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Retour de Madagascar (juin 2011)
Nous sommes rentrés d'un périple épique haut en couleurs dans ce far west malgache !
Je souhaitais remercier tous ceux qui m'ont aidé à préparer notre voyage !
Pour celles et ceux qui souhaitent avoir des renseignements, n'hésitez pas à me contacter je me ferais un plaisir de vous aider !
Bien à vous
K.
Je souhaitais remercier tous ceux qui m'ont aidé à préparer notre voyage !
Pour celles et ceux qui souhaitent avoir des renseignements, n'hésitez pas à me contacter je me ferais un plaisir de vous aider !
Bien à vous
K.
Air Madagascar sur la liste noire!
Je m'etais enfin décidée pour acheter mon billet d'avion avec Air madagascar après avoir calé mon itinéraire etc...
Sur govoyage : plus de vol avec Air Madagascar...pour apprendre que Air Madagascar vient de passer en liste noire de l'union européenne (catégorie E..."interdite ou à interdir" !)
résultat : je pense que je vais plutot prendre via Corsair ou AF pour y aller....
Ce qui me tracasse ce sont les vols interne : pas le choix : c'est Air Mada... et j'ai en tout 6 vols... Alors ma question est simple : est-ce que l'on risque vraiment pour sa sécurité ? Je ne voudrait pas que mes vacances tournent à l'horreur...
Merci pour votre retour d'expérience et vos conseils.
Ce qui me tracasse ce sont les vols interne : pas le choix : c'est Air Mada... et j'ai en tout 6 vols... Alors ma question est simple : est-ce que l'on risque vraiment pour sa sécurité ? Je ne voudrait pas que mes vacances tournent à l'horreur...
Merci pour votre retour d'expérience et vos conseils.
Madagascar en trois semaines en août 2011
Bonjour,
Nous sommes un jeune couple qui allons pr la 1ère fois à Madagascar. Nous avons envie de : plages ++, nature/paysages, en mode "sac à dos" = dépaysement total recherché bien sûr la RN7 a l'air sympa, mais pas assez de plages pr nous Nous avons pensé faire : - Nosy Be, Nosy Komba - Diego Suarez, parc national Ambre, réserve Ankarana - Parc Marojejy - Ste Marie (pr les baleines) Quels sont les endroits à ne pas manquer ds cette zone ?
Cela vous semble-t-il : - faisable ? - OK avec le climat ? (peut-on se baigner et profiter du soleil au mois d'août à Nosy Be et à Ste Marie ???) - mieux que le sud ? - trop ou trop peu en 3 semaines ?
Pour les transports, faut-il absolument prendre des vols internes (au vu de nos prévisions) ? ou prendre des taxi brousse (pr profiter des paysages en mm tps) ?
Pr se déplacer, tous les trajets sont-ils faisables en taxi-brousse sur place ? ou doit-on réserver une voiture + chauffeur depuis la france ?
Pr les hotels, faut-il réserver à l'avance ? (depuis le France) ou pouvons-nous nous débrouiller sur place pr le soir-meme ss galérer ? on recherche des hotels milieu de gamme (avec douche privative) env 30€ est-ce faisable ds ce budget ?
MERCI BCP POUR VOTRE AIDE !!!! N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !
(et dsl pour ce florilège de questions ... mais elles nous sont indispensables !)
Nous sommes un jeune couple qui allons pr la 1ère fois à Madagascar. Nous avons envie de : plages ++, nature/paysages, en mode "sac à dos" = dépaysement total recherché bien sûr la RN7 a l'air sympa, mais pas assez de plages pr nous Nous avons pensé faire : - Nosy Be, Nosy Komba - Diego Suarez, parc national Ambre, réserve Ankarana - Parc Marojejy - Ste Marie (pr les baleines) Quels sont les endroits à ne pas manquer ds cette zone ?
Cela vous semble-t-il : - faisable ? - OK avec le climat ? (peut-on se baigner et profiter du soleil au mois d'août à Nosy Be et à Ste Marie ???) - mieux que le sud ? - trop ou trop peu en 3 semaines ?
Pour les transports, faut-il absolument prendre des vols internes (au vu de nos prévisions) ? ou prendre des taxi brousse (pr profiter des paysages en mm tps) ?
Pr se déplacer, tous les trajets sont-ils faisables en taxi-brousse sur place ? ou doit-on réserver une voiture + chauffeur depuis la france ?
Pr les hotels, faut-il réserver à l'avance ? (depuis le France) ou pouvons-nous nous débrouiller sur place pr le soir-meme ss galérer ? on recherche des hotels milieu de gamme (avec douche privative) env 30€ est-ce faisable ds ce budget ?
MERCI BCP POUR VOTRE AIDE !!!! N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !
(et dsl pour ce florilège de questions ... mais elles nous sont indispensables !)
Transport entre Anakao et Itampolo? (Madagascar)
Bonjour à tous,
Mon amie et moi même partons à Madagascar le 27 mai et rentrons le 13 Juin.
Notre itinéraire sera pour le moment Tana Antsirabe Ambositra Ambalavao et le parc d'Andrigitra Tuléar Ifaty/Mangily Saint Augustin en repassant par Tuléar (j'imagine) Anakao et Itampolo puis retour sur Tulear pour prendre l'avion pour Tana.
J'ai déjà beaucoup parlé avec de grands "experts" de mada mais il me reste quelques interrogations notamment au sujet du trajet Anakao Itampolo.
Un coup on m'assure qu'il n'y a pas de taxis brousse entre Anakao et Itampolo un coup on m'assure qu'il y en a un les vendredis et les samedis ( même le guide du routard en parle mais en meme ilnous conseille de vérifier l'info !) et un les mercredis depuis Itampolo vers Anakao ?
On m'a dit qu'il y a sans soucis des camions brousse depuis Tuléar pour Itampolo mais comme je souhaite faire Tuléar Saint Augustin puis Anakao ça ne me correspond pas.
Sinon on me parle de pirogue, un coup on me dit qu'il y a une pirogue entre Anakao et Itampolo et un coup me dit que non ou que si c'était le cas ce sera beaucoup trop long et/ou dangereux ?
En ce qui concerne la solution la plus évidente aux yeux de tous, à savoir la loc d'un 4 4, cette solution ne nous est pas non plus envisageable dans le sens ou nous n'avons pas le permis de conduire : )
Nous avons meme envisager de partager les frais de 4 4 avec des voyageurs qui seront sur la route à la même époque que nous ? Avis aux intéressés ?
Si aucun voyageurs véhiculés ne croisent notre route à cette période qui peut nous dire dans quels hôtels, bars ou restos pouvons nous trouver de façon sure des voyageurs véhiculés ?
Bien à vous tous ! Et surtout bon voyage ou que vous alliez !
K.
Mon amie et moi même partons à Madagascar le 27 mai et rentrons le 13 Juin.
Notre itinéraire sera pour le moment Tana Antsirabe Ambositra Ambalavao et le parc d'Andrigitra Tuléar Ifaty/Mangily Saint Augustin en repassant par Tuléar (j'imagine) Anakao et Itampolo puis retour sur Tulear pour prendre l'avion pour Tana.
J'ai déjà beaucoup parlé avec de grands "experts" de mada mais il me reste quelques interrogations notamment au sujet du trajet Anakao Itampolo.
Un coup on m'assure qu'il n'y a pas de taxis brousse entre Anakao et Itampolo un coup on m'assure qu'il y en a un les vendredis et les samedis ( même le guide du routard en parle mais en meme ilnous conseille de vérifier l'info !) et un les mercredis depuis Itampolo vers Anakao ?
On m'a dit qu'il y a sans soucis des camions brousse depuis Tuléar pour Itampolo mais comme je souhaite faire Tuléar Saint Augustin puis Anakao ça ne me correspond pas.
Sinon on me parle de pirogue, un coup on me dit qu'il y a une pirogue entre Anakao et Itampolo et un coup me dit que non ou que si c'était le cas ce sera beaucoup trop long et/ou dangereux ?
En ce qui concerne la solution la plus évidente aux yeux de tous, à savoir la loc d'un 4 4, cette solution ne nous est pas non plus envisageable dans le sens ou nous n'avons pas le permis de conduire : )
Nous avons meme envisager de partager les frais de 4 4 avec des voyageurs qui seront sur la route à la même époque que nous ? Avis aux intéressés ?
Si aucun voyageurs véhiculés ne croisent notre route à cette période qui peut nous dire dans quels hôtels, bars ou restos pouvons nous trouver de façon sure des voyageurs véhiculés ?
Bien à vous tous ! Et surtout bon voyage ou que vous alliez !
K.
Huit jours à Madagascar: Diego Suarez, Fort Dauphin ou Tamatave?
Bonjour, je souhaite passer une semaine à Mada (je sais, c'est court!!) en mai avec mes 3 enfants (10, 7, 4 ans). Mais il y a tellement de choses à voir que je ne sais pas où aller! Certains sont allés à Nosy be, mais j'appréhende la prostitution... En fait on ne vient pas trop pour buller sur une plage, on aimerait plutot profiter de la faune, des paysages et des malagaches. Certains nous ont dit que le nord avec Diego Suarez permet de voir "un peu de tout", une agence m'a dit que Fort Dauphin est très varié et très riche aussi en découverte, mais j'ai un peu peur de me retrouver dans une "grosse ville" industrielle. Pour finir, je me disait qu'on pouvait faire tamatave-Ste Marie, mais j'ai l'impression qu'il n'y a pas trop de choses à voir du côté de tamatave.
Je sais, ce post est pas facile à alimenter parceque mada est très grande et très variée, mais vu que les agences de voyages que j'ai contacté sont incapable de me donner des info un peu précises, je me tourne vers vous...
merci de vos avis!
Madagascar: réflexions et impressions sur notre voyage de six semaines fin 2010
Ceci est une série de réflexions personnelles sur notre voyage à Madagascar, établie sur la base d’une expérience touristique de 6 semaines fin 2010.
C’est un bilan subjectif né de la confrontation entre ce que nous attendions, en fonction de ce qu’on nous avait dit ou de ce que nous avions lu et, au final , ce que nous avons trouvé et obtenu sur place. Cela pourra peut-être servir aux touristes qui vont partir à Madagascar pour la première fois
Nous y sommes allés en indépendants avec juste le vol sec, sans connaître personne et en n’ayant réservé que notre première nuit d’hôtel.
Je précise pour ceux qui vont immanquablement réfuter ce qui suit que
Ceci est une vision touristique et commerciale de la part de touristes occidentaux qui ne sont ni humanitaires, ni politiques, ni racistes..
touristes plutôt routards, sachant se contenter de peu mais pas longtemps, appréciant des repas simples mais copieux, ne recherchant ni hébergement de standing, ni douche chaude mais privilégiant avant tout, un bon matelas.
- On nous avait dit que le pays était francophone ……..
Désolés pour les malgaches qui s’expriment dans un français impeccable sur ce forum, mais nous avons eu beaucoup de difficultés à nous faire comprendre, à partir du moment où nous traitions avec des locaux rencontrés au hasard de nos pérégrinations.
Certes le français est langue officielle de Mada depuis 1896 et pour toutes leurs démarches administratives, les malgaches sont obligés de connaître un certain nombre de mots français et d’expressions. Mais ils ne parlent pas français pour autant. Peut-être le parlaient-ils auparavant ? Beaucoup baragouine donnant le change sur des phrases usuelles et simples mais ne comprennent pas les questions, répondent tout à fait à côté ou de manière incompréhensible.
Le savoir vous permettra de choisir vos prestataires de service sur la base de la connaissance de la langue française. Cela n’a rien à voir quand on a un chauffeur ou un guide avec lequel on peut échanger.
Nous avions lu que l’accueil malgache était réputé, leur gentillesse légendaire Nous n’avons pas remarqué que les malgaches se singularisent des autres peuples que nous avons pu côtoyer dans nos différents voyage en Amérique du Sud, en Indonésie et en Afrique. L’accueil malgache est comparable à tous les autres, qqfois souriant , d’autre fois fermé, qqfois commercial, d’autres fois incompétent. C’est certain que si vous arrivez avec un sac à dos rempli de vêtements ou de médicaments, les gens vont vous faire un super accueil et seront très gentils. A l’orphelinat ou à la maternelle ou au village où vous allez donner vos crayons, cahiers et autres bonnes choses, ce sera très émouvant et même inoubliable. Mais pour les touristes lambdas, il n’en existe peut-être pas beaucoup à Mada, qui y vont juste avec une optique de touriste, sans aucun but humanitaire et qui ne sortent leur porte-monnaie que pour s’acquitter des services rendus et donner des pourboires dans un échange commercial argent contre bien ou service, il n’y a pas d’accueil à la malgache. Ce mythe de » peuple accueillant » se perpétue d’ailleurs au sujet d’autres communautés, comme les corses, par exemple. Ne parle-t-on pas d »’hospitalité corse » C’était peut-être vrai il y a un siècle quand la petite ile n’était pas touristique. Pour la Grande Ile, c’est pareil. On devrait plutôt rechercher et parler du critère de « sens commercial », « sens du service » qui n’est pas inné, qui s’apprend. Le savoir vous permettra d’être réaliste : Comme partout dans le monde, vous êtes un touriste considéré comme un consommateur avec un porte-monnaie garni puisque vous avez pu vous offrir le voyage et pas comme « l’étranger à qui l’on offre l’hospitalité ».
On nous avait parlé d’ariary comme monnaie nationale mais pas des francs malgaches Les deux cohabitent pourtant partout. Puisque vous êtes touristes, la tendance générale est de vous donner un prix en ariary supérieur à 5 fois le prix en franc malgache. Il faut donc vous faire préciser en quelle monnaie le prix est donné. Si c’est en ariary, vous divisez par 5 pour payer en ariary. Si le prix annoncé est en franc malgache, vous le multipliez par 5 pour trouver la somme correspondante en ariary.
On nous avait parlé de corruption mais on ne pensait pas en être victime Nous avons circulé beaucoup en deux roues motorisés et avons aussi conduit une voiture. Arrêtés systématiquement pour contrôle de nos papiers par la police nationale, les fonctionnaires nous réclamaient à tous les coups une amende car ils prétendaient que nos passeports sous forme de photocopie n’étaient pas valables. Or nous avions pris soin d’aller les faire certifier par la commune moyennant un timbre. Nous avons donc toujours refuser de payer en étant fermes sur la légalité de ces copies certifiées conformes. Il ne faut pas se laisser impressionner. Finalement, c’est dans une banque que nous avons dû céder et nous acquitter d’un « pourboire » auprès de l’employé de banque pour qu’il veuille bien nous changer nos euros en ariarys.
On nous avait dit que ce n’était pas l’Afrique Et pourtant, nous avons retrouvé des similitudes, notamment dans cette incertitude quand on traite avec une personne déterminée. Vous pouvez traiter avec X et finalement vous retrouver sans avertissement avec Y, même s’il ne vous plaît pas, il est de la « famille », donc très bien. Pour eux, tout est interchangeable. Idem pour la voiture qui n’est pas du tout la même que celle réservée la veille. Il y a eu qqchose à la dernière minute qui les a obligés à changer. Cela nous est arrivé à plusieurs reprises, une seule fois dans le bon sens à notre avantage. Le savoir vous permettra d’anticiper, ne rien payer la veille, attendre le jour même pour vérifier ce qui a été conclu précédemment. On nous avait dit que Madagascar n’était pas une terre de violence et que le malgache n’était pas comme l’africain, prêt à se découper pour une différence d’ethnie
En lisant les quotidiens nationaux, nous nous sommes aperçus qu’il y avait régulièrement des faits divers sanglants liés aux vols. La foule, les gens de la rue, les voisins, n’hésitent pas à tuer de leurs propres mains les voleurs, même pour des biens comme des poulets : « tué à coups de pierre », « lynché par le feu » « tué à coups de sécateur dans la tête »…Les tueurs ne sont pas punis, la police ferme les yeux sur ces règlements de compte à la suite de vol. Quand on évoque ces faits avec les malgaches eux-mêmes, tous ceux à qui l’on en a parlé approuvent totalement. L’état de leur prison où les prisonniers ne mangent que du manioc et sont entassés à même le sol ne les choquent pas non plus. C’est à la famille du prisonnier de pourvoir à sa nourriture, pour le reste tant pis. Le savoir vous permettra de ne pas hurler si l’on vous vole dans la rue car vous pourriez assister à une mise à mort en direct de votre voleur et faire des cauchemars pour le restant de vos jours. Ne tentez pas les voleurs, soyez hyper vigilants dans les marchés des grandes villes et ne vous promenez parmi la foule qu’avec le strict minimum, surtout pas avec votre appareil photo à moins de vous l’attacher par le biais d’un foulard.
On nous avait prévenu que les blancs installés à Mada étaient vieux, moches et exploitaient les jeunes filles malgaches Nous avons rencontré 6 couples franco-malgaches, moyenne d’âge 7O ans/20 ans et avons pu discuter avec les unes et les autres, librement. Nous nous sommes aperçus que les jeunes filles parce que leur pays ne leur offre aucune perspective d’avenir, n’ont pas le temps d’attendre la révolution. Attitude néocolonialiste ou pas, elles s’en fichent totalement et revendiquent leur situation auprès du vasaha (nom donné aux blancs). Celles que l’on a rencontrées recevaient une rente mensuelle, disposaient d’un vrai logement. Les retraités les aidaient à avoir, sinon un métier, du moins une occupation lucrative et indépendante. Pour les plus vieux d’entre eux, il s’agit plus du besoin d’une présence féminine que de vice à proprement parler. Tous repartaient de deux à six mois en France et continuaient, même étant absents, à subvenir à tous les besoins de la jeune fille. Il y a une différence entre les blancs qui s’offrent une prostituée pour une nuit ou un séjour et ces blancs qui s’investissent pour le bien-être de leur protégée. Celles que nous avons rencontrées étaient heureuses de leur sort et se sentaient privilégiées Tant que la majorité des malgaches vivront en-dessous du seuil de pauvreté, en attendant le Grand Soir, ne jugeons pas ces couples.
Le savoir vous permettra d’aborder ces vasahas. Liez connaissance, présentez-vous, ils ont toujours de bons plans, des adresses à vous refiler. Invitez-les à l’apéro en couple. Vous apprendrez plein de choses des jeunes filles malgaches.
Les guides touristiques nous avaient tous vanter tous le trekking dans les Parcs Nationaux
C’est une véritable expédition à prévoir, autant le savoir à l’avance. C’est à vous de tout prévoir, tout, mais vraiment tout. Non seulement la nourriture pour vous, le guide, le porteur et le cuisinier (si on vous a persuadés d’en prendre un) mais aussi l’huile, le sel, le sucre, les allumettes, les bougies , etc… Dans les camps de base, il n’y a plus rien. Les groupes électrogènes ne fonctionnent pas, exit les lampes tempêtes, quelques maigres bougies et encore. Calculez bien votre budget si vous voulez faire plusieurs parcs car vous payez non seulement vos droits d’entrée, mais aussi à la journée le guide, le porteur, le cuisinier et les repas de tout ce petit monde. Pour Masoala, les frais de déplacement du guide pour venir de son village au point de rendez-vous sont à votre charge, ses frais de retour aussi (fixés forfaitairement en 2010 à 35 OOO AR ) à moins que le trekking ne se termine dans son village (sic). Ajoutez votre hébergement sous tente ou dans un bungalow, l’utilisation de la cuisine que vous ayez un cuisinier ou non. Plus vos pourboires si vous êtes contents de tout votre petit monde car on ne sait pas si la totalité du tarif journalier des hommes leur est reversé intégralement. Il paraît que l’ANGAP qui gère les Parcs Nationaux et Réserves reverse une partie aux populations locales proches. Vous faîtes donc du tourisme équitable, en faisant un trek. Le savoir ? Vous serez bien contents de le savoir pour bien vous organiser à l’avance sans mauvaise surprise. Un conseil : prenez des lampes de poche puissantes car la nuit tombe vite dans les camps et on s’ennuie ferme. Une partie de cartes aux lampes frontales égayera votre soirée.
Nous avions lu que l’accueil malgache était réputé, leur gentillesse légendaire Nous n’avons pas remarqué que les malgaches se singularisent des autres peuples que nous avons pu côtoyer dans nos différents voyage en Amérique du Sud, en Indonésie et en Afrique. L’accueil malgache est comparable à tous les autres, qqfois souriant , d’autre fois fermé, qqfois commercial, d’autres fois incompétent. C’est certain que si vous arrivez avec un sac à dos rempli de vêtements ou de médicaments, les gens vont vous faire un super accueil et seront très gentils. A l’orphelinat ou à la maternelle ou au village où vous allez donner vos crayons, cahiers et autres bonnes choses, ce sera très émouvant et même inoubliable. Mais pour les touristes lambdas, il n’en existe peut-être pas beaucoup à Mada, qui y vont juste avec une optique de touriste, sans aucun but humanitaire et qui ne sortent leur porte-monnaie que pour s’acquitter des services rendus et donner des pourboires dans un échange commercial argent contre bien ou service, il n’y a pas d’accueil à la malgache. Ce mythe de » peuple accueillant » se perpétue d’ailleurs au sujet d’autres communautés, comme les corses, par exemple. Ne parle-t-on pas d »’hospitalité corse » C’était peut-être vrai il y a un siècle quand la petite ile n’était pas touristique. Pour la Grande Ile, c’est pareil. On devrait plutôt rechercher et parler du critère de « sens commercial », « sens du service » qui n’est pas inné, qui s’apprend. Le savoir vous permettra d’être réaliste : Comme partout dans le monde, vous êtes un touriste considéré comme un consommateur avec un porte-monnaie garni puisque vous avez pu vous offrir le voyage et pas comme « l’étranger à qui l’on offre l’hospitalité ».
On nous avait parlé d’ariary comme monnaie nationale mais pas des francs malgaches Les deux cohabitent pourtant partout. Puisque vous êtes touristes, la tendance générale est de vous donner un prix en ariary supérieur à 5 fois le prix en franc malgache. Il faut donc vous faire préciser en quelle monnaie le prix est donné. Si c’est en ariary, vous divisez par 5 pour payer en ariary. Si le prix annoncé est en franc malgache, vous le multipliez par 5 pour trouver la somme correspondante en ariary.
On nous avait parlé de corruption mais on ne pensait pas en être victime Nous avons circulé beaucoup en deux roues motorisés et avons aussi conduit une voiture. Arrêtés systématiquement pour contrôle de nos papiers par la police nationale, les fonctionnaires nous réclamaient à tous les coups une amende car ils prétendaient que nos passeports sous forme de photocopie n’étaient pas valables. Or nous avions pris soin d’aller les faire certifier par la commune moyennant un timbre. Nous avons donc toujours refuser de payer en étant fermes sur la légalité de ces copies certifiées conformes. Il ne faut pas se laisser impressionner. Finalement, c’est dans une banque que nous avons dû céder et nous acquitter d’un « pourboire » auprès de l’employé de banque pour qu’il veuille bien nous changer nos euros en ariarys.
On nous avait dit que ce n’était pas l’Afrique Et pourtant, nous avons retrouvé des similitudes, notamment dans cette incertitude quand on traite avec une personne déterminée. Vous pouvez traiter avec X et finalement vous retrouver sans avertissement avec Y, même s’il ne vous plaît pas, il est de la « famille », donc très bien. Pour eux, tout est interchangeable. Idem pour la voiture qui n’est pas du tout la même que celle réservée la veille. Il y a eu qqchose à la dernière minute qui les a obligés à changer. Cela nous est arrivé à plusieurs reprises, une seule fois dans le bon sens à notre avantage. Le savoir vous permettra d’anticiper, ne rien payer la veille, attendre le jour même pour vérifier ce qui a été conclu précédemment. On nous avait dit que Madagascar n’était pas une terre de violence et que le malgache n’était pas comme l’africain, prêt à se découper pour une différence d’ethnie
En lisant les quotidiens nationaux, nous nous sommes aperçus qu’il y avait régulièrement des faits divers sanglants liés aux vols. La foule, les gens de la rue, les voisins, n’hésitent pas à tuer de leurs propres mains les voleurs, même pour des biens comme des poulets : « tué à coups de pierre », « lynché par le feu » « tué à coups de sécateur dans la tête »…Les tueurs ne sont pas punis, la police ferme les yeux sur ces règlements de compte à la suite de vol. Quand on évoque ces faits avec les malgaches eux-mêmes, tous ceux à qui l’on en a parlé approuvent totalement. L’état de leur prison où les prisonniers ne mangent que du manioc et sont entassés à même le sol ne les choquent pas non plus. C’est à la famille du prisonnier de pourvoir à sa nourriture, pour le reste tant pis. Le savoir vous permettra de ne pas hurler si l’on vous vole dans la rue car vous pourriez assister à une mise à mort en direct de votre voleur et faire des cauchemars pour le restant de vos jours. Ne tentez pas les voleurs, soyez hyper vigilants dans les marchés des grandes villes et ne vous promenez parmi la foule qu’avec le strict minimum, surtout pas avec votre appareil photo à moins de vous l’attacher par le biais d’un foulard.
On nous avait prévenu que les blancs installés à Mada étaient vieux, moches et exploitaient les jeunes filles malgaches Nous avons rencontré 6 couples franco-malgaches, moyenne d’âge 7O ans/20 ans et avons pu discuter avec les unes et les autres, librement. Nous nous sommes aperçus que les jeunes filles parce que leur pays ne leur offre aucune perspective d’avenir, n’ont pas le temps d’attendre la révolution. Attitude néocolonialiste ou pas, elles s’en fichent totalement et revendiquent leur situation auprès du vasaha (nom donné aux blancs). Celles que l’on a rencontrées recevaient une rente mensuelle, disposaient d’un vrai logement. Les retraités les aidaient à avoir, sinon un métier, du moins une occupation lucrative et indépendante. Pour les plus vieux d’entre eux, il s’agit plus du besoin d’une présence féminine que de vice à proprement parler. Tous repartaient de deux à six mois en France et continuaient, même étant absents, à subvenir à tous les besoins de la jeune fille. Il y a une différence entre les blancs qui s’offrent une prostituée pour une nuit ou un séjour et ces blancs qui s’investissent pour le bien-être de leur protégée. Celles que nous avons rencontrées étaient heureuses de leur sort et se sentaient privilégiées Tant que la majorité des malgaches vivront en-dessous du seuil de pauvreté, en attendant le Grand Soir, ne jugeons pas ces couples.
Le savoir vous permettra d’aborder ces vasahas. Liez connaissance, présentez-vous, ils ont toujours de bons plans, des adresses à vous refiler. Invitez-les à l’apéro en couple. Vous apprendrez plein de choses des jeunes filles malgaches.
Les guides touristiques nous avaient tous vanter tous le trekking dans les Parcs Nationaux
C’est une véritable expédition à prévoir, autant le savoir à l’avance. C’est à vous de tout prévoir, tout, mais vraiment tout. Non seulement la nourriture pour vous, le guide, le porteur et le cuisinier (si on vous a persuadés d’en prendre un) mais aussi l’huile, le sel, le sucre, les allumettes, les bougies , etc… Dans les camps de base, il n’y a plus rien. Les groupes électrogènes ne fonctionnent pas, exit les lampes tempêtes, quelques maigres bougies et encore. Calculez bien votre budget si vous voulez faire plusieurs parcs car vous payez non seulement vos droits d’entrée, mais aussi à la journée le guide, le porteur, le cuisinier et les repas de tout ce petit monde. Pour Masoala, les frais de déplacement du guide pour venir de son village au point de rendez-vous sont à votre charge, ses frais de retour aussi (fixés forfaitairement en 2010 à 35 OOO AR ) à moins que le trekking ne se termine dans son village (sic). Ajoutez votre hébergement sous tente ou dans un bungalow, l’utilisation de la cuisine que vous ayez un cuisinier ou non. Plus vos pourboires si vous êtes contents de tout votre petit monde car on ne sait pas si la totalité du tarif journalier des hommes leur est reversé intégralement. Il paraît que l’ANGAP qui gère les Parcs Nationaux et Réserves reverse une partie aux populations locales proches. Vous faîtes donc du tourisme équitable, en faisant un trek. Le savoir ? Vous serez bien contents de le savoir pour bien vous organiser à l’avance sans mauvaise surprise. Un conseil : prenez des lampes de poche puissantes car la nuit tombe vite dans les camps et on s’ennuie ferme. Une partie de cartes aux lampes frontales égayera votre soirée.
Madagascar: Tsingy ou Manakara?
Bonjour,
Je sais c'est très difficile de répondre à cette question, mais je dois choisir.
Tsingy ou Manakara ????
Pouvez-vous me donner votre avis
Merci
Parcourir Madagascar en trois mois...
Bonjour à tous,
J'envisage de parcourir pour la première fois Madagascar et d'exploiter au maximum le visa de 90 jours. La ligne directrice de mon parcours serait Nosy Be, Diego Suares, Ambilobe, Vohemar, Antalaha, traverser Masoloa jusqu'a Maroantsetra, continuer par Sainte Marie, Ranomafana, Antananarivo, puis la N7 jusqu'a Tulear, et rattraper Fort Dauphin par la cote sud.
Je sais que le parcours est long, mais je voudrais avoir des conseils pratiques me permettant de le préparer au mieux.
Je pense partir entre le mois d'août et novembre 2011, et prévois un budget vol compris de 5.000 €.
Cela vous semble-t-il réalisable? Quel sont vos conseils?
J'envisage de parcourir pour la première fois Madagascar et d'exploiter au maximum le visa de 90 jours. La ligne directrice de mon parcours serait Nosy Be, Diego Suares, Ambilobe, Vohemar, Antalaha, traverser Masoloa jusqu'a Maroantsetra, continuer par Sainte Marie, Ranomafana, Antananarivo, puis la N7 jusqu'a Tulear, et rattraper Fort Dauphin par la cote sud.
Je sais que le parcours est long, mais je voudrais avoir des conseils pratiques me permettant de le préparer au mieux.
Je pense partir entre le mois d'août et novembre 2011, et prévois un budget vol compris de 5.000 €.
Cela vous semble-t-il réalisable? Quel sont vos conseils?
Du comportement de certains vazaha à Madagascar
Au risque de froisser certains ego - à commencer peut-être par le mien -, les français n'ont pas toujours forcément "bonne presse" à l'étranger.
A en juger par certains des comportements que j'observe régulièrement ici, il apparaît pour le moins évident que bon nombre de mes compatriotes semblent avoir une certaine propension "à laisser leur bonnes manières à l'aéroport PARIS CDG".
Comment cela se traduit-il, me direz vous ?
- par une condescendance manifeste à l'égard des malgaches : on tutoye naturellement les serveurs de restaurant, les vendeuses dans les magasins, les employés des stations-service, .....
- par des familiarités de langage et de comportement - on effleure discrètement la sihouette des jeunes filles dans les dicothèques - qui, en FRANCE, leur feraient récolter en retour "une bonne paire de claques"
J'ai pris hier le temps d'observer un vazaha faisant ses courses à GEANT SCORE. La soixantaine alerte, apparemment "à l'aise financièrement - chariot de courses bien rempli -", .... Seul un petit détail "clochait". Le Monsieur en question allait pieds nus.
Sans doute un altermondialiste soucieux de se mettre au diapason de la population. Sauf que la population locale qui, comme moi, avait remarqué l'incongruité de la situation, et bien elle en riait.
Pas de ce rire enjoué qui éclaire souvent le visage des malgaches, mais plutôt d'un rire moqueur, sarcastique et réprobateur.
Alors, Messieurs les étrangers en tout genre qui venez fouler le sol malgache, un minimum de décence et de savoir-vivre serait apprécié.
Règle première, ne pas se comporter chez les autres ainsi que l'on n'aurait jamais l'idée de le faire chez soi.
A en juger par certains des comportements que j'observe régulièrement ici, il apparaît pour le moins évident que bon nombre de mes compatriotes semblent avoir une certaine propension "à laisser leur bonnes manières à l'aéroport PARIS CDG".
Comment cela se traduit-il, me direz vous ?
- par une condescendance manifeste à l'égard des malgaches : on tutoye naturellement les serveurs de restaurant, les vendeuses dans les magasins, les employés des stations-service, .....
- par des familiarités de langage et de comportement - on effleure discrètement la sihouette des jeunes filles dans les dicothèques - qui, en FRANCE, leur feraient récolter en retour "une bonne paire de claques"
J'ai pris hier le temps d'observer un vazaha faisant ses courses à GEANT SCORE. La soixantaine alerte, apparemment "à l'aise financièrement - chariot de courses bien rempli -", .... Seul un petit détail "clochait". Le Monsieur en question allait pieds nus.
Sans doute un altermondialiste soucieux de se mettre au diapason de la population. Sauf que la population locale qui, comme moi, avait remarqué l'incongruité de la situation, et bien elle en riait.
Pas de ce rire enjoué qui éclaire souvent le visage des malgaches, mais plutôt d'un rire moqueur, sarcastique et réprobateur.
Alors, Messieurs les étrangers en tout genre qui venez fouler le sol malgache, un minimum de décence et de savoir-vivre serait apprécié.
Règle première, ne pas se comporter chez les autres ainsi que l'on n'aurait jamais l'idée de le faire chez soi.
Expériences de voyage humanitaire à Madagascar?
Bonjour,
Apres avoir lu pas mal de récits et messages de forumers, je ne suis pas découragée pour autant à l'idée de partir à Mada (j y suis dejà allée, certes une fois) j'ai un an en gros pour préparer mon départ, une année en congé sabatique pour enfin réaliser un reve, aider du mieux que je peux et avec les moyens mis à disposition..en gros rien, je suis réaliste. si je pars, bien sur, ce n'est en aucun cas pour y travailler, avoir un revenu ou autre, juste subvenir à mes besoins quotidiens, etre nourrie et logée serait deja un luxe pour moi. Je voudrais avoir des avis sur des personnes ayants réalisés ce genre de "voyage" quelles sont les formalités administratives, les problèmes rencontrés sur place, des noms d'assoc ou autre...ou d'autres idées? je ne cherche qu'a essayer de réussir au moins une chose dans ma vie, aider comme je peux et si je le peux bien sur. Merci pour vos commentaires,
Apres avoir lu pas mal de récits et messages de forumers, je ne suis pas découragée pour autant à l'idée de partir à Mada (j y suis dejà allée, certes une fois) j'ai un an en gros pour préparer mon départ, une année en congé sabatique pour enfin réaliser un reve, aider du mieux que je peux et avec les moyens mis à disposition..en gros rien, je suis réaliste. si je pars, bien sur, ce n'est en aucun cas pour y travailler, avoir un revenu ou autre, juste subvenir à mes besoins quotidiens, etre nourrie et logée serait deja un luxe pour moi. Je voudrais avoir des avis sur des personnes ayants réalisés ce genre de "voyage" quelles sont les formalités administratives, les problèmes rencontrés sur place, des noms d'assoc ou autre...ou d'autres idées? je ne cherche qu'a essayer de réussir au moins une chose dans ma vie, aider comme je peux et si je le peux bien sur. Merci pour vos commentaires,
Bénévolat à Madagascar
Bonjour,
Je suis une infirmière de 56 ans qui souhaite se rendre disponible en 2011 pour entre autres, effectuer un séjour de 3 mois (voire plus si possible) à Madagascar, au cours duquel j'aimerais donner un coup de main à des associations (option santé ou autre) et des dispensaires.
Mais je me rends compte qu'il est assez difficile de trouver des contacts et quand on en trouve, de les "fidéliser" - Or, j'aimerais partir avec déjà des points de chute "surs" car comme je ne connais pas encore Madagascar, cela m'aidera je pense à ne pas "m'égarer" ni perdre trop de temps (3 mois, çà passe vite!!)
J'aimerais aussi avoir si possible des contacts avec des bénévoles oeuvrant déjà sur place ou ayant fait ce genre d'expériences : leur témoignage m'interesse !!
merci infiniment de votre aide ..... et de vos conseils éventuellement,
cordialement,
Jacqueline
Météo en novembre à Sainte Marie? (Madagascar)
bonjour a tous j aimerais me rendre à Sainte Marie mi novembre.si quelqu un a déjà séjourné la bas a cette période pourrait il me dire au niveau du temps ci c est correct?? meci a bientôt
De retour de trois semaines à Madagascar avec un chauffeur extra!
Bonjour, je viens de rentrer d'un voyage d'un mois à Madagascar et j'encourage tous le monde à y aller. C'est un pays magnifique, les paysages sont superbes et surtout l'accueil des gens est exeptionnel. Je n'oublierai jamais le sourire des enfants, les discussions avec les différentes personnes rencontrées, l'émotion de découvrir cette culture et ce mode de vie au antipode de notre civilisation stressée, superficielle et déprimée.
Nous avons pu faire le circuit classique de la rn7 au départ de Tana, jusque Ifaty, avec un crochet par manakara en train, puis mananjary et le parc ranomafana. Au sud je vous conseille aussi d'aller à Sarodrano, c fantastique, pur, exeptionnelle.
A Manakar faite une balade en pirogue sur le canal de pangalane avec un guide local qui se nomme Patrice, vous le trouverez en demandant ses coordonnées dans les hotels de la ville, notamment l'hotel de la vanille. A Ifaty n'hésitez pas à aller boire un verre et danser chez Blandine, ambiance assurée, et allez manger chez Freddi village, super resto et accueil extra !
Pour finir , notre voyage n'aurait pas été ce qu'il a été sans notre chauffeur guide, une personne super sympa, drole, intéressante, qui vous expliquera plein de choses sur son pays , un mec en or pour visiter un pays extraordinaire! Il se nomme Rivo , voici son mail mandresyarivo@yahoo.fr. N'hésitez pas à faire appel à lui. 25 euros par jours pour 3 personnes.
Bref allez à Madagascar, ce n'est pas plus dangereux qu'ailleurs, nous nous sommes tjours sentis en sécurité, de plus avec un chauffeur c'est super facile car pas besoin de galèrer à trouver un taxi brousse, perdre du temps ou chercher un hôtel dans les villes où les rues ne sont pas évidentes à trouver.
bon voyage à tous et choissisez Madagascar pour vivre un voyage hors du commun et inoubliable.
Voyage solidaire à l'île Sainte-Marie (Madagascar, du 2 au 9 septembre 2009)
~ Voyage solidaire à l’Ile Sainte-Marie ~
du 2 au 9 septembre 2009
Bilan de l’opération
Chaque année, l'association du personnel des agents de la Région prépare et organise un voyage solidaire à destination des enfants et de la population à travers diverses animations et activités sportives. Je tiens à votre disposition notre programme d'actions pour 2010 qui se déroulera du 27/08 au 8/09 pour ceux qui séjourneraient sur l'île Ste-Marie pendant cette période.
Ci-après notre bilan de l'opéation 2009 :
1. Tous mobilisés dans la préparation du voyage
Bien en amont, les candidats au voyage se sont impliqués dans la collecte de fonds et la recherche de sponsors destinés à financer une partie de l’opération. Certains partenaires ont ainsi pu renouveler leur contribution tandis que d’autres ont accepté d’y participer pour la première fois. Le personnel de la Collectivité a également été sensibilisé lors des habituelles ventes de gâteaux qui a permis de récolter près de 700 €.
Des marchandises ont aussi été rassemblées (vêtements pour enfants, casquettes, t-shirts, petit matériel scolaire, produits pharmaceutiques de première nécessité, couettes, etc). Ainsi, c’est l’équivalent d’une tonne de fret qui a pu être expédiée grâce notamment au soutien essentiel de la SPSM (Société de pêche de Ste-Marie) et de la compagnie Air Madagascar qui a gracieusement offert le transport aérien de 130 kilos.
L’énergie et le temps dévolus par les agents sont exemplaires : pas moins de 77 cartons ont été préparés durant le mois d’août !
Pour toutes les diligences et formalités administratives auprès du vice consulat pour la délivrance des visas, nous remercions également les services de la Région pour leur soutien depuis quatre ans, celui de la direction générale des services et de la direction de la coopération régionale et de son représentant basé sur Tananarive.
Les contacts pris et entretenus toute l’année avec les personnes ressources en place sur l’île Sainte-Marie par le biais du nouveau directeur de l’Alliance Française ont également contribué au succès de l’opération.
2. Le groupe Oscar attendu : témoignage de liens solidement tissés
L’accueil qui nous a été réservé par l’Alliance Française lors de notre arrivée dans leurs nouveaux locaux à Ambodifototra atteste de la qualité des relations nouées avec les autorités et relais institutionnels localement.
Le groupe OSCAR a été invité à découvrir une exposition permanente d’une riche collection de cartes postales de Madagascar à la fin du XXème siècle, et à assister à la représentation de quelques extraits de la pièce de théâtre de « La Fabuleuse Histoire de l'Île Sainte-Marie » (Tantara Nosy Boraha) interprétée par l'Alliance française de Sainte-Marie et le Théâtre du Ravinala dirigé par Jean-Claude Scant. Une fresque historique inédite qui retrace en plusieurs tableaux une période décisive de l'histoire de Sainte-Marie.
Un cocktail de bienvenue a ensuite été partagé avec les officiels à qui des cadeaux protocolaires ont été remis parmi lesquels le Consul Honoraire, la Chef de District qui nous a de nouveau honorés de sa présence et le nouveau Président de Délégation Spéciale de Sainte-Marie (fonction de « super maire »), en fonction depuis 3 mois.
La rencontre avec David Randrianarivelo, Volontaire du Progrès et directeur de l’Alliance Française depuis juin 2009 en remplacement de Laurent Bicchierrelli, et les retrouvailles avec Marc Blondel, hôtelier de la place et acteur fortement impliqué à titre personnel dans l’action d’OSCAR, se sont placés sous le signe d’une franche amitié et d’un vrai désir de s’entendre.
Les directrices du groupe (pré)scolaire La Colombe du Nord à Ambatoroa, de l’école La Frégate et de la crèche à Ambodifototra, avec qui un contact avait déjà été pris les années précédentes, ont également été rencontrées .
Enfin, les saint-mariens ont manifesté une grande joie à notre arrivée dans les villages. Des enfants courraient sur les plages rejoindre ceux déjà rassemblés à attendre l’accostage des bateaux. Certains se souvenaient même des prénoms de certains d’entre nous présents en 2008 !
La générosité des agents de la Région a permis de distribuer également plus d’une quinzaine de cartons de vêtements enfants aux orphelinats « Zazakely » dans le nord et à Agniribé au « Foyer de l’espérance » sur l’île aux Nattes.
Parmi les retrouvailles, la jeune proviseure du seul lycée de Ste-Marie nous a également accueilli à notre arrivée. Deux cartons de livres d’enseignements destinés aux professeurs lui ont été remis.
3. A la rencontre des écoliers : notre action de fond …
Comme lors des précédents déplacements, OSCAR a orienté l’essentiel de son action vers les enfants.
Quatre villages du nord, région la plus défavorisée de l’île, ont reçu notre visite : Ambatoroa, Ambodiatafana, Ifotatra et Agnafafy, village de la côte est que nous visitions pour la première fois. Le déroulé d’une journée type prévoyait le partage du repas avec les enfants suivi d’un spectacle de magie et/ou la projection d’un dessin-animé et enfin la distribution de petits matériels scolaires (cahiers et stylos essentiellement) aux enfants. En complément et comme demandé lors de notre dernier passage par les directeurs d’école, des livres de lecture ainsi que des kits de traçage (règle, équerre et rapporteur) ont été réservés pour l’usage des enseignants (30 par école).
D’une façon générale, les villageois ont largement participé à la préparation (tri et cuisson du riz, découpe de la viande, dressage des feuilles de « falaf ») et à la distribution du repas aux enfants, aux anciens et aux figures du village. Toutes les bonnes volontés de l’équipe ont pu s’associer à ces différentes phases pour le bonheur des uns et des autres.
Parfois dépassés par notre propre succès, le groupe a du composer pour que l’ensemble des villageois qui s’étaient invités à la fête puisse également partager ces repas. Ce fut le cas notamment à Ambodiatafane, dernier village situé dans la partie la plus septentrionale de l’île. Du riz et de la viande supplémentaires ont pu être achetés sur place.
Une certaine tension était palpable d’un point de vue alimentaire, les conséquences du cyclone Ivan liées à la crise actuelle ont aggravé la situation déjà difficile dans ce village ensablé perché sur les dunes et de fait plus exposé aux vents. Les cocotiers n’ont pas retrouvé de leur splendeur ni de leur rendement habituel.
Au cours de chaque journée passée dans les villages, les membres du groupe OSCAR ont eu le loisir de distribuer friandises et ballons, d’organiser jeux et animations faisant le bonheur des enfants.
L’animation phare a sans nulle doute été le spectacle de magie qui a su capter l’attention des petits (et des grands !) et fasciner l’ensemble du public par des tours participatifs toujours bien rôdés et plein d’humour !
Cette année, une attention toute particulière a été portée aux femmes qui ont pu profité d’un atelier manucure. Un moindre remerciement pour l’accueil des plus chaleureux qui nous était offert à chaque arrivée dans les villages.
Il a régné lors de ces moments passés dans les villages un véritable esprit de partage. L’échange, pas uniquement matériel, a lieu à tout niveau, tant en sourires qu’en paroles. Une énergie débordante animait les enfants, au point de nous déborder par moments !
4. … ponctuee de rendez-vous sportifs :
A l’origine de notre première idylle avec l’île Ste-Marie en 2006, le football a été l’entremetteur d’une relation durable qui noue aujourd’hui nos deux îles.
Chaque année, nous nous efforçons, sans que cette activité ne soit un critère de sélection parmi les volontaires candidats au voyage, d’organiser un mini tournoi de football dédié à la mémoire de notre regretté Daniel Kichenin, qui nous avait accompagné il y a deux ans.
Cette rencontre sportive a rassemblé trois équipes : Ifofatra, Geto et l’équipe d’OSCAR renforcée de quelques malgaches dont, pour la petite anecdote, le Président de Délégation Spéciale a l’initiative du premier but !
Celles-ci se sont respectivement classées première, troisième et seconde à l’issue de la compétition balayée par une alternance de nuages diluviens et d’éclaircies.
Les deux équipes locales ont été dotées d’une coupe, de tee-shirts, de casquettes et de ballons. Certains agents d’OSCAR ont fait don de tout ou partie de leurs équipements personnels. Un lot complet de tenues a également été offert aux joueurs d’Ifofatra, la moins équipée.
Enfin, annonce a été faite de la volonté pour OSCAR de voir une équipe de Ste-Marie, en invité d’honneur, au tournoi inter régions programmé et organisé par la Région Réunion pour mai 2010 à La Réunion. Cette perspective nécessite à présent de préciser les modalités pratiques qui permettront de les inviter. Cette nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’excitation et d’enthousiasme !
Au passage, nous avons pu constater, en comparaison avec les années précédentes, la nette amélioration du terrain (limites matérialisées) et de son accès où le « passage à gué » à travers la rizière a été remplacé par des passerelles de bois.
Les Premières Foulées de l’Ile Sainte-Marie, course pédestre d’environ 13 kilomètres, ont rassemblé plus d’une cinquantaine de concurrents (ce qui peut être considéré comme un succès à l’échelle de l’île) dont le maire de la ville (!) sur un parcours allant de l’aéroport de Sainte-Marie à l’extrême sud de l’île jusqu’aux locaux de l’Alliance Française à Ambodifototra (chef-lieu).
Nous avons pu saluer la performance des malgaches dont les temps relèvent d’un très bon niveau. Le premier à inscrire son nom au palmarès réalise un temps remarqué de 42 ‘. Les représentants d’OSCAR n’ont pas démérité, une équipe de relayeuses a même pris le départ et terminé bien au delà des espérances de chacune ! La première féminine, malgache de surcroît, se prénomme comme par évocation … Oscarine !
Des Vélos-Tout-Terrain, coupes, chemises, lecteurs MP3, tee-shirts, casquettes, médailles et lots en tous genres comptaient parmi les récompenses distribuées aux participants.
Un déjeuner en ville avec les organisateurs et les autorités locales a clôturé cette première édition des Foulées, lors duquel de nouvelles idées ont surgi pour l’organisation des deuxièmes foulées 2010...
Enfin, pour la seconde année consécutive, une vingtaine d’équipages a pris le départ de la Course des Pirogues organisée à Agnivorano, loin de la ville. Les villageois venus en nombre soutenir leurs marins ont créé une ambiance survoltée empreinte de chants, d’encouragements et d’applaudissements. La prestation de l’unique équipage d’OSCAR a été largement saluée malgré un départ incertain !
L’annonce des festivités a été diffusée au préalable sur la radio nationale et une brève a été reprise dans la presse écrite le lendemain.
La présence renouvelée de la marine à bord de son zodiac était de nature à garantir la sécurité de tous les participants et de notre équipage en particulier moins aguerri à ce type de bataille navale d’un autre genre. Deux canoës kayak, gracieusement offert par le centre nautique de St-Leu, ont également pu encadrer le départ de la course.
Des médailles, kits de plongée et imperméables ont récompensé tous les concurrents ; l’équipage vainqueur s’est quant à lui vu offrir un zébu.
5. D’autres moments forts …
Comme l’année dernière, nous avons eu l’immense privilège de croiser les baleines en route vers le sud lors de nos navettes quotidiennes en bateau vers les villages.
En chemin vers Ambodiatafana nous avons retrouvé Modestine, la directrice du centre pré-scolaire privé La Colombe du Nord, qui a insisté pour nous faire visiter son école réhabilitée en partie grâce à la contribution financière de certains membres du groupe OSCAR en 2008.
La toiture du bâtiment, entièrement refaite à neuf, attestant de l’utilisation à bon escient du don recueilli a motivé l’ensemble du groupe à se cotiser : une centaine d’euros a été remise à Modestine qui a promis, comme l’année passée, de respecter son engagement quant à l’usage de cette modeste contribution.
Modestine a par ailleurs insisté, dans un laïus inquiétant, sur le contexte actuel dans lequel évoluent les enfants du nord de l’île, rendu difficile par la conjoncture politique du pays. Elle a notamment annoncé la cessation de son service de cantine, faute de moyens. Certaines familles ne semblent plus par conséquent en capacité d’assumer la scolarisation de leurs enfants.
Notre passage à la crèche d’Ambodifototra et à l’école La Frégate plus au sud compte également parmi les temps forts du séjour. Une distribution de jouets s’est faite sous le regard ébahi des enfants qui, pour les plus grands, se sont montrés d’une politesse remarquable.
Des cartons de vêtements ont été remis à la directrice de la crèche.
La directrice de La Frégate a promis de tenir le groupe OSCAR informé du programme de parrainage scolaire en faveur des enfants qu’elle accueille.
En marge de notre action, de belles surprises sont venues égayer le séjour.
Vilon’Androy, formation musicale de Tuléar, a donné un mémorable concert de Salegy à l’hôtel La Crique, où nous étions hébergés, pour le plaisir de tout le groupe OSCAR qui s’est courageusement essayé au rythme effréné des pas de danse malgache ! Pour la petite histoire, Vilon’Androy s’était produit le mois précédent à la Réunion, sur la scène du Sakifo.
Une distribution de vêtements et de jouets ainsi qu’un spectacle de magie ont été proposés en remerciement au personnel de l’hôtel La Crique que nous avons côtoyé pendant toute une semaine.
Enfin, il a pu être ménagé quelques rares moments de repos et/ou de découverte au cours du séjour, et qui se sont révélés être bénéfiques pour tous.
Les deux parcours de randonnée pédestre ont donné l’occasion à ceux qui le souhaitaient de traverser l’île d’ouest en est et de profiter de superbes paysages (dans les denses forêts de ravenales et de gréviléas…) et points de vue (sur la baie d’Ampanihy et les piscines naturelles à l’extrême nord de l’île…).
Un périple en pirogues à travers la mangrove nous a conduit sur une plage déserte de sable fin où le bain pris en plein océan indien a revigoré le groupe.
La visite de l’école d’Agnafafy dans l’est a été une agréable surprise où la discipline tranchait avec le joyeux brouhaha de nos rencontres habituelles. Les anciens du village représentent à la fois les sages et les gardiens des bonnes valeurs. C’est dans un très bon français, académique, qu’ils exprimèrent leurs quelques desideratas parmi lesquels la reconstruction d’une classe détruite par le cyclone Ivan, disposer de livres de français niveau primaire et de ballons mousse, considérés comme démodés mais réputés increvables !
Un devis sera établi par le directeur d’école et le « fokontany » (chef du village) pour préciser le montant de la reconstruction de la classe estimée à 1500 €.
Nous avons été accueillis pour cette unique nuit sur la côte orientale de l’île au « Paradis d’Ampanihy », nom évocateur non pas pour les prestations de la structure dépourvue d’eau courante et d’électricité mais pour le cadre idyllique et enchanteur des lieux. A notre départ, plusieurs sacs d’eau chaude solaire ont été offerts à la gérante de l’hôtel.
Le séjour s’est achevé par un repas pris et une nuit passée au Baboo Village sur l’île aux Nattes. Ce très bel endroit n’a malheureusement pas eu le loisir de nous dévoiler tous ses charmes du fait de notre arrivée tardive sur le site, et de notre départ aux aurores et sous la pluie le lendemain.
6. Les perspectives de coopération
Suite aux échanges que les membres de notre groupe ont pu avoir avec certaines autorités de l’île Sainte Marie (Chef de district, PDS, directeur de l’hôpital) ainsi qu’avec les Volontaires du Progrès réunionnais (VP) affectés sur place, des actions de co-développement, pour lesquelles des réflexions ont été engagées, pourraient se mettre en place dans les mois à venir.
Il convient tout d’abord de signaler que des jouets supplémentaires seront expédiés, récupérés avec l’entreprise Ravate, comme les années précédentes, à un certain nombre de crèches et d’écoles de Sainte Marie à l’occasion des fêtes de Noël et acheminés gratuitement par la société de pêche SPSM.
Par ailleurs, par le biais d’OSCAR et grâce à la générosité de coopératives agricoles de La Réunion, des semences seront envoyées prochainement à notre VP en charge de la Maison de l’Agriculture et de l’Environnement de l’île Sainte Marie. L’impact sera d’envergure puisque ce sont près de 500 paysans sainte-mariens qui sont actifs dans le projet de développement de la filière maraîchage mené par le VP.
S’agissant de projets plus structurants, des contacts très prometteurs ont pu être pris auprès de partenaires malgaches et réunionnais.
Equipement des dispensaires en eau chaude solaire :
En partenariat avec un solariste réunionnais et le Rotary club, un programme d’équipement des dispensaires de l’île en chauffe eaux solaires est à l’étude. Cette opération serait intégrée dans les actions de coopération que mènent actuellement le Rotary Club de la Réunion et l’hôpital d’Ambodifotatra.
9 dispensaires et 1 hôpital ont été recensés sur toute l’île dont 2 ne bénéficient pas de citernes ou sont endommagées (de type béton, fissurées). Aucune de ces structures ne bénéficient de l’eau courante du réseau public. Elles sont toutes alimentées par des citernes qui récupèrent les eaux de pluie de la toiture.
Réhabilitation du petit marché :
Projet de réalisation d’une structure métallique avec les élèves de BTS du lycée technique de Bel Air à Ste-Suzanne dans le cadre de leur stage collectif de fin d’année. Plusieurs pistes ont été avancées avec les différents acteurs locaux : réhabilitation de la crèche municipale, réalisation d’un point info-santé de la Croix Rouge, prolongement ou annexe d’un dispensaire ou d’une école…
La dernière proposition qui a été soumise et qui semble recueillir l’unanimité serait la reconstruction du petit marché couvert qui est une structure métallique vieillissante et complètement rouillée. Ce projet fait le lien avec l’aide au développement de la culture maraîchère que mène actuellement un VP affecté à cette mission. Un partenariat pourrait s’envisager avec Transmad qui a été le coordonnateur de travaux pour la réalisation du nouveau bâtiment de l’Alliance Française.
Aide à la reforestation :
Dans le prolongement des actions entreprises par l’association « Planète urgence » et identifiées à la suite du colloque sur la biodiversité qui s’est tenue sur l’île de la Réunion, l’aide à la reforestation doit se poursuivre en lien avec l’ensemble des acteurs locaux.
L’office du tourisme de Ste-Marie, très actif dans ce domaine, souhaite prioriser les actions qui tendent à préserver les richesses naturelles, culturelles et historiques de l’île. Dans ce cadre, elle a signé une convention de partenariat avec l’ONG Fanamby fin 2008 afin de délimiter, protéger et reconstituer trois massifs forestiers situés au nord est de l’île.
Echanges sportifs à la Réunion :
Afin d’appliquer la coopération à double sens, deux évènements sportifs permettraient de concrétiser la venue de nos amis malgaches :
- Participation d’une équipe sainte-marienne au Tournoi inter-régional :
A l’occasion de la 9è édition du tournoi inter-régional de football en 2010 qui sera organisée par la Région Réunion et qui réunira l’ensemble des Régions françaises sur notre île en mai prochain, il est envisagé de faire venir en invité d’honneur une équipe sainte-marienne, sous le signe de la fraternité et de la solidarité.
- Participation au prochain marathon Tram Train :
Lors de la 4è édition du marathon Tram Train qui sera organisée par la Région Réunion en avril 2010, le vainqueur des 1ères foulées de l’île Ste-Marie pourrait faire partie de la dizaine de coureurs extérieurs invités chaque année.
Sur le plus long terme, il pourrait être envisagé qu’un véritable partenariat se développe entre notre Collectivité et l’île Sainte Marie et se concrétise par la signature d’une convention entre notre Collectivité et le District de Sainte Marie. Les déplacements d’OSCAR sur l’île depuis 2006 ont, en effet, permis de créer des contacts privilégiés entre les acteurs du développement local de Sainte Marie et des partenaires réunionnais. Un véritable programme d’actions pourrait s’élaborer sur la base des diagnostics réalisés par notre équipe et par les VP travaillant sur place. Une île comme Sainte Marie se prêterait d’ailleurs très bien à une opération intégrée de développement qui pourrait être portée par un Volontaire réunionnais.
En effet, du fait de son contexte géographique et de ses besoins particuliers, Sainte Marie pourrait bénéficier d’approches plus intégrées de la gestion durable du territoire et des ressources (terre, eau, forêt) et ce afin de faire face aux menaces qui pèsent sur son territoire (cyclones, inondations, déforestation…). Un tel projet faciliterait l’analyse des problèmes environnementaux et l’établissement de priorités précises concernant les modifications à apporter aux politiques et activités sectorielles de l’île.
En conclusion, il semble que la formule du tourisme solidaire ait emporté l’adhésion de tous, ce choix de voyage offrant véritablement la possibilité d’approcher, de découvrir et de vivre le pays et ses coutumes de l’intérieur.
La compilation des photos et films du séjour sera bientôt disponibles sur un blog dont l’adresse sera prochainement communiquée.
Pour finir, sur des mots empruntés à Charles BEAUDELAIRE extraits de Parfum Exotique (Les Fleurs du Mal, 1857), Sainte-Marie est un peu … :
« Une île paresseuse où la nature donne Des arbres singuliers et des fruits savoureux ; Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne »
Sans oublier les enfants saint-mariens, sans qui rien de tout cela n’aurait de sens …
Nos plus sincères remerciements aux partenaires, amis et financeurs qui ont contribué à la réussite de cette opération, tant pour leur soutien, leur participation financière, matérielle et logistique.
Spécial remerciement à Nolwenn pour avoir activement contribuer à ce récit.😉
Chaque année, l'association du personnel des agents de la Région prépare et organise un voyage solidaire à destination des enfants et de la population à travers diverses animations et activités sportives. Je tiens à votre disposition notre programme d'actions pour 2010 qui se déroulera du 27/08 au 8/09 pour ceux qui séjourneraient sur l'île Ste-Marie pendant cette période.
Ci-après notre bilan de l'opéation 2009 :
1. Tous mobilisés dans la préparation du voyage
Bien en amont, les candidats au voyage se sont impliqués dans la collecte de fonds et la recherche de sponsors destinés à financer une partie de l’opération. Certains partenaires ont ainsi pu renouveler leur contribution tandis que d’autres ont accepté d’y participer pour la première fois. Le personnel de la Collectivité a également été sensibilisé lors des habituelles ventes de gâteaux qui a permis de récolter près de 700 €.
Des marchandises ont aussi été rassemblées (vêtements pour enfants, casquettes, t-shirts, petit matériel scolaire, produits pharmaceutiques de première nécessité, couettes, etc). Ainsi, c’est l’équivalent d’une tonne de fret qui a pu être expédiée grâce notamment au soutien essentiel de la SPSM (Société de pêche de Ste-Marie) et de la compagnie Air Madagascar qui a gracieusement offert le transport aérien de 130 kilos.
L’énergie et le temps dévolus par les agents sont exemplaires : pas moins de 77 cartons ont été préparés durant le mois d’août !
Pour toutes les diligences et formalités administratives auprès du vice consulat pour la délivrance des visas, nous remercions également les services de la Région pour leur soutien depuis quatre ans, celui de la direction générale des services et de la direction de la coopération régionale et de son représentant basé sur Tananarive.
Les contacts pris et entretenus toute l’année avec les personnes ressources en place sur l’île Sainte-Marie par le biais du nouveau directeur de l’Alliance Française ont également contribué au succès de l’opération.
2. Le groupe Oscar attendu : témoignage de liens solidement tissés
L’accueil qui nous a été réservé par l’Alliance Française lors de notre arrivée dans leurs nouveaux locaux à Ambodifototra atteste de la qualité des relations nouées avec les autorités et relais institutionnels localement.
Le groupe OSCAR a été invité à découvrir une exposition permanente d’une riche collection de cartes postales de Madagascar à la fin du XXème siècle, et à assister à la représentation de quelques extraits de la pièce de théâtre de « La Fabuleuse Histoire de l'Île Sainte-Marie » (Tantara Nosy Boraha) interprétée par l'Alliance française de Sainte-Marie et le Théâtre du Ravinala dirigé par Jean-Claude Scant. Une fresque historique inédite qui retrace en plusieurs tableaux une période décisive de l'histoire de Sainte-Marie.
Un cocktail de bienvenue a ensuite été partagé avec les officiels à qui des cadeaux protocolaires ont été remis parmi lesquels le Consul Honoraire, la Chef de District qui nous a de nouveau honorés de sa présence et le nouveau Président de Délégation Spéciale de Sainte-Marie (fonction de « super maire »), en fonction depuis 3 mois.
La rencontre avec David Randrianarivelo, Volontaire du Progrès et directeur de l’Alliance Française depuis juin 2009 en remplacement de Laurent Bicchierrelli, et les retrouvailles avec Marc Blondel, hôtelier de la place et acteur fortement impliqué à titre personnel dans l’action d’OSCAR, se sont placés sous le signe d’une franche amitié et d’un vrai désir de s’entendre.
Les directrices du groupe (pré)scolaire La Colombe du Nord à Ambatoroa, de l’école La Frégate et de la crèche à Ambodifototra, avec qui un contact avait déjà été pris les années précédentes, ont également été rencontrées .
Enfin, les saint-mariens ont manifesté une grande joie à notre arrivée dans les villages. Des enfants courraient sur les plages rejoindre ceux déjà rassemblés à attendre l’accostage des bateaux. Certains se souvenaient même des prénoms de certains d’entre nous présents en 2008 !
La générosité des agents de la Région a permis de distribuer également plus d’une quinzaine de cartons de vêtements enfants aux orphelinats « Zazakely » dans le nord et à Agniribé au « Foyer de l’espérance » sur l’île aux Nattes.
Parmi les retrouvailles, la jeune proviseure du seul lycée de Ste-Marie nous a également accueilli à notre arrivée. Deux cartons de livres d’enseignements destinés aux professeurs lui ont été remis.
3. A la rencontre des écoliers : notre action de fond …
Comme lors des précédents déplacements, OSCAR a orienté l’essentiel de son action vers les enfants.
Quatre villages du nord, région la plus défavorisée de l’île, ont reçu notre visite : Ambatoroa, Ambodiatafana, Ifotatra et Agnafafy, village de la côte est que nous visitions pour la première fois. Le déroulé d’une journée type prévoyait le partage du repas avec les enfants suivi d’un spectacle de magie et/ou la projection d’un dessin-animé et enfin la distribution de petits matériels scolaires (cahiers et stylos essentiellement) aux enfants. En complément et comme demandé lors de notre dernier passage par les directeurs d’école, des livres de lecture ainsi que des kits de traçage (règle, équerre et rapporteur) ont été réservés pour l’usage des enseignants (30 par école).
D’une façon générale, les villageois ont largement participé à la préparation (tri et cuisson du riz, découpe de la viande, dressage des feuilles de « falaf ») et à la distribution du repas aux enfants, aux anciens et aux figures du village. Toutes les bonnes volontés de l’équipe ont pu s’associer à ces différentes phases pour le bonheur des uns et des autres.
Parfois dépassés par notre propre succès, le groupe a du composer pour que l’ensemble des villageois qui s’étaient invités à la fête puisse également partager ces repas. Ce fut le cas notamment à Ambodiatafane, dernier village situé dans la partie la plus septentrionale de l’île. Du riz et de la viande supplémentaires ont pu être achetés sur place.
Une certaine tension était palpable d’un point de vue alimentaire, les conséquences du cyclone Ivan liées à la crise actuelle ont aggravé la situation déjà difficile dans ce village ensablé perché sur les dunes et de fait plus exposé aux vents. Les cocotiers n’ont pas retrouvé de leur splendeur ni de leur rendement habituel.
Au cours de chaque journée passée dans les villages, les membres du groupe OSCAR ont eu le loisir de distribuer friandises et ballons, d’organiser jeux et animations faisant le bonheur des enfants.
L’animation phare a sans nulle doute été le spectacle de magie qui a su capter l’attention des petits (et des grands !) et fasciner l’ensemble du public par des tours participatifs toujours bien rôdés et plein d’humour !
Cette année, une attention toute particulière a été portée aux femmes qui ont pu profité d’un atelier manucure. Un moindre remerciement pour l’accueil des plus chaleureux qui nous était offert à chaque arrivée dans les villages.
Il a régné lors de ces moments passés dans les villages un véritable esprit de partage. L’échange, pas uniquement matériel, a lieu à tout niveau, tant en sourires qu’en paroles. Une énergie débordante animait les enfants, au point de nous déborder par moments !
4. … ponctuee de rendez-vous sportifs :
A l’origine de notre première idylle avec l’île Ste-Marie en 2006, le football a été l’entremetteur d’une relation durable qui noue aujourd’hui nos deux îles.
Chaque année, nous nous efforçons, sans que cette activité ne soit un critère de sélection parmi les volontaires candidats au voyage, d’organiser un mini tournoi de football dédié à la mémoire de notre regretté Daniel Kichenin, qui nous avait accompagné il y a deux ans.
Cette rencontre sportive a rassemblé trois équipes : Ifofatra, Geto et l’équipe d’OSCAR renforcée de quelques malgaches dont, pour la petite anecdote, le Président de Délégation Spéciale a l’initiative du premier but !
Celles-ci se sont respectivement classées première, troisième et seconde à l’issue de la compétition balayée par une alternance de nuages diluviens et d’éclaircies.
Les deux équipes locales ont été dotées d’une coupe, de tee-shirts, de casquettes et de ballons. Certains agents d’OSCAR ont fait don de tout ou partie de leurs équipements personnels. Un lot complet de tenues a également été offert aux joueurs d’Ifofatra, la moins équipée.
Enfin, annonce a été faite de la volonté pour OSCAR de voir une équipe de Ste-Marie, en invité d’honneur, au tournoi inter régions programmé et organisé par la Région Réunion pour mai 2010 à La Réunion. Cette perspective nécessite à présent de préciser les modalités pratiques qui permettront de les inviter. Cette nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’excitation et d’enthousiasme !
Au passage, nous avons pu constater, en comparaison avec les années précédentes, la nette amélioration du terrain (limites matérialisées) et de son accès où le « passage à gué » à travers la rizière a été remplacé par des passerelles de bois.
Les Premières Foulées de l’Ile Sainte-Marie, course pédestre d’environ 13 kilomètres, ont rassemblé plus d’une cinquantaine de concurrents (ce qui peut être considéré comme un succès à l’échelle de l’île) dont le maire de la ville (!) sur un parcours allant de l’aéroport de Sainte-Marie à l’extrême sud de l’île jusqu’aux locaux de l’Alliance Française à Ambodifototra (chef-lieu).
Nous avons pu saluer la performance des malgaches dont les temps relèvent d’un très bon niveau. Le premier à inscrire son nom au palmarès réalise un temps remarqué de 42 ‘. Les représentants d’OSCAR n’ont pas démérité, une équipe de relayeuses a même pris le départ et terminé bien au delà des espérances de chacune ! La première féminine, malgache de surcroît, se prénomme comme par évocation … Oscarine !
Des Vélos-Tout-Terrain, coupes, chemises, lecteurs MP3, tee-shirts, casquettes, médailles et lots en tous genres comptaient parmi les récompenses distribuées aux participants.
Un déjeuner en ville avec les organisateurs et les autorités locales a clôturé cette première édition des Foulées, lors duquel de nouvelles idées ont surgi pour l’organisation des deuxièmes foulées 2010...
Enfin, pour la seconde année consécutive, une vingtaine d’équipages a pris le départ de la Course des Pirogues organisée à Agnivorano, loin de la ville. Les villageois venus en nombre soutenir leurs marins ont créé une ambiance survoltée empreinte de chants, d’encouragements et d’applaudissements. La prestation de l’unique équipage d’OSCAR a été largement saluée malgré un départ incertain !
L’annonce des festivités a été diffusée au préalable sur la radio nationale et une brève a été reprise dans la presse écrite le lendemain.
La présence renouvelée de la marine à bord de son zodiac était de nature à garantir la sécurité de tous les participants et de notre équipage en particulier moins aguerri à ce type de bataille navale d’un autre genre. Deux canoës kayak, gracieusement offert par le centre nautique de St-Leu, ont également pu encadrer le départ de la course.
Des médailles, kits de plongée et imperméables ont récompensé tous les concurrents ; l’équipage vainqueur s’est quant à lui vu offrir un zébu.
5. D’autres moments forts …
Comme l’année dernière, nous avons eu l’immense privilège de croiser les baleines en route vers le sud lors de nos navettes quotidiennes en bateau vers les villages.
En chemin vers Ambodiatafana nous avons retrouvé Modestine, la directrice du centre pré-scolaire privé La Colombe du Nord, qui a insisté pour nous faire visiter son école réhabilitée en partie grâce à la contribution financière de certains membres du groupe OSCAR en 2008.
La toiture du bâtiment, entièrement refaite à neuf, attestant de l’utilisation à bon escient du don recueilli a motivé l’ensemble du groupe à se cotiser : une centaine d’euros a été remise à Modestine qui a promis, comme l’année passée, de respecter son engagement quant à l’usage de cette modeste contribution.
Modestine a par ailleurs insisté, dans un laïus inquiétant, sur le contexte actuel dans lequel évoluent les enfants du nord de l’île, rendu difficile par la conjoncture politique du pays. Elle a notamment annoncé la cessation de son service de cantine, faute de moyens. Certaines familles ne semblent plus par conséquent en capacité d’assumer la scolarisation de leurs enfants.
Notre passage à la crèche d’Ambodifototra et à l’école La Frégate plus au sud compte également parmi les temps forts du séjour. Une distribution de jouets s’est faite sous le regard ébahi des enfants qui, pour les plus grands, se sont montrés d’une politesse remarquable.
Des cartons de vêtements ont été remis à la directrice de la crèche.
La directrice de La Frégate a promis de tenir le groupe OSCAR informé du programme de parrainage scolaire en faveur des enfants qu’elle accueille.
En marge de notre action, de belles surprises sont venues égayer le séjour.
Vilon’Androy, formation musicale de Tuléar, a donné un mémorable concert de Salegy à l’hôtel La Crique, où nous étions hébergés, pour le plaisir de tout le groupe OSCAR qui s’est courageusement essayé au rythme effréné des pas de danse malgache ! Pour la petite histoire, Vilon’Androy s’était produit le mois précédent à la Réunion, sur la scène du Sakifo.
Une distribution de vêtements et de jouets ainsi qu’un spectacle de magie ont été proposés en remerciement au personnel de l’hôtel La Crique que nous avons côtoyé pendant toute une semaine.
Enfin, il a pu être ménagé quelques rares moments de repos et/ou de découverte au cours du séjour, et qui se sont révélés être bénéfiques pour tous.
Les deux parcours de randonnée pédestre ont donné l’occasion à ceux qui le souhaitaient de traverser l’île d’ouest en est et de profiter de superbes paysages (dans les denses forêts de ravenales et de gréviléas…) et points de vue (sur la baie d’Ampanihy et les piscines naturelles à l’extrême nord de l’île…).
Un périple en pirogues à travers la mangrove nous a conduit sur une plage déserte de sable fin où le bain pris en plein océan indien a revigoré le groupe.
La visite de l’école d’Agnafafy dans l’est a été une agréable surprise où la discipline tranchait avec le joyeux brouhaha de nos rencontres habituelles. Les anciens du village représentent à la fois les sages et les gardiens des bonnes valeurs. C’est dans un très bon français, académique, qu’ils exprimèrent leurs quelques desideratas parmi lesquels la reconstruction d’une classe détruite par le cyclone Ivan, disposer de livres de français niveau primaire et de ballons mousse, considérés comme démodés mais réputés increvables !
Un devis sera établi par le directeur d’école et le « fokontany » (chef du village) pour préciser le montant de la reconstruction de la classe estimée à 1500 €.
Nous avons été accueillis pour cette unique nuit sur la côte orientale de l’île au « Paradis d’Ampanihy », nom évocateur non pas pour les prestations de la structure dépourvue d’eau courante et d’électricité mais pour le cadre idyllique et enchanteur des lieux. A notre départ, plusieurs sacs d’eau chaude solaire ont été offerts à la gérante de l’hôtel.
Le séjour s’est achevé par un repas pris et une nuit passée au Baboo Village sur l’île aux Nattes. Ce très bel endroit n’a malheureusement pas eu le loisir de nous dévoiler tous ses charmes du fait de notre arrivée tardive sur le site, et de notre départ aux aurores et sous la pluie le lendemain.
6. Les perspectives de coopération
Suite aux échanges que les membres de notre groupe ont pu avoir avec certaines autorités de l’île Sainte Marie (Chef de district, PDS, directeur de l’hôpital) ainsi qu’avec les Volontaires du Progrès réunionnais (VP) affectés sur place, des actions de co-développement, pour lesquelles des réflexions ont été engagées, pourraient se mettre en place dans les mois à venir.
Il convient tout d’abord de signaler que des jouets supplémentaires seront expédiés, récupérés avec l’entreprise Ravate, comme les années précédentes, à un certain nombre de crèches et d’écoles de Sainte Marie à l’occasion des fêtes de Noël et acheminés gratuitement par la société de pêche SPSM.
Par ailleurs, par le biais d’OSCAR et grâce à la générosité de coopératives agricoles de La Réunion, des semences seront envoyées prochainement à notre VP en charge de la Maison de l’Agriculture et de l’Environnement de l’île Sainte Marie. L’impact sera d’envergure puisque ce sont près de 500 paysans sainte-mariens qui sont actifs dans le projet de développement de la filière maraîchage mené par le VP.
S’agissant de projets plus structurants, des contacts très prometteurs ont pu être pris auprès de partenaires malgaches et réunionnais.
Equipement des dispensaires en eau chaude solaire :
En partenariat avec un solariste réunionnais et le Rotary club, un programme d’équipement des dispensaires de l’île en chauffe eaux solaires est à l’étude. Cette opération serait intégrée dans les actions de coopération que mènent actuellement le Rotary Club de la Réunion et l’hôpital d’Ambodifotatra.
9 dispensaires et 1 hôpital ont été recensés sur toute l’île dont 2 ne bénéficient pas de citernes ou sont endommagées (de type béton, fissurées). Aucune de ces structures ne bénéficient de l’eau courante du réseau public. Elles sont toutes alimentées par des citernes qui récupèrent les eaux de pluie de la toiture.
Réhabilitation du petit marché :
Projet de réalisation d’une structure métallique avec les élèves de BTS du lycée technique de Bel Air à Ste-Suzanne dans le cadre de leur stage collectif de fin d’année. Plusieurs pistes ont été avancées avec les différents acteurs locaux : réhabilitation de la crèche municipale, réalisation d’un point info-santé de la Croix Rouge, prolongement ou annexe d’un dispensaire ou d’une école…
La dernière proposition qui a été soumise et qui semble recueillir l’unanimité serait la reconstruction du petit marché couvert qui est une structure métallique vieillissante et complètement rouillée. Ce projet fait le lien avec l’aide au développement de la culture maraîchère que mène actuellement un VP affecté à cette mission. Un partenariat pourrait s’envisager avec Transmad qui a été le coordonnateur de travaux pour la réalisation du nouveau bâtiment de l’Alliance Française.
Aide à la reforestation :
Dans le prolongement des actions entreprises par l’association « Planète urgence » et identifiées à la suite du colloque sur la biodiversité qui s’est tenue sur l’île de la Réunion, l’aide à la reforestation doit se poursuivre en lien avec l’ensemble des acteurs locaux.
L’office du tourisme de Ste-Marie, très actif dans ce domaine, souhaite prioriser les actions qui tendent à préserver les richesses naturelles, culturelles et historiques de l’île. Dans ce cadre, elle a signé une convention de partenariat avec l’ONG Fanamby fin 2008 afin de délimiter, protéger et reconstituer trois massifs forestiers situés au nord est de l’île.
Echanges sportifs à la Réunion :
Afin d’appliquer la coopération à double sens, deux évènements sportifs permettraient de concrétiser la venue de nos amis malgaches :
- Participation d’une équipe sainte-marienne au Tournoi inter-régional :
A l’occasion de la 9è édition du tournoi inter-régional de football en 2010 qui sera organisée par la Région Réunion et qui réunira l’ensemble des Régions françaises sur notre île en mai prochain, il est envisagé de faire venir en invité d’honneur une équipe sainte-marienne, sous le signe de la fraternité et de la solidarité.
- Participation au prochain marathon Tram Train :
Lors de la 4è édition du marathon Tram Train qui sera organisée par la Région Réunion en avril 2010, le vainqueur des 1ères foulées de l’île Ste-Marie pourrait faire partie de la dizaine de coureurs extérieurs invités chaque année.
Sur le plus long terme, il pourrait être envisagé qu’un véritable partenariat se développe entre notre Collectivité et l’île Sainte Marie et se concrétise par la signature d’une convention entre notre Collectivité et le District de Sainte Marie. Les déplacements d’OSCAR sur l’île depuis 2006 ont, en effet, permis de créer des contacts privilégiés entre les acteurs du développement local de Sainte Marie et des partenaires réunionnais. Un véritable programme d’actions pourrait s’élaborer sur la base des diagnostics réalisés par notre équipe et par les VP travaillant sur place. Une île comme Sainte Marie se prêterait d’ailleurs très bien à une opération intégrée de développement qui pourrait être portée par un Volontaire réunionnais.
En effet, du fait de son contexte géographique et de ses besoins particuliers, Sainte Marie pourrait bénéficier d’approches plus intégrées de la gestion durable du territoire et des ressources (terre, eau, forêt) et ce afin de faire face aux menaces qui pèsent sur son territoire (cyclones, inondations, déforestation…). Un tel projet faciliterait l’analyse des problèmes environnementaux et l’établissement de priorités précises concernant les modifications à apporter aux politiques et activités sectorielles de l’île.
En conclusion, il semble que la formule du tourisme solidaire ait emporté l’adhésion de tous, ce choix de voyage offrant véritablement la possibilité d’approcher, de découvrir et de vivre le pays et ses coutumes de l’intérieur.
La compilation des photos et films du séjour sera bientôt disponibles sur un blog dont l’adresse sera prochainement communiquée.
Pour finir, sur des mots empruntés à Charles BEAUDELAIRE extraits de Parfum Exotique (Les Fleurs du Mal, 1857), Sainte-Marie est un peu … :
« Une île paresseuse où la nature donne Des arbres singuliers et des fruits savoureux ; Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne »
Sans oublier les enfants saint-mariens, sans qui rien de tout cela n’aurait de sens …
Nos plus sincères remerciements aux partenaires, amis et financeurs qui ont contribué à la réussite de cette opération, tant pour leur soutien, leur participation financière, matérielle et logistique.
Spécial remerciement à Nolwenn pour avoir activement contribuer à ce récit.😉
Voyage à Sainte-Marie avec trois enfants en bas âge (Madagascar)
Bonjour,
je suis à la recherche de toute info qui pourrait nous aider à prendre une décision avec mon mari concernat un futur voyage sur Ste Marie avec nos enfants. Je m'explique : nous sommes partis sur Ste Marie (et l'ile aux nattes) pour notre voyage de noces en octobre/novembre 2006. Nous avons été complètement conquis. Depuis, nous avons eu une fille (juillet 2007) et des garçons (décembre 2008). Nos enfants ont donc aujourd'hui presque 3 ans pour l'ainée et 18 mois pour les cadets. Notre envie de retourner sur Ste Marie est de plus en plus grande, ainsi que celle d'emmener nos enfants découvrir (même jeunes) cet univers.
Donc, les questions que je me pose sont (excusez le fouillis et la prolifération des questions) :
- cela est-il complètement déraisonnable de prévoir un tel voyage avant les deux ans des petits derniers ?
- quelle est la meilleure période pour voyager là-bas avec des enfants jeunes (rapport aux moustiques, pluies, épidémies récurrentes, etc ....) ?
- quel matériel faut-il prévoir (moustiquaires imprégnées, lotions anti-moustiques...) ?
- quel type d'hébergement vaut-il mieux prévoir (bungalow familial avec sanitaires privés, hôtel climatisé, ...) ?
- existe-t-il des traitements anti paluds adaptés à de si jeunes enfants ?
J'ai déjà parcouru certains fils de ce topic, mais je n'ai pas vraiment trouvé de réponses à mes questions. Pour ce qui est de donner aux populations locales, après nous être faits avoir deux ou trois fois, nous avons opté pour la solution du troc : "tu veux un truc qui est à moi, donne moi un truc à toi" nous avons ainsi passé de merveilleuses soirées à dicuter à et apprendre sur la culture locale, complètement baignés dans les petits villages, en échange des quelques stylos et ballons que nous avions dans nos poches (car, même jeunes mariés, nous n'avions dans nos porte-feuilles que de quoi payer le voyage, l'hébergement et les repas 😊). Là, je crois que je m'égare...
Bref... Nous souhaiterions repartir là-bas avec nos enfants (voyage deux fois reporté pour grossesse/naissance puis rebelote), et voudrions avoir des conseils éclairés.
Je remercie par avance tous ceux qui me répondront, et tâcherai au maximum de répondre à toute personne qui postera sur ce fil.
Misaotra...
je suis à la recherche de toute info qui pourrait nous aider à prendre une décision avec mon mari concernat un futur voyage sur Ste Marie avec nos enfants. Je m'explique : nous sommes partis sur Ste Marie (et l'ile aux nattes) pour notre voyage de noces en octobre/novembre 2006. Nous avons été complètement conquis. Depuis, nous avons eu une fille (juillet 2007) et des garçons (décembre 2008). Nos enfants ont donc aujourd'hui presque 3 ans pour l'ainée et 18 mois pour les cadets. Notre envie de retourner sur Ste Marie est de plus en plus grande, ainsi que celle d'emmener nos enfants découvrir (même jeunes) cet univers.
Donc, les questions que je me pose sont (excusez le fouillis et la prolifération des questions) :
- cela est-il complètement déraisonnable de prévoir un tel voyage avant les deux ans des petits derniers ?
- quelle est la meilleure période pour voyager là-bas avec des enfants jeunes (rapport aux moustiques, pluies, épidémies récurrentes, etc ....) ?
- quel matériel faut-il prévoir (moustiquaires imprégnées, lotions anti-moustiques...) ?
- quel type d'hébergement vaut-il mieux prévoir (bungalow familial avec sanitaires privés, hôtel climatisé, ...) ?
- existe-t-il des traitements anti paluds adaptés à de si jeunes enfants ?
J'ai déjà parcouru certains fils de ce topic, mais je n'ai pas vraiment trouvé de réponses à mes questions. Pour ce qui est de donner aux populations locales, après nous être faits avoir deux ou trois fois, nous avons opté pour la solution du troc : "tu veux un truc qui est à moi, donne moi un truc à toi" nous avons ainsi passé de merveilleuses soirées à dicuter à et apprendre sur la culture locale, complètement baignés dans les petits villages, en échange des quelques stylos et ballons que nous avions dans nos poches (car, même jeunes mariés, nous n'avions dans nos porte-feuilles que de quoi payer le voyage, l'hébergement et les repas 😊). Là, je crois que je m'égare...
Bref... Nous souhaiterions repartir là-bas avec nos enfants (voyage deux fois reporté pour grossesse/naissance puis rebelote), et voudrions avoir des conseils éclairés.
Je remercie par avance tous ceux qui me répondront, et tâcherai au maximum de répondre à toute personne qui postera sur ce fil.
Misaotra...
Madagascar: aller visiter les Tsingy de Bemaraha?
Bonjour à tous.
Je vais me rendre à Madagascar et à Morondava fin mai. De là, je voudrais aller visiter les Tsingy (les petits Tsingy, car les grands risquent d'être encore inaccessibles à cette date). Peut-on trouver des guides qui proposent cette prestation au départ de Morondava et à quels prix? Si quelqu'un a déjà fait la même chose, je suis preneur des bons tuyaux.
Merci d'avance.
A bientôt.
Veloma.
Madagascar: retour de voyage
Bonjour à tous.
Retour d'un troisième voyage de trois mois. Decembre 2009-Fevrier2010
Malheureusement de retour car j'y serai bien resté! J'envisage d'ailleurs de m'y installer, mais ce sera le sujet d'un prochain post, , , Contrairement aux prédictions de x sur ce forum qui me souhaitait moult agressions afin, disait-il, de pouvoir me vanter d'être un parfait aventurier, ce voyage de trois mois s'est parfaitement bien déroulé, à pied, en vélo, en pirogue et autres taxi brousse, pousse et 4x4. Pas d'agressions donc, toujours vivant, et un peu d'aventure quand même. J'avais choisi cette fois-ci de remonter la côte Est de Tamatave à Diego. Le voyage commence réellement à Sonierana Ivongo, en face de Ste Marie, avec la fin de la route goudronnée. Et maintenant c'est à pied, mis à part un sac à dos trop lourd et une longue traversée monotone de la péninsule marécageuse après Andrangazaha, la chaleur dés 8h du matin et la fatigue qui m'arrête dans un petit village après 25 kms de marche, tout va bien quand je trouve une chambre chez l'habitant. Les jours suivants je retrouve la mer avant Manompana, des plages, des villages, des gens et des paysages merveilleux. Je suis seul, pas de touristes, de rares véhicules (2 ou3 motos ou 4x4 par jour), quand il fait trop chaud je m'arrête me baigner dans de superbes criques, je mange des lichies à foison, souvent cueillies sur l'arbre ou données ou achetées à un prix dérisoire. Je fais ainsi environ 130kms à pied jusqu'à Mananara. A Mananara je trouve décidément le sac à dos trop lourd et j'achète un vélo (chinois, 50eur) pour continuer les 120kms suivants. Bien moins fatiguant mais attention à certains passages difficiles : petits ponts branlant aux planches à moitié pourries, je suis tombé à l'eau avec le vélo sur l'un d'eux, sauvant de justesse de la noyade fatale appareil photo et portable. La baie d'Antongil est superbe, comme son nom, et au loin je vois apparaître Nosy Mangabé qui me guide jusqu'à Maroansetra. Je trouve tout le long de ce voyage de quoi manger dans les petites gargotes, poisson et riz, du café, ananas, bananes, mangues, je n'ai emmené aucunes provisions. Je bois l'eau de pluie ou le ranopango (eau de cuisson du riz), Je couche dans des petits bungalows sympa sur la plage au prix modique (1 à 3 euros) mais pas toujours très propres (attention aux puces!). Maroansetra, ville du farwest, ville du bout du monde, grandes avenues sablonneuses, pas de taxi ni pousse, ici on marche à pied ou en vélo, La population y est charmante, libre, tranquille. On peut marcher ici à 3 h du matin sans crainte! Bien loin de l'insécurité des grandes villes décriées par certains. Je n'ai pas non plus de problème du genre : dois-je faire confiance aux gens? Cela me semble si naturel quand on voyage d'avoir une confiance et une attirance intuitive envers certaines personnes. Et je m'insurge une fois encore sur ceux qui proclament sur ce forum surtout ne faire jamais confiance! Je ne comprends pas pourquoi ces personnes voyagent, qu'ils restent en France donc si c'est mieux. Je me plais ici, je m'attache sentimentalement à cette ville et cette région. Il faut dire que j'y suis arrivé seul et que nous sommes deux pour repartir... J'y reste un mois, location d'un bungalow avec douche au seau mais avec électricité : 30000ar (10 eur). Nombreuses balades alentours ; en bateau pour Nosy Mangabé, île superbe, belle plage, lémuriens et nature sauvage ; à pied, en pirogue ou en vélo pour Navana, Mahalevona et autres villages. Après les fêtes de fin d'année l'appel du voyage me reprend, c'est d'abord deux jours de bateau jusqu'à Cap Massouala, très beau, coraux, plein de poissons, Puis à pied à nouveau jusqu'à Cap Est pour encore 120kms environ. Très joli parcours, le plus souvent on se croirait dans un jardin exotique. Un cyclone passe au loin, 2 jours de pluies, inondations, bloqués dans un petit village car les pirogues ne peuvent traverser le courant trop puissant. Il n'y a en effet pratiquement aucun pont depuis Sonierana, et tous les fleuves se traversent en pirogue. Déçu par Cap-Est, est-ce le retour de la route et de la ''civilisation''? Ou blasé suite aux beaux paysages montagneux que j'ai vu avant et que je ne retrouve plus ici? Puis Antalaha, Sambava grandes villes sans trop d'intérêt si ce n'est la vanille. Nous passons par Andapa , très jolie région montagneuse et fraiche, balades et cascades, un super resto, le Vahasoa, dans lequel j'ai mangé mon meilleur steak (saignant) de toute l'île. Puis Vohemar, jolie petite ville méconnue sur une grande baie qui n'est pas sans rappeler celle de Diégo, un bel hôtel très agréablement décoré, le Sol y Mar, ou nous profitons une dernière fois avant d'affronter l'enfer de la piste pour Andilobé. En pleine saison des pluies il faut reconnaitre que celle ci est mémorable. 24 heures en 4x4 pour 160kms avec en prime une nuit à la belle étoile. Ce n'est par endroit qu'un champ labouré dans lequel pataugent et surnagent de nombreux camions qui se tirent les uns les autres et qu'il faut arriver à contourner. On retrouvera plus tard le même scénario à Port-Bergé entre Diego et Tana, on voit bien là la gabegie de l'état qui préfère détourner des fonds et laisser s'épuiser dans la boue toute l'énergie d'une partie de la population. Je passe vite sur le reste du parcours, NosyBé, Majahanga. Quelques mots sur la belle région d'Ampefy à une centaine de kilomètres à l'ouest de Tana. Je retrouve là un peu de mon Auvergne natale, volcans, geysers, lacs et cascades, climat agréable. Quelques mots et impressions pour conclure: la situation politique actuelle engendre certes des déséquilibres, économie au ralenti, recrudescence de la violence dans certaines villes, mais la population vit toujours sa vie et passe le plus souvent au dessus de ces problèmes. Le voyageur indépendant peut se déplacer en toute tranquillité, en toute liberté( on n'a pas contrôlé une seule fois mon passeport en trois mois) et sera accueilli avec le sourire.. Je ne veux pas faire un tableau totalement idyllique, bien sur le monde malgache n'est pas parfait, la pauvreté, la résignation, le manque d'ambition ou le laisser aller d'une partie de la population, le manque de structures, pas de route, pas d'électricité, pas d'eau courante, pas de ramassage de poubelles et je ne vais pas faire la liste, elle est trop longue mais quand on voyage c'est pour découvrir une autre société et une autre façon de vivre. A condition d'accepter de vivre de temps en temps à la Robinson, allez donc voir la côte Est!
Retour d'un troisième voyage de trois mois. Decembre 2009-Fevrier2010
Malheureusement de retour car j'y serai bien resté! J'envisage d'ailleurs de m'y installer, mais ce sera le sujet d'un prochain post, , , Contrairement aux prédictions de x sur ce forum qui me souhaitait moult agressions afin, disait-il, de pouvoir me vanter d'être un parfait aventurier, ce voyage de trois mois s'est parfaitement bien déroulé, à pied, en vélo, en pirogue et autres taxi brousse, pousse et 4x4. Pas d'agressions donc, toujours vivant, et un peu d'aventure quand même. J'avais choisi cette fois-ci de remonter la côte Est de Tamatave à Diego. Le voyage commence réellement à Sonierana Ivongo, en face de Ste Marie, avec la fin de la route goudronnée. Et maintenant c'est à pied, mis à part un sac à dos trop lourd et une longue traversée monotone de la péninsule marécageuse après Andrangazaha, la chaleur dés 8h du matin et la fatigue qui m'arrête dans un petit village après 25 kms de marche, tout va bien quand je trouve une chambre chez l'habitant. Les jours suivants je retrouve la mer avant Manompana, des plages, des villages, des gens et des paysages merveilleux. Je suis seul, pas de touristes, de rares véhicules (2 ou3 motos ou 4x4 par jour), quand il fait trop chaud je m'arrête me baigner dans de superbes criques, je mange des lichies à foison, souvent cueillies sur l'arbre ou données ou achetées à un prix dérisoire. Je fais ainsi environ 130kms à pied jusqu'à Mananara. A Mananara je trouve décidément le sac à dos trop lourd et j'achète un vélo (chinois, 50eur) pour continuer les 120kms suivants. Bien moins fatiguant mais attention à certains passages difficiles : petits ponts branlant aux planches à moitié pourries, je suis tombé à l'eau avec le vélo sur l'un d'eux, sauvant de justesse de la noyade fatale appareil photo et portable. La baie d'Antongil est superbe, comme son nom, et au loin je vois apparaître Nosy Mangabé qui me guide jusqu'à Maroansetra. Je trouve tout le long de ce voyage de quoi manger dans les petites gargotes, poisson et riz, du café, ananas, bananes, mangues, je n'ai emmené aucunes provisions. Je bois l'eau de pluie ou le ranopango (eau de cuisson du riz), Je couche dans des petits bungalows sympa sur la plage au prix modique (1 à 3 euros) mais pas toujours très propres (attention aux puces!). Maroansetra, ville du farwest, ville du bout du monde, grandes avenues sablonneuses, pas de taxi ni pousse, ici on marche à pied ou en vélo, La population y est charmante, libre, tranquille. On peut marcher ici à 3 h du matin sans crainte! Bien loin de l'insécurité des grandes villes décriées par certains. Je n'ai pas non plus de problème du genre : dois-je faire confiance aux gens? Cela me semble si naturel quand on voyage d'avoir une confiance et une attirance intuitive envers certaines personnes. Et je m'insurge une fois encore sur ceux qui proclament sur ce forum surtout ne faire jamais confiance! Je ne comprends pas pourquoi ces personnes voyagent, qu'ils restent en France donc si c'est mieux. Je me plais ici, je m'attache sentimentalement à cette ville et cette région. Il faut dire que j'y suis arrivé seul et que nous sommes deux pour repartir... J'y reste un mois, location d'un bungalow avec douche au seau mais avec électricité : 30000ar (10 eur). Nombreuses balades alentours ; en bateau pour Nosy Mangabé, île superbe, belle plage, lémuriens et nature sauvage ; à pied, en pirogue ou en vélo pour Navana, Mahalevona et autres villages. Après les fêtes de fin d'année l'appel du voyage me reprend, c'est d'abord deux jours de bateau jusqu'à Cap Massouala, très beau, coraux, plein de poissons, Puis à pied à nouveau jusqu'à Cap Est pour encore 120kms environ. Très joli parcours, le plus souvent on se croirait dans un jardin exotique. Un cyclone passe au loin, 2 jours de pluies, inondations, bloqués dans un petit village car les pirogues ne peuvent traverser le courant trop puissant. Il n'y a en effet pratiquement aucun pont depuis Sonierana, et tous les fleuves se traversent en pirogue. Déçu par Cap-Est, est-ce le retour de la route et de la ''civilisation''? Ou blasé suite aux beaux paysages montagneux que j'ai vu avant et que je ne retrouve plus ici? Puis Antalaha, Sambava grandes villes sans trop d'intérêt si ce n'est la vanille. Nous passons par Andapa , très jolie région montagneuse et fraiche, balades et cascades, un super resto, le Vahasoa, dans lequel j'ai mangé mon meilleur steak (saignant) de toute l'île. Puis Vohemar, jolie petite ville méconnue sur une grande baie qui n'est pas sans rappeler celle de Diégo, un bel hôtel très agréablement décoré, le Sol y Mar, ou nous profitons une dernière fois avant d'affronter l'enfer de la piste pour Andilobé. En pleine saison des pluies il faut reconnaitre que celle ci est mémorable. 24 heures en 4x4 pour 160kms avec en prime une nuit à la belle étoile. Ce n'est par endroit qu'un champ labouré dans lequel pataugent et surnagent de nombreux camions qui se tirent les uns les autres et qu'il faut arriver à contourner. On retrouvera plus tard le même scénario à Port-Bergé entre Diego et Tana, on voit bien là la gabegie de l'état qui préfère détourner des fonds et laisser s'épuiser dans la boue toute l'énergie d'une partie de la population. Je passe vite sur le reste du parcours, NosyBé, Majahanga. Quelques mots sur la belle région d'Ampefy à une centaine de kilomètres à l'ouest de Tana. Je retrouve là un peu de mon Auvergne natale, volcans, geysers, lacs et cascades, climat agréable. Quelques mots et impressions pour conclure: la situation politique actuelle engendre certes des déséquilibres, économie au ralenti, recrudescence de la violence dans certaines villes, mais la population vit toujours sa vie et passe le plus souvent au dessus de ces problèmes. Le voyageur indépendant peut se déplacer en toute tranquillité, en toute liberté( on n'a pas contrôlé une seule fois mon passeport en trois mois) et sera accueilli avec le sourire.. Je ne veux pas faire un tableau totalement idyllique, bien sur le monde malgache n'est pas parfait, la pauvreté, la résignation, le manque d'ambition ou le laisser aller d'une partie de la population, le manque de structures, pas de route, pas d'électricité, pas d'eau courante, pas de ramassage de poubelles et je ne vais pas faire la liste, elle est trop longue mais quand on voyage c'est pour découvrir une autre société et une autre façon de vivre. A condition d'accepter de vivre de temps en temps à la Robinson, allez donc voir la côte Est!
Madagascar en septembre-octobre 2010: sécurité?
Bonjour,
Nous sommes 4 à vouloir partir en septembre pour Madagascar. Dernièrement, nous entendons de plus en plus parler de politique et de troubles possibles liés aux élections à venir (moins que les récits d'aventures à vous couper le souffle). Notre ministère des affaires étrangères nous déconseille le voyage à Mada. Je sais que le ministère exagère souvent les risques, mais vous, les gens sur place, qu'en pensez-vous?
Devrions-nous reporter?
Merci!
Nous sommes 4 à vouloir partir en septembre pour Madagascar. Dernièrement, nous entendons de plus en plus parler de politique et de troubles possibles liés aux élections à venir (moins que les récits d'aventures à vous couper le souffle). Notre ministère des affaires étrangères nous déconseille le voyage à Mada. Je sais que le ministère exagère souvent les risques, mais vous, les gens sur place, qu'en pensez-vous?
Devrions-nous reporter?
Merci!
Mes hôtels de voyage à Madagascar
Mon circuit est défini, bien sur un peu court 25 jours mais il ne faut pas faire le difficile.
Il me reste le problème des hôtels.
Le chauffeur guide que je compte prendre me propose:
à tana "le saint Antoine"
à Antsirabe "l'Arotel"
à Morondava "le trecigogne ou le Baobab"
à ifaty "chez cécile"
Qui peu me donner quelques renseignements sur ces hôtels
Merci d'avance
Guizeh
Carte détaillée de Madagascar avec distances
Difficile de trouver sur internet une carte routière de Madagascar détaillée et à jour.
Après plusieurs voyages à Madagascar j'ai décidé d'en réaliser une pour offrir à ceux qui préparent un voyage pour cette destination une carte à peu près fiable.
Vous la trouverez à l'adresse suivante :
http://syal.fr/madagascar/cartemadagascar.html
C'est un site perso non commercial.
Toute suggestion pour l'amélioration de la carte sera la bienvenue.











