Results for "Brésil+déplacer"
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Tour des Amériques en camping-car: assurances pour la deuxième année?
bonjour tout le monde
j'ai besoin de votre aide le probleme est complique nous embarquons debut septembre pour l "argentine avec la cie grimaldi nous avons trouve des assurances pour notre cc et l' assurance rapatriement mais toutes ces assurances sont limites a360 jours maxi nous voudrions apres amerique du sud passer en amerique du nord et avons prevu un voyage de 2 ans sans retour en france
donc comment faire pour la 2eme annee l" assurance peut eventuellement etre prise par une cie amerique du nord ? mais pour l" assurance sante par contre c' est pas evident du tout.
comment ceux d'entre vous qui sont partis 3 voir 4 ans avez resolu ce probleme.
merci de toutes les reponses.
a bientot gabrielle🙁
j'ai besoin de votre aide le probleme est complique nous embarquons debut septembre pour l "argentine avec la cie grimaldi nous avons trouve des assurances pour notre cc et l' assurance rapatriement mais toutes ces assurances sont limites a360 jours maxi nous voudrions apres amerique du sud passer en amerique du nord et avons prevu un voyage de 2 ans sans retour en france
donc comment faire pour la 2eme annee l" assurance peut eventuellement etre prise par une cie amerique du nord ? mais pour l" assurance sante par contre c' est pas evident du tout.
comment ceux d'entre vous qui sont partis 3 voir 4 ans avez resolu ce probleme.
merci de toutes les reponses.
a bientot gabrielle🙁
Compagnie aérienne pour vol aller Paris-Caracas, retour Buenos Aires-Paris?
Bonjour tout le monde,
mon ami et moi partons en juin 2009 en Amerique du sud. Nous souhaitons commencer notre périple à Caracas et repartir 9 mois plus tard de Buenos Aires vers paris. Connaissez vous une compagnie qui puisse nous vendre des billets opens ou autres car nous ne voulons pas prendre un billet aller-retour paris caracas, sachant que nous allons jusque dans la sud de l'Argentine durant notre periple de 9 mois.
merci d'avance pour vos réponses 😉
mon ami et moi partons en juin 2009 en Amerique du sud. Nous souhaitons commencer notre périple à Caracas et repartir 9 mois plus tard de Buenos Aires vers paris. Connaissez vous une compagnie qui puisse nous vendre des billets opens ou autres car nous ne voulons pas prendre un billet aller-retour paris caracas, sachant que nous allons jusque dans la sud de l'Argentine durant notre periple de 9 mois.
merci d'avance pour vos réponses 😉
S'équiper pour "jungler" en Amérique du Sud?
Bonjour à tous,
Je pars pour l'Amérique Latine début 2009 et hésite encore à faire escale à Manaus pour un petit bout d'Amazone.
Les mois de janvier/février sont les pires, question précipitations, à ce que j'ai lu.
Dans l'optique où cette escale se ferait, quel genre d'équipement me serait nécéssaire ?
C'est mon premier voyage dans ce coin-là et j'aimerai avoir quelques conseils sur le type de vêtement et ustensiles divers à emporter, si vous avez des trucs, je suis preneur ! J'imagine déjà qu'il faut que je sois le plus étanche possible, non ? ;)
Est-il complètement fou d'espérer faire de la randonnée et dormir dans les lodges à cette période ?
Merci de vos réponses et bons voyages !
Je pars pour l'Amérique Latine début 2009 et hésite encore à faire escale à Manaus pour un petit bout d'Amazone.
Les mois de janvier/février sont les pires, question précipitations, à ce que j'ai lu.
Dans l'optique où cette escale se ferait, quel genre d'équipement me serait nécéssaire ?
C'est mon premier voyage dans ce coin-là et j'aimerai avoir quelques conseils sur le type de vêtement et ustensiles divers à emporter, si vous avez des trucs, je suis preneur ! J'imagine déjà qu'il faut que je sois le plus étanche possible, non ? ;)
Est-il complètement fou d'espérer faire de la randonnée et dormir dans les lodges à cette période ?
Merci de vos réponses et bons voyages !
Petit guide pour rater à coup sûr ses voyages
Vu dans Backchich, çà me donne une furieuse envie de lire 😉 :
Petit guide pour rater à coup sûr ses voyages
vacances / samedi 8 novembre par Ian Hamel
Pourquoi tant de vacanciers s’acharnent à rater consciencieusement leurs voyages ? Jean-Didier Urbain, anthropologue, répond à ces « mésaventuriers » dans son livre « Le voyage était presque parfait ». Lors d’un voyage organisé, des touristes font une excursion dans la mer des Caraïbes, du côté de Saint-Domingue. Et bien, que vous le croirez ou pas, ils ont été mouillés ! Furieux, dès leur retour de vacances, ils écrivent à leur voyagiste : « Mon mari, ma fille et moi-même étions au fond du bateau et nous avons reçu des paquets d’eau de mer à tel point que nous ne pouvions ni garder les yeux ouverts ni parfois reprendre notre respiration ». L’agence de voyages ne leur ayant pas répondu, ces clients mécontents ont saisi carrément le secrétariat au tourisme…
Apparemment, ces « mésaventuriers » ne sont pas les seules victimes de voyagistes sans scrupule. Une dame, en vacances au bord de la mer au Brésil, est aussi la cible d’une inadmissible arnaque : son hôtel est bien situé dans une baie, mais « il n’y a pas de vagues. Bien plus, si l’eau n’avait pas été salée, je n’aurai pas du tout eu l’impression d’être au bord de la mer ». On ose espérer que cette malheureuse a pu se faire indemniser convenablement. Et que penser de l’ignoble tromperie infligée à d’autres touristes à Madagascar : « les rares animaux vus (3 lémuriens et 1 gecko) l’ont tous été au début de la balade dans le tronçon commun à l’ensemble des circuits. Soupçons ». écrivent-ils, persuadés que le guide touristique a manipulé les apparitions d’animaux. Le voyage raté de Christophe Colomb Certains « mésaventuriers » en viennent à dénoncer une mer « trompeuse » ? De « gros rochers auxquels étaient accrochés des milliers de coquillages très coupants », s’indigne l’un d’entre eux. C’est évident, rien ne va plus. « Il faut reconnaître que le monde a parfois des défaillances si pénibles à vivre qu’elles sont en effet difficiles à accepter », sourit Jean-Didier Urbain, anthropologue et professeur à l’université Paris-Descartes. Dès qu’ils quittent leurs maisons, leurs habitudes, ces « mésaventuriers » deviennent des escargots sans coquilles, perturbés par le moindre grain de sable. Un robinet qui goutte dans une chambre d’hôtel sur un autre continent se transforme en un véritable drame. Le voyage était presque parfait n’est pas un petit bouquin de poche, bâti autour de quelques anecdotes amusantes, mais une vraie réflexion sur les voyages ratés. Car ces milliers de touristes modernes, qui s’acharnent ainsi à gâcher leurs vacances, ont eu de glorieux ancêtres. En effet, Christophe Colomb n’a-t-il pas lui aussi raté son voyage en prenant l’Amérique pour l’Inde ? Et Ulysse, dans son voyage de l’Iliade à l’Odyssée, n’a-t-il pas perdu vingt ans de sa vie ? Beaucoup de compagnons ? Sans parler des accidents, des emprisonnements. Sans oublier le psychorigide Don Quichotte qui « ne supporte pas qu’un décalage s’insinue entre le discours des livres et le discours du monde ». Comment se fâcher avec un proche
Dans ce pavé de plus d’un demi millier de pages, jamais ennuyeux, il convient de savourer tout particulièrement les conseils aux lecteurs, ou comment être un « consternant voyageur ». Première leçon : avant de partir, vous devez imaginer le déplacement le plus compliqué et le plus précis. Ensuite, quand le programme est arrêté, il faut s’y tenir absolument, contre vents et marées. Et par principe, n’accepter aucune modification, grande ou petite, détour ou raccourci. Ainsi, on a toutes les chances d’échouer et d’être vraiment déçu. Un autre conseil : n’élaborez pas tout seul votre programme. Car vous seriez contraint de vous en prendre à vous-même après le désastre. Laissez faire votre conjoint, un ami ou un professionnel. Ainsi, non seulement vous pourrez vous mettre en colère, mais vous réussirez aussi à « vous fâcher de surcroît avec un proche, un ami », assure Jean-Didier Urbain.
Jean-Didier Urbain, « Le voyage était presque parfait. Essai sur les voyages ratés », Payot, septembre 2008, 22 euros.
Petit guide pour rater à coup sûr ses voyages
vacances / samedi 8 novembre par Ian Hamel
Pourquoi tant de vacanciers s’acharnent à rater consciencieusement leurs voyages ? Jean-Didier Urbain, anthropologue, répond à ces « mésaventuriers » dans son livre « Le voyage était presque parfait ». Lors d’un voyage organisé, des touristes font une excursion dans la mer des Caraïbes, du côté de Saint-Domingue. Et bien, que vous le croirez ou pas, ils ont été mouillés ! Furieux, dès leur retour de vacances, ils écrivent à leur voyagiste : « Mon mari, ma fille et moi-même étions au fond du bateau et nous avons reçu des paquets d’eau de mer à tel point que nous ne pouvions ni garder les yeux ouverts ni parfois reprendre notre respiration ». L’agence de voyages ne leur ayant pas répondu, ces clients mécontents ont saisi carrément le secrétariat au tourisme…
Apparemment, ces « mésaventuriers » ne sont pas les seules victimes de voyagistes sans scrupule. Une dame, en vacances au bord de la mer au Brésil, est aussi la cible d’une inadmissible arnaque : son hôtel est bien situé dans une baie, mais « il n’y a pas de vagues. Bien plus, si l’eau n’avait pas été salée, je n’aurai pas du tout eu l’impression d’être au bord de la mer ». On ose espérer que cette malheureuse a pu se faire indemniser convenablement. Et que penser de l’ignoble tromperie infligée à d’autres touristes à Madagascar : « les rares animaux vus (3 lémuriens et 1 gecko) l’ont tous été au début de la balade dans le tronçon commun à l’ensemble des circuits. Soupçons ». écrivent-ils, persuadés que le guide touristique a manipulé les apparitions d’animaux. Le voyage raté de Christophe Colomb Certains « mésaventuriers » en viennent à dénoncer une mer « trompeuse » ? De « gros rochers auxquels étaient accrochés des milliers de coquillages très coupants », s’indigne l’un d’entre eux. C’est évident, rien ne va plus. « Il faut reconnaître que le monde a parfois des défaillances si pénibles à vivre qu’elles sont en effet difficiles à accepter », sourit Jean-Didier Urbain, anthropologue et professeur à l’université Paris-Descartes. Dès qu’ils quittent leurs maisons, leurs habitudes, ces « mésaventuriers » deviennent des escargots sans coquilles, perturbés par le moindre grain de sable. Un robinet qui goutte dans une chambre d’hôtel sur un autre continent se transforme en un véritable drame. Le voyage était presque parfait n’est pas un petit bouquin de poche, bâti autour de quelques anecdotes amusantes, mais une vraie réflexion sur les voyages ratés. Car ces milliers de touristes modernes, qui s’acharnent ainsi à gâcher leurs vacances, ont eu de glorieux ancêtres. En effet, Christophe Colomb n’a-t-il pas lui aussi raté son voyage en prenant l’Amérique pour l’Inde ? Et Ulysse, dans son voyage de l’Iliade à l’Odyssée, n’a-t-il pas perdu vingt ans de sa vie ? Beaucoup de compagnons ? Sans parler des accidents, des emprisonnements. Sans oublier le psychorigide Don Quichotte qui « ne supporte pas qu’un décalage s’insinue entre le discours des livres et le discours du monde ». Comment se fâcher avec un proche
Dans ce pavé de plus d’un demi millier de pages, jamais ennuyeux, il convient de savourer tout particulièrement les conseils aux lecteurs, ou comment être un « consternant voyageur ». Première leçon : avant de partir, vous devez imaginer le déplacement le plus compliqué et le plus précis. Ensuite, quand le programme est arrêté, il faut s’y tenir absolument, contre vents et marées. Et par principe, n’accepter aucune modification, grande ou petite, détour ou raccourci. Ainsi, on a toutes les chances d’échouer et d’être vraiment déçu. Un autre conseil : n’élaborez pas tout seul votre programme. Car vous seriez contraint de vous en prendre à vous-même après le désastre. Laissez faire votre conjoint, un ami ou un professionnel. Ainsi, non seulement vous pourrez vous mettre en colère, mais vous réussirez aussi à « vous fâcher de surcroît avec un proche, un ami », assure Jean-Didier Urbain.
Jean-Didier Urbain, « Le voyage était presque parfait. Essai sur les voyages ratés », Payot, septembre 2008, 22 euros.
Air France: refus d'embarquement pour l'Argentine
Bonsoir,
Je devrais à l'heure actuelle être à CDG pour embarquer à destination de Buenos Aires. Malheureusement, je suis toujours à Nantes !
Le personnel Air France de l'aéroport de Nantes m'a refusé l'embarquement car je n'avait pas de billet de retour au départ de l'argentine... En effet, je part pour 10-12 mois sac au dos et mon retour est de San Francisco.
Je me suis énervé sur le coup, c'est vraiment la chose auquel je ne m'attendais pas ! D'une, lors de la vente du billet et lors de mes différents appels on ne m'a jamais rien dit, de deux nombre de personne ont témoigner sur ce forum qu'il n'étais pas nécessaire d'avoir un billet de retour pour ce pays (comme le brésil, par exemple).
Les personnes qui ont géré mon cas n'y connaissaient rien, paris leur à dit par téléphone d'acheter un billet simple de retour (BA-CDG) tout de suite, qui m'aurait été rembourser plus tard, mais ils étaient un peu paniqué, ou plutôt ne savaient pas quoi faire, le vol a donc été clôturé.
Je suis rerouté demain à la même heure, et ils veulent une preuve de continuation vers un autre pays.
J'ai passé bcp de temps à l'aéroport, n'y connaisant rien ils ont passé bcp de temp sur leurs ordi...
En soit ce n'est pas très grave car je suis pas à un jour près, mais je suis très très déçu et ennervé contre la compagnie. Manque de professionalisme évident, car une hotesse du comptoir d'enrengistrement d'a coté ma avouée qu'elle ne voyait pas ou était le problème, en gros si j'étais passé avec elle je n'aurait eu aucun souci...
Je suis sans doute tombé sur la mauvaise personne...
Je vais appeler le consulat et l'ambassade demain pour avoir des informations, une chose est sur il est écrit nul par sur leurs sites qu'il est impératif d'avoir un billet de retour.
Air France a voulu jouer la prudence, mais je trouve cela déplacé quand on paye aussi cher un NTE Buenos Aires...
Pouvez vous me dire si la compagnie à eu raison ? Etes vous rentrés en Argentine ou dans un autre pays sans billet de retour (ou un billet de retour d'un autre pays) ???
Ce message a aussi pour but d'avertir les futurs passagers.
Vincent
(Première fois que je prend Air France, je ne suis pas déçu!!)
Je devrais à l'heure actuelle être à CDG pour embarquer à destination de Buenos Aires. Malheureusement, je suis toujours à Nantes !
Le personnel Air France de l'aéroport de Nantes m'a refusé l'embarquement car je n'avait pas de billet de retour au départ de l'argentine... En effet, je part pour 10-12 mois sac au dos et mon retour est de San Francisco.
Je me suis énervé sur le coup, c'est vraiment la chose auquel je ne m'attendais pas ! D'une, lors de la vente du billet et lors de mes différents appels on ne m'a jamais rien dit, de deux nombre de personne ont témoigner sur ce forum qu'il n'étais pas nécessaire d'avoir un billet de retour pour ce pays (comme le brésil, par exemple).
Les personnes qui ont géré mon cas n'y connaissaient rien, paris leur à dit par téléphone d'acheter un billet simple de retour (BA-CDG) tout de suite, qui m'aurait été rembourser plus tard, mais ils étaient un peu paniqué, ou plutôt ne savaient pas quoi faire, le vol a donc été clôturé.
Je suis rerouté demain à la même heure, et ils veulent une preuve de continuation vers un autre pays.
J'ai passé bcp de temps à l'aéroport, n'y connaisant rien ils ont passé bcp de temp sur leurs ordi...
En soit ce n'est pas très grave car je suis pas à un jour près, mais je suis très très déçu et ennervé contre la compagnie. Manque de professionalisme évident, car une hotesse du comptoir d'enrengistrement d'a coté ma avouée qu'elle ne voyait pas ou était le problème, en gros si j'étais passé avec elle je n'aurait eu aucun souci...
Je suis sans doute tombé sur la mauvaise personne...
Je vais appeler le consulat et l'ambassade demain pour avoir des informations, une chose est sur il est écrit nul par sur leurs sites qu'il est impératif d'avoir un billet de retour.
Air France a voulu jouer la prudence, mais je trouve cela déplacé quand on paye aussi cher un NTE Buenos Aires...
Pouvez vous me dire si la compagnie à eu raison ? Etes vous rentrés en Argentine ou dans un autre pays sans billet de retour (ou un billet de retour d'un autre pays) ???
Ce message a aussi pour but d'avertir les futurs passagers.
Vincent
(Première fois que je prend Air France, je ne suis pas déçu!!)
Bateau de croisière Costa Romantica?
Bonjour,
Qui peut me dire comment est le costa romantica et si le bateau est aussi vieux que certains peuvent le dire! De plus qui a déjà voyagé en suite? Le bateau est-il vraiment très bruyant?
Merci de vos infos
Qui peut me dire comment est le costa romantica et si le bateau est aussi vieux que certains peuvent le dire! De plus qui a déjà voyagé en suite? Le bateau est-il vraiment très bruyant?
Merci de vos infos
Voyager avec un chien en Amérique du Sud?
Hola viajeros!!
En vadrouille depuis maintenant environ 3 mois en Amerique du sud, la solitude se fait parfois ressentir!! Snif... Et comme g l'intention de poursuivre l'aventure encore qq mois (voir qq annees!!) en travaillant sur place (comme artisant, musicien, malaverista... art de rue, art du voyage!!!), je pense de plus en plus serieusement a l'adoption... d'un chien!!
Voila, le probleme est que je n'ai aucune idee des contraintes legales et sanitaire en terme de passge de frontiere... Et sachant qu'il est inconcevable que je le laisse sur place a mon retour, j'aimerais avant etre sur de pouvoir le ramener en France.
Qq un peu il m'informer a ce sujet svp?
Gracias Mateo
En vadrouille depuis maintenant environ 3 mois en Amerique du sud, la solitude se fait parfois ressentir!! Snif... Et comme g l'intention de poursuivre l'aventure encore qq mois (voir qq annees!!) en travaillant sur place (comme artisant, musicien, malaverista... art de rue, art du voyage!!!), je pense de plus en plus serieusement a l'adoption... d'un chien!!
Voila, le probleme est que je n'ai aucune idee des contraintes legales et sanitaire en terme de passge de frontiere... Et sachant qu'il est inconcevable que je le laisse sur place a mon retour, j'aimerais avant etre sur de pouvoir le ramener en France.
Qq un peu il m'informer a ce sujet svp?
Gracias Mateo
Bons plans pour deux semaines à Montréal?
Bonjours,
Je suis à la recherche d'une destination, je ne connais pas du tout le Canada, mais j'ai entendu beaucoup de bien à propos de montréal notamment sur tous ces festivals !!
Je compte partir avec un copain et je voulais resté dans Montréal même !
Nous disposons de 1500-2000 €/ personne pour ces 2 semaines !
Que me conseillez vous ?
Merci, 😉
Je suis à la recherche d'une destination, je ne connais pas du tout le Canada, mais j'ai entendu beaucoup de bien à propos de montréal notamment sur tous ces festivals !!
Je compte partir avec un copain et je voulais resté dans Montréal même !
Nous disposons de 1500-2000 €/ personne pour ces 2 semaines !
Que me conseillez vous ?
Merci, 😉
Avis et conseils sur itinéraire tour du monde
Bonjour à tous,
Ma future femme et moi-même avons décidé de partir en tour du monde à partir de fin décembre 2009, en guise de "voyage de noces" puisque nous nous marrions en octobre 2009.
Nous voudrions partir au minimum un an, mais plutôt 18-20 mois si les finances nous le permettent. On envisage de travailler en Australie pour renflouer un peu les caisses.
Bref, voici ce que nous souhaiterions faire comme itinéraire:
Départ vers le 28/12/09 (environs)
VOL de Londres ou Paris vers Mexico City
De Mexico, redescendre "à pied" vers Panama via Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica. Ensuite, toujours à pied, redescendre Colombie, Equateur, Perou, Bolivie, Chili, Argentine, et remonter vers le brésil
Nous pensons rester 5 à 6 mois entre Mexico et Sao Paulo.
VOL de Sau Paulo vers Johannesburg puis Le Cap.
Afrique du Sud, Namibie, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Lesotho, Swaziland "à pied" et retour à Jo'burg. Environ 3 mois
VOL de Jo'burg vers Aukland
Visite Nouvelle Zélande pendant 1 mois
VOL Aukland ou Christchurch vers Sydney
Et Visite plus travail en Australie pendant 3-4 mois
Ensuite VOL direction Kuala Lumpur ou Singapour depuis je ne sais quelle ville en Australie.
De la nous aimerions aller faire un tour aux Philippines mais ne savons pas si cela peut revenir cher, si ca colle dans les saisons bref...ce n'est qu'une envie, reste à savoir si elle est réalisable.
Puis visite Malaisie, Thailande, Cambodge, Vietnam, Laos, Myanmar, Tibet, Népal et enfin Inde.
Maintenant voici mes questions:
Est ce que ce parcours est réalisable, d'un point de vue logique d'itinéraire? En fonction des saisons ? Je sais qu'un billet TDM est limité à un an, mais y-a t'il possibilité de combiner un billet TDM plus d'autres vols, ou bien acheter les billets au fur et à mesure sachant que beacoup de déplacement se feront à terre.
Vaut-il mieux inverser l'ordre des continents ? (AM sud, NZ, Australie, Asie, Inde, et Afrique Sud)
Combien de temps à passer dans chaque destination pour avoir le temps de bien apprecier ?
Quel budget devrions nous prévoir ? (sachant qu'on vise un mode de vie assez bas, pas d'hotel de luxe, de grand resto....plutôt le style "routard")
Il y a encore tant d'autres questions que j'aimerais poser mais pour l'instant définir l'itinéraire et son budget, me semble primordial.
J'attend donc vos réponses et continuerai à vous poser mes questions par la suite...
Merci d'avance
Get27
Ma future femme et moi-même avons décidé de partir en tour du monde à partir de fin décembre 2009, en guise de "voyage de noces" puisque nous nous marrions en octobre 2009.
Nous voudrions partir au minimum un an, mais plutôt 18-20 mois si les finances nous le permettent. On envisage de travailler en Australie pour renflouer un peu les caisses.
Bref, voici ce que nous souhaiterions faire comme itinéraire:
Départ vers le 28/12/09 (environs)
VOL de Londres ou Paris vers Mexico City
De Mexico, redescendre "à pied" vers Panama via Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica. Ensuite, toujours à pied, redescendre Colombie, Equateur, Perou, Bolivie, Chili, Argentine, et remonter vers le brésil
Nous pensons rester 5 à 6 mois entre Mexico et Sao Paulo.
VOL de Sau Paulo vers Johannesburg puis Le Cap.
Afrique du Sud, Namibie, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Lesotho, Swaziland "à pied" et retour à Jo'burg. Environ 3 mois
VOL de Jo'burg vers Aukland
Visite Nouvelle Zélande pendant 1 mois
VOL Aukland ou Christchurch vers Sydney
Et Visite plus travail en Australie pendant 3-4 mois
Ensuite VOL direction Kuala Lumpur ou Singapour depuis je ne sais quelle ville en Australie.
De la nous aimerions aller faire un tour aux Philippines mais ne savons pas si cela peut revenir cher, si ca colle dans les saisons bref...ce n'est qu'une envie, reste à savoir si elle est réalisable.
Puis visite Malaisie, Thailande, Cambodge, Vietnam, Laos, Myanmar, Tibet, Népal et enfin Inde.
Maintenant voici mes questions:
Est ce que ce parcours est réalisable, d'un point de vue logique d'itinéraire? En fonction des saisons ? Je sais qu'un billet TDM est limité à un an, mais y-a t'il possibilité de combiner un billet TDM plus d'autres vols, ou bien acheter les billets au fur et à mesure sachant que beacoup de déplacement se feront à terre.
Vaut-il mieux inverser l'ordre des continents ? (AM sud, NZ, Australie, Asie, Inde, et Afrique Sud)
Combien de temps à passer dans chaque destination pour avoir le temps de bien apprecier ?
Quel budget devrions nous prévoir ? (sachant qu'on vise un mode de vie assez bas, pas d'hotel de luxe, de grand resto....plutôt le style "routard")
Il y a encore tant d'autres questions que j'aimerais poser mais pour l'instant définir l'itinéraire et son budget, me semble primordial.
J'attend donc vos réponses et continuerai à vous poser mes questions par la suite...
Merci d'avance
Get27
Comment aller de l'Équateur au Vénézuela?
Salut,
Ca y est mon épouse et moi sommes décidés à visiter l'Amérique du Sud durant +- 6 mois à partir de décembre 2008. Ce continent fait rêver ... nous le rêverons donc sur place. Au programme Argentine, Perou, Bolivie, Equateur, sans doute un passage en Uruguay. Cependant Madame veut vraiment passer un peu de temps genre 2-3 semaines sur une plage de rêve genre caraibes. J'ai réfléchi au belles plages du Brésil mais ça me semble trop gros (et nous on veut des belles plages pas bondées, j'y ai pris goût après Corn Islands au Nicaragua), trop cher et ce pays me fait peur (sans doute du la la TV ...). Je ne voudrais pas rester à RIO, SAO PAULO, ... qui me font flippé et ne m'attire pas.
Le Vénézuela lui m'attire pas mal après les échos d'amis routard, les lectures sur le net, ... mais, si nous décidons d'aller au Vénézuela pour terminer nous viendrons de l'Equateur ou possibilité du Pérou). Mais entre les 2 il y a la Colombie. Et devinez quoi ... la Colombie j'suis pas chaud mais Madame est 200% contre 🙂 car trop dangereux. Ce pays fait très peur surtout que de ce que j'entends les FARCS et Cie sont situés vers la frontière avec le Vénézuela.
Donc je me demande comment faire pour se rendre de l'Equateur au Vénézuela pour partir loiiiiiiiiiiiin de caracas 😛. Il y a l'avion je sais mais je ne connais pas les Cies aériennes existantes et surtout les fiables. Mais y a-t-il des bus? même par la Colombie si c'est Safe (au moins je le saurais et nous pourrions en parler). Sur Google Earth je vois que du Pérou il semble avoir une route ou l'autre (avec ferries parfois) qui traverse la jungle Brésilienne vers le Vénézuela. Mais est-ce une vraie route fréquentée ou une route industrielle? Y a-t-il des bus?
Qui sait? y a-t-il des bateaux par un fleuve?
Vraiment je recherche tout type d'info car nous en sommes au début des invsetigations et rien n'est encore décidé sur les billets. Sauf que c'est cette période-là la seule possible pour nous. A savoir que nous ne sommes pas spécialement couillons (voir crainte Brésil et Colombie) car nous avons déjà fait le Nicaragua et le Costa Rica en sac à dos.
Tant qu'on y est si vous avez des coins sympas pour farniente au Vénézuela ou autre n'hésitez pas!!! Pour le reste nous aurons encore le temps de décider pour les premiers mois du voyage en Argentine et autres. Le plus important pour nous étant, pour le moment de nous dire qu'on arrivera sans doute à Buenos Aires mais qu'on ne sait pas encore d'où repartir ... Je précise juste qu'a priori je ne cherche pas d'hotels ou de plages remplies de discothèques et all in ... 😛 merciiiiiiiiiiii
Ca y est mon épouse et moi sommes décidés à visiter l'Amérique du Sud durant +- 6 mois à partir de décembre 2008. Ce continent fait rêver ... nous le rêverons donc sur place. Au programme Argentine, Perou, Bolivie, Equateur, sans doute un passage en Uruguay. Cependant Madame veut vraiment passer un peu de temps genre 2-3 semaines sur une plage de rêve genre caraibes. J'ai réfléchi au belles plages du Brésil mais ça me semble trop gros (et nous on veut des belles plages pas bondées, j'y ai pris goût après Corn Islands au Nicaragua), trop cher et ce pays me fait peur (sans doute du la la TV ...). Je ne voudrais pas rester à RIO, SAO PAULO, ... qui me font flippé et ne m'attire pas.
Le Vénézuela lui m'attire pas mal après les échos d'amis routard, les lectures sur le net, ... mais, si nous décidons d'aller au Vénézuela pour terminer nous viendrons de l'Equateur ou possibilité du Pérou). Mais entre les 2 il y a la Colombie. Et devinez quoi ... la Colombie j'suis pas chaud mais Madame est 200% contre 🙂 car trop dangereux. Ce pays fait très peur surtout que de ce que j'entends les FARCS et Cie sont situés vers la frontière avec le Vénézuela.
Donc je me demande comment faire pour se rendre de l'Equateur au Vénézuela pour partir loiiiiiiiiiiiin de caracas 😛. Il y a l'avion je sais mais je ne connais pas les Cies aériennes existantes et surtout les fiables. Mais y a-t-il des bus? même par la Colombie si c'est Safe (au moins je le saurais et nous pourrions en parler). Sur Google Earth je vois que du Pérou il semble avoir une route ou l'autre (avec ferries parfois) qui traverse la jungle Brésilienne vers le Vénézuela. Mais est-ce une vraie route fréquentée ou une route industrielle? Y a-t-il des bus?
Qui sait? y a-t-il des bateaux par un fleuve?
Vraiment je recherche tout type d'info car nous en sommes au début des invsetigations et rien n'est encore décidé sur les billets. Sauf que c'est cette période-là la seule possible pour nous. A savoir que nous ne sommes pas spécialement couillons (voir crainte Brésil et Colombie) car nous avons déjà fait le Nicaragua et le Costa Rica en sac à dos.
Tant qu'on y est si vous avez des coins sympas pour farniente au Vénézuela ou autre n'hésitez pas!!! Pour le reste nous aurons encore le temps de décider pour les premiers mois du voyage en Argentine et autres. Le plus important pour nous étant, pour le moment de nous dire qu'on arrivera sans doute à Buenos Aires mais qu'on ne sait pas encore d'où repartir ... Je précise juste qu'a priori je ne cherche pas d'hotels ou de plages remplies de discothèques et all in ... 😛 merciiiiiiiiiiii
Itinéraire pour l'Argentine du 26 février au 18 mars
J - 1 mois!😎
Je sollicite votre avis avant de partir...
Soyez bons et indulgents SVP...
J'ai écrit au crayon-papier, je peux encore rectifier!😇
du 26/02 au 02/03: Buenos Aires du 02/03 au 05/03: Iguazu du 05/03 au 09/03: Salta/Jujuy du 09/03 au 16/03: Mendoza du 17/03 au 18/03: Buenos Aires, puis départ...
Je précise que les déplacements se font en bus et en voiture...
Merci de votre aide!😉
du 26/02 au 02/03: Buenos Aires du 02/03 au 05/03: Iguazu du 05/03 au 09/03: Salta/Jujuy du 09/03 au 16/03: Mendoza du 17/03 au 18/03: Buenos Aires, puis départ...
Je précise que les déplacements se font en bus et en voiture...
Merci de votre aide!😉
Passage Bolivie - Iguazu (Argentine) et conseils d'itinéraire
Je fais un périple de 8-10 semaines en Amérique Sud. En voici les grandes lignes. (arrivée mi-décembre).
Lima - Paracas, Nazca (3j) - Arequipa, Colca (4j) - Cuzco, Vallée, Machu Picchu (7j) - Puno, îles (4j) - La Paz (2j) - Salar Uyuni (5j) - et c'est ici que ça se gâte......Je me demande quel est le chemin le plus plus simple pour passer de la Bolivie à Iguazu.
1)-Est-ce fesable par le Pantanal ??? si oui conseils et itinéraires SVP. 2)-Est-ce possible par le Paraguay ??? si oui conseils et itinéraires SVP. 3)-Sinon terminer le Salar par Tarija et passer par Salta - Asuncion - Ciudad del Este est-il une option ?
Quel est la solution la plus intéressante en rapport distance à parcourir et choses à voir en route sachant que le temps n'est pas une contrainte.
voici la suite que je voudrais suivre... Iguazu (3j) - Buenos Aires (4j) Perito Moreno, Pentagonie (7j) - Santiago (2j) Hanga Roa (5j) Santiago - Lima.
4) Le nombre de jours prévu par région est-il réaliste ? (le transport: 15-20 jours total pour mes déplacements).
Merci de vos conseils.
Lima - Paracas, Nazca (3j) - Arequipa, Colca (4j) - Cuzco, Vallée, Machu Picchu (7j) - Puno, îles (4j) - La Paz (2j) - Salar Uyuni (5j) - et c'est ici que ça se gâte......Je me demande quel est le chemin le plus plus simple pour passer de la Bolivie à Iguazu.
1)-Est-ce fesable par le Pantanal ??? si oui conseils et itinéraires SVP. 2)-Est-ce possible par le Paraguay ??? si oui conseils et itinéraires SVP. 3)-Sinon terminer le Salar par Tarija et passer par Salta - Asuncion - Ciudad del Este est-il une option ?
Quel est la solution la plus intéressante en rapport distance à parcourir et choses à voir en route sachant que le temps n'est pas une contrainte.
voici la suite que je voudrais suivre... Iguazu (3j) - Buenos Aires (4j) Perito Moreno, Pentagonie (7j) - Santiago (2j) Hanga Roa (5j) Santiago - Lima.
4) Le nombre de jours prévu par région est-il réaliste ? (le transport: 15-20 jours total pour mes déplacements).
Merci de vos conseils.
Équateur-Pérou-Bolivie en famille
Bonjour,
Nous projetons un voyage en famille et en autonomie en janiver-mars 2008 avec une petite de presque 3 ans et un grand de 9 ans... Pensez-vous que ce soit une folie ? question altitude, hygiène, chaleur/humidité, transport, sécurité, ... La bolivie en Mars, c'est jouable ? L'amazonie en janvier/février aussi ? J'ai besoin d'avis de gens qui l'ont déjà fait ou ont partagé des expériences similaires... Ou connaissent très bien ces pays.. Des suggestions à proposer ? Des avis à donner ? des dénonciations à la police à faire ? Merce d'avance !
Grève au Pérou? (début juillet 2007)
Bonjour, 🙂
On souhaitait faire en bus Cusco-Puno la semaine prochaine. Mais visiblement (d apres une agence de voyage) il y aurait une greve dans le coin qui ferait que tous les transports seraient bloques (meme le train...). Impossible aussi de faire Cusco-Arequipa, a part en avion... 🙁
Quelqu un a t-il des infos precises?
Merci
Marion
On souhaitait faire en bus Cusco-Puno la semaine prochaine. Mais visiblement (d apres une agence de voyage) il y aurait une greve dans le coin qui ferait que tous les transports seraient bloques (meme le train...). Impossible aussi de faire Cusco-Arequipa, a part en avion... 🙁
Quelqu un a t-il des infos precises?
Merci
Marion
Dengue actuellement en Argentine
Mes parents sont en argentine là, et il parait que le virus dengue (moustique qui donne la fièvre et des hémoragies) s'est propagé à Tout le nord du pays, de Misiones a Salta, c'est un virus assez grave faut croire, dejà 15 morts en Argentine, et bcp plus au Paraguay. Les risques sont très élevés surtout vers misiones...
Les autorités mettent du produit un peu partout je crois, mais elles restent très pessimistes, moi qui préparais mon voyage pour cet été, je tombe des nues...
J'espère que ça va néanmoins s'arranger.....
J'espère que ça va néanmoins s'arranger.....
Quelle Amazonie découvrir?
Salut voyageurs!
J’aimerais découvrir l’Amazonie mais je ne sais pas trop quel pays choisir (à part la Colombie que je préfère écarter, étant encore un voyageur « dilettante ») : les ríos Marañón, Huallaga et/ou Ucayali au Pérou, le río Beni en Bolivie ? C’est ce qui m’arrangerait le plus vu que je parle espagnol, mais tant qu’à faire mieux vaut-il aller au Brésil, avec Manaus et l’Amazone (j’ai quand même étudié 2 ans le portugais, je saurais baragouiner le nécessaire mais pas engager une longue conversation) ? Ou au Venezuela ? Ou est-ce intéressant de combiner 2 pays ? Tout conseil sera le bienvenu, même si vous n’en connaissez qu’une partie ! En principe la Bolivie est moins chère (je ne veux pas non plus choisir en fonction du budget, mais ça compte un peu), mais concernant l’Amazonie c’est peut-être équivalent partout ? Peut-être certaines régions sont-elles difficiles d’accès depuis les villes importantes (je pense encore à la Bolivie et ses routes et cars moyens, mais a priori utilisables, depuis La Paz) ? Peut-être certaines régions sont devenues trop touristiques et valent moins le détour ? Allez j’arrête de vous embêter, merci d’avance pour tout commentaire !
Mission humanitaire au Tchad
11 Septembre 04
Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.
Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).
Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.
Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…
13 Septembre
Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)
Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977
Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...
14 Septembre
Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.
Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….
Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".
Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.
Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)
Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.
15 septembre
Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.
Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!
Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.
16 septembre
Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??
Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.
Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…
Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.
Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!
Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)
19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.
Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)
Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)
Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.
A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??
Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:
Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?
L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)
L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…
L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?
Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?
Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??
17 septembre
On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.
Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.
Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.
18 septembre
(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.
19 septembre
Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.
Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.
Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.
Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).
La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.
Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.
On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.
Quelle équipe.
20 septembre
Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)
Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)
Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!
Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!
En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.
On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)
Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!
22 septembre
Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).
J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip
L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.
J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.
Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII
26 Septembre
Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!
Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.
En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.
En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.
Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)
Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.
Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.
27 septembre
Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.
Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.
Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.
Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.
Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.
29 septembre
On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »
Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.
Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.
C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.
Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.
Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.
Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).
Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.
Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…
13 Septembre
Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)
Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977
Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...
14 Septembre
Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.
Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….
Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".
Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.
Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)
Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.
15 septembre
Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.
Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!
Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.
16 septembre
Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??
Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.
Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…
Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.
Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!
Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)
19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.
Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)
Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)
Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.
A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??
Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:
Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?
L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)
L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…
L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?
Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?
Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??
17 septembre
On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.
Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.
Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.
18 septembre
(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.
19 septembre
Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.
Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.
Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.
Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).
La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.
Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.
On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.
Quelle équipe.
20 septembre
Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)
Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)
Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!
Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!
En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.
On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)
Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!
22 septembre
Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).
J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip
L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.
J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.
Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII
26 Septembre
Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!
Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.
En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.
En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.
Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)
Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.
Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.
27 septembre
Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.
Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.
Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.
Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.
Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.
29 septembre
On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »
Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.
Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.
C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.
Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.
Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Air France: subtilités du Revenue Management (Yield) / Classes Tarifaires
Salut à toutes & tous,
Nouvelle arrivée sur Voyage Forum depuis ce matin, j'annonce la couleur je travaille pour AF, au Revenue Management (le Yield)... Comme j'ai lu pas mal de commentaires par ici sur les quotas de classes tarifaires, les quotas de places de billets primes etc. et que les réponses d'experts autoproclamés frôlaient souvent le délire complet, si ça vous dit qu'on en discute et qu'on échange là-dessus, ce sera avec plaisir. On a déjà un peu commencé la discussion avec certains dans le sujet sur l'ouverture de la ligne AFKL sur PTY, mais mieux vaut me semble-t-il la poursuivre ici!
Au plaisir de vous lire! Chloë
Au plaisir de vous lire! Chloë
Voyager quand bébé a trois, quatre ou cinq mois?
Bonjour,
Selon vous, la période à choisir pour partir 2 à 3 semaines, avec un bébé allaité exclusivement ? La destination serait selon le mois de départ, et les tarifs des vols... (Cachemire en septembre ? Thailande en octobre ? ; ???). On a pas encore vraiment réfléchit sur la destination, mais on va bientôt devoir caller à peut prêt une période, pour que nous ayons des congers ensemble.
On voyage sac à dos sur le dos, on tente généralement d'éviter les masses de touristes, on se déplace et on mange local...et on fait souvent au plus économique... C'est certain qu'avec un bébé, on sera plus regardant sur l'hygiène, et qu'il nous arrivera peut-être de prendre l'avion plutôt que le train sur de longues distances...
Avez-vous déja voyagé comme ça avec un enfant de quelques mois ? 3 mois c'est trop tôt ? Je me dis que plus l'enfant est jeune, plus il a des chances d'avoir des pépins de santé... Mais à 5 mois, peut-être que c'est plus compliqué (bébé plus lourd ? siestes plus difficiles ?).
J'attends vos avis avec impatience car autour de moi tout ce qu'on me dit c'est : "n'importe quoi...", "tu verras, avec un enfant tu risques pas d'aller dans ces pays...", "mais bien sûr, ...je te signale qu'un bébé faut le laisser faire la sieste la moitié de la journée..." "gnagnagna pour le bain...."
Mais tous ces gens ne voyageaient déjà pas avant d'avoir des gosses... et mon mari et moi, même sans enfant, passions déjà pour des ulluberlus lorsque nous leur racontions nos périples...
Tout ça pour vous dire que c'est difficile d'avoir autour de soi des avis objectifs, et de personnes expérimentées...
Merci à vous de me faire part de vos expériences.
Selon vous, la période à choisir pour partir 2 à 3 semaines, avec un bébé allaité exclusivement ? La destination serait selon le mois de départ, et les tarifs des vols... (Cachemire en septembre ? Thailande en octobre ? ; ???). On a pas encore vraiment réfléchit sur la destination, mais on va bientôt devoir caller à peut prêt une période, pour que nous ayons des congers ensemble.
On voyage sac à dos sur le dos, on tente généralement d'éviter les masses de touristes, on se déplace et on mange local...et on fait souvent au plus économique... C'est certain qu'avec un bébé, on sera plus regardant sur l'hygiène, et qu'il nous arrivera peut-être de prendre l'avion plutôt que le train sur de longues distances...
Avez-vous déja voyagé comme ça avec un enfant de quelques mois ? 3 mois c'est trop tôt ? Je me dis que plus l'enfant est jeune, plus il a des chances d'avoir des pépins de santé... Mais à 5 mois, peut-être que c'est plus compliqué (bébé plus lourd ? siestes plus difficiles ?).
J'attends vos avis avec impatience car autour de moi tout ce qu'on me dit c'est : "n'importe quoi...", "tu verras, avec un enfant tu risques pas d'aller dans ces pays...", "mais bien sûr, ...je te signale qu'un bébé faut le laisser faire la sieste la moitié de la journée..." "gnagnagna pour le bain...."
Mais tous ces gens ne voyageaient déjà pas avant d'avoir des gosses... et mon mari et moi, même sans enfant, passions déjà pour des ulluberlus lorsque nous leur racontions nos périples...
Tout ça pour vous dire que c'est difficile d'avoir autour de soi des avis objectifs, et de personnes expérimentées...
Merci à vous de me faire part de vos expériences.
Recherche trois/quatre personnes pour louer un voilier avec skipper
Vous aimez les croisières confortables à la voile mais vous êtes seuls? Moi aussi, c'est pourquoi J'aimerais constituer un équipage pour louer ensemble un catamaran avec skipper.
Destinations soleil :Seychelles, les Mitsio (Madagascar), les Roques, etc... pour hiver-printemps, cette année et toutes les années suivantes...
A bientôt
Claude
Destinations soleil :Seychelles, les Mitsio (Madagascar), les Roques, etc... pour hiver-printemps, cette année et toutes les années suivantes...
A bientôt
Claude










