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Voyage en bus Mali - Côte d'Ivoire et visa
Bonjour. En voyage au Mali j'envisage d aller en bus en côte d Ivoire. Le visa peut il se faire à la frontiere ?
Merci de vos partages
Christian
L'initiative "Timbuktu Renaissance" (Mali)
Faire revivre une ville "réelle" et "mythique"
Timbuktu, Timboctú, Timbuctoo, Tinbuctu, Tombouctou, Tombutu, Tumbuto ou Tumutu ?! Peu importe comment il s'orthographie, ce nom est une maxime, une formule rituelle, pour une fois entendu, jamais plus oublié...
Il y a deux Tombouctous : l'une est le centre administratif de la 6e région de la République du Mali, dans le nord-ouest du pays, une ville de caravanes assez calme, située au sommet de la boucle du fleuve Niger, au point où celui-ci se rapproche le plus du Sahara, une ville sans ombre et d'un climat désertique chaud à saison hivernale, à l'époque une métropole commerciale célèbre au Soudan, un grand trafic inter-africain et un centre financier en direction de Fez, Kaïrouan, le Fezzan, Le Caire et même en dehors de l'Afrique, à Vénise, à Genève..., une ville abritant plusieurs sites déclarés patrimoine mondial, un endroit dont la réalité quotidienne est déjà décrite dans le journal Voyage à Tombouctou et à Jenné par le Français René Caillié ayant voyagé jusqu'à Tombouctou de 1824 à 1828, de caravane en caravane, déguisé en Arabe, converti à l'islam et le pratiquant scrupuleusement, une ville qui a connu à son apogée une véritable industrie du livre avec de nombreux ateliers de sélection des manuscrits de scribes et calligraphes, de correcteurs, de relieurs et de recherche, un foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle qui était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan (aujourd'hui encore, la localité recèle d'importantes collections de documents écrits par des natifs de la ville de Tombouctou), la "ville des 333 saints", bref, un fief de l'érudition islamique pendant des siècles... On ne peut pas finir sans parler de ce vieil adage du 16e siècle qui campe sur le vif cette ville : "Le sel vient du Nord, l'or vient du Sud et l'argent des pays des Blancs ; mais la parole de Dieu, les choses savantes, les histoires et les contes jolis, on ne les trouve qu'à Tombouctou". Ce sont toutes ces particularités réunies qui ont fait de Tombouctou la ville mystérieuse qui, en plus des chercheurs musulmans et des curieux de toutes les nations, a attiré beaucoup de célèbres Européens dont les maisons de passage sont aujourd'hui monuments historiques ; il s'agit de l'Anglais Laing (1826), du Français Caillié (1828), de l'Allemand Barth (1853), de l'Autrichien Lenz (1880), de l'Américain Berky (1912)...
Et puis, il y a une Tombouctou imaginaire, une ville mythique dans une Arcadie, une Fata Morgana antipodale, une ville qu'associent les Européens avec le fin fond du monde connu ("Tinbuctu, l'autre bout du monde !")... ou une "blague stupide", veut dire que la Tombouctou des touristes et voyageurs de passage, lesquels sont souvent déçus par la ville tout en se posant en place deux questions seulement : "Où recevoir le plus vite possible un drink ?" et "Pourquoi suis-je vraiment ici ?" Néanmoins, les mêmes "peuvent toujours affirmer qu'ils y sont rendus parce que ce lieu a colonisé notre imaginaire, celui des Occidentaux, à tel point que Tombouctou a encore suffisamment de force pour donner naissance à des suggestions de post- ou pseudo-explorateurs" (Marco Aime 2009: 514).
Malheureusement, depuis 2012, la ville de Tombouctou rappelle aussi la menace destructive de l’extrémisme religieux. Des groupes armés, y compris des jihadistes liés à Al Qaïda, ont envahi le pays et opprimé la population locale, circulant en moto, un mégaphone à la main pour ânonner leurs lois et procédant à des flagellations ou à des amputations, endommageant des mausolées et autres lieux saints, détruisant des œuvres d'art à la kalachnikov, incendiant des milliers de manuscrits, interdisant les livres, le sport, la danse et la musique. Une coalition de forces a libéré Tombouctou et chassé les terroristes, mais la paix demeure jusqu'ici fragile. L’économie – essentiellement basée sur l’artisanat, le commerce, et le tourisme – a dépéri depuis complètement.
En alliance avec la Brookings Institution et le Gouvernement à Bamako, Timbuktu Renaissance est une plateforme qui vise à s’appuyer sur la riche culture et l’héritage du Mali, notamment celui de Tombouctou, pour promouvoir la tolérance et faire démarrer la création de richesse et la résilience. L’initiative cherche non seulement à booster les industries créatrices du Mali telles que le tourisme, la littérature, l’architecture, la musique, le film et l’art, mais également à mobiliser l’investissement pour le développement économique durable dans des domaines comprenant l’éducation, l’agriculture, les énergies renouvelables et les ressources naturelles.
Visitez et goûtez le site Timbuktu Renaissance : http://www.timbukturenaissance.org/fr/
Hery
Timbuktu, Timboctú, Timbuctoo, Tinbuctu, Tombouctou, Tombutu, Tumbuto ou Tumutu ?! Peu importe comment il s'orthographie, ce nom est une maxime, une formule rituelle, pour une fois entendu, jamais plus oublié...
Il y a deux Tombouctous : l'une est le centre administratif de la 6e région de la République du Mali, dans le nord-ouest du pays, une ville de caravanes assez calme, située au sommet de la boucle du fleuve Niger, au point où celui-ci se rapproche le plus du Sahara, une ville sans ombre et d'un climat désertique chaud à saison hivernale, à l'époque une métropole commerciale célèbre au Soudan, un grand trafic inter-africain et un centre financier en direction de Fez, Kaïrouan, le Fezzan, Le Caire et même en dehors de l'Afrique, à Vénise, à Genève..., une ville abritant plusieurs sites déclarés patrimoine mondial, un endroit dont la réalité quotidienne est déjà décrite dans le journal Voyage à Tombouctou et à Jenné par le Français René Caillié ayant voyagé jusqu'à Tombouctou de 1824 à 1828, de caravane en caravane, déguisé en Arabe, converti à l'islam et le pratiquant scrupuleusement, une ville qui a connu à son apogée une véritable industrie du livre avec de nombreux ateliers de sélection des manuscrits de scribes et calligraphes, de correcteurs, de relieurs et de recherche, un foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle qui était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan (aujourd'hui encore, la localité recèle d'importantes collections de documents écrits par des natifs de la ville de Tombouctou), la "ville des 333 saints", bref, un fief de l'érudition islamique pendant des siècles... On ne peut pas finir sans parler de ce vieil adage du 16e siècle qui campe sur le vif cette ville : "Le sel vient du Nord, l'or vient du Sud et l'argent des pays des Blancs ; mais la parole de Dieu, les choses savantes, les histoires et les contes jolis, on ne les trouve qu'à Tombouctou". Ce sont toutes ces particularités réunies qui ont fait de Tombouctou la ville mystérieuse qui, en plus des chercheurs musulmans et des curieux de toutes les nations, a attiré beaucoup de célèbres Européens dont les maisons de passage sont aujourd'hui monuments historiques ; il s'agit de l'Anglais Laing (1826), du Français Caillié (1828), de l'Allemand Barth (1853), de l'Autrichien Lenz (1880), de l'Américain Berky (1912)...
Et puis, il y a une Tombouctou imaginaire, une ville mythique dans une Arcadie, une Fata Morgana antipodale, une ville qu'associent les Européens avec le fin fond du monde connu ("Tinbuctu, l'autre bout du monde !")... ou une "blague stupide", veut dire que la Tombouctou des touristes et voyageurs de passage, lesquels sont souvent déçus par la ville tout en se posant en place deux questions seulement : "Où recevoir le plus vite possible un drink ?" et "Pourquoi suis-je vraiment ici ?" Néanmoins, les mêmes "peuvent toujours affirmer qu'ils y sont rendus parce que ce lieu a colonisé notre imaginaire, celui des Occidentaux, à tel point que Tombouctou a encore suffisamment de force pour donner naissance à des suggestions de post- ou pseudo-explorateurs" (Marco Aime 2009: 514).
Malheureusement, depuis 2012, la ville de Tombouctou rappelle aussi la menace destructive de l’extrémisme religieux. Des groupes armés, y compris des jihadistes liés à Al Qaïda, ont envahi le pays et opprimé la population locale, circulant en moto, un mégaphone à la main pour ânonner leurs lois et procédant à des flagellations ou à des amputations, endommageant des mausolées et autres lieux saints, détruisant des œuvres d'art à la kalachnikov, incendiant des milliers de manuscrits, interdisant les livres, le sport, la danse et la musique. Une coalition de forces a libéré Tombouctou et chassé les terroristes, mais la paix demeure jusqu'ici fragile. L’économie – essentiellement basée sur l’artisanat, le commerce, et le tourisme – a dépéri depuis complètement.
En alliance avec la Brookings Institution et le Gouvernement à Bamako, Timbuktu Renaissance est une plateforme qui vise à s’appuyer sur la riche culture et l’héritage du Mali, notamment celui de Tombouctou, pour promouvoir la tolérance et faire démarrer la création de richesse et la résilience. L’initiative cherche non seulement à booster les industries créatrices du Mali telles que le tourisme, la littérature, l’architecture, la musique, le film et l’art, mais également à mobiliser l’investissement pour le développement économique durable dans des domaines comprenant l’éducation, l’agriculture, les énergies renouvelables et les ressources naturelles.
Visitez et goûtez le site Timbuktu Renaissance : http://www.timbukturenaissance.org/fr/
Hery
De la musique, malgré tout! (Mali)
«Au Mali, la musique n'est pas un divertissement, c'est la vie !» (Aymeric Krol de BKO Quintet)
Rétro 2015 : nouveautés discographiques
La guerre contre les jihadistes au Mali n'est pas achevée, les troubles et les risques d'attentats se poursuivent, les menaces sont toujours présentes, mais les nuits dans la capitale malienne continuent à vibrer : la jeunesse danse au pop de demain, tandis que les rappeurs et les griots tiennent tête à l'élite corrompue du pays. Dans les salles de concert, les bars, les hôtels se présentent les grands noms de la scène locale, et la terreur n'a pas réduit à néant la créativité des musiciens sur place : les voix de nombreux artistes, de Khaira Arby à Kandia Kouyaté et Boubacar Traoré continuent de résonner dans leur pays et au-delà.
En mêlant souvent à leurs compositions des sons ancestraux, les artistes contemporains font vivre la musique. De plus, ils se produisent dans le monde entier, leurs musiques inspirent après comme avant les stars du pop occidentales comme l'Inde et la Jamaïque autrefois...
Voici, par ordre alphabétique, une liste des parutions en 2015 qui, à une grande diversité de styles, prennent goût aux mélomanes du monde entier :
Les Ambassadeurs : Rebirth. World Village.
Khaira Arby : Gossip. Clermont Music.
Bamba Wassoulou Groove : Farima. Label Bleu.
Abou Diarra & Donko Band : Live au New Morning. Koala. (CD + DVD)
Fatoumata Diawara & Roberto Fonseca : At Home. Jazz Village.
D.A. : Lost in Mali. World Music Network. (Compilation)
Electro Bamako : Now. Csb Prod.
Gambari Band : Kokuma. Membran.
Jeconte & Mali Allstars : Mali Blues. Koch Entertainment.
Kala Jula (= Samba Diabaté & Vincent Zanetti) : Sangoyi. Buda Musique.
Mamadou Kelly : Djamila. Clermont Music.
Bassékou Kouyaté & Ngoni Ba : Ba Power. Glitterbeat/Indigo.
Kandia Kouyaté : Renascence. Sterns/Alive.
Kunbe : Bamako Groove. Absilone/Adjololo.
Midnight Ravers : Sou Kono. Jarring Effects Label.
Inna Modja : Motel Bamako. Warner Music.
Sigidiya Percussion. Mali Dewn. Sambalolo Inc.
Baba Sissoko : Three Gees. Blind Faith.
Ballaké Sissoko & Vincent Segal : Musique de Nuit. No Format/Sony Music.
Songhoy Blues : Music in Exile. Transgressive.
Les Songoy : Le Mali des Sables (première anthologie de la musique malienne, vol.3). Bolibana Inedits. (réédité, 1970)
Tamikrest : Taksera (recorded live at the Burg Herzberg Festival, Alsfeld/Germany). Glitterbeat. (Album vinyle)
Terakraft : Ténéré (Alone). World Village.
Tinariwen : Live in Paris 2014. Wedge.
Samba Touré : Gandadiko. Glitterbeat.
Vieux Farka Touré & Julia Easterlin : Touristes. Six Degrees/Exil.
Boubacar Traoré : Mbalimaou. Lusafrica/Rough Trade.
Trio Da Kali : Trio Da Kali. World Circuit. (EP)
Ben Zabo : Wa Maliba. Koré Prod/Glitterhouse.
++++++++++++++++++++
Petit bis (croustillant musical de l'année 2015 !) :
Le "Ali Farka Touré Band", orchestre des ex-camarades de routes d'Ali Farka Touré (1939–2006) qui ont fait plusieurs fois le tour du monde et partagé la scène avec le grand Maestro : c'est sous la baguette de son fidèle bassiste à l'époque, que le groupe revisite le riche répertoire de l'enfant de Niafounké pour le rappeler et entretenir la flamme. Quelle magnifique idée, un tel hommage à ce musicien d'exception, voilà bientôt dix ans (le 7 mars) qu'il est mort !!!
Le line-up de l'orchestre (dans le vidéo en bas) : Mahamoudou Kelly (guitare), Aly Magassa (guitare), Barou Diallo (basse), Oumar Touré (congas), Souleymane Kané (djembé), Hamma Sankaré (calebasse)...
www.youtube.com/watch?v=F3j1zpRXHUg
Hery
Rétro 2015 : nouveautés discographiques
La guerre contre les jihadistes au Mali n'est pas achevée, les troubles et les risques d'attentats se poursuivent, les menaces sont toujours présentes, mais les nuits dans la capitale malienne continuent à vibrer : la jeunesse danse au pop de demain, tandis que les rappeurs et les griots tiennent tête à l'élite corrompue du pays. Dans les salles de concert, les bars, les hôtels se présentent les grands noms de la scène locale, et la terreur n'a pas réduit à néant la créativité des musiciens sur place : les voix de nombreux artistes, de Khaira Arby à Kandia Kouyaté et Boubacar Traoré continuent de résonner dans leur pays et au-delà.
En mêlant souvent à leurs compositions des sons ancestraux, les artistes contemporains font vivre la musique. De plus, ils se produisent dans le monde entier, leurs musiques inspirent après comme avant les stars du pop occidentales comme l'Inde et la Jamaïque autrefois...
Voici, par ordre alphabétique, une liste des parutions en 2015 qui, à une grande diversité de styles, prennent goût aux mélomanes du monde entier :
Les Ambassadeurs : Rebirth. World Village.
Khaira Arby : Gossip. Clermont Music.
Bamba Wassoulou Groove : Farima. Label Bleu.
Abou Diarra & Donko Band : Live au New Morning. Koala. (CD + DVD)
Fatoumata Diawara & Roberto Fonseca : At Home. Jazz Village.
D.A. : Lost in Mali. World Music Network. (Compilation)
Electro Bamako : Now. Csb Prod.
Gambari Band : Kokuma. Membran.
Jeconte & Mali Allstars : Mali Blues. Koch Entertainment.
Kala Jula (= Samba Diabaté & Vincent Zanetti) : Sangoyi. Buda Musique.
Mamadou Kelly : Djamila. Clermont Music.
Bassékou Kouyaté & Ngoni Ba : Ba Power. Glitterbeat/Indigo.
Kandia Kouyaté : Renascence. Sterns/Alive.
Kunbe : Bamako Groove. Absilone/Adjololo.
Midnight Ravers : Sou Kono. Jarring Effects Label.
Inna Modja : Motel Bamako. Warner Music.
Sigidiya Percussion. Mali Dewn. Sambalolo Inc.
Baba Sissoko : Three Gees. Blind Faith.
Ballaké Sissoko & Vincent Segal : Musique de Nuit. No Format/Sony Music.
Songhoy Blues : Music in Exile. Transgressive.
Les Songoy : Le Mali des Sables (première anthologie de la musique malienne, vol.3). Bolibana Inedits. (réédité, 1970)
Tamikrest : Taksera (recorded live at the Burg Herzberg Festival, Alsfeld/Germany). Glitterbeat. (Album vinyle)
Terakraft : Ténéré (Alone). World Village.
Tinariwen : Live in Paris 2014. Wedge.
Samba Touré : Gandadiko. Glitterbeat.
Vieux Farka Touré & Julia Easterlin : Touristes. Six Degrees/Exil.
Boubacar Traoré : Mbalimaou. Lusafrica/Rough Trade.
Trio Da Kali : Trio Da Kali. World Circuit. (EP)
Ben Zabo : Wa Maliba. Koré Prod/Glitterhouse.
++++++++++++++++++++
Petit bis (croustillant musical de l'année 2015 !) :
Le "Ali Farka Touré Band", orchestre des ex-camarades de routes d'Ali Farka Touré (1939–2006) qui ont fait plusieurs fois le tour du monde et partagé la scène avec le grand Maestro : c'est sous la baguette de son fidèle bassiste à l'époque, que le groupe revisite le riche répertoire de l'enfant de Niafounké pour le rappeler et entretenir la flamme. Quelle magnifique idée, un tel hommage à ce musicien d'exception, voilà bientôt dix ans (le 7 mars) qu'il est mort !!!
Le line-up de l'orchestre (dans le vidéo en bas) : Mahamoudou Kelly (guitare), Aly Magassa (guitare), Barou Diallo (basse), Oumar Touré (congas), Souleymane Kané (djembé), Hamma Sankaré (calebasse)...
www.youtube.com/watch?v=F3j1zpRXHUg
Hery
Hiver 2016: BKO Quintet on tour (Mali/France)
Musique tradi-moderne malienne présentée en Europe
Après deux tournées en Europe (2013, 2014) et la sortie de leur premier opus intitulé "Bamako Today" en automne 2014, le BKO Quintet, ensemble franco-malien (4 artistes maliens et 1 français), donne une fois de plus des concernts sur le continent européen et en Israël...
Le BKO Quintet est un jeune ensemble fondé en 2012 par deux percussionnistes : le maître de djembé Ibrahima Sarr (pour longtemps un accompagnateur musical d'Oumou Sangaré, présent sur ses albums à elle "Ko Sira" et "Oumou") et le batteur français Aymeric Krol. Ces deux rassemblent d'autres musiciens autour d'eux, et en faisant cela, pour la toute première fois ils relient deux domaines culturels complètement différents, celui des griots mandingues, avec celui des chasseurs bambara, les donso : un mélange unique encore jamais exploité dans le paysage sonore des musiques maliennes. Le chanteur Fassara Sacko représente les traditions des griots, et Nfali Diakité, quant à lui, est issu de la tradition de la musique des chasseurs, avec sa voix impressionnante et accompagné par le donsongoni, le "luth des chasseurs bambara". Son talent ne doit rien au hasard, il est le petit-fils du grand Yoro Sidibé (voir aussi http://voyageforum.com/v.f?post=5536132;search_string=yoro%20sidibe). Les cinq artistes ne sont pas des béjaunes sur la scène musicale mais ont plutôt déjà connu un parcours professionnel intéressant avant de rejoindre cet ensemble : Abdoulaye Koné, descendant du grand griot Djeli Baba Sissoko, avait accompagné Salif Keita et Tiken Jah Fakoly pendant leurs tournées internationales, Aymeric Krol est un musicien intense et créatif sur la scène de jazz en France (p.ex. en duo avec le contrebassiste Nicolas Bianco) mais cherche encore et toujours les rencontres avec des musiciens africains, Fassara Sacko et Nfali Diakité ont rôdé beaucoup sur des fêtes traditionnelles au Mali pour s'y faire un nom.
Le Bko Quintet agrandit la liste de ces groupes et musiciens maliens qui se sont fixés comme objectif le renouveau de la musique dite tradi-moderne malienne, se retrouvant ainsi en meilleure société avec des ensembles tels que le triple-guitare-groupe Bamba Wassoulou Groove ou le trio Songhoy Blues, appartenant au peuple sonraï au nord du Mali, mais aussi avec des instrumentistes de premier ordre comme Samba Touré, Bassékou Kouyaté et le balafoniste Lansine Kouyaté.
Le quintette : Ibrahima Sarr : djembé / Fassara Sacko : chant, dunun / Abdoulaye Koné : ngoni / Nfali Diakité : chant, donsongoni / Aymeric Krol : batterie hybride.
Le site : http://bkoquintet.com./
La discographie : a) EP de téléchargement : "Trad Actual Malian Sound". Athos Productions/Maraka, 2012 (4 chansons). b) CD : "Bamako Today" (+ le DVD "BKO on air", un film de Cris Ubermann). Buda Musique, 2014.
Les dates :
15/01 : NL–La Hague, Korzo 16/01 : NL–Utrecht, Rasa 17/01 : NL– Amsterdam, Bitterzoet 21/01 : FR–Grenoble, Le prunier sauvage 22/01 : SUI–Zurich, Moods 23/01 : BE–Gent, De centrale 24/01 : FR–Gennevilliers, Le tamanoir 26/01 : ALL–Berlin, Berghain Kantine 28/01 : DK–Aarhus, Atlas 29/01 : DK–Copenhague, Global 30/01 : ALL–Lauenau, Kesselhaus 31/01 : ALL–Erfurt, Franz Mehlhose 04/02 : IL–Zichron Ya'akov, Elma Art Complex 05/02 : IL–Zichron Ya'akov, Elma Art Complex .. ..
Hery
Annexe : vidéos qui préfigurent l'originalité de cet ensemble et laissent conjecturer les différents univers traditionnels du Mali, pays réputé et admiré pour sa richesse culturelle, en particulier sur le plan musical :
https://www.youtube.com/watch?v=g4OCinUg2PU
https://www.youtube.com/watch?v=lUBBnb6sNpo
https://vimeo.com/70122707
https://www.youtube.com/watch?v=-cn57IHWlIs
https://www.youtube.com/watch?v=1T77N2niO60
https://www.youtube.com/watch?v=KN7zk2rcGjs
Après deux tournées en Europe (2013, 2014) et la sortie de leur premier opus intitulé "Bamako Today" en automne 2014, le BKO Quintet, ensemble franco-malien (4 artistes maliens et 1 français), donne une fois de plus des concernts sur le continent européen et en Israël...
Le BKO Quintet est un jeune ensemble fondé en 2012 par deux percussionnistes : le maître de djembé Ibrahima Sarr (pour longtemps un accompagnateur musical d'Oumou Sangaré, présent sur ses albums à elle "Ko Sira" et "Oumou") et le batteur français Aymeric Krol. Ces deux rassemblent d'autres musiciens autour d'eux, et en faisant cela, pour la toute première fois ils relient deux domaines culturels complètement différents, celui des griots mandingues, avec celui des chasseurs bambara, les donso : un mélange unique encore jamais exploité dans le paysage sonore des musiques maliennes. Le chanteur Fassara Sacko représente les traditions des griots, et Nfali Diakité, quant à lui, est issu de la tradition de la musique des chasseurs, avec sa voix impressionnante et accompagné par le donsongoni, le "luth des chasseurs bambara". Son talent ne doit rien au hasard, il est le petit-fils du grand Yoro Sidibé (voir aussi http://voyageforum.com/v.f?post=5536132;search_string=yoro%20sidibe). Les cinq artistes ne sont pas des béjaunes sur la scène musicale mais ont plutôt déjà connu un parcours professionnel intéressant avant de rejoindre cet ensemble : Abdoulaye Koné, descendant du grand griot Djeli Baba Sissoko, avait accompagné Salif Keita et Tiken Jah Fakoly pendant leurs tournées internationales, Aymeric Krol est un musicien intense et créatif sur la scène de jazz en France (p.ex. en duo avec le contrebassiste Nicolas Bianco) mais cherche encore et toujours les rencontres avec des musiciens africains, Fassara Sacko et Nfali Diakité ont rôdé beaucoup sur des fêtes traditionnelles au Mali pour s'y faire un nom.
Le Bko Quintet agrandit la liste de ces groupes et musiciens maliens qui se sont fixés comme objectif le renouveau de la musique dite tradi-moderne malienne, se retrouvant ainsi en meilleure société avec des ensembles tels que le triple-guitare-groupe Bamba Wassoulou Groove ou le trio Songhoy Blues, appartenant au peuple sonraï au nord du Mali, mais aussi avec des instrumentistes de premier ordre comme Samba Touré, Bassékou Kouyaté et le balafoniste Lansine Kouyaté.
Le quintette : Ibrahima Sarr : djembé / Fassara Sacko : chant, dunun / Abdoulaye Koné : ngoni / Nfali Diakité : chant, donsongoni / Aymeric Krol : batterie hybride.
Le site : http://bkoquintet.com./
La discographie : a) EP de téléchargement : "Trad Actual Malian Sound". Athos Productions/Maraka, 2012 (4 chansons). b) CD : "Bamako Today" (+ le DVD "BKO on air", un film de Cris Ubermann). Buda Musique, 2014.
Les dates :
15/01 : NL–La Hague, Korzo 16/01 : NL–Utrecht, Rasa 17/01 : NL– Amsterdam, Bitterzoet 21/01 : FR–Grenoble, Le prunier sauvage 22/01 : SUI–Zurich, Moods 23/01 : BE–Gent, De centrale 24/01 : FR–Gennevilliers, Le tamanoir 26/01 : ALL–Berlin, Berghain Kantine 28/01 : DK–Aarhus, Atlas 29/01 : DK–Copenhague, Global 30/01 : ALL–Lauenau, Kesselhaus 31/01 : ALL–Erfurt, Franz Mehlhose 04/02 : IL–Zichron Ya'akov, Elma Art Complex 05/02 : IL–Zichron Ya'akov, Elma Art Complex .. ..
Hery
Annexe : vidéos qui préfigurent l'originalité de cet ensemble et laissent conjecturer les différents univers traditionnels du Mali, pays réputé et admiré pour sa richesse culturelle, en particulier sur le plan musical :
https://www.youtube.com/watch?v=g4OCinUg2PU
https://www.youtube.com/watch?v=lUBBnb6sNpo
https://vimeo.com/70122707
https://www.youtube.com/watch?v=-cn57IHWlIs
https://www.youtube.com/watch?v=1T77N2niO60
https://www.youtube.com/watch?v=KN7zk2rcGjs
Nouvelles de la route Dakhla - Dakar - Bamako
Je veux faire ce trajet en fevrier, es-qu`il y a des renseignements sur la sureté pendant ce trajet? Qui l`a fait recemment? Je serais heureux d`avoir des nouvelles.
Merci Ferdinand
Quelle(s) marque(s) de voiture conduire à Bamako?
Bonjour,
Je vais sans doute devoir acheter une voiture pour conduire dans Bamako, Mali. Je me pose les questions suivantes:
- faut-il une voiture "normale", SUV ou 4x4 ? - faut-il un châssis surélevé et est-ce que les SUV ont systématiquement un châssis surélevé? - quelles sont les marques les plus courantes à Bamako ? J'ai une préférence pour les petites voitures (longueur entre 3 et 4 mètres) ? - existe-t-il un concessionaire de voitures Suzuki ou Kia à Bamako ?
Merci
Vincent
Je vais sans doute devoir acheter une voiture pour conduire dans Bamako, Mali. Je me pose les questions suivantes:
- faut-il une voiture "normale", SUV ou 4x4 ? - faut-il un châssis surélevé et est-ce que les SUV ont systématiquement un châssis surélevé? - quelles sont les marques les plus courantes à Bamako ? J'ai une préférence pour les petites voitures (longueur entre 3 et 4 mètres) ? - existe-t-il un concessionaire de voitures Suzuki ou Kia à Bamako ?
Merci
Vincent
Mécanique et pièces auto à Bamako au Mali
Bonjour,
je souhaiterais envoyé mon 4x4 (nissan x-trail 2.2 dci) a BAMAKO et le faire réparé sur place (une bielle coulée), pensez vous que cela soit envisageable, peut on trouver les pieces sur place, les mécaniciens sont-ils suffisament compétent et equipé pour géré ce genre de réparation ?
Je tiens a préciser que la voiture voyagerais si ça se faisant dans un contenaire jusqu'a kati.
Merci de votre attention
je souhaiterais envoyé mon 4x4 (nissan x-trail 2.2 dci) a BAMAKO et le faire réparé sur place (une bielle coulée), pensez vous que cela soit envisageable, peut on trouver les pieces sur place, les mécaniciens sont-ils suffisament compétent et equipé pour géré ce genre de réparation ?
Je tiens a préciser que la voiture voyagerais si ça se faisant dans un contenaire jusqu'a kati.
Merci de votre attention
Griffure de chat au Mali
Bonjour je me suis fais grifer par chat que doit je faire ???
Visa Mali à la frontière?
Bonjour,
L ambassade du Mali à nouakchot ne délivre pas de visa aux français parais t il .
Est il possible de prendre un visa à la frontière ?
Merci
Merci
Besoin d'une traduction en bambara
Bonjour,
Dans le cadre d'un exercice académique, on me demande de faire un bref portrait d'une personne. Je dois également lui trouver un surnom. J'aurais aimé trouver une expression qui signifie "le trait d'union, celui qui fait le lien, qui créé la cohésion" car je pense que cela reflète bien sa contribution à notre équipe. Pour faire un peu plus original, j'aurais voulu que cette expression soit traduite en Bambara car la personne en question est Malienne. Ne connaissant malheureusement pas du tout cette langue, je me permets de faire appel à vous.
Avez-vous des suggestions?
D'avance merci.
S.
Dans le cadre d'un exercice académique, on me demande de faire un bref portrait d'une personne. Je dois également lui trouver un surnom. J'aurais aimé trouver une expression qui signifie "le trait d'union, celui qui fait le lien, qui créé la cohésion" car je pense que cela reflète bien sa contribution à notre équipe. Pour faire un peu plus original, j'aurais voulu que cette expression soit traduite en Bambara car la personne en question est Malienne. Ne connaissant malheureusement pas du tout cette langue, je me permets de faire appel à vous.
Avez-vous des suggestions?
D'avance merci.
S.
Terry Riley à la malienne: "In C Mali"
"Few pieces of music straddle the divide between cultural artifact, radical manifesto of musical intention, and wide popularity like Terry Riley’s In C" (Matt Starling, bandcamp.com ; 2015)
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
La situation au sud du Mali (début septembre 2015)
bonjours
je cherche des retours d'info sur la situation au sud mali , je prévois d'arriver à ougadougou et rejoindre kedougou (senegal) en vélo en passant par le sud mali; malgrès les attaques de cet été j'ai le sentiment que voyager en vélo sur les pistes du sud n'est pas plus dangereux qu'ailleurs , quelqu'un reviens t'il reçament de cette région? merci de me donner vos sentiments ; vos experiences
samuel
Livre: "Le Mali contemporain"
Pour tous les amoureux & amoureuses du MALI !
Le site Malilink signale en une page la parution de l'ouvrage sur "Le Mali contemporain" présenté comme "une importante contribution des chercheurs".
Vous trouverez cette page ici ...
Bonne lecture, Hery

Le site Malilink signale en une page la parution de l'ouvrage sur "Le Mali contemporain" présenté comme "une importante contribution des chercheurs".
Vous trouverez cette page ici ...
Bonne lecture, Hery

Vivre au Mali
Bonjour a toutes et a tous, j aimerai avoir quelques renseignements sur le mali , en l occurrence pour pouvoir y vivre définitivement peut être dans quelques années, pour ma retraite , car je pense qu il n y a pas de travail la bas pour les occidentaux si quelqu’un a eu la même idée que moi et qu il y est parti, je suis preneur pour toutes informations 😎😉
La musique malienne en deuil: Bako Dagnon est décédée
Bako Dagnon, mémoire d'une culture ancestrale
Au début de juillet, la chanteuse malienne Bako Dagnon ayant consacré sa vie au rayonnement de la tradition griotte et de l’histoire de son peuple, est décédée dans l'hôpital du Point G de Bamako, au Mali. Une grande voix de la musique traditionnelle s'est éteinte ...
Née dans la région de Kita, dans une famille de griots, et donc prédestinée au mieux à emmagasiner une connaissance incomparable de la culture mandingue, elle était pour beaucoup une "bibliothèque vivante". La chanteuse griotte reprenait les fables de la culture mandingue dans ses chansons. Et les grands noms de la musique malienne dont Ali Farka Touré, Oumou Sangaré et Salif Keïta n'hésitaient pas à la consulter pour écouter ses conseils ...
Dans les années 70, Bako Dagnon collabore avec les Biennales de la Jeunesse lancées par Modibo Keïta, le père de l’indépendance, dont l’objectif est la dynamisation des traditions culturelles du pays. Là, elle fait ses premières apparitions publiques, et la chanson "Tiga Monyonko" (tiga mɔɲɔnkɔ "broser des arachides") la rend célèbre à travers le Mali à cette époque. A partir de 1974, comme beaucoup de grands artists de sa génération, elle fait partie de l'Ensemble Instrumental du Mali durant plus de quinze ans.
En 1990, elle enregistre sa première cassette. Après une demi-douzaine d'albums commercialisés au Mali, elle partage la culture mandingue et ses vieilles fables avec le reste du monde en 2007, lors de la sortie de son premier album international, "Titati" (titati "difficulté ; combat pénible"). En 2009, Bako Dagnon met l'album "Sidiba" en vente. De surcroît, la chanteuse se fait entendre au-delà des frontières sur l'album "L'Electro Bamako" (2001) de Marc Minelli, ou sur quelques pièces avec le collectif de griots maliens de l'album "Mandekalu" (2004).
Dans un communiqué, la ministre malienne de la Culture a salué la mémoire de cette "grande figure de la musique malienne qui a su mettre son talent au service du rayonnement artistique et qui fit connaître, au-delà de nos frontières, les richesses de la musique traditionnelle du Mali". "Chevalier de l’ordre national depuis 2009, Bako Dagnon est restée la gardienne du temple mandingue et de ses histoires multi-séculaires, qu’elle n’a de cesse de véhiculer auprès des jeunes générations", a déclaré la ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo.
Que son âme repose en paix !
Hery

http://www.musicme.com/Bako-Dagnon/
Au début de juillet, la chanteuse malienne Bako Dagnon ayant consacré sa vie au rayonnement de la tradition griotte et de l’histoire de son peuple, est décédée dans l'hôpital du Point G de Bamako, au Mali. Une grande voix de la musique traditionnelle s'est éteinte ...
Née dans la région de Kita, dans une famille de griots, et donc prédestinée au mieux à emmagasiner une connaissance incomparable de la culture mandingue, elle était pour beaucoup une "bibliothèque vivante". La chanteuse griotte reprenait les fables de la culture mandingue dans ses chansons. Et les grands noms de la musique malienne dont Ali Farka Touré, Oumou Sangaré et Salif Keïta n'hésitaient pas à la consulter pour écouter ses conseils ...
Dans les années 70, Bako Dagnon collabore avec les Biennales de la Jeunesse lancées par Modibo Keïta, le père de l’indépendance, dont l’objectif est la dynamisation des traditions culturelles du pays. Là, elle fait ses premières apparitions publiques, et la chanson "Tiga Monyonko" (tiga mɔɲɔnkɔ "broser des arachides") la rend célèbre à travers le Mali à cette époque. A partir de 1974, comme beaucoup de grands artists de sa génération, elle fait partie de l'Ensemble Instrumental du Mali durant plus de quinze ans.
En 1990, elle enregistre sa première cassette. Après une demi-douzaine d'albums commercialisés au Mali, elle partage la culture mandingue et ses vieilles fables avec le reste du monde en 2007, lors de la sortie de son premier album international, "Titati" (titati "difficulté ; combat pénible"). En 2009, Bako Dagnon met l'album "Sidiba" en vente. De surcroît, la chanteuse se fait entendre au-delà des frontières sur l'album "L'Electro Bamako" (2001) de Marc Minelli, ou sur quelques pièces avec le collectif de griots maliens de l'album "Mandekalu" (2004).
Dans un communiqué, la ministre malienne de la Culture a salué la mémoire de cette "grande figure de la musique malienne qui a su mettre son talent au service du rayonnement artistique et qui fit connaître, au-delà de nos frontières, les richesses de la musique traditionnelle du Mali". "Chevalier de l’ordre national depuis 2009, Bako Dagnon est restée la gardienne du temple mandingue et de ses histoires multi-séculaires, qu’elle n’a de cesse de véhiculer auprès des jeunes générations", a déclaré la ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo.
Que son âme repose en paix !
Hery

http://www.musicme.com/Bako-Dagnon/
Traduction en Bambara
aw ni tié !
j'aurais aimé traduire le texte ci dessous( tiré d'un livre de Paulo Cohelo ) pour un ami Malien que l'on appelle "petit guerrier" djembéfola et qui a actuellement besoin de réconfort: " Un Guerrier n'est jamais lâche. La fuite peut-être une excellente méthode de défense, mais on ne peut y recourir quand la peur est vive. Dans le doute, le guerrier préfère affronter ses blessures-car il sait que s'il fuit, il donne à l'agresseur un pouvoir plus grand que celui qu'il mérite. Dans les moments difficiles et douloureux, le guerrier assume sa position d'infériorité avec héroïsme, résignation et courage"
Je sais que la traduction littérale du français au Bambara est impossible mais si vous pouvez avoir un texte, sentences ou proverbes se rapprochant de l'idée qui se dégage de ce texte je vous en serais très reconnaissant. Ala kà kàlan nôgôya ! kambé kôfé
j'aurais aimé traduire le texte ci dessous( tiré d'un livre de Paulo Cohelo ) pour un ami Malien que l'on appelle "petit guerrier" djembéfola et qui a actuellement besoin de réconfort: " Un Guerrier n'est jamais lâche. La fuite peut-être une excellente méthode de défense, mais on ne peut y recourir quand la peur est vive. Dans le doute, le guerrier préfère affronter ses blessures-car il sait que s'il fuit, il donne à l'agresseur un pouvoir plus grand que celui qu'il mérite. Dans les moments difficiles et douloureux, le guerrier assume sa position d'infériorité avec héroïsme, résignation et courage"
Je sais que la traduction littérale du français au Bambara est impossible mais si vous pouvez avoir un texte, sentences ou proverbes se rapprochant de l'idée qui se dégage de ce texte je vous en serais très reconnaissant. Ala kà kàlan nôgôya ! kambé kôfé
Visa malien à la frontière de Kéniéba (avec vélo)
Bonjour,
Nous nous dirigeons à vélo vers Bamako, depuis le Sénégal. Nous aimerions passer par la frontière sud (vers Kénieba et non Kayes). Est-ce que quelqu'un a une information sûre si nous pouvons obtenir notre visa malien à la frontière ? Nous aimerions éviter dans la mesure du possible.
Merci pour vos informations
Matt et Olivia
Nous nous dirigeons à vélo vers Bamako, depuis le Sénégal. Nous aimerions passer par la frontière sud (vers Kénieba et non Kayes). Est-ce que quelqu'un a une information sûre si nous pouvons obtenir notre visa malien à la frontière ? Nous aimerions éviter dans la mesure du possible.
Merci pour vos informations
Matt et Olivia
Traduction du bambara au français
Bonjour,
Je souhaiterai trouver quelqu'un qui puisse me traduire un enregistrement d'une heure du bambara au français.
merci par avance . Initché
Je souhaiterai trouver quelqu'un qui puisse me traduire un enregistrement d'une heure du bambara au français.
merci par avance . Initché
12ème festival Détours du Monde: cultures du monde en transhumance
Détours du Monde - Festival des civilisations vivantes et populaires
Gorges du Tarn, Grands Causses, Chanac, Aubrac, Lozère (48), en Languedoc-Roussillon
Nous vous invitons à vous envoler vers des horizons lointains (Portugal, Egypte, Mali, Cuba, Iran, Liban, Japon...), à vivre le dialogue entre les cultures proposé par Fatoumata Diawara et Roberto Fonseca, à expérimenter le mélange d'essences traditionnelles libanaises et contemporaines distillé par Bachar Mar-Khalifé et à fêter les 30 ans d'amour, de colère et de lutte chantés en français et en occitan par le Massilia Sound System.
Présentant des œuvres vivantes, métissées, hybrides et exigeantes, créations d’ici et d’ailleurs, rencontres entre artistes, publics, voyageurs, militants, conférenciers, Détours du Monde propose un libre échange avec une vision profondément cosmopolite sans frontières sociales ou ethniques. La création musicale est toujours placée au cœur des préoccupations du festival à travers le +SiLO+, son centre de création dédié aux musiques du monde & traditionnelles, d'où sortiront 4 nouveaux projets présentés cette année : Rythmic Heritage, Kintsugi 金継ぎ, Free River et Ebullition Créole. Pour cette nouvelle édition, Détours du Monde imagine la transhumance du festival en proposant un parcours de concerts allant des Gorges du Tarn jusqu'à l’Aubrac, en partenariat avec le Festival Radio France Montpellier et Languedoc-Roussillon. Le festival entamera sa route au cœur du territoire des Causses et Cévennes, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec une carte blanche donnée au jeune compositeur égyptien Mohamed Abozekry. Après son étape à Chanac, cette migration musicale se poursuivra sur le chemin de Compostelle aux côtés de Bijan Chemirani, Kintsugi 金継ぎ, Leyla McCalla et Antoinette Trio, pour clore cette 12ème édition.
En espérant vous retrouver sur ce nouveau voyage !
Plus d'infos (programme complet, tarifs, billetterie...) sur www.detoursdumonde.org
Nous vous invitons à vous envoler vers des horizons lointains (Portugal, Egypte, Mali, Cuba, Iran, Liban, Japon...), à vivre le dialogue entre les cultures proposé par Fatoumata Diawara et Roberto Fonseca, à expérimenter le mélange d'essences traditionnelles libanaises et contemporaines distillé par Bachar Mar-Khalifé et à fêter les 30 ans d'amour, de colère et de lutte chantés en français et en occitan par le Massilia Sound System.
Présentant des œuvres vivantes, métissées, hybrides et exigeantes, créations d’ici et d’ailleurs, rencontres entre artistes, publics, voyageurs, militants, conférenciers, Détours du Monde propose un libre échange avec une vision profondément cosmopolite sans frontières sociales ou ethniques. La création musicale est toujours placée au cœur des préoccupations du festival à travers le +SiLO+, son centre de création dédié aux musiques du monde & traditionnelles, d'où sortiront 4 nouveaux projets présentés cette année : Rythmic Heritage, Kintsugi 金継ぎ, Free River et Ebullition Créole. Pour cette nouvelle édition, Détours du Monde imagine la transhumance du festival en proposant un parcours de concerts allant des Gorges du Tarn jusqu'à l’Aubrac, en partenariat avec le Festival Radio France Montpellier et Languedoc-Roussillon. Le festival entamera sa route au cœur du territoire des Causses et Cévennes, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec une carte blanche donnée au jeune compositeur égyptien Mohamed Abozekry. Après son étape à Chanac, cette migration musicale se poursuivra sur le chemin de Compostelle aux côtés de Bijan Chemirani, Kintsugi 金継ぎ, Leyla McCalla et Antoinette Trio, pour clore cette 12ème édition.
En espérant vous retrouver sur ce nouveau voyage !
Plus d'infos (programme complet, tarifs, billetterie...) sur www.detoursdumonde.org
Deux films: "Grandir en musique" (Mali, Guinée)
De la plus tendre enfance
Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...
Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.
Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots
Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.
Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.
Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...
Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu
Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.
D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.
Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...
>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html
+++++++++++++++++++++++++++++++++
Bibliographie :
• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.
VIVE LE MALI !!!
Hery
Vidéo tɛgɛrɛ tulon :
https://vimeo.com/73866734
Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...
Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.
Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots
Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.
Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.
Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...
Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu
Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.
D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.
Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...
>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html
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Bibliographie :
• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.
VIVE LE MALI !!!
Hery
Vidéo tɛgɛrɛ tulon :
https://vimeo.com/73866734







