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Passage des frontières terrestres Iran - Azerbaïdjan - Géorgie à pied English translation pending
Salut,
J'espère par cet article pouvoir apporter des éléments actuels à celles et ceux qui se posent des questions quand aux passages aux frontières de ces trois points précis et vous permettre de préparer au mieux votre périple dans cette région.
Iran - Azerbaïdjan : Tabriz - Astara - Lankaran. Fin Avril 2017
Préalable : j'ai fait une demande de e-visa un mois avant d'entrer en Azerbaïdjan, il est très facile de l'obtenir, moi je l'ai eu en 24h. À noter que ce e-visa est valable pour le passage aux frontières terrestres (ce que j'appréhendais le plus avant de partir). Veillez bien à ce que les informations de votre passeport correspondent bien aux infos sur le visa, vous me direz que ca va vous semble évident mais en saisissant les infos sur le site web il est possible de faire des erreurs comme par exemple oublier d'y écrire votre deuxième et troisième prénom par exemple... (je le sais, j'ai fait l'erreur). Par ailleurs, enregistrez le numéro de téléphone de l'ambassade de France en Azerbaïdjan en cas de soucis au passage frontière.
Départ depuis le Golestan Garden dans le centre de Tabriz en taxi pour la station de bus principale de la ville pour 7-8 tomans, pas de petites économies sur ce trajet, la station n'est pas facile d'accès. Départ en bus à 9h00 pour Ardabil. Arrivée à la station de bus d'Ardabil vers 12h00, se diriger vers les agences de bus une bonne centaine de mètres plus loin et prendre son billet de bus pour Astara qui part vers 13h00. De mémoire le billet coûte 19 tomans. Précisez bien au chauffeur que vous descendez à Astara! Attention le trajet Ardabil - Astara prend un peu plus de 3h car le bus traverse les montagnes et serpente lentement sur les routes, vous pouvez apprécier le passage d'un climat et paysage désertique à un paysage très vert et très humide en l'espace d'un quart d'heure. Arrivée à Astara vers 16h qui se fait sur le bord d'une route au abord de la ville, ce n'est pas le terminus du bus, veillez bien à descendre au bon moment. Ensuite vous traversez la grande route par la passerelle pour vous rendre de l'autre côté ou des taxis vous proposeront de vous emmener à Ardabil, ils parlent très mal anglais, précisez juste "Astara-border-passeport" pour 7 tomans. Vous arrivez à l'entrée du poste frontière iranien, beaucoup de gens vont vous proposer tout un tas de services de change, refusez les! Et refusez à ce qu'on vous suive dans le bâtiment. Moi je m'y suis plutôt bien pris pour mon change et je n'ai pas eu à en faire mais il y a une Melli Bank juste à l'entrée à droite au poste frontière, demandez leurs les infos si c'est nécessaire. Ensuite dirigez vous vers la gauche puis la droite pour passer vos bagages au scanner. Les policiers sont plutôt cools et pas habitués à voir des touristes par ici, ils vous feront passer en priorité au poste frontière. Là vous donnerez les dates et le nom des villes dans lesquelles vous êtes passé en Iran, vous préciserez que vous adorez et êtes capables de citer 3-4 noms de joueurs de l'équipe de France de foot 98. Tout ça prend tout au plus 5-10 min. Juste en sortant à droite vous avez un duty free, puis vous parcourez 200 mètres jusqu'à un pont à traverser puis 200-300 mètres jusqu'au poste frontière Azerbaïdjanais. Ici, gros changement d'ambiance, le douanier n'est pas méchant mais fait particulièrement de l'excès de zèle, beaucoup de questions, j'ai plus de barbe que sur ma photo de passeport, on met déjà 5 min à me dévisager à plusieurs policiers pas mal de questions. Enfin ils trouvent une faille, mes deuxième et troisième prénoms ne figurent pas sur le visa. On parlemente beaucoup, je joue le simplet sympathique, je commence à comprendre qu'ils vont vouloir de l'argent mais je continue de ne pas comprendre, il m'embarque hors du bâtiment pour aller voir son boss qui n'est finalement pas dans son bureau. (Ouf...). Certains à raison me diraient que je n'avais pas à le suivre et je pense que vous avez juste. On revient au guichet, on parlemente, j'explique que l'élément le plus important est le numéro de passeport et qu'il n'y a donc pas d'erreur sur la personne. Voyant qu'ils ne tireraient rien de moi sans être plus explicite dans leur demande de fric, ils me laissent passer. Si cela avait été plus loin, ça aurait été le moment d'appeler l'ambassade pour leur mettre un peu la pression. Je suis vite passé dans le scanner sans laisser le temps aux premiers policiers de parler avec le mec qui check les bagages. Me voilà li...bre... en sortant du bâtiment vous avez une barrière humaine de mecs qui veulent absolument vous vendre du change ou un trajet en taxi, le policier à l'entrée vous laissera malicieusement dans la merde à ce moment. Mon conseil : tracez à travers la foule, "where are you going? - this way! - but where? - this way" et suivez la route droit devant. Ils vont vous suivre pendant 500m - 800m et finiront par vous lâcher, mais oui ils sont très insistants. Au bout du petit "parc" à 1km de la frontière environs vous aurez quelques taxis. Dans la première rue parallèle à gauche en revenant un peu en arrière, vous avez une banque dans laquelle vous pourrez retirer des manats avec votre MasterCard. Personnellement j'ai pris un taxi pour aller à Lankaran pour un prix bien trop élevé de 20 manats, mais fatigué après le trajet je ne suis pas parvenu à trouver d'autres solutions que certains pourront peut être préciser ci dessous. Le taxi à Lankaran m'a d'abord emmené dans un autre hotel que celui que je lui avais demandé, bas de gamme, très cher et ils ont essayé de me faire croire que mon hotel était fermé. J'ai du faire le forcing pour qu'il m'amène au mien... je précise là que j'étais donc au Gala Otel indiqué dans le wikitravel à Lankaran pour 30 manats la nuit, ca n'est pas donné mais l'accueil est sympathique, les chambres sont propres et breakfast inclu, rapport qualité prix ok. Mon conseil est de les appeler ou leur envoyer un mail avant le passage à la frontière pour qu'ils vous optimisent le trajet entre les deux villes.
Conclusion, une grosse bonne journée suffit pour faire ce trajet mais ne perdez pas de temps et partez tôt le matin. Aussi vous gagnez une demie heure de Time zone en passant la frontière ce qui n'est pas désagréable. Par contre, c'est pour l'instant mon passage de frontière le plus désagréable sous tous les aspects, Astara est une ville où on se sent proie et ou on va chercher à obtenir sans cesse le moindre billet, le décalage avec l'Iran est énorme surtout quand vous y avez passé plusieurs semaines.
Azerbaïdjan - Géorgie : Sheki - Balankan - Lagodekhi - Sighnaghi.
Préalables : pas de visa nécessaire pour la Géorgie pour un passage. Veillez à bien avoir le e-visa azerbaïdjanais sur vous aussi. Garder le numéro de l'ambassade française en Azerbaïdjan et avoir au cas où celui de celle en Géorgie.
Départ de Sheki bus station avec le mininbus de 10h et quelques, direction Balankan, vérifiez les horaires avant. Arrivée à Balankan vers 12h, il vous faut alors prendre un taxi dispo dès la sortie du bus pour vous rendre au poste frontière, ça coûte 3-4 manats. Les mots magiques : "border-passeport" pour être compris. Au poste, on entre, très peu de personnes, passage par le scanner puis passage au guichet azerbaïdjanais. Je passe à la frontière avec un australien qui met 15-30 secondes à passer avec son e-visa sur son téléphone. Pour ma part, ça prendra 15 min sans aucun autre échange que bonjour et au revoir. Si quelqu'un comprend pourquoi les français avons une telle différence de traitement, je veux bien votre analyse. Vous marchez 500m dans un long couloir extérieur puis arrivée du côté géorgien, à nouveau changement d'ambiance, c'est beaucoup plus cool et passage au guichet sans encombre. Vous avez aussi un guichet de change ouvert juste avant le contrôle de police qui vous fait un taux pas mauvais manat/lari. À la sortie vous prenez encore un taxi pour Lagodekhi le prix proposé sera trop cher, nous on a payé 8 mais tentez 5 lari ou moins, ça prend à peine 10min. Si votre destination est Lagodekhi, vous y êtes, profitez bien des montagnes, sinon vous pouvez prendre un taxi collectif pour Sighnaghi pour 10 lary, ils sont disponibles au abord de la station de bus. Le trajet prend une heure. Et si vous tenez vraiment à faire l'économie d'1€, vous pouvez attendre le marshrutka direction Tsnori pour 5 Lari et prendre le téléphérique pour 3 lari jusqu'à Sighnaghi.
Conclusion, sans particulièrement se dépêcher, vous partez à 10h et vous arrivez vers 15h.
Géorgie - Turquie : Batumi - Serpi - Hopa - Trabzon.
Préalables : aucun à ma connaissance, un passeport à jour, changez quelques lari ou euros pour obtenir une centaine de lire mes turques avant de partir.
Départ de Batumi vers 9h prendre le marshrutka 88 direction Serpi pour 2 lari, moi je l'ai chopé sur Chavchavadze street. Il vous emmène au poste frontière en un peu moins de 30 min. Ce mini bus est bliiindé de monde, donc en cas de valise ou gros sac je vous le déconseille et vous invite à prendre un taxi. Au poste frontière, rien de spécial, une police géorgienne encore sympa, un dutyfree qui n'a rien d'intéressant. À noter le grand délire architectural du poste frontière géorgien. Il y avait un guichet de banque, sauf qu'il était fermé quand j'y suis passé. Passage du côté turc, pas de problème non plus, pas mal de monde donc un peu d'attente à prévoir. On gagne une heure précieuse en changeant de Time zone. En sortant du poste frontière ce sont les gendarmes qui ont été les plus sympas avec moi. Possibilité d'échanger une vingtaine d'euros à très mauvais taux dans la boutique à la sortie à côté du tunnel. Ensuite il faut prendre un taxi collectif direction Hopa pour une vingtaine de lires turques, ca n'est pas donné mais il n'y a pas beaucoup d'autres choix. 20 min de transfert. Demandez au taxi de vous amener à la station de bus, il vous proposera de vous emmener directement à Trabzon, mais sachez que le ticket de bus Hopa-Trabzon coûte 45 lires turques pour 2h de trajet. À vous de voir. Ce même bus fait un arrêt à l'aéroport de Trabzon, n'oubliez pas de lui préciser si c'est là que vous vous arrêtez. Je suis arrivé à l'aéroport à 14h heure locale.
Conclusion, pensez à bien avoir quelques lires turques avant le passage à la frontière, aucune complication, une heure de gagnée dans ce sens avec le changement de fuseau horaire.
Ceci est mon expérience et j'espère qu'elle pourra en aider d'autres à traverser, j'essaye de rester attentif aux éventuelles questions, si d'autres voyageurs veulent décrire la leur et ajouter des tips ci dessous ça pourrait être encore mieux.
PS : l'horaire des bus n'est pas une science exacte, vérifiez le plus possible en amont les horaires auprès de vos hébergeurs si possible.
À bientôt.
J'espère par cet article pouvoir apporter des éléments actuels à celles et ceux qui se posent des questions quand aux passages aux frontières de ces trois points précis et vous permettre de préparer au mieux votre périple dans cette région.
Iran - Azerbaïdjan : Tabriz - Astara - Lankaran. Fin Avril 2017
Préalable : j'ai fait une demande de e-visa un mois avant d'entrer en Azerbaïdjan, il est très facile de l'obtenir, moi je l'ai eu en 24h. À noter que ce e-visa est valable pour le passage aux frontières terrestres (ce que j'appréhendais le plus avant de partir). Veillez bien à ce que les informations de votre passeport correspondent bien aux infos sur le visa, vous me direz que ca va vous semble évident mais en saisissant les infos sur le site web il est possible de faire des erreurs comme par exemple oublier d'y écrire votre deuxième et troisième prénom par exemple... (je le sais, j'ai fait l'erreur). Par ailleurs, enregistrez le numéro de téléphone de l'ambassade de France en Azerbaïdjan en cas de soucis au passage frontière.
Départ depuis le Golestan Garden dans le centre de Tabriz en taxi pour la station de bus principale de la ville pour 7-8 tomans, pas de petites économies sur ce trajet, la station n'est pas facile d'accès. Départ en bus à 9h00 pour Ardabil. Arrivée à la station de bus d'Ardabil vers 12h00, se diriger vers les agences de bus une bonne centaine de mètres plus loin et prendre son billet de bus pour Astara qui part vers 13h00. De mémoire le billet coûte 19 tomans. Précisez bien au chauffeur que vous descendez à Astara! Attention le trajet Ardabil - Astara prend un peu plus de 3h car le bus traverse les montagnes et serpente lentement sur les routes, vous pouvez apprécier le passage d'un climat et paysage désertique à un paysage très vert et très humide en l'espace d'un quart d'heure. Arrivée à Astara vers 16h qui se fait sur le bord d'une route au abord de la ville, ce n'est pas le terminus du bus, veillez bien à descendre au bon moment. Ensuite vous traversez la grande route par la passerelle pour vous rendre de l'autre côté ou des taxis vous proposeront de vous emmener à Ardabil, ils parlent très mal anglais, précisez juste "Astara-border-passeport" pour 7 tomans. Vous arrivez à l'entrée du poste frontière iranien, beaucoup de gens vont vous proposer tout un tas de services de change, refusez les! Et refusez à ce qu'on vous suive dans le bâtiment. Moi je m'y suis plutôt bien pris pour mon change et je n'ai pas eu à en faire mais il y a une Melli Bank juste à l'entrée à droite au poste frontière, demandez leurs les infos si c'est nécessaire. Ensuite dirigez vous vers la gauche puis la droite pour passer vos bagages au scanner. Les policiers sont plutôt cools et pas habitués à voir des touristes par ici, ils vous feront passer en priorité au poste frontière. Là vous donnerez les dates et le nom des villes dans lesquelles vous êtes passé en Iran, vous préciserez que vous adorez et êtes capables de citer 3-4 noms de joueurs de l'équipe de France de foot 98. Tout ça prend tout au plus 5-10 min. Juste en sortant à droite vous avez un duty free, puis vous parcourez 200 mètres jusqu'à un pont à traverser puis 200-300 mètres jusqu'au poste frontière Azerbaïdjanais. Ici, gros changement d'ambiance, le douanier n'est pas méchant mais fait particulièrement de l'excès de zèle, beaucoup de questions, j'ai plus de barbe que sur ma photo de passeport, on met déjà 5 min à me dévisager à plusieurs policiers pas mal de questions. Enfin ils trouvent une faille, mes deuxième et troisième prénoms ne figurent pas sur le visa. On parlemente beaucoup, je joue le simplet sympathique, je commence à comprendre qu'ils vont vouloir de l'argent mais je continue de ne pas comprendre, il m'embarque hors du bâtiment pour aller voir son boss qui n'est finalement pas dans son bureau. (Ouf...). Certains à raison me diraient que je n'avais pas à le suivre et je pense que vous avez juste. On revient au guichet, on parlemente, j'explique que l'élément le plus important est le numéro de passeport et qu'il n'y a donc pas d'erreur sur la personne. Voyant qu'ils ne tireraient rien de moi sans être plus explicite dans leur demande de fric, ils me laissent passer. Si cela avait été plus loin, ça aurait été le moment d'appeler l'ambassade pour leur mettre un peu la pression. Je suis vite passé dans le scanner sans laisser le temps aux premiers policiers de parler avec le mec qui check les bagages. Me voilà li...bre... en sortant du bâtiment vous avez une barrière humaine de mecs qui veulent absolument vous vendre du change ou un trajet en taxi, le policier à l'entrée vous laissera malicieusement dans la merde à ce moment. Mon conseil : tracez à travers la foule, "where are you going? - this way! - but where? - this way" et suivez la route droit devant. Ils vont vous suivre pendant 500m - 800m et finiront par vous lâcher, mais oui ils sont très insistants. Au bout du petit "parc" à 1km de la frontière environs vous aurez quelques taxis. Dans la première rue parallèle à gauche en revenant un peu en arrière, vous avez une banque dans laquelle vous pourrez retirer des manats avec votre MasterCard. Personnellement j'ai pris un taxi pour aller à Lankaran pour un prix bien trop élevé de 20 manats, mais fatigué après le trajet je ne suis pas parvenu à trouver d'autres solutions que certains pourront peut être préciser ci dessous. Le taxi à Lankaran m'a d'abord emmené dans un autre hotel que celui que je lui avais demandé, bas de gamme, très cher et ils ont essayé de me faire croire que mon hotel était fermé. J'ai du faire le forcing pour qu'il m'amène au mien... je précise là que j'étais donc au Gala Otel indiqué dans le wikitravel à Lankaran pour 30 manats la nuit, ca n'est pas donné mais l'accueil est sympathique, les chambres sont propres et breakfast inclu, rapport qualité prix ok. Mon conseil est de les appeler ou leur envoyer un mail avant le passage à la frontière pour qu'ils vous optimisent le trajet entre les deux villes.
Conclusion, une grosse bonne journée suffit pour faire ce trajet mais ne perdez pas de temps et partez tôt le matin. Aussi vous gagnez une demie heure de Time zone en passant la frontière ce qui n'est pas désagréable. Par contre, c'est pour l'instant mon passage de frontière le plus désagréable sous tous les aspects, Astara est une ville où on se sent proie et ou on va chercher à obtenir sans cesse le moindre billet, le décalage avec l'Iran est énorme surtout quand vous y avez passé plusieurs semaines.
Azerbaïdjan - Géorgie : Sheki - Balankan - Lagodekhi - Sighnaghi.
Préalables : pas de visa nécessaire pour la Géorgie pour un passage. Veillez à bien avoir le e-visa azerbaïdjanais sur vous aussi. Garder le numéro de l'ambassade française en Azerbaïdjan et avoir au cas où celui de celle en Géorgie.
Départ de Sheki bus station avec le mininbus de 10h et quelques, direction Balankan, vérifiez les horaires avant. Arrivée à Balankan vers 12h, il vous faut alors prendre un taxi dispo dès la sortie du bus pour vous rendre au poste frontière, ça coûte 3-4 manats. Les mots magiques : "border-passeport" pour être compris. Au poste, on entre, très peu de personnes, passage par le scanner puis passage au guichet azerbaïdjanais. Je passe à la frontière avec un australien qui met 15-30 secondes à passer avec son e-visa sur son téléphone. Pour ma part, ça prendra 15 min sans aucun autre échange que bonjour et au revoir. Si quelqu'un comprend pourquoi les français avons une telle différence de traitement, je veux bien votre analyse. Vous marchez 500m dans un long couloir extérieur puis arrivée du côté géorgien, à nouveau changement d'ambiance, c'est beaucoup plus cool et passage au guichet sans encombre. Vous avez aussi un guichet de change ouvert juste avant le contrôle de police qui vous fait un taux pas mauvais manat/lari. À la sortie vous prenez encore un taxi pour Lagodekhi le prix proposé sera trop cher, nous on a payé 8 mais tentez 5 lari ou moins, ça prend à peine 10min. Si votre destination est Lagodekhi, vous y êtes, profitez bien des montagnes, sinon vous pouvez prendre un taxi collectif pour Sighnaghi pour 10 lary, ils sont disponibles au abord de la station de bus. Le trajet prend une heure. Et si vous tenez vraiment à faire l'économie d'1€, vous pouvez attendre le marshrutka direction Tsnori pour 5 Lari et prendre le téléphérique pour 3 lari jusqu'à Sighnaghi.
Conclusion, sans particulièrement se dépêcher, vous partez à 10h et vous arrivez vers 15h.
Géorgie - Turquie : Batumi - Serpi - Hopa - Trabzon.
Préalables : aucun à ma connaissance, un passeport à jour, changez quelques lari ou euros pour obtenir une centaine de lire mes turques avant de partir.
Départ de Batumi vers 9h prendre le marshrutka 88 direction Serpi pour 2 lari, moi je l'ai chopé sur Chavchavadze street. Il vous emmène au poste frontière en un peu moins de 30 min. Ce mini bus est bliiindé de monde, donc en cas de valise ou gros sac je vous le déconseille et vous invite à prendre un taxi. Au poste frontière, rien de spécial, une police géorgienne encore sympa, un dutyfree qui n'a rien d'intéressant. À noter le grand délire architectural du poste frontière géorgien. Il y avait un guichet de banque, sauf qu'il était fermé quand j'y suis passé. Passage du côté turc, pas de problème non plus, pas mal de monde donc un peu d'attente à prévoir. On gagne une heure précieuse en changeant de Time zone. En sortant du poste frontière ce sont les gendarmes qui ont été les plus sympas avec moi. Possibilité d'échanger une vingtaine d'euros à très mauvais taux dans la boutique à la sortie à côté du tunnel. Ensuite il faut prendre un taxi collectif direction Hopa pour une vingtaine de lires turques, ca n'est pas donné mais il n'y a pas beaucoup d'autres choix. 20 min de transfert. Demandez au taxi de vous amener à la station de bus, il vous proposera de vous emmener directement à Trabzon, mais sachez que le ticket de bus Hopa-Trabzon coûte 45 lires turques pour 2h de trajet. À vous de voir. Ce même bus fait un arrêt à l'aéroport de Trabzon, n'oubliez pas de lui préciser si c'est là que vous vous arrêtez. Je suis arrivé à l'aéroport à 14h heure locale.
Conclusion, pensez à bien avoir quelques lires turques avant le passage à la frontière, aucune complication, une heure de gagnée dans ce sens avec le changement de fuseau horaire.
Ceci est mon expérience et j'espère qu'elle pourra en aider d'autres à traverser, j'essaye de rester attentif aux éventuelles questions, si d'autres voyageurs veulent décrire la leur et ajouter des tips ci dessous ça pourrait être encore mieux.
PS : l'horaire des bus n'est pas une science exacte, vérifiez le plus possible en amont les horaires auprès de vos hébergeurs si possible.
À bientôt.
Embarquer par rangs sur Air France English translation pending
Je me demande pourquoi on n'embarque pas par rangs sur les vols internationaux avec Air France.
J'ai recemment pris un A380 (540+ passagers) de CDG à San Francisco and c'était une vraie pagaille. Les gens faisaient la queue une demi- heure avant l'embarquement et ensuite dans l'avion, il fallait encore attendre pour que les passagers qui étaient devant s'installent pendant que ceux à l'arrière devaient patienter.
Une organization déplorable.
J'ai recemment pris un A380 (540+ passagers) de CDG à San Francisco and c'était une vraie pagaille. Les gens faisaient la queue une demi- heure avant l'embarquement et ensuite dans l'avion, il fallait encore attendre pour que les passagers qui étaient devant s'installent pendant que ceux à l'arrière devaient patienter.
Une organization déplorable.
Iran: carnet de passage en douane English translation pending
Bonjour,
Comment avez vous fait pour obtenir le carnet de passage en douane nécessaire pour rentrer un véhicule en Iran? A+
Brigitte
Comment avez vous fait pour obtenir le carnet de passage en douane nécessaire pour rentrer un véhicule en Iran? A+
Brigitte
Itinéraire de Tbilissi (Géorgie) à Erevan (Arménie) English translation pending
Je vais en Géorgie-Arménie cet été et j'aurais voulu avoir vos conseils avisés sur le parcours suivant😉
- 3 nuits à Tbilissi - 3 nuits en Kathétie (David Garedja-Sighnaghi-Telavi et environs) - 2 nuits à Gudauri (Route militaire) - 2 nuits à Borjomi (excursion à Vardzia) - 2 nuits à Kutaisi - retour sur Tbilissi via Gori nuit de transit à Tbilissi - transfert pour Erevan 3 nuits - 2 nuits Armenie du sud (Goris ?) - 3 nuits Région Lac sevan - 2 nuits Armenie du nord - retour sur Erevan avion en fin de soirée pour Istanbul - 3 nuits à Istanbul
Et puis il sera temps de rentrer bosser un peu🙁
- 3 nuits à Tbilissi - 3 nuits en Kathétie (David Garedja-Sighnaghi-Telavi et environs) - 2 nuits à Gudauri (Route militaire) - 2 nuits à Borjomi (excursion à Vardzia) - 2 nuits à Kutaisi - retour sur Tbilissi via Gori nuit de transit à Tbilissi - transfert pour Erevan 3 nuits - 2 nuits Armenie du sud (Goris ?) - 3 nuits Région Lac sevan - 2 nuits Armenie du nord - retour sur Erevan avion en fin de soirée pour Istanbul - 3 nuits à Istanbul
Et puis il sera temps de rentrer bosser un peu🙁
Traduction de quelques mots en grec/chypriote English translation pending
bonjour,
j'aurais besoin de traduire ces quelques mots en grec / chypriote, svp : " je préférerais être à Chyrpre " (i'd rather be in Cyprus)
merci à tous, seb / sevo
j'aurais besoin de traduire ces quelques mots en grec / chypriote, svp : " je préférerais être à Chyrpre " (i'd rather be in Cyprus)
merci à tous, seb / sevo
Projet de boucle dans le sud de l'Arménie: faisable en quatre jours? English translation pending
Bonjour,
L'idée, si on peut l'intituler ainsi : Une boucle, au départ de Yerevan, ressemblant à peu près à ça : Yerevan - Kor Virap (je sais, c'est un peu téléphoné, mais il y a l'Ararat) - Noravank (celui d'Areni) - gorges du Vorotnan - Meghri - Noravank (celui de Kapan) - Tatev - Goris - retour à Yerevan ( via le col de Selim ?).
Maintenant, et c'est là que ça se gâte...
Est-ce réalisable en... quatre jours ?....😊🤪 ( tapez doucement, svp...), avec une nuit à .... premier hic, j'ai l'impression qu'il n'y a rien vers Ararat / Yerashk, la deuxième à Meghri et la troisième à Goris ?
Pour en rajouter un peu : en transports publics ?.....
Cela fait des mois que j'essaie de me faire une idée des distances et des temps de trajet.... En vain.
Dans l'hypothèse très probable de recevoir en réponse un "Malheureuse ! C'est complètement surréaliste ton truc !", pensez-vous qu'il soit préférable de prendre Yegheghnadzor comme base avancée (i.e. y passer les trois nuits) et d'organiser des excursions à la journée en louant les services d'un taxi ?
Merci d'avance...
L'idée, si on peut l'intituler ainsi : Une boucle, au départ de Yerevan, ressemblant à peu près à ça : Yerevan - Kor Virap (je sais, c'est un peu téléphoné, mais il y a l'Ararat) - Noravank (celui d'Areni) - gorges du Vorotnan - Meghri - Noravank (celui de Kapan) - Tatev - Goris - retour à Yerevan ( via le col de Selim ?).
Maintenant, et c'est là que ça se gâte...
Est-ce réalisable en... quatre jours ?....😊🤪 ( tapez doucement, svp...), avec une nuit à .... premier hic, j'ai l'impression qu'il n'y a rien vers Ararat / Yerashk, la deuxième à Meghri et la troisième à Goris ?
Pour en rajouter un peu : en transports publics ?.....
Cela fait des mois que j'essaie de me faire une idée des distances et des temps de trajet.... En vain.
Dans l'hypothèse très probable de recevoir en réponse un "Malheureuse ! C'est complètement surréaliste ton truc !", pensez-vous qu'il soit préférable de prendre Yegheghnadzor comme base avancée (i.e. y passer les trois nuits) et d'organiser des excursions à la journée en louant les services d'un taxi ?
Merci d'avance...
Retour de Géorgie English translation pending
Bonjour,
je reviens juste d'un petit séjour en Géorgie (Kazbegi, Tbilissi, David Gareja), si vous avez des questions auxquelles je peux répondre (hébergement, transport, ...), n'hésitez pas.
Cédric
Cédric
Trois semaines en Géorgie du 13 juin au 4 juillet 2009 English translation pending
GAMARDJOBA (Bonjour)
L'idée de ce voyage en Géorgie m'est venue en lisant le livre d'Ella Maillart : Parmi la jeunesse russe, elle a notamment voyagé en Svanétie, une région du Caucase. Le moment était venu pour nous de marcher sur ses traces.
LE DEROULEMENT DE NOS TROIS SEMAINES :
Sam 13 juin : Vol Turkish Airlines Paris - Tbilissi via Istanbul Dim 14 juin : Visite de Tbilissi train de nuit à destination de Zugdidi Lun 15 juin : Zugdidi - Mestia (Marshrutka) Mar 16 juin : Randonnée du glacier Uhsba Mer 17 juin : Randonnée Zabeshi - Adishi Jeu 18 juin : Randonnée Adishi - Iprali Ven 19 juin : Randonnée Iprali - Lalkhori Sam 20 juin : Randonnée Lalkhori - Ushguli Dim 21 juin : Ushguli Lun 22 juin : Randonnées du glacier Skhara Mar 23 juin : Ushguli - Mestia (Marshrutka) Mer 24 juin : Mestia - Kutaisi via Zugdidi (Marshrutka) Jeu 25 juin : Kutaisi Ven 26 juin : Kutaisi - Gori (Marshrutka) Sam 27 juin : Gori - Kazbegi via Tbilissi (Marshrutka) Dim 28 juin : Kazbegi Lun 29 juin : Kazbegi - Telavi via Tbilissi (taxi privé) Mar 30 juin : Telavi Mer 01 juil : Telavi - Sighnaghi (taxi privé) Jeu 02 juil : Sighnaghi Ven 03 juil : Sighnaghi - Tbilissi (Marshrutka) Sam 04 juil : Vol Turkish Airlines Tbilissi - Paris via Istanbul BUDGET : La monnaie locale est le Lari géorgien (GEL) Le cours actuel 1.00 € = 2.30 GEL , 1.00 dollar = 1.66 GEL Nous avons changé des euros à l'aéroport de Tbilissi le taux était un peu moins intéressant qu'en ville 1.00 € = 2.2850 GEL c'est pas dramatique non plus
Dépenses sur place : Nous avions apporté 1200.00 € et 450.00 dollars. Une seule guesthouse a été réglé en dollars. Nous avons dépensé en tout et pour tout 1000.00 €
Quelques prix : Une bouteille d'eau : 1.00 GEL Une bière à la pression (Ludi en Géorgien) : 1.20 GEL Consigne près de la gare : 3.00 GEL par bagage Un jeton de métro : 0.40 GEL Resto à Tbilissi à côté du Puris hôtel : 97.00 GEL à quatre Bus aéroport - centre ville : 0.40 GEL Taxi centre ville - aéroport pris à 1h00 du mat : 30.00 GEL GUIDES ET INFOS :
Lonely Planet 2008 (Georgia, Armenia & Azerbaijan) un peu léger pour la Géorgie Bradt 2008 : plus complet sur les différentes régions du Caucase Walking in the Caucasus de Peter Nasmyth : acheté dans une librairie au 34 avenue Rustaveli, malheureusement le dernier jour de notre voyage Assimil évasion : le Géorgien de poche s'est avéré utile www.info-tbilisi.com (très utile pour des infos sur la Géorgie en générale et sur les horaires de train) www.svanetitrekking.ge (très utile pour les randos) TRANSPORTS :
1 - Vols A/R Paris - Tbilissi via Istanbul : compagnie Turkish Airlines acheté sur internet pour un coût de 400.16 € par personne
2 – Tbilissi - Zugdidi train de nuit en couchette 1er classe Très confortable départ à 21h50 arrivée à 6h00 du mat (15.00 GEL/p)
3 – Zugdidi - Mestia (Marshrutka : bus local Géorgien):(20.00 GEL/p) Départ 9h00 du mat arrivée à 14h00 Trajet inoubliable car notre chauffeur (Nico schumacher c'est ainsi qu'il se prénommait) s'est enfilé en l'espace d'une demi-heure au volant deux litres de bière, deux heures plus tard une autre pause s'imposait, histoire d'enfiler quelques litres de bière supplémentaires accompagnés de Kubdaris ( sorte de pain fourré à la viande) pour faire passer le tout. Et bien sûr nous n'avons pu payer le moindre Lari. L'hospitalité svan commençait bien.
4 – Ushguli - Mestia (Marshrutka) :(15.00 GEL/p) Départ 8h30 arrivée vers 11h00 Superbe panorama sur les différents sommets du Caucase
5 – Mestia - Zugdidi (Marshrutka) :(20.00 GEL/p) Départ 7h30 arrivée 11h30
6 – Zugdidi - Kutaisi (Marshrutka) : (6.50 GEL/p) Départ 12h00 arrivée 14h00
7 - Kutaisi - Gori (Marshrutka) : (8.00 GEL/p) Pour ce trajet nous prenons une marshrutka qui va directement à Tbilissi, le chauffeur nous laisse sur le bord de la route et de là il est possible de prendre un taxi négocié à 4.00 GEL pour le centre ville de Gori. Il faut environ 3h00 pour le tout
8 - Gori - Kazbegi : Nous avons du prendre un bus pour Tbilissi très confortable (3.50 GEL/p) dont le départ était à 9h40 pour arriver à la station de bus (Didube) à 11h00. La marshrutka pour Kazbegi à la même station est partie à midi pour arriver sur les coups de 15h00.
9 - Kazbegi - Tbilissi (taxi privé) : (32.00 GEL à quatre) Nous avons pris un taxi jusqu'à Tbilissi pour exactement le même prix que la marshrutka mais avec les arrêts photos et en prime la visite du monastère Ananouri.
10 - Tbilissi - Telavi (taxi privé) : (40.00 GEL à quatre) Après avoir rejoint Tbilissi nous prenons le métro pour rejoindre station Isani départ des taxis pour Télavi, il nous aura fallut environ 2h00, notre chauffeur était vraiment taré.
11 - Telavi - Sighnaghi (taxi privé) : (120.00 GEL à quatre) Nous décidons de suivre la route de la Gombori pass où les paysages sont magnifiques et de visiter le site de Davit Gareja
12 - Sighnaghi - Tbilissi (Marshrutka) : (5.00 GEL/p) Départ à 11h00 arrivée à 13h00
HEBERGEMENTS : Nous avons toujours dormi chez l’habitant sauf une fois à Gori où nous avons dormi dans un hôtel.
1 – Mestia : Guesthouse Nino Ratiani 20 dollars par personne en demi-pension On a préféré payer en Lari ce qui n’est pas forcement très judicieux car elle vous fait un taux de change pas très avantageux. Nous n’avons pas trouvé la nourriture excellente mais vite oubliée par le fait que Nino est toujours de bons conseils et d’une aide précieuse pour vous organiser des déplacements en 4x4.
2 – Adishi : Guesthouse Zorha Khaldani 35 GEL par personne en demi-pension La famille est très accueillante et ils vous concoctent une très bonne cuisine simple (khachapuris, kubdaris, jus de fruit et cake), petit déjeuner excellent.
3 – Iprali : Guesthouse Ucha Margvelani 40 GEL par personne en demi-pension Accueil comparable à la guesthouse précédente. Les commodités sont plus confortables.
4 – Lalkhori : Famille Saoudi Gourbani, chez l’habitant 30 GEL par personne la demi-pension Très bonne soirée improvisée et encore une fois un accueil formidable.
5 – Ushguli : Guesthouse Dato Ratiani (cousin de Nino) 30 dollars US par personne la demi-pension. Pour nous c’est sans doute la meilleure adresse de notre trek avec une nourriture variée tous les jours qui plus est bio : lait frais tous les jours, mazzoni (yaourt)…. Nanou et babouchka sont super gentilles.
6 – Kutaisi : Beka Hôtel 50 GEL par personne en demi-pension mais négociée à 40 GEL. Guesthouse bien située, domine le centre ville de Kutaisi proche du marché et de la cathédrale Bagrati. Si comme nous vous avez la chance d’avoir un car de touriste Allemand vous aurez droit à un bon repas.
7 – Gori : Intourist Hôtel 60 GEL la chambre. Attention l’eau chaude fonctionne le soir uniquement. Entrés dans l’hôtel et vous aurez l’impression de faire un retour dans le temps : la période soviétique.
8 – Kazbégi : Guesthouse Nunu Maisuradze 35 GEL par personne la demi-pension. Très jolie vue sur Tsminda Sameba et le Mont Kazbège. Les lits sont installés dans le salon au milieu des meubles.
9 – Télavi : ATTENTION LES 2 PREMIERES GUESTHOUSES CITEES DANS LE LP SONT FERMEES !!! Guesthouse Tushishvili 35 GEL par personnes la demi-pension. Accueil pas très chaleureux.
10 – Sighnaghi : Guesthouse David Zandarashvili 35 GEL par personne la demi-pension et vraiment ça les vaut ! Enfin une vraie guesthouse depuis la Svanétie. La famille est super sympas et simple, le vin et la chacha coulent à flot. La cuisine est super délicieuse et variée, d’influence turque ! Pour la première fois de notre voyage, le chef de famille a dîné en notre compagnie et ce fut vraiment une très belle soirée qui s’est achevée vers 1h00 du matin.
11 – Tbilissi : Dodo guesthouse 60 GEL la chambre avec un coin cuisine commun ainsi que les sanitaires. Nous n’avons pas dormi chez eux mais nos 2 compagnons de voyage ont décidé de dormir chez Dodo, ce qui nous a permis de laisser nos bagages pour la journée car nous devions être à l’aéroport pour 2h00 du matin. Ils ont été très sympas d’accepter et en échange ils ne nous ont rien réclamé.
LA SVANETIE
La Svanétie était le but de notre voyage en Géorgie. Nous avions envie d’aller sur les traces d’Ella Maillart.
1er jour : Mestia
Nous sommes arrivés en début d’après-midi à Mestia. Après notre installation, nous sommes partis avec nos 2 compagnons de route Hans et Baas faire une ballade dans la ville. Nous avons eu l’impression d’une ville morte, de plus le ciel était totalement plombé ce qui ajoutait un côté dramatique à la scène. Notre fin de journée fut égayée par une chacha party dans une grange en compagnie d’une dizaine de Svans, notre voyage en Svanétie commençait bien !!!
2ème jour : Mestia – Ushba
Nous avions décidé de faire le trek au glacier d’Ushba sur 2 jours car nous avions apporté notre tente. Malheureusement, le temps n’étant pas de la partie nous avons finalement randonné 1 seule journée.
Pour le départ de ce trek qui se situe à Mazéri, nous avons du louer un 4x4 (70 GEL à 4) avec chauffeur.
Dès le départ de la rando, nous avons la surprise d’être accompagnés par 2 agents de la sécurité (Amadan et Spartak et ses 2 chiens). Le début du trek se déroule sous la pluie, les nuages jouent à cache-cache avec le soleil. Nous sommes quand même allés jusqu’aux cascades, après avoir fait une pause déjeuner à la petite cabane (point n°6) bien sûr le tout arrosé de chacha. En fin de journée, nous avons pu apercevoir le Mont Ushba où se déroulaient des courses de chevaux avec en toile de fond un d écor alpin : des fleurs, des vaches, des sapins…
3ème jour : Zabeshi – Adishi
Départ pour 3 jours de marche pour rejoindre Ushguli.
Nous devons relier Mestia à Zabeshi par 4x4 (60 GEL à 4). Encore une fois, nous sommes partis de Zabeshi sous la pluie.
Toute la première partie se fait en montée sous la pluie. Heureusement pour nous, l’arrivée en début d’après-midi sur le plateau se fait sous le soleil qui nous accompagnera jusqu’à notre étape finale Adishi. La beauté des paysages est encore une fois au rendez-vous. Quelle ne fut pas notre surprise de voir apparaître le surprenant petit village d’Adishi dominé par une cascade. Ce village paraît totalement à l’abandon avec ses vielles tours dont la nature a repris ses droits. Beaucoup de maisons semblent totalement inhabitées. Heureusement, la famille de Zohra Khaldani sera là pour nous réserver un accueil des plus chaleureux.
4ème jour : Adishi – Iprali
Nous partons à 9h00 du matin, ce qui n’est pas de trop car nous arriverons à Iprali vers 20h00. Donc bien gérer votre temps. Le début du trek qui se déroule encore une fois sous la pluie nous paraît assez facile. L’arrivée sur le glacier se fait dans la brume, à présent nous devons affronter la traversée de la rivière qui descend tout droit du glacier : les eaux sont glacées et le débit assez important. Il nous faudra environ 2h00 pour trouver un passage qui nous permettra d’atteindre l’autre rive. Mais dans notre malheur, la chance nous a sourit : Mr le glacier d’Adishi a dénié se montrer !!!
Nous devons maintenant affronter la montée à la pass qui se situe à environ 2 700 mètres, à la période où nous sommes passés la neige était encore bien présente. Si la vue est dégagée, possibilité de voir la chaîne du Caucase avec en autre le Tetnuldi.
La suite de notre rando nous a conduits au village de Khalde détruit par les Russes sous la période Tsariste. Nous arriverons tard à Iprali, trempés jusqu’aux os et bien fatigués. La famille d’Ucha s’est mise en 4 pour nous permettre de nous réchauffer et par la même occasion de sécher nos affaires.
5ème jour : Iprali – Lalkhori
Nous débutons notre journée par la visite de la petite église d’Iprali dont Ucha, le propriétaire de la guesthouse possède les clés. Ensuite nous débutons notre trek en direction d’Ushguli.Nous descendons jusqu’au village de Davberi, après le pont nous tournons à droite en suivant le marquage rouge et blanc puis nous grimpons jusqu’à une altitude de 2 500 mètres persuadés d’être sur le bon chemin. Arrivés sur les hauteurs nous devons nous résignés à revenir sur nos pas car nous avions empruntés le mauvais chemin. Il était 16h00. Il nous faudra 2 heures pour redescendre sur Davberi.Nous décidons de trouver une voiture qui nous amènerait à Ushguli, finalement la famille a qui nous demandons de nous y conduire nous propose de passer la nuit chez eux. Grâce à cette erreur nous passerons une excellente soirée chez les Gourbani à Lalkhori. Nous apprendrons plus tard que nous nous apprêtions à rejoindre Lentheki en Basse Svanétie. Le chemin de randonnée en cette période nous a semblé impraticable à cause de la neige.
6ème jour : Lalkhori – Ushguli
Journée assez facile en perspective. Le chemin suit tout simplement la route. Nous décidons de prendre l’ancien chemin (marques jaunes) qui surplombe la route. Hans et Baas nos 2 compagnons de route décideront de suivre la voie classique (marques rouge et blanche). Malgré un manque de marquages jaunes le trek est réalisable. Vers 15h30, nous voilà enfin arrivé à notre but ultime Ushguli, sans doute le plus beau village de la Haute Svanétie planté dans un magnifique décor avec en arrière plan le Mont Shkhara. L’accueil chez Dato Ratiani est encore une fois des plus chaleureux.
7ème jour : Ushguli
Nous consacrons la journée à visiter l’église Lamaria, le musée ethnographique (5 Gel par personnes pour les 2 sites) et les alentours d’Ushguli.
Surtout ne pas monter jusqu’aux ruines qui dominent Ushguli d’une part, la montée est raide et dangereuse et d’autre part la vue sur le village n’a aucun intérêt.
8ème jour : Trek au glacier Shkhara
Avec Hans nous partons faire la rando jusqu’au glacier : 12 km aller/retour, très facile malgré la présence de névés. La vue au pied du glacier n’est pas exceptionnelle, mais nous avons pu constater avec regret que le glacier reculait à vue d’œil !!!
9ème jour : Retour à Mestia en martshrutka
Au programme de cette journée, détente et visite du musée ethnographique de la ville (10 GEL/personne + 10 GEL si vous prenez un guide anglophone). Ce musée est très intéressant, on peut découvrir beaucoup d’objets traditionnels Svan et la visite se termine par une galerie de photos prises par Vittorio Sella à la fin du 19ème siècle.
Nous avons particulièrement apprécié la vie authentique qui est encore bien préservée dans cette petite région du Caucase. La nourriture était saine et excellente. L’accueil des Svans était à l’hauteur de nos espérances.
QUELQUES CONSEILS :
- Prévoyez une cape de pluie car le temps dans cette région est vraiment instable,
- N’hésitez pas à jeter un œil sur le site internet www.svanetietrekking.ge , il est bien fait. A partir de ce site vous pouvez imprimer les randos qui vous intéressent. Sinon, l’agence se trouve à Mestia dans la rue Vittorio Sella au numéro 11,
- Un guide Svan n’est pas nécessaire pour réaliser les randos, les balisages (marques rouge et blanche) sont en nombre suffisant et visibles,
- Mestia est un bon point de départ pour de nombreuses randonnées,
- Si vous avez l’intention de revenir sur Mestia, après le trek de 3 jours pour Ushguli il existe une martshrutka qui fait le trajet Ushguli – Mestia 2 fois par semaine le mardi et le vendredi, environ 2heures de route pour 15 GEL par personne. A titre d’exemple, on nous a proposé de faire le même trajet en 4x4 pour 180 GEL, pour nous le choix était vite fait,
- Pour les peu courageux et les pressés, vous avez la possibilité de louer un 4x4 à la journée pour faire l’aller/retour entre Mestia et Ushguli, il vous en coûtera 150 GEL,
- Si vous ne souhaitez pas revenir sur Mestia, il est possible de relier Ushguli à Lentheki en 4x4. Bien se renseigner avant votre départ.
PETIT DICTIONNAIRE :
Chacha : alcool local. Nous avons pu goûter différent breuvage de ce petit alcool de différente qualité.
Khatchapuris : pain fourré au fromage local (plat national).
Kubdaris : pain fourré à la viande.
Kinkalis : raviolis fourrés à la viande.
Ella MAILLART : 1903-1997, écrivaine, photographe, journaliste, aventurière Suisse.
Quelques livres :
Parmi la jeunesse russe (1932), Moscou jusqu’au Caucase
Des Monts célestes aux sables Rouges (1934), Asie Centrale russe
Oasis interdits de Pékin au Cachemire (1937), avec Peter Fleming
La voie cruelle, deux femmes, une Ford en Afghanistan (1947), périple avec Anne - marie Schwarzenbach
Ti-puss ou en Inde avec ma chatte (1951), écrit lors d’un voyage de 5 ans aux Indes
Croisières et caravanes (1951)
La vie immédiate (1991) recueil de photos prises et réunis par Ella Maillart accompagnés de textes de son ami Nicolas Bouvier.
« Extrait de l’encyclopédie wikipédia »
10ème jour : Kutaisi via Zugdidi
La matinée fut consacrée aux transports. Départ de Mestia à 7h30 arrivée à Zugdidi à 11h30 en martshruka. Un minibus nous attendait pour Kutaisi, environ 2 heures de route.
Après notre installation au Béka hôtel, nous sommes partis visiter la ville. En fin de journée, nous avons visité la cathédrale Bagrati, enfin ce qu’il en reste !!!
11ème jour : Les monastères Gelati et Motsameta
Nous nous rendons au centre ville pour prendre la martshruka (derrière le théâtre voir le LP) à 11h00 pour le monastère Gelati. Sans doute le mieux conservé de tous les monastères visités. On a pu assister à de nombreuses célébrations. Nous décidons de nous rendre à Motsameta en suivant le chemin indiqué dans le LP. Nous ne l’avons jamais trouvé. Nous prendrons finalement une martshrutka. Le monastère en lui-même ne présente pas beaucoup d’intérêt mais le cadre dans lequel il se situe est très agréable.
12ème jour : Gori
Comme bon nombre de touriste nous nous sommes installés à l’Intourist hôtel dont l’atmosphère nous replonge au temps de la période soviétique. Bien sûr, nous consacrons notre après-midi à visiter le musée dédié à la gloire de Staline. L’entrée du musée est de 15 GEL/personne, le prix comprend 1 guide francophone, le wagon, la maison située devant le musée (anciennement le musée de la révolution). En fin d’après-midi nous sommes montés à la forteresse qui domine la ville. Nous nous attendions à voir une ville totalement détruit, nous sommes surpris de constater que non seulement Gori est une ville très animée et on a du mal à croire qu’un an auparavant cette dernière était occupée par les Russes.
15ème jour : Kazbégi
Nous quittons Gori et Staline à regret pour rejoindre Kazbégi, qui se situe à la frontière russe dans le Caucase. Pour cela, nous empruntons la Georgian Military Highway qui longe la frontière Ossète. Nous avons l’impression d’arriver dans une station de sport d’hiver quelconque, la Svanétie nous manque déjà avec ses petits villages traditionnels. Nous décidons quand d’aller nous perdre dans les ruelles de la ville. Notre première impression sera définitivement oubliée après avoir assisté à une cérémonie religieuse très intéressante et par le splendide coucher de soleil sur le Mont Kazbège depuis le balcon de notre guesthouse.
16ème jour : Kazbégi
Notre journée s’organise dans un premier temps par la visite du monastère Tsimda Sameba, une nouvelle fois la pluie nous accompagne durant toute la rando et il nous sera impossible de voir le Mont Kazbège depuis le monastère. Le mauvais temps et le froid nous oblige à redescendre au village.
Nous demandons à Nunu, la propriétaire de la guesthouse si il est possible de louer un taxi pour nous rendre jusqu’à la frontière russe par les gorges de Dariali. Le prix qu’elle nous propose 60 GEL négocié à 50 Gel nous parait exorbitant pour le peu de kilomètres à faire. Nous déclinons son offre.
En nous baladant sur la rue principale, nous trouvons un papy géorgien dans sa vieille Lada (très attachant et aux petits soins pour sa Lada) qui nous propose exactement le même trajet pour 25 GEL à 4. Nous ne regrettons absolument pas notre choix.
17ème jour :Télavi
Nunu nous propose un taxi pour nous ramener à Tbilissi au même tarif que la martshrutka (8GEL/personne) ce qui nous permet de pouvoir nous arrêter quand on le souhaite. Grâce à cela, nous avons pu visiter le monastère d’Ananuri situé à côté du réservoir de Zhinvali.
Le taxi nous a déposé à Didube, puis nous avons pris le métro jusqu’à la station d’Isani où nous avons pris un taxi pour Télavi (40 GEL à 4) qui se situe en Kakétie, région viticole de la Géorgie. Après 2h00 de route, nous arriverons à Télavi, heureux de constater que nous sommes toujours en vie.
Par le biais de Svetlana, la propriétaire de la guesthouse, nous rencontrons David notre chauffeur pour la journée du lendemain. Au final, nous passerons 2 journées inoubliables en sa compagnie.
Ses coordonnées :
purgatorium@rambler.ru
+99593761216
+99598191713
18ème jour : alentours de Télavi
Au programme de cette journée (50 GEL à 4) :
- monastère Ikhalto,
- cathédrale Alaverdi,
- villages réfugiés Tchétchènes (Dvisi, Jokolo, Birkiani),
- la réserve naturelle Batsaris Nakrdzali,
- Akhali et Dzveli shuamta.
En route, nous avons fait une halte dans une famille productrice de vin et de chacha. Nous avons pu voir le procédé de conservation qui consiste à entreposer le vin dans des jarres enterrées dans le sol. La famille très sympathique nous a offert un litre de chacun de ces potions. Les breuvages n’étaient pas terribles !!!
Un petit regret dans cette belle journée, nous avons simplement traversé les villages Tchétchènes sans nous arrêter.
19ème jour : Sighnaghi
Nous quittons Télavi pour nous rendre à Sighnaghi, David nous propose d’emprunter la pass de Gombori où nous pouvons admirer la chaîne du Caucase. Nous visitons ensuite le magnifique site troglodyte de Davit Gareja situé à la frontière azérie. N’hésitez pas à faire le grand tour pour voir les fresques et la vue des montagnes alentours. Penser à prendre de bonnes chaussures.
A notre arrivée à Sighnaghi, nous avons le plaisir d’assister à un magnifique coucher de soleil. Cette journée nous coûtera 120 GEL à 4.
Nous passerons une soirée inoubliable en compagnie de notre hôte David Zandarashvili, une vraie soirée géorgienne comme on pouvait ce l’imaginer où toutes occasions est bonne pour porter un toast. Nous nous coucherons vers 1h00 du matin légèrement »bourrés ».
20ème jour : Sighnaghi
Nous visitons la ville qui nous paraît un peu surfaite. Notre ballade nous mènera au couvent Bodbe où se trouve la tombe de St Nino. Ne pas louper cette dernière qui est magnifique. Inutile de descendre jusqu’à la source.
21ème jour : Tbilisi
En guise de souvenir, le patriarche nous a offert une petite bouteille de chacha. Départ pour Tbilisi en martshrutka à 11h00 (une toute les 2h00 à peu près) 5 GEL par personne.
Nous avons refait avec nos comparses le tour cité dans le Lonely Planet après les avoir installés chez Dodo guesthouse dans marjanishvili street. Nous avons découvert des endroits que l’on avait totalement zappé lors de notre premier passage. A noter au n°31 de la rue marjanishvili il y a une très bonne boulangerie et en plus les gens sont supers sympas. De plus, Dodo nous a autorisés à laisser nos sacs pour la journée sans rien nous demander, très sympas.
Nous avons été jusqu’à la forteresse Narikala ainsi qu’aux bains de sulfure et au hammam. N’hésitez pas à aller boire un verre en terrasse à l’hôtel restaurant le Kopala au couché de soleil et l’éclairage sur les monuments de Tbilissi est magnifique.
Nous avons dîné au restaurant situé à côté du Puris Sakhli : 97 GEL à 4.
Pour finir la soirée en beauté, nous avons improvisé une dernière chacha party chez Dodo. Puis vers 1h00 du matin, il était temps pour nous de partir. En descendant la rue nous avons trouvé un taxi pour nous mener à l’aéroport : 30 GEL.
CONCLUSION :
Beaucoup de gens qui envisagent un voyage de 3 semaines dans cette région ne consacre en général qu’une semaine à la Géorgie et 15 jours à l’Arménie. Personnellement, nous avons passés 3 semaines en Géorgie qui sont malheureusement insuffisantes pour découvrir l’ensemble du pays. C’est un tout petit pays avec des régions très différentes ce qui en fait toute sa richesse.
Un grand merci à Hans et Baas sans qui ce voyage n’aurait jamais été le même !
DIDI MADLOBA ! GARGAT !
Toast à la Géorgie et ses habitants, GAUMARDJOS !
Merci à Nancy pour ses carnets de voyages qui nous ont beaucoup inspirés.
PETITS CONSEILS :
Messieurs, prévoir un pantalon pour la visite des monastères, pour vous mesdames jupes et foulards même si la plupart du temps tout ceci est fourni.
LE DEROULEMENT DE NOS TROIS SEMAINES :
Sam 13 juin : Vol Turkish Airlines Paris - Tbilissi via Istanbul Dim 14 juin : Visite de Tbilissi train de nuit à destination de Zugdidi Lun 15 juin : Zugdidi - Mestia (Marshrutka) Mar 16 juin : Randonnée du glacier Uhsba Mer 17 juin : Randonnée Zabeshi - Adishi Jeu 18 juin : Randonnée Adishi - Iprali Ven 19 juin : Randonnée Iprali - Lalkhori Sam 20 juin : Randonnée Lalkhori - Ushguli Dim 21 juin : Ushguli Lun 22 juin : Randonnées du glacier Skhara Mar 23 juin : Ushguli - Mestia (Marshrutka) Mer 24 juin : Mestia - Kutaisi via Zugdidi (Marshrutka) Jeu 25 juin : Kutaisi Ven 26 juin : Kutaisi - Gori (Marshrutka) Sam 27 juin : Gori - Kazbegi via Tbilissi (Marshrutka) Dim 28 juin : Kazbegi Lun 29 juin : Kazbegi - Telavi via Tbilissi (taxi privé) Mar 30 juin : Telavi Mer 01 juil : Telavi - Sighnaghi (taxi privé) Jeu 02 juil : Sighnaghi Ven 03 juil : Sighnaghi - Tbilissi (Marshrutka) Sam 04 juil : Vol Turkish Airlines Tbilissi - Paris via Istanbul BUDGET : La monnaie locale est le Lari géorgien (GEL) Le cours actuel 1.00 € = 2.30 GEL , 1.00 dollar = 1.66 GEL Nous avons changé des euros à l'aéroport de Tbilissi le taux était un peu moins intéressant qu'en ville 1.00 € = 2.2850 GEL c'est pas dramatique non plus
Dépenses sur place : Nous avions apporté 1200.00 € et 450.00 dollars. Une seule guesthouse a été réglé en dollars. Nous avons dépensé en tout et pour tout 1000.00 €
Quelques prix : Une bouteille d'eau : 1.00 GEL Une bière à la pression (Ludi en Géorgien) : 1.20 GEL Consigne près de la gare : 3.00 GEL par bagage Un jeton de métro : 0.40 GEL Resto à Tbilissi à côté du Puris hôtel : 97.00 GEL à quatre Bus aéroport - centre ville : 0.40 GEL Taxi centre ville - aéroport pris à 1h00 du mat : 30.00 GEL GUIDES ET INFOS :
Lonely Planet 2008 (Georgia, Armenia & Azerbaijan) un peu léger pour la Géorgie Bradt 2008 : plus complet sur les différentes régions du Caucase Walking in the Caucasus de Peter Nasmyth : acheté dans une librairie au 34 avenue Rustaveli, malheureusement le dernier jour de notre voyage Assimil évasion : le Géorgien de poche s'est avéré utile www.info-tbilisi.com (très utile pour des infos sur la Géorgie en générale et sur les horaires de train) www.svanetitrekking.ge (très utile pour les randos) TRANSPORTS :
1 - Vols A/R Paris - Tbilissi via Istanbul : compagnie Turkish Airlines acheté sur internet pour un coût de 400.16 € par personne
2 – Tbilissi - Zugdidi train de nuit en couchette 1er classe Très confortable départ à 21h50 arrivée à 6h00 du mat (15.00 GEL/p)
3 – Zugdidi - Mestia (Marshrutka : bus local Géorgien):(20.00 GEL/p) Départ 9h00 du mat arrivée à 14h00 Trajet inoubliable car notre chauffeur (Nico schumacher c'est ainsi qu'il se prénommait) s'est enfilé en l'espace d'une demi-heure au volant deux litres de bière, deux heures plus tard une autre pause s'imposait, histoire d'enfiler quelques litres de bière supplémentaires accompagnés de Kubdaris ( sorte de pain fourré à la viande) pour faire passer le tout. Et bien sûr nous n'avons pu payer le moindre Lari. L'hospitalité svan commençait bien.
4 – Ushguli - Mestia (Marshrutka) :(15.00 GEL/p) Départ 8h30 arrivée vers 11h00 Superbe panorama sur les différents sommets du Caucase
5 – Mestia - Zugdidi (Marshrutka) :(20.00 GEL/p) Départ 7h30 arrivée 11h30
6 – Zugdidi - Kutaisi (Marshrutka) : (6.50 GEL/p) Départ 12h00 arrivée 14h00
7 - Kutaisi - Gori (Marshrutka) : (8.00 GEL/p) Pour ce trajet nous prenons une marshrutka qui va directement à Tbilissi, le chauffeur nous laisse sur le bord de la route et de là il est possible de prendre un taxi négocié à 4.00 GEL pour le centre ville de Gori. Il faut environ 3h00 pour le tout
8 - Gori - Kazbegi : Nous avons du prendre un bus pour Tbilissi très confortable (3.50 GEL/p) dont le départ était à 9h40 pour arriver à la station de bus (Didube) à 11h00. La marshrutka pour Kazbegi à la même station est partie à midi pour arriver sur les coups de 15h00.
9 - Kazbegi - Tbilissi (taxi privé) : (32.00 GEL à quatre) Nous avons pris un taxi jusqu'à Tbilissi pour exactement le même prix que la marshrutka mais avec les arrêts photos et en prime la visite du monastère Ananouri.
10 - Tbilissi - Telavi (taxi privé) : (40.00 GEL à quatre) Après avoir rejoint Tbilissi nous prenons le métro pour rejoindre station Isani départ des taxis pour Télavi, il nous aura fallut environ 2h00, notre chauffeur était vraiment taré.
11 - Telavi - Sighnaghi (taxi privé) : (120.00 GEL à quatre) Nous décidons de suivre la route de la Gombori pass où les paysages sont magnifiques et de visiter le site de Davit Gareja
12 - Sighnaghi - Tbilissi (Marshrutka) : (5.00 GEL/p) Départ à 11h00 arrivée à 13h00
HEBERGEMENTS : Nous avons toujours dormi chez l’habitant sauf une fois à Gori où nous avons dormi dans un hôtel.
1 – Mestia : Guesthouse Nino Ratiani 20 dollars par personne en demi-pension On a préféré payer en Lari ce qui n’est pas forcement très judicieux car elle vous fait un taux de change pas très avantageux. Nous n’avons pas trouvé la nourriture excellente mais vite oubliée par le fait que Nino est toujours de bons conseils et d’une aide précieuse pour vous organiser des déplacements en 4x4.
2 – Adishi : Guesthouse Zorha Khaldani 35 GEL par personne en demi-pension La famille est très accueillante et ils vous concoctent une très bonne cuisine simple (khachapuris, kubdaris, jus de fruit et cake), petit déjeuner excellent.
3 – Iprali : Guesthouse Ucha Margvelani 40 GEL par personne en demi-pension Accueil comparable à la guesthouse précédente. Les commodités sont plus confortables.
4 – Lalkhori : Famille Saoudi Gourbani, chez l’habitant 30 GEL par personne la demi-pension Très bonne soirée improvisée et encore une fois un accueil formidable.
5 – Ushguli : Guesthouse Dato Ratiani (cousin de Nino) 30 dollars US par personne la demi-pension. Pour nous c’est sans doute la meilleure adresse de notre trek avec une nourriture variée tous les jours qui plus est bio : lait frais tous les jours, mazzoni (yaourt)…. Nanou et babouchka sont super gentilles.
6 – Kutaisi : Beka Hôtel 50 GEL par personne en demi-pension mais négociée à 40 GEL. Guesthouse bien située, domine le centre ville de Kutaisi proche du marché et de la cathédrale Bagrati. Si comme nous vous avez la chance d’avoir un car de touriste Allemand vous aurez droit à un bon repas.
7 – Gori : Intourist Hôtel 60 GEL la chambre. Attention l’eau chaude fonctionne le soir uniquement. Entrés dans l’hôtel et vous aurez l’impression de faire un retour dans le temps : la période soviétique.
8 – Kazbégi : Guesthouse Nunu Maisuradze 35 GEL par personne la demi-pension. Très jolie vue sur Tsminda Sameba et le Mont Kazbège. Les lits sont installés dans le salon au milieu des meubles.
9 – Télavi : ATTENTION LES 2 PREMIERES GUESTHOUSES CITEES DANS LE LP SONT FERMEES !!! Guesthouse Tushishvili 35 GEL par personnes la demi-pension. Accueil pas très chaleureux.
10 – Sighnaghi : Guesthouse David Zandarashvili 35 GEL par personne la demi-pension et vraiment ça les vaut ! Enfin une vraie guesthouse depuis la Svanétie. La famille est super sympas et simple, le vin et la chacha coulent à flot. La cuisine est super délicieuse et variée, d’influence turque ! Pour la première fois de notre voyage, le chef de famille a dîné en notre compagnie et ce fut vraiment une très belle soirée qui s’est achevée vers 1h00 du matin.
11 – Tbilissi : Dodo guesthouse 60 GEL la chambre avec un coin cuisine commun ainsi que les sanitaires. Nous n’avons pas dormi chez eux mais nos 2 compagnons de voyage ont décidé de dormir chez Dodo, ce qui nous a permis de laisser nos bagages pour la journée car nous devions être à l’aéroport pour 2h00 du matin. Ils ont été très sympas d’accepter et en échange ils ne nous ont rien réclamé.
LA SVANETIE
La Svanétie était le but de notre voyage en Géorgie. Nous avions envie d’aller sur les traces d’Ella Maillart.
1er jour : Mestia
Nous sommes arrivés en début d’après-midi à Mestia. Après notre installation, nous sommes partis avec nos 2 compagnons de route Hans et Baas faire une ballade dans la ville. Nous avons eu l’impression d’une ville morte, de plus le ciel était totalement plombé ce qui ajoutait un côté dramatique à la scène. Notre fin de journée fut égayée par une chacha party dans une grange en compagnie d’une dizaine de Svans, notre voyage en Svanétie commençait bien !!!
2ème jour : Mestia – Ushba
Nous avions décidé de faire le trek au glacier d’Ushba sur 2 jours car nous avions apporté notre tente. Malheureusement, le temps n’étant pas de la partie nous avons finalement randonné 1 seule journée.
Pour le départ de ce trek qui se situe à Mazéri, nous avons du louer un 4x4 (70 GEL à 4) avec chauffeur.
Dès le départ de la rando, nous avons la surprise d’être accompagnés par 2 agents de la sécurité (Amadan et Spartak et ses 2 chiens). Le début du trek se déroule sous la pluie, les nuages jouent à cache-cache avec le soleil. Nous sommes quand même allés jusqu’aux cascades, après avoir fait une pause déjeuner à la petite cabane (point n°6) bien sûr le tout arrosé de chacha. En fin de journée, nous avons pu apercevoir le Mont Ushba où se déroulaient des courses de chevaux avec en toile de fond un d écor alpin : des fleurs, des vaches, des sapins…
3ème jour : Zabeshi – Adishi
Départ pour 3 jours de marche pour rejoindre Ushguli.
Nous devons relier Mestia à Zabeshi par 4x4 (60 GEL à 4). Encore une fois, nous sommes partis de Zabeshi sous la pluie.
Toute la première partie se fait en montée sous la pluie. Heureusement pour nous, l’arrivée en début d’après-midi sur le plateau se fait sous le soleil qui nous accompagnera jusqu’à notre étape finale Adishi. La beauté des paysages est encore une fois au rendez-vous. Quelle ne fut pas notre surprise de voir apparaître le surprenant petit village d’Adishi dominé par une cascade. Ce village paraît totalement à l’abandon avec ses vielles tours dont la nature a repris ses droits. Beaucoup de maisons semblent totalement inhabitées. Heureusement, la famille de Zohra Khaldani sera là pour nous réserver un accueil des plus chaleureux.
4ème jour : Adishi – Iprali
Nous partons à 9h00 du matin, ce qui n’est pas de trop car nous arriverons à Iprali vers 20h00. Donc bien gérer votre temps. Le début du trek qui se déroule encore une fois sous la pluie nous paraît assez facile. L’arrivée sur le glacier se fait dans la brume, à présent nous devons affronter la traversée de la rivière qui descend tout droit du glacier : les eaux sont glacées et le débit assez important. Il nous faudra environ 2h00 pour trouver un passage qui nous permettra d’atteindre l’autre rive. Mais dans notre malheur, la chance nous a sourit : Mr le glacier d’Adishi a dénié se montrer !!!
Nous devons maintenant affronter la montée à la pass qui se situe à environ 2 700 mètres, à la période où nous sommes passés la neige était encore bien présente. Si la vue est dégagée, possibilité de voir la chaîne du Caucase avec en autre le Tetnuldi.
La suite de notre rando nous a conduits au village de Khalde détruit par les Russes sous la période Tsariste. Nous arriverons tard à Iprali, trempés jusqu’aux os et bien fatigués. La famille d’Ucha s’est mise en 4 pour nous permettre de nous réchauffer et par la même occasion de sécher nos affaires.
5ème jour : Iprali – Lalkhori
Nous débutons notre journée par la visite de la petite église d’Iprali dont Ucha, le propriétaire de la guesthouse possède les clés. Ensuite nous débutons notre trek en direction d’Ushguli.Nous descendons jusqu’au village de Davberi, après le pont nous tournons à droite en suivant le marquage rouge et blanc puis nous grimpons jusqu’à une altitude de 2 500 mètres persuadés d’être sur le bon chemin. Arrivés sur les hauteurs nous devons nous résignés à revenir sur nos pas car nous avions empruntés le mauvais chemin. Il était 16h00. Il nous faudra 2 heures pour redescendre sur Davberi.Nous décidons de trouver une voiture qui nous amènerait à Ushguli, finalement la famille a qui nous demandons de nous y conduire nous propose de passer la nuit chez eux. Grâce à cette erreur nous passerons une excellente soirée chez les Gourbani à Lalkhori. Nous apprendrons plus tard que nous nous apprêtions à rejoindre Lentheki en Basse Svanétie. Le chemin de randonnée en cette période nous a semblé impraticable à cause de la neige.
6ème jour : Lalkhori – Ushguli
Journée assez facile en perspective. Le chemin suit tout simplement la route. Nous décidons de prendre l’ancien chemin (marques jaunes) qui surplombe la route. Hans et Baas nos 2 compagnons de route décideront de suivre la voie classique (marques rouge et blanche). Malgré un manque de marquages jaunes le trek est réalisable. Vers 15h30, nous voilà enfin arrivé à notre but ultime Ushguli, sans doute le plus beau village de la Haute Svanétie planté dans un magnifique décor avec en arrière plan le Mont Shkhara. L’accueil chez Dato Ratiani est encore une fois des plus chaleureux.
7ème jour : Ushguli
Nous consacrons la journée à visiter l’église Lamaria, le musée ethnographique (5 Gel par personnes pour les 2 sites) et les alentours d’Ushguli.
Surtout ne pas monter jusqu’aux ruines qui dominent Ushguli d’une part, la montée est raide et dangereuse et d’autre part la vue sur le village n’a aucun intérêt.
8ème jour : Trek au glacier Shkhara
Avec Hans nous partons faire la rando jusqu’au glacier : 12 km aller/retour, très facile malgré la présence de névés. La vue au pied du glacier n’est pas exceptionnelle, mais nous avons pu constater avec regret que le glacier reculait à vue d’œil !!!
9ème jour : Retour à Mestia en martshrutka
Au programme de cette journée, détente et visite du musée ethnographique de la ville (10 GEL/personne + 10 GEL si vous prenez un guide anglophone). Ce musée est très intéressant, on peut découvrir beaucoup d’objets traditionnels Svan et la visite se termine par une galerie de photos prises par Vittorio Sella à la fin du 19ème siècle.
Nous avons particulièrement apprécié la vie authentique qui est encore bien préservée dans cette petite région du Caucase. La nourriture était saine et excellente. L’accueil des Svans était à l’hauteur de nos espérances.
QUELQUES CONSEILS :
- Prévoyez une cape de pluie car le temps dans cette région est vraiment instable,
- N’hésitez pas à jeter un œil sur le site internet www.svanetietrekking.ge , il est bien fait. A partir de ce site vous pouvez imprimer les randos qui vous intéressent. Sinon, l’agence se trouve à Mestia dans la rue Vittorio Sella au numéro 11,
- Un guide Svan n’est pas nécessaire pour réaliser les randos, les balisages (marques rouge et blanche) sont en nombre suffisant et visibles,
- Mestia est un bon point de départ pour de nombreuses randonnées,
- Si vous avez l’intention de revenir sur Mestia, après le trek de 3 jours pour Ushguli il existe une martshrutka qui fait le trajet Ushguli – Mestia 2 fois par semaine le mardi et le vendredi, environ 2heures de route pour 15 GEL par personne. A titre d’exemple, on nous a proposé de faire le même trajet en 4x4 pour 180 GEL, pour nous le choix était vite fait,
- Pour les peu courageux et les pressés, vous avez la possibilité de louer un 4x4 à la journée pour faire l’aller/retour entre Mestia et Ushguli, il vous en coûtera 150 GEL,
- Si vous ne souhaitez pas revenir sur Mestia, il est possible de relier Ushguli à Lentheki en 4x4. Bien se renseigner avant votre départ.
PETIT DICTIONNAIRE :
Chacha : alcool local. Nous avons pu goûter différent breuvage de ce petit alcool de différente qualité.
Khatchapuris : pain fourré au fromage local (plat national).
Kubdaris : pain fourré à la viande.
Kinkalis : raviolis fourrés à la viande.
Ella MAILLART : 1903-1997, écrivaine, photographe, journaliste, aventurière Suisse.
Quelques livres :
Parmi la jeunesse russe (1932), Moscou jusqu’au Caucase
Des Monts célestes aux sables Rouges (1934), Asie Centrale russe
Oasis interdits de Pékin au Cachemire (1937), avec Peter Fleming
La voie cruelle, deux femmes, une Ford en Afghanistan (1947), périple avec Anne - marie Schwarzenbach
Ti-puss ou en Inde avec ma chatte (1951), écrit lors d’un voyage de 5 ans aux Indes
Croisières et caravanes (1951)
La vie immédiate (1991) recueil de photos prises et réunis par Ella Maillart accompagnés de textes de son ami Nicolas Bouvier.
« Extrait de l’encyclopédie wikipédia »
10ème jour : Kutaisi via Zugdidi
La matinée fut consacrée aux transports. Départ de Mestia à 7h30 arrivée à Zugdidi à 11h30 en martshruka. Un minibus nous attendait pour Kutaisi, environ 2 heures de route.
Après notre installation au Béka hôtel, nous sommes partis visiter la ville. En fin de journée, nous avons visité la cathédrale Bagrati, enfin ce qu’il en reste !!!
11ème jour : Les monastères Gelati et Motsameta
Nous nous rendons au centre ville pour prendre la martshruka (derrière le théâtre voir le LP) à 11h00 pour le monastère Gelati. Sans doute le mieux conservé de tous les monastères visités. On a pu assister à de nombreuses célébrations. Nous décidons de nous rendre à Motsameta en suivant le chemin indiqué dans le LP. Nous ne l’avons jamais trouvé. Nous prendrons finalement une martshrutka. Le monastère en lui-même ne présente pas beaucoup d’intérêt mais le cadre dans lequel il se situe est très agréable.
12ème jour : Gori
Comme bon nombre de touriste nous nous sommes installés à l’Intourist hôtel dont l’atmosphère nous replonge au temps de la période soviétique. Bien sûr, nous consacrons notre après-midi à visiter le musée dédié à la gloire de Staline. L’entrée du musée est de 15 GEL/personne, le prix comprend 1 guide francophone, le wagon, la maison située devant le musée (anciennement le musée de la révolution). En fin d’après-midi nous sommes montés à la forteresse qui domine la ville. Nous nous attendions à voir une ville totalement détruit, nous sommes surpris de constater que non seulement Gori est une ville très animée et on a du mal à croire qu’un an auparavant cette dernière était occupée par les Russes.
15ème jour : Kazbégi
Nous quittons Gori et Staline à regret pour rejoindre Kazbégi, qui se situe à la frontière russe dans le Caucase. Pour cela, nous empruntons la Georgian Military Highway qui longe la frontière Ossète. Nous avons l’impression d’arriver dans une station de sport d’hiver quelconque, la Svanétie nous manque déjà avec ses petits villages traditionnels. Nous décidons quand d’aller nous perdre dans les ruelles de la ville. Notre première impression sera définitivement oubliée après avoir assisté à une cérémonie religieuse très intéressante et par le splendide coucher de soleil sur le Mont Kazbège depuis le balcon de notre guesthouse.
16ème jour : Kazbégi
Notre journée s’organise dans un premier temps par la visite du monastère Tsimda Sameba, une nouvelle fois la pluie nous accompagne durant toute la rando et il nous sera impossible de voir le Mont Kazbège depuis le monastère. Le mauvais temps et le froid nous oblige à redescendre au village.
Nous demandons à Nunu, la propriétaire de la guesthouse si il est possible de louer un taxi pour nous rendre jusqu’à la frontière russe par les gorges de Dariali. Le prix qu’elle nous propose 60 GEL négocié à 50 Gel nous parait exorbitant pour le peu de kilomètres à faire. Nous déclinons son offre.
En nous baladant sur la rue principale, nous trouvons un papy géorgien dans sa vieille Lada (très attachant et aux petits soins pour sa Lada) qui nous propose exactement le même trajet pour 25 GEL à 4. Nous ne regrettons absolument pas notre choix.
17ème jour :Télavi
Nunu nous propose un taxi pour nous ramener à Tbilissi au même tarif que la martshrutka (8GEL/personne) ce qui nous permet de pouvoir nous arrêter quand on le souhaite. Grâce à cela, nous avons pu visiter le monastère d’Ananuri situé à côté du réservoir de Zhinvali.
Le taxi nous a déposé à Didube, puis nous avons pris le métro jusqu’à la station d’Isani où nous avons pris un taxi pour Télavi (40 GEL à 4) qui se situe en Kakétie, région viticole de la Géorgie. Après 2h00 de route, nous arriverons à Télavi, heureux de constater que nous sommes toujours en vie.
Par le biais de Svetlana, la propriétaire de la guesthouse, nous rencontrons David notre chauffeur pour la journée du lendemain. Au final, nous passerons 2 journées inoubliables en sa compagnie.
Ses coordonnées :
purgatorium@rambler.ru
+99593761216
+99598191713
18ème jour : alentours de Télavi
Au programme de cette journée (50 GEL à 4) :
- monastère Ikhalto,
- cathédrale Alaverdi,
- villages réfugiés Tchétchènes (Dvisi, Jokolo, Birkiani),
- la réserve naturelle Batsaris Nakrdzali,
- Akhali et Dzveli shuamta.
En route, nous avons fait une halte dans une famille productrice de vin et de chacha. Nous avons pu voir le procédé de conservation qui consiste à entreposer le vin dans des jarres enterrées dans le sol. La famille très sympathique nous a offert un litre de chacun de ces potions. Les breuvages n’étaient pas terribles !!!
Un petit regret dans cette belle journée, nous avons simplement traversé les villages Tchétchènes sans nous arrêter.
19ème jour : Sighnaghi
Nous quittons Télavi pour nous rendre à Sighnaghi, David nous propose d’emprunter la pass de Gombori où nous pouvons admirer la chaîne du Caucase. Nous visitons ensuite le magnifique site troglodyte de Davit Gareja situé à la frontière azérie. N’hésitez pas à faire le grand tour pour voir les fresques et la vue des montagnes alentours. Penser à prendre de bonnes chaussures.
A notre arrivée à Sighnaghi, nous avons le plaisir d’assister à un magnifique coucher de soleil. Cette journée nous coûtera 120 GEL à 4.
Nous passerons une soirée inoubliable en compagnie de notre hôte David Zandarashvili, une vraie soirée géorgienne comme on pouvait ce l’imaginer où toutes occasions est bonne pour porter un toast. Nous nous coucherons vers 1h00 du matin légèrement »bourrés ».
20ème jour : Sighnaghi
Nous visitons la ville qui nous paraît un peu surfaite. Notre ballade nous mènera au couvent Bodbe où se trouve la tombe de St Nino. Ne pas louper cette dernière qui est magnifique. Inutile de descendre jusqu’à la source.
21ème jour : Tbilisi
En guise de souvenir, le patriarche nous a offert une petite bouteille de chacha. Départ pour Tbilisi en martshrutka à 11h00 (une toute les 2h00 à peu près) 5 GEL par personne.
Nous avons refait avec nos comparses le tour cité dans le Lonely Planet après les avoir installés chez Dodo guesthouse dans marjanishvili street. Nous avons découvert des endroits que l’on avait totalement zappé lors de notre premier passage. A noter au n°31 de la rue marjanishvili il y a une très bonne boulangerie et en plus les gens sont supers sympas. De plus, Dodo nous a autorisés à laisser nos sacs pour la journée sans rien nous demander, très sympas.
Nous avons été jusqu’à la forteresse Narikala ainsi qu’aux bains de sulfure et au hammam. N’hésitez pas à aller boire un verre en terrasse à l’hôtel restaurant le Kopala au couché de soleil et l’éclairage sur les monuments de Tbilissi est magnifique.
Nous avons dîné au restaurant situé à côté du Puris Sakhli : 97 GEL à 4.
Pour finir la soirée en beauté, nous avons improvisé une dernière chacha party chez Dodo. Puis vers 1h00 du matin, il était temps pour nous de partir. En descendant la rue nous avons trouvé un taxi pour nous mener à l’aéroport : 30 GEL.
CONCLUSION :
Beaucoup de gens qui envisagent un voyage de 3 semaines dans cette région ne consacre en général qu’une semaine à la Géorgie et 15 jours à l’Arménie. Personnellement, nous avons passés 3 semaines en Géorgie qui sont malheureusement insuffisantes pour découvrir l’ensemble du pays. C’est un tout petit pays avec des régions très différentes ce qui en fait toute sa richesse.
Un grand merci à Hans et Baas sans qui ce voyage n’aurait jamais été le même !
DIDI MADLOBA ! GARGAT !
Toast à la Géorgie et ses habitants, GAUMARDJOS !
Merci à Nancy pour ses carnets de voyages qui nous ont beaucoup inspirés.
PETITS CONSEILS :
Messieurs, prévoir un pantalon pour la visite des monastères, pour vous mesdames jupes et foulards même si la plupart du temps tout ceci est fourni.
Visa ouzbek en Azerbaïdjan? English translation pending
Bonjour,
Je suis en Georgie et espere traverser bientot la mer caspienne pour l'asie centrale. Quelqu'un sait-il s'il est possible de demander le visa pour l'ouzbekistan a Bakou en Azerbaidjan. Il semble qu'il y ait une ambassade ouzbek mais je me mefie des ambassades un peu fantoches dans la region.
Merci d'avance
Nicolas
Road trip débutant au Yucatan avec enfants et détour par Calakmul ou pas? English translation pending
Bonjour à tous,
ca y est nous nous lançons !!! Tous vos retour d'expérience et autres blogs magnifiques nous ont convaincu. Le Yucatan semble fait pour nous pour un premier voyage loin et en itinérant avec nos jumeaux de 10 ans. Nous partons donc pour 15 jours en février prochain (du 7 février au 22 avec un couple d'amis et leurs enfants (9 et 7 ans).
Notre première interrogation est la suivante : n'est ce pas un peu risqué, vu notre inexpérience de voyageurs et avec des enfants de choisir l'option via Calakmul / Campêche ? trop rythmé et stressant pour rejoindre chaque lieu, risque de maladie pour les enfants.
Même si on parle un peu espagnol on n'est pas les plus débrouillards qui soit (premier road trip vraiment chouette l'année dernière au Maroc et ces prochaines vacances de printemps en Andalousie) mais on s'est un peu fait "conduire" par d'autres amis.
Nos envies sont plutôt classiques : un peu de visites (plutôt maya / nature que ville) entrecoupées d'un moment baignade dans la journée.
Du coup en question alternative qu'on se pose :
Si on ne fait pas Calakmul est ce que Punta laguna peut nous donner un petit peu de l'effet jungle, ou l'un des sites maya à côté de Bacalar ? Est ce qu'Hollbox est vraiment le bon choix farniente / plage idéal pour la fin de parcours avec enfants ? J'ai lu que la qualité des plages n'était pas si extra, voire même que le snorkeling n'avait pas d'intérêt. Au temps dire que ca me fait hésiter avec les enfants. Pensez vous qu'il vaudrait mieux qu'on revienne sur Isla Mujeres (malgré le monde) voire Cozumel ?
Voici les 2 options qu'on envisage :
Option longue via Calakmul / Campêche :
Tulum / Akumal : 3 nuits et 2 jours, du samedi / dimanche au mercredi matin.
samedi (avion qui arrivera le matin ou le soir) : farniente / plage / cenote
dimanche : cénote / plage / ruines de Tulum au choix
lundi: journée Sian kaan (avec barrière de corail) / avec Martine ou Secretoo
mardi : matinée à punta laguna (famille maya + singes). Après midi trajet Bacalar : 2H00
Bacalar : 2 nuits et 2 jours : mardi soir au jeudi après midi.
mercredi : journée bateau lagune
jeudi : matinée lagune, rapides de Bacalar puis 2H00 de trajet Vers Xpujil / Conhuas (chauve souris à 17H00)
Conhuas / Xpujil : 2 nuits et 1 jour : jeudi soir samedi matin
vendredi : journée calakmul (3H00 de route). Visite biosphère avec guide possible ?
Campeche : 1 nuit et 1 jour :samedi après midi au dimanche matin.
samedi : trajet vers Campeche le matin (3H15) et après midi promenade dans la ville. Lieu de baignade sur la route ?
Uxmal : 2 nuits et 2 jours : dimanche midi au mardi matin
dimanche matin : trajet vers Uxmal / Santa Elena (2H00. Repas Hacienda Hochil puis après midi cénote. Peut être le son et lumière d'Uxmal le soir si existe encore
lundi : site d’Uxmal puis musée choco (éventuellement) et cénote l'après midi.
mardi matin : trajet matin vers Chichen Itza (2H00), visite du site et Cénote puis trajet Chiquila (2H30) puis bateau pour HollBox. Trop long ? prévoir une nuitée sur le trajet ? Alternative avec repas à Izamal et visite Chichen itza le soir et dodo Valldolid.
HollBox : 3/4 nuits et 3 jours :mercredi au samedi
mercredi : farniente, visite de l’île voiturette (après trajet éventuel)
jeudi : sortie bateau
vendredi farniente
samedi matin : aéroport.
Option courte :
Tulum / Akumal : 4 nuits et 3 jours , du samedi / dimanche au mercredi matin.
samedi : farniente / plage / cenote
dimanche : journée sian kaan (avec barrière de corail) / avec Martine ou Secretoo
lundi : matinée à punta laguna (famille maya + singes). Après midi au choix : plage / cénote / coba / site archéo Tulum,
mardi : plage à Akumal avec les tortues ou parc de loisir (Xel ha par ex ou rio secreto) si sargasses sur la plage. Autre option site archéo Tulum.
Trajet bacalar mercredi matin : 2H00.
Bacalar : 3 nuits et 3 jours : mercredi après midi au samedi midi.
mercredi après midi : farniente lagune,
jeudi : journée bateau lagune
vendredi matin petit site maya et après midi lagune
samedi matin trajet Uxmal : 4H15
Uxmal : 2 nuits et 2 jours : samedi après midi au mardi
samedi après midi : cénote, repos (soir si son et lumière d’uxmal existe encore)
dimanche : site d’Uxmal puis musée choco. Repas Hacienda Hochil puis cénote l’après midi
lundi : matin cénote X’Batum puis trajet vers Izamal, visite et repas. Visite Chichen Itza en fin d’après midi. Nuit à Valladolid
Valladolid : 1 nuit :
mardi : trajet vers Chiquila, bateau pour Hollbox
HollBox : 4 nuits et 3 jours :mardi au samedi
mardi après midi : repos
mercredi : farniente, visite de l’île voiturette,
jeudi : sortie bateau
vendredi farniente
samedi matin : aéroport.
Vraiment désolé de ce gros pavé, j'avais envie de vous partager nos premières réflexions et j'espère que vous aurez de bons conseils pour nous aider.
Merci d'avance pour vos retours.
ca y est nous nous lançons !!! Tous vos retour d'expérience et autres blogs magnifiques nous ont convaincu. Le Yucatan semble fait pour nous pour un premier voyage loin et en itinérant avec nos jumeaux de 10 ans. Nous partons donc pour 15 jours en février prochain (du 7 février au 22 avec un couple d'amis et leurs enfants (9 et 7 ans).
Notre première interrogation est la suivante : n'est ce pas un peu risqué, vu notre inexpérience de voyageurs et avec des enfants de choisir l'option via Calakmul / Campêche ? trop rythmé et stressant pour rejoindre chaque lieu, risque de maladie pour les enfants.
Même si on parle un peu espagnol on n'est pas les plus débrouillards qui soit (premier road trip vraiment chouette l'année dernière au Maroc et ces prochaines vacances de printemps en Andalousie) mais on s'est un peu fait "conduire" par d'autres amis.
Nos envies sont plutôt classiques : un peu de visites (plutôt maya / nature que ville) entrecoupées d'un moment baignade dans la journée.
Du coup en question alternative qu'on se pose :
Si on ne fait pas Calakmul est ce que Punta laguna peut nous donner un petit peu de l'effet jungle, ou l'un des sites maya à côté de Bacalar ? Est ce qu'Hollbox est vraiment le bon choix farniente / plage idéal pour la fin de parcours avec enfants ? J'ai lu que la qualité des plages n'était pas si extra, voire même que le snorkeling n'avait pas d'intérêt. Au temps dire que ca me fait hésiter avec les enfants. Pensez vous qu'il vaudrait mieux qu'on revienne sur Isla Mujeres (malgré le monde) voire Cozumel ?
Voici les 2 options qu'on envisage :
Option longue via Calakmul / Campêche :
Tulum / Akumal : 3 nuits et 2 jours, du samedi / dimanche au mercredi matin.
samedi (avion qui arrivera le matin ou le soir) : farniente / plage / cenote
dimanche : cénote / plage / ruines de Tulum au choix
lundi: journée Sian kaan (avec barrière de corail) / avec Martine ou Secretoo
mardi : matinée à punta laguna (famille maya + singes). Après midi trajet Bacalar : 2H00
Bacalar : 2 nuits et 2 jours : mardi soir au jeudi après midi.
mercredi : journée bateau lagune
jeudi : matinée lagune, rapides de Bacalar puis 2H00 de trajet Vers Xpujil / Conhuas (chauve souris à 17H00)
Conhuas / Xpujil : 2 nuits et 1 jour : jeudi soir samedi matin
vendredi : journée calakmul (3H00 de route). Visite biosphère avec guide possible ?
Campeche : 1 nuit et 1 jour :samedi après midi au dimanche matin.
samedi : trajet vers Campeche le matin (3H15) et après midi promenade dans la ville. Lieu de baignade sur la route ?
Uxmal : 2 nuits et 2 jours : dimanche midi au mardi matin
dimanche matin : trajet vers Uxmal / Santa Elena (2H00. Repas Hacienda Hochil puis après midi cénote. Peut être le son et lumière d'Uxmal le soir si existe encore
lundi : site d’Uxmal puis musée choco (éventuellement) et cénote l'après midi.
mardi matin : trajet matin vers Chichen Itza (2H00), visite du site et Cénote puis trajet Chiquila (2H30) puis bateau pour HollBox. Trop long ? prévoir une nuitée sur le trajet ? Alternative avec repas à Izamal et visite Chichen itza le soir et dodo Valldolid.
HollBox : 3/4 nuits et 3 jours :mercredi au samedi
mercredi : farniente, visite de l’île voiturette (après trajet éventuel)
jeudi : sortie bateau
vendredi farniente
samedi matin : aéroport.
Option courte :
Tulum / Akumal : 4 nuits et 3 jours , du samedi / dimanche au mercredi matin.
samedi : farniente / plage / cenote
dimanche : journée sian kaan (avec barrière de corail) / avec Martine ou Secretoo
lundi : matinée à punta laguna (famille maya + singes). Après midi au choix : plage / cénote / coba / site archéo Tulum,
mardi : plage à Akumal avec les tortues ou parc de loisir (Xel ha par ex ou rio secreto) si sargasses sur la plage. Autre option site archéo Tulum.
Trajet bacalar mercredi matin : 2H00.
Bacalar : 3 nuits et 3 jours : mercredi après midi au samedi midi.
mercredi après midi : farniente lagune,
jeudi : journée bateau lagune
vendredi matin petit site maya et après midi lagune
samedi matin trajet Uxmal : 4H15
Uxmal : 2 nuits et 2 jours : samedi après midi au mardi
samedi après midi : cénote, repos (soir si son et lumière d’uxmal existe encore)
dimanche : site d’Uxmal puis musée choco. Repas Hacienda Hochil puis cénote l’après midi
lundi : matin cénote X’Batum puis trajet vers Izamal, visite et repas. Visite Chichen Itza en fin d’après midi. Nuit à Valladolid
Valladolid : 1 nuit :
mardi : trajet vers Chiquila, bateau pour Hollbox
HollBox : 4 nuits et 3 jours :mardi au samedi
mardi après midi : repos
mercredi : farniente, visite de l’île voiturette,
jeudi : sortie bateau
vendredi farniente
samedi matin : aéroport.
Vraiment désolé de ce gros pavé, j'avais envie de vous partager nos premières réflexions et j'espère que vous aurez de bons conseils pour nous aider.
Merci d'avance pour vos retours.
Road trip en camping-car Georgie et Arménie English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons pour l'an prochain un voyage de 3 mois en camping-car à travers la Géorgie et l'Arménie. Quel serait la meilleure saison : printemps ou automne ?
Les routes sont-elles praticables ?
Y-a-t-il besoin d'autorisations spéciales pour circuler dans ces deux pays ?
Hormis la liaison Varna / Batum qui éviterait la traversée de la Turquie, existe-t-il d'autres liaisons par ferry ?
Merci d'avance pour toutes les infos que vous nous fournirez.
Cordialement . Klinja.
Changement formalités visa Azerbaïdjan English translation pending
Les amis avez-vous plus d'info sur le consulat azéri de tbilissi ?situation ? place ? formalité ... L'idéal serait une info récente car depuis ce lundi Batum c'est fini pour l'obtention du visa( je ne sais pas si c'est définitif)
Quoi visiter après Trabzon et Sumela? English translation pending
bonjour,
J'ai l'opportunité de prendre 5 jours de congés fin octobre et souhaite aller découvrir la cote nord de la Turquie.
je pense prendre un vol Antalaya ( où je vis) vers Trabzon et bien sur aller visiter le monastère de Sumeila .... mais ensuite ??? que voir ? aller où ?
je pensais louer une voiture pour faire une partie de la cote, mais cela vaut il vraiment la peine ?
si vous connaissez bien cette région, quels arrets, quellles visites me conseilleriez vous pour compléter agréablement cette escapade en mer noir ??
J'ai l'opportunité de prendre 5 jours de congés fin octobre et souhaite aller découvrir la cote nord de la Turquie.
je pense prendre un vol Antalaya ( où je vis) vers Trabzon et bien sur aller visiter le monastère de Sumeila .... mais ensuite ??? que voir ? aller où ?
je pensais louer une voiture pour faire une partie de la cote, mais cela vaut il vraiment la peine ?
si vous connaissez bien cette région, quels arrets, quellles visites me conseilleriez vous pour compléter agréablement cette escapade en mer noir ??
Pune: ça vaut le détour? (Inde) English translation pending
Bonjour à tous,
Partant pour 25 j en Inde du sud, je voudrais savoir si vous pensez que la ville de PUNE mérite d'être visitée ?? A part l' Ahram d'Osho (pour ceux que cela interesse), j'ai cru comprendre qu'il s'agissait d'une grande ville assez moderne avec peu de charme??
mon itinéraire (pour le moment): Nasik - Aurangabad ( Ajanta, Ellora...) - Pune - Sholapur - Bidar - Bijapur - Batami - Pattadakal - Aiole - Hampi - Gadag - Goa - Kolhapur - Ganpatipule - Cote du Konkan - Matheran - FIN
Merci 🙂
Partant pour 25 j en Inde du sud, je voudrais savoir si vous pensez que la ville de PUNE mérite d'être visitée ?? A part l' Ahram d'Osho (pour ceux que cela interesse), j'ai cru comprendre qu'il s'agissait d'une grande ville assez moderne avec peu de charme??
mon itinéraire (pour le moment): Nasik - Aurangabad ( Ajanta, Ellora...) - Pune - Sholapur - Bidar - Bijapur - Batami - Pattadakal - Aiole - Hampi - Gadag - Goa - Kolhapur - Ganpatipule - Cote du Konkan - Matheran - FIN
Merci 🙂
Retour en France en 4 mois English translation pending
Bonjour à tout le monde ,
Je suis tout nouveau sur ce forum et j'ai grand besoin de votre aide pour diverses informations et conseils .
Je suis depuis 5 mois en Nouvelle Zélande ( Ile du Sud , Canterburry ) avec un visa working/holiday pour 1 an . J'arrive de 2 mois en Californie et 2 mois au Mexique . Ce nouveau visa me permet de pouvoir visiter et d'en prendre pleins les yeux mais également de pouvoir bosser comme un fous pour me payer mon retour en France , départ fin Février 2015 . Mon projet ( ou rêve ) est le suivant , rentré tranquillement par voie maritime et terrestre à l'aide de ma vieille Peugeot 505 Break ultra robuste . Vous l'avais déjà surement compris , j'ai besoin d'information au sujet des cargos ou ferry pour passagé et voiture . Je ne suis pas arrêter sur les destinations , car aprés avoir récolté toutes les infos pour les visas et laisser passer , j'ai plusieurs possibilités . N.Z - Australie puis Australie ( Darwin au mieux ) - Indonésie ( Java au mieux ) , ou direct N.Z - Indonésie ou N.Z - Chine ( Hong Kong au mieux ) . Et ensuite Tibet - Kazakhstan - Russie - Ukraine - Moldavie - Roumanie - Europe . Arrivée prévu ( au mieux ) avec une surprise pour mes ami(e)s le 21 Juin pour la fête de la musique à Bordeaux . Je n'arrive pas à trouver sur ce forum quelqu'un qui est fait se même trajet . Ou j'ai tout simplement mal chercher . Ou autre mauvaise possibilité , ce n'est tout simplement pas faisable !
Dans l'espoir que l'on ne me prenne pas direct pour un fou . Mais suite à la lecture de certains de vos périples , je suis confiant , je serais loin d'être le plus cinglé !
L'aventure , la vie , faut pas en parler , faut la vivre .
A tout les voyageurs Francophone , grand merci d'avance pour vos aides et conseils .
Hugues ou Confestifs .
Je suis tout nouveau sur ce forum et j'ai grand besoin de votre aide pour diverses informations et conseils .
Je suis depuis 5 mois en Nouvelle Zélande ( Ile du Sud , Canterburry ) avec un visa working/holiday pour 1 an . J'arrive de 2 mois en Californie et 2 mois au Mexique . Ce nouveau visa me permet de pouvoir visiter et d'en prendre pleins les yeux mais également de pouvoir bosser comme un fous pour me payer mon retour en France , départ fin Février 2015 . Mon projet ( ou rêve ) est le suivant , rentré tranquillement par voie maritime et terrestre à l'aide de ma vieille Peugeot 505 Break ultra robuste . Vous l'avais déjà surement compris , j'ai besoin d'information au sujet des cargos ou ferry pour passagé et voiture . Je ne suis pas arrêter sur les destinations , car aprés avoir récolté toutes les infos pour les visas et laisser passer , j'ai plusieurs possibilités . N.Z - Australie puis Australie ( Darwin au mieux ) - Indonésie ( Java au mieux ) , ou direct N.Z - Indonésie ou N.Z - Chine ( Hong Kong au mieux ) . Et ensuite Tibet - Kazakhstan - Russie - Ukraine - Moldavie - Roumanie - Europe . Arrivée prévu ( au mieux ) avec une surprise pour mes ami(e)s le 21 Juin pour la fête de la musique à Bordeaux . Je n'arrive pas à trouver sur ce forum quelqu'un qui est fait se même trajet . Ou j'ai tout simplement mal chercher . Ou autre mauvaise possibilité , ce n'est tout simplement pas faisable !
Dans l'espoir que l'on ne me prenne pas direct pour un fou . Mais suite à la lecture de certains de vos périples , je suis confiant , je serais loin d'être le plus cinglé !
L'aventure , la vie , faut pas en parler , faut la vivre .
A tout les voyageurs Francophone , grand merci d'avance pour vos aides et conseils .
Hugues ou Confestifs .
De Turquie en Géorgie: frontières ouvertes et visa de transit russe? English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars en Septembre pour un tour en Asie, je bloque déjà à l'étape Turquie/ Géorgie ))
Je compte passer en ferry de Trabzon à Sotchi puis longer la Frontière en Russie (une semaine) et rejoindre Tbilissi par le nord ou m'en tenir à Sotchi (3 ou 4 jours mais je doute de pouvoir traverser l'Abkhazie). Mon problème est que je n'ai pas de visa russe et que je n'aurai pas le temps de le faire avant mon départ (autres demandes de visas sont en cours).
Savez vous s'il est possible d'obtenir un visa russe en Turquie pour un ressortissant Français? >> Si oui: dans quelles conditions et auprès de qui? Serait-ce un visa de tourisme ou un simple visa de transit?
>> si non: est il possible de traverser par la frontière Turquie/Géorgie?
J'espère que j'ai été suffisamment claire, je vous remercie d'avance pour tout conseil ou remarque (même réaliste ;) Bonne journée Tom
Je pars en Septembre pour un tour en Asie, je bloque déjà à l'étape Turquie/ Géorgie ))
Je compte passer en ferry de Trabzon à Sotchi puis longer la Frontière en Russie (une semaine) et rejoindre Tbilissi par le nord ou m'en tenir à Sotchi (3 ou 4 jours mais je doute de pouvoir traverser l'Abkhazie). Mon problème est que je n'ai pas de visa russe et que je n'aurai pas le temps de le faire avant mon départ (autres demandes de visas sont en cours).
Savez vous s'il est possible d'obtenir un visa russe en Turquie pour un ressortissant Français? >> Si oui: dans quelles conditions et auprès de qui? Serait-ce un visa de tourisme ou un simple visa de transit?
>> si non: est il possible de traverser par la frontière Turquie/Géorgie?
J'espère que j'ai été suffisamment claire, je vous remercie d'avance pour tout conseil ou remarque (même réaliste ;) Bonne journée Tom
Balade en bateau autour de Stung Treng et voir les dauphins (Cambodge) English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche des renseignements sur une balade en bateau à faire autour de Stung Treng pour voir des dauphins. Peu d'informations.
- Un blog familial récent (février ou mars 2012) glané sur internet (et que je ne retrouve plus) annonce que "la seule agence de voyage propose des excursions à 80$/personne".
- Sinon, il y a cet article du Petit Journal http://www.lepetitjournal.com/sortir-cambodge/balades-et-decouvertes-cambodge/51898-cambodge-voyage.html
où je découvre qu'il y a en plus une saison pour voir les dauphins...
- Et enfin http://www.lonelyplanet.com/cambodia/stung-treng/activities/ecotour/o-svay
Je voulais éviter Kratie, et faire quelque chose de plus authentique avec mes deux filles: dormir au Tonlé et passer une journée sur le fleuve. Ou encore mieux essayer de trouver O Svay et d'y passer une ou deux nuits avant Banlung.
D'où mes questions :
Quelle est la bonne et la mauvaise saison pour voir les dauphins ? Est ce qu'en juillet (fin juillet!), on peut faire du bateau dans cette région ? Est ce que quelqu'un connait O Svay ? Est ce que 80$ est le prix réel ?
Je pourrais me renseigner sur place, mais si les réponses sont négatives, je préfère m'arrêter à Kratie, plutôt qu'avoir deux enfants très, très déçues !
Merci d'avance
Je cherche des renseignements sur une balade en bateau à faire autour de Stung Treng pour voir des dauphins. Peu d'informations.
- Un blog familial récent (février ou mars 2012) glané sur internet (et que je ne retrouve plus) annonce que "la seule agence de voyage propose des excursions à 80$/personne".
- Sinon, il y a cet article du Petit Journal http://www.lepetitjournal.com/sortir-cambodge/balades-et-decouvertes-cambodge/51898-cambodge-voyage.html
où je découvre qu'il y a en plus une saison pour voir les dauphins...
- Et enfin http://www.lonelyplanet.com/cambodia/stung-treng/activities/ecotour/o-svay
Je voulais éviter Kratie, et faire quelque chose de plus authentique avec mes deux filles: dormir au Tonlé et passer une journée sur le fleuve. Ou encore mieux essayer de trouver O Svay et d'y passer une ou deux nuits avant Banlung.
D'où mes questions :
Quelle est la bonne et la mauvaise saison pour voir les dauphins ? Est ce qu'en juillet (fin juillet!), on peut faire du bateau dans cette région ? Est ce que quelqu'un connait O Svay ? Est ce que 80$ est le prix réel ?
Je pourrais me renseigner sur place, mais si les réponses sont négatives, je préfère m'arrêter à Kratie, plutôt qu'avoir deux enfants très, très déçues !
Merci d'avance
Trajet Mumbaï-Nasik-Daulatabad: moyen de transport? English translation pending
Bonjour,
Partant pour un mois en Inde du Sud, je cherche un moyen de transport ralliant Mumbaï à Nasik (étape intermédiaire pour Dautalabad).
Existe il des compagnies de bus privés partant directement de l'aéroport international ? Est ce faisable en taxi ?
Merci d'avance pour vos infos 😉
Merci d'avance pour vos infos 😉
Sourires du Cambodge de novembre et décembre 2009 English translation pending
Début du Carnet de Voyage Partie 1
Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre
Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !
Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Quoi faire d'autre à Istanbul? English translation pending
Je suis presentement sur İstanbul...
j'aimerais savoir s'il y a des gens sur place qui auraient d'autres idees quoi faire... A part bien sur tout ce que je connais deja par mon guide...
Quelque chose de nouveau ou de passage... Un concert... un match de Foot... Peu importe!!!
Merci!
A+
Altaus
j'aimerais savoir s'il y a des gens sur place qui auraient d'autres idees quoi faire... A part bien sur tout ce que je connais deja par mon guide...
Quelque chose de nouveau ou de passage... Un concert... un match de Foot... Peu importe!!!
Merci!
A+
Altaus
Guatemala avec deux jeunes filles English translation pending
Salut!
J'étais emballée à l'idée de partir au Guatémala avec mes deux filles de 12 et 14 ans et leur père. Aujourd'hui, une collègue de travail dont la mère est Guatémaltaise de naissance et dont le père a vécu là-bas pendant 4 ans, m'a annoncé que son père, à qui elle en avait parlé, ne croyait pas que c'était une bonne idée de partir là-bas présentement avec des enfants. Il dit qu'il y a eu un communiqué des États-unis et du Canada, il y a une semaine, à l'effet que voyager là-bas, présentement, serait déconseillé. Quelqu'un aurait-il entendu parler de ce communiqué? Le père de mes filles m'a demandé de lire les forums, ce qui est rassurant, je l'avoue, mais en même temps, je ne veux pas mettre la vie de mes enfants en danger. Merci de me répondre!
J'étais emballée à l'idée de partir au Guatémala avec mes deux filles de 12 et 14 ans et leur père. Aujourd'hui, une collègue de travail dont la mère est Guatémaltaise de naissance et dont le père a vécu là-bas pendant 4 ans, m'a annoncé que son père, à qui elle en avait parlé, ne croyait pas que c'était une bonne idée de partir là-bas présentement avec des enfants. Il dit qu'il y a eu un communiqué des États-unis et du Canada, il y a une semaine, à l'effet que voyager là-bas, présentement, serait déconseillé. Quelqu'un aurait-il entendu parler de ce communiqué? Le père de mes filles m'a demandé de lire les forums, ce qui est rassurant, je l'avoue, mais en même temps, je ne veux pas mettre la vie de mes enfants en danger. Merci de me répondre!
Sulawesi centrale: Luwuk et les iles Banggai English translation pending
Bonjour à tous,
J’ai envie de partager avec vous cette magnifique région que j’ai découverte en Indonésie, sur l’île de Sulawesi, la région de Luwuk Banggai dans l’est de la Sulawesi Centrale. C’est une région à découvrir, encore peu touchée par le tourisme et pourtant splendide, avec un accueil chaleureux et attentionné des indonésiens.
J’ai découvert Luwuk et sa région par hasard en 2019 car c’était la région dont était originaire la famille avec laquelle je vivais à Makassar à l’époque.
La richesse de ce lieu est impressionnante : des chutes d’eau à la couleur turquoise, des randonnées en forêts, de la pêche en pirogue de nuit au ciel étoilé, de la plongée dans des fonds marins intouchés, des minorités ethniques de rendez-vous en terre inconnue, bref, tout y est.
Bonne lecture !
Partie I : Région de Luwuk
Episode 1 : Dormir chez l’habitant dans le village de Tangkiang
La ville de Luwuk est souvent une option choisie par les voyageurs pour aller rapidement vers les iles Toggians. La ville est accessible par avion de Makassar, Menado et Palu et permet de rejoindre Ampana en 4h de voiture, point de départ pour les iles Toggians.
Mais Luwuk et sa région valent le temps que l’on s’y arrête ! Ma première étape fut le village de Tangkiang, à 40mn en moto de Luwuk.
Tangkiang est un village traditionnel de pêcheurs et de cultivateurs, au bord de la mer, hors des sentiers battus. Les villageois sont très accueillants et étaient ravis d’avoir un bule (dit « boulet » pour dire « touriste » 😉 ) découvrant leur quotidien.

L’entrée du village, entre rivière et mer
Le bord de mer

Le foot et le volley-ball
Je dormais chez l’habitant, l’occasion de partager la vie d’une famille. J’avais une chambre confortable et ils étaient aux petits soins pour me préparer de délicieux plats. Mes plats préférés restant le poisson frais et le tempé, à base de soja - Un délice !

Le tempé, du tofu, beignets de crevettes et kangkung (ou liseron d’eau)
J’allais aussi me baigner dans la rivière du village bien rafraichissante au moment le plus chaud de la journée.

A l’eau !
La douche dans la rivière 😎
J’ai découvert la pêche au fil. Ils utilisent des pirogues et des « rompong », des plates-formes en bambou au milieu de la mer pour attirer les poissons. Je suis allée pêcher le poulpe de nuit, en utilisant des petites lumières que l’on mettait dans l’eau pour attirer les poulpes. Fantastique.
La pêche au fil
Je me suis également baladée dans les collines avoisinantes, qui donnent une très belle vue sur la mer. J’ai adoré récolter le piment, très relaxant, au milieu de la montagne, au calme. J’ai également appris à faire de l’huile de noix de coco avec la coopérative agricole du village.

Vue des hauteurs de Tangkiang

L’escalade du cocotier
La préparation de l’huile de noix de coco

La récolte du piment
Entre Luwuk et Tangkiang, il y a d’autres villages, dont celui de Nambo, où une tisseuse locale vend de très beaux tissus avec l’emblème local, l’oiseau maléo.
La tisseuse du village de Nambo
INFOS PRATIQUES
Pour accéder à Tangkiang, le plus simple est qu’on vienne vous chercher en moto ou en voiture en fonction de vos besoins à Luwuk.
Kahar, qui est le responsable de la coopérative de noix de coco et de piment et qui se débrouille en anglais, pourra vous accueillir et organiser votre séjour au village. Il m’a donné son accord pour partager ses coordonnées et serait ravi d’aider des « bule » à visiter la région. Son mail est donc abd.kahar024@gmail.com et son numéro Whats App est le +62 853-9424-8801.

Voici Kahar

Une des maisons dont les habitants sont prêts à accueillir les touristes
Il faut savoir que les indonésiens de cette région ne sont pas habitués aux touristes. Ils n’osent pas toujours parler d’argent. Personnellement, j’ai décidé de leur donner 150 000 RP par nuit incluant la nourriture.
La suite au prochain épisode 🙂
J’ai envie de partager avec vous cette magnifique région que j’ai découverte en Indonésie, sur l’île de Sulawesi, la région de Luwuk Banggai dans l’est de la Sulawesi Centrale. C’est une région à découvrir, encore peu touchée par le tourisme et pourtant splendide, avec un accueil chaleureux et attentionné des indonésiens.
J’ai découvert Luwuk et sa région par hasard en 2019 car c’était la région dont était originaire la famille avec laquelle je vivais à Makassar à l’époque.
La richesse de ce lieu est impressionnante : des chutes d’eau à la couleur turquoise, des randonnées en forêts, de la pêche en pirogue de nuit au ciel étoilé, de la plongée dans des fonds marins intouchés, des minorités ethniques de rendez-vous en terre inconnue, bref, tout y est.
Bonne lecture !
Partie I : Région de Luwuk
Episode 1 : Dormir chez l’habitant dans le village de Tangkiang
La ville de Luwuk est souvent une option choisie par les voyageurs pour aller rapidement vers les iles Toggians. La ville est accessible par avion de Makassar, Menado et Palu et permet de rejoindre Ampana en 4h de voiture, point de départ pour les iles Toggians.
Mais Luwuk et sa région valent le temps que l’on s’y arrête ! Ma première étape fut le village de Tangkiang, à 40mn en moto de Luwuk.
Tangkiang est un village traditionnel de pêcheurs et de cultivateurs, au bord de la mer, hors des sentiers battus. Les villageois sont très accueillants et étaient ravis d’avoir un bule (dit « boulet » pour dire « touriste » 😉 ) découvrant leur quotidien.

L’entrée du village, entre rivière et mer
Le bord de mer
Le foot et le volley-ball
Je dormais chez l’habitant, l’occasion de partager la vie d’une famille. J’avais une chambre confortable et ils étaient aux petits soins pour me préparer de délicieux plats. Mes plats préférés restant le poisson frais et le tempé, à base de soja - Un délice !

Le tempé, du tofu, beignets de crevettes et kangkung (ou liseron d’eau)
J’allais aussi me baigner dans la rivière du village bien rafraichissante au moment le plus chaud de la journée.

A l’eau !
La douche dans la rivière 😎J’ai découvert la pêche au fil. Ils utilisent des pirogues et des « rompong », des plates-formes en bambou au milieu de la mer pour attirer les poissons. Je suis allée pêcher le poulpe de nuit, en utilisant des petites lumières que l’on mettait dans l’eau pour attirer les poulpes. Fantastique.
La pêche au filJe me suis également baladée dans les collines avoisinantes, qui donnent une très belle vue sur la mer. J’ai adoré récolter le piment, très relaxant, au milieu de la montagne, au calme. J’ai également appris à faire de l’huile de noix de coco avec la coopérative agricole du village.

Vue des hauteurs de Tangkiang

L’escalade du cocotier
La préparation de l’huile de noix de coco
La récolte du piment
Entre Luwuk et Tangkiang, il y a d’autres villages, dont celui de Nambo, où une tisseuse locale vend de très beaux tissus avec l’emblème local, l’oiseau maléo.
La tisseuse du village de NamboINFOS PRATIQUES
Pour accéder à Tangkiang, le plus simple est qu’on vienne vous chercher en moto ou en voiture en fonction de vos besoins à Luwuk.
Kahar, qui est le responsable de la coopérative de noix de coco et de piment et qui se débrouille en anglais, pourra vous accueillir et organiser votre séjour au village. Il m’a donné son accord pour partager ses coordonnées et serait ravi d’aider des « bule » à visiter la région. Son mail est donc abd.kahar024@gmail.com et son numéro Whats App est le +62 853-9424-8801.

Voici Kahar

Une des maisons dont les habitants sont prêts à accueillir les touristes
Il faut savoir que les indonésiens de cette région ne sont pas habitués aux touristes. Ils n’osent pas toujours parler d’argent. Personnellement, j’ai décidé de leur donner 150 000 RP par nuit incluant la nourriture.
La suite au prochain épisode 🙂
Pyramides mayas, jungle, cénotes et trésors des Caraïbes English translation pending
Coucou tout le monde,
Comme le forum n’est pas très riche en carnet sur le Mexique, je partage avec plaisir notre expérience de cet été. Voici donc le récit de nos 22 jours passé dans la partie Yucatan et un peu au Chiapas.
Prologue: après notre fabuleux voyage en Namibie en 2013, je voulais aller découvrir l'Ouest des USA. Cependant, mon beau-frère, mon mari et nos enfants ont eu l'idée du Mexique, ils recherchaient un mix de culture, nature et eau. J'avoue que je n'étais pas très emballée et lors de ma préparation j’ai lu des retours d'expérience positifs et négatifs qui me faisaient hésiter. Au final, nous avons vraiment vu de belles choses, vécu quelques expériences inoubliables et passé d'excellentes vacances. Donc je rejoins le club des expériences positives 😎
Quelques détails et chiffres pour commencer: Notre équipe de 8 : ma famille avec mon mari, notre fille de 19 ans et fils de 16 ans. La famille du frère de mon mari avec 2 gamines de 7 et 5 ans. Vols Londres Gatwick - Cancun €700 pp. British Airways (vol direct durant 10h à l'aller et 9h au retour) Eurostar aller-retour (toute gare belge à Londres) €112 pp. 1 nuit au Premier Inn à côté du terminal nord de Gatwick €60 (chambre familiale pour 4) Véhicule de location au Mexique: Renault Traffic diesel 9 places Kms parcourus: 2300 km Prix du carburant : 13,4 pesos (1€ = 17 pesos) Hôtels: la majorité réservés sur Booking + 9 nuits réservées directement avec les propriétaires. Prix allant de €40 à €90 en chambre familiale pour 4 (les plus chères étant nos nuits sur la plage).
6 juillet Londres Gatwick Nous quittons la maison dans la matinée et retrouvons le reste de l'équipe à la gare. Un premier train nous transporte jusqu'à la gare du midi à Bruxelles. On passe par les formalités pour l'Eurostar et 2h plus tard on est à Londres. La connexion en train vers Gatwick airport est "easy", notre hotel Premier inn à 3min à pied du terminal. Un hôtel tout neuf, bien sympa, on y a même super bien mangé : des hambugers haut comme des tours pour les enfants et un mix de plats indiens délicieux pour nous. On goûte que les cuisiniers du restos sont indiens comme nous le confirmera notre serveur. (Meal Deal à £22,99 Starter + Main + drink + breakfast buffet). Super facile, vraiment bien cette combinaison de dormir juste à côté de l'aéroport.
7 juillet Londres - Cancun - Paamul
Après un petit déjeuner à l'anglaise, nous nous rendons au check in. Notre avion décolle à l'heure (11h). British Airways n'est pas mal du tout, mon fils avec son 1.95m trouve qu'il est assis assez confortablement et que l'espace pour les jambes est plutôt bien et est content avec son écran individuel et les films proposés. Plateau repas bon. Boissons alcoolisée et vin offert à volonté, d'ailleurs les anglais ne se privent pas! On arrive à l'heure à Cancun, 15h20 heure locale. On passe l'immigration mais à la douane, on se fait super contrôler et on doit ouvrir tous les sacs. Ils trouvent notre trousse de pharmacie un peu gonflée et c'est tout juste s'ils ne nous confisquent pas les antibiotiques que nous avons emporté au cas où. Surtout ma belle-soeur doit les convaincre que les médicaments lui ont été prescrits pour les 2 gamines. Prise de la voiture sans problème, puis on roule 65 km pour rejoindre Paamul hotel & Cabanas. On commence vraiment à resentir la fatigue. Nos chambres sur la plage sont vraiment jolies et très spacieuses, avec un coin kitchette, frigo et micro-onde. La terrasse ombragée offre une vue splendide sur la mer des Caraïbes. Le coin est super tranquille.


Après une bonne douche et des quesadillas et guacamole, on ne veut qu'une chose: dormir. On sera au lit à 20h30.
8 juillet Paamul
Journée repos et relax. On est réveillé tôt et à 6h on se balade déjà le long de l'eau avec les jolies couleurs du soleil levant.

Il y a des nids où des tortues sont venues pondre, ils sont marqués pour éviter qu'on ne marche dessus. Petit-déjeuner au resto de la plage avec une belle vue sur la mer. Puis, on part faire des courses au supermarché de Puerto Aventuras à 4 km. Après ça, il est temps de piquer une tête dans la mer (ou la piscine pour les petites) et de profiter des possibilités de snorkeling à même pas 50m de la plage.



Le soir, on va à Akumal pour profiter de l'happy hour au restaurant 'Turtle Bay'. Délicieux mojitos, tacos avec poissons grillés et flatbread (sorte de pains pizza qui plaisent beaucoup aux enfants). Une très bonne adresse. On voudrait retirer de l'argent à un ATM du coin mais on doit vraiment chercher pour en trouver un qui délivre des pesos. A Akumal, les ATM délivrent des US dollars 🤪
9 juillet Paamul - Akumal
Comme on se réveille encore fort tôt avec le décalage horaire, on arrive à partir à 8h du matin pour aller voir les tortues marines de la baie d’Akumal. La plage est belle, sable blanc, eau turquoise, l'endroit est touristique mais à 8h30 on est parmi les premiers arrivés. On s'installe sous les palmiers puis on plonge à la recherche des tortues qui viennent brouter les algues dans les eaux peu profondes de la baie..

Elles sont au rendez-vous et c'est une expérience vraiment magique de nager tout près de ces superbes créatures. Les tortues doivent remonter souvent à la surface pour respirer et alors on voit leur petite tête hors de l'eau et elles font un grand bruit de respiration avant de replonger pour manger.

J'ai la chance de pouvoir en suivre une qui remonte souvent en passant à chaque fois à 20cm de mon masque. Puis elle nage un moment sans redescendre très bas, moi juste derrière elle, j'avançais à son rythme, c'était comme si on nageait en duo, en ballet et moi, je planais complètement en la suivant! À un moment, tout en suivant ma copine, une super grosse tortue est passée sous mon ventre, suivie par une autre plus petite, elles sont remontées pour respirer en me frôlant presque....waouh! Magique!!

Nos enfants s’en sont donné à coeur joie et ils ont passé des heures dans l’eau avec les tortues. (ici avec ma fille)

On terminera l’après-midi relax dans notre mini paradis à Paamul car demain les choses sérieuses commencent 😉
Comme le forum n’est pas très riche en carnet sur le Mexique, je partage avec plaisir notre expérience de cet été. Voici donc le récit de nos 22 jours passé dans la partie Yucatan et un peu au Chiapas.
Prologue: après notre fabuleux voyage en Namibie en 2013, je voulais aller découvrir l'Ouest des USA. Cependant, mon beau-frère, mon mari et nos enfants ont eu l'idée du Mexique, ils recherchaient un mix de culture, nature et eau. J'avoue que je n'étais pas très emballée et lors de ma préparation j’ai lu des retours d'expérience positifs et négatifs qui me faisaient hésiter. Au final, nous avons vraiment vu de belles choses, vécu quelques expériences inoubliables et passé d'excellentes vacances. Donc je rejoins le club des expériences positives 😎
Quelques détails et chiffres pour commencer: Notre équipe de 8 : ma famille avec mon mari, notre fille de 19 ans et fils de 16 ans. La famille du frère de mon mari avec 2 gamines de 7 et 5 ans. Vols Londres Gatwick - Cancun €700 pp. British Airways (vol direct durant 10h à l'aller et 9h au retour) Eurostar aller-retour (toute gare belge à Londres) €112 pp. 1 nuit au Premier Inn à côté du terminal nord de Gatwick €60 (chambre familiale pour 4) Véhicule de location au Mexique: Renault Traffic diesel 9 places Kms parcourus: 2300 km Prix du carburant : 13,4 pesos (1€ = 17 pesos) Hôtels: la majorité réservés sur Booking + 9 nuits réservées directement avec les propriétaires. Prix allant de €40 à €90 en chambre familiale pour 4 (les plus chères étant nos nuits sur la plage).
6 juillet Londres Gatwick Nous quittons la maison dans la matinée et retrouvons le reste de l'équipe à la gare. Un premier train nous transporte jusqu'à la gare du midi à Bruxelles. On passe par les formalités pour l'Eurostar et 2h plus tard on est à Londres. La connexion en train vers Gatwick airport est "easy", notre hotel Premier inn à 3min à pied du terminal. Un hôtel tout neuf, bien sympa, on y a même super bien mangé : des hambugers haut comme des tours pour les enfants et un mix de plats indiens délicieux pour nous. On goûte que les cuisiniers du restos sont indiens comme nous le confirmera notre serveur. (Meal Deal à £22,99 Starter + Main + drink + breakfast buffet). Super facile, vraiment bien cette combinaison de dormir juste à côté de l'aéroport.
7 juillet Londres - Cancun - Paamul
Après un petit déjeuner à l'anglaise, nous nous rendons au check in. Notre avion décolle à l'heure (11h). British Airways n'est pas mal du tout, mon fils avec son 1.95m trouve qu'il est assis assez confortablement et que l'espace pour les jambes est plutôt bien et est content avec son écran individuel et les films proposés. Plateau repas bon. Boissons alcoolisée et vin offert à volonté, d'ailleurs les anglais ne se privent pas! On arrive à l'heure à Cancun, 15h20 heure locale. On passe l'immigration mais à la douane, on se fait super contrôler et on doit ouvrir tous les sacs. Ils trouvent notre trousse de pharmacie un peu gonflée et c'est tout juste s'ils ne nous confisquent pas les antibiotiques que nous avons emporté au cas où. Surtout ma belle-soeur doit les convaincre que les médicaments lui ont été prescrits pour les 2 gamines. Prise de la voiture sans problème, puis on roule 65 km pour rejoindre Paamul hotel & Cabanas. On commence vraiment à resentir la fatigue. Nos chambres sur la plage sont vraiment jolies et très spacieuses, avec un coin kitchette, frigo et micro-onde. La terrasse ombragée offre une vue splendide sur la mer des Caraïbes. Le coin est super tranquille.


Après une bonne douche et des quesadillas et guacamole, on ne veut qu'une chose: dormir. On sera au lit à 20h30.
8 juillet Paamul
Journée repos et relax. On est réveillé tôt et à 6h on se balade déjà le long de l'eau avec les jolies couleurs du soleil levant.

Il y a des nids où des tortues sont venues pondre, ils sont marqués pour éviter qu'on ne marche dessus. Petit-déjeuner au resto de la plage avec une belle vue sur la mer. Puis, on part faire des courses au supermarché de Puerto Aventuras à 4 km. Après ça, il est temps de piquer une tête dans la mer (ou la piscine pour les petites) et de profiter des possibilités de snorkeling à même pas 50m de la plage.



Le soir, on va à Akumal pour profiter de l'happy hour au restaurant 'Turtle Bay'. Délicieux mojitos, tacos avec poissons grillés et flatbread (sorte de pains pizza qui plaisent beaucoup aux enfants). Une très bonne adresse. On voudrait retirer de l'argent à un ATM du coin mais on doit vraiment chercher pour en trouver un qui délivre des pesos. A Akumal, les ATM délivrent des US dollars 🤪
9 juillet Paamul - Akumal
Comme on se réveille encore fort tôt avec le décalage horaire, on arrive à partir à 8h du matin pour aller voir les tortues marines de la baie d’Akumal. La plage est belle, sable blanc, eau turquoise, l'endroit est touristique mais à 8h30 on est parmi les premiers arrivés. On s'installe sous les palmiers puis on plonge à la recherche des tortues qui viennent brouter les algues dans les eaux peu profondes de la baie..

Elles sont au rendez-vous et c'est une expérience vraiment magique de nager tout près de ces superbes créatures. Les tortues doivent remonter souvent à la surface pour respirer et alors on voit leur petite tête hors de l'eau et elles font un grand bruit de respiration avant de replonger pour manger.

J'ai la chance de pouvoir en suivre une qui remonte souvent en passant à chaque fois à 20cm de mon masque. Puis elle nage un moment sans redescendre très bas, moi juste derrière elle, j'avançais à son rythme, c'était comme si on nageait en duo, en ballet et moi, je planais complètement en la suivant! À un moment, tout en suivant ma copine, une super grosse tortue est passée sous mon ventre, suivie par une autre plus petite, elles sont remontées pour respirer en me frôlant presque....waouh! Magique!!

Nos enfants s’en sont donné à coeur joie et ils ont passé des heures dans l’eau avec les tortues. (ici avec ma fille)

On terminera l’après-midi relax dans notre mini paradis à Paamul car demain les choses sérieuses commencent 😉
Maya, Playa... 3 semaines dans la péninsule du Yucatán English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voilà de retour depuis moins d’une semaine et j’ai encore plein de superbes images dans les yeux 🙂.
J’ai beaucoup utilisé les différents carnets publiés sur ce forum (Rinanella, Lalee, Tberney…) et demandé des informations (Mimimicha, Alexval2...) pour préparer mon voyage, je viens donc apporter tout naturellement ma petite contribution 😊.
Outre le fait de relater notre séjour au Mexique, je vais essayer de donner un maximum d’informations utiles afin d’aider les futurs voyageurs 😉.
Nous avions passé une semaine à Noël sur la Riviera Maya voici presque cinq ans et avions adoré. Pour un premier aperçu, nous avions quand même bien vadrouillé même si nous étions restés la semaine dans le même logement au nord de Playa del Carmen. Nous nous étions promis d’y retourner plus longuement et nous y voici enfin. Au départ, j’avais prévu d’aller à Mexico quelques jours puis venir à Cancun mais ce n’était guère possible vu le temps imparti de 18 jours sur place. Eh! Oui comme pour beaucoup, les vacances ne sont pas extensibles et en plus imposées au mois d’août pour mon mari donc on fait avec 🙁.
Comme chaque année, nous prenons nos vols secs pour la destination choisie pratiquement un an à l’avance afin d’avoir des tarifs compétitifs car pour un départ en Août, c’est l’escalade des prix. Début Octobre, nous avons profité d’une offre intéressante Paris / Cancun à 733€ avec Air Canada 😎.
Au mois de janvier, j’élabore un programme : une grande boucle de la péninsule du Yucatan, et un peu de Chiapas (Palenque) puis une semaine cool sur la Riviera Maya. Ce programme était un peu ambitieux, mi-juillet quand je le regarde enfin en détail, je me rends compte qu’on allait courir un peu beaucoup. Du coup, modification des réservations des hôtels en ôtant les deux nuits prévues à Palenque. Tant pis le Chiapas sera pour une prochaine fois 🤪.
Voici dans les grandes lignes, le programme: 31 juillet : Arrivée, nuit à Cancun 1er août : Direction Holbox 2 août : Repos à Holbox 3 août : Rio Lagartos, nuit à Valladolid 4 août : Chichen Itza, nuit à Izamal 5 août : Merida, nuit à Uxmal 6 août: Ruta Puuc, nuit à Uxmal 7 août : Direction Campêche 8 août : Calakmul, nuit à Xpujil 9 août : Fin de la boucle, nuit à Bacalar 10 août : Lagune de Bacalar 11-18 août: Playa del Carmen
Et quelques photos pour vous donner envie de prendre la route avec nous 😉. Plage et cénote

Site Maya et ville coloniale

Si vous ne souhaitez pas lire les discussions... la suite ici
Nous avions passé une semaine à Noël sur la Riviera Maya voici presque cinq ans et avions adoré. Pour un premier aperçu, nous avions quand même bien vadrouillé même si nous étions restés la semaine dans le même logement au nord de Playa del Carmen. Nous nous étions promis d’y retourner plus longuement et nous y voici enfin. Au départ, j’avais prévu d’aller à Mexico quelques jours puis venir à Cancun mais ce n’était guère possible vu le temps imparti de 18 jours sur place. Eh! Oui comme pour beaucoup, les vacances ne sont pas extensibles et en plus imposées au mois d’août pour mon mari donc on fait avec 🙁.
Comme chaque année, nous prenons nos vols secs pour la destination choisie pratiquement un an à l’avance afin d’avoir des tarifs compétitifs car pour un départ en Août, c’est l’escalade des prix. Début Octobre, nous avons profité d’une offre intéressante Paris / Cancun à 733€ avec Air Canada 😎.
Au mois de janvier, j’élabore un programme : une grande boucle de la péninsule du Yucatan, et un peu de Chiapas (Palenque) puis une semaine cool sur la Riviera Maya. Ce programme était un peu ambitieux, mi-juillet quand je le regarde enfin en détail, je me rends compte qu’on allait courir un peu beaucoup. Du coup, modification des réservations des hôtels en ôtant les deux nuits prévues à Palenque. Tant pis le Chiapas sera pour une prochaine fois 🤪.
Voici dans les grandes lignes, le programme: 31 juillet : Arrivée, nuit à Cancun 1er août : Direction Holbox 2 août : Repos à Holbox 3 août : Rio Lagartos, nuit à Valladolid 4 août : Chichen Itza, nuit à Izamal 5 août : Merida, nuit à Uxmal 6 août: Ruta Puuc, nuit à Uxmal 7 août : Direction Campêche 8 août : Calakmul, nuit à Xpujil 9 août : Fin de la boucle, nuit à Bacalar 10 août : Lagune de Bacalar 11-18 août: Playa del Carmen

Et quelques photos pour vous donner envie de prendre la route avec nous 😉. Plage et cénote


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Vol Batumi-Istanbul par Hopa? English translation pending
Bonjour,
en cherchant un vol batumi-istanbul avec Turkish, j'ai trouvé deux aéroports de départ : Batumi-international en Georgie et Batumi-Hopa en Turquie. Mais finalement c'est le même vol au départ de Batumi-Int qui est proposé, avec départ 2h plus tôt si on choisit Batumi-Hopa et transfert en bus pris en charg par la compagnie (mais ça j'en suis pas tout à fait sûre)... J'aurais bien choisi Hopa, parce que le vol est moins cher car considéré comme vol intérieur. Sauf que j'arriverai de Georgie et c'est un peu absurde de traverser la frontière pour se présenter à l'aéroport d'Hopa, pour retraverser la frontière en bus avec la compagnie Turkish et finalement prendre l'avion à Batumi!!
Est-ce que quelqu'un sait si en prenant un billet Batumi(Hopa)-Istanbul, on peut se présenter directement à Batumi-International ? J'ai essayé de joindre le comptoir Turkish à Paris, ils ne connaissaient même pas l'existence de ce vol...
Je suis toute nouvelle sur le forum et prépare un voyage Turquie-Georgie pour septembre 2009. J'ai déjà bien farfouillé dans les messages sur la Georgie, mais je n'ai rien trouvé à ce sujet. Alors merci d'avance pour vos infos!
en cherchant un vol batumi-istanbul avec Turkish, j'ai trouvé deux aéroports de départ : Batumi-international en Georgie et Batumi-Hopa en Turquie. Mais finalement c'est le même vol au départ de Batumi-Int qui est proposé, avec départ 2h plus tôt si on choisit Batumi-Hopa et transfert en bus pris en charg par la compagnie (mais ça j'en suis pas tout à fait sûre)... J'aurais bien choisi Hopa, parce que le vol est moins cher car considéré comme vol intérieur. Sauf que j'arriverai de Georgie et c'est un peu absurde de traverser la frontière pour se présenter à l'aéroport d'Hopa, pour retraverser la frontière en bus avec la compagnie Turkish et finalement prendre l'avion à Batumi!!
Est-ce que quelqu'un sait si en prenant un billet Batumi(Hopa)-Istanbul, on peut se présenter directement à Batumi-International ? J'ai essayé de joindre le comptoir Turkish à Paris, ils ne connaissaient même pas l'existence de ce vol...
Je suis toute nouvelle sur le forum et prépare un voyage Turquie-Georgie pour septembre 2009. J'ai déjà bien farfouillé dans les messages sur la Georgie, mais je n'ai rien trouvé à ce sujet. Alors merci d'avance pour vos infos!
Traversée de la mer Noire Varna (Bulgarie) - Batumi (Géorgie)? English translation pending
salut à tous
Voilà je me trouve à Varna en Bulgarie et je voudrai traverser la mer noire en direction de Batumi en Georgie. J'ai raté le bateau du 24 mai, certes il y en a un autre le 31 Mai, mais je ne voudrais pas attendre 6 jours plus les 5 jours de traversée. Dur cela fait 11 jours. Je suis en vélo. Part de France le 10 Avril 2012, je me rends à New Delhi. Si quelqu'un à un tuyau, aà me donner. Merci à tous.
jef
Ferry entre l'Ukraine et la Géorgie English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a-t-il pris ce ferry récemment?
Quelles sont les recommandations? Le niveau de confort? de satisfaction?
Merci d'avance de partager Amicalement Nadine
Quelqu'un a-t-il pris ce ferry récemment?
Quelles sont les recommandations? Le niveau de confort? de satisfaction?
Merci d'avance de partager Amicalement Nadine
Trek en Touchetie: une agence sur place? English translation pending
Bonjour
Peu de chose sur ce coin de la Géorgie sauf qu' il existe apparement un beau trek de 8 jours mais il faut etre en autonomie .
C' est donc pour cela que je cherche une agence de trek sur place ( 8j en autonomie mon dos ne va pas apprécier , trop long 🤪 )
Si vous avez fait ce trek merci d' avance pour vos renseignements !
Itinéraire Marseille-Arménie English translation pending
recherche itinéraire par voie terreste au départ de Marseille /ARMENIE.
Train Istanbul - Erzurum en mai 2015 English translation pending
Bonjour,
Je n'ai plus le lien sous les yeux mais j'ai lu sur le forum du lonely planet version anglaise, que les voyages en train dans l'est du pays étaient suspendus pour cause de travaux pour améliorer le réseau. Et quand je vais sur le site de la tcdd, ça n'a pas l'air de marcher. Quelqu’un pourrait-il me renseigner à ce sujet et éventuellement le prix du trajet?
Merci d'avance!
Je n'ai plus le lien sous les yeux mais j'ai lu sur le forum du lonely planet version anglaise, que les voyages en train dans l'est du pays étaient suspendus pour cause de travaux pour améliorer le réseau. Et quand je vais sur le site de la tcdd, ça n'a pas l'air de marcher. Quelqu’un pourrait-il me renseigner à ce sujet et éventuellement le prix du trajet?
Merci d'avance!