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Voyage de deux semaines au lac Baïkal en juin (Russie)
by Dundee83 · 2009-11-14 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous envisageons un séjour dans la régio du Lac Baikal vers le mois de Juin. Au programme: découverte faune, flore , logement chez l'habitant, excursions en bateau... Après diverses lectures et visites de sites internet, il apparait un peu difficile de faire ce genre de trip en s'organisant soi même comme nous le faisons d'habitude(Madagascar, Kenya, Namibie...) :formalités, barrière de la langue, difficultés à trouver un moyen de locomotion (voiture ou bateau) ... Nous sommes donc à la recherche de bons plans dans le secteur, pour organiser 2 semaines de découverte du Baikal et ses environs. Merci d'avance !!! 🙂
Retour de trois semaines au Botswana
by Koslan · 2009-10-17 · 31 replies
Bonjour,

Nous sommes de retour de 3 semaines au Botswana (avec petites incursions en Namibie, Zimbabwe et Zambie). Nous allons essayer de vous livrer quelques infos utiles qui restent néanmoins bien générales. N'hésitez pas si on peut aider quelqu'un sur un point précis. Nous profitons également de ce post pour vous remercier. Ce forum est formidable !

- Contexte : nous étions 2, pas franchement habitués de la conduite 4x4 ! 3 semaines, du 18 septembre au 10 octobre 2009.

- Location du 4x4 : Bushlore (Toyota Hilux double cabine avec tente sur le toit). La voiture livrée (à Victoria Falls) n'étaient pas pour nous (documents à un autre nom, matériel pour 3 alors que nous étions 2, pas les jerricans supplémentaires demandés, etc.) !

Mis à part ce détail vite arrangé, voiture en très bon état, moteur parfaitement entretenu et c'est là l'essentiel.

Un unique incident : panne de frigo (un cable sectionné par usure au niveau de la batterie). On a fait réparé à Maun pour 150 Pulas.

- Avion, vol international

Sur British Airways. Une valise manquante à l'arrivée à Victoria Falls... On l'a récupéré 3 semaines plus tard en partant, après une cure d'amaigrissement sévère... Franchement galère à gérer au Zimbabwe. Il nous manquait les cartes routières, les guides, la trousse de toilette, des chaussures, des vêtements... mais pas les médicaments, ouf ! La leçon à tirer de tout ça : l'aéroport de Johannesburg par lequel on a transité est connu pour ce genre de prélèvement dans les bagages. Bref, il est conseillé de faire emballer sa valise en quittant Paris. Si on avait su... Il reste aujourd'hui une gentille bataille avec British Airways (18 jours de retard de livraison quand même...) qui n'est pas concerné. Bhein voyons ! Le vol était "opéré" par Comair. Ne pas s'énerver surtout...😠

- Conduite du 4x4 pour des débutants...

Pas évident mais on apprend ! Bien évidemment, on a eu plusieurs ensablements. Il y a quand même des bases à connaître !

Lors d'un ensablement sévère en allant au Guma Lagoon, un mec génial nous a fait une leçon. Toutes les bases à connaître. Ça allait mieux après quand même.

Peu à peu, on comprend les réactions de la voiture, on anticipe, mais le stress est important quand même !! En résumé, c'est faisable !

- Camps au Botswana (South Gate, Xakanaka, Savuti et Ihaha) réservés à l'avance

Franchement, on s'attendait à bien pire. Les sanitaires sont récents et pas si mal entretenus que ça compte tenu du contexte d'isolement. Les gardes à l'entrée (quand il y en a) donnent de bons conseils sur la localisation des animaux et sur l'état des pistes.

Par chance, pas de problème non plus avec les babouins ou les hyènes.

- GPS or not ?

On en avait un mais... il est tombé en panne en entrant dans Moremi (un Garmin Etrex Legend) ! Bref, on s'en passe bien même si ça doit quand même être pratique.

- Téléphone satellite or not ?

On en avait un. Utilisé une fois, lors de notre ensablement sévère au Guma Lagoon pour téléphoner au camp et demander de l'aide (la honte quand même!). En outre, pour des aventuriers super débutants, ça rassure !!

Mais bon, c'est cher...

- Passages des frontières avec la voiture (Zimbabwe-Botswana-Namibie-Botswana-Zimbabwe)

Assez rapide, sans problème sauf au retour, pour rentrer au Zimbabwe. Les taxes pour la voiture pleuvent (115 $US au total, sans compter les visas) et au final, après 2 heures:"qu'est ce que vous me donnez pour que j'ouvre la barrière ?" On a vite trouvé un sac de victuailles qui a fait l'affaire !

Le parcours en bref

Victoria Falls (2 jours)

On voulait prendre le temps de profiter des chutes avant de partir en voiture.

Hôtel A'Zambezi (très bien, accueil sympa, peu de choix au restau mais ils se donnent bien du mal compte tenu du contexte).

Journée rafting sur le Zambèze : de la folie ! C'était un rêve mais... du rêve à la réalité... On a eu peur, très très peur. L'organisation (Shearwater) est parfaite et la sécurité assurée. Mais le niveau 5, c'est too much pour nous!! 🏴‍☠️

Victoria Falls - Kwando Camp (sur Caprivi Strip)

On passe (suivant les conseils de ce forum) par le Botswana, via le parc de Chobé.

Kwando : super camp, restau magnifique.

Sur la route, beaucoup de villages avec huttes et points d'eau. Contact très facile avec la population. Très vite, on danse, on s'amuse. Un vrai bonheur !

Kwando camp - Ngepi camp

Popa Falls : décevant.

Le Ngepi est très sympa. La "piscine" dans l'Okavango un must absolu !

Journée dans la réserve Mahango. Première horde d'éléphants. Bonne mise en condition pour la suite.

Ngepi Camp - Guma Lagoon

15 km de sable mou pour atteindre le camp depuis la route principale, pas évident du tout !

Journée en Mokoro, magique. On ne croise personne de la journée, juste des hippos, de superbes oiseaux et deux extraordinaires antilopes Sitatunga.

Guma Lagoon - Maun

Scenic flight de 1 heure à Maun

Un avion coûte 200 €/1 heure de vol pour 4-5 personnes. On a cherché d'autres touristes pour partager l'avion et on a trouvé sans difficulté au petit café face à l'aéroport. Vol magique, à ne pas rater.

Camp de l'hôtel Sedia : bien, sanitaires impeccables.

Maun - Moremi (South Gate)

Nous passons la 1re nuit à South Gate, ce qui nous semble pas mal pour se mettre tranquillement dans le bain. L'après-midi, route sud de Moremi.

Moremi : South Gate-Xanakaka

2 lions mâles festoient autours d'un buffle. Nous passons beaucoup de temps à les observer.

Moremi - Maun

Rapide retour à Maun pour réparer le frigo tombé en panne et refaire des courses ! C'était pas prévu du tout mais pas trop le choix.

Maun - Savuti (via North Gate)

La région de North Gate est magnifique, pas mal inondée et déjà très verte.

Passages difficiles des cours d'eau car le niveau est très haut. Lors des traversées, l'eau passe au-dessus du capot !!! Grosse angoisse mais ça passe ! C'est dingue quand même ces voitures ! Pas besoin de chercher d'autres passages, ouf !

Piste difficile jusqu'à Savuti, notamment 7 km de sable mou et profond. On ne voit pas de lions à Savuti, zut !

Savuti - Ihaha

Piste magnifique (ciel noir, terre rouge boueuse, le mythe africain parfait !).

On passe 3 nuits à Ihaha pour profiter de Chobe. Des éléphants, des zèbres et des buffles par centaines. Grandiose...

Ihaha - Kasane

Le coup de gueule : le camp du Chobe safari lodge. Emplacement minuscule, sanitaires minables pour un prix élevé. L'emplacement qu'on nous attribue ne permet pas d'ouvrir la tente ! On nous déménage sur un autre... l'échelle est dans le passage ! Il y a sans doute mieux ailleurs.

Croisière : on hésite à la faire et au final, on ne regrette pas. Sans doute le plus beau coucher de soleil de notre vie. Permet un point de vue différent sur Chobe.

Kasane - Victoria Falls

Passage difficile de la douane à Kazungula. Retour à l'A'Zambezi.

Journée en Zambie et ULM sur les chutes Victoria. Génial !!! Les sensations sont uniques. Visite de Livingstone, notamment du township et du marché de Maramba (auncun problème de sécurité pour se ballader). Bus pour rejoindre la frontière (part du centre-ville de Livingstone).

Les indispensables : Le Leatherman (acheté pourtant en se demandant si c'était bien utile) Le convertisseur 220 V à brancher sur l'allume-cigare pour recharger tout le petit matériel photo/vidéo Un truc tout bête : la liste du matos emporté (quand le matos n'est pas à l'arrivée, ça permet de faire rapidement le point) De bonnes jumelles (on insiste sur "bonnes"). On a acheté des Minox, extraordinaires. A ne pas rater : Les rencontres dans les villages Les hordes dans Chobe Le mokoro dans l'Okavango L'ULM sur les chutes Victoria (côté Zambie uniquement). le pilote fait un détour sur le delta du Zambèze, grandiose. La fierté d'avoir réussi la conduite du 4x4 quand on n'y connaît rien à la base!Les moins : Le camp du Chobe safari lodge Le service bagages de British AirwaysC'est tout !

Désolés de ne pas mettre de photos mais il faut qu'on trie ! N'hésitez pas à nous demander des nouvelles fraîches. Nous aurons grand plaisir à tenter d'aider de futurs voyageurs !!
Expo Photo Itinerrance Africaine à Vichy (03) du 18 janvier au 14 février 2008
by Sylno · 2008-01-09 · 0 replies
Du 18 janvier au 14 février 2008 Expo photo au Café Labaud à Vichy [03] "Itinerrance Africaine" Vernissage le vendredi 18 janvier à partir de 18h00 avec projection de notre film et dédicace de notre livre

Cette exposition retrace en image leur périple et leurs souvenirs des cinq voyages en Afrique. Pour parcourir ces terres d'ailleurs, ils partent soit en 4x4 soit à sac à dos en utilisant les transports locaux. C'est en 1999-2000 qu'a lieu la rencontre avec l'Afrique. Ils partent en Land Rover pendant trois mois, de la Tunisie au Mali, en passant par l'Algérie. C'est le coup de foudre. Depuis, ils ne quittent plus cette terre baignée de lumière et pleine de couleurs. La Tanzanie avec l'ascension du Kilimanjaro en 2002, voyage qui va durer deux mois. La Mauritanie pour une méharée en mars 2003. La Namibie en 2004 durant trois mois. Puis en décembre 2005 jusqu'en février 2006, les deux aventuriers repartent à bord de leur Land Rover. Cette fois, c'est le Maroc, la Mauritanie, le Mali jusqu'à atteindre le Burkina-Faso. De ce dernier voyage, Bruno Desgouttes a rapporté des images et des sons dans sa caméra. Il réalise ainsi son premier film de 38 minutes, plein d'émotions, de sincérité et d'authenticité. Au retour de ce dernier voyage, ils se sont mis à la tâche pour façonner leur livre "Itinerrance africaine". Ce rêve a pu enfin voir le jour. Il retrace en photo leurs cinq voyages en Afrique et il s'est nourri de toutes ces aventures, des émotions vécues.

Au travers de cette exposition, c'est une invitation à venir voir le monde à laquelle vous êtes conviés. Elle se présente comme une rencontre avec ces Terres d'Ailleurs et les peuples Dogon, Massaï, Himbas…

http://itinerrancesduvoyage.blogspot.com
Change des devises à l'aéroport de Johannesbourg?
by Vinnylove · 2006-06-17 · 4 replies
bonjour à tous, j'ai vu ici ou là que l'on pouvait faire son change à l'aéroport de johannesbourg pendant l'escale ( 6 h à tuer!) . peut-on m'informer un peu plus la dessus ? ils donnent directement des N$ ou des rands sud af utilisables en namibie ? merci pour vos réponses vinnylove
Paper travel guide for South Africa
by Genvaloise · 2024-11-27 · 8 replies
Hi, We’re going on a guided trip to South Africa. I’d love to know which guidebook is the most interesting: Routard, Lonely Planet, Michelin, Guide Vert, or Hachette’s Guide Voir. Thanks so much for your advice. Marie
Two weeks in Uganda, solo and using public transport
by ArXplorateur · 2024-10-09 · 8 replies
Hi everyone, I’m taking advantage of the forum’s long-awaited reopening to dive back into my memories and start my first travel journal, destination Uganda!

Why Uganda?

Choosing this destination was almost by chance. I’d already traveled to East Africa two years earlier, to Kenya, and loved the experience. Of course, I wanted to return to the region and see that abundant wildlife I’d enjoyed so much. But Uganda wasn’t really on my radar... While looking for a destination for a two-week trip in May 2023, I came across cheap flights (~400 €) with Kenya Airways to Entebbe. Why not, I thought? I started looking into the country.

How did the trip go?

Most travelers whose posts I read had organized their trip with an agency and/or rented a vehicle, with or without a driver. That’s not at all how I like to explore a country... and besides, I don’t have a license ! Digging a little deeper, I saw that it seemed possible to reach the main sights using local transport, as long as I was ready to put up with the discomfort of the journeys. Challenge accepted! On the other hand, the budget accommodations near the parks that I’d managed to find in Kenya seemed much less common here. The trip was shaping up to be expensive, especially since the highlight—gorilla trekking—requires a permit costing several hundred dollars. Yikes, sticking to a reasonable budget was going to be tricky... In the end, I found a solution. Almost all lodges offer the option to pitch a tent on their grounds for a modest price (between $10 and $20 per night). That would let me enjoy the safaris while keeping this trip "relatively" affordable.

My itinerary

After studying the Lonely Planet East Africa guide, various travel journals and blogs, and the excellent site Safari Bookings, I finally settled on an itinerary (not counting the travel days):

Entebbe – 1 day Ziwa Rhino Sanctuary – 1 day Murchison Falls National Park – 2 days Crater Lakes – 1 day Queen Elizabeth National Park – 2 days Bwindi – 3 days Lake Bunyonyi – 1 day Kampala – 1 day

See you soon for the first stop in Entebbe!
Safari en Afrique de l'Est
by Peruginko · 2017-12-31 · 23 replies
Bonjour,

Nous aimerions faire cette année un safari, nous étions parti sur l'Afrique du Sud mais beaucoup de personnes parlent également du Botswana, la Namibie et la Tanzanie. Qu'est ce qui vous semble le mieux pour un premier voyage en Afrique? Quelles sont les différences entre les différents pays niveau paysage, animaux, sites à visiter, ..? Niveau sécurité, il n'y a rien à craindre si nous organisons notre voyage nous-même? Quelle est la meilleure période pour partir? Nous sommes un couple sans enfants, on pensait partir 3 semaines entre avril et septembre.

Merci d'avance pour vos conseils. Si vous avez des sites ou blogs à nous conseiller, on est preneur.
Parcs de Zambie
by Girardinpho · 2016-10-03 · 4 replies
Bonjour à tous,

Nous voilà rentrés du Mozambique et Botswana depuis 6 semaines avec de magnifiques souvenirs et 7000 photos à triller. Nous mettrons prochainement les photos sur notre site et les carnets de voyage suivront.

L'organisation des prochaines vacances pour l'été 2017 se profilent. Nous avions déjà presque tout organisé car nous voulions aller aux USA (Yellowstone) pour voir l'éclipse de soleil du 21 aout 2017. Mais malheureusement, nous ne sommes pas sûr que nos ados pourrons avoir congé, car en Suisse pour certains, les vacances finissent le 18 aout. Et en plus il parait que nous avons 50% de chance de voir l'éclipse, alors l'Afrique se rappelle à nous !

Nous sommes donc à la recherche de renseignements sur la Zambie.

1. Pour le Kafue : quelles régions visitées et combien de temps ? Où dormir ?

2. Pour South Luangwa : même questions que pour le Kafue ?

3. Pour les marais de Bangweulu : où dormir et combien de temps pour avoir une petite chance de voir des Bec-en-sabot (Juillet) ?

4. Est-ce qu’un détour par les sources d’eau chaude de Kapyshia entre le South Luangwa et les marais de Bangweulu vaut-il la peine ? Sinon combien de temps de route entre les deux parcs ?

5. Combien de jours de route entre le Kafue et les marais de Bangweulu ?

6. Combien de jours de route entre Kasane et le Kafue? Et quelle route prendre (douane) ?

7. Combien de jours de route entre South Luangwa et Livingstone ?

8. Pour voir l’arc-en-ciel de lune aux Chutes Victoria, faut-il aller du côté Zambie ou Zimbabwe ?

9. Qui a déjà été visité l’orphelinat de Chimfunshi, vaut-il le détour ?

Maintenant si quelqu'un à un petit coin pas trop touristique, mais exceptionnel, nous sommes preneurs.

Cela fait beaucoup de questions, mais nous devons prendre rapidement une décision pour la destination, car les réservations pour les USA se remplissent vites.

Merci encore à toutes les personnes qui prendrons le temps de me répondre !
Kgalagadi Transfortier park (Botswana)
by Grizelitte · 2014-08-14 · 26 replies
Bonjour, Nous partons en Novembre pour faire un tour au Botswana nous connaissons bien Chobé Savuti Morémi et le nord du CKGR pour y avoir été plusieurs fois. Quelqu'un peut il nous donner des infos sur le kgalagadi Transfrontier park. circulation, état des pistes, hébergement camping réservations?.... et intérêt du lieu!

Merci d'avance
Choix itinéraire pour Moremi
by Martimaure · 2013-11-12 · 29 replies
Que ferait-on sans les forums. Nous sommes en fin de préparation de notre circuit de 30 jours Namibie Botswana, avec Tourmaline. Départ prévu courant novembre 2014. Nous avons loué , comme presque tout le monde un 4x4 Toyota Hilux avec tente. Nous souhaiterions au départ de Maun passer 2 jours plein dans le parc de Moremi. Le TO me dissuade car trop de risque et me conseille de prendre un "mobil camp" pour la modique somme de 800€/pers, ce que je trouve excessif. Est-il si dangereux et difficile de faire un self drive et de réserver seuls dans un camp site dans le parc. J'avais pense au Xakanaxa camp site. Il me conseille éventuellement le camp site à south gate. Avons besoin de vos expériences et conseils pour prendre la décision la plus raisonnable.

Grand merci par avance Martimaure
Séjour au Mozambique: plage et intérieur des terres, location de voiture?
by Dundee83 · 2011-02-16 · 2 replies
Bonjour,

Nous préparons un "éventuel" séjour de 18 jours au Mozambique pour Novembre 2011 ("éventuel" parce que ça dépendra du budget...) On aimerait bien combiner plages et intérieur des terres : - pour l'intérieur du pays, quels endroits sont à privilégier ? Limpopo, Gorongosa ou Niassa ? (de ce choix découlera le lieu "plage": Vilankulos ou Pemba) et peut être aussi le lieu d'arrivée (Maputo, johannesbourg ou ?)

- Voyageant de façon autonome, pouvez vous nous conseiller un loueur de véhicule? (on est pas des pros du tout terrain, mais on s'est déjà débrouillés tout seuls en Namibie, Botswana et au Kenya)

- On est preneur de toutes bonnes adresses d'hébergement sympas, et de tout bon plan, conseils ect !!!

Merci à tous 🙂
Partir au Maroc avec ce prestataire?
by Choco66 · 2010-12-19 · 52 replies
Bonjour,

Nous partons avec Croq Nature dans la vallée du Draa au printemps 2011. Je m'affole un peu en lisant les avis négatifs, datant de 2008, sur ce prestataire réputé participer au développement du pays. Quelqu'un parti récement avec eux peut-il me donner son avis ? Merci d'avance à tous.
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (1e partie)
by Ericarole · 2010-11-07 · 17 replies
Encore une fois, je me laisse prendre au jeu de l'écriture et il m'est difficile de faire plus court. Le flot des images et des souvenirs ne peut être endigué alors je vous livre nos souvenirs tels qu'ils le sont, presque sans retenue. Nous gardons quand même quelques moments secrets, enfouis dans notre petit jardin. Promis juré, quand la rédaction sera terminée, je tenterai un ajout de photos.

Prologue :

Au retour de notre voyage en Afrique Australe en aout 2008, nous nous étions fait une promesse : nous y reviendrons !!

En Septembre 2009, c'était décidé : Aout 2010 sera africain.

Une fois encore, la formule sera en self drive, avec 4x4 et tentes sur le toit.

Des mois de préparation pour établir les itinéraires, effectuer les réservations de camps et lodges, des dizaines d'heures à surfer sur les sites et forums pour récolter avis et conseils ont été nécessaires pour tout prévoir...ou presque.

Ces divers contacts ont noué de nouvelles relations tant sur Voyageforum que sur 4x4 SA community où d'autres piqués du virus "Africaustraliens" cultivent, tout comme nous, leur spleen de ces terres lointaines et sauvages.

Il est toujours difficile de définir le périple idéal. Il faut faire des choix : durée des vacances, objectifs à atteindre, trajet entre chaque site, temps à consacrer par étape et..réservation de camp dispo ou pas.... Une fois encore, on est gourmand : en un mois on veut faire une immersion en contrée sauvage au Botswana et de la plongée sous marine en Afrique du Sud...pas simple comme mariage. Les nuits passées au Spitzkoppe (Namibie) à Ihaha (Botswana) nous ont donné le goût du "wild" :

cette fois on en veut plus encore....

La course aux réservations était lancée dès l'automne 2009. Le paradoxe des camps des parcs du Botswana est qu'ils sont rapidement "fully booked". Hors, s' il est vrai que certains sont parfois inoccupés, ils sont quand même réservés et payés. D'autre fois ils sont aussi surbookés et c'est très désagréable.

Au final on trouve toujours une solution si on a une réservation. Sinon, le risque d'être refoulé existe bien...c'est un peu la loterie.

Nous avons investi dans un GPS Garmin et peaufiné nos itinéraires avec les cartes de Tracks 4 africa où toutes les pistes et camps figurent. Nous savons exactement par où passer et où aller...comme dit Francky04, on aura Ginette à bord qui nous dira en plein bush " Tournez à droite, puis allez tout droit ! " Ah c'est beau le progrès !!!

Nous achetons dès septembre nos billets via la bourse des vols : vol sur Egyptair :

Paris/Le Caire/Johannesbourg.

Avantages :

Tarifs : 580 euros le billet

Escale "assez" courte : 4 heures

Arrivée le 01/08 tôt la matin à Jo'burg : 07h45

Départ le 26/08 au soir de Jo'burg : 21H45

Notre avis sur Egyptair : bon confort des avions (Airbus A330), équipement sommaire (pas d'écran vidéo individuel) repas très moyen, personnel de bord pas aimable, retard au départ de Paris et du Caire mais pas aux arrivées finales, escale au Caire sans intérêt, passage au portillon de sécurité avec tentative de racket.

Le seul avantage de prendre Egyptair est d'ordre tarifaire.

Nous réservons notre véhicule 4x4 Toyota Hilux tout équipé avec Bushlore, loueur basé à côté de Johannesbourg.

Notre avis sur l'Hilux (moteur 2,5 Did) : Bon véhicule confortable à la conduite, bons amortisseurs.

Motorisation toutefois un peu trop juste lors des usages en piste de sable très mou et vraiment poussif en côte et montagne.

Notre avis sur Bushlore : compagnie aux apparences de sérieux, bonne flotte de véhicules, équipement complet malgré une cabine bien vieille montée sur un véhicule très récent et une popote un peu fatiguée.

Par contre : assistance quasi nulle lors d'un pépin mécanique où nous étions vraiment livré à nous même, totale mauvaise foi de leur part pour la prise en charge, car nous avons dû payer les réparations de notre poche qu'ils n'ont jamais voulu nous rembourser, arguant de la non certitude que le problème n'était pas à 100% inévitable.

Nous déconseillons donc fortement cette compagnie de location. Nous reviendrons sur l'incident dans le récit.

Les participants à cette aventure sont les mêmes qu'en 2008 : nous formons une bonne équipe, polyvalente et complémentaire avec une certaine expérience des voyages en solo :

Ma douce : Intendante en chef, superviseur de l'organisation matérielle, gardienne de la tirelire et du road book et toujours en charge des photos. Encore une fois, sans son sens pratique aigu, je ne sais pas comment nous aurions pu être si bien organisé.

Junior : Vigie arrière du vaisseau, en charge du petit bordel embarqué, responsable de la maintenance électrique, aide de camp, magasinier, préposé au montage et démontage des tentes.

Depuis deux ans, Junior a grandi : il chausse du 45, et s'approche des 1,80 mètres. Il est maintenant un presque jeune homme. Sa participation active a été très appréciée, sachant prendre le relais lors des coups de fatigue et affichant un optimisme inébranlable. Je salue son calme et son sang froid. Du haut de ses 14 ans, il n'a jamais failli.

Moi même : Planificateur de l'itinéraire, pilote du 4x4 (désormais breveté "deep sand" et "amphibie"), maitre du feu et des grillades, sommelier, en charge de la sécurité et des relations humaines et accessoirement caméraman sous-marin.

Une semaine avant le départ, nous envoyons des mails à tous les organismes sollicités pour les camps, lodges ... afin de faire un dernier check up. L'organisme qui gère les camps de Savute-Linyanti et Kwai nous répond qu'il n'a pas reçu notre virement (fait depuis plus d'un mois) et que notre réservation n'est pas enregistrée.

Après plusieurs mails d'explications angoissées, d'envoi de preuves de paiement,

on reçoit enfin le "voucher" tant désiré, pour les camps demandés.

C'est parti !!

Samedi 31 juillet :

Départ de Roissy à 15h. 2 heures de retard pour le départ. Une heure est rattrapée en vol. On a suffisamment de temps d'escale pour que les bagages suivent...manquerait plus que çà...

Lors de l'escale au Caire, l'agent de sécurité en poste au portique me retient pour fouiller un des bagages à main qui contient des lampes électriques et des chargeurs de batteries. Il veut me prendre des piles rechargeables et un rouleau d'adhésif. Je tente d'argumenter et au fur et mesure je comprends à son ton et à son regard qu'il attend quelque chose...un bakchich... je prends mon air le plus Bourvilesque possible, je reprends les piles et je lui dis plein de fois merci avec un sourire niais..il peut se gratter, il n'aura rien...

Dimanche 01 aout :

Arrivée le matin à 07H45 à Jo'burg. L'aéroport a été modernisé depuis notre passage en 2008 (Coupe du Monde oblige) et c'est maintenant un bel aéroport bien fonctionnel. Petit pincement au cœur lors de l'attente des bagages...il y a deux ans, il en manquait un. Un..deux...trois, ouf tout est là. Nous sommes accueillis par un colosse noir qui porte un panneau "Bushlore". Il nous explique qu'il doit attendre d'autres arrivants et nous propose de prendre le train pour aller à Sandton, là où Bushlore nous récupérera...Le train ? A Jo Burg ? ...euh avec les valoches...Is it secure ? je lui demande. Il rigole et me dit que c'est le train le plus sûr du monde...On prend donc 3 billets pour 330 rands (quand même !) (que Bushlore nous remboursera pas alors que dans leur contrat ils assurent le transfert) et nous voilà dans le Gautrain qui relie l'aéroport à différentes stations dans et autour de Jo burg. C'est effectivement probablement le train le plus sûr du monde. Il y a autant d'agents de sécurité sur les quais et dans le train que de passagers. Autant de chance de se faire agresser ici qu'en visitant la Maison Blanche, je prends la mesure de l'incongruité de ma question.

Les formalités de réception du véhicule ont un petit hic : nous étions convenus de payer Bushlore en liquide et avions commandé des Rands en France (pour alléger les débits sur la visa). Devant la liasse de billets de 200 Rands le loueur fait la grimace : les banques sud africaines n'acceptent plus, parait-il ces coupures, à cause des contrefaçons. Après palabres, Mark, de Bushlore, accepte finalement de les prendre non sans avoir essayé de nous les rendre contre un paiement en CB...

Les formalités finalement terminées, nous voilà partis, il est 11h30. Quelques centaines de mètres pour se réhabituer à la conduite à gauche et à ces fichus clignotants qui sont à la place des essuies glaces... On branche Garmin et miracle, la carte de l'Afrique du Sud fonctionne, l' itinéraire programmé s'affiche et Ginette est impériale.

On roule jusqu'à Mokopane pour notre première étape et y arrive à 15H10. Le temps de se poser, il est trop tard pour faire les courses car c'est dimanche. On a réservé une chambre au Marula

(
http://www.wheretostay.co.za/marula ) . C'est propre, pas cher et bien situé à côté d'un supermarché. Il y a presque personne et notre chambre est au fond du lotissement formé par l'ensemble des appartements : c'est très calme. Il n'y a personne à la réception. On appelle un numéro de téléphone inscrit sur une pancarte et notre correspondant nous explique qu'il y a un petit coffre fort scellé au mur de la réception. Il nous donne le code : dedans il y a la clef de notre chambre et le plip pour la grille électrique. Comme on part tôt demain matin, il nous dit de laisser l'argent sur la table de chevet et de remettre la clef dans le coffre avant de partir...Quelle confiance !!!

Ce soir, tradition oblige, on se fait notre apéro dehors devant la chambre, en regardant notre premier coucher de soleil africain...on est fatigué mais heureux. Diner dans un petit resto familial : grillades et vin Sudaf inaugurent la longue liste de ces savoureuses alliances que nous testerons quasiment tous les soirs...(le sevrage sera dur au retour !!)

Lundi 2 aout :

Réveil de bonne heure. On petit-déjeune et avant de quitter la chambre, je lance à ma Douce : tu as les passeports ? .. Oui je les mis là sur la table de chevet hier soir... mais... y a pas les passeports !!!

Il s'en suit une presque heure d'angoisse où la tension monte minute après minute : on fouille tout, le 4x4, les valises, les sacs , l'appartement...rien !! nada !!! pas de passeports. On se refait le film de la soirée, c'est le trou noir... au bord de l'explosion nerveuse et alors que je refouille le 4x4, j'entends un cri étranglé de ma douce : "Je les ai !!! Je les ai !!!" ...ils étaient ....dans la poche de ma chemise, fourrée dans le sac de linge sale.... Comme j'avais auparavant juré mes grands dieux que je ne les avais pas, je me sens tout d'un coup tout...con (j'ai beau chercher..c'est l'adjectif qui convient le mieux), mais soulagé aussi.

On prend la route avec une heure de retard. Avant de quitter Mokopane, on s'arrête dans une quincaillerie et j'achète deux solides manches de pioche qui viendront compléter l'ensemble de l'arsenal nommé :" les contre-mesures" et destinés le cas échéant à se protéger d'animaux trop menaçants ou même en cas de problèmes humains. Je demande au marchand deux gros bâtons de bois bien solides...il me regarde et un peu inquiet me demande pourquoi faire. Je lui explique que c'est pour repousser des animaux dans le bush. Détendu, il me vend ce qu'il a de mieux...

Petit aparté sur nos "contre-mesures" :

- 2 manches de pioches (ils serviront surtout de bâton sonde lors des franchissements de gué. J'impose à Junior et à ma Douce d'en prendre un à chaque éloignement du camp, lorsqu'ils auront besoin notamment de s'isoler derrière un buisson....rien de tel que de tapoter le sol devant soit avec un bâton pour faire fuir serpents et autres rampants ainsi que faire du bruit...

- Un lance pierre : sensé faire s'éloigner babouins ou hyènes rodant trop près et se fichant de nos éventuelles injonctions.

- Une bombe à poivre : Réputée très efficace contre les animaux, dernier recours en cas d'agression inévitables.

- Une corne de brume : pour faire du bruit, si besoin...

Tous les soirs, lors de la mise en œuvre de notre camp, ces contre-mesures seront disposées à portée de main....elles n'auront jamais servi mais m'auront donné au moins le sentiment de pas être "tout nu"

On roule jusqu'à la frontière du Botswana de Martin's Drift. En route, nous voyons nos premiers kudus, girafes et plein de phacochères qui se baladent le bord de la route.

Il nous faut 40 minutes pour passer les deux frontières et effectuer les formalités...c'est rapide.

Alors que nous passons la frontière, le Garmin refuse obstinément d'afficher la carte du Botswana. On essaye toutes les manipulations possibles et même avec des mini cartes SD sur lesquelles j'avais pris soin de copier cartes, waypoints et itinéraires : Rien !!! Nada !!! Que dalle !!! Peau de balle !!! j'ai une envie meurtrière de jeter ce satané Garmin par terre et de rouler dessus. Y a pas à dire, j'ai beau y avoir mis du mien et m'être enquis de conseils auprès de vénérables sachant....la new technologie et moi....c'est pas le top.

Pour le reste de notre périple, nous naviguerons à l'ancienne : à la carte et à la boussole et avec un Garmin muet, à l'écran désespérément vide, où seuls la petite voiture nous représentant à l'écran et tous les waypoints que j'y ai mis seront visibles. On ira de waypoint en waypoint, gardant le cap approximatif. Nous avions pris soin de récapituler, noter et mettre une légende à tous les waypoints sur notre road book et cela nous a été très utile. De plus nous avions aussi acheté les cartes de Veronica Roodt : nous ne sous sommes jamais perdu.

On fait le plein à Kwa Noken juste après la frontière. L'essence est moins chère au Botswana : 6,60 pulas le litre. On gave le double réservoir de 160 litres...On a de la marge...

Nous roulons jusqu'à Serowe que nous atteignons 2 barrières vétérinaires et un contrôle de Police plus tard. Lors du contrôle de Police, outre la vérification "des papiers afférents à la conduite du véhicule" (comme disent nos gendarmes), le policier vérifiera le bon fonctionnement des phares, clignotants, feux stop et klaxon du Hilux.

Nous faisons le plein de victuailles au Spar pour les 6 jours suivants. Nous avons tout calculé pour les 3 repas quotidiens et les apéros. Ils vendent de la belle viande sous vide et parfois marinée. On ne se prive pas en beaux morceaux, surtout vu le prix. Ce sera Braii tous les soirs. Le rayon des vins étant bien garnis, on achète également des munitions et deux vrais verres à vin. Il est absolument hors de question pour nous de boire du vin dans les verres en métal de la popote ni dans des gobelets en plastique...dans la vie, y a des principes sur lesquels on ne transige pas !!!

J'en profite pour acheter une carte sim Mascom que je mets dans un vieux téléphone portable. J'ai 50 pulas de crédit. Cela sera bien meilleur marché pour les coups de fils locaux que ma puce Orange France.

Nous arrivons au Khama Rhino Sanctuary vers 16H30. On réserve un guide pour le morning drive de 06H30

Le camp n'est pas top à notre goût car les emplacements sont trop près les uns des autres. C'est dommage, car ils ont assez de place pour éviter cela.

La mise en œuvre des tentes sur le toit se fait assez vite, les automatismes reviennent.

Surpris par le coucher de soleil, on saute la douche du soir. Nous ne veillons pas trop tard après le repas, mais nous prenons quand même le temps d'admirer le ciel étoilé qui nous tant manqué depuis deux ans.

Mardi 3 août.

Réveil à 05H45. Il fait encore noir. La nuit fut très fraiche. Fort de notre précédente expérience, nous avons emmené nos propres duvets ultra légers et utilisé les duvets fournis comme couverture. Bien nous en a pris : un seul duvet aurait été insuffisant.

Durant le périple et pour des raisons que je ne saurais expliquer, nous aurons une alternance de nuits assez douces et de nuits froides, durant lesquelles, avant le petit matin, je rabattais la capuche du duvet sur ma tête tellement il "pelait dur".

Nous replions le bivouac et rejoignons le guide qui nous attend. Il s'appelle "Ti". Pour nous il sera Mister T. Il est sympa et a vécu 2 ans à Versailles...le monde est petit...

Durant 2H30 il nous guidera dans la réserve. Le tour dure initialement 2 heures mais jusque là : pas de Rhino !!! c'est décevant et les zèbres, girafes et antilopes croisés n'étanchent pas notre soif de Rhino, surtout que par la suite, il sera surement très difficile d'en voir. Nous croisons quelques véhicules transportant d'autres visiteurs et apparemment c'est pareil pour tous. Que se passe-t-il ? Sont ils en grève ? Où se cachent ils ? Selon Mr T., il y en a 37 dans le parc et là, pas la queue d'un.

Au bout de 02H15 de recherche, on aperçoit enfin deux spécimens de Rhino Blancs, assez proches pour les photos. C'est la joie dans le vaisseau.



Nous quittons Khama vers les 09H30. Garmin reste définitivement et désespérément aveugle et muet. In petto, j'attribue à Ginette des qualificatifs laissant présumés d'une vie de débauche à partenaires payants multiples.

La route est monotone jusqu'à Letlakane : du bush et encore du bush. Arrivés à dans cette ville un peu austère et dépouillée, il nous faut nous arrêter au bureau local du DWNP pour payer nos entrées des parcs. Le bureau est situé en face du supermarché, dans un bâtiment administratif. Les horaires d'ouvertures sont 09h00-12h30 et 13h30-15h00. Il est 11h30 et il nous faudra en tout, une petite heure pour avoir toutes nos entrées des parcs du DWNP, du CKGR à CHOBE. La petite dame prend son temps et damned ! au moment de payer avec la visa, son terminal ne veut rien savoir. Il nous faut aller tirer de l'agent à l'ATM du supermarché. Durant notre périple, j'ai plusieurs fois été dans l'impossibilité de payer dans des commerces ou de retirer de l'argent auprès de terminaux gérés par la FNB (borne bleue ciel) par contre les ATM Barclays ou Absca ont toujours accepté les transactions.

On reprend la route et on s'arrête à Mopipi. Je fais un ultime remplissage du réservoir. C'est le dernier point d'essence avant Maun car la station service de Rakop n'existe plus. Il faudra faire avec, durant les 6 prochains jours.

A l'approche de Rakop, on observera un grand nombre de petites tornades de poussière qui naissent et meurent rapidement. Ces petits cyclones traversent parfois la route. De loin on dirait qu'il s'agit de la fumée d'un feu. De près, on distingue bien l'entonnoir et la colonne de poussière et brins de paille qu'elle soulève.

Il nous faut 2H30 pour rallier le Sunday camp depuis Rakop via Matswere Gate. A Mastwere on paye les camps pour Big Tours et on achète du bois. La piste est dure : très sableuse avec d'interminables lignes droites qui montent et descendent. Nous croisons peu d'animaux. Il faut dire qu'un bush dense longe la piste de part et d'autre. Ne sont visibles que les animaux s'y trouvant au bord.

On arrive finalement à notre camp à 17H30. Nous sommes fatigués mais heureux. Le camp (le N°3) surplombe légèrement Sunday Pan. C'est beau. Il n'y a pas âme qui vive aux alentours et nous nous sentons enfin seul au monde. La soirée sera calme autour du feu de camp.

Dans le parc du CKGR, il n'y a pas d'eau dans les camps. Le réservoir de 60 litres du véhicule ne peut servir qu'au lavage des mains, des dents et à la vaisselle.

2ème jour sans douche.

Mercredi 4 Août :

Alors que nous petit-déjeunons, une petite antilope surgit soudain des buissons. Humant l'air, elle s'approche de nous à quelques mètres. On observe ce petit animal aux apparences fragiles et sommes étonnés de son audace. Soudain, ayant peut être réalisé subitement son imprudence, elle bondit se cacher dans le bush...sympa comme visite.

Nous prenons la piste direction Piper pan. Une belle journée de conduite s'annonce, alternant bush, pans, pistes très sableuses (obligeant un dégonflage des pneus), et pistes dures, qui reposent la conduite mais où quelques gros trous imposent une vigilance permanente sous peine de choc violent.



Loin devant nous, nous apercevons un petit nuage de poussière qui se rapproche gentiment et nous nous retrouvons bientôt derrière une remorque tirée par tracteur. Ce transport incongru en ces lieux nous interpelle un peu. Dans la remorque se trouve une grosse citerne et le tracteur roule au pas, peinant aussi dans ce lit de sable. Il est impossible de le doubler car on ne peut pas sortir de l'étroite piste. Nous remarquons que le véhicule n'a pas de rétroviseur. Au bout d'un moment, nous désespérons car le chauffeur ne se pousse pas et nous trouvons le temps long. C'est le comble, nous avions une chance sur je ne sais pas combien de se trouver derrière lui et...nous y sommes. Je commence à klaxonner, d'abord par petits coups, puis par longs coups, puis je laisse en continu la trompe hurler. Rien : soit le chauffeur est sourd, soit il se fout de nous. Les habitants du bush doivent être stupéfaits de voir 3 énergumènes gesticuler et vociférer dans leur 4x4, à la poursuite, à la vitesse de la tortue, d'un vieux tracteur déglingué. Nous leur montrons un insolite spectacle : une furie, le corps à demi sorti de l'habitacle, brandissant une corne de brume qui tonne au vent et un dément cramponné à son volant, la main écrasant le klaxon à s'en faire péter les tympans. Après quelques centaines de mètres de cet hallucinant et bruyant cortège, le tracteur poursuit son bonhomme de chemin, tranquille comme Baptiste. Alors que nous avons presque renoncé, subitement, le Tractorman s'arrête et sort de sa cabine, peut être alerté par un 6ème sens jusqu'ici profondément endormi. En nous apercevant, il nous salue d'un grand geste accompagné d'un large sourire et s'empresse d'écarter son improbable attelage pour nous laisser la place de se faufiler. Le pauvre, nous l'avons maudit et il nous avait tout simplement pas vu.

Les 30 derniers kilomètres avant Piper Pan sont terribles. La piste est une tôle ondulée et sablée très désagréable. Dans les meilleures parties de cette journée, Junior prend le volant. Il apprend le passage des vitesses et pourra "sentir" le 4x4. Ma foi, il s'en sort bien. Nous croisons Oryx, springboks, impalas, girafes et autruches en grand nombre, ainsi que chacals et blaireaux.



La nuit et la soirée à Piper Pan sera calme, isolés de tout. Nous avons croisé 4 véhicules dans la journée

Ce soir, reclus en plein milieu du Central Kalahari et comme un symbole, nous ouvrons à l'apéritif une bouteille d'un vin venue de notre cave : un liquoreux de Gaillac que j'affectionne particulièrement : une cuvée Renaissance de Mr Rotier. Tout comme il y a 2 ans en Namibie, que l'or liquide de ce nectar se marie fort bien avec la magie du crépuscule de la nuit africaine !....



Puis, la nuit définitivement tombée, je m'emploie à maitriser l'art du feu de camp et la cuisson des grillades.

3ème jour sans douche.

Jeudi 5 août :

Nous replions les tentes à l'aube et allons sur le point d'eau situé à quelques kilomètres. Nous y admirons un troupeau de gnous. Sans doute ayant besoin de se réchauffer de la fraicheur nocturne, ils courent et bondissent pour notre plus grand plaisir.



Après le petit déjeuner nous repartons vers Sunday Pan. On retraverse cette vilaine portion de tôle ondulée mais prenons ensuite une autre piste qu'à l'aller. Nous verrons encore plus d'animaux qu'hier. On fera la course sur quelques centaines de mètres avec un troupeau d'autruches. Ne voulant pas les effrayer, je les laisse gagner. Elles courent vraiment vite.



On fait le tour de plusieurs Pans (zone aride et sèche, qui se remplie d'eau de pluie lors de la saison humide). En plus des espèces d'hier, nous verrons aussi mangoustes jaunes, ku antilopes, outardes kori, messagers sagittaires et aigles.





Nous pique-niquons à l'ombre de petits arbres épineux, avec pour voisin un Oryx couché dans le bosquet d'à côté et manifestement pas dérangé par notre présence.

Un peu plus loin, ma douce fera quelques foulées au côté d'une girafe, animal pour lequel elle a une grande tendresse. Malgré ses footing bi-hebdomadaires, la Girafe la distance en quelques enjambées... Que nos mères se rassurent, l'environnement était fait d'un sol sec parsemé de petites touffes d' herbes sèches, sans buisson....pas un lion ne pouvait s'y tapir.

Arrivé au Sunday camp, nous nous posons au camp N° 2, qui n'a pas la vue du N°03. Encore une soirée calme autour du feu. Le rituel apéro-grillades-Tarot est bien rodé.

4ème jour sans douche.

Vendredi 6 aout :

Au petit déjeuner, un Oryx est venu se balader à proximité, sans avoir toutefois la témérité de la petite antilope.

Nous sortons du CKGR à 08H35. Nous y avons parcouru 500 km de pistes difficiles J'ai une petite déception car j'espérai y voir des lions....

Nous faisons une halte à Rakop : regonflages des pneus et achat de bois. Ne comptez pas y acheter grand chose hormis des paquets de chips. On se fait conduire dans un petit lotissement de cases en terre et bois où une famille vend du "firewood".

On achète deux gros "bundles" que l'on stocke dans des gros sacs plastiques solides que nous fixons sur la galerie, entre les tentes, à l'aide de sangles et de tendeurs. Les petits gamins nous entourent rapidement. Junior leur distribue des petits jouets qu'il avait emporté pour ce genre d'occasion. Rapidement, il devient adulé comme une rock star entouré de ses fans.

Nous quittons Rakop pour rejoindre Nxai. Si nous avons très régulièrement croisé durant notre périple, nombre de troupeaux divers de chèvres, vaches et ânes vaquant le long ou sur la route, nous n'en n'avons jamais autant vu que sur cette route. Il y en a partout et il faut être très vigilant. J'imagine que la nuit, cela doit être plus que sportif...

En se rapprochant de Nxai, on aperçoit au loin des fumées. Il y en a sur plusieurs fronts et elles montent haut dans le ciel, formant même des nuages lointains gris-beige..cela annonce assurément des incendies.

A l'entrée du parc, le ranger nous explique qu'il y a bien un gros incendie mais que nous ne risquons rien, car il est loin.

L'aiguille de la jauge de carburant s'est maintenant détachée du trait du plein. Pour ceux qui l'ignorent, un véhicule équipé d'un double réservoir, marque le plein tant que le premier réservoir n'est pas vide. Si le premier réservoir a plus de contenance que le second, cela peut être très trompeur pour les estimations d'autonomie restante.

En route pour Baines camp et Nxai, là encore la piste centrale est en sable mou, qui devient encore plus mou lorsqu'on emprunte la piste annexe pour Baines. Nous dégonflons pour ne pas s'ensabler. Tout à coup, ayant peut être dépassé la vitesse requise, les roues avant quittent brusquement le sillon sableux et mordent l'ornière qui fait tremplin. Le 4x4 fait un bond, quitte la piste et atterri dans l'herbe et les buissons. Je réussi in extrémiste à le maintenir en ligne, évitant l'embardée et la culbute. Ouf, je reprend la piste les mains moites, serrant le volant et réduisant l'allure.

Après une douzaine de kilomètres, nous arrivons enfin au pan asséché qui entoure Baines. Nous atteignons le mythique "bosquet" de Baobab qui fait le charme de ce lieu. Nous y restons un bon moment, à marcher autour de ces géants hors normes et à admirer leurs singulières silhouettes surgissant du néant. Tels des titans pétrifiés, ils se dressent tous bras saillants, plantés dans cet ilot de terre et cernés par un désert où rien ne pousse. Comble du plaisir, nous sommes seuls, comme si ce bout de monde vierge et insolite nous appartenait.



Nous découvrons que notre camp (le N°1) se trouve sur un autre ilot de terre embuissonné (cherchez pas ce mot c'est un néologisme) et cerné par un désert stérile, juste en face du célèbre bosquet de baobabs. Ce camp sera l'un des plus beaux de notre voyage. Même s'il ne dispose pas d'eau, c'est un lieu magnifique. Un gros baobab en est l'imposante tour de garde. Étant légèrement en surplomb, la vue sur le désert est splendide. Les Baines baobabs nous font face au loin et sont nos seuls voisins.

Des crottins d'éléphants présent à la lisière du camp attestent de leur présence, mais nous n'en verrons pas. Tandis que Junior reste au bivouac, Ma douce et moi allons marcher dans la cuvette aride, parsemée de toutes sortes d'empreintes d'éléphants, d'antilopes et même de félins. Des gros cailloux noirs venus ici on ne sait comment et comme tombés du ciel apportent la seule note de couleur à ce sol gris clair dont la surface est une croute légère qui craque sous nos pas. Nous gardons le contact avec Junior à l'aide de talkie walkie, on ne sait jamais.

Le soleil commence sa lente descente sur l'horizon et s'écrase bientôt pour disparaitre dans un rougeoiement céleste. Nous restons là, à admirer le spectacle entre deux photos.



De retour au camp, la féerie perdurera et ce, durant toute la soirée :

D'abord par la silhouette massive et tortueuse de notre sentinelle qui s'impose dans le ciel à la lumière déclinante, où les roses, les oranges, les bleus et les mauves se disputent l'espace dans lequel des étoiles scintillantes commencent à éclore.



Puis, au fur et à mesure que la nuit parait, d'autres lumières rougeoyantes et inquiétantes se révèlent. Notre horizon s'illumine des feux de brousse. Le vent souffle et l'incendie gagne. Dans la nuit, il nous apparait même qu'il est plus proche maintenant. Blottis dans l'écrin de notre île, nous ne craignons rien.





Charmé par la magie de cette soirée, le vin sud africain se fait encore plus grisant. Nous irons quand même nous coucher, non sans un dernier regard aux lueurs des feux dévorants le bush et aux myriades d'étoiles à peine voilées par les fumées.

5ème jour sans douche

Samedi 7 aout :



A la lueur du jour, le spectacle de la veille joue encore sur la scène qui nous fait face. C'est maintenant l'aube qui éclaire les colonnes de fumées zébrant le ciel naissant. Le feu est encore visible. Une légère inquiétude nous gagne. L'incendie semble avoir gagné maintenant en direction de Nxai. La vaisselle du matin a raison des dernières gouttes de notre réservoir d'eau. J'aurais du faire le plein à Rakop...j'ai oublié. Les lingettes nettoyantes ont de plus en plus plus de mal à nous toiletter...heureusement que l'air est sec...ma Douce envie nos coupes de cheveux courts de garçon : les siens sont des pailles sèches.

Sur la piste principale en direction de Nxai, nous traversons des zones calcinées. Le bush a brulé. Seuls les buissons les plus épais ont survécu, le reste n'est que cendre. Parfois et peut être parce que vent ne soufflait pas assez, le feu n'a pas traversé la piste. Mais à d'autres endroits, il est passé pour poursuivre son œuvre de destruction. Heureusement, après les prochaines pluies, tout repoussera.

Soudain, nous nous rapprochons de plus en plus de la fumée. Nous voyons bientôt les flammes engloutir les broussailles. Nous poursuivons la route quand une pointe de l'incendie portée par le vent atteint la lisère de la piste. Il y a des flammes parfois de plusieurs mètres. Au moment précis où nous passons ce front enflammé, nous sentons distinctement la bouffée de chaleur qui nous frappe de côté. Quelques minutes plus tard, nous ne serions peut être pas passé.



Alors que nous approchons Nxai, un des moments privilégiés, si ardemment souhaité dans un tel voyage, s'offre à nous tout à coup :

Juste devant, sur la piste 3 lionnes marchent tranquillement dans le même sens que nous. Un peu plus loin et les précédant, une autre lionne fait route, encadrant deux lionceaux.



Les sentiments exaltés qui nous traversent sont puissants. Enfin LA rencontre. Avançant au pas, nous nous portons à la hauteur du premier trio. Notre présence ne les dérange pas, elles s'écartent tout juste sur le bord de la piste. Nous avançons maintenant à leur rythme. Elles sont sereines et leur démarches est souple, tranquilles. Nous finissons par les dépasser et rejoignons le trio de tête. Les deux lionceaux trottinent auprès de leur mère. Un peu plus prudente, elle quitte la piste et

s'éloigne un peu. Pendant un ou deux kilomètres, nous allons les suivre en parallèle, tantôt les voyant bien et tantôt les devinant. Alors que le Gate de Nxai est en vue, nous sommes rejoints par deux autres véhicules du parc qui transportent des visiteurs. Eux aussi auront droit à leur part de lions. Les félins s'arrêtent un instant, comme pour une pose photo. Ils sont maintenant tous les 6 en convoi. Pas inquiets de la présence humaine, ils sont quand même prudents. Leur marche est organisée : il y a un ouvreur, la mère et ses lionceaux et une arrière garde.



Nous suivons la progression du groupe en traversant le Gate qu'il contourne et nous le rejoignons alors qu'il atteint un point eau. Après avoir de nouveau admirer un bon moment ces félins, ils finissent par disparaitre dans le bush. Waow, quelle séance !! nous sommes comblés, nous avons eu notre rencontre avec les lions.



De retour au Gate, nous faisons le plein d'eau et gagnons notre camp, il est assez isolé des autres et pas très loin du bloc sanitaire, il est parfait.

Il est encore tôt et nous partons faire le tour de Nxai Pan. Tous les points d'eau sont à sec, à l'exception du central qui est occupés par nombres de spécimens (autruche, oryx, kudus, springboks, zèbres et chacals). Nxai est beau mais les animaux sont rares. Malgré le nombre important de crottins d'éléphant : pas un pachyderme en vue. Nous poussons jusqu'à Khama Pan Nous traversons une zone de bush dense où des points d'incendie sont assez proches. Une bonne partie de la zone a déjà brulé. C'est impressionnant et lugubre. Le temps passe vite. Le premier point d'eau de Khama est également à sec. N'ayant pas croisé grand nombre d'animaux et inquiets par l'incendie, nous faisons demi tour. Bien nous en a pris, l'incendie est maintenant au bord de la piste. Là encore, on passe juste et ressentons la chaleur des flammes. Je ne suis pas trop fier car cela frise l'insouciance...



De retour sur Nxai Pan, nous rallions un point haut, marqué sur Tracks4 africa comme point de vue. La piste qui y mène est un enfer : des courbes serrées entre les buissons, dans du sable très mou et pour finir une côte. La fin de l'ascension se fait en première boite courte et le volant à 90°. Je n'en mène pas large, si on s'enlise là, c'est la grosse galère assurée. Arrivé en haut, on domine le pan de part et d'autre de la colline. Cela aurait pu être beau mais c'est brulé partout...tout ça pour pas grand chose. Affamés, nous y effectuons quand même un pique nique très tardif durant lequel un énorme insecte noir que je ne parviens pas à identifier, vole autour avec un bruit de B52.

L'après midi est bien entamée et nous regagnons notre camp. Après s'être posé, il nous faut un peu travailler : Ma douce s'attaque à la lessive. Junior et moi sommes chargés du rinçage et de l'étendage. Ensuite, nous savourons enfin tous les trois un moment de délice tant attendu : une douche chaude !!!

Nous ne déplions pas les tentes car nous allons nous poster au seul point d'eau encore en service. Nous ne sommes pas seuls car d'autres ont eu la même idée. Chacun dans son 4x4, on attend sagement.

Le secteur est désert de tout animal. Soudain, dans les herbes, nous distinguons une puissante silhouette apparaitre : un lion ! Un beau mâle avec une grosse crinière sombre. Il se rapproche et s'assied auprès d'un buisson. Il attend.

Peut être sont ce les 4x4 en nombre trop important ou trop près du point d'eau à son goût, mais messire Léo ne viendra pas jusque à nous. Il finit par se lever et poursuit sa route pour disparaitre dans une zone buissonneuse. Seul un zoom puissant ou des jumelles permettent de bien l'observer. Son départ précède le coucher de soleil. La belle boule rouge descend se perdre dans la savane. Nos attendons la fin du spectacle pour regagner le camp qu'on atteint à la nuit tombée. Nous trinquons aux lions. La nuit dans Nxai sera calme et réparatrice, seul un chacal viendra roder durant le repas.

Dimanche 8 août :

Levés avec le soleil comme d'habitude, nous replions les tentes fissa et nous nous rendons au point d'eau.

Avant de l'atteindre, nous apercevons la troupe de 4 lionnes et 2 lionceaux de la veille. Ils reviennent manifestement du point d'eau. Nous nous posons derrière un des véhicules qui était également posté hier soir avec nous, sur ce qui nous parait être l'axe de leur trajectoire.

Les fauves prennent leur temps et nous rattrapent tranquillement. Les petits font même une pause, ils doivent en avoir plein les patounes.... Ils passent devant nous, toujours dans une formation de patrouille. Nos regards se croisent, ils sont à quelques mètres. Là encore, nous aurons tout le loisir de les admirer. Puis ils poursuivent leur route dans les buissons dans lesquels nous découvrons 6 girafes qui les observent fixement, certainement très perturbées cette inquiétante présence féline.



Sur le retour vers le camp, nous croisons un couple en Hilux. On leur indique la direction des lions, puis, mu par un pressentiment je questionne le chauffeur : "Are you Edouardo ?" "Yes" me répond-il étonné. J'ai rencontré Edouardo sur le forum Sud africain. Nous avions échangé quelques mails avant de partir, réalisant que nous serions en même temps dans certains lieux. "Meet you in Maun !!!" Ce soir nous nous retrouverons dans le camp de l'Okavango River Lodge.

Nous quittons Nxai à 09H30. Je laisse le volant à ma douce qui conduit vaillamment jusqu'au Gate, atteint à 10H30. Après avoir regonflé les pneus tout en taillant la bavette à un touriste américain voyageant en groupe et qui se prend d'intérêt pour notre mode de voyage et l'aménagement du 4x4. On attaque la route goudronnée direction Maun. L'aiguille du carburant indique maintenant qu'il reste un petit quart.

Encore une fois la route est parsemée de troupeaux domestiques en tout genre : vigilance s'impose.

Soudain une forme grisâtre, mouvante et non identifiable de loin apparait au bord de la route. A l'approche nous comprenons ce que c'est : une douzaine de gros vautours ont submergé la dépouille d'un zèbre, vraisemblablement victime de la route. L'animal ne doit pas être mort depuis longtemps. On s'arrête de l'autre côté et regardons le macabre spectacle. Les charognards ont déjà éventré le zèbre. On les distingue nettement déchirer des morceaux de chair avec leur bec. Certains se battent férocement. Ils ne se font pas de cadeau.

A 15 km de Maun : un barrage de Police ferme la route. Le policier qui nous contrôle me fait descendre et me demande ce qu'il y a dans le coffre. D'une humeur badine, je lui réponds " A lot of dust". N'étant très probablement pas un auditeur de "Rires et Chansons" ou un lecteur de l'almanach Vermot, il me fait ouvrir la cabine arrière. Pointant les valises, il me demande ce qu'il y a dedans, je lui répond que se sont nos affaires. Ils me demande d'en ouvrir une. J'ouvre celle qui est accessible. Puis son regard se promène sur les grosse boites plastiques kaki qui renferment le matériel de cuisine et la popote. Il me demande également ce qu'elles contiennent. Je me retiens de lui dire que c'est marqué dessus (il ne doit pas non plus connaitre le Port Salut). Reprenant mon imitation de Bourvil, j'ouvre consciencieusement les boites et expose leur contenu à son regard sévère et inquisiteur. Ayant probablement décidé que j'avais assez payé pour mon insolence et constaté que la cabine contenait effectivement beaucoup de poussière, le digne représentant des forces de l'ordre me fait comprendre que je peux refermer et reprendre ma route. La prochaine fois, je ne surestimerai pas le degré d'humour de la maréchaussée locale.

Nous atteignons Maun en tout début d'après midi. La jauge de carburant s'est allumée, l'aiguille est au plus bas, sur le "E" de empty. Nous avons parcouru 1200 km sans faire le plein...ouf, il était temps.

Nous faisons le plein à la première station service venue : la pompe à gas oil indique 146 litres !! il avait soif l'animal ! Pour faire plaisir à Junior, nous déjeunons au Wimpy : l'illustre enseigne des fast food d'Afrique australe. Les hamburgers sont copieux..et c'est bon et gras, comme des hamburgers....

Nous allons ensuite à l'Okavango River Lodge. Nous avons longtemps hésité sur quel camp prendre à Maun. Entre le Audi camp, le Crocodile camp et les autres, nous avons opté pour l'Okavango en raison des bons feed back lus çà et là. Nous ne recommandons pas ce camp. Les emplacements sont trop rapprochés et sans charme (sauf peut être pour les 3 ou 4 directement au bord de l'eau), mais surtout il est beaucoup trop proche de la route et donc bruyant. A cela il faut rajouter la proximité immédiate des locaux qui viennent le soir au bord du fleuve et mettent la zique-mu à fond depuis leur voiture, l'eau froide des douches et le bloc sanitaire très vieillot... Nous avons mangé dans leur petit resto..pas terrible..

Nous faisons plus ample connaissance avec le couple Edouardo/Barbara. Le courant passe bien entre nous. Tout comme moi, Edouardo est un peu inquiet des futurs passages de gué à Moremi. Comme nous faisons également la même halte au Kazikiini, nous ferons convoi jusqu'à 3rd Bridge.

Lundi 9 août :

Nous quittons le camp. En démarrant on s'aperçoit que l' allume cigare est bouché. Le démultiplicateur est parti en morceaux, on récupère l'ensemble des petites pièces dont celle coincée dans le trou. Après une petite séance de bricolage, l'ensemble est réparé et fonctionne. Ouf ! cela aurait été très gênant car c'est le seul moyen de recharger nos appareils, une fois dans le "bush".

Direction l'aéroport de Maun où on embarque pour un vol au dessus du Delta. Nous volons avec Kavango Air dans un petit Cesna de 4 places. Durant une heure, nous survolons un patchwork de pièces d'eau, bras de rivières, terrains arides, zones de bush et tâches de verdures...Les nuances variées de bleu, vert, beige et marron se croisent et se mélangent telle une gigantesque palette de peintre.







Parfois, mais pas aussi souvent qu'on l'avait imaginé, on aperçoit des animaux. Ainsi nous débusquerons des éléphants, girafes et un troupeau de buffles. Junior fait remarquer doctement que nous sommes au 4/5 du Big Five.

Moins magique que le survol des Chutes Victoria, nous avons quand même grandement apprécié cette balade aérienne, qui permet de bien appréhender ce fameux delta. Edouardo et Barbara ont volé sur Moremi Air à une demi heure d'intervalle. Manifestement ils ont eu la chance de voir bien plus d'animaux que nous.

Après un atterrissage en douceur, nous flânons un peu dans les boutiques de souvenirs implantées autour de l'aéroport. Puis, de façon plus sérieuse, nous nous attelons au ravitaillement pour les 6 jours à venir. Sur les conseils de "Piri" le chef Pilote de Kavango Air que j'avais préalablement rencontré sur le forum Sud Africain, nous achetons notre viande à la boucherie : Delta Meat Deli http://deltameatdeli.com/ Ils proposent de la belle viande fraichement ensachée sous vide, marinée ou nature. Ils vendent aussi un des meilleurs Biltong que nous ayons mangé. On gave notre frigo de promesses de Braii succulents. Le marchand de vins et spiritueux implantés à côté du Wimpy nous propose un choix de vins sud africains, largement suffisant pour parfaire nos agapes à venir.

Parés pour de nouvelles aventures, nous quittons Maun pour nous enfoncer sur le pourtour du Delta, direction Moremi. En route, nous achetons 12 "bundles" de bois pour nos feux de camp. Il est maintenant interdit de collecter du bois dans les parcs. S' il est toujours possible de grappiller quelques fagots, il devient plus difficile de glaner autours des camps, car tout le monde en ramasse un peu. Les "bundles" de bois, les fagots glanés et un sac de boulets de charbon sont les 3 ingrédients quotidiens de nos feux, ma foi fort bien réussis. Nous remisons les bundles dans nos gros sacs sanglés sur le toit. Ma douce devient une pro du grimper sur le toit, une vraie "babouine"

Nous faisons donc étape au Kazikiini. C'est un camp géré par une communauté locale. Les emplacements sont propres. Le bloc sanitaire est formé par un ensemble de petites palissades en colimaçon à ciel ouvert, qui abritent pour certaines des WC et pour les autres des douches.

L'eau chaude est produite par des panneaux solaires alimentant des ballons. L'endroit commence à être connu et il y a pas mal de visiteurs. Nous prenons une douche dont la température est à mi chemin entre le froid et le tiède.

Notre emplacement s'appelle Acacias 2, il est grand et suffisamment à l'écart des autres à notre goût. Ce n'est pas le cas de ceux situés à proximité du restaurant. Nos nouveaux amis espagnols sont installés là bas. Edouardo vient nous voir pour un salut amical. Nous lui proposons de venir partager notre emplacement si ses voisins sont trop bruyants. Il décline notre invitation ( je pense par désir de ne pas nous déranger) mais accepte volontiers l'invitation à l'apéro.

Durant nos libations, nous faisons plus ample connaissance et leur faisons découvrir le Biltong (viande séchée et épicée très populaire en Afrique Australe)....pas sûr que ce soit un best of pour eux.

Nous dinons tous les 3 dans le petit restaurant que nous avions réservé en même temps que le camp. C'est une paillote abritant un bar et quelques tables. C'est joliment décoré et la table est dressée avec goût et voire même avec un certain raffinement. Nous sommes les seuls hôtes. Le repas est simple, bon et copieux pour un prix très doux.

La nuit est calme mais nous entendons régulièrement des bruits de moteur de camion. L'ensemble du Kazikiini est situé un peu trop près de la piste. Sur cet axe, le seul reliant directement Maun à Kasane, des véhicules circulent même la nuit. C'est dommage, cela enlève un peu de charme au lieu.

Fin de la première partie

Deuxième partie : http://voyageforum.com/...eme_partie_D3800648/
Dans quel pays d'Afrique faire un safari?
by Maxime91 · 2010-08-18 · 20 replies
Bonjour,

Je souhaite faire un safari en Afrique. Je pose donc la question : Quel pays choisir?

J'ai entendu dire que le Kenya était le paradis pour ce genre d'activité mais je crois qu'aujourd'hui des pays comme la Namibie ou la Tanzanie propose de superbes Safaris. Je précise également que je n'ai pas un budget immense.

J'attends l'avis d'expert en la matière :)

Merci d'avance,

Maxime
Faire un circuit en Afrique avec cette agence?
by Eidyl · 2010-06-23 · 10 replies
Bonjour ! Quelqu'un d'entre-vous a-t-il déjà fait un circuit avec "Rhythmafricatours" ? Ils proposent, entre autres, un circuit "multi pays" ( Le Cap - Namibie - Botswana - Victoria Falls - Johannesbourg ) en 22 jours pour 1700 €. en camping avec participation aux montages et démontages des camps, cuisine etc... Ils résident à NELSPRUIT, près du Kruger. Merci pour vos avis. Lydie
Trois semaines en Indonésie avec ma fille de 11 ans
by Merluchi · 2010-02-22 · 13 replies
je voudrai partir du 16 juillet au 8 août 2010 (dates flexibles!) et équilibrer mon voyage entre Java, Bornéo et une île "peu fréquentée" (komodo, florès, ou autre...). le but étant de se balader et découvrir volcans, forêts et orang-outans, plages et les gens. nous avons l'habitude de voyager sac à dos (inde en 208 et namibie en 2009 (voir carnet de voyage namibie pour ceux que ça intéresse!)).

quels coins "à ne pas manquer"

merci de me faire partager vos coups de coeurs!
S'aventurer dans le Chobe (Botswana)
by Rivièrefox · 2009-09-09 · 15 replies
Bonjour, 🙂 Je ne sais vraiment pas me décider à établir un circuit extension au Botswana après la Namibie car plusieurs questions me chiffonnent . Nous serons mon mari et moi - en octobre -novembre 2010- en véhicule 4x4 (mais pas de tente sur le toit), arrivée à Windhoek, circuit "classique" jusqu'au bout de la bande de Caprivi (pour la seconde fois) + Kasane et environs et les Vicfalls- retour Windhoek. - les campsites en existe-t-il avec des tentes + sanitaires ou faut-il obligatoirement venir avec sa tente ou son camping car ? - est-ce possible de "s'enfoncer " dans le Chobe au-delà de Kasane et de trouver un hébergement (pas en tente de luxe !) à 1 ou 2 J de route, de piste pas trop risquée ( ensablement) ? 😊 - me conseillez-vous de faire un crochet de 2 à 4J depuis Mahango vers les Tsodillo hills jusque Etsha dans le Panhandel ou de pousser jusque Maun ou est-ce plus intéressant d'allonger le nombre de jours du côté de Kasane et du Chobe ? (intéressés par les animaux -srtt les éléphants mais les autres aussi 🙂 et les paysages). Si vous avez des endroits, des hébergements (Chobe et Panhandle- Okavango) n'hésitez pas ... 😇 Un grand merci pour cette aide !

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