Venise. Je vous épargne la description trop classique, propre à toutes les cités historiques, dédale de ruelles étroites et maisons imbriquées … L’original plan d’urbanisme est décrit ici en arêtes de poissons : une rue centrale (l’arête dorsale) qui mène à la place principale (Eglise St Marc, palais, musée) et des arêtes secondaires (enfin des rues …) perpendiculaires qui descendent vers la mer.

Korcula a trouvé son héros en la personne du célèbre navigateur-explorateur Marco Polo, il serait même naît dans la ville où l’on peut encore voir (et visiter) sa maison natale.



Histoire ou légende ? Il paraît que les Italiens ne font pas tout à fait la même analyse des rares documents historiques qui évoqueraient cette naissance en Croatie! Peu importe, ne participons pas à la polémique et allons visiter la fameuse habitation du bébé Marco. Une maison toute simple dont une partie à la forme d’un donjon. L’escalier en bois qui permet de monter les étages craque et grince et sur les murs de cette tour sont accrochées des cartes et des reproductions de tableaux évoquant la vie du marin-voyageur.



Mais l’intérêt principal de la visite se résume au joli panorama dont on bénéficie depuis ce belvédère, la mer pour horizon avec un voilier, voiles blanches au vent … idéal pour songer aux périples de Marco Polo, un vrai aventurier qui naviguait au temps où il n’y avait ni GPS, ni routeurs ou prévisions météo !

Que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, la petite ville offre aux visiteurs différents points de vue aux charmes très photogéniques … mais je crois que je viens de trouver le plus beau sur l’ensemble de la cité ancienne. Il m’a fallu emprunter quelques ruelles pentues pour accéder à une route cheminant sur la colline boisée qui domine la ville, ici se trouve une trouée idéale entre les arbres avec une vue plongeante admirable sur Korcula, la mer et en fond sur la péninsule de Peljesac.



Le tableau est idéal, l’instant aussi avec un crépuscule bleu-nuit qui fait ressortir les lumières et surtout valorise la beauté du site …

A côté du patrimoine historique (à visiter), des paysages insulaires (à contempler) et du petit port où miroitent les reflets des bateaux (à admirer) …



Il y a bien sûr tout au tour de l’île des centaines de criques isolées accessibles seulement par bateau. Il y fait bon de jeter l’ancre afin de profiter des eaux cristallines à la riche palette de tonalités bleutées … C’est aussi çà la Croatie ! Est-il besoin d’ajouter d’autres commentaires à cette photo ?



La navigation nous mène d’île en … presqu’île ! Comment ne pas évoquer dans un récit de voyage dans les îles du sud de la Croatie la perle de l’Adratique, même si elle n’est pas située sur une île. Je veux bien sûr parler de la presqu’île de Dubrovnik, ultime escale du voyage.

La promenade le long des remparts qui ceinturent la vieille ville donne une idée de la beauté du site ; on oublie vite les quelques 800 marches à gravir pour contempler le panorama sur les habitations aux toits de tuiles avec pour horizon la mer et la petite île de Lokrum.



Il faut ensuite prendre le temps de se balader au gré des rues et venelles de la cité médiévale pour découvrir la richesse de son patrimoine avec ses églises, ses monastères et ses palais … Une ville si dense en monuments et si intéressante mériterait évidemment bien plus qu’un paragraphe de conclusion pour l’évoquer …

Même si cette cité a été meurtrie au cours de son histoire, tremblement de terre destructeur en 1667 et tirs d’obus lors du conflit avec les Serbes en 1991, Dubrovnik a maintenant retrouvé toute sa splendeur … comme au temps où elle s’appelait Raguse et tentait de rivaliser la prestigieuse Venise.

Vraiment on ne pouvait espérer plus belle escale pour terminer ce périple en Dalmatie.

Jean (Copyright : Septembre 2011)

PS : En complément un texte (et photos) à propos de l'escale à Dubrovnik, voir sur le site en suivant le lien : http://voyageforum.com/v.f?post=4572219;page=unread#unread
Que puis-je manger en Inde?
by David22tt · 2010-11-29 · 100 replies
Hello les gens

J'en ai un peu marre de lire partout qu'il faut faire attention à ce que l'on mange en Inde d'où mon poste sur VF. Pas le droit à l'eau du robinet (ok ça je comprends)🙂, aux fruit (Pourquoi?), aux laitages, à la viande, ...

Que puis je manger alors? Quel plats me conseillez vous? Que faut il vraiment éviter et pourquoi?

J'espère bien que vous allez me sortir une liste enooooorme de plats à gouter car ce sera la première fois en Inde pour moi.

Merci

David
Organiser notre voyage de noces au Japon en mai 2011
by Zouzou1612 · 2010-09-20 · 102 replies
Bonsoir à tous!

Nous sommes de jeunes mariés qui adorons les mangas animés et la cuisine japonaise. Nous aimerions partir pour notre voyage de noces au Japon en mai 2011 (du 7 au 21).

Je me suis fraîchement procurée le Lonely Planet Japon et ai démarché certaines agences pour des devis billets + hébergements (voyage en liberté sur mesure).

Nous avons un budget de 6 000 Euros tout compris et mon 1er devis est déjà à 5 000 Euros sans repas (sauf pdj Hotels à Tokyo et demi-pension pour 2 nuits dans certains ryokans), entrées aux temples et musées, dépenses perso...

Je me demande donc si nous pourrions tout organiser nous même afin de rester dans le budget... est ce trop tard? aurai je le temps de faire les réservations?

Pour l'anglais je me débrouille mais je ne pratique plus depuis 10 ans même si j'ai de bons restes des études... mon mari est plus immergé dans l'anglais au quotidien, mais c'est moi qui organise le voyage.

Voilà notre ébauche de programme pour les nuits, les visites en journée devant être définies sauf pour certains jours, je n'ai pas eu le temps de regarder en détails les visites recommandées (on sait juste déjà qu'on ira au musée Gibli!) :

07/05/11/sam : vol Genève Tokyo 08/05/11/dim : Tokyo 09/05/11/lun : Tokyo 10/05/11/mar : Tokyo 11/05/11/mer : Nuit à Tokyo mais visite de Nikko pour la journée 12/05/11/jeu : Mont Fuji avec nuit à Hakone dans un ryokan avec onsen 13/05/11/ven : Kyoto 14/05/11/sam : Kyoto 15/05/11/dim : Mont Kyoa avec nuit dans un temple 16/05/11/lun : Nara 17/05/11/mar : Kyoto 18/05/11/mer : Kyoto 19/05/11/jeu : Miyajima 20/05/11/ven : Osaka 21/05/11/sam : VOL Osaka Genève

Nous aimerions dormir le plus possible en ryokan pour être immergés dans la vie japonaise, encore mieux si wc privés et si onsen mixte possible. L'agence m'a conseillé l'hôtel pour Tokyo. Si on peut tout en restant dans le budget, le confort est le bienvenu (petit plus voyage de noces ;-)) Nous pensons prendre le JR pass pour 14 jours.

Je m'inquiète à savoir si seuls on saura se débrouiller et bien visiter? et bien se déplacer sans encombre et sans galèrer? un guide n'est pas nécessaire au moins pour Tokyo et Kyoto (en français pour le coup)? Et pour les transferts aux aéroports? J'ai vu qu'il y avait des transferts de bagages possibles pour voyager léger via l'agence qui m'a fait le premier devis pour certains trajets, est ce organisable par soi même?

Désolée, cela fait beaucoup de questions mais je ne sais pas trop comment faire et surtout si notre budget est réalisable car mon mari ne souhaite pas le dépasser. J'espère vous avoir déjà donné une bonne idée globale.

Merci à tous pour votre aide et vos conseils.
Vélo Fahrrad Manufaktur T-400 ou Da Silva?
by Alexcobas · 2009-09-20 · 24 replies
Bonjour je vais faire un voyage en argentine pendant trois mois début 2010. C'est ma première aventure a vélo. Je me suis renseigné un peu partout, et finalement j'ai trouvé un magasin sur Paris, rando-cycles. J'ai discuté avec le vendeur et selon mon petit budget il m'a parlé de son premier prix le fahrrad manufaktur t-400 deore au prix de 750 euros, mais il m'a conseillé fortement un modèle Da Silva a 1200 euros. Comme je ne suis pas un grand connaisseur de vélos, je me demande quel vélo choisir, sachant qu'il y a une différence de prix de 450 euros . Est ce que ça vaut vraiment la peine d' investir un peu plus au départ ou est ce que le T-400 me suffit ? Donc je vous pose la question voir ce que vous en pensez..... D'avance merci pour vos conseils ! Alex
Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran... (suite et fin)
by Vazyvite · 2009-06-27 · 38 replies
Suite de la 1ère partie ( http://voyageforum.com/...ost=2685231;#2685231 ) qui allait de Téhéran à Shiraz puis Yazd et maintenant nous voici à Ispahan.

Samedi 16 Mai 2009 :

Je descends à l'épicerie juste en bas pour faire les courses pour le petit-déjeuner. Nous restons ici 4 nuits. Jus d'orange, fromage à tartiner, de la feta locale, confiture de cerise et du thé. Coup de bol, il y a une boulangerie juste en face et je remonte mon pain brûlant. Cette fois bien sûr, je le paye. A 500 rials ( soit 3 centimes d'euros 😎 ), on flambe pas le budget !

8h30 : Nous repartons vers la place de l'Imam. Nous voyons la coupole et une rue déserte semble pouvoir y mener sans passer par la grande avenue comme hier soir. Bonne pioche car nous arrivons par derrière avec une superbe vue dégagée.



C'est la seule façon de voir cette magnifique coupole d'aussi près car depuis la place, elle est beaucoup plus en retrait. Nous faisons le tour par des ruelles désertes mais on s'y retrouve après quelques détours pour débouler sur la place.



Les prix n'ont plus rien à voir avec le LP et nous ne payons que 5.000 rials/personne pour la Mosquée de l'Imam au lieu des 30.000 annoncés.

Entrée de la Mosquée :



La 1ère chose à faire quand tu arrives dans la cour .... c'est de t'asseoir et fermer ta grande bouche pendant 10mn 😎





Bon d'accord, faut aimer le bleu 😛 Le seul petit regret c'est que le soleil est déjà bien haut même à 9h00 et la lumière douce du matin a déjà disparu.

Les intérieurs sont grandioses et aussi décorés que l'extérieur :



Sur cette même place, comme si cela ne suffisait pas, se trouve une autre merveille, la Mosquée Lotfollah :



Ici pas de cour, juste un couloir dans la pénombre qui conduit à cette coupole qui sort du bleu habituel.



Bon, à la sortie, on se fait encore harponner par un marchand de tapis. C'est "Zizou le Nomade" qui parle français et incontournable sur la zone. On ne peut pas le rater ! Soyons francs, il connait la mosquée de l'Imam par coeur et nous donne des détails intéressants et inconnus dans les guides. On s'échappe rapidement sous un faux prétexte pour s'éviter le thé dans le magasin. Je sais que Mauricette sera le maillon faible et après t'arrives plus à sortir 😇

Encore un ancien professeur de français qui nous aborde. On papote .... pour finir par annoncer qu'il fait guide à 10€ de l'heure. Tu sais quoi ? Ca commence à me gaver Ispahan, mine de rien ! Tant pis mais on se remet donc en position "Touriste sur le qui-vive" pour couper court à toutes ces discussions stériles qui n'ont qu'un but : Te fourguer un truc 🏴‍☠️

Nous rentrons donc dans le bazar qui donne également sur la place. Même si on trouve des épices, c'est moins typique qu'ailleurs sur cette partie. Le tourisme fait son oeuvre aussi.





Mauricette se jette sur l'eau de rose, des boutons de roses séchées. On craque aussi pour du gaz. Je te rassure, on ne s'est pas acheté une bonbonne de Butane mais des nougats iraniens avec de la pistache. ( http://ashrafi-gaz.com/ )

Alors qu'on revient sur la place, encore un rabatteur ... et c'est le frère de celui d'hier soir. Une vraie petite mafia dis donc. Lui, il est dans les nappes et pas le temps de réagir, un moment d'inattention et il a chopé Mauricette qui zieute depuis ce matin sur toutes celles qu'on voit partout. Allez c'est parti pour son magasin avec une démonstration de la fabrication artisanale grâce à des tampons qui sont appliqués 1 par 1 avec chacun un motif. C'est assez compliqué et le prix dépend du nombre de tampons utilisés et des couleurs appliquées. Ca commence à 9€ jusqu'à 28€.

Bon, on s'échappe et on verra + tard. Avantage, c'était à côté d'un beau restaurant au 1er étage. C'est presque plein et à 90% d'iraniens. Ah enfin !



C'est aussi la 1ère fois qu'on va tester un repas sur ces "divans". On enlève ses chaussures donc il est fortement conseillé de ne pas venir avec tes chaussettes minables et trouées ! Le décor est traditionnel et très joli. Nous commandons un ragoût, des boulettes de viande, pain, olives, yaourt et un dessert. 2 boissons + thé à la fin = 205.000 rials. C'était très bon et le service aimable et rapide.

Les magasins sont maintenant fermés et il fait chaud .... Retour à l'appart pour une sieste. Pas la peine de traîner dans le vide.

17h30 : Pas très loin se trouve le palais du Chehel Sotun dans un grand parc.



20 immenses colonnes de bois et un plafond décoré. Attention la caisse ferme à 18h30 et on doit sortir à 19h00.

Nous revoilou sur la place de l'Imam mais le palais Ali Qapu est déjà fermé. Les gens arrivent en cette fin de journée pour pique-niquer et surtout manger des glaces. Qu'est ce qu'ils peuvent en manger ici ! Nous avons résisté depuis le début mais nous sommes ici pour 3 jours et au pire, c'est le meilleur moment pour se risquer une Tourista, non ? 😎

Les clients nous aident à choisir entre les parfums, les options .... et on craque pour ce qui nous fait envie depuis le début. Une glace à la rose avec des petits vermicelles et un sirop au citron. On s'installe sur la pelouse, le soir tombe, les gens s'installent un peu partout ... On se regarde en souriant.

Ce petit déclic si délicieux, quand tu es à l'étranger, vient d'arriver ! Cette place magnifique est devant nous, les 2 coupoles prennent les derniers rayons du soleil et : - Si on m'avait dit, il y a 1 mois, que je mangerais tranquillement une glace à Ispahan ?

Nous sommes comme chez nous, quand tu vas te balader un soir d'été en ville pour prendre l'air et manger une glace en terrasse. Nous sommes en totale confiance, on commence à piger les détails de la vie de tous les jours, on se débrouille avec les bus, les taxis. Plus ce stress de l'inconnu, les gens sont charmants. On est dedans quoi et tout baigne !

Alors qu'on tente de se faire expliquer les différences entre les dizaines de marques de nougats et de prix dans un magasin, un jeune entre et nous traduit les explications du patron. On comprend que le prix dépend du % de pistaches entre 24 et 48%. A vérifier donc avant d'acheter. Le gars nous propose de discuter et prendre un thé pas très loin. C'est à l'Azadegan, citée dans le LP et qu'on avait l'intention de tester d'ailleurs, ça tombe bien car pas évidente à trouver au fond d'une ruelle et dans une cour pas très avenante au 1er abord.



La déco est assez délirante. Un côté mixte et un autre réservé aux seuls hommes. On discute de la politique, de la vie de tous les jours et .... de son boulot de vendeur de tapis. C'est pas vrai, ça commence vraiment à me saouler !!!!! En plus, on se méfie pas ici. On est tellement abordés toute la journée par des gens heureux de pouvoir parler avec des étrangers ou simplement dire Bonjour, qu'on dit oui à tout ! L'autre zigoto est parti avec son histoire à 2 balles de son oncle qui fait des nappes. On lui dit qu'on y a eu droit ce matin et que pour rester poli, on n'a pas que ça à faire en gros. On est même à 2 doigts de s'en foutre un maximum, pour tout dire 🤪

Nous restons sur la place de l'Imam pour dîner au restaurant Bastani. Autant se le dire, de toutes façons, t'as pas trop le choix en fait sur les restaus dans le coin, même si c'est touristique. Il est conseillé par le LP et comme hier soir, c'est la guerre atomique ! Il doit y avoir 60 ou 70 tables .... et 1 seule occupée. Ca fiche un peu la trouille, les restaus le soir, y'a jamais personne. Les groupes restent à leurs hôtels je pense. Les iraniens sont chez eux ou pique-niquent. Bref, c'est à chaque fois la misère !

Le serveur doit sortir de la même école d'hôtellerie que celui d'hier et lève aussi les yeux parce qu'on veut juste un plat et pas d'entrées, pas de desserts.

Alors faisons le bilan et un conseil : Ne jamais commencer son circuit par Ispahan !

Par certains côtés, on se croirait au Maroc ou en Tunisie avec les marchands et les rabatteurs qui te prennent la tête dès que tu es sur la place de l'Imam. Aujourd'hui, assez peu de contacts avec les gens. Les gens sont sans doute + habitués ici . Et les 2 restaurants à touriste avec un service et une attitude désagréable ( qu'on soit en Iran ou pas d'ailleurs )

Allez dodo et je préviens Mauricette qu'on ne va plus tourner autour du pot avec les rabatteurs et qu'on s'en débarassera en 2mn chrono désormais. Et comme disait le philosophe Rambo : Ils l'auront voulu leur P...... de Guerre !

A suivre ....
10 jours entre Cactus Saguaro et villages Pueblo (États-Unis)
by FamilleUS · 2009-04-14 · 8 replies
Jeudi 2 avril 2009 : Après une longue journée de boulot et d’école pour nos 3 garçons, nous voilà partis pour notre quatrième voyage à travers l’Ouest Américain. 5h00 d’avion pour rejoindre Phoenix AZ où, malgré les 3h00 de décalage horaire, il fait déjà nuit. On récupère la voiture chez Alamo et direction Apache Junction (50 km) pour un repos bien mérite au Best Western local.

Vendredi : Levés aux aurores, nous sommes vers 8h00 sur l’Apache Trail. Pour nous qui avons déjà fait la Californie (San Francisco / Las Vegas via Yosemite et Death Valley), le Grand Circle (Las Vegas, Grand Canyon, Monument Valley, Mesa Verde, Canyonland, Arches, Capitol reef, Bryce et Zion) et le Wyoming (Tetons et Yellowstone), c’est la première fois qu’on voit des vrais cactus Saguaro (comme dans Lucky Luke !) car ceux près de l’aéroport de Las Vegas faisaient vraiment trop décoratifs.

L’Apache Trail est vraiment top, on y croise une Ghost town très sympa (Goldfield), on découvre les montagnes de la Superstition, on s’arrête au saloon de tortilla flat, on se ballade au milieu des forets de cactus (Carnegiea Gigantea pour ceux qui ont un dictionnaire Gaffiot chez eux), on longe la Salt river jusqu’au barrage de Roosevelt et on fini par la visite des habitations indiennes Salado de Tonto NM (Lower Ruin, car pour les Upper, il faut réserver à l’avance). Seulement, pas de chance et pas de visite pour cause d’abeilles aujourd’hui. Par contre, le pique-nique sur l’aire de Tonto est vraiment sympa et il faut penser à compléter les programmes Junior Ranger.

Mon conseil aux VF qui veulent faire la boucle des canyons pour la première fois. Arrivez via Phoenix, faites l’Apache Trail et ensuite partez dormir a Sedona avant de faire le GC. Vous pourrez faire la boucle et repartir via Las Vegas en ayant vu les saguaros, symbole de l’Arizona et de l’Ouest américain.

Après Tonto, descente un peu longue via Globe et la 77 qui ne présente pas beaucoup d’intérêt. On est content d’arriver le soir au River Park de Tucson (merci FredXIII) et de piquer une tête dans la piscine. Le soir, dîner a l’hôtel. On a fait 350 KM.

Samedi : En route pour le Sonora Desert Museum: Ce Zoo / Musée est tout simplement génial et on y restera de 8h30 a 13h30. Ballade au milieu des cactus et de la faune du désert, il fait 25 degrés, les pumas sont en jambe, les cactus en fleur, il fait beau et il n’y a pas foule.

Après un déjeuner à la cafeteria du Musée, on file au Saguaro NP. Arrêt au visitor Center, paiement des $10 de fees (avec le temps, on devient honnête comme des américains), récupération des programmes de Junior Ranger et c’est parti pour le Bajada loop. En chemin, on fait 3 petits hikes : le Discovery sans beaucoup d’interêt, le Valley View qui mène a une belle vue au travers de forets de saguaros et le Signal Hill pour chercher les Petroglyphs.

On a bien aime ce NP, mais peut être parce qu’on a perdu l’effet de surprise, on a préféré parcourir l’Apache Trail la veille. Il est 18h00, retour au River park via les Tucson mountains et Dîner chez Dennys (le samedi c’est free pour les kids !).

La suite ci dessous...



































Combiner croisière et visite des ruines Maya?
by Tigrou · 2008-09-16 · 8 replies
Bonjour à tous,

j'aimerais faire une croisière pour la première fois avec mon épouse. Est-il possible de combiner croisière et visite de ruines Maya? Quelle serait la compagnie de croisière idéale à choisir? Je vous remercie à l'avance pour vos réponses.
Trois semaines au Vietnam: comment les répartir au mieux?
by Telume · 2008-09-12 · 14 replies
Bonjour à tous!

mi novembre, mon compagnon et moi partons au vietnam. Départ et retour par Ho chi minh. Nous aimerions bcp parcourir le nord et le sud du pays. Quel "parcours" pourriez-vous nous recommander? Dans quel ordre visiter les différentes régions et quels moyens de transports privilégier? Nous sommes principalement attirés par la nature, les paysages, la rencontre des différents peuples, ... Si c'est possible, nous aimerions aussi nous arrêter deux - trois jours (rassemblés ou répartis sur les 3 semaines) sur des plages paradisiaques, histoire de souffler un peu 😛

Merci à tous!
Retour d'un voyage au Rajasthan en famille du 4 au 22 août
by Babakili · 2008-09-04 · 7 replies
Ayant beaucoup profité des forums pour préparer notre voyage, voilà un résumé qui j'espère pourra intéresser quelques personnes. Préparatifs : billets d'avions : trouvé en février à 550 euros par personne sur Go voyage, avec un départ de Bruxelles sur Delhi. L'aéroport de Bruxelles est très facile d'accès, nous avons laissé notre voiture au parking P3 pour un tarif de 120 euros. agence : des nombreuses agences consultées nous avons retenus Athiti Voyages de Delhi pour leur prix bien sûr (520 euros par personne, base chambre triple, hotels plutôt haut de gamme et type héritage (forts et palais pour la plupart, chambres plus basique à Delhi et Agra ); mais aussi pour leur rapidité à répondre à nos très nombreuses questions et à nos aussi nombreux changements (notre programme initial comprenait Varanasi), pour leurs conseils et surtout pour le fait qu'ils ont acceptés nos choix d'hotels et notre itinéraire. Etait offerts lles balades en chameaux à Khuri, le tour en bateau à Udaipur, un safari vishnoïs, une montée à Amber en jeep et un repas à Delhi le dernier soir. visas : nous sommes passés par homevisas, ainsi pas de soucis pour la demande et surtout tarifs plus intéressants à 6 que directement, par contre le délai d'obtention des visas a été très long, presque deux mois.

Les vacances : Athiti voyages : pas de problèmes, tout s'est passé comme prévu pour les hotels et le parcours. Subod notre chauffeur, un brahmane de 45 ans qui fait ce métier depuis 20 ans était très professionnel, tout à fait correct, il nous a fait partager ses connaissances sur l'Inde, sur sa religion... Parle un bon anglais. Il nous a bien sûr proposé des "visites" de boutique, nous avons refusé ou accepté sans faire d'achat (sauf un tapis durries chez les vishnoïs) ce qui n'a jamais posé de problèmes. Il conduisait très bien, ce qui est une qualité essentielle en Inde, pour six nous avions comme véhicule un tempo traveller (qui peut acceuillir jusqu'a neuf personnes). la mousson : même si la mousson est bonne cette année (tant mieux pour le Rajasthan), cela n'a rien de comparable avec ce qui se passe dans d'autres états indiens, nous avons eu cinq jours de pluie sur dix huit et cela n'a empéché en rien le déroulement du programme. Certaines villes comme Jaipur et Udaipur n'ont quasiment pas eu de pluie cette année. l'époque : aout n'est pas encore la haute saison touristique, nous avons pu visiter tout les sites sans foule (même le Taj Mahal), nous étions très peu nombreux dans certain hotels, la chaleur même si elle est là ne nous a pas trop dérangé, les jours de pluie, l'avantage est que l'on n'a pas chaud l'acceuil : aucun incident, les indiens sont très gentils, ils aiment les familles, celà a occassionné plein de rencontres, de discussions, de questions. Nous avons trois filles (19; 17 et 15 ans) et un fils de 10 ans, les indiens nous interrogaient sur le mariage, la dot...., ils sont curieux et souvent très directs dans leurs questions. Itinéraire et hotels : * delhi : arrivée tardive, hotel Singh sons, nos chambres juste derrière la réception étaient spacieuses, propre et calmes, * 5 aout : visite très rapide de new delhi le matin : indian gate, parlement... et Qutb Minar puis route sous la pluie pour le Shekawati, nuit au Piramal Haveli à Bagar, ils n'avaient pas eu de pluie digne de ce nom depuis six ans. Acceuil très sympa dans cette ancienne haveli ou nous étions les seuls clients, très bon repas. * 6 aout : route pour Bikaner, visite de Mandawa sur la route (très sympa, sans touristes), visite du fort de Bikaner qui est superbe et de Deshnoke le fameux temple des rats. Nuit au Gajner Palace dans une ancienne réserve de chasse à 30 km de Bikaner, hotel splendide, très confortable avec un acceuil très sympa. * 7 aout : Jaisalmer en route visite de Pokaran ou l'intérêt consistait surtout à rencontrer les nombreux pélerins indiens (hindous et musulmans) en route pour Ramdevra, grand pélérinage qui draine des milliers de pélerins au mois d'aout. Ces pélerins ont un peu été le fil rouge du voyage : nous les avons retrouvés sur toutes les routes (ils se déplacent parfois par village entier sur des centaines de kilomètres à pied, en vélo, en se prosternant, en roulant sur eux mêmes, en tracteur, en bus, en camion ....) . Ils nous ont très souvent sollicités pour nous prendre en photos (hé oui les indiens adorent prendre les touristes en photos, et nous avec nos quatre enfants dont trois filles nous avons souvent attiré la curiosité.) Le soir balade en chameaux sur les dunes de Khuri, bonne surprise moins de touristes, moins de sollicitation, moins de déchets que décrits dans les guides, nous n'étions pas seuls au monde mais c'était sympa. Nuit au Deoki niwas, hotel tout juste rénové, personnel acceuillant, petite piscine apprécié de tous, restaurant sur le toit avec très bonne cuisine et juste en face d'une des portes de la ville basse, on peut donc tout visiter à pied. * 8 aout : Jaisalmer, visite de la ville très agréable, tout se fait à pied, pas trop de monde, pas trop de sollicitation. Le soir nous sommes allés au coucher du soleil à Gadi sagar, petit lac artificiel très fréquenté par les indiens, le réservoir est plein de gros poissons qui viennent réclamer leur nourriture... très impressionnant.

Voilà le début de nos aventures, je continue dès que possible mon récit si celà vous intéresse.
Insécurité à Madagascar: route pour Saint Augustin?
by Tchoupisa · 2008-08-26 · 33 replies
Bonjour, je me suis proposée pour un voyage solidaire à Madagascar à Saint-Augustin via planete urgence. J'ai pu lire sur le forum qu'il y avait un risque sur la route pour se rendre à Saint - augustin. Quelqu'un pourrait-il m'en dire plus ?

C'est la première fois que je vais faire un tel voyage et je ne désire pas en être décue voir ne pas avoir envie de recommencer l'aventure.

Merci d'avance pour vos réponses . Isabelle
Ushuaïa Nature au Cambodge
by Riki56 · 2007-08-02 · 43 replies
J'ai regardé l'émission le 1er août sur TF1, et l'attendais avec impatience, puisque je savais que le tournage avait eu lieu en décembre 2005, quelques semaines avant mon propre séjour là bas. Finalement, je suis très déçu. Certes de très belles images (pas difficile quand on a le site d'Angkor rien que pour soi), mais monsieur Hulot est un peu trop contemplatif, et nous n'apprenons pratiquement rien ! Il semblerait qu'il n'a pas su cette fois s'entourer de bons spécialistes. Il faut dire aussi qu'il a eu une rude concurrence avec de nombreux autres reportages, excellents, sur le sujet ces derniers mois. Qu'en pensez-vous ?
Retour du Bahia Principe San Juan Puerto Plata
by Katryn · 2006-08-28 · 1 reply
Première fois en République Dominicaine et probablement pas la dernière ! Nous avons beaucoup aimé notre séjour là bas et nous avons maintenant de la difficulté à choisir entre Cuba et la République ! Un 4e séjour inoubliable dans le sud passé au Bahia Principe San Juan à Puerto Plata du 13 au 20 août 2006 ! :)

VOL : Cette année, pas de tempête de neige pour se rendre à Montréal. Hihihi! Nous sommes partis vers 5h45 de Québec et nous sommes arrivés à Montréal vers ± 8h30-8h45. Tout s’est vraiment très bien déroulé. Nous avons attendu la petite navette qui nous amène du stationnement à l’aéroport environ 10 minutes. Lorsque nous sommes arrivés dans l’aéroport il y avait déjà une grande file d’attente au comptoir d’Air Transat mais heureusement, il y avait 3 départs soit Cancun, Punta Cana et Puerto Plata. Plusieurs comptoirs étaient ouverts et l’attente n’a pas semblée interminable ! Grâce à des gens que nous avons connus, j’ai su que je devais allée chercher mes cartes touristiques au comptoir de Sunquest, car j’avais des billets d’avion électronique mais pas de carte touristiques. L’agence m’avait dit que tout sera OK au comptoir d’Air Transat mais en tout cas. Par la suite, nous avons passés les douanes. On avait peur que ça soit très long à cause du détournement qu’il y avait eu la semaine précédente mais ça a été très vite! Au début ils demandaient si nous avions des crèmes, bouteilles, etc. Ensuite on passait à la vérification des bagages à main comme d’habitude. Mon chum s’est fait questionné sur sa pompe à asthme mais comme il avait sa prescrption en main, il n’a eu aucun problème ! Finalement, on va prendre un bon déjeuner et on attend notre avion. Le vol s’est déroulé à merveille et on est décollés et arrivés pile à l’heure ! Départ 12h15 et arrivé 16h15 ! Rien à redire. On était situé dans des bancs à 2 au fond de l’avion et on avait plus de place c’était très bien. Ils nous on servi les fameux Subway pas fameux mais le service était excellent !

ACCEUIL : Nous sommes arrivés à l’aéroport vers 16h15. Le passage aux douanes et à l’immigration est vraiment plus facile qu’à Cuba, ça nous a surpris, vraiment. Il n’y avait pas d’air climatisé à l’aéroport mais on ne sentait pas trop la chaleur. Tout est très bien indiqué là bas pour aller aux endroits appropriés. Après avoir été chercher nos bagages, on sortait directement dehors et plusieurs T.O. s’y trouvaient avec leurs pancartes et nous indique les autobus à prendre. Comme nous avions réservés notre forfait avec Sunquest, nous étions situés dans le Club Diamond de l’hôtel et nous avions un petit autobus climatisé réservée pour notre petit groupe. C’était pas mal ! Tant que l’autobus est climatisée :) La seule chose c’est que nos bagages étaient placés pas en dessous de l’autobus mais dans une petite remorque fermée qu’ils ont attachée à l’autobus… mais, il y a tellement de bosses et de trous sur leurs routes qu’un autre automobiliste nous a avertis que les portes de la remorque étaient ouvertes… MES BAGAGES !!! Mais non finalement, nous n’avions rien perdu. Fiouff ! Arrivés à l’hôtel, premièrement c’est magnifique. Ensuite, les « bellboy » transfert les bagages de l’autobus dans le chariot à bagages attaché à une petite dans laquelle nous prenons place. Cette petite navette nous amène à notre réception privée (hum hum!) pour la section Diamond. Là bas on nous sert un drink (jus d’orange) et on nous attribue nos chambres. On nous remet des genre de signets avec le numéro de notre chambre que nous devons allez mettre après nos bagages pour que le « bellboy » nous les apporte. Nous nous dirigeons vers notre chambre et à peine 2 minutes plus tard, voilà nos bagages ! Tout s’est fait très rapidement et sans problème !

CHAMBRE : À notre arrivée, la chambre n’était pas très propre (petites graines sur le plancher, canette de bière vide dans le frigo), la porte patio était ouverte à moitié et l’air climatisé était éteinte. Ouf, on était un peu découragé et il faisait chaud !!! Alors on a vite fermer la porte patio, fermer les rideaux pour ne pas faire entrer la chaleur du soleil et nous avons défait nos bagages en se disant que si le lendemain ce n’était pas mieux après le passage de la femme de chambre, on irait à la réception pour demander ce qu’il se passait. Après avoir défait nos bagages nous sommes allés au souper et au spectacle et en revenant, il faisait beaucoup moins chaud mais quand même… Nous avons donc placé l’air climatisé plus en notre direction pour la nuit et arrêter le ventilateur au plafond pour garder l’air frais vers le bas. Le lendemain matin, on avait gelé tous les deux pendant la nuit…!!! Finalement, tout est rentré dans l’ordre avec l’air climatisé et la chaleur et la femme de chambre nous a fait un ménage impeccable le lendemain et tous les autres jours de la semaine ! La chambre était vraiment très belle. Elle comprend un lit ¾ plutôt dur mais moi je m’en fou un peu tant que je suis dans le sud !! La salle de bain est assez grande et comprend un bain douche dans lequel le débit d’eau n’est pas la chute Niagara 😛 La femme de chambre nous redonnait des savons tous les jours parce que mon chum en fait la collection à la maison alors ils les a tous volés héhé..!! Il y a un meuble avec 4 tiroirs et un grand garde robe avec des tablettes et des supports. Par trop de supports par exemple il a fallu plier beaucoup de vêtements. Il y a une télévision et une cafetière (la femme de chambre nous redonne du café lorsque nous en avons plus). Il ya un mini frigo rempli d’un 7up, d’un coke, d’une grosse bouteille d’eau et 2 bières chaque jour. Le balcon est très grand et les portes patio sont magnifiques. Nous avions vu sur la mer mais avec beaucoup de végétation en même temps.

PISCINES : La piscine était très belle. Il y a des chaises partout autour et à certains endroit, 3 rangés de large. Il faut s’y prendre tôt le matin, car les gens mettent leur serviettes tôt mais partent faire autre chose donc il y a plein de chaises non-occupées mais que l’on ne peut pas prendre. À la fin de la semaine on a fini par faire pareil si on ne voulait pas se retrouver à une table. Donc, la piscine est très grande. Elle est creuse par endroit et peu profonde à d’autres. Il y a une autre petite piscine collée sur la grosse qui est pour les enfants (bébés je dirait) mais c’est rare qu’ils y allaient.. pourtant il ne manquant pas d’enfants !!! Juste à côté de cette petite piscine la grosse piscine commençait comme si nous entrions dans la mer. J’ai trouvé ça vraiment bien. Il y a plusieurs bars à proximité dont un dans l’eau. La piscine était nettoyée très souvent et elle était, selon moi, très propre pour le nombre de personne qu’il y avait dedans à chaque jour. Tous les matins on voyait les gars qui la nettoyait et on en voyait toujours un dans la journée qui se promenait avec son filet pour ramasser les saletés et les verres. La musique comment vers 10h-10h30 lorsque l’animation commence et elle est plutôt de party. Ce n’est pas de la petite musique tranquille exotique comme j’ai vu à d’autres endroits. Si nous voulions de la tranquillité (ce qui n’est jamais arrivé hihi), comme nous faisions partie du Club Diamond, nous avions notre petite piscine privée juste à côté du restaurant du Club Diamond. Il n’y avait pas de musique et elle était quand même petite. Les chaises sont vertes plutôt que bleues et elle est située juste à côté de la plage. Là aussi on y trouve une petite piscine pour enfants. Je dis tranquillité mais il y avait beaucoup d’enfants à cette piscine aussi et comme c’est plus petit, je trouvais que l’on entendait encore plus crier qu’à la piscine principale.

PLAGE : La plage est très longue. Plusieurs personnes m’ont dit qu’elle n’était pas belle mais moi je l’ai trouvé belle !! C’est vrai que le sable est plus brun mais il est très doux quand même. C’est aussi vrai que l’eau n’est pas transparente et qu’elle est foncée mais elle était vraiment chaude. Ça n’égale en rien les plages de Cuba c’est certain mais c’est très différent et j’ai beaucoup aimé cet aspect aussi. Il y a beaucoup plus de palmier sur cette plage et c’est ce que j’ai trouvé beau. J’ai aussi vu les fameuses roches pour couper les vagues mais j’ai trouvé ça bien et les gens avaient l’air d’aimer ça aussi, car j’ai vu plein de mode se faire bronzer dessus!! Le sable était brûlant même que je me suis brûler sous les pieds. Ça fait pas du bien ça hein !... Il y a beaucoup de sport nautique à faire et le monde en faisait beaucoup c’est la première fois que je voyais ça. À droite de la plage (quand on regarde la mer) il ya un petit marché aux puces. Moi je n’ai pas aimé l’expérience là bas, car on se fait achalé pour entrer dans leur « commerce » et ils nous incitent à acheter. En plus c’est cher il faut toujours négocier. Pour ça, j’aimais mieux Cuba. Enfin, on y a acheté quelques beaux trucs et on est partis. On n’y est jamais retournés. On m’avait parler qu’à gauche de la plage il y avait des marchands de coquillages mais on est pas allés, car on ne pouvait pas en ramener à Québec et je savais que si j’y allais, j’en achèterais. Sur la plage aussi on retrouve une section « privée » pour le Club Diamond et elle est différenciée par des chaises vertes, comme la piscine. Par contre, je ne sais pas trop comment ils font pour savoir si c’est vraiment des gens du Club Diamond qui sont vraiment couchés sur ces chaises. Je ne crois pas qu’ils vont vérifier la couleur de votre bracelet chaque fois que vous vous asseyez sur une chaise! Héhé ! 😉

RESTAURANTS : Comme nous étions dans le Club Diamond, nous avions notre restaurant buffet privé. C’était pratique, car il y avait beaucoup moins de monde. Ce buffet offrait les 3 repas soit le déjeuner, le dîner et le souper. Par contre, comme nous aimons quand ça bouge, nous allions toujours au restaurant buffet principal La Brisa qui offre aussi les 3 repas. Pour le déjeuner, le buffet ouvre à 7h, le dîner à 13h et le souper à 19h. C’était vraiment très bon et très varié. On y trouvait une petite section pour enfants où l’on pouvait trouver des hot-dogs, des hamburgers. etc. Il y avait aussi une section pâtes, grillades, légumes, spagetthi, lasagne, crudités, salades, desserts et j’en passe. C’est certain qu’à la fin on fini par se tanner mais on a particulièrement apprécié la nourriture là bas. Mon chum a été vraiment surpris d’y voir du canard ! Tant qu’à moi j’ai été surprise de voir des wraps au poulet qui étaient vraiment bons ! Les déjeuners c’est toujours la même histoire pour nous, on se tanne. Ça revient toujours au même c’est certain et on fini, en milieu de semaine, par sauter ce repas. Par contre, les muffins à la vanille, je les ai trouvés particulièrement bons!! Pour les 2 buffets, on doit être habillés pour y aller, le port du maillot seulement n’est pas permis Sinon, nous n’avons pas essayer les restaurants à-la-carte, car nous trouvions satisfaction au buffet. Je sais qu’il y avait un mexicain, un italien et un de fruits de mer. Je ne sais pas si il y en avait d’autre, je crois que oui mais je n’ai entendu aucun commentaires sur ces restaurants donc je ne peux me prononcer. Désolée ! Aussi il y avait un casse-croûte self-service sur la plage. On y trouvait des hot-dogs, hamburgers, nachos et plusieurs petites collations et des boissons. J’étais contente de voir qu’on pouvait faire griller nos pains, car d’habitude dans le sud (en tout cas aux endroits où je suis allée), le pain était froid. Là bas, on peut y aller en maillot, pas de problème ! Il y a aussi un snack-bar ouvert en soirée et la nuit sur le Pueblo Principe, là où les soirées commencent, pour ceux qui veillent un peu plus tard. Il est situé juste en face de la discothèque, du bar et du karaoké et juste à côté du casino !

BARS : Il y avait tellement de bar que je les comptais même plus. J’en ai vu quelques un sur la plage, 1 dans la piscine, 2-3 autour de la piscine, 1 près de chaque piscines dans les différent club comme le Club Diamond et le Club Golden, un sur la Pueblo Principe et un dans la discothèque et ah oui un dans le casino. En tout cas, personne ne va mourir de soif là-bas c’est certain !!!! Il y avait un bon service et les drinks étaient très bons aussi. Comparativement à Cuba, les drinks sont moins fort donc mon chum n’était pas saoul à 3h de l’après-midi 🙂

ANIMATION : L’animation est vraiment excellente. À partir de 10h le matin jusqu’aux petites heures du lendemain matin, ça n’arrête pas. Toujours des activités et les animateurs sont partout ! Dans la journée on retrouver les animations classiques comme l’aqua-gym, la leçon de danse, des jeux de dards, des compétitions de nage et plein d’autres choses. Le soir, la mini disco pour enfant commençait à 8h30 et vraiment c’était excellent. Même nous, les grands, on aimait ça.. !! Cette mini disco durait jusqu’à 9h. De 9h à 9h30, il y avait un jeu avec les enfants et ça participait vraiment bien. Ensuite il y avait le Ice breaking Show pour nous faire patienter jusqu’à 10h pour le spectacle. Les spectacles avaient un thème différent chaque soir. Pratiquement chaque soir il y avait des numéros de danse. C’était très bien. Ensuite à 11h lorsque le spectacle se termine, tout le monde se dirigeait vers la Pueblo Principe pour terminer la soirée. Un autre spectacle commençait dans cette rue à 11h30 jusqu’à je ne sais pas qu’elle heure parce qu’on était brûlés et on allait se coucher. Lorsqu’il pleut trop fort, le spectacle sur la Pueblo est annulé et tout le monde qui le désire se rend dans la discothèque où l’on retrouve encore une fois les animateurs.

SERVICE : Le service c’est ce qui m’a déçu. Sauf le service aux chambres. La chambre était impeccable, rien à dire. Par contre, se faire comprendre sur le site était l’enfer ! C’était la première fois que ça nous arrivait. Les barmans/barmaid parlaient pratiquement juste l’espagnol. Pourtant les Anglais avaient l’air de bien se faire comprendre. Nous, on parlait anglais et franchement on parle pas tout croche et ça prenait trois ou quatre fois avant de se faire comprendre et même souvent on abandonnait. En français, c’était encore pire... !! Donc on demandait le strict minimum. Par contre, à la réception privée du Club Diamond, le personnel parlait très bien l’anglais. C’est un des points négatifs que j’ai trouvé pour cet hôtel. Sinon, si on parle de la qualité et de la rapidité du service aux restaurants et aux bars, c’était très bien nous étions servis rapidement et jamais d’attente.

HÔTEL : L’hôtel a une végétation tout simplement magnifique. Sans être trop encombrante, il y en a beaucoup et elle est bien entretenue. Le site est plutôt sur le sens de la longueur et il est très grand. Un service de navette est disponible pour ceux qui en ont besoin ou qui ont trop chaud, comme nous, hihi ! Pour les adeptes de la marche sur la plage, c’est l’idéal. À l’entrée du site, il y a une grande rue qui s’appelle la Pueblo Principe. Je crois que l’on retrouve cette rue dans tous les Bahia Principe. Sur cette rue il y des boutiques, des bars, un casse-croûte, le restaurant de fruits de mer, le casino, la discothèque, et le karaoké et une scène où le spectacle se continue à 11h30. Faites quand même attention parce que le prix des articles dans ces boutiques sont un peu cher, je vous conseille d’aller marchander dans les petit kiosques sur la plage. Par contre, si vous n’aimez pas vous faire achaler quand vous magasiner, n’allez pas sur la plage mais plutôt dans les boutiques, car les vendeurs sont très harcelants. La boutique sur la Pueblo Principe « Tienda Artisanal » a vraiment de beaux trucs !!! Sur le site, tout est bien disposé et à la disposition des clients. La décoration est vraiment belle et tout le site est très propre. On y retrouve des blocs de 8 chambres sur 2 étages et des blocs sur 3 étages mais je ne sais pas exactement combien il y a de chambres.

REPR��SENTANT : Le représentant à destination était Angel. Il était très sympathique et nous a bien expliquer le fonctionnement de la République et de l’hôtel. Par contre encore là, peut aurions-nous été mieux en parlant anglais, mais je crois qu’il ne comprenait pas bien le français donc on n’a pas trop insisté sur la jasette. Pas parce que mon chum n’a pas essayé…! 🤪

ACTIVITÉS : Malheureusement là bas nous ne pouvons pas faire de scooter. C’est ce que nous avons trouvés un peu triste de ne pas vraiment pouvoir sortir de l’hôtel. Nous n’avons pas non plus essayé les guaguas mais nous aurions peut-être dû. Nous aurions vraiment aimé aller visiter Cabarete mais nous n’avons pas osés. Par contre, nous avons pris l’excursion visite/magasinage à Puerto Plata et magasinage à Sosua. C’était 42$/US par personne et ça comprenait le repas du midi. Nous partions à 7h15 et nous revenions vers 16h30. Nous allions visiter fabrique de rhum Brugal à Puerto Plata, le musée d’ambre et de Larimar dans lequel il y avait des bijouteries où l’on pouvait acheter des bijoux fait de ces matériaux. Ensuite, nous allions visiter une forteresse à Puerto Plata de laquelle nous avions une vue vraiment magnifique. Par la suite, on se dirige vers une boutique qui s’appelle Rainbow où l’on trouve encore une fois des bijoux d’ambre ou de larimar ainsi que plusieurs autres souvenirs typique. Pour l’heure du dîner on nous amène dans une pizzera où l’on nous sert un buffet avec du poulet, du riz, des pâtes, de la salade, etc. Les breuvages ne sont pas inclus. Après le dîner, nous reprenons la route vers l’hôtel mais nous faisons un arrêt d’une heure et demie je crois dans un marché aux puces sur le bord de la mer. On y trouve encore du larimar et de l’ambre mais ce ne sont pas nécessairement des bijoux fait en vrai argent ou or. Attention ! Aussi pour ceux et celles qui ont peur des tarentules, sachez que c’est la mode là bas d’en vendre de belles grosses encadrées… YERK!!! 😕 C’était pas trop long que j’étais sortie de la boutique. Encore une fois à cet endroit les marchands sont très insistants et il faut négocier, car il essaie de vous vendre tout très cher. Là bas on a pu parler français, car il y avait plusieurs marchands qui venait d’Haïti. C’était très agréable et ils parlaient très bien le français. Ensuite, quand tout le monde est de retour dans l’autobus, on reprend la route pour l’hôtel. C’était une belle excursion et nous avons beaucoup aimé. Le rhum que l’on a pu acheter à l’usine de rhum était beaucoup moins cher que celui que l’on retrouvait à l’hôtel et même chose pour les souvenirs. Par contre, c’est plus dispendieux qu’à Cuba où l’on peut acheter 2 bijoux pour 3$. Ce n’est pas du tout la même chose. Personnellement, j’aime mieux Cuba pour ces petits marchés aux puces. La prochaine fois que nous allons à Puerto Plata, nous irons visiter Cabarete sans aucun doute. Ça m’a sembler tellement beau et agréable lorsque nous sommes passer dans ce village que la prochaine fois ce sera la destination #1 !

Finalement, encore une fois ce fut un voyage plus que réussi. Un hôtel qui nous a vraiment charmer et que je recommanderais à n’importe qui. La nourriture était excellente ce qui faisait très différent de Cuba. C’est une destination où je retournerais sans problème. Par contre, ce que nous avons trouvé particulier c’est que tout est tard. Comparer aux autres hôtels où nous sommes allés. Le souper à 19h et le spectacle qui se termine à 23h. Un autre qui commence à 23h30 et se termine à… ? Pour nous qui se levions tôt le matin pour profiter du soleil, et par le fait même étions brûler par le soleil, à 22h, on avait sommeil ! Sinon, à tous ceux qui prévoit partir pour cet hôtel, vous ne serez pas déçus, à part, comme je l’ai dit, si vous rechercher une plage de sable blanc et d’eau turquoise transparente. Ce n’est pas la place, malgré qu’elle soit vraiment jolie et qu’elle ait sont charme particulier ! Bon voyage à tous ! 😎 Mon montage photos à l’adresse suivante :
http://community.webshots.com/user/etwalee (aujourd’hui nous somme le 28 août 2006 et je devrais mettre mes photos sur Internet d’ici 2 ou 3 jours mais je veux inscrire que mes photos sont disponibles quand même vu que ce résumé sera sur ce site pendant longtemps ! Merci de votre compréhension !)

Points positifs :

Beauté du site Animation Piscine

Points négatifs :

Personnel qui parle quasiment que l’espagnol Activités en soirée un peu tard
Grèce: quels sont vos coins préférés?
by Aristomakos · 2005-12-09 · 53 replies
Salut à tous,

Je connais assez bien la Grèce et je pense que beaucoup d'entre vous y sont également allé. Quels sont les coins que vous avez préféré ???

En ce qui me concerne, en dehors des endroits magnifiques mais très célébres, voici mes endroits préférés : L'Ile de Samothrace, au nord-est de l'Egée, près de la frontière turque, île montagneuse sauvage, assez verte, sans touristes occidentaux, aux charmants villages typiques et aux nombreux monuments anciens (dont le magnifique sanctuaire antique où la Victoire de Samothrace fut trouvée. La magnifique et vaste plage de sable fin de Neohrion, sur la cote ouest du pelopponèse, au sud-ouest d'olympie. En 1985-1988, il n'y avait aucun hotels et peu de touristes. L'île de Rhénée, en face de délos, dans les cyclades, île classée historique et interdite aux touristes. Mais moi je l'ai visité, à pieds 🙂. La Magne, pointe sud du Pelopponèse.

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