Results for "Irlande+sécurité"
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Programme de cinq jours en Islande dès le 28 février
bonjour,
Depuis le temps que je desire aller en islande, enfin j'y vais avec mon épouse le 28 fevrier 2013. ne parlant pas l'anglais et encore moins l'islandais nous optons pour un voyage organisé
ci dessous notre programme pour ce séjours:
JOUR 01 - ARRIVEE A REYKJAVIK A votre arrivée à Reykjavik, vous serez transférés vers votre hôtel 3* ou 4* (selon l'offre choisie) situé en plein cœur de la capitale islandaise. Vous aurez la soirée libre pour explorer la ville à votre guise. (Hôtel 3* ou 4* - Petit-déjeuner)
JOUR 02 : CERCLE D’OR ET EXPLORATION D’UNE GROTTE DE LAVE Au cours de cette excursion d’une journée complète vous découvrirez sous terre les merveilles volcaniques typiques des coulées de lave islandaises dans une exploration mêlant grimpette et marche. Le noir que vous expérimenterez sous terre est total, et la grotte dans laquelle vous déambulerez est née d’une coulée vieille de plus de 2000 ans ! Les autres sites visités dans la journée vous feront apprécier des phénomènes typiques islandais, à savoir Geysir, et ses sources d’eau chaude (et bien sûr le fameux « geyser »), Gullfoss, ses chutes d’or et le Parc National de Thingvellir, et sa géologie incroyable. Ce parc est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. (Hôtel 3* ou 4* - Petit-déjeuner - Déjeuner)
JOUR 3 : OBSERVATION DES BALEINES Matinée libre. Après-midi: sortie en bateau pour observer les baleines et dauphins. (Hôtel 3* ou 4* - Petit-déjeuner)
JOUR 4 : VISITE DE REYKJAVIK ET BLUE LAGOON C'est une journée de complète détente, durant laquelle vous pourrez visiter Reykjavik, ainsi que vous baigner et vous détendre dans les eaux turquoise du Blue Lagoon. (Hôtel 3* ou 4* - Petit-déjeuner)
JOUR 05 : FRANCE Après votre petit-déjeuner, vous serez transférés vers l’aéroport pour votre vol international retour.
nous logerions à l'hotel centrum de reykjavik.
que pensez vous de ce programme ?
photographe amateur j'espere voir les aurores boreales est ce bon à cette periode
concernant le temps fin fevrier debut mars est il tres froid?
vous remerciant
amicalement,
josé 🙂
Depuis le temps que je desire aller en islande, enfin j'y vais avec mon épouse le 28 fevrier 2013. ne parlant pas l'anglais et encore moins l'islandais nous optons pour un voyage organisé
ci dessous notre programme pour ce séjours:
JOUR 01 - ARRIVEE A REYKJAVIK A votre arrivée à Reykjavik, vous serez transférés vers votre hôtel 3* ou 4* (selon l'offre choisie) situé en plein cœur de la capitale islandaise. Vous aurez la soirée libre pour explorer la ville à votre guise. (Hôtel 3* ou 4* - Petit-déjeuner)
JOUR 02 : CERCLE D’OR ET EXPLORATION D’UNE GROTTE DE LAVE Au cours de cette excursion d’une journée complète vous découvrirez sous terre les merveilles volcaniques typiques des coulées de lave islandaises dans une exploration mêlant grimpette et marche. Le noir que vous expérimenterez sous terre est total, et la grotte dans laquelle vous déambulerez est née d’une coulée vieille de plus de 2000 ans ! Les autres sites visités dans la journée vous feront apprécier des phénomènes typiques islandais, à savoir Geysir, et ses sources d’eau chaude (et bien sûr le fameux « geyser »), Gullfoss, ses chutes d’or et le Parc National de Thingvellir, et sa géologie incroyable. Ce parc est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. (Hôtel 3* ou 4* - Petit-déjeuner - Déjeuner)
JOUR 3 : OBSERVATION DES BALEINES Matinée libre. Après-midi: sortie en bateau pour observer les baleines et dauphins. (Hôtel 3* ou 4* - Petit-déjeuner)
JOUR 4 : VISITE DE REYKJAVIK ET BLUE LAGOON C'est une journée de complète détente, durant laquelle vous pourrez visiter Reykjavik, ainsi que vous baigner et vous détendre dans les eaux turquoise du Blue Lagoon. (Hôtel 3* ou 4* - Petit-déjeuner)
JOUR 05 : FRANCE Après votre petit-déjeuner, vous serez transférés vers l’aéroport pour votre vol international retour.
nous logerions à l'hotel centrum de reykjavik.
que pensez vous de ce programme ?
photographe amateur j'espere voir les aurores boreales est ce bon à cette periode
concernant le temps fin fevrier debut mars est il tres froid?
vous remerciant
amicalement,
josé 🙂
Électricité dans les campings en Islande?
Bonjour,
Je vais bientôt partir pour 17J en Islande et je m'inquiète de la dispo d'électricité dans les campings pour recharger mon APN, mon caméscope et mon eeePC pour vider mes cartes mémoires.
Difficile de trouver des logements abordables donc on va privilégier le camping.
J'ai vu qu'il y avait de l'électricité dans les campings mais souvent réservés aux emplacements campings cars ou dans les toilettes. Ayant une tente et pas envie de passer 3h dans les toilettes je me posais la questions de comment vous faisiez ?
Est-il possible quand même d'obtenir une prise pour les emplacements de tente ?
(Je compte acheter un convertisseur allume-cigare --> 220v mais au vu des avis sur ce genre d'appareil, j'ai l'impression que ce n'est pas super fiable. Pas sur que l'on roule assez pour recharger mes 3 appareils.)
Merci.
Je vais bientôt partir pour 17J en Islande et je m'inquiète de la dispo d'électricité dans les campings pour recharger mon APN, mon caméscope et mon eeePC pour vider mes cartes mémoires.
Difficile de trouver des logements abordables donc on va privilégier le camping.
J'ai vu qu'il y avait de l'électricité dans les campings mais souvent réservés aux emplacements campings cars ou dans les toilettes. Ayant une tente et pas envie de passer 3h dans les toilettes je me posais la questions de comment vous faisiez ?
Est-il possible quand même d'obtenir une prise pour les emplacements de tente ?
(Je compte acheter un convertisseur allume-cigare --> 220v mais au vu des avis sur ce genre d'appareil, j'ai l'impression que ce n'est pas super fiable. Pas sur que l'on roule assez pour recharger mes 3 appareils.)
Merci.
Visite de volcans en Islande: aller à Eyjafjöll ou Lakagigar?
Bonjour à tous,
Nous sommes en Islande à partir du 9 août, pour 3 semaines. On s'est gardé une marge de 2 ou 3 jours sans rien de prévu. On s'intéresse beaucoup au volcanisme.2 idées :
1) le site apparemment exceptionnel de Lakagigar
2) ou la zone de l'éruption récente du Eyjafjöll Peut-on approcher de près ce lieu ? Ce qui était interdit en juin. Mérite-il un détour étant donné que l'éruption semble achevée ? Que peut-on encore y voir ? Quelle voie d'accès conseillez-vous ? (nous sommes bons marcheurs).
D'avance merci pour vos avis toujours éclairés. Et bon vent à tous les voyageurs ! Voila au moins un vœux qui a de bonnes chances de se réaliser pour ceux qui vont se perdre dans ce pays ;-)
Claire.
Nous sommes en Islande à partir du 9 août, pour 3 semaines. On s'est gardé une marge de 2 ou 3 jours sans rien de prévu. On s'intéresse beaucoup au volcanisme.2 idées :
1) le site apparemment exceptionnel de Lakagigar
2) ou la zone de l'éruption récente du Eyjafjöll Peut-on approcher de près ce lieu ? Ce qui était interdit en juin. Mérite-il un détour étant donné que l'éruption semble achevée ? Que peut-on encore y voir ? Quelle voie d'accès conseillez-vous ? (nous sommes bons marcheurs).
D'avance merci pour vos avis toujours éclairés. Et bon vent à tous les voyageurs ! Voila au moins un vœux qui a de bonnes chances de se réaliser pour ceux qui vont se perdre dans ce pays ;-)
Claire.
Voyager seule en Islande?
Bonjour,
J'aimerais savoir si l'Islande est un pays dangereux pour voyager seule. J'aurai á peine 18 ans et je compte y rester environ deux á trois semaines.. Avez-vous des conseils, des infos utiles etc. ?merci d'avance!
J'aimerais savoir si l'Islande est un pays dangereux pour voyager seule. J'aurai á peine 18 ans et je compte y rester environ deux á trois semaines.. Avez-vous des conseils, des infos utiles etc. ?merci d'avance!
Icelandair: conditions générales de vol (Paris-Keflavik)
Bonjour à tous,
Je viens de réserver sur Last minute 2 billets d'avion A/R pour Paris-Keflavik, au mois de juillet. J'ai lu les conditions générales de vente et je me pose qq questions au sujet d'un item. Nous nous envolerons pour l'Islande le 18 juillet et retour prévu le 4 aout. Ds ces conditions, il est dit que sur place, nous devons confirmer ds les 72 jours à l'aéroport notre date de retour. Et c'est obligatoire, sinon en gros ça annule notre retour. Donc je me demande si j'ai bien compris. Et dans le cas où il faudrait procéder ainsi, comment ça se passe concrètement. Faut-il passer à l'aéroport, leur téléphoner?
Voici l'extrait des conditions générales en question:
" Le retour
Quel que soit le type de vol, régulier ou spécial, le retour doit impérativement être re-confirmé sur place, dans les 72 heures avant la date de départ prévu auprès de la compagnie aérienne. Pour les voyages à forfait, cette formalité est généralement remplie par le correspondant local. Nous attirons votre attention sur le fait que cette procédure est obligatoire pour tous les vols (régulier ou spécial) et qu’à défaut, votre place ne pourra être assurée par la compagnie qui peut l’attribuer à une autre personne en l’absence d’une re-confirmation de votre part. Par ailleurs, cette procédure permet aussi, à cette occasion, de vous faire confirmer les horaires de votre vol retour qui peuvent avoir subi quelques modifications.
La société VSM ne saurait être tenue pour responsable de votre négligence." Voilà, alors que comprenez vous? Je précise que je n'ai jamais pris l'avion donc je n'y connais pas gd chose. Et je voudrais éviter tout désagrément une fois sur place. Alors merci de votre aide.
Quel que soit le type de vol, régulier ou spécial, le retour doit impérativement être re-confirmé sur place, dans les 72 heures avant la date de départ prévu auprès de la compagnie aérienne. Pour les voyages à forfait, cette formalité est généralement remplie par le correspondant local. Nous attirons votre attention sur le fait que cette procédure est obligatoire pour tous les vols (régulier ou spécial) et qu’à défaut, votre place ne pourra être assurée par la compagnie qui peut l’attribuer à une autre personne en l’absence d’une re-confirmation de votre part. Par ailleurs, cette procédure permet aussi, à cette occasion, de vous faire confirmer les horaires de votre vol retour qui peuvent avoir subi quelques modifications.
La société VSM ne saurait être tenue pour responsable de votre négligence." Voilà, alors que comprenez vous? Je précise que je n'ai jamais pris l'avion donc je n'y connais pas gd chose. Et je voudrais éviter tout désagrément une fois sur place. Alors merci de votre aide.
besoins de conseils pour tente+sac de couchage pour l'Islande
Bonjour tout le monde
je sollicite votre aide parce que je suis à la recherche de matériel pour la préparation d'un voyage en Islande. Il s'agit d'un voyage en autonomie. Pour l'instant j'ai pas mal regardé toutes les discussions relatives à ce sujet et j'avoue être un peu perdu étant donné le nombre d'avis . Tout du moins j'ai un peu peur de me tromper dans mes achats.
En fait je cherche à acheter une tente pour voyager sereinement dans ce joyeux pays. Il s'agirait d'une tente une place pour un budget que je limite à 200 euros max, ce qui devrait laisser de la marge. Cependant même si le prix proposé est de 210 euros, je vais pas en faire toute une histoire...😉
Par la même occasion j'aimerais bien changer mon sac de couchage (duvet) pour un synthétique. Mais là aussi je me perds un peu dans toute l'offre proposée (Vieux campeur, internet, etc...). De la même manière je reste ouvert à toute proposition.
Je tenais juste à préciser que en ce moment j'ai un peu de sous-sous et c'est pour ça que j'aimerais en profiter (avant de me retrouver sur la paille 🤪). Donc je souhaite acheter du bon matos (si possible léger) sans pour autant flamber complètement (je dis ça pour éviter qu'on vienne me proposer une tente à 400 euros et un sac de couchage à 300 euros).
Merci d'avance pour vos conseils
A+ et bonne journée
je sollicite votre aide parce que je suis à la recherche de matériel pour la préparation d'un voyage en Islande. Il s'agit d'un voyage en autonomie. Pour l'instant j'ai pas mal regardé toutes les discussions relatives à ce sujet et j'avoue être un peu perdu étant donné le nombre d'avis . Tout du moins j'ai un peu peur de me tromper dans mes achats.
En fait je cherche à acheter une tente pour voyager sereinement dans ce joyeux pays. Il s'agirait d'une tente une place pour un budget que je limite à 200 euros max, ce qui devrait laisser de la marge. Cependant même si le prix proposé est de 210 euros, je vais pas en faire toute une histoire...😉
Par la même occasion j'aimerais bien changer mon sac de couchage (duvet) pour un synthétique. Mais là aussi je me perds un peu dans toute l'offre proposée (Vieux campeur, internet, etc...). De la même manière je reste ouvert à toute proposition.
Je tenais juste à préciser que en ce moment j'ai un peu de sous-sous et c'est pour ça que j'aimerais en profiter (avant de me retrouver sur la paille 🤪). Donc je souhaite acheter du bon matos (si possible léger) sans pour autant flamber complètement (je dis ça pour éviter qu'on vienne me proposer une tente à 400 euros et un sac de couchage à 300 euros).
Merci d'avance pour vos conseils
A+ et bonne journée
Islande en camping-car
bonjour a vous tous!
je cherche des informations sur les tarifs des camping en islande (hormis les "gros" camping ou les prix sont référencés sur le web) et je voudrais également savoir s'il y a possibilité de prendre des billets de bus en s'arretant a un arret pour une nuit ou deux et continuer le lendemain. En clair, si je fais Reykjavik - Kirkjubaejarklaustur, est ce ke je peut m'arreter une nuit a l'arret du Landmanalaugar et reprendre le car le lendemain avec mon billet ou si il faut reprendre un billet pour continuer????
En vous remerciant d'avance....
tibo
tibo
Itinéraire de 21 jours en Islande en juillet
Bonjour,
Cela fait plusieurs années que nous rêvons de partir à la découverte de cette île du nord. Après avoir découvert d'autres régions du monde (ouest américain, Norvège, Egypte, Croatie....), nous nous lançons enfin dans l'organisation de ce road-trip familial.
Celui-ci est assez classique puisque nous allons suivre la route 1 mais l'objectif est également de sortir le plus possible de ce tracé pour aller à la découverte de chaque région traversée. Voici l'itinéraire prévu. Comme vous pourrez le voir, nous avons fait une croix sur les fjords de l'ouest (ce sera l'occasion de revenir) et du centre de l'île.
Jour 1 : Lyon> Genève > Reykjavik Jour 2 : Reykjavik : péninsule de Reykjanes + Reykjavik Jour 3 : Reykjavik > Cercle d'Or Jour 4 : Cercle d'Or > Vik Jour 5 : Vik : Iles Vestmann + alentours de Vik Jour 6 : Vik : région de Vik Jour 7 : Vik > Kálfafell Jour 8 : Kálfafell : randonnées Jour 9 : Kálfafell > Djúpivogur : arrêt à Jokulsarlon Jour 10 : Djúpivogur > Egilstadirr Jour 11 : Egilstadirr Jour 12 : Egilstadir Jour 13 : Egilstadirr > Mývatn Jour 14 : Mývatn : Husavik + Detifoss Jour 15 : Mývatn : Askja Jour 16 : Mývatn Jour 17 : Mývatn > Siglufjörður Jour 18 : Siglufjörður > Thingeyrar Jour 19 : Thingeyrar > Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 20: Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 21 : Grundarfjörður > Reykjavik Jour 22 : Reykjavik > Lyon
Voici les quelques questions que nous nous posons : - Cercle d'Or : sur 2 demie-journées, est-ce que nous avons le temps de faire tous les sites dont une rando à Thingvellir NP ? - Cercle d'Or > Vik : est-il possible d'inclure la visite des iles Vestmann dans cette journée ou est-il préférable de prévoir une nuit en route ? - pour se rendre dans les fjords de l'Est, nous avons prévu une étape intermédiaire après Kalfafell. Est-elle utile ? Ne faudrait-il pas la prévoir plus vers Höfn ? - pour se rendre à Askja : quelle est la meilleure option pour faire Askja : 1/ depuis les fjords de l'Est par la route F910 puis F88 vers Myvatn 2/ depuis Myvatn : un aller-retour par la F88. J'ai lu que la F88 pouvait être un peu difficile pour les non expérimentés. Quel est votre avis ? - Myvatn : nous avons prévu 4 nuits au même endroit pour avoir le temps de bien découvrir la région. Est-ce la meilleure option ou faut-il changer de lieu en fonction des visites (exemple : aller dormir vers Husavik pour les sorties baleines) ? - pour rejoindre la péninsule de Snæfellsness, nous avons prévu 2 haltes pour couper la route qui semble assez longue. Ce n'est peut-être pas nécessaire, ce qui nous permettrait d'ajouter une journée de plus sur une autre étape.
Pour la location de voiture, je suis preneur de vos bons tuyaux. J'ai commencé mais recherches mais je trouve les prix très chers. Si vous connaissez des loueurs locaux, je suis preneurs.
N'hésitez pas, si vous avez des conseils, des tuyaux...à partager. Merci par avance.😉
Cela fait plusieurs années que nous rêvons de partir à la découverte de cette île du nord. Après avoir découvert d'autres régions du monde (ouest américain, Norvège, Egypte, Croatie....), nous nous lançons enfin dans l'organisation de ce road-trip familial.
Celui-ci est assez classique puisque nous allons suivre la route 1 mais l'objectif est également de sortir le plus possible de ce tracé pour aller à la découverte de chaque région traversée. Voici l'itinéraire prévu. Comme vous pourrez le voir, nous avons fait une croix sur les fjords de l'ouest (ce sera l'occasion de revenir) et du centre de l'île.
Jour 1 : Lyon> Genève > Reykjavik Jour 2 : Reykjavik : péninsule de Reykjanes + Reykjavik Jour 3 : Reykjavik > Cercle d'Or Jour 4 : Cercle d'Or > Vik Jour 5 : Vik : Iles Vestmann + alentours de Vik Jour 6 : Vik : région de Vik Jour 7 : Vik > Kálfafell Jour 8 : Kálfafell : randonnées Jour 9 : Kálfafell > Djúpivogur : arrêt à Jokulsarlon Jour 10 : Djúpivogur > Egilstadirr Jour 11 : Egilstadirr Jour 12 : Egilstadir Jour 13 : Egilstadirr > Mývatn Jour 14 : Mývatn : Husavik + Detifoss Jour 15 : Mývatn : Askja Jour 16 : Mývatn Jour 17 : Mývatn > Siglufjörður Jour 18 : Siglufjörður > Thingeyrar Jour 19 : Thingeyrar > Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 20: Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 21 : Grundarfjörður > Reykjavik Jour 22 : Reykjavik > Lyon
Voici les quelques questions que nous nous posons : - Cercle d'Or : sur 2 demie-journées, est-ce que nous avons le temps de faire tous les sites dont une rando à Thingvellir NP ? - Cercle d'Or > Vik : est-il possible d'inclure la visite des iles Vestmann dans cette journée ou est-il préférable de prévoir une nuit en route ? - pour se rendre dans les fjords de l'Est, nous avons prévu une étape intermédiaire après Kalfafell. Est-elle utile ? Ne faudrait-il pas la prévoir plus vers Höfn ? - pour se rendre à Askja : quelle est la meilleure option pour faire Askja : 1/ depuis les fjords de l'Est par la route F910 puis F88 vers Myvatn 2/ depuis Myvatn : un aller-retour par la F88. J'ai lu que la F88 pouvait être un peu difficile pour les non expérimentés. Quel est votre avis ? - Myvatn : nous avons prévu 4 nuits au même endroit pour avoir le temps de bien découvrir la région. Est-ce la meilleure option ou faut-il changer de lieu en fonction des visites (exemple : aller dormir vers Husavik pour les sorties baleines) ? - pour rejoindre la péninsule de Snæfellsness, nous avons prévu 2 haltes pour couper la route qui semble assez longue. Ce n'est peut-être pas nécessaire, ce qui nous permettrait d'ajouter une journée de plus sur une autre étape.
Pour la location de voiture, je suis preneur de vos bons tuyaux. J'ai commencé mais recherches mais je trouve les prix très chers. Si vous connaissez des loueurs locaux, je suis preneurs.
N'hésitez pas, si vous avez des conseils, des tuyaux...à partager. Merci par avance.😉
Road trip de 7 jours "découverte de l'Islande"
Tout d'abord merci à tous ceux dont les conseils et les expériences nous ont été bien utiles pour préparer notre projet . N'ayant rien fait de très original , j'hésitais à poster un carnet . Mais après tout notre road-trip de luxe (il faut bien l'avouer !) contemplatif , sans randonnées , peut inspirer ceux qui préfèrent le confort à la toile de tente . Nous avons cassé la tirelire c'est sûr , mais nous nous sommes régalés de paysages magiques .
J1 : Le voyage : Nous décollons à 11h15 de Lyon Saint-Exupéry . Arrivée à 14h15 à Kéflavik heure locale ( 4h de vol -2h de décalage horaire ) Le passage en douane est rapide ; par contre il nous faudra attendre 1h30 pour rejoindre le guichet Avis pour récupérer notre voiture (Hunday I10) , réservée en même temps que le billet d'avion .
comité d'accueil à l'aéroport ! même pas froid !
Nous trouvons sans problème notre premier hôtel , à juste 10mn de l'aéroport , face au vieux port :( Hotel Berg )

Malgré notre mauvais anglais restreint (date du lycée il y a fort longtemps 🤪 ) , nous nous comprenons avec la personne à l'accueil , charmante et souriante . L'intérieur de l'hôtel est très "cocoon" , et très propre , tout comme la chambre . Il tombe un petit crachin breton , avec une température de 10° . Trop tard pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes comme prévu initialement ; alors nous allons faire un tour à pied dans les environs . Le vieux port est d'ailleurs bien agréable ; les bateaux de pêche mettent une note de couleur gaie dans le paysage :


Petit musée à ciel ouvert : Le Baldur est le premier bateau islandais de conception moderne ; Il a servi pendant 42 ans sans jamais aucune avarie ni perte d'équipage ; il a rapporté plus de 28000 tonnes de poissons . Maintenant il trône en vedette , au bons soins d'une personne chargée de l'entretenir . Il est la fierté locale ! C'est ce moment que choisit mon appareil photo pour rendre l'âme . Heureusement , il me reste le smartphone ! Durant la promenade nous repérons le restaurant pour le repas du soir , à quelques 200m de l'hôtel . Bon repas dans une ambiance sympathique et une belle vue sur le port et la ville ; les locaux y sont présents aussi . Une chance , les menus sont traduits en anglais ; ça facilite un peu le choix 😉 ! Pour nous ce sera un filet d'agneau grillé au miel ...un régal !

Ensuite il est temps d'aller profiter de notre grand lit douillet , à la literie bizarrement posée ! car demain la route nous attend ....à suivre...
J1 : Le voyage : Nous décollons à 11h15 de Lyon Saint-Exupéry . Arrivée à 14h15 à Kéflavik heure locale ( 4h de vol -2h de décalage horaire ) Le passage en douane est rapide ; par contre il nous faudra attendre 1h30 pour rejoindre le guichet Avis pour récupérer notre voiture (Hunday I10) , réservée en même temps que le billet d'avion .
comité d'accueil à l'aéroport ! même pas froid !Nous trouvons sans problème notre premier hôtel , à juste 10mn de l'aéroport , face au vieux port :( Hotel Berg )

Malgré notre mauvais anglais restreint (date du lycée il y a fort longtemps 🤪 ) , nous nous comprenons avec la personne à l'accueil , charmante et souriante . L'intérieur de l'hôtel est très "cocoon" , et très propre , tout comme la chambre . Il tombe un petit crachin breton , avec une température de 10° . Trop tard pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes comme prévu initialement ; alors nous allons faire un tour à pied dans les environs . Le vieux port est d'ailleurs bien agréable ; les bateaux de pêche mettent une note de couleur gaie dans le paysage :


Petit musée à ciel ouvert : Le Baldur est le premier bateau islandais de conception moderne ; Il a servi pendant 42 ans sans jamais aucune avarie ni perte d'équipage ; il a rapporté plus de 28000 tonnes de poissons . Maintenant il trône en vedette , au bons soins d'une personne chargée de l'entretenir . Il est la fierté locale ! C'est ce moment que choisit mon appareil photo pour rendre l'âme . Heureusement , il me reste le smartphone ! Durant la promenade nous repérons le restaurant pour le repas du soir , à quelques 200m de l'hôtel . Bon repas dans une ambiance sympathique et une belle vue sur le port et la ville ; les locaux y sont présents aussi . Une chance , les menus sont traduits en anglais ; ça facilite un peu le choix 😉 ! Pour nous ce sera un filet d'agneau grillé au miel ...un régal !

Ensuite il est temps d'aller profiter de notre grand lit douillet , à la literie bizarrement posée ! car demain la route nous attend ....à suivre...
8 jours de trek dans le Hornstrandir (Islande)
Hello!
Voilà une semaine que nous sommes rentrées...
Le récit complet en photos, vidéos, avec cartes et traces wikiloc en cliquant ici.

Bonne lecture!
Marie
Texte seul:
RECIT ISLANDE HORNSTRANDIR 2018 Après plusieurs voyages en Islande, un peu effrayée par le boom touristique depuis quelques années, je décidai cette fois de visiter le Hornstrandir, cette péninsule un peu oubliée au nord des fjords du Nord-Ouest. Située à 300 km du Groenland, elle flirte avec le cercle arctique. Classée réserve naturelle depuis 1975, sans habitants permanents depuis 80 ans, cette région est très différente du reste de l’Islande. On n’y accède qu’en (petit) bateau ou à pied (mais au prix de plusieurs jours de marche) La presqu’île fut autrefois habitée par des fermiers et des pêcheurs. Aujourd’hui leurs descendants y viennent passer quelques semaines en été et le reste de l’année, les montagnes, baies, plages et ruisseaux sont rendus aux renards polaires, qui sont ici protégés (alors qu’ils sont chassés partout ailleurs en Islande) A l’époque, on se déplaçait entre fermes à pied ou à cheval, ou plus facilement si la météo le permettait en bateau. Aujourd’hui, 2 compagnies (Borea, et Sjoferdir/Westtours) desservent différentes baies du Hornstrandir, avec des rotations régulières mais des bateaux de faible capacité, si bien qu’il faut jongler avec les dates et les destinations pour établir son itinéraire, sachant qu’un aléa météo est toujours possible. Une fois rendu au Hornstrandir, c’est à pied, sur un terrain difficile, avec des sentiers pas toujours tracés ni même toujours cairnés. Il faut avoir le pied sûr (sentiers parfois vertigineux, éboulis instables, mousses profondes, gués innombrables et marécages à gogo) et un GPS est fortement recommandé, surtout par temps de brouillard (qui ne manquera pas d’arriver sur une rando de plusieurs jours, sauf chance exceptionnelle !) Pour la préparation et avoir une vue d’ensemble, j’ai utilisé la carte papier Ferdakort au 1/100000. Prévue au départ avec mes filles Caroline et Marion, la randonnée se fera finalement à 5 avec Muriel et Sophie (Hohl et Ablette 74 sur VF) Pour des raisons de souplesse (et de prix) j’ai loué (à prix d’or !) une voiture à l’aéroport de Keflavik, qui restera « à quai » au port de Isafjordur pendant les 8 jours de notre randonnée dans le Hornstrandir. Pas le plus petit modèle mais presque si bien que nous mettrons 2 sacs sur la galerie de toit gonflable emportée pour l’occasion. Après avoir hésité à organiser un ravitaillement à mi-parcours (possible via les compagnies de bateau mais un peu aléatoire selon la météo), nous décidons finalement d’emporter toute la bouffe nécessaire aux 8 jours de trek, afin de rester libres de notre parcours. Nous avons donc chacune un sac d’environ 12 kg, un peu moins pour Sophie et un peu plus pour Muriel. Nous porterons peu d’eau (1/2l/pers) car il y en a partout (même plus qu’il n’en faut !) et il est inutile de la filtrer ou de la traiter. J0 15/08/2018 Après un vol sans histoire, nous atterrissons vers 16h00 et filons chez Blue Car rental récupérer la voiture. En route vers Hafnafjordur, où j’ai réservé une chambre pour 4 (sans sanitaires privés, 140 €) au Lava Hostel. A quelques km de l’aéroport, je réalise que le réservoir noté comme plein lors de la remise de la voiture, ne contient qu’un 1/3 de sa capacité. Retour au guichet de Blue Car, où je dois insister pour faire rectifier le voucher. Pas d’excuses, l’employée est aussi agréable que lors du pick-up… A 1,70 €/l, il n’y a pas de petits profits…. Au Lava Hostel, au moment de payer par CB en couronnes islandaises, nouvelle tentative d’arnaque de 30 € ! Les temps ont bien changé en Islande…la faute à booking.com parait-il…. Je suis bien contente de savoir que dès demain soir, nous serons perdus dans la nature loin de tout ! Nous trouvons une bouteille de gaz quasi pleine laissée par un client précédent alors que Sophie nous rejoint. Elle est arrivée hier, a dormi à Reykjavik dans une autre auberge de jeunesse où elle a aussi trouvé du gaz pour elle et Muriel. Voilà une bonne chose de faite ! On profite des dernières heures de soleil pour aller faire un tour en bord de mer dans les environs de Hafnafjordur. J1 16/08/2018 Chaleur étouffante et isolation nulle, la nuit aurait pu être meilleure au Lava Hostel de Hafnafjordur… Nous sommes les premières levées car Muriel arrive ce matin à 8h à Keflavik. En route affublées de nos sacs poubelles ! Après d’interminables tours et détours le long des fjords du nord-ouest, un bref arrêt pour admirer des phoques et un bel arc en ciel sur la petite île de Vigur, nous arrivons vers 16h00 à Isafjordur. Passage chez Borea pour confirmer la traversée aller, puis chez West tours pour récupérer les vouchers pour la traversée retour, nous déposons les sacs au port et Marion va garer la voiture au grand parking proche du Musée Maritime (sur les conseils de Boréa, il semble qu’on ne peut pas la laisser au port ?) Eh non Sophie, notre bateau est le p’tit blanc ! En plus de nous 5, un ranger (qui travaille plus au sud et vient découvrir le coin pendant 2 ou 3 jours) avec sa copine, et un couple qui a une maison d’été à Saebol. La dame nous explique que son père est né à Fjlotavik (où nous irons demain) et que les grandes bottes qu’elle porte y sont recommandées ! Il nous faut 1h30 à 20 nœuds de moyenne (séance tape-cul alors que la mer est relativement calme) pour arriver sous un ciel bien bas dans la baie d’Adalvik, à l’extrême ouest du Hornstrandir. Nous embarquons dans le zodiac pour les dernières dizaines de mètres et débarquons sous le regard curieux de quelques enfants qui passent ici leurs grandes vacances avec leur famille. La journée a été longue, surtout pour Muriel qui a quitté l’Alsace ce matin aux aurores, il est presque 19h00, alors nous posons les tentes sur la zone de bivouac située à quelques centaines de mètres du hameau de Latrar. Le jeune couple Islandais fait de même. Un peu plus tard arrivent 2 néerlandophones très timides ou carrément misanthropes (mais hyper bavards, ils parlent TOUT le temps) et un Français, tous bien crevés et les pieds trempés après leur 1ère étape (ils viennent de Heysteri via Saebol) J2 17/08/2018 Il a plu cette nuit mais pas de vent, nous avons bien dormi ! Les prévisions pour la semaine à venir ne sont pas folichonnes, en particulier pour cette journée qui finalement débute avec quelques trouées de ciel bleu. Nous suivons d’abord une piste sur 1 ou 2 km puis ma trace GPS nous la fait quitter pour grimper sur la montagne : après avoir ronchonné après cette piste (à quoi bon marcher là où on pourrait rouler !), nous voilà désormais hors sentier et sans cairn : l’aventure commence ! Mais c’est plus fatigant ! Soulagement après un premier ressaut quand nous repérons un cairn, ma trace trouvée sur wikiloc est juste, nous sommes sur la bonne piste ! Nous traversons ensuite un haut plateau austère, très minéral, parfois égayé de quelques boutons d’or ou mousses fluorescentes, guidées par une succession de cairns bien visibles. Nous voilà en surplomb de la baie de Fjlotavik. Nous faisons une petite pause pic nic à l’abri de gros rochers, dérangeant à peine un lagopède en parure estivale. Arrivées au niveau de la mer, comme annoncé par la dame sur le bateau, Fjlotavik porte bien son nom, c’est hyper sploutch. Nous enfilons nos crocs afin de garder sèches nos chaussures de marche. Gare à la gadoue, qui a vite fait de capturer nos précieux escarpins ! Nous abandonnons finalement le sentier en dévers (pas facile en crocs !) pour patauger directement au fond de la vallée. Assez fun finalement pour qui ne craint pas l’eau glacée ! Des chaussettes néoprène auraient été parfaites, en plus des crocs… Nous longeons le lac sur plusieurs km, qui nous semblent d’autant plus longuets que la pluie menace (jusqu’ici nous avons été épargnées !) Après 5 bons km à patauger, nous posons les tentes dans la zone de bivouac : le sol est détrempé et le simple appui d’une chaussure fait apparaitre de l’eau… Mais il n’y a aucun endroit moins humide à moins de plusieurs heures de marche ! L’été a été exceptionnellement pourri cette année et ça se voit ! Par goût et par habitude, j’avais envisagé de plutôt éviter les zones de bivouac (qui sont en fait des zones avec quelques emplacements assez plats pour poser une tente et avec des toilettes sèches, sans autre équipement) mais je réalise qu’il est très difficile de trouver des coins propices en dehors du bord de mer. Dès qu’on grimpe dans la montagne, le sol est soit humide, soit caillouteux, soit pentu, et souvent les 3 à la fois ! Le temps de monter les tentes, la pluie arrive et va durer toute la nuit, soutenue… Les « Hollandais » arrivent un peu plus tard et s’installent aussi. Pas de nouvelles du Français parti ce matin avant nous (nous apprendrons plus tard qu’il a dormi à Atlastadir, mais je n’ai pas pensé à lui demander s’il avait franchi l’énorme gué qui permet de traverser le lac de Fjlotsvatn plutôt que d’en faire le tour. Les rangers contactés par Muriel avant le voyage nous avaient recommandé de l’éviter en cette fin d’été très humide) Bref, mauvaise nuit à « faire la planche » sur nos matelas gonflables en veillant à ne pas trop laisser tremper les couettes en duvet dans l’eau qui sourd à travers le tapis de sol… D’ordinaire je prends tjs une feuille de polycree pour mettre sous la tente mais cette fois j’avais pris une tente bien costaude avec un tapis de sol qui résiste normalement à l’herbe mouillée par la pluie – mais pas à un marécage !) Sophie plus prévoyante a bien dormi au sec… Muriel a surnagé comme nous… J3 18/08/2018 Petit rayon de soleil miraculeux au réveil qui permet de faire sécher la tente intérieure sur les toilettes ( ! ) Nous rechaussons nos crocs pour encore 1 ou 2 km afin de rejoindre, moyennant quelques traversées de rivières, le pied de la falaise qui doit nous mener au fjord suivant. Il nous semble impossible de passer par là et nous sommes rassurées quand nous rejoignons un balisage de piquets, qui pas de doute, mène au pied de ce mur ! Finalement en posant un peu les mains, ça passe ! On apprécie d’avoir du beau temps car ce passage ne doit vraiment pas être rassurant dans le brouillard ! Nous découvrons émerveillées, sous un soleil de fin d’été qui peine à réchauffer l’atmosphère, la baie de Hloduvik. Loin vers le nord, nous distinguons quelques icebergs, énormes, qui dérivent sur la mer du Groenland ! J’en suis toute émue (j’adoore les icebergs, ces masses de glace formées par la neige tombée il y a des centaines d’années, qui voyagent au gré des vents et des courants, et vouées à disparaitre lentement…nostalgie…) Il arrive que des ours polaires ayant dérivé sur la glace atteignent le nord de l’Islande. Ils sont systématiquement abattus, ce qui est rare heureusement (la dernière fois en 2016) Une houle paisible vient mourir sur la plage de galets, où nous descendons pour contourner la montagne de Alsfell, figure emblématique de la baie. C’est alors que nous apercevons 2 puis 3 petits renardeaux qui fouillent les algues à la recherche de poissons. Trop mignons (les renards, pas les poissons crevés) ! Muriel et Sophie, levées plus tôt que nous avant-hier avaient déjà aperçu fugitivement un renard à Adalvik. Ceux-ci sont absolument indifférents à notre présence et nous passons un long moment à les observer. Nous continuons à longer la baie, envahie d’énormes grumes venues de Sibérie (inépuisable source de bois si précieux dans cette contrée où les plus grands arbres – des saules arctiques-ne dépassent pas quelques dizaines de cm. Les feux sont interdits dans le Hornstrandir mais à vrai dire, ça manque de petit bois ! Ici comme partout, en l’absence de bétail, la végétation égaye le paysage. L’angélique si graphique est partout ! Il y a aussi profusion de myrtilles et de camarines, du moins là où il n’y a pas trop de renards car ils sont omnivores ! Oiseaux, œufs, baies, mollusques, poissons, petits rongeurs, toute calorie est bonne à engloutir avant le long hiver…Nous avons vu une vingtaine de renards, toujours près de la mer et/ou des falaises à oiseaux. Nous passons en contrebas de l’abri d’urgence (qui surplombe la zone de bivouac) qui a vraiment des allures de capsule extra-terrestre sous ces jolis nuages lenticulaires, et marchons encore une centaine de mètres après le gué qui nous sera ainsi épargné demain. Les « Hollandais » arrivent peu après nous et se posent au « camping ». Croisé un couple tout à l’heure, sinon personne d’autre aujourd’hui. Nous profitons du grand beau temps pour une toilette approfondie dans la belle rivière que nous venons de traverser. A l’est au-delà des qq maisons du petit hameau de Budir (désert en cette fin d’été), nous devinons le sentier escarpé où nous irons demain. Festival de cirrus en soirée, signe de changement de temps ! J4 19/08/2018 Très bonne nuit sans vent ! Après quelques minutes de marche, nous apercevons toute une colonie de phoques qui se prélassent sur des rochers où ils se sont hissés à marée haute. Trop drôle de les voir arquer leur corps musculeux quand une vague taquine cherche à les rafraichir : avachis mais l’œil aux aguets, hop, un petit coup de rein quand la vaguelette arrive, parfait timing ! Pas âme qui vive à Budir, l’été se termine… Nous grimpons à gauche de la cascade et après un long cheminement (balisé) à flanc dans une superbe vallée d’altitude surplombant l’océan, et le franchissement d’un 2ème petit col, nous découvrons la baie de Hornvik. Le beau temps se maintient, quelle chance ! Je suis ravie de pouvoir admirer le cap Horn, il est si souvent pris dans les brumes… Après une pause pic nic et même une petite sieste (oui il fait bon et pour une fois on peut s’allonger) sur une plate-forme en bois sans doute dédiée à l’observation des renards arctiques, nous terminons la descente jusqu’à la mer, et nous faisons à proximité de rochers à oiseaux la rencontre de plusieurs renards à peine effarouchés par notre présence ! Il y a en a de partout, on ne sait sur lequel focaliser notre attention, tous plus mignons les uns que les autres ! Plus loin, un passage un peu acrobatique, sécurisé par des cordes, nous permet après avoir dépassé un nouvel abri d’urgence, de rejoindre la zone de bivouac et la cabane des rangers. Il y a également une tente mess et quelques autres grosses tentes qui doivent rester là tout l’été (pour des scientifiques, des tours operators ?) 1 tente et 3 personnes au camping, sinon personne… Je prévois de faire demain le tour du Hornbjarg (les falaises du cap Horn) si bien que nous continuons pour aller camper de l’autre côté de la baie. Il nous faut pour cela traverser une large rivière, et nous choisissons de remonter un peu en amont pour éviter le goulet étroit et profond qu’elle forme juste avant la mer. Nous traversons un étrange désert de sable noir, où se mêlent eau douce et eau salée, et arrivons finalement à la rivière Hafnaros proprement dite. Traversée facile, eau à mi-cuisse, peu de courant, quelques sables +/- mouvants à la fin donc ne pas mettre les crocs mais rester pieds-nus. Au loin, nous apercevons les néerlandophones, qui coupent au plus court vers le goulet. Nous regagnons ensuite la mer en longeant d’étranges formations rocheuses faites d’orgues de basaltes horizontalisés. Puis nous longeons la mer sur un sentier souvent effondré, qui nous font lui préférer les galets de la « plage ». Nous rencontrons la rangerette qui rentre de balade et nous installons sur la zone de bivouac, bientôt rejointes par les Flamands (oui poussée par la curiosité, j’ai fait le 1er pas pour leur demander comment était le gué : jusqu’aux hanches avec du courant donc on a bien fait de faire un détour en amont) Sophie a la visite en soirée d’un petit renard curieux…Et un phoque roupille en contrebas. J5 20/08/2018 Temps clair mais nuageux ce matin, après encore une nuit paisible (c’est la 1ère fois que je campe plusieurs jours d’affilée avec aussi peu de vent, sans mettre mes boules Quiès ! Incroyable pour cette région !) En route pour le symbole du Hornstrandir, les hautes falaises du Hornbjarg. Après avoir dépassé une jolie maison (habitée cette fois), nous percevons le bruit d’un éboulement qui nous vient de l’autre côté de la baie. Au téléobjectif, je distingue les roches se fracassant dans la mer : gloups ! Nous n’irons pas trop près du bord ! A mi-pente, nous rencontrons encore 2 ou 3 renards, encore endormis… Nous voilà parvenues au Cap Horn, ravies d’avoir finalement bénéficié jusqu’à présent d’une météo tout-à-fait correcte, en dépit des prévisions. Il a plu certes, mais toujours quand nous étions sous la tente… Mais la rando continue, il nous faut longer une falaise escarpée, dont la découpe à contre-jour la rend encore plus impressionnante. La grimpette sur des hautes marches de terre glissante au milieu des angéliques n’est pas de tout repos, mais la vue depuis la crête de Midfell est grandiose. On aperçoit la rivière traversée hier et à droite de la baie la cabane des rangers. Au sud-est reflets mystérieux sur l’océan d’un calme inhabituel… Quelle peut donc être cette île ??? Peut-être la péninsule de Skagi vue dans sa largeur ? Bizarre… Encore un énorme iceberg ! Selon la lumière, ils apparaissent et disparaissent en quelques minutes…. Encore un passage un peu acrobatique avant de rejoindre le petit lac au pied du Kalfatindar. Gros plan sur le gué franchi hier. Il y a très peu d’oiseaux, la meilleure époque est le printemps, lors qu’ils nichent par milliers dans les falaises. Le temps se gâte et nous renonçons à l’ascension du Kalfatindar. Voilà le phare de Latravik ! Qui fait aussi refuge (avec douches !) Pour la 1ère fois, la pluie nous rattrape ! Légère et sans vent…et passagère ! Gros numéro de charme de la part de cette adorable bestiole rencontrée en chemin ! Semi-déception en arrivant au phare (je n’aime pas rompre le charme en retournant même brièvement à la « civilisation ») : il est fermé. Le coin est sale, des déchets trainent par ci par là et il n’y a pas d’eau à proximité immédiate. Pas envie de camper là… Pendant que nous hésitons, Marion trouve le code pour ouvrir le boitier contenant la clé ! Ah ces jeunes ! On ne résiste pas à l’envie d’une petite visite du refuge (et du phare) : tout est hiverné, les matelas sur la tranche, l’eau fermée et il y fait plus froid que dehors. Bref, on referme soigneusement et on marche un peu plus loin pour trouver une zone propice au bivouac. A peine avons- nous tourné le dos au refuge qu’un hélicoptère rouge surgit de derrière la falaise ! Aussitôt, on se sent coupable, aurions-nous déclenché un système d’alarme quelconque ? La coïncidence est tout de même incroyable ? Il se pose à une centaine de mètres du phare ! Nous sommes dans nos petits souliers… 4 ou 5 personnes toutes vêtues de combinaisons orange et bleues en descendent et se dirigent vers le phare… on n’ose plus bouger ! Bref, après avoir un peu trainé dans le coin, fait quelques photos, tout le monde rembarque et l’hélicoptère redécolle vers le Hornbjarg. Ouf ! Ils n’étaient pas là pour nous ! S’agissait-il d’une virée touristique, d’un entrainement des sauveteurs ? Mystère ?! Alors que nous installons les tentes, les Flamands passent et continuent vers la baie de Hornvik via le col de Kyskard. Grosse journée car ils ont aussi gravi le Kalfatindar. En soirée, nous avons encore la visite de renards curieux ! Ils viennent nous voir jusque dans la tente ! J6 21/08/2018 Encore une nuit paisible, posées sur 20 cm de moelleuse mousse… Pas de renard ce matin, un timide rayon de soleil… La grimpette jusqu’au col de Kyrskard est bien raide et la descente vers le gué de la baie de Hornvik ne l’est pas moins ! Brève rencontre avec un couple de Strasbourgeois (les pieds dans l’eau glacée du gué, la conversation ne s’est pas éternisée…) dont je me rends compte après-coup que nous nous connaissons, au moins virtuellement par email (Hello Guy !) Nous repassons par la zone de bivouac où arrive en même temps que nous le Français solitaire rencontré au début de la randonnée. Il vient du fjord de Veidileysufjordur -où nous serons ce soir, et a dû se résoudre à faire demi-tour car le passage obligé dans la mer lui a semblé trop profond. Il va donc aujourd’hui jusqu’à Hloduvik puis vers Hesteyri où il reprendra son bateau. En effet, pour faire une boucle et ne pas repasser par les mêmes chemins, j’ai choisi de passer par ce fjord. Ensuite il faut passer dans la mer sur une centaine de mètres en contrebas d’une falaise trop escarpée avant de continuer soit directement vers Hesteyri (mais sur ma carte aucun sentier n’est indiqué) soit vers le nord et Hloduvik. Je reste confiante car je pense qu’à marée basse, le passage doit être possible puisque figurant sur ma carte. Nous poursuivons vers le col de Hafnaskard par un sentier bien tracé offrant de superbes vues sur la péninsule de Hornbjarg. On aperçoit même encore quelques icebergs ! Vue époustouflante sur le fjord de Veidileysufjordur depuis le col ! Si grand que la descente va s’avérer interminable ! Nous arrivons enfin à la zone de bivouac, où nous retrouvons nos 2 flamands. Il y a une autre tente avec 2 gars à peine entrevus. Tous reprennent le bateau ici demain matin. Je n’ai pas pu trouver les horaires de marée pour le fjord (si tant est qu’ils existent !) aussi je pose quelques marques pour repérer le marnage. A priori, la mer devrait être basse demain vers 10h00… On aperçoit à droite la falaise noire en contrebas de laquelle il nous faut passer dans la mer. J7 22/08/2018 Comme annoncé par le couple de Strasbourgeois, la journée s’annonce maussade mais pour le moment il ne pleut pas et il n’y a pas de vent. Pas de ressac. Le fond de l’air est frais si bien que l’eau parait moins fraiche : conditions idéales pour faire trempette donc ! Après quelques tâtonnements, il s’avère qu’il n’y a d’autre solution que d’y aller carrément. Marion ouvre la marche avec de l’eau au-dessus du nombril. C’est au début du gué que c’est le plus profond, après c’est plus facile. Avec l’aide efficace de Caroline et Marion qui transportent nos sacs « à la népalaise », nous venons finalement assez facilement à bout de ce gué, plus impressionnant que dangereux. Le plus dur est de descendre dans l’eau sans glisser et seul avec un sac à dos c’est difficile. Quelques centaines de mètres plus loin, nous nous rhabillons quand arrive un couple d’Islandais qui s’apprête à franchir le gué dans l’autre sens. Selon eux la marée basse serait plutôt à midi. Mais le marnage ne m’a pas semblé très important donc je pense que la hauteur d’eau n’aurait pas été très différente, peut-être jusqu’aux hanches mais pas moins, sauf grand coefficient de marée. Une fois rhabillées, la pluie s’invite et ne nous quittera plus de la journée. Mon appareil photo restera donc dans son sac étanche ! 3 photos ce jour-là. De toute façon nous n’avons vu que de la caillasse et des nuages et avons navigué au GPS : pas de sentier, un unique cairn au niveau du col. Des éboulis très instables à la descente du col puis de la mousse gorgée d’eau. Dire que nous aurions pu avoir ce temps-là plusieurs jours de suite ! Nous mesurons la chance que nous avons eue jusqu’à présent : nos chaussures restées sèches jusqu’à ce matin -une gageure dans le Hornstrandir, sont trempées ! Nous arrivons sous la pluie dans la baie de Hornvik où nous avions profité quelques jours plus tôt d’un soleil insolent. Rencontre sympathique avec 2 Français dont l’un est guide dans une agence de trekking franco-islandaise. Demain ils continuent sur Hornvik d’où ils vont rayonner sur quelques jours avant de reprendre le bateau. Visite « à domicile » d’un ou deux renards. J8 23/08/2018 Dernière étape aujourd’hui jusqu’à Hesteyri d’où nous repartons en bateau demain après-midi. Le temps est bouché mais il ne pleut pas. Le sentier est parfaitement balisé et monte tranquillement jusqu’au col de Kjaransvikurskard. Il nous faut descendre un peu avant d’apercevoir le fjord de Hesteyri. Petite pause pic nic écourtée par l’arrivée des nuages qui descendent vers nous… La descente nous semble interminable ! Elle est très bien cairnée (certains cairns ont une pierre horizontale qui indique la direction) mais il n’y a pas de véritable sentier et on n’avance pas… Voilà enfin le village de Hesteyri, une dizaine de maisons éparpillées. Sophie s’arrête à « la maison du docteur » négocier une chambre, tandis que nous continuons jusqu’au « camping » situé au sud du hameau. Nous installons les tentes, sous l’œil curieux de quelques phoques et nous retrouvons pour un chocolat chaud, des crêpes et des gâteaux ! Nous sommes les seules clientes. En fait le café est virtuellement fermé, c’est déjà la fin de la saison. L’homme qui s’en occupe a succédé à sa mère et vient pour les mois d’été. Le reste de l’année il est ingénieur du son à Hambourg. Ses grands-parents sont nés et ont vécu ici. Il nous propose d’assister ce soir à la projection d’un film islandais tourné ici, un thriller dont l’histoire a l’air assez compliquée. Un bateau doit arriver ce soir avec les spectateurs, venu tout exprès de Bolungarvik (une bonne heure de navigation) De fait peu avant 20h, une poignée d’humains débarquent du petit bateau. La projection a lieu dans l’ancienne école. Nous sommes trop crevées pour nous concentrer sur un film en islandais sous-titré en anglais et restons au chaud sous nos couettes. Après la projection, la petite équipe s’est retrouvée au café se réchauffer avec une soupe de poisson, pousser la chansonnette et rigoler un bon coup avant de repartir en bateau dans la nuit vers Bolungarvik. Brrr… Marion a trouvé ce film « I remember you » en version française : http://www.televostfr.co/i-remember-you-vf-streaming On se félicite de ne pas l’avoir regardé sur place ! On aurait trop mal dormi ! J9 24/08/2018 Notre bateau est ce soir à 17h00, donc nous trainons un peu « au lit » ce matin. Puis nous rejoignons Sophie au café qui s’est régalée d’un petit déjeuner pantagruélique. Nous partons ensuite pour une petite balade vers Stekkeyri : une cheminée de pierre située à 1 ou 2 km au nord de Hesteyri nous intrigue. Une colonie de phoques se prélasse sur les rochers…. Stekkeyri est une ancienne usine baleinière, créée par les Norvégiens à la fin du 18ème siècle, rachetée par des islandais, transformée en ferme d’élevage de harengs en 1922 quand la chasse à la baleine fut interdite puis démantelée (les habitations en bois ont été démontées) après la 2ème guerre mondiale. On identifie encore les 3 aires de découpage des cétacés et quelques cuves. L’endroit est assez glauque (et encore plus si on a vu le film !) mais pas dénué d’un certain charme. Nouvelle pause avec les phoques sur le chemin du retour. On ne s’en lasse pas ! Pas de renards par contre à Hesteyri, il se dit que quelqu’un les aurait tué l’hiver dernier ! Le reste de la journée se passe au café où on nous annonce que le bateau partira plus tôt, à 16h00. Cette fois c’est Sjoferdir qui nous ramène à Isafjordur : le personnel est amical et le bateau confortable, accueille aussi 2 couples d’allemands venus juste pour l’après-midi à Hesteyri. Le patron du café profite du départ de ses derniers clients pour aller faire un tour en bateau avec son amie allemande. Un p’tit coup de Zodiac pour rejoindre le bateau et c’est parti pour une heure de navigation tranquille (à 20 nœuds mais sans taper !) A mesure que nous nous éloignons du Hornstrandir, le ciel s’éclaircit. Une bande de nuages reste accrochée sur les montagnes que nous quittons. Nous accostons, récupérons la voiture et je dépose Sophie et les filles à la petite maison louée à Isafjordur avant de déposer Muriel à l’aéroport prendre son avion vers Reykjavik puisqu’elle reste encore une semaine en Islande. Bonne douche, bon resto et mauvaise nuit : trop mangé et trop chaud ! J10-J11 le retour 25/08/18 Nous nous mettons en route dès 7h00 car Sophie a son avion cet après-midi vers 17h00. Finalement nous sommes très en avance et en profitons pour faire un tour à Reykjavik, en particulier pour visiter le Harpa que nous ne connaissions pas encore. Quel contraste avec la semaine écoulée ! Et ça construit encore de partout ! Nous déposons Sophie à l’aéroport puis allons nous poser dans notre guesthouse réservée à Keflavik. Notre avion décolle demain à 7h40, retour sans histoire…. Merci Muriel, Sophie, Caroline et Marion pour votre courage et votre bonne humeur ! J’ai adoré découvrir ce coin perdu en votre compagnie !
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Bonne lecture!
Marie
Texte seul:
RECIT ISLANDE HORNSTRANDIR 2018 Après plusieurs voyages en Islande, un peu effrayée par le boom touristique depuis quelques années, je décidai cette fois de visiter le Hornstrandir, cette péninsule un peu oubliée au nord des fjords du Nord-Ouest. Située à 300 km du Groenland, elle flirte avec le cercle arctique. Classée réserve naturelle depuis 1975, sans habitants permanents depuis 80 ans, cette région est très différente du reste de l’Islande. On n’y accède qu’en (petit) bateau ou à pied (mais au prix de plusieurs jours de marche) La presqu’île fut autrefois habitée par des fermiers et des pêcheurs. Aujourd’hui leurs descendants y viennent passer quelques semaines en été et le reste de l’année, les montagnes, baies, plages et ruisseaux sont rendus aux renards polaires, qui sont ici protégés (alors qu’ils sont chassés partout ailleurs en Islande) A l’époque, on se déplaçait entre fermes à pied ou à cheval, ou plus facilement si la météo le permettait en bateau. Aujourd’hui, 2 compagnies (Borea, et Sjoferdir/Westtours) desservent différentes baies du Hornstrandir, avec des rotations régulières mais des bateaux de faible capacité, si bien qu’il faut jongler avec les dates et les destinations pour établir son itinéraire, sachant qu’un aléa météo est toujours possible. Une fois rendu au Hornstrandir, c’est à pied, sur un terrain difficile, avec des sentiers pas toujours tracés ni même toujours cairnés. Il faut avoir le pied sûr (sentiers parfois vertigineux, éboulis instables, mousses profondes, gués innombrables et marécages à gogo) et un GPS est fortement recommandé, surtout par temps de brouillard (qui ne manquera pas d’arriver sur une rando de plusieurs jours, sauf chance exceptionnelle !) Pour la préparation et avoir une vue d’ensemble, j’ai utilisé la carte papier Ferdakort au 1/100000. Prévue au départ avec mes filles Caroline et Marion, la randonnée se fera finalement à 5 avec Muriel et Sophie (Hohl et Ablette 74 sur VF) Pour des raisons de souplesse (et de prix) j’ai loué (à prix d’or !) une voiture à l’aéroport de Keflavik, qui restera « à quai » au port de Isafjordur pendant les 8 jours de notre randonnée dans le Hornstrandir. Pas le plus petit modèle mais presque si bien que nous mettrons 2 sacs sur la galerie de toit gonflable emportée pour l’occasion. Après avoir hésité à organiser un ravitaillement à mi-parcours (possible via les compagnies de bateau mais un peu aléatoire selon la météo), nous décidons finalement d’emporter toute la bouffe nécessaire aux 8 jours de trek, afin de rester libres de notre parcours. Nous avons donc chacune un sac d’environ 12 kg, un peu moins pour Sophie et un peu plus pour Muriel. Nous porterons peu d’eau (1/2l/pers) car il y en a partout (même plus qu’il n’en faut !) et il est inutile de la filtrer ou de la traiter. J0 15/08/2018 Après un vol sans histoire, nous atterrissons vers 16h00 et filons chez Blue Car rental récupérer la voiture. En route vers Hafnafjordur, où j’ai réservé une chambre pour 4 (sans sanitaires privés, 140 €) au Lava Hostel. A quelques km de l’aéroport, je réalise que le réservoir noté comme plein lors de la remise de la voiture, ne contient qu’un 1/3 de sa capacité. Retour au guichet de Blue Car, où je dois insister pour faire rectifier le voucher. Pas d’excuses, l’employée est aussi agréable que lors du pick-up… A 1,70 €/l, il n’y a pas de petits profits…. Au Lava Hostel, au moment de payer par CB en couronnes islandaises, nouvelle tentative d’arnaque de 30 € ! Les temps ont bien changé en Islande…la faute à booking.com parait-il…. Je suis bien contente de savoir que dès demain soir, nous serons perdus dans la nature loin de tout ! Nous trouvons une bouteille de gaz quasi pleine laissée par un client précédent alors que Sophie nous rejoint. Elle est arrivée hier, a dormi à Reykjavik dans une autre auberge de jeunesse où elle a aussi trouvé du gaz pour elle et Muriel. Voilà une bonne chose de faite ! On profite des dernières heures de soleil pour aller faire un tour en bord de mer dans les environs de Hafnafjordur. J1 16/08/2018 Chaleur étouffante et isolation nulle, la nuit aurait pu être meilleure au Lava Hostel de Hafnafjordur… Nous sommes les premières levées car Muriel arrive ce matin à 8h à Keflavik. En route affublées de nos sacs poubelles ! Après d’interminables tours et détours le long des fjords du nord-ouest, un bref arrêt pour admirer des phoques et un bel arc en ciel sur la petite île de Vigur, nous arrivons vers 16h00 à Isafjordur. Passage chez Borea pour confirmer la traversée aller, puis chez West tours pour récupérer les vouchers pour la traversée retour, nous déposons les sacs au port et Marion va garer la voiture au grand parking proche du Musée Maritime (sur les conseils de Boréa, il semble qu’on ne peut pas la laisser au port ?) Eh non Sophie, notre bateau est le p’tit blanc ! En plus de nous 5, un ranger (qui travaille plus au sud et vient découvrir le coin pendant 2 ou 3 jours) avec sa copine, et un couple qui a une maison d’été à Saebol. La dame nous explique que son père est né à Fjlotavik (où nous irons demain) et que les grandes bottes qu’elle porte y sont recommandées ! Il nous faut 1h30 à 20 nœuds de moyenne (séance tape-cul alors que la mer est relativement calme) pour arriver sous un ciel bien bas dans la baie d’Adalvik, à l’extrême ouest du Hornstrandir. Nous embarquons dans le zodiac pour les dernières dizaines de mètres et débarquons sous le regard curieux de quelques enfants qui passent ici leurs grandes vacances avec leur famille. La journée a été longue, surtout pour Muriel qui a quitté l’Alsace ce matin aux aurores, il est presque 19h00, alors nous posons les tentes sur la zone de bivouac située à quelques centaines de mètres du hameau de Latrar. Le jeune couple Islandais fait de même. Un peu plus tard arrivent 2 néerlandophones très timides ou carrément misanthropes (mais hyper bavards, ils parlent TOUT le temps) et un Français, tous bien crevés et les pieds trempés après leur 1ère étape (ils viennent de Heysteri via Saebol) J2 17/08/2018 Il a plu cette nuit mais pas de vent, nous avons bien dormi ! Les prévisions pour la semaine à venir ne sont pas folichonnes, en particulier pour cette journée qui finalement débute avec quelques trouées de ciel bleu. Nous suivons d’abord une piste sur 1 ou 2 km puis ma trace GPS nous la fait quitter pour grimper sur la montagne : après avoir ronchonné après cette piste (à quoi bon marcher là où on pourrait rouler !), nous voilà désormais hors sentier et sans cairn : l’aventure commence ! Mais c’est plus fatigant ! Soulagement après un premier ressaut quand nous repérons un cairn, ma trace trouvée sur wikiloc est juste, nous sommes sur la bonne piste ! Nous traversons ensuite un haut plateau austère, très minéral, parfois égayé de quelques boutons d’or ou mousses fluorescentes, guidées par une succession de cairns bien visibles. Nous voilà en surplomb de la baie de Fjlotavik. Nous faisons une petite pause pic nic à l’abri de gros rochers, dérangeant à peine un lagopède en parure estivale. Arrivées au niveau de la mer, comme annoncé par la dame sur le bateau, Fjlotavik porte bien son nom, c’est hyper sploutch. Nous enfilons nos crocs afin de garder sèches nos chaussures de marche. Gare à la gadoue, qui a vite fait de capturer nos précieux escarpins ! Nous abandonnons finalement le sentier en dévers (pas facile en crocs !) pour patauger directement au fond de la vallée. Assez fun finalement pour qui ne craint pas l’eau glacée ! Des chaussettes néoprène auraient été parfaites, en plus des crocs… Nous longeons le lac sur plusieurs km, qui nous semblent d’autant plus longuets que la pluie menace (jusqu’ici nous avons été épargnées !) Après 5 bons km à patauger, nous posons les tentes dans la zone de bivouac : le sol est détrempé et le simple appui d’une chaussure fait apparaitre de l’eau… Mais il n’y a aucun endroit moins humide à moins de plusieurs heures de marche ! L’été a été exceptionnellement pourri cette année et ça se voit ! Par goût et par habitude, j’avais envisagé de plutôt éviter les zones de bivouac (qui sont en fait des zones avec quelques emplacements assez plats pour poser une tente et avec des toilettes sèches, sans autre équipement) mais je réalise qu’il est très difficile de trouver des coins propices en dehors du bord de mer. Dès qu’on grimpe dans la montagne, le sol est soit humide, soit caillouteux, soit pentu, et souvent les 3 à la fois ! Le temps de monter les tentes, la pluie arrive et va durer toute la nuit, soutenue… Les « Hollandais » arrivent un peu plus tard et s’installent aussi. Pas de nouvelles du Français parti ce matin avant nous (nous apprendrons plus tard qu’il a dormi à Atlastadir, mais je n’ai pas pensé à lui demander s’il avait franchi l’énorme gué qui permet de traverser le lac de Fjlotsvatn plutôt que d’en faire le tour. Les rangers contactés par Muriel avant le voyage nous avaient recommandé de l’éviter en cette fin d’été très humide) Bref, mauvaise nuit à « faire la planche » sur nos matelas gonflables en veillant à ne pas trop laisser tremper les couettes en duvet dans l’eau qui sourd à travers le tapis de sol… D’ordinaire je prends tjs une feuille de polycree pour mettre sous la tente mais cette fois j’avais pris une tente bien costaude avec un tapis de sol qui résiste normalement à l’herbe mouillée par la pluie – mais pas à un marécage !) Sophie plus prévoyante a bien dormi au sec… Muriel a surnagé comme nous… J3 18/08/2018 Petit rayon de soleil miraculeux au réveil qui permet de faire sécher la tente intérieure sur les toilettes ( ! ) Nous rechaussons nos crocs pour encore 1 ou 2 km afin de rejoindre, moyennant quelques traversées de rivières, le pied de la falaise qui doit nous mener au fjord suivant. Il nous semble impossible de passer par là et nous sommes rassurées quand nous rejoignons un balisage de piquets, qui pas de doute, mène au pied de ce mur ! Finalement en posant un peu les mains, ça passe ! On apprécie d’avoir du beau temps car ce passage ne doit vraiment pas être rassurant dans le brouillard ! Nous découvrons émerveillées, sous un soleil de fin d’été qui peine à réchauffer l’atmosphère, la baie de Hloduvik. Loin vers le nord, nous distinguons quelques icebergs, énormes, qui dérivent sur la mer du Groenland ! J’en suis toute émue (j’adoore les icebergs, ces masses de glace formées par la neige tombée il y a des centaines d’années, qui voyagent au gré des vents et des courants, et vouées à disparaitre lentement…nostalgie…) Il arrive que des ours polaires ayant dérivé sur la glace atteignent le nord de l’Islande. Ils sont systématiquement abattus, ce qui est rare heureusement (la dernière fois en 2016) Une houle paisible vient mourir sur la plage de galets, où nous descendons pour contourner la montagne de Alsfell, figure emblématique de la baie. C’est alors que nous apercevons 2 puis 3 petits renardeaux qui fouillent les algues à la recherche de poissons. Trop mignons (les renards, pas les poissons crevés) ! Muriel et Sophie, levées plus tôt que nous avant-hier avaient déjà aperçu fugitivement un renard à Adalvik. Ceux-ci sont absolument indifférents à notre présence et nous passons un long moment à les observer. Nous continuons à longer la baie, envahie d’énormes grumes venues de Sibérie (inépuisable source de bois si précieux dans cette contrée où les plus grands arbres – des saules arctiques-ne dépassent pas quelques dizaines de cm. Les feux sont interdits dans le Hornstrandir mais à vrai dire, ça manque de petit bois ! Ici comme partout, en l’absence de bétail, la végétation égaye le paysage. L’angélique si graphique est partout ! Il y a aussi profusion de myrtilles et de camarines, du moins là où il n’y a pas trop de renards car ils sont omnivores ! Oiseaux, œufs, baies, mollusques, poissons, petits rongeurs, toute calorie est bonne à engloutir avant le long hiver…Nous avons vu une vingtaine de renards, toujours près de la mer et/ou des falaises à oiseaux. Nous passons en contrebas de l’abri d’urgence (qui surplombe la zone de bivouac) qui a vraiment des allures de capsule extra-terrestre sous ces jolis nuages lenticulaires, et marchons encore une centaine de mètres après le gué qui nous sera ainsi épargné demain. Les « Hollandais » arrivent peu après nous et se posent au « camping ». Croisé un couple tout à l’heure, sinon personne d’autre aujourd’hui. Nous profitons du grand beau temps pour une toilette approfondie dans la belle rivière que nous venons de traverser. A l’est au-delà des qq maisons du petit hameau de Budir (désert en cette fin d’été), nous devinons le sentier escarpé où nous irons demain. Festival de cirrus en soirée, signe de changement de temps ! J4 19/08/2018 Très bonne nuit sans vent ! Après quelques minutes de marche, nous apercevons toute une colonie de phoques qui se prélassent sur des rochers où ils se sont hissés à marée haute. Trop drôle de les voir arquer leur corps musculeux quand une vague taquine cherche à les rafraichir : avachis mais l’œil aux aguets, hop, un petit coup de rein quand la vaguelette arrive, parfait timing ! Pas âme qui vive à Budir, l’été se termine… Nous grimpons à gauche de la cascade et après un long cheminement (balisé) à flanc dans une superbe vallée d’altitude surplombant l’océan, et le franchissement d’un 2ème petit col, nous découvrons la baie de Hornvik. Le beau temps se maintient, quelle chance ! Je suis ravie de pouvoir admirer le cap Horn, il est si souvent pris dans les brumes… Après une pause pic nic et même une petite sieste (oui il fait bon et pour une fois on peut s’allonger) sur une plate-forme en bois sans doute dédiée à l’observation des renards arctiques, nous terminons la descente jusqu’à la mer, et nous faisons à proximité de rochers à oiseaux la rencontre de plusieurs renards à peine effarouchés par notre présence ! Il y a en a de partout, on ne sait sur lequel focaliser notre attention, tous plus mignons les uns que les autres ! Plus loin, un passage un peu acrobatique, sécurisé par des cordes, nous permet après avoir dépassé un nouvel abri d’urgence, de rejoindre la zone de bivouac et la cabane des rangers. Il y a également une tente mess et quelques autres grosses tentes qui doivent rester là tout l’été (pour des scientifiques, des tours operators ?) 1 tente et 3 personnes au camping, sinon personne… Je prévois de faire demain le tour du Hornbjarg (les falaises du cap Horn) si bien que nous continuons pour aller camper de l’autre côté de la baie. Il nous faut pour cela traverser une large rivière, et nous choisissons de remonter un peu en amont pour éviter le goulet étroit et profond qu’elle forme juste avant la mer. Nous traversons un étrange désert de sable noir, où se mêlent eau douce et eau salée, et arrivons finalement à la rivière Hafnaros proprement dite. Traversée facile, eau à mi-cuisse, peu de courant, quelques sables +/- mouvants à la fin donc ne pas mettre les crocs mais rester pieds-nus. Au loin, nous apercevons les néerlandophones, qui coupent au plus court vers le goulet. Nous regagnons ensuite la mer en longeant d’étranges formations rocheuses faites d’orgues de basaltes horizontalisés. Puis nous longeons la mer sur un sentier souvent effondré, qui nous font lui préférer les galets de la « plage ». Nous rencontrons la rangerette qui rentre de balade et nous installons sur la zone de bivouac, bientôt rejointes par les Flamands (oui poussée par la curiosité, j’ai fait le 1er pas pour leur demander comment était le gué : jusqu’aux hanches avec du courant donc on a bien fait de faire un détour en amont) Sophie a la visite en soirée d’un petit renard curieux…Et un phoque roupille en contrebas. J5 20/08/2018 Temps clair mais nuageux ce matin, après encore une nuit paisible (c’est la 1ère fois que je campe plusieurs jours d’affilée avec aussi peu de vent, sans mettre mes boules Quiès ! Incroyable pour cette région !) En route pour le symbole du Hornstrandir, les hautes falaises du Hornbjarg. Après avoir dépassé une jolie maison (habitée cette fois), nous percevons le bruit d’un éboulement qui nous vient de l’autre côté de la baie. Au téléobjectif, je distingue les roches se fracassant dans la mer : gloups ! Nous n’irons pas trop près du bord ! A mi-pente, nous rencontrons encore 2 ou 3 renards, encore endormis… Nous voilà parvenues au Cap Horn, ravies d’avoir finalement bénéficié jusqu’à présent d’une météo tout-à-fait correcte, en dépit des prévisions. Il a plu certes, mais toujours quand nous étions sous la tente… Mais la rando continue, il nous faut longer une falaise escarpée, dont la découpe à contre-jour la rend encore plus impressionnante. La grimpette sur des hautes marches de terre glissante au milieu des angéliques n’est pas de tout repos, mais la vue depuis la crête de Midfell est grandiose. On aperçoit la rivière traversée hier et à droite de la baie la cabane des rangers. Au sud-est reflets mystérieux sur l’océan d’un calme inhabituel… Quelle peut donc être cette île ??? Peut-être la péninsule de Skagi vue dans sa largeur ? Bizarre… Encore un énorme iceberg ! Selon la lumière, ils apparaissent et disparaissent en quelques minutes…. Encore un passage un peu acrobatique avant de rejoindre le petit lac au pied du Kalfatindar. Gros plan sur le gué franchi hier. Il y a très peu d’oiseaux, la meilleure époque est le printemps, lors qu’ils nichent par milliers dans les falaises. Le temps se gâte et nous renonçons à l’ascension du Kalfatindar. Voilà le phare de Latravik ! Qui fait aussi refuge (avec douches !) Pour la 1ère fois, la pluie nous rattrape ! Légère et sans vent…et passagère ! Gros numéro de charme de la part de cette adorable bestiole rencontrée en chemin ! Semi-déception en arrivant au phare (je n’aime pas rompre le charme en retournant même brièvement à la « civilisation ») : il est fermé. Le coin est sale, des déchets trainent par ci par là et il n’y a pas d’eau à proximité immédiate. Pas envie de camper là… Pendant que nous hésitons, Marion trouve le code pour ouvrir le boitier contenant la clé ! Ah ces jeunes ! On ne résiste pas à l’envie d’une petite visite du refuge (et du phare) : tout est hiverné, les matelas sur la tranche, l’eau fermée et il y fait plus froid que dehors. Bref, on referme soigneusement et on marche un peu plus loin pour trouver une zone propice au bivouac. A peine avons- nous tourné le dos au refuge qu’un hélicoptère rouge surgit de derrière la falaise ! Aussitôt, on se sent coupable, aurions-nous déclenché un système d’alarme quelconque ? La coïncidence est tout de même incroyable ? Il se pose à une centaine de mètres du phare ! Nous sommes dans nos petits souliers… 4 ou 5 personnes toutes vêtues de combinaisons orange et bleues en descendent et se dirigent vers le phare… on n’ose plus bouger ! Bref, après avoir un peu trainé dans le coin, fait quelques photos, tout le monde rembarque et l’hélicoptère redécolle vers le Hornbjarg. Ouf ! Ils n’étaient pas là pour nous ! S’agissait-il d’une virée touristique, d’un entrainement des sauveteurs ? Mystère ?! Alors que nous installons les tentes, les Flamands passent et continuent vers la baie de Hornvik via le col de Kyskard. Grosse journée car ils ont aussi gravi le Kalfatindar. En soirée, nous avons encore la visite de renards curieux ! Ils viennent nous voir jusque dans la tente ! J6 21/08/2018 Encore une nuit paisible, posées sur 20 cm de moelleuse mousse… Pas de renard ce matin, un timide rayon de soleil… La grimpette jusqu’au col de Kyrskard est bien raide et la descente vers le gué de la baie de Hornvik ne l’est pas moins ! Brève rencontre avec un couple de Strasbourgeois (les pieds dans l’eau glacée du gué, la conversation ne s’est pas éternisée…) dont je me rends compte après-coup que nous nous connaissons, au moins virtuellement par email (Hello Guy !) Nous repassons par la zone de bivouac où arrive en même temps que nous le Français solitaire rencontré au début de la randonnée. Il vient du fjord de Veidileysufjordur -où nous serons ce soir, et a dû se résoudre à faire demi-tour car le passage obligé dans la mer lui a semblé trop profond. Il va donc aujourd’hui jusqu’à Hloduvik puis vers Hesteyri où il reprendra son bateau. En effet, pour faire une boucle et ne pas repasser par les mêmes chemins, j’ai choisi de passer par ce fjord. Ensuite il faut passer dans la mer sur une centaine de mètres en contrebas d’une falaise trop escarpée avant de continuer soit directement vers Hesteyri (mais sur ma carte aucun sentier n’est indiqué) soit vers le nord et Hloduvik. Je reste confiante car je pense qu’à marée basse, le passage doit être possible puisque figurant sur ma carte. Nous poursuivons vers le col de Hafnaskard par un sentier bien tracé offrant de superbes vues sur la péninsule de Hornbjarg. On aperçoit même encore quelques icebergs ! Vue époustouflante sur le fjord de Veidileysufjordur depuis le col ! Si grand que la descente va s’avérer interminable ! Nous arrivons enfin à la zone de bivouac, où nous retrouvons nos 2 flamands. Il y a une autre tente avec 2 gars à peine entrevus. Tous reprennent le bateau ici demain matin. Je n’ai pas pu trouver les horaires de marée pour le fjord (si tant est qu’ils existent !) aussi je pose quelques marques pour repérer le marnage. A priori, la mer devrait être basse demain vers 10h00… On aperçoit à droite la falaise noire en contrebas de laquelle il nous faut passer dans la mer. J7 22/08/2018 Comme annoncé par le couple de Strasbourgeois, la journée s’annonce maussade mais pour le moment il ne pleut pas et il n’y a pas de vent. Pas de ressac. Le fond de l’air est frais si bien que l’eau parait moins fraiche : conditions idéales pour faire trempette donc ! Après quelques tâtonnements, il s’avère qu’il n’y a d’autre solution que d’y aller carrément. Marion ouvre la marche avec de l’eau au-dessus du nombril. C’est au début du gué que c’est le plus profond, après c’est plus facile. Avec l’aide efficace de Caroline et Marion qui transportent nos sacs « à la népalaise », nous venons finalement assez facilement à bout de ce gué, plus impressionnant que dangereux. Le plus dur est de descendre dans l’eau sans glisser et seul avec un sac à dos c’est difficile. Quelques centaines de mètres plus loin, nous nous rhabillons quand arrive un couple d’Islandais qui s’apprête à franchir le gué dans l’autre sens. Selon eux la marée basse serait plutôt à midi. Mais le marnage ne m’a pas semblé très important donc je pense que la hauteur d’eau n’aurait pas été très différente, peut-être jusqu’aux hanches mais pas moins, sauf grand coefficient de marée. Une fois rhabillées, la pluie s’invite et ne nous quittera plus de la journée. Mon appareil photo restera donc dans son sac étanche ! 3 photos ce jour-là. De toute façon nous n’avons vu que de la caillasse et des nuages et avons navigué au GPS : pas de sentier, un unique cairn au niveau du col. Des éboulis très instables à la descente du col puis de la mousse gorgée d’eau. Dire que nous aurions pu avoir ce temps-là plusieurs jours de suite ! Nous mesurons la chance que nous avons eue jusqu’à présent : nos chaussures restées sèches jusqu’à ce matin -une gageure dans le Hornstrandir, sont trempées ! Nous arrivons sous la pluie dans la baie de Hornvik où nous avions profité quelques jours plus tôt d’un soleil insolent. Rencontre sympathique avec 2 Français dont l’un est guide dans une agence de trekking franco-islandaise. Demain ils continuent sur Hornvik d’où ils vont rayonner sur quelques jours avant de reprendre le bateau. Visite « à domicile » d’un ou deux renards. J8 23/08/2018 Dernière étape aujourd’hui jusqu’à Hesteyri d’où nous repartons en bateau demain après-midi. Le temps est bouché mais il ne pleut pas. Le sentier est parfaitement balisé et monte tranquillement jusqu’au col de Kjaransvikurskard. Il nous faut descendre un peu avant d’apercevoir le fjord de Hesteyri. Petite pause pic nic écourtée par l’arrivée des nuages qui descendent vers nous… La descente nous semble interminable ! Elle est très bien cairnée (certains cairns ont une pierre horizontale qui indique la direction) mais il n’y a pas de véritable sentier et on n’avance pas… Voilà enfin le village de Hesteyri, une dizaine de maisons éparpillées. Sophie s’arrête à « la maison du docteur » négocier une chambre, tandis que nous continuons jusqu’au « camping » situé au sud du hameau. Nous installons les tentes, sous l’œil curieux de quelques phoques et nous retrouvons pour un chocolat chaud, des crêpes et des gâteaux ! Nous sommes les seules clientes. En fait le café est virtuellement fermé, c’est déjà la fin de la saison. L’homme qui s’en occupe a succédé à sa mère et vient pour les mois d’été. Le reste de l’année il est ingénieur du son à Hambourg. Ses grands-parents sont nés et ont vécu ici. Il nous propose d’assister ce soir à la projection d’un film islandais tourné ici, un thriller dont l’histoire a l’air assez compliquée. Un bateau doit arriver ce soir avec les spectateurs, venu tout exprès de Bolungarvik (une bonne heure de navigation) De fait peu avant 20h, une poignée d’humains débarquent du petit bateau. La projection a lieu dans l’ancienne école. Nous sommes trop crevées pour nous concentrer sur un film en islandais sous-titré en anglais et restons au chaud sous nos couettes. Après la projection, la petite équipe s’est retrouvée au café se réchauffer avec une soupe de poisson, pousser la chansonnette et rigoler un bon coup avant de repartir en bateau dans la nuit vers Bolungarvik. Brrr… Marion a trouvé ce film « I remember you » en version française : http://www.televostfr.co/i-remember-you-vf-streaming On se félicite de ne pas l’avoir regardé sur place ! On aurait trop mal dormi ! J9 24/08/2018 Notre bateau est ce soir à 17h00, donc nous trainons un peu « au lit » ce matin. Puis nous rejoignons Sophie au café qui s’est régalée d’un petit déjeuner pantagruélique. Nous partons ensuite pour une petite balade vers Stekkeyri : une cheminée de pierre située à 1 ou 2 km au nord de Hesteyri nous intrigue. Une colonie de phoques se prélasse sur les rochers…. Stekkeyri est une ancienne usine baleinière, créée par les Norvégiens à la fin du 18ème siècle, rachetée par des islandais, transformée en ferme d’élevage de harengs en 1922 quand la chasse à la baleine fut interdite puis démantelée (les habitations en bois ont été démontées) après la 2ème guerre mondiale. On identifie encore les 3 aires de découpage des cétacés et quelques cuves. L’endroit est assez glauque (et encore plus si on a vu le film !) mais pas dénué d’un certain charme. Nouvelle pause avec les phoques sur le chemin du retour. On ne s’en lasse pas ! Pas de renards par contre à Hesteyri, il se dit que quelqu’un les aurait tué l’hiver dernier ! Le reste de la journée se passe au café où on nous annonce que le bateau partira plus tôt, à 16h00. Cette fois c’est Sjoferdir qui nous ramène à Isafjordur : le personnel est amical et le bateau confortable, accueille aussi 2 couples d’allemands venus juste pour l’après-midi à Hesteyri. Le patron du café profite du départ de ses derniers clients pour aller faire un tour en bateau avec son amie allemande. Un p’tit coup de Zodiac pour rejoindre le bateau et c’est parti pour une heure de navigation tranquille (à 20 nœuds mais sans taper !) A mesure que nous nous éloignons du Hornstrandir, le ciel s’éclaircit. Une bande de nuages reste accrochée sur les montagnes que nous quittons. Nous accostons, récupérons la voiture et je dépose Sophie et les filles à la petite maison louée à Isafjordur avant de déposer Muriel à l’aéroport prendre son avion vers Reykjavik puisqu’elle reste encore une semaine en Islande. Bonne douche, bon resto et mauvaise nuit : trop mangé et trop chaud ! J10-J11 le retour 25/08/18 Nous nous mettons en route dès 7h00 car Sophie a son avion cet après-midi vers 17h00. Finalement nous sommes très en avance et en profitons pour faire un tour à Reykjavik, en particulier pour visiter le Harpa que nous ne connaissions pas encore. Quel contraste avec la semaine écoulée ! Et ça construit encore de partout ! Nous déposons Sophie à l’aéroport puis allons nous poser dans notre guesthouse réservée à Keflavik. Notre avion décolle demain à 7h40, retour sans histoire…. Merci Muriel, Sophie, Caroline et Marion pour votre courage et votre bonne humeur ! J’ai adoré découvrir ce coin perdu en votre compagnie !
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Trek en Islande: mon aventure
Bonjour, je prévois un trek de deux mois dès mai 2017 . Je serais seule, à pieds avec mon sac, ma tente et mon duvet. Nous pourrions échanger nos infos, questionnements, si vous aussi vous comptez visiter et/ou vivre l'Islande en 2017.
J'ai débuté un blog dans lequel je raconte mon projet, ma préparation, etc...et bien sûr au retour d'Islande je raconterai mon aventure et pourrai ainsi aider les futurs voyageurs. http://www.islande-mon-aventure-47.webself.net/
Echangeons sur cette page en attendant notre arrivée en terre de volcans.
A très vite.
J'ai débuté un blog dans lequel je raconte mon projet, ma préparation, etc...et bien sûr au retour d'Islande je raconterai mon aventure et pourrai ainsi aider les futurs voyageurs. http://www.islande-mon-aventure-47.webself.net/
Echangeons sur cette page en attendant notre arrivée en terre de volcans.
A très vite.
Voyage de longue durée en Islande
Ouf ! Malgré l'époque tardive pour la réservation, l'embarquement du camping-car est confirmé sur le Norrona pour le 23 mai.
Retour : le 2 septembre. Soit près de 14 semaines de voyage et de découverte de ce pays.
Evidemment plusieurs questions se posent :
- Le séjour excède trois mois. Il faut donc une prolongation du séjour touristique limité à trois mois. Normalement en contactant l'Ambassade d'Islande en France, cette prolongation devrait être accordée facilement. Quelqu'un a t il l'expérience de ce type d'action ? Quel délai prend elle ?
- Nous avons l'intention de réaliser ce voyage en effectuant des boucles par régions. Nous décrirons donc une cycloïde tout autour de l'île avec comme route maîtresse, bien sûr, la N1. Enfin chaque fois que cela sera possible. Dans le Sud Est, il n'y a pratiquement pas de possibilités de boucles. Question : dans quel sens effectuer cette cycloïde ? Commencer par le Nord d'abord pour privilégier les nuits "sans nuit" ? où par le Sud ? suivant les conditions climatiques des saisons, y a t il un sens plus intéressant que l'autre ? Notre choix est il le bon ? J'ai entendu parler de quelqu'un qui avait deux fois le tour de l'île pour un voyage de cette durée.
- Puisqu'on a le temps, quels sont les lieux à ne pas manquer. Ceux qui ne sont pas dans les guides.
- Le contrôle des denrées alimentaires à l'arrivée est il draconien ? Pour les produits frais, je m'en doute et c'est normal, mais pour les conserves ? Rassurez vous, je n'ai pas l'intention d'amener des conserves pour 14 semaines. Mais une petite choucroute de temps en temps, ça fait du bien .........
- Quelles sont les pistes F néanmoins accessibles au camping-car sous réserve des conditions météo. J'ai déjà monté de la tôle ondulée sur des pistes à 17-18% de dénivelé. Le plus problématique ce seront les gués, que je ne franchirais pas s'ils dépassent la moitié de la roue.
- les excursions en bus 4x4 sont elles intéressantes : prix, délai, vue du paysage pendant le trajet, arrêts , ............ ?
- En cas d'utilisation des services médicaux, avez vous des conseils ? Numéros d'appel, formalités ...........
Voilà ......... Merci à tous pour vos conseils et remarques si vous en faites. Kenavo
Evidemment plusieurs questions se posent :
- Le séjour excède trois mois. Il faut donc une prolongation du séjour touristique limité à trois mois. Normalement en contactant l'Ambassade d'Islande en France, cette prolongation devrait être accordée facilement. Quelqu'un a t il l'expérience de ce type d'action ? Quel délai prend elle ?
- Nous avons l'intention de réaliser ce voyage en effectuant des boucles par régions. Nous décrirons donc une cycloïde tout autour de l'île avec comme route maîtresse, bien sûr, la N1. Enfin chaque fois que cela sera possible. Dans le Sud Est, il n'y a pratiquement pas de possibilités de boucles. Question : dans quel sens effectuer cette cycloïde ? Commencer par le Nord d'abord pour privilégier les nuits "sans nuit" ? où par le Sud ? suivant les conditions climatiques des saisons, y a t il un sens plus intéressant que l'autre ? Notre choix est il le bon ? J'ai entendu parler de quelqu'un qui avait deux fois le tour de l'île pour un voyage de cette durée.
- Puisqu'on a le temps, quels sont les lieux à ne pas manquer. Ceux qui ne sont pas dans les guides.
- Le contrôle des denrées alimentaires à l'arrivée est il draconien ? Pour les produits frais, je m'en doute et c'est normal, mais pour les conserves ? Rassurez vous, je n'ai pas l'intention d'amener des conserves pour 14 semaines. Mais une petite choucroute de temps en temps, ça fait du bien .........
- Quelles sont les pistes F néanmoins accessibles au camping-car sous réserve des conditions météo. J'ai déjà monté de la tôle ondulée sur des pistes à 17-18% de dénivelé. Le plus problématique ce seront les gués, que je ne franchirais pas s'ils dépassent la moitié de la roue.
- les excursions en bus 4x4 sont elles intéressantes : prix, délai, vue du paysage pendant le trajet, arrêts , ............ ?
- En cas d'utilisation des services médicaux, avez vous des conseils ? Numéros d'appel, formalités ...........
Voilà ......... Merci à tous pour vos conseils et remarques si vous en faites. Kenavo
Voyage seule avec enfant de 2 ans en Islande
Bonjour,
Ma question va peut-être sembler idiote. J'aimerais visiter l'Islande mais le "problème" c'est que ce serait un voyage seule avec mon petit garçon de 2 ans et que je ne sais pas si c'est envisageable à son âge. Je me demande s'il est possible de se déplacer sur l'île en train ou en bus au lieu de louer une voiture? Si les trajets ne sont pas trop longs entre chaque point? Si c'est possible de passer deux jours à un endroit pour pouvoir visiter et qu'il y ait des choses à faire pour le petit puis de continuer vers la destination suivante? Si quelqu'un a des conseils ou a déjà voyagé là-bas avec des petits, je suis preneuse.
Merci :)
Sarah
Ma question va peut-être sembler idiote. J'aimerais visiter l'Islande mais le "problème" c'est que ce serait un voyage seule avec mon petit garçon de 2 ans et que je ne sais pas si c'est envisageable à son âge. Je me demande s'il est possible de se déplacer sur l'île en train ou en bus au lieu de louer une voiture? Si les trajets ne sont pas trop longs entre chaque point? Si c'est possible de passer deux jours à un endroit pour pouvoir visiter et qu'il y ait des choses à faire pour le petit puis de continuer vers la destination suivante? Si quelqu'un a des conseils ou a déjà voyagé là-bas avec des petits, je suis preneuse.
Merci :)
Sarah
Quatorze jours en Islande en voiture: avis sur itinéraire?
Bonjour,
Je me rends du 24 juin au 8 août en Islande, budget réduit oblige je n'ai pu louer qu'une voiture de type Opel Astra
voilà une 1ère ébauche de mon plan d'attaque :
J01 : arrivée matin reykjavik, visite de la ville, dodo reykjavik J02 : reykjavik - blue lagoon - dodo selfoss J03 : cercle d'or (thingvellir - gulfoss - geysir) - dodo hella J04 : landmannalaugar - dodo J05 : landmannalaugar - dodo hella J06 : Seljalandsfoss - skogar - vik - kirkjubaejarklaustur (j'espère n'avoir à jamais demander mon chemin pour cette ville) - dodo hvoll (pas trop loin de kirk...) J07 : j'me tate à prendre le bus direction Lakagigar
J08-J13 : en cours... :) à répartir pour l'est et le nord
J14 : journée à reykjavik
Que pensez-vous de cette 1ère semaine ? Y a-t'il des étapes qui vous paraissent trop courtes/longues ?
Concernant Landmannalaugar en voiture (piste F26 puis F208) avez-vous une idée de la durée du trajet ?
merci ! 🙂
Gilles
Je me rends du 24 juin au 8 août en Islande, budget réduit oblige je n'ai pu louer qu'une voiture de type Opel Astra
voilà une 1ère ébauche de mon plan d'attaque :
J01 : arrivée matin reykjavik, visite de la ville, dodo reykjavik J02 : reykjavik - blue lagoon - dodo selfoss J03 : cercle d'or (thingvellir - gulfoss - geysir) - dodo hella J04 : landmannalaugar - dodo J05 : landmannalaugar - dodo hella J06 : Seljalandsfoss - skogar - vik - kirkjubaejarklaustur (j'espère n'avoir à jamais demander mon chemin pour cette ville) - dodo hvoll (pas trop loin de kirk...) J07 : j'me tate à prendre le bus direction Lakagigar
J08-J13 : en cours... :) à répartir pour l'est et le nord
J14 : journée à reykjavik
Que pensez-vous de cette 1ère semaine ? Y a-t'il des étapes qui vous paraissent trop courtes/longues ?
Concernant Landmannalaugar en voiture (piste F26 puis F208) avez-vous une idée de la durée du trajet ?
merci ! 🙂
Gilles
Islande - 3 semaines en juillet 2008
Voilà le début de nos vacances en Islande... Avion + location 4x4 + alternance camping/hébergement en dur en fonction de la météo et du nombre de nuits passées à un endroit, avec nos enfants de 6 et 9 ans... Génial ! On est rentré avec les yeux pleins de couleurs !
12 juillet
Drôle de journée, commencée par un réveil à l’hôtel à Paris Roissy à 5h avec petit déj pantagruélique et terminée sous la tente, la pluie et le vent à Pingvellir en Islande à 23h (21h heure locale).
Vol sans encombre au soleil, atterrissage sous une épaisse couche de nuages, la pluie, le vent. Notre loueur de 4x4 dit que nous amenons la pluie, il paraît qu’il n’a pas plu (pas de grosse pluie comme ça !) depuis 3 semaines… 🙁
On part en 4x4 sur une route normale, facile pour le moment. Arrêt courses. Repas au chaud, on sent pas trop le pique-nique sous la pluie.
Recherche de distributeur : les ATM dans les supermarchés ne fonctionnent pas, bizarre. Dans une ville, le 1er refuse toutes les cartes, celles des islandais aussi, ouf, et le 2nd nous rend enfin riches de couronnes islandaises.
Reste à trouver le réchaud. On a pris un MSR après nos mésaventures au Canada où on n’a pas réussi à trouver des cartouches de camping gaz « plus », là on trouve du camping gaz et du primus, mais point de MSR ! Il est sensé être adaptable à plusieurs types de cartouches, mais sur la notice, ils disent de l’utiliser seulement avec des cartouches MSR… Que faire ? Le réchaud Primus ne vaut pas cher, allez, c’est parti pour un réchaud de plus, on va en avoir une sacrée collection en rentrant ! 😛
Ca y est, on peut prendre la route de Pingvellir, on quitte la côte, ça devient beaucoup plus désertique quoique encore bien vert ! On arrive à Pingvellir sous la pluie, on monte la tente sous la pluie et le vent, on est un peu inquiet, la tente va-t-elle résister ? En tous cas c’est chouette de pouvoir monter l’intérieur au sec, une fois qu’on a monté l’extérieur. On range, on s’organise, ici on peut laisser à manger sous la tente, pas d’ours dans les parages. On lance une lessive (nos 3 jours à Paris) et on part faire des balades autour de la cascade Oxararfoss.
C’est très sympa de marcher dans une faille, même sous la pluie fine. Il y a beaucoup d’oiseaux, on en voit un peu mais surtout on les entend énormément. La cascade franchit la « cassure », pas très haute mais jolie, et se faufile un chemin parmi les failles pour rejoindre la plaine en dessous puis le lac Pingvallavatn.


Retour au camping où il ne pleut presque plus et où le vent est tombé. On voit même la montagne derrière. 1er repas en camping, on aime le « skyr », spécialité locale (genre fromage blanc, aux fruits). A 22h il fait encore bien jour. Dodo !
13 juillet
Bonne nouvelle, la tente a tenu, elle est toujours étanche et on n’a pas eu froid. Y a-t-il eu une nuit ? A 22h30 il faisait toujours jour, et à 3h du matin aussi.
Les aires de camping super bien aménagées du Canada nous manquent. Pas de table ni de bancs, on mange par terre sur notre couverture de survie, et sous la tente parce qu’il fait pas chaud.
La lessive de la veille a été étendue partie dans la salle avec la machine à laver, partie dans le 4x4 : rien n’a séché encore. On transfère la partie dans le 4x4 sous la tente, et on part avec le pique-nique faire une balade.
Au début, c’est sympa, il fait toujours gris mais il ne pleut pas. On peut prendre des photos et on joue avec des oiseaux qui nous accompagnent, c’est à qui prendra la plus chouette photo ! Il y en a beaucoup de différents, et avec des cris différents, l’un est vraiment curieux et nous suit un moment, sans nous laisser approcher de trop près toutefois.

Il commence à pleuvoir juste quand on pense à s’arrêter pour le pique-nique. Le temps d’enfiler nos ponchos de pluie, il ne pleut plus. On s’installe pour attaquer le pique-nique, 5 minutes après grosse pluie diluvienne, on avale en vitesse le reste du pique-nique et on repart. Le chemin de pierres s’est transformé en chemin de boue et on se fraye un passage à travers les buissons, lorsqu’on rejoint le lac de Pingvallavatn, on est trempés.
Juste avant d’arriver au lac on se fait attaquer par des oiseaux qui doivent protéger leurs nids dans le coin. Probablement des sternes arctiques. J’avais lu que ça pouvait arriver sur la côte, dans des endroits habités par de grandes colonies d’oiseaux, mais je m’y attendais pas ici. La méthode pour éviter les coups de bec consiste à brandir un bâton au-dessus de la tête pour que les oiseaux prennent pour cible le bâton (le point le plus haut) mais pas beaucoup de bâtons dans le coin et on se voit mal arracher des racines ou les branches des arbustes. Heureusement qu’il venait de pleuvoir et qu’on avait encore tous les capuches sur la tête !
On part ensuite faire un tour en voiture de l’autre côté du lac, qui sait, il y fait peut-être meilleur. En fait c’est pire, il pleut et le vent souffle fort. Quelques éclaircies nous permettent d’apercevoir un paysage prometteur mais le temps reste globalement moche.
De retour au camping, on tente de faire sécher le linge dehors en profitant du vent puisque la pluie s’est arrêtée, on a même un rayon de soleil sur le camping, mais l’accalmie est de courte durée et il pleut à nouveau.

14 juillet
Réveil ronchon : il pleut toujours, on voit toujours pas les sommets des montagnes voisines, le linge n’est toujours pas sec, toutes les chaussures de Pierrick sont trempées : pas de bol, c’est lui qui se trempe le plus les pieds et c’est lui qui a les chaussures qui sèchent le moins vite.
On attendait du mieux au niveau météo, comme nous l’avait promis la météo, mais on range tout et on démonte la tente sous la pluie. On part vers Laugarvatn sur une belle route qui nous offre de beaux points de vue, la pluie est toujours là mais c’est plus dégagé et on aperçoit même du soleil de temps en temps.
On mange à Uthlio, dans un restaurant – salle des fêtes du village, avec la piscine à côté et un enfant qui s’y baigne malgré la pluie battante dehors. L’eau doit être chauffée mais quand même brrrrr… Il y a un grand écran avec les nouvelles et on voit le bulletin météo, qui annonce du mieux dans les jours à venir, mais dans le sud uniquement, confirmation par un journal-papier qui traîne.
Justement on voulait partir dans le nord via la route 35. Mais en étant un peu secs avant. On décide de monter quand même jusqu’à Geysir, de trouver un endroit où dormir au sec et d’aviser ensuite.
A Geysir, on trouve un super hôtel hors de prix avec vue sur le geyser. Il pleut toujours. On s’installe, on sort tout notre linge trempé, on étale tout sur le radiateur et chauffe le radiateur ! Nous on se repose et on essaye de faire une sieste. Dur dur dans la même pièce que 2 petits monstres qui jouent et se racontent des histoires.
Vers 17h, une éclaircie, allez on va voir notre geyser de plus près. Moins impressionnant que Yellowstone pour nous, mais les enfants adorent ! Il est assez régulier, toutes les 4-5 minutes il jaillit ! Du coup on mitraille, à qui prend la plus belle « bulle » bleue juste avant l’explosion, à qui prend la plus haute explosion…


L’éclaircie se transforme en vrai temps soleil/nuages. Il fait pas chaud mais ça fait de belles photos et du bien au moral.
Ensuite on va voir les chutes de Gullfoss. C’est magnifique et mouillé !


Repas au sec (il y a une petite cuisine très bien équipée à l’hôtel) et dodo. On a du mal à s’endormir, on a trop chaud… On a pourtant arrêté le radiateur pour la nuit, quasiment tout est sec, y compris les chaussures !😎
15 juillet
4h43 : il fait soleil ! Espérons que ce sera pareil toute la journée !
Belle journée en effet, avec un ciel ensoleillé entrecoupé de nuages. D’après les prévisions météo données par notre hôtesse et la discussion avec des français qui ont fait la route 35 dans le brouillard, on décide de rester encore dans le sud histoire de profiter du beau temps et de remonter le moral à bloc !
Direction Landmannalaugar via la Pjorsa vallée et plein de cascades ! Nos premières routes tout-terrain pour prendre des photos de la rivière Pjorsa et des oiseaux, puis des cascades Hjalpafoss, Gjarfoss, et enfin le clou du spectacle : Haifoss, la 2ème plus haute d’Islande (122 m), à couper le souffle !

On prend ensuite la route 208 en direction de Landmannalaugar : on a de la chance, le soleil est avec nous et on découvre un magnifique désert minéral, à chaque virage on a envie de faire une photo, au grand désespoir de Pierrick qui n’a qu’une envie : monter la tente et dessiner ! C’est beau, c’est grandiose, le ciel paraît immense ! On a toujours le mont Hekla avec la tête dans les nuages, pourtant on le surveille depuis la fin de la matinée.


Le plus dur reste à faire : passer nos deux premiers gués juste en arrivant et monter la tente avec pas mal de vent, découvrir un arceau cassé et se demander si ça va tenir… Réponse demain matin !
Pas le courage d’aller faire trempette dans les sources d’eau chaude à côté du refuge, trop de monde et trop froid !
16 juillet
Réveil sous le soleil et un magnifique ciel bleu. Le vent s’est calmé et la tente a tenu. On prend le petit déjeuner, on étend une petite lessive, on ne trouve pas de carte détaillée du coin alors on la prend en photo, on rachète quelques fruits dans un bus-épicerie et on part en balade !
Direction le tour classique au départ de Landmannalaugar à travers les champs de lave et d’obsidienne et les montagnes de rhyolite. C’est beau, c’est de toutes les couleurs. Après le champ de lave, on arrive dans une large vallée au fond de laquelle coulent des rivières, on marche jusqu’à la cascade du fond en essayant de trouver le départ pour le Brennisteinsalda, on voit bien un départ mais il correspond pas trop à la carte, on hésite, et finalement puisque c’est une boucle, on essayera de l’atteindre de l’autre côté.

(En assemblant le panorama ci-dessus, j'ai nettement vu le chemin qu'on a loupé ! 😛 Pas les yeux en face des trous ce jour là !)
Le détour était de toutes façons magnifique et les enfants ont adoré traverser les rivières… ou sauter à pieds joints dedans pour Pierrick !

On attaque la montée pour voir les fumerolles, encore plein de couleurs ! Au plus grand champ de fumerolles, ça pue vraiment ! On trouve l’autre départ de la balade pour Brennisteinsalda, qui est une montagne qui domine du haut de ses 840 ou 880 mètres (selon les guides…) et de laquelle on a une vue magnifique à 360°.


On voit des randonneurs partir pour le trek de 4 jours jusqu’à Porsmörk. Ca me tentait bien de le faire avec les enfants, à condition de dormir et manger dans les chalets-étapes, mais même s’il fait encore très beau, on sait maintenant à quel point la météo varie facilement et comme c’est galère quand on peut rien faire sécher, sans compter les risques de se perdre dans le brouillard…
Arrêt sur un névé pour jouer et retour au camping. On y retrouve Françoise, ma tante, et Germaine, une amie, qui effectuent un voyage en petit groupe. Trop rigolo de se retrouver là, à des kilomètres de Toulouse, d’autant plus qu’on ne pensait pas se voir vu qu’on devait monter sur la route 35 pendant qu’elles descendaient par la 26.
Bain dans les sources chaudes, mmmmmhhhh ! Le ciel s’est couvert mais il fait bon, même pas froid en sortant du bain !
17 juillet
Réveil au soleil encore, chouette. Rando en direction du lac Ljotipollur, un magnifique lac bleu dans un cratère rouge. En y allant, on prend de la hauteur au-dessus du lac Frostastadavatn, on a encore droit à de belles couleurs, un mini-volcan dans un cratère plus grand, des champs de lave, un petit lac émeuraude, des montagnes orange/rouge et… un retour sous la pluie dans un immense champ de lave !



Au camping, la plupart des tentes ont disparu, celles qui restent sont dans l’eau, la pluie a « créé » des mares un peu partout, on n’est pas les plus mal lotis mais le côté droit de la tente est dans l’eau et notre espace central est boueux. A l’intérieur c’est sec, mais faire la cuisine et manger est un peu délicat ce soir !
Demain, on a prévu de repartir vers le sud-est et de rejoindre la côte. Au moins 5 gués à franchir ! Les deux gués à l’entrée du camping, qu’on a traversés un peu plus loin sur des ponts pour piéton, ont grossi avec la pluie. Espérons que demain on n’aura pas des gués trop monstrueux à traverser !
18 juillet
Soleil ce matin, heureusement il n’a pas trop replu cette nuit, on arrive même à plier la tente sèche malgré l’humidité qu’elle a laissé passer sous nos matelas.
On attaque la route 208 en direction du sud-est : elle est magnifique, on fait 25 km en 2h15, certes on ne roule pas vite mais surtout on s’arrête pour prendre des photos. On passe par des vallées et des hauteurs, on voit des lacs et des rivières, des montagnes au relief varié…


Des gués, on en traverse en pagaille, on ne les compte même plus ! Ils ne sont pas très impressionnants, finalement le plus impressionnant était celui de Landmannalaugar, au grand désespoir d’Olivier qui trouve les traversées trop faciles !
Pique-nique et petite balade digestive à Edgia (la vallée de feu) qui est une immense (longue) faille. Au fond il y a une cascade mais on n’est pas allé jusque là.
On poursuit notre route vers Vik, on cherche un endroit « en dur » pour dormir histoire de faire sécher ce qui est trempé et de recharger nos batteries, notre adaptateur sur allume-cigare étant mort le 2ème jour de notre voyage… Pas facile mais finalement on finit par trouver un hébergement en « sleeping bag » dans une guesthouse à 20 km de Vik. C’est pas trop cher et il y a une cuisine, parfait. Ravitaillement : magasin, pompe à essence et distributeur à Vik, le retour à la civilisation 😛
La côte est magnifique entre l’océan et le glacier Myrdalsjökull. On va faire une balade à Dirholaey, des falaises au-dessus de l’océan. La vue est superbe sur le glacier, la magnifique plage de sable noir et des pointes rocheuses qui émergent au-dessus de l’océan. C’est aussi une réserve d’oiseaux, et on passe du temps à les prendre en photo, notamment des macareux, ils sont trop rigolos !
Dîner tardif et au dodo !
12 juillet
Drôle de journée, commencée par un réveil à l’hôtel à Paris Roissy à 5h avec petit déj pantagruélique et terminée sous la tente, la pluie et le vent à Pingvellir en Islande à 23h (21h heure locale).
Vol sans encombre au soleil, atterrissage sous une épaisse couche de nuages, la pluie, le vent. Notre loueur de 4x4 dit que nous amenons la pluie, il paraît qu’il n’a pas plu (pas de grosse pluie comme ça !) depuis 3 semaines… 🙁
On part en 4x4 sur une route normale, facile pour le moment. Arrêt courses. Repas au chaud, on sent pas trop le pique-nique sous la pluie.
Recherche de distributeur : les ATM dans les supermarchés ne fonctionnent pas, bizarre. Dans une ville, le 1er refuse toutes les cartes, celles des islandais aussi, ouf, et le 2nd nous rend enfin riches de couronnes islandaises.
Reste à trouver le réchaud. On a pris un MSR après nos mésaventures au Canada où on n’a pas réussi à trouver des cartouches de camping gaz « plus », là on trouve du camping gaz et du primus, mais point de MSR ! Il est sensé être adaptable à plusieurs types de cartouches, mais sur la notice, ils disent de l’utiliser seulement avec des cartouches MSR… Que faire ? Le réchaud Primus ne vaut pas cher, allez, c’est parti pour un réchaud de plus, on va en avoir une sacrée collection en rentrant ! 😛
Ca y est, on peut prendre la route de Pingvellir, on quitte la côte, ça devient beaucoup plus désertique quoique encore bien vert ! On arrive à Pingvellir sous la pluie, on monte la tente sous la pluie et le vent, on est un peu inquiet, la tente va-t-elle résister ? En tous cas c’est chouette de pouvoir monter l’intérieur au sec, une fois qu’on a monté l’extérieur. On range, on s’organise, ici on peut laisser à manger sous la tente, pas d’ours dans les parages. On lance une lessive (nos 3 jours à Paris) et on part faire des balades autour de la cascade Oxararfoss.
C’est très sympa de marcher dans une faille, même sous la pluie fine. Il y a beaucoup d’oiseaux, on en voit un peu mais surtout on les entend énormément. La cascade franchit la « cassure », pas très haute mais jolie, et se faufile un chemin parmi les failles pour rejoindre la plaine en dessous puis le lac Pingvallavatn.
Retour au camping où il ne pleut presque plus et où le vent est tombé. On voit même la montagne derrière. 1er repas en camping, on aime le « skyr », spécialité locale (genre fromage blanc, aux fruits). A 22h il fait encore bien jour. Dodo !
13 juillet
Bonne nouvelle, la tente a tenu, elle est toujours étanche et on n’a pas eu froid. Y a-t-il eu une nuit ? A 22h30 il faisait toujours jour, et à 3h du matin aussi.
Les aires de camping super bien aménagées du Canada nous manquent. Pas de table ni de bancs, on mange par terre sur notre couverture de survie, et sous la tente parce qu’il fait pas chaud.
La lessive de la veille a été étendue partie dans la salle avec la machine à laver, partie dans le 4x4 : rien n’a séché encore. On transfère la partie dans le 4x4 sous la tente, et on part avec le pique-nique faire une balade.
Au début, c’est sympa, il fait toujours gris mais il ne pleut pas. On peut prendre des photos et on joue avec des oiseaux qui nous accompagnent, c’est à qui prendra la plus chouette photo ! Il y en a beaucoup de différents, et avec des cris différents, l’un est vraiment curieux et nous suit un moment, sans nous laisser approcher de trop près toutefois.
Il commence à pleuvoir juste quand on pense à s’arrêter pour le pique-nique. Le temps d’enfiler nos ponchos de pluie, il ne pleut plus. On s’installe pour attaquer le pique-nique, 5 minutes après grosse pluie diluvienne, on avale en vitesse le reste du pique-nique et on repart. Le chemin de pierres s’est transformé en chemin de boue et on se fraye un passage à travers les buissons, lorsqu’on rejoint le lac de Pingvallavatn, on est trempés.
Juste avant d’arriver au lac on se fait attaquer par des oiseaux qui doivent protéger leurs nids dans le coin. Probablement des sternes arctiques. J’avais lu que ça pouvait arriver sur la côte, dans des endroits habités par de grandes colonies d’oiseaux, mais je m’y attendais pas ici. La méthode pour éviter les coups de bec consiste à brandir un bâton au-dessus de la tête pour que les oiseaux prennent pour cible le bâton (le point le plus haut) mais pas beaucoup de bâtons dans le coin et on se voit mal arracher des racines ou les branches des arbustes. Heureusement qu’il venait de pleuvoir et qu’on avait encore tous les capuches sur la tête !
On part ensuite faire un tour en voiture de l’autre côté du lac, qui sait, il y fait peut-être meilleur. En fait c’est pire, il pleut et le vent souffle fort. Quelques éclaircies nous permettent d’apercevoir un paysage prometteur mais le temps reste globalement moche.
De retour au camping, on tente de faire sécher le linge dehors en profitant du vent puisque la pluie s’est arrêtée, on a même un rayon de soleil sur le camping, mais l’accalmie est de courte durée et il pleut à nouveau.
14 juillet
Réveil ronchon : il pleut toujours, on voit toujours pas les sommets des montagnes voisines, le linge n’est toujours pas sec, toutes les chaussures de Pierrick sont trempées : pas de bol, c’est lui qui se trempe le plus les pieds et c’est lui qui a les chaussures qui sèchent le moins vite.
On attendait du mieux au niveau météo, comme nous l’avait promis la météo, mais on range tout et on démonte la tente sous la pluie. On part vers Laugarvatn sur une belle route qui nous offre de beaux points de vue, la pluie est toujours là mais c’est plus dégagé et on aperçoit même du soleil de temps en temps.
On mange à Uthlio, dans un restaurant – salle des fêtes du village, avec la piscine à côté et un enfant qui s’y baigne malgré la pluie battante dehors. L’eau doit être chauffée mais quand même brrrrr… Il y a un grand écran avec les nouvelles et on voit le bulletin météo, qui annonce du mieux dans les jours à venir, mais dans le sud uniquement, confirmation par un journal-papier qui traîne.
Justement on voulait partir dans le nord via la route 35. Mais en étant un peu secs avant. On décide de monter quand même jusqu’à Geysir, de trouver un endroit où dormir au sec et d’aviser ensuite.
A Geysir, on trouve un super hôtel hors de prix avec vue sur le geyser. Il pleut toujours. On s’installe, on sort tout notre linge trempé, on étale tout sur le radiateur et chauffe le radiateur ! Nous on se repose et on essaye de faire une sieste. Dur dur dans la même pièce que 2 petits monstres qui jouent et se racontent des histoires.
Vers 17h, une éclaircie, allez on va voir notre geyser de plus près. Moins impressionnant que Yellowstone pour nous, mais les enfants adorent ! Il est assez régulier, toutes les 4-5 minutes il jaillit ! Du coup on mitraille, à qui prend la plus belle « bulle » bleue juste avant l’explosion, à qui prend la plus haute explosion…
L’éclaircie se transforme en vrai temps soleil/nuages. Il fait pas chaud mais ça fait de belles photos et du bien au moral.
Ensuite on va voir les chutes de Gullfoss. C’est magnifique et mouillé !
Repas au sec (il y a une petite cuisine très bien équipée à l’hôtel) et dodo. On a du mal à s’endormir, on a trop chaud… On a pourtant arrêté le radiateur pour la nuit, quasiment tout est sec, y compris les chaussures !😎
15 juillet
4h43 : il fait soleil ! Espérons que ce sera pareil toute la journée !
Belle journée en effet, avec un ciel ensoleillé entrecoupé de nuages. D’après les prévisions météo données par notre hôtesse et la discussion avec des français qui ont fait la route 35 dans le brouillard, on décide de rester encore dans le sud histoire de profiter du beau temps et de remonter le moral à bloc !
Direction Landmannalaugar via la Pjorsa vallée et plein de cascades ! Nos premières routes tout-terrain pour prendre des photos de la rivière Pjorsa et des oiseaux, puis des cascades Hjalpafoss, Gjarfoss, et enfin le clou du spectacle : Haifoss, la 2ème plus haute d’Islande (122 m), à couper le souffle !
On prend ensuite la route 208 en direction de Landmannalaugar : on a de la chance, le soleil est avec nous et on découvre un magnifique désert minéral, à chaque virage on a envie de faire une photo, au grand désespoir de Pierrick qui n’a qu’une envie : monter la tente et dessiner ! C’est beau, c’est grandiose, le ciel paraît immense ! On a toujours le mont Hekla avec la tête dans les nuages, pourtant on le surveille depuis la fin de la matinée.
Le plus dur reste à faire : passer nos deux premiers gués juste en arrivant et monter la tente avec pas mal de vent, découvrir un arceau cassé et se demander si ça va tenir… Réponse demain matin !
Pas le courage d’aller faire trempette dans les sources d’eau chaude à côté du refuge, trop de monde et trop froid !
16 juillet
Réveil sous le soleil et un magnifique ciel bleu. Le vent s’est calmé et la tente a tenu. On prend le petit déjeuner, on étend une petite lessive, on ne trouve pas de carte détaillée du coin alors on la prend en photo, on rachète quelques fruits dans un bus-épicerie et on part en balade !
Direction le tour classique au départ de Landmannalaugar à travers les champs de lave et d’obsidienne et les montagnes de rhyolite. C’est beau, c’est de toutes les couleurs. Après le champ de lave, on arrive dans une large vallée au fond de laquelle coulent des rivières, on marche jusqu’à la cascade du fond en essayant de trouver le départ pour le Brennisteinsalda, on voit bien un départ mais il correspond pas trop à la carte, on hésite, et finalement puisque c’est une boucle, on essayera de l’atteindre de l’autre côté.

(En assemblant le panorama ci-dessus, j'ai nettement vu le chemin qu'on a loupé ! 😛 Pas les yeux en face des trous ce jour là !)
Le détour était de toutes façons magnifique et les enfants ont adoré traverser les rivières… ou sauter à pieds joints dedans pour Pierrick !
On attaque la montée pour voir les fumerolles, encore plein de couleurs ! Au plus grand champ de fumerolles, ça pue vraiment ! On trouve l’autre départ de la balade pour Brennisteinsalda, qui est une montagne qui domine du haut de ses 840 ou 880 mètres (selon les guides…) et de laquelle on a une vue magnifique à 360°.
On voit des randonneurs partir pour le trek de 4 jours jusqu’à Porsmörk. Ca me tentait bien de le faire avec les enfants, à condition de dormir et manger dans les chalets-étapes, mais même s’il fait encore très beau, on sait maintenant à quel point la météo varie facilement et comme c’est galère quand on peut rien faire sécher, sans compter les risques de se perdre dans le brouillard…
Arrêt sur un névé pour jouer et retour au camping. On y retrouve Françoise, ma tante, et Germaine, une amie, qui effectuent un voyage en petit groupe. Trop rigolo de se retrouver là, à des kilomètres de Toulouse, d’autant plus qu’on ne pensait pas se voir vu qu’on devait monter sur la route 35 pendant qu’elles descendaient par la 26.
Bain dans les sources chaudes, mmmmmhhhh ! Le ciel s’est couvert mais il fait bon, même pas froid en sortant du bain !
17 juillet
Réveil au soleil encore, chouette. Rando en direction du lac Ljotipollur, un magnifique lac bleu dans un cratère rouge. En y allant, on prend de la hauteur au-dessus du lac Frostastadavatn, on a encore droit à de belles couleurs, un mini-volcan dans un cratère plus grand, des champs de lave, un petit lac émeuraude, des montagnes orange/rouge et… un retour sous la pluie dans un immense champ de lave !

Au camping, la plupart des tentes ont disparu, celles qui restent sont dans l’eau, la pluie a « créé » des mares un peu partout, on n’est pas les plus mal lotis mais le côté droit de la tente est dans l’eau et notre espace central est boueux. A l’intérieur c’est sec, mais faire la cuisine et manger est un peu délicat ce soir !
Demain, on a prévu de repartir vers le sud-est et de rejoindre la côte. Au moins 5 gués à franchir ! Les deux gués à l’entrée du camping, qu’on a traversés un peu plus loin sur des ponts pour piéton, ont grossi avec la pluie. Espérons que demain on n’aura pas des gués trop monstrueux à traverser !
18 juillet
Soleil ce matin, heureusement il n’a pas trop replu cette nuit, on arrive même à plier la tente sèche malgré l’humidité qu’elle a laissé passer sous nos matelas.
On attaque la route 208 en direction du sud-est : elle est magnifique, on fait 25 km en 2h15, certes on ne roule pas vite mais surtout on s’arrête pour prendre des photos. On passe par des vallées et des hauteurs, on voit des lacs et des rivières, des montagnes au relief varié…

Des gués, on en traverse en pagaille, on ne les compte même plus ! Ils ne sont pas très impressionnants, finalement le plus impressionnant était celui de Landmannalaugar, au grand désespoir d’Olivier qui trouve les traversées trop faciles !
Pique-nique et petite balade digestive à Edgia (la vallée de feu) qui est une immense (longue) faille. Au fond il y a une cascade mais on n’est pas allé jusque là.
On poursuit notre route vers Vik, on cherche un endroit « en dur » pour dormir histoire de faire sécher ce qui est trempé et de recharger nos batteries, notre adaptateur sur allume-cigare étant mort le 2ème jour de notre voyage… Pas facile mais finalement on finit par trouver un hébergement en « sleeping bag » dans une guesthouse à 20 km de Vik. C’est pas trop cher et il y a une cuisine, parfait. Ravitaillement : magasin, pompe à essence et distributeur à Vik, le retour à la civilisation 😛
La côte est magnifique entre l’océan et le glacier Myrdalsjökull. On va faire une balade à Dirholaey, des falaises au-dessus de l’océan. La vue est superbe sur le glacier, la magnifique plage de sable noir et des pointes rocheuses qui émergent au-dessus de l’océan. C’est aussi une réserve d’oiseaux, et on passe du temps à les prendre en photo, notamment des macareux, ils sont trop rigolos !
Dîner tardif et au dodo !
Projet de découverte de l'Islande à moto
Bonjour, 🙂
Nouveau sur Voyageforum, j'ai en projet pour Juin 2009 ou au plus tard Juin 2010 de me rendre en Islande avec ma R1200GS. Je partirai de Brest pour prendre le Ferry à Roscoff pour Plymouth traverserai l'Angleterre pour prendre le Ferry à Scrabster en Ecosse direction l'Islande via les Feroés. Je souhaiterai savoir si l'un d'entre vous à eu déja l'expérience de la traversée Scrabster/Reïjavik et pour ce qui est de L'Islande je souhaite faire cette découverte en camping itinérant sur une quinzaine de jours merci de me faire part de vos expériences.
Kenavo
Nouveau sur Voyageforum, j'ai en projet pour Juin 2009 ou au plus tard Juin 2010 de me rendre en Islande avec ma R1200GS. Je partirai de Brest pour prendre le Ferry à Roscoff pour Plymouth traverserai l'Angleterre pour prendre le Ferry à Scrabster en Ecosse direction l'Islande via les Feroés. Je souhaiterai savoir si l'un d'entre vous à eu déja l'expérience de la traversée Scrabster/Reïjavik et pour ce qui est de L'Islande je souhaite faire cette découverte en camping itinérant sur une quinzaine de jours merci de me faire part de vos expériences.
Kenavo
Sécuriser un vélo lors d'un bivouac sauvage?
Bonjour à tous,
J'aurai aimé savoir de quelle manière vous sécurisez votre monture la nuit lors d'un bivouac sauvage. Parfois, en voyage on a pas forcément l'opportunité de trouver un site "sûr". Donc à part un antivol, quel moyen avez vous de parer à un éventuel vol. (Je compte traverser plusieurs pays pour aller jusqu'en Chine).
Merci.
J'aurai aimé savoir de quelle manière vous sécurisez votre monture la nuit lors d'un bivouac sauvage. Parfois, en voyage on a pas forcément l'opportunité de trouver un site "sûr". Donc à part un antivol, quel moyen avez vous de parer à un éventuel vol. (Je compte traverser plusieurs pays pour aller jusqu'en Chine).
Merci.
Trois semaines en Islande
Bonjour à toutes et à tous,
je projette de partir avec une amie au mois de juin en Islande. Nous n'avons encore pas beaucoupe de renseignements, notre voyage reste au stade du projet: c'est là que j'ai besoin de vous!> Quelles sont les meilleurs solutions pour trouver les billets d'avions les moins chers ? (easy jet ne dessert pas l'Islande, IcelandAir a des offres intéressantes, masi avec beaucoup de temps de réseravtion à l'avance ...)> en 3semaines, quels sont les coins inoubliables qu'il faut absolument découvrir?> Quel est le meilleur moyen de se déplacer? (le bus à l'air d'être une bonne solution, mais la amrche à pied tout simplement? et l'auto-stop?)> le camping, voir le camping sauvage est-il une bonne idée?> Y a t'il des choses particulières à prendre en compte pour un voyage en Isalnde ? (vaccin particulier, matériel, vêtements, passeport, ... ?)
Pour toutes vos informations, vos conseils, vos idées, vos témoignages, et même si vous avez la moindre suggestion, je vous remercie d'avance !! Les nombreux renseignements que vous pourrez me donner permettrons de bien déblayer et éclaircir notre projet, pour le transformer en voyage fantastique !! woouhou!
Pour toutes vos informations, vos conseils, vos idées, vos témoignages, et même si vous avez la moindre suggestion, je vous remercie d'avance !! Les nombreux renseignements que vous pourrez me donner permettrons de bien déblayer et éclaircir notre projet, pour le transformer en voyage fantastique !! woouhou!
Idées pour destination en Amérique Latine
Comme plusieurs voyageurs, mon périple en Islande a été annulé. Je me cherche donc un plan B, cette fois en Amérique.
Pour un séjour en mai, vous me conseillez quelle destination et pourquoi? Je cherche un endroit sécuritaire, pas trop cher et agréable pour un voyage pour deux femmes. Des idées et suggestions? Et avec une température correcte fin mai... Ça se peut?
Nous avons vu des billets pour le Panama, le Bélize, le Guatémala et Quito, je crois. Mais j'ai l'impression que plusieurs destinations ne sont pas trop cher à cette époque.
Merci pour vos idées!
Pour un séjour en mai, vous me conseillez quelle destination et pourquoi? Je cherche un endroit sécuritaire, pas trop cher et agréable pour un voyage pour deux femmes. Des idées et suggestions? Et avec une température correcte fin mai... Ça se peut?
Nous avons vu des billets pour le Panama, le Bélize, le Guatémala et Quito, je crois. Mais j'ai l'impression que plusieurs destinations ne sont pas trop cher à cette époque.
Merci pour vos idées!
Perdre son vol avec une escale trop courte?
Bonjour,
Je suis entrain de presque réserver mon vol en direction de l'Islande ( départ de Québec )mais j'ai une question qui m'empêche d'avoir l'esprit tranquille...
La voilà: Si je manque mon avion pour l'Islande ( le dernier vol)comment suis-je protégé? Mon escale est d'environ 2h hrs à Boston mais on sais tous que du retard, il peut y en avoir! . Y a t-il un temps plus sécuritaire pour changer d'avion? Je vol avec Air Canada de Québec, puis de Montréal à Boston. Ensuite, je transit avec Icelandair...aurais-je le temps de passer à l'enregistrement?
Lorsque je fais une réservation avec soit, expédia.ca, Ebooker, govoyages etc, suis-je protégé du début à la fin en cas de retard pendant une escale ( ce qui me ferait perdre le dernier vol ). Vont-ils m'attibuer un autre vol?
Je sais que j'ai plein de questions, mais j'ai besoin d'aide...
Les gens que je connais on tous voyagés avec agence. Il n'y a qu'ici que je risque de parler à des Québécois qui ont achetés à la carte...
Si vous n'avez pas bien compris, voilà l'itinéraire: Québec départ 8h20 ( arrive à Mtl 9h15)
Montréal départ 11h(arrive à Boston 12h15)
Boston départ 14h35 pour l'Islande...
Pour mon retour, c'est la même histoire car j'ai toujours 2 escales lorsque je pars et reviens de Québec...
J'ai pas chercher toutes les heures de temps d'escale jusqu'au bout dans les choix...Je le ferai si 2hrs entre 2 vols est trop risqué au pire...
Merci de votre aide











