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Cherche idée de cadeaux à offrir durant un "bike trip" au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte traverser une partie du Cambodge en 2018/2019 en vélo. J'ai donc pas mal de temps encore pour me préparer, mais je préfère organiser certaines choses très à l'avance , notamment, je vais profiter de ce temps pour récolter un maximum d'argent qui additionné à mes propres petites économies me permettrait de faire de petits cadeaux tout le long de mon voyage...
La question que je me pose est :
Si vous deviez emmener quelque chose à distribuer (essentiellement aux enfants) durant un tel voyage, ce serait quoi ?...
Je cherche donc quelque chose qui serait utile et qui ferait plaisir, qui ne prenne pas beaucoup de place (Je serais en vélo), qui ne soit pas des sacs de dollars (Je ne suis pas la banque de France). Qui leur donne le sourire (Bien que je sache que la population cambodgienne n'a pas besoin de cela pour offrir ses sourires).
Bref, je cherche à savoir ce que je pourrais distribuer tout le long de mon voyage...
PS : Exit les associations !... merci
Je compte traverser une partie du Cambodge en 2018/2019 en vélo. J'ai donc pas mal de temps encore pour me préparer, mais je préfère organiser certaines choses très à l'avance , notamment, je vais profiter de ce temps pour récolter un maximum d'argent qui additionné à mes propres petites économies me permettrait de faire de petits cadeaux tout le long de mon voyage...
La question que je me pose est :
Si vous deviez emmener quelque chose à distribuer (essentiellement aux enfants) durant un tel voyage, ce serait quoi ?...
Je cherche donc quelque chose qui serait utile et qui ferait plaisir, qui ne prenne pas beaucoup de place (Je serais en vélo), qui ne soit pas des sacs de dollars (Je ne suis pas la banque de France). Qui leur donne le sourire (Bien que je sache que la population cambodgienne n'a pas besoin de cela pour offrir ses sourires).
Bref, je cherche à savoir ce que je pourrais distribuer tout le long de mon voyage...
PS : Exit les associations !... merci
Mauritanie et Maroc en voiture personnelle English translation pending
BOnjour à toutes et à tous,
Avec ma voiture, je prends la route pour le Maroc via la Mauritanie à partir de Dakar ce vendredi 14 juillet et je recherche quelques infos de la part de personnes ayant déjà fait le trajet :
* quel type d'assurance est requis pour entrer en Mauritanie et au Maroc ?
* je cherche aussi des idées d'Hébergement à NOuakchott, Nouadhibou et les villes du Sahara.
Merci d'avance !
Renaud
Avec ma voiture, je prends la route pour le Maroc via la Mauritanie à partir de Dakar ce vendredi 14 juillet et je recherche quelques infos de la part de personnes ayant déjà fait le trajet :
* quel type d'assurance est requis pour entrer en Mauritanie et au Maroc ?
* je cherche aussi des idées d'Hébergement à NOuakchott, Nouadhibou et les villes du Sahara.
Merci d'avance !
Renaud
Kayak sur le Lake Powell English translation pending
Bonjour à tous!
Voilà mon amie et moi (23ans), souhaitons faire du kayak sur le Lake Powell durant notre Road trip dans l'ouest américain cependant une question nous tarode tellement...
L'agence via laquelle nous avons réserver les kayaks ne donnent aucune information sur la façon dont nous devons nous rendre au point de départ dela randonnée aquatique...
Ma question, pour ceux qui ont deja fait du kayak sur le Lake, avez-vous emportés les kayaks en voiture ou bien un véhicule vous emène-t-il au point de départ??
Nous disposons d'une toute petite voiture et sommes embetées...
Merci par avance de vos réponses! 😛
Voilà mon amie et moi (23ans), souhaitons faire du kayak sur le Lake Powell durant notre Road trip dans l'ouest américain cependant une question nous tarode tellement...
L'agence via laquelle nous avons réserver les kayaks ne donnent aucune information sur la façon dont nous devons nous rendre au point de départ dela randonnée aquatique...
Ma question, pour ceux qui ont deja fait du kayak sur le Lake, avez-vous emportés les kayaks en voiture ou bien un véhicule vous emène-t-il au point de départ??
Nous disposons d'une toute petite voiture et sommes embetées...
Merci par avance de vos réponses! 😛
Spécialités culinaires à ne pas manquer en Provence-Côte d'Azur English translation pending
Dite moi quel spécialité culinaire de la Provence et Cote d'Azur qu'on ne devrait pas manqué de goûté lors de notre voyage , si vous avez un coup de coeur pour un fromage , un saucisson , une terrine , un pain ou brioche indiqué nous l'endroit si vous connaissez ou le village/commune , jai déja faim menoumme menoumme
Itinéraire 14 jours en Namibie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons a 2 en namibie en septembre avec location de 4x4 et tente de toit. J'ai essayé de concocter un itinéraire en regardant les différents avis sur le forum et je souhaiterais avoir votre avis.
Pensez-vous qu'il faut prévoir 2 nuits à sesriem? il me manque une journée à remplir, des idées ?
J1 : arrivée Windhoek – Nuit okahandja (75km 1h) J2: visite village Okahandja - direction waterberg (3h 210km) / +/- safaris 4x4 15h – nuit waterberg camp J3: Waterberg / Etosha (350km 5h30) – nuit Etosha halali camp J4 : Etosha – nuit Etosha halali camp J5 : Etosha – Nuit Etosha okaukuejo camp J6: départ d’Etosha direction grootberg (290km / 5h) - nuit grootberg J7 : direction twyfelfontein (260km / 4h) brandberg (white lady) + foret petrifiee + Montagne brulée - nuit spitzkopje J8 : J9 : mont spitzkopje - cape cross (otaries) (150 km – 2h30) – nuit swakopmund (120km : 2h) J10 : Swakopmund – nuit swakopmund ou walwis bay J11 : Swakopmund – walwis bay - SESRIEM (5h)– nuit sesriem camp J12: Désert du Namib : SOSSUSVLEI - CANYON DE SESRIEM - dead vlei – dune 45- nuit vers parc namib naukluft (gecko camp ?) J13 : parc national namib naukluft : randonnée olive trail – trajet windhoek (4h-4h30) nuit WINDHOEK J14 : Windhoek – avion
Merci à tous !
Nous partons a 2 en namibie en septembre avec location de 4x4 et tente de toit. J'ai essayé de concocter un itinéraire en regardant les différents avis sur le forum et je souhaiterais avoir votre avis.
Pensez-vous qu'il faut prévoir 2 nuits à sesriem? il me manque une journée à remplir, des idées ?
J1 : arrivée Windhoek – Nuit okahandja (75km 1h) J2: visite village Okahandja - direction waterberg (3h 210km) / +/- safaris 4x4 15h – nuit waterberg camp J3: Waterberg / Etosha (350km 5h30) – nuit Etosha halali camp J4 : Etosha – nuit Etosha halali camp J5 : Etosha – Nuit Etosha okaukuejo camp J6: départ d’Etosha direction grootberg (290km / 5h) - nuit grootberg J7 : direction twyfelfontein (260km / 4h) brandberg (white lady) + foret petrifiee + Montagne brulée - nuit spitzkopje J8 : J9 : mont spitzkopje - cape cross (otaries) (150 km – 2h30) – nuit swakopmund (120km : 2h) J10 : Swakopmund – nuit swakopmund ou walwis bay J11 : Swakopmund – walwis bay - SESRIEM (5h)– nuit sesriem camp J12: Désert du Namib : SOSSUSVLEI - CANYON DE SESRIEM - dead vlei – dune 45- nuit vers parc namib naukluft (gecko camp ?) J13 : parc national namib naukluft : randonnée olive trail – trajet windhoek (4h-4h30) nuit WINDHOEK J14 : Windhoek – avion
Merci à tous !
Excursion de croisière à Katakolon English translation pending
Bonjour
Nous arretins une journee de crosiere à Katakolon
Votre suggestion pour une belle excursion serait?
Nous prenons toutes les suggestions
Merci à l'avance
Merci à l'avance
Achats basiques aux Philippines English translation pending
Bonjour a tous, nous partons mon épouse et moi aux Phillipines pour la 1ere fois du 15 avril au 15 mai 2017 et j'aurais aimer savoir ce qu'il en est des produits de 1ere consos là-bas - Palawan- bohol-camiguin-siquijor et manille....genre déo - shampoing - anti moustiques, café thé, voilà, en bref en Thaïlande on emmène tout, car très limités au seven/eleven, par contre au Cambodge et au Vietnam rien car on trouve de tout.
Question très terre a terre mais j'ai du mal a trouver des infos la dessus.
Et merci de me répondre sans vous engueuler.....c'est impressionnant le nombre de forum qui se terminent en engueulade pour une simple différence de goût ou de point de vue.
Michel.
Itinéraire de 23 jours en Namibie English translation pending
Bonjour,
Mon compagnon et moi envisageons de partir pour la Namibie en novembre prochain.
Nous ferons appel à Tourmaline.
On ferait un road trip en 4x4 avec tente sur le toit et donc un maximum de nuits en camping.
Notre itinéraire sur 22 jours serait le suivant:
J1: arrivée à Windhoek, récupération de la voiture et courses. Nuit à Londiningui b&b
J2: Mariental. Nuit au anib lodge.
J3: Koïmassis
J4: Sesriem nuit au camping NWR
J5: Sesriem nuit au camping NWR
J6: Naukluft
J7: Swakopmund nuit au Fishreiher guesthouse
J8 Swakopmund sortie kayak?
J9: Spitzkoppe
J10: Twyfelfontein ou Brandberg?
J11: Palmwag
J12: Kaokaland nuit au camp Aussicht
J13: Kaokaland rencontre des Himbas avec Marius
J14: Epupa falls. Nuit au Epupa camp
J15: Epupa falls
J16: Etosha
j17: Etosha
J18: Etosha
J19: Etosha
J20: Waterberg ou Okonjima?
J21: Windhoek
J22: RETOUR
Nous aimerions faire quelques trek à la journée ou demi journée en solo sauf si c'est trop dangereux!? Ou bien des treks guidés mais dans ce cas où et avec qui?
Je suis une lectrice assidue de ce forum mais c'est la première fois que je fais appel à vos conseils qui j'en suis sûre nous serons très précieux!
Nous aimerions faire quelques trek à la journée ou demi journée en solo sauf si c'est trop dangereux!? Ou bien des treks guidés mais dans ce cas où et avec qui?
Je suis une lectrice assidue de ce forum mais c'est la première fois que je fais appel à vos conseils qui j'en suis sûre nous serons très précieux!
Spectacle de flamenco à Barcelone English translation pending
ou voir à Barcelone un spectacle de Flamenco qui ne soit pas trop fait uniquement pour les touristes ?
Itinéraire Namibie + bande de Caprivi + Victoria Falls English translation pending
Bonjour,
C'est la 1ère fois que je poste sur ce forum, il n'empêche, cela fait plusieurs mois que je suis avec grand intérêt les différentes discussions et je vous remercie tous des nombreuses infos que vous diffusez.
Je viens donc vous demander un peu d'aide sur quelques questions que je me pose. Mais tout d'abord voici un récap de l'itinéraire que je prévoie de faire au moins de juin. Je pars via l'agence Tourmaline et on a réservé un Toyota Hillux avec Asco. Pour les vols on passe par British Airways en multidestination (750€/pers): - Marseille > Londres > Joburg > Windhoek - Victoria Falls > Joburg > Londres > Marseille
JOUR 1 : - Arrivée à Windhoek à 13h - Récupération voiture - Nuit au Londiningi Guesthouse
JOUR 2 : - Trajet vers Naukluft - Olive Trail - Nuit au NWR Naukluft
JOUR 3 : - Trajet vers Sesriem - Sesriem Canyon - Dune Elim - Nuit au NWR Sesriem
JOUR 4 : - Sossusvlei - Trajet vers Solitaire avec arrêt - Nuit au Gecko Camp
JOUR 5 : - Trajet vers Swakopmund - Nuit au Cornerstone Guesthouse
JOUR 6 : - Sandwich Harbour - Nuit au Cornerstone Guesthouse
JOUR 7 : - Trajet vers Spitzkoppe - Rando au Spitzkoppe - Nuit au Spitzkoppe Camp
JOUR 8 : - Trajet vers Brandberg - Rando White Lady - Nuit au Brandberg White Lady Lodge (en camping)
JOUR 9 : - Trajet vers Palmwag - Nature drive à Palmwag - Nuit au Palmwag Lodge (en camping)
JOUR 10 : - Rhino Tracking - Nuit au Grootberg Lodge
JOUR 11 : - Elephant Tracking - Nuit au Grootberg Lodge
JOUR 12 : - Trajet vers Etosha - Nuit à Okaukuejo (camping)
JOUR 13 : - Etosha - Nuit à Halali (Camping)
JOUR 14 : - Etosha - Nuit à Namutoni
JOUR 15 : - Trajet vers Rundu - Sunset Cruise - Nuit au Hakusembe River Lodge (Camping)
JOUR 16 : - Trajet vers Bagani - Arrêt Popa Falls - Boat drive hyppo - Nuit au Mahangu Safari Lodge (Safari Tent)
JOUR 17 : - Trajet vers Kongola - Safari guidé dans BwaBwata - Nuit au Namushasha (Camping)
JOUR 18 : - Trajet vers Kasane - Bateau au coucher de soleil - Nuit au Chobe Safari Lodge (Camping)
JOUR 19 : - Safari guidé le matin - Nuit au Chobe Safari Lodge (Camping)
JOUR 20 : - Transfert aux Victoria Falls - Survol en Hélicoptère - Nuit au Bayete Guesthouse
JOUR 21 : - Chutes à pied - Sunset Cruise - Nuit au Bayete Guesthouse
JOUR 22 : - Vol retour (départ à 14h)
Voici maintenant mes questions : - Question 1 : Sachant qu'on arrive à Windhoek à 13h, qu'il faut de ce que j'ai pu lire au moins 1h pour récupération des bagages + change et environ 2h pour la récupération du véhicule cela nous amène à 16h. En sachant qu'on sera un samedi et qu'à priori les magasins ferme vers 16h, est ce qu'il y a quand même des magasins ou autres qui restent ouvert afin qu'on puisse faire notre ravitaillement ? Dans le cas contraire est ce qu'il y a des magasins ouverts le dimanche matin ?
- Question 2 : Pour Sossuslvei, s'il y a une dune à monter, laquelle préférer entre la Dune 45 et Big Daddy ? Quel doit être la pression des pneus pour rouler dans le sable ?
- Question 3 : Pour la journée ou nous partons de Gecko Camp vers Swakopmund, nous hésitons entre 2 activités : visite du CCCN ou rando au Blutkuppe... que conseillez-vous ? Est ce que l'un comme l'autre sont faisables dans la journée ? Est ce que quelqu'un aurait une trace/carte de la rando au Blutkuppe ? Est ce que quelqu'un aurait des infos sur le CCCN : heures pour le tracking des guepard, prix, ou réserver ? Je trouve que très peu d'info sur le sujet
- Question 4 : Avez vous des restos à conseiller prêt du Lodge (Cornerstone Guesthouse) ?
- Question 5 : Pour le trajet de Swakop au Spitzkoppe nous hésitons entre passer par Henties Bay (Otaries) ou aller directement vers le Spitkoppe et poursuivre pour aller jusqu'à Bull's Party et revenir pour camper le soir au Spitkoppe... que conseillez vous ? Comment est la route entre le Spitkoppe et Bull's Party ? Si choix de Bull's Party, quid d'avoir le temps de faire aussi Philips Cave ?
- Question 6 : Pour aller de Grootberg à Etosha (Okaukuejo), conseillez-vous plutôt de rentrer par Galton Gate ou Anderson Gate ?
- Question 7 : Est ce qu'il y a un intérêt de faire un Night Drive dans Etosha, je pensais notamment le soir ou on est à Namutoni puisque j'ai pu lire que le point d'eau n'est pas très intéressant...
- Question 8 : Sur le trajet de Etosha vers Rundu, y a t'il un intérêt de s'arrêter pour voir la météorite Hoba ?
- Question 9 : De Rundu à Bagani, conseillez-vous de s'arrêter aux Popa Falls ? Je sais bien que ce ne sont pas de vraies chutes mais plus de courants... notre intérêt étant de nous balader dans un coin sympas
- Question 10 : Sur Kasane ou pouvons nous faire laver la voiture avant de la rendre ? A une station essence ?
- Question 11 : Pour le dernier soir, on pensait faire une croisière pour le coucher de soleil sur Victoria Falls via Zambezi Explorer... est ce que quelqu'un connait ? Des avis ?
- Question 12 : Parmi tous les campings que nous faisons, est ce qu'il y a des emplacements mieux que d'autres pour poser notre voiture et tente (ex : emplacement 5/6 pour le Spitzkoppe) ?
J'espère que vous avez été assez patient pour me lire jusque là ;-)
Merci par avance.
C'est la 1ère fois que je poste sur ce forum, il n'empêche, cela fait plusieurs mois que je suis avec grand intérêt les différentes discussions et je vous remercie tous des nombreuses infos que vous diffusez.
Je viens donc vous demander un peu d'aide sur quelques questions que je me pose. Mais tout d'abord voici un récap de l'itinéraire que je prévoie de faire au moins de juin. Je pars via l'agence Tourmaline et on a réservé un Toyota Hillux avec Asco. Pour les vols on passe par British Airways en multidestination (750€/pers): - Marseille > Londres > Joburg > Windhoek - Victoria Falls > Joburg > Londres > Marseille
JOUR 1 : - Arrivée à Windhoek à 13h - Récupération voiture - Nuit au Londiningi Guesthouse
JOUR 2 : - Trajet vers Naukluft - Olive Trail - Nuit au NWR Naukluft
JOUR 3 : - Trajet vers Sesriem - Sesriem Canyon - Dune Elim - Nuit au NWR Sesriem
JOUR 4 : - Sossusvlei - Trajet vers Solitaire avec arrêt - Nuit au Gecko Camp
JOUR 5 : - Trajet vers Swakopmund - Nuit au Cornerstone Guesthouse
JOUR 6 : - Sandwich Harbour - Nuit au Cornerstone Guesthouse
JOUR 7 : - Trajet vers Spitzkoppe - Rando au Spitzkoppe - Nuit au Spitzkoppe Camp
JOUR 8 : - Trajet vers Brandberg - Rando White Lady - Nuit au Brandberg White Lady Lodge (en camping)
JOUR 9 : - Trajet vers Palmwag - Nature drive à Palmwag - Nuit au Palmwag Lodge (en camping)
JOUR 10 : - Rhino Tracking - Nuit au Grootberg Lodge
JOUR 11 : - Elephant Tracking - Nuit au Grootberg Lodge
JOUR 12 : - Trajet vers Etosha - Nuit à Okaukuejo (camping)
JOUR 13 : - Etosha - Nuit à Halali (Camping)
JOUR 14 : - Etosha - Nuit à Namutoni
JOUR 15 : - Trajet vers Rundu - Sunset Cruise - Nuit au Hakusembe River Lodge (Camping)
JOUR 16 : - Trajet vers Bagani - Arrêt Popa Falls - Boat drive hyppo - Nuit au Mahangu Safari Lodge (Safari Tent)
JOUR 17 : - Trajet vers Kongola - Safari guidé dans BwaBwata - Nuit au Namushasha (Camping)
JOUR 18 : - Trajet vers Kasane - Bateau au coucher de soleil - Nuit au Chobe Safari Lodge (Camping)
JOUR 19 : - Safari guidé le matin - Nuit au Chobe Safari Lodge (Camping)
JOUR 20 : - Transfert aux Victoria Falls - Survol en Hélicoptère - Nuit au Bayete Guesthouse
JOUR 21 : - Chutes à pied - Sunset Cruise - Nuit au Bayete Guesthouse
JOUR 22 : - Vol retour (départ à 14h)
Voici maintenant mes questions : - Question 1 : Sachant qu'on arrive à Windhoek à 13h, qu'il faut de ce que j'ai pu lire au moins 1h pour récupération des bagages + change et environ 2h pour la récupération du véhicule cela nous amène à 16h. En sachant qu'on sera un samedi et qu'à priori les magasins ferme vers 16h, est ce qu'il y a quand même des magasins ou autres qui restent ouvert afin qu'on puisse faire notre ravitaillement ? Dans le cas contraire est ce qu'il y a des magasins ouverts le dimanche matin ?
- Question 2 : Pour Sossuslvei, s'il y a une dune à monter, laquelle préférer entre la Dune 45 et Big Daddy ? Quel doit être la pression des pneus pour rouler dans le sable ?
- Question 3 : Pour la journée ou nous partons de Gecko Camp vers Swakopmund, nous hésitons entre 2 activités : visite du CCCN ou rando au Blutkuppe... que conseillez-vous ? Est ce que l'un comme l'autre sont faisables dans la journée ? Est ce que quelqu'un aurait une trace/carte de la rando au Blutkuppe ? Est ce que quelqu'un aurait des infos sur le CCCN : heures pour le tracking des guepard, prix, ou réserver ? Je trouve que très peu d'info sur le sujet
- Question 4 : Avez vous des restos à conseiller prêt du Lodge (Cornerstone Guesthouse) ?
- Question 5 : Pour le trajet de Swakop au Spitzkoppe nous hésitons entre passer par Henties Bay (Otaries) ou aller directement vers le Spitkoppe et poursuivre pour aller jusqu'à Bull's Party et revenir pour camper le soir au Spitkoppe... que conseillez vous ? Comment est la route entre le Spitkoppe et Bull's Party ? Si choix de Bull's Party, quid d'avoir le temps de faire aussi Philips Cave ?
- Question 6 : Pour aller de Grootberg à Etosha (Okaukuejo), conseillez-vous plutôt de rentrer par Galton Gate ou Anderson Gate ?
- Question 7 : Est ce qu'il y a un intérêt de faire un Night Drive dans Etosha, je pensais notamment le soir ou on est à Namutoni puisque j'ai pu lire que le point d'eau n'est pas très intéressant...
- Question 8 : Sur le trajet de Etosha vers Rundu, y a t'il un intérêt de s'arrêter pour voir la météorite Hoba ?
- Question 9 : De Rundu à Bagani, conseillez-vous de s'arrêter aux Popa Falls ? Je sais bien que ce ne sont pas de vraies chutes mais plus de courants... notre intérêt étant de nous balader dans un coin sympas
- Question 10 : Sur Kasane ou pouvons nous faire laver la voiture avant de la rendre ? A une station essence ?
- Question 11 : Pour le dernier soir, on pensait faire une croisière pour le coucher de soleil sur Victoria Falls via Zambezi Explorer... est ce que quelqu'un connait ? Des avis ?
- Question 12 : Parmi tous les campings que nous faisons, est ce qu'il y a des emplacements mieux que d'autres pour poser notre voiture et tente (ex : emplacement 5/6 pour le Spitzkoppe) ?
J'espère que vous avez été assez patient pour me lire jusque là ;-)
Merci par avance.
Sécurité en Mauritanie English translation pending
Bonjour,
Je viens de recevoir la newsletter de Point Voyages qui dit qu'ils vont reprendre les voyages en Mauritanie.
Du coup j'étudie cette possibilité pour octobre / novembre 2017.
j'aurais aimé un mixte Banc d'Arguin / Adrar.
J'aurais voulu savoir si certains d'entre-vous on des informations récentes 🙂
Par avance merci
Max
Je viens de recevoir la newsletter de Point Voyages qui dit qu'ils vont reprendre les voyages en Mauritanie.
Du coup j'étudie cette possibilité pour octobre / novembre 2017.
j'aurais aimé un mixte Banc d'Arguin / Adrar.
J'aurais voulu savoir si certains d'entre-vous on des informations récentes 🙂
Par avance merci
Max
Croisière "Douceur d'Antilles" du 10 au 17 févrrier 2017 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons pour la première fois en croisière aux Antilles avec Costa du 10 février au 17 février 2017 (MAGICA) avec notre fille de 11 ans (point à pitre, république dominicaine , st martin, Martinique..)
Nous avons trouvé pas mal de bons plans sur le forum pour les excursions mais on voudrait affiner et avoir l'avis de ceux qui sont partis récemment
Si vous partez sur la même croisière que nous, faites nous signe on pourrait échanger avant le départ sur les excursions à faire et pourquoi pas se retrouver pour l'apéro sur le bateau ....😎
D'ici là bon bout d'an !!!!!!
Olivia Christian et Lily
Si vous partez sur la même croisière que nous, faites nous signe on pourrait échanger avant le départ sur les excursions à faire et pourquoi pas se retrouver pour l'apéro sur le bateau ....😎
D'ici là bon bout d'an !!!!!!
Olivia Christian et Lily
Manger des empanadas à Barcelone English translation pending
Bonjour je voudrais savoir si qqu'un peut m'indiquer une bonne adresse pas trop loin du centre pour manger de bon empanadas . Merci d'avance
Le retour de mon "time lapse" USA Ouest de 2013 à 2016 (vidéo) English translation pending
Coucou tout le monde,
Encore une beau voyage dans l'Ouest terminé... J'aimerais bien faire un carnet de voyage mais je pense que ce sera pour plus tard car je manque vraiment de temps en ce moment.
Je voulais juste partager avec vous mon petit Time-Lapse modifié.
Pour ceux qui m'ont déjà lu, j'ai fait un petit Time-Lapse en 2013 lors d'une expédition VTT dans l'ouest.
Cette année, j'ai décidé d'ajouter pas mal de séquences à mon film de 2013. C'est donc le même film auquel j'ai ajouté des scènes de 2015 et 2016. Il n'est jamais facile d'avoir des nuages dans l'ouest, donc 3 voyages ne sont pas de trop pour faire 10 minutes de time-Lapse film ! 😎 Du coup, film rallongé, musiques modifiées... Bref, je vous laisse le visionner.
Si j'arrive à trouver le temps un peu plus tard, je rédigerais quelques pages sur mon voyage. En attendant, j'espère que mon petit film vous aidera à vous évader un moment ! 😉
A bientôt
Encore une beau voyage dans l'Ouest terminé... J'aimerais bien faire un carnet de voyage mais je pense que ce sera pour plus tard car je manque vraiment de temps en ce moment.
Je voulais juste partager avec vous mon petit Time-Lapse modifié.
Pour ceux qui m'ont déjà lu, j'ai fait un petit Time-Lapse en 2013 lors d'une expédition VTT dans l'ouest.
Cette année, j'ai décidé d'ajouter pas mal de séquences à mon film de 2013. C'est donc le même film auquel j'ai ajouté des scènes de 2015 et 2016. Il n'est jamais facile d'avoir des nuages dans l'ouest, donc 3 voyages ne sont pas de trop pour faire 10 minutes de time-Lapse film ! 😎 Du coup, film rallongé, musiques modifiées... Bref, je vous laisse le visionner.
Si j'arrive à trouver le temps un peu plus tard, je rédigerais quelques pages sur mon voyage. En attendant, j'espère que mon petit film vous aidera à vous évader un moment ! 😉
A bientôt
5 jours en Mauritanie: itinéraire intéressant / contact English translation pending
Bonjour à tous, lors d'un de mes déplacements professionnels je dois me rendre à Nouakchott durant le mois de février. Je vais profiter pour y rester 5 jours et j'aimerais savoir si quelqu'un pourrait me transmettre des infos concernant un itinéraire intéressant ou pourquoi pas un contact sur place pour un tour opérateur local.
Merci d'avance
Julien
Merci d'avance
Julien
Cherche un guide/porteur pour sanctuaire des Annapurnas en octobre 2016 English translation pending
Nous cherchons une référence pour un guide porteur à Pokhara. Connaissance du français ou de l'anglais serait idéale. Nous envisageons de faire l'ABC en 8 ou 9 jours, groupe de 2 personnes, départ vers le entre le 9 et le 14 octobre 2016.
Merci pour votre aide!
Rejoindre l'aérogare depuis le centre de retour des véhicules de location à l'aéroport Orlando MCO English translation pending
Bonjour,
Je n'ai plus trop souvenir lors de mon dernier passage et je n'ai rien trouvé sur le site de l'aéroport : Comment ça se passe (accès à pied, navette bus ou train, ... ?) et combien de temps ça prend une fois rendu le véhicule chez Avis pour rejoindre les terminaux (Southwest, dans mon cas) ?
Merci d'avance, Caussat
Je n'ai plus trop souvenir lors de mon dernier passage et je n'ai rien trouvé sur le site de l'aéroport : Comment ça se passe (accès à pied, navette bus ou train, ... ?) et combien de temps ça prend une fois rendu le véhicule chez Avis pour rejoindre les terminaux (Southwest, dans mon cas) ?
Merci d'avance, Caussat
Voyage à Malaga et allergie aux poissons English translation pending
Bonjour,
Nous arriverons à Malaga samedi prochain pour 3 semaines et feront le tour de l'Andalousie. Mon fils de 4 ans est allergique (sévère) au poisson blanc et je me demandais si l'huile ou la sauce de poisson était utilisé dans la cuisine espagnole ?
Merci de vos retours!
Isabelle
Nous arriverons à Malaga samedi prochain pour 3 semaines et feront le tour de l'Andalousie. Mon fils de 4 ans est allergique (sévère) au poisson blanc et je me demandais si l'huile ou la sauce de poisson était utilisé dans la cuisine espagnole ?
Merci de vos retours!
Isabelle
Retours commentaires croisières sur l'horizon de CDF English translation pending
Bonjour à tous les VF. Nous allons faire une croisiere en octobre 2016 sur l'horizon de CDF et j'aimerais avoir des avis de retour sincères et honnêtes sur ce bateau!! Au vu de nombreux post a ce sujet je suis deja malade avant d'être partie. Problèmes de WC qui débordent dans les cabines, linge de lit et de toilettes plus que douteux, eau des douches marron, odeur d'urine et de gasoil partout, suie noire des cheminée qui vous pourrissent votre belle tenue... Et j'en passe. C'est pour cela que je vous demande votre aide! Est ce que c'est la croisiere cauchemard? Ou est ce des commentaires désobligeants des concurrents comme me l'a dit mon agence de voyages? Nous partons le 9 de Marseille, donc si d'autres VF font cette croisiere, on pourrait se rencontrer pour faire nos excursions de par nous même! Merci à toutes et à tous. 😍
Visites depuis Phoenix English translation pending
Salut à tous
Mi octobre, nous partons copines et moi pour Phoenix où son oncle vit pour 15 jours.
Nous allons faire qq sorties proches de Phoenix (lesquelles je ne sais pas, c'est lui qui gérera) à la journée.
Puis nous comptons prendre une voiture pour 5 jours environ afin de monter vers le nord. Je pensais à priori au grand canyon, Bryce canyon...
Mais je n'arrive pas à savoir si c'est faisable de voir plusieurs "sites" sur 5 jours. Je me doute qu'on pourrait même passer 1 semaine au grand canyon sans que ça soit trop long mais là on aura pas le temps.
Bref avez des conseils à me donner? Les immanquables?
Merci d'avance
Kevrad
Quel trajet faire sur 7 jours au Portugal? English translation pending
Bonjour, nous repartons sur les routes d’europe et nous venons de réserver des billets d’avion pour le Portugal.
Ce séjour aura lieu dans trois mois et j’aurais besoin que vous me conseillez des lieux, musées, villes à visiter et résider en sachant qu’on est une famille de 2 adultes et 3 enfants (10,8 et 4 ans) et on est toujours en soif d’apprendre et on aime pas rester à rien faire.
Nous arriverons à Porto où une voiture de location nous y attendra mais après c’est le néant ^^
On souhaite programmer un itinéraire afin de pouvoir réserver les hôtels etc.
Merci d’avance pour vos conseils.
Merci d’avance pour vos conseils.
Restaurant pour anniversaire amoureux à Lisbonne English translation pending
Bonjour,
je serais à Lisbonne fin juin et je suis a la recherche d'un restaurant pour emmener mon compagnon le soir de son anniversaire.
Je n'ai pas besoin d'un restaurant chic ou avec 10 étoiles. Je recherche un endroit sympa, ou la cuisine est bonne sans être forcement de la grand cuisine, mais avec une chouette atmosphère (du style une superbe belle vue sur Lisbonne, ou un restaurant au bord de l'eau...)
Est-ce que vous en auriez à me recommander? Je prends toutes les recommandations et tous les avis! :)
Merci beaucoup!!
je serais à Lisbonne fin juin et je suis a la recherche d'un restaurant pour emmener mon compagnon le soir de son anniversaire.
Je n'ai pas besoin d'un restaurant chic ou avec 10 étoiles. Je recherche un endroit sympa, ou la cuisine est bonne sans être forcement de la grand cuisine, mais avec une chouette atmosphère (du style une superbe belle vue sur Lisbonne, ou un restaurant au bord de l'eau...)
Est-ce que vous en auriez à me recommander? Je prends toutes les recommandations et tous les avis! :)
Merci beaucoup!!
Road trip en Amérique Latine: acheter un van au Chili ou prendre les transports en commun? English translation pending
Bonjour,
Au cours de l'été 2017, mon compagnon et moi aimerions partir en road trip durant 3-4 mois en Amérique Latine (Chili, Pérou, Colombie, Brésil...).
La solution idéale serait pour nous d'acheter un van aménagé au Chili car cela permet plus d'indépendance (dormir où l'on veut, aller où l'on veut quand on veut..). Mais nous nous posons des questions à ce propos: - Les formalités d'achat et de revente du véhicule ne sont-elles pas trop compliquées? - Les routes sont-elles praticables? - Conduire soi-même dans ces pays est-il dangereux? - Revendre son véhicule prend-t-il beaucoup de temps? - A qui peut-on faire confiance pour l'achat du van? Comment être sur qu'on ne nous vend pas un tas de feraille?
On se demande si la solution des transports en commun ne serait pas la plus facile, bien que moins attrayante : transporter et surveiller ses sacs constamment, être dépendants des horaires des transports, ne pas pouvoir aller où l'on veut, être constamment en alerte au niveau de notre sécurité..
Nous sommes donc à la recherche d'avis et de témoignages qui pourraient aiguiller notre choix et nous aider à organiser ce voyage !
Merci d'avance,
Olivia et Olivier
Au cours de l'été 2017, mon compagnon et moi aimerions partir en road trip durant 3-4 mois en Amérique Latine (Chili, Pérou, Colombie, Brésil...).
La solution idéale serait pour nous d'acheter un van aménagé au Chili car cela permet plus d'indépendance (dormir où l'on veut, aller où l'on veut quand on veut..). Mais nous nous posons des questions à ce propos: - Les formalités d'achat et de revente du véhicule ne sont-elles pas trop compliquées? - Les routes sont-elles praticables? - Conduire soi-même dans ces pays est-il dangereux? - Revendre son véhicule prend-t-il beaucoup de temps? - A qui peut-on faire confiance pour l'achat du van? Comment être sur qu'on ne nous vend pas un tas de feraille?
On se demande si la solution des transports en commun ne serait pas la plus facile, bien que moins attrayante : transporter et surveiller ses sacs constamment, être dépendants des horaires des transports, ne pas pouvoir aller où l'on veut, être constamment en alerte au niveau de notre sécurité..
Nous sommes donc à la recherche d'avis et de témoignages qui pourraient aiguiller notre choix et nous aider à organiser ce voyage !
Merci d'avance,
Olivia et Olivier
Vols internes United Airlines + Alaska Airlines: ajouter bagages en soute English translation pending
Bonjour
J'ai des billets vol interne aux Etats Unis et il n'y a pas de bagage prévu. j'ai bien trouvé les prix sur les sites de ces deux compagnies et rentré mes références de réservation. Je trouve pas ou on peut ajouter les bagages et les payer? Ou alors c'est que lorsqu'on fait l'enregistrement en ligne avant le vol?
Merci d'avance a ceux qui pourraient me renseigner
J'ai des billets vol interne aux Etats Unis et il n'y a pas de bagage prévu. j'ai bien trouvé les prix sur les sites de ces deux compagnies et rentré mes références de réservation. Je trouve pas ou on peut ajouter les bagages et les payer? Ou alors c'est que lorsqu'on fait l'enregistrement en ligne avant le vol?
Merci d'avance a ceux qui pourraient me renseigner
Recette de Grèce English translation pending
Pendant mes vacances en Crête, j'ai pris quelques cours de cuisine. Une de mes recettes préférées : "aubergines iman", transcrite ci-dessous.
Ingrédients pour 6 personnes :
6 aubergines - 5 oignons - 5 tomates - 3 cuillères à soupe de persil - 4 gousses d'ail - 2 tasses d'huile de Crête - 2 cuillères à dessert de sucre - sel - poivre
Coupez en 2 les aubergines dans le sens de la longueur. Mettez du sel sur la chair et laissez dégorger 1 h. Egouttez-les, puis faîtes les frire dans une grande poêle à feu moyen. Enlevez à l'aide d'une petite cuillère la moitié de la chair de l'aubergine et gardez-la dans un bol. Faîtes rissoler les oignons dans une casserole avec de l'huile d'olive. Ajoutez 3 tomates coupées en dés, la chair des aubergines préalablement coupées, l'ail, le persil et le sucre. Salez et poivrez. Faîtes mijoter à feu moyen 20 minutes. Remplissez les aubergines avec ce mélange et mettez-les dans un plat à four légèrement huilé. Posez dessus les 2 tomates restantes tranchées en rondelle. Passez au four 45 minutes à four moyen (180 °C).
Pour mes ingrédients, en rentrant en France, j'ai découvert le site Kero-shop. www.kero-shop.com
Bonne dégustation.
Ingrédients pour 6 personnes :
6 aubergines - 5 oignons - 5 tomates - 3 cuillères à soupe de persil - 4 gousses d'ail - 2 tasses d'huile de Crête - 2 cuillères à dessert de sucre - sel - poivre
Coupez en 2 les aubergines dans le sens de la longueur. Mettez du sel sur la chair et laissez dégorger 1 h. Egouttez-les, puis faîtes les frire dans une grande poêle à feu moyen. Enlevez à l'aide d'une petite cuillère la moitié de la chair de l'aubergine et gardez-la dans un bol. Faîtes rissoler les oignons dans une casserole avec de l'huile d'olive. Ajoutez 3 tomates coupées en dés, la chair des aubergines préalablement coupées, l'ail, le persil et le sucre. Salez et poivrez. Faîtes mijoter à feu moyen 20 minutes. Remplissez les aubergines avec ce mélange et mettez-les dans un plat à four légèrement huilé. Posez dessus les 2 tomates restantes tranchées en rondelle. Passez au four 45 minutes à four moyen (180 °C).
Pour mes ingrédients, en rentrant en France, j'ai découvert le site Kero-shop. www.kero-shop.com
Bonne dégustation.
Une journée particulière dans les falaises d'Akhachane (Maroc) English translation pending
Dolma avait dit ici un jour que mes textes étaient intemporels... C'est certainement vrai.
Comme je ne suis pas de ceux qui tiennent quotidiennement un journal - c’est une contrainte que je ne n’arrive pas à m’imposer - mon écriture n’est dictée que par une anecdote, la modeste inspiration d’un instant face à un événement, une scène, un paysage, ou tout simplement pour occuper le temps, qui parfois s’écoule lentement. J'entasse les feuilles volantes, des carnets usé ou déchirés où s'entremêlent adresses, descriptions de balades, fulgurances, n° de téléphone, incidents, événements, maximes locales ... J'ai décidé il y a quelques années de ne plus rien dater pour ne pas regretter le temps qui passe, et parfois m'y perdre à l'image de ce qui peut parfois m'arriver sur les sentiers, mais toujours sans conséquence.
Voici un autre récit suggéré par Marsu il y a fort longtemps.
TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.
La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.
Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.
A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.
Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.
J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.
Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.
Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.
C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.
Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.
Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.
J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.
Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.
Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.
A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.
Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.
- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.
A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.
Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.
Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.
La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !
Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.
L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…
Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?
La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.
Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.
Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.
Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.
A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.
Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.
Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.
Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.
Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.
La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.
Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.
A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.
Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.
J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.
Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.
Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.
C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.
Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.
Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.
J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.
Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.
Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.
A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.
Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.
- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.
A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.
Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.
Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.
La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !
Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.
L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…
Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?
La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.
Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.
Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.
Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.
A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.
Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.
Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.
Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.
Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
Mariage dans la montagne berbère English translation pending
Nous étions invités dans un hameau perché dans les falaises d’Akhachane au mariage d’un jeune voisin de Ouahouch, le papy éleveur connu par l’intermédiaire de Mohamed. Je fais régulièrement halte chez lui pour la nuit lors de mes virées atlastiques dans le secteur.
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Sept heures du matin. Le temps est maussade. Il a plu une bonne partie de la nuit. La rivière est teintée café au lait par les déversements de la terre rouge à travers la multitude de ravins et sillons creusés dans les pentes et agrandis à chaque orage par manque de couvert végétal protecteur. Je rejoins Mohamed, Zimba, le petit Nordine et Rabha dans la maison familiale en contre bas du gîte.Le petit déjeuner est copieux : thé, café au lait épicé, pain huile d’olive, beurre, œufs brouillés. C’est que nous attendent au moins cinq heures de marche et Mohamed ne pars jamais le ventre vide !
Départ sous la pluie. Zimba et Nordine sur un mulet, Rabha sur un autre, Mohamed et moi à pied dans la gadoue… Je découvre les dégâts causés par les crues de la fin d’hiver. Par endroits la rivière a complètement mangé la piste. Les akka’s forment des barrages de rochers qui détournent le cours de la rivière. A environ une demi-heure de l’entrée des gorges, Mohamed me montre la nouvelle petite passerelle suspendue construite par son frère Ba Ou Ali et lui pour donner accès à leurs bêtes aux falaises rive gauche depuis la bergerie familiale, une grotte dans les vires d’altitude, rive droite à une heure trente de marche du gîte.
Le paysage est bouleversé. Nous n’effectuons pas moins de six traversées de rivière avec de l’eau jusqu’aux genoux avant d’entamer la rude montée vers le hameau. Le souk m’avait informé de la destruction de la piste en plusieurs endroits, mais j’étais très loin d’imaginer l’ampleur des dégâts. Même la grande passerelle a été emportée. Un énorme éboulis à trois cent mètres en amont a formé un barrage et fait monter le niveau de la rivière. Quand celui-ci a lâché, la force de l’eau venue brutaliser les rives a déstabilisé les deux structures en arche de pierres et rondins sur lesquelles reposaient les troncs de traversée. Quand les bâtis ont fini par céder les troncs de dix mètres de long qui traversaient la rivière à plus de trois mètres au-dessus du niveau normal ont été emportés et sont maintenant coincés à quelques dizaines de mètres en aval dans les rochers. Cette tillouguitte, comme celle d’Adènedoune à une dizaine de kilomètres en aval, permettait aux habitants des falaises depuis quatre générations un passage plus aisé qu’abrid n’afella, le chemin des hauteurs, entre leurs hameaux et bergeries, et la vallée.
Arrivés trempés, crottés et transis nous sommes accueillis chez la famille du fiancé, les Ayt Ouilkho. Je retrouve tout le petit monde avec qui j’avais fait connaissance lors de talloussi, la cérémonie de la tonte des moutons, à Amanezéranne, une place d’estive de ces Ayt Ouilkho dans les falaises qui dominent l’assif à trois cent mètres en contre bas.
La pièce où se trouvent déjà la famille et nombreux invités, n’est autre qu’une grande étable d’environ quinze mètres de long sur huit de large à l’architecture brute de pierres, bois et pisé avec sol en terre battue récemment nettoyé, nivelé et recouvert pour l’occasion de nattes et tapis, sauf sur deux mètres carrés à l’entrée ou s’amoncellent les chaussures boueuses des invités déjà présents. Trois énormes poutres de section carrée d’une bonne quarantaine de centimètres traversent d’un seul tenant toute la longueur de la pièce. Elles sont soutenues en leur milieu par autant de gros troncs d’arbres écorcés et patinés à leur base par le frottement des bêtes et à mi-hauteur par les centaines de caresses d’hommes et de femmes y glissant leurs mains au passage. Espacés de moins d’un mètre, une bonne trentaine de madriers bruts, de section inférieure mais d’une longueur atteignant quand même les quatre mètres, reposent perpendiculairement sur les trois énormes poutres maîtresses. C’est la structure porteuse de l’ensemble. L’ossature du plafond est faite d’une double épaisseur d’éclats de genévrier d’environ un mètre cinquante posés serrés sur les madriers transversaux. Par-dessus encore, une épaisse couche de branchages plus fins retient les vingt centimètres d’épaisseur d’argile blanche, la plus efficace en absorption paraît-il, qui participe à l’étanchéité du lieu. Deux fourneaux bricolés dans des bidons en tôle de deux cent litres chauffent agréablement l’atmosphère. Contre le mur en pisé, on a improvisé pour l’occasion deux fours à pain dans des demi-tonneaux posés à même le sol. Deux femmes s’y affairent et l’odeur des pains chauds active déjà les papilles.
On nous libère des places sur les nattes et tapis au plus près du fourneau et commence la ronde des verres à thé. Je sais qu’elle durera longtemps, très longtemps, tout le temps des festivités. Devrais-je faire une analyse de diabète en rentrant à Belfort ? A proximité, trois autres femmes s’activent aussi autour de deux foyers à même le sol où cuisent dans de gros chaudrons le siksou et le berkoks qui nourriront les invités de cette première soirée ; généralement la famille et les amis les plus proches. Bien sûr l’inévitable kanoun, brasero en terre cuite, accueille une grande théière sur laquelle veille le préposé au breuvage, un honneur qui ne saurait se refuser. A coté, deux gamines lavent des verres dans un énorme plateau en cuivre avant de les disposer sur deux rangs bien en cercle sur un autre plateau au milieu duquel trône déjà une autre théière prête à servir. Avec les premiers pains chauds arrivent aussi le beurre et l’huile d’olive. Les galettes de farines mélangées d’orge et de blé dur trempées dans l’huile d’olive sont un délice. La maîtresse de maison semble fière d’annoncer le millésime 2008 de oudi, le beurre rance et épicé, contenu dans une grande jarre qu’elle présente aux invités. Une année de vieillissement dans des jarres en terre cuite en prévision d’un grand évènement. Peut-être depuis que l’arrangement entre les deux familles fût scellé par le sacrifice d’un bouc dans la maison du futur mari. Elle y plonge une longue spatule en bois et en sort de quoi remplir une petite gamelle qu’elle pose sur les braises un instant, puis elle partage la pâte fondue dans trois bols et invite ses hôtes à y tremper généreusement le pain. Il y en a suffisamment pour tout le monde et pour les trois jours que durera la cérémonie. J’y vais chichement dans la mixture épicée malgré les encouragements de mes voisins ; pourtant j’aime ça. Quatre mots de Tamazight enrichis de quelques gestes et mimiques font comprendre à l’assistance hilare que mon organisme n’a pas, en la matière, le même seuil de résistance que le leur. Deux précédentes et malheureuses expériences me l’ont clairement fait entendre!
Le berkoks sera servi après la sieste reposante des invités voyageurs. Car nous ne sommes pas les seuls « étrangers » à la famille conviés pour l’occasion : deux couples et leur marmaille ont fait le déplacement depuis Adènedoune. D’autres viennent de Timquit, tout près à vol d’oiseau mais dont ils auront bravé tout comme nous sous la pluie, une longue et pénible descente jusqu’au fond des gorges avant de remonter jusqu’ici le même dénivelé dans les pentes et falaises opposées. Trois heures de marche sur des chemins inconfortables, boueux glissants, et délités au passage des akka’s. On rêverait d’une grande tyrolienne tendue d’une rive à l’autre entre des deux hameaux. D’autres invités encore sont arrivés des bergeries éparses dans les pentes rocailleuses du Djebel Kroûn.
Après le, les thés digestifs, Mohamed me pousse à suivre quelques femmes dans la pièce d’accueil de la maison familiale. Nous patientons sous le regard curieux des femmes et des enfants déjà présents, jusqu’aux youyous et chants qui annoncent une l’arrivée du fiancé et de sa mère.
C’est la cérémonie du henné et des brins de laine. La mère lave les pieds et les mains de son fils avec du henné fortement dilué. Une autre femme prépare des brins de laine qui ont trempé dans une pâte de henné concentré. Ils seront noués par la mère autour des doigts et des orteils du fiancé resté couvert sous le capuchon de sa djellaba depuis son arrivée. Il devra les garder plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils se déchirent ou tombent d’eux-mêmes. Je ne connais pas la signification du geste et il n’y a personne qui parle français pour m’éclairer. - Imchi répond Mohamed à qui je demande: «Pourquoi la laine ?». Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Voilà qui ne suffit pas à satisfaire ma curiosité, mais je n’en saurai pas plus. La cérémonie se termine par une distribution de dattes à tous les présents, à la suite de quoi tout le monde se rassemble dans la grande pièce de réception, cette fois-ci pour le thé apéritif avant la gamelle du soir. Il n’est que 17 heures et je sais que le repas ne sera pas servi avant longtemps. Il va me falloir user de diplomatie pour décliner au moins un thé sur deux. Mais non, après un seul verre j’échappe à l’overdose sans comprendre dans un premier temps la petite agitation qui s’empare de l’assemblée. Mon ange gardien me fait comprendre que nous partons cette fois-ci chez la fiancée. Une petite troupe d’une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la maison, quelques femmes portent des balluchons, deux mulets sont chargés de sacs et colis divers, un veau est attaché à un arbre par une corde enroulée autour des cornes et un troisième mulet se voit affublé de deux petites chèvres dans les poches du chouari : la dot !
Un homme fait le tour du rassemblement. Il tient un roseau de trois mètres environ fendu en deux à une extrémité. J’ai déjà assisté à ce spectacle une fois aux Ayt Khoya pour le mariage de la sœur d’Ali. C’est le gardien et protecteur de la future épouse sur le trajet, quand elle viendra rejoindre demain sa belle-famille et son futur époux. Dans la fente du roseau quelques billets de vingt, cinquante et même cent dirhams ont déjà été glissés. Le personnage joue bien son rôle, vocifère, invective l’assemblée. Le montant récolté n’est pas encore digne d’être remis à la famille de la fiancée. C’est chouma pour nous tous ! Badins et rigolards, quelques hommes lui répondent certainement que l’on ne se rend pas chez la fille du notable local. Finalement et de bon gré plusieurs billets supplémentaires dont le mien iront compléter la garniture du roseau. Satisfait cette fois-ci, le cerbère donne le signal du départ, les chants et les youyous stridents résonnant une fois de plus tout le long du parcours jusque chez la fiancée. Nous y sommes accueillis devant la maison par les parents et la famille proche. Tout le monde est invité à se rendre dans la grande pièce à vivre parée pour la circonstance des plus beaux tapis et coussins de la maisonnée. Le thé commence très vite à couler à flots, rapidement suivi de la ronde des brochettes d’abats de mouton. Après un laïus de l’émissaire du garçon et la remise des billets aux parents, les femmes déballent et exposent les cadeaux pour la fiancée : des petits sacs de henné, des cierges contre le mauvais œil, trois gandouras aux couleurs vives, un foulard aux couleurs de la tribu pour les jours de fête, d’autres pour le quotidien, deux paires de draps, une couverture, un ballot de laine déjà cardée prête au filage, deux écheveaux de laine rouge, des pains de sucre, trois bidons de cinq litres d’huile d’olive, un sac de farine, un seau de lait, une jarre de beurre rance, du miel, une faucille et … deux soutien-gorge ! Tout cela accueilli à chaque déballage par d’interminables remerciements de la famille.
La fiancée n’est pas là. Elle ne sera présentée au garçon que demain au domicile de celui-ci lors de la soirée de mariage. Tard dans la nuit, visiblement satisfaite de l’accueil, notre délégation repart la bouche pâteuse de graisse et de sucre et le ventre chargé de brochettes d’abats, de beurre fondu, de plats de semoule et ragoût de mouton.
Le lendemain, on remet ça dès le milieu de l’après midi avec l’arrivée de la fiancée, sa famille et ses invités. «Mariage pluvieux, mariage heureux» dit-on chez nous. Si c’est vrai, ces deux là ne risquent rien ! Le plafond est bas sur Askemod et il tombe à nouveau des cordes. Il faudra attendre une accalmie pour la traditionnelle ronde de la fiancée. Montée sur un mulet et tenant un agneau dans ses bras elle fera trois fois le tour de la tente de réception accompagnée du cerbère, recevant des dates pour une future vie douce et sucrée, et des œufs et du lait pour une prompte fécondation. La fille est ensuite dévoilée sous la tente dans l’intimité des femmes et filles des deux familles et présentée au garçon qui célébrera l’évènement en l’invitant à l’ahidous traditionnel.
Puis l’ambiance devient plus festive. Des heures durant, les battements de mains, les chants, les youyous, les bendirs retentissent, s’enchaînent sans lassitude, galvanisent musiciens et danseuses, colonisent la nuit et la déclarent infinie dans les robes qui se frôlent et les corps qui balancent. Amina sublime, aérienne, illumine la nuit de ses déhanchements, virevolte, tourbillonne. D’autres derrières qui swinguent. Fesses fantasmées, univers ronds et fermes sous les caftans dans l’imaginaire des hommes troublés. La douleur du désir se lit dans certains regards. La maria cul sec dans les verres à thé, l’alcool comme accélérateur. Une grande tresse noire se libère sous le foulard. Un taadlount s’emballe pour la femme rebelle, libre puisque divorcée. Vibre aussi la peau tendue des autres percussions comme doit palpiter la poitrine du jeune homme invité à la danse. Résonnent alors plus fort les chants des femmes, y répondent ceux des hommes étonnés à mon arrivée qu’un roumi, à leurs yeux gâté par la vie, se complaise à leur coté. Mais comment devant ce spectacle pourrait-il en être autrement ? - Qu’est ce que tu fais par ici ? demande le militaire en permission. - Je me laisse éblouir - Tu veux boire ? - Non merci je ne mélange pas. Un petit sibsi me suffit. Se doute-t-il que c’est avec lui que je ne veux pas mélanger ? Je n’ai pas envie de me perdre dans une discussion ennuyeuse, avec un mec aviné et pété. J’ai déjà donné dans ces montagnes avec des fonctionnaires à la discussion parfois empestée de relents xénophobes envers leurs compatriotes berbères qu’ils doivent fréquenter par obligation.
Une accalmie. Le père du jeune marié prend la parole, remercie les invités pour leur présence et leur souhaite la baraka. Peut-être aussi les invite-t-ils à profiter pleinement et longuement de cette nuit de fête. Il demande aux joueurs de bendir de lancer un autre ahidous pour les mariés. Un rond se forme de part et d’autre des jeunes époux. Parents et beaux parents ainsi que des femmes plus âgées participent cette fois-ci. Les chants reprennent, moins frénétiques, dans une solennité presque grave, loin de la frivolité et l’enthousiasme du premier ahidous quand la mariée est sortie dévoilée de la tente. L’arrivée de la semoule interrompt la danse. Les groupes se forment autour des plats. Les boulettes sautent dans les mains. Les langues lèchent les grains restés collés entre les doigts. Les plats circulent d’un groupe à l’autre pendant que les parents du marié encouragent leurs hôtes à tout finir. Puis le thé se remet à couler et la maria de recirculer discrètement sous quelques djellabas. Impatients, les musiciens reprennent leurs bendirs... mais Amina n’est plus là ! Je l’ai vue sortir avec deux autres jeunes filles à l’arrivée des plats. Les deux filles sont revenues, pas elle... Les hommes exhortent alors d’autres femmes à la danse. Aucune ne répond. Pour les femmes mariées se serait chouma de se donner ainsi en spectacle en dehors du sacré de l’ahidous. Un homme appelle alors Fatima, l’encourage à danser. Son regard s’illumine, elle à le sourire qui dévaste, sourire d’un corps tout entier enfin dépouillé de sa pudeur quotidienne. Elle se lève et entraîne une amie dans le cercle des musiciens. Dansez pour ces hommes femmes, défilez dans l’espace, brûlez-les ; ils ont besoin de chaleur, ils sortent à peine de l’hiver.
Fatima et Amina sont des « putes » comme l’on dit ici. Amina est divorcée. Elle a choisi la liberté dans le divorce avec son premier mari qui lui manquait de respect et la rendait esclave de sa belle-famille. Peu de femmes dans ces montagnes osent cependant braver le droit coutumier et faire valoir le nouveau code de la famille qui permet à une femme de demander le divorce Alors ses parents l’ont reniée. Ainsi plus de honte pour eux, plus de pudeur pour elle. Mais qui demain se présentera pour demander sa main ? Fille seule, comme d’autres, veuves, femmes stériles ou considérées comme tel, elle n’a que ses charmes pour vivre. Ainsi rejetée, mise à l’index de la société, elle donne parfois son cul pour quelques sous les jours de souk et de fête. Les incantations des charlatans, qui ne seraient rien sans leurs herbes magiques, finiront par la débarrasser de la graine germée dans sa chair par le liquide d’un homme. Peut-être ces potions seront inefficaces si Allah veut la punir. Quel sera alors son devenir ? Celui de cet enfant bâtard rejeté de tous ? Pour Fatima c’est différent. Ses parents voulurent bien avaler leur déshonneur en acceptant son retour au foyer familial quand elle fût répudiée pour ne pas avoir donné d’enfant à l’homme qu’ils avaient choisi pour elle. Alors, éduquer les jeunes hommes avant le mariage serait plutôt faire preuve de générosité et de dévouement dans ce pays où la frustration sexuelle est élevée au rang de sport national. Amina est plus jeune que Fatima ; presque encore une adolescente, plus jolie aussi ; corps élancé, visage mince, longues jambes, yeux noirs en amande, seins durs dressés sous le caftan usagé, flottant sans aucun soutien à chaque ondulation des hanches, à chaque coup de rein limite provocateur. Le vertige se lit dans les yeux des adolescents et des hommes plus mûrs certainement lassés de leurs épouses déformées par les grossesses et les allaitements successifs, par des années de dur labeur et de soumission. Faites tourner les têtes femmes ! Donnez de l’illusion et du rêve à ces jeunes mâles écorchés vifs par des siècles de frustration. Moi je ne vous juge pas. Je vous admire même.
Vient une subite envie de fumer. Je voudrais sortir, prendre un peu l’air et quelques notes sur mon carnet, mais je crains que mon voisin me suive. Il est devenu trop gluant avec le mélange de maria et de hachich. Tant pis, il faut bien tenter. Je m’en débarrasserai dehors si besoin. Je réussis finalement à m’écarter discrètement, profitant de l’inattention du militaire invité par son voisin à une nouvelle rasade. Beaucoup de nuages ont quitté le ciel. Tous les oiseaux ne dorment pas. Sous une myriade d’étoiles comme exaltées après la pluie et par l’absence de lune, un seul veille : « Celui qui ne dort jamais la nuit » selon la légende. C’est notre rossignol. Le dos contre le mur de la maison voisine, ma frontale à sa place, réglage minimum mais suffisant, j’ajoute quelques lignes aux pages d’un carnet déjà noirci des notes du matin. Là-bas, le rythme frénétique des tambourins s’est apaisé doucement. Mon absence ne passera plus longtemps inaperçue. Je sais que Mohamed sortira à ma recherche dès qu’il aura remarqué ma disparition. Je dois revenir. ./...
Le surlendemain soir. De retour au gîte.
Reprendre et mettre en forme les notes griffonnées, les mots du vécu là où je les avais laissés et des souvenirs, qui resteront sans trace d’encre parce que manquent les mots justes. Sur le chemin j’avais trouvé Mohamed qui, comme je m’en doutais venait à ma recherche, mais nous ne retournions pas aux festivités. Il me dirigea vers la maison des parents du marié. Des femmes s’affairaient autour de la jeune fille ; la famille souhaitait des photos autour du jeune couple. Je ne me fis pas prier et pris une bonne trentaine de clichés. Parents, oncles, tantes, cousins ou amis proches, chacun voulait son souvenir auprès des mariés. Après la séance photo tout le monde retourna à la fête... sauf le jeune couple. Le lendemain matin je fus réveillé par les you-yous des femmes du clan. J’en compris le sens et me levai d’un bond car j’étais le seul à dormir encore. Dehors, groupés devant la maison des mariés, familles et invités ayant dormi sur place apprenaient que le mariage avait été dûment consommé. L’honneur des uns et des autres n’avait pas eu à en souffrir.
Sept heures du matin. Le temps est maussade. Il a plu une bonne partie de la nuit. La rivière est teintée café au lait par les déversements de la terre rouge à travers la multitude de ravins et sillons creusés dans les pentes et agrandis à chaque orage par manque de couvert végétal protecteur. Je rejoins Mohamed, Zimba, le petit Nordine et Rabha dans la maison familiale en contre bas du gîte.Le petit déjeuner est copieux : thé, café au lait épicé, pain huile d’olive, beurre, œufs brouillés. C’est que nous attendent au moins cinq heures de marche et Mohamed ne pars jamais le ventre vide !
Départ sous la pluie. Zimba et Nordine sur un mulet, Rabha sur un autre, Mohamed et moi à pied dans la gadoue… Je découvre les dégâts causés par les crues de la fin d’hiver. Par endroits la rivière a complètement mangé la piste. Les akka’s forment des barrages de rochers qui détournent le cours de la rivière. A environ une demi-heure de l’entrée des gorges, Mohamed me montre la nouvelle petite passerelle suspendue construite par son frère Ba Ou Ali et lui pour donner accès à leurs bêtes aux falaises rive gauche depuis la bergerie familiale, une grotte dans les vires d’altitude, rive droite à une heure trente de marche du gîte.
Le paysage est bouleversé. Nous n’effectuons pas moins de six traversées de rivière avec de l’eau jusqu’aux genoux avant d’entamer la rude montée vers le hameau. Le souk m’avait informé de la destruction de la piste en plusieurs endroits, mais j’étais très loin d’imaginer l’ampleur des dégâts. Même la grande passerelle a été emportée. Un énorme éboulis à trois cent mètres en amont a formé un barrage et fait monter le niveau de la rivière. Quand celui-ci a lâché, la force de l’eau venue brutaliser les rives a déstabilisé les deux structures en arche de pierres et rondins sur lesquelles reposaient les troncs de traversée. Quand les bâtis ont fini par céder les troncs de dix mètres de long qui traversaient la rivière à plus de trois mètres au-dessus du niveau normal ont été emportés et sont maintenant coincés à quelques dizaines de mètres en aval dans les rochers. Cette tillouguitte, comme celle d’Adènedoune à une dizaine de kilomètres en aval, permettait aux habitants des falaises depuis quatre générations un passage plus aisé qu’abrid n’afella, le chemin des hauteurs, entre leurs hameaux et bergeries, et la vallée.
Arrivés trempés, crottés et transis nous sommes accueillis chez la famille du fiancé, les Ayt Ouilkho. Je retrouve tout le petit monde avec qui j’avais fait connaissance lors de talloussi, la cérémonie de la tonte des moutons, à Amanezéranne, une place d’estive de ces Ayt Ouilkho dans les falaises qui dominent l’assif à trois cent mètres en contre bas.
La pièce où se trouvent déjà la famille et nombreux invités, n’est autre qu’une grande étable d’environ quinze mètres de long sur huit de large à l’architecture brute de pierres, bois et pisé avec sol en terre battue récemment nettoyé, nivelé et recouvert pour l’occasion de nattes et tapis, sauf sur deux mètres carrés à l’entrée ou s’amoncellent les chaussures boueuses des invités déjà présents. Trois énormes poutres de section carrée d’une bonne quarantaine de centimètres traversent d’un seul tenant toute la longueur de la pièce. Elles sont soutenues en leur milieu par autant de gros troncs d’arbres écorcés et patinés à leur base par le frottement des bêtes et à mi-hauteur par les centaines de caresses d’hommes et de femmes y glissant leurs mains au passage. Espacés de moins d’un mètre, une bonne trentaine de madriers bruts, de section inférieure mais d’une longueur atteignant quand même les quatre mètres, reposent perpendiculairement sur les trois énormes poutres maîtresses. C’est la structure porteuse de l’ensemble. L’ossature du plafond est faite d’une double épaisseur d’éclats de genévrier d’environ un mètre cinquante posés serrés sur les madriers transversaux. Par-dessus encore, une épaisse couche de branchages plus fins retient les vingt centimètres d’épaisseur d’argile blanche, la plus efficace en absorption paraît-il, qui participe à l’étanchéité du lieu. Deux fourneaux bricolés dans des bidons en tôle de deux cent litres chauffent agréablement l’atmosphère. Contre le mur en pisé, on a improvisé pour l’occasion deux fours à pain dans des demi-tonneaux posés à même le sol. Deux femmes s’y affairent et l’odeur des pains chauds active déjà les papilles.
On nous libère des places sur les nattes et tapis au plus près du fourneau et commence la ronde des verres à thé. Je sais qu’elle durera longtemps, très longtemps, tout le temps des festivités. Devrais-je faire une analyse de diabète en rentrant à Belfort ? A proximité, trois autres femmes s’activent aussi autour de deux foyers à même le sol où cuisent dans de gros chaudrons le siksou et le berkoks qui nourriront les invités de cette première soirée ; généralement la famille et les amis les plus proches. Bien sûr l’inévitable kanoun, brasero en terre cuite, accueille une grande théière sur laquelle veille le préposé au breuvage, un honneur qui ne saurait se refuser. A coté, deux gamines lavent des verres dans un énorme plateau en cuivre avant de les disposer sur deux rangs bien en cercle sur un autre plateau au milieu duquel trône déjà une autre théière prête à servir. Avec les premiers pains chauds arrivent aussi le beurre et l’huile d’olive. Les galettes de farines mélangées d’orge et de blé dur trempées dans l’huile d’olive sont un délice. La maîtresse de maison semble fière d’annoncer le millésime 2008 de oudi, le beurre rance et épicé, contenu dans une grande jarre qu’elle présente aux invités. Une année de vieillissement dans des jarres en terre cuite en prévision d’un grand évènement. Peut-être depuis que l’arrangement entre les deux familles fût scellé par le sacrifice d’un bouc dans la maison du futur mari. Elle y plonge une longue spatule en bois et en sort de quoi remplir une petite gamelle qu’elle pose sur les braises un instant, puis elle partage la pâte fondue dans trois bols et invite ses hôtes à y tremper généreusement le pain. Il y en a suffisamment pour tout le monde et pour les trois jours que durera la cérémonie. J’y vais chichement dans la mixture épicée malgré les encouragements de mes voisins ; pourtant j’aime ça. Quatre mots de Tamazight enrichis de quelques gestes et mimiques font comprendre à l’assistance hilare que mon organisme n’a pas, en la matière, le même seuil de résistance que le leur. Deux précédentes et malheureuses expériences me l’ont clairement fait entendre!
Le berkoks sera servi après la sieste reposante des invités voyageurs. Car nous ne sommes pas les seuls « étrangers » à la famille conviés pour l’occasion : deux couples et leur marmaille ont fait le déplacement depuis Adènedoune. D’autres viennent de Timquit, tout près à vol d’oiseau mais dont ils auront bravé tout comme nous sous la pluie, une longue et pénible descente jusqu’au fond des gorges avant de remonter jusqu’ici le même dénivelé dans les pentes et falaises opposées. Trois heures de marche sur des chemins inconfortables, boueux glissants, et délités au passage des akka’s. On rêverait d’une grande tyrolienne tendue d’une rive à l’autre entre des deux hameaux. D’autres invités encore sont arrivés des bergeries éparses dans les pentes rocailleuses du Djebel Kroûn.
Après le, les thés digestifs, Mohamed me pousse à suivre quelques femmes dans la pièce d’accueil de la maison familiale. Nous patientons sous le regard curieux des femmes et des enfants déjà présents, jusqu’aux youyous et chants qui annoncent une l’arrivée du fiancé et de sa mère.
C’est la cérémonie du henné et des brins de laine. La mère lave les pieds et les mains de son fils avec du henné fortement dilué. Une autre femme prépare des brins de laine qui ont trempé dans une pâte de henné concentré. Ils seront noués par la mère autour des doigts et des orteils du fiancé resté couvert sous le capuchon de sa djellaba depuis son arrivée. Il devra les garder plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils se déchirent ou tombent d’eux-mêmes. Je ne connais pas la signification du geste et il n’y a personne qui parle français pour m’éclairer. - Imchi répond Mohamed à qui je demande: «Pourquoi la laine ?». Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Voilà qui ne suffit pas à satisfaire ma curiosité, mais je n’en saurai pas plus. La cérémonie se termine par une distribution de dattes à tous les présents, à la suite de quoi tout le monde se rassemble dans la grande pièce de réception, cette fois-ci pour le thé apéritif avant la gamelle du soir. Il n’est que 17 heures et je sais que le repas ne sera pas servi avant longtemps. Il va me falloir user de diplomatie pour décliner au moins un thé sur deux. Mais non, après un seul verre j’échappe à l’overdose sans comprendre dans un premier temps la petite agitation qui s’empare de l’assemblée. Mon ange gardien me fait comprendre que nous partons cette fois-ci chez la fiancée. Une petite troupe d’une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la maison, quelques femmes portent des balluchons, deux mulets sont chargés de sacs et colis divers, un veau est attaché à un arbre par une corde enroulée autour des cornes et un troisième mulet se voit affublé de deux petites chèvres dans les poches du chouari : la dot !
Un homme fait le tour du rassemblement. Il tient un roseau de trois mètres environ fendu en deux à une extrémité. J’ai déjà assisté à ce spectacle une fois aux Ayt Khoya pour le mariage de la sœur d’Ali. C’est le gardien et protecteur de la future épouse sur le trajet, quand elle viendra rejoindre demain sa belle-famille et son futur époux. Dans la fente du roseau quelques billets de vingt, cinquante et même cent dirhams ont déjà été glissés. Le personnage joue bien son rôle, vocifère, invective l’assemblée. Le montant récolté n’est pas encore digne d’être remis à la famille de la fiancée. C’est chouma pour nous tous ! Badins et rigolards, quelques hommes lui répondent certainement que l’on ne se rend pas chez la fille du notable local. Finalement et de bon gré plusieurs billets supplémentaires dont le mien iront compléter la garniture du roseau. Satisfait cette fois-ci, le cerbère donne le signal du départ, les chants et les youyous stridents résonnant une fois de plus tout le long du parcours jusque chez la fiancée. Nous y sommes accueillis devant la maison par les parents et la famille proche. Tout le monde est invité à se rendre dans la grande pièce à vivre parée pour la circonstance des plus beaux tapis et coussins de la maisonnée. Le thé commence très vite à couler à flots, rapidement suivi de la ronde des brochettes d’abats de mouton. Après un laïus de l’émissaire du garçon et la remise des billets aux parents, les femmes déballent et exposent les cadeaux pour la fiancée : des petits sacs de henné, des cierges contre le mauvais œil, trois gandouras aux couleurs vives, un foulard aux couleurs de la tribu pour les jours de fête, d’autres pour le quotidien, deux paires de draps, une couverture, un ballot de laine déjà cardée prête au filage, deux écheveaux de laine rouge, des pains de sucre, trois bidons de cinq litres d’huile d’olive, un sac de farine, un seau de lait, une jarre de beurre rance, du miel, une faucille et … deux soutien-gorge ! Tout cela accueilli à chaque déballage par d’interminables remerciements de la famille.
La fiancée n’est pas là. Elle ne sera présentée au garçon que demain au domicile de celui-ci lors de la soirée de mariage. Tard dans la nuit, visiblement satisfaite de l’accueil, notre délégation repart la bouche pâteuse de graisse et de sucre et le ventre chargé de brochettes d’abats, de beurre fondu, de plats de semoule et ragoût de mouton.
Le lendemain, on remet ça dès le milieu de l’après midi avec l’arrivée de la fiancée, sa famille et ses invités. «Mariage pluvieux, mariage heureux» dit-on chez nous. Si c’est vrai, ces deux là ne risquent rien ! Le plafond est bas sur Askemod et il tombe à nouveau des cordes. Il faudra attendre une accalmie pour la traditionnelle ronde de la fiancée. Montée sur un mulet et tenant un agneau dans ses bras elle fera trois fois le tour de la tente de réception accompagnée du cerbère, recevant des dates pour une future vie douce et sucrée, et des œufs et du lait pour une prompte fécondation. La fille est ensuite dévoilée sous la tente dans l’intimité des femmes et filles des deux familles et présentée au garçon qui célébrera l’évènement en l’invitant à l’ahidous traditionnel.
Puis l’ambiance devient plus festive. Des heures durant, les battements de mains, les chants, les youyous, les bendirs retentissent, s’enchaînent sans lassitude, galvanisent musiciens et danseuses, colonisent la nuit et la déclarent infinie dans les robes qui se frôlent et les corps qui balancent. Amina sublime, aérienne, illumine la nuit de ses déhanchements, virevolte, tourbillonne. D’autres derrières qui swinguent. Fesses fantasmées, univers ronds et fermes sous les caftans dans l’imaginaire des hommes troublés. La douleur du désir se lit dans certains regards. La maria cul sec dans les verres à thé, l’alcool comme accélérateur. Une grande tresse noire se libère sous le foulard. Un taadlount s’emballe pour la femme rebelle, libre puisque divorcée. Vibre aussi la peau tendue des autres percussions comme doit palpiter la poitrine du jeune homme invité à la danse. Résonnent alors plus fort les chants des femmes, y répondent ceux des hommes étonnés à mon arrivée qu’un roumi, à leurs yeux gâté par la vie, se complaise à leur coté. Mais comment devant ce spectacle pourrait-il en être autrement ? - Qu’est ce que tu fais par ici ? demande le militaire en permission. - Je me laisse éblouir - Tu veux boire ? - Non merci je ne mélange pas. Un petit sibsi me suffit. Se doute-t-il que c’est avec lui que je ne veux pas mélanger ? Je n’ai pas envie de me perdre dans une discussion ennuyeuse, avec un mec aviné et pété. J’ai déjà donné dans ces montagnes avec des fonctionnaires à la discussion parfois empestée de relents xénophobes envers leurs compatriotes berbères qu’ils doivent fréquenter par obligation.
Une accalmie. Le père du jeune marié prend la parole, remercie les invités pour leur présence et leur souhaite la baraka. Peut-être aussi les invite-t-ils à profiter pleinement et longuement de cette nuit de fête. Il demande aux joueurs de bendir de lancer un autre ahidous pour les mariés. Un rond se forme de part et d’autre des jeunes époux. Parents et beaux parents ainsi que des femmes plus âgées participent cette fois-ci. Les chants reprennent, moins frénétiques, dans une solennité presque grave, loin de la frivolité et l’enthousiasme du premier ahidous quand la mariée est sortie dévoilée de la tente. L’arrivée de la semoule interrompt la danse. Les groupes se forment autour des plats. Les boulettes sautent dans les mains. Les langues lèchent les grains restés collés entre les doigts. Les plats circulent d’un groupe à l’autre pendant que les parents du marié encouragent leurs hôtes à tout finir. Puis le thé se remet à couler et la maria de recirculer discrètement sous quelques djellabas. Impatients, les musiciens reprennent leurs bendirs... mais Amina n’est plus là ! Je l’ai vue sortir avec deux autres jeunes filles à l’arrivée des plats. Les deux filles sont revenues, pas elle... Les hommes exhortent alors d’autres femmes à la danse. Aucune ne répond. Pour les femmes mariées se serait chouma de se donner ainsi en spectacle en dehors du sacré de l’ahidous. Un homme appelle alors Fatima, l’encourage à danser. Son regard s’illumine, elle à le sourire qui dévaste, sourire d’un corps tout entier enfin dépouillé de sa pudeur quotidienne. Elle se lève et entraîne une amie dans le cercle des musiciens. Dansez pour ces hommes femmes, défilez dans l’espace, brûlez-les ; ils ont besoin de chaleur, ils sortent à peine de l’hiver.
Fatima et Amina sont des « putes » comme l’on dit ici. Amina est divorcée. Elle a choisi la liberté dans le divorce avec son premier mari qui lui manquait de respect et la rendait esclave de sa belle-famille. Peu de femmes dans ces montagnes osent cependant braver le droit coutumier et faire valoir le nouveau code de la famille qui permet à une femme de demander le divorce Alors ses parents l’ont reniée. Ainsi plus de honte pour eux, plus de pudeur pour elle. Mais qui demain se présentera pour demander sa main ? Fille seule, comme d’autres, veuves, femmes stériles ou considérées comme tel, elle n’a que ses charmes pour vivre. Ainsi rejetée, mise à l’index de la société, elle donne parfois son cul pour quelques sous les jours de souk et de fête. Les incantations des charlatans, qui ne seraient rien sans leurs herbes magiques, finiront par la débarrasser de la graine germée dans sa chair par le liquide d’un homme. Peut-être ces potions seront inefficaces si Allah veut la punir. Quel sera alors son devenir ? Celui de cet enfant bâtard rejeté de tous ? Pour Fatima c’est différent. Ses parents voulurent bien avaler leur déshonneur en acceptant son retour au foyer familial quand elle fût répudiée pour ne pas avoir donné d’enfant à l’homme qu’ils avaient choisi pour elle. Alors, éduquer les jeunes hommes avant le mariage serait plutôt faire preuve de générosité et de dévouement dans ce pays où la frustration sexuelle est élevée au rang de sport national. Amina est plus jeune que Fatima ; presque encore une adolescente, plus jolie aussi ; corps élancé, visage mince, longues jambes, yeux noirs en amande, seins durs dressés sous le caftan usagé, flottant sans aucun soutien à chaque ondulation des hanches, à chaque coup de rein limite provocateur. Le vertige se lit dans les yeux des adolescents et des hommes plus mûrs certainement lassés de leurs épouses déformées par les grossesses et les allaitements successifs, par des années de dur labeur et de soumission. Faites tourner les têtes femmes ! Donnez de l’illusion et du rêve à ces jeunes mâles écorchés vifs par des siècles de frustration. Moi je ne vous juge pas. Je vous admire même.
Vient une subite envie de fumer. Je voudrais sortir, prendre un peu l’air et quelques notes sur mon carnet, mais je crains que mon voisin me suive. Il est devenu trop gluant avec le mélange de maria et de hachich. Tant pis, il faut bien tenter. Je m’en débarrasserai dehors si besoin. Je réussis finalement à m’écarter discrètement, profitant de l’inattention du militaire invité par son voisin à une nouvelle rasade. Beaucoup de nuages ont quitté le ciel. Tous les oiseaux ne dorment pas. Sous une myriade d’étoiles comme exaltées après la pluie et par l’absence de lune, un seul veille : « Celui qui ne dort jamais la nuit » selon la légende. C’est notre rossignol. Le dos contre le mur de la maison voisine, ma frontale à sa place, réglage minimum mais suffisant, j’ajoute quelques lignes aux pages d’un carnet déjà noirci des notes du matin. Là-bas, le rythme frénétique des tambourins s’est apaisé doucement. Mon absence ne passera plus longtemps inaperçue. Je sais que Mohamed sortira à ma recherche dès qu’il aura remarqué ma disparition. Je dois revenir. ./...
Le surlendemain soir. De retour au gîte.
Reprendre et mettre en forme les notes griffonnées, les mots du vécu là où je les avais laissés et des souvenirs, qui resteront sans trace d’encre parce que manquent les mots justes. Sur le chemin j’avais trouvé Mohamed qui, comme je m’en doutais venait à ma recherche, mais nous ne retournions pas aux festivités. Il me dirigea vers la maison des parents du marié. Des femmes s’affairaient autour de la jeune fille ; la famille souhaitait des photos autour du jeune couple. Je ne me fis pas prier et pris une bonne trentaine de clichés. Parents, oncles, tantes, cousins ou amis proches, chacun voulait son souvenir auprès des mariés. Après la séance photo tout le monde retourna à la fête... sauf le jeune couple. Le lendemain matin je fus réveillé par les you-yous des femmes du clan. J’en compris le sens et me levai d’un bond car j’étais le seul à dormir encore. Dehors, groupés devant la maison des mariés, familles et invités ayant dormi sur place apprenaient que le mariage avait été dûment consommé. L’honneur des uns et des autres n’avait pas eu à en souffrir.
Agence de voyage en Malaisie English translation pending
Quelqu un peut il recommander une agence pour m aider à organiser mon voyage à Bornéo et sur la péninsule ?
J ai utiliser évanescent l année dernière mais peu d offre sur la malaise
Merci d avance
Séjour à Shodoshima English translation pending
Bonjour,
quelqu'un est il déjà allé à Shodoshima?
Je vais y passer 3 jours en mai, mais je me demande si sans voiture on peut vraiment la visiter.
Je vais dans un hôtel à coté de la baie des anges et l'hôtel a priori ne loue pas de vélo.
Est il facile de s'en procurer sur place? les randonnées en montagne sont elles faciles d'accès ? Des balades à me conseiller?
Toutes infos sur cette ile est la bienvenue.
Merci ! Sibylle
quelqu'un est il déjà allé à Shodoshima?
Je vais y passer 3 jours en mai, mais je me demande si sans voiture on peut vraiment la visiter.
Je vais dans un hôtel à coté de la baie des anges et l'hôtel a priori ne loue pas de vélo.
Est il facile de s'en procurer sur place? les randonnées en montagne sont elles faciles d'accès ? Des balades à me conseiller?
Toutes infos sur cette ile est la bienvenue.
Merci ! Sibylle
Toubkal sans guide en mars English translation pending
bonjour à toutes et tous,
je pars avec mon amoureuse en mars pour faire un trek de 6 à 7 jours dans la vallée du Toubkal ( ainsi que son ascension). Nous ne prendrons pas de guide. De ce que nous avons pu lire sur divers forums de discussion, il est peu probable de se perdre, il suffit de suivre la chemin. Quel est le meilleur itinéraire? Y a t il des villages régulièrement afin de trouver de quoi se nourrir? Y a t il moyen de camper un peu partout? Peut t-on planter notre tente au sommet du Toubkal et y passer la nuit? Quid de la météo, nous risquons de nous choper de la neige je pense.
Tous vos conseils seront les bienvenus.
D'avance merci beaucoup.
Mathieu et Olive :-)
je pars avec mon amoureuse en mars pour faire un trek de 6 à 7 jours dans la vallée du Toubkal ( ainsi que son ascension). Nous ne prendrons pas de guide. De ce que nous avons pu lire sur divers forums de discussion, il est peu probable de se perdre, il suffit de suivre la chemin. Quel est le meilleur itinéraire? Y a t il des villages régulièrement afin de trouver de quoi se nourrir? Y a t il moyen de camper un peu partout? Peut t-on planter notre tente au sommet du Toubkal et y passer la nuit? Quid de la météo, nous risquons de nous choper de la neige je pense.
Tous vos conseils seront les bienvenus.
D'avance merci beaucoup.
Mathieu et Olive :-)