Results for "Annapurna+|+7+>+1"
2161 results found.
Kang Guru: alpinistes disparus dans le massif des Annapurnas English translation pending
Quelqu'un a t'il plus d'infos sur les alpinistes qui ont disparus dans le massif des Annapurnas ?😕🙁
7 francais et 11 nepalais apparemment pris ous une avalanche dans la zone de Manang
Apparemment les conditions climatiques sont deplorables avec de la neige a Manang ?
Choix d'un trek au Népal en février/mars English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons pour 1 mois 1/2 en Inde du nord et au Népal en février/mars. Nous serons au Népal début mars et nous envisageons un trek de 10 jours transports inclus depuis KTM ou Pokhara, ce qui ramène le nombre de jours de marche proprement-dit à 7 ou 8 jours. Je me suis déjà bien renseigné sur le forum et auprès de diverses agences locales recommandées par des membres de VF. Nous avons 60 ans, ma femme et moi, sportifs avec une bonne condition physique pratiquant depuis longtemps et régulièrement des activités comme la course à pied, le vélo en itinérance et la randonnée chaque semaine. Mon problème : je n'arrive pas à me décider entre un trek sur le balcon des Annapurnas (7 jours de marche dont 2 petites journées de 3 à 4 h) et la vallée du Langtang (7 jours de marche sans compter l'ascencion du Cherko-ri qui représente 1 jour de +). Je ne compte pas non plus bien sûr le trajet AR en bus KTM - Syaru Besi soit 2 jours. Si l'un d'entre-vous connait les deux, lequel faut-il privilégier (beauté et variété des paysages et du parcours, vue sur les hauts massifs, fréquentation...) sachant que nous ne retournerons sans doute pas au Népal une seconde fois. Merci pour vos avis Daniel
Nous partons pour 1 mois 1/2 en Inde du nord et au Népal en février/mars. Nous serons au Népal début mars et nous envisageons un trek de 10 jours transports inclus depuis KTM ou Pokhara, ce qui ramène le nombre de jours de marche proprement-dit à 7 ou 8 jours. Je me suis déjà bien renseigné sur le forum et auprès de diverses agences locales recommandées par des membres de VF. Nous avons 60 ans, ma femme et moi, sportifs avec une bonne condition physique pratiquant depuis longtemps et régulièrement des activités comme la course à pied, le vélo en itinérance et la randonnée chaque semaine. Mon problème : je n'arrive pas à me décider entre un trek sur le balcon des Annapurnas (7 jours de marche dont 2 petites journées de 3 à 4 h) et la vallée du Langtang (7 jours de marche sans compter l'ascencion du Cherko-ri qui représente 1 jour de +). Je ne compte pas non plus bien sûr le trajet AR en bus KTM - Syaru Besi soit 2 jours. Si l'un d'entre-vous connait les deux, lequel faut-il privilégier (beauté et variété des paysages et du parcours, vue sur les hauts massifs, fréquentation...) sachant que nous ne retournerons sans doute pas au Népal une seconde fois. Merci pour vos avis Daniel
Annapurna Circuit Trek from March 7 to 26, 2025
Hello,
We’re looking for participants to join us on the Annapurna Circuit trek from March 7 to 26, 2025. If you’d like to team up and hike this loop together, get in touch!
Have a great day and see you on the adventure trail!!!
Aventure
L'Annapurna Dhaulagiri Community / Khopra Trek ou le Mardi Himal? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me rends au Népal et compte entreprendre lors de mon séjour, un trek ( fin février/début mars) sur une douzaine de jours au max, voire un peu moins, ce ne serait pas dérangeant. J'ai laissé de côté certains circuits ( tour de l'Annapurna, le sanctuaire, l'EBC...), considérant la saison, l'altitude et l'enneigement, et aussi le fait que je veuille marcher sans guide.
Mes recherches m'ont conduit vers 2 idées.
Première idée: les balcons sud de l'Annapurna, les bien nommés Muldai, khopra danda, Poon hill et Mohare danda. ce trek s'apparente à celui du khopra ridge/danda ou de l' Annapurna dhaulagiri community, avec peut être une ou deux variantes personnelles.
Deuxième idée: le mardi himal trek, sur lequel pour l'instant, je n'ai que quelques infos.
J'aimerais avoir vos commentaires, avis, préférences sur ces 2 idées. En quoi ces deux itinéraires pourraient ils être différents en termes d'ambiances, de paysages, etc...?
j'y vais dans le but de marcher, admirer les panoramas, prendre le pouls des sentiers et de la montagne, apprécier le temps qui passe ainsi que tout ce qui s'offrira à moi. je veux dire par là que le défi sportif n'est pas à l'ordre du jour, même si je ne suis pas bien sûr contre le fait de crapahuter un peu...L'effort, oui. La vitesse, non. 🙂
Merci d'avance pour votre aide et votre contribution,
Nico
Je me rends au Népal et compte entreprendre lors de mon séjour, un trek ( fin février/début mars) sur une douzaine de jours au max, voire un peu moins, ce ne serait pas dérangeant. J'ai laissé de côté certains circuits ( tour de l'Annapurna, le sanctuaire, l'EBC...), considérant la saison, l'altitude et l'enneigement, et aussi le fait que je veuille marcher sans guide.
Mes recherches m'ont conduit vers 2 idées.
Première idée: les balcons sud de l'Annapurna, les bien nommés Muldai, khopra danda, Poon hill et Mohare danda. ce trek s'apparente à celui du khopra ridge/danda ou de l' Annapurna dhaulagiri community, avec peut être une ou deux variantes personnelles.
Deuxième idée: le mardi himal trek, sur lequel pour l'instant, je n'ai que quelques infos.
J'aimerais avoir vos commentaires, avis, préférences sur ces 2 idées. En quoi ces deux itinéraires pourraient ils être différents en termes d'ambiances, de paysages, etc...?
j'y vais dans le but de marcher, admirer les panoramas, prendre le pouls des sentiers et de la montagne, apprécier le temps qui passe ainsi que tout ce qui s'offrira à moi. je veux dire par là que le défi sportif n'est pas à l'ordre du jour, même si je ne suis pas bien sûr contre le fait de crapahuter un peu...L'effort, oui. La vitesse, non. 🙂
Merci d'avance pour votre aide et votre contribution,
Nico
Sanctuaire des Annapurnas en autonomie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons partir à 2 pour le Népal du 21 octobre au 6 novembre prochain. Tout d'abord, nous aimerions avoir des échos sur la situation actuelle. Certains voyageurs y sont allés récemment? Nous avions en tête de réaliser le circuit du sanctuaire des Annapurnas, le grand tour étant d'un niveau sûrement bien supérieur au nôtre. Notre budget ne nous permet pas de partir avec un guide, c'est pourquoi nous aimerions avoir l'avis de personnes qui l'ont déjà effectué. Sur internet, nous avons repéré:
1 - Pokhara - Tirkhedhunga
2 - Tirkhedhunga - Ghorepani
3 - Ghorepani - Poon Hill - Tadapani
4 - Tadapani - Chomrong
5 - Chomrong - Dobhan
6 - Dobhan - Machhapuchhare Base Camp
7 - MBC - Camp de base de l’Annapurna- Dobhan
8 - Dobhan - Chomrong
9 - Chomrong - Landrung
10 - Landrung - Dhampus
11 - Dhampus - Pokhara - Katmandou
Est-ce réalisable en 12 jours? Il y a t'il des points de vue, lieux ou lodges à ne pas manquer?
Merci beaucoup pour votre aide,
Mallorie.
Nous souhaitons partir à 2 pour le Népal du 21 octobre au 6 novembre prochain. Tout d'abord, nous aimerions avoir des échos sur la situation actuelle. Certains voyageurs y sont allés récemment? Nous avions en tête de réaliser le circuit du sanctuaire des Annapurnas, le grand tour étant d'un niveau sûrement bien supérieur au nôtre. Notre budget ne nous permet pas de partir avec un guide, c'est pourquoi nous aimerions avoir l'avis de personnes qui l'ont déjà effectué. Sur internet, nous avons repéré:
1 - Pokhara - Tirkhedhunga
2 - Tirkhedhunga - Ghorepani
3 - Ghorepani - Poon Hill - Tadapani
4 - Tadapani - Chomrong
5 - Chomrong - Dobhan
6 - Dobhan - Machhapuchhare Base Camp
7 - MBC - Camp de base de l’Annapurna- Dobhan
8 - Dobhan - Chomrong
9 - Chomrong - Landrung
10 - Landrung - Dhampus
11 - Dhampus - Pokhara - Katmandou
Est-ce réalisable en 12 jours? Il y a t'il des points de vue, lieux ou lodges à ne pas manquer?
Merci beaucoup pour votre aide,
Mallorie.
Trek des Annapurnas en novembre 2008 (Népal) English translation pending
28 octobre
Arrivée à Kathmandou après un vol paisible et une escale pas si reposante à Delhi. Delhi, c'est sûrement joli, mais quand on y arrive à 2 heures du mat', fatigué, qu'on doit chercher un hôtel et surtout supporter la pollution, alors forcément on trouve pas ça si joli. Bon, on y retournera à la fin des vacances, et j'espère qu'on repartira avec une image plus positive.
L'arrivée à Kathmandou s'est bien mieux passée, faut dire que j'avais "réservé" un guide à l'avance, qui s'est bien gentiment chargé de tout nous organiser, et en particulier la prise en charge dès l'aéroport.
Mais revenons à la genèse de ce voyage. Il y a environ une année, l'envie m'a pris de faire un tour du monde, comme ça, juste pour voir. J'avais d'ailleurs investi pas mal de temps pour concocter un bel itinéraire: Inde et Népal, Thaïlande, Cambodge, Indonésie, Australie, Nouvelle-Zélande, Chili, Bolivie, Brésil. Or, la crise financière m'ayant touché avant tout le monde, il a fallu quelque peu redimensionner le parcours, et se contenter pour l'instant de la première étape, c'est-à-dire Népal et Inde. Ma tendre épouse étant ravie de connaître l'Inde, elle a accepté sans autre le trek que je lui ai "imposé" au Népal: le tour des Annapurnas suivi du sanctuaire des Annapurnas.
29 octobre
Deuxième jour au Népal. Le décalage horaire ne m'affecte pas trop, par contre ma douce a plus de peine. Ce qui est un peu étrange, c'est de voir le soleil se coucher à 16h45, et le jour se lever à 5h45 déjà. Ces jours-ci, il y a de grosses fêtes au Népal, mais ne me demandez pas de me souvenir des noms... Toujours est-il que l'ambiance est à chaque coin de rue. Le soir avant, notre guide nous a invité à une cérémonie du Diwali, ou "fête des lumières", célébrée dans toutes les régions hindouistes. Forcément, les pétards explosent chaque 2 minutes, ça chante et ça danse sous l'hôtel, alors pour se reposer c'est dur, mais c'est sympa de voir comment ils font la fête dans ces contrées. Normalement, il y a un couvre-feu dès 23 heures, mais vu l'importance de la fête, les maoïstes donnent quartier libre. A propos d'hôtel, nous crêchons au Mandala, un gîte sympa de Thamel, le quartier touristique de Kathmandou.
Parlons un peu du budget. Le Népal et l'Inde sont bon marchés, c'est connu, même si on trouve des hôtels à 500 dollars la nuit... il en faut pour tous les goûts. Commençons par le vol. Après avoir mis de côté toute considération écologique, j'ai opté pour un Bruxelles-Delhi, via Zurich, avec Swiss. Prix pour 2 personnes A/R: 996€! Ça doit être difficile de trouver plus bas, à moins d'y aller à pied... A cela s'ajoute un aller simple Genève-Bruxelles à 80€ et une nuit à Bruxelles (59€), sans oublier le vol Delhi-Kathmandou à 150€ aller simple pour 2, soit un super total pour le vol Genève-Kathmandou à l'aller et Delhi-Zurich au retour de 1290€ pour 2.
A présent le trek. Trouvé chez l'agence "Far Above the Clouds" (www.farabovetheclouds.com), un trek de 26 jours comprenant 1 guide, 1 porteur, 3 nuits à Kathmandou, le permis de trek, le logement, la nourriture et le transport durant le trek, le tout pour moins de 2000 dollars, pourboirs inclus. Nous ne payons que les boissons (autres que le thé) et la nourriture "extra" (en-cas, desserts, ...).
30 octobre
Début du trek. Long voyage en bus (~ 7h) de Kathmandou à Besishahar. Le climat est sympa dans cette ville située à 760 m, même si sur les crêtes environnantes de gros nuages à l'aspect pas sympa du tout grossissent à vue d'oeil. Si on pouvait éviter d'avoir la pluie pour le premier jour de marche, ça serait gentil. J'ai acheté une carte avec pleins d'indications utiles ("Long Hot Climb", "Fields of Marijuana", ...) pour me situer tout au long du parcours et pour écrire les noms plus ou moins juste.
31 octobre
Anniversaire de mon aimée, et un beau cadeau d'anniversaire: un départ tranquille sous le soleil. Étape du jour: Besishahar – Nadi Bazar (930 m). On traverse les premiers ponts suspendus, ponts en bambou et rivières sans pont, le tout au milieu d'une végétation exubérante, de riches forêts et des rizières. Le paysage est évidemment magnifique. Nous longeons la rivière Marsyangdi Nadi, qu'on suivra d'ailleurs jusqu'à Manang. L'étape du jour étant courte, nous sommes arrivés à 11h30 à Nadi Bazar, et avons profité de l'après-midi pour nous doucher, laver nos affaires et discuter de culture, religion et langues avec le guide. La nuit vient de tomber, et depuis la chambre du lodge j'assiste à un magnifique clair de lune sur fond ocre, l'étoile polaire couronnant cette fresque divine. Ah, et cet après-midi, j'ai aperçu les premiers 7000 du trek: la chaîne du Manasalu. Superbes montagnes, qui paraissent si proches et sont pourtant 6000 mètres plus haut!
Parlons formalités administratives. Pour l'Inde, facile: on remplit la demande dans son pays, on paie 80 CHF, on envoie la demande, le passeport et des photos par la poste à l'ambassade, et une semaine plus tard on reçoit son passeport avec le joli visa indien valable 6 mois à partir de la date d'émission (donc il ne faut pas s'y prendre TROP à l'avance), avec entrées multiples. Pour le Népal, encore plus facile. A l'aéroport de Kathmandou on remplit le formulaire mis à disposition, on paie 40 dollars, on donne deux photos et on obtient un visa assez moche valable 30 jours.
1 novembre
Aujourd'hui, Nadi Bazar – Jagat (1300 m). Il fait beau, il fait chaud, même très chaud au soleil. Je me suis d'ailleurs offert un Fanta tout frais lors du repas de midi, qui a super bien passé. L'étape a duré environ 6 heures, dans des paysages toujours magnifiques. La vallée est de plus en plus encaissée, les ravins toujours plus vertigineux. Jagat est d'ailleurs niché sur un promontoire. Le lodge est sympa, il y avait même du Swiss Rösti au menu. Ce sera tout pour aujourd'hui, je suis crevé, et j'ai besoin d'une bonne nuit de sommeil!
2 novembre
Jagat – Dharapani (1860 m). Longue et dure journée. Nous sommes partis vers 7h30, comme d'habitude, mais peu après le départ ma chérie s'est sentie mal, et nous avons fait une longue pause. Heureusement qu'il fait toujours très beau. Un ciel bleu à faire pâlir un Schtroumpf! Cette étape est caractérisée par de nombreuses montées et descentes, ce qui à la longue fatigue... Le plus beau moment de la journée fut l'arrivée à Tal. La vallée, étroite jusque là, s'élargit subitement et le torrent déchaîné se mue en paisible rivière, le tout dans un cadre enchanteur. Nous avons dîné (déjeuné donc) à Tal, qui se trouve à mi-chemin de notre but. Or il était déjà 14h... Après Tal, c'était tout de suite moins drôle: le soleil qui disparaît derrière les montagnes, un vent frais persistant, et finalement des successions interminables de montées et descentes. A 17h, c'est-à-dire à la nuit tombée, nous arrivons enfin à Dharapani.
Parlons confort. Tout au long du trek, on trouve de nombreux endroits pour se loger ou se restaurer. Les lodges, ou guest houses, ou hôtels sont en général de bonne qualité. Certaines étapes regorgent de lodges, alors que d'autres n'en offrent que 1 ou 2, et il faut prendre en compte cela au moment de préparer son trek. En plus des chambres privées, la majorité des hôtels situés au-dessous de 3800 m offrent l'eau chaude (chauffée au soleil). J'ouvre une parenthèse. Bien qu'ils annoncent fièrement 24/24h de douche chaude, en pratique c'est un peu différent, et la raison est simple: tant qu'il y a du soleil, il y a de l'eau chaude, mais une fois la nuit tombée, la réserve d'eau chaude se limite à la quantité déjà chauffée, qui se situe autour des 200 – 300 litres. C'est plus que suffisant pour un usage normal, mais le problème est que certains trekkeurs aux mains délicates et au respect d'autrui inexistant lavent leur linge sale avec l'eau chaude des douches... Il suffit qu'un groupe de ces malotrus arrive avant vous au lodge, et vous pouvez faire une croix sur l'eau chaude... Fin de la parenthèse.
3 novembre
Dharapani – Chame (2670 m). Malgré le dénivelé plus important, cette étape était bien plus régulière et par conséquent agréable que celle de la veille. Nous avons bifurqué vers le nord-ouest et commençons à passer "derrière" la cordillère des Annapurnas. Le ciel est toujours à faire pâlir un Schtroumpf, et cela nous permet d'admirer la chaîne du Manaslu dans toute sa splendeur, et en particulier notre premier 8000: le Manaslu himself! C'est la seule étape du trek qui offre un tel point de vue, donc réservez le beau temps! Chame étant la capitale du district, on trouve des magasins, des cafés internet, des bars, une banque et pleins de trucs plus ou moins utiles.
4 novembre
Chame. Jour de repos. Cette journée de repos n'était pas prévue dans le programme initial, mais vu qu'on est flexible, et pour que ma chérie se soigne totalement de son mal de gorge avant d'atteindre les régions plus froides, on a décidé de rester un jour à Chame. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'on a choisi le bon jour, vu qu'il a plu toute la journée. Comme ça on est resté au sec, on s'est bien reposé, et demain on franchira les 3000 mètres en forme et, espérons-le, sous le soleil.
Un avantage du logde dans lequel nous sommes, le Mandala, c'est que les prises suisses à deux tiges fonctionnent dans l'embout népalais, donc on en a profité pour recharger les batteries de l'appareil-photo.
5 novembre
Chame – Lower Pisang (3200 m). Notre moral est comme le temps: au beau fixe! Cette journée justifie à elle seule notre venue au Népal, et ce trek: un paysage splendide, des pics enneigés, des forêts de pins, des rivières, des temples, le tout sous un soleil radieux. L'étape était facile: les 500 mètres de dénivelé se sont à peine faits sentir, et à 14h nous arrivons à Lower Pisang. Après avoir pris une douche fraiche et mis nos habits à sécher, nous montons à Upper Pisang, situé 100 mètres plus haut, et qui nous offre une vue imprenable sur l'Annapurna III. On y trouve également une Gurkha, ou temple bouddhiste, superbe et richement décoré. Grâce à notre guide et à notre porteur, nous apprenons mille choses sur la culture, les religions, les us et coutumes du Népal. Demain, nous irons jusqu'à Manang, où nous resterons une journée.
6 novembre
Lower Pisang – Manang (3540 m). Toujours plus haut, toujours plus beau, voilà le résumé de la journée. Le temps est splendide et la route facile. Nous traversons des forêts de pins, et les 7000 et 8000 qui nous entourent sont toujours plus nombreux et plus proches. Le paysage est par endroits très désertique, toujours venteux. Nous rencontrons les premiers yaks du trek et leurs produits dérivés: viande, lait et fromage. Le fromage de yak est très bon, il ressemble au fromage de vache à pâte dure. Nous prenons une douche dès notre arrivée à Manang, puis nous mangeons un excellent repas. L'après-midi, nous lavons nos affaires, nous nous reposons, et déjà le soleil disparaît derrière l'Annapurna III.
7 novembre
Manang, jour de repos. Nous faisons une petite marche d'acclimatation au-dessus de Manang. Le temps est si clair que nous pouvons voir au loin l'Himlug et le Manaslu, distants de quelques 100 km! Au sommet de notre marche d'acclimatation, un paysage à couper le souffle nous attend! En contrebas, un lac glaciaire aux eaux turquoises nous invite à nous approcher, et de là, nous jouissons d'une vue spectaculaire sur le glacier et le pic.
8 novembre
Manang – Ledhar (4200 m). Journée tranquille, bien que l'altitude se fasse sentir. C'est étonnant, plus on monte, plus il fait chaud. Le ciel est d'un bleu foncé magnifique, et nous avons droit à un véritable été indien: un temps super clair, une température qui permet de se balader en short et t-shirt, et même la nuit il fait bon. En fait, le seul moment où il fait moins de 0°, c'est avant l'aube. Les 700 mètres de dénivelé nous apportent un léger mal de tête, vite disparu après une soupe à l'ail et une bonne nuit de sommeil.
9 novembre
Ledhar – Thorung Phedi (4450 m). Après 300 m de dénivelé et 3 heures de marche, nous arrivons frais et dispos à Thorung Phedi, notre ultime étape avant le col. Il est 11h quand nous arrivons, aussi avons-nous le temps de nous installer et de prendre un bon repas avec d'aller faire notre marche d'acclimatation.
Le temps est toujours aussi radieux, et avec les montagnes blanches de neige proches de nous, j'ai l'impression d'être posé à la terrasse d'un chalet des Alpes, par une belle journée d'hiver, cherchant en vain le moindre petit nuage, l'odeur de la crème solaire accompagnant la brise qui de temps en temps vient me rafraîchir.
10 novembre
Thorung Phedi – Muktinath (3760 m). Et ben voilà, THE big day est arrivé! Au menu, le plus haut col du monde (c'est pas moi qui le dit, c'est écrit sur la carte): le Thorung La, qui culmine à 5416 m! Ça n'allait pas être une partie de plaisir, et le programme annonce la couleur: il faut compter 8 heures de marche dans le meilleur des cas, 4 de montée, et 4 de descente jusqu'à Muktinath. Le réveil sonne à 2h45, et première bonne nouvelle: il fait grand beau. Enfin... il fait nuit mais le ciel est clair. Une fois le petit-déjeuner avalé, nous attaquons la montée, vers 3h45. La montée est éprouvante, heureusement il ne fait pas trop froid et le soleil ne tarde pas à nous réchauffer. Vers 9h, nous atteignons enfin le col, fatigués mais emplis d'un bonheur certain: 5416 m! Jamais nous n'étions allés si haut! Après avoir mémorisé sur carte digitale ces précieux moments, nous attaquons la longue et pénible descente qui nous mènera à Muktinath, quelques 1700 m plus bas. A notre arrivée, notre première douche chaude depuis 4 jours est la plus agréable des récompenses.
11 novembre
Muktinath – Jomsom (2720 m). Cette étape offre un magnifique paysage au randonneur: des collines désertiques, une large plaine alluviale, des sommets enneigés, bref, tout ce qu'il faut pour une journée de plaisir. Sauf que... sauf qu'il y a un élément qui pourrit le tableau: le vent. Un vent à décorner les yaks qui t'arrive de face et te balance des giboulées de sable et de poussière dans les yeux, le nez et la bouche. D'ailleurs, les trekkeurs qui arrivent à Jomsom doivent avoir mal au dos à force de marcher des heures courbés en deux. Nous, on a pas voulu faire rimer "marcher" avec "en chier", et par conséquent on a pris une Jeep de Muktinath à Jomsom, raccourci d'autant plus appréciable après l'étape du Thorung La! Que ceux qui tiennent absolument à marcher et qui pleurnichent parce qu'une route va être construite se rassurent: une bonne partie de l'étape peut être effectuée loin de la route, et d'ailleurs actuellement le trafic est d'une jeep chaque demi-heure au maximum. D'ailleurs, je peux annoncer en passant une mauvaise nouvelle pour les pleurnicheurs: une route est en construction entre Besishahar et Manang! Pourtant, pas de soucis: elle est loin d'être opérationnelle, et ne touchera le trek que sur environ 20% du parcours.
Parlons maintenant guides et porteurs. Nécessaire ou pas? Si on veut être simpliste, on peut dire que le guide n'est jamais nécessaire. Une carte, une boussole, voire un GPS, et hop! vous faîtes ce que vous voulez tous seuls, comme des grands. Par conséquent, si le but est d'aller bêtement de A à B, pas plus besoin de guide au Népal que dans le Sahara ou sur la lune... Pareil pour le porteur: inutile, vu que tout le monde est capable de porter une dizaine de kilos... Nous avons pris guide et porteur, et sommes plus que satisfaits de ce choix. Le guide non seulement nous montre le chemin, mais surtout nous apprend infiniment plus de choses sur le Népal que le ferait le Lonely Planet. Mais à part ça, l'avantage principal de prendre un guide réside dans la libération des détails ennuyants. On a beau marcher et transpirer à longueur de journée, on est tout de même en vacances, et pour nous vacances rime avec tranquillité d'esprit. Et le guide nous l'offre en se chargeant des nombreux détails potentiellement casse-pompes. Le guide nous indique toujours un très bon hôtel, s'occupe de commander les repas, vient nous avertir quand on peut aller manger, nous explique commet sera l'étape du lendemain, ... bref, le guide prend soin de nous, et on apprécie.
Quant au porteur, il soulage mon épouse d'un poids qui, pour elle, serait difficilement supportable plus de 4 jours. Le plus simple serait de partir avec 3-4 kilos, on a vu des trekkeurs le faire, mais comme on est plutôt du style à prendre trop que pas assez, on a apprécié l'aide du porteur, ainsi que sa bonne humeur. Et lui doit aussi apprécier, puisqu'il chante tout le temps et qu'il nous a dit que notre sac était le plus léger qu'il ait jamais eu à porter!
12 novembre
Jomsom – Kalopani (2530 m). Nous avons décidé de terminer notre trek en utilisant les jeeps, et ce pour les raisons – forcément subjectives – suivantes:
1) le paysage est certes magnifique, mais plutôt monotone en comparaison à la première partie du trek 2) le sentier suit la route à peu près fidèlement, donc on ne rate rien 3) la fatigue, légère mais tout de même présente 4) l'envie de passer quelques jours à Pokhara et Kathmandou tranquilles 5) le vent et la poussière fatiguent, et ils sont très présents sur ce tronçon
13 novembre
Kalopani – Tatopani (1190 m). Après avoir effectué en voiture le tronçon que beaucoup de trekkeurs définissent comme "le plus inintéressant du circuit", autrement dit Kagbeni – Kalopani, il est temps de reprendre notre bâton de pèlerin et d'avancer gaiment vers Tatopani à pied. Plus de vent ni de sable, ni trop de soleil en plein dans la figure, mais des forêts, un paysage plus vert et de la fraîcheur. Il fait toujours grand beau, et la route jusqu'à Tatopani est facile. Une fois arrivés à destination, nous allons détendre nos muscles fatigués dans les eaux thermales de Tatopani, fréquentées autant par des étrangers que par les népalis.
Parlons mendicité. Sur le circuit, vous serez très peu sollicités par les enfants, c'est-à-dire une voire au maximum deux fois par jour. "School pen", "sweet", "baloon" seront les articles les plus demandés. Alors que faire? Quand on voit ces braves mioches, la morve jusqu'au coin de la bouche et les cheveux pleins de terre vous tendre une main crasseuse en implorant votre mansuétude, il semble difficile de résister... Et bien il le faut! Ne rien donner, c'est le meilleur moyen de ne pas encourager la mendicité. Il y a de nombreux autres moyens de faire profiter les népalis de notre argent: prendre guide et/ou porteur, boire un thé dans les petits restos, choisir un restaurant à l'aspect plus humble pour son repas de midi, plutôt que le lodge super moderne où s'entassent déjà 20 touristes, acheter pâtisseries et autres articles produits sur place et non polluants (donc éviter d'acheter l'eau en bouteille mais la purifier soi-même ou la remplir dans les "safe water drinking station" que l'on trouve entre Tal et Ghasa). Pour dormir, les lodges modernes sont tout de même une garantie d'un certain confort, mais il n'est pas interdit de voir la chambre et de décider ensuite d'y rester ou non.
14 novembre
Tatopani – Ghorepani (2860 m). Mon épouse ayant déjà fourni un effort considérable au Thorung La, elle n'avait plus trop envie de se taper à nouveau 1700 m de dénivelé, et a continué sa route vers Pokhara avec le guide et le porteur par la route. C'est donc seul que je m'attaque au dernier plaisir du circuit: une longue montée qui doit m'offrir un panorama splendide sur la chaîne des Annapurnas ainsi que sur le Dhaulagiri (8172 m). Après 4-5 heures de marche, j'atteins Ghorepani, je me douche et décide de visiter les lieux. Ghorepani est très touristique, il faut dire que les touristes y arrivent de Tatopani ainsi que de Hile ou Tikhedhungga dans le but de se rendre au célèbre Poon Hill (3193 m), une colline qui surplombe le "village" et qui offre un panorama spectaculaire, l'idée étant de s'y rendre au lever du soleil. Après 5 minutes dans Ghorepani, je conclue que c'est vraiment touristique (librairies, souvenirs, café internet, boulangerie, ...) et que ça ne présente pas un gros intérêt. Par contre, vu qu'il n'est que 16h, je décide de repérer le chemin pour me rendre à Poon Hill, et finalement j'y vais, puisque ça n'est qu'à 30 minutes de montée.
Au sommet, un panorama extraordinaire me récompense de l'ultime effort de la journée! Je monte dans la tour et profite du paysage. Seules une dizaine de personnes sont présentes. Je pensais rester une dizaine de minutes puis redescendre, mais le coucher de soleil peint la chaîne des Annapurnas d'une couleur si magique que finalement, je passe plus d'une heure sur le Poon Hill, jusqu'à ce que le soleil ait disparu dans le lointain horizon indien, et que le dernier halo de lumière ait effleuré les flancs du majestueux Dhaulagiri. Heureux, je redescends à la nuit tombante.
15 novembre
Ghorepani – Phokara (820 m). Comme je l'ai dit précédemment, le "but" de Ghorepani, c'est le "lever de soleil au Poon Hill". On m'avait conseillé de partir à 5h du mat', mais après l'inoubliable coucher de soleil de la veille, j'ai pensé que le lever de soleil ne serait pas aussi beau et que je ne perdrais rien à rester au lit. En plus, la fenêtre de ma chambre donnant directement sur la chaîne des Annapurnas, j'avais un poste plus qu'agréable pour assister au lever du soleil. Oui mais... Et si le lever de soleil était vraiment aussi spectaculaire que tout le monde le dit? C'est vrai... personne ne monte à Ghorepani pour voir le coucher du soleil, non non non, on ne parle que du sunrise. J'ouvre les yeux, regarde ma montre, 6h du mat'. Je regarde par la fenêtre: soleil pas encore levé. Ok, pour éviter d'avoir des regrets, pour comparer "objectivement" un coucher et un lever de soleil, il faut monter à Poon Hill. Une fois la décision prise, je cours presque jusqu'à Poon Hill. 6h15, toujours pas de lever de soleil, mais c'est pour bientôt. Au fait, pourquoi ils conseillent de partir à 5h?? Je suis à mi-chemin... et tout s'arrête. Trois amis espagnols redescendent, alors que le lever du soleil n'a pas encore eu lieu. "Ben vous faîtes quoi les gars? Vous êtes malades?". "Non non", qu'ils me répondent, "c'est juste que là-haut, il y a au moins 200 personnes qui s'entassent, et ça n'a rien d'agréable...". Du coup, je m'arrête aussi, trouve un endroit sympa d'où observer seul le lever du soleil, et quand ce dernier arrive, il ne me fait absolument pas regretter d'être resté à mi-chemin. C'est beau, c'est sûr, mais de loin pas aussi beau que le coucher de soleil. Le matin, il n'y a presque aucun dégradé de couleurs, et en plus le Machhapuchhre reste dans l'ombre. Le seul qui s'illumine vraiment de belle manière, c'est le Dhaulagiri, mais il est autant bien illuminé à 11h, voire à 14h, le glacier en plus, et le meilleur endroit pour l'observer est encore Chitre, depuis le New Dhaulagiri Lodge.
Moralité, le lever du soleil au Poon Hill est un attrape-touriste, alors que le vrai spectacle est le coucher du soleil, destiné aux motivés qui, après 1700 m de montée, préfèrent continuer 400 m plutôt que de boire des bières au coin du feu. Ceux qui n'ont pas vu le spectacle du crépuscule au Poon Hill n'ont pas besoin de se lever tôt: dès 8h, c'est autant beau et il n'y a presque plus personne en haut.
Après deux ou trois photos, je redescends prendre mon petit-déj', puis j'entame la longue descente (3280 marches!) vers Naya Pul, d'où un bus me conduira à Pokhara pour y retrouver mon épouse, mon guide et mon porteur.
Cette escapade de deux jours en solitaire m'a donné un bref aperçu de ce que peut être un trek en individuel, sans guide ni porteur. Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ma nouvelle liberté. J'ai peut-être hésité un peu à certains croisements, mais il y a toujours des népalis serviables pour indiquer le bon chemin. En plus, on n'est jamais vraiment seul puisqu'à midi ou le soir on retrouve toujours des allemands, des anglais ou des français avec qui discuter. Je comprends mieux ceux qui partent seuls en trek, et si je reviens au Népal, je ferai un trek plus court mais sans guide ni porteur (et avec un sac plus léger...).
16 novembre
Pokhara. Un endroit sympa pour se reposer, moins pollué et chaotique que Kathmandou. Place au bilan.
Un jour de pluie sur plus de deux semaines de trek, et qui tombe en plus sur un jour de repos, ça confirme que début novembre est définitivement la meilleure période pour un trek dans les Annapurnas. Et il ne fait pas trop froid: jusqu'à Manang on monte en short et t-shirt, et de là on met les pantalons, mais dès que le soleil se lève il fait partout agréablement chaud, sauf s'il y a du vent évidemment.
Notre guide et notre porteur ont été d'excellents compagnons de voyage, et l'agence a été très professionnelle. Bien que nous n'ayons réalisé qu'une vingtaine des 26 jours prévus, je n'ai jamais pensé à me faire rembourser, mais l'agence nous a concocté un programme de 3 jours de visite dans la vallée de Kathmandou, tous frais payés.
La région et les paysages sont magnifiques, surtout depuis Chame, où l'on côtoie continuellement les géants de l'Himalaya. Il y a du monde, certes, mais je n'ai jamais eu l'impression d'une invasion de trekkeurs, et souvent nous avons marché durant plusieurs heures sans rencontrer un seul étranger. Le matin, vu que tout le monde part plus ou moins en même temps, il peut y avoir une sorte de queue-leu-leu de touristes, mais ça s'étire rapidement.
Le trek n'est pas trop difficile à condition d'avoir un peu d'entraînement. Les nombreux lodges permettent de faire de courtes étapes si nécessaire, sauf pour l'inévitable Thorung La... Ça vaut la peine de penser au porteur avant le trek, vu qu'il coûtera environ 70 euros pour 20 jours de trek, et 40 euros pour le tronçon Manang – Thorung La si on le prend à Manang. Au pire, il est toujours possible de louer un mulet pour se faire porter avec ses affaires au sommet du col, mais j'en ignore le prix.
Ne pas oublier d'aller écouter le speech (en anglais) sur le mal d'altitude à Manang à 15h, c'est gratuit et intéressant. On trouve également là une bonne clinique. En résumé, ce trek est magnifique et je le recommande chaudement! Un diapo en musique est disponible à cette adresse.
Bon trek!
Arrivée à Kathmandou après un vol paisible et une escale pas si reposante à Delhi. Delhi, c'est sûrement joli, mais quand on y arrive à 2 heures du mat', fatigué, qu'on doit chercher un hôtel et surtout supporter la pollution, alors forcément on trouve pas ça si joli. Bon, on y retournera à la fin des vacances, et j'espère qu'on repartira avec une image plus positive.
L'arrivée à Kathmandou s'est bien mieux passée, faut dire que j'avais "réservé" un guide à l'avance, qui s'est bien gentiment chargé de tout nous organiser, et en particulier la prise en charge dès l'aéroport.
Mais revenons à la genèse de ce voyage. Il y a environ une année, l'envie m'a pris de faire un tour du monde, comme ça, juste pour voir. J'avais d'ailleurs investi pas mal de temps pour concocter un bel itinéraire: Inde et Népal, Thaïlande, Cambodge, Indonésie, Australie, Nouvelle-Zélande, Chili, Bolivie, Brésil. Or, la crise financière m'ayant touché avant tout le monde, il a fallu quelque peu redimensionner le parcours, et se contenter pour l'instant de la première étape, c'est-à-dire Népal et Inde. Ma tendre épouse étant ravie de connaître l'Inde, elle a accepté sans autre le trek que je lui ai "imposé" au Népal: le tour des Annapurnas suivi du sanctuaire des Annapurnas.
29 octobre
Deuxième jour au Népal. Le décalage horaire ne m'affecte pas trop, par contre ma douce a plus de peine. Ce qui est un peu étrange, c'est de voir le soleil se coucher à 16h45, et le jour se lever à 5h45 déjà. Ces jours-ci, il y a de grosses fêtes au Népal, mais ne me demandez pas de me souvenir des noms... Toujours est-il que l'ambiance est à chaque coin de rue. Le soir avant, notre guide nous a invité à une cérémonie du Diwali, ou "fête des lumières", célébrée dans toutes les régions hindouistes. Forcément, les pétards explosent chaque 2 minutes, ça chante et ça danse sous l'hôtel, alors pour se reposer c'est dur, mais c'est sympa de voir comment ils font la fête dans ces contrées. Normalement, il y a un couvre-feu dès 23 heures, mais vu l'importance de la fête, les maoïstes donnent quartier libre. A propos d'hôtel, nous crêchons au Mandala, un gîte sympa de Thamel, le quartier touristique de Kathmandou.
Parlons un peu du budget. Le Népal et l'Inde sont bon marchés, c'est connu, même si on trouve des hôtels à 500 dollars la nuit... il en faut pour tous les goûts. Commençons par le vol. Après avoir mis de côté toute considération écologique, j'ai opté pour un Bruxelles-Delhi, via Zurich, avec Swiss. Prix pour 2 personnes A/R: 996€! Ça doit être difficile de trouver plus bas, à moins d'y aller à pied... A cela s'ajoute un aller simple Genève-Bruxelles à 80€ et une nuit à Bruxelles (59€), sans oublier le vol Delhi-Kathmandou à 150€ aller simple pour 2, soit un super total pour le vol Genève-Kathmandou à l'aller et Delhi-Zurich au retour de 1290€ pour 2.
A présent le trek. Trouvé chez l'agence "Far Above the Clouds" (www.farabovetheclouds.com), un trek de 26 jours comprenant 1 guide, 1 porteur, 3 nuits à Kathmandou, le permis de trek, le logement, la nourriture et le transport durant le trek, le tout pour moins de 2000 dollars, pourboirs inclus. Nous ne payons que les boissons (autres que le thé) et la nourriture "extra" (en-cas, desserts, ...).
30 octobre
Début du trek. Long voyage en bus (~ 7h) de Kathmandou à Besishahar. Le climat est sympa dans cette ville située à 760 m, même si sur les crêtes environnantes de gros nuages à l'aspect pas sympa du tout grossissent à vue d'oeil. Si on pouvait éviter d'avoir la pluie pour le premier jour de marche, ça serait gentil. J'ai acheté une carte avec pleins d'indications utiles ("Long Hot Climb", "Fields of Marijuana", ...) pour me situer tout au long du parcours et pour écrire les noms plus ou moins juste.
31 octobre
Anniversaire de mon aimée, et un beau cadeau d'anniversaire: un départ tranquille sous le soleil. Étape du jour: Besishahar – Nadi Bazar (930 m). On traverse les premiers ponts suspendus, ponts en bambou et rivières sans pont, le tout au milieu d'une végétation exubérante, de riches forêts et des rizières. Le paysage est évidemment magnifique. Nous longeons la rivière Marsyangdi Nadi, qu'on suivra d'ailleurs jusqu'à Manang. L'étape du jour étant courte, nous sommes arrivés à 11h30 à Nadi Bazar, et avons profité de l'après-midi pour nous doucher, laver nos affaires et discuter de culture, religion et langues avec le guide. La nuit vient de tomber, et depuis la chambre du lodge j'assiste à un magnifique clair de lune sur fond ocre, l'étoile polaire couronnant cette fresque divine. Ah, et cet après-midi, j'ai aperçu les premiers 7000 du trek: la chaîne du Manasalu. Superbes montagnes, qui paraissent si proches et sont pourtant 6000 mètres plus haut!
Parlons formalités administratives. Pour l'Inde, facile: on remplit la demande dans son pays, on paie 80 CHF, on envoie la demande, le passeport et des photos par la poste à l'ambassade, et une semaine plus tard on reçoit son passeport avec le joli visa indien valable 6 mois à partir de la date d'émission (donc il ne faut pas s'y prendre TROP à l'avance), avec entrées multiples. Pour le Népal, encore plus facile. A l'aéroport de Kathmandou on remplit le formulaire mis à disposition, on paie 40 dollars, on donne deux photos et on obtient un visa assez moche valable 30 jours.
1 novembre
Aujourd'hui, Nadi Bazar – Jagat (1300 m). Il fait beau, il fait chaud, même très chaud au soleil. Je me suis d'ailleurs offert un Fanta tout frais lors du repas de midi, qui a super bien passé. L'étape a duré environ 6 heures, dans des paysages toujours magnifiques. La vallée est de plus en plus encaissée, les ravins toujours plus vertigineux. Jagat est d'ailleurs niché sur un promontoire. Le lodge est sympa, il y avait même du Swiss Rösti au menu. Ce sera tout pour aujourd'hui, je suis crevé, et j'ai besoin d'une bonne nuit de sommeil!
2 novembre
Jagat – Dharapani (1860 m). Longue et dure journée. Nous sommes partis vers 7h30, comme d'habitude, mais peu après le départ ma chérie s'est sentie mal, et nous avons fait une longue pause. Heureusement qu'il fait toujours très beau. Un ciel bleu à faire pâlir un Schtroumpf! Cette étape est caractérisée par de nombreuses montées et descentes, ce qui à la longue fatigue... Le plus beau moment de la journée fut l'arrivée à Tal. La vallée, étroite jusque là, s'élargit subitement et le torrent déchaîné se mue en paisible rivière, le tout dans un cadre enchanteur. Nous avons dîné (déjeuné donc) à Tal, qui se trouve à mi-chemin de notre but. Or il était déjà 14h... Après Tal, c'était tout de suite moins drôle: le soleil qui disparaît derrière les montagnes, un vent frais persistant, et finalement des successions interminables de montées et descentes. A 17h, c'est-à-dire à la nuit tombée, nous arrivons enfin à Dharapani.
Parlons confort. Tout au long du trek, on trouve de nombreux endroits pour se loger ou se restaurer. Les lodges, ou guest houses, ou hôtels sont en général de bonne qualité. Certaines étapes regorgent de lodges, alors que d'autres n'en offrent que 1 ou 2, et il faut prendre en compte cela au moment de préparer son trek. En plus des chambres privées, la majorité des hôtels situés au-dessous de 3800 m offrent l'eau chaude (chauffée au soleil). J'ouvre une parenthèse. Bien qu'ils annoncent fièrement 24/24h de douche chaude, en pratique c'est un peu différent, et la raison est simple: tant qu'il y a du soleil, il y a de l'eau chaude, mais une fois la nuit tombée, la réserve d'eau chaude se limite à la quantité déjà chauffée, qui se situe autour des 200 – 300 litres. C'est plus que suffisant pour un usage normal, mais le problème est que certains trekkeurs aux mains délicates et au respect d'autrui inexistant lavent leur linge sale avec l'eau chaude des douches... Il suffit qu'un groupe de ces malotrus arrive avant vous au lodge, et vous pouvez faire une croix sur l'eau chaude... Fin de la parenthèse.
3 novembre
Dharapani – Chame (2670 m). Malgré le dénivelé plus important, cette étape était bien plus régulière et par conséquent agréable que celle de la veille. Nous avons bifurqué vers le nord-ouest et commençons à passer "derrière" la cordillère des Annapurnas. Le ciel est toujours à faire pâlir un Schtroumpf, et cela nous permet d'admirer la chaîne du Manaslu dans toute sa splendeur, et en particulier notre premier 8000: le Manaslu himself! C'est la seule étape du trek qui offre un tel point de vue, donc réservez le beau temps! Chame étant la capitale du district, on trouve des magasins, des cafés internet, des bars, une banque et pleins de trucs plus ou moins utiles.
4 novembre
Chame. Jour de repos. Cette journée de repos n'était pas prévue dans le programme initial, mais vu qu'on est flexible, et pour que ma chérie se soigne totalement de son mal de gorge avant d'atteindre les régions plus froides, on a décidé de rester un jour à Chame. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'on a choisi le bon jour, vu qu'il a plu toute la journée. Comme ça on est resté au sec, on s'est bien reposé, et demain on franchira les 3000 mètres en forme et, espérons-le, sous le soleil.
Un avantage du logde dans lequel nous sommes, le Mandala, c'est que les prises suisses à deux tiges fonctionnent dans l'embout népalais, donc on en a profité pour recharger les batteries de l'appareil-photo.
5 novembre
Chame – Lower Pisang (3200 m). Notre moral est comme le temps: au beau fixe! Cette journée justifie à elle seule notre venue au Népal, et ce trek: un paysage splendide, des pics enneigés, des forêts de pins, des rivières, des temples, le tout sous un soleil radieux. L'étape était facile: les 500 mètres de dénivelé se sont à peine faits sentir, et à 14h nous arrivons à Lower Pisang. Après avoir pris une douche fraiche et mis nos habits à sécher, nous montons à Upper Pisang, situé 100 mètres plus haut, et qui nous offre une vue imprenable sur l'Annapurna III. On y trouve également une Gurkha, ou temple bouddhiste, superbe et richement décoré. Grâce à notre guide et à notre porteur, nous apprenons mille choses sur la culture, les religions, les us et coutumes du Népal. Demain, nous irons jusqu'à Manang, où nous resterons une journée.
6 novembre
Lower Pisang – Manang (3540 m). Toujours plus haut, toujours plus beau, voilà le résumé de la journée. Le temps est splendide et la route facile. Nous traversons des forêts de pins, et les 7000 et 8000 qui nous entourent sont toujours plus nombreux et plus proches. Le paysage est par endroits très désertique, toujours venteux. Nous rencontrons les premiers yaks du trek et leurs produits dérivés: viande, lait et fromage. Le fromage de yak est très bon, il ressemble au fromage de vache à pâte dure. Nous prenons une douche dès notre arrivée à Manang, puis nous mangeons un excellent repas. L'après-midi, nous lavons nos affaires, nous nous reposons, et déjà le soleil disparaît derrière l'Annapurna III.
7 novembre
Manang, jour de repos. Nous faisons une petite marche d'acclimatation au-dessus de Manang. Le temps est si clair que nous pouvons voir au loin l'Himlug et le Manaslu, distants de quelques 100 km! Au sommet de notre marche d'acclimatation, un paysage à couper le souffle nous attend! En contrebas, un lac glaciaire aux eaux turquoises nous invite à nous approcher, et de là, nous jouissons d'une vue spectaculaire sur le glacier et le pic.
8 novembre
Manang – Ledhar (4200 m). Journée tranquille, bien que l'altitude se fasse sentir. C'est étonnant, plus on monte, plus il fait chaud. Le ciel est d'un bleu foncé magnifique, et nous avons droit à un véritable été indien: un temps super clair, une température qui permet de se balader en short et t-shirt, et même la nuit il fait bon. En fait, le seul moment où il fait moins de 0°, c'est avant l'aube. Les 700 mètres de dénivelé nous apportent un léger mal de tête, vite disparu après une soupe à l'ail et une bonne nuit de sommeil.
9 novembre
Ledhar – Thorung Phedi (4450 m). Après 300 m de dénivelé et 3 heures de marche, nous arrivons frais et dispos à Thorung Phedi, notre ultime étape avant le col. Il est 11h quand nous arrivons, aussi avons-nous le temps de nous installer et de prendre un bon repas avec d'aller faire notre marche d'acclimatation.
Le temps est toujours aussi radieux, et avec les montagnes blanches de neige proches de nous, j'ai l'impression d'être posé à la terrasse d'un chalet des Alpes, par une belle journée d'hiver, cherchant en vain le moindre petit nuage, l'odeur de la crème solaire accompagnant la brise qui de temps en temps vient me rafraîchir.
10 novembre
Thorung Phedi – Muktinath (3760 m). Et ben voilà, THE big day est arrivé! Au menu, le plus haut col du monde (c'est pas moi qui le dit, c'est écrit sur la carte): le Thorung La, qui culmine à 5416 m! Ça n'allait pas être une partie de plaisir, et le programme annonce la couleur: il faut compter 8 heures de marche dans le meilleur des cas, 4 de montée, et 4 de descente jusqu'à Muktinath. Le réveil sonne à 2h45, et première bonne nouvelle: il fait grand beau. Enfin... il fait nuit mais le ciel est clair. Une fois le petit-déjeuner avalé, nous attaquons la montée, vers 3h45. La montée est éprouvante, heureusement il ne fait pas trop froid et le soleil ne tarde pas à nous réchauffer. Vers 9h, nous atteignons enfin le col, fatigués mais emplis d'un bonheur certain: 5416 m! Jamais nous n'étions allés si haut! Après avoir mémorisé sur carte digitale ces précieux moments, nous attaquons la longue et pénible descente qui nous mènera à Muktinath, quelques 1700 m plus bas. A notre arrivée, notre première douche chaude depuis 4 jours est la plus agréable des récompenses.
11 novembre
Muktinath – Jomsom (2720 m). Cette étape offre un magnifique paysage au randonneur: des collines désertiques, une large plaine alluviale, des sommets enneigés, bref, tout ce qu'il faut pour une journée de plaisir. Sauf que... sauf qu'il y a un élément qui pourrit le tableau: le vent. Un vent à décorner les yaks qui t'arrive de face et te balance des giboulées de sable et de poussière dans les yeux, le nez et la bouche. D'ailleurs, les trekkeurs qui arrivent à Jomsom doivent avoir mal au dos à force de marcher des heures courbés en deux. Nous, on a pas voulu faire rimer "marcher" avec "en chier", et par conséquent on a pris une Jeep de Muktinath à Jomsom, raccourci d'autant plus appréciable après l'étape du Thorung La! Que ceux qui tiennent absolument à marcher et qui pleurnichent parce qu'une route va être construite se rassurent: une bonne partie de l'étape peut être effectuée loin de la route, et d'ailleurs actuellement le trafic est d'une jeep chaque demi-heure au maximum. D'ailleurs, je peux annoncer en passant une mauvaise nouvelle pour les pleurnicheurs: une route est en construction entre Besishahar et Manang! Pourtant, pas de soucis: elle est loin d'être opérationnelle, et ne touchera le trek que sur environ 20% du parcours.
Parlons maintenant guides et porteurs. Nécessaire ou pas? Si on veut être simpliste, on peut dire que le guide n'est jamais nécessaire. Une carte, une boussole, voire un GPS, et hop! vous faîtes ce que vous voulez tous seuls, comme des grands. Par conséquent, si le but est d'aller bêtement de A à B, pas plus besoin de guide au Népal que dans le Sahara ou sur la lune... Pareil pour le porteur: inutile, vu que tout le monde est capable de porter une dizaine de kilos... Nous avons pris guide et porteur, et sommes plus que satisfaits de ce choix. Le guide non seulement nous montre le chemin, mais surtout nous apprend infiniment plus de choses sur le Népal que le ferait le Lonely Planet. Mais à part ça, l'avantage principal de prendre un guide réside dans la libération des détails ennuyants. On a beau marcher et transpirer à longueur de journée, on est tout de même en vacances, et pour nous vacances rime avec tranquillité d'esprit. Et le guide nous l'offre en se chargeant des nombreux détails potentiellement casse-pompes. Le guide nous indique toujours un très bon hôtel, s'occupe de commander les repas, vient nous avertir quand on peut aller manger, nous explique commet sera l'étape du lendemain, ... bref, le guide prend soin de nous, et on apprécie.
Quant au porteur, il soulage mon épouse d'un poids qui, pour elle, serait difficilement supportable plus de 4 jours. Le plus simple serait de partir avec 3-4 kilos, on a vu des trekkeurs le faire, mais comme on est plutôt du style à prendre trop que pas assez, on a apprécié l'aide du porteur, ainsi que sa bonne humeur. Et lui doit aussi apprécier, puisqu'il chante tout le temps et qu'il nous a dit que notre sac était le plus léger qu'il ait jamais eu à porter!
12 novembre
Jomsom – Kalopani (2530 m). Nous avons décidé de terminer notre trek en utilisant les jeeps, et ce pour les raisons – forcément subjectives – suivantes:
1) le paysage est certes magnifique, mais plutôt monotone en comparaison à la première partie du trek 2) le sentier suit la route à peu près fidèlement, donc on ne rate rien 3) la fatigue, légère mais tout de même présente 4) l'envie de passer quelques jours à Pokhara et Kathmandou tranquilles 5) le vent et la poussière fatiguent, et ils sont très présents sur ce tronçon
13 novembre
Kalopani – Tatopani (1190 m). Après avoir effectué en voiture le tronçon que beaucoup de trekkeurs définissent comme "le plus inintéressant du circuit", autrement dit Kagbeni – Kalopani, il est temps de reprendre notre bâton de pèlerin et d'avancer gaiment vers Tatopani à pied. Plus de vent ni de sable, ni trop de soleil en plein dans la figure, mais des forêts, un paysage plus vert et de la fraîcheur. Il fait toujours grand beau, et la route jusqu'à Tatopani est facile. Une fois arrivés à destination, nous allons détendre nos muscles fatigués dans les eaux thermales de Tatopani, fréquentées autant par des étrangers que par les népalis.
Parlons mendicité. Sur le circuit, vous serez très peu sollicités par les enfants, c'est-à-dire une voire au maximum deux fois par jour. "School pen", "sweet", "baloon" seront les articles les plus demandés. Alors que faire? Quand on voit ces braves mioches, la morve jusqu'au coin de la bouche et les cheveux pleins de terre vous tendre une main crasseuse en implorant votre mansuétude, il semble difficile de résister... Et bien il le faut! Ne rien donner, c'est le meilleur moyen de ne pas encourager la mendicité. Il y a de nombreux autres moyens de faire profiter les népalis de notre argent: prendre guide et/ou porteur, boire un thé dans les petits restos, choisir un restaurant à l'aspect plus humble pour son repas de midi, plutôt que le lodge super moderne où s'entassent déjà 20 touristes, acheter pâtisseries et autres articles produits sur place et non polluants (donc éviter d'acheter l'eau en bouteille mais la purifier soi-même ou la remplir dans les "safe water drinking station" que l'on trouve entre Tal et Ghasa). Pour dormir, les lodges modernes sont tout de même une garantie d'un certain confort, mais il n'est pas interdit de voir la chambre et de décider ensuite d'y rester ou non.
14 novembre
Tatopani – Ghorepani (2860 m). Mon épouse ayant déjà fourni un effort considérable au Thorung La, elle n'avait plus trop envie de se taper à nouveau 1700 m de dénivelé, et a continué sa route vers Pokhara avec le guide et le porteur par la route. C'est donc seul que je m'attaque au dernier plaisir du circuit: une longue montée qui doit m'offrir un panorama splendide sur la chaîne des Annapurnas ainsi que sur le Dhaulagiri (8172 m). Après 4-5 heures de marche, j'atteins Ghorepani, je me douche et décide de visiter les lieux. Ghorepani est très touristique, il faut dire que les touristes y arrivent de Tatopani ainsi que de Hile ou Tikhedhungga dans le but de se rendre au célèbre Poon Hill (3193 m), une colline qui surplombe le "village" et qui offre un panorama spectaculaire, l'idée étant de s'y rendre au lever du soleil. Après 5 minutes dans Ghorepani, je conclue que c'est vraiment touristique (librairies, souvenirs, café internet, boulangerie, ...) et que ça ne présente pas un gros intérêt. Par contre, vu qu'il n'est que 16h, je décide de repérer le chemin pour me rendre à Poon Hill, et finalement j'y vais, puisque ça n'est qu'à 30 minutes de montée.
Au sommet, un panorama extraordinaire me récompense de l'ultime effort de la journée! Je monte dans la tour et profite du paysage. Seules une dizaine de personnes sont présentes. Je pensais rester une dizaine de minutes puis redescendre, mais le coucher de soleil peint la chaîne des Annapurnas d'une couleur si magique que finalement, je passe plus d'une heure sur le Poon Hill, jusqu'à ce que le soleil ait disparu dans le lointain horizon indien, et que le dernier halo de lumière ait effleuré les flancs du majestueux Dhaulagiri. Heureux, je redescends à la nuit tombante.
15 novembre
Ghorepani – Phokara (820 m). Comme je l'ai dit précédemment, le "but" de Ghorepani, c'est le "lever de soleil au Poon Hill". On m'avait conseillé de partir à 5h du mat', mais après l'inoubliable coucher de soleil de la veille, j'ai pensé que le lever de soleil ne serait pas aussi beau et que je ne perdrais rien à rester au lit. En plus, la fenêtre de ma chambre donnant directement sur la chaîne des Annapurnas, j'avais un poste plus qu'agréable pour assister au lever du soleil. Oui mais... Et si le lever de soleil était vraiment aussi spectaculaire que tout le monde le dit? C'est vrai... personne ne monte à Ghorepani pour voir le coucher du soleil, non non non, on ne parle que du sunrise. J'ouvre les yeux, regarde ma montre, 6h du mat'. Je regarde par la fenêtre: soleil pas encore levé. Ok, pour éviter d'avoir des regrets, pour comparer "objectivement" un coucher et un lever de soleil, il faut monter à Poon Hill. Une fois la décision prise, je cours presque jusqu'à Poon Hill. 6h15, toujours pas de lever de soleil, mais c'est pour bientôt. Au fait, pourquoi ils conseillent de partir à 5h?? Je suis à mi-chemin... et tout s'arrête. Trois amis espagnols redescendent, alors que le lever du soleil n'a pas encore eu lieu. "Ben vous faîtes quoi les gars? Vous êtes malades?". "Non non", qu'ils me répondent, "c'est juste que là-haut, il y a au moins 200 personnes qui s'entassent, et ça n'a rien d'agréable...". Du coup, je m'arrête aussi, trouve un endroit sympa d'où observer seul le lever du soleil, et quand ce dernier arrive, il ne me fait absolument pas regretter d'être resté à mi-chemin. C'est beau, c'est sûr, mais de loin pas aussi beau que le coucher de soleil. Le matin, il n'y a presque aucun dégradé de couleurs, et en plus le Machhapuchhre reste dans l'ombre. Le seul qui s'illumine vraiment de belle manière, c'est le Dhaulagiri, mais il est autant bien illuminé à 11h, voire à 14h, le glacier en plus, et le meilleur endroit pour l'observer est encore Chitre, depuis le New Dhaulagiri Lodge.
Moralité, le lever du soleil au Poon Hill est un attrape-touriste, alors que le vrai spectacle est le coucher du soleil, destiné aux motivés qui, après 1700 m de montée, préfèrent continuer 400 m plutôt que de boire des bières au coin du feu. Ceux qui n'ont pas vu le spectacle du crépuscule au Poon Hill n'ont pas besoin de se lever tôt: dès 8h, c'est autant beau et il n'y a presque plus personne en haut.
Après deux ou trois photos, je redescends prendre mon petit-déj', puis j'entame la longue descente (3280 marches!) vers Naya Pul, d'où un bus me conduira à Pokhara pour y retrouver mon épouse, mon guide et mon porteur.
Cette escapade de deux jours en solitaire m'a donné un bref aperçu de ce que peut être un trek en individuel, sans guide ni porteur. Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ma nouvelle liberté. J'ai peut-être hésité un peu à certains croisements, mais il y a toujours des népalis serviables pour indiquer le bon chemin. En plus, on n'est jamais vraiment seul puisqu'à midi ou le soir on retrouve toujours des allemands, des anglais ou des français avec qui discuter. Je comprends mieux ceux qui partent seuls en trek, et si je reviens au Népal, je ferai un trek plus court mais sans guide ni porteur (et avec un sac plus léger...).
16 novembre
Pokhara. Un endroit sympa pour se reposer, moins pollué et chaotique que Kathmandou. Place au bilan.
Un jour de pluie sur plus de deux semaines de trek, et qui tombe en plus sur un jour de repos, ça confirme que début novembre est définitivement la meilleure période pour un trek dans les Annapurnas. Et il ne fait pas trop froid: jusqu'à Manang on monte en short et t-shirt, et de là on met les pantalons, mais dès que le soleil se lève il fait partout agréablement chaud, sauf s'il y a du vent évidemment.
Notre guide et notre porteur ont été d'excellents compagnons de voyage, et l'agence a été très professionnelle. Bien que nous n'ayons réalisé qu'une vingtaine des 26 jours prévus, je n'ai jamais pensé à me faire rembourser, mais l'agence nous a concocté un programme de 3 jours de visite dans la vallée de Kathmandou, tous frais payés.
La région et les paysages sont magnifiques, surtout depuis Chame, où l'on côtoie continuellement les géants de l'Himalaya. Il y a du monde, certes, mais je n'ai jamais eu l'impression d'une invasion de trekkeurs, et souvent nous avons marché durant plusieurs heures sans rencontrer un seul étranger. Le matin, vu que tout le monde part plus ou moins en même temps, il peut y avoir une sorte de queue-leu-leu de touristes, mais ça s'étire rapidement.
Le trek n'est pas trop difficile à condition d'avoir un peu d'entraînement. Les nombreux lodges permettent de faire de courtes étapes si nécessaire, sauf pour l'inévitable Thorung La... Ça vaut la peine de penser au porteur avant le trek, vu qu'il coûtera environ 70 euros pour 20 jours de trek, et 40 euros pour le tronçon Manang – Thorung La si on le prend à Manang. Au pire, il est toujours possible de louer un mulet pour se faire porter avec ses affaires au sommet du col, mais j'en ignore le prix.
Ne pas oublier d'aller écouter le speech (en anglais) sur le mal d'altitude à Manang à 15h, c'est gratuit et intéressant. On trouve également là une bonne clinique. En résumé, ce trek est magnifique et je le recommande chaudement! Un diapo en musique est disponible à cette adresse.
Bon trek!
Trek de 3 à 4 semaines autour de l'Annapurna English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Actuellement en pleine préparation d'une expédition au cœur de l'annapurna, quelques questions restent sans réponse et cela malgré mes recherches, ou parfois elles ce contredisent 😕
J'aimerai dans le meilleur des cas effectué mon périple en bagpacker, afin notamment de réduire les coups... Mais est ce possible ? A ce sujet certain affirme que oui, d'autre qu'il faut absolument un guide, qu'elles sont les lois en vigueur ? (et) votre avis personnel ? Je précise que je ne suis pas un spécialiste de la haute montagne, mais je reste quelqu'un de sportif. D'ailleurs j'ai basé ma rando, sur 19jours, est ce trop ? pas assez ?
Dans le soucis d'un budget plutôt serrée, j'essaye d'affiner au mieux mon estimation journalière, d'après ce que j'ai pu lire, le pot moyens jour est entre 15/20€ ; qu'en pensez vous ?
Pour finir, une question plus agréable, avez vous des étapes à conseillés ? Une meilleur période que novembre ? ou simplement un agréable souvenir ?
Merci de vos retours, et d'avoir pris le temps de me lire Gaëtan
Actuellement en pleine préparation d'une expédition au cœur de l'annapurna, quelques questions restent sans réponse et cela malgré mes recherches, ou parfois elles ce contredisent 😕
J'aimerai dans le meilleur des cas effectué mon périple en bagpacker, afin notamment de réduire les coups... Mais est ce possible ? A ce sujet certain affirme que oui, d'autre qu'il faut absolument un guide, qu'elles sont les lois en vigueur ? (et) votre avis personnel ? Je précise que je ne suis pas un spécialiste de la haute montagne, mais je reste quelqu'un de sportif. D'ailleurs j'ai basé ma rando, sur 19jours, est ce trop ? pas assez ?
Dans le soucis d'un budget plutôt serrée, j'essaye d'affiner au mieux mon estimation journalière, d'après ce que j'ai pu lire, le pot moyens jour est entre 15/20€ ; qu'en pensez vous ?
Pour finir, une question plus agréable, avez vous des étapes à conseillés ? Une meilleur période que novembre ? ou simplement un agréable souvenir ?
Merci de vos retours, et d'avoir pris le temps de me lire Gaëtan
Trek au Népal de sept jours maximum en mars-avril 2012 English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire un trek en solitaire (ni porteur ni guide) au Népal en mars-avril 2012. Il m'est impossible de partir plus de 2 semaines à cause de mon travail. Disons qu'en comptant les jours de transport + les jours de marge pour faire face aux éventuels aléas, il me faudrait un trek qui ne dure pas plus de 7 jours.
J'ai pensé au Tamang Heritage trail pour la plus faible fréquentation touristique que les Annapurnas et pour la courte durée du trail. Mais je me demande si les paysages valent vraiment le coût sachant que je ne ferais rien d'autre au Népal. Je n'aurais pas le temps de le cumuler avec le trek de la vallée du Latang. Vaut-il mieux d'après vous faire le Latang ou le Tamang Heritage ?
Par ailleurs, je me demandais si le sanctuaire des Annapurnas était réalisable en 7 jours sans que cela ne soit un calvaire non plus (je marche plutôt vite et j'ai finis mes autres treks toujours plus tôt que le temps habituel moyen).
Je me suis également intéressé au Balcon des Annapurnas. Ce trek est-il aussi beau que celui du sanctuaire ?
Note : je n'emmène pas de tente, je compte dormir en lodge.
Merci par avance pour vos réponses.
Je souhaite faire un trek en solitaire (ni porteur ni guide) au Népal en mars-avril 2012. Il m'est impossible de partir plus de 2 semaines à cause de mon travail. Disons qu'en comptant les jours de transport + les jours de marge pour faire face aux éventuels aléas, il me faudrait un trek qui ne dure pas plus de 7 jours.
J'ai pensé au Tamang Heritage trail pour la plus faible fréquentation touristique que les Annapurnas et pour la courte durée du trail. Mais je me demande si les paysages valent vraiment le coût sachant que je ne ferais rien d'autre au Népal. Je n'aurais pas le temps de le cumuler avec le trek de la vallée du Latang. Vaut-il mieux d'après vous faire le Latang ou le Tamang Heritage ?
Par ailleurs, je me demandais si le sanctuaire des Annapurnas était réalisable en 7 jours sans que cela ne soit un calvaire non plus (je marche plutôt vite et j'ai finis mes autres treks toujours plus tôt que le temps habituel moyen).
Je me suis également intéressé au Balcon des Annapurnas. Ce trek est-il aussi beau que celui du sanctuaire ?
Note : je n'emmène pas de tente, je compte dormir en lodge.
Merci par avance pour vos réponses.
Randonnée au Népal English translation pending
Bonjour,
Je m'inscris à l'instant sur ce forum, animée par la simple envie de marcher et quelques questions vraiment basiques..! Je souhaite partir au Népal, avec le total de mes économies (700e!) Est il possible de randonner seule, sans être dans une organisation de trek, avec des petites connaissances en montagne ? Ce petit budget va conditionner la durée du séjour, Pour avoir un ordre d'idée, combien prévoir quotidiennement pour la vie sur place (hébergement, alimentation) ?
Merci par avance! Eléonore
Je m'inscris à l'instant sur ce forum, animée par la simple envie de marcher et quelques questions vraiment basiques..! Je souhaite partir au Népal, avec le total de mes économies (700e!) Est il possible de randonner seule, sans être dans une organisation de trek, avec des petites connaissances en montagne ? Ce petit budget va conditionner la durée du séjour, Pour avoir un ordre d'idée, combien prévoir quotidiennement pour la vie sur place (hébergement, alimentation) ?
Merci par avance! Eléonore
Trek au Népal en juin, que faire? English translation pending
Bonjour a tous,
donc voila, etudiant de 20ans en medecine, je pars au nepal en juin 2012 avec un ami, et ce durant un mois.
J'aimerai donc avoir quelques renseignements sur les treks a faire, sachant que nous ne sommes pas vraiment de gros trekkeurs et que nous aimerions faire des treks assez court tout (5-7jours) en multipliant les treks. Nous sommes attirés par l'everest en premier lieu, quels treks me conseilleriez vous? Merci d'avance
J'aimerai donc avoir quelques renseignements sur les treks a faire, sachant que nous ne sommes pas vraiment de gros trekkeurs et que nous aimerions faire des treks assez court tout (5-7jours) en multipliant les treks. Nous sommes attirés par l'everest en premier lieu, quels treks me conseilleriez vous? Merci d'avance
Itinéraire 20 jours au Népal en octobre English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais votre avis, des conseils et remarques sur mon itinéraire au Népal. Je ne veux pas trop m'organiser mais j'aimerais avoir une belle idée de choses à faire au Népal.
Je pars en octobre, environ 20 jours (est-ce assez?) et voici le trajet pensé:
1. J'atterris à Katmandou et je démarre par 5 jours de bénévolat à NAGARKOT. Là bas, je comptais visiter la ville et les alentours, aller à BHAKTAPUR 1jour, visiter le site de PANAUTI et faire la balade Nama Budha à DHULIKHEL.
2. De retour à KATMANDOU je souhaitais faire: - 2 jours: Thamel/Dubar Square et Visite du Garden of dreams (des guesthouse pas cher à conseiller?) - 1jour Prendre le bus ou aller à pied vers la stûpa SWAYANBUNATH. Visiter PASHUPATINATH - 2 jours: BOUDHANATH (des logements sympas?) et le monastère SHECHEN. Aller sur PATAN pour visiter le Dubar Square et le Golden Temple - 3 jours: Visiter le parc Chitwan et faire le safari à pied (des tuyaux sur le logement, organisation, ...?). - 2 jours: POKHARA (idem logement) pour aller voir la pagode de la paix, village SARANGHOT, le bateau sur le lac PHEWA (on me conseille la guesthouse Kopila) et j'aimerais faire du parapente (des idées d'organisation?) - Aller sur BANDIPUR (combien de jours? + logement) - Faire un trek: Tout le monde me conseille celui des Annapurnas mais octobre est une saison hyper touristique j'ai peur du manque d'authenticité... Que faire? Organisation, endroit, nombre de jours conseillés, ...
On m'a aussi conseillé d'aller rendre visite au peuple Sherpa mais je n'ai pas plus d'info... Dans l'itinéraire ci-dessus, suis-je passer à côté de chouettes choses à faire, endroits à visiter? J'adore les temples et le côté spirituel des voyages! Peut être d'autres temples/endroits?
Merci pour vos infos et belle journée!
J'aimerais votre avis, des conseils et remarques sur mon itinéraire au Népal. Je ne veux pas trop m'organiser mais j'aimerais avoir une belle idée de choses à faire au Népal.
Je pars en octobre, environ 20 jours (est-ce assez?) et voici le trajet pensé:
1. J'atterris à Katmandou et je démarre par 5 jours de bénévolat à NAGARKOT. Là bas, je comptais visiter la ville et les alentours, aller à BHAKTAPUR 1jour, visiter le site de PANAUTI et faire la balade Nama Budha à DHULIKHEL.
2. De retour à KATMANDOU je souhaitais faire: - 2 jours: Thamel/Dubar Square et Visite du Garden of dreams (des guesthouse pas cher à conseiller?) - 1jour Prendre le bus ou aller à pied vers la stûpa SWAYANBUNATH. Visiter PASHUPATINATH - 2 jours: BOUDHANATH (des logements sympas?) et le monastère SHECHEN. Aller sur PATAN pour visiter le Dubar Square et le Golden Temple - 3 jours: Visiter le parc Chitwan et faire le safari à pied (des tuyaux sur le logement, organisation, ...?). - 2 jours: POKHARA (idem logement) pour aller voir la pagode de la paix, village SARANGHOT, le bateau sur le lac PHEWA (on me conseille la guesthouse Kopila) et j'aimerais faire du parapente (des idées d'organisation?) - Aller sur BANDIPUR (combien de jours? + logement) - Faire un trek: Tout le monde me conseille celui des Annapurnas mais octobre est une saison hyper touristique j'ai peur du manque d'authenticité... Que faire? Organisation, endroit, nombre de jours conseillés, ...
On m'a aussi conseillé d'aller rendre visite au peuple Sherpa mais je n'ai pas plus d'info... Dans l'itinéraire ci-dessus, suis-je passer à côté de chouettes choses à faire, endroits à visiter? J'adore les temples et le côté spirituel des voyages! Peut être d'autres temples/endroits?
Merci pour vos infos et belle journée!
Premier voyage au Népal English translation pending
bonjour
on envisage un sejour la seconde quinzaine de fevrier 2014 au nepal. (dates non changeables)
premiere fois dans l'himalaya.
On aime marcher y compris en montagne mais on n'est pas tres attiré à priori par les treks. Pas par la marche elle meme, mais par le fait de devoir à priori changer de lieu tous les jours, avoir un itineraire à respecter...
En fait on prefere randonner en étoile autour d'un endroit sympa ou on se pose quelques jours.
Est ce réaliste?
Car si on fait une ballade , qui nous amene d'un point A à un point B trouve t'on des moyens de transport pour rentrer à ce point A le soir?
Que nous conseillerez vous comme lieux ou se poser 4 ou 4 jours en cette saison, avec village ou petite ville sympa, accessible depuis Katmandou? Avec un petit hotel ou guesthouse sympa et des randos autour .
Durée du voyage sur place maxi 2 semaines, je sais c'est court.
Que nous conseillerez vous comme lieux ou se poser 4 ou 4 jours en cette saison, avec village ou petite ville sympa, accessible depuis Katmandou? Avec un petit hotel ou guesthouse sympa et des randos autour .
Durée du voyage sur place maxi 2 semaines, je sais c'est court.
Trek Tamang Heritage / Helumbu English translation pending
Bonjour,
En prévision d'un séjour au Népal en 2014, nous envisageons ce parcours sur 19 jours à partir de Katmandou que nous propose un guide népalais.
Nous sommes deux marcheurs habitués.
Quel sont vos avis?
Day 01: Katmandu to syafru bensi(1460m)~around 6h by private car, Day 02:syafru bensi to Gatlang(2238m)~ Day 03: Gatlang to tatopani(nutural hot spring)(2607m)5h. Here you can take bath in natural hot spring. \ Day 04:Tatopani to Thuman2250m)5 hrs~\ Day 05:thuman to Briddim(2229m) ~5/6h, \ Day 06: briddim to lamahotel(2455m)~5/6hrs \ Day 07:Rimche to langtang(3430m)~5/\ Day 08:langtang to kyanjin(3870m)3hrs\ Day 09 :hike to tserkuri (4995m)and overnight kyangjin 7hrs to up and down, \ Day 10:kyangjin to lamahotel (2380m)\ Dayv11:lamahotel to thulosyafru, (2200m)5hrs \ Day 12:thulosyafru to sing Gompa(3250m )5/6hrs Day 13:sing Gompa to laurebinayak (3900m)4hrs Day 14:laurebinayak to Gosainkunda, (4380m)4hrs visit lake. Day 15:Gosainkunda to Phedi3(630m)4hrs, via laurebinak pass(4610m) Day 16:phedi To Thadepati(3510m)5hrs Day 17:Thadepati to Kutumsang(2470m)5hrs Day 18:kutumsang to chisopani2215m)5/6hrs Day 19:chisopani to sundarijal 4hrs walk and 1 hrs drive to ktm,
Merci à tous
Day 01: Katmandu to syafru bensi(1460m)~around 6h by private car, Day 02:syafru bensi to Gatlang(2238m)~ Day 03: Gatlang to tatopani(nutural hot spring)(2607m)5h. Here you can take bath in natural hot spring. \ Day 04:Tatopani to Thuman2250m)5 hrs~\ Day 05:thuman to Briddim(2229m) ~5/6h, \ Day 06: briddim to lamahotel(2455m)~5/6hrs \ Day 07:Rimche to langtang(3430m)~5/\ Day 08:langtang to kyanjin(3870m)3hrs\ Day 09 :hike to tserkuri (4995m)and overnight kyangjin 7hrs to up and down, \ Day 10:kyangjin to lamahotel (2380m)\ Dayv11:lamahotel to thulosyafru, (2200m)5hrs \ Day 12:thulosyafru to sing Gompa(3250m )5/6hrs Day 13:sing Gompa to laurebinayak (3900m)4hrs Day 14:laurebinayak to Gosainkunda, (4380m)4hrs visit lake. Day 15:Gosainkunda to Phedi3(630m)4hrs, via laurebinak pass(4610m) Day 16:phedi To Thadepati(3510m)5hrs Day 17:Thadepati to Kutumsang(2470m)5hrs Day 18:kutumsang to chisopani2215m)5/6hrs Day 19:chisopani to sundarijal 4hrs walk and 1 hrs drive to ktm,
Merci à tous
Tour des Annapurnas ou camp de base de l'Everest? English translation pending
Bonour, étant donné le nombre restreint de jours dont je dispose pour mon voyage (23 jours) et que je dois soustraire 4 jours juste pour le transport aller-retour Montréal-Katmandou, je commence à me demander si je vais avoir le temps de faire le tour des Annapurnas. Est-il possible ou raisonnable de faire le tour des Annapurnas en 16-17 jours? Je commence à me demander si je ne serais pas mieux de faire le camp de base de l'Everest d'autant plus que l'agence Aux portes de l'aventure offre un forfait intéressant incluant le vol aller-retour Katmandou-Lukla, guide, porteurs, lodges, repas. Y en a-t-il parmi vous qui ont fait ce trek? Y en a-t-il qui ont fait les deux? Que me conseillez-vous? Merci à l'avance! Jim
Tour des Annapurnas: col du Thorung La et transferts locaux English translation pending
Bonjour 🙂
Nous comptons partir en couple début avril (le 7) pour faire le tour des Annapurnas en 10 jours environ (j'ai fait il y a deux ans, avec une agence népalaise, le trek de l'Everest base camp).
Nous envisageons de faire ce trek sans guide ni porteur.
Nous souhaiterions avoir votre avis sur :
- les risques de l'étape du col du Thorung La : le terrain est-il dangereux, glissant, vertigineux (je suis sujet au vertige🙁) ? Risque-t-on de se perdre avec un départ de nuit ? faut-il prévoir un équipement particulier (crampons) à cette époque ? Est-ce facile de se raccrocher à un groupe constitué pour le départ ?
- le meilleur endroit pour débuter et finir le trek :
- pour le départ, en parcourant les discussions, et en ayant pour objectif d'éviter les parties longées par la route, donc de démarrer le trek plus loin, nous avons l'impression que c'est compliqué de faire Katmandou - Jagat, voire Chyamche en une seule journée...
Du coup, nous ferions KTM/Besisahar en bus puis jeep jusqu'à Bhulbhule ou plus loin si possible, avec le lendemain matin le choix entre reprendre un petit coup de jeep jusqu'à Chyamche ou démarrer à pied. Qu'en pensez-vous ? Avez vous une idée du budget ?
Savez vous à quel endroit exact prendre les bus locaux pour Besisahar (et non les tourist bus, apparemment moins rapides) à la gare de Katmandou ?
- pour la fin, nous envisageons de prendre une jeep le matin à Muktinah, direction Pokhara puis vol vers Katmandou. Est-ce possible en une seule journée ? Oubien en deux via Jomsom ? Le vol Jomson-Pokhara en vaut-il la peine / temps gagné sur la voiture ou le bus ?
Est-il conseillé de réserver ces vols depuis la France, malgré l'aléa du temps de parcours ?
Merci à tous pour votre aide !
Philippe
Nous comptons partir en couple début avril (le 7) pour faire le tour des Annapurnas en 10 jours environ (j'ai fait il y a deux ans, avec une agence népalaise, le trek de l'Everest base camp).
Nous envisageons de faire ce trek sans guide ni porteur.
Nous souhaiterions avoir votre avis sur :
- les risques de l'étape du col du Thorung La : le terrain est-il dangereux, glissant, vertigineux (je suis sujet au vertige🙁) ? Risque-t-on de se perdre avec un départ de nuit ? faut-il prévoir un équipement particulier (crampons) à cette époque ? Est-ce facile de se raccrocher à un groupe constitué pour le départ ?
- le meilleur endroit pour débuter et finir le trek :
- pour le départ, en parcourant les discussions, et en ayant pour objectif d'éviter les parties longées par la route, donc de démarrer le trek plus loin, nous avons l'impression que c'est compliqué de faire Katmandou - Jagat, voire Chyamche en une seule journée...
Du coup, nous ferions KTM/Besisahar en bus puis jeep jusqu'à Bhulbhule ou plus loin si possible, avec le lendemain matin le choix entre reprendre un petit coup de jeep jusqu'à Chyamche ou démarrer à pied. Qu'en pensez-vous ? Avez vous une idée du budget ?
Savez vous à quel endroit exact prendre les bus locaux pour Besisahar (et non les tourist bus, apparemment moins rapides) à la gare de Katmandou ?
- pour la fin, nous envisageons de prendre une jeep le matin à Muktinah, direction Pokhara puis vol vers Katmandou. Est-ce possible en une seule journée ? Oubien en deux via Jomsom ? Le vol Jomson-Pokhara en vaut-il la peine / temps gagné sur la voiture ou le bus ?
Est-il conseillé de réserver ces vols depuis la France, malgré l'aléa du temps de parcours ?
Merci à tous pour votre aide !
Philippe
Trek des Annapurnas, variantes et conditions? English translation pending
Bonjour à tous. Nous sommes un groupe de 6 ou 7 plutôt bon marcheurs et nous partons fin mars jusque mi avril vers les annapurnas.
Nous avons choisi d'y aller sans guide ni porteur. Nous pensions initialement passer par naar/kang la puis lac tilicho/mesokanto.
Nous venons d'avoir l'info que naar nécessite un guide, donc pas possible. Nous envisagions du coup de passer par le namun-la pour rejoindre le tour classique en partant de besisahar. Est ce que quelqu'un l'a déjà fait? J'ai peur que ça monte un peu vite pour l’acclimatation. Ça vaut le coup? Est ce que ça passe début avril? et le mesokanto? On prend des guêtres pour la neige, mais pas de risque particulier? Ça vaut le coup de prendre un piolet pour le groupe au cas ou il y ait de la glace?
mm beaucoup de questions..merci d'avance pour toute réponse ou suggestions!
Trek de l'Annapurna ou Tamang Heritage? English translation pending
Bonjour,
Je pars prochainement au Népal pour deux semaines fin février. Je voyage en solo.
J'aimerai faire un trek entre 7 et 10 jours et j'hésite entre le Tamang Heritage et les treks du côté de l'Annapurna.
Je vois pas mal d'avis sur Tamang mais ils datent d'avant le séisme alors quant est-il maintenant?
J'avais envisagé un trek Khopra/Ghorepani sur une semaine, ceci ayant l'avantage de faire un stop à Pokhara qui a l'air d'être une ville très jolie.
Les agences contactées me proposent entre 650 et 750 euros pour ces treks. Je trouve ça un peu cher, pouvant porter mes affaires, dormir dans des lodges de moyenne qualité...et je m'interroge sur le fait de trouver un guide sur place. Est-ce faisable facilement? Si je viens de moi-même à Pokhara en bus ou avion je pourrai trouver un guide pour partir dans les 2 jours suivant vous pensez?
Gros merci d'avance!
Pierre
Je pars prochainement au Népal pour deux semaines fin février. Je voyage en solo.
J'aimerai faire un trek entre 7 et 10 jours et j'hésite entre le Tamang Heritage et les treks du côté de l'Annapurna.
Je vois pas mal d'avis sur Tamang mais ils datent d'avant le séisme alors quant est-il maintenant?
J'avais envisagé un trek Khopra/Ghorepani sur une semaine, ceci ayant l'avantage de faire un stop à Pokhara qui a l'air d'être une ville très jolie.
Les agences contactées me proposent entre 650 et 750 euros pour ces treks. Je trouve ça un peu cher, pouvant porter mes affaires, dormir dans des lodges de moyenne qualité...et je m'interroge sur le fait de trouver un guide sur place. Est-ce faisable facilement? Si je viens de moi-même à Pokhara en bus ou avion je pourrai trouver un guide pour partir dans les 2 jours suivant vous pensez?
Gros merci d'avance!
Pierre
Annapurnas ou Manaslu pour 2016? English translation pending
Salut les voyageurs :)
Mon ami et moi sommes en route vers le Népal et nous avons 4 semaines devant nous, incluant une semaine de bénévolat dans les plantations de thé. Nous souhaiterions faire un trek mais il est difficile pour nous de décider... Nous avions pensé au Sanctuaire des Annapurnas qui semble être extraordinaire mais qui serait aussi une vraie autoroute à touristes, et aussi au Manaslu. Mais j'ai aussi cru comprendre que le Manaslu était un peu plus difficile, et qu'il fallait un permis plus porteurs etc. J'ai lu des informations datant de 2013, est ce que quelqu'un y serait allé récemment et pourrait nous éclairer? Avec le séisme de 2015 je ne sais pas trop où en est la situation...J'aime beaucoup marcher en montagne, et j'ai fait quelques treks en Islande et en Patagonie mais après je n'ai pas un niveau de folie non plus...😄
Merci d'avance et bon voyage à tous !
Mon ami et moi sommes en route vers le Népal et nous avons 4 semaines devant nous, incluant une semaine de bénévolat dans les plantations de thé. Nous souhaiterions faire un trek mais il est difficile pour nous de décider... Nous avions pensé au Sanctuaire des Annapurnas qui semble être extraordinaire mais qui serait aussi une vraie autoroute à touristes, et aussi au Manaslu. Mais j'ai aussi cru comprendre que le Manaslu était un peu plus difficile, et qu'il fallait un permis plus porteurs etc. J'ai lu des informations datant de 2013, est ce que quelqu'un y serait allé récemment et pourrait nous éclairer? Avec le séisme de 2015 je ne sais pas trop où en est la situation...J'aime beaucoup marcher en montagne, et j'ai fait quelques treks en Islande et en Patagonie mais après je n'ai pas un niveau de folie non plus...😄
Merci d'avance et bon voyage à tous !
Sanctuaire des Annapurnas en 7 jours? English translation pending
bonjour amis voyageurs, je vient éclairer ma lanterne ici car trouvant peu d'information sur le sujet en parcourant la toile. Je m'adresse a ceux d'entre vous qui sont deja aller sur les lieux.
Nous sommes 4 amis, 27/28ans plutot sportif, qui envisageons un petit trek au nepal en octobre. n'ayant que 7 jours de marches disponibles, notre choix s'oriente vers la region des annapuranas. Nous pensions faire l'ABC en 4 jours de montée et 3 de descentes. est ce un peu trop prétentieux ou cela est'il réalisable??
J1: Naya pul => ghandruk j2: ghandruk => chomrong j3: chomrong => himalaya hotel (ou deurali si la force est avec nous) j4: himalaya hotel => ABC
j5: ABC => bamboo j6: Bamboo => landruk j7: Landruk => pedhi
Mi octobre les lodges sont'ils libres?? car on envisage de faire ce trek en independant sans guide ni porteur.
Au debut on avai penser a faire un tour dans le bas du grand trek (ghorepani, poon hill...) mais on préférerait si possible s'immerger un minimum de haute montagne, d'ou le choix du ABC. Certains blogs montrent que ce trajet en 7 jours est faisable. Qu'en pensez vous, le MAM ne va pas etre trop rude sur la journée himalaya ABC??
voici un lien qui raconte ce trek en 7 jours.
http://www.i-trekkings.net/dossiers/dossiers.php?val=735_sanctuaire+des+annapurnas
merci de vos reponses :)
julien/mickael/francois et florian
Nous sommes 4 amis, 27/28ans plutot sportif, qui envisageons un petit trek au nepal en octobre. n'ayant que 7 jours de marches disponibles, notre choix s'oriente vers la region des annapuranas. Nous pensions faire l'ABC en 4 jours de montée et 3 de descentes. est ce un peu trop prétentieux ou cela est'il réalisable??
J1: Naya pul => ghandruk j2: ghandruk => chomrong j3: chomrong => himalaya hotel (ou deurali si la force est avec nous) j4: himalaya hotel => ABC
j5: ABC => bamboo j6: Bamboo => landruk j7: Landruk => pedhi
Mi octobre les lodges sont'ils libres?? car on envisage de faire ce trek en independant sans guide ni porteur.
Au debut on avai penser a faire un tour dans le bas du grand trek (ghorepani, poon hill...) mais on préférerait si possible s'immerger un minimum de haute montagne, d'ou le choix du ABC. Certains blogs montrent que ce trajet en 7 jours est faisable. Qu'en pensez vous, le MAM ne va pas etre trop rude sur la journée himalaya ABC??
voici un lien qui raconte ce trek en 7 jours.
http://www.i-trekkings.net/dossiers/dossiers.php?val=735_sanctuaire+des+annapurnas
merci de vos reponses :)
julien/mickael/francois et florian
Boucle de 6-7 jours dans les Annapurnas English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d'une boucle de 6 7 jours dans les Annapurnas. On aura déjà fait un trekk d'altitude tout organisé d'une quinzaine de jour, du coup là ça serait plus pour le faire par nous même.
J'ai commencé à regarder, j'ai vu qu'il y avait le Ghorepani Ghandruk trekk qui pouvait correspondre. Qu'en penser vous ?
Avez vous d'autres itinéraires à conseiller ?
Merci de votre aide !
JB
Je suis à la recherche d'une boucle de 6 7 jours dans les Annapurnas. On aura déjà fait un trekk d'altitude tout organisé d'une quinzaine de jour, du coup là ça serait plus pour le faire par nous même.
J'ai commencé à regarder, j'ai vu qu'il y avait le Ghorepani Ghandruk trekk qui pouvait correspondre. Qu'en penser vous ?
Avez vous d'autres itinéraires à conseiller ?
Merci de votre aide !
JB
Tour des Annapurnas avec deux enfants à partir d'octobre (Népal) English translation pending
Bonjour,
Ça y est après des mois de lecture on se met au concret... Nous sommes une famille québécoise et quittons en octobre 2008 pour une grande aventure de 7 mois! Premier rv avec le Népal où l'un de nous a déjà été faire le treck de Jomson il y a qqs années.
Donc nos enfants auront 3 et 5 ans et demi... maman est un peu mère poule et craint le mal de l'altitude et le passage du col... Qu'en pensez-vous? Est-ce que ceux qui ont fait ce treck récemment peuvent se prononcer? Est-il possible d'avoir recours à des chevaux au besoin? Ceux qui l'ont fait avec de jeunes enfants ont-ils des conseils ou commentaires?
Merci🙂
Ça y est après des mois de lecture on se met au concret... Nous sommes une famille québécoise et quittons en octobre 2008 pour une grande aventure de 7 mois! Premier rv avec le Népal où l'un de nous a déjà été faire le treck de Jomson il y a qqs années.
Donc nos enfants auront 3 et 5 ans et demi... maman est un peu mère poule et craint le mal de l'altitude et le passage du col... Qu'en pensez-vous? Est-ce que ceux qui ont fait ce treck récemment peuvent se prononcer? Est-il possible d'avoir recours à des chevaux au besoin? Ceux qui l'ont fait avec de jeunes enfants ont-ils des conseils ou commentaires?
Merci🙂
Le grand tour des Annapurnas seul? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars faire le tour des Annapurnas au mois d'octobre (21 jours) pendant mes 7 semaines de voyage. Je devais le faire avec un ami qui ne pourra m'accompagner à cause d'un impératif professionnel. Je pense donc le faire tous seul, sans guide ni porteur... es-ce une utopie ou pas. y a t-il quelqu'un qui l'ai fait seul avec une carte? donner moi vos conseil SVP même pour ceux qui ont pris guide et porteur (Tarif 500 $ environ?).
Je pars faire le tour des Annapurnas au mois d'octobre (21 jours) pendant mes 7 semaines de voyage. Je devais le faire avec un ami qui ne pourra m'accompagner à cause d'un impératif professionnel. Je pense donc le faire tous seul, sans guide ni porteur... es-ce une utopie ou pas. y a t-il quelqu'un qui l'ai fait seul avec une carte? donner moi vos conseil SVP même pour ceux qui ont pris guide et porteur (Tarif 500 $ environ?).
Trek Annapurna en septembre English translation pending
Bonjour !
Je suis etudiant a Paris et je compte faire le trek de l'annapurna en Septembre avec un ami.On aurais aimer savoir si c'etait vraiment difficile, si il est possible de le faire en moins de 20 jours et si le guide est necessaire!
Sinon j'ai plein d'autres questions mais je voudrais pas saouler le forum.Je cherche donc une ame charitable connaissant le nepal qui acceterait de correspondre avec moi (carte postale promise en remerciements)
Merci d'avance et bons voyages !!!
Je suis etudiant a Paris et je compte faire le trek de l'annapurna en Septembre avec un ami.On aurais aimer savoir si c'etait vraiment difficile, si il est possible de le faire en moins de 20 jours et si le guide est necessaire!
Sinon j'ai plein d'autres questions mais je voudrais pas saouler le forum.Je cherche donc une ame charitable connaissant le nepal qui acceterait de correspondre avec moi (carte postale promise en remerciements)
Merci d'avance et bons voyages !!!
Tour des Annapurnas English translation pending
Bonjour,
Je pars faire le tour des Annapurnas et novembre, et je dispose de 15/16 jours, sachant que je voudrais terminer le trek par Ghorepani et Poon Hill. Voici mes questions :
- Peut on se rendre en une journée à Jagat depuis Katmandou ? - Combien d'heures ou de jours de marche faut il pour se rendre de Marpha à Totapani ? - Quelle est la partie la moins intéressante à faire en trek, quitte à prendre un véhicule : le début, jusqu'à Jagat, Dahrepani voire Chame, ou la redescente après Muktinah ? - Peut on faire Ghorepani - Naya pul en une journée ?
Cet itinéraire peut il être amélioré ? :
Jour 1: Katmandou- Jagat Jour 2: Jagat - Dahrepani Jour 3: Dahrepani - Chame Jour 4: Chame - Pisang Jour 5: Pisang - Ngwal Jour 6: Nagwal - Manang Jour 7: Manang - Acclimatation Jour 8: Manang - Yak Kaharta Jour 9: Yak Kaharta - Thorung Phedi Jour 10 : Thorung Phedi -Muktinah Jour 11: Muktinah - Marpha Jour 12: Marpha - Tatopani (véhicule) Jour 13: Tatopani - Ghorepani Jour 14 : Ghorepani/Poon Hill/Tikedhunga Jour 15: Tikedhunga - Nayapul - Pokhara Merci de votre aide à tous, Gilles
Je pars faire le tour des Annapurnas et novembre, et je dispose de 15/16 jours, sachant que je voudrais terminer le trek par Ghorepani et Poon Hill. Voici mes questions :
- Peut on se rendre en une journée à Jagat depuis Katmandou ? - Combien d'heures ou de jours de marche faut il pour se rendre de Marpha à Totapani ? - Quelle est la partie la moins intéressante à faire en trek, quitte à prendre un véhicule : le début, jusqu'à Jagat, Dahrepani voire Chame, ou la redescente après Muktinah ? - Peut on faire Ghorepani - Naya pul en une journée ?
Cet itinéraire peut il être amélioré ? :
Jour 1: Katmandou- Jagat Jour 2: Jagat - Dahrepani Jour 3: Dahrepani - Chame Jour 4: Chame - Pisang Jour 5: Pisang - Ngwal Jour 6: Nagwal - Manang Jour 7: Manang - Acclimatation Jour 8: Manang - Yak Kaharta Jour 9: Yak Kaharta - Thorung Phedi Jour 10 : Thorung Phedi -Muktinah Jour 11: Muktinah - Marpha Jour 12: Marpha - Tatopani (véhicule) Jour 13: Tatopani - Ghorepani Jour 14 : Ghorepani/Poon Hill/Tikedhunga Jour 15: Tikedhunga - Nayapul - Pokhara Merci de votre aide à tous, Gilles
Trek sanctuaire des Annapurnas à Muktinath, bus Jomson - Beni English translation pending
Bonjour à la communauté !
J'ai des questions concernant la route JOMSOM - BENI : nous ne souhaitons pas prendre l'avion. Peut-on prendre des bus pour rejoindre BENI ? Combien de temps dure le trajet ? La nouvelle route est-elle en place ? La route n'est pas dangereuse ? Combien cela coûte-t-il ?
En effet nous comptons peut-être faire le trek du sanctuaire des Annapurnas et remonter jusqu'à Muktinath.
Merci beaucoup à vous pour vos conseils, à bientôt :-)
Trek des Annapurnas (15 jours) English translation pending
Bonjour à tous
J'ai lu pas mal de discussions concernant le trek des Annapurnas et j'aimerai avoir votre avis :)
Dans un premier temps, connaissez-vous un guide local qui me permettrait de faire ce trek? Quels sont les coûts avec un groupe ? En solitaire ? le tout avec un guide local (je ne veux pas réserver de compagnie en france)
Je compte prendre un billet d'avion vers katmandou, est il possible de démarrer le trek de cet endroit ?
Les durées du trek varient énormément j'ai l'impression.. J'ai une petite expérience de la randonnée (ecosse, danemark. Pas d’expérience concernant les hautes altitudes mais je suis capable de marcher 7-8h par jour sur une durée de 15 jours), partir sur une durée de 15 jours pour le trek et 15 jours pour visiter le pays vous paraît être une bonne chose ?
J'ai la possibilité de le faire de novembre à Avril. Il semblerait que Novembre soit le meilleur moment. En espérant que tout cela se réalise, je vous remercie pour vos conseils
J'ai lu pas mal de discussions concernant le trek des Annapurnas et j'aimerai avoir votre avis :)
Dans un premier temps, connaissez-vous un guide local qui me permettrait de faire ce trek? Quels sont les coûts avec un groupe ? En solitaire ? le tout avec un guide local (je ne veux pas réserver de compagnie en france)
Je compte prendre un billet d'avion vers katmandou, est il possible de démarrer le trek de cet endroit ?
Les durées du trek varient énormément j'ai l'impression.. J'ai une petite expérience de la randonnée (ecosse, danemark. Pas d’expérience concernant les hautes altitudes mais je suis capable de marcher 7-8h par jour sur une durée de 15 jours), partir sur une durée de 15 jours pour le trek et 15 jours pour visiter le pays vous paraît être une bonne chose ?
J'ai la possibilité de le faire de novembre à Avril. Il semblerait que Novembre soit le meilleur moment. En espérant que tout cela se réalise, je vous remercie pour vos conseils
Trek Annapurnas et Everest: conditions des cols (25 février - 25 mars) English translation pending
Bonjour, je suis à planifier un itinéraire de trek pour la période du 25 février au 25 mars 2014.
Je sais que les aléas de la météo peuvent faire en sorte de bloquer les cols à cette période. Cependant, j'aimerais avoir de l'information, à savoir si les cols suivants sont normalement passable ou impassable, et quel genre de conditions on y rencontre (couverture neigeuse, glace, etc.).
Cela m'aidera à faire l'itinéraire, et prévoir l'Équipement en conséquence (ex. je me demande si j'amène des crampons).TilichoThorung laCho laKangma laRenjo laMerci !
Je sais que les aléas de la météo peuvent faire en sorte de bloquer les cols à cette période. Cependant, j'aimerais avoir de l'information, à savoir si les cols suivants sont normalement passable ou impassable, et quel genre de conditions on y rencontre (couverture neigeuse, glace, etc.).
Cela m'aidera à faire l'itinéraire, et prévoir l'Équipement en conséquence (ex. je me demande si j'amène des crampons).TilichoThorung laCho laKangma laRenjo laMerci !
Bus Katmandou - l'Annapurna English translation pending
Je voudrais savoir de katmandou a l' annapurna combien de temps en bus? Mon lonely planet ne me le dit pas
ABC - Annapurna Base Camp - la descente English translation pending
La montée n'a pas eu raison de moi,
Pas plus que le froid au repos ou le chaud en action,
Il est temps maintenant de profiter du point de vue,
T'as quand même pas cru qu'on marchait pour le simple plaisir d'en baver...
Au matin du 7ème jour, Dieu a presque fini son travail et moi aussi. On est avec Sudip au camp de base du Machhapuchhare et il ne nous reste que deux heures d'ascension pour pouvoir enfin se positionner les doigts de pieds en éventail aux pieds de ce cirque monumental que forment les Annapurnas. Il y a en effet plus d'une demi-douzaine d'Annapurna dont le plus haut, Annapurna I, culmine au dessus des 8000m. On aperçoit déjà et pour la première fois du trek ce magnifique sommet depuis là où nous avons dormi. Depuis la veille, l'incendie s'est tû, la voie est libre. On a dormi plus que de raison c'est à dire jusqu'à 9h, je pourrais crapahuter pendant des heures si besoin était. Mais j'ai même pas besoin!!! Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, je consens à changer de sous-vêtements et c'est pas du luxe. La couleur blanche de mes chaussettes s'est transformée en un délicieux camaïeu de marron et mon caleçon tient debout tout seul, comme un grand. Une fois le transfert effectué, c'est tout l'argumentaire du vendeur de lessive qui prend tout son sens, c'est doux, ça sent bon, je ne fais plus office de bouillon de culture.
On part à 10h tapante à nouveau les derniers. Et à mesure qu'on double les plus matinaux, le spectacle se déroule devant mes yeux écarquillés. Jusqu'à présent, nous avions soit marché avec les montagnes derrière un flot de collines, soit marché engoncés au fond d'une vallée étroite sans vue sur rien. Et bien, à chaque minute, quasiment à chaque pas, c'est le rideau qui s'ouvre sur la scène. Décompression de l'appareil, armement des toboggans, attention à l'ouverture des portes. Je me sens perdu devant tant de démesure!! Chaque perspective donne lieu à une évaluation des distances qui se révèle impossible devant l'ampleur des évènements.
A l'arrivée au camp de base de l'Annapurna, on est entouré par 7 sommets entre 6000 et 8000m. Vertige quand tu nous tiens... Petite ombre au tableau, les nuages commencent à s'ammonceler sur Annapurna I et il va leur falloir bien du courage pour pouvoir se décrocher de cette bite d'amarrage géante. Pour nous, ça n'est encore pas trop un souci, c'est plutot pour ceux qui arrivent le lendemain que ça risque de poser problème. Encore de la chance pour le Braïce. Et comme on est finalement arrivé, je donne quartier libre à Sudip qui en a besoin tant il prend son travail et le fait de me materner au sérieux. Je peux enfin marcher dans cette amas de pierres sans avoir à sentir que quelqu'un marche à quelques centimètres de moi. Avec d'autres randonneurs, on choisit de grimper encore un peu et d'aller voir un petit lac qui doit se situer quelques centaines de mètres au dessus du camp. Cette dernière ascension est hardue et non récompensé. Il y avait bien un lac voilà quelques semaines mais le lac est mort, terrassé lui aussi par une avalanche. Ce glissement de terrain a été si puissant qu'il ne reste plus aucune trace du lac. Tout son lit a été recouvert par une mer de roches allant de la taille d'un gravier à celui d'un immeuble. J'en frissonne.
Ne reste plus alors qu'à redescendre bredouille de notre lac et à explorer les environs immédiats. J'écris immédiat car plus loin ce n'est plus que précipices, glaciers et à-pics. Derrière le camp de base gisent les restes d'une langue de glace jadis longue de plusieurs kilomètres. Maintenant, ce n'est plus qu'une tranchée géante de laquelle nous proviennent en permanence le son de rochers qui s'écroulent sur tout son long. Tout ce qui est à proximité est à la merci des humeurs de la crevasse qui va, in fine, tout dévorer quand la faim lui en dira.
Le soir, alors que les nuages finissent de s'occuper à remplir tout l'espace, la soirée va bon train. Tout le monde, népalais, grimpeurs, est content d'en être arrivé ici. Autour de la table, 2 guides dont tout laisse à penser qu'ils sont les meilleurs amis du monde s'étreignent comme des amoureux. Et alors que chacun est de très bonne humeur, je lance un peu à l'emporte-pièce la réflexion suivante : "est-ce que vous voulez ma chambre ou est-ce que ça va bien comme ça?" En deux secondes, je me remémore le conseil de Sudip avant de partir sur le sens de l'humour des guides locaux. Durant le même lapse de temps, il prend à un des 2 amis aimants de vouloir en venir aux mains et de me casser la gueule!!! Qu'est ce que j'avais pas dit! Et dire que ça partait d'un bon sentiment!!!! La prochaine fois, je me garderais bien de faire des blagues à connotation homosexuelle en direction des népalais. Le moins qu'on puisse dire c'est que ça leur reste en travers de la gorge. Je ferais donc tout pour ne pas recroiser mon nouvel ami jusqu'au lendemain matin.
Le lendemain matin, donc, c'est le 8ème jour (20 décembre). A compter de ce jour, je ne résonne plus en terme de jour de la semaine mais en date, ma montre n'indiquant que la date. Je suis complètement déphasé, qu'on soit lundi, jeudi ou dimanche, c'est la même chanson. Ce jour, j'ai une patate de tous les diables. On a beau s'être réveillés pour voir le lever de soleil sous la brume, je ne ressens plus la fatigue. C'est sans doute aussi grace au fait que, comme on repart du sommet de notre trek, la journée ne devrait se dérouler qu'en redescendant la pente, c'est une douce perspective!
Seul petit désagrément, il fait un froid de congélateur et chose étrange, ça ne fait pas de vapeur quand je respire. Peut-être est-ce dû à l'altitude, à l'air sec, mais toujours est-il qu'à Kathmandou, dans ma chambre non chauffée dans laquelle il fait environ 12-14°, je vaporise à chaque expiration alors qu'ici c'est le désert. La seule chose que je sais, c'est qu'il fait largement plus froid ici aux pieds des géants. J'ai au moins Bangkok en tête pour me réchauffer, du moins en rêve...
La meilleure chose à faire contre le froid, c'est de redescendre. De toute façon, le ciel est en partie bouché, ça ne sert plus à rien de faire patienter les heures de descente. On se remet sur le chemin peu après 8h, sans réellement savoir jusqu'où on ira. Ca dépendra en grande partie de mon courage et de mon endurance. Sur les coups de 13h, on s'arrête déjeuner déjà en pole position. On a fait quasiment que marcher et courir quand ça s'y prétait. J'ai du feu dans les jambes et ça fait marrer les oiseaux qui s'envolent comme dirait Cabrel. On décide finalement que le mieux serait de terminer la journée à Chomrong, dont je vous rappelle en passant que c'est la capitale de l'escalier. D'ailleurs, autour de la table déjeunent d'autres marcheurs et le moins qu'on puisse dire c'est que ça les fait bien rire de savoir qu'on va jusqu'à Chomrong!!! Aucune chance d'après eux... Il n'en fallait pas plus pour me donner la rage d'aller plus loin que tous ces types qui ne portent pas leur sac et que je laisse tous les jours derrière moi depuis près d'une semaine. Si on y parvient, il va donc s'agir de faire dans l'autre sens tout ce qu'on a gravi les 3 derniers jours, voilà pour le programme.
Pas de suspense à faire valoir, compte tenu de tout ce que je viens de dire, on a couru jusqu'en bas des escaliers, que de la descente. Ca va vite, parfois on se fait peur à voir ses chevilles vriller sur une pierre pas très stable mais on domine. Le sentiment perdure jusqu'à ce que le mur se dresse devant moi. Comme maintenant je compte en tour Eiffel, je peux te dire que la montée de Chomrong, c'est presque deux fois la tour Eiffel. Et sans la buvette du 1er ET du 2ème étage. Il me faut près d'une heure pour arriver au bout de mon calvaire. C'est un peu plus long que prévu mais on a été retenu dans la montée par 3 buffles qui ne voulaient pas nous céder le passage. Sachant qu'une de ces bestioles fait environ 5 fois mon poids, on ne va pas en venir aux mains et on préfère attendre le bon moment pour les doubler. En tout cas, sur le moment, je les remercie car c'est l'occasion de faire une bonne vieille pause. Je ruissèle, la mode n'est plus à la course, tout juste à la marche, et c'est déjà beaucoup. On retourne avec Sudip dans le même lodge qu'à l'aller c'est à dire dans celui qui jouit de la meilleure vue pour la simple et bonne et inhumaine raison que c'est le plus haut sur la montagne. Ca ne m'avait pas touché dans l'autre sens mais là ça me brise. J'arrive à l'hotel sur les chevilles à 16h, je suis aussi plat que l'oeuf que j'ai l'habitude de manger au petit dej'... Heureusement pour me remettre de mes émotions, on achète une bouteille de rhum local qui aura le mérite, à défaut de me réparer les jambes, de me redonner un certain coup de fouet.
Aucun autre touriste du camp de base de la veille n'est venu jusqu'ici, c'est pas mes chevilles qui enflent, c'est mes cuisses!!
Le 9ème jour, j'ai troqué mes jambes de champions contre des jambes de bois. Je crois qu'on a poussé un peu trop fort la veille, dès que je pose le pied par terre, ça me lance, et pas dans une danse endiablée. Il va s'agir d'y aller doucement et pour une fois, de respecter les durées indiquées sur les panneaux d'information. Pas trop dur de se la couler douce mais ici, on est pas encore au bout, la paresse je la laisse au placart. On a 5-6h à faire aujourd'hui, c'est l'ascenseur en folie, tantot en descente et tantot en montée. Du fait de mes courbatures, je suis perdu dans mon appréciation du terrain, je n'arrive plus à savoir si je préfère les montées ou les descentes. Partout j'ai mal aux jambes d'avoir gambadé au lieu de marcher normalement. Fauché en plein vol.
Une chose vient tout de même me remonter temporairement. Après la première heure de marche et comme c'est programmé ici depuis le départ, on passe par un endroit d'où jaillissent de nouvelles sources chaudes. Elles se trouvent tout en bas d'une vallée, le long d'un torrent. On peut profiter des installations à loisir, douche chaude, bain chaud, savonnage, délassement, étirement. Une nouvel tranche de joie!!! La seule chose, c'est qu'après être descendu ici, il faut remonter rejoindre le sentier principal et qu'une fois atteint, tous les bienfaits du bain chaud ont déjà foutu le camp, je transpire à nouveau à grosses gouttes et il n'y a rien à faire pour que cela ne cesse. Heureusement, depuis le départ du camp de base, le temps est couvert et c'est une bonne chose pour une fois.
Nouvelle parenth��se pour te décrire que lorsqu'il fait beau et que tu es au soleil, le thermomètre indique facilement les 20°. Mais dès que ce gros feignant de soleil se couche, on perd en une seconde une dizaine de degrés. Le seul inconvénient est maintenant pour les gens qui arrivent au camp de base et qui ne vont voir que des nuages. Ca doit être un peu les boules de faire tout ce chemin et de ne pouvoir en profiter que pour se regarder le bout des chaussures puisque tout le reste est dans les nuages.
Le soir, on n'est plus qu'à quelques heures de la route et de l'urbanisme. Notre lodge abrite même en son sein des toilettes version-trône. Ca sent le retour au bercail!!!
Le 10ème et dernier jour, je suis encore un peu endolori mais ça passe, c'est le dernier jour. Dernière montée, dernière descente, pour un peu, j'aurais presque la larme à l'oeil, mais non, je suis trop content de laisser ça derrière moi pour quelques temps. On rejoint le taxi qui nous attend. On se paye même le luxe d'être en retard après avoir été en avance sur tout le trek! En moins de 30 minutes, on fait les 20km qui nous séparent de Pokhara. Si on avait été à Chomrong, il nous aurait fallut quinze jours, ça fait bizarre...
De retour dans un vrai hotel. La chambre de Sudip est au premier, la mienne au second. En plus, il y a pas d'ascenseur!!!!!! A partir de maintenant, dès que je monterais des marches, elles auront une toute autre saveur, c'est moi qui vous le dit!!!
A Pokhara, je retrouve Ursula avec qui j'avais sauté à l'elastique. Les anecdotes défilent au rythme du tilleul. Le jour suivant, mon dernier à Pokhara avant le retour à Kathmandou, on décide, accompagné de Sudip, de faire une tour en barque sur le lac jusqu'à la pagode de la Paix qui se trouve, je vous le donne en mille, en haut d'un "escalier" de plusieurs centaines de marches. Et cette fois c'est la dernière fois. Normalement de là-haut, on peut voir très distinctement toutes les montagnes des environs mais pas cette fois, le temps est toujours couvert. Pas de quoi en faire un fromage cependant, juste un gros steack pour compenser ces 10 derniers jours sans viande!!
Le chemin du retour vers Kathmandou passe à la vitesse d'une sieste bien méritée. Aussi mérité que le droit à une douche chaude et au changement complet de mes vêtements. Ca faisait bien longtemps, vous ne trouvez pas?
Maintenant que je suis propre, je vous embrasse envous disant "attention à la marche"!!!!
Au matin du 7ème jour, Dieu a presque fini son travail et moi aussi. On est avec Sudip au camp de base du Machhapuchhare et il ne nous reste que deux heures d'ascension pour pouvoir enfin se positionner les doigts de pieds en éventail aux pieds de ce cirque monumental que forment les Annapurnas. Il y a en effet plus d'une demi-douzaine d'Annapurna dont le plus haut, Annapurna I, culmine au dessus des 8000m. On aperçoit déjà et pour la première fois du trek ce magnifique sommet depuis là où nous avons dormi. Depuis la veille, l'incendie s'est tû, la voie est libre. On a dormi plus que de raison c'est à dire jusqu'à 9h, je pourrais crapahuter pendant des heures si besoin était. Mais j'ai même pas besoin!!! Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, je consens à changer de sous-vêtements et c'est pas du luxe. La couleur blanche de mes chaussettes s'est transformée en un délicieux camaïeu de marron et mon caleçon tient debout tout seul, comme un grand. Une fois le transfert effectué, c'est tout l'argumentaire du vendeur de lessive qui prend tout son sens, c'est doux, ça sent bon, je ne fais plus office de bouillon de culture.
On part à 10h tapante à nouveau les derniers. Et à mesure qu'on double les plus matinaux, le spectacle se déroule devant mes yeux écarquillés. Jusqu'à présent, nous avions soit marché avec les montagnes derrière un flot de collines, soit marché engoncés au fond d'une vallée étroite sans vue sur rien. Et bien, à chaque minute, quasiment à chaque pas, c'est le rideau qui s'ouvre sur la scène. Décompression de l'appareil, armement des toboggans, attention à l'ouverture des portes. Je me sens perdu devant tant de démesure!! Chaque perspective donne lieu à une évaluation des distances qui se révèle impossible devant l'ampleur des évènements.
A l'arrivée au camp de base de l'Annapurna, on est entouré par 7 sommets entre 6000 et 8000m. Vertige quand tu nous tiens... Petite ombre au tableau, les nuages commencent à s'ammonceler sur Annapurna I et il va leur falloir bien du courage pour pouvoir se décrocher de cette bite d'amarrage géante. Pour nous, ça n'est encore pas trop un souci, c'est plutot pour ceux qui arrivent le lendemain que ça risque de poser problème. Encore de la chance pour le Braïce. Et comme on est finalement arrivé, je donne quartier libre à Sudip qui en a besoin tant il prend son travail et le fait de me materner au sérieux. Je peux enfin marcher dans cette amas de pierres sans avoir à sentir que quelqu'un marche à quelques centimètres de moi. Avec d'autres randonneurs, on choisit de grimper encore un peu et d'aller voir un petit lac qui doit se situer quelques centaines de mètres au dessus du camp. Cette dernière ascension est hardue et non récompensé. Il y avait bien un lac voilà quelques semaines mais le lac est mort, terrassé lui aussi par une avalanche. Ce glissement de terrain a été si puissant qu'il ne reste plus aucune trace du lac. Tout son lit a été recouvert par une mer de roches allant de la taille d'un gravier à celui d'un immeuble. J'en frissonne.
Ne reste plus alors qu'à redescendre bredouille de notre lac et à explorer les environs immédiats. J'écris immédiat car plus loin ce n'est plus que précipices, glaciers et à-pics. Derrière le camp de base gisent les restes d'une langue de glace jadis longue de plusieurs kilomètres. Maintenant, ce n'est plus qu'une tranchée géante de laquelle nous proviennent en permanence le son de rochers qui s'écroulent sur tout son long. Tout ce qui est à proximité est à la merci des humeurs de la crevasse qui va, in fine, tout dévorer quand la faim lui en dira.
Le soir, alors que les nuages finissent de s'occuper à remplir tout l'espace, la soirée va bon train. Tout le monde, népalais, grimpeurs, est content d'en être arrivé ici. Autour de la table, 2 guides dont tout laisse à penser qu'ils sont les meilleurs amis du monde s'étreignent comme des amoureux. Et alors que chacun est de très bonne humeur, je lance un peu à l'emporte-pièce la réflexion suivante : "est-ce que vous voulez ma chambre ou est-ce que ça va bien comme ça?" En deux secondes, je me remémore le conseil de Sudip avant de partir sur le sens de l'humour des guides locaux. Durant le même lapse de temps, il prend à un des 2 amis aimants de vouloir en venir aux mains et de me casser la gueule!!! Qu'est ce que j'avais pas dit! Et dire que ça partait d'un bon sentiment!!!! La prochaine fois, je me garderais bien de faire des blagues à connotation homosexuelle en direction des népalais. Le moins qu'on puisse dire c'est que ça leur reste en travers de la gorge. Je ferais donc tout pour ne pas recroiser mon nouvel ami jusqu'au lendemain matin.
Le lendemain matin, donc, c'est le 8ème jour (20 décembre). A compter de ce jour, je ne résonne plus en terme de jour de la semaine mais en date, ma montre n'indiquant que la date. Je suis complètement déphasé, qu'on soit lundi, jeudi ou dimanche, c'est la même chanson. Ce jour, j'ai une patate de tous les diables. On a beau s'être réveillés pour voir le lever de soleil sous la brume, je ne ressens plus la fatigue. C'est sans doute aussi grace au fait que, comme on repart du sommet de notre trek, la journée ne devrait se dérouler qu'en redescendant la pente, c'est une douce perspective!
Seul petit désagrément, il fait un froid de congélateur et chose étrange, ça ne fait pas de vapeur quand je respire. Peut-être est-ce dû à l'altitude, à l'air sec, mais toujours est-il qu'à Kathmandou, dans ma chambre non chauffée dans laquelle il fait environ 12-14°, je vaporise à chaque expiration alors qu'ici c'est le désert. La seule chose que je sais, c'est qu'il fait largement plus froid ici aux pieds des géants. J'ai au moins Bangkok en tête pour me réchauffer, du moins en rêve...
La meilleure chose à faire contre le froid, c'est de redescendre. De toute façon, le ciel est en partie bouché, ça ne sert plus à rien de faire patienter les heures de descente. On se remet sur le chemin peu après 8h, sans réellement savoir jusqu'où on ira. Ca dépendra en grande partie de mon courage et de mon endurance. Sur les coups de 13h, on s'arrête déjeuner déjà en pole position. On a fait quasiment que marcher et courir quand ça s'y prétait. J'ai du feu dans les jambes et ça fait marrer les oiseaux qui s'envolent comme dirait Cabrel. On décide finalement que le mieux serait de terminer la journée à Chomrong, dont je vous rappelle en passant que c'est la capitale de l'escalier. D'ailleurs, autour de la table déjeunent d'autres marcheurs et le moins qu'on puisse dire c'est que ça les fait bien rire de savoir qu'on va jusqu'à Chomrong!!! Aucune chance d'après eux... Il n'en fallait pas plus pour me donner la rage d'aller plus loin que tous ces types qui ne portent pas leur sac et que je laisse tous les jours derrière moi depuis près d'une semaine. Si on y parvient, il va donc s'agir de faire dans l'autre sens tout ce qu'on a gravi les 3 derniers jours, voilà pour le programme.
Pas de suspense à faire valoir, compte tenu de tout ce que je viens de dire, on a couru jusqu'en bas des escaliers, que de la descente. Ca va vite, parfois on se fait peur à voir ses chevilles vriller sur une pierre pas très stable mais on domine. Le sentiment perdure jusqu'à ce que le mur se dresse devant moi. Comme maintenant je compte en tour Eiffel, je peux te dire que la montée de Chomrong, c'est presque deux fois la tour Eiffel. Et sans la buvette du 1er ET du 2ème étage. Il me faut près d'une heure pour arriver au bout de mon calvaire. C'est un peu plus long que prévu mais on a été retenu dans la montée par 3 buffles qui ne voulaient pas nous céder le passage. Sachant qu'une de ces bestioles fait environ 5 fois mon poids, on ne va pas en venir aux mains et on préfère attendre le bon moment pour les doubler. En tout cas, sur le moment, je les remercie car c'est l'occasion de faire une bonne vieille pause. Je ruissèle, la mode n'est plus à la course, tout juste à la marche, et c'est déjà beaucoup. On retourne avec Sudip dans le même lodge qu'à l'aller c'est à dire dans celui qui jouit de la meilleure vue pour la simple et bonne et inhumaine raison que c'est le plus haut sur la montagne. Ca ne m'avait pas touché dans l'autre sens mais là ça me brise. J'arrive à l'hotel sur les chevilles à 16h, je suis aussi plat que l'oeuf que j'ai l'habitude de manger au petit dej'... Heureusement pour me remettre de mes émotions, on achète une bouteille de rhum local qui aura le mérite, à défaut de me réparer les jambes, de me redonner un certain coup de fouet.
Aucun autre touriste du camp de base de la veille n'est venu jusqu'ici, c'est pas mes chevilles qui enflent, c'est mes cuisses!!
Le 9ème jour, j'ai troqué mes jambes de champions contre des jambes de bois. Je crois qu'on a poussé un peu trop fort la veille, dès que je pose le pied par terre, ça me lance, et pas dans une danse endiablée. Il va s'agir d'y aller doucement et pour une fois, de respecter les durées indiquées sur les panneaux d'information. Pas trop dur de se la couler douce mais ici, on est pas encore au bout, la paresse je la laisse au placart. On a 5-6h à faire aujourd'hui, c'est l'ascenseur en folie, tantot en descente et tantot en montée. Du fait de mes courbatures, je suis perdu dans mon appréciation du terrain, je n'arrive plus à savoir si je préfère les montées ou les descentes. Partout j'ai mal aux jambes d'avoir gambadé au lieu de marcher normalement. Fauché en plein vol.
Une chose vient tout de même me remonter temporairement. Après la première heure de marche et comme c'est programmé ici depuis le départ, on passe par un endroit d'où jaillissent de nouvelles sources chaudes. Elles se trouvent tout en bas d'une vallée, le long d'un torrent. On peut profiter des installations à loisir, douche chaude, bain chaud, savonnage, délassement, étirement. Une nouvel tranche de joie!!! La seule chose, c'est qu'après être descendu ici, il faut remonter rejoindre le sentier principal et qu'une fois atteint, tous les bienfaits du bain chaud ont déjà foutu le camp, je transpire à nouveau à grosses gouttes et il n'y a rien à faire pour que cela ne cesse. Heureusement, depuis le départ du camp de base, le temps est couvert et c'est une bonne chose pour une fois.
Nouvelle parenth��se pour te décrire que lorsqu'il fait beau et que tu es au soleil, le thermomètre indique facilement les 20°. Mais dès que ce gros feignant de soleil se couche, on perd en une seconde une dizaine de degrés. Le seul inconvénient est maintenant pour les gens qui arrivent au camp de base et qui ne vont voir que des nuages. Ca doit être un peu les boules de faire tout ce chemin et de ne pouvoir en profiter que pour se regarder le bout des chaussures puisque tout le reste est dans les nuages.
Le soir, on n'est plus qu'à quelques heures de la route et de l'urbanisme. Notre lodge abrite même en son sein des toilettes version-trône. Ca sent le retour au bercail!!!
Le 10ème et dernier jour, je suis encore un peu endolori mais ça passe, c'est le dernier jour. Dernière montée, dernière descente, pour un peu, j'aurais presque la larme à l'oeil, mais non, je suis trop content de laisser ça derrière moi pour quelques temps. On rejoint le taxi qui nous attend. On se paye même le luxe d'être en retard après avoir été en avance sur tout le trek! En moins de 30 minutes, on fait les 20km qui nous séparent de Pokhara. Si on avait été à Chomrong, il nous aurait fallut quinze jours, ça fait bizarre...
De retour dans un vrai hotel. La chambre de Sudip est au premier, la mienne au second. En plus, il y a pas d'ascenseur!!!!!! A partir de maintenant, dès que je monterais des marches, elles auront une toute autre saveur, c'est moi qui vous le dit!!!
A Pokhara, je retrouve Ursula avec qui j'avais sauté à l'elastique. Les anecdotes défilent au rythme du tilleul. Le jour suivant, mon dernier à Pokhara avant le retour à Kathmandou, on décide, accompagné de Sudip, de faire une tour en barque sur le lac jusqu'à la pagode de la Paix qui se trouve, je vous le donne en mille, en haut d'un "escalier" de plusieurs centaines de marches. Et cette fois c'est la dernière fois. Normalement de là-haut, on peut voir très distinctement toutes les montagnes des environs mais pas cette fois, le temps est toujours couvert. Pas de quoi en faire un fromage cependant, juste un gros steack pour compenser ces 10 derniers jours sans viande!!
Le chemin du retour vers Kathmandou passe à la vitesse d'une sieste bien méritée. Aussi mérité que le droit à une douche chaude et au changement complet de mes vêtements. Ca faisait bien longtemps, vous ne trouvez pas?
Maintenant que je suis propre, je vous embrasse envous disant "attention à la marche"!!!!
Tour des Annapurnas en février 2007 English translation pending
Salut amis voyageurs(euses),
Je vais faire le trek des Annapurnas en février 2007...est-ce que quelqu'un peu m'en faire une brève description, style si le chemin est déjà tout tracé, est-ce qu'on marche de villages en villages, s'il faut prendre une tente ou il y a des auberges et combient faut-il compter pour un porteur????
Voila, merci d'avance et comme je serai (sûrement) seul, si quelqu'un(e) l'est aussi en février on pourrait discuter et éventuellement treker ensemble..