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Mali: praticabilité à vélo du trajet Kayes-Bamako?
by Marcveto · 2009-10-08 · 2 replies
Hello,

Quelqu'un(e) peut-il me renseigner sur la praticabilite a velo du trajet Kayes - Bamako par Bafoulabe, Badoumbe, Toukoto, Kita le mois de novembre-decembre? j'ai appris que le trajet Kedougou - Kenieba par Saraya etait impraticable pendant ces mois-la a cause de la montee des crues...

Merci d'avance pour informations vecues!
Passeport ATA pour le Mali?
by Hall · 2009-10-08 · 2 replies
Bonjour svp es possible qu'on puisse me renseigner sur le passeport ATA je ne sais pas dutotu ce que sa veux dire mais comme je dois partir au mali en voiture on ma dis qu'il est conseiller d'avoir le passeport ata pour la voiture que sa evite beaucoup de formalité administratif je ne sais pas du tout alors svp si vous avez des infos pouvez m'en parler . merci beaucoup d'avance
Sortir à Bamako
by Matouaga · 2009-10-08 · 5 replies
Salut,

Je viens d'arriver sur Bamako et je cherche des gens dans la même situation pour sortir et decouvrir la ville. Je laisse mon numero:78.45.28.79

A + Mathieu
Le pays où le noir est couleur
by Eider · 2009-10-08 · 19 replies
Djenné

« Le pays où le noir est couleur »

Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.

Non, vraiment, cette approche était bien différente.

Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.

Bamako

L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.

Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.

Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.

Le départ vers Djenné

Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.

Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.

A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.

Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !

Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.

Djenné

Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.

Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.

Le marché de Djenné

Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.

L’eau à Djenné

Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.

Le barrage

La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.

« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »

Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :

« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».

Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.

Le pays dogon

Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.

Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :

« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »

Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.

Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.

Eider
Compagnie aérienne du Mali
by Manjakamad · 2009-10-06 · 16 replies
Qui a pris cette compagnie et qu'en avez-vous pensé? (sécurité, horaires...) Merci
Droits et obligations des locataires au Mali?
by Brunobé · 2009-10-05 · 1 reply
Bonjour, je suis touriste français a Bamako, je loue depuis qq temps un logement en ville. Les pratiques du propriétaire me semble plus que douteuse. Qq1 pourrait me renseignez sur les droits et obligations des locataire a bamako. merci
Distributeur d'argent à l'aéroport de Bamako?
by Isadid · 2009-10-04 · 9 replies
Bonjour,

Quelqu'un peut il me dire s'il y a un distributeur d'argent à l'aéroport de Bamako Cela me parait le plus simple, étant donné que nous atterissons le soir et nous repartons vers Mopti dès le lundi matin tôt en bus. Sinon, je pense que nous pourrons changer des euros à l'hotel, mais........

Merci
Aller aux chutes de Gouina en voiture de tourisme? (Mali)
by Jijipe · 2009-10-02 · 3 replies
Bonjour,

est-ce que quelqu'un pourrait me dire s'il est possible d'aller aux chutes de Gouina depuis Kayes en voiture de tourisme (en janvier). Où en sont les travaux de la route Kayes - Bafoulabé ?

Merci pour vos réponses.
Relier Ouahigouya (Burkina Faso) à Mopti par Bankass (Mali)
by Marchenchuch · 2009-09-30 · 10 replies
On envisage de relier Ouahigouya à Mopti , en décembre 2009, transport local.

La solution la plus (longue) et (confortable) est de faire le grand tour par Bobo Dioulasso. C'est long, onéreux et fatiguant d'autant qu'on connait une partie du trajet. L'autre solution est la piste par Bankass. en bon état jusquà Koro, après c'est nettement moins bon jusqu'a Bankass. On ne connait pas plus loin. C'est comment, Bankass Mopti?

On n'est pas douillets, mais 125 ans à deux, quand même.

A Mopti on souhaiterait aller jusqu'à Tombouctou par le fleuve. J'imagine que la Comanav ne circule plus à cette époque. Comment çà se passe en pirogue de transport, arrêt la nuit? Il y a des campements, ou tente (ou pas) sur la plage?

Merci de vos réponses.
Coût du trajet de l'aéroport de Bamako vers son centre-ville?
by Kikina21 · 2009-09-28 · 7 replies
Bonjour à tous ! 🙂

Nous sommes 2 étudiantes en Commerce devant effectuer un stage en Novembre 2009 à Bamako - Mali.

Dans le cadre de ce stage nous devrons effectuer le trajet "Aci Bako Djicoroni" - Aéroport international de Bamako tous les jours et cela aller-retour afin de nous rendre sur notre lieu de travail. Après de nombreuses recherches et de coup de fil sur place, on nous a dit que pour 1 mois cela nous coûterait 100€ par personne pour un trajet aller-retour en taxi. Pouvez-vous nous confirmer cela? Car ayant un budget d'étudiantes, nous ne pourrons pas nous permettre de voyager à ce prix là ! Nous cherchons donc d'autres solutions possibles : bus, navette, ... qui puissent être moins cher ! 😐

Merci d'avance !

Fatou & Christina
Points GPS des deux ambassades du Mali?
by Mamaléon · 2009-09-27 · 6 replies
Je dois me rendre au Mali en Novembre avec mon 4X4 et j'aimerai prévoir mes visas pour le Mali. Je pense pouvoir les prendre à Rabat ou à Nouatchock . Est-ce que quelqu'un connait les points GPS des deux ambassades? Merci d'avance!🙂
Hébergement chez l'habitant au Mali
by Domdeni · 2009-09-27 · 2 replies
Bonjour je cherche des possibilités d'hébergement chez l'habitant pour quelques jours ( Bamako, puis entre Bamako et Mopti le long du Niger) je suis aussi preneur de conseils, anecdotes, sur le transport en pinasses entre Koulikoro et Mopti Merci pour vos réponses 😉
Piste Kita-Bafing-Kenieba? (Mali)
by Jpfrene · 2009-09-27 · 5 replies
Bonjour. Au lieu de passer par Manentali pour rejoindre Kenieba , je voudrai passer par Bafing. Quelqu'un à t-il déja fait se trajet. Merci
Quoi voir dans le pays Dogon en trois jours?
by Jorgiousse · 2009-09-26 · 6 replies
Je parts à la fin du mois d'octobre au mali en voiture et je veux faire une visite au pays dogon mais je ne sais pas trop ce qu'il faut ne pas râter en trois jours.merci de me donner une piste pour ceux qui on déjà fait cela.
Mali: vie sur place, précautions sanitaires...?
by Markoa · 2009-09-26 · 26 replies
bonjour suite a mon ancien post ( résolu ) : les billets sont pris, le séjour sur place est organisé ( maaya voyage ) face a nous, maintenant tous les détails administratisf et tous les conseils des gens avisé s de ce forum pour nous préparer a ce voyage. on va laisser l'administratif a l'administration. je viens vers vous pour tous les autres petits conseils. vie sur place, précautions sanitaires, sac etc.....

que devons prevoir..etc.... (est il utile par exemple d'amener des aliments en conserve !!? ) autant de questions diverses pour un sujet que nous ne maitrisons pas du tout...

merci de toute votre aide mko
Partir vivre cinq mois au Mali
by Patata · 2009-09-25 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je découvre ce forum qui pourra nous être très utile je crois! Mon chum et moi, qui sommes du Québec, partons vivre au Mali de janvier à juin 2010. Mon chum a déjà été coopérant là-bas. Pour moi, ce sera ma première expérience. Pour l'instant nous n'avons pas de projet précis. Nous avons un peu d'argent de côté mais si nous pouvions nous trouver un travail là-bas, ce serait bien! La plupart des ONG du Québec offrent du travaille pour les moins de 30 ou 35 ans ou pour des projets d'un an et plus. Cela ne nous convient pas car nous avons 32 et 36 ans et ne voulons pas partir trop longtemps. (5 ou 6 mois). Nous oeuvrons dans le domaine des communications. Mon chum aimerait bien aider des stations de radio au Mali. Personnellement je suis ouverte à tout! Autant les communications que quelque chose de très différent, comme travailler sur une ferme, avec des enfants, ou dans les hôpitaux... Peu importe! De toutes façons, nous voulons nous rendre utile! Si nous ne trouvons pas de travaille comme tel, nous pourrions faire du bénévolat en échange d'hébergement...

Je sais, mon message n'est pas très clair! Mais en attendant que notre projet se concrétise, je lance une bouteille à la mer pour savoir si vous pourriez nous aider à trouver du travaille ou quelque chose que nous pourrions faire pour aider!

Idéalement, nous préférons habiter dans un village et non dans une grande ville (mais à proximité serait bien).

Merci beaucoup!
Voyage de Ouarzazate à Tombouctou en cinquante-deux jours
by Edtortue · 2009-09-23 · 2 replies
Bjr,

Croyez vous qu'il soit possible de se joindre à une caravane pour allez de Ouarzazate à Tombouctou ? Cela existe t' il encore ? 😛

Ou comment trouver des chameliers qui accepteraient de nous accompagner ?

Merci

Ed
Voyage au Mali: trajet depuis la France?
by Markoa · 2009-09-23 · 24 replies
Bonjour, tout le monde. C'est parti, le choix est fait . ce sera le Mali. Le trajet sur place est fixé . il nous manque le trajet depuis la france . et c'est là que ca se corse!

et c'est pour cela que je me retourne vers vous tous et toutes. avez vous des pistes pour nous guider dans le choix et 'lachat de nos billets pour ce voyage, depuis la france ? ( nous sommes 4 )

certains nous ont parlé de faire France-Senegal et de là faire le trajet "sur terre" vers le Mali ( notre destination etant Bamako )

votre avis sur cette possibilité ? sinon le direct France ( bordeaux ou paris , voire Bilbao ( nous habitons en pays basque)) en avion est il possible sans avoir ces tarifs hallucinants que j'ai pu trouver ( aux alentours de 4000 €, pour 4 )

voila voila merci pour vos avis et votre aide

marko
Lignes de bus directes Ouagadougou - Gao (Mali)?
by Riziere · 2009-09-22 · 6 replies
Bonjour !

J'arrive à Ouagadougou fin novembre et je souhaiterai pouvoir remonter en bus jusqu'à Gao.

Je voulais savoir s'il existait aujourd'hui des lignes de bus directes entre ces deux villes et qu'elles en étaient les conditions : compagnies, horaires, durée etc.

Comment est la route depuis Ouaga ?

J'ai déjà fait plusieurs A/R en bus entre Bamako et Gao, donc je connais un peu mais le Burkina c'est une découverte ! :o)

Merci d'avance pour vos précieux conseilles !
Où sortir le soir à Bamako?
by ImadBz · 2009-09-22 · 5 replies
Bonjour à tous!

Quel endroit me recommandez vous pour sortir le soir à Bamako, faire la fête dans une ambiance saine (pas de bars à p**** ou de rue princesse). Plutôt un endroit prisé par la jeunesse locale et les expats

Merci!

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