Search results
FR
More options

Keyword matching drives the results; the remaining options refine the query on the backend.

Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Search results
Aller aux Iles Paracel depuis le Vietnam?
by Lilyrosalie7 · 2010-11-05 · 5 replies
Hello Hello

Je suis entrain d'organiser mon futur trip de 3 semaines pour aller au Vietnam et j'aimerai savoir si parmis l'assemblée il y a quelqu'un qui est déjà allé aux Ile Paracel qui sont en face de Danang au Vietnam ?

J'aimerai savoir comment on peut s'y rendre depuis le Vietnam et par quel moyen (à la nage ca fait loin 😛). Puis tant qu'à faire, si vous pouvez me filer 2 ou 3 tips concernant les tarifs et les moyens de logements la-bas ca serait super sympa 😉

Je vous remercie d'avance.
Voyage sur la côte est des États-Unis: endroits à visiter?
by Senor871 · 2010-08-31 · 15 replies
Bonjour,

Le11 septembre prochain, je compte faire un tour de 2 semaines en voiture avec ma femme vers la côte Est des Etats-Unis et j’aimerais bien avoir de vos conseils concernant les endroits à visiter à part NYC que nous connaissons très bien. Je pars de Montréal et je compte aller jusqu’à Virginia Beach (donc pas de Floride cette fois ci).

Je veux partir à la découverte, je veux découvrir des endroits sympas, des beaux paysages et surtout surtout j’aimerais découvrir une route avec des beaux paysages sur le long de la côte si ça existe bien sur. Je sais qu’à la côte Ouest, une pareille route existe mais pas sur pour la côte Est L

J’ai très envie de visiter Virginia Beach mais quoi d’autres ??? il y en trop d’États au Nord de la Côte Est, est ce qu’il n’y a pas des endroits sympas par là ?

Tous les conseils et les avis sont les bienvenus.

Merci beaucoup de votre aide
Norvège 2009: partie 3 de Kirkenes à Bergen (Hurtigruten)
by Jjmmsa · 2010-08-25 · 2 replies
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

3ème Partie - KIRKENES - BERGEN A BORD DE L'HURTIGRUTEN

Jour 23 - Me 08/07/2009 - Kirkenes - Båtsfjord



07 h 15, réveil une heure trop tôt, à cause du déréglage du réveil du téléphone ; sûrement des séquelles du changement d'heure en Finlande. Température fraîche et ciel bas, cela continue. Petit-déjeuner dans la salle commune avec les mêmes Allemands que la veille au soir.

09 h 00, départ du camping et tour dans Kirkenes pour faire des photos des chalutiers russes à quai, mais la lumière n'est guère favorable. Tour dans un énorme super marché SPAR, démesuré par rapport à la zone de chalandise de la région, à moins qu'il ne soit largement fréquenté par la clientèle russe. Etonnant !

09 h 30, arrivée à l'embarcadère Hurtigruten à l'est de la ville. Au moins, nous ne sommes pas en retard ! Nous sommes les premiers de la file d'attente. Discussion avec un agent de la sécurité, qui comprend un peu le français parce qu'il a été légionnaire à Calvi il y a de nombreuses années. Il nous avoue que la semaine passée la température était montée à 26°C ! Nous en sommes loin ce matin.

Bientôt, au fond du fjord apparaît la silhouette familière d'un bateau Hurtigruten, puis l'on distingue les couleurs noir, rouge et blanc des superstructures

09 h 45, ponctuel, le MS Richard With accoste au quai. La plupart des passagers débarquent, soit pour reprendre l'avion, soit pour partir en excursion le temps de l'escale. Nous avions vécu ce rituel en janvier dernier.

Durant ce temps Nelly, toujours optimiste, croit voir le soleil ! Réalité ou illusion ? Depuis une semaine que nous l'attendons ! Tout juste le voile nuageux est-il moins épais dans quelques endroits du ciel.

Nous savions qu'il y avait des Français à bord, un excursionniste s'approche de nous : "Alors 76, d'où venez- vous ? Le Havre, Rouen, Dieppe ?". Nous discutons quelques instants. Il s'agit d'un couple de havrais qui partent en balade au poste frontière de Storskog, que nous avions vu hier. Quelques instants plus tard : "Ah, des Normands ! Que faites-vous ici ?". Là, il s'agit de parisiens dont le mari est né dans le Pays de Caux. Hasard des rencontres fortuites de voyages.

Il y a beaucoup d'activité sur le quai entre les passagers qui débarquent et qui croisent ceux qui arrivent, beaucoup de manipulation de bagages, et aussi d'incessantes allées et venues de clarks déchargeant de nombreuses palettes de fret ou en ramenant d'autres à bord.

10 h 45, nous nous enregistrons à la réception du bord et faisons la connaissance de L…, l'accompagnateur du groupe de Français.

11 h 00, début de l'embarquement des véhicules, 2 motos et 6 voitures. J-J entre le premier à bord au volant de l'Espace. L'opération se fait au compte-gouttes, véhicule par véhicule au moyen d'un ascenseur qui fait la liaison entre le quai et le garage situé au pont n°2 du bateau. La manœuvre est longue du fait des sécurités devant et derrière la voiture.

Grâce à ce système d'ascenseur, (il en existe un autre pour le fret stocké sur le pont n°1), les bateaux d'Hurtigruten sont autonomes lors de leurs nombreuses escales. Les portes hydrauliques sont manœuvrées par le personnel du bord sans aucune aide extérieure, idem pour la passerelle piétons. Chacune de ces passerelles est évidemment réglable en permanence pour tenir compte des différentes hauteurs de quai et surtout des fluctuations de la marée lors des plus longues escales. Ingénieux.

Le Richard With (que j'écrirai dorénavant, RW), peut embarquer 45 véhicules bien tassés dans un garage aux dimensions réduites. Impossible d'y accéder en cours de croisière.

Nous retrouvons l'accompagnateur français qui fait un briefing pour son groupe et comme nous ne pouvons récupérer notre cabine qu'à 12 h 30, nous faisons le tour du propriétaire. Nous ne sommes pas dépaysés par rapport à notre croisière hivernale. Si le RW est plus ancien, et dispose d'un pont de moins, les aménagements sont à peu près disposés de la même façon.

Nous repérons rapidement tous les endroits stratégiques du bord, la salle à manger, la boutique de souvenirs sur le pont 4, la coursive qui fait tout le tour du bateau sur le pont 5, une plateforme bain de soleil sur le pont 6 équipées de 2 jacuzzis, sur le pont 7 le grand salon panoramique sur l'avant et le sun-deck à l'arrière.

Alors que nous explorons la coursive extérieure, les nuages se déchirent soudainement et alors que nous n'osions plus l'espérer, le soleil apparaît miraculeusement. Les nuages se dispersent en quelques minutes et le soleil luit généreusement. Incroyable ! Nous vivions dans la grisaille et le froid ininterrompus depuis une semaine et nous voila subitement inondés de lumière et enveloppés d'une relative chaleur qui nous fait grand bien, y compris et surtout au moral.

12 h 00, déjeuner, buffet de poisson bien sûr. Nous débutons notre cure de produits de la mer…

Après le repas, nous prenons possession de notre cabine, sur l'avant du pont 3 à tribord. Nous retrouvons la même disposition et les mêmes dimensions que sur le MS Trollfjord l'hiver dernier. Là encore, pas de dépaysement.

12 h 45, appareillage de Kirkenes. Nous sommes montés sur l'avant du pont 5 pour assister à la manœuvre. Lentement le RW se déhale du quai, exécute un demi-tour sur place, et se dirige vers l'embouchure du Bøkfjord. C'est pour nous, le début d'une nouvelle aventure au cœur de notre voyage, un cabotage de 6 jours vers Bergen… Cap au sud !

Le soleil brille généreusement mais la température reste plutôt fraîche. L'eau du fjord a pris une belle teinte bleu soutenu en décalage complet avec la couleur brune des berges. J-J a déjà pris son quart sur la passerelle, à l'avant du pont 5, en parka fourrée et casquette vissée sur la tête.

Le bateau a maintenant atteint sa vitesse de croisière. De part et d'autre, les rives du fjord défilent. C'est un paysage vallonné, très minéral qui sera la constante du cabotage le long des côtes du Finnmark : le paroxysme de la désolation, rien d'autre que cette roche brunâtre sur laquelle visiblement rien ne pousse, rien ne dépasse. Toute la côte paraît scalpée par le vent. L'hiver dernier, la neige nous avait masqué la réalité de cette désolation, tout était blanc bleu, maintenant tout est brun, rien que brun. Caboter l'été le long du Finnmark fait encore mieux comprendre la rudesse du climat de cette région, l'âpreté du paysage et les difficultés qui en découlent pour vivre.

Après avoir doublé le phare de Bøkfjord, Le RW aborde la pleine mer, la mer de Barents et met cap au nord-est vers le port de Vardø. Bien à l'abri à l'arrière du pont 7, face au soleil, Nelly se détend ou s'adonne à la lecture… Aujourd'hui, le sun-deck est encore peu fréquenté mais au fil des jours, il deviendra de plus en plus encombré et les fauteuils de moins en moins accessibles.

Nous arrivons en vue de l'île de Hornøya, à l'extrémité de la péninsule de Varanger. C'est le point le plus oriental de la Norvège, à 31°10' Est, soit à la même longitude que le Caire en Egypte.

Avant de pénétrer dans le port de Vardø, le RW contourne une presqu'île plate où sont groupées plusieurs maisons multicolores serrées les unes contre les autres. Des habitations en arrière plan, s'étagent sur une colline dénudée dominée par deux énormes radômes vert de gris ou blanc, sans doute vestige de la guerre froide entre les pays de l'O.T.A.N. et l'U.R.S.S. Le Finnmark était en première ligne puisqu'à cet endroit 50 km séparent les 2 pays, bon nombre d'antennes devaient à l'époque s'intéresser aux mouvements de navires entre l'U.R.S.S. et l'Atlantique.

16 h 15, escale ensoleillée d'une heure à Vardø. La plupart des passagers débarquent pour visiter une citadelle du XVIIIème siècle à quelques pas du quai, emmenés au son du tambour par deux hommes en costume d'époque. Tous les Allemands du bord suivent sans se poser de questions…

Nous préférons explorer la ville jusqu'à l'église reconstruite en 1958. La nef a une forme triangulaire très dépouillée et le clocher triangulaire minimaliste est très élancé. Toute la ville a été complètement détruite lors de la Seconde Guerre et reconstruite selon un plan orthogonal très aéré, autour d'une large rue centrale déserte laissant une impression de vide et de tristesse, presque inquiétante. L'hôtel de ville est un écrasant cube rouge recouvert d'une toiture noire à 4 pentes. Tout cela visiblement manque de cohérence.

17 h 15, l'escale s'achève et le RW reprend sa route, longeant la presqu'île de Varanger. C'est une région sauvage où les vagues et le vent sculptent le paysage depuis des millénaires. De temps à autre, nous croisons un chalutier russe, le pont arrière encombré d'énormes casiers et de boules multicolores, partant à la pêche au crabe royal. Il y a quelques décennies les soviétiques ont voulu expérimenter l'élevage de ce crabe, originaire de Sibérie, dans la région de Mourmansk. Quelques crabes, plus malins que d'autres se sont échappés des élevages et ont colonisé les côtes du Finnmark, au détriment des espèces endémiques. Désastre écologique, mais manne pour les Norvégiens.

20 h 00, courte escale d'une demi-heure à Båtsfjord, port bien abrité au bout du fjord du même nom. Ce port vit essentiellement du crabe royal. Nous faisons quelques pas sur le quai sous le soleil qui descend de plus en plus. En janvier, le même quai était complètement recouvert de neige et les superstructures des chalutiers russes amarrés dans le port étaient entièrement recouvertes d'une épaisse couche de glace, donnant une idée de ce que doivent être les conditions de travail sur ces bateaux en période hivernale dans ces régions.

20 h 30, repas servi à la table que l'on nous attribue pour toute la croisière. Menu : Potage, filet de saumon, glace. Nous dînons à côté d'une française et sa petite fille. Pas un mot, ni bonjour. Tant pis !

22 h 15, très courte escale d'un quart d'heure à Berlevåg. Nous restons à bord car le port se situe en dehors de l'agglomération. Sous un ciel parfaitement pur, le soleil descend lentement illuminant le paysage de teintes rosées et de jolis contre-jours. Nous sommes au nord de la Norvège, il fait jour, absolument jour. Et ce soir, c'est certain, nous verrons le soleil à minuit au-dessus de l'horizon.

Après cette escale, nous croisons à peu de distance le MS Nordstjernen ("Etoile Polaire"). C'est le plus petit et le plus ancien bateau de la compagnie. Il navigue sans relâche depuis 1956, soit 53 ans, pour le plus grand bonheur des nostalgiques qui se bousculent pour naviguer dans une ambiance et un confort quelque peu surannés. Instants magiques où la vieille coque prend des reflets dorés sous le soleil.

23 h 30, nous sommes sur le pont 5, complètement emmitouflés, sweat polaire, parka fourrée, écharpe, gants en laine. Il n'y a pas un souffle de vent, mais avec la vitesse du bateau, il fait plutôt frisquet ! Pour rien au monde nous ne voudrions rater ce moment. Voir le soleil à minuit en plein nord au-dessus de l'horizon. Minuit ! Il fait grand jour. Le soleil est là à quelques degrés au-dessus de la mer. L'air est si pur, le temps si clair malgré l'heure et la hauteur du soleil ; le ciel rougeoie à peine. Etonnant !

Accoudés au bastingage, nous restons de longs moments à contempler en silence ce spectacle hors normes : voir le soleil la nuit en plein nord. Enfin ! Enfin, nous l'avons ce soleil que l'on attendait tant ! Et nous sommes presque seuls pour en profiter, et c'est tant mieux ! Mais, c'est tout de même surprenant que ce phénomène intéresse si peu de monde.

C'est plutôt le froid qui nous chasse de la passerelle. Le bateau file 15 nœuds (± 28 km/h), et le soleil ne nous réchauffe plus. Satisfaits, nous regagnons la cabine, éclairée comme en pleine journée. Les rideaux tirés devant le hublot ne donneront qu'une vague pénombre pour nous endormir et finir notre nuit.

Minuit à l'extrême nord de la Norvège

Jour 24 - Je 09/07/2009 - Havøysund - Hammerfest -Tromsø



Malgré le jour permanent, il faut bien dormir. Et dans notre sommeil, nous avons raté les courtes escales de Mehamn (le port… le plus septentrional du parcours à 71°02' N), et Kjøllfjord. Il faut préciser que l'état de la mer, le confort et le silence à bord font que l'on ne perçoit pas les arrêts du bateau aux escales. La dextérité de l'équipage y est également pour beaucoup.

06 h 30, nous n'avons pas senti que nous repartions de l'escale de Honningsvåg, au sud de Magerøya, l'île du Cap Nord. Déjà (ou encore, puisqu'il ne s'est pas couché), le soleil brille et éclaire le rivage.

Nous reprenons le chemin de la salle à manger pour le petit-déjeuner. En dehors du café un peu clair, il y en a pour tous les goûts : charcuterie, viande, poisson (eh, oui !), œufs, fruits, plusieurs sortes de pain, etc, etc, etc… Tout à discrétion. C'est un grand moment de la journée et ne nous en privons pas.

08 h 15, en principe courte escale d'un quart d'heure à Havøysund. Grand beau temps durant cette escale. Sous un franc soleil, il fait presque chaud sur la passerelle. Tous les environs sont éclairés par une lumière incomparable. Vu l'heure matinale et la brièveté de l'arrêt, J-J est le seul à descendre et faire quelques pas sur le quai pour refaire les mêmes photos que l'hiver dernier, mais avec beaucoup plus de lumière : une enfilade de maisons multicolores accrochées à la colline face au bateau. Il faut faire vite.

Finalement, il y a un grand nombre de palettes de poisson à embarquer (du colin salé séché, écrit en français sur les caisses), et le RW appareillera avec une demi-heure de retard. Quelques minutes après avoir quitté Havøysund, nous croisons le MS Trollfjord. A chaque rencontre, les bateaux de la compagnie se saluent à grands coups de sirène. En janvier, nous étions à la même heure et au même endroit à bord du Trollfjord dans la nuit polaire. Quel contraste avec les heures lumineuses que nous vivons aujourd'hui !

Bien que cela ne soit pas prévu dans l'organisation du bord, nous nous octroyons un second petit-déjeuner (plus léger que le précédent) : un petit café et un gâteau avant de gagner le sun-deck pour une séance de bronzage et de lecture ou de reprendre son quart de veille à l'avant du pont 5.

11 h 15, escale à Hammerfest après avoir contourné l'île de Melkøya et son gigantesque terminal gazier dont la vision de jour paraît bien moins impressionnante que la nuit. Hammerfest est la ville la plus importante du Finnmark (7 000 habitants !), et doit sa prospérité actuelle à ce terminal.

Quittant le bord, nous marchons jusqu'à l'église reconstruite en haut de la ville. Comme dans tout le Finnmark, la seconde guerre mondiale a fait des ravages considérables et l'église d'Hammerfest ressemble à s'y méprendre à celle que nous avons vu hier à Vardø, une grande nef triangulaire et un clocher également triangulaire très élancé. L'intérieur est très lumineux, un grand vitrail triangulaire surplombe l'autel.

En redescendant vers la ville, nous nous arrêtons dans un square où nous pouvons admirer à flanc de coteau un superbe kiosque à musique en bois bleu électrique. Les Norvégiens se transformeraient-ils en dahus pour danser ? Des motifs en bois représentant des ours blancs ponctuent le décor.

Les rues du centre sont bordées de boutiques et même de grands magasins de mode, et du monde circule dans les rues. Près du port, autour d'un bassin et d'un jet d'eau, des Norvégiens papotent sur des bancs, d'autres consomment sur une terrasse ensoleillée. Scènes plutôt inhabituelle dans les petites villes de Norvège.

12 h 45, appareillage. Nous déjeunons au fond du restaurant à la poupe du bateau et par les larges baies vitrés, et dans le contre-jour, nous voyons Hammerfest s'éloigner doucement.

15 h 45, très courte escale à Øksfjord après avoir navigué dans un long détroit entre plusieurs grandes îles. Nous ne débarquons pas dans ce port situé au milieu d'un fjord. Le quai est au pied du village. Une église avec un clocher massif domine le village.

18 h 00, Nelly s'est trouvé un fauteuil à l'écart dans le salon panoramique et lit tranquillement, levant les yeux de temps à autre vers le paysage qui défile. Un curieux nuage ou un banc de brume flotte au ras de la mer, laissant libre le sommet des montagnes. D'autant plus surprenant que ce nuage se déplace avec nous, malgré la vitesse du bateau, nous ne le rattraperons jamais.

19 h 00, escale de 45 minutes à Skervøy. Cela nous laisse le temps de nous rendre jusqu'à l'église de ce petit port de pêche. C'est un bel édifice en bois blanc construit sur plusieurs niveaux à cause de la pente, au milieu d'une vaste pelouse et entouré de grands bouleaux, dans un cadre verdoyant que nous n'avions plus vu depuis longtemps et qui nous fait oublier la rudesse des paysages du Finnmark.

Du parvis de l'église, nous contemplons le panorama, les toitures du village au premier plan. Brièvement le soleil perce les nuages et éclaire fortement la masse imposante rouge et blanche du RW, ce qui contraste avec les montagnes sombres en arrière-plan restée à l'ombre sous de gros nuages bourgeonnants.

20 h 30, dîner servi à table. Au menu : Emincé de renne, rôti de porc aux ananas et sauce chutney, boule de glace avec nappage de fruits rouges.

Après avoir mis un peu d'ordre dans les films et photos sur le PC, nous montons vers 22 h 30 au bar du pont 7, où un pianiste et une chanteuse mettent un peu d'animation. A travers les baies vitrées, on peut voir le paysage défiler. Il fait grand jour, et J-J culpabilise de ne pas assurer son quart sur la passerelle ! Et pour cause !

23 h 15, Personne sur le pont 5 et pourtant ! Le RW fait route vers Tromsø qui apparaît dans le lointain. La ville construite sur une île au milieu d'un fjord est sombre à cette heure tardive. Le soleil, au nord, émerge à peine des montagnes environnantes. Ses rayons sont justes suffisants pour éclairer le grand pont de Tromsøbrua et la Cathédrale Arctique qui se détachent des sommets avoisinants restés dans l'ombre.

Miracle de l'instant que ce coup de projecteur juste focalisé sur les deux principaux symboles architecturaux de la ville. Pourvu que le soleil ne descende pas trop vite derrière les sommets, pourvu qu'un nuage intempestif ne vienne pas écourter trop tôt cette vision insolite à pareille heure.

23 h 30, escale à Tromsø, la capitale du Nord, point de départ de toutes les anciennes expéditions vers le Pôle. Même si nous connaissons bien maintenant cette ville (c'est notre 3ème passage), nous la parcourons avec plaisir. Le soleil est trop bas pour éclairer les rues et il ne fait pas bien chaud. Et nous sommes surpris par l'animation relative de Storgata à pareille heure. Nous déambulons jusqu'à la petite église catholique peinte en marron foncé. Un kiosque à musique situé à proximité est peint de la même couleur ainsi que l'ancien hôtel de ville.

00 h 30, le 10 Juillet, nous redescendons vers le port. Miraculeusement, le soleil n'illumine que la Cathédrale Arctique et le pont qui enjambe le Tromsesundet. Une douce lumière rose enveloppe la Cathédrale, ordinairement blanche. Le soleil rasant cisèle le tablier et chaque pile du pont qui se détachent de l'arrière-plan de montagne et se reflètent dans l'eau calme et sombre du chenal. Quel spectacle !

Retour à bord et dans la cabine. Nous ne rendrons même pas compte de l'appareillage du RW à 01 h 30.

Minuit à Tromsø - Le pont et la Cathédrale Arctique

Jour 25 - Ve 10/07/2009 - Finnsnes - Svolvær - Stamsund (Lofoten)



En appareillant de Tromsø nous quittons définitivement le Grand Nord, et la route du RW s'oriente nettement vers le Sud.

04 h 30, brève escale à Finnsnes. J-J se lève de bon matin pour tenter de refaire les photos prises l'hiver dernier dans ce petit port.

Le 2 Janvier 2009, la croisière se déroulait sous un ciel maussade. Vers 11 heures, le jour pointait à peine et nous avions bénéficié d'une embellie inattendue lors de cette escale. Il avait abondamment neigé toute la nuit, quelques petits glaçons flottaient même à la surface de l'eau. Une timide lumière éclairait alors le paysage enveloppé d'une épaisse couche de neige fraîche. Le village de Finnsnes prenait des allures de carte de Noël, avec ses petites maisons aux toits blancs disséminées au milieu des sapins givrés.

D'une de ces huttes couverte de neige au bord du fjord, nous avions tiré le sujet de notre carte de vœux pour 2009. La même hutte photographiée un petit matin de Juillet n'a plus la même allure, ni la même poésie. Malgré l'heure matinale, il fait très clair et sous autant de lumière le village a perdu tout le charme que nous lui avions trouvé l'hiver dernier… Néanmoins, vers le nord-est, un joli contre jour sur le grand pont qui relie l'île de Senja au continent et à l'opposé, vers le sud-ouest, le sommet des montagnes encore enneigées est déjà fortement éclairé.

07 h 45, le RW arrive en avance à Harstad, la plus grande ville de l'archipel des Vesterålen et J-J rate l'entrée dans ce port. Le RW accoste derrière le MS Lofoten qui termine de charger du fret. A peine le temps de quitter la couchette et déjà sur le quai ! L'escale est courte, quelques pas seulement aux abords immédiats du port.

08 h 45, appareillage en retard, ce qui sera la constante de la journée au programme bien rempli. A partir de maintenant le RW va louvoyer entre les différentes îles, îlots et récifs des Vesterålen et des Lofoten en empruntant des chenaux étroits, en passant sous de nombreux ponts, mais toujours en traversant des paysages grandioses.

Le RW fait route vers l'escale suivante en empruntant le chenal étroit et tortueux de Risøyrenna, dragué entre les bancs de sable qui relient les îles d'Andøya et Hinnøya. Dragué en permanence depuis 1922, ce chenal a permis de réduire considérablement le trajet de l'Hurtigruten. Paraissant ne pas ralentir, le RW slalome entre les ducs d'Albe qui balisent le chenal. De part et d'autre, sur des fonds sableux peu profonds, la mer prend une teinte turquoise digne des mers caraïbes.

10 h 45, escale à Risøyhamn, un village, un hameau qui permet de ravitailler l'île d'Andøya. La place est mesurée et le bateau se livre à une manœuvre étonnante en faisant d'abord demi-tour sur place, puis en abordant le quai en marche arrière. Déconcertant ! Il faut dire que les accostages se font toujours bâbord à quai et que le capitaine doit tenir compte de cette contrainte dans ses manœuvres de port.

Nous arrivons dans une région très touristique. Il était déjà monté beaucoup de monde à Tromsø et là c'est un important groupe de randonneurs suréquipés qui attendent sur le quai. Sans doute débarqueront-ils ultérieurement dans une île des Lofoten ? La fréquentation du sun deck du pont 7 s'en ressentira fortement, de même que la queue pour débarquer aux principales escales de la journée.

Inhabituel, le retard sur l'horaire s'aggrave, cette fois-ci à cause d'un important chargement de palettes de tourbe (extraite sur Andøya et à destination de Molde), qui prendra beaucoup de temps.

11 h 30, appareillage et manœuvre inverse. Le bateau se déhale d'abord en marche arrière, puis fait demi-tour sur lui-même avant de faire cap au sud. Quelle dextérité de la part de l'équipage !

A peine avons-nous quitté l'appontement que nous passons sous le pont de Risøyhamn que nous avions franchi en voiture le 29 Juin dernier. Tous les passagers lèvent la tête vers le ciel et se demandent avec inquiétude si la cheminée du RW ne va pas toucher le tablier du pont. Mais non, nous passerons sans encombre. Déjà, nous sommes en vue du pont de Sortland que nous avions également franchi avec l'Espace. Nous déjeunons durant l'escale et ne débarquons pas. Puis, le RW poursuit son chemin.

15 h 00, escale à Stokmarknes. Une jeune fille blonde en costume folklorique attend au pied de la coupée et chante sans se lasser durant toute l'escale des airs norvégiens ; hélas, le succès… et l'argent ne sont pas au rendez-vous ! Fait-elle cela tous les jours à chaque passage de bateau ?

Stokmarknes est la mère patrie de l'Hurtigruten. C'est dans ce port que le capitaine Richard Whith créa en 1881 la "Vesteraalen Dampkibsselkab", et jeta les bases d'un service régulier de cabotage le long des côtes de Norvège pour ravitailler les comptoirs les plus isolés du nord du pays. Le développement constant de ce service évoluera des années plus tard vers le concept Hurtigruten, où se mêlent service public et croisière touristique.

Un musée est consacré à l'histoire de la ligne et un ancien bateau de la compagnie au sec sur un terre-plein attirent les visiteurs, mais le temps imparti est bien court pour que nous puissions visiter cela sereinement. D'autant qu'une autre préoccupation soucie J-J : se réserver dès le départ la meilleure place à l'avant du pont 5 pour les deux attractions de la journée à ne manquer sous aucun prétexte, le chenal de Raftsundet et l'entrée dans le Trollfjord.

A peine avons-nous quitté Stokmarknes que le ciel se couvre rapidement de gros nuages menaçants. Le vent se lève et quelques petites gouttes de pluie commencent à tomber par intermittence, et la luminosité du paysage s'en ressent. Dommage !

16 h 30, beaucoup de monde commence à se rassembler sur l'avant de la coursive. Nous sommes rivés au bastingage lorsque commence la navigation dans le Raftsundet. Il s'agit d'un chenal quasi rectiligne de 25 km de long (dont 17 km particulièrement étroits), séparant Hinnøya et Austgåvøya (Vesterålen et Lofoten). Quelques mètres séparent à cet endroit les deux archipels.

A droite, les Lofoten sont une enfilade de sommets vertigineux plongeant brutalement dans les eaux grises du chenal, tandis qu'à gauche, côté Vesterålen, les berges sont moins escarpées puisqu'une route longe ce chenal sur toute sa longueur. Face à nous dans le lointain, un camaïeu de montagnes grises couronnées de neige. Le RW glisse sur l'eau calme du Raftsundet. Silence sur le pont. Chaque spectateur profite de paysage exceptionnel. Les montagnes sont si proches du bateau.

17 h 15, arrive le moment fort de la journée, l'entrée dans leTrollfjord qui est l'attraction de toute croisière estivale des bateaux de l'Hurtigruten. Lentement, le RW pénètre dans ce fjord de l'île d'Austvågøy, long d'à peine 2 km et large seulement d'une petite centaine de mètres. Spontanément, le silence se fait sur la passerelle. Sur la gauche, l'à-pic de la montagne surplombant le fjord est impressionnant, à droite, c'est à peine moins escarpé, et un cirque montagneux ferme l'extrémité du fjord. Comment le bateau peut-il entrer, et surtout ressortir d'une nasse pareille ?

Le silence est tel qu'on entend le chuintement de la coque glissant sur l'eau plate et verte du fjord. Longeant la rive de près, le RW paraît bien frêle en proportion des montagnes qui l'entourent. Le fond du fjord s'élargit quelque peu permettant au bateau de faire demi-tour. A l'évidence, l'espace sera suffisant pour que le bateau effectue sa giration sur place. En avant, lente !

Mais le capitaine peaufine sa manœuvre. Imperceptiblement le bateau pivote et mètre après mètre, l'étrave se rapproche de la paroi rocheuse. Sur la passerelle pourtant bondée de spectateurs, plus un bruit. Le bateau progresse toujours avec d'infinies précautions, ralentit encore, l'étrave semblant effleurer la roche. En tendant le bras, il semble possible de toucher la paroi rocheuse. Incroyable ! Chacun retient son souffle. Cela semble durer une éternité. Presqu'à toucher la montagne, le RW reste absolument immobile quelques minutes. D'ailleurs, le bulbe d'étrave touche-t-il la roche sous la surface de l'eau ? Cela n'est pas impossible ! Dans un silence absolu, les passagers restent médusés par la hardiesse de la manœuvre et la dextérité du capitaine qui a réussi à amener sans le moindre choc, sans le moindre à-coup, son bateau aussi près des rochers.

Le capitaine, surement très fier de nous avoir fait preuve de son talent, remet en route. Peu à peu, l'étrave pivote pour gagner progressivement l'axe du fjord. Le RW reprend son cap et achève ses derniers milles dans le Raftsundet, alors que les passagers, étonnés et satisfaits se dispersent.

19 h 15, très en retard, le RW fait escale à Svolvær, la capitale des Lofoten. Beaucoup de passagers débarquent définitivement, d'autres montent à bord pour regagner le continent. Plusieurs autocars attendent les excursionnistes pour une visite sans doute trop rapide des Lofoten, ils nous rejoindront à l'escale suivante de Stamsund. Nous préférons marcher en ville, Nelly à lécher les vitrines et J-J à chercher à prendre le cliché idéal, mais ce soir, pas de soleil !

20 h 00, à cause du départ des nombreux excursionnistes, service unique pour le dîner. Et ce soir, rien ne va. Nous trouvons difficilement une place à l'arrière du restaurant, le service à table est d'une longueur inhabituelle et le menu en dessous de ce que nous étions habitués : émincé de porc (?), filet de cabillaud, boule de glace et fondant au chocolat. Bof !

21 h 00, nous sommes encore à table lorsque le RW appareille avec une heure et demie de retard. A peine avons-nous quitté le quai, que le MS Midnatsol qui va vers le nord prend notre place. Le ciel s'éclaircit quelque peu, nous permettant d'admirer les sommets des îles.

22 h 30, dernière escale aux Lofoten, à Stamsund. Le port étant éloigné du village, nous ne débarquons pas et restons sur la coursive du pont 5 à regarder l'activité sur le quai : départ ou arrivée de passagers, allées et venues des chariots élévateurs qui manipulent du fret entre la cale du bateau et l'entrepôt du quai où sont stockées les marchandises en transit.

23 h 00, les autocars reviennent et les excursionnistes débarqués à Svolvær regagnent le bord sans précipitation. Le RW appareille avec un retard d'une heure trente, pour rejoindre Bodø après une traversée de quatre heures du Vestfjorden. Fjord est-il le terme qui convient ? Il s'agit d'un large bras de mer entre les Lofoten et le continent. Sans protection vers l'ouest, les coups de vent peuvent y être sévères et la mer bien inconfortable. Cela ne sera pas le cas ce soir !

Demi-tour au fond du Trollfjord... à toucher la roche !

Jour 26 - Sa 11/07/2009 - Ørnes - Brønnøysund - Rorvik



La nuit a été fort paisible puisque nous ne nous sommes pas rendus compte de la longue escale de Bodø où le RW a pu recaler son horaire. Le calme de notre cabine est dû au fait qu'elle est située à tribord, donc à l'opposé du quai. Nous échappons ainsi aux bruits de manutention lors des transferts de fret entre le bateau et les entrepôts.

Un soleil déjà ardent, entré par le hublot de la cabine, nous oblige à nous lever tôt, et à 07 h 00, nous faisons l'ouverture de la salle à manger pour le petit-déjeuner, alors que le RW fait escale à Ørnes. De notre table, nous surplombons un petit port de pêche et fond, nous devinons la silhouette des montagnes dans le contre-jour.

Après le départ, nous restons sur la coursive extérieure. Avec le soleil matinal, la température nous paraît agréablement douce. Nous naviguons vers le sud et cela commence à se sentir. Nous avons abandonné la veste polaire et le blouson fourré, ce matin nous sommes en T-shirt.

Aujourd'hui notre bateau suivra un trajet presque parallèle à la route 17, la route que nous avions emprunté durant 3 jours dans le sens inverse, il ya maintenant 3 semaines. Le RW trace son chemin en contournant une multitude d'îles et d'îlots, le spectacle évoluant après chaque virage. Une lumière étincelante inonde le paysage : sur la gauche, les montagnes enneigées en arrière-plan, des petits hameaux ou des fermes isolées parsèment la côte, au centre l'eau bleue des chenaux, puis à droite, des îles verdoyantes. La côte est magnifique, le paysage varié et nous ne savons plus où donner du regard.

Au débouché d'un chenal, nous croisons le MS Vesterålen. Grand échange de coups de sirènes… Nous croisons également plusieurs ferries ou catamarans rapides qui desservent les ports les plus reculés de cette côte compliquée.

09 h 20, nous approchons du Cercle Polaire. Face à nous, une grande sphère métallique sur un îlot symbolise cette ligne fictive à 66°33' N. Le RW marque l'instant par un long coup de sirène.

10 h 00, les passagers sont conviés à l'extérieur du pont 7 pour le traditionnel baptême du passage de la ligne. Le staff du bateau est déguisé en vikings. Et c'est le commandant, lui même, qui se charge de verser dans le dos des volontaires une copieuse louche de glaçons, et il ne fait pas semblant. Sans hésiter, ni réfléchir, simplement parce que cela est prévu, tous les passagers allemands se feront ainsi baptiser sans discuter. L'ambiance est aux rires, cris d'effroi et hurlements de surprise. Chacun sera récompensé par un verre d'aquavit et un joli diplôme attestant du passage du Cercle Polaire. Pour notre part, nous sommes restés spectateurs de ce cérémonial. Cette petite fête tout juste achevée le ciel se couvre rapidement, le vent se lève sous les nuages et se renforce dans les passes entre les plus hautes îles.

11 h 00, escale de vingt minutes à Nesna. Le temps est moins radieux qu'il y a trois semaines lorsque nous y avions campé, et pêché nos premiers bigorneaux norvégiens. C'est un port d'à peine mille habitants et la "gare maritime" est en proportion, un petit bâtiment en bois de couleur rouge sang flanqué de trois jolies lucarnes.

12 h 30, escale à Sandnessjøen. Le port, tout en longueur, est situé sur une sorte de chenal créé par un alignement d'îles qui font protection contre la houle et le vent du large. L'activité du port est liée aux ferries qui relient ces îles et les expéditions de poisson.

C'est la première longue escale de la journée (1 heure), et la plupart des passagers ont des fourmis dans les jambes, d'autant que le quai se trouve en pleine ville. Tout le monde débarque ensemble et se retrouve en même temps à arpenter l'unique et courte rue commerçante de cette petite ville qui est vite parcourue. Retour à la queue leu leu par les quais…

Le bateau continue vers le sud en longeant la longue chaîne montagneuse de Sept Sœurs, qui culmine à environ 1.000 m en moyenne. Haut lieu de la mythologie norvégienne, l'alignement nord-sud de sept sommets au profil quasi identique est particulièrement impressionnant et il est logique que cette perspective remarquable soit au cœur de nombreuses légendes. Mais au moment de notre passage, un ciel terne ne met pas en valeur ce site.

Toujours sous la grisaille, nous arrivons vers 16 h 15 à Brønnøysund, dans une configuration semblable à celle du port précédent de Sandnessjøen : une agglomération s'étalant le long d'un chenal protégé par des îles basses.

Quelques petits commerces sont établis sur le quai et draine une partie de la clientèle du bateau. Rapide tour dans la ville sans cachet particulier jusqu'à un petit port de plaisance. Sur le quai une plaque indique que la ville est précisément au milieu de la Norvège, à 860 km du Cap Nord et de la Pointe de Lindesnes au sud, à vol d'oiseau bien sûr (parce que par la route ou par la mer, c'est largement plus).

Dès la sortie du port, le RW passe sous un pont complètement en courbe et qui dessert les îles situées de l'autre côté du chenal. Nous avions utilisé ce pont pour nous rendre au camping de Torghatten. Nous naviguons au plus près (quelques dizaines de mètres), de ces îles basses et sommes maintenant en vue du camping que nous avions fréquenté le 23 juin. Ce jour là, à la même heure, c'était le MS Lofoten que l'on apercevait du camping se dirigeant vers le sud.

17 h 30, de la passerelle, nous voyons bien maintenant le rocher de Torghaten avec son profil particulier de "chapeau de gendarme". Ce "rocher" est le seul sommet remarquable (160 m), dominant un vaste semis d'îles basses et de récifs dangereux pour la navigation. Mais le capitaine va modifier la route du RW pour que nous puissions admirer la curiosité naturelle qu'est un trou situé au milieu de ce rocher, à 112 m de hauteur. Dans des temps immémoriaux, la mer dont le niveau était beaucoup plus élevé aurait usé la roche plus tendre à cet endroit et creusé une cavité qui se serait complètement effondrée. Aujourd'hui, nous pouvons voir ce phénomène dans son ensemble, mais le 23 juin nous étions "montés" dans le trou, qui vu de l'intérieur était vraiment très impressionnant.

Difficile de faire des prévisions météo en Norvège tant les conditions changent rapidement. L'épaisse couche nuageuse qui nous suivait depuis la fin de matinée disparaît sans prévenir et laisse place en fin d'après-midi à un ciel limpide. Et c'est tant mieux car le RW se fraie un passage entre le continent et une succession de petites îles. La route est sinueuse et certains passages sont si étroits que sur la coursive, J-J se demande comment le bateau va passer. Depuis la démonstration à l'intérieur du Trollfjord, il n'y a pas de doute à avoir sur la dextérité du capitaine. Et bien sûr, chacun de ces goulets est franchi sans encombre.

Nous longeons des petites îles de très près, avec de modestes fermes isolées. Des enfants font des signes de la main à notre passage auxquels le commandant répond par un léger coup de sirène. Le soleil à l'ouest éclaire les paysages d'une jolie couleur orangée très douce. Un agréable moment passé presque seul sur la passerelle.

Nouvel avatar météo, le soleil se voile de nouveau pour laisser place à un épais banc de brume peu avant l'escale de Rorvik. C'est à n'y rien comprendre tant cela est imprévisible !

C'est dans ce port de Rorvik que nous avions réveillonné le 31 Décembre 2009, à bord du MS Trollfjord. S'il faisait bien plus froid, les quelques flocons de neige épars ne nous avaient guère gênés pour admirer tous les feux d'artifice tirés depuis les jardins à flanc de colline. Ce soir, c'est brouillard !

20 h 30, escale d'une heure où nous n'avons pas pu débarquer à cause du repas du Commandant et du dîner d'adieu. En effet, la majorité des passagers débarque demain matin à Trondheim, et ce repas a été avancé d'une journée pour qu'ils puissent en profiter. Pendant que nous sirotons un verre de crémant offert par la compagnie, le commentateur du bord fait les présentations en portant un toast à l'égard des passagers qui nous quittent. D'abord le Commandant et tout le staff de la passerelle, chaleureusement applaudis et ensuite, au garde à vous, toute l'équipe de la cuisine et du restaurant, ovationnés aussi par les passagers.

La carte est rédigée en quatre langues dont le français : Coquilles Saint-Jacques, tranche de bœuf aux oignons rouges confits, pommes de terre sautées, crème au citron et groseilles. Le repas aura duré tout le temps de l'escale et à 20 h 30, le RW quitte le quai. De sous le pont de Rorvik, la silhouette fantomatique du MS Nordkapp émerge de l'épais banc de brume et vient prendre notre place à quai.

Vu les conditions de visibilité, nous descendons dans la cabine faire les transferts de films et photos sur le PC. Nous regardons pendant un long moment les films pris depuis plusieurs jours. A 23 h 30, en jetant un œil furtif par le hublot, nous réalisons que non seulement le brouillard a complètement disparu, mais qu'un soleil rougeoyant est en train de plonger dans la mer.

Vite, nous repartons sur le pont 5. Plus de brume et le soleil flirte avec l'horizon, il est plus rouge et bientôt il va disparaître, ce que nous n'avions plus vu depuis plusieurs semaines. Et second choc, même si l'heure est tardive, il fait relativement sombre et la pénombre nous entoure. Ca aussi, nous avions oublié.



Jour 27 - Di 12/07/2009 - Tondheim - Kristiansund - Molde



06 h 00, réveil pour ne pas rater l'entrée à Trondheim, située loin dans le Trodheimfjord. Mais le RW accoste avec un quart d'heure d'avance, et du coup l'arrivée est quelque peu escamotée.

06 h 30, soleil éclatant, J-J rend à pied en ville, à une quinzaine de minutes de marche du quai Hurtigruten, pour faire des photos dans les meilleures conditions.

06 h 45, arrivée sur le pont de Bakke Bru qui enjambe la Nidelva. Malgré l'heure, le soleil illumine les façades colorées des entrepôts de la rive ouest. L'air est pur, les couleurs nettes et contrastées. L'ensemble, avec en arrière plan le Gamle Bybru et le clocher de la Cathédrale est absolument photogénique, et J-J mitraille… Quand, arrivé sur l'ancien pont… damned ! Plus de batteries !

Retour quelque peu dépité, en passant par la Cathédrale, la rue principale Munkgata, la place du marché et la gare ferroviaire. Il est tôt, c'est dimanche, il n'y a personne dans les rues. La promenade est agréable. L'urbanisme norvégien est souvent déroutant. De belles façades de style Art Déco, alternent avec des immeubles plus contemporains en verre et alu.

08 h 15, retour sur le quai pour voir MS Finnmarken remonter le fjord, et aborder le quai Hurtigruten après une savante manœuvre. Tout en marche arrière, le Finnmarken pénètre dans l'étroit bassin et va accoster derrière le RW. La distance entre les deux bateaux ne doit pas excéder 10 m, et c'est un véritable créneau que le Finnmarken réalise sans hésitation pour gagner le quai. Décidemment, les commandants de la compagnie sont très forts !

08 h 30, petit-déjeuner bien mérité, bain de soleil, puis visite du Finnmarken. C'est un grand bateau dont l'architecture et l'organisation sont similaire à ce que nous connaissons. Les différences notables sont une piscine à l'arrière du pont supérieur et une vaste plate-forme en gradins à la proue du bateau permettant au plus grand nombre d'admirer confortablement le paysage.

Pendant ce temps, le RW s'est rempli de passagers. Essentiellement des groupes de norvégiens organisés pour des excursions de la journée jusqu'à Molde. Et tous ces gens âgés se sont empressés d'occuper les meilleures places du pont panoramique ou du sun deck et passer tout leur temps à bavarder plutôt qu'à regarder le paysage !

10 h 00, le RW quitte le quai à l'heure prévue et entame la descente du Trondheimfjord. Durant presque deux heures nous naviguons entre les rives en pente douce du fjord. La région est fertile et de nombreuses fermes imposantes se sont installées près des berges verdoyantes pour y pratiquer l'élevage.

A l'embouchure du fjord, nous laissons le phare d'Agdenes à bâbord pour de nouveau faire cap vers le sud-ouest et continuons à naviguer au calme entre îles et continent. Et comme tous les après-midi depuis le début de cette croisière le ciel se voile de nouveau pour notre arrivée à Kristiansund. La ville, importante, est construite sur 3 îles reliées par des ponts. De la coursive, il est difficile de discerner à l'avance où se trouve le quai. Une heure d'escale, c'est suffisant pour que la majorité des passagers veuille débarquer en même temps ! La sortie du bateau est un peu fastidieuse et nous marchons jusqu'au môle situé en centre ville.

Kristiansund a beaucoup vécu de la pêche au cabillaud et de l'exportation de morue salée et séchée en Europe du Sud. Sur le môle, la statue en bronze d'une marchande de poissons confirme la vocation première de ce port. Les temps changent et Kristiansund vit maintenant davantage de la maintenance et du ravitaillement des plates-formes pétrolières implantées au large.

17 h 00, le RW s'éloigne de la ville en empruntant un dédale de chenaux avant de retrouver le large. Quelques rayons de soleil bienvenus réussissent à passer à travers la couche de nuages donnant à tout le paysage une curieuse teinte plombée. Un groupe de passagers est parti en excursion pour parcourir la Route de l'Atlantique, un itinéraire touristique empruntant une multitude de ponts pour passer d'une île à l'autre, et ils nous rejoindrons à l'escale de Molde. C'est pour cette raison que ce soir, le dîner est fixé à 19 h 00 : Potage au potiron, filet de flétan, mousse de fruits.

20 h 45, escale à Molde, petite ville située dans un large fjord, le Romsdalfjorden, fermé au sud par une vaste chaîne de 87 sommets enneigés. La ville s'étage sur une colline en pente douce et vue du bateau, elle paraît bien agréable et aérée. C'est la 3ème fois que nous y passons. Un peu d'animation dans la rue principale : un festival de jazz réputé commence demain, et les préparatifs vont bon train.

Cette ville est aussi connue pour être "la cité des roses". C'est sans doute pour cette raison que nous retrouvons alignées sur le quai toutes les palettes de tourbe que nous avions vues embarquer à Risøyhamn dans les Vesterålen. Le ciel est lumineux et la promenade sur le quai, avec le large fjord et les montagnes enneigées en arrière-plan, est des plus agréables.

21 h 30, alors que le RW commence juste sa manœuvre d'appareillage, le MS Polarlys arrive pour prendre sa place à quai, juste devant le RW qui continue à s'éloigner du quai. Les 2 bateaux, l'un derrière l'autre, manœuvrent ensemble à quelques mètres près, la proue du RW presque à toucher la poupe du Polarlys. Epoustouflant !

Et puis, le RW plutôt que de gagner directement le milieu du fjord, va se déhaler bien parallèlement au Polarlys. Y a-t-il 10 mètres entre les 2 deux bateaux ? Ce sont 122 mètres et 11 000 tonnes dont il faut maîtriser parfaitement la trajectoire, ce n'est pas rien. Au terme de la manœuvre, les deux passerelles de commandement qui débordent de la coque sont presque à se toucher ! Notre capitaine nous a apporté la preuve de son professionnalisme, du grand art !

23 h 10, le soleil tombe dans l'eau. Et cette nuit… il fera nuit !

Le départ de Molde... bord à bord avec le MS Polarlys

Jour 28 - Lu 13/07/2009 - Florø - Bergen



L'obscurité complète a fait que nous avons raté les escales de Ålesund, Torvik et Maløy.

C'est le dernier jour de la croisière et le rythme va être un peu bousculé pour préparer l'arrivée à Bergen. Nous devons libérer rapidement les cabines, donc faire les bagages dès le début de matinée et les sortir dans les couloirs. Cette contrainte va conditionner notre vie à bord jusqu'au débarquement, en gardant à portée de mains vêtements, appareil photo, ordinateur, etc…

07 h 45, dernière escale de la croisière à Florø. Un village à flanc de coteau dominé par une belle église en bois blanc dotée d'un superbe clocher. J-J débarque juste pour faire 2 photos, car le temps est trop limité pour aller au-delà des abords du débarcadère qui ne semblent pas caractéristiques.

Sous le soleil, le RW navigue au large de côtes plus basses ou d'îles plates abritant quelques maisons. En milieu de matinée, le bateau semble se diriger droit vers un groupe d'îles et d'îlots. Peu à peu, un passage semble se dessiner. Pas bien grand ! En décrivant une large courbe le bateau se présente face à l'étroit chenal entre deux îles, large d'une centaine de mètres, et qu'il franchit rapidement. Vu de la passerelle, c'est très impressionnant de voir le bateau passer à aussi vive allure dans un passage aussi étroit. Une fois de plus le Capitaine fait preuve de beaucoup d'assurance pour mener son navire.

Une demi-heure plus tard, bis repetita… Il va falloir passer au milieu de l'archipel de Sula, face à l'embouchure du Sognefjord. De loin le passage paraît encore plus étroit que le précédent. Le bateau ne ralentit pas sa vitesse. Brrr… On peut supposer que le capitaine sait ce qu'il fait et qu'il sait viser juste, car non seulement le Steinsundet est très étroit, mais de plus, il comporte plusieurs courbes.

A droite, un îlot de quelques mètres de hauteur, balisé par un petit phare avec une toiture octogonale rouge, à gauche la pointe basse d'une ile plus importante également balisé par un feu, et après une légère courbe, un troisième phare matérialise la sortie de chenal.

Cette passe est si étroite, qu'en sens inverse, un chalutier attend que nous ayons repris le large pour y entrer à son tour. Avec assurance, notre capitaine navigue sans ralentir à une dizaine de mètres de la roche côté tribord. C'est stupéfiant ! Au second phare, le bateau vire légèrement et continue sa route sans encombre. Ce capitaine est vraiment très, très fort. Il joue véritablement avec son bateau et en fait ce qu'il veut. Quelle maîtrise !

C'est habituel, en fin de matinée le ciel se couvre de gros nuages.

11 h 30, à cause du débarquement qui approche, l'horaire du déjeuner est avancé. Dernier buffet, où nous nous régalons encore une dernière fois de poisson et de fruits de mer. Il y en a une telle variété préparée de multiples façons. Comme l'hiver dernier, nous venons de faire une bonne cure de saumon. Y a pire !

Nous entrons dans le long fjord qui mène à Bergen. Il commence à pleuvoir… Tous les passagers se réunissent dans le salon panoramique du pont 7. A travers les grandes baies vitrées, chacun observe les berges du fjord. Nous quittons les fjords sauvages pour naviguer dans un fjord qui s'urbanise et s'industrialise à mesure que nous progressons. La grande ville approche.

A cause de la pluie, impossible de faire des photos sur la coursive, alors J-J se replie dans un salon plus calme pour rédiger l'un dernier mail du voyage et le charger sur une clé USB pour l'envoyer plus tard depuis une bibliothèque.

14 h 30, les collines qui enserrent Bergen sont largement construites de maisons multicolores, les hangars s'alignent sur les berges, quelques paquebots sont amarrés aux quais. Le RW ralentit, fait demi-tour et s'approche lentement du quai, au pied de l'Hurtigrutenterminalen, un bâtiment ultra-moderne et fonctionnel servant de gare maritime.

Le débarquement des passagers, bien organisé, se fait pont par pont. Depuis le pont 5, une large passerelle (genre aéroport), permet de gagner directement le terminal, retrouver les bagages et rejoindre un moyen de transport.

Pendant ce temps, J-J est descendu au pont 2 pour récupérer l'Espace. Comme prévu, il va falloir attendre que tous les autres véhicules aient quitté le bateau, ce qui est un long exercice de patience. La manutention n'est guère rapide puisqu'elle se fait voiture par voiture à l'aide d'un ascenseur qui permet de retrouver le niveau du quai. Première voiture garée en tête à Kirkenes, l'Espace est forcément la dernière à sortir à Bergen au bout d'1 h 50 d'attente.

Avant que notre voiture retrouve la terre ferme, Nelly s'est morfondue toute seule avec tous les bagages à main dans le terminal vidé de la majorité des passagers.

Sous la pluie battante, nous quittons l'emprise du terminal Hurtigruten et nous retrouvons, un peu désorientés, au cœur de Bergen. Entièrement pris en charge, nous avons vécu à bord du Richard With, six jours d'insouciance, désormais il va falloir vite reprendre nos habitudes de touristes itinérants et précaires !

16 h 10, pour éviter de nous rendre dans un terrain de camping éloigné de la ville, nous faisons d'abord un passage par le "Bobil Senter" (Bobil = camping-car, en norvégien), de Damsgårdsveien, connu de tous les camping-caristes. En réalité, c'est juste une aire asphaltée sans aucun équipement au milieu des entrepôts et des hangars du port. Triste à mourir ! Cet endroit n'est pas fait pour nous. Son seul avantage est qu'il permet de rejoindre le centre ville à pied, résolvant ainsi les problèmes de stationnement. Nous garons la voiture à proximité, sur une place gratuite, nous évitant également de passer plusieurs fois sous le même portique de péage urbain. Que d'économies !

Sous une légère pluie, nous rejoignons le centre en passant sur le grand pont de Puddefjordsbroen, surplombant le port, puis en traversant l'université. Du parvis de l'église catholique Saint-Jean, nous dominons tout le centre ville, qu'il faut ensuite rejoindre en descendant une forte pente. Nous trouvons au fond d'un grand jardin public la bibliothèque, d'où nous pouvons envoyer le mail relatant notre croisière. Cette formalité accomplie, nous nous rendons sur le port de Vågen, au marché au poisson de Torget.

Cette attraction locale est le point de convergence de tout ce que Bergen peut compter comme touristes. Et la réputation n'est pas usurpée. De jeunes poissonniers érudits et multilingues accrochent le client avec un savoir-faire extraordinaire et proposent à la vente et à la dégustation toutes sortes de produits de la mer. (Ces vendeurs semblent sortir tout droit d'une école de commerce, plutôt que du pont d'un chalutier… Et peut-être effectuent-ils un stage de vente ; en tous cas, ils sont très habiles et convaincants… !). Bien sûr, les alignements de saumons frais, de lieus, de flétans, de harengs, steaks de baleine, pattes de crabes royaux et autres attirent l'œil et c'est plutôt agréable à regarder. S'il y a du poisson frais sur les étals, il y a aussi beaucoup de produits transformés en usine. L'authenticité du lieu reste à démontrer, la seule certitude, ce sont les prix… exorbitants. Au milieu de ces étals, il y a aussi des stands qui proposent des sandwiches de saumon ou de crevettes bien appétissants que l'on peut consommer sur place. Le prix de vente est beaucoup moins digeste…

Nous déambulons dans le quartier de Bryggen, à qui Bergen doit sa renommée. Un alignement de bâtiments colorés en bois, séparés par des ruelles étroites, qui du temps de la Hanse servaient d'entrepôts, d'ateliers, d'habitations. Aujourd'hui, la plupart abritent des restaurants ou des boutiques de souvenirs. Nelly est à la recherche de la bonne affaire…

Nous poursuivons dans le quartier de Øvregaten, au-dessus de Bryggen. Des petites rues pavées partent à l'assaut de la colline, bordées de maisons blanches en bois dont les fenêtres sont toujours décorées d'objets divers qui doivent sans doute refléter la personnalité des occupants.

De retour sur le quai de Vågen, nous discutons avec un couple de Choletais très bavards qui circulent dans Bergen en vélo. Ils sont arrivés par la Suède en camping-car et pensent aller aux Lofoten, et bien sûr, sont stationnés au "Bobil Senter".

La pluie menace, et en rejoignant la voiture nous sommes pris sous un violent orage. Déjà bien trempés, nous nous abritons dans le hall d'un bâtiment de l'Université en attendant une accalmie. Nous sommes dans un piteux état en arrivant à la voiture.

20 h 00, arrivée à Nettsun à une vingtaine de kilomètres du centre de Bergen, au camping de Grimen, juste en bordure d'un petit lac. On nous attribue un emplacement plutôt étriqué où il y a juste assez de place pour l'Espace et la table de camping qui se trouve à moins d'un mètre de la berge du lac.

Grandeur et décadence ! Après avoir mené une vie de nantis à bord de l'Hurtigruten, dès ce soir nous retrouvons notre statut de manants. Après le luxe et le confort, c'est la misère. Il va falloir retrouver nos réflexes de campeurs, préparer les repas à l'arrière de l'Espace, dîner en plein air, déplacer tous les sacs et installer notre couchage, etc, etc…

Il y a encore quelques heures, nous avions toute une équipe de blondes pour nous servir ; ce soir, il va falloir tout faire avec une seule brune !

Sous un ciel plutôt bas, nous dinons au bord du lac, et c'est bien aussi.

Le petit matin à Florø

A suivre…

1ère Partie -- 2 ème Partie -- 4ème Partie

Nos vrais conseils pour la Malaisie/Singapour
by Fsimon · 2010-08-20 · 14 replies
Nous revenons de 3 semaines de Malaisie (juil/aout 2010), et nous voulons faire partager nos conseils ou nos opinions (nous sommes un couple de 36 ans sans enfant qui voyage pas mal en asie)

1 Singapour:

Nous sommes arrivés à singapour avant de monter sur Malacca, donc nous pouvons aussi en dire quelques mots...:) Nous sommes restés 3jours/2nuits - Pour nous l'essentiel c'est faire une virée sur une péniche le soir et prendre en photos la beauté de Singapour illuminé. A prendre sur Clark quay - Se ballader dans les quartiers indien et chinois (c'est assez rapide) - Se loger plutot vers bencoleen street, c'est assez central et animé. - Monter dans les nouvelles tours avec leur toit en planche de surf ! - Ne pas aller faire les zoo et en particulier celui de nuit, cest très décevant, et pas gratuit en plus. Vous aurez de meilleurs occasions pour voir des animaux... - Faites un tour au Rafles hotel, c'est le plus beau au monde, il est reconnu mondialement. Essayer leur cockail c'est bon! - Coté prix, tout est cher, voir plus cher que chez nous. Donc nous n'avons rien acheté. - Prenez le métro, on pourrait presque manger sur le sol , tout est propre ! - Pas d'arnaques et aucune en taxi. Les chauffeurs ont la recommandation d etre gentil avec les touristes. Il faut savoir qu'un touriste peut se plaindre de tt s'il le veut. Seul pays ou cela existe. - La nourriture est bonne mais les prix varis beaucoup donc n'entrez pas n'importe ou. Il y a des chaines très bonnes qui proposent des plats à 3 dollars. - Respectez bien les feu rouge à pieds...et regardez partout on roule à gauche. - N allez pas manger sur CLARCK QUAY au niveau des sea food, se sont de gros arnaqueurs, c'est super cher et pas bon du tout. D'ailleurs la rue derrière est pleine de bars à putes...

2 MALACCA: - une journée une nuit ca suffit ...croyez moi ;) Si c'est le we, le soir il y a le marché chinois dans les rues, c'est sympa. Sinon c'est assez rapide pour faire le tour. - Faites la petite balade sur la rivière c'est pas cher. - Coté restauration, le routard donne de bonnes adresses. - Pour les hotels souvent ils prennent plus et au check out ils restituent le trop perçu. - Pour y aller nous avions pris le car de singapour. D'ailleurs pour prendre le ticket, il est conseillé de le prendre la veille. (attention la boutique n'est pas dans le centre commecial mais à l'extérieur...)

3 Kuala lumpur: - Beaucoup dise KL dans les questions. - Loger dans le triangle d'or, c'est le mieux, central, animé, sympa et rassurant. - L'office du tourisme ne vous apprendra rien de mieux que dans les guides. - Ne prenez pas les hotels sur routard c'est dégueulasse, très sale et cher en plus :) - Pour 120 RM du propre, neuf et mur épai vous avez le yy38 et le radian, ils sont dans la meilleur rue pour dormir. - N'allez surtout pas au eight conseillé par le routard...c'est sale, vous entendez beaucoup les voisins, la douche est hyper crade. Les gérants sont sympas par contre. - C'est ici qu'il y a des massages thai, enfin ;) 60 RM de l'heure pour un body Que fait on la bas ? et bien il faut voir les tours petronas, marcher dans les quartiers tel le china town avec son marché. - Les taxis sont fortaitaires pour les touristes, compter 10 à 15 RM une course rapide. 30 RM de la grande station de cars au centre de KL. et 75 RM pour l'aeroport et PAS PLUS !!!!

4 CAMERON HIGHLANDS: - N'ALLEZ PAS AU TAMAN NEGARA !c'est un conseil d'ami. En effet, tout ceux qui ont fait cameron et taman le diront, taman est une arnaque à touriste , rien à voir, sentier pas aventureux, trop de touristes. - Il faut savoir qu'aux camerons tout le monde fait un treck en plus des visites indispensables des plantations de thé. C'est super beau à voir. - Par exemple nous avons fait un treck de 2 heures plus un cross en 4x4 sympa, et le lendemain la visite des thé. - Nous conseillons ILL view pour dormir, c'est une grande maison ancienne et rénovée avec une belle vue. prix sympas en plus. - Prenez une petite laine pour le soir ou le matin tot. Pas de treck en tongue c'est impossible ! ils vendent de bonnes chaussures pour presque rien la bas, n'en achetez pas en france. - A voir : la plus grande fleur du monde ! - Ou manger: peu importe, vous faites vite le tour , c'est petit la bas. - Attention: ils sont assez nonchalant, voir impoli et provoquant parfois. sauf ceux des excursions qui sont biens. - Parfois les bieres ne sont pas indiqués dans les menus, donc demandez directement au serveur (10 RM la bière) - Prenez un mer calme anti gerbe pour le car à l'aller et retour on ne sait jamais, ca tourne vraiment ;) attention le dernier car pour partir est à 1PM, durée 4h30 pour KL. Bien demander un car super vip car sinon vous tomberez sur le chauffeur de folie et aurez envie de rédiger votre testament ! ne plus il y a des vols de sacs - 2 jours 2 nuits ca suffit

5 PERHENTIAN:

KECIL - c'est simple, -de 30 ans dormez sur long beach, si possible aux extremités de la plage pour le calme. pour les autres , CORAL BAY au senja ou au shari la. - Au senja prenez see view obligatoire. Vous aurez une belle vue sur le coucher de soleil. Ceux de derriere sont crades. - Ah vous verrez ce nest du luxe...vous entendez vos voisins comme s'ils dormaient avec vous, les clims ont souvent des pb, c'est rustique, la lumiere passe entre les planches de bois!, les draps sont lavées à l'eau salé, beurk. donc faites au moins un seeview pour se récompenser. - On ne se bouscule pas la bas, on peut pas manger en dehors des heures de repas, il faut aller chercher soi meme le menu, et vérifiez bien l'addition...Sur long beach les restau sont vraiment à éviter, c'est dégueulasse. On vous conseille le mama sur corail bay par exemple ou celui au niveau du sentier sur coral bay. - Faites du snorkeling perso sur coral bay et d lagon, attention aux pieds, le snorkeling payant est à faire car pas cher sur cette ile. Sur long beach c'est la piscine, sans risque on peut nager. - Un vrai conseil, ne faites pas comme nous, mettez de la crème tout le temps meme s'il y a des nuages. J'ai été serieusement cramé alors qu'il y avait des nuages...et pourtant j'étais déjà bronzé. - Pour le sentier qui coupe long beach à coral bay, si vous n'avez pas de lampe la nuit, prenez votre appareil photo numérique ca marche aussi bien. - en résumé c'est l'ile pour le couché de soleil, ces cotés autentiques...et les prix

BESAR - ah enfin on dort mieux, les plages sont magnifiques, et en plus il y a des animaux...c'est le paradis. - Tous les hotels se ressemblent, mais le mieux c'est le tuna avec see view. Sinon vous avez le abdul, le cocohut (pas derriere surtout pas, car vous avez le bruit des transfo) Le P.I.R est le mieux mais trop cher, finalement le rapp qualité prix revient au tuna. Ils ont le meilleur restau de tout perhentian et leur club de plongé est excellent. - La bas il faut se ballader apres abdul il y a des km de plage deserte avec cocotier, la vous pouvez dire whaaaa! - Faites du snorkeling sur la plage de P.I.R car vous verrez plein de tortues rien que pour vous ! Et sinon après abdul il y a des poissons pret du bord! - Pour la plongé , ne pas hesiter, faites en , voir meme passez le padi. On vous conseille celui du tuna car les enseignants sont excellents, europeens, il y a meme un français, mais prenez si possible celui dont le prénom est FEZE, top top, après l'avoir connu vous aurez envie de faire de la plongé toute votre vie. - Ah oui , j'oublie, on déconseille de ramener un enfant de moins de 10 / 12 ans. Car s'il y a un pépin de santé et bien, c'est speed boat puis taxi, puis avion , puis taxi , en gros c'est trop tard :) - Nos astuces: allez marcher sur le sentier au niveau de cocohut ou juste au début de la plage du P.I.R, vous aurez la chance de voir les fameux singes, et regardez dans les arbres. - La bas on bronze, on se repose, on se ballade, et surtout on voit des poissons, des tortues, des requins gentils ! Mais vraiment, faites la plongé! - Un vrai conseil dites au chauffeur de taxi entre l'aéroport et les iles de conduire calmement , se sont des dingues, vous pensez mourir toutes les secondes. Le prix est de 74 RM. - Attention le dernier speed boat part à midi des iles. Eviter un vol à 17h par exemple! - Eviter les grosses valises, prenez des sac à dos. - Pour les filles , à besar les femmes ont de très beaux bikinis, évitez le 1 pièce speedo ;) - Sinon pensez bien à l'anti moustique, surtout quand vous prenez un sentier - sinon sur cette ile les gens sont gentils et ont cette fois ci le sens de l'accueil. - Pour air asia et les hotels reservez tot ! surtout les hebergements sur besar.

voila et bon voyage
Mon itinéraire de deux semaines en Thaïlande: est-il faisable?
by Amandineverm · 2010-08-11 · 67 replies
bonjour à tou(te)s,

je me rend en thailande pour la première fois avec une amie. nous sommes toutes les deux étudiantes. notre budget est plutôt serré mais on va dire que nous sommes prêt à faire des concessions. voyager sac à dos ne nous fait pas trop peur. nous avons fais pareil en Inde du nord (juillet), tanzanie (zanzibar) ....

nous comptons partir en avril du 9 au 23. sam 9 départ BRU dim 10 arrivée BKK à 8H donc journée tranquille à BKK et quelques visites j'ai fais la même chose à Delhi et m'occuper toute la journée m'a permis de direct m'acclimater au décalage.

lun11 départ le matin vers Ayutthai en bus (1h30 je pense) visite en aprem et nuit sur place mar 12 fin de la visite (si nécessaire) et en aprem départ vers Sukhothai (5h je pense ) notre but est d'arriver en soirée et de visiter le lendemain mer 13 visite et train ou bus fin aprem pour Chiang mai (5 ou 6h) jeu 14 trek ven 15 trek sam 16 chiang mai le soir nous prendrions un train (couchettes je n'ai pas trouvé les prix) vers BKK

dim 17 visite le long des canaux et marché flottant à BKK lun 18 vol à 10h du mat vers Phukhet arrivée à 12h30 plage mardi 19 farniente plongé mercredi 20 nous irons peut à Koh Phi phi jeudi 21 plage en soirée 22h vol retour vers BKK ven 22 visite de Nakhon Pathom et du pont de la rivière kwai isam 23 vol retour vers BRU

est possible ? voici l'itinéraire auquel nous avons pensé. toutes vos remarques pourront nous aider.
Îles Wadden à vélo (Pays-Bas): qualité des campings?
by Langenscheid · 2010-08-06 · 8 replies
Bonjour

J'aimerais louer un vélo à Amsterdam pour parcourir les îles de Wadden puis redescendre par Groningen avant de reprendre le train à Amsterdam.

Pour éviter d'avoir à réserver des hôtels, je pensais plutôt le faire en camping. Pour ceux qui y ont eu recours récemment, sont-ils nombreux et de qualité (douches propres, etc.)?

D'ailleurs, s'il existe un site recensant les campings du pays...

Merci.
Restaurants et randonnées dans les îles centrales des Açores?
by Libellule38 · 2010-07-25 · 9 replies
Bonjour Je pars pour un peu plus de 15 jours début août 2010 aux Açores. J'ai prévu de me concentrer pour un premier séjour sur PICO, SAO JORGE et FAIAL. (4-5 jours chaque île). J'ai déjà lu une bonne partie des messages concernant les Açores de ce forum et grapillé pas mal d'infos d'autant plus que les guides en français sont rares!

Je n'ai toutefois pas trouvé grand choses concernant les restos, si certains d'entre vous ont des bonnes adresses coups de coeur sur ces îles je suis preneuse!

Et concernant les randonnées, à part le site trails-Azores.com, certains d'entre vous ont ils d'autres pistes?

Merci d'avance
De Java à Lombok...
by Stepane · 2010-07-15 · 3 replies
Bonjour,

En partance dans quelques jours pour l'Indonésie (1 mois), où je compte tranquillement vadrouiller sur Java avant d'aller vers les îles de la Sonde, je voulais savoir ce qui est le plus simple depuis Java Est pour rejoindre Lombok... et en évitant Bali.

L'avion ? Depuis Surabaya ? Mais n'est-ce pas trop difficile en août sans avoir réservé ?

Et ensuite que me conseillez-vous sur les Iles de la Sonde ? Quelles destinations et comment les rallier ? J'ai cru voir que Flors était vraiment bien et on m'a conseillé Timor Ouest mais là ça risque de faire loin... J'ai quand même 1 mois en tout, cela devrait laisser un peu de temps... Et perso, je ne cherche pas que des plages.

Merci pour tous les conseils... pour un départ imminent !!
Quelle îles choisir en Polynésie-Française?
by Sandra0911 · 2010-06-26 · 66 replies
Bonjour, J'aimerais faire un séjour en polynésie et j'aimerais aller sur les ile de bora bora;morea et j'aimerais en faire d'autre mais je ne sais pas lesquel choisirs Pouvez vous m'aider?? Ce qui m'intéresse surtout c'est la plongée et voir des poissons (surtou dauphin, requin, raie) du corail et excursion sur des ile lagon..... Merci de m'aider
À la recherche d'une destination sur la côte est américaine
by Melimelo26 · 2010-06-20 · 7 replies
Bonjour à tous!

Nous sommes deux filles de 26 ans et nous désirons passer 5 jours sur la côte est américaine. Nous recherchons un endroit calme où les plages sont belles et pas trop bondées. On voudrait pouvoir visiter quelques villes ou villages aux alentours et faire un peu de magasinage. Avez-vous des endroits à nous suggérer à moins de 10h d'auto d'Ottawa?

J'ai déjà fait quelques recherches sur Hampton beach et Cape May. Sont-elles des villes qui valent la peine d'être visitées?

Un grand merci!
Retour de croisière sur le Splendour of the Seas du 1er au 8 mai 2010
by Reglisse68 · 2010-05-20 · 9 replies
De retour de croisière sur le Splendour of the Seas (rccl), voici un « petit » compte rendu (jour par jour pour ceux qui recherchent des informations pour une escale) de notre semaine de rêve !

Croisière Iles Grecques et Turquie du 1er mai au 8 mai 2010

VENISE :

Arrivée tôt le matin, un petit embouteillage d’une heure sur le pont de la liberté (merci au ferry qui charge très lentement les voitures au fond du port!), dépôt des bagages à 9h00, on se gare au parking puis on va s’enregistrer !

A 10h30 on part donc pour Venise à pied (10minutes) plutôt que d’attendre pendant 30 minutes la navette gratuite entre le port et la place Roma. Petit repas à Venise avec un couple très sympa partant de Venise mais sur le MSC puis retour au bateau pour embarquer.

DUBROVNIK :

Le bateau est assez loin de la vieille ville (40minutes à pied). Nous sommes descendus du bateau et nous avons retiré des kunas sur le port au distributeur (étape non obligatoire, vous pouvez payer en euro partout mais le taux de change n’est pas toujours avantageux… !). Juste à l’entrée du port, il y a un arrêt de bus de la compagnie locale « libertas » (bus orange). Les lignes 1 A B C et 3 ont pour terminus la vieille ville. Aller-retour à deux adultes nous avons payé 40 kunas (5,60€ après conversion). Il faut savoir qu’en taxi le prix est de 8€ par trajet. La RCCL propose des navettes à 5€ par personne et par trajet. La visite de la vieille ville a commencé par les remparts (2h en y allant cool et en faisant des pauses photos), le prix est de 70 kunas par personne. Juste une précision, il ne faut pas être un grand sportif pour visiter les remparts mais il y a cependant beaucoup d’escaliers !!! Après un repas vite fait (ce n’est pas très cher de se nourrir à Dubrovnik il faut juste savoir se perdre dans les ruelles), nous avons visité la vieille ville en elle-même (palais des recteurs, couvents, église). Retour au port par le bus.

KUSADASI (EPHESE) :

Le bateau est au plus près de Kusadasi. Nous avons visité le site d’Ephese le matin, puis manger sur le bateau, puis visite de Kusadasi. Pour le trajet Kusadasi-Ephese, vous pouvez prendre un taxi. Il ne faut pas hésiter à négocier, à l’entrée du port on nous a proposé 80€ aller-retour, finalement on a été à Ephese pour 50€ à 4 aller-retour. Vous pouvez trouver un peu moins cher soit en vous enfonçant dans la ville (assez loin quand même !) soit en marchant vers la gauche le long du port (à vous de voir si vous avez le temps…). Pour information la plupart des taxis sont des 7 places type fiat doblo (on peut y mettre 6 voyageurs) donc le prix total peut être partagé par 3 si on est trois couples. Une fois sur le site d’Ephese, il faut négocier le temps de visite (il propose 1H en général, c’est trop court ! Il faut 1h30 voire 2h si possible, pas plus). Nous conseillons de ne rien payer avant d’être de retour sur le port (Des passagers à bord ont payer 55 € juste pour l’aller et ont du se débrouiller pour retrouver un taxi pour revenir au port à un prix prohibitif étant coincé sur le site d’Ephese). Le site d’Ephese est très joli (compter 10 livres turques, 5 € par personne, à payer ou en livre ou par carte bleue, ils refusent les euros ou dollars). Concernant la visite de Kusadasi, rien de spécial à voir, beaucoup de magasin, QUE du faux, certes du « beau faux » mais ça reste du faux (Attention aux douanes de retour en Europe !). C’est très difficile de regarder quelque chose sans se sentir agressé, ce sentiment disparaît quand on s’enfonce plus loin dans la ville.

SANTORIN :

Debout très tôt (5h45) pour voir l’arrivée dans la baie au lever du soleil : magique ! Le bateau n’étant pas à quai, un système de navette locale est mis en place (pas les bateaux de sauvetage), il faut retirer ses tickets (gratuit) puis attendre que le numéro soit appelé. Super rapide, super organisation, nous n’avons pas attendu, au contraire on a du se laver les dents en trente secondes pour être dans les temps ! La navette vous dépose au pied du téléphérique (4€ le trajet par personne). Arrivés à Phira (en haut du téléphérique), vous trouverez un plan de la ville. Nous avons pris le bus local (1,60€ par personne et par trajet). Le premier bus est à 8h30 pour se rendre à Oia (avant cette heure les bus sont utilisés pour les trajets scolaires). Nous avons visité Oia (bien plus belle que Phira) en 1h30. La visite est linéaire, il suffit de marcher du début du village jusqu’au bout puis demi-tour. Très joli village, par contre beaucoup d’escalier en cul de sac si on veut s’éloigner de la rue principale ! Pour le trajet Oia-Phira nous l’avons fait à pied. La randonnée est de 13km, avec quelques belles montées (non ce n’est pas plat contrairement à ce qu’on pourrait penser !), terrain parfois glissant. Nous avons mis 3h30 pour la faire en s’arrêtant pour faire des photos, grignoter et boire (et oui au mois de mai 30°C et sur de la roche volcanique ça chauffe bien !). Cette randonnée permet d’avoir des vues splendides sur la baie, de voir quelques églises inaccessibles en voiture et de visiter les 2 villages près de Phira (moins touristiques). Nous recommandons des chaussures de marche (pas de tongs comme on a pu voir…), de la crème solaire, casquette, lunette de soleil et forcément de l’eau ! Le départ de cette randonnée est en haut d’Oia à côté de la station d’épuration (près d’une maison ayant la forme d’un moulin sans les pales), elle est matérialisée par des petits panneaux en bois indiquant le temps de marche et des carrés rouge et blanc avec un 1 (puis 2, 3, 4… selon les tronçons).La fin de la randonnée arrive à Phira en haut des escaliers (750 marches !) qui permettent de redescendre au port. Pour redescendre, nous avons opté pour l’escalier plutôt que les ânes ou le téléphérique. La descente est facile même s’il faut éviter les ânes et les déjections de ces derniers… Là aussi il vaut mieux éviter les tongs… ! Retour au bateau avec une navette.

CORFOU :

Nous sommes déjà aller à Corfou il y a deux ans (avec le même bateau). Nous avions visité le palais de Sissi (70€ aller retour en taxi, à mon avis on peut descendre à moins) et la vieille ville avec notamment le petit train. Cette fois-ci nous voulions visiter l’ouest de l’île. N’ayant pas assez de temps pour prendre les bus, ou louer une voiture nous avons acheté une excursion au bateau (« paleokastrista lakones and wine »). Paysage magnifique, visite d’un petit village nommé Makrades (que des commerces pour touristes mais vu comme c’est perdu on peut être quasi certain que certains produits viennent du coin et pas de Chine) et vue sur le fort Angelokastro et sur l’intérieur très vert de l’île. Les routes sont très étroites et déjà en mai il y a du monde ! Retour au bateau par le bus.

VENISE :

Le Débarquement express nous permet de garder nos valises jusqu’au matin du départ (à réserver à la réception jusqu’au jeudi). Il faut partir du bateau avant 7h30 ! Aucun problème vu que nous nous sommes levés à 5h30 pour voir l’arrivée à Venise (toujours aussi magnifique et déserte à cette heure là !). Pour ceux qui ne veulent pas faire un débarquement express, pas de souci, un système de couleur est mis en place pour récupérer ses bagages, peu d’attente ! Dépôt des valises dans le coffre de la voiture puis direction à pied la place de rome. Nous connaissons bien Venise, donc nous avions prévu d’aller voir les îles de Torcello et Burano (connaissant déjà celle de Murano). Achat de deux pass vaporetto (16€ par personne pour 12h) puis trajet place rome-fondamente nueve puis fondamente nueve-burano puis burano-torcello et visite de torcello (la seule chose d’intéressant est une belle église et son clocher, magnifiquement décorée le jour de notre passage pour un grand mariage). Puis trajet torcello-Burano et visite de Burano. L’île est très touristique mais c’est sympa quand même. Repas sur l’île puis direction Murano pour acheter des bonbons en verre, retour en vaporetto à la place Rome. Et enfin un peu de marche jusqu’à la voiture et retour chez nous après avoir payé le parking (10€ par jour).

LE BATEAU :

Nous savons que certains sont à la recherche d’informations sur les compagnies ou sur certains bateaux. Nous sommes partis deux fois avec la royal carribean sur le même bateau (splendour) : une organisation parfaite, la nourriture est excellente et extrêmement variée, tout est super propre, les gens sont « civilisés », spectacles de très bonnes qualités, pas de souci pour trouver un transat (même les jours en mer où en théorie tout le monde est sur le bateau !)… A partir de la deuxième croisière vous êtes « gold member » et vous avez droit à quelques avantages (minutes gratuites sur internet, soirée privée, réduction en magasin ou sur les boissons…) Le seul bémol sur cette compagnie, savoir « baraguiner » quelques mots d’anglais est indispensable même si certains documents sont en français (le journal de bord et les menus au restaurant notamment) et que certaines personnes parlent français (très peu !) ! Nous avons noté que (contrairement à il y a deux ans) côté cuisine la viande n’était jamais grillée au restaurant (dommage pour une côte de bœuf de super qualité…) par contre les dessert sont tous hyper bons ! Nous étions 6 français à la table et à chaque repas il y avait 8 ou 9 entrées, plats et desserts (vous pouvez en prendre autant que vous voulez !)

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous écrire !
Voyage à Dubrovnik en juin: studio, visites et restaurants? (Croatie)
by Kajolka · 2010-05-20 · 1 reply
Bonjour, après avoir visité le coin de Spilt et les îles en 2009, nous aimerions ( enfin) visiter Dubrovnik et ses environs ( îles de Mjet, gorges du Kotor au Monténégro.....) Nous sommes à la recherche de conseils pour l'hébergement ( studio), des visites.

On privilégie plutôt les transports en commun merci

kajolka
Circuit de trois semaines en voiture avec trois enfants en Malaisie
by Akh · 2010-05-13 · 5 replies
Bonjour,

Je n'ai trouve que tres peu d'informations sur le sujet

Nous envisageons de faire la boucle du pays (uniquement la peninsule) en 3 semaines, en juin, en famille avec 3 enfants, en commencant par KL

Quels etapes me conseillez vous?

Trouve-t-on facilement des hotels dans les villes moins touristiques?

Nous ne souhaitons pas faire de reservations a l'avance, hormis KL pour les premiers jours, car nous n'avons pas encore finalise notre circuit qui certainement sera modifie sur place en fonction de nos envies et decouvertes, trouvera-t-on malgre tout de la place "en dernieres minutes" dans les endroits tres visites comme par exemple Langkawi ou Perhentian?

Merci de vos renseignements
Voyage de deux semaines en Malaisie et plongée
by Bobergloune · 2010-04-30 · 12 replies
bonjour forumiste,

grace a vous tous jai fais laos, cambodge, vietnam, thailande....maintenant je fais reference a vous pour la malaysie....en deux semaines vous me suggerez quoi... je veux inclure de la plongee..

merci

bober
Quel budget pour voyager la République Dominicaine en sac à dos?
by Letarnais · 2010-02-25 · 11 replies
bonjour,

j'en ai marre de la grisaille de l'hiver et je suis en congés bientot, je prendrais bien un peu de soleil mais j'ai pas beaucoup de sous-sous pour prendre de l'all inclusive lol et ca m interesse pas d'etre fixé a un endroit. D'ou l'idée du sac a dos. Ce serait pour une durée d'une semaine vers fin mars avec arrivée a punta cana.

Je ne connais pas du tout ce pays et c'est pour celà que j'ai besoin de vous. Les gens sont sympas? Pas trop de soucis a se ballader tout seul hors des circuits touristique? J'aimerais savoir a quel budget je dois me preparer en dehors du billet d'avion. Mon but serait de voir ce qu'il y a a voir, de la plage, de la rando. Bref des vacances mais seul allant au gré du vent lol.

Ce pays me semble hyper hyper touristique non, est ce difficile de loger pas cher?j'imagine que le tourisme a tout envahi et fait grimper les prix?

Ca m'aiderai pour calculer mes frais de par exemple savoir le prix des bus locaux au km ; de savoir le prix moyen d'une nuit d'hotel avec le minimum syndical. Les prix moyens d'un repas de base.

Bref toutes ces petites choses qui font un voyage.

Si qqun a deja fait ca, ca serait cool de me donner des idées de circuits faisable en 7 jours sans qu'il y ait des journées entieres de bus.

merci d'avance
Séjour de six jours à Naples et dans les environs: lieux à ne pas rater?
by Poumablue · 2010-02-22 · 12 replies
Bonsoir à tous, amoureux de l'ailleurs !

Je viens ici demander conseil aux voyageurs qui connaissent la région de Naples car je pars dans 2 semaines et ne réussis pas à organiser mon périple de 6 jours (incluant le voyage AR).

Pourriez-vous svp m'indiquer les lieux à ne pas rater (je pense à pompeï, le vesuve, erculanum mais il y a sûrement bien d'autres trésors qui doivent m'échapper !), combien de temps rester à Naples (2 ou 3 jours ?), me confirmer que faire la côte amalfitaine - sachant que je ne serai pas véhiculée - serait trop juste au niveau du temps, et me dire, de Capri ou d'Ischia, l'île dont vous me conseillez la visite.

Merci beaucoup de vos réponse et de votre précieuse aide ! xuân an
Itinéraire en Grèce pour deux semaines?
by MarieNo795 · 2010-01-31 · 13 replies
Bonjour, Je suis Québécoise et j'aimerais visiter la Grèce pour deux semaines avec mon conjoint à la fin mai 2010. Auriez vous un itinéraire à me suggérer. J'ai un budget de maximum 3000$ canadien par personne. Des sites internet à me proposer? Merci!
Cherche équipiers pour la Thaïlande et la Malaisie à Noël 2010
by Grosvilain · 2009-12-18 · 10 replies
Skipper confirmé et son épouse cherche à partager un bateau trop grand pour deux (et pour des raisons de sécurité) avec, idéalement, un autre couple équipiers.

Expérience maritime non requise - bonne humeur exigée

Objectif : Les iles de la cote ouest Thaïlande (one way Pucket-Langkawi /Malaisie)

Type de navigation : Très peinard à cette période 2°N – 2/4 Bft

Durée et période : 15 jours - départ noël 2010

Frais : Location d’une cabine ou coque + participation aux frais (gasoil, eau, avitaillement)
Iles Kho Kood, Similan, Kho Phi Phi, Phuket
by Titmoon · 2009-10-14 · 19 replies
BONJOUR A TOUS. au secours

je suis nouvelle dans ce forum et j'ai besoin d'info pour organiser mon voyage en thailande en fevrier ou mars 2010. Je suis à la recherche d'îles où la mer est calme transparente où l'on puisse faire du snorkeling. Je n'aprécie guère les plages aménagées pleines de monde, je recherche plutôt la tranquillité et la beauté de la nature.

Je souhaiterais aller aux îles suivantes : kho Kood iles similan kho phi phi phuket et 2 ou 3 jours a bangkok avant de rentrer.

Est ce que quelqu'un peut me dire comment je dois faire pour aller dans ses îles est ce que je dois prendre un billet jusqu' à bangkok et une fois labas organiser sur place ou est ce que je dois prendre un vol pour phuket pour aller aux iles (notamment pour les similan) Comment je peux rejoindre les similan a kho phi phi, et kho kood. J'aimerais vraiment faire plusieurs iles rester 3 ou 4 jours dans chanque îles, je ne veux pas faire d'excursion d'une journée surtout si l'endroit vaut le coup. J'ai lu sur internet qu'en depart de phuket il y a plein d'excursion à faire mais je ne veux pas rester 15 jours à phuket mais au contraire voir le maximum, en avoir plein les yeux.

si vous avez des des îles à me conseiller je suis également preneuse.

merci de me dire si cest possible d'aller d'îles en îles similan a kho phi phi, ensuite kho kood, comment faire, et est ce que je dois reserver les hôtels sur place où à l'avance, si vous avez aussi des bons plans pour les hebergements, je ne recherche pas particulierement le luxe, je prefere privilégié les activités.

merci d avance
Croisière dans les îles françaises
by Annabeth · 2009-09-26 · 4 replies
Bonjour

J'aimerais savoir quelle crosière me conseillez-vous pour visiter le plus d'îles françaises au cours de la même croisière? Je suis ouverture à des croisières variant de 7 à 15 jours environ.

Merci

You might also like