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Excursions de Koh Lanta en novembre: trop mouvementé? English translation pending
Bonjour à tous,
Je séjournerai certainement à Lanta du 18 au 24/11. Apparemment j'ai vu sur des postes que la mer ne sera pas très bonne et donc pas de possibilité de faire d'excursions vers d'autres iles, est-ce vrai? Si oui, est-ce tout de même ok pour la baignade? Je pensais faire qqu jours Koh Lanta, et qqu jours Krabi. Sachant que nous ne voulons pas passer bcp de temps dans les transports et que nous aimons les endroits nature, tranquille, faire un peu de snorkeling, des balades etc, qu'en pensez-vous? Les bus qui font Krabi-Bangkok de nuit sont-ils à peu près confortables?
Merci d'avance de vos précieux conseils amis voyageurs!
Je séjournerai certainement à Lanta du 18 au 24/11. Apparemment j'ai vu sur des postes que la mer ne sera pas très bonne et donc pas de possibilité de faire d'excursions vers d'autres iles, est-ce vrai? Si oui, est-ce tout de même ok pour la baignade? Je pensais faire qqu jours Koh Lanta, et qqu jours Krabi. Sachant que nous ne voulons pas passer bcp de temps dans les transports et que nous aimons les endroits nature, tranquille, faire un peu de snorkeling, des balades etc, qu'en pensez-vous? Les bus qui font Krabi-Bangkok de nuit sont-ils à peu près confortables?
Merci d'avance de vos précieux conseils amis voyageurs!
Itinéraire de trois semaines à Madagascar en octobre English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars seule le 30 septembrependant 1 mois sur Madagascar version sac à dos, sans hôtels réservés... à la routarde!
J'ai parcouru beaucoup de discussions très intéressantes sur ce forum (qui m'a d'ailleurs déjà bien aidé), mais je ne suis jamais en manque d'avis, de critiques ou de conseils.
Sans trop entrer dans les détails (je ne voudrai vous apeurer avec un roman de 10 pages!), voici en gros comment s'organise mon voyage:
- j'ai environ un budget de 700E sur place: je ne suis pas du tout difficile niveau logement et nourriture. Je préfère garder mon argent pour le transport (afin de prévoir un peu plus de confort s'il m'arrive d'avoir un gros ras le bol des taxi brousses), trecks, petits imprévus...
- niveau timming j'essaye de restreindre mon itinéraire au max pour en profiter sur place et prendre mon temps. Objectif: cibler une région (choix très, très difficile quand on ne connaît pas le pays!), ne pas être tout le temps sur la route, rencontrer les gens... bref prendre le temps de "me sentir ici"! Arrivée et départ prévu de Tana.
- voici un premier jet de mon itinéraire qui est totalement malléable (mes seules références du moment étant: routard, lonely, forum et blogs de voyage): Tana - Antsirabe - train de Fianaransoa jusqu'a Manakara (il paraît que ce trajet en train est canon) - Manjary (possibilité d'y faire de la pirogue sur le Canal des Pangalanes) - Mondorava (allée des baobabs) - Belo sur Mer - Parc national des Tsingy de Bemaraha - retour Tana J'aurais voulu faire l'île aux nattes mais je risque de manquer de temps (et l'avion coûte une fortune jusque sainte marie).
- je pense voyager essentiellement en taxi brousse. Pour le moment je n'ai pas encore conscience de ce que peut être la "galère" de ce type de voyage (avec taxi brousse): je sais juste que c'est inconfortable et qu'il faut prévoir beaucoup (voir beaucoup, beaucoup) de temps de trajet. Il est donc possible que mon itinéraire me semble réalisable sur 1 mois, et qu'il le soit en fait sur 3!
- je préfère éviter d'aller trop au sud (notamment du côté de Tuléar) ou apparemment c'est assez tendu, et le climat me fait un peu peur sur la côte est (même si j'avoue que c'est la première destination qui me titillait au départ).
Voilà en quelques mots mon petit voyage!
Si vous êtes arrivé au bout de ma tirade déjà merci!
Si jamais vous avez des remarques par rapport à l'itinéraire choisi n'hésitez surtout pas (intérêt des lieux, accessibilité, ptits coins ou trucs sympas à faire en plus aux alentours, voir adresses d'hôtel). Et si selon vous d'autres régions de Madagascar valent plus le coup, je suis open aussi ;)
Un grand merci d'avance pour votre écoute et votre générosité.
Belle fin de journée,
Valentine
Je pars seule le 30 septembrependant 1 mois sur Madagascar version sac à dos, sans hôtels réservés... à la routarde!
J'ai parcouru beaucoup de discussions très intéressantes sur ce forum (qui m'a d'ailleurs déjà bien aidé), mais je ne suis jamais en manque d'avis, de critiques ou de conseils.
Sans trop entrer dans les détails (je ne voudrai vous apeurer avec un roman de 10 pages!), voici en gros comment s'organise mon voyage:
- j'ai environ un budget de 700E sur place: je ne suis pas du tout difficile niveau logement et nourriture. Je préfère garder mon argent pour le transport (afin de prévoir un peu plus de confort s'il m'arrive d'avoir un gros ras le bol des taxi brousses), trecks, petits imprévus...
- niveau timming j'essaye de restreindre mon itinéraire au max pour en profiter sur place et prendre mon temps. Objectif: cibler une région (choix très, très difficile quand on ne connaît pas le pays!), ne pas être tout le temps sur la route, rencontrer les gens... bref prendre le temps de "me sentir ici"! Arrivée et départ prévu de Tana.
- voici un premier jet de mon itinéraire qui est totalement malléable (mes seules références du moment étant: routard, lonely, forum et blogs de voyage): Tana - Antsirabe - train de Fianaransoa jusqu'a Manakara (il paraît que ce trajet en train est canon) - Manjary (possibilité d'y faire de la pirogue sur le Canal des Pangalanes) - Mondorava (allée des baobabs) - Belo sur Mer - Parc national des Tsingy de Bemaraha - retour Tana J'aurais voulu faire l'île aux nattes mais je risque de manquer de temps (et l'avion coûte une fortune jusque sainte marie).
- je pense voyager essentiellement en taxi brousse. Pour le moment je n'ai pas encore conscience de ce que peut être la "galère" de ce type de voyage (avec taxi brousse): je sais juste que c'est inconfortable et qu'il faut prévoir beaucoup (voir beaucoup, beaucoup) de temps de trajet. Il est donc possible que mon itinéraire me semble réalisable sur 1 mois, et qu'il le soit en fait sur 3!
- je préfère éviter d'aller trop au sud (notamment du côté de Tuléar) ou apparemment c'est assez tendu, et le climat me fait un peu peur sur la côte est (même si j'avoue que c'est la première destination qui me titillait au départ).
Voilà en quelques mots mon petit voyage!
Si vous êtes arrivé au bout de ma tirade déjà merci!
Si jamais vous avez des remarques par rapport à l'itinéraire choisi n'hésitez surtout pas (intérêt des lieux, accessibilité, ptits coins ou trucs sympas à faire en plus aux alentours, voir adresses d'hôtel). Et si selon vous d'autres régions de Madagascar valent plus le coup, je suis open aussi ;)
Un grand merci d'avance pour votre écoute et votre générosité.
Belle fin de journée,
Valentine
La Thaïlande change English translation pending
Hello , je reviens tout juste de ma 5e visite en Thailande , et c'est la première fois que j'ai une mauvaise impression en rentrant chez moi .
Je tiens à dire que je suis resté sur l'autoroute touristique cette fois ci , donc ce n'est seulement qu'une impression dans ce contexte et non en dehors .
Mon dernier voyage remonte à 2010 dans ce pays .
Premierement : le sourire disparait de plus en plus , et il etait deja en perte dans les stations balneaires telles que Koh Samui , Phuket , Krabi , mais ici je trouve l'accueil parfois meme "agressive" , ou l'inverse completement blasé . Vous etes là pour cracher du fric et on vous le fait bien sentir , le tout avec une technique bien rodée.
Les prix ont augmenté , certains atteignent des sommets de stupidité comme ce pad thai kong à 200 baht dans un food center de phuket ... alors qu'on en trouve à 30 baht dans le nord du pays ... La bière elle aussi a prix de la valeur , le meme prix qu'en france . Heureusement , le rapport qualité/prix de l’hôtellerie reste excellent .
Deuxiemement : des travaux , des travaux partout ... impossible de dormir tranquille sans avoir un bruit de marteau , de perceuses , des chantier partout, puis des hotels en masse, des restos en masse, des massages/spa tous les 50metres . Saoulant .
Niveau environnement , la aussi ca devient franchement déguelasse . Les plages sont très sales hors saison , en particulierles plages de ko lanta jonchés de dechets , une vraie poubelle !! Les thailandais ne sont pas vraiment les amis de la terre mais les voire se ballader en ville ou au bord de plage avec des especes protegés comme les lemuriens et les gibbons pour les photos souvenirs des touristes , c'est gerbant .
Voila vraiment déçu de l'evolution de ce pays , si j'y retourne c'est pour le nord que j’affectionne , mais le nom de pays du "sourire " ne me semble plus approprié .
Allez aux philippines , de vrais sourires et des habitants vraiment sinceres et attachants .
Bons plans sur Kata Beach et environs, moyens de transport? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes arrivé sur phuket hier et séjournons sur kata beach, nous aimerions savoir les bon plan sur kata ou ses environ? et quelles sont les meilleurs moyens de se déplacer pour pas trop chère? est ce rentables les scooter?
connaissez vous des restaurant de suchi et des bar a chicha sur kata ou ses environs? merci
Nous sommes arrivé sur phuket hier et séjournons sur kata beach, nous aimerions savoir les bon plan sur kata ou ses environ? et quelles sont les meilleurs moyens de se déplacer pour pas trop chère? est ce rentables les scooter?
connaissez vous des restaurant de suchi et des bar a chicha sur kata ou ses environs? merci
Retour de croisière Horizon CDF 29 juillet 2012 Paloma English translation pending
Bonjour,
De retour de notre périple (voyage de noces) je vous transmets un compte rendu de cette première croisière à bord de l'Horizon.
Arrivés à Marseille à 12h00. Bien informés, nous nous préparons à l'embarquement (dans un hangar), une file d'attente, puis deux, puis trois avec rafraichissements et personnes qui s'impatientent, une photo pour le dossier, on vous remet une carte magnétique qui sert à ouvrir votre cabine, payer les extras à bord, les excursions et sortir et rentrer du bateau.
Arrivés en cabine vers 13 h, on va manger, ébahis comme des enfants, en découvrant le bateau et là... on commence à avoir le ventre qui s'étire car la nourriture est vraiment bonne et variée et il y en a tout le temps et partout!!!
Les rendez-vous commencent déjà et un emploi du temps est de mise (animations, préparation des excursions, spectacles...).
Première nuit impeccable, pas d'odeur, pas de bruit tout va bien et pourtant j'ai le sommeil léger.
Les escales:
Olbia : on a pris l'excursion "costa smeralda" : bien, mais un peu trop touristique, à refaire je prendrai juste un transfert à la plage car on y est pas restés longtemps et pourtant une eau turquoise à 30°c... le rêve.😎
La Goulette : on a pris un taxi à l'extérieur du port qui nous a sauté dessus comme tous les autres mais là on a craqué (ah il était diplomate!!!) 10 euros chacun pour sidi bou said A/R comme les autres mais il n'a pas attendu qu'on soit 4 pour démarrer. 40°c à l'ombre beaucoup, beaucoup de touristes. On a visité une maison typique blanche et bleue, ouverte au public ma-gni-fique pour environ 2e avec un thé offert, puis emplettes bien évidemment avec un gros foutage de g.... (22 euros pour un foulard, si si ils osent!!!). Petit thé aux pignons au café des nattes mmmhhhh à faire absolument, pas de monde et pas cher!
Ibiza : Si vous pouvez marcher, faire les 700 mètres qui séparent le bateau de la petite navette maritime à 3,50e A/R ça vaut vraiment le coup. La ville est très jolie, mais qu'est-ce que c'est touristique là aussi, ceux qui veulent acheter des fringues de clubbers seront au paradis. Petit resto de tapas succulents, plage à pieds tout en visitant et retour au bateau, moins de monde à la piscine on en a un peu profité l'après-midi.
Mahon : La plus belle, à refaire plusieurs jours, là vraiment on a adoré, visite à pieds de la ville et promenade en bateau dans les criques avec vision sous-marine et à la limite du vomissement au retour (j'aurai dû prendre de la cocculine là) ça tanguait pas mal sur ce tout petit bateau comparé à notre paquebot :).
Barcelone : Comme on est un peu fous, on a remonté la Rambla (allée principale bardée de magasins et de restos...) pour nous diriger -à pieds- à la Sagrada Familia. Retour en métro, promenade dans la ville et boutiques. Très jolie ville là aussi mais on connaissait donc on a préféré retourner profiter du dernier jour sur le bateau.
Le bateau :
Vieux bateau certes mais bien tenu et bien structuré avec de belles pièces, on a adoré les cafés avec les pianistes loin de la foule c'était top. Plus de 1800 passagers (dont 500 enfants) et 600 personnels c'était trop mais bien géré, on a pu profiter de tout.
La cabine : 6031, confort, surclassés pour le voyage de noces avec une bouteille de champagne dans un seau avec des glaçons, un lito et deux verres... (ça c'est une première). Beaucoup de rangements, chambre propre. Salle de bain fonctionnelle rien d'extra, vieillotte mais bien pratique, rien ne manque. La tv est cathodique mais grande et on a pu y regarder quelques films qui passent en boucle (bien sympa d'ailleurs ça quand on veut se confiner). Clim impeccable.
Le restaurant :
Un resto gastro (eh oui les préceptes du BEP hôtellerie sont bien tenus par les serveurs qui nous ont fait passer de bons moments). Vous avez une carte de plusieurs entrées, plats, desserts et plus encore, et vous pouvez en prendre autant que vous voulez et... c'est très bon (et je cuisine beaucoup pourtant).
Les spectacles :
Superbes, très pros, ce n'est pas du niveau "club de vacances" on n'a vraiment pas été déçus! Kamel et Arthur aaaaaaaaah rien à dire, on se sera bien marrés.
Le personnel :
Oui d'habitude on s'en fiche mais là... 37 nationalités différentes, une osmose, une gentillesse avec nous, je n'ai jamais vu ça et pourtant j'ai travaillé en centre de vacances... Aux petits soins, toujours serviables, je le dis car ça m'a vraiment touchée, et si je retourne en croisière avec CDF ce sera en partie pour ça.
Voilà, j'espère peut-être vous avoir aidés et si besoin d'infos, n'hésitez-pas. En tout cas pour finir, non je ne regrette pas mon choix, je le referai volontiers mais pour l'heure... au travail.😕
De retour de notre périple (voyage de noces) je vous transmets un compte rendu de cette première croisière à bord de l'Horizon.
Arrivés à Marseille à 12h00. Bien informés, nous nous préparons à l'embarquement (dans un hangar), une file d'attente, puis deux, puis trois avec rafraichissements et personnes qui s'impatientent, une photo pour le dossier, on vous remet une carte magnétique qui sert à ouvrir votre cabine, payer les extras à bord, les excursions et sortir et rentrer du bateau.
Arrivés en cabine vers 13 h, on va manger, ébahis comme des enfants, en découvrant le bateau et là... on commence à avoir le ventre qui s'étire car la nourriture est vraiment bonne et variée et il y en a tout le temps et partout!!!
Les rendez-vous commencent déjà et un emploi du temps est de mise (animations, préparation des excursions, spectacles...).
Première nuit impeccable, pas d'odeur, pas de bruit tout va bien et pourtant j'ai le sommeil léger.
Les escales:
Olbia : on a pris l'excursion "costa smeralda" : bien, mais un peu trop touristique, à refaire je prendrai juste un transfert à la plage car on y est pas restés longtemps et pourtant une eau turquoise à 30°c... le rêve.😎
La Goulette : on a pris un taxi à l'extérieur du port qui nous a sauté dessus comme tous les autres mais là on a craqué (ah il était diplomate!!!) 10 euros chacun pour sidi bou said A/R comme les autres mais il n'a pas attendu qu'on soit 4 pour démarrer. 40°c à l'ombre beaucoup, beaucoup de touristes. On a visité une maison typique blanche et bleue, ouverte au public ma-gni-fique pour environ 2e avec un thé offert, puis emplettes bien évidemment avec un gros foutage de g.... (22 euros pour un foulard, si si ils osent!!!). Petit thé aux pignons au café des nattes mmmhhhh à faire absolument, pas de monde et pas cher!
Ibiza : Si vous pouvez marcher, faire les 700 mètres qui séparent le bateau de la petite navette maritime à 3,50e A/R ça vaut vraiment le coup. La ville est très jolie, mais qu'est-ce que c'est touristique là aussi, ceux qui veulent acheter des fringues de clubbers seront au paradis. Petit resto de tapas succulents, plage à pieds tout en visitant et retour au bateau, moins de monde à la piscine on en a un peu profité l'après-midi.
Mahon : La plus belle, à refaire plusieurs jours, là vraiment on a adoré, visite à pieds de la ville et promenade en bateau dans les criques avec vision sous-marine et à la limite du vomissement au retour (j'aurai dû prendre de la cocculine là) ça tanguait pas mal sur ce tout petit bateau comparé à notre paquebot :).
Barcelone : Comme on est un peu fous, on a remonté la Rambla (allée principale bardée de magasins et de restos...) pour nous diriger -à pieds- à la Sagrada Familia. Retour en métro, promenade dans la ville et boutiques. Très jolie ville là aussi mais on connaissait donc on a préféré retourner profiter du dernier jour sur le bateau.
Le bateau :
Vieux bateau certes mais bien tenu et bien structuré avec de belles pièces, on a adoré les cafés avec les pianistes loin de la foule c'était top. Plus de 1800 passagers (dont 500 enfants) et 600 personnels c'était trop mais bien géré, on a pu profiter de tout.
La cabine : 6031, confort, surclassés pour le voyage de noces avec une bouteille de champagne dans un seau avec des glaçons, un lito et deux verres... (ça c'est une première). Beaucoup de rangements, chambre propre. Salle de bain fonctionnelle rien d'extra, vieillotte mais bien pratique, rien ne manque. La tv est cathodique mais grande et on a pu y regarder quelques films qui passent en boucle (bien sympa d'ailleurs ça quand on veut se confiner). Clim impeccable.
Le restaurant :
Un resto gastro (eh oui les préceptes du BEP hôtellerie sont bien tenus par les serveurs qui nous ont fait passer de bons moments). Vous avez une carte de plusieurs entrées, plats, desserts et plus encore, et vous pouvez en prendre autant que vous voulez et... c'est très bon (et je cuisine beaucoup pourtant).
Les spectacles :
Superbes, très pros, ce n'est pas du niveau "club de vacances" on n'a vraiment pas été déçus! Kamel et Arthur aaaaaaaaah rien à dire, on se sera bien marrés.
Le personnel :
Oui d'habitude on s'en fiche mais là... 37 nationalités différentes, une osmose, une gentillesse avec nous, je n'ai jamais vu ça et pourtant j'ai travaillé en centre de vacances... Aux petits soins, toujours serviables, je le dis car ça m'a vraiment touchée, et si je retourne en croisière avec CDF ce sera en partie pour ça.
Voilà, j'espère peut-être vous avoir aidés et si besoin d'infos, n'hésitez-pas. En tout cas pour finir, non je ne regrette pas mon choix, je le referai volontiers mais pour l'heure... au travail.😕
Compte-rendu Croisières de France Horizon Paloma 15 au 22 juillet English translation pending
Bonjour à tous,
Voici notre petit compte-rendu de ce (pour nous excellent) voyage.
Nous étions 2 adultes et notre fille de 11 ans. C'était notre 1ère (et pas dernière) croisière, donc pas de comparatif possible avec d'autres compagnies. Nous n'avons pris aucune excursion CDF, préférant nous débrouiller par nous-mêmes.
Je vais essayer de classer ce compte-rendu par thème 😉
1/ Circuit Paloma.
Circuit très intéressant, à l'exception selon moi de la 1ère escale.
Jour 1 : Olbia - navette gratuite du bateau au centre ville. Pas de grand intérêt architectural, une vieille ville avec des magasins (du "bazar à touristes" aux magasins de marque style Guess, Benetton, .. en passant par les restaurants et glaciers).
Jour 2 : Tunis - 3 possibilités de choses à faire : Sidi Bou Said, Carthage et la médina de Tunis. Ne pas acheter dans les boutiques du port (hors de prix), ne pas prendre les taxis juste à la sortie (prix fixe et exagéré). Je vous conseille d'éviter le train, pas de portes et bondé (des gens accrochés à l'extérieur :p). Nous sommes sortis sur la droite, plein de taxis pas autorisés à rentrer dans le port mais bien moins chers. Nous nous étions regroupés à 8 et voulions aller à Carthage et Sidi Bou Saïd. Nous avons négocié le taxi de 8 à 60€, soit 7,5€ par personne (payable au retour). Nous sommes TB tombés, sur un monsieur parlant parfaitement le français, qui nous a servi de guide, nous a expliqué le climat politique actuel, etc (il s'appelle Naim). Nous avons fait 1 heure de balade à Carthage et alentours puis il nous a déposé à Sidi Bou Saïd pour 2 heures. C'est assez typé, toutes ces maisons blanches et bleues et tous ces magasins. Nous ne sommes pas allés au Café des Délices (déconseillé par notre guide pour les prix exorbitants) mais au café des nattes, avec terrasse panoramique et boissons à 1€.
Jour 4 : en mer - bien profité des transats et des activités !
Jour 5 : Ibiza - on reste jusque tard dans la soirée donc plein de temps pour visiter. On n'a pas pris la navette CDF à 11€/personne. La vieille ville est à 1 heure de marche mais +/- 300m après la sortie il y a sur la gauche un petit bateau-taxi qui fait la navette pour 3,6 €/personne A/R. Bien plus sympa que le car, on traverse tout le port de plaisance :-). La ville est très agréable à visiter. L'après-midi nous sommes allés à la plage à 15 mn à pied du bateau (1ère rue à droite sur le boulevard qui s'éloigne du bateau).
Jour 6 : Mahon - entrée dans le port impressionnante, on est en pleine ville. Très agréable surprise que cet endroit, magnifique à visiter.
Jour 7 : Barcelone - on a pris la navette à 3,5€ A/R. Comme on connait déjà la ville, on est allés à l'aquarium, assez sympa et se balader sur les Ramblas.
2/ Cabines
Nous étions normalement en Confort extérieur pont 5 mais c'est vraiment fort petit à 3 personnes (à notre goût). Notre fille devait dormir sur un lit en hauteur. Donc nous avons demandé pour changer et moyennant supplément nous sommes allés en suite avec balcon pont 10. Là c'est le top, rien à dire. Un divan-lit pour notre fille, 2 X la taille de la précédente, une sdb avec baignoire, 2X plus d'armoires, le balcon, etc. + tous les petits avantages non négligeables du service luxe que l'on a en prenant la suite.
3/Repas
Impeccable, rien à dire. Du choix, du frais, de la qualité. Digne d'un bon restaurant à tous les repas. Si un petit bémol quand même c'est tellement bon et on a tellement d'occasions de manger que c'est impossible de résister 😛
4/Service
De nouveau impeccable, tant dans la propreté des cabines, des espaces communs, que le service et la gentillesse de tout le personnel (bien exploité entre nous soi dit).
5/Spectacles/animations/activités
Bon ce n'est pas vraiment ce que je recherche dans un voyage, mais les possibilités d'activité sont nombreuses et variées, c'est virtuellement impossible de s'ennuyer. Notre fille n'a pas voulu tester le mini-club (trop grande pour la tranche d'âge p'tits loups 7-11ans et trop jeune pour les ados). Mais il y a énormément d'enfants à bord, qui ont vite fait de faire connaissance autour de la piscine !
Voilà un tour d'"Horizon" de ce très beau voyage, qui inaugure pour nous une longue série de croisières ! A votre disposition pour toute question complémentaire et bon voyage à ceux qui ont encore la chance de partir, je ne pense pas que vous serez déçus. Et bisous à nos nouveaux amis suisses Anja, Gianni et Chiara 😉
Voilà un tour d'"Horizon" de ce très beau voyage, qui inaugure pour nous une longue série de croisières ! A votre disposition pour toute question complémentaire et bon voyage à ceux qui ont encore la chance de partir, je ne pense pas que vous serez déçus. Et bisous à nos nouveaux amis suisses Anja, Gianni et Chiara 😉
Baleines à Sainte Marie (Madagascar) English translation pending
Projetant un voyage à Madagascar en octobre 2012, j'aimerai savoir si on a de la chance de voir encore des baleines fin octobre à Sainte Marie.
Si non, où finir mon périple sur une belle plage, au calme, loin du flux touristique et où il y a de beaux sites de plongée (bouteilles).
Merci d'avance pour vos réponses !
Miesele
Conseils pour itinéraire dix/douze jours à Madagascar? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en couple à Madagascar fin août/début septembre pour assister au mariage d'une amie à Tana. Nous allons évidemment passer du temps avec notre amie et sa famille (4/5 jours sur Tana) et prendrons un peu de temps ensuite pour voyager (10/12 jours).
Nous cherchons donc un parcours intéressant réalisable en seulement 10/12 jours. Nous aimerions à la fois un itinéraire qui nous permette dedécouvrir la forêt tropicale à travers de belles ballades et de beaux paysagesgoûter à la douceur des côtes/îles (plages, plongées, farniente !)De ce que nous avons pu lire jusqu'ici, il semble que deux régions peuvent répondre à nos envies :La route de l'Est de Tana à Tamatave avec étape finale à Saint-MarieLe région Nord-Ouest, de Diego à Ambanja avec étape finale à Nosy BeDes deux parcours, lequel nous recommanderiez-vous pour une première découverte de Mada ? Nous serions sur place la dernière semaine d'août et la première semaine de septembre. Niveau météo, y-a-t-il une région à privilégier (nous avons entendu qu'il pleuvait encore pas mal à l'est à cette période) ? Le recours à un vol intérieur pour revenir à Tana (et gagner du temps) à la fin de notre parcours est-il réellement nécessaire car les prix sont quand même élevés ?
Merci d'avance pour tous vos précieux conseils !
Nous partons en couple à Madagascar fin août/début septembre pour assister au mariage d'une amie à Tana. Nous allons évidemment passer du temps avec notre amie et sa famille (4/5 jours sur Tana) et prendrons un peu de temps ensuite pour voyager (10/12 jours).
Nous cherchons donc un parcours intéressant réalisable en seulement 10/12 jours. Nous aimerions à la fois un itinéraire qui nous permette dedécouvrir la forêt tropicale à travers de belles ballades et de beaux paysagesgoûter à la douceur des côtes/îles (plages, plongées, farniente !)De ce que nous avons pu lire jusqu'ici, il semble que deux régions peuvent répondre à nos envies :La route de l'Est de Tana à Tamatave avec étape finale à Saint-MarieLe région Nord-Ouest, de Diego à Ambanja avec étape finale à Nosy BeDes deux parcours, lequel nous recommanderiez-vous pour une première découverte de Mada ? Nous serions sur place la dernière semaine d'août et la première semaine de septembre. Niveau météo, y-a-t-il une région à privilégier (nous avons entendu qu'il pleuvait encore pas mal à l'est à cette période) ? Le recours à un vol intérieur pour revenir à Tana (et gagner du temps) à la fin de notre parcours est-il réellement nécessaire car les prix sont quand même élevés ?
Merci d'avance pour tous vos précieux conseils !
Six semaines à Madagascar English translation pending
Bonjour
Nous partons 6 semaines à Madagascar , c'est long mais en même temps difficile de choisir car les transports ne sont pas évidents, particulièrement pour passer d'une région à l'autre. Nous n'avons pas l'intention d'utiliser les avions d' Air Madagascar et d'habitude nous voyageons en transports locaux, n'utilisant les services d'une voiture avec chauffeur que très ponctuellement. Allons-nous pouvoir voyager ainsi ? J'ai l'impression que tout le monde fait la totalité de son voyage en voiture avec chauffeur . Quelqu'un a-t-il beaucoup voyagé à travers l'île avec des transports locaux pour des distances fractionnées pour éviter 12h de taxi-brousse et la nuit? avec des transports améliorés de type bus quand il y en a ? Voici quelques questions plus précises : Sainte- Marie et les baleines : nous arrivons à Tamatave le 8 septembre; sommes-nous sûrs de voir des baleines à cette date ou sont-elles déjà parties ? Dans ce cas, cela vaut-il la peine d'y aller? sachant que nous repartons de Nosy Be le 20 octobre et que nous irons à Nosy Komba .
Visa Je sais qu'il est gratuit à l'arrivée pour moins de 30 jours. Dans notre cas, peut-on à l'arrivée profiter du visa gratuit de 30 jours et payer au même moment la prolongation de visa car nous ne savons pas où nous serons 1 mois plus tard ? ou est-il plus sage de le prendre à Paris, où nous n'habitons pas ?
Canal des Pangalanes : C'est dans notre projet mais où est-ce le plus beau et plus intéressant ? dans sa partie nord au début de notre périple ou dans sa partie sud , après le train Fianarantsoa- Manikara ?
Tsiribinha-Tsinghy-Morondava Nous pensons l'organiser à partir d'Antsirabe ou Miandrivazo. La descente en pirogue nous paraît un peu dure ( nous avons 65 ans ) mais nous n'avons pas besoin de chaland avec cabine privée ni d'hôtel luxueux. Quelqu'un a-t-il des agences et adresses " intermédiaires " ? Dans les Grands Tsinghy, faut-il avoir fait de l'escalade car j'ai lu qu'il y avait des baudriers ?
Morondova- Tulear pour rejoindre ensuite l'Isalo ? Est-ce faisable sans prendre l'avion ? Comment ? En combien de temps ?
Après, c'est plus simple. Antananarivo par la RN 7 avec arrêts.
Merci infiniment à ceux qui pourront répondre à mes questions, car c'est un voyage difficile à organiser.
Cordialement.
Vulcanie
Nous partons 6 semaines à Madagascar , c'est long mais en même temps difficile de choisir car les transports ne sont pas évidents, particulièrement pour passer d'une région à l'autre. Nous n'avons pas l'intention d'utiliser les avions d' Air Madagascar et d'habitude nous voyageons en transports locaux, n'utilisant les services d'une voiture avec chauffeur que très ponctuellement. Allons-nous pouvoir voyager ainsi ? J'ai l'impression que tout le monde fait la totalité de son voyage en voiture avec chauffeur . Quelqu'un a-t-il beaucoup voyagé à travers l'île avec des transports locaux pour des distances fractionnées pour éviter 12h de taxi-brousse et la nuit? avec des transports améliorés de type bus quand il y en a ? Voici quelques questions plus précises : Sainte- Marie et les baleines : nous arrivons à Tamatave le 8 septembre; sommes-nous sûrs de voir des baleines à cette date ou sont-elles déjà parties ? Dans ce cas, cela vaut-il la peine d'y aller? sachant que nous repartons de Nosy Be le 20 octobre et que nous irons à Nosy Komba .
Visa Je sais qu'il est gratuit à l'arrivée pour moins de 30 jours. Dans notre cas, peut-on à l'arrivée profiter du visa gratuit de 30 jours et payer au même moment la prolongation de visa car nous ne savons pas où nous serons 1 mois plus tard ? ou est-il plus sage de le prendre à Paris, où nous n'habitons pas ?
Canal des Pangalanes : C'est dans notre projet mais où est-ce le plus beau et plus intéressant ? dans sa partie nord au début de notre périple ou dans sa partie sud , après le train Fianarantsoa- Manikara ?
Tsiribinha-Tsinghy-Morondava Nous pensons l'organiser à partir d'Antsirabe ou Miandrivazo. La descente en pirogue nous paraît un peu dure ( nous avons 65 ans ) mais nous n'avons pas besoin de chaland avec cabine privée ni d'hôtel luxueux. Quelqu'un a-t-il des agences et adresses " intermédiaires " ? Dans les Grands Tsinghy, faut-il avoir fait de l'escalade car j'ai lu qu'il y avait des baudriers ?
Morondova- Tulear pour rejoindre ensuite l'Isalo ? Est-ce faisable sans prendre l'avion ? Comment ? En combien de temps ?
Après, c'est plus simple. Antananarivo par la RN 7 avec arrêts.
Merci infiniment à ceux qui pourront répondre à mes questions, car c'est un voyage difficile à organiser.
Cordialement.
Vulcanie
Songkran du côté de Bâan Nâawk English translation pending
Comme je l’avais plus ou moins promis à Madog, je vais écrire quelques pages sur les célébrations de Songkran, auxquelles j’ai assisté récemment. J’étais accompagné de Louise, pour laquelle c’était le premier voyage en Asie. Je l’avais plongée au plus profond de la piscine, pour ainsi dire, car je l’avais emmenée à mon village « du côté de Bâan Nâawk », au cœur de l’Isàán. J’ai déjà parlé de Bâan Nâawk sur VF, voir les liens suivants pour ceux que cela pourrait intéresser :
http://voyageforum.com/v.f?post=2365747;page=unread#unread
http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=3555739;page=1;search_string=Naawk;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=24
http://voyageforum.com/v.f?post=3818933;search_string=bouddhisme
Vendredi 13 – Arrivée au village
Nous avions pris l’avion de Bangkok à Udon Thani pour couper court aux difficultés, sinon à l’impossibilité, en pleine période de fête, de trouver deux places de bus à la gare routière de Mo Chit. Notre approche sur Udon avait été mouvementée. Nous n’avions pas encore amorcé notre descente que nous avions eu l’impression de subitement entrer dans un mur. L’espace d’une fraction de seconde, je m’étais demandé ce qui avait bien pu nous arriver, avant de comprendre que nous avions traversé un trou d’air. La femme pilote sût bien manœuvrer l’appareil pour éviter les nuages les plus gros et nous poser sur le sol sans autres secousses aussi inquiétantes. L’idée que nous étions un vendredi 13 ne m’avait même pas effleuré…
De Udon, nous avions pris le bus pour Bâan Nâawk où nous avions retrouvé Y, qui était bien sûr accompagnée de plusieurs membres de sa famille. C’était le premier jour de Songkran et la fête battait son plein. Les rues de Bâan Nâawk s’étaient transformées en champ de bataille. Les voitures que nous croisions étaient une cavalerie joyeuse qui nous balançait des baquets d’eau au passage. Le long des trottoirs, des groupes de gens dansaient et nous soumettaient au feu croisé d’une artillerie tous calibres, allant du lancer sporadique de simples verres d’eau aux jets plus soutenus de tuyaux d’arrosage. Louise avait accepté l’invitation de s’asseoir aux premières loges, à l’arrière du pick-up, mais le fait que certains assaillants utilisaient de l’eau glacée – quel vice ! – l’avait convaincue qu’il valait mieux faire un repli stratégique et me rejoindre à l’intérieur de la voiture.
L’un des beaux-frères de Y, un homme tout à fait charmant, était au volant. Il prit la route la plus longue et la plus tortueuse pour nous conduire au village. Nous avions ainsi traversé plusieurs autres villages où la fête avait aussi bien démarré. Je voudrais cependant remarquer qu’il n’y avait ici aucune trace de cette vulgarité qui affecte la fête de Songkran dans les lieux fréquentés par les touristes. La veille, comme je faisais découvrir Bangkok à Louise, nous étions arrivés sur Soi Nana et nous nous y étions arrêtés l’espace d’une, non, deux bières. Nous avions vue immédiate sur les trottoirs où des « farangs » affublés de perruques ridicules et arborant des panses débordantes de leurs chemises déboutonnées « faisaient la guerre » avec de gros pistolets à eau, s’aspergeant d’un trottoir à l’autre et ne montrant aucune pitié pour les passants. Fête de « farangs » …. à éviter ! Cela avait amusé Louise, c’était une autre facette de Bangkok, pas la meilleure, certes, et faisant contraste avec le reste de notre visite dans cette ville magnifique.
Le soir, nous avions mangé en famille, assis sur des nattes de rotin devant la maison de Y, puis nous avions installé la stéréo pour une séance de karaoké. J’avais apporté une bouteille de Ricard – le pastis ne manque pas d’amateurs dans la famille ! En ayant vite tiré les dernières gouttes, nous nous étions rabattus sur force bouteilles de bière Leo. De l’avis de bien des étrangers, ce n’est pas la meilleure bière du pays, mais nous la trouvons excellente avec des glaçons, à la manière thaïe.
Ce qui frappait le plus Louise, dans cette atmosphère familiale, c’était que tous les âges étaient inclus. Pas d’exclusion des tous petits comme cela est souvent devenu la règle en Europe, malheureusement. Elle s’amusait de ces hamacs faits d’une écharpe multicolore, typique de l’Isàán, nouée sur un cadre en bois rustique, et trouvait qu’on balançait un peu trop vigoureusement les bébés qui y dormaient. « Pas étonnant qu’ils vomissent tant ! », me dit-elle, faisant allusion aux odeurs de vomi qui flottaient dans l’air des maisons que nous avions visitées à notre arrivée, pour saluer les gens de la famille.
Elle fut également surprise de voir une petite fille d’à peine plus d’un an, qui commençait tout juste à marcher, danser sur la musique, et un garçonnet de 5 ou 6 ans fredonner les chansons avec ses aînés. Je le lui avais bien dit, «ces gens ont la musique dans la peau. Au village, on chante et on danse ! ». Mais surtout, elle était étonnée des décibels que nous nous permettions de sortir de la sono – tout le voisinage pouvait suivre les efforts, pas toujours très réussis, des chanteurs successifs – et me fit la remarque qu’en France nous aurions vu les gendarmes débarquer dès la première minute.
http://voyageforum.com/v.f?post=2365747;page=unread#unread
http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=3555739;page=1;search_string=Naawk;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=24
http://voyageforum.com/v.f?post=3818933;search_string=bouddhisme
Vendredi 13 – Arrivée au village
Nous avions pris l’avion de Bangkok à Udon Thani pour couper court aux difficultés, sinon à l’impossibilité, en pleine période de fête, de trouver deux places de bus à la gare routière de Mo Chit. Notre approche sur Udon avait été mouvementée. Nous n’avions pas encore amorcé notre descente que nous avions eu l’impression de subitement entrer dans un mur. L’espace d’une fraction de seconde, je m’étais demandé ce qui avait bien pu nous arriver, avant de comprendre que nous avions traversé un trou d’air. La femme pilote sût bien manœuvrer l’appareil pour éviter les nuages les plus gros et nous poser sur le sol sans autres secousses aussi inquiétantes. L’idée que nous étions un vendredi 13 ne m’avait même pas effleuré…
De Udon, nous avions pris le bus pour Bâan Nâawk où nous avions retrouvé Y, qui était bien sûr accompagnée de plusieurs membres de sa famille. C’était le premier jour de Songkran et la fête battait son plein. Les rues de Bâan Nâawk s’étaient transformées en champ de bataille. Les voitures que nous croisions étaient une cavalerie joyeuse qui nous balançait des baquets d’eau au passage. Le long des trottoirs, des groupes de gens dansaient et nous soumettaient au feu croisé d’une artillerie tous calibres, allant du lancer sporadique de simples verres d’eau aux jets plus soutenus de tuyaux d’arrosage. Louise avait accepté l’invitation de s’asseoir aux premières loges, à l’arrière du pick-up, mais le fait que certains assaillants utilisaient de l’eau glacée – quel vice ! – l’avait convaincue qu’il valait mieux faire un repli stratégique et me rejoindre à l’intérieur de la voiture.
L’un des beaux-frères de Y, un homme tout à fait charmant, était au volant. Il prit la route la plus longue et la plus tortueuse pour nous conduire au village. Nous avions ainsi traversé plusieurs autres villages où la fête avait aussi bien démarré. Je voudrais cependant remarquer qu’il n’y avait ici aucune trace de cette vulgarité qui affecte la fête de Songkran dans les lieux fréquentés par les touristes. La veille, comme je faisais découvrir Bangkok à Louise, nous étions arrivés sur Soi Nana et nous nous y étions arrêtés l’espace d’une, non, deux bières. Nous avions vue immédiate sur les trottoirs où des « farangs » affublés de perruques ridicules et arborant des panses débordantes de leurs chemises déboutonnées « faisaient la guerre » avec de gros pistolets à eau, s’aspergeant d’un trottoir à l’autre et ne montrant aucune pitié pour les passants. Fête de « farangs » …. à éviter ! Cela avait amusé Louise, c’était une autre facette de Bangkok, pas la meilleure, certes, et faisant contraste avec le reste de notre visite dans cette ville magnifique.
Le soir, nous avions mangé en famille, assis sur des nattes de rotin devant la maison de Y, puis nous avions installé la stéréo pour une séance de karaoké. J’avais apporté une bouteille de Ricard – le pastis ne manque pas d’amateurs dans la famille ! En ayant vite tiré les dernières gouttes, nous nous étions rabattus sur force bouteilles de bière Leo. De l’avis de bien des étrangers, ce n’est pas la meilleure bière du pays, mais nous la trouvons excellente avec des glaçons, à la manière thaïe.
Ce qui frappait le plus Louise, dans cette atmosphère familiale, c’était que tous les âges étaient inclus. Pas d’exclusion des tous petits comme cela est souvent devenu la règle en Europe, malheureusement. Elle s’amusait de ces hamacs faits d’une écharpe multicolore, typique de l’Isàán, nouée sur un cadre en bois rustique, et trouvait qu’on balançait un peu trop vigoureusement les bébés qui y dormaient. « Pas étonnant qu’ils vomissent tant ! », me dit-elle, faisant allusion aux odeurs de vomi qui flottaient dans l’air des maisons que nous avions visitées à notre arrivée, pour saluer les gens de la famille.
Elle fut également surprise de voir une petite fille d’à peine plus d’un an, qui commençait tout juste à marcher, danser sur la musique, et un garçonnet de 5 ou 6 ans fredonner les chansons avec ses aînés. Je le lui avais bien dit, «ces gens ont la musique dans la peau. Au village, on chante et on danse ! ». Mais surtout, elle était étonnée des décibels que nous nous permettions de sortir de la sono – tout le voisinage pouvait suivre les efforts, pas toujours très réussis, des chanteurs successifs – et me fit la remarque qu’en France nous aurions vu les gendarmes débarquer dès la première minute.
Hôtel Cocoteraie Robert à Sainte-Marie? (Madagascar) English translation pending
Je pars bientôt à Madagascar et j'aimerai savoir votre opinion sur l'hotel la Cocoteraie Robert au nord de l'île sainte marie, (images et infos...).
Merci d'avance ! 😇
Itinéraire à Madagascar, Nord Nosy Be et Sainte-Marie English translation pending
Bonjour,
je pars en stage pour 6 mois à Nosy Be et une amie de même à Sainte Marie. Un autre ami va me rejoindre pendant deux semaine fin juin/début juillet, et je cherche des conseils pour un itinéraire de voyage. Il peut faire en sorte d'arriver à Nosy Be directement ou à Tana. Nous aimerions visiter le Nord de Madagascar et aller jusqu'à Sainte Marie voir mon amie (et les baleines !).
Quel parcours nous conseillez-vous pour deux semaines ? Quels sont les lieux à ne pas rater ?
Merci d'avance ! 🙂
je pars en stage pour 6 mois à Nosy Be et une amie de même à Sainte Marie. Un autre ami va me rejoindre pendant deux semaine fin juin/début juillet, et je cherche des conseils pour un itinéraire de voyage. Il peut faire en sorte d'arriver à Nosy Be directement ou à Tana. Nous aimerions visiter le Nord de Madagascar et aller jusqu'à Sainte Marie voir mon amie (et les baleines !).
Quel parcours nous conseillez-vous pour deux semaines ? Quels sont les lieux à ne pas rater ?
Merci d'avance ! 🙂
Voyage de trois semaines entre filles à Madagascar English translation pending
Bonjour,
voilà, le choix du pays est fait, ça fait plusieurs années que je veux partir à Madagascar pour découvrir de nouveaux us et coutumes mais aussi de magnifiques paysages. Nous partons à deux nanas du 19/11/2012 au 11/12/2012.
J'aurai besoin d'info concernant la manière de voyager (une collègue me disait de voyager en 4*4 à cette période de l'année), quel parcours (saison des pluies donc certaines villes inaccessibles et à éviter) et si vous avez des adresses concernant les chauffeurs.
Nous ne serions pas contre le fait, que des personnes se joignent à nous durant notre voyage, ça permettrait de diviser les frais de transport et de faire des rencontres, partager des moments avec un meme objectif.
n'hésitez surtout pas à nous faire part de vos infos et de vos bons conseils.
A trés vite!!
voilà, le choix du pays est fait, ça fait plusieurs années que je veux partir à Madagascar pour découvrir de nouveaux us et coutumes mais aussi de magnifiques paysages. Nous partons à deux nanas du 19/11/2012 au 11/12/2012.
J'aurai besoin d'info concernant la manière de voyager (une collègue me disait de voyager en 4*4 à cette période de l'année), quel parcours (saison des pluies donc certaines villes inaccessibles et à éviter) et si vous avez des adresses concernant les chauffeurs.
Nous ne serions pas contre le fait, que des personnes se joignent à nous durant notre voyage, ça permettrait de diviser les frais de transport et de faire des rencontres, partager des moments avec un meme objectif.
n'hésitez surtout pas à nous faire part de vos infos et de vos bons conseils.
A trés vite!!
Compte rendu de deux semaines de voyage à Oman English translation pending
Bonjour,
Quelques semaines après mon retour de Oman, ci-joint un « long » compte rendu de mon voyage , avec toutes mes impressions, commentaires et coup de cœur de cette très belle aventure Omanaise ! Voyage effectué en véhicule 4X4 , 2 filles seules ( mais arabisantes) et avec un budget voyage « moyen » de 1200 euros par personne (vol / hotels / nourriture/ location voiture) grace à un mélange de nuitées en hôtel de base et de camping !
A signaler : 1 / le voyage a été préparé comme un grand « 8 » autour de Mascate, car l’amie de la première semaine « changeait » pour une autre amie accompagnant la 2 ième semaine = il fallait prévoir repasser par l’aéroport de Mascate à mi parcours pour faire « l’échange de copine ». La première semaine étant organisée avec un parcours vers les montagnes de 3ouest de Mascate dans la zone de « BARKA / AL HAMRA / NIZWA alors que l’itinéraire de la deuxième semaine nous emmènerait découvrir l’EST dans la zone de « SUR / désert de WAHIBA et IBRA » Nous avons volontairement fait l’impasse vers le Sud du pays et Salaalah car bien trop éloigné géographiquement. ..À prévoir dans un deuxième voyage !!
2 / J’avais pu obtenir grâce à un ami vivant à Oman, la bible indispensable à ce voyage : le « Oman off road » pour préparer en détail tout l’itinéraire du voyage. Tout le parcours était donc bien établi à notre arrivée, surtout qu’un super forumeur « GILFOV » vivant à Mascate m’avait très gentiment «vérifié, conseillé et corrigé » le parcours établi !..ENCORE MERCI GILLES !!
3 / voyageant sur Egyptair régulièrement, j’ai la chance d’avoir droit à enregistrer 3 valises et mon amie à 2 (standard Egyptair = 2x23kg en vol international). Nous avions donc chacune un 1er sac avec nos effets personnels, un second sac avec « sac de couchage/ tente, matelas et couverture extra).et moi ayant droit à une « troisième valise » ai pris en réalité une glacière avec tout le petit matériel nécessaire au camping = ouvre boite, tire bouchon, briquet, casserole, assiettes et verres plastiques, nattes pour s’asseoir ….pour n’avoir à acheter sur place que le consommable.
4 / voyage effectué entre le 12 janvier et le 04 février 2012 ; Période idéale car « hiver à Oman », température moyenne « vivable » prévue, même si des nuitées en montagne probablement fraiches à très fraiches annoncées ! (alors même que Oman est en principe un pays désertique horriblement chaud la plupart de l’année !) Avions peur de voir la pluie et de ne pouvoir faire tous les Wadi espérés, nous aurons au final beaucoup de chance car 2 semaines de grand ciel bleu sans interruption !! et pas une goute de pluie !! .. 24 Degrés la journée en montagne et 28 le long des cotes … température idéale pour toute la durée du voyage, sachant que c’est l’hiver !! lol !! (Et entendrons à la TV que la vague de froid est arrivée en Europe avec des températures annoncées à moins 10 !!)
J1 : arrivée 4 heure du matin à l’aéroport de Mascate : files interminables pour l’obtention du visa, pas de grande vitesse d’exécution du personnel …cela ne me change pas beaucoup de l’Egypte où j’habite !! Grace à mon passeport européen, obtention du visa sur place, moyennant un change sur place a taux pas préférentiel du tout d’euros = 20 rials le visa (soit approx. 40 euros), cela calme de suite : Oman est un pays pour touristes riches !! … il parait que depuis mon retour le visa à par contre baissé, tant mieux pour les suivants !!
Prise du véhicule loué via le site « locationvoiture.fr » au comptoir de Europcar : Un Toyota PRADO / avec 2 ième chauffeur inclus et GPS inclus pour 767 euros les 2 semaines. Le représentant au comptoir ne sera pas du tout aidant, nous « balançant » le véhicule sans explication du système 4X4 ( vous n’avez qu’à lire les explications notées là ! ) , nous donnant un GPS qui ne fonctionne pas, puis après insistance pour le changer, nous donnant le second et seul restant, tout neuf MAIS en allemand … (vous n’avez qu’à lire le mode d’emploi pour le mettre en ce que vous voulez !! ) …
Bref, c’est un peu énervée, après 2 heures perdu à l’aéroport mais assise au volant d’un super véhicule tout beau, tout blanc et en parfait état que nous sommes parties vers Mascate. Objectif numéro 1 : trouver un café et un croissant : merci au GPS que nous avons pu changer en français, nous avons trouvé le COSTA CAFE et pris un bon petit déjeuner … probablement le plus chère de Mascate ! 18 rials pour 2 cafés et 2 croissants, mais bon, cela nous a bien aidées à nous réveiller vraiment après ce vol de nuit où nous n’avons de fait pas vraiment dormi ! Mon conseil : évitez les grandes chaines de fast food si vous êtes « petit budget » à Oman !!
Objectif numéro 2 : visite de la mosquée du sultan Quabos ce samedi matin car seul possibilité du voyage pour la voir, rentrant à Mascate vendredi prochain pour poser la copine à l’aéroport (elle ne peut voyager qu’une semaine) et la mosquée sera alors fermée car jour de prière !
QUI N’A PAS VU LA MOSQUEE DU SULTAN QUABOS N’A PAS VU DE MOSQUEE !! Elle est juste incroyable, grandiose, belle, … tous les adjectifs lui conviennent !!!… Et pourtant vivant en moyen orient depuis plus de 10 ans, j’en ai vu des mosquées !! Tous les meilleurs artisans d’art islamique et oriental ont été regroupés pour faire une merveille !
Après la mosquée, petit tour à la vieille ville historique de MUTRAH , petit tour sur la corniche, dans les souks, et direction carrefour pour faire le plein de nourriture pour la semaine… et déjeuner d’une pizza au food court (autre fast food à éviter pour les petits budgets : pizza super chère et pas plus terrible que ça !!)
Enfin, arrivée à notre lieu de résidence pour cette première nuit à Oman : la maison d’hôte « LANAVILLA » http://www.lanavilla-oman.com : Réservation par internet. 40 rials TTC la chambre double, petit déjeuner –gargantuesque - inclus. Mic le gérant m’avait recontactée par mail pour confirmer mon arrivée, m’envoyer les infos pour m’y rendre et nous y a fait un super accueil = une bonne adresse à recommander !!
Le soir, RDV avec GILFOV et son épouse pour enfin faire connaissance « en vrai » et partager un dîner dans un super resto indien (Gilles je t’attends au Caire pour t’amener dans le meilleur resto Egyptien de la capitale !). Hélas mon amie elle restera au lit à la villa car arrivée en vacances malade, elle préfère se reposer et se remettre du vol de nuit pour être en forme demain !
J2 : Grand ciel bleu et température extérieure affichée au compteur : 24 degrés ! Le top ! Route vers le fort de Nakhal (merci le GPS) et première visite. Fort très joli, vue impressionnante du haut des Terrace de la plaine et des montagnes que nous allons parcourir ! Direction Wadi Bani Kharus (route 14 du OOR) pour y découvrir les maisons de type Yéménite…que nous ne trouverons jamais !! On a dû les passer sans les voir car, moi trop occupée à conduire et regarder la piste et mon amie ne maitrisant pas trop bien l’art du co-pilotage et de la lecture et interprétation surtout des cartes de l’OOR !...de plus, elle est encore malade, donc les trekkings vont se transformer en ballades très accessibles. Premier arrêt au village de AS SUWAYH pour y voir les maisons de pierre abandonnées ; et première rencontre avec les enfants du village qui vont nous conduire chez eux pour y prendre le thé et nous offrir les dates avec leur mère et leur sœur … un beau moment de rencontre , facilité par l’égyptien que nous parlons et un réel plaisir de pouvoir communiquer avec les gens … et puis surtout première leçon de savoir faire et de diplomatie à l’omanaise avec le rituel du café car toute une gestuelle des mains à connaître pour exprimer si on en veux encore ou non … Nous nous arrêterons tôt pour cette première journée car mon amie fait son baptême de camping, ne connaît pas encore son matériel et je ne veux pas monter le camp dans le noir ! Nous poserons donc notre tente au point recommandé du OOR sur la piste rejoignant le au Awf que nous avons l’intention de visiter le lendemain ! Bois mort à volonté autour de nous pour notre premier feu de camp et première nuit sous un ciel super étoilé, au calme, et seules au bout du monde !!
NB/ ai appris aussi à la copine à bruler son papier toilette pour ne pas se retrouver comme en Egypte dans le désert blanc dans des sites pollués par le passage des trop nombreux campeurs … Car même si les besoins naturels doivent se faire, mieux vaux minimiser son impact sur la nature si on veut que Oman reste une magnifique destination de voyage aventure et de camping dans des lieux préservés!
AVIS AUX CAMPEURS : n’oubliez pas vos briquets ou allumettes en plus de votre papier toilette !!
J3 : réveil, petit déj, plier le camps et départ sous un beau ciel bleu direction Wadi Bani AWF (OOR route 13). Premier arrêt pour une promenade au « little snake canyon » : Un passage plutôt « gymnastique » au milieu de gros éboulis au début du canyon, puis une magnifique promenade dans le canyon jusqu’au fameux « scoop » et découverte de très jolies petites piscines naturelles d’eau douce, translucide …avec même les petits poissons dedans !! GROS regret d’avoir oublié de mettre le maillot de bain sous nos habits, ce ne sera du coup qu’un bain de pied !! Continuation de la piste vers le village de BALAD SAYT : et ENOOOOOOOOOORME coup de cœur pour ce village magnifique et ses cultures en Terrace, situé au cœur d’une vallée perdue. Très belle promenade dans le village, les champs le long d’un sentier puis d’un falaj (en fait nous en suivrons ensuite pas mal, car très souvent les plus belles promenades !) accompagné par quelques ado tout contents de nous montrer leur village. L’après midi du coup est déjà bien avancée et nous ne souhaitons pas faire le remontée de la montagne dans la pénombre car cette partie de la route semble bien « challenging », nous poserons donc nos tentes le soir tôt juste à coté du terrain de foot proche du village. Nous demanderons aux ados pour acheter du bois et en recevrons plus que nécessaire pour le feu du soir sans jamais vouloir accepter notre argent !!
DE FAIT ; la piste de WADI BANI AWF est à postiori LA PLUS TECHNIQUE, car est une vrai piste, très étroite par moment (surtout la partie passage au fond du), à la remontée très impressionnante et surtout TRES LONGUE = plus de 10km de lacets et piste étroite par endroit réellement posée entre falaise et ravin. = très contente de l’avoir fait dans ce sens « Al Awabi VERS Al Hamra » car ai rencontré des autres voyageurs au fond du wadi totalement stressés de l’avoir descendu la partie la plus difficile car dans l'autre sens la vue est permanente sur le ravin !! … moi au moins je regardais vers le haut en grimpant la montagne pour le passeage le plus impressionnant !!
MON AVIS : En partant tôt le premier jour pour le Wadi Bani Kharus puis le Wadi Bani Awf, et avec une partenaire de route plus aguerrie à la lecture de carte et au camping ; nous aurions pu les faire les 2 Wadi en 2 jours et une seule nuit de camping ; en posant le camps du coté du little snake canyon ou en bas du Wadi Awf (2 points de camping recommandés dans le OOR) …
MAIS : dans ce cas, à surtout ne pas faire ces canyons en premières journée de voyage car nécessite d’avoir bien en main le véhicule et la maitrise de ses dimensions … pour nous, comme c’était nos premiers jours de voyage avec la prise en main de la voiture … je ne suis pas mécontente d’avoir « trainé » sur cette route très technique car du coup je n’étais pas stressée par le temps et le risque de nous retrouver au milieu de la piste de montagne dans la pénombre du soir qui arrive très tôt et très vite à cette période de l’année !
suite du voyage dans un prochain post, a dispo pour vous donner des infos complémentaires à propos de ce MAGNIFIIIIIIIIIQUE PAYS... pour ce que j'en ai découvert en fait !
Quelques semaines après mon retour de Oman, ci-joint un « long » compte rendu de mon voyage , avec toutes mes impressions, commentaires et coup de cœur de cette très belle aventure Omanaise ! Voyage effectué en véhicule 4X4 , 2 filles seules ( mais arabisantes) et avec un budget voyage « moyen » de 1200 euros par personne (vol / hotels / nourriture/ location voiture) grace à un mélange de nuitées en hôtel de base et de camping !
A signaler : 1 / le voyage a été préparé comme un grand « 8 » autour de Mascate, car l’amie de la première semaine « changeait » pour une autre amie accompagnant la 2 ième semaine = il fallait prévoir repasser par l’aéroport de Mascate à mi parcours pour faire « l’échange de copine ». La première semaine étant organisée avec un parcours vers les montagnes de 3ouest de Mascate dans la zone de « BARKA / AL HAMRA / NIZWA alors que l’itinéraire de la deuxième semaine nous emmènerait découvrir l’EST dans la zone de « SUR / désert de WAHIBA et IBRA » Nous avons volontairement fait l’impasse vers le Sud du pays et Salaalah car bien trop éloigné géographiquement. ..À prévoir dans un deuxième voyage !!
2 / J’avais pu obtenir grâce à un ami vivant à Oman, la bible indispensable à ce voyage : le « Oman off road » pour préparer en détail tout l’itinéraire du voyage. Tout le parcours était donc bien établi à notre arrivée, surtout qu’un super forumeur « GILFOV » vivant à Mascate m’avait très gentiment «vérifié, conseillé et corrigé » le parcours établi !..ENCORE MERCI GILLES !!
3 / voyageant sur Egyptair régulièrement, j’ai la chance d’avoir droit à enregistrer 3 valises et mon amie à 2 (standard Egyptair = 2x23kg en vol international). Nous avions donc chacune un 1er sac avec nos effets personnels, un second sac avec « sac de couchage/ tente, matelas et couverture extra).et moi ayant droit à une « troisième valise » ai pris en réalité une glacière avec tout le petit matériel nécessaire au camping = ouvre boite, tire bouchon, briquet, casserole, assiettes et verres plastiques, nattes pour s’asseoir ….pour n’avoir à acheter sur place que le consommable.
4 / voyage effectué entre le 12 janvier et le 04 février 2012 ; Période idéale car « hiver à Oman », température moyenne « vivable » prévue, même si des nuitées en montagne probablement fraiches à très fraiches annoncées ! (alors même que Oman est en principe un pays désertique horriblement chaud la plupart de l’année !) Avions peur de voir la pluie et de ne pouvoir faire tous les Wadi espérés, nous aurons au final beaucoup de chance car 2 semaines de grand ciel bleu sans interruption !! et pas une goute de pluie !! .. 24 Degrés la journée en montagne et 28 le long des cotes … température idéale pour toute la durée du voyage, sachant que c’est l’hiver !! lol !! (Et entendrons à la TV que la vague de froid est arrivée en Europe avec des températures annoncées à moins 10 !!)
J1 : arrivée 4 heure du matin à l’aéroport de Mascate : files interminables pour l’obtention du visa, pas de grande vitesse d’exécution du personnel …cela ne me change pas beaucoup de l’Egypte où j’habite !! Grace à mon passeport européen, obtention du visa sur place, moyennant un change sur place a taux pas préférentiel du tout d’euros = 20 rials le visa (soit approx. 40 euros), cela calme de suite : Oman est un pays pour touristes riches !! … il parait que depuis mon retour le visa à par contre baissé, tant mieux pour les suivants !!
Prise du véhicule loué via le site « locationvoiture.fr » au comptoir de Europcar : Un Toyota PRADO / avec 2 ième chauffeur inclus et GPS inclus pour 767 euros les 2 semaines. Le représentant au comptoir ne sera pas du tout aidant, nous « balançant » le véhicule sans explication du système 4X4 ( vous n’avez qu’à lire les explications notées là ! ) , nous donnant un GPS qui ne fonctionne pas, puis après insistance pour le changer, nous donnant le second et seul restant, tout neuf MAIS en allemand … (vous n’avez qu’à lire le mode d’emploi pour le mettre en ce que vous voulez !! ) …
Bref, c’est un peu énervée, après 2 heures perdu à l’aéroport mais assise au volant d’un super véhicule tout beau, tout blanc et en parfait état que nous sommes parties vers Mascate. Objectif numéro 1 : trouver un café et un croissant : merci au GPS que nous avons pu changer en français, nous avons trouvé le COSTA CAFE et pris un bon petit déjeuner … probablement le plus chère de Mascate ! 18 rials pour 2 cafés et 2 croissants, mais bon, cela nous a bien aidées à nous réveiller vraiment après ce vol de nuit où nous n’avons de fait pas vraiment dormi ! Mon conseil : évitez les grandes chaines de fast food si vous êtes « petit budget » à Oman !!
Objectif numéro 2 : visite de la mosquée du sultan Quabos ce samedi matin car seul possibilité du voyage pour la voir, rentrant à Mascate vendredi prochain pour poser la copine à l’aéroport (elle ne peut voyager qu’une semaine) et la mosquée sera alors fermée car jour de prière !
QUI N’A PAS VU LA MOSQUEE DU SULTAN QUABOS N’A PAS VU DE MOSQUEE !! Elle est juste incroyable, grandiose, belle, … tous les adjectifs lui conviennent !!!… Et pourtant vivant en moyen orient depuis plus de 10 ans, j’en ai vu des mosquées !! Tous les meilleurs artisans d’art islamique et oriental ont été regroupés pour faire une merveille !
Après la mosquée, petit tour à la vieille ville historique de MUTRAH , petit tour sur la corniche, dans les souks, et direction carrefour pour faire le plein de nourriture pour la semaine… et déjeuner d’une pizza au food court (autre fast food à éviter pour les petits budgets : pizza super chère et pas plus terrible que ça !!)
Enfin, arrivée à notre lieu de résidence pour cette première nuit à Oman : la maison d’hôte « LANAVILLA » http://www.lanavilla-oman.com : Réservation par internet. 40 rials TTC la chambre double, petit déjeuner –gargantuesque - inclus. Mic le gérant m’avait recontactée par mail pour confirmer mon arrivée, m’envoyer les infos pour m’y rendre et nous y a fait un super accueil = une bonne adresse à recommander !!
Le soir, RDV avec GILFOV et son épouse pour enfin faire connaissance « en vrai » et partager un dîner dans un super resto indien (Gilles je t’attends au Caire pour t’amener dans le meilleur resto Egyptien de la capitale !). Hélas mon amie elle restera au lit à la villa car arrivée en vacances malade, elle préfère se reposer et se remettre du vol de nuit pour être en forme demain !
J2 : Grand ciel bleu et température extérieure affichée au compteur : 24 degrés ! Le top ! Route vers le fort de Nakhal (merci le GPS) et première visite. Fort très joli, vue impressionnante du haut des Terrace de la plaine et des montagnes que nous allons parcourir ! Direction Wadi Bani Kharus (route 14 du OOR) pour y découvrir les maisons de type Yéménite…que nous ne trouverons jamais !! On a dû les passer sans les voir car, moi trop occupée à conduire et regarder la piste et mon amie ne maitrisant pas trop bien l’art du co-pilotage et de la lecture et interprétation surtout des cartes de l’OOR !...de plus, elle est encore malade, donc les trekkings vont se transformer en ballades très accessibles. Premier arrêt au village de AS SUWAYH pour y voir les maisons de pierre abandonnées ; et première rencontre avec les enfants du village qui vont nous conduire chez eux pour y prendre le thé et nous offrir les dates avec leur mère et leur sœur … un beau moment de rencontre , facilité par l’égyptien que nous parlons et un réel plaisir de pouvoir communiquer avec les gens … et puis surtout première leçon de savoir faire et de diplomatie à l’omanaise avec le rituel du café car toute une gestuelle des mains à connaître pour exprimer si on en veux encore ou non … Nous nous arrêterons tôt pour cette première journée car mon amie fait son baptême de camping, ne connaît pas encore son matériel et je ne veux pas monter le camp dans le noir ! Nous poserons donc notre tente au point recommandé du OOR sur la piste rejoignant le au Awf que nous avons l’intention de visiter le lendemain ! Bois mort à volonté autour de nous pour notre premier feu de camp et première nuit sous un ciel super étoilé, au calme, et seules au bout du monde !!
NB/ ai appris aussi à la copine à bruler son papier toilette pour ne pas se retrouver comme en Egypte dans le désert blanc dans des sites pollués par le passage des trop nombreux campeurs … Car même si les besoins naturels doivent se faire, mieux vaux minimiser son impact sur la nature si on veut que Oman reste une magnifique destination de voyage aventure et de camping dans des lieux préservés!
AVIS AUX CAMPEURS : n’oubliez pas vos briquets ou allumettes en plus de votre papier toilette !!
J3 : réveil, petit déj, plier le camps et départ sous un beau ciel bleu direction Wadi Bani AWF (OOR route 13). Premier arrêt pour une promenade au « little snake canyon » : Un passage plutôt « gymnastique » au milieu de gros éboulis au début du canyon, puis une magnifique promenade dans le canyon jusqu’au fameux « scoop » et découverte de très jolies petites piscines naturelles d’eau douce, translucide …avec même les petits poissons dedans !! GROS regret d’avoir oublié de mettre le maillot de bain sous nos habits, ce ne sera du coup qu’un bain de pied !! Continuation de la piste vers le village de BALAD SAYT : et ENOOOOOOOOOORME coup de cœur pour ce village magnifique et ses cultures en Terrace, situé au cœur d’une vallée perdue. Très belle promenade dans le village, les champs le long d’un sentier puis d’un falaj (en fait nous en suivrons ensuite pas mal, car très souvent les plus belles promenades !) accompagné par quelques ado tout contents de nous montrer leur village. L’après midi du coup est déjà bien avancée et nous ne souhaitons pas faire le remontée de la montagne dans la pénombre car cette partie de la route semble bien « challenging », nous poserons donc nos tentes le soir tôt juste à coté du terrain de foot proche du village. Nous demanderons aux ados pour acheter du bois et en recevrons plus que nécessaire pour le feu du soir sans jamais vouloir accepter notre argent !!
DE FAIT ; la piste de WADI BANI AWF est à postiori LA PLUS TECHNIQUE, car est une vrai piste, très étroite par moment (surtout la partie passage au fond du), à la remontée très impressionnante et surtout TRES LONGUE = plus de 10km de lacets et piste étroite par endroit réellement posée entre falaise et ravin. = très contente de l’avoir fait dans ce sens « Al Awabi VERS Al Hamra » car ai rencontré des autres voyageurs au fond du wadi totalement stressés de l’avoir descendu la partie la plus difficile car dans l'autre sens la vue est permanente sur le ravin !! … moi au moins je regardais vers le haut en grimpant la montagne pour le passeage le plus impressionnant !!
MON AVIS : En partant tôt le premier jour pour le Wadi Bani Kharus puis le Wadi Bani Awf, et avec une partenaire de route plus aguerrie à la lecture de carte et au camping ; nous aurions pu les faire les 2 Wadi en 2 jours et une seule nuit de camping ; en posant le camps du coté du little snake canyon ou en bas du Wadi Awf (2 points de camping recommandés dans le OOR) …
MAIS : dans ce cas, à surtout ne pas faire ces canyons en premières journée de voyage car nécessite d’avoir bien en main le véhicule et la maitrise de ses dimensions … pour nous, comme c’était nos premiers jours de voyage avec la prise en main de la voiture … je ne suis pas mécontente d’avoir « trainé » sur cette route très technique car du coup je n’étais pas stressée par le temps et le risque de nous retrouver au milieu de la piste de montagne dans la pénombre du soir qui arrive très tôt et très vite à cette période de l’année !
suite du voyage dans un prochain post, a dispo pour vous donner des infos complémentaires à propos de ce MAGNIFIIIIIIIIIQUE PAYS... pour ce que j'en ai découvert en fait !
Cherche endroits de snorkeling à Sainte-Marie (Madagascar) English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis dans le sud de Ste Marie début Mars, pour ceux qui connaisse, merci de m'indiquer les sport de plongée en apnée accessible par la plage ou en bateau.
Par avance merci!
Je suis dans le sud de Ste Marie début Mars, pour ceux qui connaisse, merci de m'indiquer les sport de plongée en apnée accessible par la plage ou en bateau.
Par avance merci!
Madagascar: Sainte-Marie et côte Est English translation pending
Bonjour!
Je suis en train d'organiser mon premier voyage à Madagascar. J'ai environ 7 semaines en septembre/octobre 2012 et je compte aller d'abord à l'ile Ste Marie et rejoindre après Tana et descendre la RN7 jusqu'à Tuléar en visitant ce qui sera possible. Pourriez-vous me dire quelle est la meilleure façon pour revenir de l'île? Si je prends le bateau, jusqu'où alors? Est-ce Ivongo? Ou est-ce que j'aurais la possibilité de visiter une partie du parc de Masoala? Dans ce cas-là, comment m'y prendre? Combien de temps faudrait-il prévoir pour tout ce trajet de retour à Tana? Est-ce que cette partie de la côte est est joli ou pensez-vous que ce serait mieux de reprendre l'avion? Je suis preneuse de tous vos conseils car en lisant ce qui a déjà été discuté à ce sujet, je ne trouve pas de réponse pour mon voyage.
Merci d'avance! Maevita
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal English translation pending
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée
« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.
Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …
Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.
Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.
Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.
Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !
On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.
C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.
C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.
C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.
Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».
« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».
3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.
A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …
On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.
J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.
J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !
Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.
Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.
Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».
On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.
Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.
Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :
« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)
Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.
Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.
On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.
On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …
On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.
On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.
14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.
Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.
On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.
Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».
« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.
En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.
Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.
En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».
Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.
Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».
Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».
« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.
En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.
A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.
Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].
Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …
Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.
Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.
Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.
« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».
Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.
« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres
Par Dawud David DUPUY
[1] « Au Nom de Dieu »
[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).
[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».
[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.
[5] Moins d’1 euro.
[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.
[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.
Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …
Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.
Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.
Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.
Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !
On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.
C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.
C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.
C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.
Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».
« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».
3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.
A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …
On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.
J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.
J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !
Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.
Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.
Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».
On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.
Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.
Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :
« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)
Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.
Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.
On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.
On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …
On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.
On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.
14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.
Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.
On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.
Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».
« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.
En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.
Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.
En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».
Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.
Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».
Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».
« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.
En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.
A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.
Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].
Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …
Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.
Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.
Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.
« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».
Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.
« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres
Par Dawud David DUPUY
[1] « Au Nom de Dieu »
[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).
[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».
[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.
[5] Moins d’1 euro.
[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.
[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
Madagascar: route Morondova - Antsirabe en 2011? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu dans un guide assez récent que la route : Morondova - Antsirabe, ou une partie (?) devait être refaite. Quelqu'un sait-il si c'est effectivement amélioré ? Et dans ce cas, combien de temps faut-il prévoir (toujours de nuit ou pas) ?
Dans le cas contraire, je crois savoir que le trajet est éprouvant et pas des plus sûrs donc je réfléchirai peut-être à l'avion... A moins qu'il soit possible de faire des étapes intéressantes ?
Dernière question : est-ce plus simple d'aller à Ambositra depuis Morondova ?
Merci.
J'ai lu dans un guide assez récent que la route : Morondova - Antsirabe, ou une partie (?) devait être refaite. Quelqu'un sait-il si c'est effectivement amélioré ? Et dans ce cas, combien de temps faut-il prévoir (toujours de nuit ou pas) ?
Dans le cas contraire, je crois savoir que le trajet est éprouvant et pas des plus sûrs donc je réfléchirai peut-être à l'avion... A moins qu'il soit possible de faire des étapes intéressantes ?
Dernière question : est-ce plus simple d'aller à Ambositra depuis Morondova ?
Merci.
Cool concours du mois d'août. Thème: le bateau en voyage English translation pending
Le Cool-concours du mois d'Août va être pris en main par un grand ami de nous tous...
j'ai nommé Ragamuffin 😉
Merci Cleastre de me prêter la barre 😛. Ça va te faire des vacances 😎
Je vous propose un thème bateau : le(s) bateau(x) en voyage
Du gigantesque transatlantique ou de croisière au pédalo en passant par les bateaux en papier plié pour ceux qui ne peuvent pas s'approcher de l'eau ou bien qui l'ont en horreur (style Capitaine Haddok)
J'espère qu'un gentil membre 😉 voudra bien mettre les photos sur un diaporama (ça aidera bien pour tout visualiser)
On votera du samedi 27 au mardi 30 août. Palmares le 30 août.
Nombre de photos limité à 50 par participant 😠
Merci de bien vouloir veiller à la qualité des photos proposées. Faudrait pas prêter le flanc à des critiques acerbes 😊
J'ouvre le bal avec deux photos d'un bateau de pêche à balanciers dans le détroit des Mentawai entre Padang (Sumatra) et Gunung Sitoli (Nias) en Indonésie. Les photos ont été prises depuis le KM Lawit, bateau de voyageurs de la Pelni


Merci Cleastre de me prêter la barre 😛. Ça va te faire des vacances 😎
Je vous propose un thème bateau : le(s) bateau(x) en voyage
Du gigantesque transatlantique ou de croisière au pédalo en passant par les bateaux en papier plié pour ceux qui ne peuvent pas s'approcher de l'eau ou bien qui l'ont en horreur (style Capitaine Haddok)
J'espère qu'un gentil membre 😉 voudra bien mettre les photos sur un diaporama (ça aidera bien pour tout visualiser)
On votera du samedi 27 au mardi 30 août. Palmares le 30 août.
Nombre de photos limité à 50 par participant 😠
Merci de bien vouloir veiller à la qualité des photos proposées. Faudrait pas prêter le flanc à des critiques acerbes 😊
J'ouvre le bal avec deux photos d'un bateau de pêche à balanciers dans le détroit des Mentawai entre Padang (Sumatra) et Gunung Sitoli (Nias) en Indonésie. Les photos ont été prises depuis le KM Lawit, bateau de voyageurs de la Pelni


Croisière sur le MSC Armonia en août 2011, départ de Venise English translation pending
Bonjour,
ça fait un moment que je lis les messages sur les croisières msc armonia pour avoir un max de conseils mais la plupart datent de l'année dernière ou s'ils datent de cette année ne sont pas très précis( ou alors j'ai mal lu, je connais pas trop le site encore!). Avec mon mari nous fêtons nos 10 ans de mariage en faisant la croisière Grèce Italie Monténégro du 19 au 26 aout 2011 sur l'armonia. Pas évident de s'y retrouver, j'ai un peu "la tête à l'envers" entre les remarques positives et négatives(sur un autre site, j'ai lu des commentaires catastrophiques sur les croisières msc et ça n'encourage pas!!); j'ai failli arrêter d'aller sur le net en me disant qu'on se ferait notre propre opinion. Nous ne sommes pas des gens difficiles et n'aimons pas trop les "râleurs"!! Mais bon les conseils sont tjs bons à prendre surtout que nous sommes malheureusement serrés côté budget comme bcp!! je me pose des questions sur les forfaits boissons par exemple , est-ce que ça vaut vraiment le coup? Côté excursions je pense qu'on les fera seul, on préfère éviter "l'effet troupeau" le plus possible même si on sait qu'il y aura bcp de monde et puis le prix est dissuasif!
Nous partons de Venise, nous y allons en voiture car nous habitons la haute-savoie et nous passons par la suisse. Si vous venez de faire une croisière msc (récemment )n'hésitez pas à nous donner des conseils qui vous sembleraient importants. A notre retour, nous ferons aussi profiter de notre expérience.
Merci par avance
Hôtels et excursion pour observer les baleines à Madagascar? English translation pending
je pars à MADA DU 27 JUILLET AU 24 AOUT
AIMERAI VISITER L'ILE STE Marie et observer les baleines durant la première quinzaine
qui peut me renseigner sur hôtels et excursion
merci
Trois semaines à Madagascar en septembre ou octobre English translation pending
bonjour,
je souhaite effectuer un sejour, a deux personnes, pour trois semaines sur l'ile de madagascar entre septembre et octobre a venir
je commence a me pencher sur l'organisation de ce sejour et ma premiere question concerne quelle partie visiter a cette periode
l'idee est de faire un peu de randonnee, un peu d'observation d'animaux, un peu de plongee si c'est possible et de ne pas (trop) passer de temps en voiture...
si d'aventure quelques uns d'entre vous auraient des idees ou des commentaires pour me servir de base, je leur en saurais gre
merci d'avance
pierre
Madagascar en trois semaines en août 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un jeune couple qui allons pr la 1ère fois à Madagascar. Nous avons envie de : plages ++, nature/paysages, en mode "sac à dos" = dépaysement total recherché bien sûr la RN7 a l'air sympa, mais pas assez de plages pr nous Nous avons pensé faire : - Nosy Be, Nosy Komba - Diego Suarez, parc national Ambre, réserve Ankarana - Parc Marojejy - Ste Marie (pr les baleines) Quels sont les endroits à ne pas manquer ds cette zone ?
Cela vous semble-t-il : - faisable ? - OK avec le climat ? (peut-on se baigner et profiter du soleil au mois d'août à Nosy Be et à Ste Marie ???) - mieux que le sud ? - trop ou trop peu en 3 semaines ?
Pour les transports, faut-il absolument prendre des vols internes (au vu de nos prévisions) ? ou prendre des taxi brousse (pr profiter des paysages en mm tps) ?
Pr se déplacer, tous les trajets sont-ils faisables en taxi-brousse sur place ? ou doit-on réserver une voiture + chauffeur depuis la france ?
Pr les hotels, faut-il réserver à l'avance ? (depuis le France) ou pouvons-nous nous débrouiller sur place pr le soir-meme ss galérer ? on recherche des hotels milieu de gamme (avec douche privative) env 30€ est-ce faisable ds ce budget ?
MERCI BCP POUR VOTRE AIDE !!!! N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !
(et dsl pour ce florilège de questions ... mais elles nous sont indispensables !)
Nous sommes un jeune couple qui allons pr la 1ère fois à Madagascar. Nous avons envie de : plages ++, nature/paysages, en mode "sac à dos" = dépaysement total recherché bien sûr la RN7 a l'air sympa, mais pas assez de plages pr nous Nous avons pensé faire : - Nosy Be, Nosy Komba - Diego Suarez, parc national Ambre, réserve Ankarana - Parc Marojejy - Ste Marie (pr les baleines) Quels sont les endroits à ne pas manquer ds cette zone ?
Cela vous semble-t-il : - faisable ? - OK avec le climat ? (peut-on se baigner et profiter du soleil au mois d'août à Nosy Be et à Ste Marie ???) - mieux que le sud ? - trop ou trop peu en 3 semaines ?
Pour les transports, faut-il absolument prendre des vols internes (au vu de nos prévisions) ? ou prendre des taxi brousse (pr profiter des paysages en mm tps) ?
Pr se déplacer, tous les trajets sont-ils faisables en taxi-brousse sur place ? ou doit-on réserver une voiture + chauffeur depuis la france ?
Pr les hotels, faut-il réserver à l'avance ? (depuis le France) ou pouvons-nous nous débrouiller sur place pr le soir-meme ss galérer ? on recherche des hotels milieu de gamme (avec douche privative) env 30€ est-ce faisable ds ce budget ?
MERCI BCP POUR VOTRE AIDE !!!! N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !
(et dsl pour ce florilège de questions ... mais elles nous sont indispensables !)
Choix d'une région à Madagascar English translation pending
Bonjour,
Je commence tout juste à préparer un voyage de 3 semaines à Madagascar en octobre 2011, et je ne sais pas trop vers quelle région m'orienter. La seule chose dont je suis certain, c'est qu'en arrivant, j'irai passer 2 ou 3 jours à Ampefy où j'ai de la famille, mais après ça, je ne sais pas du tout.
Ce que j'aimerai voir et faire : - plonger (obligatoire, je n'envisage plus un voyage sans plonger) - voir des lémuriens - voir des baobabs - m'immerger autant que possible dans des villages reculés - voir les tsingy
Pour la plongée, il semblerai qu'il n'y ait que Nosy Be, Sainte Marie et Tulear qui proposent des clubs sérieux et reconnus. Est-ce que vous connaissez d'autres clubs sérieux à Mada ?
Sinon, d'une manière générale, vers quelle coin de Madagascar je devrais m'orienter pour trouver tout ce que j'ai cité sans avoir à perdre trop de temps dans les taxis-brousse ou dans les avions ?
Merci pour vos tuyaux.
- - Rénald
Je commence tout juste à préparer un voyage de 3 semaines à Madagascar en octobre 2011, et je ne sais pas trop vers quelle région m'orienter. La seule chose dont je suis certain, c'est qu'en arrivant, j'irai passer 2 ou 3 jours à Ampefy où j'ai de la famille, mais après ça, je ne sais pas du tout.
Ce que j'aimerai voir et faire : - plonger (obligatoire, je n'envisage plus un voyage sans plonger) - voir des lémuriens - voir des baobabs - m'immerger autant que possible dans des villages reculés - voir les tsingy
Pour la plongée, il semblerai qu'il n'y ait que Nosy Be, Sainte Marie et Tulear qui proposent des clubs sérieux et reconnus. Est-ce que vous connaissez d'autres clubs sérieux à Mada ?
Sinon, d'une manière générale, vers quelle coin de Madagascar je devrais m'orienter pour trouver tout ce que j'ai cité sans avoir à perdre trop de temps dans les taxis-brousse ou dans les avions ?
Merci pour vos tuyaux.
- - Rénald
Visite de Madagascar en famille avec deux enfants en juillet-août English translation pending
Nous projetons une visite de Mada en famille avec deux enfants de 10 et 11 ans pour la période juillet et août .
Nous ne recherchons pas le luxe, nous ne voulons pas à tout prix voir le plus possible , mais plus tôt prendre le temps de rencontrer un peuple et de voir une partie de l'île
Nous sommes une famille habituée à voyager et vivre sur un voilier en Afrique et Amer du sud , donc, nous sommes plus attirés par la mer que la montagne .
Cette île est énorme , quel région choisir ? et comment la visiter ? Nous n'avons pas l'habitude de voyager sans notre voilier
Merci de vos conseils amis voyageurs
Quel itinéraire pour traverser toute l'Indonésie d'Ouest en Est, en bateau? English translation pending
Bonjour,
Nous cherchons des informations pour preparer notre voyage en Indonesie en Juillet 2011.
Nous allons arriver de Malaisie et nous voulons ensuite rejoindre la Papouasie-Nouvelle-Guinee.
Nous aurons seulement 30 jours traverser l'Indonesie et nous voulons privilegier le BATEAU, et surtout ne pas prendre l'avion sauf si on n'a pas le choix.
- Est-il possible en 30 jours de traverser tout le pays ? - Et si oui, quel itineraire est le plus interressant (quelles iles) ?
- Est-il possible de tout faire en bateau ? Et a quel prix ? - Et si oui, est-il possible de prendre un peu de temps (quelques jours) pour faire un trek, un peu de plongee ou du snorkeling ?
Savez vous quels sont les meilleurs endroits pour faire tout ca, sachant que nous privilegions les endroits eloignes des touristes, et/ou les endroits les moins chers. (tant pis si nous ne voyons les "plus beaux endroits" du pays).
Nous connaissons le site http://www.pelni.co.id/ la principale compagnie de ferry, mais le site n'est pas du tout a jour et ne donne pas d'informations de prix ni de durees des trajets...
Si vous avez des infos a ces sujets nous sommes tres tres preneurs ! Merci.
Nous cherchons des informations pour preparer notre voyage en Indonesie en Juillet 2011.
Nous allons arriver de Malaisie et nous voulons ensuite rejoindre la Papouasie-Nouvelle-Guinee.
Nous aurons seulement 30 jours traverser l'Indonesie et nous voulons privilegier le BATEAU, et surtout ne pas prendre l'avion sauf si on n'a pas le choix.
- Est-il possible en 30 jours de traverser tout le pays ? - Et si oui, quel itineraire est le plus interressant (quelles iles) ?
- Est-il possible de tout faire en bateau ? Et a quel prix ? - Et si oui, est-il possible de prendre un peu de temps (quelques jours) pour faire un trek, un peu de plongee ou du snorkeling ?
Savez vous quels sont les meilleurs endroits pour faire tout ca, sachant que nous privilegions les endroits eloignes des touristes, et/ou les endroits les moins chers. (tant pis si nous ne voyons les "plus beaux endroits" du pays).
Nous connaissons le site http://www.pelni.co.id/ la principale compagnie de ferry, mais le site n'est pas du tout a jour et ne donne pas d'informations de prix ni de durees des trajets...
Si vous avez des infos a ces sujets nous sommes tres tres preneurs ! Merci.
Ateliers d'artisans où acheter des cerfs-volants au Vietnam? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous devons nous rendre au Vietnam pour acheter des cerfs-volants, savez-vous dans quelle ville ou dans quelle région nous avons les meilleures chances de trouver les ateliers qui fabriquent ces magnifiques dragons vus dans une revue sur les arts traditionnels du Vietnam.
Attention, nous ne cherchons pas une boutique pour les touristes mais des ateliers d'artisans...
Paludisme au Vietnam sur ces trois régions? English translation pending
Bonjour à tous,
Ce sujet est un peu un marronnier sur le forum et il semble à chaque fois déclencher des débats sans fin. Je me lance tout de même, car j'aimerais obtenir des informations précises et à jour sur le paludisme au Vietnam pour décider en connaissance de cause si je dois suivre un traitement ou non.
Suite à la consultation de divers sites spécialisés (OMS, etc.) et au vu de la carte des services de santé britannique sur le palu au Vietnam (http://www.fitfortravel.scot.nhs.uk/destinations/asia-%28east%29/vietnam/vietnam-malaria-map.aspx), j'ai décidé de ne pas prendre d'antipalu sur la majorité de mon parcours. Cependant, pour 3 zones, je n'ai pas trouvé les informations que je recherchais. Peut-être pouvez-vous m'aider ?
- Delta du Mékong : la zone de Cho Gao, Mytho, Cai Be, My Thuan semble peu touchée, c'est bien le cas ? - Mai Chau (et ses environs : Buoc, Mai Hich, Xam Khoe, Cho Lon), je n'arrive pas à trouver des infos officielles. D'après la carte, elle est zone impaludée, non ? - Sapa, Can Cau, Bac Ha, Ban Ho : sur le forum, j'ai à la fois lu que "sapa est impaludée en zone 3" et que "Sapa a été déclaré zone sans palu" ! Qui croire ?
Merci pour votre aide, Estelle
Ce sujet est un peu un marronnier sur le forum et il semble à chaque fois déclencher des débats sans fin. Je me lance tout de même, car j'aimerais obtenir des informations précises et à jour sur le paludisme au Vietnam pour décider en connaissance de cause si je dois suivre un traitement ou non.
Suite à la consultation de divers sites spécialisés (OMS, etc.) et au vu de la carte des services de santé britannique sur le palu au Vietnam (http://www.fitfortravel.scot.nhs.uk/destinations/asia-%28east%29/vietnam/vietnam-malaria-map.aspx), j'ai décidé de ne pas prendre d'antipalu sur la majorité de mon parcours. Cependant, pour 3 zones, je n'ai pas trouvé les informations que je recherchais. Peut-être pouvez-vous m'aider ?
- Delta du Mékong : la zone de Cho Gao, Mytho, Cai Be, My Thuan semble peu touchée, c'est bien le cas ? - Mai Chau (et ses environs : Buoc, Mai Hich, Xam Khoe, Cho Lon), je n'arrive pas à trouver des infos officielles. D'après la carte, elle est zone impaludée, non ? - Sapa, Can Cau, Bac Ha, Ban Ho : sur le forum, j'ai à la fois lu que "sapa est impaludée en zone 3" et que "Sapa a été déclaré zone sans palu" ! Qui croire ?
Merci pour votre aide, Estelle
Tu sais que tu habites dans un village au fin fond de l’Isan si... (Thaïlande) English translation pending
Tant pis pour les pisse froids...je récidive..! Puisque certains aiment !!!!
Bonne lecture.
Tu sais que tu habites dans un village au fin fond de l’Issan si :
- Tu ne vas jamais au cinéma…c’Est le cinéma qui vient au village - Quand tu sors de chez toi, Tu trouves une épicerie à moins de 50 mètres dans n’importe quelle direction ou tu ailles. - le plus proche 711 est à 15 km - Quand tu vas au cinéma, tu apportes ta natte et ton oreiller; tu prends une petite laine aussi, les nuits sont fraiches en plein air… - Tu trouves normal que les bus scolaires transportent des écoliers sur leurs toits. - Quand tu sors de chez toi, tu trouves un restaurant à 25 bahts à moins de 50 mètres dans n’importe quelle direction. - Tu trouves logique et cohérent que le coiffeur sur tabouret en plein air de la maison d’a coté soit aussi le vétérinaire pour les vaches et buffalos.. - Tu trouves normal et pratique que l’Épicerie, soit aussi une pharmacie, une station essence, un bureau de tabac et que même quand elle est fermée…tu peux te faire servir… - Tu ne connais pas tous les policiers du poste, mais eux te connaissent tous. - Tu ne peux pas aller quelque part en vélo, moto, auto ou à pied sans que Madame en ai le compte rendu mètre par mètre sur son mobile….Des fois qu’elle t’ai perdu…. - Le postier t’apporte ton courrier en main propres ( enfin, c’Est une image…) - Tu te réveilles juste avant que le puyai ban ne mette à fond la musique des haut parleurs à 5h30 du matin …et tu te rendors dés qu’il a dis bonjour et donné la date… - Les enfants des écoles te disent « Hello » - Les enfants qui ne vont pas à l’école te disent : « oh Farang » - Tu sais que les mamans disent à leurs enfants : « Le Farang vas venir te manger si tu n’es pas sage » - Tu sais que bien des mamans sages aimeraient se faire manger par le farang…. - Tu manges des moules qui sont venues par la route depuis Bangkok (700 km) et qui sont vendues en vrac et en plein air à l’arrière d’un Pick up, sans être malade… - Toutes les employées de l’Obotor viennent te dire bonjour et éventuellement s’asseoir à ta table pour discuter si tu es seul au restaurant. - Toutes les employées de l’Obotor ne viennent pas te dire bonjour et surtout pas s’asseoir à ta table si tu es avec ta femme au restaurant. - Tu ne te rappelle pas de la dernière fois ou tu t’es coupé les ongles des mains ou des pieds seul, car il y a toujours ta femme, une cousine, une nièce pour le faire… - On te prend pour un farang intelligent car tu sais te servir d’un marteau. - On te prend pour un farang extraordinaire car tu sais conduire un tracteur. - On te prend pour un farang extra terrestre car pour réparer un tuyau d’eau en PVC bleu tu utilises de la colle idoine et pas un morceau de chambre à air - Tu payes 20 bahts pour faire faire un ourlet à ton pantalon et le tailleur te le fait livrer à la maison dans l’heure qui suit - Tu sais que toumollow/pouni/demain, c’est un autre jour, mais quand c’est un ouvrier qui te dis qu’il va venir, tu ne sais pas lequel…. - Tu as déjà mangé des animaux qui sont protégées suivant les préceptes du WWF - Tu as déjà mangé des choses inconnues et non identifiées, crues mais aussi cuites….sans vomir pour autant. - Tu trouves normal que ton beau frère vienne te chercher à 5h30 du matin pour aller débusquer dans la marre d’a coté les têtards qui seront servis au petit déjeuner. - Tu sais que quand tu vois un écureuil en cage…..c’est le menu du jour.
Bonne lecture.
Tu sais que tu habites dans un village au fin fond de l’Issan si :
- Tu ne vas jamais au cinéma…c’Est le cinéma qui vient au village - Quand tu sors de chez toi, Tu trouves une épicerie à moins de 50 mètres dans n’importe quelle direction ou tu ailles. - le plus proche 711 est à 15 km - Quand tu vas au cinéma, tu apportes ta natte et ton oreiller; tu prends une petite laine aussi, les nuits sont fraiches en plein air… - Tu trouves normal que les bus scolaires transportent des écoliers sur leurs toits. - Quand tu sors de chez toi, tu trouves un restaurant à 25 bahts à moins de 50 mètres dans n’importe quelle direction. - Tu trouves logique et cohérent que le coiffeur sur tabouret en plein air de la maison d’a coté soit aussi le vétérinaire pour les vaches et buffalos.. - Tu trouves normal et pratique que l’Épicerie, soit aussi une pharmacie, une station essence, un bureau de tabac et que même quand elle est fermée…tu peux te faire servir… - Tu ne connais pas tous les policiers du poste, mais eux te connaissent tous. - Tu ne peux pas aller quelque part en vélo, moto, auto ou à pied sans que Madame en ai le compte rendu mètre par mètre sur son mobile….Des fois qu’elle t’ai perdu…. - Le postier t’apporte ton courrier en main propres ( enfin, c’Est une image…) - Tu te réveilles juste avant que le puyai ban ne mette à fond la musique des haut parleurs à 5h30 du matin …et tu te rendors dés qu’il a dis bonjour et donné la date… - Les enfants des écoles te disent « Hello » - Les enfants qui ne vont pas à l’école te disent : « oh Farang » - Tu sais que les mamans disent à leurs enfants : « Le Farang vas venir te manger si tu n’es pas sage » - Tu sais que bien des mamans sages aimeraient se faire manger par le farang…. - Tu manges des moules qui sont venues par la route depuis Bangkok (700 km) et qui sont vendues en vrac et en plein air à l’arrière d’un Pick up, sans être malade… - Toutes les employées de l’Obotor viennent te dire bonjour et éventuellement s’asseoir à ta table pour discuter si tu es seul au restaurant. - Toutes les employées de l’Obotor ne viennent pas te dire bonjour et surtout pas s’asseoir à ta table si tu es avec ta femme au restaurant. - Tu ne te rappelle pas de la dernière fois ou tu t’es coupé les ongles des mains ou des pieds seul, car il y a toujours ta femme, une cousine, une nièce pour le faire… - On te prend pour un farang intelligent car tu sais te servir d’un marteau. - On te prend pour un farang extraordinaire car tu sais conduire un tracteur. - On te prend pour un farang extra terrestre car pour réparer un tuyau d’eau en PVC bleu tu utilises de la colle idoine et pas un morceau de chambre à air - Tu payes 20 bahts pour faire faire un ourlet à ton pantalon et le tailleur te le fait livrer à la maison dans l’heure qui suit - Tu sais que toumollow/pouni/demain, c’est un autre jour, mais quand c’est un ouvrier qui te dis qu’il va venir, tu ne sais pas lequel…. - Tu as déjà mangé des animaux qui sont protégées suivant les préceptes du WWF - Tu as déjà mangé des choses inconnues et non identifiées, crues mais aussi cuites….sans vomir pour autant. - Tu trouves normal que ton beau frère vienne te chercher à 5h30 du matin pour aller débusquer dans la marre d’a coté les têtards qui seront servis au petit déjeuner. - Tu sais que quand tu vois un écureuil en cage…..c’est le menu du jour.
Recherche famille sécurisante pour hébergement en Inde English translation pending
Bonjour à tous,
je suis sur le qui-vive en ce qui concerne l'hébergement. Votre aide me serait bien utile. Nous arrivons début Juin pour deux mois, nous souhaitons parcourir :
- Bombay - Ellora - Goa - Hampi - Mysore - Varkala - Trichy - Pondichery - Chennai - Hyderabad - Iles Andaman
Je suis accompagnée de ma fille (12 ans), que pensez-vous des ashrams, connaissez-vous des lieux d'hébergement dans des familles sécurisantes ou des hôtels bons marchés ?
Merci à tous pour votre aide bien précieuse.
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Je suis accompagnée de ma fille (12 ans), que pensez-vous des ashrams, connaissez-vous des lieux d'hébergement dans des familles sécurisantes ou des hôtels bons marchés ?
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