Results for "Nyons+|+101+>+209"
988 results found.
Optimisation itinéraire Suisse-France English translation pending
Bonjour,
Nous sommes entrain d'organiser notre premier voyage en Europe (Suisse-France) et j'aimerais avoir vos idées pour l'optimisation de notre itinéraire;
1. Montréal vers Lyon: 2 nuits à Lyon (Hôtel) 15 au 17 août 2. Lyon vers Neuchâtel: location Auto; 3 nuits (chalet d'un ami) 17 au 20 août 3. Neuchâtel vers Jungfrau: 2 nuits (camping) 20 au 22 août 4. Jungfrau vers Zermatt: 2 nuits (camping) 22 août au 24 août 5. Zermatt vers cannes: 2 nuits (camping) 24 au 26 août: Route de Napoléon (Dormir à Chamonix et Gap) 6. Sud de la France: 4 nuits (camping) 26 au 30 août: (Monaco, Nices, Saint-Tropez, Aix-en-provence) 7. Vias plage (proche de Montpellier); 6 nuits (chalet d'un ami) 30 au 5 septembre: 8. Avignon; 2 nuits (camping) 5 au 7 septembre: 9. Paris: 4 nuits (Airbnb) 7 au 11 septembre: 10. Paris vers Montréal: Total = 27 nuits Date fixe pour chalet de nos amis (Neuchâtel et Vias plage) Location auto = 22 jours Merci de vos suggestions
1. Montréal vers Lyon: 2 nuits à Lyon (Hôtel) 15 au 17 août 2. Lyon vers Neuchâtel: location Auto; 3 nuits (chalet d'un ami) 17 au 20 août 3. Neuchâtel vers Jungfrau: 2 nuits (camping) 20 au 22 août 4. Jungfrau vers Zermatt: 2 nuits (camping) 22 août au 24 août 5. Zermatt vers cannes: 2 nuits (camping) 24 au 26 août: Route de Napoléon (Dormir à Chamonix et Gap) 6. Sud de la France: 4 nuits (camping) 26 au 30 août: (Monaco, Nices, Saint-Tropez, Aix-en-provence) 7. Vias plage (proche de Montpellier); 6 nuits (chalet d'un ami) 30 au 5 septembre: 8. Avignon; 2 nuits (camping) 5 au 7 septembre: 9. Paris: 4 nuits (Airbnb) 7 au 11 septembre: 10. Paris vers Montréal: Total = 27 nuits Date fixe pour chalet de nos amis (Neuchâtel et Vias plage) Location auto = 22 jours Merci de vos suggestions
L'origine des H'mong au Vietnam! English translation pending
Bonjour a tous! pour ceux-qui sont interesses par l'ethnie H'mong, je pense que ce document ci-apres serait probablement interessant a lire!
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts. RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts. RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
Visite de la côte ouest américaine: San Francisco - Los Angeles English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je suis un "petit nouveau" sur ce site qu'une amie m'a chaudement recommandé et j'aimerais avoir votre avis concernant le voyage que je vais effectuer avec ma fille de 9 ans au départ de San Francisco jusque Los Angeles, le mois prochain (en avril donc) pour une période de 16 jours. Je connais l'endroit pour l'avoir parcouru à 3 reprises et je désire lui faire découvrir plein de choses tant côté nature avec la découverte de certains parcs nationaux que côté villes avec la visite de SF, LV et LO.
Voici mon parcours théorique mais je peux encore facilement l'adapter, en tenant compte que je ne peux pas traverser Yosemite Park (col fermé) et que je ne sais pas trop quoi faire en partant de Page pour revenir sur Los Angeles où je peux sans soucis loger un jour en moins.
J1 : San Francisco J2 : San Francisco J3 : S F - Merced (210 km : 2h10) J4 : Merced - Yosemite - Bakersfield (100 km : 1h30 + 150 km : 2h15) J5 : Bakersfield - Las Vegas (460 km - 4h15) J6 : Las Vegas J7 : L V - Bryce Canyon - Panguitch (420 km : 4h + 40 km : 1/2 h) J8 : Panguitch - Page (230 km - 2h30) J9 : Page J10 : Page - Flagstaff (210 km - 2h15) : Grand Canyon J11 : Flagstaff - Kingman (240 km - 2h10) J12 : Kingman - Los Angeles (520 km - 5h) J13 : L A J14 : L A J15 : L A J16 : L A => retour maison 🙂
D'avance merci pour vos remarques / commentaires.
Laurent
Je suis un "petit nouveau" sur ce site qu'une amie m'a chaudement recommandé et j'aimerais avoir votre avis concernant le voyage que je vais effectuer avec ma fille de 9 ans au départ de San Francisco jusque Los Angeles, le mois prochain (en avril donc) pour une période de 16 jours. Je connais l'endroit pour l'avoir parcouru à 3 reprises et je désire lui faire découvrir plein de choses tant côté nature avec la découverte de certains parcs nationaux que côté villes avec la visite de SF, LV et LO.
Voici mon parcours théorique mais je peux encore facilement l'adapter, en tenant compte que je ne peux pas traverser Yosemite Park (col fermé) et que je ne sais pas trop quoi faire en partant de Page pour revenir sur Los Angeles où je peux sans soucis loger un jour en moins.
J1 : San Francisco J2 : San Francisco J3 : S F - Merced (210 km : 2h10) J4 : Merced - Yosemite - Bakersfield (100 km : 1h30 + 150 km : 2h15) J5 : Bakersfield - Las Vegas (460 km - 4h15) J6 : Las Vegas J7 : L V - Bryce Canyon - Panguitch (420 km : 4h + 40 km : 1/2 h) J8 : Panguitch - Page (230 km - 2h30) J9 : Page J10 : Page - Flagstaff (210 km - 2h15) : Grand Canyon J11 : Flagstaff - Kingman (240 km - 2h10) J12 : Kingman - Los Angeles (520 km - 5h) J13 : L A J14 : L A J15 : L A J16 : L A => retour maison 🙂
D'avance merci pour vos remarques / commentaires.
Laurent
Les plus belles forêts plates en Suisse (à vélo) English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, nouveau sur ce forum je cherche des endroits assez particuliers en espérant être dans la bonne catégorie...
Je cherche des forêts avec le moins de dénivelés possible (en parlant de longs dénivelés... des bosses c'est toujours cool) en ayant un sol assez lisse (sans 30'000 troncs d'arbres morts de tous les cotés). Le but serait de trouver des forêts qui serait préférablement facile de rouler entre tous les arbres sans passer par des chemins ou avec des chemins en "labyrinthe" qui serait fun a faire en vélo (ou même difficile).
Le but étant de faire de la course en forêt avec si possible un joli paysage!!
En gros quelles sont les plus belles forêt plates pour le vélo en Suisse?
Je cherche des forêts avec le moins de dénivelés possible (en parlant de longs dénivelés... des bosses c'est toujours cool) en ayant un sol assez lisse (sans 30'000 troncs d'arbres morts de tous les cotés). Le but serait de trouver des forêts qui serait préférablement facile de rouler entre tous les arbres sans passer par des chemins ou avec des chemins en "labyrinthe" qui serait fun a faire en vélo (ou même difficile).
Le but étant de faire de la course en forêt avec si possible un joli paysage!!
En gros quelles sont les plus belles forêt plates pour le vélo en Suisse?
3 semaines dans l'Ouest américain en camping car English translation pending
Bonjour à tous,
Au retour d'un voyage de deux mois en Nouvelle-Zélande, nous passerons 3 semaines dans l'Ouest américain, arrivée à Las Vegas et départ 3 semaines plus tard de San Francisco.
J'aimerais connaître vos coups de coeur, coins moins connus mais sympas, belles routes, entre ces deux villes ! Aussi, si vous avez des campings particulièrement intéressantes à signaler, je suis preneuse !
Pour l'instant le plan est de voir : Death valley, Yosemite park, Big sur, Nappa, et 5 jours à SF.
Nous sommes un couple et aimons les randonnées, les petits villages typiques, les routes perdues, prendre notre temps, le bon vin, le kayak et la bonne bouffe 😎
Merci !
Au retour d'un voyage de deux mois en Nouvelle-Zélande, nous passerons 3 semaines dans l'Ouest américain, arrivée à Las Vegas et départ 3 semaines plus tard de San Francisco.
J'aimerais connaître vos coups de coeur, coins moins connus mais sympas, belles routes, entre ces deux villes ! Aussi, si vous avez des campings particulièrement intéressantes à signaler, je suis preneuse !
Pour l'instant le plan est de voir : Death valley, Yosemite park, Big sur, Nappa, et 5 jours à SF.
Nous sommes un couple et aimons les randonnées, les petits villages typiques, les routes perdues, prendre notre temps, le bon vin, le kayak et la bonne bouffe 😎
Merci !
6 jours à Tokyo English translation pending
Bonjour
Après avoir parcouru guides, forums..; pourriez-vous me donner votre avis sur la faisabilité de ces 6 jours à Tokyo. Y a t il des journées trop chargées ? d'autres pas assez ?? Merci d'avance pour votre aide.
Jour 1 (dimanche) : Harajaku, Omotesando et Shibuya (est-ce judicieux un dimanche??) Jour 2 (lundi) : Akihabara et Ginza (tsukiji le matin en plus) Jour 3 (mardi) : Shinjuku et Kabukicho Jour 4 (mercredi) : Asakusa et Kappabashi Jour 5 (jeudi) : Odaiba Jour 6 (vendredi) : Ikebukuro (à compléter avec un autre quartier le matin ?? Omotesando à la place du J1 ?)
On essaiera de sortir vers Roppongi plutôt le soir.
Merci pour vos conseils.
Après avoir parcouru guides, forums..; pourriez-vous me donner votre avis sur la faisabilité de ces 6 jours à Tokyo. Y a t il des journées trop chargées ? d'autres pas assez ?? Merci d'avance pour votre aide.
Jour 1 (dimanche) : Harajaku, Omotesando et Shibuya (est-ce judicieux un dimanche??) Jour 2 (lundi) : Akihabara et Ginza (tsukiji le matin en plus) Jour 3 (mardi) : Shinjuku et Kabukicho Jour 4 (mercredi) : Asakusa et Kappabashi Jour 5 (jeudi) : Odaiba Jour 6 (vendredi) : Ikebukuro (à compléter avec un autre quartier le matin ?? Omotesando à la place du J1 ?)
On essaiera de sortir vers Roppongi plutôt le soir.
Merci pour vos conseils.
Petit dialogue en bozo: "Voyage à Youvarou" (Mali) English translation pending
Voyager à Youvarou
La vie dans le Delta Central du fleuve Niger au Mali est façonnée par l'extrême changement entre la saison des pluies (juin–septembre) et la saison sèche (mars–mai). La manière de voyager de Mopti à Youvarou (100 kms environ) se modifie donc selon la saison : par pinasse seulement pour traverser la région complètement inondée pendant la saison des pluies, par voiture dans les mois de la saison sèche. En tout cas, un voyage par pinasse est une des aventures les plus vibrantes au Mali ! Les pinasses quittent Mopti en fin d'après-midi et arrivent à Youvarou le lendemain à 5 heures du matin (et à l'inverse), donc on passe la nuit dans la pinasse. J'ai souvent pris cette route, par pinasse et par voiture et camion ...
Le Delta Central est la région la plus palpitante dans ce pays extraordinaire. Son coeur, son moteur ...
– en bozo-sorogaama :
– en français :
Voyage à Youvarou
Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti (1) ?
Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante (2), il n’a pas de prix fixe.
Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Daouda : Jusque derrière le Débo.
Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
(1) Souvent écouté, donc j'assure que les vieux Sorogo à Youvarou parlent même aujourd'hui de Sagan, alors que la jeune génération désigne cette ville de Mopti (terme fulfuldé). Le nom du premier site de la ville de Mopti est Sagan ou même Sagan sire "ancien Sagan". Possiblement, le terme fait référence aux trous de la berge dans lesquelles vivaient les Bozo, selon la légende. En tout cas, les Bozo sont les fondateurs de Mopti, même la grande et célèbre mosquée de Mopti a été construite par les Bozo ... Pour les vieux Bozo, Mopti est la ville des villes au Mali mais pas du tout la capitale de Bamako. (2) Aujourd'hui, les transactions se font chez les Bozo en monnaie française en prenant comme unité de base (pour compter l'argent) le soi-disant darsi (darasi) ou mè ("fer") dont la valeur est de 5 FCFA. Alors, ce qu'est le darsi chez les Bozo, c'est le dòròmè chez les Bambara. Tous les deux termes sont bel et bien en usage au jour d'aujourd'hui ... Donc, 300 darsi correspondent à 1.500 FCFA, 350 darsi à 1.750 FCFA ...
– texte glosé :
Yuwaarusie Yuwaaru-sie Y.-voyage Voyage à Youvarou
Nyimire : Jèèba, Dauda, Bòòkari Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Jèèba : An ga suo Yuwaaru wai ta ? Jèèba – an – ga – suo – Yuwaaru – wai – ta Dieba – tu – IPF – partir – Y. – aujourd'hui – ITRG Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Dauda : N tegeye kai, n ga kiin maa be so Yuwaaru. Dauda – n – tege-ye – kai – n – ga – kiin – maa – be – so – Yuwaaru Daouda – mes – objet-PL – voir – je – IPF – pirogue – chercher – pour – aller – Yuwaaru Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Jèèba : Yuwaaru kiinye ga kirè mitian Sagan ni ? Jèèba – Yuwaaru – kiin-ye – ga – kirè – mitian – Sagan – ni Dieba – Y. – pirogue-PL – IPF – avoir – où – Mopti – dans Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti ?
Dauda : Tenegu, Maasinè, Jooro yen Yuwaaru kiinye saan ga kirè jiilaa. Dauda – Tenegu – Maasinè – Jooro – yen – Yuwaaru – kiin-ye – saan – ga – kirè – jii-laa Daouda – T. – M. – D. – et – Y. – pirogue-PL – toutes – IPF – avoir – eau-bord Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Jèèba : Bon yen Yuwaaru kiinmii ga darsi jeni ni ? Jèèba – bon – yen – Yuwaaru – kiin-mii – ga – darsi – jeni – ni Dieba – ici – et – Y. – pirogue-paye – COP – darsi – combien – COP Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Dauda :A ga yoro sige yen yoro sige yen dèwè yen tèmi wè naa. Dauda – a – ga – yoro – sige – yen – yoro – sige – yen – dèwè – yen - tèmi – wè – naa Daouda – il – COP – 100 – 3 – et – 100 – 3 – et – 40 – et – 10 – ?? – entre Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante,
Sònggò taana na a ni. Sònggò – taa-na – na – a – ni prix – arrêter-PART – COPnég – il – COP il n’a pas de prix fixe.
Jèèba : Kiinye ga suo mon waati ? Jèèba – kiin–ye – ga – suo – mon – waati Dieba – pirogue-PL – IPF – sortir – quel – temps Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Dauda : Ah ! E nan ba waati mon ni koi ! Dauda – ah – e – nan – ba – waati – mon – ni – koi Daouda – ah – elles – SBJ – partir – temps – REL – dans – EMPH Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Jèèba : Yuwaaru laa n daan ? Jèèba – Yuwaaru – laa – n – daan Jèèba – Y. – FOC – COP – éloigné Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Dauda : A ga hali dèbò kòtien. Dauda – a – ga – hali – dèbò – kòtien Daouda – il – COP – jusque – Débo – derrière Daouda : Jusque derrière le Débo.
Jèèba : Nyon kòni, aa ga saa sen pa. Jèèba – nyon – kòni – aa – ga – saa – sen – pa Dieba – DEM – FOC – vous – IPF – se coucher – route – en Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bòòkari : Dauda, kiinye ba, de ! Bòòkari – Dauda – kiin-ye – ba – de Bokari – D. – pirogue-PL – sortir – EMPH Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = adjectif démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = particule de focalisation ; IPF = aspect imperfectif ; ITRG = ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SBJ = subjonctif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Photo : carte bozophone

Photo : le port de Youvarou
La vie dans le Delta Central du fleuve Niger au Mali est façonnée par l'extrême changement entre la saison des pluies (juin–septembre) et la saison sèche (mars–mai). La manière de voyager de Mopti à Youvarou (100 kms environ) se modifie donc selon la saison : par pinasse seulement pour traverser la région complètement inondée pendant la saison des pluies, par voiture dans les mois de la saison sèche. En tout cas, un voyage par pinasse est une des aventures les plus vibrantes au Mali ! Les pinasses quittent Mopti en fin d'après-midi et arrivent à Youvarou le lendemain à 5 heures du matin (et à l'inverse), donc on passe la nuit dans la pinasse. J'ai souvent pris cette route, par pinasse et par voiture et camion ...
Le Delta Central est la région la plus palpitante dans ce pays extraordinaire. Son coeur, son moteur ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Voyage à Youvarou
Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti (1) ?
Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante (2), il n’a pas de prix fixe.
Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Daouda : Jusque derrière le Débo.
Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
(1) Souvent écouté, donc j'assure que les vieux Sorogo à Youvarou parlent même aujourd'hui de Sagan, alors que la jeune génération désigne cette ville de Mopti (terme fulfuldé). Le nom du premier site de la ville de Mopti est Sagan ou même Sagan sire "ancien Sagan". Possiblement, le terme fait référence aux trous de la berge dans lesquelles vivaient les Bozo, selon la légende. En tout cas, les Bozo sont les fondateurs de Mopti, même la grande et célèbre mosquée de Mopti a été construite par les Bozo ... Pour les vieux Bozo, Mopti est la ville des villes au Mali mais pas du tout la capitale de Bamako. (2) Aujourd'hui, les transactions se font chez les Bozo en monnaie française en prenant comme unité de base (pour compter l'argent) le soi-disant darsi (darasi) ou mè ("fer") dont la valeur est de 5 FCFA. Alors, ce qu'est le darsi chez les Bozo, c'est le dòròmè chez les Bambara. Tous les deux termes sont bel et bien en usage au jour d'aujourd'hui ... Donc, 300 darsi correspondent à 1.500 FCFA, 350 darsi à 1.750 FCFA ...
– texte glosé :
Yuwaarusie Yuwaaru-sie Y.-voyage Voyage à Youvarou
Nyimire : Jèèba, Dauda, Bòòkari Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Jèèba : An ga suo Yuwaaru wai ta ? Jèèba – an – ga – suo – Yuwaaru – wai – ta Dieba – tu – IPF – partir – Y. – aujourd'hui – ITRG Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Dauda : N tegeye kai, n ga kiin maa be so Yuwaaru. Dauda – n – tege-ye – kai – n – ga – kiin – maa – be – so – Yuwaaru Daouda – mes – objet-PL – voir – je – IPF – pirogue – chercher – pour – aller – Yuwaaru Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Jèèba : Yuwaaru kiinye ga kirè mitian Sagan ni ? Jèèba – Yuwaaru – kiin-ye – ga – kirè – mitian – Sagan – ni Dieba – Y. – pirogue-PL – IPF – avoir – où – Mopti – dans Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti ?
Dauda : Tenegu, Maasinè, Jooro yen Yuwaaru kiinye saan ga kirè jiilaa. Dauda – Tenegu – Maasinè – Jooro – yen – Yuwaaru – kiin-ye – saan – ga – kirè – jii-laa Daouda – T. – M. – D. – et – Y. – pirogue-PL – toutes – IPF – avoir – eau-bord Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Jèèba : Bon yen Yuwaaru kiinmii ga darsi jeni ni ? Jèèba – bon – yen – Yuwaaru – kiin-mii – ga – darsi – jeni – ni Dieba – ici – et – Y. – pirogue-paye – COP – darsi – combien – COP Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Dauda :A ga yoro sige yen yoro sige yen dèwè yen tèmi wè naa. Dauda – a – ga – yoro – sige – yen – yoro – sige – yen – dèwè – yen - tèmi – wè – naa Daouda – il – COP – 100 – 3 – et – 100 – 3 – et – 40 – et – 10 – ?? – entre Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante,
Sònggò taana na a ni. Sònggò – taa-na – na – a – ni prix – arrêter-PART – COPnég – il – COP il n’a pas de prix fixe.
Jèèba : Kiinye ga suo mon waati ? Jèèba – kiin–ye – ga – suo – mon – waati Dieba – pirogue-PL – IPF – sortir – quel – temps Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Dauda : Ah ! E nan ba waati mon ni koi ! Dauda – ah – e – nan – ba – waati – mon – ni – koi Daouda – ah – elles – SBJ – partir – temps – REL – dans – EMPH Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Jèèba : Yuwaaru laa n daan ? Jèèba – Yuwaaru – laa – n – daan Jèèba – Y. – FOC – COP – éloigné Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Dauda : A ga hali dèbò kòtien. Dauda – a – ga – hali – dèbò – kòtien Daouda – il – COP – jusque – Débo – derrière Daouda : Jusque derrière le Débo.
Jèèba : Nyon kòni, aa ga saa sen pa. Jèèba – nyon – kòni – aa – ga – saa – sen – pa Dieba – DEM – FOC – vous – IPF – se coucher – route – en Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bòòkari : Dauda, kiinye ba, de ! Bòòkari – Dauda – kiin-ye – ba – de Bokari – D. – pirogue-PL – sortir – EMPH Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = adjectif démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = particule de focalisation ; IPF = aspect imperfectif ; ITRG = ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SBJ = subjonctif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Photo : carte bozophone

Photo : le port de Youvarou

Compostelle - Venu à pied depuis la Suisse (extrait de livre) English translation pending
Comme le poste à suscité pas mal d'attention (700 lectures en une semaine), je vous propose un second extrait de mon aventure sur le chemin de Compostelle depuis la Suisse. A lire plus bas !
Salut à tous !
Au début du printemps de l'année passé (avril 2013) je suis parti à pied sur le chemin de St-Jacques de Compostelle depuis Lausanne en Suisse. A ce moment, j'ai 23 ans, je viens de terminer mes études en tourisme et suis en ce que l'on appelle "année sabbatique" (année de congé que l'on prend à la fin de ses études pour voyager et prendre du recule). Je décide de façon toute à fait irrationnelle en l'espace de 3-4 semaines de partir sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et d'y expérimenter le détachement matériel et monétaire.
Je pars sans montre, sans téléphone portable, sans rasoir à barbe (oui ça me fera une sacrée barbe au final !), sans carte bancaire et avec un montant de ~500€ pour un voyage estimé à 100 jours de marche sur ~2'000 kilomètres. Je n'ai évidemment pas de billet de retour depuis Compostelle car je ne sais pas à quel moment j'atteindrai le kilomètre 0 du chemin. Et j'embarque un pote dans l'aventure qui m'accompagnera jusqu'au Puy-en-Velay (à 18 jours de marche, 430 kilomètres).
J'arrive à Compostelle après 90 jours de marche, 2'200 kilomètres parcourus (j'ai fait un petit détour en chemin) et 350€ en poche (oui le chemin est magique, je peux très bien vivre sans argent durant des périodes d'une semaine/dix jours)...
Aujourd'hui, 16 mois après mon retour en Suisse, je suis en train de rédiger un livre sur cette aventure à la fois humaine et spirituelle, difficile à vivre et magique, vallonnée et régulière. Je vous en propose ici un extrait. Nous en sommes à notre troisième jour de marche. Nous avons passé la nuit au bord du lac Léman en Suisse, entre Lausanne et Genève, et n'avons plus de provisions de nourriture...
Le lendemain matin je suis réveillé par les rayons du soleil et le clapotis des vagues contre le bord du lac. C’est plutôt agréable comme sensation. Je me sens étonnement bien malgré les vingt-cinq kilomètres de marche que nous avons parcours la veille presque contre notre gré. J’ai aussi passé une bonne nuit de sommeil. Je pense que l’air frais sur mon visage – même si initialement je craignais de dormir dehors – à fait énormément de bien à mon corps. Je pensais me lever courbaturé de douleur pour avoir dormi par terre après la journée intense de la veille, mais il n’en est rien. Ce que je considérais à priori comme un échec (le fait de se retrouver dehors pour notre deuxième nuit de voyage) s’est révélé plutôt bénéfique au final. Je rédige mes « pages du matin » dans mon cahier de voyage alors qu’Oscar prépare un feu sauvage pour faire chauffer de l’eau dans une casserole qu’il a emportée dans son sac. Ce matin notre petit-déjeuner est composé exclusivement d’un thé servi dans une bouteille en plastique avec un peu de sucre. Nous avons les deux faims et sommes d’accord sur le fait qu’il faudra être plus efficace que la veille pour trouver de quoi se nourrir aujourd’hui. Nous prévoyons de faire un tour à travers Nyon et de nous présenter dans les boulangeries ou autre commerces d’alimentation pour demander du pain de la veille ou autres invendus. Nos sacs sont prêt et nous amorçons la monté depuis le bord du lac en direction du bourg. Nous arrivons sur une place d’où nous apercevons un apéritif en plein air avec tables, boissons, pâtisseries, fruits… Ni une ni deux je propose à Oscar que l’on essaie de s’y incruster. En arrivant nous sommes tout de suite remarqués par les personnes présentes, normal avec nos dégaines de pèlerins tout juste sorti du lit ! Je lance sur un ton amusé à un homme qui s’est tourné vers nous : - Vous acceptez aussi les pèlerins à votre apéro ? Il me répond en souriant que je dois m’adresser à leur maire – organisateur de l’événement – qui se situe à quelques mètres de lui. Je m’approche et reformule ma question. L’homme me répond un brin agacé que cet apéritif est organisé pour les collaborateurs de la mairie. Puis il ajoute, voyant que la question bien que posé sur le ton du rire est sérieuse (on doit quand même avoir l’air d’avoir faim j’imagine) : - Vous pouvez peut-être repasser à la fin de l’apéro, s’il reste quelque chose… Je lui réponds que ce serait avec plaisir et lui demande à quelle heure. - Vers les midis… Nous répond-t-il. Bien. Nous avons déjà au moins une option si nos recherches de nourriture à travers la petite ville devaient restées vaines jusque-là. Nous continuons notre chemin à travers Nyon et apercevons une boulangerie. Nous décidons de nous y rendre en expliquant que nous sommes des pèlerins sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et en demandant s’ils seraient d’accord de nous céder du pain de la veille ou autres invendus. Premier essai, première réponse négative : - Non, ce n’est pas quelque chose que nous faisons. Mince ! Bon continuons. Deuxième boulangerie : - Non, le pain de la veille ils viennent le chercher chaque soir à la fermeture. Un peu plus loin, nous tentons un troisième essai : même réponse que la deuxième… Un peu démoralisés nous nous décidons à attendre midi pour aller voir si le maire tiendra parole en nous donnant quelques restes de son apéro. En Suisse lors d’un apéro – qui plus est, organisé par l’Etat – normalement il y a toujours quelques restes.
A midi, nous sommes de retour sur la place de la mairie où nous retrouvons notre maire. Nous l’abordons en disant : - Re-bonjour, on est venu voir s’il y a quelques restes pour nous comme convenu… Le maire nous informe qu’il attend encore quelques collaborateurs mais nous propose une pomme et un jus de fruit. Ce n’est pas grand-chose, mais déjà de quoi mettre en route notre estomac. Nous nous mettons à discuter. Notre interlocuteur nous demande des détails de notre voyage. Depuis quand sommes-nous déjà en route ? Combien de kilomètres y a-t-il jusqu’à St-Jacques de Compostelle depuis ici, etc. Je réponds à ses questions et explique la dimension non-monétaire dans laquelle nous souhaitons réaliser notre voyage - d’où le fait que nous soyons venu quémander de quoi manger à cet apéritif. Oscar rajoute que nous avons passé la nuit au bord du lac avec comme seul petit-déjeuner un thé préparé sur un petit feu improvisé. Le maire étonné nous demande alors : - Et vous n’avez pas été inquiété sur la plage pour dormir ? Nous répondons naïvement : - Non, non. Il y avait bien quelques personnes sur la place jusqu’à minuit, mais nous n’avons pas été dérangés. - Quand je vais ai demandé si vous n’avez pas été inquiété je pensais à la police, parce que faire du camping sauvage sur la commune de Nyon c’est interdit normalement. Oups, nous avions un peu oublié que nous étions en face du maire en personne ! Mais il ne nous en veut pas. Il nous demande où nous allons passer la nuit suivante. Nous l’informons que nous allons reprendre la route en direction de Genève et que nous dormirons à plusieurs kilomètres d’ici… Au final, nous aurons encore droit à une pomme, mais rien de plus. Nous n’insistons pas et reprenons notre route à travers Nyon. Deux fruits et un jus ça n’est pas suffisant pour que nous quittions tout de suite la ville, surtout que nous ne savons pas si nous passerons par d’autres magasins d’alimentation prochainement. Je propose la solution d’urgence à Oscar : aller au restaurant Migros qui est en libre-service et nous servir à manger dans les assiettes de restes que les gens déposent dans les charriots de débarrassage à la fin de leur repas. Oscar valide ma proposition et nous voici sur place. Les restaurants Migros en Suisse sont des lieux peu compliqués. On peut s’y rendre pour boire un thé ou manger quelque chose en se servant soi-même au buffet et en passant à la caisse où l’on reçoit un ticket qui certifie que l’on a bien payé les éléments que l’on est en train de consommer. A la fin du repas, on prend son plateau et on l’amène sur des charriots que le personnel vient régulièrement changer lorsque ceux-ci sont pleins. Avec Oscar nous prenons place à une table et nous nous servons de deux verres d’eau du robinet dans des verres en plastiques qui sont à disposition gratuitement. Nous nous équipons également de deux fourchettes disponibles à la sortie des caisses pour la suite. Le plan est simple : nous sommes assis face-à-face, chacun guettant ce qui se passe dans une moitié du restaurant. Lorsqu’un client se lève pour débarrasser son plateau-repas, il s’agit d’identifier s’il y a des restes intéressants dans son assiette. Bien que l’idée vienne de moi, c’est Oscar qui passe à l’action en premier : il nous ramène une salade à peine touchée. C’est un bon début. Il me faut un peu de temps pour me mettre dans le bain, au début je suis encore trop freiné par le regard de gens. Mais au final nous prenons goût au jeu et enchaînons les restes laissés par les clients du self-service : assiette à frites à moitié mangée, carcasse de poulet encore bien garnie, légumes, encore des frites et du poulet… Nous passons plus ou moins inaperçu. En fait, je ne regarde pas autour de nous et je m’en fous de ce que pensent les gens. J’ai faim et il y a de bonnes choses à manger gratuitement. Ces aliments ont été payés donc il n’y a pas de raison de s’en priver. Nous restons une quinzaine de minutes sur place avant de nous éclipser…
En début d’après-midi nous quittons finalement Nyon en rigolant de vive voix en repesant à la manière dont nous nous y sommes pris pour assouvir notre faim. D’abord l’épisode avec le maire à qui nous avons raconté comme nous avons fait du camping sauvage sans autorisation sur sa commune, et puis ensuite la scène du restaurant Migros où nous avons joué aux piques assiettes. Aujourd’hui il faut beau pour la troisième journée consécutive mais la pluie est annoncé pour la soirée. Nous marcherons très probablement moins que la veille pour éviter de nous surmener, et commencerons nos recherches d’hébergement suffisamment tôt pour ne pas être surpris par la pluie.
Après quelques kilomètres, le chemin nous amène au travers d’un petit village dans lequel un magasin d’alimentation se présente. Quelques réserves de nourritures seraient bonnes à prendre, nous décidons donc d’y adresser notre demande malgré les nombreux refus que nous avons récemment essuyés en ville de Nyon. Oscar formule notre sollicitation à la caissière qui nous demande de patienter le temps d’appeler la propriétaire du magasin. Cette dernière se rapproche et je reformule notre demande. Après un bref instant, le temps de saisir notre demande apparemment inhabituelle, je vois les traits du visage de notre interlocutrice s’adoucir pour devenir un sourire. Elle nous répond par la positive et se dirige vers l’étagère de boulangerie. Elle emballe quatre croissants dans un petit sachet en papier, avant de continuer vers les rayons des fruits où elle emballe cette fois deux oranges, deux pommes, deux bananes. - Voilà et bonne route. Nous la remercions chaleureusement avant de nous diriger vers la sortie. Dans le magasin, des clients nous jettent des regards mêlés de curiosité et d’étonnement. C’est un étrange sentiment pour moi, je suis un peu gêné mais ça va. Je suis surtout très touché par la générosité dont a fait preuve inconditionnellement cette dame. Son geste me va droit au cœur. Arrivé dehors, nous nous exclamons : - Purée comment ça fait trop plaisir ! - T’as vu comment ça s’est passé ? Au début je pensais qu’on allait se prendre un refus dans la tronche, mais la proprio était trop sympa ! - On a quatre croissants et six fruits mec. C’est la fête ! Toutefois, avant de nous mettre à manger, nous décidons de marcher une certaine distance pour ne pas que l’on nous voit nous goinfrer directement à côté du magasin. Nous ne voulons pas avoir une attitude qui pourrait paraître irrespectueuse. Nous passons la suite de l’après-midi sans nous presser, faisant une pause pour profiter de ce que nous avons reçu à manger et prévoyant de guetter les occasions où nous pourrions nous mettre à chercher un endroit où passer la nuit. Nous voulons éviter à tout prix le scénario d’hier qui nous a poussés à dépasser largement les 20 kilomètres de marche, sans savoir réellement où nous voulions nous arrêter pour la nuit.
Aux alentours des 17 heures, nous arrivons à Commugny, un petit village du canton de Vaud peu avant de passer sur le sol genevois. Nous passons à côté d’une église devant laquelle se trouve un sceau pour les pèlerins. Nous tamponnons notre carnet et nous arrêtons pour réfléchir. Est-ce que nous commençons nos recherches d’hébergement ici ? C’est qu’il n’y a pas grand monde dans les parages et nous ne nous voyons pas aller sonner chez des gens pour leurs demander l’hospitalité… Nous décidons de faire un tour dans le coin pour voir si nous trouvons un endroit du village plus fréquenté où nous pourrions éventuellement aborder des gens afin de les solliciter comme hospitaliers spontanés.
Après avoir un peu marché nous arrivons dans ce qui semble être le centre du village. Le bâtiment communal s’y situe ainsi que la déchetterie qui crée beaucoup d’aller et venue de gens qui viennent amener leurs déchets. Nous abordons une dame. Nous nous présentons en expliquant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Elle nous informe qu’il existe un accueil jacquaire dans le village. Il s’agit de gens qui accueillent bénévolement les pèlerins chez eux en offrant un repas, une place où dormir ainsi qu’un petit-déjeuner. Avant de partir, le pèlerin paie un montant qu’il détermine lui-même en fonction de sa bonne-volonté. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui pratique l’accueil jacquaires chez eux. Néanmoins, vu la manière dont nous avons décidé de voyager, c'est-à-dire sans dépenser d’argent en dehors des cas d’urgence, il ne serait pas honnête de nous rendre dans un accueil jacquaire sans laisser d’argent derrière nous après notre séjour. Nous remercions donc la dame de nous avoir donné ces informations, mais nous allons poursuivre nos recherches en comptant plutôt sur l’envie spontanée de quelqu’un de nous accueillir chez lui ou de nous offrir un endroit où passer la nuit, même s’il ne porte pas l’étiquette « accueil jacquaire » écrit sur son front. L’hospitalité ne devrait selon moi pas être détenu par certaines personnes en particuliers, même si celle-ci sont des habitués des pèlerins. Au contraire, je constaterai même plus tard lors de mon voyage, que l’on a souvent les meilleures échanges et discutions avec des personnes qui ne sont justement pas des habituées des pèlerins et qui sont beaucoup plus curieux et attentifs aux anecdotes de voyage que l’on a à leurs raconter. Plutôt que d’aborder chaque passant, et de risquer de nous voir indiquer l’accueil jacquaire dont nous connaissons déjà l’existence à chaque fois, nous optons une nouvelle fois pour un écriteau. Je décide d’en créer un nouveau, plus grand cette fois sur lequel j’inscrirai la même phrase que la première fois : « pèlerins aimables cherchent hébergement pour la nuit ». Pour le support, je déniche un morceau de carton de la déchetterie à côté de laquelle nous nous trouvons, et je m’applique pour présenter une belle écriture, qui donnera envie à n’importe qui de nous ouvrir la porte pour la nuit ! Nous sommes assis là avec nos sacs à dos de pèlerins et la coquille St-Jacques d’Oscar bien visible à nos côtés. Je tiens notre écriteau de recherche d’hébergement dans les mains et affiche un sourire plutôt naturel. Je me suis déjà souvent retrouvé dans des situations où je m’affiche avec un panneau pour faire du stop sur de longues distances, et je trouve ça à chaque fois assez drôle. Le sourire me vient assez facilement face à l’inhabituel de la situation et à la réaction des passants. Beaucoup de gens se parquent à côté de la déchetterie, amènent leurs poubelles ou différents déchets recyclés, puis repartent. Un homme de retour à se voiture, n’ayant visiblement pas pris le temps de lire notre écriteau, nous conseils de nous rendre à la route principale : nous y aurons plus de chance pour trouver une voiture pour nous prendre en stop. Je lui lance : - C’est pas une voiture qu’on cherche, mais un hébergement pour la nuit ! - Ah d’accord, carrément ! Bonne chance. Vient un moment où une dame apparait à vélo dans notre champ de vision depuis la droite. Elle ne roule pas vite car elle est accompagnée de sa petite fille qui n’est pas encore très rapide sur deux roues. Elle passe à quelques mètres devant nous en nous regardant d’un air intrigué. Elle a vu que nous avions un panneau sur lequel est un inscrit une demande, mais elle ne le lit pas. Je la salue toujours souriant et elle nous répond avant de poursuivre sur quelques mètres. Je la suis du regard un instant puis redirige mon attention sur le parking de la déchetterie. Trouverons-nous des gens spontanément ouvert à nous accueillir chez eux ce soir ? Puis mon attention se replace sur la dame à vélo qui s’est arrêté à quelques mètres. Je n’ose pas encore croire à ce que je pense. Après tout, elle s’est peut-être arrêtée pour n’importe quelle raison que nous ne connaissons pas. Elle se retourne et nous demande : - Qu’est-ce qui est écrit sur votre panneau ? Je lui explique qui nous sommes et le voyage que nous avons amorcé vers Compostelle en Espagne. Je continue en disant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Il est d’autant plus important que nous soyons à couvert car de la pluie est annoncée pour la soirée. Nous discutons quelques instants puis notre interlocutrice nous informe que leur maison est actuellement en travaux, notamment au salon. Si elle nous accueille ce serait dans une maison en chantier. Nous lui expliquons que nous sommes tout sauf exigeants et que nous serions tout à fait enchantés de pouvoir être reçu chez elle. Entre-temps sa fille qui avait pris de l’avance à vélo a fait demi-tour et nous à rejoint. Elle écoute notre conversation d’un air concentré. La dame conclus en disant qu’elle va rejoindre sa maison à vélo avec sa fille et se concerter avec son mari avant de venir nous rechercher. Très bien, nous attendrons. Youpi ! On dirait que la chance nous sourit. Après une deuxième journée un peu mitigée en termes de rencontres généreuses, nous nous rattrapons aujourd’hui. Très peu de temps après, une autre dame avec deux petits garçons vient nous aborder. Elle nous a vus discuter avec la dame à vélo, et nous pose également des questions sur notre voyage. Nous lui disons que nous allons probablement être accueillis chez cette dernière qui est allé en parler à son mari avant de revenir. Notre nouvelle interlocutrice d’origine italienne est sympathique. Elle nous dit qu’elle habite dans un petit appartement avec son mari et ses deux fils. Malgré le peu de place nous pourrions éventuellement trouver accueil chez eux ce soir si notre hôte devait se désister. Waouh, quel enchainement de rencontres positives d’un seul coup ! Merci beaucoup. Si nous sommes encore là ce soir parce que notre hôte se serait désistée, ce serait avec plaisir !
Une voiture se gare à quelques mètres de nous dans le parking de la déchetterie communale. A son volant, la dame que nous avons croisée à vélo quelques minutes plus tôt. Elle nous informe que nous pouvons passer la nuit chez elle, mais que comme annoncé précédemment, le rez-de-chaussée est en travaux et qu’il ne faudra pas trop être étonné. Nous la remercions d’avance et chargeons nos sac à dos dans la voiture et nous mettons en route. Nous arrivons peu de temps après dans un petit quartier de villas. Nous nous arrêtons devant sa maison et sortons nos affaires. Son mari nous accueille d’un ton jovial. Au fait, nous sommes Oscar et Stephan, nous ne nous étions encore que présentés comme « des pèlerins sur le chemin de Compostelle » sans préciser notre nom. Nos hôtes s’appellent Gil et Angela. Merci pour l’accueil ! Nous retrouvons également la petite fille à vélo que nous avons déjà rencontrée tout à l’heure, ainsi que sa grande sœur. La plus jeune explique que nous entreprenons un long voyage à pied et que nous cherchons chaque jour un endroit où passer la nuit. Elle a un sourire de petite gamine dont il manque quelques dents de lait récemment tombées. Les deux sœurs ont sept et treize ans, elles s’appellent respectivement Lya et Tehora. Nous posons nos affaires dans un salon vide, dont les meubles et la décoration ont été entreposés sur la terrasse couverte durant les travaux de peinture. Le lendemain, il nous faudra libérer l’espace avant 7h30 du matin pour laisser la place aux travailleurs. Pas de problème, nous sommes tellement reconnaissant de pouvoir dormir à l’intérieur que nous n’allons bien évidemment pas être exigent en quoi que ce soit ! Nos hôtes nous proposent un jus de pomme frais, qui est tout simplement délicieux. Il s’écoule à travers ma gorge en me revitalisant de l’intérieur. Je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié un jus de pomme qu’après une journée de marche comme celle-là. Nous discutons autour du petit bar qui avoisine la cuisine où Angela qui n’était qu’une passante anonyme il y a quelques minutes commence à préparer le repas du soir. Nous résumons notre début d’aventure, et je me rends compte que nous marchons depuis déjà trois jours. Cela peut paraître court mais avec notre recherche d’hébergement non-concluante d’hier soir et notre chasse à la nourriture à travers Nyon ce matin, je n’avais pas réalisé que ce laps de temps s’était déjà écoulé depuis notre départ depuis la cathédrale de Lausanne. J’ai souvent entendu que ce sont les trois premiers jours de suite de pratique d’un sport qui sont difficile pour le corps (par exemple pour le ski). Au-delà de cette période, le corps s’habitue à cet effort régulier. Il nous reste environ 97 jours ou moins de 1’900 km de marche jusqu’à Compostelle selon mon estimation, et nous commençons à être rodé ! Nos hôtes nous proposent d’utiliser la douche qui se trouve au premier étage, chose que nous acceptons avec plaisir. Plus tard nous pourrons même mettre notre linge sale à la machine et au séchoir pour pouvoir le remporter comme neuf le lendemain. Après la douche, et toujours en papotant autour du bar, Gil nous demande si notre pèlerinage nous devait nous empêcher de boire un petit coup de vin. Pas du tout, nous commençons même à être des habitués ! Une bouteille de vin blanc est ouverte et des cacahuètes viennent accompagner l’apéritif. Nous nous sommes tellement contentés de peu ces deux derniers jours, que le jus de pomme suivi du vin et des cacahuètes aurait presque suffit à nous remplir le ventre pour aller dormir. Mais nous nous réjouissons quand même au moment de passer à table. Nous avons droit à une généreuse salade mêlée suivi de pâtes à la sauce tomate et au thon, tout cela accompagné de vin rouge. Miam, quel délice ! Au moment où je rédige ces lignes, j’en ai encore l’eau à la bouche… Durant le repas, nous entendons le bruit d’un orage qui éclate et se rapproche avant de laisser place à la pluie. Nous nous rappelons de la chance que nous avons en étant reçu chez cette famille pour la nuit. Oscar raconte comment nous nous y sommes pris au restaurant Migros de Nyon pour nous nourrir à midi. Je suis un peu gêné lorsque je l’entends raconter la scène mais je ne peux me retenir de lâcher un rire, d’abord un peu nerveux puis ensuite plus décontracté. L’anecdote ne manque pas de faire rire les deux sœurs et apporte une atmosphère détendue au repas. Cela nous mène à discuter de la manière dont fonctionne la société où tout s’achète et se vend. J’explique que c’est avec l’idée d’échapper au système monétaire et ses règles durant un certain temps que j’ai voulu initier ce voyage. C’est osé, mais je ne pense pas, en voyageant ainsi, abuser de la bonté des gens que je rencontre en sollicitant leur aide spontanément. Bien que je ne donne pas d’argent en échange de ce qu’ils m’offrent, je pense leur apporter en échange ma bonne humeur, ma présence et mes récits et anecdotes de voyage. Cela deviendra particulièrement vrai plus j’approcherai de la ville de Santiago de Compostela en traversant la France puis l’Espagne, où je me présenterai ensuite comme « un peregrino venido a pied desde Suiza.... ».
Plus tard, nos hôtes nous proposent de prendre le petit-déjeuner avec eux le lendemain matin avant que n’arrivent les travailleurs et que nous ne reprenions la route. Nous acceptons volontiers, je suis presque même gêné lorsqu’il nous est demandé ce que nous mangeons habituellement le matin… En fin de soirée, nous installons nos tapis de sol et sacs de couchage sur le sol du salon pour y passer la nuit. Nos hôtes nous informent qu’ils s’absentent quelques minutes pour aller faire leurs adieux à des voisins qui vont partir en voyage le lendemain. Je suis étonné de la confiance que l’on nous témoigne en nous laissant seul dans leur maison. Une fois couché, je pense à la chance que nous avons eue en rencontrant Angela sur le parking de la déchetterie, et à l’agréable soirée que nous avons passée ensemble avec son mari et ses deux filles. Je remercie l’Univers pour cette « coïncidence » et souhaite que le voyage se poursuive sur cette lancée.
Durant la nuit je ne dors pas très bien. Je fais des rêves étranges. J’essaie de bouger et de me réveiller pour que cela s’arrête. Une fois réveillé je n’ose pas faire de mouvement sur mon petit tapis de sol. Les cauchemars que je viens d’avoir sont encore dans l’air et il me faut un certain temps avant d’oser refermer les yeux et me rendormir.
Si vous avez pris le temps de lire cet extrait qui constitue un des chapitres de mon livre qui est en cours de rédaction, je vous invite à me donner un petit feedback. Que ce soit au niveau du style d'écriture, de l'accroche, etc. Je n'ai jamais écris de livre et suis ouvert à vos critiques positives ou négatives.
Amicalement.
Stephan Pèlerin venu à pied depuis la Suisse Peregrino venido a pie desde Suiza
Salut à tous !
Au début du printemps de l'année passé (avril 2013) je suis parti à pied sur le chemin de St-Jacques de Compostelle depuis Lausanne en Suisse. A ce moment, j'ai 23 ans, je viens de terminer mes études en tourisme et suis en ce que l'on appelle "année sabbatique" (année de congé que l'on prend à la fin de ses études pour voyager et prendre du recule). Je décide de façon toute à fait irrationnelle en l'espace de 3-4 semaines de partir sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et d'y expérimenter le détachement matériel et monétaire.
Je pars sans montre, sans téléphone portable, sans rasoir à barbe (oui ça me fera une sacrée barbe au final !), sans carte bancaire et avec un montant de ~500€ pour un voyage estimé à 100 jours de marche sur ~2'000 kilomètres. Je n'ai évidemment pas de billet de retour depuis Compostelle car je ne sais pas à quel moment j'atteindrai le kilomètre 0 du chemin. Et j'embarque un pote dans l'aventure qui m'accompagnera jusqu'au Puy-en-Velay (à 18 jours de marche, 430 kilomètres).
J'arrive à Compostelle après 90 jours de marche, 2'200 kilomètres parcourus (j'ai fait un petit détour en chemin) et 350€ en poche (oui le chemin est magique, je peux très bien vivre sans argent durant des périodes d'une semaine/dix jours)...
Aujourd'hui, 16 mois après mon retour en Suisse, je suis en train de rédiger un livre sur cette aventure à la fois humaine et spirituelle, difficile à vivre et magique, vallonnée et régulière. Je vous en propose ici un extrait. Nous en sommes à notre troisième jour de marche. Nous avons passé la nuit au bord du lac Léman en Suisse, entre Lausanne et Genève, et n'avons plus de provisions de nourriture...
Le lendemain matin je suis réveillé par les rayons du soleil et le clapotis des vagues contre le bord du lac. C’est plutôt agréable comme sensation. Je me sens étonnement bien malgré les vingt-cinq kilomètres de marche que nous avons parcours la veille presque contre notre gré. J’ai aussi passé une bonne nuit de sommeil. Je pense que l’air frais sur mon visage – même si initialement je craignais de dormir dehors – à fait énormément de bien à mon corps. Je pensais me lever courbaturé de douleur pour avoir dormi par terre après la journée intense de la veille, mais il n’en est rien. Ce que je considérais à priori comme un échec (le fait de se retrouver dehors pour notre deuxième nuit de voyage) s’est révélé plutôt bénéfique au final. Je rédige mes « pages du matin » dans mon cahier de voyage alors qu’Oscar prépare un feu sauvage pour faire chauffer de l’eau dans une casserole qu’il a emportée dans son sac. Ce matin notre petit-déjeuner est composé exclusivement d’un thé servi dans une bouteille en plastique avec un peu de sucre. Nous avons les deux faims et sommes d’accord sur le fait qu’il faudra être plus efficace que la veille pour trouver de quoi se nourrir aujourd’hui. Nous prévoyons de faire un tour à travers Nyon et de nous présenter dans les boulangeries ou autre commerces d’alimentation pour demander du pain de la veille ou autres invendus. Nos sacs sont prêt et nous amorçons la monté depuis le bord du lac en direction du bourg. Nous arrivons sur une place d’où nous apercevons un apéritif en plein air avec tables, boissons, pâtisseries, fruits… Ni une ni deux je propose à Oscar que l’on essaie de s’y incruster. En arrivant nous sommes tout de suite remarqués par les personnes présentes, normal avec nos dégaines de pèlerins tout juste sorti du lit ! Je lance sur un ton amusé à un homme qui s’est tourné vers nous : - Vous acceptez aussi les pèlerins à votre apéro ? Il me répond en souriant que je dois m’adresser à leur maire – organisateur de l’événement – qui se situe à quelques mètres de lui. Je m’approche et reformule ma question. L’homme me répond un brin agacé que cet apéritif est organisé pour les collaborateurs de la mairie. Puis il ajoute, voyant que la question bien que posé sur le ton du rire est sérieuse (on doit quand même avoir l’air d’avoir faim j’imagine) : - Vous pouvez peut-être repasser à la fin de l’apéro, s’il reste quelque chose… Je lui réponds que ce serait avec plaisir et lui demande à quelle heure. - Vers les midis… Nous répond-t-il. Bien. Nous avons déjà au moins une option si nos recherches de nourriture à travers la petite ville devaient restées vaines jusque-là. Nous continuons notre chemin à travers Nyon et apercevons une boulangerie. Nous décidons de nous y rendre en expliquant que nous sommes des pèlerins sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et en demandant s’ils seraient d’accord de nous céder du pain de la veille ou autres invendus. Premier essai, première réponse négative : - Non, ce n’est pas quelque chose que nous faisons. Mince ! Bon continuons. Deuxième boulangerie : - Non, le pain de la veille ils viennent le chercher chaque soir à la fermeture. Un peu plus loin, nous tentons un troisième essai : même réponse que la deuxième… Un peu démoralisés nous nous décidons à attendre midi pour aller voir si le maire tiendra parole en nous donnant quelques restes de son apéro. En Suisse lors d’un apéro – qui plus est, organisé par l’Etat – normalement il y a toujours quelques restes.
A midi, nous sommes de retour sur la place de la mairie où nous retrouvons notre maire. Nous l’abordons en disant : - Re-bonjour, on est venu voir s’il y a quelques restes pour nous comme convenu… Le maire nous informe qu’il attend encore quelques collaborateurs mais nous propose une pomme et un jus de fruit. Ce n’est pas grand-chose, mais déjà de quoi mettre en route notre estomac. Nous nous mettons à discuter. Notre interlocuteur nous demande des détails de notre voyage. Depuis quand sommes-nous déjà en route ? Combien de kilomètres y a-t-il jusqu’à St-Jacques de Compostelle depuis ici, etc. Je réponds à ses questions et explique la dimension non-monétaire dans laquelle nous souhaitons réaliser notre voyage - d’où le fait que nous soyons venu quémander de quoi manger à cet apéritif. Oscar rajoute que nous avons passé la nuit au bord du lac avec comme seul petit-déjeuner un thé préparé sur un petit feu improvisé. Le maire étonné nous demande alors : - Et vous n’avez pas été inquiété sur la plage pour dormir ? Nous répondons naïvement : - Non, non. Il y avait bien quelques personnes sur la place jusqu’à minuit, mais nous n’avons pas été dérangés. - Quand je vais ai demandé si vous n’avez pas été inquiété je pensais à la police, parce que faire du camping sauvage sur la commune de Nyon c’est interdit normalement. Oups, nous avions un peu oublié que nous étions en face du maire en personne ! Mais il ne nous en veut pas. Il nous demande où nous allons passer la nuit suivante. Nous l’informons que nous allons reprendre la route en direction de Genève et que nous dormirons à plusieurs kilomètres d’ici… Au final, nous aurons encore droit à une pomme, mais rien de plus. Nous n’insistons pas et reprenons notre route à travers Nyon. Deux fruits et un jus ça n’est pas suffisant pour que nous quittions tout de suite la ville, surtout que nous ne savons pas si nous passerons par d’autres magasins d’alimentation prochainement. Je propose la solution d’urgence à Oscar : aller au restaurant Migros qui est en libre-service et nous servir à manger dans les assiettes de restes que les gens déposent dans les charriots de débarrassage à la fin de leur repas. Oscar valide ma proposition et nous voici sur place. Les restaurants Migros en Suisse sont des lieux peu compliqués. On peut s’y rendre pour boire un thé ou manger quelque chose en se servant soi-même au buffet et en passant à la caisse où l’on reçoit un ticket qui certifie que l’on a bien payé les éléments que l’on est en train de consommer. A la fin du repas, on prend son plateau et on l’amène sur des charriots que le personnel vient régulièrement changer lorsque ceux-ci sont pleins. Avec Oscar nous prenons place à une table et nous nous servons de deux verres d’eau du robinet dans des verres en plastiques qui sont à disposition gratuitement. Nous nous équipons également de deux fourchettes disponibles à la sortie des caisses pour la suite. Le plan est simple : nous sommes assis face-à-face, chacun guettant ce qui se passe dans une moitié du restaurant. Lorsqu’un client se lève pour débarrasser son plateau-repas, il s’agit d’identifier s’il y a des restes intéressants dans son assiette. Bien que l’idée vienne de moi, c’est Oscar qui passe à l’action en premier : il nous ramène une salade à peine touchée. C’est un bon début. Il me faut un peu de temps pour me mettre dans le bain, au début je suis encore trop freiné par le regard de gens. Mais au final nous prenons goût au jeu et enchaînons les restes laissés par les clients du self-service : assiette à frites à moitié mangée, carcasse de poulet encore bien garnie, légumes, encore des frites et du poulet… Nous passons plus ou moins inaperçu. En fait, je ne regarde pas autour de nous et je m’en fous de ce que pensent les gens. J’ai faim et il y a de bonnes choses à manger gratuitement. Ces aliments ont été payés donc il n’y a pas de raison de s’en priver. Nous restons une quinzaine de minutes sur place avant de nous éclipser…
En début d’après-midi nous quittons finalement Nyon en rigolant de vive voix en repesant à la manière dont nous nous y sommes pris pour assouvir notre faim. D’abord l’épisode avec le maire à qui nous avons raconté comme nous avons fait du camping sauvage sans autorisation sur sa commune, et puis ensuite la scène du restaurant Migros où nous avons joué aux piques assiettes. Aujourd’hui il faut beau pour la troisième journée consécutive mais la pluie est annoncé pour la soirée. Nous marcherons très probablement moins que la veille pour éviter de nous surmener, et commencerons nos recherches d’hébergement suffisamment tôt pour ne pas être surpris par la pluie.
Après quelques kilomètres, le chemin nous amène au travers d’un petit village dans lequel un magasin d’alimentation se présente. Quelques réserves de nourritures seraient bonnes à prendre, nous décidons donc d’y adresser notre demande malgré les nombreux refus que nous avons récemment essuyés en ville de Nyon. Oscar formule notre sollicitation à la caissière qui nous demande de patienter le temps d’appeler la propriétaire du magasin. Cette dernière se rapproche et je reformule notre demande. Après un bref instant, le temps de saisir notre demande apparemment inhabituelle, je vois les traits du visage de notre interlocutrice s’adoucir pour devenir un sourire. Elle nous répond par la positive et se dirige vers l’étagère de boulangerie. Elle emballe quatre croissants dans un petit sachet en papier, avant de continuer vers les rayons des fruits où elle emballe cette fois deux oranges, deux pommes, deux bananes. - Voilà et bonne route. Nous la remercions chaleureusement avant de nous diriger vers la sortie. Dans le magasin, des clients nous jettent des regards mêlés de curiosité et d’étonnement. C’est un étrange sentiment pour moi, je suis un peu gêné mais ça va. Je suis surtout très touché par la générosité dont a fait preuve inconditionnellement cette dame. Son geste me va droit au cœur. Arrivé dehors, nous nous exclamons : - Purée comment ça fait trop plaisir ! - T’as vu comment ça s’est passé ? Au début je pensais qu’on allait se prendre un refus dans la tronche, mais la proprio était trop sympa ! - On a quatre croissants et six fruits mec. C’est la fête ! Toutefois, avant de nous mettre à manger, nous décidons de marcher une certaine distance pour ne pas que l’on nous voit nous goinfrer directement à côté du magasin. Nous ne voulons pas avoir une attitude qui pourrait paraître irrespectueuse. Nous passons la suite de l’après-midi sans nous presser, faisant une pause pour profiter de ce que nous avons reçu à manger et prévoyant de guetter les occasions où nous pourrions nous mettre à chercher un endroit où passer la nuit. Nous voulons éviter à tout prix le scénario d’hier qui nous a poussés à dépasser largement les 20 kilomètres de marche, sans savoir réellement où nous voulions nous arrêter pour la nuit.
Aux alentours des 17 heures, nous arrivons à Commugny, un petit village du canton de Vaud peu avant de passer sur le sol genevois. Nous passons à côté d’une église devant laquelle se trouve un sceau pour les pèlerins. Nous tamponnons notre carnet et nous arrêtons pour réfléchir. Est-ce que nous commençons nos recherches d’hébergement ici ? C’est qu’il n’y a pas grand monde dans les parages et nous ne nous voyons pas aller sonner chez des gens pour leurs demander l’hospitalité… Nous décidons de faire un tour dans le coin pour voir si nous trouvons un endroit du village plus fréquenté où nous pourrions éventuellement aborder des gens afin de les solliciter comme hospitaliers spontanés.
Après avoir un peu marché nous arrivons dans ce qui semble être le centre du village. Le bâtiment communal s’y situe ainsi que la déchetterie qui crée beaucoup d’aller et venue de gens qui viennent amener leurs déchets. Nous abordons une dame. Nous nous présentons en expliquant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Elle nous informe qu’il existe un accueil jacquaire dans le village. Il s’agit de gens qui accueillent bénévolement les pèlerins chez eux en offrant un repas, une place où dormir ainsi qu’un petit-déjeuner. Avant de partir, le pèlerin paie un montant qu’il détermine lui-même en fonction de sa bonne-volonté. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui pratique l’accueil jacquaires chez eux. Néanmoins, vu la manière dont nous avons décidé de voyager, c'est-à-dire sans dépenser d’argent en dehors des cas d’urgence, il ne serait pas honnête de nous rendre dans un accueil jacquaire sans laisser d’argent derrière nous après notre séjour. Nous remercions donc la dame de nous avoir donné ces informations, mais nous allons poursuivre nos recherches en comptant plutôt sur l’envie spontanée de quelqu’un de nous accueillir chez lui ou de nous offrir un endroit où passer la nuit, même s’il ne porte pas l’étiquette « accueil jacquaire » écrit sur son front. L’hospitalité ne devrait selon moi pas être détenu par certaines personnes en particuliers, même si celle-ci sont des habitués des pèlerins. Au contraire, je constaterai même plus tard lors de mon voyage, que l’on a souvent les meilleures échanges et discutions avec des personnes qui ne sont justement pas des habituées des pèlerins et qui sont beaucoup plus curieux et attentifs aux anecdotes de voyage que l’on a à leurs raconter. Plutôt que d’aborder chaque passant, et de risquer de nous voir indiquer l’accueil jacquaire dont nous connaissons déjà l’existence à chaque fois, nous optons une nouvelle fois pour un écriteau. Je décide d’en créer un nouveau, plus grand cette fois sur lequel j’inscrirai la même phrase que la première fois : « pèlerins aimables cherchent hébergement pour la nuit ». Pour le support, je déniche un morceau de carton de la déchetterie à côté de laquelle nous nous trouvons, et je m’applique pour présenter une belle écriture, qui donnera envie à n’importe qui de nous ouvrir la porte pour la nuit ! Nous sommes assis là avec nos sacs à dos de pèlerins et la coquille St-Jacques d’Oscar bien visible à nos côtés. Je tiens notre écriteau de recherche d’hébergement dans les mains et affiche un sourire plutôt naturel. Je me suis déjà souvent retrouvé dans des situations où je m’affiche avec un panneau pour faire du stop sur de longues distances, et je trouve ça à chaque fois assez drôle. Le sourire me vient assez facilement face à l’inhabituel de la situation et à la réaction des passants. Beaucoup de gens se parquent à côté de la déchetterie, amènent leurs poubelles ou différents déchets recyclés, puis repartent. Un homme de retour à se voiture, n’ayant visiblement pas pris le temps de lire notre écriteau, nous conseils de nous rendre à la route principale : nous y aurons plus de chance pour trouver une voiture pour nous prendre en stop. Je lui lance : - C’est pas une voiture qu’on cherche, mais un hébergement pour la nuit ! - Ah d’accord, carrément ! Bonne chance. Vient un moment où une dame apparait à vélo dans notre champ de vision depuis la droite. Elle ne roule pas vite car elle est accompagnée de sa petite fille qui n’est pas encore très rapide sur deux roues. Elle passe à quelques mètres devant nous en nous regardant d’un air intrigué. Elle a vu que nous avions un panneau sur lequel est un inscrit une demande, mais elle ne le lit pas. Je la salue toujours souriant et elle nous répond avant de poursuivre sur quelques mètres. Je la suis du regard un instant puis redirige mon attention sur le parking de la déchetterie. Trouverons-nous des gens spontanément ouvert à nous accueillir chez eux ce soir ? Puis mon attention se replace sur la dame à vélo qui s’est arrêté à quelques mètres. Je n’ose pas encore croire à ce que je pense. Après tout, elle s’est peut-être arrêtée pour n’importe quelle raison que nous ne connaissons pas. Elle se retourne et nous demande : - Qu’est-ce qui est écrit sur votre panneau ? Je lui explique qui nous sommes et le voyage que nous avons amorcé vers Compostelle en Espagne. Je continue en disant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Il est d’autant plus important que nous soyons à couvert car de la pluie est annoncée pour la soirée. Nous discutons quelques instants puis notre interlocutrice nous informe que leur maison est actuellement en travaux, notamment au salon. Si elle nous accueille ce serait dans une maison en chantier. Nous lui expliquons que nous sommes tout sauf exigeants et que nous serions tout à fait enchantés de pouvoir être reçu chez elle. Entre-temps sa fille qui avait pris de l’avance à vélo a fait demi-tour et nous à rejoint. Elle écoute notre conversation d’un air concentré. La dame conclus en disant qu’elle va rejoindre sa maison à vélo avec sa fille et se concerter avec son mari avant de venir nous rechercher. Très bien, nous attendrons. Youpi ! On dirait que la chance nous sourit. Après une deuxième journée un peu mitigée en termes de rencontres généreuses, nous nous rattrapons aujourd’hui. Très peu de temps après, une autre dame avec deux petits garçons vient nous aborder. Elle nous a vus discuter avec la dame à vélo, et nous pose également des questions sur notre voyage. Nous lui disons que nous allons probablement être accueillis chez cette dernière qui est allé en parler à son mari avant de revenir. Notre nouvelle interlocutrice d’origine italienne est sympathique. Elle nous dit qu’elle habite dans un petit appartement avec son mari et ses deux fils. Malgré le peu de place nous pourrions éventuellement trouver accueil chez eux ce soir si notre hôte devait se désister. Waouh, quel enchainement de rencontres positives d’un seul coup ! Merci beaucoup. Si nous sommes encore là ce soir parce que notre hôte se serait désistée, ce serait avec plaisir !
Une voiture se gare à quelques mètres de nous dans le parking de la déchetterie communale. A son volant, la dame que nous avons croisée à vélo quelques minutes plus tôt. Elle nous informe que nous pouvons passer la nuit chez elle, mais que comme annoncé précédemment, le rez-de-chaussée est en travaux et qu’il ne faudra pas trop être étonné. Nous la remercions d’avance et chargeons nos sac à dos dans la voiture et nous mettons en route. Nous arrivons peu de temps après dans un petit quartier de villas. Nous nous arrêtons devant sa maison et sortons nos affaires. Son mari nous accueille d’un ton jovial. Au fait, nous sommes Oscar et Stephan, nous ne nous étions encore que présentés comme « des pèlerins sur le chemin de Compostelle » sans préciser notre nom. Nos hôtes s’appellent Gil et Angela. Merci pour l’accueil ! Nous retrouvons également la petite fille à vélo que nous avons déjà rencontrée tout à l’heure, ainsi que sa grande sœur. La plus jeune explique que nous entreprenons un long voyage à pied et que nous cherchons chaque jour un endroit où passer la nuit. Elle a un sourire de petite gamine dont il manque quelques dents de lait récemment tombées. Les deux sœurs ont sept et treize ans, elles s’appellent respectivement Lya et Tehora. Nous posons nos affaires dans un salon vide, dont les meubles et la décoration ont été entreposés sur la terrasse couverte durant les travaux de peinture. Le lendemain, il nous faudra libérer l’espace avant 7h30 du matin pour laisser la place aux travailleurs. Pas de problème, nous sommes tellement reconnaissant de pouvoir dormir à l’intérieur que nous n’allons bien évidemment pas être exigent en quoi que ce soit ! Nos hôtes nous proposent un jus de pomme frais, qui est tout simplement délicieux. Il s’écoule à travers ma gorge en me revitalisant de l’intérieur. Je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié un jus de pomme qu’après une journée de marche comme celle-là. Nous discutons autour du petit bar qui avoisine la cuisine où Angela qui n’était qu’une passante anonyme il y a quelques minutes commence à préparer le repas du soir. Nous résumons notre début d’aventure, et je me rends compte que nous marchons depuis déjà trois jours. Cela peut paraître court mais avec notre recherche d’hébergement non-concluante d’hier soir et notre chasse à la nourriture à travers Nyon ce matin, je n’avais pas réalisé que ce laps de temps s’était déjà écoulé depuis notre départ depuis la cathédrale de Lausanne. J’ai souvent entendu que ce sont les trois premiers jours de suite de pratique d’un sport qui sont difficile pour le corps (par exemple pour le ski). Au-delà de cette période, le corps s’habitue à cet effort régulier. Il nous reste environ 97 jours ou moins de 1’900 km de marche jusqu’à Compostelle selon mon estimation, et nous commençons à être rodé ! Nos hôtes nous proposent d’utiliser la douche qui se trouve au premier étage, chose que nous acceptons avec plaisir. Plus tard nous pourrons même mettre notre linge sale à la machine et au séchoir pour pouvoir le remporter comme neuf le lendemain. Après la douche, et toujours en papotant autour du bar, Gil nous demande si notre pèlerinage nous devait nous empêcher de boire un petit coup de vin. Pas du tout, nous commençons même à être des habitués ! Une bouteille de vin blanc est ouverte et des cacahuètes viennent accompagner l’apéritif. Nous nous sommes tellement contentés de peu ces deux derniers jours, que le jus de pomme suivi du vin et des cacahuètes aurait presque suffit à nous remplir le ventre pour aller dormir. Mais nous nous réjouissons quand même au moment de passer à table. Nous avons droit à une généreuse salade mêlée suivi de pâtes à la sauce tomate et au thon, tout cela accompagné de vin rouge. Miam, quel délice ! Au moment où je rédige ces lignes, j’en ai encore l’eau à la bouche… Durant le repas, nous entendons le bruit d’un orage qui éclate et se rapproche avant de laisser place à la pluie. Nous nous rappelons de la chance que nous avons en étant reçu chez cette famille pour la nuit. Oscar raconte comment nous nous y sommes pris au restaurant Migros de Nyon pour nous nourrir à midi. Je suis un peu gêné lorsque je l’entends raconter la scène mais je ne peux me retenir de lâcher un rire, d’abord un peu nerveux puis ensuite plus décontracté. L’anecdote ne manque pas de faire rire les deux sœurs et apporte une atmosphère détendue au repas. Cela nous mène à discuter de la manière dont fonctionne la société où tout s’achète et se vend. J’explique que c’est avec l’idée d’échapper au système monétaire et ses règles durant un certain temps que j’ai voulu initier ce voyage. C’est osé, mais je ne pense pas, en voyageant ainsi, abuser de la bonté des gens que je rencontre en sollicitant leur aide spontanément. Bien que je ne donne pas d’argent en échange de ce qu’ils m’offrent, je pense leur apporter en échange ma bonne humeur, ma présence et mes récits et anecdotes de voyage. Cela deviendra particulièrement vrai plus j’approcherai de la ville de Santiago de Compostela en traversant la France puis l’Espagne, où je me présenterai ensuite comme « un peregrino venido a pied desde Suiza.... ».
Plus tard, nos hôtes nous proposent de prendre le petit-déjeuner avec eux le lendemain matin avant que n’arrivent les travailleurs et que nous ne reprenions la route. Nous acceptons volontiers, je suis presque même gêné lorsqu’il nous est demandé ce que nous mangeons habituellement le matin… En fin de soirée, nous installons nos tapis de sol et sacs de couchage sur le sol du salon pour y passer la nuit. Nos hôtes nous informent qu’ils s’absentent quelques minutes pour aller faire leurs adieux à des voisins qui vont partir en voyage le lendemain. Je suis étonné de la confiance que l’on nous témoigne en nous laissant seul dans leur maison. Une fois couché, je pense à la chance que nous avons eue en rencontrant Angela sur le parking de la déchetterie, et à l’agréable soirée que nous avons passée ensemble avec son mari et ses deux filles. Je remercie l’Univers pour cette « coïncidence » et souhaite que le voyage se poursuive sur cette lancée.
Durant la nuit je ne dors pas très bien. Je fais des rêves étranges. J’essaie de bouger et de me réveiller pour que cela s’arrête. Une fois réveillé je n’ose pas faire de mouvement sur mon petit tapis de sol. Les cauchemars que je viens d’avoir sont encore dans l’air et il me faut un certain temps avant d’oser refermer les yeux et me rendormir.
Si vous avez pris le temps de lire cet extrait qui constitue un des chapitres de mon livre qui est en cours de rédaction, je vous invite à me donner un petit feedback. Que ce soit au niveau du style d'écriture, de l'accroche, etc. Je n'ai jamais écris de livre et suis ouvert à vos critiques positives ou négatives.
Amicalement.
Stephan Pèlerin venu à pied depuis la Suisse Peregrino venido a pie desde Suiza
Texte bozo: "Un méchant hippopotame" (Mali) English translation pending
« Un méchant hippopotame »
Voici un conte bozo : l'histoire de Diokole Sembe, chasseur bozo, qui est appelé à sauver un village d'un hippopotame en colère. Homme courageux, Diokole s'oppose à l'animal ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Un méchant hippopotame
Un méchant hippopotame vivait au bord du fleuve de Konna. Chaque jour, quand les gens retournent chez eux à la maison, l’hippopotame remonte pour brouter et détruire tout le riz des périmètres. Chaque pirogue qui passe est aussi menacée. Quand il atteint la pirogue, il la détruit et tue les passagers. Compte tenu de cette situation, les gens de Konna sont allés à Diomoda voir le nommé Diokole Sembe. Diokole est un grand chasseur qui n’a jamais eu peur de l’hippopotame. Il a un fusil. Ses yeux, face aux yeux de l’hippopotame, ses morceaux de viande iront dans le canari. Les gens de Konna ont pris une autorisation de chasse aux Eaux et Forêts (1) de Mopti qu‘ils ont remise à Diokole. Celui-ci s’est bien préparé pour prendre la route de Konna. A son arrivée, les gens de Konna l’ont embarqué dans une pirogue pour lui montrer le lieu où se trouve l’hippopotame. Le même instant, ils se sont vus. L’hippopotame s’est fâché, est devenu furieux et s’est rué sur Diokole. Diokole le visa bien et tira. L’hippopotame se renversa. Les gens sont allés l’encercler. On n’entend que Sembe, Sembe... On ne voyait que des haches et des couteaux sur l’hippopotame. En un instant, l’hippopotame a été totalement déchiqueté. Ses morceaux de viande ont été distribués. Chacun est parti avec sa part dans son village. Diokole dit : « Quand un hippopotame devient méchant, sa viande sera dans le canari. »
(1) Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF) au Mali, dénommée « Eaux et Forêts », sert à veiller à la gestion durable des forêts et de la faune
– texte glosé :
Sòwò nyon sòwò – nyon hippopotame – méchant Un méchant hippopotame
Sòwò nyon kondoga Kòna jii laa. sòwò – nyon – kondo-ga – Kòna – jii – laa hippo – méchant – rester-PFF – Konna – fleuve – à Un méchant hippopotame vivait au bord du fleuve de Konna.
Taran saan, nyimire nan so e kan, taran – saan – nyimire – nan – so – e – kan jour – tous – gens – SBJ – retourner – eux – chez Chaque jour, quand les gens retournent chez eux à la maison,
sòwò ga bie diikuduga dia. sòwò – ga bie – diiku-duga – dia hippo – FUT – digue autour d'un champ-riz – manger l’hippopotame remonte pour brouter
A ga a tawa tuò ni, be a saan main. a – ga – a – tawa – tuò – ni– be – a – saan – main il – COP – ses – pieds – terre – dans – CONV – le – tout – détruire et détruire tout le riz des périmètres.
Kiin mon nan pò kiè, sòwò nyon gu ga a tònya. kiin – mon – nan – pò – kiè – sòwò – nyon – gu – ga – a – tònya pirogue – REL – SBJ – ? – passer – hippo – méchant – DEF – IPF – le – menacer Chaque pirogue qui passe est aussi menacée.
A na n den a pa, a ga a kaa, be a nyimire waa. a – na – n den – a – pa – a – ga – a – kaa – be – a – nyimire – waa il – COND – attraper – la – à – il – IPF – la – détruire – CONV – ses – passagers – tuer Quand il atteint la pirogue, il la détruit et tue les passagers.
Nyon kuma Kònange so Jòmada Jòkòlè Senbe kan. nyon – kuma – Kòna-nge – so – Jòmada – Jòkòlè Senbe – kan ceci – sur – Konna-PL – partir – Diomoda – Diokole Sembe – chez Compte tenu de cette situation, les gens de Konna sont allés à Diomoda voir le nommé Diokole Sembe.
Jòkòlè ga tiso ni, mon na kuan sòwò te. Jòkòlè – ga – tiso – ni – mon – na – kuan – sòwò – te Di. – COP – grand chasseur – COP – REL – IPFnég – s'angoisser – hippo – de Diokole est un grand chasseur qui n’a jamais eu peur de l’hippopotame.
Malfa ga a te, a nyòn sòwò nyòn, teu ga kòru ni. malfa – ga – a – te – a – nyòn – sòwò – nyòn – teu – ga – kòru – ni fusil – COP – lui – COP – son – oeil – hippo – oeil – viande – COP – canari – dans Il a un fusil. Ses yeux, face aux yeux de l’hippopotame, ses morceaux de viande iront dans le canari.
Kònange dòò degi osofòrè kan Sagan, be a dò Jòkòlè na. Kòna-nge – dòò – degi – osofòrè – kan – Sagan – be – a – dò – Jòkòlè – na Konna-PL – document – prendre – Eaux et Forêts – chez – Mopti – CONV – le – donner – Di. – à Les gens de Konna ont pris une autorisation de chasse aux Eaux et Forêts* de Mopti qu‘ils ont remise à Diokole.
Jòkòlè n paasè, a be Kòna sen kun. Jòkòlè – n paasè – a – be – Kòna – sen – kun Di. – se bien préparer – il – PFF – Konna – route – prendre Celui-ci s’est bien préparé pour prendre la route de Konna.
A kièna gu, Kònange be Jòkòlè sèini kiin ni a – kiè-na – gu – Kòna-nge – be – Jòkòlè – sèi-ni – kiin – ni il – arriver-PRT – DEF – Konna-PL – venir – Di. – attacher-CAUS – pirogue – dans A son arrivée, les gens de Konna l’ont embarqué dans une pirogue
be sòwò gu ton wasi. be – sòwò – gu – ton – wasi CONV – hippo – DEF – lieu – montrer pour lui montrer le lieu où se trouve l’hippopotame.
Nyon waati saan, e buò kai. nyon – waati – saan – e – buò – kai DEM – instant – même – ils – réc. – voir Le même instant, ils se sont vus.
Sòwò ponde, a girin, be n tegedò Jòkòlè munyamunya. sòwò – ponde – a – girin – be – n – tege – dò – Jòkòlè – munyamunya hippo – se fâcher – il – se précipiter – CONV – LOG – front – poser – Di. – de plaisir L’hippopotame s’est fâché, est devenu furieux et s’est rué sur Diokole.
A n malfa gu sima a te, a a sèi, sòwò gu so n tegetege. a – n – malfa – gu – sima – a – te – a – a – sèi – sòwò – gu – so – n tegetege il – LOG – fusil – DEF – viser – lui – sur – il – le – tirer – hippo – DEF – partir – se renverser Diokole le visa bien et tira. L’hippopotame se renversa.
Jamaa be tiè a pa. jamaa – be – tiè – a – pa foule – venir – s'unir – lui – autour Les gens sont allés l’encercler.
A na pò si miè kala Senbe Senbe. a – na – pò – si – miè – kala – Senbe – Senbe on – IPFnég – chose – NEG – entendre – sauf – Sembe – Sembe On n’entend que Sembe, Sembe...
Kònange ja sòwò kuma ten yen dauye ni. kònange – ja – sòwò – kuma – ten – yen – dau-ye – ni gens de Konna – monter – hippo – sur – hache – et – couteau-PL – avec On ne voyait que des haches et des couteaux sur l’hippopotame.
Waati ken, e sòwò saan kutu, be a teu kanya waati – ken – e – sòwò – saan – kutu – be – a – teu – kanya instant – 1 – ils – hippo – tout – dépecer – CONV – sa – viande – distribuer En un instant, l’hippopotame a été totalement déchiqueté. Ses morceaux de viande ont été distribués.
mon saan n pòn tien so nògu ni. mon – saan – n – pòn – tien – so – nògu – ni REL – tous – LOG – part – porter – aller – village – dans Chacun est parti avec sa part dans son village.
Jòkòlè yo : Sòwò nan kapa, a teu ga dòrò kòru ni. Jòkòlè – yo – sòwò – nan – kapa – a – teu – ga – dòrò – kòru – ni Di. – dire – hippo – SBJ – devenir pétulant – sa – viande – IPF – donner – canari – dans Diokole dit : « Quand un hippopotame devient méchant, sa viande sera dans le canari. »
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : CAUS = causatif ; COND = conditionnel ; CONV = connecteur entre verbaux ; COP = copule ; DEF = article défini ; DEM = adjectif démonstratif ; FUTpr = futur proche ; IPF = aspect imperfectif ; IPFnég = aspect imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; NEG = particule négative ; PL = marque du pluriel ; PRT = participe présent ; PFF = aspect perfectif ; REL = pronom rélatif ; SBJ = subjonctif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Voici un conte bozo : l'histoire de Diokole Sembe, chasseur bozo, qui est appelé à sauver un village d'un hippopotame en colère. Homme courageux, Diokole s'oppose à l'animal ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Un méchant hippopotame
Un méchant hippopotame vivait au bord du fleuve de Konna. Chaque jour, quand les gens retournent chez eux à la maison, l’hippopotame remonte pour brouter et détruire tout le riz des périmètres. Chaque pirogue qui passe est aussi menacée. Quand il atteint la pirogue, il la détruit et tue les passagers. Compte tenu de cette situation, les gens de Konna sont allés à Diomoda voir le nommé Diokole Sembe. Diokole est un grand chasseur qui n’a jamais eu peur de l’hippopotame. Il a un fusil. Ses yeux, face aux yeux de l’hippopotame, ses morceaux de viande iront dans le canari. Les gens de Konna ont pris une autorisation de chasse aux Eaux et Forêts (1) de Mopti qu‘ils ont remise à Diokole. Celui-ci s’est bien préparé pour prendre la route de Konna. A son arrivée, les gens de Konna l’ont embarqué dans une pirogue pour lui montrer le lieu où se trouve l’hippopotame. Le même instant, ils se sont vus. L’hippopotame s’est fâché, est devenu furieux et s’est rué sur Diokole. Diokole le visa bien et tira. L’hippopotame se renversa. Les gens sont allés l’encercler. On n’entend que Sembe, Sembe... On ne voyait que des haches et des couteaux sur l’hippopotame. En un instant, l’hippopotame a été totalement déchiqueté. Ses morceaux de viande ont été distribués. Chacun est parti avec sa part dans son village. Diokole dit : « Quand un hippopotame devient méchant, sa viande sera dans le canari. »
(1) Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF) au Mali, dénommée « Eaux et Forêts », sert à veiller à la gestion durable des forêts et de la faune
– texte glosé :
Sòwò nyon sòwò – nyon hippopotame – méchant Un méchant hippopotame
Sòwò nyon kondoga Kòna jii laa. sòwò – nyon – kondo-ga – Kòna – jii – laa hippo – méchant – rester-PFF – Konna – fleuve – à Un méchant hippopotame vivait au bord du fleuve de Konna.
Taran saan, nyimire nan so e kan, taran – saan – nyimire – nan – so – e – kan jour – tous – gens – SBJ – retourner – eux – chez Chaque jour, quand les gens retournent chez eux à la maison,
sòwò ga bie diikuduga dia. sòwò – ga bie – diiku-duga – dia hippo – FUT – digue autour d'un champ-riz – manger l’hippopotame remonte pour brouter
A ga a tawa tuò ni, be a saan main. a – ga – a – tawa – tuò – ni– be – a – saan – main il – COP – ses – pieds – terre – dans – CONV – le – tout – détruire et détruire tout le riz des périmètres.
Kiin mon nan pò kiè, sòwò nyon gu ga a tònya. kiin – mon – nan – pò – kiè – sòwò – nyon – gu – ga – a – tònya pirogue – REL – SBJ – ? – passer – hippo – méchant – DEF – IPF – le – menacer Chaque pirogue qui passe est aussi menacée.
A na n den a pa, a ga a kaa, be a nyimire waa. a – na – n den – a – pa – a – ga – a – kaa – be – a – nyimire – waa il – COND – attraper – la – à – il – IPF – la – détruire – CONV – ses – passagers – tuer Quand il atteint la pirogue, il la détruit et tue les passagers.
Nyon kuma Kònange so Jòmada Jòkòlè Senbe kan. nyon – kuma – Kòna-nge – so – Jòmada – Jòkòlè Senbe – kan ceci – sur – Konna-PL – partir – Diomoda – Diokole Sembe – chez Compte tenu de cette situation, les gens de Konna sont allés à Diomoda voir le nommé Diokole Sembe.
Jòkòlè ga tiso ni, mon na kuan sòwò te. Jòkòlè – ga – tiso – ni – mon – na – kuan – sòwò – te Di. – COP – grand chasseur – COP – REL – IPFnég – s'angoisser – hippo – de Diokole est un grand chasseur qui n’a jamais eu peur de l’hippopotame.
Malfa ga a te, a nyòn sòwò nyòn, teu ga kòru ni. malfa – ga – a – te – a – nyòn – sòwò – nyòn – teu – ga – kòru – ni fusil – COP – lui – COP – son – oeil – hippo – oeil – viande – COP – canari – dans Il a un fusil. Ses yeux, face aux yeux de l’hippopotame, ses morceaux de viande iront dans le canari.
Kònange dòò degi osofòrè kan Sagan, be a dò Jòkòlè na. Kòna-nge – dòò – degi – osofòrè – kan – Sagan – be – a – dò – Jòkòlè – na Konna-PL – document – prendre – Eaux et Forêts – chez – Mopti – CONV – le – donner – Di. – à Les gens de Konna ont pris une autorisation de chasse aux Eaux et Forêts* de Mopti qu‘ils ont remise à Diokole.
Jòkòlè n paasè, a be Kòna sen kun. Jòkòlè – n paasè – a – be – Kòna – sen – kun Di. – se bien préparer – il – PFF – Konna – route – prendre Celui-ci s’est bien préparé pour prendre la route de Konna.
A kièna gu, Kònange be Jòkòlè sèini kiin ni a – kiè-na – gu – Kòna-nge – be – Jòkòlè – sèi-ni – kiin – ni il – arriver-PRT – DEF – Konna-PL – venir – Di. – attacher-CAUS – pirogue – dans A son arrivée, les gens de Konna l’ont embarqué dans une pirogue
be sòwò gu ton wasi. be – sòwò – gu – ton – wasi CONV – hippo – DEF – lieu – montrer pour lui montrer le lieu où se trouve l’hippopotame.
Nyon waati saan, e buò kai. nyon – waati – saan – e – buò – kai DEM – instant – même – ils – réc. – voir Le même instant, ils se sont vus.
Sòwò ponde, a girin, be n tegedò Jòkòlè munyamunya. sòwò – ponde – a – girin – be – n – tege – dò – Jòkòlè – munyamunya hippo – se fâcher – il – se précipiter – CONV – LOG – front – poser – Di. – de plaisir L’hippopotame s’est fâché, est devenu furieux et s’est rué sur Diokole.
A n malfa gu sima a te, a a sèi, sòwò gu so n tegetege. a – n – malfa – gu – sima – a – te – a – a – sèi – sòwò – gu – so – n tegetege il – LOG – fusil – DEF – viser – lui – sur – il – le – tirer – hippo – DEF – partir – se renverser Diokole le visa bien et tira. L’hippopotame se renversa.
Jamaa be tiè a pa. jamaa – be – tiè – a – pa foule – venir – s'unir – lui – autour Les gens sont allés l’encercler.
A na pò si miè kala Senbe Senbe. a – na – pò – si – miè – kala – Senbe – Senbe on – IPFnég – chose – NEG – entendre – sauf – Sembe – Sembe On n’entend que Sembe, Sembe...
Kònange ja sòwò kuma ten yen dauye ni. kònange – ja – sòwò – kuma – ten – yen – dau-ye – ni gens de Konna – monter – hippo – sur – hache – et – couteau-PL – avec On ne voyait que des haches et des couteaux sur l’hippopotame.
Waati ken, e sòwò saan kutu, be a teu kanya waati – ken – e – sòwò – saan – kutu – be – a – teu – kanya instant – 1 – ils – hippo – tout – dépecer – CONV – sa – viande – distribuer En un instant, l’hippopotame a été totalement déchiqueté. Ses morceaux de viande ont été distribués.
mon saan n pòn tien so nògu ni. mon – saan – n – pòn – tien – so – nògu – ni REL – tous – LOG – part – porter – aller – village – dans Chacun est parti avec sa part dans son village.
Jòkòlè yo : Sòwò nan kapa, a teu ga dòrò kòru ni. Jòkòlè – yo – sòwò – nan – kapa – a – teu – ga – dòrò – kòru – ni Di. – dire – hippo – SBJ – devenir pétulant – sa – viande – IPF – donner – canari – dans Diokole dit : « Quand un hippopotame devient méchant, sa viande sera dans le canari. »
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : CAUS = causatif ; COND = conditionnel ; CONV = connecteur entre verbaux ; COP = copule ; DEF = article défini ; DEM = adjectif démonstratif ; FUTpr = futur proche ; IPF = aspect imperfectif ; IPFnég = aspect imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; NEG = particule négative ; PL = marque du pluriel ; PRT = participe présent ; PFF = aspect perfectif ; REL = pronom rélatif ; SBJ = subjonctif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Les Hmong (Vietnam) English translation pending
Il y a quelques mois, j'ai posté une discussion sur les hmongs, mais j'ai fait beaucoup de recherches depuis, y compris questionner sérieusement des hmong eux-mêmes (avec un petit problème ; il semblerait que seuls les chamans peuvent relater les vieilles traditions orales et les vieux chants, et, d'après la femme hmong d'un ami de Sapa, seuls les hommes les connaissent également, et en partie seulement. Donc, voilà le résultat de mes recherches actuelles. Vous etes cordialement invités à en rajouter !
ORIGINES ET HISTOIRE L’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à
transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales,
transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait
également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui
s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi »
des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le
rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre
pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse
saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de
2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent
au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait,
pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres,
par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux
du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme
des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que
les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais
surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de
la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Qiang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour
de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en
chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang,
Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des
habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour
du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien
qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe
Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à
côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3
lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau
appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos,
un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et
des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongV an !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent
également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes
portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français,
beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages
entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai », où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle
peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à
payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier
principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la
porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la
coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits
dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent
maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme
vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La
fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et
confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong,
mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong,
Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils
et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec
une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri
dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à
craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le
tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux
réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua -
un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent
entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de
cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à
accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu
depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets,
et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les
instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et
dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
ORIGINES ET HISTOIRE L’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à
transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales,
transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait
également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui
s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi »
des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le
rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre
pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse
saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de
2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent
au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait,
pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres,
par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux
du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme
des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que
les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais
surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de
la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Qiang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour
de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en
chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang,
Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des
habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour
du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien
qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe
Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à
côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3
lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau
appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos,
un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et
des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongV an !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent
également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes
portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français,
beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages
entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai », où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle
peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à
payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier
principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la
porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la
coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits
dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent
maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme
vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La
fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et
confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong,
mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong,
Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils
et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec
une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri
dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à
craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le
tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux
réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua -
un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent
entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de
cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à
accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu
depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets,
et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les
instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et
dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
Plans de vols United Airlines - USA English translation pending
Bonsoir,
Nous partons aux USA dans deux semaines avec la compagnie United Airlines.
Voici notre plan de vol.
Aller Vol Régulier (Durée voyage : 15h50 escales comprises) Départ : Paris Lundi 15 Septembre 2014 - 11:15 United Airlines UA 986 09h25 Eco Escale : Chicago Lundi 15 Septembre 2014 - 13:40 États-unis Aéroport: O'hare International (4h d’escale) UA 1158 Arrivée : Lundi 15 Septembre 2014 - 18:05 Los Angeles, États-unis Aéroport: International
Retour Vol Régulier (Durée voyage : 15h50 escales comprises) Départ : Mercredi 1 Octobre 2014 - 11:52 Los Angeles, États-unis Aéroport: International Terminal 7 United Airlines UA 341 01h34 Eco
Escale : Mercredi 1 Octobre 2014 - 14:45 San Francisco, États-unis Aéroport: International Terminal I UA 990 11h00 Eco Arrivée : Jeudi 2 Octobre 2014 - 10:45 (J+1) Paris, France Aéroport: Ch. De Gaulle
J'ai plusieurs questions :
Les avions sont-il confortables? J'en ai entendu dire du bon et du moins bon (flotte très bruyante parait-il?)
Concernant le vol aller : nous appréhendons l'escale à Chicago dans la mesure où elle est courte (4h au vu de l'aéroport qui semble immense) + il semble y avoir souvent des incidents climatiques dans cette région qui paralysent une partie des vols (lu sur voyageforum.com). Pensez-vous qu'il faille prévoir de gros retards ou ce n'est qu'un mythe?
Concernant le vol retour, il s'agit d'un vol avec escale: premier vol LA-SF puis SF-Paris. Est-il possible de se présenter directement au comptoir de l'aeroport de SF pour embarquer svp? Cela ne pose pas de problème concernant les bagages à enregistrer à l'aéroport? Nous aurons bien le droit à nos 23kgs chacun?
Je m'explique, nous avons 15 jours pleins sur place et nous souhaitons faire la boucle classique suivante: LA-Las Vegas-principaux parcs de l'ouest puis retour vers SF. Pensez-vous que c'est jouable niveau timing?
Le fait d'embarquer à SF (au lieu de LA sur le vol retour) nous permettrait d'éviter le trajet "California Dreamin" (SF vers LA); même si l'envie ne manque pas de le faire mais après 2300 miles, nous serons surement exténués et n'auront pas envie de faire un trajet routier que nous referons le jour suivant par avion.
Parallèllement à cela, nous avons un budget plutôt serré en terme de logement; Est-il possible de dormir dans une voiture familiale du type Chrysler 300 (principalement aux abords des parcs) svp? C'est autorisé? Y-a t-il des lieux indiqués (je pense au Grand Canyon, Brice Canyon, Monument Valley, Death Valley) pour garer sa voiture en toute sécurité svp?
Merci pour tous vos conseils avisés
Nous partons aux USA dans deux semaines avec la compagnie United Airlines.
Voici notre plan de vol.
Aller Vol Régulier (Durée voyage : 15h50 escales comprises) Départ : Paris Lundi 15 Septembre 2014 - 11:15 United Airlines UA 986 09h25 Eco Escale : Chicago Lundi 15 Septembre 2014 - 13:40 États-unis Aéroport: O'hare International (4h d’escale) UA 1158 Arrivée : Lundi 15 Septembre 2014 - 18:05 Los Angeles, États-unis Aéroport: International
Retour Vol Régulier (Durée voyage : 15h50 escales comprises) Départ : Mercredi 1 Octobre 2014 - 11:52 Los Angeles, États-unis Aéroport: International Terminal 7 United Airlines UA 341 01h34 Eco
Escale : Mercredi 1 Octobre 2014 - 14:45 San Francisco, États-unis Aéroport: International Terminal I UA 990 11h00 Eco Arrivée : Jeudi 2 Octobre 2014 - 10:45 (J+1) Paris, France Aéroport: Ch. De Gaulle
J'ai plusieurs questions :
Les avions sont-il confortables? J'en ai entendu dire du bon et du moins bon (flotte très bruyante parait-il?)
Concernant le vol aller : nous appréhendons l'escale à Chicago dans la mesure où elle est courte (4h au vu de l'aéroport qui semble immense) + il semble y avoir souvent des incidents climatiques dans cette région qui paralysent une partie des vols (lu sur voyageforum.com). Pensez-vous qu'il faille prévoir de gros retards ou ce n'est qu'un mythe?
Concernant le vol retour, il s'agit d'un vol avec escale: premier vol LA-SF puis SF-Paris. Est-il possible de se présenter directement au comptoir de l'aeroport de SF pour embarquer svp? Cela ne pose pas de problème concernant les bagages à enregistrer à l'aéroport? Nous aurons bien le droit à nos 23kgs chacun?
Je m'explique, nous avons 15 jours pleins sur place et nous souhaitons faire la boucle classique suivante: LA-Las Vegas-principaux parcs de l'ouest puis retour vers SF. Pensez-vous que c'est jouable niveau timing?
Le fait d'embarquer à SF (au lieu de LA sur le vol retour) nous permettrait d'éviter le trajet "California Dreamin" (SF vers LA); même si l'envie ne manque pas de le faire mais après 2300 miles, nous serons surement exténués et n'auront pas envie de faire un trajet routier que nous referons le jour suivant par avion.
Parallèllement à cela, nous avons un budget plutôt serré en terme de logement; Est-il possible de dormir dans une voiture familiale du type Chrysler 300 (principalement aux abords des parcs) svp? C'est autorisé? Y-a t-il des lieux indiqués (je pense au Grand Canyon, Brice Canyon, Monument Valley, Death Valley) pour garer sa voiture en toute sécurité svp?
Merci pour tous vos conseils avisés
Itinéraire de deux semaines au Laos en mars/avril 2015 English translation pending
Bonjour à tous chers voyageurs,
Je viens vers vous car j'entame une phase cruciale dans la préparation d'un voyage de six mois en Asie du Sud-Est. Au programme figure le Laos.... Je souhaiterais vous soumettre l'itinéraire que j'ai établi, et que vous me disiez si cela vous semble faisable sur une durée de 2 semaines. Le but du voyage est de passer un mois au total, en passant la moitié du temps chez des hôtes via du wwoofing ou helpx... donc au final, 2 semaines environ pour barouder...
- Arrivée par la frontière terrestre avec la Thailande à Chiang Kong / Huay Xai. - Remonter jusqu'à Phongsaly en passant par Luang Namtha - Descendre le mekong jusqu'à Luang Prabang - Visiter le parc National Phu Khao Khuay. au passage il y a il un interet particulier de passer par Vientiane et Nong Khai? - Descendre jusqu'à Paksé (bus ou train) - Certainement wwoofing sur le plateau des Bolovens - Puis descente jusqu'à la région des 4000 iles en passant par Champassak
Je souhaiterais par la suite rejoindre Hanoi... Dans ce cas, quel est le moyen pour remonter jusqu'à Luang Prabang ? Apparemment l'avion c'est possible, mais comment ca se passe autrement ? train, bus ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses qui me seront bien précieuses ;) Et longue vie au voyage !!!!
Je viens vers vous car j'entame une phase cruciale dans la préparation d'un voyage de six mois en Asie du Sud-Est. Au programme figure le Laos.... Je souhaiterais vous soumettre l'itinéraire que j'ai établi, et que vous me disiez si cela vous semble faisable sur une durée de 2 semaines. Le but du voyage est de passer un mois au total, en passant la moitié du temps chez des hôtes via du wwoofing ou helpx... donc au final, 2 semaines environ pour barouder...
- Arrivée par la frontière terrestre avec la Thailande à Chiang Kong / Huay Xai. - Remonter jusqu'à Phongsaly en passant par Luang Namtha - Descendre le mekong jusqu'à Luang Prabang - Visiter le parc National Phu Khao Khuay. au passage il y a il un interet particulier de passer par Vientiane et Nong Khai? - Descendre jusqu'à Paksé (bus ou train) - Certainement wwoofing sur le plateau des Bolovens - Puis descente jusqu'à la région des 4000 iles en passant par Champassak
Je souhaiterais par la suite rejoindre Hanoi... Dans ce cas, quel est le moyen pour remonter jusqu'à Luang Prabang ? Apparemment l'avion c'est possible, mais comment ca se passe autrement ? train, bus ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses qui me seront bien précieuses ;) Et longue vie au voyage !!!!
JR Pass au Japon English translation pending
Bonjour,
Pour un séjour comme celui décrit plus bas, est il intéressant de prendre un JR PASS ? 1er jour Tokyo 2e jour Tokyo 3e jour Tokyo 4e jour Tokyo 5e jour Tokyo 6e jour Kyoto 7e jour Kyoto 8e jour Kyoto 9e jour Kyoto 10e jour Kyoto 11e jour Tokyo 12e jour Tokyo
1er jour Tokyo 2e jour Tokyo 3e jour Tokyo 4e jour Tokyo 5e jour Tokyo
6e jour Kyoto 7e jour Kyoto 8e jour Kyoto 9e jour Kyoto 10e jour Kyoto
11e jour Tokyo 12e jour Tokyo
Merci pour vos réponses
Pour un séjour comme celui décrit plus bas, est il intéressant de prendre un JR PASS ? 1er jour Tokyo 2e jour Tokyo 3e jour Tokyo 4e jour Tokyo 5e jour Tokyo 6e jour Kyoto 7e jour Kyoto 8e jour Kyoto 9e jour Kyoto 10e jour Kyoto 11e jour Tokyo 12e jour Tokyo
1er jour Tokyo 2e jour Tokyo 3e jour Tokyo 4e jour Tokyo 5e jour Tokyo
6e jour Kyoto 7e jour Kyoto 8e jour Kyoto 9e jour Kyoto 10e jour Kyoto
11e jour Tokyo 12e jour Tokyo
Merci pour vos réponses
Trois semaines en Thaïlande en novembre ou janvier? English translation pending
Hello!
Je compte partir en Thaïlande avec ma copine d'ici quelques mois, et je me pose pas mal de questions:
Ma première interrogation, c'est sur le moment où y aller.
J'étais au départ plutôt motivé par novembre car:
- C'est censé être le début de la bonne saison (fraîche et sèche) sans être la"peak season" - Il y a le Loy Krathong, qui m'a l'air d'être une fête vraiment sympa à voir - C'est plus proche et je suis impatient :)
Mais voilà, j'ai vu sur certains sites que novembre pouvait encore être humide, en particulier dans le Sud. C'est vrai ? Du coup, l'alternative pour moi serait de partir en Janvier, mais cette fois c'est la haute saison...
J'ai cru comprendre que le principal intérêt du Sud, c'était les plages et la mer. Je sais apprécier une plage paradisiaque pendant une journée, mais je me lasse assez vite du farniente. Par contre, j'ai vraiment envie de faire du snorkeling, et il paraît qu'il y a des spots magnifiques dans le Sud. Est-ce que certains sont jouables mi-novembre ? Il paraît que la côte de la mer d'Andaman a une météo plus clémente à cette époque, il y a moyen de s'y faire plaisir, ou est-ce que c'est vraiment moins bien que Koh Tao ?
Bref, si vous aviez le choix, vous partiriez plutôt en novembre ou janvier ?
Autrement, on n'a pas encore de programme précis (on a le temps ^^) mais voilà en gros les trucs qu'on a envie de faire:
- une bonne grosse rando dans les montagnes au nord (sur plusieurs jours si possibles) - une expédition à Angkor au Cambodge sur quelques jours - Même si c'est cliché, je tiens à une promenade à dos d'éléphant.
Est-ce que vous avez des conseils sur des must-do en Thaïlande ? Des trucs qui sortent un peu des sentiers battus ? Admettons que le Sud soit impossible question météo, est-ce que trois semaines pour le Nord + Bangkok c'est beaucoup ? Est-ce qu'une plus grosse virée au Cambodge/ un passage au Laos vous paraîtraient plus pertinent ?
Merci d'avance :)
Florian
Je compte partir en Thaïlande avec ma copine d'ici quelques mois, et je me pose pas mal de questions:
Ma première interrogation, c'est sur le moment où y aller.
J'étais au départ plutôt motivé par novembre car:
- C'est censé être le début de la bonne saison (fraîche et sèche) sans être la"peak season" - Il y a le Loy Krathong, qui m'a l'air d'être une fête vraiment sympa à voir - C'est plus proche et je suis impatient :)
Mais voilà, j'ai vu sur certains sites que novembre pouvait encore être humide, en particulier dans le Sud. C'est vrai ? Du coup, l'alternative pour moi serait de partir en Janvier, mais cette fois c'est la haute saison...
J'ai cru comprendre que le principal intérêt du Sud, c'était les plages et la mer. Je sais apprécier une plage paradisiaque pendant une journée, mais je me lasse assez vite du farniente. Par contre, j'ai vraiment envie de faire du snorkeling, et il paraît qu'il y a des spots magnifiques dans le Sud. Est-ce que certains sont jouables mi-novembre ? Il paraît que la côte de la mer d'Andaman a une météo plus clémente à cette époque, il y a moyen de s'y faire plaisir, ou est-ce que c'est vraiment moins bien que Koh Tao ?
Bref, si vous aviez le choix, vous partiriez plutôt en novembre ou janvier ?
Autrement, on n'a pas encore de programme précis (on a le temps ^^) mais voilà en gros les trucs qu'on a envie de faire:
- une bonne grosse rando dans les montagnes au nord (sur plusieurs jours si possibles) - une expédition à Angkor au Cambodge sur quelques jours - Même si c'est cliché, je tiens à une promenade à dos d'éléphant.
Est-ce que vous avez des conseils sur des must-do en Thaïlande ? Des trucs qui sortent un peu des sentiers battus ? Admettons que le Sud soit impossible question météo, est-ce que trois semaines pour le Nord + Bangkok c'est beaucoup ? Est-ce qu'une plus grosse virée au Cambodge/ un passage au Laos vous paraîtraient plus pertinent ?
Merci d'avance :)
Florian
Île thaïlandaise avec bonne ambiance et snorkeling: Koh Lipe, Koh Kood ou autre? English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'aurai besoin de conseils pour mes futures vacances..
J'ai parcouru et lu maintes fois les pages du forum sans pouvoir me décider.
Je viens donc à la peche aux conseils...
Je vais assez souvent aux perhentian (Kapas) et je souhaite aller avec ma femme en thailande vers une destination que nous ne connaissons pas.
Nous partons le 1er avril revenons vers le 15 mai et je souhaite rester environ 3 semaines dans les iles thailandaises.
Ce que nous connaissons :
koh phi phi (ile bof et trop chère mais snorkeling aux alentours sympa)
Koh chang (bloqué sur l'ile car trop de houle, je n'ai pas trop accroché même si un bon point pour la jungle et la faune)
Koh samui : j'y ai passé de tres bons moments (lamai exclusivement)
Koh tao : snorkeling excellent
Kao Sok : un tres bon moment
Nous recherchons donc une ile avec un peu d'animation (restos sur la plage, bars zen style reggae bar...les spectacles de feu peuvent etre de temps en temps sympa..), pas de grosses discotheques ou type fullmoon (ou alors possibilité de vraiment s'écarter de ces party). Nous resterions au moins 7,8 jours dans la même ile.
L'important est que nous puissons trouver des bungalows bord de mer (en bois/fan, eau froide OK) avec possibilité de se baigner quand on veut sans trop avoir de difficultés avec les marées et avec une eau limpide et pas dangereuse (ma femme ne sait pas bien nager).
(budget par jour environ 1000/1500 bahts).
Si pas de jolis poissons sur l'ile, nous souhaitons pouvoir faire des sorties snorkeling dans des iles aux alentours (le simple fait de voir des poissons clowns nous émerveille et nous suffit, meme si croiser qques petits requins serait un plus..).
Nous pouvons aussi se reserver un budget un peu plus conséquent sur quelques jours pour aller dans une ile qui vaut vraiment le coup (2000/2500 bahts environ).. Par exemple j'ai vu koh kradang qui m'a l'air magnifique).
Je pense avoir tout dit.. Nous hésitons donc parmi les mutlipes iles..koh lipe semble correspondre meme si les avis divergent. J'ai pu lire que koh kood a l'air bien sympa aussi. Voila.. Merci pour le temps que vous avez pris pour lire mon message. J'espere que vous pourrez nous aider dans notre choix et nous indiquer quelques hébérgements correspondant à nos envies. Si vous avez des questions sur les destinations citées en début de message, n'hésitez pas. Amicalement, Fab
Je pense avoir tout dit.. Nous hésitons donc parmi les mutlipes iles..koh lipe semble correspondre meme si les avis divergent. J'ai pu lire que koh kood a l'air bien sympa aussi. Voila.. Merci pour le temps que vous avez pris pour lire mon message. J'espere que vous pourrez nous aider dans notre choix et nous indiquer quelques hébérgements correspondant à nos envies. Si vous avez des questions sur les destinations citées en début de message, n'hésitez pas. Amicalement, Fab
Prendre un train de l'aéroport de Genève pour Martigny English translation pending
Bonjour,
je dois me rendre a Martigny après avoir pris un vol Bruxelles-Genève.
Je sais qu'il y a des trains Genève-Martigny mais je me demande comment faire pour me rendre de l'aéroport a la gare...
Y a t'il qu'une gare? Est ce compliqué? Est elle loin de l'aéroport? Je voyage seule donc il faut que je sois un minimum organisée...:-)
Je dois bien avouer que cela m'angoisse un peu de me rendre dans un endroit ou je ne suis jamais allée..
Merci pour vos conseils et informations.
A bientôt
Fanette
Proverbes bozo, partie 2 (Mali) English translation pending
Proverbes bozo
(suite)
– en bozo-sorogaama :

– en français :
a) Si tu entends plusieurs appels à la prière, c'est que l'imam n'est pas venu. (sens : on ne continue pas à demander lorsqu'on a obtenu satisfaction)
b) Que Dieu ne tue pas le bossu pour l'ignorance du coucher sur le dos. (sens : il ne faut pas reprocher à qqn une chose qu'il est évidemment incapable d'avoir faite)
c) Ce que le dos n'a pas pu, la tête ne l'essayera pas. (sens : il ne faut pas tenter l'impossible)
d) C'est celui qui monte sur la tortue qui connaît l'endroit où l'éperonner.
e) Si le margouillat attache un pantalon, il sait l'endroit où sort sa queue. (se dit de qqn qui se lance dans une entreprise difficile, mais connaît le moyen de la mener)
f) Si un enfant prend une grosse bouchée, il doit craindre de se déchirer l'oesophage. (pour rappeler que l'on doit s'attendre aux conséquences de ses actes)
– traduction :
An nan watari paara miè, almaami wò te be. an – nan – watari – paara – miè – almaami – wò – te – be tu – SBJ – appel à la prière – plusieurs – écouter – imam – FOC – PFFnég – venir Si tu entends plusieurs appels à la prière, c'est que l'imam n'est pas venu.
Ala main kurutuu waa tegetege saa kumba i. Ala – main – kuru-tuu – waa – tegetege – saa – kumba – i Dieu – SBJnég – bosse-propriétaire – tuer – front – se coucher – ignorance – dans Que Dieu ne tue pas le bossu pour l'ignorance du coucher sur le dos.
Kòtò te hini mon te, nyon na be a tuon. kòtò – te – hini – mon – te – nyè – na be – a – tuon dos – PFFnég – pouvoir – REL – à – tête – FUTnég – essayer Ce que le dos n'a pas pu, la tête ne l'essayera pas.
Kuun kuma tiènyò wò ga a sombere dòguò tuo. kuun – kuma – tièn-yò – wò – ga – a – sombere – dò-guò – tuo tortue – sur – monter-AG – FOC – IFF – le – éperonner – mettre-lieu – connaître C'est celui qui monte sur la tortue qui connaît l'endroit où l'éperonner.
Tondo nan tawa sè sa, a ga n pien baguò tuo. tondo – nan – tawa – sè – sa – a – ga – n – pien – ba-guò – tuo margouillat – SBJ – pied – attacher – FOC – il – IFF – LOG – queue – sortir-lieu – connaître Si le margouillat attache un pantalon, il sait l'endroit où sort sa queue.
Dienon mon nan tuunan banu de, a ga haana kuan tòmbò pèsè te. dienon – mon – nan – tuunan – banu – de – a – ga – haana – kuan – tòmbò – pèsè – te enfant – REL – SBJ – bouchée – grande – EMPH – il – IFF – devoir – avoir peur – œsophage – déchirer – à Si un enfant prend une grosse bouchée, il doit craindre de se déchirer l'œsophage.
++++++++++++++++++++++++++++++++
Abréviations : AG = suffixe de dérivation nominale (agent, pour une action) ; EMPH = particule emphatique ; FOC = particule de focalisation ; FUTnég = marque de prédication du futur négatif ; IFF = marque de prédication de l’imperfectif ; LOG = pronom logophorique ; PFFnég = marque de prédication du perfectif négatif ; REL = pronom relatif ; SBJ = marque de prédication du subjonctif ; SBJnég = marque de prédication du subjonctif négatif.
Bonne lecture !
Hery
(suite)
– en bozo-sorogaama :

– en français :
a) Si tu entends plusieurs appels à la prière, c'est que l'imam n'est pas venu. (sens : on ne continue pas à demander lorsqu'on a obtenu satisfaction)
b) Que Dieu ne tue pas le bossu pour l'ignorance du coucher sur le dos. (sens : il ne faut pas reprocher à qqn une chose qu'il est évidemment incapable d'avoir faite)
c) Ce que le dos n'a pas pu, la tête ne l'essayera pas. (sens : il ne faut pas tenter l'impossible)
d) C'est celui qui monte sur la tortue qui connaît l'endroit où l'éperonner.
e) Si le margouillat attache un pantalon, il sait l'endroit où sort sa queue. (se dit de qqn qui se lance dans une entreprise difficile, mais connaît le moyen de la mener)
f) Si un enfant prend une grosse bouchée, il doit craindre de se déchirer l'oesophage. (pour rappeler que l'on doit s'attendre aux conséquences de ses actes)
– traduction :
An nan watari paara miè, almaami wò te be. an – nan – watari – paara – miè – almaami – wò – te – be tu – SBJ – appel à la prière – plusieurs – écouter – imam – FOC – PFFnég – venir Si tu entends plusieurs appels à la prière, c'est que l'imam n'est pas venu.
Ala main kurutuu waa tegetege saa kumba i. Ala – main – kuru-tuu – waa – tegetege – saa – kumba – i Dieu – SBJnég – bosse-propriétaire – tuer – front – se coucher – ignorance – dans Que Dieu ne tue pas le bossu pour l'ignorance du coucher sur le dos.
Kòtò te hini mon te, nyon na be a tuon. kòtò – te – hini – mon – te – nyè – na be – a – tuon dos – PFFnég – pouvoir – REL – à – tête – FUTnég – essayer Ce que le dos n'a pas pu, la tête ne l'essayera pas.
Kuun kuma tiènyò wò ga a sombere dòguò tuo. kuun – kuma – tièn-yò – wò – ga – a – sombere – dò-guò – tuo tortue – sur – monter-AG – FOC – IFF – le – éperonner – mettre-lieu – connaître C'est celui qui monte sur la tortue qui connaît l'endroit où l'éperonner.
Tondo nan tawa sè sa, a ga n pien baguò tuo. tondo – nan – tawa – sè – sa – a – ga – n – pien – ba-guò – tuo margouillat – SBJ – pied – attacher – FOC – il – IFF – LOG – queue – sortir-lieu – connaître Si le margouillat attache un pantalon, il sait l'endroit où sort sa queue.
Dienon mon nan tuunan banu de, a ga haana kuan tòmbò pèsè te. dienon – mon – nan – tuunan – banu – de – a – ga – haana – kuan – tòmbò – pèsè – te enfant – REL – SBJ – bouchée – grande – EMPH – il – IFF – devoir – avoir peur – œsophage – déchirer – à Si un enfant prend une grosse bouchée, il doit craindre de se déchirer l'œsophage.
++++++++++++++++++++++++++++++++
Abréviations : AG = suffixe de dérivation nominale (agent, pour une action) ; EMPH = particule emphatique ; FOC = particule de focalisation ; FUTnég = marque de prédication du futur négatif ; IFF = marque de prédication de l’imperfectif ; LOG = pronom logophorique ; PFFnég = marque de prédication du perfectif négatif ; REL = pronom relatif ; SBJ = marque de prédication du subjonctif ; SBJnég = marque de prédication du subjonctif négatif.
Bonne lecture !
Hery
Proverbes bozo, partie 1 (Mali) English translation pending
Proverbes bozo
Paroles de tous les jours, les proverbes sont d'une extrême variété en milieu de divers groupes ethniques au Mali (Bambara, Bozo, Soninké, Peul, Sonraï, Touareg etc.) où l'art de la conversation jouit d'une grande importance. Pour la bonne raison, les Bambara disent : "Le monde est un lieu de conversation (dinyè ye baro ye). L'étranger est comme la rosée, il passe, il ne peut connaître les secrets du village." Pour cela, voici les quelques proverbes (lugaye, en bozo) courants en milieu bozo ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
a) Ce n'est pas tous les jours fête.
b) La patience fait rentrer l’eau et la fait tarir.
c) Celui qui dit qu’il va égorger un bœuf pour sa belle famille le vendredi, qu’il l’exécute oui ou non, le vendredi arrivera.
d) Je veux ceci, je ne veux pas cela, ce sont deux choses qui sont devant toi. (sens : on n'est exigeant que si les cironstances le permettent)
e) La propriété d'autrui est la queue de Clarias. (sens : il ne faut pas compter sur le secours des autres)
f) Ce que voit un vieillard assis, un enfant debout ne le voit pas.
g) Deux bénéfices ne se gagnent ps dans un seul œuf de poule.
h) Une vieille femme ne mange pas tous les jours un plat de poisson frais. (même sens que a.)
i) Si un sorcier mange le fils de quelqu'un, celui-ci oublie, quant au 'possesseur' de l'enfant, il n'oublie jamais.
j) L'hyène enlève les excréments de son oncle d'entre les autres excréments. (sens : l'âne sait où le bât le blesse)
k) Tous les jours "je ne suis pas bien portant", ton espoir est sur un autre. (sens : l'aisance rend paresseux)
l) La course commence par une marche rapide.
– traduction :
Taran saan na sari ni. taran – saan – na – sari – ni jour – tous – EQnég – fête – EQ Ce n'est pas tous les jours fête.
Munyè ga ji dòini a ga a kereni. munyè – ga – ji – dòini – a – ga – a – kereni patience – IFF – eau – faire entrer – elle – IFF – la – faire tarir La patience fait rentrer l’eau et la fait tarir.
Mon nan a se n ga naa waa n tògòi te gajuma, a a waa, a te a waa saan, gajuma ga kiè. mon – nan – a – se – n – ga – naa – waa – n – tògòi – te – gajuma – a – a – waa – a – te – a – waa – saan – gajuma – ga – kiè REL – SBJ – le – dire – LOG – IFF – bœuf – tuer – LOG – belle famille – à – vendredi – il – le – tuer – il – PFFnég – le – tuer – tous – vendredi – IFF – arriver Celui qui dit qu’il va égorger un bœuf pour sa belle famille le vendredi, qu’il l’exécute oui ou non, le vendredi arrivera.
N ga ku maa, n na ku maa, pò pende wò ga an tega. n – ga – ku – maa – n – na – ku – maa – pò – pende – wò – ga – an – tega je – IFF – ceci – vouloir – je – IFFnég – ceci – vouloir – chose – 2 – FOC – SIT – toi – devant Je veux ceci, je ne veux pas cela, ce sont deux choses qui sont devant toi.
Nyama pò ga siègu pien ni. nyama – pò – ga – siègu* – pien – ni autrui – chose – EQ – Clarias – queue – EQ La propriété d'autrui est la queue de Clarias*.
Kamna pòròna ga mon kana gu, dienon taana na nyon kana. kamna – pòròna – ga – mon – kana – gu – dienon – taana – na – nyon – kana vieillard – assis – IFF – REL – voir – DEF – enfant – debout – IFFnég – ce – voir Ce que voit un vieillard assis, un enfant debout ne le voit pas.
Tònòn pende na kirè sawabien ken i. tònòn – pende – na – kirè – sawa-bien – ken – i bénéfice – 2 – IFFnég – gagner – poule-œuf – 1 – dans Deux bénéfices ne se gagnent ps dans un seul œuf de poule.
Taran saan na yugon sire yuò kaa kuu diè ni. taran – saan – na – yugon – sire – yuò – kaa – kuu – diè – ni jour – tous – EQnég – femme – vieille – poisson – frais – mets – repas – EQ Une vieille femme ne mange pas tous les jours un plat de poisson frais.
Tongotuu nan mon dien dia, wò ga numa sana, a tuu kò na numa sana abada. tongo-tuu – nan – mon – dien – dia – wò – ga – numa sana – a – tuu – kò – na – numa sana – abada formule mag.-maître – SBJ – qqn – fils – manger – lui – IFF – oublier – son – possesseur – EXP – IFFnég – oublier – jamais Si un sorcier mange le fils de quelqu'un, celui-ci oublie, quant au 'possesseur' de l'enfant, il n'oublie jamais.
Kange ga n keu kuo baa kuo tanaye naa. kange – ga – n – keu – kuo – baa – kuo – tana-ye – naa hyène – IFF – LOG – oncle – excrément – enlever – excrément – autre-PL – entre L'hyène enlève les excréments de son oncle d'entre les autres excréments.
Taran saan n na kènè, an jigi ga tana kuma. taran – saan – n – na – kènè – an – jigi – ga – tana – kuma jour – tous – je – DESnég – en bonne santé – ton – espoir – SIT – autre – sur Tous les jours "je ne suis pas bien portant", ton espoir est sur un autre.
Nyina pièna ga kie sindi ni. nyina – pièna – ga – kie – sindi – ni marche – rapide – EQ – courir – commencement – EQ La course commence par une marche rapide.
++++++++++++++++++++++++++++++++
*le siègu (dans la région de Mopti, on préfère dire siènan mais dans la région plus au nord, autour du Lac Débo, on dit siègu) est un poisson de l'espèce Clarias anguillaris. Un poisson-chat.
Abréviations : DEF = article défini ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale [équatif] négative ; EXP = particule explétive ; FOC = particule de focalisation ; IFF = marque de prédication de l’imperfectif ; IFFnég = marque de prédication de l’imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; PFFnég = marque de prédication du perfectif négatif ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SBJ = subjonctif ; SIT = marque de prédication non-verbale .
Bonne lecture !
Hery
Paroles de tous les jours, les proverbes sont d'une extrême variété en milieu de divers groupes ethniques au Mali (Bambara, Bozo, Soninké, Peul, Sonraï, Touareg etc.) où l'art de la conversation jouit d'une grande importance. Pour la bonne raison, les Bambara disent : "Le monde est un lieu de conversation (dinyè ye baro ye). L'étranger est comme la rosée, il passe, il ne peut connaître les secrets du village." Pour cela, voici les quelques proverbes (lugaye, en bozo) courants en milieu bozo ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
a) Ce n'est pas tous les jours fête.
b) La patience fait rentrer l’eau et la fait tarir.
c) Celui qui dit qu’il va égorger un bœuf pour sa belle famille le vendredi, qu’il l’exécute oui ou non, le vendredi arrivera.
d) Je veux ceci, je ne veux pas cela, ce sont deux choses qui sont devant toi. (sens : on n'est exigeant que si les cironstances le permettent)
e) La propriété d'autrui est la queue de Clarias. (sens : il ne faut pas compter sur le secours des autres)
f) Ce que voit un vieillard assis, un enfant debout ne le voit pas.
g) Deux bénéfices ne se gagnent ps dans un seul œuf de poule.
h) Une vieille femme ne mange pas tous les jours un plat de poisson frais. (même sens que a.)
i) Si un sorcier mange le fils de quelqu'un, celui-ci oublie, quant au 'possesseur' de l'enfant, il n'oublie jamais.
j) L'hyène enlève les excréments de son oncle d'entre les autres excréments. (sens : l'âne sait où le bât le blesse)
k) Tous les jours "je ne suis pas bien portant", ton espoir est sur un autre. (sens : l'aisance rend paresseux)
l) La course commence par une marche rapide.
– traduction :
Taran saan na sari ni. taran – saan – na – sari – ni jour – tous – EQnég – fête – EQ Ce n'est pas tous les jours fête.
Munyè ga ji dòini a ga a kereni. munyè – ga – ji – dòini – a – ga – a – kereni patience – IFF – eau – faire entrer – elle – IFF – la – faire tarir La patience fait rentrer l’eau et la fait tarir.
Mon nan a se n ga naa waa n tògòi te gajuma, a a waa, a te a waa saan, gajuma ga kiè. mon – nan – a – se – n – ga – naa – waa – n – tògòi – te – gajuma – a – a – waa – a – te – a – waa – saan – gajuma – ga – kiè REL – SBJ – le – dire – LOG – IFF – bœuf – tuer – LOG – belle famille – à – vendredi – il – le – tuer – il – PFFnég – le – tuer – tous – vendredi – IFF – arriver Celui qui dit qu’il va égorger un bœuf pour sa belle famille le vendredi, qu’il l’exécute oui ou non, le vendredi arrivera.
N ga ku maa, n na ku maa, pò pende wò ga an tega. n – ga – ku – maa – n – na – ku – maa – pò – pende – wò – ga – an – tega je – IFF – ceci – vouloir – je – IFFnég – ceci – vouloir – chose – 2 – FOC – SIT – toi – devant Je veux ceci, je ne veux pas cela, ce sont deux choses qui sont devant toi.
Nyama pò ga siègu pien ni. nyama – pò – ga – siègu* – pien – ni autrui – chose – EQ – Clarias – queue – EQ La propriété d'autrui est la queue de Clarias*.
Kamna pòròna ga mon kana gu, dienon taana na nyon kana. kamna – pòròna – ga – mon – kana – gu – dienon – taana – na – nyon – kana vieillard – assis – IFF – REL – voir – DEF – enfant – debout – IFFnég – ce – voir Ce que voit un vieillard assis, un enfant debout ne le voit pas.
Tònòn pende na kirè sawabien ken i. tònòn – pende – na – kirè – sawa-bien – ken – i bénéfice – 2 – IFFnég – gagner – poule-œuf – 1 – dans Deux bénéfices ne se gagnent ps dans un seul œuf de poule.
Taran saan na yugon sire yuò kaa kuu diè ni. taran – saan – na – yugon – sire – yuò – kaa – kuu – diè – ni jour – tous – EQnég – femme – vieille – poisson – frais – mets – repas – EQ Une vieille femme ne mange pas tous les jours un plat de poisson frais.
Tongotuu nan mon dien dia, wò ga numa sana, a tuu kò na numa sana abada. tongo-tuu – nan – mon – dien – dia – wò – ga – numa sana – a – tuu – kò – na – numa sana – abada formule mag.-maître – SBJ – qqn – fils – manger – lui – IFF – oublier – son – possesseur – EXP – IFFnég – oublier – jamais Si un sorcier mange le fils de quelqu'un, celui-ci oublie, quant au 'possesseur' de l'enfant, il n'oublie jamais.
Kange ga n keu kuo baa kuo tanaye naa. kange – ga – n – keu – kuo – baa – kuo – tana-ye – naa hyène – IFF – LOG – oncle – excrément – enlever – excrément – autre-PL – entre L'hyène enlève les excréments de son oncle d'entre les autres excréments.
Taran saan n na kènè, an jigi ga tana kuma. taran – saan – n – na – kènè – an – jigi – ga – tana – kuma jour – tous – je – DESnég – en bonne santé – ton – espoir – SIT – autre – sur Tous les jours "je ne suis pas bien portant", ton espoir est sur un autre.
Nyina pièna ga kie sindi ni. nyina – pièna – ga – kie – sindi – ni marche – rapide – EQ – courir – commencement – EQ La course commence par une marche rapide.
++++++++++++++++++++++++++++++++
*le siègu (dans la région de Mopti, on préfère dire siènan mais dans la région plus au nord, autour du Lac Débo, on dit siègu) est un poisson de l'espèce Clarias anguillaris. Un poisson-chat.
Abréviations : DEF = article défini ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale [équatif] négative ; EXP = particule explétive ; FOC = particule de focalisation ; IFF = marque de prédication de l’imperfectif ; IFFnég = marque de prédication de l’imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; PFFnég = marque de prédication du perfectif négatif ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SBJ = subjonctif ; SIT = marque de prédication non-verbale .
Bonne lecture !
Hery

MSC Fantasia Méditerranée Barcelone Casablaca English translation pending
Je part sur le Msc Fantasia le 25 Mars 2014 J'ai lu beaucoup info sur les iles Canarie et funchal Mais pas sur casablanca et Barcelone quoi voir par nous même? y t'il des taxis au port à qu'elle prix?
😏 Canada Québec
Débutant en randonnée vélo English translation pending
Bonjour à tous. Je ne sais pas si je dois d'abord passer par une case présentation ( je débute sur le site) mais si tel est le cas, je le ferais avec joie. 😉
Alors voici l'objet premier de ma discussion, j'adore la randonnée à pied, la nature et depuis quelques temps je fais environ 80% de mes trajets à vélo (un vieux course tout en acier des années 90).
Alors voilà, j'aimerais bien associer les 3 et expérimenter la randonnée en vélo, si possible VTT (pour le côté un peu extérieur au routes goudronnées). Plusieurs choix s'offrent à moi, J'ai un budget d'environ 1 500€, ce qui n'es pas énorme mais qui me semble déjà largement suffisant pour commencer.
La première étape est de définir le vélo qui me correspondrait. Je le veux si possible en acier, en fait non, je le veux en acier (résistance, souplesse, durabilité). J'ai repéré plusieurs modèles et ai pris quelques contacts avec des bouclards. - Premier modèle: Kona Unit (http://www.konaworld.com/unit.cfm). Un singlespeed transformable avec des vitesses. - Deuxème modèle: Genesis Fortitude Race (http://www.cyclable.com/velo-de-voyage/1073-genesis-fortitude-adventure.html) le race est le modèle orange. -Troisième modèle: Salsa El Mariachi ou Fargo (http://salsacycles.com/bikes/2014_el_mariachi_3 et http://salsacycles.com/bikes/2014_fargo_3)
En toute honnêteté, le seul dans mon budget je pense est le Kona Unit, après, je peux envisager une rallonge si ça vaut vraiment le coup.
Une deuxième question vient à moi, Que vaut il mieux, un dérailleur intégré type Shimano Alfine ou Rolhoff? (sachant que quand je vois le prix d'un Rolhoff, même si il est parfait et qu'il n'a que des commentaires positifs, sont prix me fait mal) ou bien un dérailleur classique où l'on peut envisager des changements de galets n'importe où dans le monde (plus facilement trouvable qu'un mec pour me réparer un intégré).
Et la dernière question pour l'instant, combient faut il prévoir en budget environ pour une virée sur un week end dans un premier temps (on verra pour des départs sur une ou deux semaines après, ne soyons pas trop ventard)
Merci bcp pour vos réponses
Alors voici l'objet premier de ma discussion, j'adore la randonnée à pied, la nature et depuis quelques temps je fais environ 80% de mes trajets à vélo (un vieux course tout en acier des années 90).
Alors voilà, j'aimerais bien associer les 3 et expérimenter la randonnée en vélo, si possible VTT (pour le côté un peu extérieur au routes goudronnées). Plusieurs choix s'offrent à moi, J'ai un budget d'environ 1 500€, ce qui n'es pas énorme mais qui me semble déjà largement suffisant pour commencer.
La première étape est de définir le vélo qui me correspondrait. Je le veux si possible en acier, en fait non, je le veux en acier (résistance, souplesse, durabilité). J'ai repéré plusieurs modèles et ai pris quelques contacts avec des bouclards. - Premier modèle: Kona Unit (http://www.konaworld.com/unit.cfm). Un singlespeed transformable avec des vitesses. - Deuxème modèle: Genesis Fortitude Race (http://www.cyclable.com/velo-de-voyage/1073-genesis-fortitude-adventure.html) le race est le modèle orange. -Troisième modèle: Salsa El Mariachi ou Fargo (http://salsacycles.com/bikes/2014_el_mariachi_3 et http://salsacycles.com/bikes/2014_fargo_3)
En toute honnêteté, le seul dans mon budget je pense est le Kona Unit, après, je peux envisager une rallonge si ça vaut vraiment le coup.
Une deuxième question vient à moi, Que vaut il mieux, un dérailleur intégré type Shimano Alfine ou Rolhoff? (sachant que quand je vois le prix d'un Rolhoff, même si il est parfait et qu'il n'a que des commentaires positifs, sont prix me fait mal) ou bien un dérailleur classique où l'on peut envisager des changements de galets n'importe où dans le monde (plus facilement trouvable qu'un mec pour me réparer un intégré).
Et la dernière question pour l'instant, combient faut il prévoir en budget environ pour une virée sur un week end dans un premier temps (on verra pour des départs sur une ou deux semaines après, ne soyons pas trop ventard)
Merci bcp pour vos réponses
Poème bozo: "La femme" (Mali) English translation pending
POÈME BOZO : "LA FEMME"
– en bozo-sorogaama :

– en français :
La Femme
Qu’est–ce que la féminité? C’est la patience et la tolérance. La féminité est une grande chose. La féminité n’a pas de pareille. Qui dit que la femme n’est rien? La femme est le pilier et la lampe à huile de la maison. Une maison sans femme n’est qu’une chambre à coucher. Les chefs, les grands savants, les miséreux et les sots proviennent tous de toi. Tu es le poil nasal et le furoncle frontal du chef. C’est toi qui consoles et entretiens l’estomac des enfants. Tu es la parure et le miroir de l’homme. Tu es l’aiguille de la parenté. C’est toi qui te réveilles avant tout le monde et c’est toi qui te couches après tout le monde. Il n’y a pas de foyer sans femme.
– traduction des phrases :
Yugon yugon femme La femme.
Mòò ga yuaama ni ? mòò – ga – yuaama – ni que – COP – féminité – COP Qu’est-ce que la féminité?
Munyu yen sawaren. munyu – yen – sawaren patience – et – tolérance C’est la patience et la tolérance.
Yuaama ga pò buron ni. yuaama – ga – pò – buron – ni féminité – COP – chose – grand – COP La féminité est une grande chose.
Yuaama numèn na yon. yuaama – numèn – na – yon féminité – pareil – COPnég – là-bas La féminité n’a pas de pareille.
Wilaa yo yugon na pò ni ? wilaa – yo – yugon – na – pò – ni qui – dire – femme – COPnég – chose – COP Qui dit que la femme n’est rien?
Yugon wò ga gundi sugon yen a pitilankoru ni. yugon – wò – ga – gundi – sugon – yen – a – pitilan-kòru – ni femme – FOC – COP – concession – pilier – et – son – lampe à huile-canari – COP La femme est le pilier et la lampe à huile de la maison.
Yugon na gundi mòò nii, yugon – na – gundi – mòò – nii femme – COPnég – concession – humain – dans Une maison sans femme n’est
nyòn ga saagò kènè ni. nyòn – ga – saa–gò – kènè – ni DEM – COP – se coucher-lieu – simple – COP qu’une chambre à coucher.
Kaananke, toiya, misikiini yen kaananke – toi-ya – misikiini – yen roi – savoir-celui qui – mendiant – et Les rois, les grands savants, les miséreux et
dundòrò saan baga wò i. dundòrò – saan – ba-ga – wò – i sot – tous – sortir–PFF – toi – de les sots proviennent tous de toi.
Kaananke muuntii yen a tege bundu kaananke – muun–tii – yen – a – tege – bundu chef – nez–poil – et – son – front – furoncle Tu es le poil nasal et le furoncle frontal du chef.
Dienmbe, naaniya yen e nuun korontuu dienmbe – naanyè – yen – e – nuun – koron-tuu enfants – confiance? – et – leur – ventre – ajouter?-propriétaire C’est toi qui consoles et entretiens l’estomac des enfants.
Kaigu masiri yen a duwalen. kaigu – masiri – yen – a – duwalen homme – parure – et – son – miroir Tu es la parure et le miroir de l’homme.
Kati yen sumu mèsèni. kati – yen – sumu – mèsèni parenté? – et – hôte? – aiguille Tu es l’aiguille de la parenté.
An duò ga kiri wèrè saan tegaa. an duò – ga – kiri – wèrè – saan – tegaa tu-EMPH – IPF – se lever – autre – tous – avant C’est toi qui te réveilles avant tout le monde
An duò ga n saa wèrè saan kòtien. an duò – ga – n saa – wèrè – saan – kòtien tu-EMPH – IPF – se coucher – autre – tous – après c’est toi qui te couches après tout le monde.
Nyama na manyama yugon kòtien. nyama – na – manyama – yugon – kòtien autrui – COPnég – foyer – femme – sans Il n’y a pas de foyer sans femme.
++++++++++++++++++++++++++++++++
Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = pronom démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = focalisateur ; IPF = imperfectif ; PFF = perfectif.
Référence : SIL Mali/gtz, Bamako.
Bonne lecture !
Hery

– en bozo-sorogaama :

– en français :
La Femme
Qu’est–ce que la féminité? C’est la patience et la tolérance. La féminité est une grande chose. La féminité n’a pas de pareille. Qui dit que la femme n’est rien? La femme est le pilier et la lampe à huile de la maison. Une maison sans femme n’est qu’une chambre à coucher. Les chefs, les grands savants, les miséreux et les sots proviennent tous de toi. Tu es le poil nasal et le furoncle frontal du chef. C’est toi qui consoles et entretiens l’estomac des enfants. Tu es la parure et le miroir de l’homme. Tu es l’aiguille de la parenté. C’est toi qui te réveilles avant tout le monde et c’est toi qui te couches après tout le monde. Il n’y a pas de foyer sans femme.
– traduction des phrases :
Yugon yugon femme La femme.
Mòò ga yuaama ni ? mòò – ga – yuaama – ni que – COP – féminité – COP Qu’est-ce que la féminité?
Munyu yen sawaren. munyu – yen – sawaren patience – et – tolérance C’est la patience et la tolérance.
Yuaama ga pò buron ni. yuaama – ga – pò – buron – ni féminité – COP – chose – grand – COP La féminité est une grande chose.
Yuaama numèn na yon. yuaama – numèn – na – yon féminité – pareil – COPnég – là-bas La féminité n’a pas de pareille.
Wilaa yo yugon na pò ni ? wilaa – yo – yugon – na – pò – ni qui – dire – femme – COPnég – chose – COP Qui dit que la femme n’est rien?
Yugon wò ga gundi sugon yen a pitilankoru ni. yugon – wò – ga – gundi – sugon – yen – a – pitilan-kòru – ni femme – FOC – COP – concession – pilier – et – son – lampe à huile-canari – COP La femme est le pilier et la lampe à huile de la maison.
Yugon na gundi mòò nii, yugon – na – gundi – mòò – nii femme – COPnég – concession – humain – dans Une maison sans femme n’est
nyòn ga saagò kènè ni. nyòn – ga – saa–gò – kènè – ni DEM – COP – se coucher-lieu – simple – COP qu’une chambre à coucher.
Kaananke, toiya, misikiini yen kaananke – toi-ya – misikiini – yen roi – savoir-celui qui – mendiant – et Les rois, les grands savants, les miséreux et
dundòrò saan baga wò i. dundòrò – saan – ba-ga – wò – i sot – tous – sortir–PFF – toi – de les sots proviennent tous de toi.
Kaananke muuntii yen a tege bundu kaananke – muun–tii – yen – a – tege – bundu chef – nez–poil – et – son – front – furoncle Tu es le poil nasal et le furoncle frontal du chef.
Dienmbe, naaniya yen e nuun korontuu dienmbe – naanyè – yen – e – nuun – koron-tuu enfants – confiance? – et – leur – ventre – ajouter?-propriétaire C’est toi qui consoles et entretiens l’estomac des enfants.
Kaigu masiri yen a duwalen. kaigu – masiri – yen – a – duwalen homme – parure – et – son – miroir Tu es la parure et le miroir de l’homme.
Kati yen sumu mèsèni. kati – yen – sumu – mèsèni parenté? – et – hôte? – aiguille Tu es l’aiguille de la parenté.
An duò ga kiri wèrè saan tegaa. an duò – ga – kiri – wèrè – saan – tegaa tu-EMPH – IPF – se lever – autre – tous – avant C’est toi qui te réveilles avant tout le monde
An duò ga n saa wèrè saan kòtien. an duò – ga – n saa – wèrè – saan – kòtien tu-EMPH – IPF – se coucher – autre – tous – après c’est toi qui te couches après tout le monde.
Nyama na manyama yugon kòtien. nyama – na – manyama – yugon – kòtien autrui – COPnég – foyer – femme – sans Il n’y a pas de foyer sans femme.
++++++++++++++++++++++++++++++++
Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = pronom démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = focalisateur ; IPF = imperfectif ; PFF = perfectif.
Référence : SIL Mali/gtz, Bamako.
Bonne lecture !
Hery

Une impression de déjà vu... English translation pending
Au cours de vos voyages vous avez certainement eu cette impression de "déjà vu" 🙂
Des lieux qui se ressemblent fort et qui pourtant sont à des milliers de kilomètres les uns des autres...
Je vous propose ce petit jeu, où chacun pourrait nous présenter sa (ou ses) photo.
Ci-dessous deux exemples, récents en ce qui me concerne: Marrakech à Palerme 😉

Essaouira à... à... ? 😉

Je vous propose ce petit jeu, où chacun pourrait nous présenter sa (ou ses) photo.
Ci-dessous deux exemples, récents en ce qui me concerne: Marrakech à Palerme 😉

Essaouira à... à... ? 😉

Court diaporama "NYC 48 heures chrono" English translation pending
48 heures au hasard dans Manhattan...
http://www.flickr.com/...57637724859524/show/
L'agitation habituelle de la "grosse pomme", boostée par de beaux éclairages d'hiver, hélas pas toujours continus, mais délivrant parfois de belles surprises... Par conséquent, un diaporama urbain et coloré, beaucoup moins dépressif que celui que j'avais commis sur VF en aout 2012...😛
Moins de 30 photos comme à mon habitude (chiffre fatidique au delà duquel on crée l'ennui😕) A visionner de préférence en plein écran (touche F11)
Pour ceux que ça intéresse, configuration matériel extrêmement légère : Un reflex Nikon avec focale fixe 50 mm 1.4, et le compact Canon au fond du sac, en appui temporaire lorsque besoin d'une focale un peu plus longue, un peu aux dépens de la qualité... Quelques recadrages (mais très peu) et pas de traitement d'image à part deux ou trois points de contrastes ou de saturation Photoshop en plus ou en moins lorsque c'était nécessaire... Pas de trépied (un peu un regret pour les photos de nuit, mais au diable le poids et vive la réactivité 🙂!) L'unique photo "vintage" en format carré est une photo I-Phone avec application Hipstamatic (bof !)
http://www.flickr.com/...57637724859524/show/
L'agitation habituelle de la "grosse pomme", boostée par de beaux éclairages d'hiver, hélas pas toujours continus, mais délivrant parfois de belles surprises... Par conséquent, un diaporama urbain et coloré, beaucoup moins dépressif que celui que j'avais commis sur VF en aout 2012...😛
Moins de 30 photos comme à mon habitude (chiffre fatidique au delà duquel on crée l'ennui😕) A visionner de préférence en plein écran (touche F11)
Pour ceux que ça intéresse, configuration matériel extrêmement légère : Un reflex Nikon avec focale fixe 50 mm 1.4, et le compact Canon au fond du sac, en appui temporaire lorsque besoin d'une focale un peu plus longue, un peu aux dépens de la qualité... Quelques recadrages (mais très peu) et pas de traitement d'image à part deux ou trois points de contrastes ou de saturation Photoshop en plus ou en moins lorsque c'était nécessaire... Pas de trépied (un peu un regret pour les photos de nuit, mais au diable le poids et vive la réactivité 🙂!) L'unique photo "vintage" en format carré est une photo I-Phone avec application Hipstamatic (bof !)
2 jours au Tennessee (ch 8) R66-Boucle Chicago-Chicago English translation pending
2 jours au Tennessee.
Chapitre 8 Tennessee du carnet de voyage Usa 2011 Boucle Chicago-Chicago Route 66 et retour plus à l’Est
Jour 16 Vendredi 23/09/2011 Etape : Little Rock, Arkansas – Memphis Tennessee
Ce matin levé à 7h15, après le pt dej à l’hotel (coffee, gauffre et cake), retour en chambre vers 8h30 nous partons à 9h00 direction downtown (centre ville) pour la visite du Capitol de la capital de l’état d’Arkansas, qui serait d’après les guides la copie de celui de Washington en version réduite. La visite est libre après un léger contrôle à l’entrée, le bâtiment est immense en comparaison de nos hôtels de villes de grandes villes, 3 étages si mes souvenirs sont bons, grands escaliers, et affichage des différents membres et représentants de l’administration année après année participent aux décors muraux. (Visite 30mn environ nous ont suffit).

Nous prenons la route pour Memphis en utilisant le Highway, grave erreur, vers 12h nous trouvons un bouchon sur l’autoroute du lequel nous resterons « prisonnier » durant presque 2h, nous avons hésité à plusieurs reprises à prendre une sortie et bypasser le highway par la nationale, mais le trafic reprenant nous ne l’avons pas fait, suivant une Cadillac immatriculée Arkansas Governor. Nous finissons par retrouver de la fluidité après avoir passé un truck ravagé par un incendie en bordure d’autoroute. Ce qui est particulier dans ce pays c’est que les motards contrairement en France restent dans la file de voitures et avancent au même rythme que les autres véhicules sans doubler sans slalomer autour de ceux-ci pour avancer dans les files. Il semblerait que c’est interdit, et eux sont plus respectueux des règles que nous Européens. Nous finissons par franchir le Mississippi vers 14h45 après avoir traversé les agglomérations périphériques coté Arkansas et arrivons à Memphis. Nous nous dirigeons vers le visitor center afin de récupérer les brochures touristiques et les différentes infos nécessaire à la visite de la ville de l’état. Dans le hall de celui-ci 2 statues géantes de BB King et Elvis.

N’étant pas fan de ce dernier et ayant lu que Graceland, le domaine et demeure de celui-ci n’étant pas d’un grand intérêt, nous préférons suivre les conseils des 2 françaises rencontrées au musée du Barbelé à Mc Lean Texas, qui lui avait préféré le musée du Mississippi sur Mud Island. Nous restons donc stationnés sur le parking du visitor center et prenons la passerelle pour rejoindre le musée que nous trouvons très intéressant : maquettes, reconstitution des pièces, couchette et pont d’un steam boat, reconstitution d’une cabine de pilotage, histoire du blues, reconstitution d’un studio d’enregistrement et j’en oubli surement. Nous nous promenons ensuite sur Mud Island le long de la reconstitution du cours du Mississippi en échelle réduite, puis nous longeons le fleuve et le traversons à nouveau par la passerelle juste avant sa fermeture, pour peu le gardien fermait la grille avant notre sortie, nous aurions été quittes pour y coucher.

Nous choisissons de nous rendre au super 8 motel pour lequel nous avons trouvé des coupons de réduction dans les brochures prise au visitor center, celui-ci n’est pas loin du centre et après avoir pris la chambre et déposé les bagages, nous voilà partis pour passer la soirée dans Beale street. Nous y arrivons avant la tombée de la nuit et les néons commencent juste à s’allumer, cela nous permet de la parcourir de haut en bas et d’en avoir une première vue d’ensemble tout en écoutant la musique plutôt bluesy que joue des groupes ou artistes à tous les coin de rue ou dans les différents bar de cette artère très vivante et animée. Contrairement à ce que nous aurions cru trouver plutôt rock ‘nd roll, à notre plus grande satisfaction c’est vraiment très blues, une gamin de 10 ans environ chante le blues sur la petite place ou un public nombreux profite des concerts qui semblent improvisés. Cette ambiance musicale festive est un vrai plaisir et nous ne voyons pas le temps passait. Nos estomacs nous rappelant à l’ordre nous nous mettons en quête d’un restaurant, après plusieurs hésitation dont devant le BB King , nous finissons par choisir le Rum Boogie café et prenons l’option pour le concert 5$ de plus par personne, on va pas se ruiner.
Un 1er groupe joue pendant le repas, nous avions choisi un menu BBQ, et puis vient le tour du 2ieme qui fera 3 passages. Durant la soirée un couple d’américain vient nous demander si nous accepterions de partager notre table avec eux, nous acceptons volontiers et passons la soirée ensemble à échanger sur différents sujets, pendant les entractes ils nous font découvrir une arrière salle dans laquelle joue un autre groupe de blues. Très content de cette rencontre ils nous offrent le CD du groupe le 2ieme partie de soirée, plus que sympathiques les américains, ce n’est pas en France que l’on verrait cela.

Nous avons donc passé une très agréable soirée riche en découvertes culturelles, musicales, et humaines, et nous n’avons pas vu le temps passait il était plus d’ 1h quand nous regagnons l’hôtel. Bilan de la journée : kilométrage route 243 km Dépenses : musée Mississippi 2*10$, repas 33$ , concert 2*5$ Jour 17 Samedi 24/09/2011 Etape : Memphis Tennessee –Nashville via Lynchburg Ce matin, grasse matinée, levé 7h45, breakfast 8h15 à l’hôtel, coffee donuts et très bons muffin, nous en prendrons 2 pour la route. Puis lavage et séchage d’un peu de linge, la chambre étant au 5 ieme nous perdons un peu de temps dans les allés et venues. Nous allons voir si la planification est bonne et si nous ne serons pas obligés de faire quelques concessions afin d’essayer de coucher à Nashville ce soir, nous partons finalement à 9h50. En regard du temps restant nous faisons le choix de ne pas visiter belle meade plantation, et de lui préférer Jack Daniel’s distillery, direction donc au sud en arrivant sur Nashville à 13h15, nous arrivons à 14h40 à la distillerie. Le parking est presque plein et nous avons un peu de mal à trouver une place, un club de voitures anciennes doit faire la visite car il y a quelques beaux exemplaires dont certaines françaises et européennes, mais pas le temps de faire des photos, et à la fin de notre visite elles auront disparues, dommage. (Diane, DS, SM, R5 alpine, Tatra cela fait bizarre de voir ces voitures dans ce contexte US). Il y a un peu d’attente 30 mn env pour la visite, le temps de faire le tour de la salle d’exposition et regarder les commentaires et notre tour arrive.
La visite commentée dure env 1h15, en comptant le rafraichissement offert à la fin, ici pas de dégustation. Elle est plutôt intéressante, le guide racontant quelques anecdotes, que nous ne comprenons pas toutes mais qui ont l’air de faire rire les américains.
Pas de français dans les différents groupes avant nous. Nous repartons vers 16h45, et décidons de ne pas faire le détour vers le centre du village et la visite de la boutique de vente, nous avons un peu peur d’arrivé tard à Nashville, nous y serons finalement vers 18h30, et trouvons assez facilement un motel à l’aide de la revue coupons prise la veille, nous déposons les valises, retirons un peu de cash à l’ATM à coté du motel et partons pour le Grand Ole Opry. A l’arrivée, déception les magasins annoncés sont fermés, une partie de la zone est en travaux, il fait nuit et la signalisation fait un peu défaut. Nous arrivons enfin sur un grand parking, la encore aucune annonce de la programmation de la soirée, pas mal de véhicules mais aucune vie peu de visiteurs, nous nous dirigeons vers l’entrée, mais la aussi peu d’infos et la programmation et le prix de l’entrée nous rebute un peu.
Nous décidons donc d’aller passer la soirée dans un resto musical comme la veille. Le routard nous conseille plusieurs adresses, et en nous trompant sur la 1ere choisie, nous finissons sur le parking de Caney fork, la déco extérieure est sympathique et nous y rentrons, la déco intérieure est encore mieux, nous prenons les ribs (the best in Nashville) avec des fire camps potatoes et de l’alligator.
Un groupe de bluegrass fait l’animation musicale durant le repas, et je prends le temps de faire des photos de la déco dont la cabine de pick-up Dodge qui empiète dans la salle, et du bassin ou nagent les live catfish. La serveuse et très gentille et plaisante, c’est elle qui me proposera d’aller faire des photos des catfish.
Pour digérer nous faisons le tour du « bloc », magasin de décoration, musée magasin dédié à la série « sheriff fait moi peur », puis le restaurant-store de Willie Nelson. La fatigue commençant à se faire sentir nous ne finirons pas tard ce soir, 22h env. Bilan de la journée : kilométrage route 606 km Dépenses : repas 36$ Jour 18 Dimanche 25/09/2011 Etape : Nashville – Bowling Green Levé de 7h30 à 7h45, petit dej office que l’on amène en chambre, tartine beurre et confiture, café, jus de fruit, ce n’est pas la qualité Super 8, mais le prix était en rapport. Ce matin il nous faut faire un peu de « bureau », rédaction des comptes rendus des 2 derniers jours, point budget, com mail avec les enfants… Nous partons donc assez tard du motel 10h50, et nous dirigeons vers le centre de Nashville, nous trouvons un ralentissement sur le périf, nous découvrirons un peu plus tard qu’il est dû au match qui a lieu au stadium tout prêt du centre. Il y a une foule énorme aux couleurs des équipes qui se dirige vers le stade, les parkings sont pleins et nous tournons un moment afin de pouvoir trouver une place, d’autant que des travaux à proximité du Country hall of fame nous ont un peu détournés.
Nous choisissons de prendre l’audiotour en français 2$ /pers et cela se révélera très intéressant car une bonne partie des commentaires ne sont pas repris dans les affichages des différentes vitrines ou expositions, le revers de la médaille c’est que la visite est plus longue que pour les visiteurs américains qui survolent les expos. Je n’ai pas relevé le temps de visite mais nous avons bien du y passer 2h. Nous visitons ensuite downtown le centre ville, en descendant brooklin la rue principale bordée de boutiques, de bars musicaux, de magasins d’instrument ou habillement country. Le match étant fini, il y a beaucoup de monde dans les rues et beaucoup d’animation. Il y a de belles maisons de briques avec des peintures murales. Nous flânons de boutiques en boutiques , passons devant l’ancien Ole Opry.

De retour à la voiture nous prenons une petite collation, et décidons de reprendre la route et de faire quelques arrêt dans des Antique mall, dont nous avions trouvé les prospectus je ne sais plus où. Il est 16h30. J’en profiterais pour prendre quelques license plate pour ma collection, que pour le moment nous n’avons pu trouver dans les garages et encore mois les casses autos. Après 1 heure de chinage, il est temps de partir pour le Kentucky, petit arrêt au visitor center pour récupérer prospectus, coupon hôtel et carte comme d’habitude vers 18h. 30 min de route vont permettre à MP de nous trouver un motel parmi ceux des brochures, elle en trouve un en face du musée Corvette. Nous ne ressortiront pas en ville pour le diner un restaurant étant assez proche, nous y mangerons. Le musée Corvette ouvrant tôt, nous ne ferrons pas de vieux os ce soir afin d’être en forme pour notre Vette day’s. Nous aurons passé une bonne et agréable journée, plus tranquille au niveau temps de route que la veille, et avec plus de flânerie. Bilan de la journée : kilométrage route 124 km Dépenses : musée country 40$ + 4$ repas 24$ tee shirt 24$ license plate 7$

Nous prenons la route pour Memphis en utilisant le Highway, grave erreur, vers 12h nous trouvons un bouchon sur l’autoroute du lequel nous resterons « prisonnier » durant presque 2h, nous avons hésité à plusieurs reprises à prendre une sortie et bypasser le highway par la nationale, mais le trafic reprenant nous ne l’avons pas fait, suivant une Cadillac immatriculée Arkansas Governor. Nous finissons par retrouver de la fluidité après avoir passé un truck ravagé par un incendie en bordure d’autoroute. Ce qui est particulier dans ce pays c’est que les motards contrairement en France restent dans la file de voitures et avancent au même rythme que les autres véhicules sans doubler sans slalomer autour de ceux-ci pour avancer dans les files. Il semblerait que c’est interdit, et eux sont plus respectueux des règles que nous Européens. Nous finissons par franchir le Mississippi vers 14h45 après avoir traversé les agglomérations périphériques coté Arkansas et arrivons à Memphis. Nous nous dirigeons vers le visitor center afin de récupérer les brochures touristiques et les différentes infos nécessaire à la visite de la ville de l’état. Dans le hall de celui-ci 2 statues géantes de BB King et Elvis.

N’étant pas fan de ce dernier et ayant lu que Graceland, le domaine et demeure de celui-ci n’étant pas d’un grand intérêt, nous préférons suivre les conseils des 2 françaises rencontrées au musée du Barbelé à Mc Lean Texas, qui lui avait préféré le musée du Mississippi sur Mud Island. Nous restons donc stationnés sur le parking du visitor center et prenons la passerelle pour rejoindre le musée que nous trouvons très intéressant : maquettes, reconstitution des pièces, couchette et pont d’un steam boat, reconstitution d’une cabine de pilotage, histoire du blues, reconstitution d’un studio d’enregistrement et j’en oubli surement. Nous nous promenons ensuite sur Mud Island le long de la reconstitution du cours du Mississippi en échelle réduite, puis nous longeons le fleuve et le traversons à nouveau par la passerelle juste avant sa fermeture, pour peu le gardien fermait la grille avant notre sortie, nous aurions été quittes pour y coucher.

Nous choisissons de nous rendre au super 8 motel pour lequel nous avons trouvé des coupons de réduction dans les brochures prise au visitor center, celui-ci n’est pas loin du centre et après avoir pris la chambre et déposé les bagages, nous voilà partis pour passer la soirée dans Beale street. Nous y arrivons avant la tombée de la nuit et les néons commencent juste à s’allumer, cela nous permet de la parcourir de haut en bas et d’en avoir une première vue d’ensemble tout en écoutant la musique plutôt bluesy que joue des groupes ou artistes à tous les coin de rue ou dans les différents bar de cette artère très vivante et animée. Contrairement à ce que nous aurions cru trouver plutôt rock ‘nd roll, à notre plus grande satisfaction c’est vraiment très blues, une gamin de 10 ans environ chante le blues sur la petite place ou un public nombreux profite des concerts qui semblent improvisés. Cette ambiance musicale festive est un vrai plaisir et nous ne voyons pas le temps passait. Nos estomacs nous rappelant à l’ordre nous nous mettons en quête d’un restaurant, après plusieurs hésitation dont devant le BB King , nous finissons par choisir le Rum Boogie café et prenons l’option pour le concert 5$ de plus par personne, on va pas se ruiner.

Un 1er groupe joue pendant le repas, nous avions choisi un menu BBQ, et puis vient le tour du 2ieme qui fera 3 passages. Durant la soirée un couple d’américain vient nous demander si nous accepterions de partager notre table avec eux, nous acceptons volontiers et passons la soirée ensemble à échanger sur différents sujets, pendant les entractes ils nous font découvrir une arrière salle dans laquelle joue un autre groupe de blues. Très content de cette rencontre ils nous offrent le CD du groupe le 2ieme partie de soirée, plus que sympathiques les américains, ce n’est pas en France que l’on verrait cela.

Nous avons donc passé une très agréable soirée riche en découvertes culturelles, musicales, et humaines, et nous n’avons pas vu le temps passait il était plus d’ 1h quand nous regagnons l’hôtel. Bilan de la journée : kilométrage route 243 km Dépenses : musée Mississippi 2*10$, repas 33$ , concert 2*5$ Jour 17 Samedi 24/09/2011 Etape : Memphis Tennessee –Nashville via Lynchburg Ce matin, grasse matinée, levé 7h45, breakfast 8h15 à l’hôtel, coffee donuts et très bons muffin, nous en prendrons 2 pour la route. Puis lavage et séchage d’un peu de linge, la chambre étant au 5 ieme nous perdons un peu de temps dans les allés et venues. Nous allons voir si la planification est bonne et si nous ne serons pas obligés de faire quelques concessions afin d’essayer de coucher à Nashville ce soir, nous partons finalement à 9h50. En regard du temps restant nous faisons le choix de ne pas visiter belle meade plantation, et de lui préférer Jack Daniel’s distillery, direction donc au sud en arrivant sur Nashville à 13h15, nous arrivons à 14h40 à la distillerie. Le parking est presque plein et nous avons un peu de mal à trouver une place, un club de voitures anciennes doit faire la visite car il y a quelques beaux exemplaires dont certaines françaises et européennes, mais pas le temps de faire des photos, et à la fin de notre visite elles auront disparues, dommage. (Diane, DS, SM, R5 alpine, Tatra cela fait bizarre de voir ces voitures dans ce contexte US). Il y a un peu d’attente 30 mn env pour la visite, le temps de faire le tour de la salle d’exposition et regarder les commentaires et notre tour arrive.

La visite commentée dure env 1h15, en comptant le rafraichissement offert à la fin, ici pas de dégustation. Elle est plutôt intéressante, le guide racontant quelques anecdotes, que nous ne comprenons pas toutes mais qui ont l’air de faire rire les américains.

Pas de français dans les différents groupes avant nous. Nous repartons vers 16h45, et décidons de ne pas faire le détour vers le centre du village et la visite de la boutique de vente, nous avons un peu peur d’arrivé tard à Nashville, nous y serons finalement vers 18h30, et trouvons assez facilement un motel à l’aide de la revue coupons prise la veille, nous déposons les valises, retirons un peu de cash à l’ATM à coté du motel et partons pour le Grand Ole Opry. A l’arrivée, déception les magasins annoncés sont fermés, une partie de la zone est en travaux, il fait nuit et la signalisation fait un peu défaut. Nous arrivons enfin sur un grand parking, la encore aucune annonce de la programmation de la soirée, pas mal de véhicules mais aucune vie peu de visiteurs, nous nous dirigeons vers l’entrée, mais la aussi peu d’infos et la programmation et le prix de l’entrée nous rebute un peu.

Nous décidons donc d’aller passer la soirée dans un resto musical comme la veille. Le routard nous conseille plusieurs adresses, et en nous trompant sur la 1ere choisie, nous finissons sur le parking de Caney fork, la déco extérieure est sympathique et nous y rentrons, la déco intérieure est encore mieux, nous prenons les ribs (the best in Nashville) avec des fire camps potatoes et de l’alligator.

Un groupe de bluegrass fait l’animation musicale durant le repas, et je prends le temps de faire des photos de la déco dont la cabine de pick-up Dodge qui empiète dans la salle, et du bassin ou nagent les live catfish. La serveuse et très gentille et plaisante, c’est elle qui me proposera d’aller faire des photos des catfish.

Pour digérer nous faisons le tour du « bloc », magasin de décoration, musée magasin dédié à la série « sheriff fait moi peur », puis le restaurant-store de Willie Nelson. La fatigue commençant à se faire sentir nous ne finirons pas tard ce soir, 22h env. Bilan de la journée : kilométrage route 606 km Dépenses : repas 36$ Jour 18 Dimanche 25/09/2011 Etape : Nashville – Bowling Green Levé de 7h30 à 7h45, petit dej office que l’on amène en chambre, tartine beurre et confiture, café, jus de fruit, ce n’est pas la qualité Super 8, mais le prix était en rapport. Ce matin il nous faut faire un peu de « bureau », rédaction des comptes rendus des 2 derniers jours, point budget, com mail avec les enfants… Nous partons donc assez tard du motel 10h50, et nous dirigeons vers le centre de Nashville, nous trouvons un ralentissement sur le périf, nous découvrirons un peu plus tard qu’il est dû au match qui a lieu au stadium tout prêt du centre. Il y a une foule énorme aux couleurs des équipes qui se dirige vers le stade, les parkings sont pleins et nous tournons un moment afin de pouvoir trouver une place, d’autant que des travaux à proximité du Country hall of fame nous ont un peu détournés.

Nous choisissons de prendre l’audiotour en français 2$ /pers et cela se révélera très intéressant car une bonne partie des commentaires ne sont pas repris dans les affichages des différentes vitrines ou expositions, le revers de la médaille c’est que la visite est plus longue que pour les visiteurs américains qui survolent les expos. Je n’ai pas relevé le temps de visite mais nous avons bien du y passer 2h. Nous visitons ensuite downtown le centre ville, en descendant brooklin la rue principale bordée de boutiques, de bars musicaux, de magasins d’instrument ou habillement country. Le match étant fini, il y a beaucoup de monde dans les rues et beaucoup d’animation. Il y a de belles maisons de briques avec des peintures murales. Nous flânons de boutiques en boutiques , passons devant l’ancien Ole Opry.

De retour à la voiture nous prenons une petite collation, et décidons de reprendre la route et de faire quelques arrêt dans des Antique mall, dont nous avions trouvé les prospectus je ne sais plus où. Il est 16h30. J’en profiterais pour prendre quelques license plate pour ma collection, que pour le moment nous n’avons pu trouver dans les garages et encore mois les casses autos. Après 1 heure de chinage, il est temps de partir pour le Kentucky, petit arrêt au visitor center pour récupérer prospectus, coupon hôtel et carte comme d’habitude vers 18h. 30 min de route vont permettre à MP de nous trouver un motel parmi ceux des brochures, elle en trouve un en face du musée Corvette. Nous ne ressortiront pas en ville pour le diner un restaurant étant assez proche, nous y mangerons. Le musée Corvette ouvrant tôt, nous ne ferrons pas de vieux os ce soir afin d’être en forme pour notre Vette day’s. Nous aurons passé une bonne et agréable journée, plus tranquille au niveau temps de route que la veille, et avec plus de flânerie. Bilan de la journée : kilométrage route 124 km Dépenses : musée country 40$ + 4$ repas 24$ tee shirt 24$ license plate 7$
2 jours dans le Kentucky (ch 9) R66-Boucle Chicago-Chicago English translation pending
2 jours dans le Kentucky
Chapitre 9 du carnet de voyage Usa 2011 Boucle Chicago-Chicago Route 66 et retour plus à l’Est Jour 19 Lundi 26/09/2011 Etape : Bowling Green KY – Elisabethtown
Aujourd’hui “‘Vette city and cave” comme le dit la brochure prise à la réception du motel. Lever 6h15, il faut être prêt pour l’ouverture du musée ! Petit dej correct, divers gâteaux et donuts, pas de gaufre ni fruit. Durant celui-ci des américains nous discutent, ils vont visiter le Corvette assembly Plans (usine d’assemblage) et nous confirment qu’il n’y a pas besoin de réservation pour visiter comme nous l’avions lu sur le site internet, tant mieux nous pourrons ainsi en profiter.
L’hôtel étant juste en face du musée Corvette, notre choix se porte sur la visite de celui-ci pour commencer, en fait nous aurions du lui préférer l’usine, nous aurions surement moins attendu pour la visiter quoique. Nous quittons l’hôtel à 7h56 et ne ressortirons du musée qu’à 9h54, celui-ci est très intéressant, diverses mises en scènes des différentes années de ce modèle mythique sont présentées, des détails sur la construction du châssis et de la mécanique, ainsi que des hommages aux différents pères de la corvette.

La visite se termine par le Corvette hall of fame ou tous les modèles année après année sont présentés ainsi que certains prototypes. Nous avons la chance de pouvoir visiter aussi l’exposition temporaire consacrée à la marque Chevrolet, nous permettant de voir un aperçu de diverses modèles emblématiques des différentes décennies, dont la toute nouvelle Chevrolet Volt.

Les voitures ne passionnant pas autant que moi MP, celle-ci donne l’impression de s’ennuyer un peu, malgré son essai du simulateur de conduite.
Entre le musée et l’usine se trouve le show room d’un vendeur de voitures anciennes que nous avions aperçu la veille, nous en profitons pour faire une petite halte afin de profiter de la cinquante de véhicules exposés, ce « saler » (vendeur) vend aussi des accessoires, des miniatures et de superbes néons au couleurs des marques automobile ou de lubrifiant de belle dimension 1m*1m env au prix d’environ 400$, l’arrêt valait vraiment le coup.
Nous arrivons sur le parking de l’usine vers 10h50, plusieurs groupes attendent, de nombreux panneaux d’information rappel l’interdiction d’appareil photo, camera et téléphone, finirons par commencer la visite vers 11h45 après la projection dans la salle d’attente de plusieurs films ventant les qualités de la corvette, et dans laquelle est exposés divers accessoires. La visite est très intéressante même si nous ne comprenons pas tous les commentaires entre le bruit, le nombre de visiteurs et la langue.

Nous suivons la progression de la ligne d’assemblage, ou petit à petit les différents éléments viennent rejoindre le châssis, nous pouvons voir les options montées sur la ligne sur certains modèles au milieu des versions standards, certains clients sont là aussi accompagné d’un vendeur qui lui peut prendre des photos des différentes phases d’assemblage de la voiture du client. Les allées piétonnes sont bien matérialisées au sol, les chariots élévateurs et tracteur roulent lentement et respecte la signalisation de nombreux affichage rappellent à chacun, piétons et caristes d’être vigilants et de garder le contact visuel. Pratiquement à la fin de la visite lorsque la corvette sort de la ligne de montage un des visiteurs à le privilège de la prendre en main pour lui faire faire ces premiers tours de roues jusqu’au banc d’essais où un protocole scrupuleux est respecté pour contrôler tous les éléments, moteur, boite, freins, étanchéité….. dommage je n’ai pas été l’heureux élu de notre groupe. Nous finissons la visite vers 13h. De là, nous avions repérer les affiches indiquant la présence d’un antique malle « vide grenier » permanent sous abris typique des US et décidons d’y faire une halte, ces entrepôts, sont cloisonnés en de nombreux box que chaque particulier peut louer en y entreposant tous les objets qu’il met en vente. C’est autrement mieux que nos vides greniers français, au moins les vendeurs n’ont pas à déballer remballer tous les dimanches leur « bazar » et les objets sont en général très bien ranger et exposer permettant un repérage visuel sans être obliger de « farfouiller » pour trouver un éventuel trésor. Nous prenons ensuite la route de mammoth cave national Park, où un dédale de plus de 250 km de galerie attend le visiteur et où nous arrivons vers 14h56. Après l’arrêt au visitor center et informations prises auprès des rangers, le temps semble trop court pour faire une des nombreuses visites des différentes parties de ce gigantesque réseau sous terrain, celles-ci durant pas moins de 1h sans l’acheminement par navette pour certaines.

Nous choisissons donc de faire une promenade en forêt qui permet de voir les entrées de différentes cavités ainsi que la rivière qui est surement à l’origine de cette curiosité géologique. Cette agréable ballade nous permet de voir des biches et « wild turkey » dindons sauvages en liberté pas même inquiétés de notre présence, les écureuils sont eux présents partout. Sur la route vers le nord de l’état nous trouvons un général store de campagne, à mi chemin entre antique malle, et bric à brac, on se demande comment il a pu y être accumulé tous ces objets dont certains semblent attendre ici d’être vendus depuis un siècle.

Nous tentons un détour pour voir Lincoln birth place qui est aménagé en park mais il est 17h passé et bien sur c’est fermé. Nous roulons jusqu’à Elisabethtown et y trouvons un super 8 avec piscine et nous aurons le breakfast compris, il est 18h30 à nos montres, le temps de déballer les valises et faire un peu de rangement des bricoles achetées et documentations prises, nous nous apercevons que l’heure a changé, nous ne sommes pas sur le fuseau « central » mais sur « East » et il est 1 heure de plus, il faut donc se dépêcher pour aller manger avant de trouver porte clause. Heureusement nous avons vu en prenant la sortie sur le highway notre enseigne maintenant préférée Texas Road House « on the left » non loin du motel. Nous y sommes pour 20h rien n’est perdu nous aurons droit aux cacahouètes et aux succulentes ribs comme nous n’en trouvons qu’aux States. Nous mangerons tout compte fait assez rapidement puisque de retour au motel j’aurais le temps d’aller piquer une petite tête dans la piscine une vingtaine de minutes avant sa fermeture à 22h. MP à l’heure de se mettre au lit se rend compte que nous avons oublié son teeshirt de nuit au motel de Bowling green ce matin, bien sûr c’est de ma faute c’est moi qui ai fait le dernier tour de chambre avant de partir et ne l’ai pas vu sur le lit, elle a du rester dans cachée dans les replis des draps.
Nous aurons passé une bonne journée, peut être un peu trop « automobile » pour la miss mais même si la visite de l’usine ne la motivait pas trop au départ, elle n’aura pas été déçue et aura bine apprécier cette découverte. Dommage que notre passage à Mammoth cave ne nous ait pas permis une visite plus complète mais bon, les grottes en France on connait et nous sommes dans une région privilégiée, et comme nous n’en sommes pas non plus passionnés, pas trop de regrets malgré tout.
Bilan de la journée : kilométrage route 156 km Dépenses : musée Corvette 16$, usine Corvette 14$, repas du soir 24$, souvenirs brocante 18$
Jour 20 Mardi 2/09/2011 Etape : Elizabethtown KY - Seymour IN Programme du jour : Bourbon trail (la route du Bourbon) au nord du Kentucky Lever respectif 6h15 pour moi et 6h45 pour la miss (central time), breakfast à 7h café, toast, fruits, orange juice, muffins and cake, je prends 2 bananes pour la route. Avant de partir rédaction du compte rendu de ces 2 dernières journées, départ à 8h21. Nous arrivons à la Jim Bean distillery à 8h50 et nous faisons la visite libre seuls car pas d’autres visiteurs, cela nous permettra aussi de gagner du temps.

Direction BARDSTOWN maintenant pour Heaven hills, où nous arrivons à 10h10. Grande salle avec exposition, film de présentation de la région et pourquoi le bourbon se fait ici, suivi de la visite guidée mais seulement des extérieurs et du « warehouse » (grange de vieillissement), l’exposition à l’entrée et très didactique et la visite se termine par une dégustation privée de 2 bourbons dont un de 18 ans d’âge excellent.

Il est 12h, pour continuer nous prenons les route de campagne pas plus larges que celles de nos campagnes française si bien que MP penses que le GPS est en train de nous perdre mais après quelques miles nous découvrons perdue en plein milieu de la campagne des bâtiments foncés aux volets rouges, c’est Maker’s Mark la plus ancienne des distilleries soit disant. Il est 12h35 il faut attendre 14h pour la prochaine visite guidée, nous la ferrons donc seuls, ce qui ne sera que mieux pour les photos, peut être aurait on pu visiter les intérieurs dans la version guidée. Passage à la boutique où il ne nous est pas proposé de dégustation.

Départ pour la suivante Four Roses à 13h10 nous y arrivons à 14h15 juste pour le départ d’un « tour » (visite), la visite guidée est très intéressante d’autant que des commentaires sont inscrits en français et japonais ou chinois en plus de la version anglaise.

Même la miss qui ne voulait pas la visiter au départ pensant qu’elles se ressembleraient toutes, n’a pas regretté. Nous ne ferrons pas la dégustation espérant avoir le temps d’en visiter d’autre d’ici la fin de la journée, il est 15h10 à nos montres qui retardent du coup d’1h. Nous arrivons à Wild Turkey distillery à 15h25 (donc 16h25) le dernier « tour » est terminé et les visiteurs s’apprêtent à déguster, nos hôtes insisteront et nous devrons absolument en faire de même. Nous avons donc droit à déguster 2 des 6 ou 7 spécialités proposées, nous aurons la chance de découvrir le doux (35° malgré toit) et sucré Honey Wild Turkey, qui ne laissera pas indifférent la miss pourtant pas amatrice de Bourbon. Nous en achèterons une mignonette accompagnée de son shootter.
15h37 départ pour la suivante que nous savons maintenant trouvé fermée, mais nous pourrons malgré tout visualiser le site et faire des photos, nous arrivons à 16h15 à Woodford Reserve qui est la marque officielle du Kentucky Derby, nous n’y ferrons que la pause photos pour la raison évoquée précédemment.
Il est temps de penser à l’étape du lendemain, tant pis pour les autres distilleries nous choisissons de driver au north direction l’Indiana, nous traverserons Louisville capital du Kentucky s’en s’y arrêter, y traverserons l’Ohio river, pause de 10mn à 18h30 sur l’Indiana rest area afin de prendre les cartes de cet état et des brochures de réduction pour les motels. Nous continuons malgré la nuit qui tombe jusqu'à Seymour ou après avoir réservé la chambre, nous allons manger sans attendre avant la fermeture des restos. Nous trouvons dans la zone commerciale à proximité du motel un Apple bee, il est stipulé à l’entrée « best ribs in town » elles ne vaudront pas et de loin celles des Texas Road House et en plus la note est salée, la salade caesar de MP ne sera pas mieux, le pourboire sera en rapport. Après manger nous irons faire un tour au wallmart en face du resto histoire de digérer et faire quelques achats pour la route du lendemain. Pas de piscine dans ce petit motel économique, coucher vers 21h30 (central) soit 22h30 ici. Journée plutôt intéressante, même si les visites étaient essentiellement des distilleries leur diversités et particularités n’ont pas rendu la journée monotone. Il faut malgré tout ce rendre à l’évidence que la Bourbon trail mérite une demi journée de plus pour la visite des 3 distilleries restantes et nous n’avons pas fais le crochet par Buffalo Trace.
campagne du Kentucky
Bilan de la journée : kilométrage route 379 km Dépenses : mignonettes 27$, repas du soir 25$, bœuf séché (beek jerky) 10$
Chapitre 9 du carnet de voyage Usa 2011 Boucle Chicago-Chicago Route 66 et retour plus à l’Est Jour 19 Lundi 26/09/2011 Etape : Bowling Green KY – Elisabethtown
Aujourd’hui “‘Vette city and cave” comme le dit la brochure prise à la réception du motel. Lever 6h15, il faut être prêt pour l’ouverture du musée ! Petit dej correct, divers gâteaux et donuts, pas de gaufre ni fruit. Durant celui-ci des américains nous discutent, ils vont visiter le Corvette assembly Plans (usine d’assemblage) et nous confirment qu’il n’y a pas besoin de réservation pour visiter comme nous l’avions lu sur le site internet, tant mieux nous pourrons ainsi en profiter.

L’hôtel étant juste en face du musée Corvette, notre choix se porte sur la visite de celui-ci pour commencer, en fait nous aurions du lui préférer l’usine, nous aurions surement moins attendu pour la visiter quoique. Nous quittons l’hôtel à 7h56 et ne ressortirons du musée qu’à 9h54, celui-ci est très intéressant, diverses mises en scènes des différentes années de ce modèle mythique sont présentées, des détails sur la construction du châssis et de la mécanique, ainsi que des hommages aux différents pères de la corvette.

La visite se termine par le Corvette hall of fame ou tous les modèles année après année sont présentés ainsi que certains prototypes. Nous avons la chance de pouvoir visiter aussi l’exposition temporaire consacrée à la marque Chevrolet, nous permettant de voir un aperçu de diverses modèles emblématiques des différentes décennies, dont la toute nouvelle Chevrolet Volt.

Les voitures ne passionnant pas autant que moi MP, celle-ci donne l’impression de s’ennuyer un peu, malgré son essai du simulateur de conduite.
Entre le musée et l’usine se trouve le show room d’un vendeur de voitures anciennes que nous avions aperçu la veille, nous en profitons pour faire une petite halte afin de profiter de la cinquante de véhicules exposés, ce « saler » (vendeur) vend aussi des accessoires, des miniatures et de superbes néons au couleurs des marques automobile ou de lubrifiant de belle dimension 1m*1m env au prix d’environ 400$, l’arrêt valait vraiment le coup.
Nous arrivons sur le parking de l’usine vers 10h50, plusieurs groupes attendent, de nombreux panneaux d’information rappel l’interdiction d’appareil photo, camera et téléphone, finirons par commencer la visite vers 11h45 après la projection dans la salle d’attente de plusieurs films ventant les qualités de la corvette, et dans laquelle est exposés divers accessoires. La visite est très intéressante même si nous ne comprenons pas tous les commentaires entre le bruit, le nombre de visiteurs et la langue.

Nous suivons la progression de la ligne d’assemblage, ou petit à petit les différents éléments viennent rejoindre le châssis, nous pouvons voir les options montées sur la ligne sur certains modèles au milieu des versions standards, certains clients sont là aussi accompagné d’un vendeur qui lui peut prendre des photos des différentes phases d’assemblage de la voiture du client. Les allées piétonnes sont bien matérialisées au sol, les chariots élévateurs et tracteur roulent lentement et respecte la signalisation de nombreux affichage rappellent à chacun, piétons et caristes d’être vigilants et de garder le contact visuel. Pratiquement à la fin de la visite lorsque la corvette sort de la ligne de montage un des visiteurs à le privilège de la prendre en main pour lui faire faire ces premiers tours de roues jusqu’au banc d’essais où un protocole scrupuleux est respecté pour contrôler tous les éléments, moteur, boite, freins, étanchéité….. dommage je n’ai pas été l’heureux élu de notre groupe. Nous finissons la visite vers 13h. De là, nous avions repérer les affiches indiquant la présence d’un antique malle « vide grenier » permanent sous abris typique des US et décidons d’y faire une halte, ces entrepôts, sont cloisonnés en de nombreux box que chaque particulier peut louer en y entreposant tous les objets qu’il met en vente. C’est autrement mieux que nos vides greniers français, au moins les vendeurs n’ont pas à déballer remballer tous les dimanches leur « bazar » et les objets sont en général très bien ranger et exposer permettant un repérage visuel sans être obliger de « farfouiller » pour trouver un éventuel trésor. Nous prenons ensuite la route de mammoth cave national Park, où un dédale de plus de 250 km de galerie attend le visiteur et où nous arrivons vers 14h56. Après l’arrêt au visitor center et informations prises auprès des rangers, le temps semble trop court pour faire une des nombreuses visites des différentes parties de ce gigantesque réseau sous terrain, celles-ci durant pas moins de 1h sans l’acheminement par navette pour certaines.

Nous choisissons donc de faire une promenade en forêt qui permet de voir les entrées de différentes cavités ainsi que la rivière qui est surement à l’origine de cette curiosité géologique. Cette agréable ballade nous permet de voir des biches et « wild turkey » dindons sauvages en liberté pas même inquiétés de notre présence, les écureuils sont eux présents partout. Sur la route vers le nord de l’état nous trouvons un général store de campagne, à mi chemin entre antique malle, et bric à brac, on se demande comment il a pu y être accumulé tous ces objets dont certains semblent attendre ici d’être vendus depuis un siècle.

Nous tentons un détour pour voir Lincoln birth place qui est aménagé en park mais il est 17h passé et bien sur c’est fermé. Nous roulons jusqu’à Elisabethtown et y trouvons un super 8 avec piscine et nous aurons le breakfast compris, il est 18h30 à nos montres, le temps de déballer les valises et faire un peu de rangement des bricoles achetées et documentations prises, nous nous apercevons que l’heure a changé, nous ne sommes pas sur le fuseau « central » mais sur « East » et il est 1 heure de plus, il faut donc se dépêcher pour aller manger avant de trouver porte clause. Heureusement nous avons vu en prenant la sortie sur le highway notre enseigne maintenant préférée Texas Road House « on the left » non loin du motel. Nous y sommes pour 20h rien n’est perdu nous aurons droit aux cacahouètes et aux succulentes ribs comme nous n’en trouvons qu’aux States. Nous mangerons tout compte fait assez rapidement puisque de retour au motel j’aurais le temps d’aller piquer une petite tête dans la piscine une vingtaine de minutes avant sa fermeture à 22h. MP à l’heure de se mettre au lit se rend compte que nous avons oublié son teeshirt de nuit au motel de Bowling green ce matin, bien sûr c’est de ma faute c’est moi qui ai fait le dernier tour de chambre avant de partir et ne l’ai pas vu sur le lit, elle a du rester dans cachée dans les replis des draps.
Nous aurons passé une bonne journée, peut être un peu trop « automobile » pour la miss mais même si la visite de l’usine ne la motivait pas trop au départ, elle n’aura pas été déçue et aura bine apprécier cette découverte. Dommage que notre passage à Mammoth cave ne nous ait pas permis une visite plus complète mais bon, les grottes en France on connait et nous sommes dans une région privilégiée, et comme nous n’en sommes pas non plus passionnés, pas trop de regrets malgré tout.
Bilan de la journée : kilométrage route 156 km Dépenses : musée Corvette 16$, usine Corvette 14$, repas du soir 24$, souvenirs brocante 18$
Jour 20 Mardi 2/09/2011 Etape : Elizabethtown KY - Seymour IN Programme du jour : Bourbon trail (la route du Bourbon) au nord du Kentucky Lever respectif 6h15 pour moi et 6h45 pour la miss (central time), breakfast à 7h café, toast, fruits, orange juice, muffins and cake, je prends 2 bananes pour la route. Avant de partir rédaction du compte rendu de ces 2 dernières journées, départ à 8h21. Nous arrivons à la Jim Bean distillery à 8h50 et nous faisons la visite libre seuls car pas d’autres visiteurs, cela nous permettra aussi de gagner du temps.

Direction BARDSTOWN maintenant pour Heaven hills, où nous arrivons à 10h10. Grande salle avec exposition, film de présentation de la région et pourquoi le bourbon se fait ici, suivi de la visite guidée mais seulement des extérieurs et du « warehouse » (grange de vieillissement), l’exposition à l’entrée et très didactique et la visite se termine par une dégustation privée de 2 bourbons dont un de 18 ans d’âge excellent.

Il est 12h, pour continuer nous prenons les route de campagne pas plus larges que celles de nos campagnes française si bien que MP penses que le GPS est en train de nous perdre mais après quelques miles nous découvrons perdue en plein milieu de la campagne des bâtiments foncés aux volets rouges, c’est Maker’s Mark la plus ancienne des distilleries soit disant. Il est 12h35 il faut attendre 14h pour la prochaine visite guidée, nous la ferrons donc seuls, ce qui ne sera que mieux pour les photos, peut être aurait on pu visiter les intérieurs dans la version guidée. Passage à la boutique où il ne nous est pas proposé de dégustation.

Départ pour la suivante Four Roses à 13h10 nous y arrivons à 14h15 juste pour le départ d’un « tour » (visite), la visite guidée est très intéressante d’autant que des commentaires sont inscrits en français et japonais ou chinois en plus de la version anglaise.

Même la miss qui ne voulait pas la visiter au départ pensant qu’elles se ressembleraient toutes, n’a pas regretté. Nous ne ferrons pas la dégustation espérant avoir le temps d’en visiter d’autre d’ici la fin de la journée, il est 15h10 à nos montres qui retardent du coup d’1h. Nous arrivons à Wild Turkey distillery à 15h25 (donc 16h25) le dernier « tour » est terminé et les visiteurs s’apprêtent à déguster, nos hôtes insisteront et nous devrons absolument en faire de même. Nous avons donc droit à déguster 2 des 6 ou 7 spécialités proposées, nous aurons la chance de découvrir le doux (35° malgré toit) et sucré Honey Wild Turkey, qui ne laissera pas indifférent la miss pourtant pas amatrice de Bourbon. Nous en achèterons une mignonette accompagnée de son shootter.

15h37 départ pour la suivante que nous savons maintenant trouvé fermée, mais nous pourrons malgré tout visualiser le site et faire des photos, nous arrivons à 16h15 à Woodford Reserve qui est la marque officielle du Kentucky Derby, nous n’y ferrons que la pause photos pour la raison évoquée précédemment.

Il est temps de penser à l’étape du lendemain, tant pis pour les autres distilleries nous choisissons de driver au north direction l’Indiana, nous traverserons Louisville capital du Kentucky s’en s’y arrêter, y traverserons l’Ohio river, pause de 10mn à 18h30 sur l’Indiana rest area afin de prendre les cartes de cet état et des brochures de réduction pour les motels. Nous continuons malgré la nuit qui tombe jusqu'à Seymour ou après avoir réservé la chambre, nous allons manger sans attendre avant la fermeture des restos. Nous trouvons dans la zone commerciale à proximité du motel un Apple bee, il est stipulé à l’entrée « best ribs in town » elles ne vaudront pas et de loin celles des Texas Road House et en plus la note est salée, la salade caesar de MP ne sera pas mieux, le pourboire sera en rapport. Après manger nous irons faire un tour au wallmart en face du resto histoire de digérer et faire quelques achats pour la route du lendemain. Pas de piscine dans ce petit motel économique, coucher vers 21h30 (central) soit 22h30 ici. Journée plutôt intéressante, même si les visites étaient essentiellement des distilleries leur diversités et particularités n’ont pas rendu la journée monotone. Il faut malgré tout ce rendre à l’évidence que la Bourbon trail mérite une demi journée de plus pour la visite des 3 distilleries restantes et nous n’avons pas fais le crochet par Buffalo Trace.
campagne du KentuckyBilan de la journée : kilométrage route 379 km Dépenses : mignonettes 27$, repas du soir 25$, bœuf séché (beek jerky) 10$
Séjour aux USA "L’Ouest authentique" English translation pending
Bonjour a tous
Je suis nouveau sur le forum, j'habite en Belgique en province de Luxembourg.
J'ai gagné il y a quelque temps a un jeu concours un autotour de 13 jours et 11 nuits dans le grand ouest américain. Presque 2000 km. Il aura lieu début avril 2014.
Je viens vers vous pour avoir votre avis sur le séjour mais aussi pour vous poser des questions et avoir vos remarques et astuces.
Voici d'abord le descriptif du séjour, il n'est biensur pas du tout modifiable puisque je le rappel je l'ai gagné tel quel.
1. PARIS / LAS VEGAS
Monte Carlo Resort & Casino ****
Envol pour l'Ouest des Etats-Unis et le Nevada. Bienvenue à Las Vegas, ville-mirage au milieu du désert de Mojave.
Vous récupérez votre voiture de location dès l'arrivée à l'aéroport.
2. LAS VEGAS
Monte Carlo Resort & Casino ****
Baladez-vous sur le “Strip” pour découvrir l’architecture unique des nombreux hôtels ou partez à la découverte de l’envoûtante Vallée de la Mort qui n’est qu’à quelques heures de route. Le soir spectacle du cirque du Soleil.
3. LAS VEGAS, ZION
260 km – Zion Lodge ***
En route pour votre autotour dans l'Ouest américain. Nous vous conseillons aujourd’hui de passer par le Valley of Fire State Park avant de rejoindre Zion aux falaises impressionnantes et aux couleurs éblouissantes.
4. ZION, BRYCE CANYON
200 km – Bryce Canyon Lodge ***
Votre itinéraire va vous mener à travers les plus beaux parcs nationaux de l'ouest des Etats-Unis et c'est via la très photogénique Highway 9 que vous atteignez le parc national de Bryce Canyon, amphithéâtre formé sur un plateau calcaire à l’orée d’une superbe forêt de pins.
5. BRYCE CANYON
Bryce Canyon Lodge ***
Découverte du parc et notamment de ses aiguilles rocheuses délicatement dentelées aux teintes orangées. Une journée complète à Bryce pour profiter à fond de ce superbe parc national.
6. BRYCE CANYON, MONUMENT VALLEY
410 km – Nuit au Kayenta Monument Valley Inn**
Passage par Page et le lac Powell aux eaux bleu cobalt avant d’arriver à Monument Valley, autre lieu mythique de l'ouest américain.
7. MONUMENT VALLEY, CANYON DE CHELLY
200 km – Thunderbird Lodge ***
A votre réveil, la vision du paysage le plus emblématique de l’Ouest baigné par les premiers rayons du soleil sera inoubliable. Départ pour le Canyon de Chelly, autre site sacré pour les indiens Navajos.
8. CANYON DE CHELLY, SEDONA
405 km – El Portal Sedona B&B
En route pour Sedona, ne manquez pas Holbrook, où subsiste encore quelques vestiges de la Route 66, et Flagstaff, jolie petite ville western.
9. SEDONA
El Portal Sedona B&B
Vous poursuivez aujourd'hui votre autotour dans l'ouest américain par le “Red Rock Country”. Baladez-vous vers aux alentours de la ville à la recherche de l’endroit idéal pour quelques magnifiques photos ou allez au Slide Rock State Park pour une baignade rafraîchissante dans la rivière Oak Creek.
10. SEDONA, GRAND CANYON
175 km – Kachina Lodge ***
Le Grand Canyon sera peut-être le point d’orgue de votre voyage au cœur des parcs et canyons de l'Ouest et très sûrement un souvenir inoubliable tant il impressionne par son immensité et sa palette de contrastes et de couleurs sensationnels. Survol en hélicoptère.
11. GRAND CANYON, LAS VEGAS
480 km – Monte Carlo Resort & Casino ****
Passez par Seligman et Kingman puis le barrage Hoover avant de rallier Las Vegas aux néons toujours scintillants.
12. LAS VEGAS / PARIS
Fin de votre autotour au cœur de l'Ouest américain. Envol pour Paris. Vol de nuit.
13. PARIS
Arrivée à Paris.
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des suggestions ou des remarques ?
Voici mes quelques questions :
- Pour le parcours, vaux-t-il mieux prendre les routes classiques ou bien les autoroutes ? Ou alors un mixe des deux ?
- En dehors des points remarquables dans le descriptif y a t'il des choses a voir sur mon parcours ?
- J'ai une crainte, Vu que nous ne sommes pas très sportif ma femme et moi, j'ai peur qu'a part de grandes rando il n'y ai pas grand choses a faire sur ce parcours ? Qu’en pensez-vous ?
- A propos des rando y en a t'il des facile a faire (sans escalade ou truc de malade) qui nous permettent de voir déjà des choses sympa ? si oui lesquelles me conseillez-vous ?
- Tout ce qui est dans le descriptif est payé sauf les repas et le carburant de la voiture. Pour vous il nous faut prévoir combien en budget repas (sachant que nous souhaitons faire des ptit resto sympas et typiques), carburant et visite (j'ai cru lire que la visite de certains parcs étaient payant) ? Avez-vous des bons plans à me faire partager ?
Si j'ai d'autres questions je vous les soumettrez au fur et à mesure
En attendant, un grand merci
Tal
Je suis nouveau sur le forum, j'habite en Belgique en province de Luxembourg.
J'ai gagné il y a quelque temps a un jeu concours un autotour de 13 jours et 11 nuits dans le grand ouest américain. Presque 2000 km. Il aura lieu début avril 2014.
Je viens vers vous pour avoir votre avis sur le séjour mais aussi pour vous poser des questions et avoir vos remarques et astuces.
Voici d'abord le descriptif du séjour, il n'est biensur pas du tout modifiable puisque je le rappel je l'ai gagné tel quel.
1. PARIS / LAS VEGAS
Monte Carlo Resort & Casino ****
Envol pour l'Ouest des Etats-Unis et le Nevada. Bienvenue à Las Vegas, ville-mirage au milieu du désert de Mojave.
Vous récupérez votre voiture de location dès l'arrivée à l'aéroport.
2. LAS VEGAS
Monte Carlo Resort & Casino ****
Baladez-vous sur le “Strip” pour découvrir l’architecture unique des nombreux hôtels ou partez à la découverte de l’envoûtante Vallée de la Mort qui n’est qu’à quelques heures de route. Le soir spectacle du cirque du Soleil.
3. LAS VEGAS, ZION
260 km – Zion Lodge ***
En route pour votre autotour dans l'Ouest américain. Nous vous conseillons aujourd’hui de passer par le Valley of Fire State Park avant de rejoindre Zion aux falaises impressionnantes et aux couleurs éblouissantes.
4. ZION, BRYCE CANYON
200 km – Bryce Canyon Lodge ***
Votre itinéraire va vous mener à travers les plus beaux parcs nationaux de l'ouest des Etats-Unis et c'est via la très photogénique Highway 9 que vous atteignez le parc national de Bryce Canyon, amphithéâtre formé sur un plateau calcaire à l’orée d’une superbe forêt de pins.
5. BRYCE CANYON
Bryce Canyon Lodge ***
Découverte du parc et notamment de ses aiguilles rocheuses délicatement dentelées aux teintes orangées. Une journée complète à Bryce pour profiter à fond de ce superbe parc national.
6. BRYCE CANYON, MONUMENT VALLEY
410 km – Nuit au Kayenta Monument Valley Inn**
Passage par Page et le lac Powell aux eaux bleu cobalt avant d’arriver à Monument Valley, autre lieu mythique de l'ouest américain.
7. MONUMENT VALLEY, CANYON DE CHELLY
200 km – Thunderbird Lodge ***
A votre réveil, la vision du paysage le plus emblématique de l’Ouest baigné par les premiers rayons du soleil sera inoubliable. Départ pour le Canyon de Chelly, autre site sacré pour les indiens Navajos.
8. CANYON DE CHELLY, SEDONA
405 km – El Portal Sedona B&B
En route pour Sedona, ne manquez pas Holbrook, où subsiste encore quelques vestiges de la Route 66, et Flagstaff, jolie petite ville western.
9. SEDONA
El Portal Sedona B&B
Vous poursuivez aujourd'hui votre autotour dans l'ouest américain par le “Red Rock Country”. Baladez-vous vers aux alentours de la ville à la recherche de l’endroit idéal pour quelques magnifiques photos ou allez au Slide Rock State Park pour une baignade rafraîchissante dans la rivière Oak Creek.
10. SEDONA, GRAND CANYON
175 km – Kachina Lodge ***
Le Grand Canyon sera peut-être le point d’orgue de votre voyage au cœur des parcs et canyons de l'Ouest et très sûrement un souvenir inoubliable tant il impressionne par son immensité et sa palette de contrastes et de couleurs sensationnels. Survol en hélicoptère.
11. GRAND CANYON, LAS VEGAS
480 km – Monte Carlo Resort & Casino ****
Passez par Seligman et Kingman puis le barrage Hoover avant de rallier Las Vegas aux néons toujours scintillants.
12. LAS VEGAS / PARIS
Fin de votre autotour au cœur de l'Ouest américain. Envol pour Paris. Vol de nuit.
13. PARIS
Arrivée à Paris.
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des suggestions ou des remarques ?
Voici mes quelques questions :
- Pour le parcours, vaux-t-il mieux prendre les routes classiques ou bien les autoroutes ? Ou alors un mixe des deux ?
- En dehors des points remarquables dans le descriptif y a t'il des choses a voir sur mon parcours ?
- J'ai une crainte, Vu que nous ne sommes pas très sportif ma femme et moi, j'ai peur qu'a part de grandes rando il n'y ai pas grand choses a faire sur ce parcours ? Qu’en pensez-vous ?
- A propos des rando y en a t'il des facile a faire (sans escalade ou truc de malade) qui nous permettent de voir déjà des choses sympa ? si oui lesquelles me conseillez-vous ?
- Tout ce qui est dans le descriptif est payé sauf les repas et le carburant de la voiture. Pour vous il nous faut prévoir combien en budget repas (sachant que nous souhaitons faire des ptit resto sympas et typiques), carburant et visite (j'ai cru lire que la visite de certains parcs étaient payant) ? Avez-vous des bons plans à me faire partager ?
Si j'ai d'autres questions je vous les soumettrez au fur et à mesure
En attendant, un grand merci
Tal
Salaire de 85000 Chf / 13 mois - famille de 3 enfants en Suisse English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais avoir votre avis sur cette éventuelle proposition d'une société dans le monde de l'IT.
Tout d'abord, je résume, je vis avec ma petite famille de 3 enfants en France et travaille à Paris, nous avons comme projet de partir en Suisse avec la petite famille. J'avais déjà posté un sujet il y a quelque temps concernant la vie en Suisse. Je cherche depuis bientôt un an une opportunité dans le monde du support IT et j'en ai peut être une (en attente de validation de la direction de la socièté)
85000 chf / 13 mois 5 semaines de congés.
Sachant que ma petite famille ne me rejoindrait qu'une fois l'année scolaire terminée, c'est à dire en Juin, un éventuel déménagement ne se fera qu'à cette période la, ça me laisserait le temps de chercher un toit pour nous 5. La encore, nous ne voulons pas vivre en Ville mais plutôt à la campagne idéalement en maison.
Pensez-vous que cela est jouable ? du moins le temps que ma femme puisse se renseigner pour l'équivalence français de "Maman de jour" Quels seraient les coûts à prévoir sur un tel salaire ?
Merci pour vos précisions !!
Très bon week-end ! 🙂
J'aimerais avoir votre avis sur cette éventuelle proposition d'une société dans le monde de l'IT.
Tout d'abord, je résume, je vis avec ma petite famille de 3 enfants en France et travaille à Paris, nous avons comme projet de partir en Suisse avec la petite famille. J'avais déjà posté un sujet il y a quelque temps concernant la vie en Suisse. Je cherche depuis bientôt un an une opportunité dans le monde du support IT et j'en ai peut être une (en attente de validation de la direction de la socièté)
85000 chf / 13 mois 5 semaines de congés.
Sachant que ma petite famille ne me rejoindrait qu'une fois l'année scolaire terminée, c'est à dire en Juin, un éventuel déménagement ne se fera qu'à cette période la, ça me laisserait le temps de chercher un toit pour nous 5. La encore, nous ne voulons pas vivre en Ville mais plutôt à la campagne idéalement en maison.
Pensez-vous que cela est jouable ? du moins le temps que ma femme puisse se renseigner pour l'équivalence français de "Maman de jour" Quels seraient les coûts à prévoir sur un tel salaire ?
Merci pour vos précisions !!
Très bon week-end ! 🙂
1 semaine de plaisirs bretons English translation pending
Bonjour à tous,
nous sommes 3 et allons louer un gite pour 1 semaine du 14 au 21 septembre quelque part en Bretagne mais nous sommes très hésitants sur le département et le lieu précisément !
Nous souhaitons passer une semaine simple, tranquille et équilibrée entre ballades, gastronomie & pâtisseries, fruits de mer, restos et diners maisons, plage, villes & villages ; bref profiter et se laisser vivre !
Le climat est important; la proximité avec la mer un peu moins (mais un peu quand même).
Nos recherches sur ce forum et d'autres nous ont donné plein d'idées, nous ont fait découvrir plein de lieux jusque là inconnus, mais ne nous ont pas aidés à nous décider pour l'instant !
Nous attendons donc énormément de vous et notre espérance n'a d'égale que notre impatience d'être sur place :)
Je vous propose de tenter l'exercice de nous donner un nom coup de cœur, le lieu qui pourrait être notre pied à terre pour cette semaine, et d'y joindre si possible les lieux indispensables à notre séjour : - un resto à proximité ? (on peut aller jusqu'au 1*) - un marché pour constituer notre plateau de fruits de mer ? - une pâtisserie ? - une plage ? - une promenade ? - une île ?
vous l'aurez compris, le manger (et le boire) est important pour nous :) et j'aurais pu rajouter dans la liste boucher, maraicher, poissonier, etc etc !
un grand merci à vous d'avance !
nous sommes 3 et allons louer un gite pour 1 semaine du 14 au 21 septembre quelque part en Bretagne mais nous sommes très hésitants sur le département et le lieu précisément !
Nous souhaitons passer une semaine simple, tranquille et équilibrée entre ballades, gastronomie & pâtisseries, fruits de mer, restos et diners maisons, plage, villes & villages ; bref profiter et se laisser vivre !
Le climat est important; la proximité avec la mer un peu moins (mais un peu quand même).
Nos recherches sur ce forum et d'autres nous ont donné plein d'idées, nous ont fait découvrir plein de lieux jusque là inconnus, mais ne nous ont pas aidés à nous décider pour l'instant !
Nous attendons donc énormément de vous et notre espérance n'a d'égale que notre impatience d'être sur place :)
Je vous propose de tenter l'exercice de nous donner un nom coup de cœur, le lieu qui pourrait être notre pied à terre pour cette semaine, et d'y joindre si possible les lieux indispensables à notre séjour : - un resto à proximité ? (on peut aller jusqu'au 1*) - un marché pour constituer notre plateau de fruits de mer ? - une pâtisserie ? - une plage ? - une promenade ? - une île ?
vous l'aurez compris, le manger (et le boire) est important pour nous :) et j'aurais pu rajouter dans la liste boucher, maraicher, poissonier, etc etc !
un grand merci à vous d'avance !
Fréquenter une Tunisienne mineure en Tunisie? English translation pending
Bonsoir à tous.J'ai fait la rencontre d'une tunisienne, je suis majeur mais elle est encore mineure.
Je voulais savoir si il était légal de la rencontrer dans le cadre de mes vacances, ou cela pose un problème du fait que les lois ne sont pas les mêmes qu'en France. Je suis à la recherche d'information, merci.
Voyages de deux semaines en camping-car Seattle-Anchorage English translation pending
Bonjour,
Nous partons tout prochainement pour un trip en Amérique du Nord !
Voici notre programme (en gros) :
- Seattle (départ) - Vencouver - Whistler - Prince George - Prince Ruppert - Whithorse - Fairbanks - Anchorage (retour)
Cet itinéraire n'est pas définitif, il risque d'être modifié en cours de route, selon le temps restant, 2 semaines c'est court !
En cherchant sur le forum ou sur le net, je m'y perd !! L'ouest canadien et l'Alaska sont trop grand ! Et surtout partout de magnifiques choses à faire et à voir !
J'ai vu qu'il y a quelques spécialistes de ces régions. Je voudrai savoir si l’itinéraire que nous avons choisis ne nous fais pas passer à coté de chose à ne pas rater ?
Petite précision, nous serrons 3 à pouvoir conduire.
Autre petite question, est-ce qu'au Canada et en Alaska le camping "sauvage" (à l'intérieur du camping car, sur une place de parc) est toléré ? Ou devons nous chaque nuit nous arrêter dans un camping ?
Bref, je suis ouvert à tout conseils et remarque !
Merci pour votre aide !
A plus tard, au plaisir de vous lire !
Nous partons tout prochainement pour un trip en Amérique du Nord !
Voici notre programme (en gros) :
- Seattle (départ) - Vencouver - Whistler - Prince George - Prince Ruppert - Whithorse - Fairbanks - Anchorage (retour)
Cet itinéraire n'est pas définitif, il risque d'être modifié en cours de route, selon le temps restant, 2 semaines c'est court !
En cherchant sur le forum ou sur le net, je m'y perd !! L'ouest canadien et l'Alaska sont trop grand ! Et surtout partout de magnifiques choses à faire et à voir !
J'ai vu qu'il y a quelques spécialistes de ces régions. Je voudrai savoir si l’itinéraire que nous avons choisis ne nous fais pas passer à coté de chose à ne pas rater ?
Petite précision, nous serrons 3 à pouvoir conduire.
Autre petite question, est-ce qu'au Canada et en Alaska le camping "sauvage" (à l'intérieur du camping car, sur une place de parc) est toléré ? Ou devons nous chaque nuit nous arrêter dans un camping ?
Bref, je suis ouvert à tout conseils et remarque !
Merci pour votre aide !
A plus tard, au plaisir de vous lire !